Vive l'Anarchie - Semaine 24, 2025

Sommaire

Leipzig (Allemagne) : Vengeance pour les avis publiques de recherche

Publié le 2025-06-16 00:00:00

de.indymedia.org / vendredi 13 juin 2025

(Leipzig) Vidéo : vengeance pour les avis publiques de recherche + solidarité avec Maja (Dégradations de panneaux publicitaires de Ströer)

Ces derniers jours, nous avons endommagé environ cinquante panneaux publicitaires du groupe Ströer, à Leipzig. Par cette action, nous nous joignons à la campagne militante de soutien à la grève de la faim de Maja et nous voudrions exprimer notre solidarité avec tou.tes les camarades en clandestinité et en prison.

La société de médias Ströer n’est pas seulement le leader du marché dans le secteur de la publicité et un des responsables du fait que nous soyons bombardé.es de publicité, chaque jour – mais elle a aussi mis ses panneaux publicitaires à la disposition de la Police judiciaire fédérale, pour les avis publiques de recherche contre nos camarades Johann, Daniela, Burkhard et Ernst-Volker*. On vous recommande un article à ce sujet.

Détruire des panneaux publicitaires est, avec un peu de préparation, facile, relativement peu risqué et remplit un but utile. De plus, c’est amusant et énerve les entreprises, dont les primes d’assurance augmentent et qui ne peuvent pas remplir les contrats publicitaires. Nous faisons donc appel à détruire en permanence des panneaux publicitaires de Ströer, lors d’une soirée ennuyante ou en rentrant chez soi. Chaque semaine, un panneau Ströer par personne ;)
Afin de montrer que les panneaux publicitaires peuvent être endommagés par différents moyens, nous avons également publié une vidéo.
Les lancers de pavés, les lance-pierres avec des billes en métal et les aérosols sont particulièrement simples et efficaces. Les marteaux arrache-clous, ainsi que les pots en verre et les extincteurs remplis de bitume font très bien l’affaire aussi.

Nous souhaitons tout le mal possible à la société Ströer. D’autres avis de recherche de nos camarades affichés sur vos panneaux publicitaires vous apporteront des destructions massives.

Liberté et bonheur pour tou.tes les antifas persécuté.es ! Le 14 juin, tout le monde à Iéna pour la manifestation nationale antifasciste** !

fckströer

 

Notes d’Attaque :
* Johann est un camarade antifasciste, inculpé dans l’affaire « Antifa-Ost ». Après une longue cavale, pendant laquelle la police fédérale a affiché sa photo à travers toute l’Allemagne, appelant la population à la délation, il a été arrêté en novembre 2024.
Daniela, Burkhard et Ernst-Volker sont des ancien.nes militant.es de la RAF. La première a été arrêtée en février 2024 (son procès a lieu ces jours-ci), tandis que les deux autres sont encore en cavale.
** La manifestation « L’antifascisme est nécessaire », contre la répression qui frappe les antifascistes en Allemagne ; voir l’appel (en anglais) ici.

Solidarity with Los Angeles! Arson attack on multiple NYPD vehicles. (USA)

Publié le 2025-06-16 05:05:14

GR/

Multiple NYPD cars were set on fire in the early, early morning of Thursday June 12th. The cars were just waiting there, practically begging for a new makeover! Tips on replicating this can be found on most counterinfo sites or just common knowledge; this was way easy. And so fun. Apologies to the community for the smell and the noise. And fuck you and haha to that pig—yeah, you know who you are.

There are many reasons for doing this, but for the sake of time it can be boiled down to four: 1) Solidarity with the uprising happening in Los Angeles where community and rebels are fighting Amerikkkan pig forces. From one cop city to another, death to the pigs and the surveillance state. 2) Revenge for the NYPD’s continuous physical and sexual harassment/assault of protestors, particularly femmes (incidents include removing of hijabs, forced nudity, degrading remarks, and more). 3) Something to show that repression breeds resistance and 4) Demonstrating that solidarity with the Palestinian resistance, immigrants, Black people doesn’t mean pointless demos where everyone gets arrested, endless marches to nowhere, and vapid chants. Solidarity means ATTACK! ATTACK! ATTACK! ATTACK!

Sincerely, the anarchists and the rats and the brats and the lawless.

via: neversleep

[USA] Solidarité avec Los Angeles ! Incendie de voitures de flics du NYPD

Publié le 2025-06-16 09:41:32

Initialement publié sur Stop Cop Cities, qui l’a reçu anonymement.

Plusieurs voitures de la police de New York ont été incendiées tôt le matin du jeudi 12 juin. Les voitures étaient garées là, à attendre, nous suppliant presque de leur refaire la déco ! Des astuces pour répliquer cette action peuvent être trouvées sur la plupart des sites de contre-information ou juste des connaissances simples ; c’était vraiment vraiment facile. Et si fun. Nous nous excusons à la communauté pour l’odeur et le bruit. Fuck et hahaha à ce keuf-là – tu sais qui tu es.

Il y a plein de raison pour accomplir cette action, mais pour faire court nous allons n’en citer que quatre :
1) Solidarité avec le soulèvement qui a lieu à Los Angeles, ou les habitant-es et les rebelles combattent les flics ameriKKKains. D’une cop city à une autre, morts aux flics et à l’Etat de surveillance.
2) Vengeance pour les harcèlements/agressions sexuelles constantes de la parts du NYPD sur des manifestant-es, et notamment des personnes fems (cela inclut le dévoilement de hijabs, le déshabilllement forcé, des remarques dégradantes, et plus).
3) Une manière de montrer que la répression pousse à la résistance.
4) Démontre que la solidarité avec la résistance palestinienne, avec les immigré-es, avec les personnes noires ne se résume pas à des manifestations inutiles où tout le monde se fait arrêter, à des marches interminables vers nulle part, et à des slogans insipides. La solidarité, c’est l’ATTAQUE ! ATTAQUE ! ATTAQUE ! ATTAQUE !

Sincèrement,
Les anarchistes et les rats et les brats et les hors-la-loi.

[Note : D’après la presse, au moins onze véhicules du NYPD ont été incendiés et 14 ont été impactés en tout. Trois engins incendiaires qui n’ont pas eu le temps d’être allumés ont aussi été retrouvés sur d’autres véhicules, les anarchistes cagoulé-es s’étant échappé-es rapidement à l’arrivée des flics.]

[USA] Les détenus de l’ICE abattent un mur lors d’un soulèvement dans un centre de détention du New Jersey

Publié le 2025-06-16 09:41:49

volé dans la presse et traduit le 13/06/2025

 

Une cinquantaine d’immigrants détenus au Delaney Hall, le centre de détention de l’ICE à Newark, se sont regroupés et ont abattu le mur d’un dortoir (qui a permis la fuite de 4 détenus) lorsque les repas ont pris plusieurs heures de retard, a déclaré un avocat à NJ Advance Media.

Mustafa Cetin, un avocat spécialisé dans les questions d’immigration qui représente un détenu dans la prison privée de l’avenue Doremus, a déclaré que son client lui avait dit que le mécontentement qui couvait au sujet de la qualité et de la ponctualité des repas dans l’établissement avait atteint son paroxysme jeudi en fin d’après-midi.

« Il s’agit de la nourriture, et certains détenus sont devenus agressifs et violents », a déclaré M. Cetin. « D’après ce qu’il m’a dit, il s’agissait d’un mur extérieur, pas très solide, et ils ont pu l’abattre.

M. Cetin a indiqué que son client avait décrit les détenus comme étant dans un dortoir au troisième étage et que des draps de lit avaient été suspendus dans une apparente tentative d’évasion.

Cetin a déclaré que son client lui avait dit qu’il ne faisait pas partie de ceux qui avaient enfoncé le mur et qu’il s’était retiré dans une autre pièce du Delaney Hall pour éviter toute violence qu’il craignait de voir survenir après avoir vu le mur enfoncé.

Christine Cuttita, porte-parole régionale de l’agence de l’immigration et des douanes, connue sous le nom d’ICE, a refusé de commenter l’incident.

Le shérif du comté d’Essex, Amir D. Jones, a déclaré que des adjoints s’étaient rendus à Delaney Hall à la suite d’informations faisant état d’une perturbation.

« Lorsque nos agents sont arrivés, la situation avait déjà été résolue. À aucun moment notre personnel n’est entré dans l’établissement, nous sommes restés dans le périmètre pendant toute la durée de l’intervention », a déclaré Jones.

Le shérif a souligné que le Delaney Hall est situé dans le comté d’Essex, mais qu’il s’agit d’un établissement privé qui fonctionne indépendamment du bureau du shérif.

« Nous sommes préoccupés par les informations faisant état de ce qui s’est passé au Delaney Hall ce soir, allant de la rétention de nourriture et des mauvais traitements à la révolte et à l’évasion de détenus », a déclaré le maire de Newark, Ras Baraka, dans un communiqué. « Toute cette situation manque d’une surveillance suffisante de tous les détails de base – y compris les lois locales de zonage et les droits constitutionnels fondamentaux.

Jeudi soir, à l’extérieur du Delaney Hall, environ trois douzaines de personnes appartenant à des groupes qui y organisent régulièrement des manifestations ont vu des dizaines d’agents des autorités lourdement armés arriver au Delaney Hall vers 18 heures.

L’Alliance du New Jersey pour la justice des immigrés a publié sur son compte X plusieurs photos et vidéos de l’activité de la police, y compris des officiers en tenue de combat tactique.

 

Whitney Strub, professeur d’histoire à l’université Rutgers de Newark et membre des Socialistes démocrates d’Amérique, a montré des photos de plusieurs véhicules du bureau du shérif du comté d’Essex et de la police de Newark positionnés devant la porte principale de Delaney Hall.

Vers 18 heures, Strub a déclaré que lui et d’autres manifestants avaient inhalé ce qu’ils pensaient être « une sorte de gaz » qui s’était répandu au-dessus d’eux. « Nous toussions tous en même temps », a déclaré M. Strub.

Juste après 21 heures, une foule d’environ 40 manifestants a empêché un SUV de sortir par une porte annexe du Delaney Hall, le forçant à faire marche arrière et à repasser par la porte, qui s’est ensuite refermée, a constaté un journaliste de NJ Advance Media.

Prog' des rencontres anarchistes de la commune de montaigu

Publié le 2025-06-16 11:47:00

Causeries, Projections-débats, Théâtre, DJ Set, Infokiosques, Etc. Du 4 au 6 juillet, dans la Manche. Voici la programmation !



La commune de Montaigu se situe sur un terrain d’un demi-hectare, situé dans le Bocage normand, entre Saint Martin des Besaces (Calvados) et Placy Montaigu (Manche). Sur le terrain, il y a deux batiments à restaurer. Un mobil-home, un camion aménagé et un camping-car servent aussi de lieux d’hébergement.
Si nous reprenons le terme un peu pompeux de « commune », c’est moins par référence à un passé idéalisé que pour se distinguer de celui de « communauté ». Notre initiative repose sur la libre association d’individus, où l’entité collective n’a pas à écraser les aspirations et volontés individuelles.
Commune est évidemment une référence aux aspirations des anarchistes communistes à la « commune libre ».
Si nous avons choisi la propriété collective à 4, c’est à la fois par nécessité économique et par choix délibéré. La formule juridique (SCI) et les astuces déployées en son sein sortent concrètement ces terres de la propriété capitaliste.
Nous savons toutefois bien qu’une commune libre n’est pas une inoffensive expérience autogestionnaire, mais une attaque incessante contre le principe d’autorité. Nous entendons d’ailleurs articuler les activités sur place (causeries, fêtes, boulangerie, potager, verger, ateliers, etc.) avec les luttes, notamment à Caen.

La prog en détail :

Vendredi 4 juillet :
10h30  : accueil, installation, repas
repas*

15h  : causerie contre l’Intelligence artificielle
18h causerie sur le défaitisme révolutionnaire
repas*

Samedi 5 juillet :
10h30 causerie sur Gandur et le capitalisme de l’art
repas*
15h causerie contre les prisons
19h point sur la situation tendue à la commune du maquis
repas*
21h la multinationale du clou (bricolage théâtral)
+ DJ Set

Dimanche 6 juillet :
rangement, discut’

* Repas végétalien à prix libre du vendredi midi au dimanche midi.

Pdf du flyer à imprimer :

Concert Pirate et AntiCarcéral - Parloir Sauvage (fête de la musique devant la prison des femmes)

Publié le 2025-06-16 17:14:26

Le samedi 21 juin, on se retrouve à 15h30 sur le parvis sud de la gare, en face de la prison des femmes pour une fête de la musique pirate et anticarcérale !!



📷⁩ ⁨💥PAS DE FÊTE DE LA MUSIQUE SANS LES TAULARD•ES💥

🏴‍☠️Le samedi 21 juin, on se retrouve à 15h30 sur le parvis sud de la gare, en face de la prison des femmes pour une fête de la musique pirate et anticarcérale !!

⛓️‍💥Parce que l’enfermement tue, opprime et marginalise.
Organisons-nous pour briser les barreaux de tous les lieux et institutions d’enfermement.

📣Viens taper du pied et faire masse, c’est grâce à notre nombre que ce concert aura lieu !!

🔊Line up :

@dj.palette : née d’une explosion entre un cocktail molotov et d’une palette de chantier (hard tek, tek et acid Acab).

@300ug.g
@alia.300ug : Meuf trans qui aime rapper sale pour vider son coeur. Douce ou agressive mais pas si méchante (sauf les fachos là on vous baise).
@vannn.300 : je fais du rap et des instrus parce que défoule bien. Des fois je chiale des fois je cris la plupart du temps je rime juste.

@saint._.claire : TRAP pour émeute violente.

@mi2z_r : rap, tabasse son taf qui tue et recherche des sentiments qui peuvent sauver, entre fumée de J et fumée des usines du Nord, dire société tu m’auras pas et tâter les ailes d’un ange.

Concert gratuit et ouvert à toustes.
🍻Ramène ta thune et ta canette (caisse prix libre pour se rembourser car ça coûte cheeeer, et pour les taulard•es qui sortent de prison).💰⁩

Lyon : Action contre la maison médicale la Présence

Publié le 2025-06-17 00:00:00

Rebellyon / lundi 16 juin 2025

Les Collages Féministes Lyon, les Lesbiennes contre le patriarcat et NousToutes Rhône, sommes uni-es pour dénoncer les agissements de la maison médical la Présence. Maison médicale, liée au « Réseau Vie » et qui ne respecte pas nos droits fondamentaux. Par cette nouvelle action nous soulignons la dangerosité des pratiques de cette maison médicale et nous affirmons, haut et fort, NOS CORPS NOS CHOIX !

Nous, les Collages Féministes Lyon, les Lesbiennes contre le patriarcat et NousToutes Rhône, nous sommes uni·es pour dénoncer à nouveau les agissements de la maison médicale La Présence, qui ne respecte pas certains droits fondamentaux (l’accès aux soins et à la contraception) pourtant inscrits dans la loi, et qui institutionnalise le recours à une clause de conscience dont nous voulons également souligner la dangerosité pour nos corps et nos libertés.

Pour rappel, « La maison médicale « La Présence », étroitement liée au « Réseau Vie », connu pour ses positions anti-IVG, [dont l’organisation d’une marche pour la “vie” à Lyon chaque année,] refuse toute prescription de contraception, s’appuyant sur « L’Évangile de la vie », qui assimile l’avortement à un « meurtre délibéré » et dénonce un lien indissociable entre contraception et IVG, les présentant comme des menaces conjointes contre la vie dès ses premiers stades.

Derrière cette morale religieuse se cache une instrumentalisation de la clause de conscience, initialement conçue pour l’IVG, la stérilisation et la recherche sur les embryons. Or, l’accès à la contraception est un droit depuis la loi Neuwirth de 1967. Pourtant, cette maison médicale contourne ce droit fondamental sous couvert de convictions religieuses, avec la bénédiction de la loi. »

Nous revendiquons donc les actions menées dans la nuit du 11 au 12 juin 2025 : d’une part des collages dissiminés dans la ville, d’autre part la dégradation de la façade du bâtiment par du faux sang et d’autres collages.

Un rappel ferme leur a ainsi été été adressé : peu importe leurs tentatives de redorer leur image, la lutte continuera tant que des structures comme La Présence ou le Réseau Vie persisteront à exister et que des organismes publics comme l’Agence Régionale de Santé continueront de les financer.

Ils veulent contrôler nos corps au nom de leurs convictions, nous ripostons.

Nous trouvons d’utilité publique la dénonciation des actes idéologistes d’une maison médicale qui, au nom d’une clause de conscience, ne protège pas les patient·e·s et nous invitons nos adelphes partout en France à être vigilant.e.s, à lutter contre ce type d’organismes et à alerter avec nous les médias, les politiques sur la situation.

Nous exigeons que de telles pratiques ne soient pas passées sous silence afin d’éviter tout prosélytisme et permettre aux patient.e.s, souvent jeunes ou précaires, d’effectuer un choix éclairé. En effet, il est impératif que les femmes et minorités de genre disposent pleinement de la liberté de prendre des décisions éclairées et autonomes concernant leur corps, leurs soins médicaux, leur santé reproductive ou d’autres aspects de leur autonomie, en étant parfaitement informé.e.s et soutenu.e.s dans leurs démarches, sans aucune entrave ni jugement.

Nous réaffirmons toutes les revendications exposées par Nous Toutes dans son communiqué, notamment nous exigeons que la protection des droits et l’égalité dans l’accès aux soins priment sur toute conviction religieuse ou personnelle. Les soignant·e·s ont une mission de service public et doivent respecter les lois, pas les dogmes. Refuser la contraception met en danger les femmes et minorités de genre, expose à des grossesses non désirées et constitue une violence supplémentaire sur des personnes parfois déjà isolées et fragilisées.

Nous ne pouvons que vous renvoyer vers les magnifiques travaux déjà effectués par nos adelphes cités plus haut si vous souhaitez plus de renseignements. La lutte ne s’arrêtera pas tant que des cliniques et organismes continueront d’exercer des choix sur des corps qui ne leur appartiennent pas

Parce que nous ne cesserons jamais de le rappeler :
NOS CORPS, NOS CHOIX.



Lettre de Ryan Roberts pour le 11 juin

Publié le 2025-06-17 08:30:30

Reçu par mail et initialement publié sur le site de June11th le 09/06/2025.

Le 11 Juin est la journée internationale de solidarité avec les prisonnier-es anarchistes de longue peine. En ce jour, nous appelons à la solidarité et à garder la flamme de la révolution allumée. Le support mutuel, le care et l’unité sont nos forces pour abattre le capitalisme et garder nos communautés organisées. La solidarité anticarcérale n’est pas juste un jour ou une semaine dans le calendrier, c’est chaque jour, chaque heure, et chaque minute qui compte. Faites entre la solidarité anticarcérale dans votre vie quotidienne. Ecrivez des lettres à vos ami-es en prison. Vous ne connaissez personne ? Trouvez des noms locaux et internationaux et commencez à leur écrire. Les prisons sont construites pour isoler les gens : détruisez ce mur et ne les laissez pas être oublié-es. Nous sommes là-dedans ensemble, nous luttons contre le même système pourri et injuste. Personne ne doit être laissé-e derrière. Personne n’est libre tant que nous ne sommes pas toustes libres. (A)

Ecrire à Ryan :

Ryan Roberts
A5155EM
HMP Lowdham Grange,
Old Epperstone Road,
Lowdham,
Nottingham,
NG14 7DA
UK

Des nouvelles du procès des compagnons Aldo et Lucas Hernández

Publié le 2025-06-17 08:30:36

Reçu par mail et initialement publié sur Informativo Anarquista le 22/04/2025.

Les compagnons anarchistes Aldo et Lucas Hernández ont passé plus de deux ans en détention provisoire. Aldo est accusé d’être l’auteur présumé de l’attentat à la bombe contre le siège de la Gendarmerie du Chili, et Lucas est accusé de possession de munitions, d’armes et d’objets prohibés. Leur procès se déroulera dans les prochains mois.

Le lundi 7 avril, à 9 heures, le procès a débuté. Le parquet du Sud et les avocats de la partie civile représentant la Gendarmerie du Chili ont présenté les chefs d’accusation contre les deux compagnons. Le procureur n’a pas hésité à user de stratagèmes pour créer des idées préconçues sur des suppositions et des présomptions, corrompant ainsi le processus judiciaire.

Il convient de noter que le parquet fonde une partie de son accusation sur un attentat à la bombe pour lequel aucun des camarades n’a été inculpé, et qu’à ce jour, aucun individu n’a été identifié comme auteur présumé de cet attentat. En ce sens, le procureur et l’appareil judiciaire cherchent à créer un environnement dans lequel l’idée préconçue de culpabilité vise clairement à influencer les décisions futures du tribunal.

Les manœuvres judiciaires et la volonté manifeste de créer des alliances stratégiques entre les persécuteurs sont évidentes dans la compétence du tribunal chargé de cette affaire. Dans un esprit de collaboration et de soumission aux décisions et propositions du parquet du Sud, celui-ci ne laisse aucune place au respect des garanties fondamentales d’une procédure régulière.

L’importance pour l’État, dans le cadre de cette procédure judiciaire contre les compagnons, est de prendre des mesures et des peines exemplaires visant à étouffer toute tentative de rébellion contre ce système de pouvoir et d’autorité. Les peines demandées par le parquet et son appareil judiciaire dépassent 90 ans de prison pour le camarade Aldo Hernández et 25 ans pour Lucas.

Il est clair qu’en tant qu’anarchistes, nous ne cautionnons pas les décisions, et encore moins celles des tribunaux, mais la réalité judiciaire à laquelle nos compagnons sont confrontés aujourd’hui est indéniable. Notre devoir est d’y contribuer par une solidarité active, en diffusant l’information et en agissant pour leur liberté. Notre devoir est de diffuser efficacement et directement notre solidarité avec Aldo et Lucas Hernández.

Qu’aucun camarade ne soit seul en prison, que la société carcérale soit brisée par chaque geste de solidarité.
La société carcérale est une réalité, notre position est de l’attaquer.
Feu aux prisons et au geôlier.
Liberté pour les prisonniers anarchistes et subversifs.

Avril 2025. Territoire dominé par l’État du Chili

Leur écrire :

Aldo Hernández Valdés
Complejo Penitenciario Rancagua
Módulo 2
Calle La Gonzálina s/n
Rancagua, Región O’Higgins (Chili)

Lucas Hernández Valdés
Centro Detención Preventiva Santiago 1
Avenida Nuevo Centenario 1879
Santiago, Región Metrópolitana (Chili)

 

Déclaration de Marius Mason pour le 11 Juin 2025

Publié le 2025-06-17 08:30:38

Reçu par mail, initialement publié sur le site de June 11th le 14/05/2025.

Brochure avec des infos pour lui écrire : mariusmason

Salutations et remerciements à ma communauté,

Je voudrais commencer par remercier toustes celleux qui ont écrit une lettre de soutien ou qui sont allées à un événement de soutien au cours de l’année écoulée. Merci infiniment ! Je sais que votre solidarité donne de la force et de l’amour aux résistant-es incarcéré-es. J’aurais aimé pouvoir répondre à toutes les lettres que j’ai reçues – et je vais ajouter plusieurs nouvelles personnes à ma liste de correspondances et je répondrai autant que possible… Cette année a été difficile pour moi. Ma quête de douze ans en matière de chirurgie d’affirmation de genre a été brusquement torpillée par une administration guidée uniquement par la haine et la division. Sur le point d’être opéré, et intégré avec succès dans une population carcérale identifiée comme masculine depuis des années, j’ai été enlevé sans ménagement et jeté dans le quartier d’isolement en raison d’un décret présidentiel qui a rendu mon genre illégal et a effacé mes droits de citoyen. Depuis, j’ai été transféré dans une prison à population identifiée comme féminine, au Federal Satellite Low à Danbury, dans le Connecticut. Socialement, cela me demande des ajustements, mais ma communauté ici a été très accueillante et affirmante. Je travaille comme pair aidant pour un programme de traitement des traumatismes et des addictions. Cela me semble important car tant de gens perdent le contrôle sur leur vie, et souvent même la vie, à cause de problèmes de dépendance non traitées. J’ai vraiment la conviction que le sentiment de désespoir et d’aliénation que tant de gens ressentent en ce moment est au cœur de l’épidémie internationale.

Ce fut une année intense pour toutes les communautés qui résistent – que nous nous concentrions sur la guerre contre Gaza ou sur la guerre contre les immigrant-es. Nous avons eu du mal à apporter notre soutien à celleux d’entre nous qui ont été touché-es par les attaques croissantes contre les femmes, les immigrant-es, ainsi que les personnes trans et queer. Les six derniers mois ont été une marche en arrière forcée dans l’évolution humaine, où même les accords sociaux les plus fondamentaux sur les droits des individus dans une société ont été violés à maintes reprises. Les droits garantis à la signature de la Magna Carta – des droits qui étaient au cœur du conflit entre l’Angleterre et les anciennes colonies, sont systématiquement remis en cause. Il a été dit que si nous n’apprenons pas de l’histoire, alors nous sommes condamné-es à la répéter. Nous avons déjà vu le début du fascisme, et nous devrions le reconnaître maintenant. Donc… Cette époque est un défi pour quiconque aspire à une liberté réelle, quiconque défend passionnément la justice et honore et respecte la dignité humaine – et qui persiste dans la conviction que nous sommes responsables les un-es des autres et de notre foyer commun, la Terre. La force de relever ce défi viendra de la solidarité… c’est toujours notre meilleure arme contre la brutalité du fascisme.

Persister et Résister !

Amour et solidarité,
Marius Mason
14 mai 2025

Marie* (Marius) Mason #04672-061
FCI Danbury
Rte. 37
Danbury, CT 06811
USA

★ PERMANENCE ARKA BIBLI★

Publié le 2025-06-17 09:51:53

★ L’arka bibli est une bibliothèque militante gratos et autogérée, ouverte à tousxtes et qui fonctionne sur adhésion (prix libre). On est un petit groupe de copaines qui se retrouve autour du concept de narration spéculative. L’objectif étant de nous permettre d’imaginer et de raconter des récits d’anticipations de futurs désirables et ainsi dépasser l’horizon capitaliste. On vise à proposer tant des analyses des systèmes de dominations qui façonnent nos sociétés que des ouvrages qui proposent d’autres horizons, au présent comme au futur.



☆ On est au rez de chaussée de l’Arka, un squat fraîchement basé à Forest, où vivent quelques personnes et où des initiatives politiques se créent.

★ Les perm’ c’est chaque jeudi de 16h à 19h (les emprunts se font à ces moments-là) ! Viens nous rencontrer, te poser, t’informer, bouquiner, emprunter, lire un zine, discuter, boire un thé… Si jamais tu peux trouver notre inventaire ici : https://inventaire.io/users/arkabibli

☆ Rendez-vous au Avenue Wielemans Ceuppens, 52, on vous attend !Retour ligne automatique
N’hésite pas à nous contacter pour proposer des choses (des livres, des projections, des arpentages et autres) à : arka.hic@proton.me



[Etats-Unis] Quadruple évasion dans une prison de l’Ohio

Publié le 2025-06-17 14:01:00

Volé dans la presse, le 24/05/2025.

Le 23 mai, quatre détenus incarcérés de l’établissement correctionnel à sécurité minimale Colombus (dans l’Ohio) se sont fait la malle après avoir brisé une fenêtre. Le bureau du shérif du comté de Franklin a déclaré qu’il n’avait pas été informé de l’évasion avant environ une heure et demie après qu’elle se soit produite, ce que les autorités croient avoir eu lieu vers 20 h 45. On leur souhaite bonne route !

Mise à jour reçue par mail et publiée sur okmana, le 02/06/2025 : à cette date, un prisonnier a été recapturé une semaine plus tôt, tandis que les trois autres n’ont pas été retrouvés. jusqu’à ce que toutes les cages soient vides et que toutes les prisons soient détruites – mort au régime !

 

Tennessee prison riot contained after several hours; 3 inmates and 1 guard injured – Hartsville, TN

Publié le 2025-06-17 22:06:43

June 9, 2025

Inmates at a Tennessee prison sought to destroy property, compromised security cameras and set a few fires during a riot that took several hours to contain and caused minor injuries to three inmates and one guard, the facility's private operator said.

On Sunday evening, a large group of inmates at Trousdale Turner Correctional Center from several housing units left their cells and accessed an inner yard, becoming "disruptive and confrontational" and refusing to follow the staff's directions, according to CoreCivic spokesperson Ryan Gustin. The prison in Hartsville, about 50 miles (80 kilometers) northeast of Nashville, is the subject of an ongoing U.S. Department of Justice investigation.

One correctional officer was assaulted and released from the hospital. Three inmates were being treated for minor injuries, Gustin said.

The prison's staff used chemical agents on the inmates, who were secured by early Monday morning. They did not reach the perimeter and state troopers and local law enforcement officers were positioned outside the facility. The Tennessee Highway Patrol deployed about 75 troopers and the agency remained on site overnight until "every prisoner had been accounted for," Tennessee Department of Safety and Homeland Security spokesperson Jason Pack said.

The prison remained on lockdown while CoreCivic and the Tennessee Department of Correction investigate the riot, Gustin said.

The incident followed an assault by two Trousdale inmates Saturday that injured a correctional officer who remains at the hospital, Gustin said.

Found on Mainstream News/Dirty South

Cameras Disabled – New Orleans, LA

Publié le 2025-06-17 23:06:50

June 10, 2025

anonymous communique from some anarchists in Bulbancha

On the eve of Day of Solidarity with Anarchist Prisoners, under a full moon, we disabled 10 police surveillance cameras here in New Orleans. We're inspired by the uprising in Los Angeles, by Weelaunee Forest defenders facing repression in Georgia, by all people under occupation fighting to be free. We encourage like-minded folks to find each other in the night and attack–for the wild joy, for the burning rage, for Mother Earth. Fuck city council and their facial recognition bullshit. Fuck the police. Fuck a "peaceful" protest. There is no peace! Free Palestine! Free Turtle Island! Free Planet Earth!

<3 some anarchists

Found on The Dirty South

Châtel-Saint-Denis (Suisse) : Petite visite à Allseas

Publié le 2025-06-18 00:00:00

Renversé / mercredi 18 juin 2025

Dans la nuit du 16 au 17 juin, des petits poissons ont rendu visite à Allseas, une entreprise qui veut piller les fonds marins et qui, comme beaucoup d’autres, a son siège en Suisse.

Après des alertes scientifiques et quelques visites amicales et actions médiatiques depuis plusieurs années, après quelques déclarations mensongères d’Allseas, une action de décoration a embelli le siège de l’entreprise dans la nuit de lundi 16 à mardi 17 juin 2025.

Les capitalistes et leurs relais politicens misent sur l’extractivisme pour asseoir la puissance des régimes qu’ils contrôlent. Donald Trump, symbole d’une droite en pleine fascisation, a récemment autorisé l’extraction de minerais en eaux profondes (“deep sea mining”), y compris en eaux internationales. Cette exploitation serait une catastrophe pour la vie marine et aurait un effet catastrophique sur la biodiversité et le réchauffement climatique.

Comme souvent, la Suisse n’est pas en reste, et abrite des entreprises actives dans la destruction de l’environnement. Glencore et Allseas, par exemple, s’associent au canadien TMC pour se lancer dans le deep sea mining.

Allseas, qui a son siège à Châtel-Saint-Denis (FR), est un poids-lourd du secteur, et multiplie les tests en conditions réelles d’exploitation des fonds marins. Par ses actes, l’entreprise met en danger les conditions d’existence de la vie humaine. Ce comportement criminel ne doit pas être toléré, alors que nous vivons le réchauffement le plus rapide que la planète ait connu et un effondrement de la biodiversité d’une vitesse inégalée.

Nous espérons que les décorations sur les murs d’Allseas et l’innondation provoquée par les dégâts sur les douches-extincteurs feront réfléchir ses dirigeants, et inspireront d’autres personnes à s’engager pour préserver les fonds marins.

Ce n’était qu’un grondement, une vaguelette. Gare au tsunami qui pourrait venir si Allseas s’obstine.

*****

Boursorama / mercredi 18 mai 2025

La société basée en Suisse Allseas, décriée par des ONG pour sa volonté de se lancer dans l’extraction minière sous-marine grâce à un décret de Donald Trump, a été vandalisée dans la nuit de lundi à mardi, a indiqué la police.

L’ONG Grondements des Terres a revendiqué l’action ayant visé cette société neerlando-suisse qui a récemment fait parler d’elle en indiquant au journal La Liberté vouloir se lancer dans le forage sous-marin avec son partenaire The Metals Company (TMC), l’entreprise canadienne qui courtise Donald Trump pour exploiter les fonds marins.

Ces « actes de vandalisme » ont entraîné « d’importants dégâts matériels » dans le bâtiment hébergeant plusieurs entreprises dont le siège de Allseas, situé dans une zone industrielle de la petite commune de Châtel-St-Denis, a indiqué la police cantonale de Fribourg dans un communiqué.

« Des parois ont été marquées par des tags et plusieurs vitrines ont été brisées », précise-t-elle, ajoutant que l’entreprise « était la cible des tags ».

Allseas, qui emploie quelque 4.000 personnes dans le monde, n’a pas immédiatement répondu aux questions de l’AFP sur cette action, que le mouvement Grondements des Terres a revendiquée selon l’agence de presse suisse Keystone-ATS.

Selon l’ONG, Allseas « met en danger les conditions d’existence de la vie humaine ». « Ce comportement criminel ne doit pas être toléré, alors que nous vivons le réchauffement le plus rapide que la planète ait connu et un effondrement de la biodiversité d’une vitesse inégalée », affirme-t-elle.

Le 24 avril, le président américain Donald Trump a signé un décret destiné à ouvrir l’extraction à grande échelle de minerais dans les grands fonds océaniques, y compris en eaux internationales, une remise en cause de l’Autorité internationale des fonds marin (AIFM), théoriquement compétente en haute mer.

L’AIFM a juridiction sur les fonds marins des eaux internationales, en vertu d’accords que les Etats-Unis n’ont, néanmoins, jamais ratifiés.

Aucune extraction minière commerciale n’a encore eu lieu dans les fonds marins, aux Etats-Unis ou ailleurs. Mais certains Etats ont octroyé des permis d’exploration dans leurs zones économiques exclusives, notamment le Japon et les îles Cook.

De nombreuses organisations de défense de l’environnement s’opposent à l’extraction minière qu’elles accusent de menacer gravement l’écosystème marin.

L’entreprise canadienne TMC, pionnière dans la prospection minière sous-marine, ne veut plus attendre pour lancer cette industrie décriée.

Espérant être la première à aller aspirer les « nodules polymétalliques », sorte de galets riches en métaux sur les plaines abyssales du Pacifique, l’entreprise veut solliciter au deuxième trimestre le premier contrat d’extraction minière commerciale en haute mer, via l’administration américaine.

Lors de tests « historiques » en 2022, sa filiale NORI (Nauru Ocean Resources Inc.) a remonté plus de 3.000 tonnes de nodules, grâce à l’ancien navire de forage reconverti « Hidden Gem », de son partenaire Allseas.

Prison de Budapest (Hongrie) : Des allègements des conditions de détention de Maja

Publié le 2025-06-18 00:00:00

Budapest Antifascist Solidarity Committee / mardi 17 juin 2025

L’établissement pénitentiaire accorde à Maja des allègement de ses conditions de détention – L’Allemagne continue de se dérober à toute responsabilité

Brême, 6 juin (« Malgré la taule et la faim, reste fort.e, Maja »)

Depuis le début de la grève de la faim, Maja a perdu environ sept kilos. La perte de poids ralentit depuis quelques jours. Le ventre de Maja est devenu très maigre, les yeux émaciés. Malgré la chaleur qu’il y a à Budapest, Maja a froid et porte donc un pull. À présent, Maja se sent très faible et épuisé.e et sa capacité de concentration diminue. Ces symptômes physiques sont attendus et habituels, dans la phase actuelle de la grève de la faim.

Après presque deux semaines de grève de la faim, la direction de l’établissement pénitentiaire semble bouger. Le dimanche 15 juin 2025, pour la première fois depuis son incarcération à Budapest il y a un an, Maja fait eu une heure de promenade avec quatre autres détenus. Le lendemain, Maja a de nouveau fait la promenade avec ces quatre détenus. Sur d’autres points aussi, l’établissement où se trouve Maja semble faire des concessions : les visites devraient être autorisées le week-end, on a parlé d’un téléviseur. De plus, l’établissement pénitentiaire a demandé à Maja des suggestions pour un programme de réinsertion. Jusqu’ici, nous ne savons pas encore de quoi il s’agit.

Ces concessions de l’établissement pénitentiaire montrent probablement que, avec sa grève de la faim, Maja a pu gagner des premières améliorations. Nous pouvons, avec prudence, considérer cela comme une victoire de la lutte de Maja et de notre solidarité ! Cependant, il n’y a pas eu de communication de l’établissement avec Maja ou l’avocat de Maja, ni de garanties écrites sur la durée de ces améliorations de ses conditions de détention. De plus, la requête liée à de grève de la faim de Maja est encore loin d’être satisfaite. Dans sa déclaration de début de grève de la faim, Maja a clairement indiqué exiger son renvoi en Allemagne.

Le matin du 16 juin 2025, le consulat allemand a rendu visite à Maja. Ils se sont renseignés sur son état de santé et ont demandé ce qu’il fallait faire pour que Maja mette fin à sa grève de la faim.

Il n’est pas encore clair si les audiences du procès de Maja auront lieu comme prévu les 18 et 20 juin 2025 et si Maja y sera de nouveau amené.e, malgré la grève de la faim en cours. Lors de l’audience du 12 juin 2025, le procureur et le juge ont nié le fait que Maja soit en grève de la faim et ont essayé de faire en sorte que l’audience ait lieu comme prévu, jusqu’à ce qu’ils doivent l’interrompre après quatre heures, à cause de l’épuisement de Maja. Ils ne se sont pas écartés de cette ligne, du moins jusqu’à présent.

Jusqu’ici, il n’y a eu aucune déclaration publique à propos la grève de la faim de Maja, de la part du gouvernement allemand et du ministère des Affaires étrangères. Dernièrement, le ministère des Affaires étrangères a seulement déclaré au journal taz que le renvoi de Maja [en Allemagne] relève de la compétence des tribunaux hongrois. Il se décharge donc de toute responsabilité.

Notre prudente évaluation est que l’établissement pénitentiaire réagit à la grève de la faim avec certaines améliorations du régime de détention, tandis que le juge nie la grève de la faim et que l’État allemand ne fait aucun effort public pour ramener Maja. Par conséquent, Maja est déterminé.e à poursuivre la grève de la faim et à continuer à lutter pour son renvoi en Allemagne.

Par conséquent, nous sommes encore plus appelé.es à soutenir sa grève de la faim et à faire pression sur les autorités allemandes et hongroises. Participez aux journées d’action internationales pour Maja, qui commencent le vendredi 20 juin 2025 !

17 juin 2025, treizième jour de grève de la faim.

Comité de solidarité pour la grève de la faim de Maja

From Embers: Black Oak Anarchist Social Space

Publié le 2025-06-18 02:43:18

Originally published by From Embers

LISTEN HERE

An interview with one of the collective members behind Black Oak Anarchist Social Space, which launched in Hamilton in Spring 2025.

LINKS

Black Oak Anarchist Social Space

Hamilton Anarchist Bookfair

North Shore Counter-Info

RELATED EPISODES

The Locke Street Affair (Part 1)

Queers Fight Back

Cedar on #FreeCedar

Five Years After The Brawl At Hamilton Pride

MUSIC

Ant.Survila – Nostalgic Reflections 

Apéro général contre les centres de rétention administrative

Publié le 2025-06-18 06:49:57

Discussion publique contre les centres de rétention, avec infokiosque et petit apero, avec l’assemblée anti CRA d’Île-de-France - Mercredi 18 juin à 19h sur la Place des Fêtes



L’Assemblée contre les Centre de rétention d’Île-de-France, créée en 2019, se réunit toutes les semaines. On y discute de nos contacts avec l’intérieur, de la situation dans les différents centres et des trucs sur lesquels on travaille en réponse. On s’organise également autour des nouvelles constructions, particulièrement contre le projet de CRA à Goussainville et l’extension du Mesnil-Amelot. On profite du beau temps pour proposer un moment en plein air, un peu plus chill pour échanger sur le contexte actuel, penser des idées pour la suite (+présentation de brochures !).

Les CRA (Centre de Rétention Administrative) sont des lieux de privation de libertés dans lesquels l’état enferme les personnes qui n’ont pas les bons papiers. Combinant des logiques d’enfermement et d’expulsion, ils maintiennent le système d’exploitation raciste qui s’appuie sur les frontières et les politiques migratoires. En réaction, les personnes enfermées s’organisent et se révoltent (grèves de la faim, tentatives d’évasion, émeutes, incendie, etc.). C’est en solidarité avec elles qu’existe l’assemblée contre les CRA. Pour nous, s’organiser contre les CRA c’est à la fois s’inscrire dans une lutte anti-carcérale et s’attaquer aux frontières. Par l’intermédiaire du site abaslescra.noblogs.org et de l’émissions de radios l’Envolée, l’assemblée relaye les paroles, les révoltes et les revendications des personnes enfermées en CRA. On organise aussi des formes d’actions en solidarité et en coordination avec l’intérieur et contre les boîtes collabos, notamment lors des moments de lutte, nous diffusons des conseils de débrouille « juridiques et pratiques » à destination des personnes qui n’ont pas les bons papiers, des personnes enfermées et de leurs proches. Nous partageons également des informations sur le fonctionnement des CRA et les acteurs qui les créent et les font tourner. La lutte contre les CRA se construit de part et d’autre des murs et des barbelés.

Que brûlent les CRA, les frontières et la PAF avec !

Contact :
téléphone : 06 05 94 92 87
mail : anticra@riseup.net
telegram : t.me/abaslescra
twitter : @bas_cra
mastodon : @abaslescra@todon.eu

[USA] Emeute, feux et prise d’otage dans la plus grande prison du Tennessee

Publié le 2025-06-18 11:38:45

Piqué et traduit d’un site maoiste, le 14/06/2025.

Dans la nuit du 8 juin, plusieurs centaines de prisonniers sont sortis de leur cellule à Trousdale Turner Correctional Center, la plus grande prison du Tennessee, ont pris la salle de contrôle et se sont introduits dans la cour de la prison. Ils ont incendié des déchets et ont pris 3 matons en otage. La femme d’un prisonnier, qui était au téléphone avec lui pendant l’émeute, a témoigné que « l’élément déclencheur était, encore une fois, que tous les prisonniers n’avaient pas accès à de la nourriture ».

A 1h du matin, plus de 100 flics sont arrivés à la prison, ont tiré du gaz lacrymogène tout en déployant des drones pour surveiller d’éventuelles tentatives d’évasions. A l’aube, les forces de l’état ont finalement réussi à réprimer la rébellion, tandis que plusieurs flics ont dû se rendre à l’hôpital pour traiter des blessures au couteau dûes à la résistance des prisonniers.

Trousdale Turner Correctional enferme 2672 personnes et est réputé pour sa corruption rampante, des violences sexuelles et de la violence de la part des matons. En février, l’état a placé le directeur de la prison en suspension administrative suite à des enquêtes pour des violences physiques et sexuelles contre des prisonniers. En avril, une plainte par un prisonnier de Trousdale mentionnait une collaboration entre le directeur, les matons et des gangs pour racketter les prisonniers. Trousdale connaît des lockdowns fréquents à cause du « manque de personnels », avec un turnover annuel chez les matons qui est de 180%. Une enquête du ministère de la justice a révélé plus d’une décennie de violence sexuelle institutionnelle, mais n’a mené à aucun changement des conditions à l’intérieur.

Trousdale Correctional appartient à l’une des plus grandes entreprises carcérales privées aux Etats-Unis, Core Civic, dont les locaux se trouvent vers Nashville et qui est fortement impliquée dans les politiques du Tennessee. L’entreprise de prisons privées dépense d’énormes quantités d’argent pour pousser des lois qui étendent l’incarcération de masse. Le taux de décès à Trousdale est deux fois plus élevé que dans les prisons de l’Etat.

[USA] Emeute dans une prison pour mineur-es

Publié le 2025-06-18 11:38:53

Initialement publié sur Unravel le 11/06/2025.

Cinq jeunes et quatre matons ont été blessé-es dans une émeute à la prison pour mineures de Mary Davis, à Galesburg dans l’Illinois. Aux environs de 19h30 du mercredi 3 juin, un groupe de jeunes a causé une « perturbation » qui a escaladé après qu’ils soient devenus plus « combatifs », tandis que des flics ont été dépêchés sur place. Des personnels de la prison ont été blessés en tentant de reprendre le contrôle, certains emmenés à l’hôpital à la suite de l’émeute.

C’est la second fois en moins de deux ans qu’un tel événement survient dans la prison, un incident similaire ayant eu lieu en mars 2024. A l’époque, huit membres du personnel avaient été blessés et transportés à l’hôpital, tandis que deux jeunes avaient aussi été blessés, et que la prison même avait subi d’importants dégâts.

[USA] Force aux évadé-es : mort à l’ICE et feu au prisons !

Publié le 2025-06-18 11:38:56

Initialement publié sur Jersey Counter-Info, le 15/06/2025.

Il y a quelques jours, des émeutes ont eu lieu au centre de détention fédéral de l’ICE, Delaney Hall, à Newark, NJ. Les détenu-es subissaient des violences et un affamement en hausse de la part des matons et ont riposté, allumant des feux et détruisant un mur intérieur qui servait à les garder enfermé-es. Au même moment, Delaney Hall a été envahi par des vague de manifestant-es qui ont ralenti les opérations et attiré ailleurs l’attention des flics de l’ICE et d’autres agences fédérales.

Un certain nombre de flics fédéraux ont été diverties de leurs fonctions principales à Delaney Hall pour tenter de bloquer les manifestant-es, réduisant leur nombre à l’intérieur du centre de détention alors même que des émeutes y avaient lieu. Les manifestant-es ont tenu bon et ont empêché des camionnettes de l’ICE d’entrer dans le centre de détention, réduisant le nombre de flics qui pouvaient participer à réprimer l’émeute. Les flics fédéraux ont, sans succès, essayé d’empêcher les manifestant-es de ralentir leurs opérations. A un moment, ils ont presque mené une camionnette de l’ICE dans un mur, fragilisant d’autant plus leurs opérations.

Pendant ces événements, 4 hommes qui avaient été kidnappés et incarcérés à Delaney Hall par l’ICE ont réussi à s’échapper du site fortifié. A l’heure actuelle, ils sont toujours libres, libérés de la détention.ention. Grâce aux courageuses actions des individus détenu-es à l’intérieur de Delaney Hall et des manifestant-es à l’extérieur, 4 personnes ont pu s’échapper et obtenir leur liberté.

Il importe peu à quel point les prisons ou les centres de détention de l’Etat sont fortifiés, combien de flics fédéraux il y a, quelles armes ils possèdent pour violenter les gens, la solidarité peut et va GAGNER.

Continuez à vous battre, par tous les moyens nécessaires.

We Are The Fire That Will Melt ICE (Flier) – Seattle, WA

Publié le 2025-06-18 16:13:54

June 16, 2025

Double-sided pdf for printing

All across the country a combative movement has directly stood up against ICE, DHS and the broader
machinery of deportation and border enforcement. We are not just LA, but we are MPLS, NYC, Phoenix, Atlanta, and many more cities.

As ICE continues to invade, as police continue to protect them and the supposed opposition can only manage nice words we see clearly that "sanctuary" is paper thin and if it's ever to be it's up to us to make it. And look how we've done it, all over the country putting state security forces on the run. In Newark an uprising in a detention center joined with combative action on the outside enabled 9 people to flee captivity, with 4 still on the run.

The cracks in their order are plainly showing and we need to push it til it breaks.

When we fight, we fight to win.

Stay mobile – it's better to temporarily cede ground and swim back than get scattered by overwhelming force.

Stay free – sitting down or linking arms is a good way to get injured and captured, don't willingly give yourself over to the enemy.

Spread calm – panic and calm are contagious. When you spread info, spread it in a calm, measured tone and speak as clearly as you can. If you must retreat, try to retreat together and walk if you can.

Don't be safe, be dangerous – all of us are going to have to rise to the challenge. For many of us there is no safety to retreat to and the rest of us must help shoulder the burden of the danger.

EXPAND THE STRUGGLE
No face, no case

"To say what the enemy does not expect and be where they are
not waiting for us, that is the new poetry." – Anonymous, At Daggers Drawn

ICE and DHS aren't just the cops and the courts – they have a whole chain of related agencies, logistics and funders. If the enemy is concentrated in one area, they are vulnerable in another. Here's an incomplete list of some targets.

-Enforcement & Removal Operations – 12500 Tukwila International Blvd, Suite 400, 4th Floor, Seattle
-Homeland Security Investigation – 1000 Second Avenue, Suite 2300, Seattle
-Office of the Principal Legal Advisor (ICE's legal arm) – 915 Second Avenue, Suite 708, Seattle
-ICE Air Operations at Boeing Field
-USCIS – 12500 Tukwila International Blvd, Seattle
-FBI/NSA/JTTF – 1110 3rd Ave, Seattle
-CPB/SOG – 17801 International Blvd, SeaTac
-CBP PNW Special Operations Department – 2410 Nature's Path Way, Blaine, Washington
-FDC – 2425 South 200th Street, SeaTac

Found on Puget Sound Anarchists

NO PEACE FOR ICE AGENTS – Portland, OR

Publié le 2025-06-18 17:12:49

WE PUT TOGETHER SOME POSTERS FOR PEOPLE TO SHARE. PASTE AND DISTRIBUTE WIDELY. MORE TO COME.

SOLIDARITY WITH THE UPRISING IN L.A.
NO BORDERS. NO NATIONS. NO DEPORTATIONS.

Found on Rose City Counter-Info

Against the Organizations – Informal Coordination

Publié le 2025-06-18 22:36:46

June 16, 2025

"In any case, a system which springs up spontaneously, under stress of immediate need, will be infinitely preferable to anything invented between four walls by hide-bound theorists sitting on any number of committees."
– Kropotkin, The Conquest of Bread

""Spontaniety organizes". That is something few political leaders and students of politics recognize. They don't see that because organization is foremost in their heads; or better, the type of organization they are accustomed to is their only conception of organization. To them organization is something fixed, permanent, and holy. It is structured with an identifiable leadership separate from the rank-and-file. And the most concrete form organization takes in political leaders' minds is a political party."
– Kimathi Mohammed, Organization and Spontaniety

As more and more of the formal organizations that have had a stranglehold over struggle show themselves for what they are – opportunists, power hungry and in many cases active counter-insurgents – I see the some of the critiques of large formal organizations becoming more widespread. I couldn't be happier about individuals refusing to be unwitting foot soldiers or cannon fodder for projects that aren't theirs, that they are refusing to have their rage and desire to fight doused by the socialist realism of the wasteland – that realism that says forever that we must wait, that any individual expression of rage and desire isn't just unimportant but an active hindrance to the struggle.

I want to, for newer people, expand and deepen this critique of the formal organizations and maybe for comrades who have been around for a bit to refresh this critique. Then I want to offer a proposal for individuals to consider, discuss, and take up or leave behind as they see fit.

Probably the issue with large, formal organizations and political parties that people have run into the most right now is that they have an internal logic outside of the struggle – first and foremost they are trying to assure their own reproduction. Recruit more members, put their name and logo in the front of demonstrations to gain more political capital and project themselves as a "leadership" over a movement. This is obviously in oppositions to autonomous movements which are trying to develop on their own terms and win particular fights and at best can be an annoyance but at worse can actively sap energy from movements.

To see this, we can look at the actions of the Party for Suckers and Losers (PSL) across the country over the years, but particularly a few days ago at anti-ice demonstrations in Seattle where they chose to platform a candidate who was running for some kind of office over autonomous undocumented individuals who had to physically snatch the mic from PSL. To an even worse end, we can look at the airport occupations in 2017 against the muslim ban where at SeaTac airport people were occupying the airport stopping people from being deported. Socialist Alternative and their figure head at the time Kshama Sawant prematurely declared victory, told people to go home and come to the Socialist Alternative rally in Seattle the next day, entirely against the asks of the lawyers for the people to be deported. SAlt left and took with them a large amount of the crowd and those who stayed no longer had overwhelming numbers and so the police attacked and cleared them.

To reiterate, large formal organizations have a logic of their own that is often contrary and actively opposed to autonomous struggle, where they will try to co-opt movements to make themselves look better, stronger, more important than they actually are as they vie for a seat at the table of power.

In a similar way, large organizations will mistake themselves for the struggle. They try their best to shift discourse and popular ideas away from 'what can we do?', away from thinking for ourselves, discussing, planning and acting together towards the need to join an organization – their organization. They will call people undisciplined, unstrategic, unorganized to kill the development of autonomous self organization in the cradle – the kind of organization that threatens their power. On the other hand, being a large visible organization with easily identifiable leaders puts pressure on them to not get too radical lest they face the repressive apparatus of the state, so they have to try to reel in, control and diffuse the combative energy of the autonomous movements they are trying to position themselves in front of. They confuse their own safety and chains with that of the movement and in trying to hold back the destructive energy of the exploited and dispossessed they play the role of the faithful controlled opposition for the play put on by our enemies.

I want to add a caveat here that while it's easy and important to point to these large socialist organizations anarchists certainly haven't been free of these dynamics. We, too, have at times confused ourselves for the whole of the struggle or have engaged in politicking in one form of another. And we too in the past have built large, formal organizations. Not to bring up an old history but it's a lesson worth repeating – that of the betrayal of the CNT during the spanish civil war, who became an organ of the republican state and helped it crush the pro-revolutionary sections of the anarchists and the autonomous self organization of peasants and workers who didn't want to give up what they had won. To paraphrase old Malatesta – we don't want to emancipate the people, we want the people to emancipate themselves. But just as much we must remember that – if "the people" exist – we are not outside of them but are just as much are them.

There's more I could go into in this critique – how these organizations entrench the division of labor, how they get individuals to identify with the organization rather than their own struggle, how they create a false separation between individuals and movements, how organizations with mass appeal will water down ideas, discourses and goals, how they train people out of initiative taking, etc. Others have written more in depth about this and I will leave links at the bottom.

A Proposal of Coordination

"If the question moves away from how to organize people for the struggle, it becomes how to organize the struggle. We think that archipelagos of affinity groups, independent one from the other, that can associate according to their shared perspectives and concrete projects of struggle, constitute the best way to directly pass to the offensive. This conceptions offers the biggest autonomy and the widest field of action possible. In the sphere of insurrectional projects it is necessary and possible to find ways of informally organizing that allow the encounter between anarchists and other rebels, forms of organization not intended to perpetuate themselves, but geared towards a specific and insurrectional purpose."
– Anonymous, Archipelago: Affinity, Informal Organization and Insurrectional Projects

So then, if not large formal organizations, what do I suggest? On the base level, the development of individual initiative, the practice of discussion and reflection, and the formation of fluid and agile affinity groups.

Individual initiative is easy to explain, but hard to practice especially for a people who have been largely trained into submission. But in every revolt, the current included, it comes back to the forefront as people see things that need to be done and do them. This simply needs to be encouraged and cultivated.
But along with that, we need to encourage and cultivate discussion and reflection. Even in riots there is downtime were people can discuss, even in high intensity situations there are a few moments where people can get together, look around, discuss plans and possibilities. Then, in the aftermath, we take time to reflect. What went well? What went poorly? Knowing and having experienced what we did, what would we do differently next time? This should be a reflexive practice of individual-collective self-reflection, analysis and decision making.

Then the last bit – fluid and agile affinity groups. Small groups of comrades who come together on the basis of trust and shared analysis to intentionally intervene in struggle. Maybe in a particular time and place they come as fighters with extra tools and masks and defensive supplies to share with people, maybe they come as medics, maybe they focus on producing and sharing analysis in the forms of posters and fliers, maybe while the forces of order are concentrated in one place they decide to be somewhere else. Maybe they do all of this or none of this. I say fluid because affinity is fluid and individuals will and should move between different groupings as the network of affinity grows and shifts.

Then we must talk about larger coordination across time and territory. Many people are currently experiencing this already in different ways and forms and I think these should be recognized for what they are – the chats where people discuss and coordinate, the autonomous calls to actions that individuals, crews and networks of affinity choose to respond to. I want to add a few more tools to the arsenal.

The tools I'm about to discuss are oriented to the development of multiple free federations of individuals and affinity groups which come together and split apart as necessary for struggle.

To this end we can talk about intentional closed meeting between people and groups that have some knowledge of each other – whether direct relations or relations in networks. These are good for discussing more specific plans and coordination and sharing resources.

There are more or less public assemblies which are best used for doing larger strategic discussions, people coming with already in the works plans and projects for people to plug into, and sharing information between groups and individuals. Assemblies that try to form consensus, make specific plans or decisions will end up with nothing getting done.

There are spokescouncils where individuals and groups come together around coordinating various plans around a goal – like maybe shutting down a particular federal building. Usually only one person from each group speaks, they share what support is available, generally what they are going to be doing, and any supply requests. It's very logistical oriented, but also for making sure that fighters and pacifists don't step on each others toes.

Then, of course, there is the sharing of analysis and debates in counter-information sites – like this one! – or offline papers circulated through spaces and movements. A really interesting example of this was during the 2016 railway blockade in Olympia a struggle-specific paper called The Olympia Communard was circulated and people contributed their thoughts and ideas to it. Similarly in a lot of forest occupations they'll usually release zines during it.

Well, to close, I want to reiterate that the formal organizations are a dead end and will sell us out and to the formal organizations I say we should on one hand encourage the continued development of autonomous self organization based on the building of direct relationships in struggle; encouraging the development of individual initiative, continuous discussion, analysis and reflection for the development of affinity groups aimed to the larger coordination of horizontal federations of affinity groups.

Let a thousand affinity groups bloom and bring the fire to I.C.E!

Further Reading

Affinity

Individual Projectuality and Affinity

Autonomous Course and Permanent Discussion

A Project of Liberation

No More Organizers

The Insurrectionary Act and the Self Organization of Struggle

Found on Puget Sound Anarchists

Seattle (USA) – Un tract : « Nous sommes le feu qui fera fondre l’ICE »

Publié le 2025-06-19 00:00:00

Puget Sound Anarchists / lundi 16 juin 2025

Dans tout le pays, un mouvement combatif s’est opposé directement à l’ICE*, au DHS** et à l’ensemble de l’appareil des déportations et du contrôle des frontières. Nous ne sommes pas seulement à Los Angeles, mais aussi à Minneapolis, New York City, Phoenix, Atlanta et dans beaucoup d’autres villes.

Alors que l’ICE continue d’envahir, que la police continue de les protéger et que la supposée opposition se contente simplement de beaux mots, nous voyons clairement qu’un « sanctuaire »*** est mince comme du papier et que si jamais il doit exister, c’est à nous de le construire. Et regardez comment nous l’avons fait, dans tout le pays, en mettant en fuite les forces de sécurité de l’État. À Newark, une émeute dans un centre de rétention, associée à des actions combatives à l’extérieur, a permis à neuf personnes d’échapper à la captivité et quatre d’entre elles sont toujours en fuite.

Les fissures dans leur ordre sont clairement visibles et nous devons pousser jusqu’à ce que celui-ci se brise.

Lorsque nous combattons, nous combattons pour vaincre.

Restez mobiles – il vaut mieux céder temporairement du terrain et revenir, plutôt qu’être dispersé.es par une force écrasante.

Restez libres – s’asseoir ou s’attacher les bras est un bon moyen pour se blesser et pour être capturé.e ; ne vous livrez pas volontairement à l’ennemi.

Répandez le calme – la panique et le calme sont contagieux. Quand vous diffusez des informations, diffusez-les d’un ton calme et mesuré et parlez aussi clairement que possible. Si vous devez vous retirer, essayez de vous retirer ensemble et en marchant, si possible.

Ne soyez pas en sécurité, soyez dangereux.ses – nous devons tou.tes relever le défi. Pour beaucoup d’entre nous, il n’y a pas de lieu sûr où se retirer et le reste d’entre nous doit aider à supporter le poids du danger.

*****

ÉTENDRE LA LUTTE

« Dire ce que l’ennemi ne s’attend pas et être là où ils ne nous attendent pas,
c’est la nouvelle poésie. »
Anonyme, « À couteaux tirés »

L’ICE et le DHS ne sont pas seulement les flics et les tribunaux – ils ont toute une chaîne, qui leur est liée, d’agences gouvernementales, de logistique et de bailleurs de fonds. Si l’ennemi est concentré dans une zone, ils sont vulnérables dans une autre. [Suit une liste d’adresses d’agences gouvernementales de sécurité, à Seattle ; NdAtt.]

 

Notes d’Attaque :
* Immigration and Customs Enforcement, le service de police aux frontières et de douanes des États-Unis.
** Department of Homeland Security, le département fédéral de la Sécurité publique, duquel dépendent l’ICE et de nombreuses autres agences.
*** Certaines villes, surtout gouvernées par le Parti démocrate, ont déclaré vouloir être des « sanctuaires » pour les immigré.es clandestin.es, s’engageant à ne pas collaborer avec les rafles de l’ICE .

 

Cliquer ici pour télécharger le tract en anglais.

Un nouveau PERM à Salau… Mais pas que !

Publié le 2025-06-19 00:00:00

[pompé sur stopminesalau]
En noir version originale, en italique, complément du 24 mai 2025

Ce que l’on sait de ce nouveau dossier… Les personnes et sociétés à la manœuvre :
Un dossier demande de Permis de Recherche de Mine a été déposé auprès des services du Ministère des Finances en charge de ces dossiers. La demande émane de la société Néométal – une société créée en 2015 qui a son siège à Dun en Ariège, capital social 209 000 Euros – et dont la présidente était jusqu’en juin 2024, Monique Lafargue épouse de Michel Bonnemaison le promoteur du PERM de 2016.

Pour rappel, la société Néométal, a servi, en mars 2016, au travers d’une filiale espagnole – Néométal Spania – à concrétiser un permis de recherche minière en Catalogne et à en revendre une partie à Apollo Minerals société australienne qui avait acquis les droits du PERM de Couflens en 2018. Néométal avait, alors les actionnaires suivants : Michel Bonnemaison, La société E-mines (une société dirigée par Michel Bonnemaison), Todd Henis, Galdstone Corp (une société dirigée par Todd Hennis) et Jack Testard (Variscan Mines).

Le 6 juin 2024 on constate que l’actionnariat de Néométal a quelque peu évolué. En effet en plus de Monique Lafargue (épouse Bonnemaison), de Michel Bonnemaison et de Todd Hennis tous deux actionnaires en nom personnel et au travers de leurs sociétés respectives on trouve les noms suivants :

On constate par ailleurs que si Emmanuel Henry réside en Suisse, Elia Michael, n’est autre que le voisin de Michel et Monique Bonnemaison à Dun !

Mais, le 16 avril 2025, Elia Michael, est révoqué de ses fonctions de directeur général, il est remplacé par Serge Dallas qui effectuera ses fonctions à titre gratuit !
On constate également des changements à E-mines : Michel Bonnemaison est remplacé en tant que président par Monique Lafargue, demeurant à Dun ! En fait, il est remplacé par Monique Bonnemaison, sa femme.

Ce que l’on sait de ce nouveau dossier… Le projet :
Le projet de NEOMETAL, d’un investissement total de 12.56 M€, s’articule autour de trois objectifs principaux :

Les territoires des communes d’Ustou, d’Aulus et d’Auzat sont donc concernés par cette nouvelle demande d’exploration.
Une réunion de présentation a eu lieu au Conseil Départemental le 18 septembre 2024 et a donné lieu à un communiqué de presse le 23 septembre : La commune de Couflens, pourtant au cœur du projet, n’a pas été invitée à cette réunion !!!

Sur un autre document, « Mine de Salau – Fiche de qualification du projet porté par la SAS Néométal » à l’entête de la CCI de l’Ariège et remis par le Préfet de l’Ariège, on apprend que « la démarche est relayée par Madame et Monsieur Bonnemaison ». Les objectifs sont de « qualifier le dimensionnement du gisement et son organisation spatiale » ce qui est déjà connu et très bien documenté ! En effet, l’ancienne société minière (SMA) qui a exploité la mine de Salau jusqu’en 1986 a effectué avec l’aide du CEA (Commissariat à l’Energie Atomique) des recherches tout autour du gisement pour conclure qu’il restait environ 3000 tonnes de minerai disponible. Des moyens énormes ont, à l’époque, été déployés : 85 000 mètres de carottage et 17 000 de sondages percutants ont été réalisés. Les recherches à Salau ont donc déjà été réalisées et le gisement est parfaitement connu !

Dans le même document, Michel Bonnemaison, qui ne dit rien de plus sur la « phase exploratoire » parle de son « issue » et explique que son laboratoire et ses équipements seront mis à disposition par sa société E-Mines sise à Dun. Il précise par ailleurs que la présidence de celle-ci sera assurée par Monique Bonnemaison et qu’E-Mines signera un « contrat de prestation de service global au bénéfice de la SAS Néométal ». Michel Bonnemaison assure ses arrières mais est toujours le maître du projet même s’il essaye de mettre son épouse en avant !

Ce que l’on sait de ce nouveau dossier… Une usine à Saint-Girons :
Il est aussi prévu de développer une « technologie nouvelle de raffinage de tungstènebasée sur une technologie alternative à celle utilisée communément, avec pour ambition de permettre à terme la relocalisation en France d’une partie essentielle de la chaine de valeur de la filière tungstène ».

Michel Bonnemaison précise qu’E-Mines dispose d’un agrément « crédit d’impôts ». C’est à dire qu’il pourrait recevoir des financements de l’État dans le cadre de cette recherche. Le but étant d’utiliser une « technique d’hydrométallurgie utilisant de l’acide nitrique » qui serait plus « vertueuse d’un point de vue environnemental » !

Pour cela l’ « installation d’un démonstrateur pré-industriel (pilote) en Ariège » est prévue. Pour rappel, cette installation d’un « pilote » à Saint-Girons s’est déjà posée en 2018 : la Communauté de Communes avait été sollicitée mais s’est heurtée à un problème : il n’y a pas, actuellement, de site à Saint-Girons qui soit habilité à recevoir une usine classée SEVESO !

Cette usine « pilote » serait en fait « un pilote semi industriel… rapatrié des États Unis » dont Todd Hennis, actionnaire d’E-Mines, est propriétaire. Pour faire fonctionner ce « pilote » les protagonistes auront besoin de matière première : du minerai de tungstène ! Or pendant la phase d’exploration, il n’est pas (en principe !) question d’extraire du tungstène… Mais Michel Bonnemaison a sans doute une solution…

Le minerai extrait jusqu’en 1986 à Salau était très difficile à raffiner à cause de l’arsenic, du phosphore – sans parler de l’amiante ! – Seul l’État Russe a accepté jusqu’en 1983 d’acheter ce minerai : il s’en servait pour fabriquer des blindages pour des matériels militaires. En 1983 le minerai a été vendu à une usine française qui n’a pas pu l’utiliser… et il reste à l’intérieur des galeries des tonnes de minerai invendues… Est-ce que Michel Bonnemaison envisage  d’utiliser ce minerai qui ne lui appartient pas pour développer la technologie de son ami Todd Hennis ?

Trois semaines après que le Préfet de l’Ariège ait transmis le dossier complet au Ministère des finances, M. Bonnemaison annonce dans la presse qu’i n’est plus possible d’envisager une usine à St Girons car il n’y aurait pas de place suffisante pour accueillir les bassins de décantations associés ! n’annonce qu’une usine pourrait être envisagée à Lavlanet, voir à Boussens… mais celle-ci ne pourrait se réaliser que s’il y a 100 000 tonnes de tungstène disponible alors que lui même annonce des réserves de 50 000 tonnes : donc peu probable qu’une usine voit le jour !

Ce que l’on pense de ce nouveau dossier… : Rien de bien nouveau !
C’est toujours Michel Bonnemaison, même si il reste discret, (du moins sur le papier) qui manage le projet. Certes, il s’est allié à quelques amis et voisins q’il a mis en avant en indiquant leurs parcours professionnels dans des sociétés minières qui paraissent « bien propres ». Mais on peut avoir des doutes : il suffit de taper dans un moteur de recherche internet les deux mots « Trafigura scandales » ou « Ivanohé Mines corruption » pour être au fait des agissements de ces sociétés.

Michel Bonnemaison, qui au cours de ces dix dernières années, a sans doute eu le temps de lire toutes les archives de l’ancienne exploitation de Salau, de   prendre connaissance de toutes les nouvelles études publiées depuis 2016…, ne mentionne toujours pas dans son dossier, la présence d’amiante dans les roches de Salau. Il mentionne l’arsenic pour dire qu’il pourra (peut-être) le séparer des résidus miniers. Mais rien n’est indiqué sur les lieux de stockage : à Saint Girons ou ailleurs ? La problématique des déchets n’est pas abordée alors que les déchets miniers représentent 99% du minerai extrait !

Aujourd’hui, ce projet avance en catimini avec seulement quelques personnes dans la confidence, élus, représentants de l’État. Comme en 2016, les populations locales sont ignorées et méprisées par les élus et les porteurs du projet. Pourtant, ce sont elles qui vont en subir toutes les nuisances s’il est mis en œuvre :

Revue de presse :
La Gazette Ariégeoise : Mine de tungstène de Salau : un nouveau projet de recherches sur la table
La Dépêche du midi : Mine de Salau : « ni un mirage, ni une prédation »
FR3 : « Un emploi qui tue, ce n’est pas un bon emploi »
La Tribune : Une future mine de tungstène en Ariège ?
Actu.fr : Rebondissement pour la mine de Salau : une association dénonce la nouvelle « escroquerie »
Le Monde : Dans l’Ariège, un projet de recherche pour explorer une ancienne mine de tungstène inquiète
ToulEco : Ariège. Le projet de réouverture de la mine de tungstène de Salau relancé
La Tribune : Mine de tungstène dans l’Ariège : les dessous d’un dossier explosif
Le Parisien : En Ariège, le projet « stratégique » de réouverture d’une mine de tungstène inquiète
France 2 – JT 13h : Une ancienne mine de tungstène pourrait bien rouvrir en Ariège
ToulEco : En Ariège, la société Néométal en quête d’or et de tungstène – enquête 1/2
ToulEco : En Ariège, la société Néométal en quête d’or et de tungstène – enquête 2/2
La Tribune : Mine de tungstène dans l’Ariège : les porteurs de projet sortent du silence
Radio Transparence : Alternatives écologiques – Projet de reprise de la mine de Salau
Le Canard Enchainé : Néométal planche sur un projet de tungstène à la com’
Actu.fr : Pyrénées. « Cette mine ne peut et ne doit pas rouvrir »

[USA] Révoltes contre l’ICE à travers le pays !

Publié le 2025-06-19 05:07:06

Compilé à partir d’articles traduits et piqué d’un site maoiste (le 11/06/2025 et le 16/06/2025), des réseaux sociaux et de compte-rendus sur CrimethInc.

Dans la semaine suivant le début du soulèvement contre l’Agence de l’Immigration et des Douanes (ICE) à Los Angeles, les manifestations en solidarité avec LA et contre les raids locaux de l’ICE sont en hausse dans tout le pays. Cette répression ne fait qu’attiser davantage de résistance des masses, et des villes de tout le pays ont suivi l’exemple de LA.

Seattle

Omaha, Nebraska

Le 10 juin, des agents de l’ICE ont envahi un abattoir à Omaha. Les travailleur-es de l’usine se sont rapidement regroupé-es pour s’opposer au raid et bloquer le convoi fédéral qui transportait les arrêté-es. Les manfiestant-es ont commencé à lancer des projectiles sur les véhicules, détruisant au moins une fenêtre. Deux manifestant-es auraient sauté sur le capot d’un véhicule de l’ICE lorsque celui-ci a démarré.

Atlanta

Atlanta, Georgia

Le 10 juin, des centaines de personnes se sont rassemblées sur l’autoroute Buford contre les raids et déportations. La police a commencé à arrêter des personnes vers 19h30, prétextant que la manifestation avait duré plus longtemps que l’heure de fin décidée avec les organisateurs. Les manifestant-es ont resisté, caillassant et tirant des mortiers sur les flics qui tentaient de disperser la foule. Au moins un-e manifestant-e a grimpé sur une voiture de flic et commencé à taper dans le pare-brise.

Seattle, Washington

Le 10 juin, un petit groupe de manifestant-es s’est rassemblé au parking du bâtiment fédéral Henry M. Jackson, où se trouvent les tribunaux liés à l’immigration. Iels ont passé la matinée et l’après-midi à affronter la police, bloquant la sortie de véhicules avec des trottinettes électriques et reformant les barricades à chaque fois que les flics tentaient de les retirer. Quelques manifestant-es ont été plus tard arrêté-es, accusé-es d’avoir pointé des lasers sur les yeux de flics, ainsi que d’avoir arraché et brûlé des drapeaux américains. Le lendemain, une manifestation plus nombreuse a eu lieu dans la soirée au même endroit. La foule a lancé des dizaines de trottinettes et vélos électriques sur le bâtiment, les empilant devant les portes et les sorties du parking. Les piles ont été accrochées ensemble avec du serflex pour empêcher les véhicules de l’ICE de quitter les lieux. Des manifestant-es ont aussi incendié une poubelle, brûlé un drapeau américain, tagué le bâtiment, et affronté les flics de Seattle en leur laissant pierres, ciment et mortiers.

Tucson, Arizona

Le 11 juin, 300 manifestant-es ont traversé la ville jusqu’à un local de l’ICE où iels ont affronté la sécurité. Les manifestant-es ont repoussé les agents à l’aide de boucliers en première ligne, abritant derrière des manifestant-es qui jetaient des pierres, bouteilles et bombes de peinture. La sécurité a tenté de repousser la foule à l’aide de bombes au poivre et de balles en caoutchouc mais les manifestant-es ont tenu la ligne. Une vidéo montre un manifestant-e qui asperge un garde de peinture tandis qu’un autre lui lance une barrière en métal, les forçant à reculer.

Chicago

Chicago, Illinois

Le 10 juin, plusieurs manifestations ont eu lieu, marchant d’un bureau de l’ICE à l’autre et à travers la ville. Après une longue journée de marches majoritairement pacifiques, les manifestations du soir ont pris une autre tournure devant l’un des tribunaux de déportation. Après une arrestation par les flics de Chicago, les manifestant-es ont encerclé une camionnette de flics, ouvert ses portes et tenté de libérer la personne arrêtée. Des projectiles ont été lancés et de nombreux affrontements ont eu lieu avec les flics. Au cours de la nuit, ce sont de nombreux bus, voitures et camions de flics, et Teslas qui ont été attaquées, vandalisées et taguées. Un compte-rendu détaillé est disponible (en anglais) sur CrimethInc.

Chicago

Austin, Texas

Le 9 juin, des manifestant-es se sont rassemblé-es devant le bâtiment fédéral J. J. Pickle qui sert de bureau à l’ICE local. Les manifestant-es ont rapidement taggué la façade du bâtiment. La manifestation s’est ensuite déplacée à l’initiative d’une organisation pacificatrice, mais une foule de plusieurs centaines de personnes est ensuite revenue devant le bâtiment sans autorisation. Les flics ont alors attaqué les manifestant-es pour les disperser, qui ont alors monté des barricades à l’aide de barrières et de trottinettes électrique et attaqué less flics avec des pierres. Trois flics ont été blessés, et un quatrième pour des blessures non spécifiées. 12 manifestant-es ont été arrêté-es. Un compte-rendu plus détaillé des manifestations à Austin est disponible (en anglais) sur CrimethInc.

New York City, New York

Le 3 juin, des milliers de personnes ont marché contre l’ICE. Plus tard dans la nuit, une manifestation a continué et assiégé le bâtiment de l’ICE. Lorsqu’un de leurs véhicules a tenté de quitter le bâtiment, des manifestant-es ont brisé les lignes policières pour le bloquer, menant à des arrestations. Le 7 juin, une centaine de manifestant-es ont confronté des agents de l’ICE devant leur bâtiment et ont réussi à empêcher leurs camionnettes de sortir de celui-ci. De nouvelles personnes ont été arrêtées après avoir été attaquées par les flics de New York.

San Francisco, Californie

Le 8 juin, les habitant-es de San Francisco ont affronté les flics et incendié des véhicules devant le bureau de l’ICE. Iels ont jeté des bouteilles de verre sur les flics et les ont affronté avec leurs poings. Les manifestant-es ont aussi monté des barricades en utilisant des poubelles, cônes de circulation et les propres barricades policières, détruit les vitrines de banques (notamment une Chase Bank, complice du génocide en Palestine) et vandalisé des véhicules de la police de San Francisco. La rue a été remplie de tags tels que « mort à l’ICE ». Plus de 150 manifestant-es ont été arrêtées et au moins 2 flics blessés. Comme à Los Angeles, des taxis-robots électriques Waymo (possédés par Alphabet, l’entreprise mère de Google) ont été attaqués.

Comme à Austin, des opportunistes des grosses organisations ont tenté de disperser la foule, mais de plus petits groupes de manifestant-es se sont rassemblé-es et sont resté-es pour affronter les flics et taguer des messages anti-ICE et pro-palestinien sur des arrêts de bus ou un McDonald’s.

Des images de San Francisco :

[Brésil] Compa Mauricio Morales présent !

Publié le 2025-06-19 05:07:24

Initialement publié sur La Zarzamora, le 10/06/2025.

Porto Alegre

Fin mai et début juin, nous n’avons pas pu nous empêcher d’interrompre, même brièvement, la normalité de la citoyenneté conforme et de la complicité avec toutes les formes de dévastation et d’oppression. Un pneu abandonné et des objets inflammables ont été utilisés à cet usage, à quelques rues de la place principale.

Ce bref moment de chaos et de feu est dédié à Punki Mauri, un anarchiste tué au combat. Et pour ne pas oublier les journées de juin 2013, la force des rues contre l’Etat [NdT: une référence au mouvement social de l’été 2013 au Brésil, marqué par des occupations, de grands black blocs, des incendies et jets de molotovs, des attaques contre les flics, l’Etat et les transports publics]. Contre l’appaisement désiré par la gauche, nous savons que seule la violence d’en bas peut mettre un terme à la violence d’en haut.

Un tract distribué pendant l’action :

Une petite beauté.

Nous n’avons pas besoin de mourir appaisé-es,
nous avons besoin de la beauté de l’insoumission.
Pour les milliers de personnes assassinées par les forces de l’ordre, pour les millions de citoyens qui soutiennent le génocides des populations pauvres et noires,
nous avons besoin de la violence d’en bas contre ceux d’en haut.
Le vandalisme et la confrontation sont les seules propositions contre la domination et ses maîtres.
16 ans après la mort au combat de Punki Mauri.
10 ans après l’écocide causé par Vale
Pour revivre, nous ne manquons pas de raisons ! Longue vie à l’Anarchie !  

Fiber Optic Outage – Los Angeles, CA

Publié le 2025-06-19 13:36:39

June 15, 2025

Internet and cable provider Spectrum has reported outages in Los Angeles are "caused by a criminal act of vandalism," according to a company post Sunday on X.

The most common user issues have been total blackouts, landline and internet problems, and no signal. The outage has affected neighborhoods surrounding Los Angeles, such as North Hollywood, as well as in the Orange County cities of Anaheim and Santa Ana.

More than 25,000 Spectrum users in the Los Angeles area reported issues on DownDetector.com, which tracks outages. Users self-report to DownDetector, so it may not represent the full scale of outages.

Users began reporting issues to DownDetector at 3 a.m. Pacific Time, with more reports spiking around 8 a.m. and 1 p.m.

Spectrum acknowledged customer concerns at 2:13 p.m. PT in a post on X, saying, "We are currently working on a Fiber cut affecting the Los Angeles area. We are sorry for the inconvenience this has caused. Thank you."

Spectrum told CNN in an email that the "lines were cut due to vandalism in Van Nuys," which affected services in other parts of Los Angeles and Ventura, California. The company said it expects services to "continue to be restored this afternoon in Los Angeles" and that services have already been restored in Ventura.

"Criminal acts of network vandalism have become an issue affecting the entire telecommunications industry, not just Spectrum, largely due to the increase in the price of precious metals," the company wrote. "These acts of vandalism are not only a crime, but also affect our customers, local businesses and potentially emergency services. Spectrum's fiber lines do not include any copper."

Customers in Kansas City experienced a similar outage last month, when Spectrum reported two fiber cuts — one that the company credited to a criminal act of vandalism and another caused by a third-party network, which should have provided backup to the Spectrum network, according to local reports.

Found on Mainstream Media

« C’est grave de s’attaquer à la seule usine du coin » : un acte criminel a-t-il visé l’une des plus grandes carrières de talc au monde ?

Publié le 2025-06-20 00:00:00

La carrière de Trimouns, l’une des plus grandes exploitations de talc au monde, a été la cible d’un acte de vandalisme ? Situé à plus de 1 500 mètres d’altitude, ce site
stratégique assure à lui seul près de 10 % de la production mondiale, avec 400 000
tonnes extraites chaque année. Un incendie d’origine suspecte a récemment
endommagé des installations essentielles, sans toutefois interrompre l’activité.
Lundi 12 mai, vers 5 heures du matin, les équipes d’Imerys, multinationale en charge
de l’exploitation, découvrent les dégâts. Les installations situées en amont du
téléphérique ont été touchées par un incendie, causant d’importants dommages
matériels. « Les premières observations révèlent que les bandes transporteuses et le
système électrique ont été gravement endommagés », confirme un porte-parole de
l’entreprise.
Aucune victime n’est à déplorer, mais selon plusieurs sources, le coût des réparations
dépasserait le demi-million d’euros. Une estimation que le groupe n’a pas souhaité
commenter.

La piste criminelle privilégiée ?
L’origine de l’incendie fait encore l’objet d’une enquête, mais les premières images de
vidéosurveillance confortent la thèse d’une action préméditée. […]

En juin 2025 à la bibliothèque des Tanneries

Publié le 2025-06-20 15:31:08
Prochaine permanence

Mercredi 25 juin
16h - 20h

Arpentage

Mercredi 25 juin
18h30 Internet ou le retour à la bougie
Ce mois-ci on arpente Internet ou le retour à la bougie de Hervé Krief. Vous pouvez venir mercredi 25 juin à 18h30 pour assister à la restitution et participer à la discussion qui suivra, mais aussi pour vous inscrire au prochain arpentage, dont la date reste à déterminer.


Dans l’actualité

Fin mai, une série de sabotages perturbaient l’inauguration du festival de Cannes. Un nouveau coup d’éclat après les sabotages de l’été dernier à la veille de l’inauguration des Jeux Olympiques.
Communiqué du sabotage contre des installations électriques sur la Côte d’Azur


Le sabotage

Emile Pouget
Pour les ouvriers dont le travail est exploité, « saboter », c’est enrayer la machine de production. Syndicaliste militant et cofondateur de la Confédération générale du travail, Emile Pouget (1860-1931), publie vers 1911-1912 un véritable manuel de résistance. Subversif, méthodique, il expose avec humour la théorie et la pratique du sabotage, du « vas-y-mollo » à la grève du zèle, en passant par toutes les manières de ruiner l’image d’un patron... Car saboter n’implique pas forcément détruire. Étymologiquement, c’est « travailler comme à coup de sabot », faire du mauvais travail. Si, comme on nous le dit, le travail est une marchandise, alors pour avoir du travail de qualité, il faut que les patrons y mettent le prix : « A mauvaise paye, mauvais travail ! ».


A couteaux tirés avec l’Existant, ses défenseurs et ses faux critiques

Mutines séditions
Nous pouvons ne rien faire, voilà la plus belle des raisons d’agir. Recueillons en nous la puissance de tous les actes dont nous sommes capables, et aucun maître ne pourra jamais nous enlever la possibilité du refus. Ce que nous sommes et ce que nous voulons commencent par un non. De là naissent les seules raisons de se lever le matin. De là naissent les seules raisons de partir armés à l’assaut d’un ordre qui nous étouffe.
D’un côté il y a l’existant, avec ses habitudes et ses certitudes. Et de certitudes, ce poison social, on en meurt.
D’un autre côté, il y a l’insurrection, l’inconnu qui surgit dans la vie de tous. Le possible début d’une pratique exagérée de la liberté.


Avis de tempêtes

Compilations des 24 premiers numéros d’Avis de tempête, bulletin anarchiste pour la guerre sociale, à retrouver en ligne sur https://avisdetempetes.noblogs.org/
·
·
·


Nouveautés

Les irresponsables

Qui a porté Hitler au pouvoir ?
Johann Chapoutot
Gallimard

Un consortium libéral-autoritaire, tissé de solidarités d’affaires, de partis conservateurs, nationalistes et libéraux, de médias réactionnaires et d’élites traditionnelles, perd tout soutien populaire : au fil des élections, il passe de presque 50 % à moins de 10 % des voix et se demande comment garder le pouvoir sans majorité, sans parlement, voire sans démocratie. Cet extrême centre se pense destiné à gouverner par nature : sa politique est la meilleure et portera bientôt ses fruits. Quand les forces de répression avertissent qu’elles ne pourront faire face à un soulèvement généralisé, le pouvoir, qui ne repose sur aucune base électorale, décide de faire alliance avec l’extrême droite, avec laquelle il partage, au fond, à peu près tout, et de l’installer au sommet.
Cette histoire se déroule en Allemagne, entre mars 1930 et janvier 1933. Elle repose sur une lecture des archives politiques, des journaux intimes, correspondances, discours, articles de presse et Mémoires des acteurs et témoins majeurs. Elle révèle non pas la progression irrésistible de la marée brune, mais une stratégie pour capter son énergie au profit d’un libéralisme autoritaire imbu de lui-même, dilettante et, in fine, parfaitement irresponsable.


Ethnographie des mondes à venir

Philippe Descola
Alessandro Pignocchi
Seuil Anthropocène

Au cours d’une conversation très libre, Alessandro Pignocchi, auteur de BD écologiste, invite Philippe Descola, professeur au Collège de France, à refaire le monde.
Si l’on veut enrayer la catastrophe écologique en cours, il va falloir, nous dit-on, changer de fond en comble nos relations à la nature, aux milieux de vie ou encore aux vivants non-humains. Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Dans quels projets de société cette nécessaire transformation peut-elle s’inscrire ? Et quels sont les leviers d’action pour la faire advenir ?
En puisant son inspiration dans les données anthropologiques, les luttes territoriales et les combats autochtones, ce livre esquisse la perspective d’une société hybride qui verrait s’articuler des structures étatiques et des territoires autonomes dans un foisonnement hétérogène de modes d’organisation sociale, de manières d’habiter et de cohabiter.
Des planches de BD, en contrepoint de ce dialogue vif, nous tendent un miroir drôlissime de notre société malade en convoquant un anthropologue jivaro, des mésanges punks ou des hommes politiques nomades et anthropophages en quête de métamorphoses.


Les mondes de l’esclavage

Une histoire comparée
Paulin Ismard (dir.)
Seuil

Cet ouvrage d’une ambition exceptionnelle présente sous une forme accessible à un large public une histoire inédite de l’esclavage depuis la Préhistoire jusqu’au présent. Il paraît vingt ans après le vote de la loi Taubira, alors que la prise de conscience du passé esclavagiste est chaque jour plus aiguisée au sein de la société française. L’histoire de l’esclavage, trop longtemps tenue pour une forme de passé subalterne, est ici replacée au coeur de l’histoire mondiale. Le livre renouvelle une approche comparée dans l’étude du phénomène esclavagiste, qui conduit le lecteur de l’Inde ancienne aux Antilles du xviiie siècle, de la Chine des Han jusqu’au Brésil colonial, de l’Egypte médiévale à l’Ouganda contemporain. Loin de banaliser la singularité monstrueuse de l’esclavage colonial issu de la traite transatlantique, la comparaison contribue à l’éclairer.
Ce livre fait donc le pari de la connaissance et de la réflexion, convaincu que le savoir historique offre des ressources critiques qui ont le pouvoir d’émanciper. Le parti pris du monde et la perspective comparatiste qui sont la sienne souhaitent enrichir les scènes et les figures depuis lesquelles relire notre histoire, mais aussi, espérons-le, tracer des chemins vers d’autres futurs possibles.


Après l’abolition

Les fantômes noirs de l’esclavage
Kris Nanjapra
Autrement

Suivant cette intuition forte, l’historien Kris Manjapra examine dans un essai important comment les esclaves africains ont été dépossédés par les mouvements mêmes qui étaient censés les libérer. Selon lui, en se préoccupant seulement de la question des abolitions et non de leur mise en oeuvre, les historiens ne racontent que la moitié de l’histoire.
Grâce à un travail de première main, l’auteur analyse les politiques établies en Europe et aux Amériques, qui dédommagent les planteurs plutôt que les affranchis ou, comme en Haïti, qui imposent le fardeau de la dette pour prix de la liberté.
L’historien insiste sur la façon dont les esclaves, loin de rester passifs, ont pris en main leur destinée et travaillé à leur propre libération. La question si sensible des réparations est au coeur de ce livre en quête de justice.


L’empire qui ne veut pas mourir

Une histoire de la Françafrique
T. Borrel, A. Boukari-Yabara, B. Collombat, T. Deltombe (dir)
Seuil

À Paris, on entend de toute part le même refrain : « La Françafrique est morte et enterrée ! » Pourtant, de Ouagadougou à Libreville, de Dakar à Yaoundé, de Bamako à Abidjan, la jeunesse se révolte contre ce qu’elle perçoit comme une mainmise française sur son destin.
Quinze ans après la Seconde Guerre mondiale, la France a officiellement octroyé l’indépendance à ses anciennes colonies africaines. Une liberté en trompe l’œil. En réalité, Paris a perpétué l’Empire français sous une autre forme : la Françafrique. Un système où se mêlent des mécanismes officiels, assumés, revendiqués (militaires, monétaires, diplomatiques, culturels...), et des logiques de l’ombre, officieuses, souvent criminelles. Un système érigé contre les intérêts des peuples, avec l’assentiment d’une partie des élites africaines et qui profite toujours aux autocrates africains « amis de la France ». Un système que tous les présidents français ont laissé prospérer, en dépit des promesses de « rupture ».
Exceptionnel par son ampleur, inédit par son contenu, cet ouvrage retrace cette histoire méconnue, depuis les origines coloniales de la Françafrique jusqu’à ses évolutions les plus récentes. Rédigées par des spécialistes reconnus – chercheurs, journalistes ou militants associatifs –, les contributions rassemblées dans ce livre montrent que le système françafricain, loin de se déliter, ne cesse de s’adapter pour perdurer.


Rwanda, assassins sans frontières

Enquête sur le régime Kagame
Michela Wrong

Michela Wrong détaille l’histoire de Patrick Karegeya, autrefois chef du renseignement extérieur du Rwanda, pour dresser le portrait d’une dictature africaine moderne créée à l’image effrayante de son président, Paul Kagame. Ce récit audacieux, plébiscité par les médias anglosaxons, tiré des témoignages directs de participants-clés, déchire le script officiel, selon lequel un groupe idéaliste de jeunes rebelles aurait renversé le régime génocidaire de Kigali, inaugurant une ère de paix, de prospérité et de stabilité, pour faire du Rwanda le pays chéri des bailleurs occidentaux.
Comme le révèle l’auteur dans les moindres détails, l’histoire du Rwanda a déraillé. Le groupe de rebelles a peut-être déclenché le génocide auquel il prétend avoir mis fin. Il a par ailleurs été repris par le plus impitoyable et le plus froid de tous, Paul Kagame, qui a érigé la vengeance en signature de son règne. Le nouveau maître du Rwanda poursuit ainsi ses anciens compagnons d’armes jusqu’au bout du monde pour les réduire au silence.
Michela Wrong examine les questions qui hantent le passé : pourquoi tant d’ex-rebelles contestent la version officielle relative à LA question essentielle – qui a tiré le missile tuant les présidents du Rwanda et du Burundi ? Pourquoi les massacres n’ont-ils pas pris fin lorsque les rebelles ont pris le contrôle du pays ? Pourquoi ces mêmes rebelles, même après que la victoire a été assurée, se sont-ils retournés si impitoyablement contre les Rwandais ?


OQTF, Les condamnés

Michel Touchestone
Publishroom

Quand Mamadou et Djibril arrivèrent chez Eva et Némo, leur sac poubelle à la main remplit de quelques affaires récupérées de ça et de là qui en disait long sur leur parcours, le couple était loin d’imaginer les murs qui allaient se dresser face à eux pour obtenir une régularisation de ces deux jeunes maliens. Dans un monde de fiction, ou pas, avec un style jouant entre le récit romancé et le témoignage, Michel Touchestone, nous fait plonger dans une France où être étranger, musulman en plus, fait de vous un paria qu’il faut au mieux réduire à la clandestinité au pire renvoyer à des lieux qu’il a cherché à fuir. C’est l’histoire d’une lutte pour deux jeunes Maliens et au-delà pour la régularisation des sans-papiers. Bien au delà de cette lutte, c’est une histoire qui nous amène sur les chemins de la colonisation, du traitement des migrant-es en France, du racisme, de la fascisation de nos sociétés, de la répression des militants et militantes des droits humains, des injustices. Michel Touchestone nous ouvre un ensemble de portes pour comprendre ces dérives dans ce pays qui se veut le phare des Droits Humains. Mais, c’est aussi une histoire de fraternité avec ceux et celles qui croient toujours en la simplicité de valeurs comme la solidarité et la fraternité. C’est enfin, dans cette lutte une histoire d’amour qui cimenta la force d’une famille d’accueil.


Pierre Kropotkine & l’économie par l’entraide

Renaud Garcia
Le passager clandestin

Tandis que le credo de la concurrence comme principe organisateur des sociétés humaines se cherchait des bases « scientifiques » dans la lecture de Darwin, le premier mérite de Pierre Kropotkine (1842-1921) fut, comme biologiste, de mettre en lumière le rôle fondamental de l’entraide dans la survie des espèces. Sur cette base, l’oeuvre politique du « prince des anarchistes » propose une véritable « écologie urbaine » à travers l’image d’un habitat décentralisé, fondé sur la coopération et sur un balancement harmonieux des activités humaines. En revenant aux analyses de Kropotkine, explique Renaud Garcia, on trouvera des arguments pour lier la réflexion sur nos besoins, sur ce qui compte dans nos rapports aux autres et à notre milieu de vie à des perspectives d’organisation économique et politique concrètes. Les précurseurs de la décroissance Les auteurs réunis dans cette collection constituent les racines de la pensée politique de la décroissance. L’apport de Pierre Kropotkine à cette pensée est présenté ici par Renaud Garcia ; la seconde partie de l’ouvrage est composée d extraits qui offrent un accès direct à son oeuvre.


Sortir de notre impuissance politique

Fayard
Geoffroy de Lagasnerie

Parce que, depuis plusieurs décennies maintenant, la gauche ne cesse de stagner, de régresser, voire de perdre l’ensemble des batailles, il est nécessaire de nous interroger sur nos stratégies, nos réflexes, nos manières de penser et de lutter : A quelles conditions la gauche pourrait-elle redevenir puissante politiquement ?


Force de vente

Dans la peau d’un conseiller financier
Damien Lelièvre
Le monde à l’envers

Comme tout le monde, Damien Lelièvre déteste les banques. Mais il est conseiller financier. Il nous offre une visite dans les coulisses des banques, entre techniques de vente manipulatrices, pression hiérarchique et ravages du numérique.


Les cours en visio me donnent envie de mourir

Marion Honnoré
Le monde à l’envers

« Les cours en visio me donnent envie de mourir, seulement personne ne veut me croire. Mon exagération supposée est perçue comme le signe de ma bonne santé mentale. On te connaît, Marion. C’est bien toi. Tu en fais toujours des caisses. Tu en rajoutes. [... ] Allez, ça va passer, arrête un peu ton char, c’est bon, c’est pas la mer à boire de faire des cours en visio, y a des pays qui sont en guerre ».
S’adapter, innover, télé-enseigner : Marion Honnoré, professeure de philosophie, nous raconte la « continuité pédagogique » en temps de Covid, quand la pandémie accélère la volonté de l’Education nationale de dématérialiser l’école.


L’écologie, révolutionnaire par nature

Nicolas Bonnani
Le monde à l’envers

Aujourd’hui, chacun se réclame de l’écologie. On la prétend « au-delà des clivages politiques », « ni de droite ni de gauche », et cela ouvre la voie à toutes les récupérations. Le capitalisme fait la promotion de la croissance verte : il est écologiste ! L’extrême droite défend un prétendu ordre naturel : elle est écologiste ! Prenant le contrepied de ces tartufferies, ce livre montre au contraire en quoi l’écologie politique, qui met au centre de ses valeurs l’autonomie et l’attention aux autres, est fondamentalement incompatible tant avec le capitalisme qu’avec l’autoritarisme. Nicolas Bonanni poursuit ici des réflexions entamées dans L’amour à trois et Que défaire ?, publiés aux mêmes éditions.


Éditions du commun

Ce mois-ci nous reçevons un don des éditions du commun, un grand merci à elles !

Les Éditions du commun est une maison d’édition coopérative rennaise. Nous publions des textes de critique sociale et politique diffusés en France, Belgique, Suisse et Québec. Nous sommes trois éditeur·ice·s coopérateur·ice·s et nous travaillons avec un réseau dense de personnes qui interviennent aux différentes étapes de la fabrication du livre : direction artistique, graphisme, communication, diffusion, etc.

Nous nous envisageons avant tout comme un collectif : notre ligne éditoriale, nos choix, notre fonctionnement est le fruit d’une élaboration collective continue. Nous pensons que le commun ne se décrète pas mais qu’il doit être constamment alimenté, renouvelé et, à ce titre, s’inscrire dans la défense du commun est autant un projet éditorial qu’une démarche.

Nous voulons que notre travail éditorial joue son rôle dans la transformation sociale en cours. Nous choisissons de publier des textes qui préfigurent en partie les mondes à venir, et de le faire avec une méthodologie qui se veut elle aussi préfiguration. Et nous ne sommes pas les seul·es : avec d’autres, nous avons choisi de ne plus vendre nos livres sur Amazon, autour de notre podcast ou lors de rencontres publiques, nous partageons nos expériences et mettons au pot commun les outils que nous développons pour nous extraire des logiques purement marchandes qui régissent aujourd’hui l’industrie du livre.

Nous sommes, à ce titre, parties prenante d’un plus vaste mouvement, qui cherche à mettre un terme au système de dominations imbriquées qui caractérise notre société. En d’autres termes, nous attendons de pied ferme la fin du capitalisme, et d’ici là, nous tâchons d’éditer les textes qui précipiteront sa chute, tout en soutenant les initiatives et structures éditoriales qui partagent ce projet.


Manifeste du tiers paysage

Gilles Clément
Éditions du commun

« Si l’on cesse de regarder le paysage comme l’objet d’une industrie on découvre subitement – est-ce un oubli du cartographe, une négligence du politique ? – une quantité d’espaces indécis, dépourvus de fonction sur lesquels il est difficile de porter un nom. Cet ensemble n’appartient ni au territoire de l’ombre ni à celui de la lumière. Il se situe aux marges. »

Gilles Clément porte son regard sur les lisières, les marges de champs, les terrains en attente, les reliquats non exploités du paysage. En suivant point par point ce manifeste, le lecteur comprendra que le Tiers paysage relève d’une perception, d’une relation d’un certain type au vivant, à l’espace et aux institutions qui en prennent en charge l’aménagement. Ce texte invite à cultiver des espaces de « non-agir » à tous les niveaux de nos vies, à l’heure où les injonctions climatiques et économiques peuvent nous sembler contradictoires – urgence à agir d’un côté et visions effondristes de l’autre.

Paru il y a près de vingt ans, ce manifeste est aujourd’hui accompagné d’un état des lieux des mises en pratique de Tiers paysages donnant ainsi à voir le chemin parcouru depuis sa première édition. Il est introduit par Alexis Pernet, qui interroge le statut de ce texte hors norme et redessine le cheminement d’une pensée qui, assurément, a profondément marqué le paysage.


Joie militante

Construire des luttes en prise avec leurs mondes
Carla Bergman et Nick Montgomery
Éditions du commun

À quoi ressemble la joie dans les milieux de lutte ? Qu’est-ce qui nous rend collectivement et individuellement plus capables, plus puissant·e·s et pourquoi, parfois, les milieux radicaux produisent tout l’inverse et nous vident de tout désir ?

C’est à ces questions que Joie militante tente de répondre, combinant propositions théoriques, analyses de cas pratiques et entretiens avec des militant·e·s issu·e·s de luttes diverses : féminisme, libération Noire, résurgence Autochtone, squat, occupations, luttes queer, anti-carcérales, d’autonomie des jeunes, anarchisme, autonomisme, écologie radicale.

La joie, au sens spinoziste du terme, renvoie à notre capacité à affecter et être affecté·e·s, à prendre activement part à la transformation collective, à accepter d’en être bouleversé·e·s. La joie telle qu’elle nous est ici proposée est une façon d’habiter pleinement nos mondes, nos attachements, plutôt que de chercher à les diriger.

Ce livre, paru aux États-Unis en 2017, y est déjà devenu un incontournable pour penser différemment le militantisme et les luttes. Il s’agit maintenant d’ouvrir également ces discussions au contexte français.


Agir ici et maintenant

Penser l’écologie sociale de Murray Bookchin
Floréal M. Romero
Éditions du commun

L’effondrement qui vient n’est pas seulement celui des humains et de leur milieu, mais bien celui du capitalisme par nature prédateur et sans limites. Historiquement désencastré du social et nourri par l’exploitation et la marchandisation des personnes, il étend désormais son emprise sur toute la planète et sur tous les domaines du vivant. C’est en se désengageant d’un constat fataliste et culpabilisant que nous retrouverons une puissance d’agir ici et maintenant. Quoi de mieux, pour cela, que de relire Murray Bookchin et d’appréhender toutes les expérimentations et pratiques qui se développent après lui, aujourd’hui, autour de nous ?

Floréal M. Romero dresse ici le portrait du fondateur de l’écologie sociale et du municipalisme libertaire. Il retrace son histoire, son cheminement critique et politique. De l’Espagne au Rojava, en passant par le Chiapas, l’auteur propose, à partir d’exemples concrets, des manières d’élaborer la convergence des luttes et des alternatives pour faire germer un nouvel imaginaire comme puissance anonyme et collective.

Essai autant que manifeste, ce livre est une analyse personnelle et singulière de la pensée de Bookchin qui trouve une résonance bien au-delà de l’expérience de l’auteur. Il apporte des conseils pratiques pour sortir du capitalisme et ne pas se résigner face à l’effondrement qui vient.


Romans
Casse-Dalle

Jennifer Have
Les éditions du bout de la ville

La star déchue d’un show télé culinaire fait la tournée des supermarchés dans les Ardennes. Elle tombe sur une bande d’ouvriers et d’ouvrières au chômage qui occupent leur abattoir laissé à l’abandon. Le patron a disparu. Dans ce futur proche à peine dystopique, les aides sociales n’existent plus, manger de la viande est has been et les pauvres ont la grosse dalle. Une aventure collective hallucinée, un roman noir et jouissif : jusqu’où ira la vengeance sociale ?


Paisaje nacional

Millanes Rivas
Alianza editorial

En castillan
En El Álamo, un antiguo pueblo de colonización de los que el franquismo inventó para desarrollar su política agraria, se ha asentado un grupo de okupas. Allí se encuentra el narrador de esta novela cuando se le presenta una aparición. Esa aparición y su mensaje dan pie a un improbable road trip entre un joven y sus tres tías, La Mayor, La Mediana y La Lady Di, hacia el reencuentro de una familia fragmentada por la herencia, agitada por un nuevo testamento sentimental. Un viaje de vuelta al lugar del que se fueron sus antepasados para recuperar, como los arqueólogos en la tierra, la historia familiar.


Nouveautés pas récentes

Le parfum d’Irak, Feurat Alani, J’ai lu
Baudelaire, Jean-Paul Sartre, Gallimard
Adresse à tous ceux qui ne veulent pas gérer les nuisances mais les supprimer, Le monde à l’envers
Terre de colère, Christos Chryssopoulos, La contre-allée
Lettre à un jeune poète, Virginia Woolf, Mille et une nuits
En finir avec Eddy Bellegueule, Édouard Louis, Seuil
Un hiver d’artifice, Anaïs Nin, Édition des femmes
Brouillard au pont de Tolbiac, Léo Malet, 10/18
L’argot des voleurs, E-F Vidocq, éditions Manucius
Parenté plurielle, anthropologie du placement familial, Anne Cadoret, L’Harmattan
Maltraitance, Contribution à une sociologie de l’intolérable, F. Schuiltheis, A. Frauenfelder, C. Delay, L’Harmattan
Les contructions de l’intolérable, Didier Fassin, Patrice Bourdelais (dir.), La Découverte
Comment naissent les techniques, La production sociale des techniques, Jacques Perrin, Publisud
Ennemis de l’État, Peter Brückner, Alfred Krozova, préface de Michel Foucault, La pensée sauvage
Boîte à outils d’éducation active, Collectif, Cemea Pays de la Loire, Éditions Cafard
Lesbiennes de l’immigration, Salima Amari, Éditions du Croquant
Le moment politique de l’homosexualité, Massimo Prearo, PUL


Un grand merci à tou·tes les donnateur·ices, et notamment aux Éditions du commun et à l’UCL.

Vólos (Grèce) : Attaque d’une agence bancaire

Publié le 2025-06-21 00:00:00

Act for freedom now! / vendredi 20 juin 2025

Aux premières heures du mercredi 28 mai, nous avons placé des bonbonnes de gaz devant la banque Alpha Bank, rue Larissis, dans la ville de Volos.

Nous dédions cette action à nos compas qui sont à l’extérieur, mais surtout à celle/ceux qui sont à l’intérieur des murs, à ceux/celles qui ont fui, aux personnes de notre classe qui sont quotidiennement tuées et sacrifiées sur l’autel du profit à cause de la machine capitaliste, ainsi qu’à tou.tes les rebelles de cette terre.

Nous jugeons l’injustice et toujours, au plus fort de la lutte, nous essaierons de nous venger de nos tortionnaires et de nos oppresseurs, à chaque occasion et de toutes les manières possibles.

Nous appelons donc celles/ceux qui souffrent de l’injustice à prendre la situation en main, par toutes les manières possibles, afin que le monopole étatique et capitaliste de la violence puisse être démoli.

KYIRIAKOS TOUJOURS PRÉSENT
LIBERTÉ POUR N. ROMANOS, MARIANNA M., DIMITRA Z.
VIVE LA RÉVOLUTION, VIVE L’ANARCHIE !

Groupe d’action anarchiste
Ομάδα Αναρχικής Δράσης

Aubres/Châteauneuf-de-Bordette (Drôme) : deux antennes passent au grill

Publié le 2025-06-21 11:43:11
Sabotages : une antenne-relais et un pylône TDF ciblés
Le Dauphiné, 21 juin 2025 (extrait)
Deux installations de télécommunications ont été ciblées, vraisemblablement dans la même nuit, du mardi 17 au mercredi 18 juin, dans le Sud-Drôme. Ces deux sites sont installés à Aubres et à Châteauneuf-de-Bordette, à proximité de Nyons.

À Aubres, c’est un pylône de télécommunication TDF (Télédiffusion de France) comportant plusieurs antennes des opérateurs Orange, SFR et Free, qui a été dégradé par un incendie. Si les abonnés des deux premiers opérateurs ont subi des perturbations pendant 24 heures, suite à une coupure électrique afin de remettre en fonction les équipements, ceux de Free, plusieurs centaines, étaient, ce vendredi 20 juin, toujours impactés. À une dizaine de kilomètres d’Aubres, l’antenne-relais exploitée par les opérateurs SFR, Free et Bouygues Telecom, à Châteauneuf-de-Bordette, a également été dégradée par le feu.

Éric Richard, maire d’Aubres, n’avait pas été alerté, avant ce vendredi, de cet acte de sabotage. Il avance : « J’ai reçu, il y a peu, un dossier sur l’implantation de la 5G sur le site. Les saboteurs ont-ils aussi appris ce déploiement, ce qui aurait pu motiver leur acte ? Je l’ignore, mais en tant que maire, on ne m’a pas demandé mon avis sur le sujet. »

Le montant total du préjudice s’élèverait à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Les gendarmes de la compagnie de Nyons sont en charge des investigations. Ils pourront, notamment, s’appuyer sur les relevés effectués par les techniciens en identification criminelle. Ce vendredi après-midi, ces actes de sabotage n’avaient pas été revendiqués, mais les faits ont été relayés sur une plateforme contributive proche des milieux anticapitalistes et anarchistes.

Berlin (Allemagne) : 36 véhicules de profiteurs de guerre partent en fumée

Publié le 2025-06-21 12:59:03

[La nuit du lundi au mardi  17 juin à Berlin, trente-six camionnettes des collaborateurs de guerre Telekom et Amazon sont parties en fumée : 17 véhicules de la première entreprise dans le quartier de Lichtenberg, et 19 véhicules de la seconde dans le quartier de Britz, à quelques minutes d’intervalle autour de 3h du matin. Voici la traduction du communiqué de cette belle attaque antimilitariste paru le jour-même sur de.indymedia]


Attaque antimilitariste contre les collaborateurs de l’armée, Amazon et Telekom

La nuit dernière, plusieurs fourgonnettes des entreprises Amazon et Telekom ont été incendiées dans le Sud (quartier de Britz) et à l’Est (quartier de Lichtenberg) de Berlin. Ni les grillages, ni les caméras n’ont réussi à empêcher les antimilitaristes d’attaquer ces deux collabos de l’armée. Les deux entreprises profitent énormément de la militarisation généralisée et des guerres qui s’étendent. C’est pourquoi il est juste de les saboter.

Au lieu d’une réception au champagne, pour notre part nous avons choisi de célébrer l’ouverture de l’Amazon-Tower avec des carcasses de bagnoles carbonisées. Mais nous ne trouvons pas cet immeuble hideux à vomir seulement de par ses conséquences sur le quartier, mais aussi en raison de toutes les autres sales combines de ce géant de la tech, et particulièrement à cause de sa participation active à la guerre et au génocide. Les serveurs et les Cloud Services d’Amazon sont utilisés par les Forces de Défense Israéliennes (IDF) pour stocker les énormes quantités de données issues de la surveillance de masse de la population palestinienne. Avec sa filiale, Amazons Web Systems (AWS), Amazon est l’un des partenaires des IDF. En 2021, AWS, Google et Microsoft ont signé des contrats avec les IDF pour qu’elles puissent utiliser leurs serveurs (Project Nimbus). Depuis l’invasion israélienne et la destruction complète de la bande de Gaza qu’elle a provoquée, les IDF ont besoin d’une capacité de calcul beaucoup plus grande pour pouvoir employer leurs programmes militaires d’IA (Lavender, Where’s Daddy?).

Pour cela, ce sont surtout des serveurs d’AWS qui sont utilisés. Les IDF et AWS collaborent très étroitement et se consultent sur certaines frappes aériennes. Cela signifie que l’anéantissement et l’affamement de Gaza qui se déroulent sous nos yeux, le déplacement forcé planifié de l’ensemble de la population, ainsi que le massacre et la mutilation, basés sur IA, de centaines de milliers de personnes, dont beaucoup d’enfants, sont calculés et sauvegardés sur les serveurs d’Amazon Web Services. Mais Amazon est aussi active militairement sur plusieurs autres terrains : par exemple en tant qu’important partenaire économique de l’armée états-unienne et que sponsor généreux de la parade militaire du King Trump samedi dernier à Washington. L’État et le Capital allant du même pas vers le fascisme.

La guerre, la militarisation, le génocide et la politique génocidaire et impérialiste se fondent aujourd’hui sur la haute technologie. Pour fonctionner, le système étatique et globalement militaire a besoin d’une infrastructure technologique très complexe. En Allemagne, elle est gérée et développée par l’entreprise d’État Telekom. Aucune guerre ne fonctionne sans technologie et l’armée fédérale allemande profite énormément de la militarisation en marche dans le monde entier. Telekom soutien l’armée fédérale dans le domaine de la cyberdéfense et forme les soldats en informatique. Des entreprises comme Telekom profitent du réarmement, des budgets de 400 milliards du gouvernement pour rendre „aptes à la guerre“ et de la réintroduction du service militaire.

De la même manière, Telekom fait de la thune en tant que fournisseur informatique des autorités frontalières, de la police et des services de renseignements, sur la guerre contre les réfugié-e-s aux frontières extérieures de l’Europe et sur la militarisation croissante à l’intérieur. Nous n’avons pas non plus oublié que, comptant parmi les plus grands fournisseurs de télécommunications au monde grâce à l’acquisition de l’opérateur téléphonique grec OTE dans le cadre des mesures de la Troïka. Telekom s’est illustré comme grand profiteur de la vague de privatisations massives lors de la crise grecque. Raison pour laquelle l’entreprise s’est déjà attirée la rage, ici comme ailleurs, devenant la cible de nombreuses attaques.
Par ailleurs, avec T-Systems, Telekom fait des affaires avec l’entreprise Starlink du techno-facho Elon Musk. T-Systems offre aux États-Unis et à d’autres pays un service permettant, avec les milliers de satellites Starlink, l’envoi de SMS dans l’espace malgré les zones blanches. Elon Musk n’est pas qu’un fasciste rutilant, c’est l’homme le plus riche du monde, qui veut avec ses projets mégalo coloniser non seulement la terre, mais aussi l’espace et la planète Mars. Dans la course pour savoir quel macho a le plus de satellites et de puissance, il est suivi de près par le boss d’Amazon, Jeff Bezos, avec son projet de satellites Project Kuiper (bientôt 3200 satellites). Ces deux entreprises ressemblent maintenant à des empires non-étatiques qui ont aussi toujours plus d’importance sur le plan militaire : ainsi Starlink ne se contente pas de soutenir l’Ukraine et Israël dans leurs attaques militaires avec des données – Musk a aussi le pouvoir d’empêcher ces mêmes attaques en ne mettant les données Starlink à disposition. Ainsi, avec leurs réseaux d’entreprises de technocrates, Musk et Bezos, ne profitent pas seulement de la guerre, ils peuvent désormais aussi en déterminer le cours.

Nous pensons qu’aujourd’hui comme hier, il est juste d’attaquer contre les collabos de l’armée. Ce qui est surprenant, ce n’est pas que des antimilitaristes attaquent des entreprises militaires, mais plutôt que toutes celles et ceux ont les guerres et les massacres en horreur n’attaquent pas des entreprises militaires. Ce qui est surprenant, ce n’est pas que des antimilitaristes veuillent saboter la guerre, mais que toutes celles et ceux qui sont contre la militarisation et le réarmement ne mettent pas la main à la pâte pour contribuer au désarmement. Ce qui est surprenant, ce n’est pas que des gens soient profondément touchés par le génocide et la guerre d’extermination à Gaza et par les déplacements forcés de populations palestiniennes de Cisjordanie, mais que la moitié du monde se soit apparemment habituée à regarder comment un gouvernement d’extrême-droite commet un génocide. Ce qui est surprenant, ce n’est pas que des personnes tentent d’arrêter ce génocide, mais que si peu de personnes tentent de réduire en cendres les maisons, entreprises, entrepôts et les infrastructures qui profitent de ce bain de sang sans pitié et le rendent possible.

Que ce soit en Palestine, au Congo, au Soudan, en Ukraine ou au Myanmar – ce sont les dominants qui profitent des guerres.

Le sabotage et la révolte sont justes, il est juste d’exiger la vie contre le militarisme et les technologies de mort, tout comme il est juste de revendiquer et de défendre l’antimilitarisme contre le nationalisme.

Il est juste de libérer la vie de tout militarisme et de la guerre, de l’État et du patriarcat.

Contre toute guerre et toute armée.

Amour & Force pour Maya en grève de la faim et pour tou-te-s les autres emprisonné-e-s dans l’affaire Budapest, pour Nanuk, Daniela, et ales anarchistes N et M.
Une accolade et des salutations enflammées vers Athènes où Marianna, Dimitra, Dimitris, Nikos et AK sont retenu-e-s prisonnier-e-s dans la taule de Korydallos.
En souvenir de lutte de Kyriakos Ximitri

Lünen (Allemagne) : Les câbles électriques d’une centrale à charbon ensanglantée brûlés

Publié le 2025-06-22 00:00:00

de.indymedia.org / vendredi 6 juin 2025

La protection du climat reste un travail manuel.

Dans la nuit du 6 juin 2025, nous avons brûlé trois câbles électriques sur le site de la centrale destructrice Trianel, à Lünen. De cette manière, nous avons perturbé le rythme de la dévastation. Dans cette centrale qui produit de l’« énergie » électrique, est brûlé du charbon ensanglanté. Non seulement la planète est ainsi réchauffée. Les relations de dépendance et de pouvoir de type colonial sont aussi maintenues.

Les énergies fossiles (et le capitalisme et le néocolonialisme et…) sont aussi merdiques aujourd’hui que hier. C’est pourquoi il est urgent, aujourd’hui comme hier et demain encore plus, de dire : « Let’s shut shit down » [arrêtons cette merde].

La peur de la répression ne doit pas nous retenir. Si les formes d’action connues depuis longtemps ne mènent plus à rien, il faut en chercher de nouvelles.

On donnera bientôt quelques conseils rapides sur les techniques que nous avons utilisés.

Berlin (Allemagne) : Feu à la production de microprocesseurs

Publié le 2025-06-22 06:20:16

[Mercredi 10 juin à Berlin, vers 3h du matin, des flammes se sont élevées à l’arrière du bâtiment de l’entreprise Micro Resist Technology, implantée dans la zone techno-industrielle de Wuhlheide. Dans le communiqué de revendication du sabotage incendiaire, on apprend que cette entreprise est notamment un sous-traitant essentiel de l’entreprise néerlandaise ASML, un des principaux fabricants européens de micro-processeurs qui alimente sans cesse le militarisme et la destruction de la planète… Voici la traduction du communiqué paru le lendemain sur de.indymedia, et signé par « des anarchistes »…]


Arrêter le cœur de la méga-machine
Feu à la production de microprocesseurs

La nuit dernière, sur le site du parc d’innovation technologique de Berlin-Wuhlheide, nous avons mis le feu à des armoires électriques, des câbles d’alimentation et un système de ventilation de l’entreprise Micro Resist Technology. En Allemagne, alors qu’on mobilise à nouveau sans complexe pour la force militaire et l’aptitude à la guerre, à coups de budget spécial et de service militaire obligatoire, nous visons avec notre sabotage le cœur de la méga-machine technologique, et touchons aussi, à travers la production de microprocesseurs, l’un des points les plus sensibles de la collaboration civile-militaire. Cette attaque est une contribution aux protestations contre la Journée nationale des vétérans, dimanche prochain [NdT : dans un contexte de réarmement massif du pays, l’Allemagne a inauguré le 15 juin sa  première «Journée des vétérans» depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, afin de rendre hommage à ses anciens combattants]. – « Feu et flammes » plutôt que « Gloire et Honneur » pour le militarisme, la soldatesque et la patrie !

De minuscules géants au croisement de la technologie et de la guerre

Le réseau de la domination capitaliste se tisse toujours plus étroitement autour de nous. Ce faisant, le progrès technologique est le moteur qui permet à la méga-machine destructrice de fonctionner et de pénétrer toujours plus profondément les aspects les plus intimes de notre existence. Des choses inertes, en matière synthétique et en métal qui, équipées de capteurs, de microphones, de lentilles, de puces électroniques, etc. se transforment au fil du temps toujours plus en prothèses pour les interactions sociales, qui remplacent les véritables relations sensibles et atrophient de plus en plus nos capacités cognitives. En même temps, les réseaux sociaux, les assistants vocaux, l’Intelligence Artificielle, les appareils dits „intelligents“, la reconnaissance faciale et encore beaucoup d’autres instruments de surveillance nous suivent à la trace, permettant à la chaîne de création de valeur capitaliste d’absorber toujours plus largement l’ensemble de nos activités. Le Big Data donne de la Big Money. L’implantation de telles technologies dans notre quotidien façonne notre être, et les calculs algorithmiques qui en résultent décident et déterminent toujours plus fréquemment notre avenir. Une fois que nous en avons pris l’habitude, ces mécanismes opèrent avec une telle omnipotence que la plupart des gens peuvent désormais à peine imaginer s’extraire de l’emprise numérique. Chez beaucoup, cette seule pensée déclenche des crises d’angoisse. Ne reste alors qu’une foule d’esclaves de la machine, dépendant.e.s, contrôlé.e.s, aliéné.e.s et la plupart du temps même pas conscient.e.s de ce rapport.

Ce n’est pourtant qu’un aspect de l’assaut technologique. Car la technologie peut et doit non seulement manipuler nos pensées et nos actions, mais elle doit aussi tuer. Presque toutes les technologies importantes sont issues de la recherche et de développements militaires, destinés à avoir l’avantage sur le champ de bataille. Non seulement face à des nations ennemies, mais aussi dans la guerre sociale contre les exploité.e.s, les personnes superflues et les précaires. De la force atomique jusqu’à internet, de la cybernétique à l’Intelligence Artificielle –notre quotidien est traversé de part en part par des objets fondamentalement issus d’une logique militaire. Dans le pire des cas, cela peut signifier que des applications qui nous accompagnent aujourd’hui de manière ludique, alimentent et entraînent les mêmes machines sur la base desquelles demain un drone dirigé par IA déterminera et anéantira sa cible. Une pratique parfois employée par l’armée israélienne, notamment avec des programmes d’IA comme « Lavender », dans sa campagne de destructions sans freins contre la population palestinienne de Gaza, et avec le soutien amical de ses complices occidentaux.
Ce qui ressemble à un épisode de film de science-fiction dystopique, est l’atroce réalité des « réalisations » technologiques regroupées sous le terme de « double usage », inhérent à la plupart des technologies. Des entreprises comme Google, Amazon, Microsoft, IBM, Siemens, Telekom ou Tesla ne sont que quelques-uns des acteurs les plus connus opérant au croisement des applications civiles et militaires. Des entreprises produisant des technologies-clés hautement spécialisées telles que les microprocesseurs/semi-conducteurs sont bien moins connues, alors que sans elles aucun des appareils techniques modernes ne fonctionnerait. Pas plus les smartphones, les ordinateurs, les voitures que les chars, les missiles guidés ou les drones de guerre.

Longtemps passé plus ou moins inaperçu, ce secteur de production attire de plus en plus l’attention de l’opinion publique mondiale, en raison des tensions géopolitiques croissantes entre la Chine et Taiwan. En effet, plus de la moitié de tous les microprocesseurs sont fabriqués à Taïwan,  et dans certains domaines de la fabrication complexe de puces haute performance, la part du groupe taïwanais TSMC dépasse les 90%. C’est que ce l’UE et les États-Unis veulent changer aussi rapidement que possible, car l’accès à des puces électroniques de haute valeur est décisif et peut décider de l’issue d’une guerre, tandis que l’économie mondiale en dépend directement. De plus, en raison du haut degré de spécialisation et de la fragilité des chaînes logistiques globales, la production est extrêmement sensible aux perturbations et aux interruptions. Pendant le Covid, cela a déjà conduit à des pénuries d’approvisionnement et par conséquent à la mise à l’arrêt de centaines d’usines dans le monde entier, notamment des fabricants automobiles. C’est pourquoi plusieurs usines de microprocesseurs sont actuellement en construction dans l’Union européenne et aux États-Unis. Mais les dépendances existent dans toutes les directions et le secteur est marqué par des mesures de sanctions réciproques et une politique de protectionnisme, raison pour laquelle on parle aussi d’une « guerre des puces ». Par exemple, certains dispositifs d’exposition pour microprocesseurs hautement performants ne peuvent être produits en ce moment que par l’entreprise néerlandaise ASML, qui a transféré une part conséquente de sa production à Berlin, ce qui fait de la ville un site important pour l’industrie des microprocesseurs. ASML, comme tous les autres producteurs de l’industrie des semi-conducteurs, dépend à son tour d’un grand nombre de sous-traitants spécialisés.
L’un d’entre eux est Micro Resist Technology, une entreprise de recherche et de high-Tech située dans le quartier berlinois de Köpenick, qui fabrique et contrôle des produits chimiques spéciaux permettant la fabrication et la production de puces électroniques. Comme cette technologie est essentielle pour des raisons de puissance économique et de force de frappe militaire, et vu que l’aptitude à la guerre semble de toute façon être la maxime de notre temps, l’industrie des microprocesseurs connaît actuellement un véritable boom en Europe. C’est pourquoi l’entreprise que nous avons attaquée passe pour être un « Hidden Champion« , ce qui veut déjà tout dire.

Cependant la production de microprocesseurs est également une catastrophe écologique à beaucoup d’égards. Pour les régions où sont installées les usines, comme partout ailleurs où sont pillées les matières premières rares nécessaires à leur fabrication. Si, comme le planifie l’UE, 20 % de toutes les puces électroniques du monde devaient être produites en Europe, les émissions de ce secteur pourraient même dépasser celles de l’industrie chimique et de la sidérurgie européennes. De plus, l’engouement actuel pour l’IA laisse présager une croissance exponentielle de la demande de puces électroniques, ce qui augmentera inévitablement le niveau de destruction de la nature dans la même proportion.

Mais beaucoup d’autres produits qui rendent le monstre technologique encore plus puissant et dont l’utilisation a des conséquences notables sur notre vie à tous, proviennent également de la maison Micro Resist. Ils sont employés dans toutes les technologies-clés possibles, telles que la technologie des microsystèmes, la micro-électronique, l’opto-électronique, la micro- et la nano-photonique, la micro-et la nano-technique, ainsi que les sciences de la vie. De plus Micro Resist travaille en ce moment en recherche et développement en coopération avec Google sur une nouvelle version de lunettes virtuelles, destinées à fournir données et informations dans le champ visuel. Là encore, il s’agit d’une technologie qui trouve son origine dans le domaine militaire et qui permet de transformer les soldat.es en cyborgs et en robots de combat infaillibles grâce à des interactions homme-machine. Reste à savoir si un nouvel essai sur le terrain visant à normaliser de tels instruments de surveillance et de contrôle dans le domaine civil échouera à nouveau en raison des arguments solides de ses opposants face aux yuppies de la technologie. Même si dans l’ensemble ces temps ne nous inspirent que peu d’espoir, il ne reste qu’à espérer.

Pour tout le reste, nous continuons à considérer le sabotage, avec sa tradition pluri-centenaire comme une réponse appropriée à la volonté guerrière, à l’assaut technologique et à la destruction de la planète.

Mettre la méga-machine à l’arrêt !
Feu et flammes au lieu de gloire et honneur pour le militarisme, la soldatesque et la patrie !
Attaquer les profiteurs de guerre – saboter la journée des vétérans !
Bonne chance et force en cavale et en détention – Liberté pour toustes !

Tas d’anarchistes M.R.M.D (micro resist – mega damage)

Le chantier du CRA de Loon-Plage commence…

Publié le 2025-06-22T15:44:51+02:00

Depuis mai 2025, sur la commune de Loon-Plage, le terrain où est prévu le futur CRA du dunkerquois est protégé par des barrières et des caméras de surveillance.

Les coordonnées GPS du terrain : 51.004, 2.207 (voir sur une carte OpenStreetMap)

À en croire les logos sur place, c’est le géant du BTP Eiffage qui a remporté le marché et qui va donc se gaver d’argent public pour construire cette prison…

Pour lire la suite et pour plus d’infos et d’actus sur l’opposition au projet de CRA dans le dunkerquois, suivez : https://dunkerqueanticra.noblogs.org/