Vive l'Anarchie - Semaine 22, 2022

Sommaire

Russie : Sabotage d’une voie ferrée

Publié le 2022-05-31 11:13:05

29 mai 2022
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Enough 14 / jeudi 26 mai 2022

Déclaration de l’Organisation militante anarcho-communiste, à propos du sabotage d’une voie ferrée, en Russie

Nous, Organisation militante anarcho-communiste, avons mené une action de sabotage sur une voie ferrée, aux coordonnées 56 16’44’’ N 38 12’40.5’ E [sauf erreur, ça devrait être dans le district de Serguievo-Possadski, à une soixantaine de km au nord-est de Moscou ; NdAtt.], sur une voie de garage qui conduit à une installation militaire de la 12e Direction du ministère russe de la Défense.

La jonction des rails a été démontée et les rails [les deux rails qui se suivent ; NdAtt.] ont été partiellement déconnectés. Il faut souligner que nous ne sommes pas sûr.e.s que cette déconnexion soit suffisante pour que le train sorte des rails. Mais, si vous voulez, il s’agissait d’un sabotage d’essai, où nous avons testé la faisabilité, à l’aide d’outils. Nous voulions aussi que le sabotage soit le plus discret possible, de façon que le train n’ait pas le temps de s’arrêter.

Par ailleurs, il n’est pas sûr qu’un déraillement de train dans une zone aussi déserte soit relayé par les médias et nous n’avons pas la possibilité de l’observer de nos propres yeux. Par conséquent, nous avons décidé de publier le résultat de l’attaque « en l’état », dans le but de partager cette expérience avec d’autres groupes de guérilla.

Quelques aspects importants de cette action sont :

1) on a choisie une voie qui mène à une unité militaire, où aucun train civil ne circule, de manière à éviter des victimes innocentes. Nous recommandons d’utiliser wikimapia.org pour les trouver. On y voit des installations militaires qui ne sont pas visibles sur les cartes classiques. Vous pouvez également utiliser des cartes avec prises de vue par satellites, pour juger si une installation est « en service ». Par exemple, dans la base où mène la voie ferrée attaquée, vous pouvez voir un ensemble d’équipements militaires, dans des zones découvertes.

2) Cela a immédiatement entraîné des limites dans les actions possibles : sur ces lignes, les wagons sont tirés par des locomotives diesel, du coup il n’y a pas d’armoires de signalisation ni de lignes électriques. Le principal point d’attaque sont donc les rails eux-mêmes.

3) Nous avons démonté la partie qui relie les rails entre eux [l’éclisse ; NdAtt.] et dévissé les écrous qui fixent le rail aux traverses. Des outils de chantier normaux, des clés à molette d’une longueur de plus de 50 cm, se sont révélés suffisants pour cela. Une clé à molette est nécessaire aussi parce que le rail est fixé avec deux types d’écrous. Nous recommandons l’utilisation d’un lubrifiant pour faciliter le dévissage des écrous, car beaucoup d’entre eux sont rouillés et coincés.

4) Après, le rail peut être soulevé avec des leviers et déplacé sur le côté. Plus on en a dévissé, des écrous qui servent à fixer le rail aux traverses, plus il est facile de déplacer le rail.

Cette méthode s’est révélé tout à fait faisable et sûre et elle peut causer de gros dégâts aux forces armées de la Fédération de Russie. Nous recommandons à tout le monde de l’utiliser.




Source: Attaque.noblogs.org

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Dijon : Le carnaval sauvage redécore la ville

Publié le 2022-05-31 11:13:06

29 mai 2022
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extrait de France Bleu / samedi 28 mai 2022

Dans son sillage, le « carnaval sauvage  » des Lentillères de Dijon a laissé de drôles de traces. Deux jours après ce rassemblement de 400 personnes destiné à protester contre la « bétonisation » de la ville, le préfet s’indigne d’une floppée d’inscriptions sur les murs de la ville.


« Flic violeur assassin« , « Feu à Suquet » (le nom de la place où se situe le commissariat-NDLR), « Les prisons en feu, les matons au milieu » ou encore « 1 OPJ (officier de police judiciaire) 2 coups de fusil, un proc 3 coups de Glock (pistolet) »: au total 65 graffitis et inscriptions […].




Source: Attaque.noblogs.org

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Durham (USA) : Chacun.e de nous peut reproduire les petites vagues qui perturbent la gentrification

Publié le 2022-05-31 11:13:07

29 mai 2022
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Abolition Media / vendredi 27 mai 2022

Cette nuit, nous nous sommes faufilé.e.s sur le chantier de construction d’un complexe de maisons de luxe, à Durham (en Caroline du Nord). Nous avons utilisé une scie pour percer des trous dans la plomberie qui venait d’être posée et nous avons versé du béton dans le réservoir d’une tractopelle.

Nous écrivons ceci pour encourager celles/ceux d’entre vous qui vivent dans des endroits où la gentrification semble un monstre inarrêtable, à reproduire des méfaits, tard la nuit, allant dans le sens de sa disparition. Agissez pour interrompre le flux du développement, qui coule trop facilement en détruisant le potentiel de ce que nous pouvons créer d’autre. Chaque vague compte.




Source: Attaque.noblogs.org

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Saint-Étienne : Rebelote pour la permanence du député macroniste

Publié le 2022-05-31 11:13:08

29 mai 2022
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Le Progrès / vendredi 27 mai 2022

Après avoir été vandalisé dans la nuit de mardi à mercredi, le local de campagne de Jean-Michel Mis, candidat à sa succession dans la deuxième circonscription de la Loire, sous la bannière Ensemble ! Majorité présidentielle, a une nouvelle fois été ciblé.


Ce vendredi matin, les passants pouvaient constater que de la peinture rouge avait été projetée sur les vitres du local, situé au 15 avenue de la Libération, à Saint-Étienne.
Ce vendredi après-midi, Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances, est attendu à Saint-Étienne afin d’apporter son soutien à Jean-Michel Mis, Quentin Bataillon (candidat dans la première circonscription) et Shannon Seban (candidate dans la quatrième circonscription). […]
À la suite de l’acte de vandalisme perpétré sur le local de Jean-Michel Mis en début de semaine, Andrée Taurinya, candidate de la Nupes dans la deuxième circonscription, avait déclaré dans un communiqué : « Nous entendons, sur le terrain, la colère légitime de citoyens subissant depuis 5 ans mépris et humiliation de la part d’un gouvernement au service des plus riches, mais nous déplorons cet acte. »




Source: Attaque.noblogs.org

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MAP Toulouse, la photo (encore) au service du Grand Matabiau (et de la Tour Occitanie)

Publié le 2022-06-01 23:52:15

zbeulons leur inauguration, vendredi 3 juin 19h gare matabiau



L’année dernière le festival MAP Toulouse s’appropriait -avec l’aide de la Mairie et d’Europolia- les façades de l’avenue de Lyon pour y afficher ses photos, dans une grande opération de culture-washing de la gentrification [1].

Bien que le festival ait été acceuilli glacialement par les habitant-es de Bonnefoy, entre désintérêt, mépris, haine et dégoût, sabotage d’oeuvres, zbeulage de vernissage à coups d’oeufs remplis de peinture [2], les "artistes-prout" remettent le couvert.
Rien d’illogique, car après tout, l’acceuil du public, peu importe ! Le nerf de la guerre, c’est de continuer à toucher des subventions.

Et puisque pour MAP Toulouse, l’argent n’a pas d’odeur, peu importe que Europolia et la Mairie financent leurs photographies pour cacher, faire oublier la gentrification de tout un faubourg, la fermeture du centre de tri postal de Matabiau, symbole de la violente restructuration des PTT [3], la construction en lieu et place de la future Tour Occitanie, toute cette merde dont personne ne veut. Personne, sauf les riches, et leurs laquais, parfois graffeurs [4], ici photographes.

Cette année, donc, le festival MAP Toulouse prend possession de ce qui est présenté comme l’ancien centre de tri postal, un "lieu emblématique rempli de caractère et d’histoire". Mais quelle histoire exactement ? On n’apprendra pas au festival MAP que ce bâtiment là n’a servi de centre de tri que jusqu’à la construction du centre de tri que la plupart des toulousain-es ont connu, celui qui fût démoli en 2013. On n’apprendra pas l’histoire des luttes à la gare Matabiau, de celle contre les nazis jusqu’aux grandes grèves de 95 en passant par mai 68, on ne parlera pas du personnel roulant viré de matabiau par le Grand Matabiau.

Rien d’illogique cependant, puisque l’histoire, ça n’interesse pas ces gens là. Le fétichisme du monde ouvrier, ça oui. Le centre de tri postal, ça rappelle l’odeur de la toile des sacs de courrier mêlée à la sueur des ouvriers PTT qui les chargeaient dans les wagons. Ca appâte les bobos.

On en a ras-le-bol de ces artistes qui font la cour aux puissants pour ramasser les miettes de la gentrification et des restructurations du capitalisme, pendant que nous on en souffre, on en crève. C’est pourquoi nous appelons à s’attaquer à ce festival par tous les moyens possibles et imaginables

Nous vous invitons tout particulièrement à venir zbeuler leur inauguration, qui aura lieu le vendredi 3 juin à partir de 19h. Sont prévus un discours sur le parvis de la gare, l’ouverture des portes de l’espace "tri postal" (62bd Pierre Sémard, à l’angle du pont de la médiathèque), et une soirée à la guinquette Museau Musette (88 bd Pierre Sémard, l’ancienne maison des éclusiers).



Notes

[3Postes Télégraphes et Téléphones, qui a donné en 1990 France Télécom et La Poste

Soleymieu (Isère) : Une antenne-relais ravagée par le feu (c’est la deuxième dans le coin, ces derniers temps)

Publié le 2022-06-01 23:52:16

31 mai 2022
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Le Dauphiné Libéré / lundi 30 mai 2022

[…] Selon les informations du Dauphiné libéré, il était en environ 7 h 30 du matin, ce vendredi 27 mai, quand un employé du syndicat des eaux est alerté qu’un défaut électrique vient de survenir sur le réservoir d’eau situé sur les hauteurs du village. En arrivant sur place, chemin de la Roche, l’agent va rapidement comprendre que la défaillance électrique est en réalité l’incendie d’une antenne-relais située sur le même site : des flammes de plusieurs mètres de haut ravagent la clôture de l’installation ainsi que le pylône. Il alerte aussitôt les sapeurs-pompiers qui interviendront alors que le feu commençait à se propager à la végétation voisine.

Les gendarmes sont également prévenus. En raison de la sensibilité du site, les gendarmes de la brigade de recherches sont également envoyés sur place, avec le concours des techniciens en identification criminelle venus de Grenoble.

Aucun doute : l’incendie est d’origine criminelle. Les dégâts occasionnés sont très conséquents : plusieurs boîtiers situés au pied du pylône ont été détruits, tout comme les câbles sur plusieurs mètres de haut de cette antenne qui est partagée par plusieurs opérateurs de téléphonie mobile.

Cet incendie vient rappeler les faits déjà constatés courant janvier et février dans les Terres Froides : une même antenne à Flachères avait été incendiée par deux fois alors que des sabotages de même nature avaient été constatés sur le secteur du lac de Paladru. Des faits qui n’ont pas été élucidés pour le moment. Il y a quelques semaines, c’était une antenne à Saint-Chef qui avait été détruite à son tour. Et également en début de matinée, tout comme l’incendie de ce vendredi 27 mai à Soleymieu.




Source: Attaque.noblogs.org

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Sasso Marconi (Italie) : Deux antennes-relais incendiées

Publié le 2022-06-01 23:52:16

31 mai 2022
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Il Rovescio / mardi 31 mai 2022

« Guerre sociale contre la guerre de l’État », voici le tag laissé la nuit du 22 mai à proximité des deux antennes-relais incendiées, prés de Bologne. Un acte minimal d’insubordination active contre un État qui vit de guerres et de massacres indiscriminés et qui aujourd’hui accuse les anarchistes de massacres, qui livre des armes mais se présente comme porteur de paix, qui légitime la torture par le régime pénitentiaire 41 bis.

Nous agissons parce que, pendant deux ans, on nous a enfermé à la maison, par intermittence, nous faisant chanter et nous enlevant la possibilité de faire face aux éventements sur la base de nos libres choix. Tout cela pour que la machine à sous du capitalisme continue de fonctionner. Et aujourd’hui on trouve que les riches sont plus riches, les pauvres sont plus pauvres et la société est plus aliénante, plus prête à juger, plus méfiante. Maintenant, avec la guerre, cela arrive à nouveau : urgence, unité nationale, sacrifices, car les patrons, au delà de leur pays, doivent affirmer et faire valoir leurs intérêts, sur le dos de ceux qui sont sous les bombes, de ceux qui finissent en taule pour avoir protesté, de ceux qui s’appauvrissent.
Si on ne veut pas que la guerre qu’on nous mène transforme le monde en un endroit invivable, c’est l’heure de se bouger, de réagir et de frapper, de manière imprévisible aussi, parce qu’ils doivent savoir que, face à leurs plans, il y a des personnes qui ne veulent pas rester calmes et silencieuses.

Pour Anna, Juan et Alfredo.
Contre la torture de la prison et du 41 bis.
Pour tou.te.s les prisonnier.e.s qui luttent.




Source: Attaque.noblogs.org

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Saint-Laurent-la-Roche (Jura) : Les poteaux de la future antenne-relais ne tiennent pas debout

Publié le 2022-06-01 23:52:17

31 mai 2022
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Le Progrès / lundi 30 mai 2022

Une antenne-relais de téléphonie mobile est en cours d’installation à Saint-Laurent-la-Roche. Alors que la mise en service est prévue en fin d’année, des dégradations ont été commises sur le chantier. Pierre-Rémy Belperron, le maire de La Chailleuse, a accepté de faire le point sur le dossier.

Pourquoi une antenne relais va-t-elle être installée ?
« Elle est accordée dans le cadre d’un programme du gouvernement pour couvrir les zones blanches. En 2021, huit communes ont été éligibles dans le Jura, dont la Chailleuse pour le site de Saint-Laurent. »

Quelle est la procédure d’installation ?
« Un opérateur est désigné pour faire les travaux ; ici, c’est SFR. Il est tenu de mettre le relais en place dans un délai de dix-huit mois. Il prend contact avec la commune pour faire des essais de couverture. On ne met pas un relais où en a envie, quand on a envie. Nous avons validé un emplacement à une centaine de mètres derrière le foyer rural. Il couvre l’intégralité du site. »

À quelle date les travaux ont-ils démarré ?
« L’opérateur a déposé une demande de travaux le 21 janvier 2022. L’accord a été délivré le 21 février. Des travaux de terrassement ont été réalisés du 16 au 20 mai. Dans le week-end qui a suivi, tous les poteaux ont été descellés. L’entreprise est revenue le 23 mai. Ce week-end, un élu m’a signalé que les poteaux ont été une nouvelle fois descellés. Je vais donc me mettre en relation avec l’opérateur pour porter plainte, dès ce lundi. »

Pourquoi certains s’opposent-ils au projet ?
« Ce sont quelques individus limite anarchistes, qui ne respectent rien tout au long de l’année. Ils ont distribué des tracts anonymes dans les boîtes aux lettres entre le 26 et le 29 janvier, pour organiser une réunion le 30 janvier. Je m’y suis rendu avec huit élus. Il y avait environ une dizaine de personnes de ce collectif, et une quinzaine d’autres qui étaient très soucieuses que le relais ne se fasse pas. Les habitants sont en attente de ce relais. Le débit est très mauvais. » […]




Source: Attaque.noblogs.org

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Montréal (Canada) : Bon lundi matin RBC !

Publié le 2022-06-01 23:52:18

31 mai 2022
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Montréal Contre-information / mardi 31 mai 2022

Un petit rappel à RBC que nous ne les avons pas oublié ce lundi matin. Bon début de semaine!




Source: Attaque.noblogs.org

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Communiqué d’un collectif de squat de l’Ile-Saint-Denis

Publié le 2022-06-01 23:52:22

Le Théâtre Nout a été expulsé de manière inattendue le vendredi 27 mai aux alentours de 9h30 du matin. L’expulsion est advenue trois jours après avoir reçu le mail de notre avocate annonçant la volonté du propriétaire de se positionner sur un accord amiable : un départ volontaire le 30 juin, qui nous aurait permis de trouver calmement des solutions de relogement pour toustes les habitantes.



28 mai 2022

Le Théâtre Nout a été expulsé de manière inattendue le vendredi 27 mai aux alentours de 9h30 du matin. L’expulsion est advenue trois jours après avoir reçu le mail de notre avocate annonçant la volonté du propriétaire de se positionner sur un accord amiable : un départ volontaire le 30 juin, qui nous aurait permis de trouver calmement des solutions de relogement pour toustes les habitantes.

Cette opération d’expulsion s’est déroulée dans un soi-disant calme comme le dit la mairie dans son communiqué, obligeant les habitant.es à sortir du lieu en y laissant une partie de leurs affaires personnelles. Alors que le propriétaire affirmait vouloir réhabiliter le lieu pour offrir l’espace à des associations et artistes, c’est dans le chaos que les habitantes ont du se faufiler, 30 minutes durant, pour tenter de sauver quelques affaires. Sur le toit une société était en train de démolir certaines parties du lieu, faisant éclater verrière et tuiles. Ces opérations de destruction ont empêché d’une part aux habitantes de récupérer leurs affaires qui sont légalement censées être placées dans un hangar de stockage temporaire, mais aussi témoignent de la volonté des organismes décisionnaires de rendre ce lieu inhabitable et inaccessible. De plus, dans cet élan de destruction, les espaces adjacents se sont vu être détruis de la même manière, échappant de justesse à un accident puisque les personnes y travaillant n’étaient heureusement pas à l’intérieur à ce moment-là.

Ces lieux qui sont loués à des artistes sont à présent en lambeaux. Cette opération d’une violence exacerbée, qui a pu être observée tant par la police, le propriétaire que les services de la mairie à failli se prolonger sur celle du nouveau lieu occupé depuis le vendredi 20 mai. Se situant dans la même rue, les forces de police ont également tenté d’expulser ce dernier, d’une manière qui aurait donc été illégale. Le vandalisme communément attribué aux squatteureuses n’est qu’une formule stigmatisante qui ici a été explicitement employée par le propriétaire et celleux qui profitent de la spéculation de la propriété privée pour s’enrichir.

Le théâtre a reçu des critiques infondées encouragées par les représentant.e.s de la mairie et les ancien.nes employé.es de la municipalité. Ces propos qualifiaient d’une manière stigmatisante les habitant.es de simples squatteureuses, passant sous silence toute la dimension sociale et politique.
En effet, ce lieu a permis au collectif de créer des liens fort avec le voisinage, mettant en place des distributions à prix libre de fruits et légumes, des permanences et suivis juridique en droit des étranger.ères. Différents ateliers s’y sont également développés comme des ateliers collectifs de réparation de vélo, d’autodéfense féministe ainsi que des cantines et autres évènements de soutien à prix libre. Ce lieu a ouvert ses portes à différents collectifs leur permettant de s’y organiser et d’avoir accès à un espace que ces groupes n’auraient pas ou difficilement pu trouver ailleurs.

Les personnes qui ont pris le temps de passer au théâtre ont pu observer que les membres de ce collectif proviennent d’horizons très différents, ayant des besoins divers. Cet espace d’habitation hétéroclite a accueilli des personnes en situation de mal-logement ou en situation administrative précaire. Parmi elles, une famille composée de deux enfants s’est installée dans le théâtre, ainsi qu’une famille de nationalité polonaise ayant elle-même vécue une expulsion, et, s’étant retrouvée délaissée par les services de la municipalité. Initialement accompagnée au théâtre par une employée du CCAS, cette dernière s’est vu refuser toute prise en charge par la mairie ou le département durant un an et demi. N’obtenant aucun accès à une habitation adaptée à leurs besoins, iels ont été accueilli.es au théâtre. La récente solution de relogement à l’initiative de la mairie ne leur aura été opportunément proposée qu’une semaine avant l’expulsion du lieu. Cela illustre l’intérêt non assumé que la mairie pouvait bel et bien trouver dans les actions de ce collectif.

Différents propos affirmaient que le collectif du théâtre refusait d’accueillir ces personnes, alors que ce n’est évidemment pas le cas, et que de nombreux liens forts ont été créés avec les personnes qui le désiraient. Il est vrai que certaines personnes qui en avaient besoin n’ont pas pu être accueillies, d’une part car le théâtre était sous la menace d’une expulsion depuis fin mars, rendant tout accueil bien plus violent, et d’autre part car l’espace du lieu était limité. Ce lieu, reposant sur des moyens minimes, ne peut en aucun cas remplacer la collectivité locale ou l’état dans son devoir de subvenir aux besoins et apporter l’aide demandée aux personnes qui y font appel.

Ce lieu n’ayant pas les moyens équivalents de ceux que pourrait mobiliser un organisme étatique, que ce soit en termes de soutien médical, de présence pour des personnes ayant des troubles psychiques, voire de prise en charge des situations d’addiction, il ne peut en aucun cas être mis en parallèle avec l’action de ces organismes, qui sont payés et formés pour les réaliser.

Et pourtant, l’entraide autonome et l’autogestion développée autour de ce collectif est apparue comme plus viable que les potentielles actions de l’état.

Face aux mensonges et aux attaques injustes que nous subissons, nous revendiquons le droit de nous défendre publiquement.

Qu’au printemps fleurissent les squats !
Des habitant.es de l’Ile-Saint-Denis

Italie : Des nouvelles du procès suite à l’opération Bialystok

Publié le 2022-06-01 23:52:23

30 mai 2022
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Il Rovescio / mardi 17 mai 2022

Le procès en première instance qui a suivi l’opération répressive nommée « Bialystok », déclenchée le 12 juin 2020 par le ROS [Raggruppamento Operativo Speciale, qui s’occupe de criminalité organisée et de terrorisme ; NdAtt.] des Carabinieri, est en train, enfin, d’arriver à sa conclusion.

Le 5 mai, dans les salles du Palais de justice de Rome, il y a eu les plaidoyers des accusateurs, par lequel le procureur et les parties civiles ont exposé leurs conclusions par rapport à ce qui est ressorti des débats et ils ont demandé les condamnations.
Comme preuve du fait que les accusations se fondent sur des éléments qui sont tout sauf solides, le procureur Francesco Dell’Olio lui-même s’est distingué par un plaidoyer final nullement agressif, aux tons clownesques et même complaisants envers les inculpé.e.s, presque comme s’il voulait s’attirer l’approbation du public en fuyant ses responsabilités dans cette affaire répressive, où il n’est qu’une marionnette aux mais du ROS, et s’en est remis au jugement de la cour.

Les condamnations demandées par le parquet tiennent compte des jugements de deux cours de Cassation, auxquelles les inculpé.e.s avaient fait appel de leur détention préventive, qui avaient déclaré inconsistantes les accusations d’association avec finalité de terrorisme et/ou de subversion de l’ordre démocratique (art. 270 bis du Code pénal). Le proc’ a opté pour un déclassement en article 270 (association subversive) et a abandonné l’hypothèse de la finalité de terrorisme. Par conséquent, il a demandé de déclasser aussi l’accusation de « provocation à des actes contre l’État et les institutions » (art. 302) en « provocation aux crimes et délits » (art. 414).
En plus, le proc’ lui-même a demandé l’acquittement pour les personnes inculpées pour résistance, suite à un rassemblement en défense d’une maison squattée, sous expulsion.

La circonstance aggravante de terrorisme a par contre été confirmée pour l’inculpé qui est accusé de l’incendie de quelques voitures du service d’autopartage d’Eni (le géant italien du pétrole et de l’énergie). Selon le parquet, celui-ci aurait agi en toute connaissance de la campagne d’intimidation que des anarchistes mènent contre cette société depuis quelques années. En plus, il a argumenté que des voitures incendiées dans la rue auraient pourraient porter atteinte à des personnes, même s’il n’y a aucun exemple d’une situation de ce genre qui aurait été provoqué par un incendie de voitures.

Le même raisonnement a été fait pour l’inculpé accusé de l’attaque explosive contre la caserne des Carabinieri de San Giovanni, à Rome, pour lequel l’accusation d’attentat avec finalité de terrorisme et/ou de subversion de l’ordre démocratique (art. 280) a été confirmée.

Le condamnations demandées sont : 7 ans pour les trois personnes inculpées d’avoir promu l’association subversive, 5 ans pour une personne accusée d’avoir participé à cette association, 8 ans et 8 mois pour l’inculpé accusé d’avoir participé à cette association et de l’attentat, 7 ans et 4 mois pour l’inculpé accusé de l’incendie des voitures, avec finalité de terrorisme, mais qui n’a pas été considéré comme participant à l’association.

Après que le parquet a demandé les condamnations, les parties civiles, plus précisément Eni et Automotive SpA (l’entreprise qui gérait le servie d’autopartage à l’époque), la Présidence du conseil des ministres et les ministères de l’Intérieur et de la Défense, représentés par leurs avocats respectifs, se sont exprimées en faveur d’une condamnation. Étant donné que dans ce petit spectacle théâtrale ils jouent le rôle de victimes, ils ont donc fait leurs requêtes d’indemnisations : l’avocat de l’État demande 250 000 euros, tandis qu’Eni et Automotive ont demandé 100 000 euros chacun, pour les dommages économiques et d’image.
L’avocate de ces deux sociétés, Scilla Malagodi, a été particulièrement zélée dans ses demandes de condamnations ; elle s’est prodiguée dans une reconstruction des motivations de la condamnation de l’inculpé accusé de l’incendie des voitures, qui a été encore plus détaillée et vibrante que celle du procureur.

Les audience conclusives auront lieu le 12, 15, 20 et 29 septembre ; il y aura les plaidoyers de la défense, d’éventuelles répliques et la sentence.

Par cette occasion, on signale que la caisse destinée à couvrir les frais de défense se trouve en grande difficulté, à cause de l’importance des coûts liés au procès ; du coup on invite à renouveler les efforts pour le soutien économique des inculpé.e.s.

Pour des virements :
Titulaire : Pietro Rosetti
Code IBAN: IT40B3608105138206892206896
Codice SWIFT/BIC: BPPIITRRXXX

Nous tenons, en plus, à envoyer une salutation chaleureuse à celles/ceux qui sont enfermé.e.s ou persécuté.e.s pour des gestes et des mots inhérents à notre lutte commune pour la liberté totale, en particulier au prisonnier anarchiste Alfredo Cospito, transféré depuis peu en régime de détention 41 bis, une forme ultérieure de vengeance de la part de l’État face à son attitude indomptable et ses contributions continuelles au débat anarchiste.

QUE VIVE L’ANARCHIE, TOUJOURS !




Source: Attaque.noblogs.org

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Cantine le 4 juin midi en solidarité avec les condamnés pour la voiture de keuf brûlée en 2016

Publié le 2022-06-04 18:07:38

Repas solidaire samedi 4 juin, midi. Le 18 mai 2016 une voiture de police est attaquée et brûlée à Paris.
Après des années la répression continue pour les condamnés de l’affaire. C’est pourquoi nous vous convions à venir en soutien.



Rappel,
Le 18 mai 2016 à Paris une voiture de police est attaquée et brûlée par plusieurs personnes refoulées des abords de la place de la République. 
Ce jour, un rassemblement « contre la haine anti-flic » y avait lieu à l’appel du syndicat policier Alliance notamment.

Rassemblement jugé malvenu par de nombreuses personnes, empêchées d’aller s’expliquer, protester, perturber, annuler le rendez-vous pro-police ou réoccuper l’espace, celui du mouvement « Nuit debout » et parallèlement de formes de répressions, policières entre autres, synchroniques.

Suite à cette attaque, plusieurs personnes, 8 au moins, seront arrêtées et jugées.
Aujourd’hui, après gardes à vues, bracelets électroniques, taules, assignations à résidence, rendez-vous chez les conseillers pénitentiaires d’insertion-probation, obligations diverses, interdictions variées, le trésor public et le fonds de garantie d’indemnisation des victimes réclament des sous pour l’État et les forces de l’ordre.

C’est pour ça que nous sollicitons votre soutien face à la répression qui continue, même des années après.

En vous conviant à un repas solidaire le samedi 4 juin 2022, de 12h à 14h30 à la Pagaille, 15 rue Ernest Renan, Ivry sur Seine.

Saint-Étienne : Le PS reçoit de la visite

Publié le 2022-06-04 18:07:39

2 juin 2022
Par Attaque (source)
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Le Progrès / mercredi 1er juin 2022

Ce mercredi matin, les bénévoles socialistes ont fait le triste constat de la dégradation du local de la Fédération du Parti Socialiste de la Loire, rue du Midi à Saint-Etienne. Un deuxième acte de vandalisme après des événements similaires survenus le 19 mai dernier.

« On avait déposé une main courante à ce moment-là », indique Johann Cesa, premier secrétaire fédéral. « Après le gros saccage de 2016, on avait sécurisé le local avec des grilles un peu partout à l’extérieur et des barreaux aux fenêtres », informe Johann Cesa. Des mesures qui n’ont pas empêché de nouvelles dégradations : la plaque du parti a été arrachée, le rideau métallique endommagé, plusieurs sortes de détritus dont du sable ont été déposés à l’entrée…

Un acte de vandalisme qui intervient après celui qui avait touché les locaux de Renaissance, le 25 mai dernier.




Source: Attaque.noblogs.org

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Un rendez vous pour lutter contre les frontières

Publié le 2022-06-04 18:07:43

Nous décidons de nous saisir de la question des frontières (et d’autres
choses) parce que nous considérons qu’un monde découpé en petits
morceaux de territoires est invivable.