Information sur l’arrestation d’une compagnonne anarchiste accusée de dégradations contre le siège national de VOX à Madrid
Le 25 avril dernier, une compagnonne a été arrêtée puis remise en liberté avec des charges de dégradations contre le siège national de VOX à Madrid. La presse bourgeoise s’est fait relativement écho de cette nouvelle [attaque des vitres du rez-de-chaussée à coups de marteaux].
Au-delà de l’innocence ou de la culpabilité, faisons bloc pour défendre nos compagnons et compagnonnes. La lutte est dans la rue, toujours, et pas au parlement et autres institutions de l’Etat. En avant, action directe contre leurs partis et les responsables de notre exploitation et de notre misère, contre le fascisme et la démocratie !
Solidarité et lutte
Quelques anarchistes solidaires
P.S: saluts solidaires aux compas italien-ne-s en grève de la faim et aux compagnonnes arrêtées le 13 mai dernier au cours d’une nouvelle opération antiterroriste
[Traduction de l’espagnol de contramadriz, 09.06.2019]
A Nicopolis, au sein de la plus importante zone d’activité industrielle et économique du Centre Var (2500 emplois), un nœud de raccordement d’abonnés a été incendié dans la nuit de lundi 3 au mardi 4 juin 2019.
600 clients dont de très grosses entreprises sont privés de réseaux fixe, d’Internet, de mobile, a fait savoir l’opérateur Orange, qui a déposé plainte ce mardi. Les habitants de la ville voisine de Flassans (3500 habitants) sont également concernés. Ils devraient retrouver l’internet d’ici à ce mardi soir.
Pour les clients de Nicopolis, les réparations sont plus complexes. Ils devraient retrouver leurs services d’ici à la fin de la semaine. D’après les premiers éléments, le feu aurait été déclenché intentionnellement.
En effet, cette même nuit entre minuit et six heures du matin, une vingtaine de personnes ont bloqué la circulation autour de l’entrée de la zone d’activités. Une enquête de gendarmerie est en cours.
Les câbles de frein de quelques dizaines de scooters électriques en libre-service à Paris ont été sectionnés, a-t-on appris vendredi 8 juin auprès des sociétés Cityscoot et COUP.
La première a constaté des coupures de câbles actionnant le démarrage et le frein arrière sur « moins de 1% » de sa flotte de 4.000 scooters à Paris. Sa concurrente, COUP (1.700 scooters dans la capitale), a aussi indiqué avoir constaté que les câbles de freinage avaient été coupés sur une quinzaine de ses deux-roues.
Par précaution, cette filiale de l’équipementier automobile allemand Bosch a décidé de désactiver temporairement son service à Paris pour passer en revue l’ensemble de ses scooters et leur système de freinage « dans les plus brefs délais », selon un communiqué.
Tous les comptes rendus des comparutions immédiates récentes en lien avec le mouvement des gilets jaunes sont sur le blog de la défense collective toulouse
Mercredi 5 juin :
Une audience de 4 personnes
Participation à un groupement en vue de preparation de violences contre les personnes ou degradation de biens, detention de substance ou produit incendiaire ou explosif en vue de preparer une destruction,degradation ou atteinte aux personnes, transport de substance ou produit incendiaire ou explosif en vue de preparer une destruction, degradation ou atteinte aux personnes.
4 personnes se sont fait interpeller le samedi 15 decembre autour de 9h du matin. Dans leur voiture sont trouvés différentes choses : des petits fumigènes et petards (pas puissants du tout) des allume feu, des lunettes de piscine, masques pour respirer ainsi que du materiel de bricolage. Ils ont été envoyés en garde à vue puis libérés le soir après les derniers trains qui les ramenent chez eux ( avec les galère que ca implique) et tout est saisi , y compris la voiture (qui étaient en leasing).
Les personnes expliquent toutes que les éléments qu’elles ont dans la voiture étaient soit pour se protéger des gaz lacrymogène, soit des choses qu’elles comptaient laisser dans la voiture car ca leur sert pour leur travail de vigneron (materiel brico).
L’avis du juge et du proc était déjà fait : malgré l’absence totale d’elements materiels montrant une intention de degrader des biens etc. le proc demande des peines de sursis pour 3 des 4 personnes , et une peine de ferme pour la quatrième personne. Car la 4ème personne avait une peine de prison à son casier et le proc a jugé qu’elle n’était pas eligible au sursis.
Comme d’habitude la juge et le proc n’avaient aucune sorte de respect envers les personnes (insultes gratuites ‘vous n’etes pas intelligents, pas courageux, pas solidaires’).
L’avocat plaidera la relaxe car le délit n’est pas constitué materiellement, aucun fait n’est visé, les objets qui leurs sont reprochés ils ne les ont même jamais tenu dans leurs mains ou sorti de la voiture.
Il souligne que de toute façon les décisions rendues contre les gilets jaunes étaient purement de l’ordre politique et que l’idée était d’êtr dur envers les gilets jaunes quels que soient les faits.
Le juge les condamnera tous à une interdiction de manifester pendant un an en haute garonne, interdiction de port d’arme pendant 5 ans.
2 à 3 mois de sursis pour les 3 personnes qui n’avaient pas de casier.
3 mois fermes pour la quatrième personnes.
La voiture sera enfin restituée.
La juge précise à la fin de l’audience que pour deux personnes , qui avaient été incarcérées préventivement pendant 3 mois et 3 mois et demi pour l’affaire du péage de Bessan (instruction en cours), à la moindre garde à vue ce serait la prison car la juge les qualifiera de “gibier de comparution immédiate”. Cela montre bien la volonté de traque et d’abbatage de la justice, et leur tentative de faire peur aux gens pour les forcer à rentrer dans le rang
Le 06/06/2019
Une personne, non présente lors du procès et représentée par son avocat.
Accusé de violences sur PDAP n’ayant pas entraîné d’ITT, et de participation à un groupement en vue de commettre des dégradations ou des violences, pour des faits datant du 15 décembre 2018.
Un filc s’est porté partie civile, .
Relaxé pour la participation à un groupement, et coupable pour violences sur PDAP : il est condamné à 2 mois de prison avec sursis, ainsi qu’à une interdiction de port d’arme pendant 5 ans, et à 600 + 300 euros de dommages.
Une personne accusée de violences sur PDAP n’ayant pas entraîné d’ITT, et de participation à un groupement en vue de commettre des dégradations ou des violences, pour des faits datant du 15 décembre 2018. Pas de partie civile.
On lui reproche d’avoir été l’auteur de jets de projectiles (pierres et pétards) en direction des forces de l’ordre, il aurait été identifié par un des flics qui ont procédé à l’interpellation vers 18h15 juste après les faits.
Lui nie les faits, il explique s’être retrouvé à l’avant de la manif un peu par hasard, ne pas s’être rendu compte de la situation car il cherchait simplement à s’éloigner de la manifestation. Il n’a pas non plus entendu de sommation.
Son casier est vierge.
Le réquisitoire du procureur insiste sur le fait que le cadre était davantage émeutier que de l’ordre d’une manifestation pacifique, et sur le fait qu’un flic qui reçoit un projectile n’est pas dans l’obligation de faire une sommation. Mais, étant donné qu’il n’y a pas d’éléments qui prouvent qu’il s’agissait bien de lui, il demande la relaxe.
Le plaidoyer de l’avocate insistera sur le manque d’éléments pour les deux infractions : même sur une vidéo, on ne peut pas clairement l’identifier. Elle dira également que le moment de dispersion d’une manif est un moment critique où il est parfois difficile d’évacuer les lieux même en étant de bonne volonté. Il a de plus respecté son contrôle judiciaire, il était au chomage au moment de l’interpellation et travaille en intérim depuis.
Rendu : relaxé.
Le terme Femme* est de plus en plus utilisé ces derniers temps et il nous semble urgent d’ouvrir le débat afin qu’il ne s’impose pas sans qu’il y’ait eu une vraie discussion sur les enjeux qu’il représente.
En effet ces dernières années ce terme est apparu dans une tentative d’englober toutes les personnes concernées par les opressions patriarcales, notamment lors des moments de lutte comme la grève féministe du 14 juin et à plusieurs reprises dans des textes d’analyse ou de revendication d’actions, notamment sur renverse.co. ainsi que par des syndicats ou encore le festival "Les Créatives" qui se dit « féminin et féministe ».
Si ce terme semble au premier abord représenter une amélioration par rapport à des termes tels que "femme", "réservé aux femmes", "féminin" etc. Il ne fait, selon nous, que reproduire des oppressions et invisibiliser encore une fois les personnes trans et non-binaires.
Or il nous semble que le féminisme en ce moment est une lutte forte, visible, qui devient incontournable et nous pensons que nous sommes à un tournant ou nous ne devons laisser personne derrière. Mais nous voyons bien que le féminisme qui reçoit le plus d’attention ne visibilise pas ou peu les personnes racisées, trans* et non-binaires. Nous ne devons pas nous laisser devenir un instrument du patriarcat pour marginaliser les autres revendications.
Nous pensons que le maintien de la binarité de genre est un outil du patriarcat. Les trans*phobies et les violences envers les personnes non-binaires sont donc des oppressions patriarcales, au même titre que l’inégalité salariale entre les genres, mais nous ne voulons pas débattre de cela. Il s’agit ici de considérer l’existence et la légitimité des personnes trans* et non binaires au sein les luttes féministes et d’affirmer que nous avons besoin d’elleux dans les rangs de nos camarades de lutte (n’oublions pas qu’iels sont des milliers). Au même titre qu’elleux ont besoin d’espaces d’organisation et de revendication dans lesquels iels se sentent légitimes.
Nous ne devons pas leur demander de faire l’effort de se sentir inclu.x.e.s, c’est à nous de tout faire pour que ce soit le cas et nous ne pouvons pas nous permettre de raccourcis comme le terme Femme*. Ni de décider pour elleux ce qu’iels doivent accepter ou non. On ne va pas développer ici sur le consentement, on sait que vous connaissez.
Si nous disons raccourci c’est que nous comprenons Femme* comme une tentative inaboutie d’inclure toutes les personnes subissant le patriarcat. Nous pensons que l’objectif est manqué dès lors que les personnes non binaires et trans*masculines ne peuvent pas s’y reconnaître. Mais ce qui est plus grave, c’est de ne pas prendre en compte les raisons de l’impossibilité pour ces personnes de s’y reconnaître.
En effet, vivre une identité trans* masculine ou non-binaire c’est lutter tous les jours pour ne pas être appelé.x.e / lu comme femme et être discriminé.x. de manière souvent très violente pour cela. De plus, vivre une transition c’est passer par un processus extrêmement lourd et complexe, mais les personnes concernées en parleront mieux que nous cf. bibliographie en fin de page.
Nous ne pouvons donc pas demander à ces personnes de se reconnaître Femme(*) pour participer à nos moments féministes.
Nous imaginons bien que ces questions on fait longuement débat au sein des différentes entités syndicales, militantes ou culturelles, nous en avons eu des échos. Voici quelques pistes de réflexion, sous forme de FAQ(1), au sujet de ces débats et pourquoi nous pensons qu’à l’heure actuelle, ils manquent de pertinence et produisent des expressions et des mouvements excluants :
1. Il n’y a pas beaucoup de personnes trans* et non-binaires, faut-il vraiment changer tout notre vocabulaire pour les inclure ?
Tant que ces identités sont invisibilisées et exclues, vous ne verrez pas beaucoup de personnes concernées dans vos débats et ces personnes ne se sentiront probablement pas à l’aise de se situer en tant que personnes trans* ou non-binaires dans ces contextes. Il y a tellement de dangers, de violences et de micro-aggressions liés à ces identités qu’elles sont actuellement souvent vécues dans l’ombre. Les personnes trans* et non-binaires sont nombreuses mais très souvent discrètes, par simple instinct de survie. Ce n’est pas parce que vous ne voyez pas ces personnes qu’elles ne sont pas là. Le plus vos mouvements, vos mots et vos revendications seront inclusives, le plus vous vous en rendrez compte ! Il est donc plus que nécéssaire de changer tout notre vocabulaire.
2. L’avis de tout le monde est-il vraiment intéressant ou pertinent ?
On pense aux débats autour de ces questions : qui les tient ? qui prend la parole ? qui donne son avis ? Tout le monde semble avoir une position sur le féminisme et ses outils de luttes : sur les réseaux sociaux, dans les réunions, sur les plateaux télé, on peut lire et entendre une multitude de voix sur tous les sujets possibles et imaginables. Ces voix sont-elles toutes intéressantes, informées et légitimes ? Nous ne pensons pas. Cela semble assez évident que les personnes concerné.x.e.s par une oppressions ont le plus à apporter à son propos. En effet, leur expérience personnelle leur en donne une expertise de premier ordre. Si ces personnes ne sont pas présentes dans vos espaces de débat, c’est que ces espaces restent hostiles. Si vous voulez leurs avis mais que vous ne savez pas où les trouver, vous pouvez aller chercher sur internet, par exemple. Cet outil regorge de super ressources écrites par des personnes et des collectifs brillantissimes. On vous met une brève bibliographie en-bas ! Donc la prochaine fois que le débat porte sur des questions au sujet desquelles il n’y a aucune personne concernée présente, rappelez vous de faire un travail de recherche et d’écoute afin de saisir les enjeux qui vont forcément vous échapper.
3. Mais, les hommes trans* on-t’ils vraiment leur place parmis les femmes ?
Certaines féministes considèrent réellement que les femmes trans* seraient des infiltrées et les hommes trans* des traîtres. Ces propos, qui s’adressent à des personnes étant probablement venues chercher un soutien souvent vital au sein du millieu féministe, sont d’une violence inouïe. Sans aller jusque là, certaines personnes se sentent confuses quand il s’agit d’identifier des intérêts communs entre les luttes des femmes-cis et celles des personnes trans* et non-binaires. Bien sûr que parfois, nous ne nous battons pas sur les mêmes fronts, mais n’oublions pas que nous avons un but en commun qui est la destruction du patriarcat et du capitalisme et que pour cela, nous ne pouvons nous passer de construire un maximum de solidarités. Chaques fois que nous menons une lutte, nous grignotons par un côté différent un peu de la machine qui nous oppresse. Quel échec si ce faisant nous oppressons ou excluons d’autres personnes.
4. Les transidentités et les identités non-binaires sont elles trop compliquées à comprendre pour des personnes allophones ou sans formation supérieure ?
Nous ne pensons pas que la bienveillance et la capacité à apprécier des personnes différentes de soi sont des caractéristiques réservées aux classes aisées ou aux personnes occidentales. (l’histoire à prouvé le contraire à de nombreuses reprises)
Aussi, ces identités ne sont pas réservées aux bourgeois et aux personnes universitaires, il y’a des personnes trans* et non-binaires dans toutes les classes sociales et partout dans le monde. Enfin il y’a des personnes très diplômées qui refusent de comprendre et continuent à perpetuer de la transphobie.
Par ailleurs, que penser d’un mouvement comme la grève féministe, qui se bat pour de meilleures conditions de travail pour les personnes subissant le patriarcat sans se donner la peine de fournir de l’information à ses membres sur toutes les catégories de travailleur.x.euse.s impactéx.e.s par les violences patriarcales au travail ?
Il nous semble pourtant que nombre des personnes/ collectifs constituant l’organisation de cette grêve disposent justement de ressources permettant de fournir un travail d’approfondissement et d’information. Si ce travail avait été fait en amont par les groupes féministes qui ont un pouvoir au niveau institutionnel, la question n’aurait même pas eu à se poser.
5. Pourquoi est-ce si compliqué d’écrire “femmes, personnes trans* et personnes non-binaires” sur nos flyers ?
Vous ne trouvez peut-être pas la formule accrocheuse, mais elle est nécéssaire tant que nous n’aurons pas trouvé un beau nom court et pratique qui nous incluera tout.e.x.s dans la joie et la solidarité féministe.
Nous ne pensons pas avoir répondu à toutes les questions que soulève l’utilisation de Femme* et nous pensons qu’il y’a vraiment besoin d’avancer sur le sujet, c’est pourquoi nous nous rendons disponible pour en parler avec celleux qui en auraient envie.
Malgrés ces points qui méritaient d’être soulevés, nous soutenons la grêve féministe et serons présent.e.x.s à la marche.
Rejoingnez nous au sein du bloc révolutionnaire en mixité choisie sans hommes cisgenres, à 16h au skate park ! Et surtout, n’oubliez pas d’amener vos plus belles pancartes, slogans et banderoles transinclusives.
Profitons de l’occasion pour montrer notre solidarité avec les luttes des personnes trans* et non binaires !
Quelques personnes du collectif 8 mars.
(nous joindre : 8marsgeneve@gmail.com)
(1) FAQ : Anglicisme “frequently asked questions” : Les questions que l’on pose souvent.
Quelques articles à consulter pour commencer :
La rubrique “écriture” du site de l’artiste et activiste Alok Vaid Menon. Cette personne est tout simplement brillante et magique, on peut comprendre beaucoup de choses en lisant ses écrits.
Tôt dimanche 9 juin 2019, une antenne de téléphonie mobile a été incendiée à Denens, dans le canton de Vaud. Un local technique et les câbles du mât métallique ont été détruits par les flammes. Aucun doute pour les enquêteurs: il s’agit bien d’un acte volontaire.
Les portes-paroles de l’entreprise SALT ont dit peu de choses sur cet incendie et ses répercussions. Toutefois, l’opérateur prévoit d’introduire sur son réseau la technologie 5G en deuxième partie de 2019.
Vers 5h, un citoyen s’est fait sortir de son sommeil par le bruit des explosions liées à l’incendie et a appelé les flics et les pompiers, qui sont très vite intervenus pour limiter les dégâts. Cette antenne située en bordure de route entre Lausanne et Genève, est utilisée par deux opérateurs de téléphonie mobile: Swisscom et Salt.
Il y a un mois environ, des boulons avaient été dévissés de la structure métallique de cette même antenne.
Ci-dessous l’article de RTS.ch, 10.06.2019 :
« Une forte détonation a retenti vers 05h00 dimanche matin, faisant exploser le local, tandis que le feu a endommagé les câbles et une partie du mât. Aucun blessé n’est à déplorer. La piste criminelle est privilégiée par la police vaudoise, même si aucun message de revendication n’a été trouvé sur place. La même antenne avait par contre fait l’objet d’un acte de vandalisme, il y a un mois environ. Des boulons avaient été dévissés, a confirmé le porte-parole de la police Arnold Poot à la RTS.
Le syndic de Denens, Bernard Perrey, est surpris: « Cette antenne ne fait l’objet d’aucune discussion dans la commune ». La 5G, tant débattue, n’y était pas installée et aucune mise à l’enquête allant dans ce sens était en cours. Le local qui a explosé est complètement détruit, précise la police dans un communiqué. L’antenne était partagée par Swisscom et Salt. La procureure de service a ouvert une enquête pénale, confiant les investigations aux inspecteurs de la police de sûreté. […] »
Trois mois après l’attaque de deux surveillants par un détenu radicalisé, une nouvelle prise d’otage était en cours mardi soir à la prison de Condé-Sur-Sarthe (Orne), menée par un « champion de la prise d’otage carcérale », Francis Dorffer, qui retenait deux surveillants.
Les surveillants ont été pris en otages au moment des repas entre 18H30 et 19H00Une équipe régionale d’intervention et de sécurité (ERIS) et , une unité du Raid est arrivée peu avant 22H00 avec trois hélicoptères. Une vingtaine de gardiens de prison se trouvaient devant le bâtiment dont l’accès est protégé par la police, a constaté un photographe de l’AFP.
Selon plusieurs syndicats de surveillants, Francis Dorffer, né en 1984,..Incarcéré à 16 ans pour une courte peine à la suite d’un vol avec violence, il n’est depuis jamais sorti de prison. Il a écopé de 30 ans pour le meurtre d’un codétenu, puis a été à plusieurs fois condamné pour des séquestrations de personnel en prison. Le prisonnier agirait pour demander un transfert, afin d’être plus proche de sa famille a précisé un surveillant
des médias
–
* un petit lexique :le mot prisonnier est plus adapté que le mot détenu , On ne détient que les objets
Dans la nuit de lundi à mardi 11 juin, dix véhicules ont été incendiés sur le parking privé du siège de la direction régionale d’Enedis à Albi (Tarn), dans le parc d’activités Innoprod. Un coûteux camion Nacelle qui fait partie des engins utilisés dans le cadre de la FIRE (Force d’Intervention Rapide) a aussi été détruit par les flammes. Il y a eu plusieurs départs de feu.
« Dans le détail, 9 véhicules d’intervention et un camion nacelle ont été complètement brûlés. 3 autres véhicules dont un fourgon ont été endommagés.
Coût total des dégâts : 400 000 euros. » (France 3 Occitanie, 12.06.2019)
Douze pompiers sont intervenus vers 4 heures du matin avec deux véhicules. Ce n’est qu’au bout de deux heures, qu’ils ont réussi à éteindre les flammes. Des faits similaires (dixit La Dépêche qui suit le mouv) ont visé précédemment des sites Enedis à Grenoble, Crest, Limoges, Paris, Besançon (et là) et Foix (la revendication).
Ce sabotage incendiaire a été revendiqué ce mercredi 12 juin 2019 sur indymedia Nantes (« Petite note sur un incendie à ALBI ») :
Dans une bruine nocturne jaunie par la ville, un bâtiment de verre, des bureaux allumés. Des individu.es s’introduisent dans l’enceinte grillagée. Parking. D’une série de pas flippés s’efforcant d’être lestes, iels brûlent bon nombre de véhicules ENEDIS. Des explosions éparses dans des plis de métal, une retraite à la hâte dans les blés gorgés d’eau. Flammes à l’ouvrage, intempérie suspendue
Alfredo Cospito, en prison à Ferrare, a perdu 11 kg, plus ou moins, mais puisqu’il était en surpoids avant, il ne va pas mal, mais il perd beaucoup de poids.
Stecco (Luca Dolce) le compagnon détenu dans la même prison à Ferrare, a lui aussi perdu 9 kg.
L’avocat qui a vu Marco Bisesti à la prison d’Alessandria a fait savoir que le compagnon a perdu 9 kg, ce qui fait beaucoup au vu du poid qu’il faisait auparavant.
Ils n’ont pas l’intention de laisser tomber tant que les compagnonnes ne s’arrêtent pas.
La compagnonne Anna Beniamino, à la prison de l’Aquila a aussi perdu quelques kilos de plus depuis le dernier parloir de mercredi dernier.
Aucun des compagnons cités ne prend du sucre. Quant à Alfredo, il dit que ce n’est pas une question de principe, mais de santé, parce que les sucres pourraient lui faire mal, mais il fait savoir que quand il commencera à se sentir mal, il commencera à en prendre.
En revenche, c’est une nouvelle qui date d’il y a quelques jours, Ghespe au septième jour de la grève avait perdu jusqu’à six kilos (atteignant ainsi 61 kg), mais malgré la fatigue physique, il va bien et est déterminé à continuer.
La situation commence à être sérieuse.
Tous/toutes demandent des nouvelles sur les autres compagnons et compagnonnes en grève de la faim.
Depuis anarhija.info
Ghespe interrompt sa grève de la faim
Ghespe, a interrompu la grève de la faim, le lundi 10 juin, il pesait alors 59 kg. Qui a pu communiquer avec lui mercredi, fait savoir qu’il était déjà un peu mieux, qu’il a recommencé à s’entraîner, il envoie de la force [« forza » litt.] aux compagnons qui continuent la grève.
Madda aussi en grève de la faim
Dans une lettre de Madda du 8/06 depuis la prison de Uta (arrivée le 14 juin à la Caisse Antirépression des Alpes Occidentales) : “Moi aussi j’envoie une accolade à Anna et Silvia, en faisant une grève de la faim pendant les journées du 10, 11 et 12 juin, en solidarité avec leur protestation contre les conditions de détention auxquelles elles sont soumises.
Contre les régimes différenciés et toute forme d’isolement!
Le coeur serré pour tous les rebelles de partout, avec ceux qui essayent de garder leur dignité et ceux qui se battent pour la vraie liberté!
Une salutation à tou.te.s les compas!
Une accolade pour la liberté!”
46 personnes sont mises en cause pour toute une série d’accusations concernant des épisodes de lutte dans le Salento (région des Pouilles, sud-est) courant 2017 et 2018, allant des manifestations sauvages, au blocage du chantier de San Basilio, à Melendugno début 2018, ou encore des dégradations du siège du TAP*.
Les accusations sont entre autres, outrage et rébellion, menaces ou violence envers un agent public, interruption de service publique, tags, jet de peinture, violences et dégradations, ou encore d’avoir voulu empêcher un photographe de prendre des photos lors d’une manifestation (au total 78 chefs d’inculpation sont tombés). L’enquête a été clôturé par le procureur adjoint Guglielmo Cataldi et la substitut du procureur Maria Consolata Moschettini.
Les journaux locaux fidèles à leurs habitudes n’ont pas attendu une seconde pour balancer les noms, prénoms, âges et lieux de résidence des personnes accusées avant même que les tribunaux ne commencent leur sale travail.
Reformulé depuis leur presse
* Le TAP (Trans Adriatic Pipeline), est un projet de gazoduc ayant pour objet de transporter vers le marché européen le gaz naturel de la mer Caspienne (Azerbaïdjan), vers les marchés occidentaux en passant par la Grèce, l’Albanie et la mer Adriatique jusqu’en Italie.
Ce n’est plus un secret pour personne : l’État canadien a décidé d’investir plus de 56 M$ de dollars pour enfermer des centaines de personnes dans sa toute nouvelle prison migrante en cours de construction à Laval. Le 7 juin dernier nous avons décidé de nous réapproprié ce lieu de souffrance et de deuil afin d’en faire une terre d’espoir et de vie.
Grâce à un don de semences biologiques d’une coopérative agricole québécoise, nous avons semé 490 kg de l’avoine, des pois et des fèves sur les 23 700 mètres carrés du site de construction. Nous espérons ainsi poursuivre les efforts qui sont actuellement déployés par d’autres membres de la communauté. Nous désirons également inspirer d’autres actions visant à bloquer la construction de cet édifice et encourager à la réappropriation collective de ce lieu pour les fins communautaires. Ni prisons, ni frontières !
Rappelons quelques éléments :
En 2017, le Canada détenait près de six milles personnes migrantes, dont 162 mineur·e·s, dans différents types d’institutions carcérales.
La construction de la nouvelle prison à Laval fait parti d’un investissement de 138 M$ de dollars annoncé en 2016 par le gouvernement fédéral dans le cadre du nouveau Cadre national de détention liée à l’immigration (CNDLI). De ce montant, 122 M$ serviront à la construction de prisons pour migrant·e·s. À l’heure actuelle, les firmes québécoises Lemay et Groupe A ont signés des contrats d’une valeur de 5 M$ pour construire la prison de Laval. Le nom de l’entrepreneur général sera annoncé prochainement.
Véritable coup de marketing social, le CNDLI a été élaboré afin de déplacer la discussion sur la légitimité même de la détention de personnes migrantes vers les conditions de détention. Ainsi, le gouvernement fédéral se targue de construire une prison qui n’a pas l’air d’une prison.
Les personnes détenues vivent généralement plusieurs violences physiques et psychologiques aux mains des agent·e·s de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC). Depuis 2000, au moins seize personnes sont mortes alors qu’elles étaient détenues par l’ASFC.
Pourquoi nous nous opposons cette prison ?
La machinerie étatique canadienne est depuis longtemps au service d’élites économiques dont le seul objectif est, avec la complicité des gouvernements, d’exploiter les ressources des peuples autochtones d’ici et des pays du Sud jusqu’à l’épuisement de toute forme de vie et de richesse. Nul n’est sans savoir aujourd’hui les violences (meurtres, viols collectifs, évictions forcées, etc) et les ingérences politiques dont sont accusées les compagnies canadiennes (Barrick Gold, Goldcorp, Pacific Rim, SNC Lavalin, etc.) en Afrique, au Moyen-Orient, et en Amérique du Sud. Le colonialisme d’hier a fait place à une nouvelle forme de contrôle des corps et des richesses des pays du Sud, celle d’un capitalisme et d’un néolibéralisme débridés qui nous conduit tout droit vers un cataclysme humain et écologique.
Parallèlement, au Nord, les gouvernements favorisent une vision de l’immigration utilitariste où les immigrant·e·s sont uniquement de la main-d’oeuvre bon marché, remplaçable et temporaire. Or, cette main-d’oeuvre immigrante est constituée, rappelons-le, en raison de désastres écologiques (désertification, déforestation, contamination des eaux et de l’air par des polluants, inondations de terre, etc.), de crises économiques et politiques, de famines, de guerres, bref du dérèglement complet de la planète – résultat, disons-le franchement, de la rapacité d’un groupuscule de compagnies et de leurs dirigeant·e·s qui « structurent » l’ordre mondial.
Dans ce contexte, la prison, avec tout ce qu’elle porte en elle de déshumanisant et de mortifère, apparaît comme une stratégie mondiale des pays occidentaux. Leur objectif est double : d’abord, poursuivre un programme économique caractérisé par la spoliation et la capitalisation à outrance par le secteur privé de ressources là où il en reste; ensuite, l’établissement de zones extrajudiciaires dans lesquelles confinées des individus jugés « jetables » ou trop encombrants.
L’investissement de millions de dollars dans la construction de prisons pour migrant·e·s n’est donc pas fortuite, mais répond à des exigences strictement économiques. Il est aussi l’héritage de plusieurs décennies de politiques racistes, xénophobes et coloniales.
En somme, notre opposition à la détention des personnes migrantes s’inscrit donc dans les luttes contre l’impérialisme et le colonialisme.
— Le Collectif Lève-toi contre les prisons et les frontières
Au moins cinq horodateurs ont été sabotés à la peinture rouge lors du week-end de la Pentecôte à Saint-Avold.
« Plusieurs horodateurs implantés au centre-ville de Saint-Avold ont passé un mauvais quart d’heure pendant le week-end de la Pentecôte. Les services municipaux de police de Saint-Avold ont en effet eu la mauvaise surprise de découvrir ce mardi matin plusieurs appareils partiellement ou complètement recouverts de peinture, et donc hors d’usage puisque la fenêtre d’information est devenue illisible.
Au moins cinq d’entre eux ont fait l’objet de dégradations, comme rue de Gaulle, rue des Moulins ou sur le parking du Nouveau centre. » (Le Républicain Lorrain,11.06.2019)
Le 30 novembre 2018, près de 40 horodateurs avaient déjà été aveuglés à la bombe de peinture rouge et noire.
C’est le prêtre de l’église Saint-Jean de La Primaube qui en a fait part aux fidèles lors de la messe de Pentecôte, ce dimanche 9 juin. Des dégradations ont été commises, la semaine dernière au sein de l’édifice religieux de la rue des Écoliers.
Un ou plusieurs individus ont brûlé des livres de messe et ont essayé de mettre le feu au tabernacle, à la statue de Marie et à une grande croix, trois pièces en bois. Ils ont également décapité une grande statue du Sacré-Cœur de Jésus.
« Le maire de la commune, Jean-Philippe Sadoul nous a confirmé les faits, précisant que les responsables de la paroisse n’ont pas souhaité porter plainte, supposant que ces actes étaient plutôt le fait « d’individus désœuvrés ». » (Centre Presse Aveyron, 11.06.2019)
Les dégradations hostiles ont été découvertes sur les vitres et la façade où exerce le Dr Raphaël Nogier, qui milite ouvertement contre la procréation médicalement assistée.
[…] Installé rue des Aqueducs, dans le 5e arrondissement de Lyon, le médecin généraliste a été la cible d’impressionnants tags vengeurs, dans la nuit de dimanche à lundi. Des messages tracés à la peinture rouge et violette ont maculé la façade et les vitres de l’immeuble où il exerce. Des dégradations ont été commises sur sa boîte aux lettres. “La PMA pour avorter”, “A bas la famille hétéro normée” : les termes signifient clairement l’hostilité au médecin qui milite contre les lois et les partisans de la procréation médicalement assistée (PMA).
Fondateur de l’association Cosette & Gavroche, Raphaël Nogier a lancé en mai 2018 une pétition qui s’oppose à la PMA, et, selon ses propos, « aux techniques biomédicales à des fins partisanes ». « Le médecin ne doit pas être au service d’une idéologie » dit la pétition qui revendique 1 800 signataires. « Ce qui m’ennuie beaucoup dans ces actes, c’est qu’on s’en prend à ma profession », a réagi le médecin, contacté hier par téléphone.
L’alerte a été donnée lundi matin par une riveraine. La police a effectué des constats, prenant en photo les slogans tracés à la peinture. Les enquêteurs ont aussi découvert des tracts, collés sur les vitres du hall d’entrée. Signés d’un mystérieux “Front révolutionnaire des énergumènes autonomes queer souterrain.nes”. […]
« Nous nous opposons à l’hétéronorme véhiculée par ces conservateurs qui détruit nos vies, nos désirs, nos futurs », dit le tract d’une page fournie, aux accents militants, déplorant le retard de législation sur la PMA. « Nous avons attaqué son local pour rappeler à toute personne qui souhaite nous opprimer […] que des personnes seront toujours déterminées à les trouver et à les combattre » et se terminant par pointe menaçante : « vous n’aurez pas la paix ». […]
Peinture sur le QR code de déverrouillage, câbles coupés ou tout simplement jetées dans la Saône et le Rhône, à Lyon, les dégradations contre les trottinettes électriques en libre-service sont de plus en plus nombreuses.
Il y a ceux excédés de les voir à des endroits où elles n’ont rien à faire et qui décident de les mettre à un endroit inaccessible ou dans une poubelle et ceux qui s’attaquent gratuitement à elles simplement pour qu’elles ne puissent plus être utilisées : coupures de câbles, trottinettes jetées dans la Saône et le Rhône, mises sur la route, pliées… Début juin, de la peinture violette a été placée sur les QR code de déverrouillage de certaines trottinettes, rien qui ne puisse être enlevé avec un peu de dissolvant [rien qui ne puisse pas être fait en toute discrétion, seule.e ou à quelques un.e.s; NdAtt.], mais suffisamment gênant pour bloquer des locations pendant quelques heures.
Côté constructeurs, on se garde bien de communiquer sur la question, mais selon plusieurs sources, les dégradations de trottinettes se multiplient à Lyon depuis l’arrivée des beaux jours. S’ajoutent également celles commises par des personnes qui tentent d’utiliser les trottinettes sans payer et n’y arrivant pas les jettent n’importe où. Le cabinet de conseil Boston Consulting Group a publié une étude qui prouverait que le modèle économique n’est pas rentable. Il faut au minimum quatre mois d’exploitation par trottinette pour amortir son coût, or la durée de vie de ce type de deux-roues ne serait que de trois mois. Pour l’instant, ceux qui s’en sortent le mieux sont donc les fournisseurs de trottinettes. Avec l’arrivée de l’été, la casse pourrait encore augmenter et pour les utilisateurs, mieux vaut désormais faire un tour de la trottinette avant de débuter sa location, pour s’assurer que tout est en ordre. Ces prochains jours, la ville de Lyon lancera une réflexion avec les opérateurs sur la mise en place de zones dédiées au stationnement. [comme ça sera plus facile de le saboter en nombre ^^; NdAtt.]
La scène a été intégralement filmée par les caméras de vidéosurveillance de l’entreprise. Peu après 17?h?30 [sic; NdAtt.], le dimanche 9 juin, deux silhouettes s’approchent de plusieurs poubelles rangées devant le bâtiment, rue de Pérignat. L’une d’elles s’embrase. Le feu se propage vite aux autres containers, puis aux locaux de cette PME spécialisée dans la fabrication de stands commerciaux.
« Sur les images, on voit que les jeunes restent sur place un bon moment, à regarder l’incendie prendre de l’ampleur. On a l’impression qu’ils assistent à un spectacle, qu’ils se font plaisir. C’est un truc de fou », soupire le gérant d’Universtand, très entouré par ses proches et ses employés, mais toujours bouleversé par les dégâts causés par le sinistre.
Jérôme Plénat s’est installé dans la ZI de Cournon en 2010. Neuf ans que ce père de famille travaille d’arrache-pied pour faire vivre sa société et ses six salariés. Neuf ans d’efforts et de sacrifices mis à mal en quelques minutes.
« Les pompiers ont pu éviter que les flammes se propagent à l’ensemble du bâtiment, mais toute la partie atelier et stockage est foutue, toiture comprise. Sans ça, on ne peut pas bosser », poursuit-il. Une imposante machine à commande numérique, achetée 80.000 € et encore en cours de remboursement, a notamment été ravagée.
Alors que le pic annuel d’activité approche à grands pas – les salons et foires vont s’enchaîner après l’été –, Jérôme Plénat ne cache pas son inquiétude. « Je ne sais pas comment on va s’en sortir. Est-ce que l’on pourra trouver un site provisoire pour installer un atelier temporaire?? Pour l’instant, c’est le flou complet. En tout cas, il va bien falloir trouver une solution. On ne peut pas s’arrêter comme ça. »
Le chef d’entreprise doit déposer plainte ce mercredi matin. Dès lundi, les techniciens de l’identité judiciaire sont intervenus dans les locaux calcinés. Leurs constatations permettront d’étayer l’enquûete [sic; NdAtt.] de la sûreté départementale.
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Mise à jour du 5 juillet : deux personnes interpellées
La Montagne / mercredi 3 juillet 219
Ce mardi matin, les policiers de la sûreté départementale ont interpellé un premier suspect, âgé de 16 ans. Ce mineur a été rejoint en garde à vue par un jeune homme de 18 ans, arrêté le lendemain sur son lieu de travail. […]
L’un et l’autre ont notamment été confondus par la vidéosurveillance de l’entreprise, spécialisée dans la fabrication de stands commerciaux. Les images montrent un duo mettant le feu à des poubelles, au pied du bâtiment. Les flammes se sont ensuite propagées à l’atelier d’Universtand, occasionnant des dégâts considérables.
Pour la PME, le préjudice global estimé (destruction de matériel, perte d’exploitation, etc.) est évalué à près de 500.000 €.
« Peinture sur le QR code de déverrouillage, câbles coupés ou tout simplement jetées dans la Saône et le Rhône, à Lyon, les dégradations contre les trottinettes électriques en libre-service sont de plus en plus nombreuses », nous fait part Lyon Capitale le 11 juin 2019.
« Début juin, de la peinture violette a été placée sur les QR code de déverrouillage de certaines trottinettes, rien qui ne puisse être enlevé avec un peu de dissolvant, mais suffisamment gênant pour bloquer des locations pendant quelques heures. […] »
Certain.es « passent la vitesse supérieure et basculent dans des actes délictuels, pour immobiliser les engins des opérateurs. Via une procédure express, en peignant le QR code, nécessaire pour déverrouiller les trottinettes avec son smartphone. Au coup de peinture sur le QR code s’ajoute une autre forme de dégradation, plus radicale : l‘envoi à l’eau de trottinettes. 22 ont été repêchées à Lyon, dans la Saône pendant le festival Zéro Déchet, mi-mai ». (Le Progrès, 10.06.2019)
Les voix qui, depuis le rassemblements de samedi 8 juin devant la prison de Coni, dans le cadre de la campagne contre le 41bis, ont remonté le moral des détenus, n’ont pas été écoutées seulement par les oreille attentives des prisonniers, mais aussi par celles, jamais distraites, de l’État.
En déplaçant quelques pierres d’un petit mur qui longe le sentier, à l’endroit le plus proche de là où se trouve la section 41bis de la prison, et là où habituellement on met la sono lors des rassemblements, un compagnon attentif a remarqué un paquet bizarre, enveloppé dans un sac poubelle noir. Dedans, on a trouvé un dispositif d’enregistrement d’images et de sons (il était constitué d’un écran et d’une porte pour carte SD, d’une batterie, d’un micro et d’une caméra cachée derrière une pierre où on avait fait un trou).
Ce dispositif ne pouvait pas envoyer les données, mais il les stockait sur la carte SD. Les flics pensaient récupérer le tout après le rassemblement et regarder tranquillement les images dans leurs bureau au comico. En regardant les heures d’images déjà enregistrées, on a découvert que la mémoire avait été « activée » le 3 juin et que la caméra avait été installée dans l’après-midi du 7, la veille du rassemblement.
N’en déplaise à juges et enquêteurs, la rage contre ces lieux d’enfermement ne s’est pas apaisée, comme en témoigne le battage fait par les prisonniers en cognant sur les barreaux des cellules, pendant le rassemblement, comme en témoigne le gars qui, le lendemain, a incendié sa cellule et agressé des matons et comme le montrent les révoltes éclatées dans différentes prisons italiennes ces derniers mois.
A l’aube du 21 mai, la police française défonce la porte d’entrée de la maison où se trouve Natasha avec son compagnon et l’arrête avec des méthodes sanglantes. Alors qu’ils l’emmènent à la prison de Bordeaux, et aussi bien son avocate, que ses compagnons, ses amis et sa famille tenteront de contacter toute personne au courant de la situation, nous ne saurons où elle se trouve et qu’elle se porte bien que le 27 mai, soit 6 jours après son arrestation. 6 jours pendant lesquels personne n’a eu de nouvelles d’elle. Ni son compagnon, ni ses amis les plus proches, ni ses parents, ni son avocat à Turin. Nous avons tout appris des journaux, à savoir que le matin du 21 mai, l’opération Prometeo des ROS [Service antiterroriste des Carabiniers] a été lancée, ce qui a permis au procureur Piero Basilone et au chef du service antiterroriste Alberto Nobili d’arrêter deux compagnons et une compagnonne anarchiste. Robert a été arrêté à Modène, Beppe à Ferrare, Natasha à Bordeaux. Les accusations pour les trois sont « attentats à finalité terroriste » et les faits contestés sont l’envoi de 3 colis explosifs à Roberto Maria Sparagna et Antonio Rinaudo, procureurs de Turin engagés depuis des années dans la répression des anarchistes, et Santi Consolo, ancien directeur du Département de l’administration pénitentiaire, responsable de faire des prisons italiennes de véritables lieux de torture.
Natascia est à la prison de Bordeaux depuis 22 jours. Elle n’a pas le droit aux parloirs, pas même avec ses parents. Son courrier est censuré. L’avocate officielle française qui lui a été attribué, en plus de ne jamais s’être trop intéressé à elle, n’a non seulement pas donné de nouvelles sur elle ni à sa famille ni à ses amis les plus proches, et pas même à son collègue qui assiste Natascia à Turin. Sauf dans un courriel envoyé aujourd’hui dans lequel elle écrit que Nat sera probablement transférée en Italie demain, le 13 juin.
Tout cela ne nous surprend clairement pas, mais cela ne peut certainement que renouveler notre dégoût et notre haine envers les tribunaux, les prisons et tous les appareils répressifs qui les produisent et les remplissent, où qu’ils se trouvent.
Ceux qui souhaitent contribuer financièrement aux frais de justice et à ceux dans la prison (pour cantiner etc.) de Natascia peuvent le faire par virement bancaire en utilisant les données suivantes :
Iban IT89W089461661640100000024400978 (compte au nom de Vanessa Ferrara)
Avec le motif : participation aux frais de justice Natasha
[…] La maison de la maire de Port-de-Bouc (Bouches-du-Rhône) Patricia Fernandez-Pedinielli (PCF) a été la cible de plusieurs lancers de cocktails Molotov. Les faits se sont produits aux alentours de 2 heures du matin, dans la nuit de mercredi à jeudi.
Ces cocktails Molotov ont provoqué un début d’incendie mais ils n’ont causé que des « dégâts matériels mineurs » et n’ont fait aucune victime, a confirmé la police à 20 Minutes. […]
Des individus, probablement en quête de cuivre à revendre, ont pris pour cible plusieurs postes-relais d’opérateurs de téléphonie dans la nuit de lundi à mardi. Quatre armoires ont été vandalisées, dont deux pour l’opérateur SFR qui déplore des perturbations pouvant affecter environ 15 000 clients.
Un acte de vandalisme [joli, qu’on espère pourra servir de suggestion à d’autres; NdAtt.] prive depuis le milieu de la nuit plus de 15 000 abonnés de leurs connexions internet et d’une partie des services mobiles. La plupart des personnes touchées sont basées à Villeneuve-d’Ascq et dans les communes alentour, puisque les actes de vandalisme ont été commis rue de la Recherche et dans la zone de la Cimaise, ce mardi peu après minuit. L’opérateur SFR a été le plus impacté, avec deux groupages de câbles de transports sectionnés, mais des dégâts ont également été constatés sur le réseau Bouygues et sur un poste d’Orange.
« Nos équipes ont été envoyées sur place dès 3 heures du matin pour trouver les pannes et réparer ce qui peut l’être », explique Salvatore Tuttolomondo, directeur régional de SFR. Une opération qui peut être longue, car il faut d’abord identifier les postes concernés par les actes de vandalisme avant de réparer, une à une, les fibres optiques sectionnées. « Il peut y avoir plus de 280 fibres à ressouder une à une sur un seul câble », souligne le directeur de SFR, très agacé par ces actes qui provoquent d’importantes perturbations (l’hôpital privé de Villeneuve-d’Ascq est notamment touché en partie par ces coupures).
Sur place, les équipes s’attachent à remettre aussi vite que possible le réseau en fonction, mais les techniciens préviennent : « Il faudra au moins attendre mardi soir pour retrouver un réseau fonctionnel… sous réserve d’autres dégâts ».
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Comme le fait justement remarquer André de Radio Campus, au 200 rue de la recherche à Villeneuve d’Ascq sied le siège d’Auchan France. Bien que cette honnête société doit disposer de lignes sécurisées, il y a du avoir des impacts, comme ils disent.
La directrice de la prison de L’Aquila est allée rencontrer les compagnonnes anarchistes qui sont en grève de la faim, Anna et Silvia, pour leur dire qu’elle va faire pression sur l’Administration Pénitentiaire afin qu’elles soient transférées.
On ne sait pas si elle se fout de leur gueule ou pas, mais c’est déjà un petit résultat pour les deux compagnonnes.
Mercredi prochain elles devraient la rencontrer à nouveau.
Les compagnons anarchistes Giovanni et Paska, inculpés (avec le compagnon Ghespe) de l’attaque explosive du 1er janvier 2017 contre la librairie fasciste « Il Bargello » (lors de laquelle un démineur de la police a été gravement blessé) sont sorti de prison et ont été assignés à résidence.
Ghespe reste en taule. Pour lui écrire :
Pierloreto Fallanca
Strada Santissimo Salvatore, 14/B
01100 – Viterbo (Italie)
La directrice de la prison de L’Aquila est allée rencontrer les compagnonnes anarchistes en grève de la faim, Anna et Silvia, les informant qu’elle compte faire pression sur l’Administration Pénitentiaire afin qu’elles soient transférées.
On ne sait pas si il s’agit d’une tentative de les leurrer, mais c’est déjà quelque chose pour les deux compagnonnes.
Mercredi prochain elles devraient la rencontrer de nouveau.
Nous, membres du FREAQS, Front Révolutionnaire des Énergumènes Autonomes Queers Souterrain.nes, revendiquons l’attaque du local du gynécologue hétérofasciste, spécialiste en LGBTQI+phobies, créateur de Causette et Gavroche et initiateur d’une pétition anti-PMA pour tous.tes, signée par presque 2000 confrères.
Dimanche 7 juin, nous avons décidé d’attaquer et de redorer le cabinet du docteur Raphaël Nogier, un docteur LGBTQI+phobe fasciste. Nous vous invitons à visionner la vidéo de l’action à cette adresse :
Raphaël Nogier est d’abord le fondateur de l’association Cosette et Gavroche qui sous couvert d’une soit disant défense des enfants, est en réalité un association LGBTQI+phobe. Elle s’oppose au Mariage pour tous en expliquant que « le mariage républicain existe pour unir socialement un homme et une femme dans le but de soutenir leur stabilité et leur fécondité et d’offrir à leurs futurs enfants le meilleur équilibre familial possible. » Son nom lui-même, qui a pour but de rappeler les orphelins du roman de Victor Hugo, illustre en fait sa vision hétéronome et étriquée de la société. Pour lui, un.e enfant, sans deux parents cis hétéros, ne peut grandir correctement, tel est une sorte d’orphelin.ne vulnérable précaire et exploité par les désirs de « parents interchangeables » comme le dit son manifeste. Le 17 novembre 2012, c’est d’ailleurs cette association qui a organisé la première manifestation contre la loi Taubira, démarrant le plus large mouvement de la manif pour tous.
Mais sa LGBTQI+phobie ne s’arrête pas à la création de cette association, en 2017, Raphaël Nogier a également décidé de lancer un appel aux médecins pour s’opposer à la PMA pour les femmes seules, ou les couples lesbiens. Il explique que « Ouvrir la PMA pour femmes seules, c’est oublier délibérément qu’un enfant a besoin d’un père et d’une mère pour se construire. » Cette pétition a recueilli presque 2000 signatures, 2000 signatures de trop, 2000 signatures sexistes et LGBTQI+phobe.
En France, des petites avancées auraient pu avoir lieu, d’autant plus que 7 pays autorisent déjà la PMA en Europe : en 2017, Macron dans son programme s’était dit favorable à son ouverture au couple de même sexe et le comité national d’éthique avait également donné son aval. Pourtant, deux ans plus tard, rien n’a été voté, aucune promesse n’a été tenue et les couples lesbiens sont toujours dans l’attente d’avoir la possibilité de construire une famille. Et dans le même temps, des hommes blancs cis hétéro et bourgeois comme notre cher Raphaël entendent s’opposer à ce droit.
Internationalement, les droits des femmes et des personnes LGBTQI+ ont toujours été et continuent d’être bafoués, la PMA est la plupart du temps interdite pour les couples de même sexe ; et au-delà de la PMA, le contrôle sur nos corps se renforce. Ainsi, l’actualité , notamment aux États-Unis, nous a rappelé que nos droits ne sont jamais acquis et qu’il est nécessaire de lutter pour les obtenir et les protéger. La PMA, la contraception, l’IVG sont des combats de chaque jour, en France et dans tous les autres pays.
Nous ne pouvons accepter que nos choix soient remis en cause surtout pas des cis hétéros blancs et bourgeois.
Raphaël Nogier, tranquillement installé dans son quartier, a cru qu’il pouvait impunément prendre la parole des concerné.es, limiter nos droits et voler nos libertés. Nous avons attaqué son local pour lui rappeler et rappeler à toute personne qui souhaite nous opprimer, nous limiter, nous dénier le droit de vivre librement que des personnes seront toujours déterminées à les trouver et à les combattre.
Nous nous opposons à l’hétéronome véhiculée par ces conservateurs qui détruisent nos vies, nos désirs, nos futurs. Ces interdictions et les personnes qui les défendent nous mettent en danger, nous et nos enfants. Nous luttons pour le droit à la PMA pour tous.tes, pour les papas, pour les mamans, pour celles qui ont un utérus.
Raphaël et toutes les autres personnes complices de l’hétéronome, vous n’aurez pas la paix.
F.R.E.A.Q.S (Front Révolutionnaire des Énergumènes Autonomes Queers Souterrain.nes)
NIPAPANI ÉTATNIPATRIENIMARI LAPMAPOURAVORTER
A BASLAFAMILLE HÉTÉRONORMÉE
Mercredi 13 juin, trois de nos compas anarchistes ont été arrêté.e.s à Thessalonique, lors de l’expropriation d’un convoi de fonds qui était en train de remplir un distributeur de billets dans l’hôpital universitaire AHEPA.
Ils/elle ont été interpellé.e.s par les flics de l’unité anti-terrorisme, au moment d’entrer dans leur voiture pour quitter les lieux.
Les deux compagnons sont Giannis Dimitrakis et Kostas Sakkas, qui ont déjà payé le prix de leur choix politique de s’opposer aux autorités de ce monde : par le passé ils ont été dans le collimateur de la justice et ont purgé des peines de prison. La troisième compagnonne, Dimitra, est accusée de complicité dans l’expropriation.
Il y a eu des perquisitions dans leurs maisons et des nombreux effets personnels ont été saisis. Les médias créent un climat de terreur. Le matin du 13 juin, les trois compas ont été présenté.e.s au juge d’instruction. pur l’instant, il n’y a pas d’autres informations.
Nous sommes à côté de nos compas.
Dimitra, Gianni, Kosta, restez fort.e.s
La solidarité est notre arme.
L’été se fait désirer, les gilets jaunes sont toujours là, et Moudenc tente de rendre le centre-ville à la marchandise en organisant 4 jours de braderie. Suivi de la journée !
Macerie (rubrique « Diritto e rovescio ») / vendredi 14 juin 2019
Ce matin, les pompiers sont intervenus en Corso Regina Margherita pour éteindre l’incendie de quelques pneus qui brûlaient au milieu de la route. La barricade a été faite en solidarité avec Silvia et Anna, comme le dit un tag sur le macadam.
Les journaux locaux nous informent du fait que, dans la nuit du 13 juin, sur le siège régional de la RAI [la télévision d’État italienne; NdAtt.] sont apparus des tags anarchistes en solidarité avec les prisonniers en grève de la faim. Parmi ces tags : « état bourreau », « non au 41bis », « solidarité avec les prisonniers en grève de la faim ».
La mairie de Pordic, près de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) a été la cible d’un incendie criminel ce vendredi matin. La salle de conseil municipal est très endommagée. La mairie est fermée au public toute la journée.
Dans la nuit de jeudi 13 à vendredi 14 juin, la mairie de Pordic (Côtes-d’Armor) a été la cible d’un incendie criminel. Après avoir forcé un vantail, le ou les auteurs ont brisé la vitre donnant sur la salle du conseil municipal au rez-de-chaussée de la mairie.
Selon les premiers éléments de l’enquête, un produit inflammable a été déversé sur le sol près de la vitre brisée. Des piles ont aussi été retrouvées par les enquêteurs. Le feu a brûlé les rideaux et une porte-fenêtre. La salle du conseil est très endommagée par les fumées. Aucun vol n’a été constaté.
Alerté à 5 h du matin par la Brinks d’une intrusion dans la mairie, Jean-Luc Bertrand, maire délégué de Tréméloir, de permanence cette nuit, s’est rendu immédiatement à la mairie. « Quand je suis rentré, il y avait de la fumée partout. Je ne voyais rien. Et des flammes sortaient par la porte-fenêtre. J’ai alors appelé les pompiers. »
Avant l’arrivée des secours, il a récupéré un extincteur pour éteindre les flammes qui sortaient à l’extérieur du bâtiment. « S’il ne s’était pas déplacé tout de suite, la mairie flambait » observe le maire Maurice Battas. Les techniciens en identification criminelle de la brigade de recherches de Saint-Brieuc ont effectué des relevés. […]
Avec ou sans mouvement des gilets jaunes, le pouvoir étend son contrôle en multipliant l’installation de caméras de vidéosurveillance. L’emplacement des yeux technologiques de l’État est étudié avec minutie sur des bases statistiques par les municipalités et les forces du maintien de l’ordre. Parfois, elles les changent de lieux et d’orientation pour nous prendre par surprise. En plus de vouloir épier nos moindres faits et gestes à tout moment et en tout lieu, l’objectif recherché par l’État et ses flics est avant tout de dissuader les velléités de révolte individuelle ou collective, mais aussi à rassurer bourgeois, bons citoyens et commerçants.
Se balader les yeux ouverts dans les rues des métropoles suffit à se rendre compte que ces caméras prolifèrent à des endroits stratégiques, dans des zones où les délits et la criminalité est considérée comme plus importante (place de deal, moyenne de dégradations plus importante qu’ailleurs, etc).
Depuis le début du mouvement des gilets jaunes à Besançon, des caméras apparaissent sur des places où les cortèges des samedis ont l’habitude de stationner et de s’affronter aux larbins de l’État en uniforme. Ainsi, des caméras-boule sont apparues au fur-et-à-mesure des manifs, avec pour objectif de punir et d’enfermer toujours plus les révoltés : d’abord au carrefour de Chamars aux abords de la préfecture, puis au carrefour en haut de la rue Battant et enfin sur le carrefour de la place Siffert, à quelques pas de la « City », centre économique et administratif du centre-ville. Tous ces lieux ont été des points d’affrontements et de casse de samedi en samedi… Ces caméras ont déjà été prises pour cible lors des manifs gilets jaunes : en décembre dernier, celle de la rue Marulaz au-dessus du lycée professionnel en avait fait les frais.
A la mi-juin, j’ai remarqué en me baladant que l’une de ces caméras 360 avait, comme par magie, tout simplement disparu. Elle se trouvait place Siffert. Il n’en reste désormais que la structure, le globe s’étant volatilisé.
J’ignore depuis quand elle a été sabotée, mais ce petit acte d’hostilité évidemment tu par les journaflics qui sont depuis toujours à la botte de l’État et des puissants pourrait bien en appeler d’autres.
Face à la prolifération des yeux de l’État, action directe !
Sabotons cette société de contrôle et de surveillance !
Natascia a été transférée de la prison de Bordeaux-Grandignan à celle de Rebibbia, à Rome.
Voici son adresse :
Natascia Savio
Casa Circondariale di Roma Rebibbia femminile
Via Bartolo Longo 92
00156 – Roma (Italie)
Natascia, Giuseppe et Robert ont été arrêtés mardi 21 mai lors d’une opération répressive nommée « Prometeo » et menée par les Carabinieri du ROS [brigade des Carabinieri qui « s’occupe » de criminalité organisée et de terrorisme; NdAtt.]. Il y a eu aussi des perquisitions. L’accusation principale est « attentat avec finalité de terrorisme ou de subversion », parce qu’ils sont considérés responsables de l’envoi de trois colis piégés, en juin 2017, aux Procureurs Rinaudo (Proc’ dans plusieurs procès contre le mouvement subversif et contre des anarchistes) et Sparagna (Proc’ dans le procès qui a suivi l’opération Scripta Manent), ainsi qu’à Santi Consolo, à l’époque directeur du DAP (l’Administration Pénitentiaire italienne). Ils ne sont accusés d’aucun délit « associatif » (comme les art. 270 ou 27bis du Code pénal).
Les adresses des autres deux compagnons :
Robert Firozpoor
C. C. – C. R. di Opera
Via Camporgnago 40
20090 – Opera (Italie)
Giuseppe Bruna
C. C. – C. R. di Opera
Via Camporgnago 40
20090 – Opera (Italie)
Dans la nuit du 11 au 12 juin, l’antenne de mesure et d’études en vue d’une implantation d’éoliennes sur la commune de Felluns, dans les Pyrénées-Orientales, a été mise au sol.
En effet, plusieurs haubans ont été sectionnés volontairement ce qui a provoqué la chute de cette antenne de 120 mètres de hauteur. Cette chute a entraîné la destruction de tous les appareils de mesures. De ce fait, la société Abo Wind qui gère ce projet a subi un préjudice financier d’environ 85 000 à 100 000 euros.
Le maire, Claude Fillol a prévenu la gendarmerie d’Ille-sur-Têt qui s’est déplacée pour procéder aux premières constatations. Cette action n’est pas la première après l’arrachage des panneaux de renseignements et d’informations sur les lieux de l’implantation de l’antenne. Aucun blessé n’est a déploré. Une plainte a été déposée au nom de la société Abo Wind par Claire Pedeau responsable de la société à Toulouse auprès de la gendarmerie d’Ille-sur-Têt.
L’expert mandaté par l’assurance, afin d’estimer le préjudice auquel s’ajouteront le démontage et le montage de la nouvelle antenne qui fera 42 mètres. La gendarmerie de Perpignan service analyste et renseignement s’est rendue dans la commune afin de compléter les investigations. Le mat sera remonté avec des caméras de surveillance.
[Repris de leur presse (L’Indépendant), 16.06.2019]
Avis de tempêtes – bulletin anarchiste pour la guerre sociale n°18 (juin 2019) vient de sortir.
Pour lire, imprimer et diffuser ce petit bulletin autour de soi (il est en format A5, et celui-ci fait 16 pages), on pourra retrouver chaque nouveau numéro tous les 15 du mois, ainsi que les précédents, sur le blog.
« Se défaire des embarras qui accompagnent assez souvent les débats entre révolutionnaires quand il s’agit de couper le jus de ce monde. Oser affronter la question de la projectualité pour s’émanciper du triste sort d’anarchistes trop souvent à la remorque d’autrui. Ce qui peut s’ouvrir, c’est la possibilité de milliers de sabotages diffus frappant l’approvisionnement énergétique du monstre qu’il faut abattre. Personne ne peut prévoir ce que ça peut donner, mais une chose est sûre : c’est une pratique de la liberté. »
Dans la nuit de lundi 10 au mardi 11 juin, plusieurs postes-relais d’opérateurs de téléphonie ont été sabotés à Villeneuve-d’Ascq (Nord). Aux alentours de minuit, quatre armoires ont été vandalisées, dont deux pour l’opérateur SFR qui déplore des perturbations pouvant affecter environ 15 000 de ses clients. Si l’on ajoute les deux autres armoires ciblées qui appartiennent aux opérateurs Bouygues Telecom et Orange, ce sont bien plus de 15000 personnes qui sont privées d’internet et d’une partie des services mobiles. L’hôpital privé et le siège d’Auchan France, situé au 200 rue de la recherche, ont entre autres subi des perturbations.
La presse, en plus de faire un lien avec d’éventuels voleurs de cuivre qui se seraient trompés [1], cite ses deux institutions comme victime de ce sabotage, mais il y a fort à parier que bien d’autres entreprises et institutions de la ville aient été impactées. La plupart des personnes touchées sont basées à Villeneuve-d’Ascq et dans les communes alentour, puisque les actes de vandalisme ont été commis rue de la Recherche et dans la zone de la Cimaise, ce mardi peu après minuit. L’opérateur SFR a été le plus impacté, avec deux groupages de câbles de transports sectionnés.
« Nos équipes ont été envoyées sur place dès 3 heures du matin pour trouver les pannes et réparer ce qui peut l’être », explique Salvatore Tuttolomondo, directeur régional de SFR. Une opération qui peut être longue, car il faut d’abord identifier les postes concernés par les actes de vandalisme avant de réparer, une à une, les fibres optiques sectionnées. « Il peut y avoir plus de 280 fibres à ressouder une à une sur un seul câble », souligne le directeur de SFR, très agacé par ces actes qui provoquent d’importantes perturbations (l’hôpital privé de Villeneuve-d’Ascq est notamment touché en partie par ces coupures).
[Reformulé de LaVoixDuNord, 11.06.2019]
NdSaD: [1] Comme si ces « voleurs de cuivre » n’étaient pas au courant que la fibre optique ne contenait pas de cuivre. Et puis bon, quatre armoires de raccordement de fibre optique d’un coup, ça fait quand même beaucoup d’essais.