Vive l'Anarchie - Semaine 22, 2019

Sommaire

Retour sur les comparutions immédiates du 13 au 19 Mai

Publié le 2019-06-04 09:48:05

La Défense Collective a assisté à différentes comparutions immédiates sur cette période, notamment à plusieurs procès qui concernaient des reports de comparution immédiate.



Le 14 mai :

– Une personne accusée de participation à un groupement et de violence sur personne dépositaire de l’autorité publique a accepté la comparution immédiate et a pris 3 mois ferme sans mandat de dépôt, 3 mois de sursis et interdiction de manif en Haute-Garonne pendant 3 ans, interdiction de port d’arme pendant 5 ans et confiscation des scellés

– Une personne comparaissait pour Participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un délit puni de plus de 10 ans d’emprisonnement (faits entre le 9 et le 23 février) Participation à un groupement (faits entre le 9 et le 23 févr) et Outrage (faits du 23 février) Violence sur PDAP (faits du 23 février). Un flic s’est porté partie civile. La personne avait demandé du temps pour préparer sa défense lors de la comparution immédiate et avait été maintenue en détention. Rendu : Relaxe pour association de malfaiteurs, condamné à un an ferme avec mandat de dépôt, interdiction de manif en Haute-Garonne pendant 3 ans, interdiction de port d’arme pendant 5 ans et confiscation des scellés (après perquiz).

Le 15 mai :

Ce jour, une personne interpellée le 13 avril dernier comparaissait. Il avait également demandé un report de son passage en comparution immédiate le 16 avril. Les chefs d’inculpation étaient les suivants : “participation à un groupement en vue de…” et “violence sur PDAP n’ayant pas entraîné d’incapacité”. Un flis a porté plainte, un autre témoigne en sa faveur.

Les faits rapportés :

Jet de grosse pierre” sur voltigeurs, équipement (gants, bandana noir, serum phy, et bombe de peinture noire) saisi et considéré comme caractéristique d’un individu souhaitant rester en manif malgré les demandes de la flicaille de s’en aller. Eléments à charge selon le proc et le juge. Son téléphone portable a été saisi sur lequel était écrit “nique la bac” (sur la coque).

Passages à la barre :

L’accusé reconnaît la participation volontaire à une manif contre la politique du gouvernement et a rejoint groupe de manifestants rencontré dans la rue. Il a souhaité s’en aller lorsque le niveau de tension a commencé à être trop important mais n’a pas pu. Il nie les accusations de jets de pierre ainsi que le lieu de l’interpellation. Il confirme avoir eu sur lui une bombe de peinture noire pour écrire des slogans ainsi qu’un équipement pour se protéger (le juge retient cet argument comme une preuve de sa détermination à rester après sommations. Lui refuse cette interprétation).

Le flic confirme les faits reprochés, affirme avoir reconnu formellement l’accusé jeter la pierre, exprime son ras le bol et dit que lui et ses collègues voltigeurs sont toujours les cibles des manifestants.

La personne accusée maintient le refus reconnaissance du jet de pierre et rappelle son statut d’étudiant.

L’avocat du flic insiste sur le fait que les voltigeurs sont des victimes ainsi que sur la dissociation entre manifestants et “individus” comme la personne interpellée “violents et prêts à en découdre avec la police”. Il ajoute que “les policiers sont épuisés” et demande 800 + 600 d’indemnisation pour préjudice moral à l’encontre de son client.

Le procureur tient des propos accablants sur les manifestants. Il nie l’existence d’une manif pacifique ce jour là et la version de l’accusé et insiste sur le caractère récurrent de ce type d’affaires. Réquisitions : 6 mois de prison dont 3 fermes, interdiction manif en Haute Garonne pendant 3 ans et interdiction port d’arme pendant 5 ans + indemnisations demandées par l’avocat du flic.

L’avocat de la personne accusée confirme répétition de ces affaires, ce qu’elle déplore. Elle rappelle les violences policières et le “maintien de l’ordre” pardes flics non formés pour cela et précise que les comportements des manifestants diffèrent lorsqu’ils sont face aux CRS ou GM et lorsqu’ils sont face à la bac ou aux voltigeurs. Elle revient sur le PV de contexte qui ne mentionne pas ce qui est censé s’être passé à l’endroit où l’accusé est censé avoir été interpellé et insiste sur l’impossibilité au vue de la procédure de le désigner comme “celui qui aurait jeté une pierre”.
Enfin, la déclaration du flic est stéréotypée et presque standardisée donc sans valeur selon elle.
Elle demande la relaxe car absence “d’éléments objectifs venant prouver sa culpabilité”.

Verdict :

Le juge demande si la personne est prête à accepter des TIG. Elle accepter. Il est relaxé pour la participation à un groupement mais reconnu coupable de violence sur PDAP donc… 6 mois de prison avec sursis tranformés en TIG (105H) à faire dans l’année. + interdiction de manif en Haute Garonne pendant 1 an + interdiction port d’arme pendant 5 ans et saisie de l’équipement définitive sans restitution + 800 et 600 euros pour le flic ayant porté plainte.

Le 16 mai :

Contexte et ambiance

Arrêté lors de la manifestation nationale du 13 avril à Toulouse, la personne accusée comparaît libre sous contrôle judiciaire le 16 mai. Le 16 avril, sa demande de report comparution immédiate avait été acceptée. Il est poursuivi pour 4 chefs : violence sur PDAP sans ITT (jet de pierre), attroupement en vue de…, dissimulation de visage et refus de donner son code PIN.

Après un petit bug pour savoir qui passe next, le juge s’écrie « ah, monsieur Dupont ! », d’un air un peu moqueur / provocateur qui laisse penser qu’il attendait le délire. Pour continuer à planter le décor, de son côté le procureur évoque en début d’audience son regret que l’accusé comparaisse libre alors que lui-même avait demandé un mandat de dépôt le 16 avril. Taquin fouineur, le juge lui demandera en cours d’audience s’il a quelque chose a reproché à la police.

Globalement, l’audience apparaît assez rapide à plusieurs personnes qui l’ont suivie. Le juge semble peu réceptif aux remarques de la personne accusée, semble avoir son idée de la personne, de ses motivations.
Pour sa part, elle nie les faits reprochés. Elle affiche son soutien et sympathie au mouvement, à ses revendications, assume avoir voulu venir pour cet appel national.

Déroulé des échanges

Tout au long de l’audience, juge, procureur et avocat de la partie civile insistent pas mal sur la tenue et l’équipement de l’accusé pour construire un profil de combattant violent. Le juge liste les éléments retrouvés lors de la fouille (gant, masque à gaz, casquette coquée, coquille, vêtements de rechange…), évoque une « tenue de combattant ». Il délire sur une tenue qui serait celle d’un art martial, et sur la casquette qui serait peut-être de confection artisanale. Le procureur évoque des objets qui montrent une « volonté de violence », l’avocat de la partie civile la « tenue du parfait combattant ». On peut se consoler en rigolant de la stupidité du juge quand il demande : « pourquoi avoir cherché à dissimuler la coquille » ? Ce superman de la justice porte-t-il ses slips par dessus son pantalon ?

Pour contrecarrer cet argumentaire, la personne inculpée et son avocat insistent sur le fait que ce sont des éléments de protection et que ceux-ci sont désormais très banals en manifestation, et trouvables dans le commerce. L’accusé évoque « le soucis de son intégrité physique » et avoir « peur des blessures, sans vouloir s’interdire de manifester ». Les rechanges, comprenant aussi des sous-vêtements (a priori non-notés sur les PV de flics), lui servaient pour son week-end passé à Toulouse.

Les échanges ont également beaucoup tourné autour de l’identification de l’accusé comme la personne ayant jeté les pierres. Un élément d’importance utilisé par les juge, procureur et avocat de la partie civile sont les 4 PV « concordants » des flics (3 policiers disant avoir effectué la charge d’interpellation et le PV de la « victime »). Ces PV s’accorderaient sur les faits (jets de plusieurs pierres), sur la tenue portée par la personne, et sur la rapidité entre le constat de l’infraction et l’interpellation, faite « sans le quitter du regard » selon un des PV.

La défense, elle, évoque l’incohérence des PV et un contexte de confusion et de gazage intense, une foule qui court, où il est facile qu’une erreur se soit glissée. La personne inculpée nie avoir ramassé et jeté des pierres. L’avocat évoque un dossier incomplet puisque les vidéos des caméras de surveillance n’ont pas été versées au dossier (d’ailleurs soi-disant car celles-ci ne permettraient pas l’identification d’auteurs de délits).

Plus rapidement, sur le délit d’attroupement, l’avocat plaide que son client est seul, et que selon la jurisprudence, il faut quelques éléments non-présents dans cette situation à développer ?. Pour le délit de refus de donner son code PIN, l’avocat remarque l’absence de requête de l’autorité judiciaire (seuls les flics l’ont demandé sans demande du procureur) et obtient la relaxe. Sur la dissimulation du visage, on apprend qu’elle est caractérisée par le port du masque à gaz (et donc pas par une casquette, comme on avait pu en rire en début d’audience…), justifiée par la défense comme étant un moyen de protection nécessaire et non pour se soustraire à l’identification lors de la commission d’un délit.

Réquisitions et rendus.

Puisque parole de flic est parole d’or, et que la justice est bien là pour tenter de briser nos luttes, nos vies et maintenir l’ordre social, le procureur avait requis entre 8 et 10 mois fermes (sans évoquer le mandat de dépôt), 2 ans interdiction de manifestation (toulouse ou haute-garonne ?), 5 ans d’interdiction de port d’arme, confiscation des scellés.

A part la relaxe sur le délit du code PIN, le juge suit largement tout ça : 8 mois de prison ferme sans mandat de dépôt, interdiction de manifester en haute-garonne pendant 1 an, de porter une arme pendant 5 ans, confiscation des scellés, et 1800 euros en tout pour le flic.

La personne condamnée envisage de faire appel.

Hambourg, Allemagne : Le consulat d’Italie repeint en solidarité – 29 mai 2019

Publié le 2019-06-04 09:55:11

Dans la nuit du 28 au 29 mai 2019 à Hambourg, le consulat honoraire d’Italie a été tagué d’un « solidarité avec les prisonniers en Italie – (A) ». De plus, la plaque du consulat fixée au mur a été brisée et dérobée.

[Repris de de.indymedia.org, 03.06.2019]

Écrire aux détenus Gilets Jaunes

Publié le 2019-06-04 09:55:11

Certains détenus GJ ont accepté de rendre public leurs noms et numéros d’écrous. N’hésitez pas à leur écrire pour exprimer votre soutien - Mise à jour du 02 juin



L’adresse est la suivante :

MAISON d’ARRET de TOULOUSE SEYSSES
10 rue Danielle Casanova BP85
31603 MURET Cedex

Conseils d’écriture :

Pensez à mettre un destinataire au dos (nom, prénom, adresse).

Les courriers sont lus par l’administration pénitentiaire, faire attention à ce que vous écrivez.

Pensez à mettre enveloppes timbrées et du papier pour permettre aux détenus de répondre, mais aussi des jeux et des images. Le délai de réponse peut être long. Notez sur l’enveloppe ce qui se trouve dedans.

Valenciennes (Nord), France : Ne pas attendre le rendez-vous rituel du samedi – 31 mai 2019

Publié le 2019-06-04 09:56:06

Vendredi 31 mai à Valenciennes, entre 300 et 400 personnes se sont retrouvées vers 20h30 sur le parking de Valigloo pour une manif nocturne des Gilets jaunes. Un peu plus d’une heure plus tard, la soirée s’est réchauffée avec des affrontements avec la police et quelques attaques contre des banques et assurances.

Sur le rond-point du Canada, les premiers affrontements éclatent: les jets d’oeufs et de pierres répondent aux tirs de grenades lacrymos des flics.

« Boulevard Saly, les poubelles s’embrasent, les esprits s’échauffent. CRS et manifestants se font face dans un nuage de gaz lacrymogène devant le commissariat, (où une bagnole [de la BAC?] se fait péter son pare-brise). Boulevard Froissart, la tension ne retombe pas. […] La rue de Lille est en vue. Le cortège y sème la désolation. Panneaux mis par terre, barrières de chantier balancées sur la voie, poubelles qui brûlent les unes après les autres…

Rue du 127e Régiment d’infanterie, la terrasse du Balto est saccagée. Même traitement pour la vitrine d’un assureur, avenue d’Amsterdam. […] Une quinzaine de cars de CRS bloquent l’accès au boulevard Watteau, les Gilets jaunes sont contraints de rallier le rond-point du Canada. Il est 22 h 30, la marche nocturne n’est pas terminée et Valigloo, le point de ralliement, encore loin. » (source: La Voix du Nord, 31.05.2019)

La voiture au pare-brise endommagé devant le comico


Fontaine (Territoire-de-Belfort), 31 mai 2019 : Action surprise au péage d’autoroute

Une quinzaine de gilets jaunes s’est retrouvée au péage de Fontaine dans la nuit de vendredi à samedi, en vue de la rendre gratuite. Mais faute de temps,

« Une quinzaine de gilets jaunes, masqués, s’est introduite au péage de Fontaine (90), vendredi soir vers 23h30. Ils ont pris la fuite dès l’arrivée des forces de l’ordre. Selon les gendarmes, les gilets jaunes voulaient occuper la cabine de péage. Quelques barrières et garde-corps ont été dégradés. […] Le montant des préjudices subis par l’APRR (société d’autoroute du groupe Eiffage) est en cours d’évaluation. » (Source: France Bleu Belfort-Montbéliard, 01.06.2019)

 

Toulouse : Visite au centre social

Publié le 2019-06-04 09:56:08

ActuToulouse / lundi 3 juin 2019

[…] Vendredi 31 mai 2019, les responsables du centre social de ce quartier Politique de la ville du sud-est de Toulouse ont découvert les locaux du centre vandalisés.

Mobilier dégradé, frigo mis à terre, extincteur jeté à l’extérieur, robinet d’eau ouvert qui a coulé durant des heures et entraîné des inondations jusqu’à transpercer le sol… Une vraie stupeur a gagné les rangs de ce centre social. « Ces actes de vandalisme ont été probablement réalisés mercredi 29 mai ou jeudi 30 mai. Je suis responsable de la structure depuis 2004 et c’est la première fois que je vois de tels actes », indique à Actu Toulouse Christophe Cazaux, le responsable du centre social d’Empalot.

La maison Jean Moulin est une véritable centralité du quartier Empalot, avec, dans le même bâtiment, l’accueil de la Caf (Caisse d’allocations familiales), des services Politique de la Ville de la mairie et l’accueil parents-enfants de l’association La Bobine. « Il n’y a pas eu de vols et je ne crois pas à une action punitive. Je pense plutôt que c’est dû au désoeuvrement, peut-être de jeunes, et à de la bêtise collective », poursuit Christophe Cazaux. […]

Lyon : Vélo’v s’en prend plein la gueule

Publié le 2019-06-04 09:56:17

Lyon Capitale / lundi 3 juin 2019

C’est une vague de vandalisme sans précédent qui vient de toucher Vélo’v ces dernières semaines. Un quart du parc est actuellement en attente de réparation suite à des attaques répétées et gratuites menées contre le service de location de vélo.

[…] Depuis début mars, le service emblématique de location de vélo est victime d’une vague de vandalisme sans précédent à Lyon. Le phénomène est parti de Gerland à proximité des collèges et lycées avant de s’étendre à l’ensemble de la ville. À chaque fois, c’est le même schéma qui se répète avec des dégradations des vélos et stations commis par des adolescents de 14 / 17 ans. Ces derniers n’utilisent même pas les vélos, mais se contentent de s’attaquer au service, y compris en plein jour, contrairement aux derniers épisodes de ce genre. Sur les réseaux sociaux, des vidéos pour forcer les Vélo’v en utilisant la béquille circulent, une méthode qui a poussé JCDecaux a devoir enlever cet élément en attendant de trouver une solution. Un signalement auprès du procureur de la République a été également effectué face à un sentiment d’impunité. De même, JCDecaux en appelle aujourd’hui « à la responsabilité des parents ». Sur l’ensemble des villes où opère l’entreprise, Lyon est la seule où une telle vague de dégradation de ce genre s’est produite.
1 vélo sur 4 en attente de réparation

Selon nos informations, 1 000 vélos sont ainsi hors service, en attente de réparation, sur un parc qui en compte 4 000. Le marché mondial du vélo connait un fort essor, ce qui entraîne des délais supplémentaires pour obtenir des pièces détachées de la part des fournisseurs. « Le niveau d’incivilité est supérieur à notre capacité de remise en état », confie-t-on du côté de JCDecaux, même si l’entreprise reste confiante pour la suite, la suppression de la béquille ayant permis de limiter les actes de vandalisme. En parallèle, les équipes de JCDecaux travaillent actuellement sur des nouvelles améliorations pour renforcer le vélo et ses pièces. […]

Italie : Mises à jour sur la grève de la faim des prisonniers anarchistes pour la fermeture de la section AS2 de l’Aquila

Publié le 2019-06-04 09:57:08

Lightning_storm_over_Boston_-_NOAALa grève de la faim se poursuit pour la fermeture de la section AS2 de la prison de L’Aquila.

Les prisonniers anarchistes Salvatore Vespertino, Giovanni Ghezzi, Alfredo Cospito, Marco Bisesti, Luca Dolce se sont également joints à la grève.

Dans notre proximité, nous ne publierons ni ne donnerons la moindre place à la collecte de signatures [pétitions], de télégrammes, fax, de bombardements de mails ou autres moyens de pression civiques pour souligner la situation répressive en cours, nous considérons ces moyens non seulement inutiles mais nuisibles, contre-productifs et objectivement ennemis des idées et actions anti-autoritaires qui se développent dans un autre horizon bien lointain.

Depuis Croce Nera Anarchica www.autistici.org/cna

Bagnolet (93): appel à soutien après l’expulsion de l’ex-Transfo

Publié le 2019-06-04 09:58:11

Bagnolet (93): appel à soutien après l’expulsion de l’ex-Transfo

Les occupants de l’ancien Transfo ont été expulsés aujourd’hui, lundi 3 juin 2019. Plusieurs sont actuellement au commissariat.

Un rassemblement devant le commissariat des Lilas est appelé pour 18h ce mardi 4 juin. RDV au 55-57 boulevard Eugène Decros, aux Lilas.

Depuis quelques jours, une trentaine de jeunes tchadiens opposants actifs depuis Paris au régime d’Idriss Deby (dictateur du Tchad soutenu depuis plus de trente ans par l’État français), occupaient le 57 avenue de la République à Bagnolet.

Ce bâtiment était vide depuis 5 ans suite à l’expulsion en 2014 de ses précédents occupants (il avait alors été occupé pendant deux ans). Vivant à la rue, ce groupe a donc décidé de l’occuper à nouveau.

Dimanche matin, des vigiles sont venus et ont prévenu les flics qui sont restés toute la journée devant le bâtiment en nombre, jusqu’à 4h du matin. Ils ont été relayés à 6h du matin par une dizaine de camions de CRS venus pour expulser les occupants.

Les copains se sont regroupés sur le toit. Les flics les ont chargés et certains ont menacé de sauter. Les pompiers ont été appelés par les flics pour «sécuriser leur expulsion». Ils se sont contenté de poser un ridicule matelas gonflable à un coin de l’immeuble et d’observer avec amusement le sale boulot des flics.

Des flics de tout type se sont ramenés, négociateurs de la préf’, flics cordistes et CRS.

Comme la veille, des personnes solidaires se sont rassemblées, dont des voisin.e.s, au pied du bâtiment.

Ils sont allés chercher les personnes une par une alors qu’elles étaient sur le toit au bord du bâtiment, une jambe dans le vide. Les premières personnes attrapées sont sorties pour certaines libres, d’autres ont été frappées et menottées. Les derniers ont été cognés à peine attrapés, mis à terre et frappés au sol.

Beaucoup de flics pour remettre à la rue et défendre la propriété privée, alors même que le propriétaire ne s’est jamais pointé.

Dix-neuf d’entre eux ont été embarqués, trois au commissariat des Lilas, les autres à celui de Bobigny.

Il semble qu’au comico de Bobigny, il s’agissait de retenues administratives. La plupart sont déjà sorties.

On sait déjà que l’un d’eux est poursuivi pour dégradation, incitation à l’émeute et rébellion.

Cinq personnes sont toujours en garde à vue.

Un rassemblement est donc appelé devant le commissariat des Lilas, au 55-57 boulevard Eugène Decros, ce mardi 4 juin à 18h.

Soyons nombreu-ses !

Intervention contre une présentation de « Mauvaise Troupe »

Publié le 2019-06-04 12:47:07

Quelques personnes sont intervenues au début de la présentation du nouveau livre du collectif "mauvaise troupe" au bar l’itinéraire bis à Toulouse le samedi 1er juin 2019. Un texte a été lu et distribué aux personnes présentes.



Ce samedi 1er juin, on est allées à quelques personnes lire à plusieurs voix le texte qui suit au début de la présentation du nouveau bouquin du collectif « Mauvaise Troupe » et en lien avec l’orga de l’anti G7 de cet été. Il y avait une trentaine de personnes dans le bar L’itinéraire Bis.
La lecture s’est passée sans réelles réactions de leur part, et on est parties, comme prévu, direct après la lecture..

On avait envie et on voyait du sens à les faire chier, alors on s’est dit que c’était chouette si ça pouvait donner des idées et des envies à d’autres de perturber la suite de leur tournée publicitaire.
Hésitez pas à ré-utiliser ce texte, si jamais.

Si vous voulez les trouver, ils seront à :
Tarnac (19) le mardi 4 juin 2019 à 19h00 au Magasin Général
Poitiers le mercredi 5 juin 2019 à 18h00 à l’Envers du bocal, 16 ter rue de la Regratterie
Nantes le vendredi 7 juin 2019 à La Dérive 1 rue du Gué Robert
Rennes le lundi 10 juin 2019 à 18h00 Maison de la grève 37 rue Legraverend
Rouen le vendredi 14 juin 2019
Caen le samedi 15 juin 2019
Douarnenez le mercredi 26 juin 2019 à 19h00 L’Ivraie
Zad Notre-Dame-des-Landes le dimanche 7 juillet 2019
Val susa le samedi 27 juillet 2019 Venaus

Voilà le texte lu et distribué à ce moment : (Le titre est une référence à un de leurs textes victorieux dégueulasse « Et toc ! » distribué au moment de l’abandon du projet d’aéroport à Notre Dame des Landes)

Et TOC TOC TOC ! On est toujours là !!

Salut,
On a envie de dire 2-3 trucs parce qu’on voit que le collectif Mauvaise Troupe va intervenir ce soir.
Mauvaise Troupe c’est un collectif qui a publié plein de textes et livres sur la ZAD de Notre Dame des Landes, il y a des gens de ce collectif qui y vivent depuis des années.
Et dans leurs écrits c’est toujours pareil : une vision ultra romantisée et aseptisée de ce qu’il se passe là-bas, ça parle d’une résistance plus forte et plus belle que tout. On est plusieurs personnes à y avoir passé du temps et à avoir observé qu’ielles mettent les moyens pour diffuser leur vision de l’histoire et prendre une place de "porte parole" en écrasant d’autres visions bien plus critiques, que nous partageons.
Les personnes de ce collectif participent (soit en soutenant, soit de manière plus directement active), à des dynamiques de prises de pouvoir sur la ZAD, à des pratiques autoritaires, sans remise en question ou changement malgré les nombreuses critiques et confrontations.

On va pas trop rentrer dans les détails de ce qu’il s’est passé sur la ZAD ces dernières années (on vous file des références de textes en dessous qui parlent de ça, si ça vous intéresse) mais en tous cas, ce collectif et d’autres ont imposé leur vision politicienne de la lutte.
On peut en voir les conséquences dans comment la zad a évolué : une zone en cours de normalisation, entre autre à travers les négociations avec l’état.
Toute une partie de celleux qui voulaient résister est partie, ne voyant plus de sens à rester sur place et/ou suite aux divers coups de pression (humiliations, menaces, agressions physiques et verbales) de la part de personnes défendant la légalisation en cours et se faisant ainsi les relais de la répression étatique. Par ailleurs, des personnes sont toujours en lutte là-bas contre ces logiques.

Ca nous met très en colère de voir que malgré ça, y a plein de personnes/groupes (dont Mauvaise Troupe) qui continuent à voir et présenter, encore aujourd’hui, la ZAD comme un espace de résistance et une victoire politique.
En colère qu’ielles tirent une légitimité de cette image faussement radicale, qu’ielles ont contribué à créer à travers des moyens médiatiques et commerciaux.
En colère et inquiètes que cela leur permette d’exporter leur modèle nocif vers d’autres luttes, comme on peut le voir à travers cette tournée de présentation de leur dernier livre. Une tentative de trouver un nouvel élan en se joignant à l’appel à converger autour de l’anti G7 au Pays Basque cet été.

Alors voilà, on trouvait ça important de faire exister cette critique et partager notre colère et notre méfiance de les voir ici ce soir.
On va pas rester, parce que ce collectif, ces stratégies de luttes et ces pratiques autoritaires plus ou moins bien déguisées, nous prennent déjà bien trop d’énergie dans nos vies, et qu’on a mieux à faire que de les écouter une fois de plus.


Si vous voulez lire des regards critiques sur ce qu’il s’est passé sur la zad ces dernières années, on vous conseille entre autre :

(brochures et textes trouvables sur infokiosques.net ou nantes.indymedia.org)

Des véhicules de la GRC détruit à Hamilton

Publié le 2019-06-04 12:54:15
Juin 032019
 

Soumission anonyme à North Shore Counter-Info

Depuis 1873, le gouvernement canadien utilise la GRC et tous les services de police à leur disposition pour envahir par la force les territoires autochtones, aidant à voler leurs terres pour leurs ressources et les assimiler.

Dans l’ouest, sur le territoire de Wet’suwet‘en, dans le nord de la Colombie-Britannique, la GRC continue d’harceler les individus qui rentrent chez eux et en partent, s’emparant de leurs voitures et larguant mères et jeunes dans la nature.

De plus, la police continue d’empêcher les Wet’suwet’en d’avoir librement accès aux zones de chasse et de pêche et, durant la période de dégel printanier, aux zones où il est possible de cueillir des fruits rouges et des médicaments pour soigner les maladies organiser les cérémonies. Tout cela au nom et au profit de TransCanada/TC Energy.

A l’est, sur les rives du Sipekne’katik (rivière de Shubenacadie), en territoire Mi’kmaq occupé, nous voyons la GRC satisfaite une fois de plus une autre société d’énergie destructrice : Alton Gas. En avril dernier, la GRC a investi par la force et sans autorisation sur le territoire, arrêté et inculpé trois grand-mères micmaques. Ces arrestations interviennent après deux ans de lutte de la communauté autochtone visant à empêcher l’accès au chantier d’un projet qui va dévaster le fragile écosystème du Mascaret.

Les autorités du maintien de l’ordre colonial continue à intervenir et à empiéter les territoires où elles ne sont pas les bienvenues, toujours en faveur des profits de l’industrie et de l’État. Le 8 mai, nous avons même vu la police provinciale de l’Ontario (OPP) arrêter et inculper un individu de Wahta Mohawk pour « intrusion », et ce sur son propre territoire, après s’être affronté à la bande du conseil du gouvernement pour « corruption ».

Nous voyons ces moments et ces luttes pour l’autodétermination autochtone et la remise en état du territoire pour ce qu’ils sont : courageux et nécessaires.

Nous soutenons celles et ceux qui revendiquent ce qui leur a été volé et corrigent ce qui leur paraît injuste en faisant ce que nous pouvons faire maintenant, en attaquant les appareils de l’État qui harcèlent sans cesse, entravent et criminalisent les peuples autochtones.

Dans la nuit du 12 mai, un groupe de gens ordinaires a tenté d’être courageux.

En ciblant pour la deuxième fois le bâtiment de Stoney Creek dans l’histoire récente de la GRC, des individus ont trouvé le moyen d’atteindre les véhicules privés de la GRC et d’en mettre le plus grand nombre possible hors-service.

Nous avons repeint leurs véhicules avec des bombes de peinture, mis de la crème de gravure pour causer des dégâts plus conséquents puis verser de l’eau de javel dans les réservoirs d’essence qui étaient accessibles.

Il nous plaît à penser que nous avons rendu pour une courte période les choses un peu plus sûres ici.

Un petit geste de gratitude pour ceux et celles qui font réellement honneur à notre mère, à l’occasion du jour des mères.

Nous lançons un appel à l’implication et à l’action. Un appel à prendre au sérieux ces luttes, autant que sont pris aux sérieux des engagements envers la famille, le travail, l’école ou la communauté. Nous faisons appel à chaque personne s’étant déjà considérée comme une « alliée » : commencez à vous organiser et à vous mobiliser en prévision de ce qui est inévitablement à venir. Que serez-vous prêt.es à faire quand les Mi’kmaq and les Wet’suwet’en devront une fois de plus défendre physiquement leurs territoires contre la violence coloniale ? Comment vous préparez-vous pour les événements qui se trament depuis deux ans, depuis dix ans ? Les communautés autochtones continuent de mener leur bataille de 300 ans contre le colonialisme et le contrôle étatique. Les colons peuvent (et devraient) maintenir le second front.

Gard : Coupures de la fibre et communications perturbées

Publié le 2019-06-04 12:55:15

Le Midi Libre / lundi 3 juin 2019

Entre Chamborigaud et La Grand-Combe, trois coupes de fibre optique ont été relevées par les services d’Orange. Dans la nuit de samedi 1er juin à dimanche 2 juin, à 2 h 36, des câbles ont été coupés de Génolhac à Villefort. Un acte qui a perturbé la communication dans le secteur des Hautes-Cévennes (Chamborigaud, Concoules, Chambon…) et une partie de la Lozère. […]

Le principal intéressé, l’opérateur Orange, dénonce “un acte de vandalisme”. Ce dernier rajoute : “il y a eu trois coupes entre Chamborigaud et La Grand-Combe. La fibre optique a été volée et coupée”. Le service télécom espère “un rétablissement mardi 4 juin du réseau”. Mais prévient que “les conditions de travail seront difficiles. » « Les coupes ont été faites sur la bordure de voie SNCF. Des trains passent tous les jours, donc on doit attendre une autorisation de leur part pour commencer les travaux”. Orange déposera une plainte contre X, pour obtenir des réparations.

Salavas (Ardèche) : Les smart-poubelles ne passent pas !

Publié le 2019-06-04 12:55:15

France Bleu / samedi 1er juin 2019

Dans la nuit de vendredi à samedi, dix containers à ordures ont été incendiés à Salavas (Ardèche). Il s’agit du second incendie de poubelles sur cette commune cette semaine. Six containers avaient déjà été incendiés dans la nuit de mercredi à jeudi. Deux autres feux du même type ont eu lieu à Vagnas et Grospierres.

Il s’agit à chaque fois d’un nouveau système de collecte des déchets, intelligent, qui facture en fonction du volume de déchets jetés. Ce qui ne plaît visiblement pas à tout le monde.  […]

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extrait du Dauphiné Libéré / vendredi 31 mai 2019

[…] Depuis le 1er  janvier, le système de ramassage des ordures ménagères des habitants de la communauté de communes des Gorges de l’Ardèche a changé. Les élus communautaires ont choisi de mettre en place, pour tous, la redevance incitative. La facture se traduit par une part fixe et une part variable, en fonction du volume des déchets déposés. Plus les habitants trient, moins ils paient. Pour cela, le ramassage au porte-à-porte a été remplacé par des points d’apport volontaire qui s’ouvrent avec un badge. Il y en a une centaine répartie sur l’ensemble du territoire. Ce système a ses détracteurs. Des bacs ont d’ailleurs été incendiés à Vagnas, à Grospierres et une tentative avait déjà eu lieu à Salavas.

Même si la compétence « ordures ménagères » revient à la communauté de communes, le maire de Salavas a informé la population de cet incendie en précisant qu’il y aurait « plus de 10 000 euros de dégâts qui seront financés par les habitants de notre communauté de communes ». « Alors que les premières maisons se trouvent à 80 mètres des bacs incendiés, de nombreux Salavassiens se retrouvent plus éloignés encore d’un point de collecte pour déposer leurs ordures ménagères », regrette l’élu.

 

Lille, France : Pas de quartier pour Macron – 3 juin 2019

Publié le 2019-06-04 12:55:15

‘Le Polder’, un café citoyen situé à Hellemmes, s’est fait repeindre copieusement sa façade dans la nuit de dimanche 2 au lundi 3 juin 2019.

La raison ? La tenue d’une réunion LREM-friendly le soir-même en compagnie de Violette Spillebout, la candidate à la mairie de Lille sous l’étiquette ‘LilleC’, qui n’est qu’une énième succursale de LaREM. 

La façade de ce café restaurant a été souillée à l’extincteur rempli de peinture verte. En face, la mercerie a été taguée de slogans hostiles au président Macron.

Ce bar accueille régulièrement des débats organisés par divers partis politiques ou des associations, écologistes et citoyens… 

Le communiqué des victimes de l’action

 

[Reformulé de LilleActu, 03.06.2019]

 

Jarnac – Bourg-Charente (Charente), France : Ravalement de façade pour la mairie et la permanence de la députée – 3 juin 2019

Publié le 2019-06-04 13:38:12

Sandra Marsaud, députée LREM de la deuxième circonscription, a reçu de la visite dans la nuit de dimanche à lundi. Son local parlementaire de Jarnac a été souillé à la peinture jaune. De gros jets de peinture étaient visibles le lendemain matin sur la porte et les vitres de la permanence.

La mairie de Bourg-Charente a subi le même sort. Là encore, de la peinture jaune s’affiche sur tout le long de la façade-arrière de l’hôtel de ville.

La peinture jaune semblerait être un indice, d’après les enquêteurs : ces derniers mois, d’autres permanences parlementaires ont fait l’objet de vandalisme de la part des gilets jaunes.

[Reformulé de SudOuest.fr, 03.06.2019]

Plœuc-L’Hermitage (Côtes d’Armor) : Incendie chez les chasseurs

Publié le 2019-06-05 11:30:07

Le Télégramme / jeudi 30 mai 2019

Ce jeudi 30 mai, un incendie s’est déclaré dans le sous-sol du hangar du local des chasseurs de Plœuc-L’Hermitage, au lieu-dit Le Pas, en L’Hermitage-Lorge, à la lisière de la commune de Lanfains. Alertés à 6 h 15, les centres de secours de Quintin et Uzel sont intervenus avec une vingtaine d’hommes sur place.

Une heure trente plus tard, le feu était circonscrit, les dégâts se limitant au matériel entreposé dans le sous-sol, dont du bois et une voiture, hors d’usage. Selon les pompiers, l’incendie se serait déclaré au niveau d’un tas de bois, entreposé dans un coin du sous-sol. À 11 h, les pompiers de Quintin terminaient d’arroser les débris encore fumants. Ils ont pu constater une vitre brisée, signe d’une possible effraction. Une enquête est en cours pour déterminer l’origine de cet incendie.

San Francisco (USA) : Le consulat d’Indonésie repeint en solidarité

Publié le 2019-06-05 11:30:27

325 / lundi 3 juin 2019

Le 1er juin, à San Francisco, une petite foule de plus de 20 anarchistes a mené une attaque en solidarité avec nos compas dans la prétendue Indonésie, où plus de 600 anarchistes ont été interpellé.e.s ce Premier mai. Nous avons jeté 60 bombes de peinture sur le consulat d’Indonésie et l’avons lourdement taggué avec des A cerclées, pour envoyer un message au gouvernement indonésien : malgré la distance qui nous sépare de nos compas, l’État n’est pas en sécurité et sera toujours la cible d’attaques.

Les actions des compas indonésiens, des simples graffitis sur des murs, nous ont parlé. Dans les images qui ont retracé leur action et dans leur appel à la solidarité, nous avons reconnu des amis, de l’autre côté de cet océan qui se meurt. Encore plus qu’exprimer notre mépris pour l’État indonésien, nous voulons envoyer notre amour aux compas qui luttent à l’intérieur, et contre, ses fausses frontières. Férocité et force pour ceux/celles qui font face à la répression et celles/ceux qui sont en cavale.

Si nous agissons en solidarité, ce n’est ni par obligation, ni par devoir. Nous agissons par joie. Il n’y a pas de remède plus efficace contre le désespoir que le rire de la conspiration.

Solidarité avec tous les peuples autochtones de Papouasie occidentale et des autres territoires, qui résistent à la colonisation indonésienne, au génocide et à l’exploitation minière et forestière.

Le consulat d’Indonésie à San Francisco est situé à North Beach, un quartier où des anarchistes se sont organisé.e.s, ont saigné, ont combattu, ont tué et sont mort.e.s pendant des générations, depuis le début du siècle dernier. Pédant presque un siècle, North Beach a été le terrain d’un combat anarchiste inter-racial et internationaliste et nous portons avec nous cet esprit avec plaisir et honneur ! La mémoire de nos compas mort.e.s, partout dans le monde, nous a guidé dans notre attaque contre cet État colonial, répressif et génocide qui est l’Indonésie.

Nous appelons à des actions en solidarité, à l’international, pendant tout le mois de juin. Toutes les ambassades, les consulats et les entreprises qui travaillent en Indonésie sont des cibles. (Nous voudrions donner une attention particulière, ici, à l’ordure Freeport-McMoRan, qui exploite en Papouasie occidentale la plus grande mine d’or au monde, ainsi que la deuxième plus grande mine de cuivre, tout en étouffant la forêt tropicale et en participant  activement au génocide des peuples autochtones là bas).

Pour un juin noir et un 2019 noir !

Pour le dire avec les mots du Front antifasciste de Bandung : « Nous faisons en sorte que notre rage continue à se cristalliser et à grandir jusqu’à quand, un jour, nous devenions une énorme force de colère. Nous exhortons tous nos compas (où que vous soyez) à maintenir en vie le feu de la résistance. »

La solidarité est notre arme !
L’internationalisme est notre force !
La flamme noire brille lumineuse sous la lune décroissante !

des anarchistes

Des mauvais moments pour les bleus (fin mai 2019)

Publié le 2019-06-05 14:29:23

Saint-Priest (Rhône) : Les flics ne sont pas le bienvenues

Le Progrès / vendredi 31 mai 2019

[…] Ce jeudi soir, alors qu’un équipage de Police secours a dû intervenir pour un différend familial, une trentaine d’individus sont venus pour en découdre. Les policiers ont été caillassés et « une de nos collègues a été blessée à la cheville » dénonce le syndicat Alliance Police nationale, dans un communiqué publié dans la nuit de jeudi à vendredi.
La situation a encore dégénéré lorsque des renforts du GSP (groupe de sécurité et de proximité), de la BST (brigade spécialisée de terrain) et de la police municipale sont arrivés.

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Hyères (Var) : Jamais laisser la bagnole sans surveillance…

extrait de Var-Matin / mercredi 22 mai 2019

[…] Le véhicule d’une patrouille de police a été vandalisé ce lundi à Hyères, a-t-on appris de source syndicale. Les faits se sont produits ce lundi vers 19 heures dans le quartier du Pyanet.
[…] « Les collègues avaient mis pied à terre pour procéder à une mission de lutte contre la délinquance, ils se sont éloignés de leur véhicule...« , indique le bureau départemental du syndicat Alliance-Police nationale. A leur retour, les fonctionnaires ont retrouvé leur voiture sérigraphiée avec le pare-brise défoncé.

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Boissy-Saint-Léger (Val-de-Marne) : Peut-être que l’acide pour chiottes marche aussi pour le comico ?

BFMTV / vendredi 17 mai 2019

Le commissariat de Boissy-Saint-Léger, dans le Val-de-Marne, a été attaqué par plusieurs individus dans la nuit de jeudi à ce vendredi relate le syndicat Alliance 94. Trois policiers ont été intoxiqués par de l’acide.
Vers une heure du matin, plusieurs individus ont lancé des bouteilles remplies d’acide sur l’établissement. Trois policiers ont été intoxiqués. Ressentant des difficultés à respirer, des brûlures aux yeux et des nausées, ils ont été transportés à l’hôpital.
Selon Europe 1, l’analyse du produit a révélé qu’il s’agit d’acide chlorhydrique très concentrée. La veille, plusieurs bouteilles contenant un mélange d’acide et d’aluminium avaient déjà été lancées sur l’établissement sans faire de blessés.  […]

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Romans-sur-Isère (Drôme) : Nuits de rage

Le Dauphiné Libéré / jeudi 16 mai 2019

Mercredi soir, une vingtaine de fonctionnaires de la police nationale et de la police municipale ont de nouveau été mobilisés dans le quartier de la Monnaie pour venir en soutien des sapeurs-pompiers qui ont été appelés à plusieurs reprises pour éteindre des feux de véhicules ou de poubelles. Depuis samedi soir, ce quartier de Romans-sur-Isère est agité et a été marqué par des incendies et les forces de l’ordre ont parfois été accueillies par des jets de pierre. Dans la nuit de mercredi à jeudi, au moins deux véhicules ont été brûlés et on pouvait encore trouver dans le quartier des épaves calcinées liées aux heurts des nuits précédentes. On ignorait ce matin si les policiers avaient pu procéder à des interpellations.
Selon nos informations, certains individus parmi les plus virulents auraient été munis de cocktail molotov. De même, dans la nuit de mardi à mercredi les policiers auraient été obligés de faire usage des lanceurs de balles de défense dans le quartier.

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Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) : Les CRS n’arrivent pas à imposer le calme

extrait de France Bleu / mercredi 22 mai 2019

[…] Dimanche dernier, le 19 mai, des policiers ont été attaqués à plusieurs reprises par des dizaines d’individus dans le quartier de la Rabière essentiellement. Une compagnie de CRS de Laval a été déployée sur place mardi soir. Celle de Saint-Cyr-sur-Loire, la CRS 41, est déployée ce mercredi soir et jeudi soir. […]
Une patrouille a été prise à partie peu après 16h. Elle a été caillassée et les policiers, qui ont réussi à interpeller un homme de 18 ans connu de la justice, ont du faire usage de grenade de désencerclement. Les policiers ont fait usage de leurs Lanceurs de Balles de Défense  (LBD) à 15 reprises. Par ailleurs, un autre équipage de la BAC ( Brigade Anti-Criminalité) a été attaqué vers 19h30 par une vingtaine de personnes qui ont aussi obstrué les voies du Tram. Ensuite vers 0h15, et pour la troisième fois, une cinquantaine d’individus ont attaqué et caillassé les policiers. Des poubelles ont été incendiées et placées sur les voies du Tram. Les policiers ont fait, là encore, usage de leurs LBD à 20 reprises et de plusieurs grenades lacrymogènes. Le calme est revenu vers 2h du matin.

Le week-end précédent déjà, les 11 et 12 mai, le quartier de la Rabière avait été le théâtre de violences urbaines. Dix voitures avaient été incendiées au cours d’une nuit de « bataille rangée et de guérilla urbaine », pour reprendre les expressions utilisées par Frédéric Augis, le maire de Joué-lès-Tours.

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Valentigney (Doubs) : Contre les flics et leurs collabos du centre médico-psychologique

L’Est Républicain / jeudi 23 mai 2019

« Le spectacle est triste », nous écrit un lecteur. Effectivement, les deux voitures carbonisées, toujours stationnées sur le parking du centre médico-psychologique de Valentigney ce jeudi matin, offre une scène désolante. Les voitures ont brûlé au cours de la nuit précédente. Une plainte a été déposée. Cet acte malveillant survient après une recrudescence de violences urbaines constatées depuis quelques jours dans le quartier des Buis. Mercredi, quatre mineurs, des primo-délinquants visiblement, ont été interpellés après des jets de projectiles, dans l’après-midi, sur une voiture de police. Ils sont toujours en garde à vue. Des faits similaires sont survenus samedi soir. Les pompiers étaient également intervenus car des poubelles avaient pris feu. Enfin, le samedi 11 mai, les forces de l’ordre avaient été prises pour cible. Vers 18 h, place Godard, une vingtaine de jeunes habitants avaient lancé des pierres contre un véhicule siglé. Ils voulaient empêcher le contrôle du pilote d’un quad qui roulait sans casque. Aucun occupant, dans l’habitacle, n’avait été blessé. En revanche, la voiture avait été endommagée. Plusieurs enquêtes sont menées pour retrouver les différents auteurs.

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Fontenay-Trésigny (Seine-et-Marne) : A la fête médiévale, jeunes contre gens d’armes

Le Parisien / vendredi 31 mai 2019

Ils sont venus jouer les trouble-fête. Mercredi soir en marge de la fête médiévale organisée à Fontenay-Trésigny, un groupe de jeunes de la ville s’en est pris aux gendarmes présents.
La vingtaine de mineurs et de jeunes majeurs s’est mise à provoquer, menacer et insulter les forces de l’ordre venues sécuriser l’événement, vers 1 h 30 du matin. Au moment où les gendarmes décident d’intervenir, les délinquants s’éparpillent et deux d’entre eux partent se cacher derrière des voitures dans la cour d’un riverain.
Un voisin, qui se serait fait abîmer sa voiture par l’un d’entre eux il y a quelque temps, les aperçoit et leur demande de partir. L’homme finit par descendre de chez lui armé d’un gomme-cogne, un pistolet qui tire de grosses balles en caoutchouc. Il se bat contre l’un des deux jeunes et lui tire deux coups dans l’abdomen. À ce moment-là, le deuxième surgit sur le riverain et lui assène de coups.
Blessé au visage, l’homme est transporté aux urgences de la clinique de Tournan et en ressort quelques heures plus tard. Les gendarmes réussissent à interpeller l’un des deux fuyards. Âgé de 19 ans, il a été placé en garde à vue puis condamné ce vendredi à 105 heures de Travail d’Intérêt Général (TIG). Son acolyte qui a porté des coups n’a pas encore été identifié.

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Chenôve (Côte d’Or) : Un fin de semaine agité

Le Bien Public / mardi 4 juin 2019

Dans la nuit de mercredi à jeudi, et la suivante, les sapeurs-pompiers et les policiers, en intervenant sur des incendies sur la voie publique, quartier du Mail à Chenôve, ont été agressés à coups de cailloux et autres projectiles par un groupe d’une quarantaine de personnes aux visages dissimulés. Puis, dans la nuit de samedi à dimanche, la “boîte à vélos”, une poubelle, un scooter et cinq voitures ont été brûlés ; des pompiers et des policiers ont été de nouveau attaqués. Plus encore, selon nos informations, dans la nuit de dimanche à lundi, deux conteneurs-poubelles ont été incendiés, rue des Pétignys. […]
Par ailleurs, contactée lundi après-midi, l’état-major de la Direction départementale de la sécurité publique de la Côte-d’Or (DDSP 21) nous a indiqué qu’un « dispositif particulier » de policiers avait été mis en place « pour sécuriser le secteur ». En outre, « l’enquête se poursuit », a ajouté l’état-major de la DDSP 21.

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Nîmes : Touché, coulé !

Objctif Gard / samedi 25 mai 2019

Les nuits sont tendues dans les quartiers populaires nîmois depuis quelques jours. A plusieurs reprises, les forces de l’ordre qui multiplient les rondes à Valdegour et Pissevin ont été prises à partie. Cette nuit de vendredi à samedi a connu un nouvel épisode de violences.
Les pompiers ont été appelés vers 1h du matin place Galilée, à Valdegour, pour éteindre un incendie de voiture. Afin de sécuriser l’intervention des soldats du feu, les policiers ont été sollicités. Des caillassages se sont alors déroulés, deux voitures ont été dégradées, avec des pierres et des pavés jetés sur les carrosseries. Une vitre a été cassée après le jet d’un projectile et un policier blessé à l’oeil pas des éclats de verre. Une intervention compliquée pour les forces de l’ordre qui sont parvenues à procéder à l’arrestation sur place d’un jeune de 18 ans soupçonné d’être un des « lanceurs »… Il est en garde à vue ce samedi au commissariat de Nîmes. Par contre l’auteur du projectile qui a blessé un policier n’a pas été appréhendé pour l’instant.

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Nanterre : Accueil musclé pour les pompiers

Le Parisien / vendredi 31 mai 2019

Accueil musclé, jeudi soir à Nanterre, pour les sapeurs-pompiers de Paris. Vers 21 heures, ces derniers ont été pris à partie par un petit groupe de jeunes alors qu’ils intervenaient pour un incendie rue des Aubépines, dans le quartier du Petit-Nanterre.
Les pompiers avaient été appelés, quelques minutes auparavant, pour maîtriser l’incendie volontaire d’un générateur électrique utilisé sur un des chantiers de ce quartier de Nanterre en pleine rénovation urbaine. L’endroit, situé entre la résidence des Coquelicots et la rue des Aubépines, à deux pas de l’école maternelle des Pâquerettes, était de toute évidence particulièrement ciblé par la petite bande. En effet, une pelleteuse stationnée sur ce même chantier a également été vandalisée, les vitres brisées par des jets de pierre.
Les sapeurs-pompiers envoyés sur place pour l’incendie du générateur électrique ont donc subi le même sort que l’engin de chantier. « Ils ont été caillassés à leur arrivée sur place mais par chance, aucun personnel n’a été blessé au cours de l’intervention, précise-t-on à la brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP). Seul le véhicule a été légèrement endommagé par les jets de pierre. » Aucune interpellation n’a eu lieu, les assaillants ayant déjà quitté les lieux à l’arrivée de la police.

Pour mémoire, une mission d’information sénatoriale vient d’être mise en place par le sénateur socialiste du Nord Patrick Kanner afin d’étudier le phénomène croissant d’actes de violences verbales et physiques sur les soldats du feu. Selon une enquête menée par la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF), 74 agressions de pompiers sont en effet recensé chaque mois en France.

Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) : Contre le sommet G7 et ses collabos

Publié le 2019-06-05 14:29:23

Sud-Ouest / mardi 4 juin 2019

Des inscriptions contre le capitalisme et le sommet des chefs d’État programmé fin août à Biarritz ont été découvertes mardi 4 juin au matin.
« CCI Kolabo »  suivi du sigle G7 barré, le tout à l’encre violette, tagué sans effort de calligraphie sur les portes vitrées de la Chambre de commerce et d’industrie de Bayonne-Pays basque. C’est ce qu’ont découvert, mardi 4 juin au matin, les équipes techniques de la CCI à leur arrivée sur le site. Les portes avant et arrière avaient également été collées avec du silicone de chanter, tout comme l’interphone. Les auteurs des dégradations ont agi nuitamment, mais n’ont pas pénétré dans le bâtiment où chacun a pu rejoindre son poste.

[…] Des tags similaires ont aussi été découverts sur l’agence immobilière Orpi des arènes, avec une légère variante dans le texte: « Kapitalismoa sutura G7 Ez ». […]

« G7 non », en basque

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Déjà l’automne dernier, un appel à la fête était apparu

extrait de Sud-Ouest / jeudi 4 octobre 2018

Le G7, programmé à Biarritz du 25 au 27 août 2019, n’est manifestement pas du goût de tous. A moins d’un an de ce sommet qui réunira les sept plus grandes puissances économiques du monde (France, Etats-Unis, Japon, Allemagne, Italie, Canada, Royaume-Uni, la Russie est suspendue), un message est apparu en grand sur la digue nord de Tarnos. « Le monde déteste le G7 et inversement » écrivent le ou les auteurs. La phrase est assortie de la mention « Black Block ». […]

Italie : Leo aussi en grève de la faim

Publié le 2019-06-06 01:36:08

Depuis la prison de Lucca

Aux côtés d’Anna et de Silvia qui, depuis la section AS2 de la prison de L’Aquila, mènent une grève de la faim pour protester contre leurs conditions d’enfermement. Ma solidarité, en plus d’une accolade chaleureuse qui passe au delà des barreaux de deux fenêtres, je vais l’exprimer avec trois jours de grève de la faim, à partir du 2 juin.

Quand le corps palpite, quand on met en jeu sa propre liberté, quand on fait face à la taule la tête haute, quand les yeux sont injectés de sang, quand on ressent, à l’intérieur et à l’extérieur, une immense, passionnée envie de liberté…
Quand le cœur, encore, ne s’est pas arrêté.

Pour l’anarchie.

Leonardo L.
Prison de Lucca, mai 2019

Pour écrire à Leo (il comprend le français) :

Leonardo Landi
Casa Circondariale di Lucca
Via San Giorgio, 108
55100 – Lucca (Italie)

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Note d’Attaque : les compas actuellement en grève de la faim, pour demander le transfert d’Anna et Silvia de la prison de L’Aquila et la fermeture de la section AS2 de cette taule, sont donc huit. En plus des deux compagnonnes enfermées à L’Aquila, sont en grève de la faim Alfredo et Luca (Stecco), détenus dans la section AS2 de la prison de Ferrara, Marco, depuis la section AS2 d’Alessandria, Salvatore (Ghespe) et Giovanni, dans la taule de Firenze et donc Leo, depuis celle de Lucca.
Solidarité !

Bordeaux : Des nouvelles de Nat

Publié le 2019-06-06 01:56:03

Natasha va bien.
Le courrier est bloqué par la censure, mais en France, c’est une chose normale lorsque l’enquête est en cours.
Au 31 mai, elle n’a que reçue les lettres d’une compagnonne française, probablement parce que plus facile pour la censure [le contrôle du courrier] car écrit en français. Elle parle néanmoins de lettres qu’elle a envoyées, mais qui n’ont jamais été reçues, par conséquent celle reçue aujourd’hui est probablement passée par les mailles du filet.
Elle a reçu du papier, des enveloppes et des timbres pour l’Italie.
Elle a reçu l’argent de la caisse.
À l’intérieur, elle dit que c’est un mouroir, qu’il ne se passe rien, que les gens sont cachetonnés à fond et que du coup ça ressemble plus à un hôpital. La nourriture est vraiment dégeulasse.
Mais sa compagne de cellule est sympa, ça l’a fait et elle l’a beaucoup aidée au début.
Elle sait qu’elle sera transférée sous peu.
Par ailleurs, une lettre adressée à son père nous apprend que le 10 juin prochain, le tribunal français se prononcera sur l’extradition de Natasha. Le 20 de ce mois-ci, elle sera transférée en Italie, mais on ne sait pas où.

Nat libera! Tutti e tutte libere!

Depuis roundrobin.info

Saint-Priest-en-Jarez (Loire) : Répression pour l’attaque au McDo

Publié le 2019-06-06 02:54:06

France Bleu / mercredi 5 juin 2019

Une dizaine de personnes ont été arrêtées mercredi matin dans la Loire pour le saccage d’un restaurant McDonald’s à Saint-Priest-en-Jarez (Loire), samedi 30 mars, quelques heures après une manifestation régionale de » gilets jaunes » marquée par des dégâts importants à Saint-Étienne. La Sûreté départementale de la Loire et la police judiciaire stéphanoise ont procédé à ces interpellations, co-saisies par le parquet de Saint-Étienne.

Des hommes et des femmes figurent parmi les suspects, tous sont majeurs et investis dans le mouvement des « gilets jaunes », selon le parquet de Saint-Étienne.
Le soir du 30 mars, une dizaine de personnes masquées, gantées et armées de marteaux ont fait irruption dans le restaurant de Saint-Priest-en-Jarez. Pendant quelques minutes, ce commando s’en est pris à du matériel en salle et en cuisine, détruisant notamment les écrans des bornes numériques de commande.

Valence, Cruas ; après la manif antinucléaire, les bleus s’activent à Cruas

Publié le 2019-06-06 02:54:06
à la lecture de l’article du Dauphiné libéré( qui divise par cinq le nombre d’opposant au débat ) .. je vous écrit pour stopper la polémique qui a été  lancé  par les deux membres du  CAN 84 présent  au débat du  4 juin qui ont  agressé verbalement des compagnon-e-s sur le dépôt de la  manifestation à la préfecture. , en disant que dans  toutes leur activité militantes   n’ont jamais déposé une manifestation en préfecture. CES deux individus ont pu pénétrer dans l’enceinte du débat  au titre d’observateur  de la Cligeet( commission locale d’information  des grands équipements énergétique du tricastin).. comme organisme co-gestionnaire  est clair pour ceux parmi nous  ont suivi les couleuvres acceptées par cette commission ( utilisation du https://www.ledauphine.com/drome/2011/09/15/quinze-ans-de-travaux-130-000-tonnes-d-acier
 ces deux individus  savaient parfaitement que ce débat c’était pour entre autre la validation du démantèlement des ferrailles de georges Besse 1 nettoyées par le trifluorure de chlore..pour les utiliser dans l’industrie et la construction voir le document du département de la Dromehttps://www.ladrome.fr/nos-actions/economie/industrie-entreprises/nucleaire-les-cli/tricastin-la-cligeet/demantelement-deurodif
 la CRIIRAD a dans le passé récent fait campagne contre l’utilisation  des métaux ferreux :https://www.criirad.org/mobilisation/metaux-radioactifs.html
Attention je ne critique  ue les deux individus qui nous ont agressés    qui font parti d’une association  mais  ce n’est pas une attaque que je fais contre toute l’association http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2019/04/14/D%C3%A9mant%C3%A8lement-d%C3%A9ment-d-Eurodif-Tricastin-%3A-la-presse-r%C3%A9gionale-grande-complice
mai seulement  contre ces deux personnages manipulateurs qui voulaient nous ridiculiser
 attention cette polémique a été faites pour nous diviser  entre radicaux et possibiliste.  et dans la même soirée

Mardi 4 juin, peu après 21h30, une voiture en flammes a été signalée tout près de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse. Le feu serait d’origine criminelle.

En réalité, il semblerait que le conducteur d’une Clio, âgé d’une vingtaine d’années, ait perdu le contrôle de son véhicule dans un virage serré. Il aurait fait une sortie de route, s’encastrant dans une voie ferrée, à quelques dizaines de mètres d’un portail d’entrée de la centrale. Là, il aurait appelé sa mère, qui serait venue, accompagnée de son compagnon. Tous trois, alcoolisés, auraient décidé de mettre le feu à la voiture, appartenant au père du conducteur. Le tout aurait été filmé par les caméras de vidéo surveillance de la centrale nucléaire. Ce qui aurait engendré le déploiement de gros moyens des forces de l’ordre, les faits ressemblant à une attaque terroriste. ((sic)

Les trois personnes, originaires de Cruas, seraient ensuite revenues sur place. Là, tous trois auraient été interpellés par le peloton spécialisé de protection de la gendarmerie.

source:https://www.ledauphine.com

 

Rennes : Les sentences pour l’action contre le métro de mai 2016

Publié le 2019-06-06 02:55:03

Le Télégramme / mercredi 5 juin 2019

Le tribunal correctionnel de Rennes a condamné ce mardi, à des peines de prison avec sursis, 19 prévenus poursuivis pour des dégradations commises dans le métro rennais en mai 2016, lors d’une manifestation contre la loi Travail.

Dix-huit des vingt prévenus poursuivis étaient présents ce mardi à l’audience, les deux autres étant à l’étranger pour leurs études. Tous étaient renvoyés devant le tribunal pour dégradations du bien public et association de malfaiteurs. Le 19 mai 2016, au plus fort de la contestation de la « loi Travail », ils avaient participé à une action « transport gratuit » consistant à désactiver les bornes de paiement dans 6 stations de métro rennaises, au moyen parfois de bombes de mousse expansive.

Une opération concertée et préparée : « Il y avait un tableau où il fallait s’inscrire selon la station de métro où l’on souhaitait intervenir. Il y avait une boîte sur place où l’on pouvait récupérer du matériel pour l’action : bombes de mousse expansive et des pass pour ouvrir les bornes », ont reconnu les prévenus devant les juges. En revanche, ils ont nié le caractère clandestin de cette action dont le principe avait été soumis au vote, le 18 mai 2016, lors d’une assemblée générale dans les locaux de Sciences Po Rennes. « Toute cette histoire est partie d’un fantasme des policiers du renseignement », a affirmé le plus âgé des prévenus en réponse à un rapport de police faisant état d’une action « d’un groupuscule d’ultra-gauche », aux méthodes « paramilitaires ».

Surveillés par la police depuis plusieurs jours, ils avaient été interpellés en flagrant délit par la police le 19 mai 2016. « Vous comprenez la stupeur de ces jeunes gens, tout juste majeurs, quand ils ont été arrêtés sous une qualification criminelle et qu’on leur a demandé s’ils avaient des explosifs chez eux avant de leur parler d’un placement en détention provisoire alors qu’ils ont un casier judiciaire vierge », ont argumenté leurs avocats à ce sujet.

À l’audience, les auteurs des dégradations ont reconnu les faits. « Le but était simplement de désactiver les bornes pour assurer la gratuité des transports afin que tout le monde puisse venir manifester, même les plus précaires », a précisé une jeune femme qui a inscrit cette opération dans le cadre du « mouvement social » contre la « loi Travail ». Un mouvement qui avait amené certains d’entre eux à occuper, pendant plusieurs jours, la salle de la Cité à Rennes. L’endroit, considéré comme le quartier général de la contestation sociale, avait été évacué quatre jours avant l’action dans le métro. « Le contexte était très particulier, a estimé Me Maxime Gouache, l’un des avocats de la défense. Le ministre de l’intérieur était venu à Rennes quelques jours auparavant en promettant la plus grande fermeté ».

Pour le procureur de la République qui a requis des peines de six mois de prison avec sursis pour tous les prévenus, l’organisation du mouvement et l’action simultanée dans plusieurs stations de métro, permet de retenir ma qualification délictuelle d’association de malfaiteurs dans ce dossier. Pour la défense, ce procès devait faire « éclater totalement et définitivement une bulle judiciaire, politique et médiatique : une conférence de presse avait été organisée par le parquet le jour des arrestations, alors que les prévenus avaient à peine été interrogés. On ne voit pas cela dans tous les dossiers, ni dans tous les mouvements sociaux », a affirmé Me Gouache. Et Me Olivier Pacheu, un autre avocat de la défense, d’ajouter : « Ce dossier est un dossier de droit commun traité comme un dossier de délinquance organisée. Certains pensent qu’il y a une pénalisation du mouvement social. En réalité, cette affaire ne présentait pas la gravité que le ministère public a voulu lui donner ».

Dix-neuf des vingt personnes ont été reconnues coupables de participation à une association de malfaiteurs et condamnés à quatre mois de prison avec sursis. Le vingtième prévenu, interpellé à son domicile et relaxé du chef d’association de malfaiteurs, a été condamné à un mois de prison avec sursis pour refus de se soumettre à un prélèvement biologique. Des peines d’amende de 150 euros ou 300 euros ont aussi été prononcées pour dix-huit prévenus qui devront payer solidairement un peu plus de 1 600 euros à Keolis, l’exploitant du métro rennais.

Folles (Haute-Vienne) : La ligne de train de la décharge nucléaire sabotée

Publié le 2019-06-06 05:53:06

Le Populaire du Centre / mercredi 5 juin 2019

Dans un mail, le collectif baptisé « Sabotage Bessines » a revendiqué son action. En voici l’intégralité :
« Pour un acte 30, cette nuit, on sabote l’installation de la ligne du train qui approvisionne la décharge nucléaire de Bessines. Areva a changé de nom mais produit toujours la même merde irradiée ici et ailleurs. Cette entreprise participe du mouvement général de la société capitaliste qui amène le monde dans le mur.
On veut pas de nucléaire nulle part, ni à Bessines ni à Bure ni au Niger. Et puis oublie ton EPR. »

Les forces de l’ordre ont confirmé, ce mercredi matin, qu’une action avait bien eu lieu, dans la nuit de lundi à mardi, « le 4 juin, vers 3 heures du matin ». La cible, « un poste électrique, une cabine abritant les commandes des signaux », expliquent-ils, a été incendiée. Cette installation est située sur la commune de Folles, limitrophe de Bessines, à proximité du viaduc de Rocherolles, qui enjambe la Gartempe, à l’endroit où la ligne du POLT offre une bifurcation vers l’emprise de l’ex-société Areva, désormais rebaptisée Orano. […]

Le parquet de Limoges a ouvert une enquête pour « destruction, dégradation ou détérioration par incendie ou tout autre moyen de nature à créer un danger pour les personnes ». Cette opération de sabotage a eu des conséquences limitées sur le trafic, assure la gendarmerie, puisque seuls « quelques trains ont été ralentis ». SNCF réseaux parle « de deux Intercités retardés de 40 à 80 minutes » et de « trois TER supprimés ». L’entreprise ferroviaire a déposé plainte.

Aucun groupe d’activistes ou de militants n’est pour l’instant particulièrement dans le viseur des services de renseignement. Mais la mention « Pour un acte 30 » fait penser à une action de soutien au mouvement des « Gilets jaunes », que l’action soit menée ou non par des participants à leurs actions hebdomadaires. Nos questions en ce sens renvoyées à l’adresse mail qui a revendiqué le sabotage sont pour l’heure restées sans réponse.

Ce n’est en revanche pas la première fois que le site de Bessines est pris pour cible. En juillet 2013, une opération de sabotage sur la voie de chemin de fer avait entraîné le déraillement d’une locomotive. Un militant anti-nucléaire avait revendiqué cette action. Quelques mois plus tard, en avril 2014, un incendie volontaire avait touché le musée de la Mine, baptisé Urêka et financé par le géant du nucléaire français. Le restaurant du musée et une salle de projection avaient été endommagés. Les auteurs de ces faits n’avaient pas pu être identifiés. Selon l’article 322-6 du code pénal, le ou les incendiaires de cette semaine encourent dix ans de réclusion et 150.000 € d’amende.

 

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Texte d'invitation pour la discussion du 7 juin à l'Obs en solidarité avec les anarchistes poursuivi·e·s en Italie

Publié le 2019-06-06 19:14:05

Le 7 février 2019, au cours d’une opération que ces charognes de flics juges et journalistes appelleront « Etincelle », l’Asilo Occupato, lieu d’habitation et d’organisation dans les luttes à Turin et occupé depuis 96 est expulsé. Les personnes présentes résistent pendant 30 heures environ en montant sur le toit du bâtiment. 7 personnes se retrouvent inculpées et 6 sont arrêtées le même jour pour « association subversive contre l’ordre démocratique », dont 3 uniquement pour l’association, 2 pour la diffusion et la publication d’une brochure listant les collabos de la machine à expulser, et 2 d’attaques incendiaires contre ces mêmes collabos, celles-ci figurant dans une liste de 21 attaques commises dans toute l’Italie entre 2015 et 2018.



Quelques semaines plus tard, lors du réexamen du dossier, l’association subversive tombe et deux personnes sortent de prison (le troisième inculpé uniquement de l’association subversive restera enfermé un peu longtemps car sous le coup d’une double incarcération lié au fait qu’il ait été arrêté avec un sac de pétards sur lui le 7 février). Deux autres compas sortent à la mi-mai, accusés de la diffusion et de la publication de la brochure précédemment citée.

Aujourd’hui une personne, accusée d’un acte spécifique dans le dossier, est encore en détention et a été transférée à la prison de l’Aquilà dans une section de haute sécurité. Elle, ainsi qu’une autre compagnonne arrêtée dans le cadre de l’opération « Scripta Manent » en 2006 ont commencé une grève de la faim le 29 mai dernier. (on vous met le communiqué à la fin de ce texte). Cette grève est rejointe le 3 juin par 5 autres compagnons enfermés dans différentes taule d’italie.

Le 6 mars dernier dans la région trentinoise, c’est une nouvelle opération massive lancer par l’etat italien : l’opération « Renata » qui conduira à une cinquantaine de perquisitions la plupart à Trente et Rovereto, mais aussi à Rome, Naples, Cagliari. Suite à ces perquisitions , 7 personnes sont arrêtées et écrouées avec les accusations d’ « association subversive avec finalité terroriste » et d’ « attentat avec finalité terroriste ». Les personnes arrêtées (toutes sorties sauf une aujourd’hui avec des contrôles judiciaires en l’attente de leur procès) sont de compagnonnes compagnons engagé.e.s dans la lutte contre la guerre et le militarisme, contre les frontières, contre les rafles de sans-papiers, contre les prisons et la police, contre les projets de dévastation de l’environnement, contre le fascisme et le vent réactionnaire qui souffle sur l’Italie.

Plus récemment, dans le cadre de l’opération « Prometeo », 3 compas ont été arrêté.es, accusé.es d’attentats avec finalité terroriste contre des personnes, en l’occurrence de l’envoi de colis piégés à deux procureurs de Turin et au chef du département de l’administration pénitentiaire de Rome. Une compagnonne a été arrêtée sur le territoire contrôlé par l’État français et se trouve actuellement détenue à Bordeaux-Gradignan en attente d’une éventuelle extradition.

Quelques jours plus tard, c’est un compagnon en cavale depuis 3 ans qui est arrêté à Brescia pour purger une peine de 6 années. Il est par ailleurs sous le coup d’une enquête pour une attaque explosive contre le siège de la Lega Nord (le parti de Salvini) à Trévise. Un autre compa a été arrêté avec comme motif d’avoir favorisé sa cavale : « complicité de soustraction à l’exécution d’une peine ».

Malgré les vents répressifs, la solidarité et la lutte contre ce monde continuent de battre, et de nombreuses attaques et actes solidaires ont lieu un peu partout, en Italie comme ailleurs. Les mois qui suivirent l’expulsion de l’Asilo et l’arrestation des compagnonnes et compagnons de Turin et de Trento furent marqués par de l’agitation de tous bords ; manifestations et occupations de places ou d’un bâtiment, tags et banderoles en solidarité, discussions, rassemblements devant la prison et ailleurs, conférences, barricades et affrontements. Alors que l’Etat voudrait museler et terrifier, la réponse fut d’abord dans la rue en continuant les luttes, en faisant déborder cette parole de liberté, en la rendant publique par ses propres moyens, sans jamais utiliser les moyens du pouvoir ni mâcher son discours et ses idées.

C’est de ce qui anime cette agitation partant de bases claires et anarchistes que l’on voudrait discuter vendredi, en lien avec le contexte des dix dernières années notamment, car si la répression remplit bien son rôle plombant d’écraser les individu.e.s et d’étouffer toute tentative de révolte, il nous intéresse plus lors de cette journée de discuter des luttes sans concessions menées par les compas en Italie depuis des années, à travers l’exemple de la lutte contre les frontières et les Centres d’Identification et d’Expulsion à Turin. Car face à la répression, continuer à porter nos idées et nos luttes semblent être un bon réflexe.

Dans cette lutte, les personnes sont passées par différents moyens de propagandes, sans jamais déserter la rue, ni salir les idées qu’ils et elles portent. On aimerait revenir sur la manière dont ils et elles ont portés l’agitation en dehors des murs, en prônant l’auto-organisation et l’action directe, en intervenant face aux rafles par exemple, mais aussi en ss’en prenant aux collaborateurs de cette machine à expulser (campagnes contre la croix rouge, la poste, etc...). Cette lutte menée dans la ville sans attendre qu’il se passe quelque chose à l’intérieur des centres, a aussi fait vivre concrètement la solidarité dans la révolte, notamment lorsque les centres brûlaient, pour tenter d’empêcher des expulsions, mais aussi tout simplement face à la misère de l’enfermement parce qu’on n’a pas les bons papiers,...

Que ce soit contre les frontières, la gentrification, les prisons, les keufs, juges et toutes les autres immondices qui composent ce monde, il est toujours possible de trouver des manières d’agir, de répondre et de lutter. On aimerait que le récit de cette lutte et de ces modes d’organisations soient un socle à travers lequel on pourrait interroger pratiques, bases et perspectives de lutte aujourd’hui à Toulouse. S’interroger ensemble sur nos attentes dans les luttes, liées de facto aux moyens que l’on voudra utiliser, au discours, à la manière d’être présent.e.s dans la rue. Car, s’il est sûr que ce n’est pas une chose facile, il semble important de pouvoir faire exister la rage contre le capital et son monde, sans faire de compromis, ni d’alliances morbides (syndicats, institutions, associations, partis même invisibles, gauchistes...).

Que ce soit dans les révoltes à Seysses et dans le quartier de la Reynerie l’année dernière suite à l’assassinat de Jawad,ou le mouvement des gilets jaunes, l’époque n’est pas, comme ils aimeraient nous le faire croire, à la pacification. Revenir sur le contexte italien permettra donc de visibiliser des luttes qui nous parlent et dont le parcours pourrait faire écho à des questionnement à Toulouse et nous inspirer. Mais aussi et surtout, de mettre en avant le lien entre idées et pratiques, jamais l’une sans l’autre, deux éléments se nourrissant en continu, et qui ne peuvent exister à travers des compromis.

Plus que jamais vive l’anarchie et vive la solidarité
Que se diffuse la rage contre toutes les cages,
la haine contre toutes les chaînes,
l’amitié dans la complicité,
et l’amour pour la liberté !

La Poste balance des sans-papiers aux flics... Ripostons !

Publié le 2019-06-06 20:43:16

Depuis des années La Poste collabore avec l’État en dénonçant les personnes qui n’ont pas les bons papiers aux flics. Dernièrement, c’est dans une agence de Champigny-sur-Marne qu’une personne s’est faite balancer. Samedi, nous y sommes allé.e.s pour afficher La Poste, mais aussi toutes les entreprises qui font tourner la machine à expulser !



Pour réagir face aux pratiques de collabo de La Poste et les visibiliser on est plusieurs personnes à être allées à Champigny le samedi 1er juin au matin. On a collé des affiches (voir liens pdf ci-dessous) sur deux Poste de la ville, tendu une banderole devant l’une d’elles et tracté le texte ci-dessous. De manière générale les gentes étaient très réceptif·ive·s : beaucoup étaient choqué·e·s, voulaient en savoir plus sur ce qui s’était passé, ce qu’on peut faire contre ça, etc. Après avoir lu le tract, une personne est d’ailleurs allée embrouiller un employé de La Poste au guichet en lui demandant qu’est ce que c’était que cette histoire. Embarrassé, il est allé chercher le directeur. Ce dernier a clairement exprimé son positionnement en répondant que l’employé de La Poste qui avait balancé la personne n’avait fait que respecter la loi. On se demande bien de quelle loi dégueulasse il parle, mais surtout on s’en fout complètement qu’il y ait une loi ou pas pour justifier sa collaboration à la machine à expulser en balançant les gentes aux flics.

Tract :

« À La Poste, la galère pour une personne sans-papiers ne consiste pas seulement à ouvrir un compte, mais aussi à ne pas se faire balancer aux autorités par les postiers. C’est ce qui s’est passé tout récemment à La Poste de Champigny, dans laquelle un employé zélé à décidé de balancer une personne sans-papiers en appelant les flics durant le laps de temps où elle est sortie retirer de l’argent. Quand elle est revenue à La Poste, la police l’attendait et l’a arrêtée : elle a fini en CRA (centre de rétention administrative = prison pour étranger·ère·s).

Au guichet de La Poste comme de plein d’autres structures, les sans-papiers doivent faire face à des « citoyens vigilants » qui, parfois sur consigne de leurs supérieurs, parfois juste parce qu’ils sont racistes, n’hésitent pas à les dénoncer aux flics. Cela s’inscrit dans un système plus large de collaboration avec la machine à expulser de la part de différentes entreprises. Tout un tas de structures difficilement évitables dans la vie courante (banques, transports en commun, etc.) collabore quotidiennement.

Quand une personne sans-papiers se fait balancer, elle est enfermée en CRA jusqu’à 90 jours avant d’être expulsée par avion. Les CRA sont des lieux de violence et d’humiliation quotidienne où plus de 40 000 personnes sont emprisonnées chaque année. Pour l’État, si l’on n’a pas les bons papiers (que lui seul peut donner) cela lui suffit pour enfermer et expulser.

À bas l’État, ses collabos comme La Poste, et ses frontières ! »

Affiche

Italie : Des nouvelles de la grève de la faim des compas anarchistes (et de la solidarité dehors)

Publié le 2019-06-07 11:38:09

Déclaration de Giovanni sur le début de sa grève de la faim

Anarhija.info / jeudi 6 juin 2019

Le matin du 30 mai j’ai commencé une grève de la faim en solidarité avec Silvia et Anna, compagnonnes enfermées dans la section AS2 de la prison de L’Aquila, qui vivent depuis des mois des conditions de détentions très strictes, une sorte de 41bis soft.
Pour le transfert des compagnonnes et la fermeture de la section AS2 de L’Aquila !
Contre le 41bis !

Pour un monde sans taules !
Pour la liberté !

Giovanni Ghezzi
depuis la prison de Florence-Sollicciano

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De L’Aquila à Radio Popolare

Macerie / mercredi 5 juin 2019

Voici les mots de quelques compagnons de Milan, qui, après être rentrés dans le local de Radio Popolare [radio « historique » de la gauche de Milan, née en 1976 comme coopérative formée par différents éléments issus des syndicats, des partis de gauche et des groupes d’ultragauche; NdAtt.] et avoir fait un peu de bordel, ont pu lire le communiqué de la grève de la faim écrit par Anna et Silvia.

« Mardi 4 juin, à 19h, un groupe de compagnons et compagnonnes est rentré dans le local de la rédaction de Radio Popolare, à Milan, comme action de solidarité et pour lire en directe le communiqué de nos compagnonnes Anna et Silvia, après presque une semaine du début de leur grève de la faim dans la prison de haute sécurité de L’Aquila; en ce moment six compagnons enfermés dans les prisons de Alessandria, Ferrara, Lucca et Florence-Sollicciano les ont rejointes. Après environ une demi-heure de discussion avec les rédacteurs, qui voulaient reporter la lecture de la nouvelle et la modifier, étant déterminés dans notre volonté de lire tout de suite leur communiqué, on est passés à l’antenne à 19h45. »

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Turin : Une journée en solidarité avec Silvia et Anna

Macerie / mardi 4 juin 2019

Silvia et Anna ont décidé de ne plus accepter les conditions de détention de la section AS2 de la prison de L’Aquila. Depuis le 29 mai, elles sont en grève de la faim. Elles veulent être transférées, elles veulent la fermeture de la section, que ce ne soit plus un lieu d’enfermement, ni pour elles, ni pour personne. Cinq autres compagnons emprisonnés les ont rejointes : depuis quelques jours Ghespe, Stecco, Giovanni, Alfredo et Marco [et aussi Leo; NdAtt.] refusent eux aussi la nourriture.

C’est à nous, ici à l’extérieur, d’appuyer ce défi contre le système carcéral, contre la différenciation des régimes de détention, qui vise à annihiler la force collective que les détenus pourraient exprimer.

Retrouvons nous dans la rue, vendredi 7 juin, à Turin.
A 10h devant l’antenne régionale de l’Administration Pénitentiaire, en corso Belgio 14.
A 18h en piazza Castello [la place centrale de Turin; NdAtt.]

*****

Gênes : rassemblement solidaire avec les prisonniers en grève de la faim

Anarhija.info / mardi 4 juin 2019

Vendredi 7 juin, à 18h30, rassemblement devant la prison de Marassi, en solidarité avec les prisonniers en grève de la faim.

Silvia et Anna ont décidé de ne plus accepter les conditions de détention de la section AS2 de la prison de L’Aquila. Depuis le 29 mai, elles sont en grève de la faim. Elles veulent être transférées, elles veulent la fermeture de la section, que ce ne soit plus un lieu d’enfermement, ni pour elles, ni pour personne. Six autres compagnons emprisonnés les ont rejointes : depuis quelques jours Ghespe, Stecco, Giovanni, Alfredo, Leo et Marco refusent eux aussi la nourriture.

C’est à nous, ici à l’extérieur, d’appuyer ce défi contre le système carcéral, contre la différenciation des régimes de détention, qui vise à annihiler la force collective que les détenus pourraient exprimer.

Rendez-vous devant la prison de Marassi à 18h30.

Fribourg-en-Brisgau, Allemagne : Attaque de la préfecture aux cocktails Molotov – 5 juin 2019

Publié le 2019-06-07 11:38:10

Feu et flamme(s) pour la police !

Dans la nuit du 5 juin 2019, la préfecture de Police de Fribourg a été attaquée avec des cocktails Molotov et des bombes de peinture. Nous espérons que dès aujourd’hui, il y aura moins de voitures de police à sévir dans les rues de Fribourg !

Cette action est une réponse claire face au nouveau durcissement prévu de la loi sur la police dans le Bade-Wurtemberg et fait partie d’une série d’actions contre la militarisation de la police et la formation de plus en plus autoritaire de la société.

Cette action n’est pas qu’une simple critique de telle réforme ou de telle loi mais appelle à abolir la police, l’armée et la prison comme un tout ! Puisque les manifs, les pétitions et les appels n’ont abouti à aucun changement de la future loi sur la police, nous nous voyons contraint.e.s de jeter des engins incendiaires et des bouteilles sur celles et ceux qui exercent le monopole de la violence d’État. Car la police est et reste vulnérable. Cela a clarifié l’action d’aujourd’hui et alimenteront les actions futures.

Mais encore une fois, dès le début : pas qu’en 2019 mais déjà en 2017, en prenant pour prétexte « la protection face au terrorisme » le Bade-Wurtemberg votait une nouvelle loi conférant à la police de nouveaux pouvoirs élargis. Ainsi les flics sont désormais autorisés à utiliser du matériel explosif tel que des grenades offensives et à lire les conversations par système de messagerie cryptée via des chevaux de Troie de l’État. La classification de personnes « fichées » se fait selon des critères douteux tels que les contacts avec de « fausses personnes » ou les images de vidéo-surveillance dites « intelligentes » dans les espaces publics capables d’analyser et de classifier automatiquement des comportements et qui, dans certains cas extrêmes, peut conduire à des interdictions de résidence et de contacts. Cette loi sur la police a reçu en 2017 la bénédiction des Verts, de la CDU (droite) et du SPD (sociaux-démocrates) par ces mots : « Nous atteignons la limite de ce qui est possible sur le plan constitutionnel » (Kretschmann).

Néanmoins, un nouveau durcissement de la loi sur la police dans le Bade-Wurtemberg est à l’ordre du jour, et qui a reçu encore très peu d’attention comparé à l’amendement adopté en Bavière et qui doit être adopté en silence autant que possible. […]

La nouvelle loi sur la police ne tient pas toute seule : elle fait partie d’une évolution radicale vers un État autoritaire sécuritaire doté d’un dispositif de surveillance axé sur le contrôle qui combat avec véhémence non seulement ces ennemis de l’extérieur, mais aussi de l’intérieur. L’objectif est l’assimilation et l’oppression, la peur et l’uniformité. […]

Nous pensons qu’il est important, d’un point de vue pragmatique, d’empêcher le durcissement prévu de la loi sur la police dans le Bade-Wurtemberg et ailleurs ! Toutefois, la solution ne peut pas être uniquement une police avec un peu moins de grenades de désencerclement ! Le retrait de ces rares réformes ne change rien aux principes injustes sur lesquelles repose notre société. C’est pourquoi nous nous opposons à toute domination et à un système qui es basé sur la répartition inégale du pouvoir, la propriété privée, le contrôle et la coercition.

Nous devons toutes et tous nous demander ce qui nous sécurise vraiment : sûrement pas l’institution policière, dont la mission consiste à protéger la propriété et donc les intérêts des riches et des puissants.

Nous voulons développer et mettre en place de nouvelles formes de vie par-delà « l’État de Droit ». Nous voulons avoir la responsabilité de nos actions, autant sur le plan individuel que collectif, sans être menacée de la taule et de violence. Pour la liberté et la solidarité, pour une vie en Anarchie !

La liberté meurt avec la sécurité.

[Traduit de l’allemand de Indymedia Deutschland]

Bâle, Suisse : Incendie d’un véhicule de collabo de la machine à expulser et à enfermer – 28 mai 2019

Publié le 2019-06-07 11:39:05

Dans la nuit du 27 au 28 mai 2019 à Allschwil, au sud-ouest de Bâle, un véhicule de l’entreprise EAGB a cramé. Cette entreprise est un rouage de ce monde de barreaux et de barbelés puisqu’elle travaille depuis plusieurs années au chantier d’agrandissement du centre de rétention de Bässlergut*.

Le véhicule de la société d’électricité a entièrement brûlé aux alentours de 2h30 mardi 28 mai. La presse locale se demande s’il s’agit d’un incendie criminel. D’autant que les raisons pour que ce le soit ne manquent pas: cette entreprise est désormais bien connue pour son implication dans l’extension de la prison de Bässlergut.

Malgré les tentatives des flics de dissimuler le nom de l’entreprise ciblée en pixelisant la photo destinée aux médias, on distingue bien le logo et les couleurs de l’entreprise.

[Reformulé de la presse bâloise bzbasel via Aus dem Herzen der Festung, 04.06.2019]

NdT:
*Le complexe de Bässlergut n’est pas qu’un centre de rétention. Les murs de ce monstrueux bâtiment situé non loin de l’aéroport de Bâle abritent aussi une prison (de type Maison d’Arrêt et/ou Centres de Détention). Actuellement, des entreprises telles que EAG Basel s’affairent afin de permettre à l’Etat d’enfermer encore davantage d’indésirables dépourvus de papiers en attente d’expulsion.

France : Brèves de la répression – 4 et 5 juin 2019

Publié le 2019-06-07 14:37:06

Saint-Priest-en-Jarez (Loire), 5 juin 2019 : vague d’arrestations pour l’attaque du McDonald’s du 30 mars dernier

« Une dizaine de personnes ont été arrêtées mercredi matin dans la Loire pour le saccage d’un restaurant McDonald’s à Saint-Priest-en-Jarez (Loire), samedi 30 mars, quelques heures après une manifestation régionale de » gilets jaunes » marquée par des dégâts importants à Saint-Étienne. La Sûreté départementale de la Loire et la police judiciaire stéphanoise ont procédé à ces interpellations, co-saisies par le parquet de Saint-Étienne.
Des hommes et des femmes figurent parmi les suspects, tous sont majeurs et investis dans le mouvement des « gilets jaunes », selon le parquet de Saint-Étienne.


Le soir du samedi 30 mars, un groupe de personnes masquées, gantées et armées de marteaux ont fait irruption dans ce fast-food de Saint-Priest-en-Jarez. Pendant quelques minutes, les assaillant-e-s ont cassé du matériel en salle et en cuisine, détruisant notamment les écrans des bornes numériques de commande. (Source : France Bleu, 05.06.2019)


Le Puy-en-Velay (Loire), 4 juin 2019 : Trois arrestations pour la visite saccageuse du lycée professionnel fin avril dernier

On apprend ce jeudi 6 juin par la voix du procureur que trois personnes ont été arrêtées mardi 4 juin à l’aube pour le saccage d’un lycée professionnel le 25 avril dernier. Il s’agit de deux jeunes âgés de 19 ans et un troisième âgé de 25 ans habitant le Puy-en-Velay.

« Le Procureur de la République du Puy-en-Velay précise » qu’aucun lien n’a pu être établi entre les mis en cause et le Lycée Jean Monnet, le proviseur de l’établissement qui avait été agressé ou une des autres victimes du périple ». Les enquêteurs ont réalisé un « très important travail d’exploitation des images de vidéo-surveillance et des prélèvements réalisés sur les lieux des infractions ». L’enquête avait été confiée au SRPJ de Clermont-Ferrand et à la DDSP de Haute-Loire. Ces trois individus sont présentés ce jeudi au parquet en vue d’une mise en examen. Le Procureur de la République va réclamer le placement en détention provisoire des deux principaux mis en cause. » (Source: France Bleu, 06.05.2019)


Rennes (Ille-et-Vilaine), 4 juin 2019 : procès du sabotage des bornes automatiques du métro en plein mouvement contre la « loi travail »

Ce mardi, vingt personnes étaient appelées à comparaître devant le tribunal de Rennes pour « association de malfaiteurs » et « dégradations de biens publics ». Dix-huit d’entre elles étaient présentes à l’audience, les deux autres étant à l’étranger pour leurs études.
Le 19 mai 2016, en plein mouvement contre la « loi Travail », ils avaient participé à une action « transport gratuit » consistant à mettre hors-service les bornes de paiement dans 6 stations du métro rennais, au moyen parfois de bombes de mousse expansive.

Toutes les personnes inculpées « ont nié le caractère clandestin de cette action dont le principe avait été soumis au vote, le 18 mai 2016, lors d’une assemblée générale dans les locaux de Sciences Po Rennes. « Toute cette histoire est partie d’un fantasme des policiers du renseignement », a affirmé le plus âgé des prévenus en réponse à un rapport de police faisant état d’une action « d’un groupuscule d’ultra-gauche », aux méthodes « paramilitaires ». Surveillés plusieurs jours avant l’action, ils avaient été interpellés en flagrant délit par la police le 19 mai 2016.

« Dix-neuf des vingt personnes ont été reconnues coupables de participation à une association de malfaiteurs et condamnés à quatre mois de prison avec sursis. Le vingtième prévenu, interpellé à son domicile et relaxé du chef d’association de malfaiteurs, a été condamné à un mois de prison avec sursis pour refus de se soumettre à un prélèvement biologique. Des peines d’amende de 150 euros ou 300 euros ont aussi été prononcées pour dix-huit prévenus qui devront payer solidairement un peu plus de 1 600 euros à Keolis, l’exploitant du métro rennais. (Source: Le Télégramme, 05.06.2019)

Toulouse, France : GJ nik G7 – 4 juin 2019

Publié le 2019-06-07 16:31:10

Appel à action – GJ nik G7

Ils vont se réunir pour décider de l’avenir du monde, et nous ne sommes pas convié.e.s. Pas de problème, nous y serons!
 Cela fait maintenant six mois que des manifestations retournent les villes françaises, que les ronds points sont occupés, que des actions et des blocages sont menés. Pendant les manifs les cibles ne sont pas choisies au hasard. Banques, assurances, agences d’interim, batîments de pouvoir. Lors des blocages, c’est le transport d’énergies ou de marchandises et la grande distribution, qui sont paralysés. Autant d’infrastructures qui font marcher l’économie et le pouvoir. En s’attaquant à cela on s’en prend directement à ceux qui nous gouvernent. Nous leur faisons passer un message: qu’ils dégagent, qu’ils arrêtent de décider à notre place.

Alors pour continuer sur notre lancée, invitons-nous à leurs réjouissances. Acte 41, du 24 au 26 août à Biarritz, pour empêcher le G7 d’avoir lieu!
D’ici là, n’oublions pas de leur rappeler qu' »on est là ».
Le 4 juin à Toulouse, les vitrines du Lidl de Croix Daurade ainsi que celles du Crédit Mutuel de St-Agne ont été fracassées, et l’inscription « GJ nik G7 » écrite en jaune sur leur façade.

En attendant que le fracas se répande… les GJ niquent le G7!

Gérard Junior

[Publié sur Nantes Indymedia, 07.06.2019]

Villefontaine (Isère), France : Une caméra détruite par le feu – 6 juin 2019

Publié le 2019-06-07 19:30:11

Dans la soirée de jeudi 6 juin, une caméra de surveillance perchée sur un immeuble a été incendiée à Villefontaine, en périphérie de Grenoble.

« Vers 22 heures, ce jeudi, les sapeurs-pompiers ont été alertés pour un début d’incendie sur un bâtiment de l’impasse de la Frênaie à Villefontaine. À leur arrivée, ils devaient constater qu’il s’agissait d’une caméra de vidéoprotection de la commune qui avait été incendié par plusieurs jeunes qui ont réussi à monter sur le toit de l’immeuble. Une enquête a été ouverte confiée à la brigade locale de gendarmerie de Villefontaine. »
(Source: Le Dauphiné Libéré, 07.06.2019)

Villefontaine (Isère) : Même si la caméra est en hauteur…

Publié le 2019-06-08 12:38:07

Le Dauphiné Libéré / vendredi 7 juin 2019

Vers 22 heures, ce jeudi, les sapeurs-pompiers ont été alertés pour un début d’incendie sur un bâtiment de l’impasse de la Frênaie à Villefontaine. À leur arrivée, ils devaient constater qu’il s’agissait d’une caméra de vidéoprotection de la commune qui avait été incendié par plusieurs jeunes qui ont réussi à monter sur le toit de l’immeuble. […]

Prison de Colmar : Dommage, la tentative d’évasion en mode « père Noël » foire…

Publié le 2019-06-08 12:39:07

Dernières Nouvelles d’Alsace / vendredi 7 juin 2019

Ce vendredi matin vers 8 h30, des gardiens de la maison d’arrêt ont mis au jour une tentative d’évasion dans une cellule située dans le bâtiment abritant les dortoirs, au second étage, rue des Augustins, à Colmar.

La fouille « minutieuse » a permis de découvrir un trou réalisé dans une paroi en plâtre donnant sur un ancien conduit de cheminée construit en briques rouges ; ce conduit suffisamment large pour « accueillir » un homme de corpulence moyenne mène directement aux combles de l’établissement.
Dans le conduit, deux cordes confectionnées à l’aide de draps ont été découvertes dont une longue de 8 m prête à l’emploi ; elle aurait permis de se hisser jusqu’à sous la toiture de la prison. La plus longue corde avait été attachée à une barre métallique placée en diagonale dans le conduit. La seconde corde gisait au sol, à la base du conduit. Selon Romuald Sebillotte, délégué FO, la seconde corde longue de 4,50 m aurait pu servir à descendre du toit, en la nouant avec la plus longue.
Depuis mercredi au moins, les surveillants avaient eu à la puce à l’oreille, après la découverte de poussières suspectes dans la cellule D12 et sur le sol de la promenade.
Il semblerait, d’après le délégué FO, que des tests de solidité auraient été menés par un ou plusieurs individus : le projet d’évasion semblait donc imminent. « Cette nuit ou la nuit prochaine », croit savoir M. Sebillotte. En tout cas, tout semblait parfaitement préparé dans les moindres détails, les gardiens mettant même la main sur un « plan succinct » du dortoir et des combles.
Parmi les 6 détenus, 3 individus sont en « procédures criminelles » pour tentative d’assassinat, mœurs et meurtre. En attente de leur jugement, ces trois-là âgés de plus de 40 ans semblaient avoir de bonnes raisons pour se faire la belle.
Ils avaient rejoint la maison d’arrêt en début d’année et ne s’étaient signalés par aucun comportement suspect selon le délégué F.O. La police nationale est sur les lieux pour mener les premières constatations. Les 6 détenus, extraits de leur cellule, sont actuellement en salle d’attente

Italie : Juan transféré

Publié le 2019-06-08 12:40:09

Round Robin / samedi 8 juin 2019

Le 6 juin, Juan a été transféré de la prison de Brescia a celle de Terni.
Pour ce qui concerne Manu, après plus de deux jours de son passage devant le JLD, la sentence devrait arriver demain.

Tout.te.s libres. De suite.
Bientôt d’autres nouvelles

Pour écrire à Juan, l’adresse est donc :

Juan Antonio Sorroche Fernandez
Casa Circondariale di Terni
Strada delle Campore, 32
05100 – Terni (Italie)

Les Hérétiques

Publié le 2019-06-08 12:41:05

La Rebelión de las Palabras et Anarquia.info / jeudi 6 juin 2019

L’hérétique, comme la/le bandit, sait que la perte de sa liberté le/la conduit irrémédiablement à l’échafaud. Ce qui l’attend est un tribunal qui lui demandera compte de ses actes. Un tribunal qui exercera son pouvoir et sa raison absolue au nom de Dieu, du Peuple, du Royaume ou de l’État. Pouvoir et Raison sont des actes de syncrétisme autoritaire développés au cours des siècles par les propriétaires de la Terre, de la Mer et du Ciel. Ainsi, l’anarchiste individualiste – qui est hérétique et bandit à la fois – est conscient que sa conviction de posséder son propre pouvoir et ses propres raisons le/la mènent au bûcher. Comme un papillon de nuit, il/elle cherche la lumière et succombe. Comme Icare, elle/il vole vers le haut et le Soleil fait fondre ses ailes. Comme Prométhée, il/elle vole le feu des dieux pour soi-même et les autres; comme lui, elle/il souffre le châtiment éternel.

Le drame de l’Anarchiste est sa passion pour la liberté, sa recherche inlassable de complices, qu’il/elle trouve rarement. Elle/il méprise le conformisme du troupeau, la lâcheté de la foule, le dogmatisme de toute foi.

Tout prêtre – de tout « isme » – la/le déteste, parce qu’on ne peut pas le/la contrôler, elle/il ne lui obéit pas, il/elle ne l’écoute pas ; et quand il/elle peut, elle/il éleve la voix pour porter atteinte à la moindre forme de pouvoir et d’autorité. Parfois, ces vengeur.esse.s solitaires jettent la bombe ou enfoncent le poignard avec l’intention – toujours – de semer le chaos dans l’ordre de la raison, rigoureusement établie comme loi ou vérité suprême. D’autres fois, elles/ils se mélangent aux mécontents avec l’intention de déclencher des insurrections. Mais la plupart de leur temps ils/elles l’emploient à lire, parce que leur meilleur ami et passe-temps est la connaissance de ce qui était et de ce qui est. Ils/elles n’ont pas d’illusions ni d’espoirs, mais des convictions. Elles/ils savent que la connaissance est leur force et qu’elle leur donne l’autodétermination. Ils/elles vivent chaque jour comme si c’était le dernier. Dans une société d’esclaves, la Liberté est punie de mort. Elles/ils ne se résignent pas, ils/elles ne se lamentent pas, elles/ils blasphèment, attaquent, exproprient. Il n’y en a pas beaucoup, mais même ces quelques peux inquiètent tous les gouvernements, précisément parce qu’elles/ils sont ingouvernables; amoureux.ses de la Liberté totale. Peu importe ce que c’était. Elles/ils se réinventent à chaque pas, à chaque coup, à chaque baiser. Ils ne sont pas des stratèges, parce qu’ils/elles n’ont pas de but final et, par conséquent, leurs actions soulèvent la colère d’autrui. Elles/ils n’ont pas plus de « partisan.e.s » que ceux/celles qui les connaissent et les aiment, en dehors de leurs barbaries iconoclastes. Souvent, on les caricature dans les journaux, puisqu’on pense ainsi pouvoir empêcher les gens de se demander : Qui sont ces folles/fous? Que veulent-ils/elles ? Comment expliquer qui sont les anarchistes aux citoyen.ne.s qui délèguent leur vie et leur pensée à autrui ?

Oui, ce sont des fous/folles et elles/ils ne veulent rien de moins que tout. Tout ce qui leur a été pris et personne ne peut leur rendre. Les voilà ! Ils n’ont pas d' »arguments », le feu et la poudre parlent pour elles/eux. Un kilo de dynamite et un poème. Un kilo de poudre noire et une nouvelle hérésie. Un « les mains en l’air » et ils s’en vont. Des engins qui détruisent leurs Banques, Tribunaux, Commissariats; Casernes, Eglises et Sièges politiques… “Que veulent ils/elles ces folles/fous?” Rien ! Le rien destructeur qui laisse la place à la nature sauvage. Les fleurs se fraient un chemin sous les ruines de leur « civilisation » putride.

Gabriel Pombo Da Silva
le 5 juin 2019
quelque part dans le Vieux Monde

 

Note : dédié à nos mort.e.s au combat, à nos prisonnier.e.s de guerre anarchiste, à nos fugitif.ve.s et à tou.te.s les conspirateur.ice.s acrates qui illuminent la nuit….

Foligno (Italie) : Des voitures de la Poste dégradées en solidarité avec Anna et Silvia

Publié le 2019-06-08 15:39:12

Round Robin / samedi 8 juin 2019

Foligno, 5/6/2019. Pneus crevés et poussière dans les réservoirs de cinq voitures de Poste Italiane. En solidarité avec Anna et Silvia.
Tandis que la ville était militarisée à cause de l’arrivée de Salvini, quelqu’un a frappé ailleurs.

Italie : Mises à jour pour Juan et Manu

Publié le 2019-06-09 04:29:10

Juan, accusé d’association à des fins de terrorisme ou de subversion de l’ordre démocratique (270bis), d’acte de terrorisme avec des engins pouvant provoquer la mort ou explosifs (article 280bis du code pénal) et de saccage (article 285 du code pénal) pour l’attaque du siège de la Ligue de Trévise en août 2018, de possession de faux documents (article 497bis du code pénal) et de détention d’armes ou objets pouvant blesser (pour un canif, article 4 de la loi 110/75) a été transféré à la prison de Terni.

Manu lui a été transféré à la prison de Monza.

Pour leur écrire :

Juan Antonio Sorroche Fernandez
CC di Terni
Str. delle Campore, 32
05100 Terni (TR)

Manuel Oxoli
CC di Monza
Via S. Quirico, 6
20900 Monza (MB)

Tutti liberi! Tutte libere!

Depuis roundrobin.info

Note. Manu est accusé de « complicité de soustraction à l’exécution d’une peine » pour avoir aidé Juan lors de sa cavale.

Italie : Déclaration de début de grève de la faim de Giovanni

Publié le 2019-06-09 07:28:05

Depuis le matin du 30 mai j’ai commencé une grève de la faim en solidarité avec les compagnonnes enfermées dans la section AS2 de la prison de l’Aquila, Silvia et Anna, qui depuis des mois vivent des conditions de détention particulièrement restrictives, à savoir une sorte de 41bis assoupli.

Pour le transfert des compagnonnes et la fermeture de la section AS2 de l’Aquila !
Contre le 41bis !

Pour un monde sans prisons !
Pour la liberté !

Giovanni Ghezzi
depuis la prison de Firenze-Sollicciano.

Depuis anarhija.info

 

Note. Giovanni a été arrêté en août 2017, et libéré deux jours plus tard faute de preuves. Tout comme Paska, parce que le proc a ensuite demandé le réexamen de la procédure. Il est alors retourné en prison, en avril 2018, il est accusé de tentative de meurtre et association de malfaiteur dans le cadre de l’Opération Panico.

Nîmes : Le poste de police dévasté par un incendie

Publié le 2019-06-09 11:58:08

Objectif Gard / samedi 8 juin 2019

Une enquête est ouverte pour « incendie volontaire d’un bien destiné à l’utilité publique ». Un feu a ravagé cette nuit de vendredi à samedi le bureau de police du quartier de Valdegour à Nîmes.
L’alarme s’est déclenchée vers 23h30 et lorsque les pompiers sont arrivés sur place ils ont mis de nombreux moyens en place avec échelle pour essayer de passer par l’arrière du bureau de police. C’est par cet endroit que l’incendiaire (ou les incendiaires) s’est également introduit pour mettre le feu, sans savoir pour l’instant comment il a procédé pour la mise à feu.
« Le poste de police est dévasté« , confiait sur place, à 1h du matin ce samedi, le procureur de la république de Nîmes, Éric Maurel. L’auteur de cet acte a probablement escaladé le premier étage grâce aux barreaux des fenêtres, puis il a grimpé jusqu’au deuxième étage où il a cisaillé le grillage installé à une fenêtre donnant dans une pièce à l’arrière du bureau de police du quartier populaire.

L’origine criminelle du sinistre ne fait donc aucun doute. Il n’y a pas eu de blessé car à cet heure le bureau de police n’est pas en activité car il n’ouvre qu’en journée. L’étage du dessus ne serait pas occupé actuellement. Le poste de police est installé dans un immeuble de la ZUP Nord et les conséquences auraient pu être beaucoup plus grave pour les habitants.
« C’est la Sûreté départementale de Nîmes qui est chargée des investigations« , complète le procureur Maurel. À 1h30, les pompiers, qui étaient parvenus à éteindre l’incendie, continuaient à ventiler l’étage sinistré à cause des fumées.

Selon Le Midi Libre, « Si le bureau d’accueil qui donne sur la promenade Newton n’a pas été saccagé, les salles à l’arrière ont été visées. Les incendiaires auraient rassemblé les procédures pour y mettre le feu et les vestiaires des policiers ont eux aussi été endommagés. »

Névache (Hautes-Alpes) : Des tags contre flics et frontières

Publié le 2019-06-09 11:59:07

Le Dauphiné Libéré / dimanche 9 juin 2019

Des inscriptions anarchistes ont été taggués sur la stèle en l’honneur des libérateurs du bataillon Berthier et des maquisards du Rhône et de l’Ain. La stèle érigée au sommet du col de l’Échelle en l’honneur des libérateurs du bataillon Berthier et des maquisards du Rhône et de l’Ain a été vandalisée. Ce monument aux morts, érigé entre Bardonecchia et Névache, sur le versant haut-alpin du col, a donc été victime de dégradations et d’inscriptions à caractère anarchiste.

La chapelle adjacente a elle aussi été taguée de messages anti-français réclamant l’ouverture des frontières. Ce qui n’a pas manqué de soulever la colère d’Arnaud Murgia. Sur son réseau social Facebook, le délégué de circonscription Les Républicains et conseiller départemental (Briançon 1) a exprimé sa “honte, au lendemain du 75e anniversaire du débarquement. Ceux qui insultent la France doivent savoir qu’un certain nombre d’entre nous se tiendront toujours en face d’eux” [oui, on le sait très bien – c’est réciproque; NdAtt.], écrit-il notamment.

Trente et Turin (Italie) : Solidarité avec Silvia et Anna

Publié le 2019-06-09 14:57:10

Trente : Blocage d’une route en solidarité avec Silvia et Anna en grève de la faim

Round Robin / samedi 8 juin 2019

Mercredi 29 mai, un groupe de compagnonnes et de compagnons a bloqué, avec un câble en acier et du barbelé, une des rues du centre de Trente, en solidarité avec Silvia et Anna, qui ont commencé ce même jour leur gréve de la faim. Ils/elles ont lancé des tracts, fait des interventions avec un haut-parleur, ainsi que des tags sur un magasin de téléphonie Vodafone et une agence de la Deutsche Bank. Elles/ils ont posé une banderole avec écrit « De la Libye aux prisons : non à la société des camps ».

Ici, le texte du tract :

Le progrès de la souffrance

« Comment un homme s’assure-t-il de son pouvoir sur un autre, Wilson ?
Winston réfléchit. « En le faisant souffrir », répondit-il.
« Exactement… Le pouvoir est d’infliger des souffrances et des humiliations… Le progrès dans notre monde sera le progrès vers plus de souffrance. »
George Orwell, 1984.

En Italie, l’État torture. On ne parle pas seulement des violences perpétrées par les forces de l’ordre dans casernes et prisons. Il y a autre chose.
En ce pays il y a un régime de détention spécial, appelé 41bis. Il est destiné principalement aux inculpés de délits de mafia et de « terrorisme ». Le 41bis c’est être presque totalement isolé, rester enfermé dans sa cellule 22 heures par jour, ne voir personne ou tout au plus une ou deux personnes lors de la promenade, c’est la censure et la limitation de la poste, des livres et journaux, c’est pouvoir voir ses proches seulement à travers des vitres. Une forme de torture « blanche » et légalisée.
Ce régime de détention ignoble est justifié comme un moyen de couper les liens entre le prisonnier et l’organisation à laquelle il appartient. Faux. Des caméras aux micros, jusqu’à des réseaux d’espionnages aux mailles très fines, l’État a aujourd’hui les moyens de contrôler les vies de tout le monde, même « dehors » ; alors, imaginez-vous en taule… Les prisons spéciales ont un tout autre but : plier l’individualité du prisonnier, afin de le pousser à collaborer. De la torture, justement. Les nombreux prisonniers qui refusent de parler et envoyer ainsi quelqu’un d’autre à leur place, payent un prix très haut.
Depuis au moins vingt ans, l’État essaye d’élargir toujours plus la torture de la détention spéciale. Dans cette logique rentre placement, récemment, de plusieurs prisonniers.e.s anarchistes dans des sections de Haute Surveillance situées dans des prisons qui hébergent du 41bis, comme celles de L’Aquila, Opera et Tolmezzo. La proximité avec ces structures et des matons « préparés » pour la prison spéciale fait en sorte que les restrictions du 41bis se propagent aussi dans les autres sections. C’est le cas, entre autre, de Silvia et Anna, deux anarchistes qui sont enfermées depuis avril dans la nouvelle section AS de L’Aquila, en faisant l’expérience du « nouveau programme » : porte blindée toujours fermée, lit fixé au sol, 4 livres et 7 vêtements maximum dans la cellule, contrôles avec le détecteur de métaux à toute sortie ou entrée en cellule : l’aller et retour vers la salle de socialité, la douche, la promenade, le courrier bloqué pendant des mois, des rapports disciplinaires pour chaque broutille (éteindre sa lumière, porter un stylo à la promenade…). Les deux compagnonnes ont donc décidé de commencer une grève de la faim, depuis le 29 mai : pour être transférées et pour que cette section AS2 soit fermée à jamais.
Nous vivons une époque sombre. Entre les morts en mer et les camps pour immigrés, entre la licence de tuer donnée aux forces de l’ordre et des décrets pour la sécurité qui promettent des années de prison à ceux qui portent un casque lors d’une manifestation, lancent un fumigène ou bloquent une rue, la promesse de la torture de l’isolement s’adresse à toujours plus de monde : une « prison dans la prison » qui est complétée par les procès en vidéoconférence (rendus possibles par la collaboration de TIM-Telecom [grande entreprise italienne de télécommunication ; NdAtt.]). La manière forte avec les rebelles va de pair avec la persécution des plus pauvres, chassés dans les rues par la police et souvent envoyés derrière les barbelés des camps libyens financé par « nos » gouvernements.
Qu’est qu’on saura opposer à ce progrès de la souffrance ?

Brisons l’isolement !
Solidarité avec Anna et Silvia en grève de la faim !

Anarchistes

*****

Turin : Solidarité dans les rues

résumé de La Stampa / jeudi 6 juin 2019

6 juin : une trentaine de compas a crié des slogans en solidarité avec Anna et Silvia, dans le Duomo, la cathédrale de Turin, pendant la messe, qui a été interrompue pendant une dizaine de minutes. Quand les flics les ont poussé.e.s dehors, les compas ont essayé, sans y réussir, d’entrer dans la halle du marché de Porta Palazzo. Des bus et des trams ont été taggués.

depuis Macerie / jeudi 6 juin 2019

6 juin : le local de Specchio dei tempi [la rubrique des “lettres des lecteurs » du quotidien La Stampa; NdAtt.] a été recouvert d’affiches en solidarité avec Silvia et Anna

Melilla, Espagne : Nouvel assaut contre la frontière – 12 mai 2019

Publié le 2019-06-09 15:53:07

Selon des sources de la délégation gouvernementale à Melilla, quelque 100 migrants subsahariens ont essayé de franchir la clôture séparant le Maroc de l’enclave espagnole vers 6h du matin, dont 52 ont réussi à entrer à Melilla. Un parmi eux et quatre officiers de la Guardia Civil ont été conduits à l’hôpital pour blessures, tandis qu’un autre migrant a été arrêté pour avoir attaqué un agent d’autorité.

Les autres migrants ont été hébergés au Centre d’accueil temporaire. Selon les médias locaux, certains étaient équipés de chaussures avec des clous et des vis dans les semelles pour éviter le treillis avec lequel la clôture est renforcée dans sa partie la plus haute, à six mètres du sol.

Selon les autorités locales de Nador, 40 migrants ont été arrêtés au Maroc. Sept éléments des forces publiques et deux Subsahariens ont par ailleurs été blessés et transférés à l’hôpital provincial de Nador pour recevoir les soins nécessaires.

Rappelons que la clôture de Melilla n’a pas subi une tentative d’entrée aussi considérable depuis le 21 octobre 2018, un dimanche également, lorsque 209 migrants ont réussi à entrer à Melilla.

[Repris du HuffPost Maroc, 12.05.2019]

Madrid, Espagne : Sabotage de vélos électriques de l’entreprise BiciMad en solidarité – Mai 2019

Publié le 2019-06-09 20:59:05

Des dizaines de vélos électriques de l’entreprise BiciMad sabotés au cours du mois de mai.

Tout au long du mois de mai, des dizaines de vélos électriques de l’entreprise BiciMad ont été sabotés dans le centre de Madrid. Pas grand chose à faire, en coupant le cable électrique, le vélo est rendu inutilisable. Le sabotage contre la structure de la ville est facile et simple. La ville pacifiée, ordonnée, marchandisée, la ville du big data, du contrôle, des rafles, la smarcity, la ville de l’exploitation et de la misère, la ville comme centre d’accumulation de pouvoir… est vulnérable! Ses infrastructures et ses réseaux de transport aussi !

Qui que ce soit qui gouverne, la lutte continue !

Accolades aux compagnonnes touchées à Tetúan par la dernière opération antiterroriste contre l’anarchisme à Madrid !

Force et courage à Anna, Silvia, Salvatore, Giovanni, Alfredo, Marco, Luca et Leonardo, actuellement en grève de la fin dans différentes prisons italiennes !

[Traduction de l’espagnol de contramadriz, 09.06.2019]

 

Un autre concept de force

Publié le 2019-06-09 21:01:06

Un autre concept de force

Jeudi 20 juin – 19h30 – Discussion

Avec des milliers de personnes qui prennent à nouveau les rues de manière régulière pour exprimer un « non » hétérogène, ressurgit également – si elle avait jamais disparue – une idée quantitative de la lutte, c’est-à-dire l’idée d’appeler les exploités à se rassembler pour un affrontement frontal avec le pouvoir. Alors que dans un premier temps la grogne des gilets jaunes prenait aussi la forme d’une multiplication de blocages et d’attaques diffuses, on constate que la décentralisation s’efface petit à petit derrière le mot d’ordre écrasant des samedis émeutiers, dans une course éperdue à la croissance et au spectaculaire. L’imaginaire que beaucoup peuvent avoir de la révolution consiste précisément à « faire le nombre », un nombre contre un autre en quelque sorte, autrement dit à constituer une puissance égale et opposée à celle du pouvoir, en mesure de faire basculer le rapport de force.
Et si le pouvoir n’est pas un ennemi qui nous fait face ? Ni un quelconque Palais d’Hiver qu’il faudrait conquérir ? Et si, par contre, le pouvoir est un ensemble d’idées, de structures et d’individus, logiquement disséminés sur le territoire, qui entretiennent les rapports sociaux d’oppression et d’exploitation, est-ce que l’attaque frontale peut être une base pour la destruction de l’autorité ? Ou devons-nous commencer sur des bases différentes ?
Se ranger dans une perspective quantitative de la lutte révèle par avance quelle est la société pour laquelle on se bat. C’est pousser par la force des choses vers un mouvement qui se focalise plus qu’il ne s’étend, vers une position d’attente de moments de référence au lieu d’encourager l’initiative individuelle, vers le nivellement des différences dans une fausse unité plutôt que la participation sur ses propres bases, etc. Soi dit en passant, le vieux frontisme, ou la nouvelle convergence, poursuivent l’un comme l’autre la même illusion quantitative. À l’inverse, la diffusion des hostilités, l’action en petits groupes entre proches, la multiplicité et la variété des initiatives, sont des moyens différents de concevoir les rapports, qui préfigurent déjà un monde débarrassé de tout pouvoir. Cela n’est pas seulement un avantage du point de vue tactique, en n’offrant pas à l’ennemi de point unique contre lequel frapper, mais c’est décidément aussi plus cohérent avec les idées anarchistes.
Si l’on refuse d’enterrer le mouvement social dans un affrontement symétrique, impossible à tenir, avec l’État et ses flics, plutôt que de chercher à engranger la force numérique « indispensable », mieux vaut alors envisager quelles sont nos possibilités. Partons à la recherche d’un autre concept de force.

Nîmes, France : Le bureau de police dévasté par le feu – 8 juin 2019

Publié le 2019-06-09 21:02:08

Dans la nuit du vendredi 7 au samedi 8 juin 2019, un feu a ravagé le bureau de police du quartier de Valdegour à Nîmes. L’alarme s’est déclenchée vers 23h30 et lorsque les pompiers sont arrivés sur place ils ont mis de nombreux moyens en place avec échelle pour essayer de passer par l’arrière du bureau de police.

« Le poste de police est dévasté », confiait sur place, à 1h du matin ce samedi, le procureur de la république de Nîmes, Éric Maurel. L’auteur de cet acte a probablement escaladé le premier étage grâce aux barreaux des fenêtres, puis il a grimpé jusqu’au deuxième étage où il a cisaillé le grillage installé à une fenêtre donnant dans une pièce à l’arrière du bureau de police du quartier populaire.
L’origine criminelle du sinistre ne fait aucun doute.

[Repris de Objectif Gard, 08.06.2019]

Montpellier – Dijon : L’émeute à grande vitesse – 8 juin 2019

Publié le 2019-06-09 21:02:08

Plus de 10300 personnes ont déambulé dans plusieurs villes pour ce trentième samedi de manif des gilets jaunes. C’est à Dijon et à Montpellier que les manifs sont très vite devenues incontrôlables. 

A Montpellier, plus de 2000 personnes se sont retrouvées place de la Comédie dès la fin de matinée. Très rapidement, la situation est devenue incontrôlable et les affrontements ont éclaté dans tout le centre-ville. Le Midi Libre affirme que le nombre d’émeutiers s’est accru au fil de l’après-midi, « avec l’arrivée de black blocs ». De nombreuses vitr-in-es de banques et de magasins sont tombées les unes après les autres au cours de l’après-midi. Le lendemain, la préfecture de l’Hérault a dénombré une dizaine de blessés légers chez les gilets jaunes et 11 du côté des forces de l’ordre. Par ailleurs, 19 personnes ont été interpellées, dont 18 d’entre elles placées en garde à vue.

« […] Protégés par les forces de l’ordre, les secteurs de la gare et de la préfecture ont été le théâtre d’affrontements à distance. Aux jets de projectiles, aux bris de vitrines, aux feux de poubelles, les CRS ont répliqué par des tirs abondants de gaz lacrymogènes et la mise en service de canons à eau. De nombreux commerces avaient tiré le rideau. Les entrées dans le centre commercial du Polygone, où se déroulait l’élection de Miss Montpellier, étaient filtrées. La représentation du Bourgeois Gentilhomme à l’Opéra Comédie a été retardée de plus d’une hue. Le spectacle de désolation offert par la place de la Comédie a dissuadé des spectateurs. (Midi libre, 08.06.2019)

Le maire de gôche de la ville a chiffré ce chaos chronique du samedi à plus de 2 millions d’euros de dégâts depuis fin décembre (sans compter les émeutes de l’ensemble du mois de décembre) et en a profité pour pointer du doigt les présumés responsables de ces émeutes: « beaucoup d’anarchistes, de squatteurs, ainsi que des zadistes. Ils sont liés par des circuits organisés ».

« Pour André Deljarry, président de la CCI de l’Hérault, « la plus grosse dégradation, c’est la baisse du chiffre d’affaires des commerçants », qui accusent une baisse de 40 % de chiffre d’affaires sur ce samedi. « Pourquoi 2000 personnes viendraient massacrer une ville et le chiffre d’affaires des commerçants, qui n’y sont pour rien? On ne peut plus voir cette image de Montpellier en guerre. Ça suffit ! », a-t-il continué. (AFP, 09.06.2019)

L’agence CIC de la place de la Comédie détruite de bas en haut.

Les pavés ont volé très haut…

Dès le début de la manif, le ton était donné…

Comme souvent, les street medics sont davantage présents pour rétablir l’ordre plutôt que de venir en aide aux manifestant.e.s / émeutier.e.s blessé.e.s…. Ici, ils éteignent des feux de poubelles.


A Dijon, la manifestation de ce samedi a d’emblée été offensive. Elle avait fait « l’objet d’un appel à une convergence régionale de tous les gilets jaunes du nord-est… et donc aussi l’objet d’inquiétudes de la part de la Préfecture qui n’a pas lésiné sur les moyens. […] Dès le premier passage dans la rue de la Liberté, plusieurs vitrines ont été étoilées, parmis lesquelles les bijoutiers Swarovski, et Histoire d’Or, le Mac Donald, et les boutiques des chaines Eram, l’Occitane, et Sephora« .

Du côté policier la réplique ne s’est pas fait attendre. La compagnie de CRS présente a cherché à disperser le cortège en le poursuivant façon rouleau compresseur et à coup de grenades lacrymogènes et de charges. Comme souvent dans ce genre de situation, ils ne sont arrivés qu’à faire éclater le cortège en plusieurs petits groupes incontrolables. On a vu plusieurs fois des groupes de CRS se faire encercler dans des petites rues du centre et devoir tirer des grenades derrière eux pour pouvoir continuer à progresser sereinement. […]

Au final il a fallu aux CRS plusieurs heures, pendant lesquelles les boutiques de la rue de la Lib’ ont du baisser le rideau, pour disperser la manifestation. […]

13 personnes ont été interpellées par les flics. La préfecture fait état de deux CRS blessés, l’un ayant reçu un pavé tandis que le second était touché par un tir de mortier, et un passant a été pris en charge par les pompiers «pour des troubles liés au gaz lacrymogène» (source: Infodijon]

[Extrait du compte-rendu publié sur Dijoncter.info, « Acte 30 : Tout le nord-est à Dijon ! »]

 

« Ça pique chef ? »

Grèce : Sur la solidarité révolutionnaire (du 14 au 26 mai 2019)

Publié le 2019-06-09 21:03:10

Ci-dessous une chronologie des actions directes contre les structures de l’Etat et du capital depuis la mi-mai 2019. Cette période a été marquée par la lutte du prisonnier communiste Dimitris Koufontinas, incarcéré depuis 2002 pour plusieurs attaques et attentats réalisés par « Organisation Révolutionnaire 17 novembre ». Il s’est mis en grève de la faim dès le 2 mai contre une décision de l’administration pénitentiaire visant à le priver de permission. Durant près de deux semaines, des attaques ont eu lieu contre les deux partis au pouvoir (ND et Syriza), ainsi que diverses institutions de la terreur du capital et de l’Etat. On apprendra le 26 mai par le communiqué d’une attaque contre Syriza [en date du 26.06] que le prisonnier en lutte est hospitalisé.


Kaisariani (banlieue d’Athènes), 14 mai 2019 : à Kaisarini, ville de la banlieue est de la capitale grecque, la voiture de Mina Karamitrou (rédactrice en chef pour la chronique judiciaire de la chaîne de télévision OPEN) part en fumée tôt le matin et quelques heures plus tard un poste de police est attaqué aux cocktails Molotov. Les incendiaires ont quitté les lieux sans encombre.
L’attaque du comico a été revendiquée, notamment en solidarité avec Dimitris Koufontinas, (membre de l’Organisation révolutionnaire « 17 Novembre », qui était un groupe de guérilla urbaine communiste actif entre 1975 et 2002) actuellement en grève de la faim. Il est en prison depuis 2002 (en anglais ici).

Athènes, 15 mai 2019 : le rassemblement pré-électoral du parti libéral ND (Nouvelle Démocratie) est attaqué dans l’après-midi sur l’avenue Syngrou, en signe de solidarité avec le prisonnier Dimitris Koufontinas en grève de la faim. Après avoir attaqué le service d’ordre du parti et pris pour cible le bâtiment dans lequel avait lieu le rencart des politiciens, les assaillant.e.s ont détruit et endommagé plusieurs voitures des membres et élus du parti (source: indymedia athens).

Thessalonique, 17 mai 2019 : attaque incendiaire contre la ligne de métro en construction. Plusieurs engins explosifs sont placés dans la station de métro du « 3 septembre » en chantier. (cf le communiqué de revendication en grec)

Chaidari, 19 mai 2019 : à l’aube, l’agence Eurobank de l’avenue Athinou est incendiée. En plus d’être un signe de solidarité avec le prisonnier D. Koufontinas en grève de la faim depuis le 2 mai, ce sabotage incendiaire est dédié aux compagnon.ne.s poursuivi.e.s et inculpé.e.s en Italie, mais aussi à la compagnonne argentine Anahi Salcedo, blessée et arrêtée le 14 novembre 2018 à Buenos Aires lors de l’attaque de la tombe de Ramon Falcon, chef de police et tortionnaire au nom de l’Etat argentin. Une pensée est aussi exprimée à l’anarchiste chilien Mauricio Morales, mort il y a 10 ans en pleine attaque. (communiqué en anglais)

Athènes, 20 mai 2019 : ce lundi, plusieurs compagnon.ne.s ont réalisé un sabotage coordonné de la circulation dans plusieurs secteurs de la capitale, notamment dans les rues Patission, Kokkinopoulou et Iera Odos. Cette action a été menée en solidarité avec le prisonnier en lutte D. Koufontinas. (communiqué en anglais ici)

Athènes, 21 mai 2019 : les locaux des jeunes de Nouvelle Démocratie sont attaqués à la peinture en solidarité avec Koufontinas. Les bureaux de la branche jeunes du parti qui gouverne aux côtés de Syriza sont situés à Zografou dans la discrétion la plus totale (aucun signe extérieur ne permettant de savoir qui occupent les locaux). (cf communiqué en grec)

Athènes, 23 mai 2019 : vers 22h, des anarchistes attaquent le tribunal à coups de bouteilles de peinture et de cocktals Molotov. En solidarité avec D. Koufontinas et contre la terreur d’Etat de Syriza et ND. (cf communiqué en grec)

Athènes, 23 mai 2019 : les bureaux du parti Syriza sont attaqués à Ambelokipi. Les vitres sont brisées et de peinture projetée à travers. Cette attaque, en plus d’être une « manifestation de haine envers tous les pouvoirs, peu importe leur couleur », est revendiquée en solidarité avec le prisonnier en grève de la faim Dimitris Koufontinas. (source: Indy Athènes)

Kaisariani (banlieue d’Athènes), 25 mai 2019 : la banque du Pirée et l’agence postale TT Hellenic Post sont toutes deux la cible d’une attaque explosive durant la nuit en solidarité avec D. Koufontinas. (source)

Athènes, 26 mai 2019 : une antenne de télécommunication, situé à L. Katehaki, est incendiée le jour des élections européennes. « Couper les câbles du système. Couper les fils de la domination », dit le communiqué

Elefsina, 26 mai 2019 : quelques heures avant les résultats des élections, « des anarchistes contre la mascarade électorale » attaquent un événement de Syriza. Après avoir forcé l’accès à la salle, le feu est bouté au stand du parti de gauche. Mais des « citoyen.ne.s respectables et pacifiques se sont précipité à l’intérieur pour éteindre les flammes afin que leur stand ne soit pas brûlé », explique le communiqué. « Nous envoyons notre solidarité à D. Koufontinas qui est toujours hospitalisé après sa longue grève de la faim ».