Vive l'Anarchie - Semaine 25, 2019

Sommaire

Paris, France : Procès en appel de la lutte contre la machine à expulser – 25 juin 2019

Publié le 2019-06-25 17:37:04

Le 25 juin 2019 à Paris devant la Cour d’appel se tiendra un nouveau procès de la lutte contre la machine à expulser, suite aux visites inamicales dans les agences Air France et SNCF de mars 2010, quelques heures après la condamnation à des années de taule de dix sans-papiers accusés de l’incendie du centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes.

Le 22 juin 2018 en première instance, les juges ont distribué pour les dégradations et le refus de donner ses empreintes et son ADN, à trois compagnons et camarades, des peines de 4 mois ferme, 3 mois ferme et 2 mois ferme, plus des amendes de 1000 euros chacun. Quant aux quatre autres accusé.e.s uniquement des refus de signalétique et de prélèvement biologique, trois ont pris 1 mois de sursis plus 500 euros d’amende, la quatrième ayant pris 60 jours amende à 10 euros, plus 500 euros d’amende.

De 2006 à 2011, une lutte contre la machine à expulser a touché des centaines d’objectifs de manière variée, avec le feu comme avec le marteau ou l’acide, sans compter les balades sauvages et les discussions publiques, ou les idées (affiches, banderoles, tags, tracts) directement adressées à la rue au-delà de tout rapport virtuel. Une lutte sans sujet ni centre politique, qui proposait à chacun l’auto-organisation sans médiation et l’action directe diffuse à partir d’un angle particulier, la machine à expulser, une lutte au nom de la « liberté pour tous et toutes, avec ou sans papiers ».

Après des mois d’enquêtes menées par les petits soldats de la section anti-terroriste (SAT) de la brigade criminelle du 36 quai des Orfèvres et deux vagues de perquisitions en février et juin 2010 dans une quinzaine de domiciles, deux vastes instructions judiciaires furent ouvertes. Elles ont fini sept années plus tard par des jugements qui se raccrochent aux branches, faute d’avoir pu mettre la main sur les anonymes qui avaient mené toutes ces attaques. Après s’être largement dégonflée, la première a ainsi conduit à la condamnation en juin 2017 de trois personnes à 4 mois de prison avec sursis, pour des tags suite à une promenade nocturne («  dégradations en réunion »). La seconde a de son côté conduit aux condamnations citées plus haut (soit, en passant, des peines supérieures à celles demandées par le procureur). En cause ? Des visites inamicales rendues à l’agence Air France de Bastille et à la boutique SNCF de Belleville, qui durent rester porte close pendant plusieurs jours, ainsi qu’une pauvre vitrine d’un magasin Bouygues redécorée dans un même élan (constituant des «  dégradations ou détériorations du bien d’autrui commises en réunion »). Ces deux actions s’étaient déroulées le 17 mars 2010, quelques heures après la condamnation à des années de taule de dix sans-papiers accusés de l’incendie du centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes.

A travers le verdict du 22 juin 2018, rendu ironiquement 10 ans jour pour jour après cette même révolte destructrice du CRA de Vincennes, c’est l’ensemble de la lutte contre la machine à trier, enfermer et expulser les indésirables, ponctuée ces années-là de vagues de sabotages, que le pouvoir a souhaité viser en guise d’avertissement contre toutes celles et ceux qui continuent aujourd’hui de lutter contre elle, de Calais à Paris ou de Ouistreham à Briançon. Notamment parce que l’attaque de ces mille et un rouages reste une possibilité toujours actuelle  : contre Air France, Bouygues et la SNCF évidemment, et contre beaucoup d’autres encore comme La Poste qui a encore assumé le 1er juin dernier avoir balancé un sans-papier aux flics à Champigny-sur-Marne «  parce que c’est la loi  ». Sans oublier que des sans-papiers continuent aussi de se révolter à l’intérieur des centres de rétention, comme à Rennes le 10 mai où leur rage incendiaire a réduit de moitié les capacités d’enfermement du lieu.

Mais si l’État n’a pas oublié de boucler sa petite vengeance contre les sept camarades et compagnon.ne.s, y compris de longues années après, c’est aussi pour une petite raison supplémentaire : frapper une manière de lutter et de s’auto-organiser de façon autonome au sein de la guerre sociale. Une manière sans partis, syndicats ni journaflics où l’on se met en jeu à la première personne pour agir directement contre tout ce qui nous opprime, des frontières à l’enfermement, du contrôle social aux guerres technologiques, de l’exploitation à la domination, une manière sans médiation pour en finir avec le vieux monde de l’autorité.
Pour ne donner que quelques exemples, alors que les fins limiers de l’anti-terrorisme ne sont jamais parvenus à identifier les joyeux saccageurs d’Air France et de la SNCF, le tribunal a fourgué 2 mois ferme à un compagnon qui dans l’après-midi est filoché par des policiers de la SAT qui le voient acheter de la colle dans le 18e arrondissement puis le perdent, colle dont la composition chimique au néoprène – la plus courante qui soit – serait la même que celle utilisée pour l’agence Air France du 11e arrondissement. C’est bidon, mais cela suffit à ces larbins pour distribuer des peines de ferme. Car pour tous les accusé.e.s, le fait «  d’avoir des centres d’intérêts en rapport avec les mobiles des infractions commises », soit plus prosaïquement d’avoir à la maison des livres, des brochures et des affiches subversives ou d’être présent à des rassemblements en solidarité avec les inculpés de l’incendie du centre de rétention de Vincennes, suffit à justifier pour les charognes en toge l’existence «  d’indices graves ou concordants rendant vraisemblable qu’il/elle ait commis des dégradations en réunion, outre l’existence de raisons plausibles de soupçonner qu’il/elle avait commis une infraction ». Misère de la démocratie totalitaire qui justifie a posteriori à travers du papier saisi en perquisition des peines qui vont jusqu’à 2 mois de prison ferme en jours-amende pour les seuls refus d’ADN et de signalétique, en l’absence de toute autre accusation concernant un fait spécifique.

Les grosses ficelles ont donc été comme souvent de sortie ce 22 juin 2018, ce qui n’est pas une surprise contre des accusé.e.s dont le profil ou le casier correspondent à leur non-collaboration depuis le début de cette affaire : celui d’individus rétifs à la loi. Rien de nouveau sous les fourches caudines de la justice, dont l’objectif est d’effrayer et de punir quiconque s’oppose ou fait obstacle à la marche radieuse de l’ordre social et de la paix des marchés. Qui plus est quand on refuse obstinément de se confesser aux flics, de s’auto-ficher dans leurs poulaillers ou de renier ses idées anti-autoritaires devant les tribunaux. Qui plus est quand on ne se reconnaît pas dans les catégories d’innocent et de coupable, mais qu’on défend l’idée d’une liberté en acte contre le pouvoir.

Les sept camarades et compagnon.ne.s ont fait appel du jugement du 22 juin 2018 prononcé par la 16e chambre du tribunal correctionnel. Après une première audience relais le 2 novembre 2018, le procès en appel se tiendra mardi 25 juin 2019 à 9h, chambre 11 pôle 4, à l’ancien tribunal (métro Cité).

Chacun peut d’ores et déjà exprimer sa solidarité de la manière qu’il trouvera la plus adéquate ! De la Méditerranée devenue un gigantesque cimetière marin à la mise en camps des migrants qui forcent les frontières terrestres, de la construction de dizaines de nouvelles prisons aux technologies de contrôle de la ville-carcérale et à l’extension des frontières intérieures, saboter la machine à expulser et à enfermer est bien le moins que l’on puisse faire.

Liberté pour toutes et tous, avec ou sans papiers !

Des ennemis de toutes les frontières

[Publié sur indymedia nantes, 24.06.2019]

Allemagne : Quelques brèves de juin 2019

Publié le 2019-06-25 17:37:06

Dortmund, 17 juin 2019 : feu à la municipalité !

Dans la nuit du 16 au 17 juin, plusieurs véhicules de la mairie de Dortmund ont été réduits en cendres au nord de la ville. Dans la cour d’un atelier municipal, trois camionnettes et deux voitures ont brûlé.

Pour la police, ça ne fait aucun doute: il s’agit bien d’un incendie volontaire. D’après la presse, deux hommes sont activement recherchés par les flics. En espérant que les larbins armés des riches et de l’Etat ne leur mettront jamais leurs sales pattes dessus. 


Cologne, 17 juin 2019 : des flammes pour les bagnoles des bourges

Dans la nuit de dimanche à lundi 17 juin, les flammes se sont déclarées sur un parking de l’enseigne de bagnoles de luxe ‘Porsche’ de Ehrenfeld à Cologne: quatre voitures de type Porsche-Cayenne (550 PS , à près de 180.000 euros chacune) flambant neuves sont partis en fumée.  L’attaque incendiaire a été revendiquée à travers un communiqué.


Francfort, 15 juin 2019 : le collabo de l’enfermement SPIE se fait détruire une bagnole

Comme le dit le communiqué publié sur internet, les pneus du véhicule utilitaire de l’entreprise ont été crevés, la carrosserie et le pare-brise détruits.

Par contre, le communiqué fait erreur en affirmant que SPIE appartient à la multinationale Vinci. Même si les couleurs de leur logo sont semblables, SPIE n’a rien à voir avec Vinci. Anciennenment appelée « Société parisienne pour l’industrie électrique (SPIE) », elle est active à l’heure actuelle dans les réseaux de (télé-)communications, le nucléaire et les autres énergies utiles à ce monde. Elle est spécialisée entre autres dans l’installation de caméras de surveillance et s’implique dans le fonctionnement des centres de rétention et des prisons. En 2003, elle scissionne de Spie Batignolles, qui était jusqu’alors sa branche construction. Pour rappel, Spie Batignolles construit des prisons, comme par exemple celle de Valence (Drôme) il y a peu. 


Brême, 30 mai 2019 : des flammes pour le célèbre spéculateur du logement VONOVIA !

Dans la nuit du 30 mai 2019, un véhicule de Vonovia, célèbre société immobiilère connu pour sa chasse aux pauvres, est incendié dans la Schulze-Delitzsch-Straße (Walle) à Brême.

« Contre la ville des riches !
Attaquons les acteurs de la gentrification ! »,
conclut le communiqué de revendication.

[Repris du blog chronik.blackblogs.org]

Egletons (Corrèze) : Incendie sur le chantier des serres industrielles

Publié le 2019-06-25 17:37:14

extrait de France3 / dimanche 23 juin 2019

Le sinistre s’est déclaré sur le site où doit être construit un vaste complexe de serres à tomates qui fait polémique depuis plusieurs mois. Aucun blessé n’est à déplorer mais neuf engins de chantier appartenant à trois sociétés de travaux publics corréziennes ont été détruits par l’incendie. […] Ce projet de construction de serres à tomates de 7 millions d’€ sur 8ha couplé à l’incinérateur de déchets de Rosiers d’Egletons fait polémique depuis plusieurs mois. […]


La Montagne / dimanche 23 juin 2019

C’est le gardien de l’incinérateur voisin, ce même incinérateur qui devra chauffer les 8 hectares de serres à tomates de type cathédrale, dont la mise en fonction est prévue pour fin 2019, qui a donné l’alerte. Aux alentours de 5 heures, ce dimanche matin, il a remarqué une lueur suspecte au niveau des engins de terrassement stationnés sur ce chantier de 11 millions d’euros en cours sur la commune de Rosiers d’Egletons. Cette lueur n’était autre que celle d’un incendie, vraisemblablement criminel, d’après les premières constatations opérées par les gendarmes de la COB d’Egletons et de la BR de Tulle.
Les engins étaient stationnés sur deux rangées, face à face, espacés de plusieurs mètres. Le feu ne s’est pas transmis d’un véhicule à l’autres, mais s’est déclaré dans chaque engin.
Dix engins, dont un bulldozer, ont été endommagés par les flammes. Ces engins appartiendraient à trois sous-traitants d’Eurovia, dont deux sont corréziens et un cantalien.

Prison de la Santé : Il monte sur le toit pour protester contre sa double peine

Publié le 2019-06-25 17:37:17

BFMTV / lundi 24 juin 2019

Un détenu de la prison de la Santé a réussi à monter sur les toits de l’établissement pénitentiaire parisien ce lundi en milieu de matinée, a appris BFMTV. Il est redescendu de lui-même par l’échelle déployée par les équipes régionale d’intervention et de sécurisation, peu avant 13 heures. L’homme, de nationalité marocaine, était libérable mercredi. Selon nos informations, il protestait contre son expulsion programmée dans la foulée. Le détenu a été placé en quartier disciplinaire.

Pour éviter tout accident, le temps de promenade a été écourté. Les entrées et les sorties de la prison ont été bloquées. Un périmètre de sécurité avait également été déployé dans le quartier avec le renfort des effectifs policiers locaux

Besançon, France : Une poubelle jaune s’est immolée, quelques heures avant l’été – 16 juin 2019

Publié le 2019-06-25 20:36:08

Appel aux poubelles jaunes
pour un été 2019 enflammé !

Le 16 de ce mois, comme chaque dimanche soir,
j’étais de sortie, le bac bien rempli
de tout un tas de déchets de ce monde de merde
(éco-responsable qu’ils disent).

Inspirée par d’autres jaunes révoltés
et dans une ultime tentative de me libérer,
je me suis collée à un engin de chantier d’un futur écoquartier
juste avant de m’immoler.

J’ai mis un peu de temps avant de m’embraser,
certainement à cause des fortes pluies des dernières heures,
mais quelques combustibles supplémentaires ont fait mon bonheur.

J’ai fini par m’embraser et à causer des dégâts à une machine d’une petite entreprise locale, engagée dans le mégaprojet d’écoquartier « Vauban ».

L’été est là. plein de mes consoeurs n’attendent que ça, de se faire allumer le bac.
et des fois elles ont besoin d’un petit coup de main.

Ca demande pas grand chose, surtout quand il fait sec et chaud,
un simple mouchoir suffit à passer une soirée enflammée.

A la guerre sociale j’ai voulu contribuer,
contre les riches et l’Etat j’étais déterminée.

Pole emploi, mairies, banques, préfs, commicos, écoquartiers …
Il y a tant de choses à cramer sur notre chemin vers la liberté !

#jesuispoubellejaune

[Publié sur indymedia nantes, 23.06.2019]

Yerres (Essonne), France : Sabotage sur la ligne D du RER – 24 juin 2019

Publié le 2019-06-25 20:36:08

Certain.e.s commence.nt la semaine tôt, certainement pas pour aller turbiner, mais plutôt pour mettre leur grain de sable dans le rouage de l’exploitation et du travail.

A l’aube de ce lundi 24 juin, un acte de sabotage a eu lieu en gare de Yerres, ce qui a engendré une interruption totale du trafic sur le RER D sur la branche Val d’Yerres.
Actu Essonne, le journal local qui relate l’info, dit ne pas en savoir davantage sur l’acte de sabotage qui est venu couper le réseau RER sur la ligne D entre Melun et Villeneuve-Saint-Georges, dans les deux sens.

La reprise du trafic serait prévue pour 10h. A moins que la réparation de cette mystérieuse panne soit plus compliquée que prévue…

Italie : Des nouvelles de quelques anarchistes en prison

Publié le 2019-06-25 20:36:13

Round Robin / lundi 24 juin 2019

Beppe a été transféré à la prison d’Alessandria.

Natascia est en grève de la faim depuis qu’elle était emprisonnée à Roma-Rebibbia. Le 19 juin, elle a été transférée à L’Aquila.

Marco [emprisonné à Alessandria pour l’opération Scripta Manent; NdAtt.], en grève de la faim depuis le 31 main, va bien. Il a perdu beaucoup de poids, mais là sa situation est stable et il se sent décidément mieux. Depuis une semaine, il prend du sucre. Il est déterminé à poursuivre la grève de la faim.

Vendredi 21 juin, Ghespe, après presque deux ans de prison, a eu l’assignation à résidence, avec toutes les restrictions. Il peut voir quelqu’un trois fois par semaine, pendant une heure, quand on lui apporte ses courses.

Giova et Paska sont assignés à résidence depuis le 13 juin.

Dans la prison de Ferrara, Alfredo, en grève de la faim depuis le 29 mai, a (au 18 juin) déjà perdu 15 kilos, mais il dit qu’il va assez bien et qu’il a commencé a prendre du sucre. Il réaffirme qu’il n’arrêtera pas sa grève de la faim jusqu’à quand les deux compagnonnes enfermées à L’Aquila n’arrêterons pas. Stecco, lui aussi en grève de la faim depuis le 29 mai, l’a interrompu le 17 juin, parce qu’il a perdu trop de poids.

*****

Pour leur écrire :

Robert Firozpoor
Marco Bisesti
Casa Circondariale San Michele
Strada Casale, 50/A
15121 – Alessandria (Italie)

Natascia Savio
Silvia Ruggeri
Anna Beniamino

Via Amiternina, 3
Località Costarelle di Preturo
67100 – L’Aquila (Italie)

Alfredo Cospito
Luca Dolce
(et aussi Nicola Gai et Alessandro Mercogliano)
Casa Circondariale
Via Arginone, 327
44122 – Ferrara (Italie)

*****

Quelques signes de soutien, à travers le monde

Berlin (Allemagne) :

*****

Brisbane (Australia) :

Berlin (Allemagne) : Solidarité avec les anarchistes arrêté.e.s à Thessalonique

Publié le 2019-06-25 20:36:15

Indymedia Deutschland/ lundi 24 juin 2019

Depuis le désert urbain de la « zone dangereuse » de Friederichshain, nous envoyons un signal de notre solidarité à Giannis Dimitrakis, Kostas Sakkas et Dimitra Syrianou. Au matin de lundi 24 juin, on a érigé une barricade enflammée sur Weidenweg (une rue proche de Rigaerstrasse et Liebigtrasse), avec une banderole fixée devant. On a attendu avec des pierres, pour donner la bienvenue à la première voiture de police qui passait, mais ils ont eu besoin de beaucoup de temps pour amasser des forces importantes afin d’accéder au secteur de Rigaerstrasse, et on a disparu en toute sécurité.

« Depuis les geôles du quartier général de la police de Thessalonique, nous envoyons nos salutations fraternelles à nos compas qui, encore une fois, se sont montré.e.s solidaires lors de nos nouvelles aventures sous le couperet policier-judiciaire. »

« La désagréable tentative de charger les compas arrêté.e.s de « terrorisme » a à faire avec le besoin urgent des autorités qui ont mené l’enquête de cueillir les lauriers d’un grand succès, et, d’une autre part, prépare le terrain pour un traitement de vengeance à l’encontre des compas. En effet, l' »accueil » qui leur a été réservé dans les locaux du GADA [le quartier général de la police d’Athènes; NdAtt.], en plus de l’absence de l’hygiène la plus élémentaire (il y avait des cafards et autres insectes) a été accompagné par la tentative de les isoler, de les fatiguer physiquement et psychologiquement, les faisant attendre debout pendant plus de 12 heures, avec une capuche sur la tête et avec l’interdiction de parler entre eux/elle, étant placé.e.s dans des cellules différentes. » [source]

Le feu anarchiste solidaire traverse les frontières et les divergences idéologiques, nos feux visent à détruire le monde de l’oppression.
Force aux combattant.e.s non repenti.e.s dans les prisons grecques – liberté pour tou.te.s les prisonnier.e.s !

Des anarchistes

Valence, Drôme:15 conteneurs se sont immolés au milieu des rues de Fontbarlettes le 23 juin

Publié le 2019-06-25 20:36:25

Poubelles incendiées, policiers caillassé.Dans la nuit du dimanche 23 au 24 juin, de nombreuses poubelles ont été incendiés et déposés au milieu des rues du quartier fontbarlettes, à valence. Au total une quinzaine de conteneurs ont brûle. Lors de l’intervention, les policiers valentinois ont été visés par des projectiles. La bataille s’est terminée à 2 du matin. Il n’y a pas eu d’interpellation.la  trouvé presse du 25 juin


Résultat de recherche d'images pour "l'état nous observe contre la video surveillance"

Dans les collèges de valence et de Montélimar…. la région Auvergne-Rhône-Alpes a financé des cameras video surveillance..  C’est insupportable de voir des militants  sur un blog citoyens(un média libre ouvert à toutes et à tous !)capture du texte dans le compte rendu de la soirée du 23 juin: »Un gendarme a porté plainte contre elle pour ‘coups de pieds’, ce qui n’est absolument pas vrai. Elle demande à ce que les caméras soient visionnées. » on conclue donc  qu’elle  demande les images des cameras vidéo surveillance pour lutter pour leur valeur l’innocentisme. Alors qu’on lutte contre la présence des caméras qui nous observent  et même dans les collèges ..

on a déjà publié ce texte reçu dans les mails du laboratoire anarchiste à propos« Défense collective » ? – Mais quelle « défense » et quelle « collective » ?ici

Même si on n’ y étais pas au rond point sud, on ne se dissocie pas avec la personne   qui est apparemment convoqué à la gendarmerie de Crest à 8h30 le 27/06.

Leipzig (Allemagne) : Un engin de chantier d’Eurovia-Vinci incendié en solidarité avec Anna et Silvia

Publié le 2019-06-26 20:07:04

325 / mardi 25 juin 2019

Nous haïssons les prisons; beaucoup de nos compas y sont enfermé.e.s, quelques un.e.s y sont torturé.e.s et les prisons sont le cœur de l’ordre établi. Vinci construit des prisons, cet engin leur appartient, du coup on a voulu l’incendier. Du coup, le processus de pensée qui a porté à la destruction d’un engin de chantier routier le 24 juin a été assez simple.

On peut aussi présenter cela d’une façon légèrement différente : nous vivons dans un monde où c’est trop compliqué de pouvoir dire clairement qu’est ce qui est connecté à quoi. Du coup, des gens qui réparent une route se trouvent à travailler pour une filiale de l’empire de Vinci, une des plus grandes entreprises de construction du monde. Ces personnes n’ont rien à voir avec des prisons. L’engin de chantier routier n’a probablement jamais été utilisé pour construire des prisons. Si une entreprise gigantesque fait des choses odieuses d’un côté, est-ce que cela c’est assez pour frapper toute autre partie de cette entreprise ? Pourquoi incendier ce véhicule précis, au lieu d’aller sur le site d’une prison et attaquer là bas ?

L’ordre établi nous dirige chaque jour, à l’école, au travail, en tant que citoyen.ne.s, nous soumet à des stéréotypes de genre et ainsi de suite. Il est très créatif et ouvert d’esprit dans le choix de ses moyens. Cette attaque étatique contre l’humanité est permanente. Par conséquent, l’État et ses sbires méritent d’être attaqués tout le temps et de plusieurs façons. La complexité du pouvoir et le fait qu’il se dissimule ne nous empêchent de contre-attaquer quand et où cela nous convient.

Force aux anarchistes Anna et Silvia, qui sont en grève de la faim dans la prison de L’Aquila pour en finir avec l’isolement dans le régime 41bis.

Liberté pour tout.te.s les prisonnier.e.s !

Romans-sur-Isère (Drôme) : Vous avez dit citoyenne ?

Publié le 2019-06-27 11:13:06

France Bleu / mercredi 26 juin 2019

Un incendie s’est déclaré dans la nuit de mardi à mercredi, à la maison citoyenne Noël-Guichard située dans la quartier de la Monnaie à Romans-sur-Isère (Drôme). La piste criminelle est privilégiée. Trois départs de feu ont été relevés à l’intérieur du bâtiment : dans un bureau, dans une salle de jeux et dans la partie bibliothèque. Les pompiers ont rapidement maîtrisé le sinistre mais les dégâts sont importants.

Most (République Tchèque) : Procès pour l’affaire Fenix 2

Publié le 2019-06-27 11:14:05

Antifenix/ mardi 25 juin 2019

Le 1er et le 3 juillet aura lieu le procès contre quatre anarchistes et un.e militant.e écologiste, inculpé.e.s dans l’opération Fenix 2. Ça se passer au tribunal du district de Most, à 8h30. Venez les soutenir au tribunal ou avec toute action solidaire. Faites-leu savoir que vous n’êtes pas indifférent.e.s à ce qui peut leur arriver, comme vous n’êtes pas indiffèrent.e.s à la liberté de nous tout.te.s. Toute forme de soutien est la bienvenue !

Samer (Pas-de-Calais) : Il saisit sa chance, mais après les gendarmes se vengent

Publié le 2019-06-27 12:45:11

La Semaine dans le Boulonnais / mercredi 19 juin 2019

Tout au long de l’audience, c’est un jeune homme les bras croisés, qui lâche des sourires et fait « non » de la tête. Il sous-entend que ce n’est pas de sa faute, que les gendarmes « le surveillaient mal ». « Les infractions sont parfaitement caractérisées, et je suis consternée d’entendre qu’on est là pour des faits qui seraient faux », lâche la substitut du procureur. H. R. ne peut le nier : il s’est bel et bien évadé des locaux de la gendarmerie de Samer, où il avait été placé en garde à vue, le 8 juin.

Même si, à ses yeux, cela ne ressemblait pas à une évasion. « Les gendarmes étaient au fond du garage » quand ils l’ont laissé sortir pour fumer, et la porte de l’autre côté ouverte… Il n’a pas hésité et a saisi sa chance. « Sans arrière-pensée, sans réfléchir », avance son avocate. Il nie les menaces de mort.
Mais la fuite ne marque pas la fin de l’histoire. Après avoir enjambé le grillage – en le dégradant du même coup –, le jeune homme de 22 ans se dissimule non loin du bassin de rétention. Il est rapidement retrouvé par un gendarme, qui tente de le menotter. Les insultes s’enchaînent alors, jusqu’à une menace de mort, « je vais te crever dans la rue », que le prévenu nie en bloc. « J’étais allongé au sol, ventre à terre, donc je ne pouvais pas donner mes mains. Il m’a mis un coup, donc je l’ai insulté, mais je ne l’ai pas menacé de mort, se défend-il. Je ne le connais même pas, je ne sais pas où il habite. »
Son attitude ne semble pas convaincre. Les 14 condamnations à son actif non plus. Son avocate réclame d’ailleurs un suivi psychologique et une peine ferme en guise de « leçon ».
H. R. a été reconnu coupable de tous les faits qui lui étaient reprochés (évasion, outrage, menace de mort, rébellion et dégradation d’un bien public) et condamné à trois mois ferme pour l’évasion, et un an et neuf mois de sursis pour les autres faits.

Italie – opération Prometeo : Sur la situation des compas emprisonné.e.s

Publié le 2019-06-27 14:13:06

Insuscettibile di ravvedimento / mardi 25 juin 2019

Après leur arrestation le 21 mai, suite à l’opération répressive « Prometeo« , Robert et Beppe ont été enfermés dans la prison d’Opera (près de Milan), jusqu’au 21 juin. Natascia a été arrêtée et emprisonnée en France.

Dans la prison de haute sécurité d’Opera, Robert et Beppe ont passé un mois entier en isolement, dans la section 41bis, étant donné que dans cette taule il n’y a pas de section AS2. Ils avaient une seule heure de « socialité » par jours, pendant laquelle ils pouvaient se voir; le reste de la journée les portes blindées de leurs cellules respectives restaient fermées. L' »illégalité » de l’application du régime 41bis aux deux compagnons a été signalée au juge, au Procureur et au Garant des droits des détenus, d’autant plus que je juge n’avait pas demandé l’isolement, mais pendant un mois rien n’a changé.

Samedi 25 mai, ils ont entendu (et apprécié) un rassemblent solidaire devant la prison.

On leur a autorisé les parloirs; ils reçoivent lettres et livres, bien qu’avec beaucoup de retard ; ils ont reçu l’argent envoyé et les colis avec fringues et nourriture, même si quelques trucs n’ont pas pu passer, de façon aléatoire (à ce qu’il parait, le riz en blanc cuisiné et les livres avec des paysages de montagne ne peuvent pas passer). Beppe a été harcelé à plusieurs reprises par le matons, avec des insultes homophobes, l’interdiction d’aller aux douches pendant trois jours; à deux reprises au moins on ne lui a pas servi de repas et après un parloir il a été laissé seul pendant au moins deux heures dans une petite pièce, avant d’être ramené dans sa cellule.

Dans les jours autour du 13 juin, Natascia a été extradée en Italie, vers la prison de Rebibbia. Les compagnonnes lui ont envoyé de l’argent et des produits de première nécessité; elle était en cellule avec une autre prisonnière et, après avoir protesté, elle a réussi à obtenir que la porte blindée de la cellule reste ouverte pendant la journée. Ensuite elle a été interrogée pour la première fois par le juge et elle a pu parler avec son avocat; cela après l’épisode malheureux du commis d’office qui lui avait été assigné en France [ce commis d’office, en plus de s’en ficher de son cas, avait refusé de donner des nouvelles à ses proches et aussi à son avocat de Turin; NdAtt.]. Natascia a demandé des infos sur les compas en grève de la faim, une revue de presse sur l’opération Prometeo et quelques livres. Quelques jours après, elle aussi a commencé à participer à la grève de la faim commencée le 29 mai à la prison de L’Aquila par Anna et Silvia. Autour du 21 juin, elle a été transférée à L’Aquila.

Le 19 juin, Robert et Beppe sont passés devant le Juge des libertés et de la détention et le vendredi 21 juin ils ont pu voir leur avocate. Le lendemain est arrivé la nouvelle du transfert de Beppe à Alessandria, lundi celle du transfert de Robert à Terni. Le 24 juin est arrivée la réponse du JLD, qui confirme la détention préventive.

Tou.te.s les trois ont le courrier censuré pour ce qui concerne les « contenus politiques ».

Nous réaffirmons notre solidarité et nous invitons tou.te.s les complices et solidaires à continuer à l’exprimer, aussi par l’envoi de télégrammes, lettres et livres, ce qui aide nos compas à garder le moral.

Liberté pour Robert, Natascia et Beppe!
Aucun pas en arrière, aucun regret.

 

Les adresses pour leur écrire sont :

Natascia Savio
C. C. de L’Aquila
Via Amiternina, 3
Località Costarelle di Preturo
67100 – L’Aquila (Italie)

Robert Firozpoor
C. C. di Terni
Via delle Campore 32
05100 – Terni (Italie)

Giuseppe Bruna
C. C. di Alessandria “San Michele”
Strada statale per Casale 50/A
15121 – Alessandria (Italie)

Révolte au centre de rétention de Mesnil-Amelot : un bâtiment incendié !

Publié le 2019-06-27 15:44:06

Les révoltes dans les centres de rétentions continuent ! Il y a plusieurs semaines les prisons pour étranger·ère·s de Oissel puis de Rennes étaient en partie détruites par des révoltes de prisonniers. En fin de semaine dernière c’est au CRA 2 du Mesnil-Amelot qu’une autre révolte a eu lieu. Résultat : tout le bâtiment 9 du CRA2 a brûlé.



Depuis la préfecture s’active pour mettre en place la répression : déportation violente le lendemain matin de l’incendie, transferts dans d’autres centres de rétentions, GAV, menace de procès.
Samedi dernier, dans plusieurs villes en France (Sète, Marseille, Rennes, Toulouse et Paris) avaient lieu plusieurs rassemblements contre les centres de rétentions et en soutien aux prisonniers de Rennes incarcérés, accusés d’avoir été à l’origine de l’incendie qui a détruit la moitié du centre.

On relaye ici la parole de prisonniers du Mesnil et/ou transférés suite à l’incendie :

« C’était le soir vers vingt-trois heures à minuit. Tout le monde l’a vu. Ils ont été dans la salle de télé, ils ont mis des draps et des matelas. Certains ont voulu l’empêcher. Mais ils voulaient pas les écouter. Après on s’est éloigné et ça a pris feu. Plus tard les pompiers sont venus. Hier j’ai été placé en GAV, j’ai fait 3 ou 4h. Après ils m’ont transféré dans un autre centre. »

« Je vais te dire pourquoi ils ont fait ça. C’est parce qu’y a des civils qui parlent toujours mal, qui nous frappent. Des fois, ils viennent tôt le matin ils nous virent du bâtiment jusqu’à midi. Ils disent c’est pour le nettoyage, mais après ça pue les toilettes partout… C’est le bordel, faut y être pour y croire ! La nourriture… La nourriture… Chaque jour c’est du poisson. Y a un jour, il était périmé le poisson. Même l’eau ici elle est dégueulasse. Elle est pas fraîche même avec le soleil. Des fois, on est dehors ils viennent avec la voiture devant les grillages et ils allument les phares. Pour le petit déjeuner, tu te réveilles pas à 7h t’as le droit à rien.

Pour l’infirmerie, et la Cimade, des fois t’attends des heures au soleil. C’est pour ça qu’ils l’ont fait ! T’attends des heures au soleil et là on te dit “Bah non c’est fermé.”

Y en a eu un transféré au bled, 3 transférés dans des autres centres, 1 ou 2 autres transférés dans le CRA 3 (parce qu’ici y a deux centres, tu vois). »

« Avant cette révolte y avait eu d’autres luttes. Y en a eu une pendant une semaine, pendant le ramadan. Surtout chez les Marocains et les Algériens. Une semaine c’était chaud ! On voyait même pas le médecin, parce qu’ici c’est des policiers pas des médecins.

Mais cette grève, ça a servi à rien. Les policiers ils étaient plus violents, et c’était chaud pour rien. Ils ont rien lâché en face, même pas sur la propreté des toilettes. Puis, après l’incendie, ils ont dispatché tout le bloc.

Y a même des Palestiniens et des Libanais ici. Alors qu’y a la guerre là-bas, c’est chaud non ?

C’est la suite de la colonisation. Après ils parlent droit de l’homme…

Y a eu une famille et des enfants. Les parents étaient handicapés. Ils les ont libérés, mais bon quand même ils les ont enfermés dans un centre ! Pourquoi ? Parce qu’ils n’avaient pas les bons papiers. »

« Moi, après l’incendie ils m’ont amené à l’hôpital… À cause de la fumée, tu vois, quand tu respires la fumée c’est chaud. Au bout de 3 jours, ils m’ont ramené au centre… »

Pour nous contacter pour soutenir la lutte à l’extérieur : anticra@riseup.net

Plus d’infos sur ces prisons : abaslescra.noblogs.org et crametoncralyon.noblogs.org

Hamilton (Canada) : Cedar à nouveau incarcéré-e, et en grève de la faim

Publié le 2019-06-27 18:41:04

[MAJ Cedar a depuis été libéré-e]

Le 15 juin dernier se tenait la Pride d’Hamilton, dans le territoire contrôlé par l’Etat canadien. La déambulation a été attaquée par des nationalistes et des homophobes (un site parle aussi de Gilets Jaunes), tabassant notamment une personne avec un casque. La police a regardé, mais malheureusement pour tout ce beau monde, un groupe de queers a contre attaqué et a riposté par la force. La mairie a soutenu la police, qui a tranquillement accompagné les nationalistes et autres réacs à sortir du parc où se tenait la déambulation, et Le Pride Committee s’est fenu d’un communiqué attribuant cette victoire à la coopération avec les flics. Tout allait bien dans le meilleur des mondes progressistes.

Samedi dernier (22 juin), Cedar a été une nouvelle fois arrêté-e (après l’affaire de l’émeute de Locke Street), accusé-e d’avoir violé les termes de sa liberté conditionnelle, d’avoir été présent-e à la manif et de s’être battu avec les homophobes. Le soir même, une centaine de personnes se sont rassemblées devant le comico, qui a été harcelé par téléphone toute la nuit pour exiger la libération de Cedar.

Pourtant, Cedar n’était pas présent-e à la Pride. Il est resté-e chez ellelui pour accueillir des personnes rentrées de la Pride en sang, choquées… tout en affirmant que les flics n’avait rien à faire à la Pride, comme le voulaient certain-es de ces organisateurs-trices. La presse nationale a évidemment sorti très rapidement la version policière.
Cedar pourrait passer des semaines en prison. Ille a commencé une grève de la faim depuis son arrestation. Les ami-es qui le soutiennent que préciser qu’ille n’était pas à la Pride ne signifie pas une stratégie innocentiste, et en aucun cas que les queers qui ont contre-attaquer face aux homophobes devraient être puni-es, il s’agit simplement de contrer la version des flics, sans rentrer dans le couple infernal « coupable-innocent-e ».  La police a quant à elle annoncé qu’elle allait continuer ses recherches pour arrêter d’autres individu-es ayant riposé aux réacs.

Liberté pour Cedar, Liberté pour toutes et tous.

(résumé depuis cette info : https://anarchistnews.org/content/guilt-innocence-response-arrests-following-hamilton-pride)

Repris de nantes.indymedia.org


Un peu plus de détail sur la jurnée ici :

Hamilton (Canada) : Sur l’irruption homophobe à la Pride, la réponse et la répression

Italie : Mise à jour sur les prisonniers en grève de la faim (MAJ)

Publié le 2019-06-27 19:57:06

Hier, le 24/06/2019, le prisonnier anarchiste Alfredo Cospito, en grève de la faim à la prison de Ferrare, depuis le 29 mai en solidarité avec ses compagnonnes Anna et Silvia, a mis fin à la grève.

Et toujours hier, 24/06/2019, on apprend qu’on ont été reconfirmés les mesures préventives de Robert et Giuseppe [également incarcérés sous le régime du 41bis (voir plus bas), dans le cadre de l’opération Prometeo, ndt], et qu’ils ont été respectivement transférés à la prison de Terni et d’Alexandrie.

D’autres mises à jour suivront.

Depuis anarhija.info


Quelques infos de plus sur la situation des prisonniè.res :

Italie – opération Prometeo : Sur la situation des compas emprisonné.e.s

et sur les conditions de vie dans la prison de l’Aquila : https://paris-luttes.info/home/chroot_ml/ml-paris/ml-paris/public_html/IMG/pdf/conditions_de_vie_a_l_aquila.pdf


Quelques nouvelles :

Italie : Des nouvelles des anarchistes en grève de la faim

Solidarité avec les défenseur.es de fiérté, liberté pour Cedar!

Publié le 2019-06-28 06:39:05
Juin 272019
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Le 15 juin 2019, un festival de Fierté de la communauté queer et transgenre de Hamilton, « Ontario » a été attaqué par un groupe de homophobes de l’extrême droite, de fondamentalistes chrétiens et de néo-nazis. Comme ils ont fait en 2018, ils sont arrivés avec de grandes pancartes et des bannières homophobes, commençant immédiatement de lancer des insults et des injures. Ils ont agressivement harcelé les individus au festival Fierté, faisant des blagues sur le viol et menançant la violence physique. Afin de bloquer ces bigots et de protéger la communauté, une grande bannière noire a été érigiée par quelques queers. Les homophobes n’ont pas aimé ça, et ils ont attaqué ces personnes. Ils ont commencé une bagarre, mais les personnes gaies, trans, et antifascistes qui ont refusé de permettre la présence de ces cons ont fièrement riposté. Certain.e.s ami.e.s ont été blessé.e.s et ont eu besoin des premiers soins. La police de Hamilton n’a rien fait pendant le conflit d’une heure et ils se sont presentés quand il n’y avait plus rien à faire. Les homophobes ont accueilli l’escort policière pour quitter le parc. Malheureusement, ils ont harcelé et chassé d’autres queers dans le quartier plus tard dans la journée et la semaine après ils ont attaqué d’autres gens à Fierté Toronto.

Après ces événements, la police de Hamilton ont senti menacée – les communautés qui se sentent autonomisées et capables d’utiliser de la force pour se défendre affaiblit l’autorité de la police. Par conséquent, les policiers ont focalisé toute leur énergie sur la poursuite de certaines personnes queers, trans et anarchistes de la ville, les harcelant toute cette semaine comme punition. Samedi le 22 juin la police a mis en prison Cedar, un.e ami.e qui n’a pas été au festival, mais qui la police veut cibler parce que Cedar a publiquement critiqué leurs actions. Ille a été en grève de la faim pendant 5 jours afin de protester contre cette mesure vengeresse et ille reste présentement encore en prison. Il se peut qu’il aille prendre des semaines avant que Cedar puisse avoir une audience de libération conditionnelle. Plus tard dans la semaine deux autres ami.e.s ont été arrêté.e.s et accusé.e.s de bris de probation basé sur un soupçon d’avoir été au festival. Aucun de ces homophobes n’avait été initialement accusé par la police ou appréhendé à l’événement, malgré la circulation majeure de leurs visages, leurs noms et des vidéos de leurs actions violentes, jusqu’à hier quand la pression publique a obligé la police à charger Chistopher Vanderweide avec aggression armée. Nous opposons au système carcérel et colonial de l’État, mais la repression unilatérale dirigée premièrement vers ceux et celles que la police soupçonnent d’être les défendeurs de Fierté est revelateur une fois encore de leur position et leur objectif : proteger les personnes racistes, homophobes et misogynes.

Le concept de « queer » peut comprendre notre sexualité ou notre genre, mais pour nous il veut dire beaucoup plus que ça. Il est une territoire de tension qu’il faut défendre. On est en solidarité avec Cedar et les personnes accussées en connection avec cet événement, aussi bien que toute personne gaie ou trans qui est en prison pour une contre-attaque. On sait que les queers de hier se sont courageusement battues pour notre existence, contre les homophobes et les néonazis aussi bien que contre la police. On se souvient de la Rebellion de Stonewall comme étant une émeute de quatre jours contre la police et l’explosion de la rage gaie et trans qui a donné naissance aux mouvements de liberation à venir. On sait que les personnes gaies et trans qui sont sans abris ou travailleur/se de sexe font face à la repression policière de jour en jour aussi bien que les personnes gaies et trans, surtout celles qui sont racialisées, sont attaquées, criminalisées, incarcérées et même assassinées de manière disproportionnelle. Notre défense est nécessaire pour assurer notre existence. Personne n’est libre avant que tout le monde soit libre.

Liberté pour Cedar! Abandonnez toutes les charges retenues contre les défenseur.es de Fierté!
Le contexte en anglais:
https://north-shore.info/2019/06/19/hamilton-pride-2019-reportback/
https://north-shore.info/2019/06/22/this-is-why-you-werent-invited-hamilton-police-target-queers-fighting-back/
Une levée de fonds est nécessaire pour les frais juridiques. SVP, faites un don ici: the-tower.ca/donate ou thetower@riseup.net

Paris : Bye-bye Eiffage

Publié le 2019-06-28 10:52:04

reçu par mail / jeudi 27 juin 2019

La nuit du 26 au 27 juin une camionnette d’Eiffage a brûlé, rue des Grands Champs à Paris.
Contre la prison, contre ce monde qui est une grande prison.
Feu à ceux qui construisent des taules.

En solidarité avec les anarchistes en grève de la faim en Italie (et aussi tou.te.s les autres).

[in english][Auf Deutsch][in italiano]

Grèce : Des nouvelles du compagnon anarchiste Kostas Sakkas

Publié le 2019-06-28 11:57:07

Act for Freedom Now ! / vendredi 28 juin 2019

En guise de vengeance, le compagnon a été transféré dans le sous-sol de la prison pour femmes de Korydallos, à Athènes, dans l’attente du procès pour l’affaire des « braqueurs de Distomos » [affaire pour lequel Grigoris Tsironis et Spyros Christodoulou sont en taule, tandis que Spyros Dravils est mort pendant l’assaut des flics; NdAtt.].

Les matons l’ont enregistré à la prison pour hommes de Korydallos. En ce moment il est emprisonné de manière irrégulière dans une autre prison et dans un régime de détention spécial, avec l’interdiction des parloirs et le manque des formalités fondamentales, puisqu’il est, à proprement parler, « invisible ».

L’implication de la police antiterrorisme dans ce qui lui arrive est évidente et cela révèle leur rancune à l’encontre des militant.e.s non repenti.e.s, comme c’est le cas du compagnon Kostas Sakkas, avec la décision de transférer les détenu.e.s jugé.e.s « particulièrement dangereux ».

Transfert immédiat de Kostas Sakkas dans la prison pour hommes de Korydallos !
Aucun.e compa dans les mains de l’État !
Solidarité !

Compte rendu de la répression de la manif’ du 22 juin

Publié le 2019-06-28 18:19:04

Pendant la manif du samedi 22 juin, au moins 13 personnes ont été interpellées. 4 personnes ont été déférées mardi 25 devant le tribunal. 3 d’entre-elles ont été placées en prison préventive en attendant leur report le 15 juillet ! Soyons nombreux et nombreuses à les soutenir lors de leur procès !



Alors que l’été s’installe à grand renfort de canicule et que tout le monde ne pense qu’à ses vacances sur les plages Marseillaises ou ailleurs, la repression du mouvement gilet jaune ne chôme pas et garde la tête froide... Les maisons du peuple sont menacées d’expulsion, les mises en prisons préventives vont bon train, et les perquisitions suivies d’incarcération continuent de plus belle.

Pendant la manif du samedi 22 juin, au moins 13 personnes ont été interpellées. Sur les 13 personnes interpellées, dont la Legal Team a eu connaissance, 7 personnes sont ressorties lundi avec des convocations pour des procès en octobre et novembre 2019, pour des faits de dissimulation du visage. 4 personnes sont passées en Comparutions Immédiates mardi. Les 4 personnes ont refusé la Comparution Immmédiate et demandé le report. Une seule d’entre elle a été libérée en attente du procès qui aura lieu le 15 juillet. Les 3 autres ont été placées en détention provisoire jusqu’au15 juillet également.

Pour que l’été ne soit pas trop profitable à nos ennemis et pour que les grandes chaleurs continuent à être celles du mouvement social, soyons nombreux et nombreuses à venir soutenir nos camarades incarcérés lors de leur procès le 15 juillet !!!

Face à la répression, la solidarité est une arme.

Puy- en- Velay,haute Loire : émeute à la prison, et révolte des familles

Publié le 2019-06-29 10:24:07

Ce jeudi 27 juin, en milieu de matinée, une émeute « impliquant une dizaine de détenus » a éclaté à la maison d’arrêt du Puy-en-Velay. Un surveillant pénitentiaire a été légèrement blessé. La canicule pourrait avoir échauffé les esprits…

Un barrage de police sur le boulevard Président-Bertrand, des familles contraintes d’attendre les parloirs devant la porte de la prison popote sous un soleil cuisant… l’ambiance était tendue ce jeudi 27 juin à la maison d’arrêt.

Et pour cause. En milieu de matinée, vers 10 heures, un surveillant pénitentiaire a été « agressé physiquement » par un détenu dans la cour de l’établissement, « lors de la mise en place des promenades », indique la préfecture.

Le gardien, âgé d’une vingtaine d’années, est parvenu à regagner le bâtiment et à verrouiller les issues. Légèrement blessé, il a été pris en charge par les sapeurs-pompiers et conduit au centre hospitalier le plus proche.

S’en serait suivi un début d’émeute « impliquant une dizaine de détenus », précise le procureur de la République du Puy, Nicolas Rigot-Muller. Ces derniers se trouvaient déjà dans la cour quand le gardien a été pris à partie. « Il y a eu un mouvement d’humeur en réaction à ce qu’il venait de se produire. Ils n’ont pas voulu réintégrer leurs cellules », poursuit la préfecture.

 

Par conséquent, le plan particulier d’intervention (PPI) a été activé. Les Eris (équipes régionales d’intervention et de sécurité) de Lyon, les seules unités habilitées à pénétrer dans un établissement pénitentiaire en cas de tension, sont intervenues.

En attendant que le calme ne revienne au sein de la maison d’arrêt, les policiers étaient chargés de sécuriser les abords de l’établissement. De ce fait, la route a été barrée, pendant plusieurs heureUn barrage de police sur le boulevard Président-Bertrand, des familles contraintes d’attendre les parloirs devant la porte de la prison piétinent  sous un soleil cuisant… l’ambiance était tendue ce jeudi 27 juin à la maison d’arrêt.  La tension était vive avec les familles de détenus qui ne pouvaient pas accéder aux parloirs..

Selon nos informations, la canicule pourrait avoir échauffé les esprits. Une enquête déterminera les circonstances exactes de l’agression.

Italie : Anna, Silvia et Natascia mettent fin à leur grève de la faim

Publié le 2019-06-29 11:01:04

Macerie / vendredi 28 juin 2019

Aujourd’hui 28 juin, après 31 jours, Anna et Silvia ont mis fin à leur grève de la faim. Avec elles, Natascia aussi a recommencé à manger et probablement Marco aussi va le faire dés qu’il sera mis au courant.

Silvia a été transférée à la prison des Vallette [à Turin; NdAtt], pour être présente, mardi 2 juillet, à un procès pour le blocage d’une procédure d’expulsion locative; elle sera donc dans la salle du tribunal. On veut saisir l’occasion pour y être nous aussi, de façon à pouvoir lui passer directement le bonjour, lui faire ressentir toute notre affection et notre force, la même force qu’elle nous a donné avec son défi au système carcéral.

Mardi au tribunal il y aura aussi Leo, compagnon qui est en train de purger une condamnation définitive et qui a participé lui aussi à la grève de la faim contre l’AS2 de L’Aquila. On ne sait pas s’il sera transféré depuis la prison de Lucca ou bien s’il sera obligé de passer par la visioconférence; dans les deux cas on invite à venir lui passer le bonjour depuis la salle où il y aura le procès [un autre procès, pour un accrochage avec un Carabiniere en civil, lors d’un rassemblement antifasciste à Pinerolo; NdAtt.].

Rendez-vous à 8h30 devant le Palais de justice.

Livourne, Italie:Solidarité aux prisonnier-e-s en grève de la faim banderoles sur la mairie

Publié le 2019-06-29 13:23:04

round

roundrobin.info

Depuis un mois, deux prisonniers anarchistes, Silvia et Anna, sont en grève de la faim pour lutter contre les dures conditions de détention. Ils demandent à être transférés de la section AS2 de la prison de L’Aquila dans laquelle ils se trouvent et à la fermeture de cette même section. Ces dernières semaines, de nombreux prisonniers anarchistes ont pris part à cette lutte, alors que les émeutes et les manifestations dans les prisons ont augmenté ce mois-ci. Le Département de l’administration pénitentiaire a toutefois décidé de transférer une autre anarchiste, Natasha, au même AS2 de L’Aquila.
Il faut briser le silence et l’isolement. Solidarité et liberté pour tous et toutes!

Collectif libertaire anarchiste
Livourne, le 27 juin 2019

Dégueli. Nouvelles de l'HP 2

Publié le 2019-06-29 15:03:04

L’attente.
Incessante attente. Quand t’es à l’HP tu dois attendre. C’est pas écrit dans ton contrat mais presque. Tu attends ton traitement. Tu attends de voir ton/ta psychiatre. Tu attends pour aller te coucher. Tu attends le taxi (véhicule qui transporte les malades pour le rdv médicaux, merci la sécu). Tu attends le repas. Tu attends tes amiEs. Tu attends ta sortie. Tu attends pour tout.
Et, étrangement, c’est comme si le temps n’existait comme pas. Comme figé.



Perso depuis que je suis ici, je sais plus quel jour on est. L’heure n’est rythmée que par la prise de médicaments et des repas. Heureusement quelques activités viennent combler l’ennui généralisé. Mais même avec les activités j’avoue que je suis dans une espèce de flou constant. J’ai des rendez-vous avec des médecins et autres spécialistes et je peine à savoir quand est-ce que c’est vraiment.
Et j’arrive à courir en ne faisant rien.

Quand t’es hospitalisée, t’es à la disposition des médecins. Par exemple la psychiatre vient visiter en chambre. Donc si elle te donne un horaire, c’est cool. Mais si elle ne le fait pas… Tu attends. Et même avec un horaire… elle est toujours en retard. Donc t’attends. Quoi qu’il arrive, tu attends. Parce que tu peux l’envoyer bouler mais au final c’est toi qui sera sanctionnéE.

Aujourd’hui, je suis allée faire des radios dans une clinique lambda, avec des gens lambda. Chez les éducs on parlererait de "milieux ordinaire". Avec des gens « normaux ». Dans ce cas là appelez moi l’extraordinaire (Sisi casdéd à Lacraps, je t’aime !). Et, j’ai senti le mépris quand les gens voient d’où on vient. Les fous sont de sortie, t’sais. Et encore moi j’passe bien. J’parle bien, j’suis pas shootée aux médocs et j’ai surtout bien incorporé vos fichus filtres de merde. Qui font de moi une meuf docile, qui sait s’adapter. Sans savoir le faire vraiment, je le fais du moins. Et je ferme bien ma gueule.
Mais ma comparse de galère, beaucoup moins. Et j’ai vu les regards. Senti l’agacement. Le mépris, vraiment. « Ouais on vient de Castelviel, ouais » (c’est la clinique où on est hospitalisée). Les gens voient pas. Ielles regardent mais ielles ne voient pas. Ielles voient pas tout ce qui se cache en dessous. ielles ne veulent surtout pas voir. C’est préférable. Plus facile. Lâches !

Et des fois j’ai l’impression que me retrouver ici à l’HP ça me rappelle de ne surtout pas oublier de voir. De regarder au-delà de l’apparence. Au delà de ce que veulent bien montrer les gens. ça m’apprend à garder les yeux ouverts.
Des fois quand je suis ici je me dis que je suis chez moi. A ma place. J’ai le droit de chialer, de taper dans les murs, de danser n’importe comment, de rire aux éclats. Les gens s’en fichent. Enfin, ielles acceptent. Ielles acceptent parce que sans doute qu’ielles savent. Une nana me disait l’autre fois « j’ai du attendre d’être hospitalisée pour sentir de la solidarité ». Mais si c’est pas malheureux ça..! Ça m’a rendu si triste. Et en même temps, oui, y’a cette solidarité que j’ai du mal à retrouver ailleurs. Même chez les plus militants des gauchistes à la gauche de la gauche. Faut la croquer la galère pour comprendre. Et je parle pas d’une cheville foulée, ou d’une difficulté à finir ses fins de mois. Bien sur que j’idéalise un peu. Il le faut. Parce que comme dit avant c’est loin d’être parfait.
Mais j’arrive à trouver du beau là dedans. Dans la force que les gens ont. Parce que j’entends d’ces histoires… j’en arrive à relativiser alors que je déteste ça. Parce que que j’ai moi-même un bon passif. Mais j’entends de ces trucs qui me foutent la chaire de poule. Et les gens sont là. Dans la douleur. Dans la souffrance. Alors ça me pose la question de toutes ces personnes qui exotisent quelque part la douleur… ? Pourquoi ? Est-ce qu’on peut connaître la souffrance, la douleur et en dresser un si beau portrait ? Parce que croyez-moi la douleur si je pouvais l’éradiquer je le ferais. Si j’avais pu me construire sans je l’aurais fait. Et si je pouvais m’empêcher de souffrir d’avantage je le ferais aussi. C’est pas drôle la souffrance. C’est pas drôle la douleur. Et qu’on s’entende y’a douleur et douleur. Je ne parle pas de se faire mal pour se faire plaisir. Je parle pas d’aller se faire tatouer. Mais je parle de la tristesse. Du désespoir. Des douleurs incapacitantes. Profonde. "En permanence, en permanence..."
J’ai entendu déjà qu’il y avait du beau dans la tristesse. Mais faut vraiment être un connard de privilégié pour penser ça. Alors certes en bonne dépressive que je suis je vais pas non plus dire le contraire, parce qu’en vrai ça nourrit mes écrits. Mais de quelle tristesse parle t-on ? Qui parle de ça ? As-tu déjà éprouvé la tristesse à vouloir tout arrêter ? A vouloir mourir ? As-tu éprouvé la douleur à tel point que tu veuille en finir ? J’ai envie de réfléchir à ça et aussi à comment on apprend à vivre avec la douleur. Comment on nous apprend à encaisser. Sans arrêt. A serrer les dents et avancer. Coute que coute. Vaille que vaille. A être fortE quoi qu’il arrive. Ne jamais flancher. Ne jamais fléchir. Ne jamais demander d’aide. Ne pas accepter les mains tendues. Être persuadé qu’on ne mérite rien de mieux.

Personnellement j’ai attendu que mon corps n’en puisse plus avant d’oser le dire. Avant de me dire stop. De réussir à le faire. Et encore je galère. J’ai du mal à ne pas trop tirer sur la corde. A demander de l’aide. J’ai tellement appris la douleur. J’te jure. J’ai tellement appris à devoir être forte et parfaite. C’est incroyable de s’infliger ça. Ma comparse de cet aprem a le corps en milles morceaux, multiples fractures, du métal dans le corps, une côté actuellement cassée, un poumon qui crève… et elle est en place. La force du mental. La force de notre connerie. A force de se dire qu’on ne mérite que le pire. Mais cette connerie ne vient pas de rien, évidemment.

Mais merde quand est-ce que ça prend fin ? Quand est-ce qu’on prend soin de nous ?

Cremona , Italie: solidaire avec Silvia et Anna

Publié le 2019-06-29 15:04:10

dal Kavarna

Des Bannières dans la galerie XXV Aprile et sur le sol, un flot de tracts en solidarité avec Anna, Silvia et tous les anarchistes emprisonnés et frappés de répression. Hier, Anna et Silvia, avec Nat, se sont enfermées dans la prison de L’Aquila avec Nat La grève de la faim a pris fin après 31 jours. Pour le moment, Marco et Alfredo poursuivent leur grève de la faim sous les régimes AS2 d’Alessandria et de Ferrare. Avec Tommy et tous les prisonniers et prisonniers qui luttent contre la torture de la ségrégation, la lutte ne s’arrête pas: contre un monde de cages, nous ne mangeons pas votre pain!

Bari (Italie) : Arrestations après la révolte d’avril au centre de détention et protestations individuelles

Publié le 2019-06-30 14:13:07

Le 28 juin, nous apprenons des médias l’arrestation de sept personnes tenues responsables du soulèvement, de l’incendie et de la tentative d’évasion qui ont eu lieu dans la nuit du 27 avril 2019 au CPR (Centre de Séjour et de Rapatriement, soit le CRA, ndt) de Bari Palese. Sur les 7 personnes arrêtées, trois ont été retrouvées dans le même centre de rétention à Bari, où elles étaient toujours en détenues, et quatre ont été capturées à Tarente, Milan, Udine et La Spezia. Pour 4 autres personnes, mises en examen en même temps que les 7 pour « complicité de dévastation », les recherches sont toujours en cours. Selon les accusations, dans la nuit du 27 avril, « une vingtaine d’hôtes (!) ont d’abord incendié des matelas et du matériel cellulosique placés près des portes d’entrée dans les salles de détente des modules 6 et 7, puis mis le feu à d’autres matériaux empilés dans le hall central du module 1 et enfin brûlé plusieurs matelas du module 3, le détruisant complètement et le rendant inutilisable. Les enquêteurs prétendent avoir utilisé, pour l’identification des responsables de la révolte, à la fois les images des caméras de surveillance et les « témoignages importants du personnel de la coopérative chargé des services et de l’assistance au sein du Centre. »

Le centre de Bari est peut-être le lager (camps, ndt) d’Italie avec les pire conditions, également utilisée comme centre punitif pour transférer les personnes qui protestent dans d’autres centres. Néanmoins, même dans ce camp de concentration, il y a souvent des grèves de la faim, des tentatives d’évasion, des révoltes et des protestations individuelles, qui prennent parfois la forme d’automutilation. Il y a quelques jours, un détenu a été transporté à l’hôpital pour avoir avalé des piles. Un journal local a rapporté hier les plaintes des gestionnaires et des opérateurs du 118 (les secours, ndt) de Bari : « Les ambulances vont et viennent au centre plusieurs fois par jour, malgré le fait que le Cpr possède, ou du moins devrait avoir, une convention pour le transport des « hôtes » depuis et vers les hôpitaux pour les interventions médicales non urgentes. Pour les contrôles, enfin, les examens, et ainsi de suite. A cela s’ajouterait la circonstance gravissime de la fermeture de l’infirmerie du Centre qui empêcherait opérateurs du 118 d’accéder aux dossiers médicaux de l’hôte à transporter, et de ne pas pouvoir administrer une éventuelle thérapie pharmacologique en cas de risque d’allergies ou d’interactions avec d’autres médicaments.

 

Début Juin, un membre de la famille d’un détenu a raconté le témoignage du manque d’assistance à un détenu : la personne souffrait de jours de douleurs thoraciques, dans le centre elle n’avait pas reçu d’assistance médicale mais une fois  que l’ambulance a été appelée et est arrivée on l’a été empêché d’entrer. Pour ceux qui ont des problèmes de santé en centre de rétention, souvent le seul traitement reçu est celui à base de neuroleptiques, à savoir des anxiolytiques, les antidépresseurs et les tranquillisants.

 

Il y a dévastations et dévastations. D’une part, il y a la dévastation subie dans la vie des personnes emprisonnées par milliers de ces camps de concentration « démocratiques ». D’un autre côté, il y a celles que nous célébrons : les centres de détention en ruine, pour tout centre de détention, des ruines.

Solidarité à qui, à l’intérieur ou à l’extérieur des murs des camps, s’y opposent.

Depuis hurriya.noblogs.org

Bari (Italie) : Incendies et tentative d’évasion au centre de détention Bari-Palese