Vive l'Anarchie - Semaine 24, 2024

Sommaire

Puylaurens (Tarn) : Manif émeutière contre l’A69

Publié le 2024-06-10 07:20:08

extrait du Monde / samedi 8 juin 2024

Des milliers d’opposants écologistes ont bravé samedi 8 juin une interdiction préfectorale pour participer dans le Tarn à un rassemblement à haut risque contre l’autoroute A69, qui doit relier Castres et Toulouse, émaillé d’incidents.
Samedi soir, manifestants du cortège « bleu » et forces de l’ordre se sont affrontés frontalement : aux pierres et aux cocktails Molotov des premiers répondaient les grenades lacrymogènes ou assourdissantes des secondes.

Les éléments les plus déterminés du cortège – quelques centaines de personnes – espéraient pouvoir se rendre sur l’un des nombreux chantiers de l’A69 qui émaillent déjà le paysage autour de Puylaurens, mais ont dû rebrousser chemin face à l’important dispositif policier, et se replient désormais en laissant derrière eux des bottes de paille enflammées.
Un CRS et un gendarme ont été blessés, le premier atteint par un cocktail Molotov, le second par un tir de mortier de feu d’artifice, selon la préfecture. Un manifestant a également été blessé à un mollet.

Plusieurs collectifs locaux et Les Soulèvements de la Terre avaient appelé samedi après-midi à une « Manif’Action », point d’orgue de la mobilisation « Roue libre », qui a débuté vendredi et se termine dimanche.
Peu après 14 heures, quatre cortèges se sont élancés sur des chemins et routes de campagne.
Dans le cortège principal, le plus nourri, les militants ont défilé sous un soleil de plomb dans une ambiance festive, derrière un camion sonorisé diffusant de la musique techno, a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse. On distinguait des drapeaux du MPA, d’Extinction Rebellion, de Sud-Solidaires, ainsi que quelques drapeaux palestiniens.

Un autre cortège a également quitté le campement avec dans ses rangs « des personnes radicalisées, déterminées à commettre des actes de violence », selon la préfecture du Tarn.
Ce cortège « bleu », celui regroupant le plus de manifestants tout de noir vêtus, au visage intégralement recouvert, avait pour objectif de « rendre à NGE [le constructeur de l’autoroute] toutes les merdes qui lui appartiennent ». En l’occurrence, des dizaines de panneaux de signalisation situés tout au long du chantier subtilisés par des opposants au projet et rassemblés à leur camp de base, qu’il s’agissait donc d’aller déposer sur le site de la base de vie de NGE, à trois kilomètres de là.
Les premières tensions sont apparues vers 15 heures quand « 250 manifestants radicalisés » ont tenté d’atteindre une route départementale. Les forces de l’ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes pour les disperser et les tenir à distance de la route qui mène au chantier de l’autoroute.
En réponse, des manifestants vêtus de noir et cagoulés ont tiré des mortiers de feux d’artifice en direction des gendarmes.
Dans un communiqué à la mi-journée, la préfecture du Tarn a fait savoir que parmi les personnes mobilisées elle en avait repéré « 300 à 400 cagoulées et habillées en noir ». […]

Près du village de Puylaurens, le rassemblement a réuni 4 000 à 5 000 militants selon les organisateurs, 2 000 selon la préfecture. […]
Au nom de 12 collectifs opposés aux unités de fabrication de goudron, un militant alertait : « On est au bord du craquage : les usines à bitume qui vont produire le revêtement de l’autoroute, c’est 700 tonnes de rejet de substances cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la santé humaine. »

Against extractivism and the world that needs it (The Devastating Megamachine)

Publié le 2024-06-10 07:35:03

Here’s the English translation of the pamphlet against extractivism and the world that needs it (The Devastating Megamachine), available for download! The first  .pdf file is the cover, the second one is the text.

Printing and distributing is encouraged, as well as sending comments, critiques and general feedbacks to our mail: bencivengaoccupato -at- distruzione.org

cover pdf

pamphlet pdf

THE DEVASTATING MEGAMACHINE – ENGLISH TRANSLATION


Presentation and Discussion: 7pm, Tuesday 11th June at Touchpaper Anarchist Library (South London, UK )

Publié le 2024-06-10 07:40:03

Something’s Missing?
Portland in Revolt 2020-2024
Presentation and Discussion: 7pm, Tuesday 11th June*

In the uprising ignited by the police murder of George Floyd in 2020, the city of Portland had a particularly long, hot summer – with its own trajectory of revolt and militaristic repression. Anarchists from this context will present their experiences and perspectives.

In Portland as in many other places, anarchy is lived and experimented by those who don’t wait for streets filled with angry crowds or popular assemblies filled with revolutionary declarations. Instead it is found in the here-and-now attacks on power, in plain words and destructive acts. But what happens when the possibilities change rapidly as they did in Portland? Can anarchists bring something to such a moment that (proto-)politicians and organisers can’t?

“In our view it is necessary to resist the sirens of recognition, if not political, also social. We are not generals searching for soldiers, neither shepherds searching for sheep. We don’t need pats on the back or smiles from the people. We don’t have to be accepted, since we neither want to convert nor guide anyone. We want individuals to unleash themselves because – as, in a far away past, an anarchist prince once privately confided –“without disorder, revolution is impossible”.”

“Only the one who rebels and has already rebelled, albeit only in the microcosm of their own life, only one who has already braved the consequences of this rebellion and lived them in depth, can have nerves sensitive enough and the intuition necessary to grasp the signs of an insurrectionary movement in the making.

[…] The strongest moments of the people in arms eliminate, of course, all prior procrastination and uncertainties. They allow to see clearly what yesterday was just a blur. But they cannot illuminate what does not exist. These moments are a powerful reflector that allows the realization of a revolutionary and anarchist project, but this project must exist already, if only in its methodological outlines. It must already have been worked out, even if not in every detail, and, as far as possible, have been tried and tested.”

* 11th June = international day of solidarity with Marius Mason and all long-term anarchist prisoners. Library open as usual from 4pm. Let’s read together and discuss the statement from J11 2024

Grand-Couronne (Normandie) : la maire a un nom… et une adresse

Publié le 2024-06-11 08:35:06

La voiture de la maire de Grand-Couronne incendiée
France3/Le Parisien, 4-5 juin 2024

Qui en veut à la maire de Grand-Couronne ? La voiture de Julie Lesage (PS) a été en partie incendiée devant son domicile dans la nuit du lundi 3 au mardi 4 juin 2024, vers trois heures du matin.

« J’ai entendu une explosion, les pompiers et la police sont arrivés très vite, raconte l’édile. C’est un incendie volontaire dans le cadre de mes fonctions, c’est traumatisant. Les maires sont hyper exposés les faits se multiplient. Ce sont des faits graves. » C’est la première fois que Julie Lesage fait face à des faits d’une telle ampleur. Une enquête a été confiée au service interdépartemental de la police judiciaire qui a mobilisé les moyens de la police technique et scientifique pour passer au peigne fin la voiture en partie calcinée et les abords du site où une bouteille sentant l’essence a été retrouvée

Le préfet a, dans la foulée, déployé les moyens alloués dans le cadre du « pack sécurité élu », un dispositif qui prévoit une prise en charge spécifique et une vigilance renforcée de la part des forces de l’ordre auprès de l’édile concerné, avec notamment la mise en place de patrouilles dédiées.

Indymedia Lille

Publié le 2024-06-11 08:40:07

Dans la nuit du 7 au 8 juin, nous avons brûlé deux poids lourds dans l’enceinte de l’ entreprise de Jean Lefebvre, filiale de Vinci, à Castanet-tolosan.

Eurosatory, marché militaire mondial, s’ouvre dans dix jours à Paris alors que les massacres en Palestine continuent et que Macron se noie encore et encore dans ses discours de réarmement total. L’économie de guerre actuelle nous condamne à une austérité toujours plus violente. En France, la guerre intérieure et extérieure se basent sur la conquête territoriale dont les infrastructures, militaires ou civiles, de contrôle comme de circulation, détruisent nos espaces de vie .
Le BTP/TP et Vinci comme une de ses plus grosses entreprises françaises profitent largement de cette guerre permanente, tant dans le quadrillage des villes, les autoroutes bitumant les campagnes que dans les chantiers de reconstruction à venir, lorgnant sur les marchés internationaux là où les dévastations coloniales ont cours.

Nous voulons participer à ce qui tente de nuire à cette logique économique. Et nous voyons dans les Jeux Olympiques, aussi un enjeu à les contrer pour lutter contre tout ce qu’on se prendra dans la gueule après. Car comme après tous les JO, en dehors du spectacle de l’Etat dans ces arènes qui détruisent tout pour les faire exister, les plans d’austérité leur succéderont. En 2004 en Grèce les Jeux olympiques ont préfiguré les mesures d’austérité de 2008, et la misère, la casse des aides sociales nous attendent encore plus violemment aujourd’hui ceux de Paris. Face au front néolibéral ultra déterminé, il y a bien des tentatives, des réponses diverses, actions et irruptions sauvages qui ne cessent pas malgré la répression et l’intimidation permanente.

Avec ou sans flamme, avant, pendant et après les JO, contribuons à détruire l’Etat qui ne sert que les intérêts militaro-industriels de merde. Nous saluons toutes celles et ceux qui tentent de ralentir l’écrasement de toute résistance et de toute joie.

Whenever, wherever, les Poules Mouillées.


Centre pénitentiaire féminin de Santiago (Chili) : Autonomie et ténacité contre les prisons

Publié le 2024-06-11 08:45:08

Informativo Anarquista / samedi 8 juin 2024

Autonomie et ténacité contre les prisons. Des mots de la compagnonne Mónica Caballero.

Depuis presque un mois, j’ai été transférée dans la prison où je purgerai ma peine, le CPF de Santiago. Cette prison a une structure assez atypique par rapport à d’autres prisons de ce territoire, car, dans certains secteurs, elle garde les fondations de l’ancien couvent qui assurait le « travail correctionnel pour les mauvaises femmes », à partir duquel différents modules et sections ont été construits. Parmi les sections qui ont été construites pour séparer des groupes spécifiques de prisonnières, il y a : la Section spéciale de Haute sécurité (SEAS), Nouveau Espoir et Garde directe.

La SEAS est née, dans la décennie 1990, principalement pour héberger les prisonnières condamnées pour des crimes de violence politique ; dans ces années-là, ces prisonnières appartenaient à des groupes politiques/militaires/subversifs (FPMR, MIR, Mapu-Lautaro [trois groupes ou partis de différentes tendances marxistes qui, entre autre, ont combattu contre la dictature ; NdAtt.] ). Avec le départ des prisonnières politiques, on a peu à peu commencé à remplir la Haute sécurité avec des détenues qui avaient des antécédents pour évasions et/ou des réfractaires au régime pénitentiaire, ainsi qu’avec des cheffes de bandes de narcotrafiquants. Ce n’est qu’en 2010, quand, détenues pour violence politique, nous avons été placées à cet endroit, que l’affaire judiciaire appelée « premier Caso Bombas » a fait que, premières antiautoritaires, nous avons repris le fil de la lutte laissé par les premières prisonnières politiques. Au cours des années, le SEAS a continué avec la même dynamique, jusqu’à il y a quelques années, à partir de quand cette section est utilisée pour garder les prisonnières pendant qu’un autre endroit permanent est préparé pour elles.

À mon arrivée dans ce pénitencier, on m’a dit que le SEAS sera à nouveau le lieu d’antan, c’est pourquoi je devrai y être placée. Tout cela n’a rien donné, parce qu’aujourd’hui encore s’y trouve un groupe d’environ une soixantaine de femmes, amenées de la prison de San Miguel, qui vivent dans des conditions déplorables.

Un autre de ces modules spéciaux est « Nouveau Espoir », où il n’y a, exclusivement, que des femmes emprisonnées pour des crimes contre l’humanité : toutes ces prisonnières ont été responsables de certaines des nombreuses atrocités qui ont eu lieu pendant la dictature ; je parle de tortures, de disparitions, d’enlèvements, de homicides, etc. La plupart de ces femmes sont des anciennes agentes des forces armées et des forces de l’ordre et de sécurité. Bien que je ne connaisse pas les conditions de vie de ces tortionnaires, car tout ce qui les entoure fait l’objet d’une attention particulière, j’oserais quand même affirmer qu’elles vivent dans un endroit qui ressemble plus à une maison de retraite qu’à une prison.

En dernier, il y a la section où je me trouve actuellement, « Garde directe ». Cette section est née de la nécessité de séparer des autres les prisonnières condamnées pour des délits violents et qui ont eu une couverture médiatique importante, ce qui, dans une certaine mesure, s’est maintenu le long des années. Cette section a également été utilisée pour y enfermer, dans des cas très ponctuels, des femmes condamnées pour violence politique, comme une ancienne militante du FPMR et maintenant moi.

Depuis que je suis entrée dans cette prison, mes compagnonnes et moi avons demandé, par les biais des différentes instances bureaucratiques de l’administration pénitentiaire, l’autorisation de poursuivre mes études universitaires, que j’ai commencées en 2022 à la prison de San Miguel. Ce qui n’a pas été autorisé.

Il y a un peu plus de deux ans, j’ai été la première prisonnière en détention préventive de Santiago à commencer des études universitaires. Une affaire qui n’a pas été exempte de problèmes, résolus un après l’autre grâce à l’ensemble des volontés solidaires qui ont permis qu’à ce jour je suis en troisième année d’études de droit.

Dans cette prison, je n’ai pas pu reprendre mes études parce que, selon les informations du personnel de la Gendarmería, il manque l’autorisation du directeur régional, qui peut prendre tout le temps qu’il juge approprié, rien que pour gérer la continuité de quelque chose qui est déjà en cours depuis des années.

Il semble incroyable que l’on ne donne pas des possibilités et que l’on mette des obstacles à quelque chose qui semble aussi fondamental et essentiel que les études, mais il ne faut pas oublier que les structures du pouvoir sont capables de briser leurs propres règles, encore et encore, selon ce qui les arrange.

Qu’est-ce que les hauts commandants de la Gendarmería craignent, pour ne pas donner suite à l’autorisation qui me permettrait d’étudier ? Ont-ils des ordres directs du Ministère de la justice ou d’un autre organisme ? Ou craignent-ils que, en donnant cette autorisation, la population pénitentiaire sache qu’il n’y a pas d’obstacles légaux au fait de suivre des études supérieures en prison ? Ou peut-être qu’ils usent de toutes leurs instances pour empêcher qu’une prisonnière (qu’ils définissent comme « commune », mais gardent dans des régimes assez « peu communs ») ait des connaissances juridiques ? Quelle que soit la réponse, j’exige qu’ils respectent leurs propres lois et qu’ils me permettent de poursuivre mes études universitaires.

Pour cela, je fais appel à toutes les formes de solidarité qui peuvent faire pression sur la direction régionale et nationale de la Gendarmería, afin qu’elles donnent les autorisations nécessaires pour que je puisse continuer à étudier.

Avec tout cela, je réaffirme que, pour des degrés plus élevés d’autonomie, la seule option, pour ceux/celles d’entre nous qui ont choisi la voie de la négation de la domination, est la lutte persistante, qui, si ce n’était pas pour des dizaines de mains solidaires, resterait entre ces murs.

Mónica Caballero Sepúlveda
Prisonnière Anarchiste
mai 2024

Déambulation contre la flamme olympique

Publié le 2024-06-11 08:50:09

Vu sur Numéro zéro

Le passage de la flamme olympique aura lieu le 22 juin à Saint-Étienne.

Nous vous proposons un grand échauffement populaire la veille, le 21 juin à 20h, place Chavanelle, afin de faire passer notre flamme avant la leur !


Dans le cadre de Zbeul2024, l’Association Sportive de Sabotage Événementiel (ASSE) vous invite à participer activement à une grande déambulation musicale et sportive.

Ni gagnant.es ni perdant.es, des règles à inventer collectivement en fonction du terrain : de la rando-peinture à la danse de rue-contact, en passant par la sieste dynamique, tous les coups sont permis.

Une seule équipe adverse : les bleus !

Rdv place Chavanelle, vendredi 21 juin à 20h.

[Tract] Contre leur guerre, contre leur paix ! Pour une perspective révolutionnaire contre le désastre continuel du capitalisme à travers le monde

Publié le 2024-06-11 08:55:08

Ce tract a été diffusé à l’occasion d’une manifestation en soutien à la Palestine le 6 juin à Caen, dans laquelle un cortège antimilitariste était organisé.



Références :

[1] : Sur toutes ces questions, nous conseillons le livre de l’anarcho-syndicaliste Nicolas Faucier, enfermé pour son engagement anti-militariste dès le début de la guerre de 1939-1945, emmené dans un camp de concentration puis évadé. Nicolas Faucier. Pacifisme et antimilitarisme dans l’entre-deux guerres (1919-1939). Éditions Spartakus. Disponible dans la bibliothèque de la « Pensée Sauvage » au Local Apache.
[2] : À voir à ce sujet les articles de la chercheuse palestinienne Yara Hawari. Le premier évoque la contrainte aux imaginaires de libération des palestinien.ne.s par la solution à deux États avec les accords d’Oslo et appelle à penser au-delà. Le second évoque l’autoritarisme de l’organisation d’Autorité Palestinienne suite aux accords d’Oslo, qui en viennent à pacifier des révoltes dans le cadre des accords d’Oslo. Yara Hawari. « Avenirs radicaux. Quand les palestiniens imaginent. ». Contretemps. 28 octobre 2023. https://www.contretemps.eu/avenirs-palestiniens-liberation/ ; Yara Hawari. « L’autoritarisme palestinien trouve ses racines dans les accords d’Oslo ». Chroniques de Palestine. 14 septembre 2023. https://www.chroniquepalestine.com/autoritarisme-palestinien-trouve-racines-dans-accords-oslo/
[3] : Entretien avec des anarchistes palestiniens : Voix de première ligne contre l’occupation, Organisation Communiste Libertaire, 24/10/2023, https://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article3970 
[4] : « Le campus « Effiscience » à Colombelles ». Trognon.info. 25/03/2024. https://trognon.info/Le-Campus-Effiscience-a-Colombelles-La-description-d-un-haut-lieu-de-l
[5] : https://www.bdsfrance.org/ 
[6] : « Guerre à Gaza : la France a fourni en secret des équimements de mitrailleuses à Israel ». Disclose. 25/03/2024. https://disclose.ngo/fr/article/guerre-a-gaza-la-france-equipe-en-secret-des-mitrailleuses-utilisees-par-larmee-israelienne ; « Pour la Palestine, contre l’armement ». mars-info.org. 26/03/2024. https://mars-infos.org/pour-la-palestine-contre-l-7457 
[7] : Voir à ce sujet l’article d’une révolutionnaire syrienne contre les manifestations « anti-impérialistes » de militant.e.s de gauche en « Occident » contre les bombardements de l’État américain d’infrastructures militaires et chimiques de l’État syrien, décimant lors les populations syriennes après leur révolution. Leila Al-Shami. La Syrie et l’anti-impérialisme des idiots. Liberpédia. 14/04/2018. https://fr.liberpedia.org/Leila_Al-Shami/L%E2%80%99%C2%AB_anti-imp%C3%A9rialisme_%C2%BB_des_imb%C3%A9ciles
[8] : Voir : https://sudfa-media.com/
[9] : Sudfa Media. « Paris : la conférence sur la crise au Soudan divise les Soudanais en France ». 11/04/2024. https://sudfa-media.com/article/paris-la-conference-sur-la-crise-au-soudan-divise-les-soudanais-en-france
[10] : Entretien avec Emilio Minassian. « Guerre à la guerre. Recueils sur la guerre en Israel-Palestine ». Trognon.info. 21/03/2024. https://trognon.info/Guerre-a-la-guerre-Recueil-de-textes-sur-la-guerre-en-Israel-Palestine-065. p.17-30
[11]Après la tribune des généraux de 2021 à la suite du mouvement des Gilets Jaunes , des militaires en France se réunissent avec le président par le biais des conseils de Défense avec le président français et parfois certains ministres depuis le Covid-19. Elles amènent les militaires, presque toutes les semaines et avant le Conseil des ministres, à prendre des décisions opaques en termes de maintien de l’ordre, même des plus ordinaires comme la réouverture des plages ou du Puy-du-Fou. Voir : Claude Serfati. L’État radicalisé. La France à l’ère de la mondialisation armée. La Fabrique. 2022. p.53-60
[12] : https://www.nae.fr/
[13] : https://trognon.info/Tract-Solidarite-avec-l-insurrection-kanak-169
[14] :Sur toutes ces questions, nous conseillons le livre de l’anarcho-syndicaliste Nicolas Faucier, enfermé pour son engagement anti-militariste dès le début de la guerre de 1939-1945, emmené dans un camp de concentration puis évadé. Nicolas Faucier. Pacifisme et antimilitarisme dans l’entre-deux guerres (1919-1939). Éditions Spartakus. Disponible dans la bibliothèque de la « Pensée Sauvage » au Local Apache.

[Kanaky] Affrontement à l’occasion des élections européennes

Publié le 2024-06-11 09:10:06

Dimanche 9 juin, des affrontements ont éclatés à Dumbéa entre le GIGN et des militants indépendantistes qui bloquaient des bureaux de vote prévus pour le scrutin européen. Les forces de sécurité sont parvenus à dégager les manifestants à l’aide de bombes à dispersion mais, permettant une ouverture tardive des bureaux de vote. À Nouméa, des feux ont été ravivés dans certains quartiers et des barrages ont perturbé la circulation. Enfin, deux communes, Kouaoua et Ouvéa, n’ont pas pu ouvrir leur bureau de vote. Dans cette dernière, de jeunes militants de la CCAT avaient bloqué la mairie, empêchant les équipes municipales d’accéder au matériel électoral. Ces militants se seraient également mobilisés en réaction à l’annonce du décès, ce samedi, d’un huitième tués par les forces de sécurité dans le cadre d’affrontements. La participation était de 8,81% à la mi-journée, un score extrêmement faible (contre 14% en 2019 lors du précédent scrutin). Un dispositif de sécurité exceptionnel avait pourtant été instauré pour assurer le déroulement de ces élections, avec la présence de forces de sécurité, des horaires aménagés pour tenir compte du couvre-feu à 18h, et un regroupement des quelque 272 bureaux de vote en 76 lieux.



Zbeul olympique en Maine et Loire

Publié le 2024-06-11 09:15:04

Vu sur Basse-Chaîne

La flamme olympique traversait le Maine et Loire le mardi 28 mai dernier, cela aura été l’occasion de quelques offensives pour s’y opposer


Nous ne reviendrons pas ici sur les raisons de s’opposer à la grande messe des JO2024, d’autres l’ont déjà fait.

En revanche nous relayons deux actions qui ont visé le parcours de la flamme en Anjou pour affirmer leur opposition :

A Chaudefonds sur Layon des tags hostiles aux JO ont fleuri aux alentours du village dans les jours qui ont précédé le passage de la flamme. Ils ont été effacés ou masqués pour ne pas faire «désordre».

A Angers un canot a profité du passage du cortège pour manifester son soutien à la Palestine et interroger la présence d’Israël à ces JO. L’équipage a été arraisonné par la police fluvial en aval de la Maine.

Continuons d’affirmer notre opposition aux JO
Feux aux JO ! Feux aux nations !

Quelques détails sur les perquisitions suite à l'arrestation d'un compagnon en Suisse

Publié le 2024-06-11 11:05:06

English below



Ce texte complète celui publié précédemment. (https://stuut.info/3834)

Le 23 mai 2024 la police force la porte de deux domiciles à Bruxelles. Les lieux sont fouillés et du matériel saisi : les flics repartent avec des supports de stockage de données, de l’outillage et des textes anarchistes.
Au même moment, un appartement est également perquisitionné à Amsterdam. (https://sansnom.noblogs.org/archives/21727)

Selon les dires d’un flic, la procédure serait liée à l’arrestation d’un compagnon.
Il est au moins certain que dans les jours précédents un anarchiste a été incarcéré en détention provisoire au Centre de police et de justice de Zurich (Suisse). Mais en plus des murs et des barbelés, les restrictions de l’u-haft (préventive) et le secret de l’instruction observé par l’avocat commis d’office empêche jusqu’à maintenant d’avoir un contact avec lui. Il aurait été transféré dans une autre prison depuis.

Par ailleurs, une personne dont le domicile a été perquisitionné à Bruxelles a en plus reçu une convocation pour être entendue sur des faits d’« association de malfaiteurs » et d’« incendie volontaire sans blessures, commis de nuit ». L’audition n’a pas eu lieu.
Pour finir, la présence de flics allemands au cours de certaines perquis’ laisse penser que la procédure est lancée par la justice allemande.

Plus d’infos suivront dès que possible.

////// English

SOME DETAILS ABOUT THE SEARCHES FOLLOWING THE ARREST OF A COMPANION IN SWITZERLAND

This text completes the one published previously. (https://stuut.info/3834)

On 23 May 2024 the police forced the doors of two homes in Brussels. The premises were searched and equipment seized : the cops took off with data storage media, tools and anarchist texts.
At the same time, a flat was also raided in Amsterdam. (https://sansnom.noblogs.org/archives/21727)

According to one cop, the procedure would be related to the arrest of a companion.
It is at least certain that in the previous days an anarchist had been remanded in custody at the Police and Justice Centre in Zurich (Switzerland). But in addition to the walls and barbed wire, the restrictions of u-haft (preventive detention) and the investigative secrecy applyed by the court-appointed lawyer have so far prevented any contact with him. It is believed that he has since been transferred to another prison.

Besides, a person whose home was searched in Brussels received a summons to be heard on charges of ‘criminal conspiracy’ and ‘arson without injury, committed at night’. The hearing did not take place.

Finally, the presence of German cops during some of the searches suggests that the proceedings were initiated by the German judicial authorities.

More information will follow as soon as possible.



Première permanence impression !

Publié le 2024-06-11 11:50:05

Le jeudi 20 juin, de 16h à 20h, viens imprimer, massicoter, agrafer au 44 rue michel-ange, à tolose !



On est une petite équipe à être en train de monter une imprimerie diy sur Toulouse. Parmi les premières machines qu’on a chopées, y a une photocopieuse A4/A3 konica, un massicot, une grosse agrafeuse à bras.

On propose un espace où venir imprimer tracts, brochures, affiches, documents administratifs pour la débrouille, etc, où les impressions sont à prix libre, avec un prix indicatif qui te permet de savoir quels sont les frais (toner, papier, elec, entretien de la machine).

On a envie que ces perm’impression permettent à des collectifs et des individus de pouvoir diffuser des idées subversives, révolutionnaires, anti-autoritaires et de luttes contre toutes les dominations. On préférerait que les trucs imprimés ne servent pas à promouvoir des évènements à prix fixes ou à de l’enrichissement personnel ou collectif, mais on ne va pas non plus lire et analyser tout ce qui sortira de la konica.

On aimerait que cet espace repose sur la confiance, on ne fait pas ça par intérêt, mais parce qu’on en a marre d’aller à la corep pour imprimer. Reprendre un peu d’autonomie aussi sur cet aspect des luttes nous semble important.

Cette première permanence est un test. On essaiera d’en proposer d’autres pendant l’été, et en septembre/octobre on devrait caler des permanences régulières.

Si tu veux/peux ramener ton papier c’est super. Si tu connais des plans en or pour du papier de qualité et/ou des machines, on est aussi preneur.euses. (par exemple, on est en train de bosser sur une Riso, pour laquelle on cherche des tambours de la gamme GR...)

En septembre on présentera aussi plus en détail la deuxième partie de ce projet, qui est de permettre de fabriquer des livres à prix libre, pour des tirages jusqu’à 500 exemplaires.

Pour nous contacter : zines@disroot.org (mail provisoire en attendant d’avoir trouvé un nom).
Si tu as tout un infokiosk à imprimer, ce n’est peut-être pas le meilleur moment, mais tu peux nous envoyer un mail ou passer à la perm.

A vite !

Chili : Des initiatives en souvenir de Mauricio Morales

Publié le 2024-06-11 22:25:04

Santiago : Des barricades en souvenir du compagnon Mauricio Morales

Contra Info / lundi 3 juin 2024

22 mai, Jour du chaos.
Nous nous sommes librement associé.es, entre différentes individualités anarchistes, pour rappeler un amoureux du feu et des barricades, le compagnon Mauricio Morales, Punki Mauri.

Ni la pluie, ni le froid ne nous ont arrêté.es, nous nous sommes rassemblé.es autour de lui, cette humble intervention étant un geste en sa mémoire insurgée, le jour même où il a quitté ce monde pour subvertir les étoiles.

À 15 ans de ta mort, Mauri…
CONTINUONS À PROPAGER LE CHAOS ET À FAIRE EN SORTE QUE L’ANARCHIE VIVE

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Santiago : Sorties incendiaires des lycées Liceo Manuel Barros Borgoño, Liceo 7 et Instituto Naciona, en souvenir de Mauricio Morales

Informativo Anarquista / vendredi 8 juin 2024

Entre le 24 et le 25 mai, des lycéens de trois différents lycées de Santiago sont sortis dans les rues et ont dressé des barricades, ont accroché des banderoles et eu des affrontements à coups de cocktails Molotov contre la présence des unités antiémeute des Carabineros, en souvenir du compagnon Mauricio Morales, pour un nouveau Mai noir et en solidarité avec toutes les personnes touchées par l’expulsion de l’occupation « 17 de Mayo », à Cerro Navia [terrain, dans cette commune de la banlieue nord-ouest de Santiago, occupé le 17 mai 2019, par des centaines personnes qui y ont construit des habitations de fortune ; il a été expulsé le 16 mai dernier, avec une intervention musclée de la police, à laquelle les habitant.es ont répondu par des émeutes ; NdAtt.] .

Voici quelques photos :

L7

Instituto Nacional

Liceo Manuel Barros Borgoño

[Photos de Frente Fotográfico, Luces de Fuego, Coyote et Perdidos]

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Mise à jour du 13 juin 2024

Ñuñoa : Sortie incendiaire de l’Université du Chili (campus JGM), en souvenir de Mauricio Morales

Informativo Anarquista / mardi 11 juin 2024

Le 23 mai, sur le campus Juan Gómez Millas, des étudiant.es au visage masqué ont lancé des tracts, accroché des banderoles et eu des affrontements à coups de cocktails Molotov contre la présence des unités antiémeute des Carabineros, en plus d’essayer d’incendier un bus de la ligne 325 du réseau RED, en souvenir de Mauricio Morales.

Voici quelques photos :

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Sortie incendiaire de l’Université de Santiago, en souvenir de Mauricio Morales et de Francisca Sandoval

Informativo Anarquista / mardi 11 juin 2024

Mardi 28 mai 2024

Vers 13h20 de l’après-midi, un groupe de personnes au visage masqué sort de l’Université de Santiago pour rappeler par la lutte le compagnon anarchiste Mauricio Morales, 15 ans après sa mort lors d’une attaque contre l’école de la Gendarmería. Également en mémoire de la compagnonne, et journaliste de la chaîne 3 de La Victoria, Francisca Sandoval [elle est morte à cause d’un tir venant d’une bande criminelle qui contrôle le quartier traversé par le cortège, alors qu’elle couvrait, en tant que journaliste, la manifestation du 1er mai 2022 ; NdAtt.].

Sur place, il y a eu des affrontements contre la police, pendant plus d’une heure, et l’action s’est soldée sans interpellations.
Des slogans vu sur place :
« Occuper chaque espace, pour vivre en autonomie et liberté »
« À bas la loi contre les occupations de terrains »
« Solidarité active et combative avec la résistance populaire palestinienne »
« Attaquer ceux qui permettent le génocide »
« Désavouons la victimisation, assumons la confrontation »
« Combattons contre la Loi antiterrorisme et la Loi Nain-Retama »
« Combattons contre la condamnation à perpétuité déguisée infligée au compagnon Francisco Solar ».

Des manifestations antifascistes un peu partout

Publié le 2024-06-11 22:30:09

extraits du Parisien / mardi 11 juin 2024

Bordeaux

Place de la République à Paris, 4 200 personnes selon une source policière au Parisien – 3 000 selon la préfecture de police […] Plusieurs milliers de manifestants sont partis en cortège peu après 22 heures, alors que la foule se dispersait sur la place, en direction du siège des Écologistes où les partis de gauche étaient réunis en vue de trouver un accord pour les législatives qui auront lieu dans moins de trois semaines. Sur leur passage, quelques panneaux électoraux ont été saccagés et quelques tags laissés sur les murs : « Ni Macron, ni Bardella » ou encore « Macron-Bardella, même combat », a constaté le journaliste de l’AFP. L’atmosphère était plus tendue peu avant minuit, les forces de l’ordre s’efforçant de dissiper le cortège à coups de grenades de désencerclement et de charges. […]

À Marseille, deuxième ville de France, qui a placé en tête la liste du RN lors des élections européennes dimanche, 2 200 personnes se sont rassemblées à l’appel de plusieurs syndicats, de partis de gauche ou de la Ligue des droits de l’Homme devant la préfecture de région. […]
Plusieurs milliers de personnes se sont également rassemblées à Nantes (4 400), Rennes (plus de 2 500) et Rouen (800). À Nantes, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants et des poubelles étaient en feu sur le passage du cortège qui s’est ensuite scindé dans le calme, a constaté une journaliste de l’AFP. […]
À Montpellier, Toulouse ou encore Besançon, un millier de personnes ont aussi manifesté. […] Des incidents ont eu lieu dans la Ville rose en fin de manifestation : des manifestants se sont emparés brièvement d’un engin de travaux, ont cassé des vitrines et brûlé des poubelles. Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser la foule, a constaté un photographe de l’AFP qui a assisté à deux interpellations.
À Strasbourg, ils étaient 950 selon la police. […]

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Manifestation sauvage contre l’extrême droite à Bordeaux

La Grappe / mardi 11 juin 2024

Suite au résultat des élections européennes et à l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale, le rendez-vous était donné à 20h place de la Victoire. Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées pour rapidement partir en manif sauvage dans le centre-ville.
Fanfare, batucada, chants et slogans ont rythmé ce joyeux cortège. Des dizaines et des dizaines de tags ont fleuri le long du parcours qui rapidement prend la rue Saint-Catherine et atteint les quartiers bourges de Bordeaux.
Quand la manif arrive place Saint-Projet de nombreuses personnes s’attaquent au bar Saint-Projet qui a hébergé régulièrement des réunions de fafs et de groupes d’extrême droite.
Tout le long de l’immense cortège des feux de poubelles, des barricades sont allumés.
La même scène avec un sportif qui s’entraine pour les JO du zbeul. On l’encourage toutses.
Plus la nuit tombe, plus la foule s’attaque aux cibles qui sont évidentes, les fast food, les distributeurs et les banques, les caméras de surveillances qui fliquent nos vies, Carrefour qui collabore avec Israël contre le peuple palestinien, l’église Saint-Éloi qui a accueilli dans sa cave des réunions de fascistes nostalgiques de Franco…
Quand la manif passe place Sainte-Colombe, tous les gens sur les terrasses de bars se lèvent, applaudissent la manif et reprennent tous les slogans chantés, en osmose avec le cortège. Les flics à plusieurs reprises gazent la manif ce qui a pour conséquence de leur rendre la tâche plus ardue puisque ce sont ensuite 2 ou 3 cortèges qui se baladent se retrouvent et se séparent dans les rues bordelaises, repeignant les murs de la rue Sainte-Cath, au Tribunal Judiciaire, du cours Victor Hugo à la place Fernand Lafargue.
Arrivés Porte de Bourgogne après déjà presque deux heures de manif sauvage, les flics gazent, ce qui sépare le gros cortège en deux, l’un partant sur la place de Saint-Michel pour retourner finir la fête place de la Victoire, un autre est reparti à quelques centaines en direction de la place du Parlement, dans les beaux quartiers, en détruisant la vitrine d’un Carrefour et les banques sur son chemin.

À notre connaissance, même si ça a gazé fort à la fin place de la Victoire et que la Bac faisaient un peu les malins, il n’y a pas d’arrestation. La colère était bien présente et légitime, vivement les prochaines dates qui ne devraient pas tarder.

[d’autres images de la manif’ de Bordeaux en bas de la page ; NdAtt.]

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Angers : Toustes unis contre le fascisme

extrait de Basse-Chaine.info / lundi 10 juin 2024

Ce lundi 10 juin 2024, 500 personnes se sont retrouvées devant la préfecture du Maine et Loire pour s’unir contre la montée de l’extrême-droite aux élections européennes et le positionnement effrayant du président de la république qui a appelé à la dissolution de l’assemblée nationale.

Le rassemblement antifasciste et unitaire est ensuite parti en cortège vers le centre-ville où plusieurs voitures de police se sont déployés pour protéger les hall biltoki. En paralèlle le bar de l’Alvarium qui a déménagé dans l’ancien bar le bazar rue parcheminerie a été ouvert comme une boîte de sardines sous les aplaudissements de la foule. […]

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Dijon : Manifestation contre l’extrême-droite après les résultats des élections européennes

Dijoncter / mardi 11 juin 2024

Ce lundi 10 juin, plus de 600 personnes se sont rassemblées place Darcy, à Dijon, en réaction à la victoire électorale de l’extrême-droite, suivant un appel ayant circulé principalement sur les réseaux sociaux d’organisations politiques, syndicales ou associatives.
Après avoir scandé des slogans contre l’extrême-droite, en particulier Bardella et le RN, le rassemblement s’est mué en un infatigable cortège qui a sillonné le centre-ville toute la soirée, de Darcy à République, de Théâtre à Bossuet, puis dans tout l’hypercentre, jusqu’à la cité de la gastronomie, pour s’achever peu après 21h place de la Libération.
Les panneaux électoraux en ont fait les frais tout le long du trajet, une personne a été interpellée au moment de la dispersion pour s’être pris en photo devant un graffiti au feutre…

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“La jeunesse emmerde encore le front national” : à Montpellier, au moins 1 500 personnes dans la rue

extraits du Poing / mardi 11 juin 2024

Lancé à l’appel du Quartier Généreux, bar associatif militant, un rassemblement contre la montée de l’extrême-droite a réuni au moins 1 500 personnes à Montpellier le lundi 10 juin, après l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron. Une manifestation sauvage a eu lieu dans la foulée, on compte au moins une interpellation

Sur la place de la Préfecture, ce lundi 10 juin, les habitués des manifestations notent une mobilisation d’un pan de la jeunesse qu’on ne voit habituellement pas dans la rue. […]
En tout cas, la colère est palpable, et les intervenants au micro peinent parfois à enchainer d’une traite leurs prises de paroles, coupés par des slogans tels que “et tout le monde déteste Bardella”, ou “la jeunesse emmerde le front national”. Une membre du Quartier Généreux, bar associatif et militant montpelliérain à l’appel du rassemblement, scande : “A ceux qui disent qu’on a pas encore essayé l’extrême-droite au pouvoir, demandez aux Argentins, aux Autrichiens, aux Italiens, comment ça se passe ! L’extrême-droite fait allégeance totale au grand capital et aux intérêts de la bourgeoisie.” Mentionnant le danger que ce courant politique représente en faisant référence aux agressions ayant eu lieu récemment au festival des fanfares, elle continue “L’extrême-droite, c’est la fin de l’IVG, la fin des prestations et de la protection sociale ! Nous devons faire barrage, nous appelons à un réveil populaire et démocratique !”. […] 

Après les prises de paroles, un groupe appelle à la manifestation sauvage, qui s’élance en direction de Plan Cabanes, forte d’au moins 1 500 personnes. […]
Au niveau de la Comédie, après un passage par la gare, le cortège marque une rapide halte. Une personne se fait interpeller par la BAC pour des tags. Puis, retour à la préfecture, pour une dissolution au Peyrou. […]

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Lille : La jeunesse emmerde le Front National

exraits d’Indymedia Lille / mardi 11 juin 2024

Récit de la manifestation du 10 juin 2024 en réaction à la victoire du RN et de la dissolution de l’Assemblée Nationale

Hier, nous découvrions sans grande surprise les résultats des élections européennes : 31,4% pour le RN et 5,5% pour Reconquête. Comme pour nous achever, on apprend avec stupeur la dissolution de l’Assemblée Nationale par Macron. Quel est son délire ? Aucune idée. Une partie d’entre nous n’a pas attendu aujourd’hui pour aller crier sa colère dans la rue, et c’est quelques 200 personnes qui se rassemblaient spontanément sur la Place de la République de Lille… Beaucoup de drapeaux partisans, mais une envie d’aller gueuler dans la rue plutôt que devant la Préf’. « On a voté pour vous [sic ! NdAtt.], marchez avec nous [re-sic ! NdAtt.] » vociférions-nous à Bernalicis (député local) et sa clique Insoumise qui scande « Union populaire », dès son arrivée en grandes pompes, et appelle à voter pour eux aux nouvelles élections législatives dans 3 semaines. Finalement, on décolle à une centaine vers Wazemmes, escortés de près par quelques poulets plus observateurs que dissuadeurs. Après un beau tour dans la ville jusqu’à la Place du Marché, on revient sur la place minuit passé. Disons qu’on s’est échauffé la voix pour le lendemain.

1500 personnes crient leur haine du fascisme

Lundi 10 juin. Le mot tourne pour se rencarder place de la République à 19h. Sur la place, 1500 personnes répondent à l’appel « de la jeunesse » (diront les boomers). Si on passe sur les Jeunesses communistes qui essayent de tout faire pour se rendre visible, en se positionnant stratégiquement devant la fontaine, tenant parfois un drapeau dans chaque main pour laisser penser qu’ils représentent une masse, à défaut de représenter des gens (parti de Fabien Roussel). Voilà la gueule de la nouvelle union des gauches : « Nouveau Front Populaire ». S’ils lisent ce texte, qu’ils redescendent un peu, et invitent d’autres drapeaux à se mêler à eux dans un esprit d’union, et pourquoi pas le drapeau noir. L’enjeu est au delà des conflits politiques qui ont créé cette multitude de partis, de syndicats et de drapeaux qu’on voit tant jouer des coudes. Facile à dire depuis le camp où on veut brûler tous les drapeaux et autorités, mais l’ambition du front commun semble partagée.

Après quelques prises de paroles peu audibles au delà d’une dizaine de mètres autour du micro, la volonté d’une manifestation se fait ressentir. La foule vibre : « Grève, blocage, manif sauvage ». Cette fois, pas besoin de supplier la France Insoumise de venir en sauvage. Les drapeaux flottent déjà, les mains claquent entre les « siamo ». On ne connaît pas la dernière fois où Lille a montré un tel antifascisme. Si vous vous rappelez de quelques manifs antifa (oui vous le vieux au fond), vous serez étonné de la suite.

Une ville en travaux est une ville inflammable

Une partie de la foule traverse la place en contournant la fontaine et s’élance rue Gauthier de Châtillon, accompagnée par quelques percussions qui rythment les premiers pas. La rue est engloutie entièrement, la manif s’engoufre dans la rue de Bruxelles pour commencer un parcours géant et improvisé. Les premières fenêtres s’ouvrent, et les habitant·es acclament la foule dans sa détermination antifasciste.

Rue Gosselet, les premiers outils urbains sont sollicités pour bloquer les flux. La ligne de bus empruntant le boulevard J-B Lebas se voit bloquée par des grilles savamment installées. Ce seront les premières d’une longue série. Presque à chaque croisement du parcours, des manifestants feront un vrai barrage républicain, mais physique, à l’extrême droite et son monde. La ville, en travaux, a donné ce jour mille et un morceaux de barrages. Poubelles. Barrières. Palettes. Grilles. Pavés. Tout y est passé.

Derrière, un camion de flic et une dizaine d’unité en tenue suit, silencieusement. Au boulevard Victor Hugo : enfin une rue large pour cette foule encore bien dense. Arrivé au croisement avec la rue de Seclin, certain·es hésitent à l’avant, et décident de changer soudainement de parcours. Virage à presque 180° pour prendre la rue de Wazemmes, direction Moulins. Stratégie intéressante pour montrer à la ville qu’un corps antifasciste existe encore, et ne pas prendre le risque de conflictualité trop rapide avec la flicaille. Les fenêtres s’ouvrent aussi encore au rythme des slogans pour mieux les apprécier.

Une poubelle à roulettes est enflammée sur la rue de Wattignies. Certain·es craignent qu’elle ne mette le feu au chantier voisin, et la replacent bien au centre de la rue, pendant que la masse avance. Prévention révolutionnaire : dans nos quartiers, on ne crame que les poubelles. Tandis qu’ailleurs… Bref : rue d’Arras, la foule semble déterminée, mais on voit au loin, proche de la Porte éponyme, quelques gyrophares indiquant qu’il y aura un accueil si le cortège s’approche du précieux périph’.

La place Vanhoenacker est donc saisie, puis la rue Montaigne, éclairée par un soleil couchant qui brûle les rétine plus que les poubelles. C’est le moment de reprendre la rue d’Artois, et de la remonter entièrement. Au loin, l’église Saint-Michel clôt l’horizon. On ne s’attend alors pas à voir débarquer une personne sur le toît de l’église, et lancer un « siamo tutti antifascisti » depuis son perchoir. L’audace s’ajoute à l’euphorie collective qui entonne ça avec joie. Encore des travaux. Les tôles le long de l’église sont claquées pour qu’on l’entende jusqu’au Vieux-Lille, sans imaginer qu’il sera bientôt rejoint.

« Macron démission, Bardella pendaison »

Rue Solférino. Le soleil est en train de se coucher dans cet axe qui est l’un des plus grands de Lille. Vous ne manquerez pas qu’il est aussi en travaux depuis plus d’un an. Végétalisez qu’ils disaient. Zbeulez, qu’on dit ! La rue est remontée presqu’entièrement. Au coeur de la rue de la soif, une voiture tente de forcer le passage de la manif sauvage. Elle se fera dûment chahuter. Faut pas provoquer une foule déjà embrasée !

Square Rameau, encore un chantier. Une troupe pyrotechnique tente un assemblage de palettes pour faire prendre de plus belle un feu de palettes. Avant ou après, plusieurs inscriptions murales seront posées à l’aide de peinture aérosole.
Boulevard Vauban, on passe devant la Police Scientifique dont une petite entrée se prend quelques pavés, sans réel dégât. Symbolique. L’ambiance reste torride. On dépasse le quai du Wault pour prendre la rue de la Barre. Direction Vieux-Lille. Les rues rétrécissent en largeur, les slogans résonnent encore plus. Rue Esquermoise.

La rue des Poissonceaux nous porte au Nouveau Siècle. Les flics gazent la foule tentant de rejoindre la rue Nationale. Ce geste répressif pourrait laisser penser que la situation va se tendre. Pas du tout : le cortège de sépare en deux pour faire le tour du bâtiment circulaire, et se retrouve très vite à l’entrée de la place Maurice Schumann pour reprendre à l’unisson. Passage devant l’OFII, rue de Tenremonde, puis traversée du Boulevard de la Liberté où on voit au loin, près de la préfecture, de nouveau gyrophares. Choix bien senti de rejoindre la rue Masséna, la deuxième rue de la soif, où les bars seront incités à entrer dans le cortège. Les mobiliers de chantiers sont soulevés à chaque foutu coin de rue. On ne peut pas dire qu’il s’agit de grosses barricades, mais la déter’ est présente. Ca ne rassure pas les tenanciers et autres videurs qui tiennent à l’intégrité physique de leurs poubelles.

Retour rue Solfé’, puis rue Gambetta alors que la flicaille empêche de s’approcher de la Préfecture : direction Wazemmes. Quelques vitres volent en éclat, rien de bien méchant, mais plutôt amusant. Place du marché de Wazemmes ? La foule commence à s’effacer doucement. Le cortège continue dans quelques rues toujours en slogan. La nuit tombe. Le silence guette, et finit par gagner.

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Quel parcours ! Depuis certaines manifs Gilets Jaunes bien déters en 2019, il n’avait rarement été aussi long. Voici le visage de « la jeunesse » qui emmerde Macron et le RN. Le visage d’une foule en lutte, combative.
Le mois qui vient promet. Espérons que l’énergie se maintienne. Pour ça, organisons-nous, sans se contenter ni des urnes ni des partis qui promettent des lendemains chantants. Allons chercher les consterné·es désabusé·es, celles et ceux qui pensent que tout est perdu, et qui se réfugieraient dans une torpeur individuelle. Le meilleur moyen de vaincre la peur, c’est d’attaquer ensemble !

[suivent des appels à RV locaux ; NdAtt.]

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D’autres images de Bordeaux, toujours depuis la Grappe :

et des médias commerciaux :

Le bar Le Saint Projet

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Mise à jour du 13 juin

Les manifs sauvages à Paris

Paris-Luttes.info / 10 et 12 juin 2024

Récit de la manif de lundi

À République à 21h, il y a beaucoup de monde : 3000, 4000 ? et on peine à traverser la foule à certains endroits. Beaucoup de drapeaux Insoumis, Verts etc, mais aussi beaucoup de personnes sans drapeaux, connues ou pas.
Vers 22h un bout de la place part en cortège dans le but de rejoindre la rue des petits hôtels par la rue de Magenta. La rue des petits hôtels, c’est là où les gens des partis de gauche négocient pour l’union populaire. Peu importe, on surfe sur la manif. Elle est vraiment impressionnante et couvre presque toute la largeur de la rue de Magenta, sur les slogans « Tout le monde déteste Bardella ». On arrive donc à la rue des petits hôtels, mais on continue, on va pas attendre leur sortie non plus, on va vers Gare du Nord. Là-bas il y a une tentative de dévier vers le Périph, mais ça ne prend pas. On ne rentre pas dans Gare du Nord parce que 5 keufs et un chien sont plantés devant l’entrée…
Qu’à cela ne tienne, on tourne vers l’ouest, vers le Square de Montholon. Sur le chemin, on se fait interrompre par les keufs, qui pour la première fois depuis le début de la sauvage se montrent et chargent frontalement tout en gazant. On dirait qu’il y a des quartiers dans lesquelles les manifs embêtent plus que d’autres… On a même plus le droit de faire son shopping tranquille aux Galeries ?
La manif repart en arrière et retrouve la 2e manif, passée par Belleville et Colonel Fabien qui arrive de gare de l’Est, ça fait plaisir à voir. La manif est assez motivée, on met à profit les poubelles à verre sur le chemin. On continue toujours vers l’ouest, où on peut, vers la rue Marguerite de Rochechouart, mais là, ça gaze à nouveau… Après pas mal de confusion (les gens errent, les fourgons de keufs font des tours de pâté comme des cons) ça se regroupe sur Magenta, direction Barbès. Un groupe d’une grosse centaine atteint la Mairie du 18e, mais les keufs sont là en masse et foncent dans le tas. Certain.e.s prennent le métro pour Répu, où vers 1h du mat il restait toujours une petite centaine de gens assis autour de la statue, ambiance relax mais gueulant toujours des slogans en continu !

 

Récit de la soirée de [dimanche soir]

Après deux heures de rassemblement moumou à Répu, où les drapeaux écolos tournaient en rond comme à nuit debout, entre les slogans UNEF, proPalestine et antifa, on s’ennuyait ferme. Ça chantait de temps en temps manif sauvage mais sans partir.
Le rasso concurrent (de Stalingrad) est finalement arrivé par le canal Saint Martin après la fin du discours du Lider Maximo, ça a chanté Front Populaire et Union des gauches, on se sentait pas trop à notre place, un léger malaise genre soir de l’élection de Hollande (la gauche va nous sauver, tout ça), déjà que c’était pas la joie.
On est finalement parti-es vers minuit et demi, résolument vers Nation aux cris de « À Bastille ». On a cru que tout le monde suivrait mais on s’est retrouvé 3-400, sympa mais un peu décevant. C’était clairement pas l’union de la gauche radicale mais les gen.te.s étaient motivé.e.s, on a filé sur Voltaire puis Richard Lenoir sensiblement plus vite que pour les manifs Palestine. On ne s’est même pas arrêté.e.s à Bastille, direction Nation par Daumesnil puis Diderot. On a vaguement aperçu 5 keufs vers Gare de Lyon qui faisaient plus ou moins la circulation sinon ça restait calme. Vers le haut du boulevard l’intention louable d’aller checker si les keufs étaient à Nation a malheureusement mené à une grosse hésitation pour 5 fourgons posés dans un coin.
Le demi-tour vers Faidherbe qui a suivi cette info a sévèrement dégarni les rangs, le scepticisme sur la finalité de cette promenade commençant à se voir. On espère que ça a bien fini (combien de tours Répu-Bastille-Nation ?), on va dire que c’était un début et que celle(s) de ce soir sera/ont mieux !

Assemblée ouverte de « Kalimero » le jeudi 13 juin à 19h

Publié le 2024-06-11 22:35:07

Kaliméro est une caisse et une assemblée solidaire des prisonni-ères de la guerre sociale. En juin elle aura lieu le jeudi 13 juin à 19h et se tiendra à la bibliothèque anarchiste Libertad, 19 rue Burnouf, à Paris



La prison est un des rouages de ce système basé sur l’exploitation et la domination que nous voulons raser au sol, c’est pourquoi nous envoyons des mandats à celles et ceux accusé·e·s d’actes de révolte dont on est solidaires.

Une caisse de solidarité a besoin de continuité. Nous n’avons ni sponsor, ni mécène, aussi avons-nous convenu d’un rendez-vous par mois pour collecter des sous pour alimenter la caisse. Ces rencontres sont également l’occasion d’échanger sur nos pratiques face à la répression, d’assurer le suivi des différentes histoires et de discuter des situations qui se présentent. Elle est également un moment de discussion autour des possibles moyens d’esquive, de résistance et d’auto-organisation offensive contre la machine judiciaire et carcérale.

Dans un souci de régularité, ces rencards ont été fixés le 2e jeudi de chaque mois à 19h. La prochaine réunion de Kaliméro aura lieu le 13 juin à la bibliothèque anarchiste Libertad au 19 rue Burnouf, à Paris.

Pour envoyer de l’argent, pour demander des informations, ou pour être tenu·e·s au courant des prochains rendez-vous de la caisse et être inscrit·e·s sur la mailing-list de Kaliméro, écrivez à kalimeroparis(at)riseup.net

La police tue un jeune homme à Cherbourg

Publié le 2024-06-11 22:40:06

Dimanche soir, une policière cherbourgeoise a tiré sur un homme de 19 ans qui voulait (d’après la presse) se soustraire à un contrôle routier. Le jeune homme est mort. La police a encore tué.



Extraits de la presse :

"Un jeune homme de 19 ans a été tué par une policière dimanche soir en tentant d’échapper à un contrôle routier à Cherbourg (Manche), a annoncé le procureur de la République Pierre-Yves Marot.

Vers 23h40 dimanche, sur les hauteurs de Cherbourg-en-Cotentin, un équipage de trois policiers a tenté de contrôler un véhicule roulant à une vitesse excessive, écrit Pierre-Yves Marot dans son communiqué. Le conducteur n’a « pas obtempéré aux sommations » et poursuivi sa route, avant d’être forcé à s’arrêter par le véhicule d’un second équipage de police.

Les trois occupants ont alors pris la fuite à pied, l’un est parvenu à s’échapper, un autre a été interpelé et placé en garde à vue pour recel, le véhicule étant signalé comme volé, toujours selon le parquet. « Le troisième individu, un jeune homme âgé de 19 ans originaire de Cherbourg-en-Cotentin, s’est trouvé face à deux des policiers du deuxième équipage et a bousculé volontairement l’un d’eux en prenant la fuite », a précisé le procureur.

« Le fonctionnaire a alors utilisé un pistolet à impulsion électrique » alors qu’« un autre agent faisait usage de son arme à feu, le touchant mortellement au niveau de la poitrine », selon le parquet. La policière à l’origine du tir mortel était toujours en garde à vue lundi soir pour homicide volontaire. L’enquête est confiée à l’IGPN.

Selon une source proche du dossier, l’homme tué n’était pas armé. Le parquet précise que cette enquête « porte sur des faits susceptibles de recevoir une qualification criminelle pouvant justifier la saisine du pôle de l’instruction de Coutances ».

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Comme d’habitude, la justice temporise en attendant les résultats de l’enquête.
Comme d’habitude, le syndicat Alliance monte au créneau pour souligner à quel point la collègue qui a tiré est "très, très professionnelle".
On n’en doute pas...
Le meutre de Sullivan, comme celui de Nahel dont l’auteur était aussi "très professionnel", est loin d’être un cas isolé. On constate une recrudescence de meurtres pour refus d’obtempérer, lesquels ont été multipliés par 5 depuis la loi Cazeneuve de 2017 qui a assoupli les conditions d’utilisation des armes à feu dans ce contexte. Ces meurtres concernent majoritairement des personnes racisées. On ne sera pas surpris de lire que la police et l’armée en France ont voté à 64% pour l’extrême-droite (Le Pen et Zemmour) au premier tour des présidentielles de 2022. CQFD. (source wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mort_de_Nahel_Merzouk)

Selon une source snapchat, un appel à une marche blanche a été lancé. Rendez-vous mercredi 12 mai à 13h30 à l’église st paul - st-pierre du quartier des provinces.

Luxury car vandalized – Asheville, NC

Publié le 2024-06-13 07:10:05

The Asheville Police Department reported the vandalism at a residence on Adams Street. On the morning of June 6, police say the owner of the BMW discovered it been defaced with graffiti, including an anarchist symbol on the hood and "NO BID" written across the side. Police also reported that the vehicle's front tires had been slashed.

Police say the incident is believed to have occurred overnight on Wednesday, June 5.

The B.I.D. is said to be "corporate redlining and privatization."

Found on Mainstream Media

A 'gunfire vandal' is shooting at automated enforcement cameras – Portland, OR

Publié le 2024-06-13 07:15:03

May 27, 2024

In several acts of what the Portland Police Bureau are referring to as "gunfire vandalism," someone is driving around and shooting at automated enforcement cameras.

In a statement Thursday, the PPB said the suspect has fired a handgun at "city equipment" at least seven times and caused hundreds of thousands of dollars in damage. While they didn't mention what type of city equipment is being targeted, it's very obvious what's going on based on a video released by PPB in an effort to track down the shooter.

In a PPB video from May 27th around 5:10 am, a man is shown driving on SE Washington through the intersection of 103rd. When he see the traffic camera just east of the southeast corner, he hits the brakes, swerves over and parks in the bike lane, hops out, draws his weapon, aims it high, fires off three shots, then runs back to his car and drives away.

There's a Portland Bureau of Transportation "intersection safety camera" at that exact spot. The camera snaps photos and sends citations in the mail to folks who run the light and/or speed. It was installed within the last year and is one of 27 automated enforcement cameras currently operated by PBOT (with more on the way).

It's a setback for a program that was beset by delays for years due to what city officials said were delays in procurement and problems with the vendor. It was only last fall when the logjam broke and a flood of new cameras were able to hit the streets.

Most of the revenue from the citations (around 70%) goes to the State of Oregon. Of the money that does come to the City of Portland, most of it goes back into maintaining and operating the system.

Found on Mainstream Media

D'Athènes à Marseille - Échanges et balade

Publié le 2024-06-13 07:40:05

Samedi 15 juin La Plaine
18H Discussion sur les luttes d’Athènes à Marseille.
20H Balade festive et revendicative



On parle lutte contre la gentrification, la touristification, la spéculation et les projets d’urbanisme dans nos quartiers.

À 18h auront lieu des échanges avec un·e membre de l’assemblée ouverte de la colline de Strefi, du quartier d’Exárcheia, qui parlera de la victoire face au projet de privatisation de cette colline. Aussi, des collectifs de luttes de Marseille seront présents et on pourra mettre en parallèle les situations et modes d’action de ces 2 territoires dans lesquels on peut trouver pas mal de similarités dans les ravages que fait la gentrification.

À 20h nous enchaineront avec une balade festive et revendicative dans le quartier.

Lyon/Bordeaux/Toulouse/Paris : quelques traces des manifs sauvages contre les fachos (et pas que)

Publié le 2024-06-14 08:05:04
Lyon, 12 juin. Statue de Louis XIV, place Bellecour

Lyon, 12 juin

Ce mercredi 12 juin 2024, près de 4 500 personnes se sont réunies dans les rues de Lyon pour protester contre la montée de l’extrême droite. Un rassemblement qui s’inscrit dans un contexte politique particulièrement tendu après la dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron et l’arrivée de Jordan Bardella en tête des élections européennes. Malgré une importante présence policière, d’importantes dégradations ont été réalisées.

Les manifestants ont parcouru la Presqu’île de Lyon, du côté de la place de la République, avant de partir de l’autre côté de la place Bellecour, dans le quartier d’Ainay. Les premières dégradations se sont rapidement enchaînées, notamment avec la statue de Louis XIV de nouveau taguée. Les forces de l’ordre ont utilisé des grenades de gaz lacrymogène pour tenter de faire redescendre la pression, mais des participants à ce rassemblement se sont encore plus déchaînés. Les portes du commissariat du 2ᵉ arrondissement ont été fracturées, des tags également inscrits sur les portes. Le local de la fédération du Rhône des Associations Familiales Catholiques (AFC) a aussi été saccagé. Des commerces et des banques du quartier d’Ainay dans le 2e arrondissement ont été pris pour cible, des vitrines ont été brisées et des tags tracés sur des façades. Des tirs de mortiers ont aussi éclaté sur la place des Terreaux, sous les fenêtres de l’hôtel de Ville.
Grégory Doucet, le maire écologiste de Lyon (Nouveau Front Populaire), a condamné les actes perpétrés : « Hier soir, des policiers ont été la cible d’attaques et le centre-ville a subi d’importantes dégradations à Lyon. Je condamne ces actes violents qui n’ont pas leur place dans notre République. Tout mon soutien aux agents, aux commerçants et aux habitants ».

Lyon, 12 juin 2024
Lyon, 12 juin

Bordeaux, 10 juin

Secteur Victor-Hugo, rue Sainte-Catherine, cours d’Albret… de nombreux commerces – essentiellement des banques et de grandes enseignes – ont été pris pour cible dans la soirée du lundi 10 juin à Bordeaux. Quelques instants plus tôt, le rassemblement contre l’extrême droite initié sur la place de la Victoire venait de commencr en réunissant partis politiques et simples citoyens pour des prises de parole dans le calme.

Peu avant 21 h 30, les premiers actes de violences ont éclaté lorsqu’une partie des manifestants rassemblés sur la place de la Victoire s’est dirigée en direction du centre-ville. Le pas assuré mais d’abord calme, le cortège s’est vite scindé en deux. À l’avant, quelques cagoules enfilées. Le gros du convoi, lui, est resté plus loin et surtout plus calme. Et tout s’est d’abord joué sur cette branche avant du cortège, autour de la place Saint-Projet et de la rue Sainte-Catherine, puis vite dans le reste du centre-ville. Une déambulation hasardeuse, qui a laissé une minorité vandaliser une dizaine de vitrines, mais aussi panneaux publicitaires, caméras, affiches électorales

Bordeaux, 10 juin

Parmi les cibles attaquées, la presse régionale recense notamment un Crédit Agricole (cours Victor-Hugo), des supermarchés Carrefour et Intermarché (cours d’Albret), l’enseigne de café Starbucks (cours Victor-Hugo), mais aussi le bar Saint-Projet, bien connu pour accueillir des réunions de fachos (UNI, Action Française et autres), dont le propriétaire est le groupe Quatrès Hôtels-Cafés. Un peu plus loin, les murs du palais de justice et de l’École nationale de magistrature ont également été vandalisés.

Bordeaux, 10 juin 2024
Bordeaux, 10 juin 2024

Toulouse, 10 et 12 juin

Toulouse, un rouleau-compresseur chouré par les manifestants est de sortie…

Un rassemblement spontané a réuni 6 000 personnes, lundi soir, dans les rues de Toulouse. Les manifestants « antifascistes » ont protesté, alors que suite à la dissolution le Rassemblement national se trouve aux portes du pouvoir. Si tout s’est, dans un premier temps, déroulé dans le calme au départ des allées Jean-Jaurès, les choses ont dégénéré en soirée dans le secteur Saint-Cyprien et Patte-d’Oie. Même scénario mercredi soir pour une manifestation qui n’était ni autorisée, ni déclarée.

Les manifestations anti-RN se sont conclues « par des heurts, des incendies, des destructions de mobilier urbain, et même par l’usage d’un rouleau-compresseur à des fins de destruction. L’école TBS [une école de commerce], a notamment, subi de nombreuses dégradations […] De nombreux commerces ont eu leurs vitrines caillassées » relève le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc. Quant à mercredi « la manifestation s’est une fois encore terminée par des dégradations avec, notamment, une dizaine de containers incendiés sur le secteur Étienne Billières, Déodat de Severac, Croix de Pierre, Avenue de Lombez » ajoute l’édile.


Paris, 10 juin 2024. Place de la République.

Paris, 10 juin
(texte trouvé sur Paris-luttes)

Après l’annonce de la dissolution de l’assemblée par Macron, il y avait de nouveau un appel à se rassembler sur la place de la République à Paris ce lundi 10 juin à 20h. Comme la veille, les militant.e.s des partis de gauche étaient présent.e.s en nombre pour nous casser les oreilles avec leurs appels au « front populaire », en vue des prochaines législatives… Mais qu’est-ce qu’on s’en cogne de leur union ! Si on prend la rue c’est pas pour participer aux sales manœuvres politiciennes des partis et de leurs représentant.e.s, c’est justement pour refuser de leur déléguer nos vies ! Alors, de Glucksmann à Mélenchon, qu’ils aillent manger leurs urnes et leurs drapeaux, on ne cédera pas à leur chantage. On veut pas faire « barrage », on veut faire des barricades !

Face à cette situation déprimante, ce qui compte pour nous, en ce moment, c’est de se retrouver dans la rue, se rencontrer, se donner de la force en gueulant ensemble des slogans, zbeuler la ville des riches, se sentir solidaires face aux flics, se révolter ! Pour faire face aux fachos et leurs idées, on ne veut pas nous en remettre à un quelconque pouvoir, fusse-t-il de gauche, qui, comme tous les autres, utilisera ses flics, ses prisons, ses frontières, son armée, pour écraser toutes celles et ceux qui cherchent à échapper à son contrôle ou qui le remettent en cause… Au contraire, on cherche à lutter par nos propres moyens contre le racisme, le capitalisme, le patriarcat et le genre, en nous attaquant à leurs rouages partout où on les croise ! On cherche à affirmer notre volonté de vivre dans un monde sans États !

Ce lundi 10 juin, pendant qu’un groupe de fidèles porte-drapeaux est allé au siège d’EELV pour demander gentiment aux représentant.e.s du tout nouveau « front populaire » de ne pas les trahir (ce qui est pourtant le cœur de leur métier), des centaines d’autres ont préféré aller se balader joyeusement autour de la gare du Nord. Dans le cortège, malgré que ça ne fasse pas toujours l’unanimité, certain.e.s n’ont pas hésité à renverser/cramer des poubelles, taguer les murs, défoncer les panneaux électoraux sur le passage ou s’affronter aux flics ! Quel plaisir de retrouver un peu l’ambiance émeutière ! Les keufs ont finalement gazé à plusieurs reprises, puis les BRAV se sont rapprochés, et la manif sauvage s’est peu à peu éclatée en petits groupes. Mais ce n’est que partie remise, à bientôt dans la rue !

Tout le monde déteste les élections !Retour ligne automatique
À bas l’État, les flics et les fachos !

Quelques hurluberlu.e.s


D’autres photos de la manif à Bordeaux

Bordeaux, 10 juin 2024
idem
idem
idem, l’école nationale de la magistrature

[Synthèse de la presse régionale, 13 juin 2024]

La Tronche/Grenoble (Isère) : couper le jus de ce monde

Publié le 2024-06-14 08:10:04

Métropole de Grenoble : des transformateurs incendiés, des foyers privés d’électricité
France Bleu, 13 juin 2024

Les pompiers sont intervenus sur plusieurs incendies dans la nuit du mercredi 12 au jeudi 13 juin dans la métropole de Grenoble. À La Tronche mais aussi près du centre commercial Grand’Place à Grenoble où plusieurs magasins sont sans courant. Une enquête a été effectivement ouverte par le parquet de Grenoble, et confiée à la police judiciaire, car la destruction de ces deux postes électriques rappelle forcément la vague d’incendie à Grenoble ces dernières années.

D’ailleurs, selon le procureur de la République de Grenoble, Eric Vaillant, « la quasi simultanéité des incendies des deux transformateurs, situés à une dizaine de kilomètres l’un de l’autre, fait en effet penser à des sabotages de l’ultra-gauche libertaire. Aucune revendication n’est encore intervenue, mais n’y en a pas toujours ».
Un premier incendie sur un transformateur électrique s’est déclaré avenue du Grand Sablon à La Tronche à 1h20 du matin. 80 foyers ont été privés d’électricité. Enedis a installé depuis 8 heures du matin des groupes électrogènes de manière temporaire, notamment pour alimenter le site des pompes funèbres situé à proximité. Ces groupes électrogènes alimenteront jusqu’à la fin des travaux, les foyers impactés. Ces travaux pourraient durer plusieurs jours et coûter plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Deux heures plus tard, à 3h17, au 21 avenue de l‘Europe à Grenoble, un incendie sur un transformateur haute-tension s’est déclaré. Le feu a pris sur cet ancien bâtiment EDF, la porte a été fracturée. « Le site a connu des effractions il y a quelques jours », indique la police nationale. Ce poste haute-tension alimente 15 autres transformateurs sur le secteur. Entre 3.000 et 4.000 personnes sont concernées par ces coupures de courant. Notamment la Trésorerie Générale mais aussi le centre commercial Grand’Place. Les responsables techniques du site indique le centre commercial est équipé d’un poste de secours et que l’alimentation a donc pu se poursuivre.  La piste d’incendies volontaires est privilégiée.


Métropole de Grenoble. Deux postes électriques incendiés :
ce que l’on sait
Le Dauphiné, 13 juin 2024

Entre 1 heure et 1 h 30, un transformateur électrique de 20 000 volts, implanté le long de l’avenue du Grand Sablon à La Tronche, a littéralement explosé à la suite d’un incendie probablement d’origine volontaire. Une riveraine, heureusement indemne, a dû être évacuée par mesure de précaution avant que les sapeurs-pompiers n’éteignent le feu. La rue a été coupée à la circulation durant leur intervention et les constatations ont été effectuées par les policiers grenoblois, également sur place.

Ce sinistre a privé 80 clients d’électricité jusqu’à 8 heures ce jeudi matin, les services d’Enedis ayant rapidement mis en action trois groupes électrogènes en attendant le remplacement du transformateur détruit. La direction du CHU Grenoble-Alpes voisin a indiqué que l’incendie n’avait en revanche eu aucune incidence sur l’activité de l’établissement hospitalier.

Cet événement a été suivi d’un autre similaire quelques dizaines de minutes plus tard. Vers 2 h 30, en effet, un poste de transformation électrique installé dans un bâtiment appartenant anciennement à EDF et situé sur un chantier en cours de déconstruction au 21 avenue de l’Europe, à Grenoble a, à son tour, été incendié.

Cette fois, l’acte de malveillance ne semble faire aucun doute : la porte du local – sur laquelle un cadenas avait été posé lundi après plusieurs effractions ou tentatives constatées les jours précédents – ayant été fracturée par le ou les incendiaires. L’intégralité des câbles et des disjoncteurs de l’installation ont été détruits, provoquant la coupure de 1 768 compteurs – privés ou professionnels – parmi lesquels celui du centre commercial Grand’Place tout proche.

Les équipes d’astreinte de GreenAlp ont fait le nécessaire pour rétablir l’alimentation en moins d’une heure et tous les foyers et entreprises ou commerces impactés avaient de nouveau du courant peu après 3 heures. Le procureur de la République de Grenoble, Éric Vaillant, a indiqué dans un communiqué qu’une enquête avait été ouverte, confiée aux policiers du service local de police judiciaire (SLPJ) de Grenoble.

En 2022 et 2023, des actes de sabotages similaires attribués à l’ultra-gauche libertaire

Les enquêteurs chercheront nécessairement à savoir si ces deux incendies peuvent être mis en relation avec d’autres feux volontairement allumés sur des transformateurs électriques au cours de ces dernières années dans le département. Les deux derniers en date ont été commis au cours de la même nuit, fin mai 2023, sur les communes de Moirans et d’Izeaux.

Avant cela, en avril 2022, une série d’actions de sabotage d’installation électriques attribuée à des groupuscules libertaires avait visé un poste RTE à Froges, des lignes électriques sous le pont de Brignoud qui traverse l’Isère entre Villard-Bonnot et Crolles, puis un  poste source haute tension d’Enedis à Meylan.

Les grandes entreprises de haute technologie du bassin de Crolles et Inovallée, l’un des principaux parcs technologiques de la région grenobloise, semblaient alors être les principales cibles des saboteurs.

Appel à solidarité contre la répression des luttes contres les centres de rétention

Publié le 2024-06-14 09:35:06

Réunion publique à l’annexe Turbigo de la Bourse du travail de Paris, Salle Léon Jouhaud, 67 rue Turbigo, Paris, mardi 18 juin à 19h pour discuter et organiser la solidarité contre la répression des luttes contres les constructions de centres de rétention administrative



/ !\ Changement de lieu, annexe Turbigo de la Bourse du travail de Paris / !\

Mercredi 29 mai, une camarade a été interpellée, son domicile perquisitionné. Elle est accusée de dégradations en réunion, de menaces réitérées, de diffamation et de refus de donner les codes d’accès de son téléphone. Elle a ensuite été mise en examen et informée qu’une instruction était en cours. À la sortie du tribunal elle a été placée, sur ordre de la préfecture, en centre de rétention administrative (CRA) où elle a été enfermée pendant 10 jours.

Il semblerait que cette instruction concerne des luttes contres les constructions de CRA. Un appel à mobilisation avait été appelé dans ce cadre au mois de mai.

Des camarades et copaines, proposent un moment mardi 18 juin à 19h à l’annexe Turbigo de la Bourse du travail de Paris, Salle Léon Jouhaud (67 rue Turbigo, Paris), pour discuter et organiser la solidarité contre la répression.

Que brûlent les CRA et les taules !

Indymedia Lille

Publié le 2024-06-15 09:15:04

Une camarade a été mise en examen dans le cadre d’une instruction portant sur les luttes contre les constructions de CRA. Elle a été placée en CRA pendant 10 jours puis libérée ce lundi 10 juin. Elle est poursuivie pour association de malfaiteurs, menace de mort sous condition de, et refus de PIN. Ce texte vise à faire le point sur les moyens qui auraient été utilisés par les flics dans l’enquête en cours.

Une camarade italienne a été interpellée le mercredi 29 mai à l’aéroport d’Orly (Île-de-France) alors qu’elle rentrait de vacances. Les flics l’ont emmenée directement à son domicile et ont procédé à une perquisition. Puis, la camarade a été emmenée en garde à vue dans le commissariat du 1er arrondissement de Paris. Elle a ensuite été déférée au Tribunal judiciaire de Paris, où elle a été mise en examen et informée qu’une instruction était en cours.

La juge a imposé un contrôle judiciaire avec mesure d’éloignement en dehors de l’Île-de-France ainsi qu’une interdiction de quitter le territoire français le temps de l’enquête. Parallèlement, la préfecture a prononcé une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de circuler sur le territoire francais (ICTF). Par cette décision, la préfecture a outrepassé la décision du juge d’instruction qui avait demandé sa libération et son maintien sur le territoire français. A sa sortie du tribunal le vendredi 31 mai, la camarade a donc été placée au CRA du Mesnil-Amelot (à côté de l’aéroport Charles de Gaulle, en Île-de-France). Le lundi 10 juin, le tribunal administratif a finalement annulé l’OQTF et l’ICTF. La camarade a alors été libérée après 13 jours de privation de liberté, dont 10 jours en CRA.

L’idée de ce texte est de partager du mieux possible les informations en notre connaissance au sujet de l’enquête en cours afin que chacun.e puisse s’en saisir et s’en servir dans le cadre de leurs luttes.
De quoi parle-t-on ?

Une instruction, c’est une grosse enquête dirigée par une juge d’instruction et qui peut permettre aux flics d’utiliser de nombreux moyens d’enquête (écoutes, perquisitions,filatures etc.). Le plus souvent, l’instruction est utilisée pour les affaires les plus graves ou les plus complexes. Elle peut durer de nombreux mois voire plusieurs années.

Selon les flics, la camarade aurait participé à une action qui aurait eu lieu contre des cabinets d’architectes constructeurs de CRA. Il y aurait eu des envois de courriers aux domiciles de ces architectes et de leurs voisins, ainsi que des tags et des dégradations.

Un texte avait d’ailleurs circulé sur plusieurs sites à propos de ces actions : https://paris-luttes.info/archi-racistes-dures-semaines-pour-18274?lang=fr ; https://lille.indymedia.org/spip.php?article36494=&lang=fr
Les chefs d’accusation

L’enquête porterait sur 27 chefs d’accusation, répartis sur 11 actions. Il y aurait 16 plaignants : 5 cabinets d’architectes et 11 personnes.

La juge d’instruction a finalement décidé de mettre en examen la camarade pour 3 de ces chefs d’accusation, sur une seule de ces 11 actions, qui concernerait le fait d’avoir posté au domicile d’un architecte des lettres. Les chefs d’accusation retenus sont : association de malfaiteurs, menace de mort sous condition de, et refus de code pin.
Quels moyens ont été utilisés dans l’enquête ?

Les flics disent avoir repéré la camarade sur des caméras de vidéosurveillance puis l’avoir suivie sur les caméras jusqu’à une zone proche de son domicile. Ils disent l’identifier grâce à une description de son kway, de son vélo, et de la couleur de ses cheveux.

Pour avoir son identité, les flics auraient cherché si cette description était compatible avec celle des personnes impliquées dans d’autres affaires de lutte contre les CRA : – les flics auraient ainsi regardé si les personnes impliquées dans l’affaire du 31 décembre (https://paris-luttes.info/des-nouvelles-des-inculpe-es-de-la-17867?lang=fr) avaient borné avec la camarade ou à proximité du lieu de l’action ce jour-là. Sans succès. – les flics auraient également retrouvé une main courante d’un flic du CRA de Vincennes datant d’octobre dernier disant avoir identifié la camarade.

Ils auraient ensuite interrogé le fichier de la RATP pour obtenir une photo d’elle, ce qui aurait confirmé la description physique de la caméra de vidéosurveillance. Après avoir mis un nom sur les images de la caméra, ils auraient cherché à faire correspondre le bornage du téléphone rattaché à ce nom et le déplacement de la silhouette à vélo. Ils auraient ensuite suspecté un départ de France après une période sans bornage, et questionné les compagnies aériennes pour trouver ses billets et l’arrêter à son retour.
La perquisition

Après l’avoir arrêtée à l’aéroport, les flics l’ont emmenée chez elle et ont perquisitionné son domicile. Les flics n’ont pas seulement fouillé la chambre de la camarade qu’elle avait pourtant bien indiqué : ils ont fouillé toutes les pièces, pris des photos, tout retourné, en insultant les collocataires au passage. A l’issue de la perquisition, les flics sont repartis avec le matériel informatique qu’ils ont trouvé (ordinateurs, téléphones, disques durs), y compris du matériel qui ne se trouvait pas dans la chambre de la camarade mais qui appartenait à des collocataires. Ils ont également obligé une des collocataires à déverrouiller son téléphone pour le fouiller en la menaçant de l’emmener au poste si elle refusait. Les flics ont aussi saisi des vêtements, des tracts politiques et des sprays de peinture. Ils auraient trouvé un kway et un vélo qui correspondraient à ceux vus sur les caméras.
Les autres moyens utilisés

Les flics auraient tenté d’identifier d’autres gens. Ils auraient essayé d’exploiter des caméras de commerces et des caméras privées dans le périmètre des lieux concernés par les plaintes. Ils auraient interrogé des voisins mais les descriptions seraient très floues et ne permetteraint pas d’identifier les gens.Certains des courriers envoyés aux architectes auraient même été envoyés pour recherche d’ADN, sans succès.

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Face à la répression, soutenons la camarade mais aussi toutes celleux qui luttent contre les CRA, à l’intérieur comme à l’extérieur. Par ailleurs, les numéros des cabines à l’intérieur des CRA sont publics et il est possible d’entrer en contact avec les personnes enfermées et d’aller leur rendre visite.


Toulouse: assemblée d’action autonome, mardi 18 juin 2024

Publié le 2024-06-15 09:20:08

Toulouse: assemblée d’action autonome, mardi 18 juin 2024

Lyon et ailleurs : L’antifascisme se fait dans la rue !

Publié le 2024-06-15 09:30:06

Lyon est dans la rue

ActuLyon / jeudi 13 juin 2024

[…] Ce mercredi 12 juin 2024, malgré une importante présence policière, la manifestation contre l’extrême-droite s’est mal [non, bien ! NdAtt.] terminée. D’importantes dégradations ont été réalisées.
Dans la soirée, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées pour dénoncer le bon score du Rassemblement National aux élections européennes et la possibilité de voir Jordan Bardella devenir Premier ministre. Les manifestants ont apparenté la Presqu’île de Lyon, comme du côté de la place de la République, avant de partir de l’autre côté de la place Bellecour, dans le quartier d’Ainay.
Les premières dégradations se sont rapidement enchaînées, notamment avec la statue de Louis XIV de nouveau taguée. Des messages anti-France ont été inscrits à la bombe de peinture.
Les forces de l’ordre ont utilisé des grenades de gaz lacrymogène pour tenter de faire redescendre la pression, mais des participants à ce rassemblement se sont encore plus déchainés.

Les portes du commissariat du 2ᵉ arrondissement ont été fracturées, des tags également inscrits sur les portes.
Le local d’une association catholique aurait aussi été vandalisé dans le secteur d’Ainay. Des commerces et des banques du quartier d’Ainay dans le 2e arrondissement ont été pris pour cible, des vitrines ont été brisées et des tags dessinés sur des façades.
Des tirs de mortiers ont aussi été filmé sur la place des Terreaux, sous les fenêtres de l’hôtel de Ville. […]

Selon Lyonmag « Une seule interpellation a été réalisée, il s’agit d’un individu qui jetait des projectiles sur les fonctionnaires. »

Le commissariat du 2ème ardt.

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Sarthe : Sur les murs des villages

extraits de France Bleu / mercredi 12 juin 2024

Les communes de Oizé, La Fontaine-Saint-Martin et Cérans-Foulletourte (Sarthe) ont découvert ce mardi matin des tags, à plusieurs endroits, en rapport avec les résultats des élections européennes. La salle des fêtes de La Fontaine-Saint-Martin a été taguée à la bombe noire. On peut lire : « Fuck le RN et Macron. La honte » et « Pouvoir d’achat ? Arabe = priorité ? Honte ». […]

À Oizé, une inscription a été découverte sur le sol, face au city stade. À Cérans-Foulletourte, la statue Pierre Belon a été taguée, ainsi que la porte de la salle polyvalente et l’entrée de l’espace Gérard Véron. Des nettoyages de ces inscriptions « fuck le RN » sont en cours. […]

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En montagne , à Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie)

Le Dauphiné Libéré / mardi 11 juin 2024

Signalétique, passage piéton, zébra, bloc électrique, panneau d’affichage ou encore entrée de la sous-préfecture de Saint-Jean-de-Maurienne sont autant de lieux qui ont été tagués dans la nuit du 10 au 11 juin.

Ces tags font suite aux résultats des élections européennes pour lesquels le Rassemblement national, porté par la liste Jordan Bardella, arrive en tête sur la commune avec un score de 38. 85 %, soit 906 voix. Marie Dauchy, eurodéputée RN Saint-Jeannaise, a quant à elle de fait était réélue, ce dimanche et a annoncé sa candidature dans la 3e circonscription de la Savoie aux prochaines législatives.

Le portail de la sous-préfecture

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À Nancy : « La jeunesse emmerde… »

Abbeville (Somme) : les mouchards à cyclistes ne passent pas

Publié le 2024-06-15 20:05:04

Près d’Abbeville, le compteur mobile dégradé pour
la troisième fois sur la Traverse du Ponthieu

Courrier picard, 13 juin 2024

Exemple de mouchard pour piéton

Trois dégradations en moins d’un an. C’est le sort subi par les compteurs mobiles installés à hauteur de Caours-l’Heure, près d’Abbeville, sur la Traverse du Ponthieu. L’idée est de mesurer la fréquentation de cette voie verte, récemment rénovée. Le dernier acte de vandalisme remonte à la fin du mois de mai 2024.

« Le Département de la Somme a mis en place deux compteurs mobiles sur la traverse du Ponthieu en juillet 2023, à Saint-Riquier et à Caours. Celui de Caours a été détérioré le 14 août 2023 », confirme Hubert de Jenlis, vice-président du conseil départemental en charge des infrastructures départementales et des bâtiments départementaux.

Exemples de mouchards plus urbains

Dans le cadre de la mise en place du compteur définitif de Saint-Riquier, « le compteur mobile de Saint-Riquier a été déplacé à Caours le 22 avril 2024 et dégradé le 10 mai 2024. Il a été repositionné et à nouveau dégradé le 28 mai 2024. » À la suite de cette nouvelle dégradation, le Département « a procédé à un dépôt de plainte. Un dispositif de vidéosurveillance va être demandé avant toute repose, note Hubert de Jenlis. En revanche, le compteur de Saint-Riquier est bien en fonctionnement. »

Carapatage#71 – La prison de Fleury-Merogis (05.06.24)

Publié le 2024-06-15 20:10:04

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Ecouter le podcast

Ce soir, on parle de la prison de Fleury-Merogis qui est la plus grande taule d’Europe avec ses plus de 3400 places. Elle est construite en 1968 pour remplacer les vieilles maisons d’arrêt vétustes du centre de Paris : la santé et la petite roquette. C’est aujourd’hui un centre pénitencier avec une maison d’arrêt pour hommes, une maison d’arrêt pour femmes, un quartier pour mineur-es et un centre de détention. Située en Essonne, elle permet d’enfermer massivement en Ile-de-France. C’est un prison sécuritaire mais dont l’évasion est toujours possible. Dans cette émission, on parlera des mobilisations de proches suite à des meurtres des matons et « suicides déguisés ». On parlera aussi des révoltes qu’il y a eu à l’intérieur que ça soit dans les années 80 ou plus récemment à la MAF en 2016.

SOMMAIRE

Playlist

Ressources

Indymedia Lille

Publié le 2024-06-15 20:15:05
Ni populaire ni national ni républicain !
16 juin 2024 20:28


Ni populaire ni national ni républicain !

« Tous les gouvernements se valent et les anarchistes n’en veulent aucun… », Victor Serge, Mémoires d’un révolutionnaire.

Les résultats des élections européennes sont tombés. Avec surprise (ou pas), le RN est le grand vainqueur et décroche plus de 30% des sièges, loin devant Renaissance. Suite à ces résultats, Macron a annoncé dissoudre l’assemblée nationale. Des élections législatives sont donc prévues dans quelques semaines. Depuis, toutes les figures de la gauche parlementaire et extra-parlementaire sont aux abois et appellent au fameux barrage contre l’extrême droite (le même qui a mené Chirac ou Macron au pouvoir, ces figures de la subversion). Un barrage nommé « Nouveau Front populaire », en référence à celui de 1936, qui avait entre autres négocié la paix sociale à coups de réformes pour mettre fin aux grèves massives de 36 dans les usines et abandonné les antifascistes espagnols se battant contre Franco, dans un moment où l’hypothèse révolutionnaire était plus que tangible.

S’il est en effet glaçant d’observer les résultats obtenus par le RN, il est aussi insupportable de voir la gauche agiter sa propagande électoraliste à coups de menaces (le fascisme est aux portes de la France !) et de leçons de morale aux abstentionnistes, (qui ont certainement l’analyse du vote la plus juste) : « si vous ne votez pas, alors VOUS donnez le pouvoir à l’extrême droite ». Tout est ainsi possible, toutes les compositions les plus abjectes sont imaginables : « la LFI a tenu des propos ambigus vis-à-vis du génocide Ouïghour, est pro-Assad et antisémite ? On le sait bien ! Mais voilà, on n’est pas là pour faire dans la dentelle ! ». La politique c’est important, et l’éthique ce serait pour les petits-bourgeois privilégiés qui ont le luxe de ne pas aller voter. Refuser de participer aux élections, refuser de se penser « représenté » par qui que ce soit, seraient des postures de « radicools ». Et on chie ici allègrement sur toute l’histoire des mouvements révolutionnaires et de la critique de la démocratie, afin de garantir à des politicards de pouvoir garnir les rangs de l’assemblée, ramasser leurs salaires et se foutre de notre gueule pendant encore bien longtemps. La panique, sans doute justifiée, vis-à-vis de l’extrême droite laisse libre cours, chez ceux qui se sentent pousser des ailes citoyennistes en période électorale, à la déferlante paresseuse de compromis majeurs : la fin justifie les moyens ! TOUT plutôt que l’extrême droite ? La rhétorique du moins pire, ce racket intellectuel permanent nous rend aveugle et nous enlève toute faculté de penser et d’agir par nos propres moyens.

ON SE FOUT DE NOUS ! On nous appelle maintenant à voter et constituer un front avec tous les partis de gauche qui, et ce depuis toujours, appellent aux réformes pour une« bonne » police, un travail « inclusif », ou un capitalisme « plus écolo » ou « plus social ». Des partis qui prônent eux-aussi un contrôle de l’immigration aux frontières mais cette fois-ci auréolé des vertus du « protectionnisme » contre le libéralisme économique. Des partis eux-aussi nationalistes et souverainistes, deux concepts largement usités parle fascisme dans leurs versions les plus extrêmes, mais qui portent toujours intrinsèquement en-eux la possibilité d’une passerelle vers la réaction.

PAS D’AN = PAS DE RN ! A BAS L’ETAT !

À tous ceux qui, sincèrement inquiets et révoltés de l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir ne voient malheureusement d’autres choix que d’aller se soumettre, parfois la mort dans l’âme, face au premier parti de gauche venu et à son discours culpabilisant tout en sachant que cela ne changera pas grand-chose à ce monde d’exploitation : l’urne n’est qu’un chantage parmi d’autres du système démocratique. Nous prendrons notre liberté par d’autres pratiques,celles qui portent une conflictualité avec tout pouvoir. Ces pratiques sont loin d’être des postures, n’en déplaise aux influenceurs de gauche qui voudraient nous faire avaler qu’un « front de gauche antifasciste » est l’horizon indépassable de toute perspective d’émancipation. Nous ne sommes pas dupes : ce chantage, nous le connaissons bien, car c’est ainsi que l’État démocratique fonctionne et assure sa propre reproduction. Car le vote pourrait bien être précisément ce qui donne le pouvoir au RN, et ce qui, dans tous les cas, ne sera que ce qui assoit, encore et toujours, la conservation de l’existant. Le vote n’a jamais été autre chose : il ne sera jamais un acte de rébellion mais bien toujours un acte de soumission à ce monde et à ceux qui nous volent notre vie. Si la démocratie porte au pouvoir le RN dans 1 mois ou dans 3 ans, ceux qui appellent au barrage dans les urnes aujourd’hui resteront-ils dans leurs chaumières car le “peuple souverain” aura fait son choix ? Si la gauche arrive au pouvoir, resteront-ils les bras croisés en regardant celle-ci gérer elle-même les commissariats, les prisons, les antennes France Travail et les CRAs (comme elle l’a déjà fait à chaque fois qu’elle a été portée au pouvoir) ?

Nous voyons aussi venir celles et ceux qui appelleront à un “barrage antifasciste” non seulement dans les urnes, mais dans la rue. Pour ces deux barrages, la question reste la même, il s’agit de savoir ce que nous voulons. Car un antifascisme mou, des urnes ou de la rue, qui se borne à se battre contre le RN au profit de la gauche ne mènera jamais à la destruction du capitalisme ou de l’État et à notre liberté, mais seulement à faire les petites mains pour ceux qui seront nos prochains maîtres et nos prochains patrons. Ce que nous voulons, c’est la mort de la démocratie, des partis, du travail, des nations, de l’État et du capitalisme : c’est la Révolution !

Pour les législatives, nous serons nombreux à ne pas aller voter, à n’en avoir rien à foutre des leçons de morale, rien à foutre des tentatives de séduction de la gauche, rien à foutre de s’ils réussiront, ou pas, à faire carrière sur le dos de notre misère. Désertons les bureaux de vote, allons dans la rue porter la conflictualité et la subversion contre ce monde et ses magouilles politicardes que plus personne ne supporte !

Petit à petit, fleurissent des appels à se rassembler, à bloquer, à manifester. Débordons ces rassemblements uniquement appelés sur des mots d’ordre purement frontistes et conservateurs, élargissons notre révolte au système démocratique qui a toujours su faire la part belle au populisme et au fascisme, organisons-nous pour faire exister des possibilités émancipatrices, révolutionnaires, qui viendront chambouler nos quotidiens.

GREVES, BLOCAGES, MANIFS SAUVAGES, EMEUTES, RÉVOLUTION !!

Des allergiques à tous les fronts


Nouvelle-Calédonie : barrages, sabotages et tambouilles politiques

Publié le 2024-06-16 04:35:05

Le week-end dernier, à l’occasion des élections européennes, de nouveaux barrages ont été montés à Nouméa par des insurgés kanak dès la nuit de samedi à dimanche 9 juin, en perturbant fortement ces dernières. Pourtant, l’État avait tout fait pour tenter de préserver un semblant de normalité, quitte à regrouper les 57 bureaux de vote habituels de Nouméa au sein de 6 lieux (et les 296 bureaux des 33 communes du territoire sur 50 sites) ou à avancer l’horaire d’ouverture à 7h du matin. Sauf que dans les quartiers nord du Grand Nouméa, à Dumbéa sur mer, le Pic aux Chèvres, Koutio et Apogoti, les affrontements avec les flics ont repris dès l’aube, la quatre voies Savexpress a été bloquée, et même l’école Robert-Abel (Dumbéa) prévue pour accueillir les votards a été incendiée le 5 juin, suite à l’annonce de son affectation électorale.

De son côté, la maison des jeunes du quartier de Tuband (Nouméa) a cramé la veille du grand cirque, tandis qu’aucun vote n’a pu se dérouler dans les mairies bloquées de Kouaoua (celle où la serpentine de nickel est régulièrement incendiée) et d’Ouvéa (l’île où les militaires avaient assassiné 19 kanak en 1988, puis où les deux dirigeants du FLNKS avaient été tués l’année suivante par un indépendantiste kanak opposé à leur signature des accords de Matignon avec la France).

Mont-Dore, 13 juin 2024. Un blindé « Centaure » de la gendarmerie à l’assaut des barrages perd son pneu

Au final, le taux d’abstention plus ou moins volontaire a atteint 87% en Nouvelle-Calédonie lors de ces élections européennes. Et nul ne sera surpris que sur les 29 000 colons et métropolitains (sur plus de 270 000 habitants) qui se sont rendus envers et contre tout aux urnes surprotégées par les flics, la candidate macroniste soit arrivée en tête (28%) pour ses bons et loyaux services rendus aux loyalistes, suivie des candidats de l’extrême-droite (le RN a fait 22%, Reconquête 16%) et de la droite (12%). Mais qu’importe, puisqu’après la dissolution de l’assemblée nationale qui a suivi ce piètre scrutin, une des conséquences est que la fameuse réforme qui avait servi d’étincelle à l’insurrection kanak du 13 mai ne pourra désormais plus être adoptée à temps (la révision constitutionnelle devait entrer en vigueur le 1er juillet 2024). Un enterrement de fait, entériné par le président Macron, qui a finalement annoncé le 12 juin « suspendre » ce projet de loi (mais pas le retirer, au grand dam des indépendantistes).

Plus largement, les forces de l’ordre évoquent un nombre actuel de près de 2000 insurgés kanak (sur les 10 000 estimés le 13 mai) et plus « d’une cinquantaine de barrages » régulièrement remis en place après avoir été dégagés, parfois piégés avec des bonbonnes de gaz ou protégés par des pointes métalliques pour crever les roues des véhicules d’intervention. Deux camions de ravitaillement de la gendarmerie, un véhicule de patrouille, ainsi qu’un blindé Centaure ont été ainsi mis hors d’usage la semaine dernière par ces pièges. Rappelons que sur les 90 Centaure bardés d’équipements optroniques et d’une tourelle de tir qui doivent être déployés sur le territoire français avant la fin de l’année 2024, une trentaine sont destinés aux colonies d’Outre-Mer : 6 ont déjà été envoyés de toute urgence par avion cargo en Nouvelle-Calédonie début juin, tandis que 10 autres (embarqués sur un navire de la Marine) sont attendus ces prochaines semaines à Nouméa.

Au Mont-Dore

Le jeudi 13 juin, sur la commune de Mont-Dore (située à une dizaine de kilomètres à l’est de Nouméa), une grosse opération a été déployée à l’aube entre la tribu de Saint-Louis et la Coulée, mobilisant 200 gendarmes mobiles et du GIGN, deux hélicoptères et plusieurs blindés pour tenter de dégager les barrages. Des barrages qui bloquent depuis le début de l’insurrection la route du Sud, menant vers l’usine de nickel de Prony. Et là encore, les uniformes ont non seulement eu maille à partir avec les insurgés toute la matinée, mais plusieurs véhicules blindés ont aussi eu leurs pneus éventrés par des pièges artisanaux. Il faut croire que Soframe – l’entreprise du bled alsacien de Hangenbieten qui conçoit et fabrique des véhicules pour les forces spéciales de l’armée française et pour la gendarmerie (dont le Centaure) – n’avait pas tout prévu en la matière.

13 juin 2024, Mont-Dore. La permanence électorale du député macroniste et loyaliste Nicolas Metzdorf part en fumée

De toute façon, au Mont-Dore, troisième commune la plus peuplée de Nouvelle-Calédonie (28 000 habitants), il n’y a plus grand chose à « sauver » pour les gendarmes au bout de quatre semaines, puisque les émeutiers ont déjà pillé et détruit tout ce qu’ils pouvaient, en tout cas au nord de la ville : les commerces depuis le Pont-des-Français jusqu’à Saint-Michel (Darty, quatre commerces à Conception, une dizaine dans le cœur de ville à Boulari, McDonald’s, etc.), mais aussi le mobilier urbain, les éclairages publics, les réseaux électriques, la vidéosurveillance qui venait d’être doublée (26 caméras détruites sur 30), les bâtiments communaux (mairie, bureaux, bibliothèque du Pont-des-Français, marché, centre culturel, gendarmerie) ou le collège de Boulari, qui a perdu plusieurs salles de classe et administratives.

Ah si, en fait il restait encore la permanence électorale du député macroniste Nicolas Metzdorf, celui qui avait porté le fameux projet de loi sur le « dégel » qui avait mis le feu aux poudres le 13 mai, et se porte à nouveau candidat aux prochaines législatives au nom de « l’union » des Loyalistes. Et bien, ses bureaux de Mont-Dore sont entièrement partis en fumée la nuit du 13 juin, quelques heures après l’assaut des gendarmes dans tout le secteur.

Pour tenir les rues de Nouméa, face à des insurgés kanak parfois armés, on notera aussi que la gendarmerie a installé des postes de tirs fixes à des carrefours stratégiques. Et que le nombre de morts officiels a encore augmenté le 11 juin, en se montant à neuf, après l’annonce de celle de Joseph Poulawa (originaire d’Ouvéa), abattu par le GIGN le 29 mai et qui se trouvait depuis dans le coma. Ce qui nous donne ici l’occasion de mettre un nom sur les six Kanak qui ont perdu la vie depuis le début de l’insurrection :

Au 13 juin, le bilan officiel des autorités se montait également à 1139 interpellations d’émeutiers depuis un mois, ainsi que 177 policiers et 64 gendarmes blessés (plus deux gendarmes tués).

11 juin 2024. Une maison de colon incendiée dans la Vallée-du-Tir (Nouméa)

Destructions, sabotage et black-out

Un nouveau bilan des destructions est sorti le 11 juin, cette fois venu d’un expert, en l’occurrence le président du Comité des sociétés d’assurances (Cosoda) de Nouvelle-Calédonie, Frédéric Jourdain. Il recense pour l’instant 900 entreprises et petits commerces, 200 maisons et 600 véhicules incendiés depuis le début de ces quatre semaines d’insurrection. « Pour la Calédonie, c’est du jamais vu », même après des « événements climatiques » (la saison cyclonique va de novembre à avril), annonce-t-il dans une interview sur la chaîne de télévision publique La 1ère, en même temps que la venue de renforts de métropole, soit une vingtaine d’experts-assurance relayés tous les quinze jours. Il confirme également le chiffre de 1 milliard d’euros de dégâts, et précise cette bonne vieille méthode statistique qui fait que les assurances refusent désormais tout nouveau contrat en Kanaky : « Le principe de l’assurance, c’est le caractère aléatoire de la survenance d’un sinistre. Or, actuellement, il y a de très fortes probabilités pour que ces sinistres surviennent. La consigne de nos sièges est donc de ne plus souscrire de nouvelles affaires tant que la libre circulation n’est pas restaurée. »

Pour couronner le tout, on apprend aujourd’hui 14 juin que le gouvernement local de Nouvelle-Calédonie (codirigé par les indépendantistes du FLNKS et les partis loyalistes) est officiellement en cessation de paiement depuis plusieurs jours, « compte-tenu des pertes fiscales et des cotisations sociales ». Il  ne pourra donc plus verser ni prestations ni salaires après le mois de juin (et encore moins les mesures de chômage partiel spécifique annoncées suite aux destructions), et est depuis une semaine en cours de négociations avec l’État français pour combler le besoin en trésorerie immédiate, selon Louis Mapou, son président (FLNKS) depuis 2021.

On comprend dès lors un peu mieux pourquoi les différents politiciens indépendantistes appellent sans cesse (et sans grand succès) à l’arrêt des incendies, des pillages et surtout à lever les barrages, eux qui cogèrent le gouvernement de l’archipel et ne peuvent accepter les ravages systématiques de l’économie entrepris par les jeunes insurgé.es kanak depuis plusieurs semaines, sans même parler des sabotages contre les mines et les deux usines de nickel (la troisième est en sommeil). En passant, le fleuron de ces usines de transformation du nickel, celle de Prony Resources, qui annonçait son arrêt partiel le 7 juin suite au sabotage de ses infrastructures critiques (voir ici) vient de fournir quelques détails à ce propos : elle est à la fois privée d’eau suite à « la destruction de la station de pompage », mais aussi de jus suite à « des tirs sur une ligne électrique, privant d’électricité une partie des installations » industrielles.

12 juin 2024. La centrale au fioul flottante de l’usine de nickel de la SLN

En la matière, le black-out électrique survenu quelques jours plus tard (le 12 juin vers 12h20) sur l’ensemble de l’île principale de l’archipel, n’est pas non plus venu rassurer les dirigeants locaux de tous bords. Car si le courant a été rétabli progressivement au bout de plusieurs heures, les équipes du fournisseur calédonien d’énergie (Enercal) étaient encore sur le pont à 17h pour tenter de « rétablir l’alimentation électrique et identifier la cause de l’incident », même si personne n’a osé évoquer publiquement l’hypothèse d’un nouveau sabotage (par exemple avec des tirs de fusil sur des transformateurs). Et notons que c’est paradoxalement parce que l’usine de nickel de la SLN fait tourner ses fours à la puissance minimale faute de minerai pour l’alimenter, consommant ainsi peu d’électricité, qu’elle a pu immédiatement participer au rétablissement du courant sur l’archipel, grâce à sa Centrale accostée temporaire (CAT). Depuis septembre 2022, la SLN fonctionne en effet grâce une centrale au fioul flottante (louée au leader mondial du genre, le turc Karpowership), destinée à pallier aux défaillances de sa vieille installation datant de 1972… ce qui n’empêche pas que ses coûts de transformation du nickel ne soient plus compétitifs face à ceux de l’Indonésie.

Tambouilles politiques

Depuis une semaine, les différentes composantes et partis indépendantistes tiennent leurs assemblées internes, en vue du 46e congrès du FLNKS qui se tiendra samedi 15 juin à la tribu de Netchaot, sur la commune de Koné (chef-lieu de la province Nord). C’est là que s’élaboreront (ou pas) les compromis à propos de la ligne à adopter suite à l’insurrection de mai, de la place de la CCAT au sein du FLNKS, mais aussi des deux candidats de députés à présenter aux prochaines élections législatives des 30 juin et 7 juillet (rappelons qu’en septembre 2023, l’indépendantiste kanak Robert Xowie a été élu sénateur de Nouvelle-Calédonie, où il siège dans le groupe communiste du Sénat).

La veille des élections européennes, le 8 juin, c’est d’abord le comité directeur de l’Union calédonienne (UC), un des deux principaux partis indépendantistes, qui s’est réuni à la tribu de Mia, sur la commune de Canala. Le président de l’UC, Daniel Goa, y a baissé d’un ton par rapport à sa déclaration du 14 mai, au lendemain du premier jour de l’insurrection, dans laquelle il clamait à propos des jeunes insurgé.es kanak que « les pillages orchestrés cette nuit sont notre déshonneur et ne servent aucunement notre cause et notre combat, au pire ils le retardent » (voir ici). Cette fois, il a bien dû tirer le constat que la question n’était pas que politique, mais aussi sociale, et qu’il fallait au minimum entendre le message incendiaire de la jeunesse émeutière kanak de Nouméa et de ses banlieues : « en plus du conflit politique, un conflit social s’est greffé, difficile à contrôler, car d’autres frustrations se sont exprimées. Selon les sources du Haut-commissariat, 10 000 jeunes étaient dans la rue. Ils sont venus casser, piller, brûler, exprimer leur haine de cette société que nous pensions avoir créée pour eux. Quel avenir leur avons-nous réservé ? Ce n’est pas notre méthode, c’est contraire à nos us et pourtant le constat est là, bien présent, ils l’ont fait… Aujourd’hui, cette révolte se déroule dans la douleur sociale car, en plus du combat politique sous-jacent, il y a un conflit social et sociétal larvé. »

Puis, haussant cette fois le ton,  il a proposé ni plus ni moins qu’une déclaration d’indépendance pour le 24 septembre de l’année prochaine (le 24 septembre 1853 est la date de prise de possession de la Nouvelle-Calédonie par la France) : « La France nous a tellement trompés que notre souveraineté ne pourra qu’être immédiate, pleine et entière et non négociable. Nous proposons le 24 septembre 2025 pour la déclarer, ce sera aussi le début d’une nouvelle mandature avec de nouvelles élections… Nous pourrons y ajouter une période de transition pour le retrait politique de l’État et le calendrier de la rétrocession des compétences régaliennes. La souveraineté sera alors partagée si la France l’accepte. Elle sera pleine et entière aux termes de cette période de transition le 24 septembre 2029, à la date anniversaire des 176 ans de colonisation et au terme de la mandature. »
Concernant la levée des barrages, le président de l’UC a aussi trouvé lundi 10 juin un nouvel argument pour tenter de les faire lever : il « faudra laisser la circulation se faire », en particulier « pour mener la campagne » des élections législatives !

7 juin 2024, le Leader Price du quartier d’Auteuil (Dumbéa)

Du côté du Palika (Parti de libération kanak), l’autre grand parti indépendantiste, Louis Mapou (également président du gouvernement calédonien), a réitéré le 13 juin son « appel pressant à la levée immédiate des barrages et à un retour au calme », en mettant en avant que « la décision du président de la République de dissoudre l’Assemblée Nationale confirme que la loi constitutionnelle concernant le corps électoral provincial n’est désormais plus d’actualité. » Une prise de position identique à celle du bureau politique du Palika sortie le même jour, et demandant aux responsables « présents sur les points de mobilisation » de lever les barrages et les blocages, puisque « l’heure doit être à la reconstruction de la paix et du lien social ». Rappelons enfin que c’est le Palika qui est aux commandes de la Province Nord (tenue par les indépendantistes) et de l’usine de nickel actuellement en attente d’un repreneur, et qui est aussi chargé d’animer le bureau politique du FLNKS.

Quant à l’assemblée générale peut-être la plus importante avant le congrès du FLNKS, il s’agit de celle la CCAT (Cellule de coordination des actions de terrain, créée en novembre 2023 et initiée par l’UC, le syndicat USTKE et le Parti travailliste) qui se tenait les 13 et 14 juin à la tribu d’Azareu, sur la commune de Bourail. Mais on en saura plus les prochains jours…

En tout cas, il faudra encore bien des palabres sur le terrain pour que les politiciens kanak parviennent à faire accepter aux jeunes insurgé.es que maintenant c’est fini, après les morts, les incarcérations dans les containers maritimes de la prison du Camp-Est, et surtout après qu’ils aient réussi à arracher en toute autonomie un peu de dignité et de liberté face au système colonial français…

7 juin 2024. L’historique boulangerie-pâtisserie « Chantilly » du quartier de Koutio (Dumbéa), d’abord pillée (hum), puis incendiée

[Synthèse de la presse locale et pas que, 14 juin 2024]

NB : cet article fait suite à « Nouvelle-Calédonie : l’insurrection kanak et l’industrie du nickel » (8 juin), « Nouvelle-Calédonie : l’Etat colonial face aux prisonniers kanak » (1er juin), « En Kanaky, rien n’est fini…  » (25 mai) et « Le chiffre du jour en Kanaky : 400 et 1 » (21 mai)

Rome, Italy: Road block in viale Giulio Agricola, postamat ATM set on fire and Intesa Sanpaolo subsidiary damaged on 24th April [day of appeal in cassation of Anna Beniamino and Alfredo Cospito  against ”Scripta Manent” sentence].

Publié le 2024-06-16 04:40:02

Rome, 24th April 2024

We learn from the mass media (which from the morning have given some prominence to the event) that shortly after 4am on Wednesday April 24th, in viale Giulio Agricola in the Appio Claudio district in Rome, unknown persons had set up a road block with an improvised incendiary barricade composed of rubbish bins dragged into the roadway and set on fire. At the same time a nearby post office had been attacked: the flames, although put out in conjunction with the intervention of the police forces, had nonetheless damaged the postamat (ATM).

On the wall was written “Anna and Alfredo free”, in reference to the anarchist comrades Anna Beniamino and Alfredo Cospito for whom, the same day, the hearing was be held in the court of cassation concerning the appeal against the judgement of the Turin court of appeal that had established the sentences for the comrades in the Scripta Manent trial to 17 years and 9 months and 23 years (the court of cassation had confirmed the outcome). At the same time, still in the same area, a window of an Intesa Sanpaolo bank subsidiary was shattered. “No peace for those who live off war” was written on the wall of the bank.

[Information and photographs taken from the mass-media, text published in https://lanemesi.noblogs.org/post/2024/05/03/blocco-stradale-in-viale-giulio-agricola-incendio-di-un-postamat-e-danneggiamento-di-una-filiale-di-intesa-sanpaolo-roma-24-aprile-2024/

Translated by Act for freedom now!

Comment lutter contre ceux pour qui guerres = fric ? Discutons en Samedi 22 Juin !

Publié le 2024-06-16 04:45:08
L’ENS de Lyon est par­te­naire de plu­sieurs uni­ver­si­tés israé­lien­nes com­pli­ces du géno­ci­de : Urgence Palestine Lyon, l’asso­cia­tion NIDAL et plu­sieurs syn­di­cats et col­lec­tifs étudiants de l’ENS lan­cent une action en jus­tice.

Discussion à propos de la colline de Strefi à Exarcheia, Athènes

Publié le 2024-06-16 13:35:07

Le jeudi 20 juin à 19h on se retrouve à la bibliothèque anarchiste Libertad (19 rue Burnouf, Paris XIXe) pour discuter de la lutte victorieuse contre la privatisation de la colline de Strefi à Athènes en Grèce.



Ciné-débat

Publié le 2024-06-16 13:40:07

Projection - débat à l’Itinéraire Bis
Mercredi 19 juin à partir de 19h30



Mercredi 19 juin à partir de 19h30

Le film se déroule en Cisjordanie. Il a été réalisé au cours de plusieurs séjours entre 2009 et 2014.

De Jérusalem à Hébron, de Ramallah à Naplouse, aller à la rencontre du peuple palestinien. « Paroles sous occupation » est un recueil de témoignages sur la difficulté à vivre en territoires occupés. Parce que la parole émerge trop rarement des gens de la rue, ce film documentaire s’intéresse à tous ceux qui, rencontrés parfois au hasard de la route, ont choisi de raconter une partie de leur vie devant la caméra. Deux palestiniennes, Zinat et Sirene nous ouvrent les portes d’un pays occupé, la Cisjordanie, un pays meurtri, où une grande partie de la population a choisi de lutter pacifiquement au quotidien, pour exister.

Discussions avec présence du réalisateur
Repas
Table de presse

Petite soirée d'info sur les actualités à Bure

Publié le 2024-06-16 13:45:06

A Bure, l’ANDRA a lancé récemment la procédure d’expropriations des terres qui manquent pour son projet de méga-poubelle nucléaire. Les premiers dossiers d’expropriations ont été reçus par 300 propriétaires concernant 550 parcelles – dont l’Ancienne Gare de Luméville et une partie du champ des Semeuses. On propose d’en discuter après l’écoute de podcast et de petites vidéos. Ca s’passe au squat 1 impasse Lapujade (quartier Bonnefoy), le dimanche 23 juin à 20h.



A Bure, en Lorraine, l’Agence Nationale en charge des Déchets Radioactifs (ANDRA) a lancé récemment la procédure d’expropriations des terres qui manquent pour son projet de méga-poubelle nucléaire.

Il s’agit d’une étape décisive dans l’accaparement des terres pour aller vers la phase de chantier du projet, qui, on le rappelle, n’est toujours pas validé.

Mars 2024, les premiers dossiers d’expropriations ont été reçus par 300 propriétaires concernant 550 parcelles – dont l’Ancienne Gare de Luméville et une partie du champ des Semeuses. Selon l’ANDRA, cette procédure pourrait durer 20 mois.

A travers l’écoute de podcast et de petites vidéos sur l’actualité, ce sera également l’occasion de faire un retour sur les Rencontres Printanières Anti-nucléaires et Anti-autoritaires (17-23 avril) et d’annoncer la 2ème Fête des Barricades à l’Ancienne Gare de Luméville (5-11 septembre).

Ca s’passe au squat 1 impasse Lapujade (quartier Bonnefoy), le dimanche 23 juin à 20h.

Plus d’infos sur l’actualité de la lutte contre les expropriations et la grosse poubelle nucléaire :

Assemblée de soutien à la lutte contre l'A69

Publié le 2024-06-16 13:50:05

Une assemblée pour partager des infos sur la situation de la lutte et notamment dans les occupations, se concerter pour des covoits, ou organiser des initiatives de soutien.



Assemblée de soutien à la lutte contre l’A69

On ne va pas rappeller pourquoi nous sommes ici, il est clair pour tout le monde pourquoi l’A69 ne doit pas voir le jour. Gagner contre ce projet ne nous suffit pas, car c’est tout le système capitaliste qui va avec qui est à abbattre. Et pour cela on fait le pari de l’autonomie et de la révolution. Mais on a quand même envie de gagner ! Et pour gagner il est important de multiplier les espaces autonomes, développer des pratiques révolutionnaires à l’image des nombreux sabotages et des occupations.

A travers un RDV public ouvert et rejoignable on veut réfléchir à tout cela et établir des stratégies. Suivre aveuglément des ordres sans aucune visibilité ne correspond pas à notre vision de l’organisation mais tout reste à construire et à tester. On se place dans la continuité de ce qui est construit dans les occupations et les luttes autonomes : les représentant.e.s ou égéries ne doivent pas dicter le rythme et les stratégies de lutte qui appartiennent à tout le monde !

Lors de cette assemblée on veut partager des infos sur la situation de la lutte et notamment dans les occupations, se concerter pour des covoits, ou organiser des initiatives de soutien.

RDV mercredi 19 juin à 18:30 à l’Impasse (1, impasse Lapujade - Bonnefoy)

Laissons leurs les urnes, prenons la rue !

Publié le 2024-06-16 13:55:05

Refusons cette mascarade démocratique qui cherche à nous faire croire que l’Etat est la solution à nos problèmes alors qu’il est le problème à détruire !
Refusons le nationalisme de l’extrême droite et le nationalisme de la gauche.
Refusons ces élections. Attaquons-les.
RDV mardi 25 Juin à 18h30 à l’impasse



Ce lundi 10 juin nous avons été des milliers à prendre les rues de Toulouse avec fougue,à crier notre haine "de l’état, des flics et des fachos" ; à se tenir dans les gazs et face à la police, et pour certain à s’attaquer à des symboles du pouvoir.
Pendant ce temps, d’autres nous font croire que voter c’est lutter, et nous servent depuis plus de 20 ans la même rengaine : votez pour le bloc du centre (gauche ou droite) sinon c’est l’extrême droite au pouvoir. Comme ses prédécesseurs, Macron use aussi de cette stratégie de façon outrancière.

Une fois au pouvoir, ces blocs n’ont cessé de reprendre les mesures et idées de l’extrême droite. Tellement que sur beaucoup de sujet, Macron a clairement fait du Le Pen. Il y a bien sûr là une stratégie électorale avec une idée délirante : C’est en appliquant le programme de l’extrême droite que nous séduirons leurs électeurs. Bien sûr, c’est l’effet inverse qui se produit : appliquer le programme de l’extrême droite légitime leurs propositions, banalisent leurs discours et préparent leur arrivée au pouvoir.

Mais rappelons que cette situation n’est pas nationale, elle est mondiale.
C’est donc sur l’ensemble du globe que la situation se durcit : les pouvoirs se bunkerisent derrière des politiques autoritaires qui augmentent drastiquement le niveau d’exploitation (baisses de salaires, du chômage, de la retraite, des aides de santés,hausse des prix etc.)ils foutent la planete à feu et à sang, tout en élevant le niveau de répression des mouvements sociaux et des luttes locales. Le tout en renégociant les conditions de leur concurrence mondiale à travers les guerres.

Dans ce cadre, le nationalisme, le patriotisme, la mise au pas des luttes sociales et des critiques radicales sont une nécessité pour les états, et la montée de l’extrême droite en est une conséquence évidente. Elle est menée et encouragée par de plus en plus de bourgeoisies nationales à travers le monde (États-Unis, Brésil, Inde, Italie, Hongrie ...).

Mais la proposition du front populaire est aussi une proposition nationaliste. Les solutions portées par la gauche sont toujours des solutions qui en passent par l’État, c’est-à-dire par la Nation. C’est pourquoi elle nous ramène toujours à rester enfermé dans nos frontières, tout comme l’ensemble des boutiques politiques. Raison pour laquelle le PS est clairement va-t-en guerre, pendant que LFI se glorifie de la position d’exception de la France sur la scène internationale du fait qu’elle soit une puissance nucléaire. Sans compter que ces différentes tendances participent, partout dans le monde, à chaque fois qu’elle sont au pouvoir,à mener la politique qu’exige le capital. Les grecs en ont fait les frais avec Syriza. Mais nous aussi, rappelons-nous que la loi travail,la création des prisons pour étrangers (CRA) c’est le PS qui l’a portée. Et leurs appels au calme dans les manifs, c’est nous qui les subissons.

Cette même gauche qui tente aujourd’hui de nous vendre un avenir meilleur et antifasciste est la même qui imposera demain l’austérité nécessaire à l’effort de guerre et défendra les intérêts de l’Etat français — qu’elle représentera.

En revanche, il existe une autre perspective : celle de l’autonomie et de la révolution ! Car c’est en s’attaquant à l’Etat et ses structures ; et aux conditions de merde que nous réserve le capitalisme que nous pourrons nous y opposer concrètement, tout en faisant exploser les frontières et le nationalisme qui va avec !

Alors ensemble refusons cette mascarade démocratique qui cherche à nous faire croire que l’Etat est la solution à nos problèmes alors qu’il est le problème à détruire ! Refusons cette foire politique qui est une mascarade face à la situation. Refusons cette injonction à la culpabilité de ne pas voter. Dès maintenant : refusons le nationalisme de l’extrême droite et le nationalisme de la gauche. Refusons ces élections. Attaquons-les. Organisons-nous contre l’Etat, sous toutes ses formes et quelques soient ses figures.

Nous proposons donc de nous retrouver le mardi 25 Juin à 18h30 à l’impasse (1 impasse lapujade, quartier bonnefoy) pour se rencontrer, et voir comment s’organiser contre ce contexte électoral.

Contre les élections et les nations : révolution !

Assemblée Action Autonome

Castanet-Tolosan (Haute-Garonne), France : Oops we did it again !

Publié le 2024-06-16 14:00:04

Indymedia Lille / Sunday 9th June, 2024

In the night of 7 to 8th June, we burned two trucks inside the company premises of Jean Lefebvre, subsidiary of Vinci, at Castanet-tolosan.

The world military market, Eurosatory, is opening in ten days’ time in Paris while the massacres in Palestine continue and Macron drowns again and again in his speeches of total rearmament. The present war economy is condemning us to ever more violent austerity. In France, the interior and exterior war is based on territorial conquest whose infrastructures, military or civilian, of control and circulation, are destroying our living spaces.

BTP/TP and Vinci as one of the largest French companies, are profiting greatly from this permanent war, both in the grid of the cities, motorways, bitumining the countryside, as in future reconstruction projects, eyeing international markets where colonial devastation is taking place.

We want to participate in what is attempting to undermine this economic logic. And we also see in the Olympic Games an issue to counter them and struggle against everything we’ll get thrown at us afterwards. Because as following all the OG, beyond the State spectacle in these arenas that destroy everything in order to make them exist, austerity plans will follow. In 2004 in Greece the Olympic Games foreshadowed the austerity measures of 2008, and poverty, the scrapping of social assistance await us even more violently today after those of Paris. Faced with the ultra-determined neoliberal front, there are many attempts, various responses, actions and wild irruptions that continue in spite of the ongoingt repression and intimidation.

With or without flames, before, during and after the OG, let’s contribute to destroying the State that only serves the military-industrial interests of shit. We greet all those who are attempting to slow down the crushing of all resistence and all joy.

Whenever, wherever, les Poules Mouillées.

via: attaque Translated by Act for freedom now!

Naples, Italy: Zac’s declaration to the court in Naples at the hearing on May 23rd, 2024

Publié le 2024-06-16 14:05:04

Zac’s declaration to the court in Naples at the hearing on May 23rd

After a year’s prison on remand and 13 hearings, 9 of which in videoconference, a derealizing tool created in an emergency but now extended to an increasingly wide range of prisoners, which behind a generic justification of security renders the accused, i.e. the protagonist of the trial, a spectator of his fate, reducing the trial even more to a confrontation between technicians, all to ensure the peaceful development of the hearings and without even the annoyance of having to look the prisoner in the eye, I have decided to make this declaration.

I am doing so because this is a political trial, even if nobody wants to say so out loud.

I am not interested in the charges, nor the police operation that they originated from, which as far as I am concerned is only a jumble of judicial bureaucracy functional to the political will of the government apparatus that, consistently with the logic of war, aims to lock up the so-called internal enemies, those considered irreformable.

That is why I am not interested in complaining about the specificity of my judicial situation, indeed, to be considered an enemy of who protects and favours the interests of those who do business with wars, such as the Italian State and their participation, is a source of pride to me.

What interests me instead is to reiterate my being anarchist, and how as such I do not recognize the dichotomous concept of guilt and innocence; as a comrade I hold in my heart wrote, “a judicial process will always be arbitrary, it will be based not on evidence but on force, not on logic but on domination”. What I recognize as one of the founding principles of my anarchism is the importance of solidarity between revolutionaries, rebels and oppressed, therefore I want to express solidarity to all the comrades locked up in jails all over the world, to those threatened and suffering all the forms of repression imaginable. There are no walls or constraints that can separate us. Each and everyone free.

23/05/2024

[Received and published in https://lanemesi.noblogs.org/post/2024/05/29/dichiarazione-di-zac-alludienza-del-23-maggio-al-tribunale-di-napoli/]

Translated by Act for freedom now!

Revue Z - présentation du nouveau numéro à la librairie Transit

Publié le 2024-06-16 22:40:06

À l’occasion de la sortie de son dernier n°16 “Seine-Saint-Denis : Faire corps face aux Jeux”, l’équipe de la revue Z débarque à la librairie Transit le mercredi 19 à 19h, pour participer à la lutte anti-JOP en cours, à Marseille comme à Saint-Denis.



À l’automne 2023, la revue Z a arpenté la Seine-Saint-Denis, alors que les pouvoirs publics et les géants du BTP donnent les derniers coups d’accélérateurs en vue des Jeux Olympiques et Paralympiques. L’équipe, largement renouvelée, est allée pendant un mois à la rencontre de celles et ceux pour qui l’évènement n’a rien d’une fête : grévistes sans-papiers sur les chantiers de stades, précaires expulsé·es de leurs logements pour construire le village des athlètes, collectifs en lutte contre les politiques sécuritaires dans le département…

Les 176 pages d’entretiens, BD, photos, enquêtes ou poèmes donnent à voir comment la machine olympique s’attaquent aux corps, ceux des travailleurs qui construisent les Jeux, ceux des athlètes qui s’abîment face à l’injonction à la performance, ceux des personnes qui ne correspondent pas aux normes de la compétition, qu’elles soient grosses, voilées, trans ou handicapées. Et surtout comment certain·es s’organisent pour ne pas abandonner la joie, celle de se mettre en mouvement, de crier dans les tribunes, de suer ensemble, de jouer l’un·e avec l’autre. D’un club de boxe autogéré par des femmes trans à une ligue de basket-ball qui contourne les règlements racistes des fédérations sportives, Z a récolté les récits de celleux qui ne refusent pas le combat, et rendent coup pour coup.

L’histoire de Z

Depuis 2009, une collective à géométrie variable d’enquêteurices, rédacteurices, maquettistes, dessinateurices, illustrateurices s’organise chaque année pour partir en itinérance pendant un mois.

Le principe : s’immerger dans la réalité d’un territoire, enquêter collectivement, prendre part aux luttes ; et à partir de ces ingrédients, fabriquer une belle revue d’analyse critique qui donne la parole à des gens qu’on entend peu, et où l’iconographie occupe une grande place.

Au fil des ans, la revue s’est penchée sur de nombreux sujets comme la puissance de l’industrie minière depuis la Guyane, l’école publique à combattre et défendre depuis Grenoble, ou encore le féminisme depuis Marseille.



PS :

jpp des jop

Contre le Front populaire, l’extrême-droite, le système électoral et la politique !

Publié le 2024-06-16 22:45:06

Juin 2024, élections européennes. L’extrême-droite (RN et Zemmour) raflent la mise avec plus de 35%, tandis que la majorité présidentielle est dans les choux avec 15% (avec environ 50% de participation au vote). Le président Macron décide de dissoudre l’Assemblée et de rappeler à des élections anticipées dans la foulée. Nous revoilà dans une situation où le chantage politique tourne de nouveau à plein, avec l’extrême-droite aux portes du pouvoir.



Et déjà, gauchistes à l’unisson avec les politicards de tout bord appellent à la mobilisation soit ouvertement pour aller déverser sa souveraineté dans les urnes – pour mieux, donc, l’abandonner immédiatement –, soit en jouant les petites mains à la gauche en s’alliant avec elle dans la rue contre le fascisme – comme si la gauche n’avait aucune responsabilité sur le fait qu’on en arrive là. Quelques réflexions sur le choix s’offrant aux électeurs et électrices dociles :

- Macron et sa clique : après deux élections qui les ont portés au pouvoir suite au même chantage à faire barrière à l’extrême-droite, on comprend aisément qu’ils soient tentés de rejouer le coup alors qu’ils et elles sont de plus en plus en difficulté. Rarement le tour de vis qu’ils et elles ont mené pendant leur mandat aura été aussi brutal et rapide, changeant concrètement les conditions de vie et les conditions de lutte. Evidemment, le chantage à faire barrage à l’extrême-droite est assez risible tant Macron et sa clique se sont échinés à reprendre la même politique que l’extrême-droite, notamment avec la dernière loi sur l’immigration votée avec les voix du Rassemblement National, ou encore sur la répression néocoloniale à Mayotte et en Kanaky. Il n’est d’ailleurs pas sûr que le RN pourrait faire passer autant de choses en étant au pouvoir, étant donné le rapport de forces entre les différentes composantes du Parlement et les divergences au sein de la bourgeoisie. Macron et sa clique ont en tous cas accéléré pour la France le virage encore plus répressif et exploiteur. Cette dynamique est présente partout dans le monde, avec un capitalisme en crise, mais ce gouvernement aura fait fort en laissant loin derrière lui les illusions sur la démocratie libérale, l’Etat social, le capitalisme à visage humain plus ou moins vert.

- Le Rassemblement National : son alliance avec une frange importante des LR (droite) montre aux yeux de tous et toutes pour qui l’extrême-droite roule depuis toujours : le patronat et les classes dirigeantes. Pour enfoncer le clou, Jordan Bardella a très vite annoncé l’abandon de la promesse du RN d’abroger la dernière réforme des retraites et de revenir à la retraite à 60 ans. Aux portes du pouvoir, il n’en est plus question, révélant le fond antisocial très clair du parti. Un parti effectivement comme les autres, faisant de la trahison des promesses un mode de fonctionnement. L’extrême-droite prouve qu’elle est non seulement raciste et réac, mais aussi capitaliste et défend les intérêts d’une fraction de la bourgeoisie. Bref, elle ne changera rien au système, mais continuera le tour de vis tout en détournant les mécontentements sur des boucs-émissaires, appliquant au mieux la devise de tout pouvoir : « diviser pour mieux régner ».

- Le nouveau Front populaire : cette alliance des plus comiques vise ni plus ni moins à éviter tout changement et à rester dans la même situation qu’aujourd’hui, notamment la défense d’une vision très conservatrice de la République. La gauche prouve encore une fois qu’elle existe seulement pour canaliser les révoltes et éviter tout changement de société. Il n’y a qu’à entendre les discours et slogans appelant à "sauver la République", cette république née sur les massacres des révolutionnaires de 1848 et de 1871, réactualisée dans les conditions d’un putsch en 1962... Cette union vise à maintenir l’ordre existant, la bonne circulation du capital, la délégation du pouvoir des individus à des élites corrompues, la marche destructrice du progrès technoscientifique. Qui souhaite un réel changement ne peut résolument pas se satisfaire de cette position. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que les classes populaires ne votent largement plus à gauche.

Finalement, cette « nouvelle » situation a le mérite de clarifier les choses... Si je mets des guillemets à « nouvelle », c’est bien parce que se rejouent finalement les mêmes dynamiques et les mêmes chantages qu’en 2017 et 2022 au moment des élections présidentielles. Voici deux textes, diffusés dans des manifs et rassemblements lors des entre-deux tours des élections présidentielles, le premier en 2017, le second en 2022 :

Le combat ne se joue pas dans les urnes mais dans la rue !

Depuis quelques mois le cirque électoral étend sa morgue. Médias et politiques s’agitent pour faire de l’élection un enjeu central. On nous exhorte à nous identifier aux préoccupations du pouvoir, d’en accepter la langue de bois et l’agenda. Tout cela révèle ce que les élections n’ont jamais cessées d’être : un moment synonyme de passivité où le goût pour la délégation et la résignation est stimulé. Nous devrions, chagrins ou enthousiastes, confondre nos intérêts avec ceux de l’ordre établi et éprouver de l’empathie pour des représentant -e-s qui se disputent un supplément de part de richesse et de pouvoir. Certain-e-s poussant même le grotesque jusqu’à s’autoproclamer "anti-systèmes" alors qu’ils ou elles en sont simplement les enfants béni-e-s.
Et les élections promettent encore de nous jouer de sales tours. A l’heure où nous écrivons, nous ne connaissons pas les gagnants du premier scrutin, mais on sent déjà poindre un chantage, dans l’hypothèse où le FN se maintiendrait au second tour. Dans ce scénario manichéen, que tous les plébiscitaires, sociologues, expert-e-s nous vendent déjà à grands renforts de publicité et de communication, se dessine l’union sacrée contre l’abjection "fasciste", et cela pour ratisser large de la droite à la gauche en passant par le centre, l’extrême-gauche et pourquoi pas les libertaires. La pression et ses divers effets de sidération se prolongeront même très probablement dans la période de l’entre deux tours.
Pourtant, quel que soit « l’heureux élu », nous savons déjà ce qui, avec quelques différences anecdotiques, nous attend : le renforcement de la précarisation de nos conditions de survie sur tous les fronts, une chasse accrue aux bouc émissaires, aux chômeurs et chômeuses, un accroissement de l’arsenal répressif avec entre autres la construction de prisons ou l’extension de la légitime défense pour les flics qui n’est rien d’autre qu’un permis de tuer.
Accepter les termes et les enjeux électoraux c’est se soumettre à l’état et la marche actuelle de ce monde de domination et d’exploitation. C’est considérer comme crédibles les partenaires qui cogèrent depuis des lustres le système. Il devient en effet de plus en plus évident que dans ce jeu de dupes, le FN, aussi détestable soit-il, sert de variable d’ajustement politique y compris à titre de repoussoir et tous les pouvoirs en jouent. Pourtant, s’il est difficile d’envisager une élection effective de celui-ci aux présidentielles, tant le potentiel de votes contre lui est important, il semble qu’il est bel et bien intégré dans l’imaginaire et le jeu politique. Que ce soit en jouant sur la peur, l’adoption de mesures sécuritaires, de la loi travail, la corruption des gouvernant-e-s entrainent un cynisme ambiant. Tout cela permet logiquement à l’extrême droite de prospérer et pourrait lui permettre sous peu d’accéder au pouvoir.
Si nous ne goûtons pas aux culpabilisants, pas plus que nous ne goûtons d’ailleurs au masochisme politique, qui nous intiment d’offrir nos voix à ceux et celles qui n’ont eu de cesse de faire passer des lois qui nous foutent chaque jour davantage la gueule sous l’eau et de répondre aux délires sécuritaires et racistes du Front, nous avons en revanche de la mémoire. Après l’élection présidentielle de 2002, contre son concurrent de l’époque JM Le Pen, le vote "Chirac" réunissant, en front républicain droite , centre et gauche réunis, a largement gagner l’élection en agitant l’épouvantail "fasciste". Pour autant loin de stopper les politiques qu’il prétendait combattre le pouvoir chiraquien a poursuivi les campagnes de stigmatisation des immigré-e-s et des classes dangereuses, drapé dans la légitimité plébiscitaire que le scrutin lui avait offert. L’élection de Sarkozy à sa suite a renforcé la promotion et le développement d’idées et pratiques réactionnaires contre les luttes, les étrangers, les migrant-e-s, les rebel-le-s, les roms, les « racailles » comme il les nommait.
Puis l’alternance politique à la faveur de la gauche n’aura pas non plus été en reste en matière de pulsion d’ordre et d’autorité. Elle a enfanté l’Etat d’urgence qu’elle a prolongé tranquillement à plusieurs reprises. Installé en mode de gouvernement normal, l’Etat d’urgence risque de se maintenir et même d’être à nouveau acté en juillet 2017. Il devient de fait permanent car les mesures répressives sont désormais solidement enkystées. Invariablement, droite et gauche et dans un style confondant s’évertuent à mettre à bas les tentatives d’opposition contre le Capital et la domination. Le FN ne s’est donc pas renforcé seul ou accidentellement. Il participe non seulement aux appétits sécuritaires, étatistes et d’encadrement de l’ordre existant, mais il est aussi un produit de l’état actuel de ce monde et de celles et ceux qui s’en attribuent la gestion successive. Par conséquent, et quel que soit le scénario électoral de l’entre deux tours et ou les ré-ajustements politiciens de circonstance, la rigueur libérale, économique, politique et sociale se renforcera adossé à un pouvoir d’Etat fort.
Quant aux alternatives, tant dans leurs versions chauvines qu’à la gauche de la gauche, quand ce ne sont pas les deux réunies, il est frappant d’observer comment en Europe et ailleurs, lorsqu’elles elles sont au pouvoir, le rapport de force capitaliste, l’Etat et l’ordre se portent comme des charmes. Les exemples ne manquent pas, en Grèce comme en Espagne, non loin d’ici, Podemos et Syriza s’alignent sur les politiques d’austérité de la troika européenne, vident les squats et emprisonnent leurs opposant-e-s, prolongent la rigueur et l’agonie populaire. Cela ne nous étonne pas. Ce n’est pas un malheureux concours de circonstances mais plutôt l’expression de pouvoirs qui, par essence, ne révolutionnent rien et participent activement à la reproduction du système.
C’est pourquoi, lors de cet entre tours et qu’importe le scénario, nous ne rallieront ni un éventuel front républicain, ni un quelconque cartel de gauche, ni un conglomérat d’organisations réformistes. Nous ne ferons pas non plus les petites mains ni le coup de poing pour d’autres au nom du "Tout sauf Le Pen", mais combattrons le pouvoir d’où qu’il vienne. Il y a des manifestations spontanées qui, quand elles ne courent après aucuns pouvoirs, nous semblent beaucoup plus porteuses d’émancipation. De plus et sans médiations ces dynamiques arrivent à passer à l’offensive. Ainsi, à Caen, en 2007 une manifestation spontanée qui s’était dirigée vers le local UMP, tourna rapidement à l’émeute, exprimant à sa manière un accueil au pouvoir sarkozyste, nouvellement élu. Le lendemain, le local de l’UMP était incendié.
Mais quel que soit les résultats électoraux, nous n’aurons le choix que de lutter, notamment contre cette farce électorale et le monde qui l’a créé. Et nous ne risquons rien a priori à le tenter. Parce que nous ne perdons pas de vue que combattre l’extrême-droite ne peut se faire que simultanément avec la lutte contre l’Etat, l’exploitation capitaliste, le patriarcat, le racisme et toutes leurs nuisances. Parce que nous ne souhaitons nous enfermer dans aucunes catégories, ni aucun pouvoir ni aucune organisation, nous appelons à une assemblée de lutte contre cette mascarade électorale et les mauvais coups qui ne manqueront pas de suivre, et invitons chacun, chacune à y participer.

Assemblée autonome, avril 2017

Le combat se joue dans la rue !

« Il n’est pas de sauveurs suprêmes.
Ni dieu, ni césar, ni tribun »,
Une vielle chanson

Les résultats du premier tour des élections présidentielles, qui n’avaient de toute façon rien de réjouissant à offrir si ce n’est l’oraison funèbre des vieux partis du PS et des Républicains, sont donc tombés. Dans une pâle réédition de 2017, nous devrions déléguer notre pouvoir et marcher au pas derrière le gendre idéal et, surtout, l’Etat et le Capital, ou bien s’abandonner dans les affres du racisme et d’un ‘’anti-système’’ complice au règne de la hiérarchie et de l’argent. Une autre possibilité est d’exprimer sans attendre notre révolte.
Le système électoral et leur démocratie sont des illusions, où on nous exhorte à nous identifier aux préoccupations du pouvoir, d’en accepter la langue de bois et l’agenda. Tout cela révèle ce que les élections n’ont jamais cessé d’être : un moment synonyme de passivité où le goût pour la délégation et la résignation est stimulé. Nous devrions, chagrins ou enthousiastes, confondre nos intérêts avec ceux de l’ordre établi et éprouver de l’empathie pour des représentant-e-s qui se disputent un supplément de part de richesse et de pouvoir.
Avec le maintien du Rassemblement National au second tour, tous les plébiscitaires, sociologues, expert-e-s nous vendent déjà à grands renfort de publicité et de communication, l’union sacrée contre l’abjection "fasciste", et cela pour ratisser large de la droite à la gauche en passant par le centre, l’extrême-gauche et pourquoi pas les libertaires. Accepter les termes et les enjeux électoraux, c’est pourtant se soumettre à l’Etat et la marche actuelle de ce monde de domination et d’exploitation. C’est considérer comme crédibles les partenaires qui cogèrent depuis des lustres le système. Il devient en effet de plus en plus évident que dans ce jeu de dupes, le RN, aussi détestable soit-il, sert de variable d’ajustement politique y compris à titre de repoussoir et tous les pouvoirs en jouent. De notre côté, nous ne perdons pas de vue que combattre l’extrême-droite ne peut se faire que simultanément avec la lutte contre l’Etat, l’exploitation capitaliste, le patriarcat, le racisme et toutes leurs nuisances.
Nous savons déjà, quoi qu’il arrive du scrutin, ce qui nous attend : le renforcement de la précarisation de nos conditions de survie sur tous les fronts, une chasse accrue aux bouc émissaires, aux sans-papiers, aux chômeurs et chômeuses, un accroissement de l’arsenal répressif et une accumulation incessante de ravages industriels annoncés, au premier rang desquels de toutes nouvelles bombes à retardement que sont les centrales nucléaires.
Plutôt que de courir après le moins pire, nous pourrions tout aussi bien nous rappeler que les pouvoirs peuvent se défaire dans la lutte. Il y a des manifestations spontanées qui, quand elles ne courent après aucun pouvoir, nous semblent beaucoup plus porteuses d’émancipation. D’autant plus quand sans médiation ces dynamiques arrivent à passer à l’offensive. Ainsi, à Caen, en 2007, une manifestation spontanée avait accueilli à sa manière le pouvoir sarkozyste, en tournant à l’émeute. Le lendemain, le local de son parti l’UMP était incendié. Nous pourrions très bien imaginer que ce genre d’accueil soit le prélude à une autre manière d’envisager la réponse à nos problèmes, sans s’en remettre à un chef : l’insurrection.

Ni peste, ni choléra, personne !

Des anarchistes

Rencontres de la commune de Montaigu

Publié le 2024-06-16 22:50:06

La commune de Montaigu se situe sur un terrain d’un demi-hectare, situé dans le Bocage normand, entre Saint Martin des Besaces (Calvados) et Placy Montaigu (Manche). Sur le terrain, il y a deux batiments à restaurer. Un mobil-home, un camion aménagé et un camping-car servent aussi de lieux d’hébergement.
Si nous reprenons le terme un peu pompeux de « commune », c’est moins par référence à un passé idéalisé que pour se distinguer de celui de « communauté ». Notre initiative repose sur la libre association d’individus, où l’entité collective n’a pas à écraser les aspirations et volontés individuelles.
Commune est évidemment une référence aux aspirations des anarchistes communistes à la « commune libre ».
Si nous avons choisi la propriété collective à 4, c’est à la fois par nécessité économique et par choix délibéré. La formule juridique (SCI) et les astuces déployées en son sein sortent concrètement ces terres de la propriété capitaliste.
Nous savons toutefois bien qu’une commune libre n’est pas une inoffensive expérience autogestionnaire, mais une attaque incessante contre le principe d’autorité. Nous entendons d’ailleurs articuler les activités sur place (causeries, fêtes, boulangerie, potager, verger, ateliers, etc.) avec les luttes, notamment à Caen.

Entrée libre, repas végét’ (du jeudi soir au dimanche midi) et bar avec et sans alcool prix libre (tu mets ce que tu peux ce que tu veux). Le poignon sert à organiser les prochaines rencontres et éventuellement à participer à financer les travaux de la Commune de Montaigu.

CAMPING SUR PLACE

Affiche avec le programme des rencontres :

Tract avec le programme détaillé des rencontres :

Cherbourg-en-Cotentin (Manche) : Des incendies en réponse à l’énième meurtre policier

Publié le 2024-06-16 22:55:07

extraits du Monde / dimanche 15 juin 2024

Des voitures et des poubelles, ainsi qu’une agence de France Travail, ont été incendiées dans la nuit de samedi à dimanche 16 juin à Cherbourg, dans le quartier d’où est originaire Sulivan, 19 ans, tué le 9 juin par une policière, a-t-on appris auprès de la préfecture.

« Dans la nuit du 15 juin 2024, entre minuit et 3 h 30, un groupe de plusieurs dizaines de personnes a provoqué des incendies localisés dans le quartier des Provinces », a précisé tôt dimanche matin dans un communiqué la préfecture, ajoutant que des tirs de mortiers avaient été dirigés contre les forces de l’ordre et les services de secours.
« Au cours de ces incidents, des dégradations importantes ont été commises contre une agence de France Travail. Une quinzaine de véhicules légers ont été incendiés », a poursuivi la même source.

« Le bilan de ces événements fait état de trois blessés pour la police nationale et [de] deux interpellations », selon la préfecture, qui avait mis en place un centre opérationnel départemental (COD). […]

Le maire socialiste de Cherbourg, Benoit Arrivé, qui s’est rendu dimanche matin dans le quartier, accompagné du sous-préfet. « Les premiers éléments conduisent à penser que les exactions de la nuit, incendies et tags retrouvés ce matin dans toute la ville ont été commis par des individus très organisés, dont certains sont venus de l’extérieur pour casser et attiser la colère après le drame du début de semaine », a-t-il déploré dans son communiqué. L’édile a demandé des renforts de police « afin de ramener le calme et la sécurité dans les meilleurs délais » et a également remercié « la famille de Sulivan qui a appelé au calme à plusieurs reprises ». […]

Le soir du 9 juin, Sulivan, âgé de 19 ans, a reçu un tir mortel dans la poitrine alors qu’il tentait d’échapper à pied au contrôle routier du véhicule volé dans lequel il circulait en tant que passager. La policière qui a tiré a été mise en examen mardi pour homicide volontaire et placée sous contrôle judiciaire « strict » et n’a donc pas été incarcérée, selon le parquet.
Après une marche blanche mercredi, qui avait réuni environ 600 personnes, un rassemblement devant le tribunal judiciaire de Cherbourg a eu lieu samedi à l’appel de la famille de Sulivan pour réclamer le placement en détention provisoire de la fonctionnaire.

La nuit de lundi à mardi avait déjà été marquée par quelques scènes de « violences urbaines » à Cherbourg, avait annoncé la préfecture de la Manche sur X.

L’agence France Travail du quartier des Provinces, à Cherbourg

Chaline - Juin 2024

Publié le 2024-06-16 23:00:04

Les deux premiers numéros du journal anarchiste Chaline.



Extrait du numéro 2 :

Les autoritaires de toute sorte triomphent quand leurs drapeaux flottent au fronton des mairies, des commissariats, des églises, des casernes, des usines, des écoles ou bien des prisons. Le triomphe de l’anarchie, se sera quand tous ces lieux d’oppressions seront devenus des ruines fleuries et quand les idées qui les ont justifié seront devenus des blagues. »

Sommaire :

PDF - 1.2 Mo

Extrait du numéro 1 :

Nous lançons donc ce journal comme un outil contre la résignation et le défaitisme, comme un moyen de lier l’idée et les pratiques. Un journal qui parle donc du local, du proche, du saisissable pour évoquer le global. Un journal pour propager les étincelles et souffler sur les braises toujours brûlantes de la révolte. Un journal pour un monde débarrassé de toutes les dominations.
Alors que nos voix deviennent tonnerre, que les éclairs de nos colères foudroient nos ennemis, et que partout pleuvent nos larmes de joie faisant fleurir un monde nouveau.

Soyons la tempête ! »

Sommaire :

PDF - 1.5 Mo

Cherbourg (Manche) : la police assassine, France Travail s’embrase

Publié le 2024-06-16 23:05:05
16 juin 2024, Cherbourg. L’agence France Travail sous le feu

Mort de Sulivan : nuit de colère et de feu à Cherbourg-en-Cotentin
Ouest France/Midi Libre/France Bleu, 16 juin 2024

La nuit de samedi à dimanche 16 juin 2024 a été émaillée de violences dans le quartier des Provinces à Cherbourg, là où vivait Sulivan, cet homme de 19 ans tué par le tir d’une policière à Cherbourg dimanche 9 juin. La fonctionnaire de police a été mise en examen pour « homicide volontaire » et placée sous contrôle judiciaire.

La nuit de lundi 10 à mardi 11 juin avait immédiatement été marquée par quelques scènes de « violences urbaines », selon les mots de la préfecture de la Manche. Une marche blanche, où s’étaient réunies 600 personnes, avait eu lieu mercredi 12 juin. Trois jours plus tard, un autre rassemblement avait été organisé à la demande de la famille de Sulivan devant le tribunal judiciaire de Cherbourg pour réclamer le placement en détention provisoire de la fonctionnaire. Et enfin, la nuit de samedi à dimanche 16 juin 2024, ce sont donc de nouvelles émeutes qui ont éclaté dans le quartier des Provinces, là où vivait Sulivan.

16 juin 2024, Cherbourg. France Travail, le lendemain matin

Selon la préfecture, « Dans la nuit du 15 juin 2024, entre minuit et 3 h 30, un groupe de 60 à 80 personnes a provoqué des incendies localisés dans le quartier des Provinces », indiquant que des tirs de mortiers avaient été dirigés en direction des forces de l’ordre.

« Au cours de ces incidents, des dégradations importantes ont été commises contre le hall d’accueil d’une agence de France Travail. Une quinzaine de véhicules légers ont été incendiés », a poursuivi la même source. Trois hommes de la police nationale ont été blessés et deux individus ont été interpellés. Au total, une centaine d’agents de la police nationale, de militaires et de sapeurs-pompiers sont intervenus.

16 juin 2024, Cherbourg. Un des commerces défoncé lors des émeutes