Vive l'Anarchie - Semaine 25, 2022

Sommaire

Amsterdam (Pays-Bas): ouverture d’un squat au Ferdinand Bolstraat 14

Publié le 2022-06-20 07:00:03

Amsterdam (Pays-Bas): ouverture d’un squat au Ferdinand Bolstraat 14

Le 13 juin 2022, nous avons squatté un bâtiment sur Ferdinand Bolstraat 14, au rez-de-chaussée. Cette maison appartient à la municipalité d’Amsterdam et est vide depuis plus d’un an. Nous sommes un groupe de personnes qui avons besoin de logement, nous estimons que squatter est la seule solution pour vivre à Amsterdam. Les maisons restent vides pour la spéculation, les loyers augmentent, les logements sociaux sont vendus à des particuliers, et la classe ouvrière est chassée de la ville. Nous avons décidé de squatter dans le quartier De Pijp parce que c’est un exemple classique d’un beau quartier ruiné par la gentrification. Nous travaillons dans la ville pour le salaire minimum, comme beaucoup d’autres qui ne peuvent pas se permettre de vivre ici. On en a marre de l’exploitation, de se faire voler notre salaire alors qu’on survit à peine. On en a marre d’être poussés à la périphérie en devant retourner dans le quartier De Pijp pour servir de la nourriture aux yuppies dans un quartier où on n’a pas les moyens de vivre. Nous ne resterons pas silencieux, nous ne resterons pas cachés.

Nous prenons, exproprions et occupons ce que nous pensons être à nous, et nous encourageons les autres à faire de même. L’embourgeoisement est une guerre de classe. Ensemble, nous allons résister, construire des espaces où nous pouvons compter les uns sur les autres, en dehors et contre le système capitaliste. Nous ne pensons pas que l’argent devrait déterminer les choix de vie de quiconque. Nous avons donc décidé de squatter Ferdinand Bolstraat 14, pour loger les gens, ouvrir une boutique gratuite et un centre social où les gens peuvent se réunir, trouver ce dont ils ont besoin et s’organiser politiquement.

[Traduction de l’anglais d’un article publié le 17 juin 2022 sur Squat!net.]

Les guerres se fabriquent (aussi) près de chez nous ! Rassemblement contre le lobby de l’industrie de l’armement à Lyon, samedi 25 juin

Publié le 2022-06-20 07:00:03

20 juin 2022
Par Rebellyon (source)
8990 visites

Signaler cet article à l'équipe de modération
    Délai moyen de réponse : 1 à 5 heures
Délai moyen de réponse : 1 à 5 heures

Le cluster EDEN, lobby de l’industrie de l’armement en Auvergne-Rhône-Alpes est hébergé et soutenu par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon et la Direction Générale de l’Armement. Il regroupe plus de 100 entreprises de matériel militaire, de surveillance et de sécurité.

JPEG - 91.1 ko

Quelques exemples :

Corpguard (Brignais) est spécialisée dans la sécurité. Cette entreprise a formé les soldats ivoiriens impliqués dans des massacres de civils lors des élections de 2020. Un des associés a été condamné pour espionnage et tentative d’agression sur Bruno Gaccio des Guignols de l’info, sur ordre de la direction de Canal +.

Métravib (Limonest) est spécialisée en acoustique et vibration. Elle équipe des blindés de l’armée turque en matériel de détection de tir, utilisé dans la répression des populations kurdes en Turquie et en Syrie.

Delta Drone (Dardilly) fournit des drones de surveillance de sites miniers pour des multinationales polluantes en conflit avec les populations locales (Ghana, Namibie, Afrique du Sud). Ces drones servent aussi à « gérer des émeutes » ou des manifestations.

PGM Précision (Savoie) fabrique les fusils utilisés par l’armée égyptienne déployée au Sinaï, accusée de nombreux massacres et exécutions. Les forces spéciales israéliennes, coutumière d’exactions dans les territoires palestiniens occupés, en sont également équipées.

PNG - 354.8 ko

Le cluster EDEN sert de lobby auprès des pouvoirs publics pour gagner des contrats d’armement partout dans le monde. Selon leurs propres termes ils « chassent en meute à l’export ».

L’industrie de l’armement bénéficie aussi de multiples aides publiques financées par nos impôts.

PNG - 353.4 ko

Ces entreprises ne peuvent exporter du matériel militaire qu’avec l’autorisation de l’État qui agit en notre nom, en toute opacité.

Le droit international interdit la vente d’armements et leur emploi “vers des pays ou des zones de conflits où les droits humains sont bafoués ». Mais, dans la réalité nos entreprises locales vendent (et sont donc impliquées) dans de multiples répressions et massacres de civils (Égypte, Turquie, Liban, Togo, Côte d’Ivoire, RDC, Chili, Arabie Saoudite, Bahreïn, Palestine….) et des guerres d’agression (Ukraine, Yémen, Syrie, Kurdistan…)

PNG - 326.2 ko

Nous estimons que quand l’État vend des armes à des gouvernements qui les utilisent dans des conflits meurtriers, c’est notre responsabilité à toutes et tous qui est engagée.

Emmanuel Macron affirme que la France et l’Union européenne sont entrées dans « une économie de guerre dans laquelle (…) nous allons durablement devoir nous organiser », (déclaration du lundi 13 Juin à Eurosatory, le plus grand salon international de la défense et de la sécurité terrestres et aériennes) . Il appelle au renforcement de l’industrie européenne de défense qu’il souhaite « beaucoup plus forte » au regard des besoins militaires accrus avec la guerre en Ukraine.

Or si les États ne réagissent aux tensions internationales que par l’augmentation des budgets militaires et un réarmement massif, cela aggrave ces mêmes tensions et favorise des conflits armés. Dans tous les cas les ventes d’armes augmentent et ce cercle vicieux ne profite qu’aux industries de l’armement et aux militaristes.

PNG - 362.3 ko
  • Nous refusons la vision cynique de l’État et des industriels de l’armement qui considèrent les conflits et guerres comme des opportunités politiques et économiques.
  • Nous refusons un monde où l’explosion des budgets militaires signifie que nous devrons nous serrer encore plus la ceinture en assistant à la destruction de tous les services publics,
  • Nous refusons un monde où la peur règne en maître et où le « besoin de sécurité » signifie toujours moins de libertés individuelles et collectives,
  • Nous refusons un monde où on fabrique ici ce qui sert à réprimer et tuer ici et là-bas dans la discrétion et l’indifférence.

Rassemblement samedi 25 juin devant la CCI, 21 rue de la République, Lyon 02

Venez nombreuses et nombreux !!

Collectif Régional Anti-Armements (CRAA)

PNG - 322.8 ko



Source: Rebellyon.info

Cet article a 3 ans. Le contenu et les informations peuvent être obsolètes. Dans le cadre de notre mission d'archivage, nous ne supprimons jamais les anciens articles pour documenter l'histoire du mouvement anarchiste au fil du temps.

La Frontière Tue, la Police Aussi

Publié le 2022-06-20 07:00:06

Le 16 juin 2022, un homme est décédé des suites d’une blessure à la tête causée par un tir policier en traversant la fonriète franco-italienne. C’est passé relativement inaperçu alors que cela s’inscrit dans dans la continuité d’une série d’épisodes récents de personnes tuées par la police pour des refus d’obtempérer.



Nijni Novgorod (Russie) : une marraine de l’armée russe perd sa caisse

Publié le 2022-06-20 08:00:07

A Nijni Novgorod (région de la Volga) le 11 juin 2022 à 3h du matin, une Toyota immatriculée Р561ХТ152, propriété de la marraine des troupes de Poutine, Natalia Abiyeva, a été incendiée au 24 rue Krasnykh Zor.

Abiyeva est l’organisatrice du fonds de soutien à l’armée de Poutine, ardente partisane du régime actuel et belliciste. Les gens comme elle ne se soucient pas de la mort de dizaines de milliers de personnes en Ukraine et des millions de vies ruinées et brisées. Abiyeva ne s’intéresse qu’à la « grandeur de la Russie » imaginaire, illusoire. Mais est-il possible de gagner la grandeur en se lavant avec du sang ? Nous pensons que cette guerre entraîne la destruction non seulement de l’Ukraine, mais aussi de la Russie. Nous devons faire tout ce qui est possible pour l’arrêter.

Il n’y a plus de place pour des manifestations pacifiques dans notre pays. Nous espérons que ce message clair sera entendu. Maintenant, nous reconstituons activement la base de données des partisans du régime et des bellicistes de notre région. La lutte se poursuivra.

La guerre d’agression injuste doit prendre fin. Et une société basée sur la liberté, l’égalité et la solidarité doit prendre la place de la dictature.
À bientôt !

Cellule révolutionnaire de la région de la Volga

[Traduit du russe du site anarchiste a2day, 11 juin 2022]

Ne laissons pas la justice faire son travail !

Publié le 2022-06-20 08:00:10

4 personnes ont été arrêtées le 1er mai 2019 suite à un contrôle préventif avant la manifestation. Deux d’entre elles, de nationalité italienne ont été incarcérés en attendant le procès, puis libérés par une DML, et les 4 ont pris des peines relativement lourdes au vu des éléments présentés contre eux (dans la bonne logique du contrôle préventif). Les 2 autres passent en appel mercredi 22 juin à 9h à l’ancien tribunal (métro cité).



Le 1er mai 2019, dans le contexte du mouvement des Gilets Jaunes, 15 300 personnes subissent un contrôle préventif à Paris, parfois même très à distance de la manif dans l’espace et dans le temps. Parmi ces 15 300 personnes, 330 se font arrêter, 210 sont placées en garde à vue, et parmi ces gardés à vue, des dizaines passent en comparution immédiate, beaucoup pour des délits d’intention, voire d’intention de se regrouper pour avoir l’intention de commettre des dégradations. Quatre personnes ont ainsi été jugées en comparution immédiate le 3 mai pour avoir été arrêtées plusieurs heures avant la manifestation à 5,4 km de celle-ci. Elles sont accusées de « groupement formé en vue de la préparation de violences contre des personnes ou de destructions ou dégradations de biens », sur la base de quelques outils et quelques éléments vestimentaires devenus pour l’occasion incriminants.
Deux d’entre les inculpés, parce qu’ils sont étrangers (de nationalité italienne), passeront dix jours à Fleury-Mérogis avant d’être libérés avec une interdiction de séjour. Les deux autres seront libérés avec un contrôle judiciaire en attendant le procès. Les peines, relativement inattendues au vu du peu d’éléments matériel présentés par les flics, sont représentatives de cette période d’excitation du maintien de l’ordre cherchant à éviter toute possibilité de manifestation émeutière : les deux compagnons italiens, préalablement libérés lors d’une DML, ont pris 6 mois avec sursis, et les deux autres 3 et 5 mois avec sursis et 1000 euros d’amende pour refus de donner leur signalétique.
Mercredi 22 juin à 9h aura lieu l’appel du procès de deux des quatre inculpés, chambre 2-9 de la cour d’appel, située dans l’ancien tribunal sur l’île de la cité (M° Cité).
Cette méthode de maintien de l’ordre et de gestion préventive des manifs s’est généralisée à l’occasion du mouvement des Gilets Jaunes et des centaines, voire des milliers de personnes, se retrouvent, à chaque manifestation, placées pour de longues heures en garde à vue, parfois passent en comparution immédiate, voire en prison, pour des présuppositions d’avoir l’intention d’on-ne-sait-pas-quoi. Nous devons nous donner les moyens de déjouer les pièges et les mécanismes de ce mode de répression proactif qui opère un filtrage semi-aveugle des manifestants, avec à la clé des procès pour presque rien qui ont tendance à passer inaperçus mais où les uns et les autres se prennent à tour du bras du sursis et parfois du ferme. Au-delà de la nécessité de se défendre face à ce mécanisme, c’est de nos possibilités offensives en manifestation qu’il s’agit aussi : ne pas réfléchir et s’organiser pour déjouer ces arrestations préventives, c’est sceller l’impuissance de la manifestation, l’objectif étant évidemment de décourager quiconque souhaiterait venir en manif avec un marteau et un pauvre tee-shirt de le faire. Il faut enrayer le circuit contrôle, arrestation, interpellation, garde à vue, procès, incarcération, lui mettre des bâtons dans les roues où nous le pouvons, utiliser les leviers dont nous disposons contre ces logiques répressives. Sur ce sujet là, un rapport collectif à l’anti-répression reste encore à construire.

Ne laissons pas la justice faire son travail sans rien faire, Ne laissons personne seul face à la machine judiciaire !

Retrouvons-nous Mercredi 22 juin à 9h, à la cour d’appel, chambre 2-9, dans l’ancien tribunal, M° Cité.

Des compagnons et camarades des inculpés

Soutien aux inculpé·es du 15 juin

Publié le 2022-06-20 08:00:11

6678 visites

Signaler cet article à l'équipe de modération
    Délai moyen de réponse : 1 à 5 heures
Délai moyen de réponse : 1 à 5 heures

Le 15 juin 2021, les forces de répression intervenaient « avec les moyens de l’antiterrorisme » dans six lieux différents de Haute-Vienne et Creuse pour une affaire qui ne relève ni de près ni de loin du terrorisme. Une quinzaine de personnes subissait braquage à main armée, perquisitions et/ou interrogatoires de la part de dizaines de ics suréquipés (parmi lesquels la SDAT, sous-direction de l’antiterrorisme, et le PSIG, peloton spécial d’intervention de la gendarmerie). Police et médias expliquaient cette intervention par une enquête sur des sabotages par incendie réalisés en 2020 et 2021, à Limoges contre le compteur Linky et aux Cars contre le déploiement de la 5G. Il s’avérait rapidement que des motivations bien plus politiques étaient en jeu, et notamment l’opportunité pour la police politique d’interroger et/ou de mettre sous pression à cette occasion plusieurs dizaines de personnes et de collectifs. Cette histoire en rappelle tellement d’autres !

Depuis un an, le comité de soutien aux inculpés du 15 juin a eu l’occasion de rencontrer de nombreuses personnes inquiétées dans des circonstances similaires.

Violence des arrestations, violence des intrusions dans la vie privée, violence de la détention, violence des stigmatisations publiques, violence de la machine judiciaire. Six personnes placées en garde à vue, interrogées sur leurs opinions et leurs amitiés bien plus que sur leur éventuelle participation aux sabotages.

Trois mises en examen pour « association de malfaiteurs », dont deux également pour « destruction de bien en bande organisée ».

Des effets personnels saisis, des vies bouleversées, des contrôles judiciaires qui durent encore aujourd’hui…

Depuis un an, ces trois personnes sont punies avant tout procès en étant soumises à des contrôles judiciaires stricts qui les empêchent de mener une vie normale, voire entrave leur relation amoureuse.

Nous publions ci-dessous les textes lus lors de la conférence de presse tenue à Limoges le 18 juin 2022


« Le 15 juin

Le 15 juin c’était il y a un an, c’était hier, c’était une autre vie.

Un an d’attente, un an de vide, un an de privation.

Le 15 juin au petit matin ici et là-bas. 6H00.

Ici et là bas des individus armés, cagoulés, débarquent armes au poing dans ma chambre, mon intimité en hurlant. Il y en a partout. Ils vont et viennent et se parlent. Je regarde la scène de l’extérieur. Ce n’est pas moi. Je suis au théâtre, dans une série TV. Je suis littéralement abasourdie. Je me sens dédoublée : il y a moi concernée, menottée tout le temps de la perquisition et du trajet jusqu’au commissariat à Limoges. Et il y a un autre moi qui contemple la scène.

En garde à vue, au bout d’un moment je m’aperçoit avec effarement que je ne suis pas seule : une amie est là dans une autre cellule.

Pas juste une amie. Mon amie. Si proche et inaccessible. Pendant toute la durée de la GAV je l’aperçoit. Réconfort et torture. Ils l’ont également arrêtée. Sur la même affaire.

Pourquoi ? Pourquoi : comme moyen de pression, chantage affectif. Ils ont arrêtés des

personnes de mon entourage plus ou moins proche. Ils m’ont mis au centre de leur toile et ont ratissé autour de moi.

Après la garde à vue c’est le passage devant la juge qui demande la mise en détention, puis le juge des libertés qui, contre toute attente, me remet en liberté sous contrôle judiciaire. Ouf ! Mais je me retrouve enfermée en liberté.

Suite à l’appel du procureur je ne peux plus sortir du département et Marie-Claire non plus, du sien. En plus de cela elle ne peut pas me « fréquenter ». Aujourd’hui moi non plus. Il y a une frontière entre nous, un mur.

Ainsi cela fait un an que deux personnes qui s’aiment, qui forment un couple ne peuvent plus avoir aucun rapport. On est « juste » mises en examen. On n’est ni jugé ni coupable mais on effectue déjà une peine. Et celle-ci, quelque soit le résultat des courses, ne sera jamais remboursée. On n’a volé personne mais on nous vole notre vie.

Dans le droit français les personnes mises en examen sont présumées innocentes, mais dans les faits on est déjà coupable. Enfermées en liberté.

La juge s’enferre dans une position : tant qu’elle ne nous aura pas entendu elle ne changera pas le contrôle judiciaire. Mais en un an rien n’a été fait. Elle nous reproche notre proximité, nos connivences mais n’est-ce pas le cas de tous les couples d’amoureux. Est-ce que c’est parce qu’on n’est pas un couple dans la norme ? Norme hétéro, norme familiale avec un toit unique. Un seul type de famille possible : un papa, une maman, un enfant, une maison, et un chien ?

Et tout le reste n’existerait pas ?! Toutes les possibilités des relations humaines, non binaires, n’ont pas voix au chapitre. Notre amour ne serait pas valable parce qu’hors norme ? Homosexuel, non officiel ? Pas dans les clous de notre magistrate apparemment. Elle nous dénie le droit d’exister, le droit de vivre. »

Anne, mise en examen.

« Bonjour, je suis Marie-Claire, une des mises en examen dans l’affaire du 15 juin. Je vais vous lire un texte pour essayer d’expliquer la situation dans laquelle je me trouve actuellement. Quand la main de l’État pèse de tout son poids sur la nuque, essayant de faire courber l’échine, on ne peut plus parler d’état de droit ou de démocratie exemplaire.

J’ai été arrêtée le 15 juin 2021 au petit matin, menottée, terrorisée, perquisitionnée, enfermée pendant 4 jours, interrogée, mise en examen et placée sous contrôle judiciaire pour avoir … fréquenté Anne ! Je suis cas contact d’un cas suspect pour eux donc suspecte aussi. Comme ils disent, on partage de nombreuses idéologies écologistes en lien avec la protection de la nature et notamment de la forêt limousine. En plus, on chantait dans une chorale militante, ouh ! là ! là ! Le pro l inquiétant ! Et puis surtout, je fais partie de la mise en scène pour effrayer, faire pression sur tous les réseaux écolos de gauche et ça tombe bien, en plus, j’habite sur le plateau de Millevaches !

J’ai passé 6 mois sans pouvoir quitter la Creuse alors que j’habite au croisement de 3 départements. Aujourd’hui encore, je n’ai pas le droit d’aller en Haute-Vienne. On m’interdit de “participer à une manifestation revendicative, à caractère politique ou social, qui se déroule sur la voie publique”, on écrit des menaces sur de possibles autres arrestations et mises en examen de personnes gravitant dans mon entourage ! Mais de quel droit, avec quels arguments ? Comment peut-on enfermer, restreindre la liberté de penser, de s’exprimer, de se mouvoir ou de fréquenter ses amies sur de simples intuitions policières ? On terrorise les personnes qui dérangent parce qu’elles osent remettre en question les orientations d’un état et du capitalisme fous qui massacrent tout, qu’elles osent réfléchir autrement et s’exprimer publiquement parce qu’elles croyaient encore avoir le droit de s’exprimer. La présomption d’innocence n’est pas pour tout le monde apparemment.

Ma hiérarchie m’a suspendue de mes fonctions de directrice d’école 6 jours avant les vacances scolaires et ma retraite. Tout est permis pour faire taire et les gros moyens sont déployés … après la justice démêlera tout ça. Ah ! Oui ! Mais là, des moyens, il n’y en a plus, plus assez de monde pour lire les 10 000 pages d’un dossier pourtant assez vide. Alors, il faut attendre et en attendant on paye ! Depuis un an, je n’ai pas pu revoir Anne mise en examen elle aussi. Comment peut-on justifier de séparer deux personnes qui s’aiment, briser leur vie pendant des mois, des années peut-être sans même leur permettre de s’expliquer sur les faits qui leur sont reprochés ? Depuis un an la justice n’a pas eu le temps de nous entendre mais elle continue à nous broyer en silence. Notre relation amoureuse n’est sans doute pas conforme au modèle de la famille nucléaire hétéronormée et peut-être paie-t-on pour ça aussi, en 2022, en France, comme beaucoup de personnes qui pensent et vivent différemment de la norme dominante.

Nous sommes des victimes parmi tant d’autres de cette machine à élaguer tout ce qui dépasse. Cette souffrance qui nous est infligée depuis un an maintenant, nous avons décidé de la rendre publique parce que cette situation n’est plus tenable pour nous. C’est notre intimité que l’on jette en pâture parce qu’on n’a plus le choix, parce qu’on nous la refuse. Nous sommes actuellement dans l’attente d’une énième décision en appel pour que cesse ce contrôle judiciaire cruel et arbitraire qui n’a que trop duré déjà. Violences d’État, négation du droit à une vie intime, voilà ce que nous vivons depuis un an ! Je profite de cette tribune pour remercier chaleureusement toutes les personnes qui nous soutiennent dans cette situation assez incroyable et pourtant tellement banale, toute cette humanité qui nous permet de tenir et d’espérer encore. Merci ! »

Marie-Claire

Le 15 juin 2021, ce ne sont pas seulement des arrestations qui ont eu lieu, c’est aussi un couple homosexuel qui s’est trouvé déchiré. Cette relation qui existait entre Anne et Marie-Claire est largement documentée dans le récit policier, et cela comme un élément “à charge” pour appuyer leur complicité soi-disant inévitable dans les faits qui leur sont reprochés. Depuis ce moment-là, ce couple est frappé de l’interdiction de se fréquenter sans aucune raison qui soit en lien avec les faits reprochés. Nous demandons que cette pression psychologique, teintée d’homophobie, cesse immédiatement. La juge refuse aujourd’hui de prendre au sérieux cette relation, alors que dans le dossier, elle est le principal fondement de l’arrestation de Marie-Claire. Cette mascarade doit cesser. Nous attendons donc que leur énième appel soit enfin entendu.

C’est pourquoi nous donnons rendez-vous jeudi 23 juin à 8 h 30 devant le palais de justice – place d’Aine – Limoges.

Le comité de soutien aux inculpé.es du 15 juin.

Contact ici





Source: Oclibertaire.lautre.net

Cet article a 3 ans. Le contenu et les informations peuvent être obsolètes. Dans le cadre de notre mission d'archivage, nous ne supprimons jamais les anciens articles pour documenter l'histoire du mouvement anarchiste au fil du temps.

Sabotons la machine à enfermer – GEPSA fait son business dans les CRA et les taules

Publié le 2022-06-21 07:00:06

20 juin 2022
Par Actualités Sur Les CRA (source)
9008 visites

Signaler cet article à l'équipe de modération
    Délai moyen de réponse : 1 à 5 heures
Délai moyen de réponse : 1 à 5 heures

Lundi 20 juin 2022 autour de 8h30, une trentaine de personnes ont envahi dans la bonne humeur le siège social de la boite Gepsa, à Saint-Denis. Un bâtiment qui abrite aussi des bureaux de Vinci, SNCF, ADP (aéroports de Paris), Engie…

Gepsa, c’est une des sales boîtes qui profite des centres de rétention administrative (CRA) et des taules pour se faire de la thune.

Maisons d’arrêt, centres pénitentiaires, établissements pour mineurs, CRA… dans toutes les sortes de taules imaginées par l’Etat, se trouve Gepsa (acronyme de Gestion des Etablissements Pénitentiaires Services Auxiliaires)*. Elle sera donc sûrement impliquée dans le projet du nouveau CRA, au Mesnil-Amelot, à deux pas des pistes de l’aéroport de Roissy au nord de Paris.

Cette action s’inscrit dans la lutte contre l’enfermement, et pour la liberté de circulation de toustes.

Sur place, nous avons déployé une banderole, bloquant l’accès aux portiques que passent les salarié.es. On y avait écrit : « Sabotons la machine à enfermer – Gepsa fait son business dans les CRA et les taules – A bas les CRA, à bas les taules »

On a lancé des slogans et des confettis, on a diffé le tract préparé pour l’occasion, les murs ont pris quelques coups de craie. Le tout en musique.

Les réactions étaient mitigées, certain.es ont tenté de passer par la force ou de contourner notre barrage. Ils étaient « pris en otage », « voulaient aller travailler » pour leur boite collabo. Ça négociait « il n’y a pas que Gepsa ici ! » ce a quoi on a répondu en slogans : « Gepsa, collabo ! Engie, collabo ! ADP, collabo ! SNCF, collabo ! Vinci, collabo ! »

On a quand même pu avoir des échanges cool avec certain.es, et des représentant.es syndicaux de Engie (Gepsa appartient au groupe énergétique dont l’Etat est actionnaire). Iels ont arrêté une réunion avec la direction et sont venu.es nous apporter leur soutien.

Comme on s’y attendait, les flics ont rapidement été appelés, et après une bonne heure de présence sur place on a décidé de bouger. En partant, on a laissé un petit cadeau, en deversant des sacs de légumes pourris dans le hall d’entrée (sûrement pas si différent de la bouffe qu’on sert aux personnes retenues en CRA).

On a commencé à se diriger collectivement vers le RER, 4 flics étaient déjà à nos trousses. On a pressé le pas mais ils nous ont rapidement rattrapé.es. On s’est regroupé et on a continué d’avancer, en se tenant les un.es les autres pour avancer soudé.es. Ils ont sorti les gazeuses à mains et ont gazé certain.es à bout portant. On s’en est pris plein la gueule, eux aussi ! Une copine a commencé à se sentir mal, étouffée par le gaz et le stress, elle ne tenait plus debout, avait du mal à respirer. On s’est arrêté, on s’est rincé les yeux les un.es les autres, on a repris du souffle ensemble.

Après négociation, les flics ont accepté de laisser partir la copine en question, avec une accompagnatrice, à condition que celle-ci déclare une identité. On a fait ça, et les deux copines ont pu aller se poser plus loin où les pompiers sont ensuite arrivés. Le reste du groupe a commencé à se préparer à l’idée d’être toustes embarqué.es, alors que plusieurs voitures de flics étaient arrivées en renfort. On a retenté un mouvement pour s’extirper des flics, mais on a vite été stoppé.es.

Après quelques minutes, un OPJ est arrivé. Il nous a demandé si notre manifestation « sur la voie publique » était déclarée. Pas de réponse. Il enchaîne : « alors maintenant y’a deux solutions, soit je vous interpelle, soit vous partez ! ». On se regarde, on s’y attendait pas. On part direction le RER.

Certain.es hésitent en regardant les deux copines, à une centaine de mètres de nous. On leur fait signe qu’on y va, mais on ose pas retourner dans leur direction parce que c’est aussi celle des flics, qui nous raccompagnent de loin, puis nous suivent en voiture. Du coup on avance et on prévoit de les attendre plus loin. Après quelques minutes au RER, toujours personne. On s’arrange pour les informer qu’on se retrouve pour un débrief au point de rendez-vous initial. Elles n’y sont pas. Alors qu’on commence à discuter, on apprend qu’elles viennent d’être misent en GAV. On est furieux.ses. À croire qu’on avait encore oublié qu’un flic n’a pas de parole. On se refait le scénario en boucle, on aurait jamais dû les laisser derrière. On s’en veut de ne pas avoir dit à l’OPJ qu’on partait, oui, mais avec les copines. On s’est bien fait.es avoir.

Du côté des deux personnes arrêtées :

Du coup on a réussi à sortir et à se poser plus loin, sans tout de suite décaler des lieux, à la fois car l’une de nous avait besoin de s’asseoir et qu’on voulait garder un oeil sur les autres, convaincues qu’iels allaient se faire embarquer. Un peu plus tard, les keufs viennent nous voir en nous disant que les pompiers arrivent pour examiner celle qui se sentait mal, et nous mettent grave la pression pour qu’on reste le temps qu’ils arrivent.

Grosse erreur de notre part, clairement on aurait du filer le plus vite possible… car après l’examen de l’une d’entre nous, les keufs nous demandent de les suivre. On râle, on dit qu’elle a besoin de rentrer chez elle se poser et prendre son traitement, ce à quoi on nous rétorque que si elle est pas envoyée à l’hosto elle est tout à fait en état de venir au commissariat, et puis comme on râle un peu trop on nous met les menottes.

Au final on fera une GAV de 6h. On nous met bien la pression pour parler mais on a rien à déclarer. On a toutes les deux lâché la signalétique (empreintes, photos et ADN), ce qui fait quand même bien chier ; le tribunal de Bobigny a pour réputation de déférer systématiquement en cas de refus de signalétique et d’être assez vener là dessus. Pour info, l’une d’entre nous a commencé à refuser de donner la signalétique suite à quoi on l’a informé qu’elle serait prise de force (« moi je préférerais que ça se passe calmement hein, mais donc vous êtes sûre on ramène les gros bras en cellule ? »). Pas sûr pourtant que ce dont on aurait pu être poursuivies pouvait être sanctionné d’au moins 3 ans d’emprisonnement (critère qui permet la prise de signalétique de force), ça montre bien comment les keufs vont appliquer cette loi arbitrairement. Rajoutons aussi que les keufs nous ont empêchés d’aller aux toilettes et de boire pendant environ 3h, et ce alors même que l’une de nous se sentait mal depuis l’interpellation ; on a eu beau taper sur les vitres et gueuler pendant 2h, rien de leur côté.

On rappelle en tout cas que c’est toujours possible de ne pas donner sa vraie identité tout de suite pour ne pas être retrouvé, et de la rétablir plus tard en cas de prolongation ou de comparution immédiate.

Bref, au final nous sommes sorties sans rien, à part la menace d’être recontactées, youpi !

Bon au final, on est bien épuisé.es par cette journée et ces ascenseurs émotionnels. Malgré tout, c’est une action réussie. La répression a été là, pas où on l’attendait, mais les copines s’en tirent pas trop mal. À quelques dizaines on a pu perturber la prise de poste, crier tout ce qu’on avait à crier et laisser quelques traces de notre passage sur les sols et dans les têtes. Entre nous ça a été un moment fort, on a essayé tout au long de progresser le plus collectivement et on a su adapter nos actions au fur et à mesure en prenant la température du groupe.

Contre l’enfermement et son business, auto-organisation !

*Gepsa est l’un des principaux fournisseurs de l’administration pénitentiaire. Elle intervient aussi dans 15 CRA, ces prisons où sont enfermées des personnes sans papiers ou pas avec les bons papiers, en vue d’être expulsées. Elle gère aussi plusieurs LRA (Locaux de Rétention Administrative) et les ZAPI (Zones d’attente pour personnes en instance) des aéroports de Roissy (95) et d’Orly (94).




Source: Abaslescra.noblogs.org

Cet article a 3 ans. Le contenu et les informations peuvent être obsolètes. Dans le cadre de notre mission d'archivage, nous ne supprimons jamais les anciens articles pour documenter l'histoire du mouvement anarchiste au fil du temps.

Lendemain d'election – de merde- sur « Le Siège de l'Empereur ».

Publié le 2022-06-21 07:00:06

Ni expert, ni dieu, ni maitre, ni patrie, ni patron, ni le pen, ni macron, ni tous ces enfoiré.es de politicard.es qui nous enfument dans leurs urnes funéraires !



Lendemain d’élection – de merde- sur « Le Siège de l’Empereur ».
Ni expert, ni dieu, ni maitre, ni patrie, ni patron, ni le pen, ni macron, ni tous ces enfoiré.es de politicard.es qui nous enfument dans leurs urnes funéraires !
Je pourrais écrire une jolie analyse avec de bons mots, mais pas envie de jolies lettres, de blabla au style universitaire qui m’emmerde. Ils jouent leurs petites gueules affichées en couleur, ils comptent leurs points pour poser leurs culs sur Le Siège de l’Empereur, et nous culpabilisent, en plus, de refuser leur jeu puant ! Et même certains anars te prennent la tête pour que tu ailles -aïe- voter ! J’hallucine ! Merde vous me faites chier avec vos conneries ! Vous êtes heureux.ses du résultat entre un psychopathe et une facho ? Super réjouissons -nous : la fille du borgne n’est pas passée ! C’est super la politique du moins pire ?
Ras le bol du moins pire, après tout ce qu’on se prend, entends çà : « Le moins pire connard est arrivé en tête pour Le Siège de l’Empereur », tu comprendras pourquoi j’ai envie de hurler ma rage ! Vomissure sur vos urnes !
Bien sur mon pote sans papier ne sera pas viré directement car la fille du borgne n’est pas passé, mais mon pote il se cachait déjà dès qu’il voyait un bleu, désormais il attend dans un CRA pourri. Oui, la mise au pas d’un peuple se fait peu à peu, entends le bruit des bottes, le lit de la peste brune est bien mis en place depuis des années : par ces politicards chialant du « Front républicain », des syndicalistes socios-traitres absents des luttes, ramollis à la paté pour chiens des subventions d’état.
Déjà les autres tarés politicards qui ont raté « Le Siège de l’Empereur », s’excitent avec d’autres élections – de merde - des législatives, et c’est là où tu pourras piger que leurs jeux calculateurs ne s’arrêtent jamais, entre celui qui veut être le premier sinistre, l’autre ministre, l’autre député qui chiale parce qu’avec 3000 euros il ne peut pas vivre... ! Vomissure sur vos urnes !
Ici nous comptons les pièces jaunes pour acheter à bouffer ! Oui, ici en attendant le prix des pâtes et des sardines en boîte augmentent de ouf ! En attendant chaque mois nous sommes menacé.es d’expulsion au bout de 30 jours d’impayés, énergie réduite avant coupure, donc nous prenons la douches à l’eau froide et le chauffage est coupé depuis longtemps, et tu te demandes comment tu vas vivre ...
Et tu repenses à l’autre Merlu – tu vois l’ex-sénateur qui prétendait sauver le monde - qui chiale pour devenir premier ministre !
Sans déconner ils n’ont pas honte de toute leur merde ? Vomissure sur vos urnes !

Nous ne négocions pas notre vie, nous arracherons notre liberté avec les dents !
Bisou aux minoux sauvages et aux chats noirs
et VIVE LE FEU !

Berlin (Allemagne) : à l’assaut du commissariat

Publié le 2022-06-21 08:00:02

Traduit de l’allemand de Kontrapolis, 19 juin 2022

Hier soir, un petit groupe d’ami.e.s a attaqué le poste de police de Treptower Park (Berlin)*.

Cette petite action peut paraître dérisoire face à l’incessant harcèlement, aux agressions et à la répression des flics.
Mais même s’il ne s’agit que de quelques secondes, pendant lesquelles nous sortons de notre impuissance, nous nous défendons contre les frontières de plus en plus étroites et l’arrogance des flics.

Nous voulons ainsi motiver d’autres personnes à agir, que ce soit avec des pierres, de la peinture ou du feu. Les flics sont vulnérables, leurs plantons, leurs voitures et finalement eux-mêmes, et nous devrions les attaquer pour que la peur change de camp.

Prenez soin de vous, et qu’Anna et Arthur se la bouclent**.

acat

* NdT : selon la police, « peu après 23 heures, quatre inconnus masqués ont jeté plusieurs pierres ainsi que des bouteilles remplies de peinture contre la façade du comico. Celle-ci a été endommagée, tandis que plusieurs fenêtres et vitres de ses portes ont été brisées. En outre, les émeutiers ont allumé un fumigène devant l’entrée pour couvrir leur fuite dans le parc de Treptow situé en face. Le service de Sûreté de l’Etat de la police judiciaire de Berlin est chargé de l’enquête. »

** NdT : « Anna und Arthur halten’s Maul » [Anna et Arthur se la bouclent] est un slogan du mouvement autonome allemand lancé en 1987 et toujours actuel, invitant les accusés comme les témoins à refuser toute déclaration ou coopération avec la police, la justice et les services de renseignement.


Watauga (Etats-Unis) : petit retour de bâton pour le pasteur homophobe

Publié le 2022-06-21 08:00:03
Watauga (Texas), 18 juin 2022 : l’église baptiste après la petite visite nocturne de pédés anarchistes

Le pasteur de l’église baptiste de Stedfast, à Watauga (Texas) a prononcé au début du mois de juin un de ses petits sermons habituels, où il s’en prenait une fois de plus aux homosexuels, disant entre autres aménités à ses fidèles moutons que « chaque homosexuel devrait être aligné contre un mur, et recevoir une balle dans la nuque ».

Si le sermon du pasteur avait certes provoqué depuis de petites manifestations symboliques et pacifiques régulières devant son église, cela ne mangeait pas de pain, avant que de fiers pédés anarchistes ne décident de passer à l’action la nuit du samedi 18 juin, estimant peut-être que le minimum était de refaire la déco des grenouilles de bénitier en pratiquant quelque ouverture impromptue dans sa baie vitrée.

C’est donc ainsi qu’elle a volé en éclats par une belle nuit de juin, tandis qu’un tag « Fags bash back » [les pédés ripostent] orné d’un A cerclé agrémentait le tout. Bien entendu, un des porte-parole de la communauté LGBTQ+ et membre du groupe de base Pas de haine au Texas qui organisait les rassemblements pacifiques devant l’église, s’est immédiatement empressé de dénoncer ces actes devant la presse, en précisant que son groupe « ne tolérait pas ce type de comportement » et n’ « encourageait pas la haine » d’un côté comme de l’autre.

Malheureusement pour lui, il existe encore des individus qui n’attendent les consignes de personne et pensent assez librement pour décider par eux/elles-mêmes le tarif minimum à appliquer aux ordures religieuses homophobes…

[synthèse de la presse nord-américaine, 18 juin 2022]

Publication : Avis de tempêtes n°54 – juin 2022

Publié le 2022-06-21 08:00:03
Cliquer sur l’image pour ouvrir le pdf

Avis de tempêtesbulletin anarchiste pour la guerre sociale n°54 (juin 2022) vient de sortir.

« Que les forces armées interviennent en cas de catastrophes tout sauf « naturelles » est déjà la donne. Qu’elles se préparent à y faire face de façon accrue (qu’on songe simplement aux déplacements forcés de populations, aux guerres pour les ressources ou aux explosions de révolte que les conséquences du réchauffement climatique ne peuvent qu’exacerber) n’est pas non plus une nouveauté. Mais qu’on soit désormais officiellement passés d’une guerre de l’économie à une économie de guerre l’est peut-être davantage. L’une des conséquences est certainement d’en prendre acte, en ne regardant plus d’un même œil placide toutes ces petites entreprises qui pullulent autour de nous en participant nolens volens à la militarisation en cours. Et de leur signifier ce que nous en pensons, chacun à notre manière. »

Lire la suite et tous les anciens numéros sur :
avisdetempetes.noblogs.org

[Reçu par mail]

Soutien aux inculpés du 15 juin

Publié le 2022-06-22 08:00:03

Rendez-vous jeudi 23 juin place d’Aine, à Limoges, à partir de 8h30.



Jeudi 23 juin à partir de 8h30 sera examiné par la Chambre de l’instruction, à la cour d’appel de Limoges, la demande de levée du contrôle judiciaire de deux des mis·e·s en examen dans l’affaire dite du 15 juin - incendie de voiture Enedis et antenne des Cars en 2020 et 2021.
L’enjeu pour ces deux personnesest est de pouvoir, au bout d’un an, reprendre leur vie, leur vie d’amoureuse, puisque pour le moment elles n’ont pas le droit de se voir.

Projection-discussion : Contre l’industrie de l’armement, à Toulouse comme ailleurs.

Publié le 2022-06-22 08:00:06

Le jeudi 30 juin 2022, à partir de 19h30
Un évenement accueilli par "Le Placard Brûle"
(pour avoir l’adresse, envoyez un mail à placardbrule(at)riseup.net)



Depuis plusieurs mois la guerre a fait son grand retour dans notre réalité médiatique quotidienne. Elle est pourtant bien présente partout et depuis bien longtemps à travers le monde. Les discours nationalistes, xénophobes, racistes et guerriers se succèdent et se mêlent, comme souvent, aux enjeux de pouvoir et d’argent.

Face à cela nous vous proposons de ramener la guerre à une réalité locale bien matérielle, son industrie. Car Toulouse, en plus d’être le pays de la violette, de la saucisse et de Jean-Luc Moudenc, est aussi un point stratégique de l’industrie de guerre depuis plus d’un siècle. A la fin du XIX ème l’industrie de la mort se développe et devient rapidement essentielle à l’économie locale. Elle survivra aux différents régimes et perdurera au gré des conflits tout en se mélangeant petit à petit avec l’industrie civile. AZF, Thalès, Airbus, Safran, pour ne citer que ceux-là, sont autant de noms qui font la fierté de la région mais laissent un arrière-goût morbide.

Dans cette période ou s’annonce l’intensification de la production d’armes, les commandes pleuvent et les industriel.le.s se frottent les mains.
Quand la fête pue le cadavre on peut casser l’ambiance, rendez-vous le jeudi 30 juin pour un événement (en mixité) accueilli par le Placard Brûle.
Pour parler des enjeux capitalistes contemporains et historiques de la guerre dans la ville rose, où les pouvoirs publics et les industriel.le.s aiment la castagne. Et se poser la question ensemble des imaginaires qu’on peut avoir pour lutter contre.

Au programme :

Y aura à grignoter sur place.
Et une table d’infos avec des textes et brochures contre la guerre.

Ouverture d’un nouveau squat à la frontière franco-italienne, appel à soutien !

Publié le 2022-06-22 11:00:02

22 juin 2022
Par Le Numéro Zéro (source)
3667 visites

Signaler cet article à l'équipe de modération
    Délai moyen de réponse : 1 à 5 heures
Délai moyen de réponse : 1 à 5 heures

Presqu’un an après la dernière expulsion de la Casa Cantoniera de Clavière, nous sommes resté.exs ici, dans cette vallée, sur cette frontière sanglante et raciste, près des personnes qui, chaque jour, la défient et la surmontent, bien qu’elles soient forcées de le faire “illégalement” : contrôlées, rejetées et violentées par l’État et ses forces armées.

Dans cette même vallée où, des milliers de “migrant.ex” avec de bons papiers, appelé.ex touristes, transitent sans être dérangé.ex. Dans la même vallée où, seulement en janvier de cette année, la frontière a tué deux personnes, Fatallah Belhafif et Ullah Rezwan.

A partir d’aujourd’hui, nous revenons nous organiser dans un lieu abandonné depuis des décennies, qui n’appartient plus à personne mais qui revit grâce à celleux qui l’habitent, le construisent et l’autogèrent, en opposition à un et tous les États et lois qui veulent voir disparaitre toute forme d’autonomie collective et individuelle.

Nous avons continué et continuerons à nous battre en nous réappropriant et en construisant des espaces libres et inclusifs. Des lieux loin des dynamiques violentes, racistes et infantilisantes des institutions, qui se manifestent à la frontière franco-italienne des Alpes occidentales, au refuge Massi à Oulx, à la Croix-Rouge (qui participe aux refoulements en collaboration avec la police) et dans les appareils de contrôle et de répression italiens et français.

Nous sommes resté.exs ici, en nous organisant sur cette frontière, non pas pour faire du travail humanitaire et de l’aide sociale POUR les “migrant.exs”, mais par choix politique, pour rester debout et lutter AVEC les personnes qui transitent par ces vallées.

Aujourd’hui, de manière plus flagrante que jamais, nous assistons à une rationalisation de l’accueil et de la “solidarité”. Depuis le début de la guerre, des associations, des particuliers, des municipalités, des États, des médias grand public ont concentré des actions, du temps, des fonds pour les réfugié.exs ukrainien.nexs. Nous nous demandons donc si cette solidarité existe parce que les personnes en question sont blanches ? Ou parce qu’elles sont chrétiennes ?

Nous luttons avec toutes victimes de la guerre et de l’impérialisme.

Il est évident que lutter contre des oppressions n’empêche pas d’en reproduire.

Nous gardons en tête les violences survenues durant les autres occupations et voulons vivre dans un espace qui cherchera à déconstruire et à gérer la violence.

Ce nouveau refuge n’est pas né sur une terre stérile, mais dans le Val de Suze qui résiste depuis des décennies par la lutte contre le projet honteux du TAV et son monde. Un monde d’industrie et de destruction du vivant, ce monde qui, toujours plus, pousse les personnes à l’exil.

Nous vous invitons à rejoindre la lutte.

Dans tout le territoire, la frontière laisse ses traces ; dans tous les territoires, nous devons la combattre.

Brulons les frontières.

FREEDOM, HURRIYA, LIBERTÉ !!

P.-S.

En complément…




Source: Lenumerozero.info

Cet article a 3 ans. Le contenu et les informations peuvent être obsolètes. Dans le cadre de notre mission d'archivage, nous ne supprimons jamais les anciens articles pour documenter l'histoire du mouvement anarchiste au fil du temps.

Munich (Allemagne) : bris de vitres chez deux profiteurs de guerre

Publié le 2022-06-22 13:11:09

Traduit de l’allemand de Zündlappen, 18 juin 2022

Dans le Sud-Est de Munich les vitres sont tombées fin mars, début avril chez les profiteurs de l’armement Philotech et Infineon.

L’entreprise de software Philotech, située au 2 de la rue Eschenstraße à Taufkirchen, compte parmi ses clients toutes les entreprises d’armement allemandes renommées. Selon ses propres dires, elle a une expérience particulière dans les domaines Military Aircraft, Military Vehicle, Border Control et Naval Systems. Fin mars, une nuit plusieurs vitres de cette entreprise ont été brisées.

Infineon est l’un des géants dans la conception de semi-conducteurs et de puces électroniques. Infineon n’a pas seulement de nombreuses entreprises d’armement sur sa liste de clients : les semi-conducteurs sont indispensables pour les plans d’un monde totalement interconnecté. Que ce soit pour l’internet des objets, pour les véhicules électriques, les smartphones, les papiers d’identité, pour toutes les applications du totalitarisme smart 4.0, il y a besoin de semi-conducteurs. Beaucoup de bonne raisons donc pour lesquelles Infineon pourrait avoir des ennemis.
Début avril, deux immeubles de bureaux d’Infineon ont été touchés à Munich aux n°12a et 14 de la rue Raiffeisenallee à Oberhaching, également dans le Sud-est de Munich. Les fenêtres, les portes d’entrée, ainsi que le vitrage de la cage d’escalier ont été détruits sur deux faces des deux bâtiments.

Contre leur guerre, contre leur paix.
Attaquer les profiteurs de l’armement !
Pour l’anarchie !

Toul (Meurthe-et-Moselle) : sur la construction d’une nouvelle prison

Publié le 2022-06-22 13:11:09
Toul (Meurthe-et-Moselle). Emplacement programmé par l’État du chantier de la nouvelle prison : Pôle industriel Toul-Europe, en contrebas de la société Envie, sur un terrain voisin à l’Espace K

Permanence du député D. Potier taguée contre le capitalisme carcéral & ses promoteurs !
Indymedia Lille, 21 juin 2022

A l’entre-deux-tours, nous avons tagué la permanence du député-candidat Dominique Potier (Divers Gauche), au 27 avenue du Maréchal Foch à Toul, pour s’opposer au projet de nouvelle prison, qu’il soutient tant. Nous y avons tagué « Feu aux prisons », « Potier = promotteur de prisons » ; « crève la taule » ; « Prison : ni à Toul ni ailleurs ! » ; « A[narchie] ».
Dans ce contexte électoral, nous gardons en tête que ce soit lui ou le candidat RN qui remporte ces élections, ce projet pénitentiaire local, largement à l’initiative de Dominique Potier, répond plus largement à la volonté d’une classe dirigeante capitaliste dont le leitmotiv est de gouverner, contrôler et d’enfermer les personnes ne rentrant pas assez dans les normes du système qu’iels défendent (n’en déplaise au petit parvenu catho D. Potier issu de la classe paysanne).

Dominique Potier, député PS de la circo de Toul depuis 2012 et de nouveau candidat, fait partie des élu·es qui ont sauté sur l’occasion du Plan Prison pour construire une nouvelle taule dans le toulois*.

Le Plan Prison, c’est un énième plan de construction et d’agrandissement de prisons en france porté par Manuel Valls en 2016. L’objectif : construire 15 000 places de prisons supplémentaires en france d’ici 2027. Avec ce plan, l’idée est aussi de diversifier les types de taules sur le modèle de la carotte et du bâton. Plus d’autonomie pour les prisonnier·es qui respectent les règles de l’Administration Pénitentiaire (AP) et qui jouent le jeu de la « réinsertion », plus de surveillance et de répression pour celleux qui présentent un potentiel de dangerosité.

Dans le toulois, après s’être battu pour la construction d’une prison « classique » de 600 places à Dommartin-lès-Toul (ancien hôpital Jeanne d’Arc), et suite à l’annulation par le ministère de la justice de ce projet, Dominique Potier a fortement sollicité la création d’un nouvel établissement pénitentiaire dans le quartier de la Croix de Metz (à l’espace K, anciennement Kleber). Cette nouvelle prison de type InSERRE**, basée sur le travail et la formation, accueillerait 180 détenus dès 2027.

Que cette prison soit basée sur le travail avec un peu moins de restriction (cellule individuelle, libre circulation dans l’établissement en journée, permissions de sortie en fin de peine,..) ou qu’il s’agisse d’un établissement pénitentiaire classique comme c’était le projet initialement, cette nouvelle prison est l’infâme conséquence de la pugnacité carcérale d’une poignée d’élu.es convaincu.es que le business de l’enfermement est un moyen comme un autre de « développer le territoire » et qu’il ne faudrait pas en rougir. Pire que ça, il faudrait même en être fier.e, ou du moins c’est ce que semble affirmer Dominique Potier pour qui l’arrivée d’un nouveau lieu d’enfermement sur le territoire équivaut à « la concrétisation d’une forte mobilisation collective, et l’arrivée d’un projet innovant, humain, et qui va créer de l’emploi ».

On pourrait bien se demander ce qu’il y a « d’innovant » ou même « d’humain  » dans le fait d’enfermer des individuEs contre leur gré dans des lieux qualifiés de « privation de libertés ». L’humanisme de Dominique Potier ne semble se résumer qu’à la création d’emplois pour les entreprises du bâtiment, du nettoyage, de la restauration et de la surveillance pénitentiaire*** dont le gagne-pain dépend de l’incarcération de leurs semblables. D’ailleurs, il a lui-même exprimé récemment être « pour une humanisation de la mondialisation »**** : à ce niveau-là, il s’agit de rendre le système capitaliste plus acceptable aux yeux de toustes, et pour ça, ça passe par la promotion d’établissements pénitentiaires avec le sourire et en vantant les bienfaits de l’emploi dans un territoire désastré par le chômage.. Bravo, l’artiste ! Bravo, l’humaniste !

Tout comme celles d’Arras (Pas-de-Calais) et de Donchery (Ardennes), le projet de prison expérimentale de Toul est centré sur le travail et la formation des détenu·es condamné·es à une peine de moins de cinq ans et qui devront passer un entretien d’embauche. Si dans sa communication sur ces taules expérimentales, l’État met en avant les améliorations de conditions de détention pour celles et ceux qui en « bénéficieraient », la réalité de l’exploitation des prisonnier.es est bien moins reluisante. En effet, ces dernières années se développe une véritable organisation de l’exploitation pénitentiaire au profit des patrons, par le biais de l’agence du travail d’intérêt général et de l’insertion professionnelle des personnes placées sous main de justice (ATIGIP), créée en 2018. Cette agence a pour rôle de développer le travail pénitentiaire, et de le rendre plus attractif via la plateforme promotionnelle de xxx.travail-prison.fr. L’ATIGIP fait également la promotion du travail gratuit suite à condamnation pénale (Travail d’Intérêt Général) via la plateforme xxx.travail-interet-general.fr, qui n’est autre qu’un Pôle Emploi ou un Service Civique du travail gratuit. Rien de très étonnant, quand on se rappelle que le travail en prison n’est plus obligatoire en france que depuis 1987.

La volonté de poursuivre le business carcéral se retrouve également à travers une communication publique qui met en avant le statut des personnes détenu.es comme particulièrement profitable aux entreprises. Lors d’une visite de prison en décembre 2021, le ministre de la justice Eric Dupond-Moretti a rappelé les avantages du travail pénitentiaire pour les entreprises : coûts maîtrisés, flexibilité, et engagement sociétal, avant de dire : « Je ne veux plus que vous vous sentiez gênés de faire appel au travail en prison. Au contraire, vous pouvez en être fiers. Le travail en détention est utile aux patrons, aux détenus, à la société en faisant chuter le risque de récidive. » … Les masques tombent ! Tout ce qui n’est pas (encore) possible dans l’exploitation salariale conventionnelle le devient grâce à la taule ! Et pour encore plus d’acceptabilité sociale, on accolera l’étiquette « made in france » sur cette délocalisation à domicile (où la main d’œuvre est payée 45 % du SMIC, avec 6 jours de congés par an) !

Alors qu’en 2021, près de 400 entreprises sont implantées en détention (L’Oréal, Bic, La Redoute, Yves Rocher, Bouygues, Suez, Microsoft, Vinci, Safran,..) et que 31 % de la population carcérale, soit 20 000 personnes détenues, travaillent chaque mois en moyenne ; ce Plan Prison s’inscrit dans un processus d’exploitation généralisé et va permettre, comme ici à Toul, de gaver de nouvelles entreprises en développant de véritables prisons-usines.

Plus de 200 ans après que l’on conçoive la prison comme peine, il est évident que la justice et ses lieux ignobles ne suppriment pas les rapports de domination mais les entérinent. Et qu’au-delà de cela, enfermer des individus est inacceptable pour qui désire la liberté de toustes. C’est en réalité une façon d’occulter les problèmes, qui sont intrinsèques à cette société fondée sur des rapports de pouvoir et notamment d’argent.

Attaquons les entreprises qui construisent ces prisons, celles qui en profitent et les élu·es qui permettent à ce que tout cela soit possible !

Feu aux prisons, les patrons au milieu !
En attendant, force à celleux qui survivent en prison !
Vive l’anarchie ! Vive la révolte !*****

* : Alors qu’il y a déjà 2 prisons dans le toulois : un centre de détention à Ecrouves (232 détenu·es), un autre à Toul (390 détenu·es), sans compter la Maison d’Arrêt de Nancy-Maxéville (706 détenu·es) et le centre de semi-liberté de Maxeville (50 détenu·es) à 22 km de Toul.
** : « Innover par des structures expérimentales de responsabilisation et de réinsertion par l’emploi »
*** : Métier qu’il faudrait, selon lui, davantage reconnaître et valoriser : « le métier de surveillant souffre d’un profond déficit de reconnaissance alors même qu’il incarne, aux côtés des autres représentants des forces de l’ordre, la protection des citoyens et l’idéal républicain. » Ouin ouin. (21 mars 2019 xxx.dominiquepotier.com/fr/securite-dans-nos-prisons/actualites-1.html
**** : France 3 Lorraine : débat législatives de la 5ème circonscription de Meurthe-et-Moselle, 1er juin 2022
***** : Voir le film Sur les toits (Nicolas Drolc ; 95min ; 2014) sur les révoltes dans les prisons françaises, dont particulièrement celle de Toul, entre septembre 1971 et la fin de l’année 1972.

Chéronnac (Haute-Vienne) : sabotage du mât de mesure du projet d’éoliennes industrielles

Publié le 2022-06-22 13:11:10

Un mât de mesure installé pour un projet d’implantation
d’éoliennes a été détruit à Chéronnac

Le Populaire du Centre, 2 juin 2022

Installé au printemps 2021 dans le cadre d’un projet d’implantation d’éoliennes, le mât de mesure de Peyrassoulat, à Chéronnac (Haute-Vienne) a été détruit jeudi 2 juin.  À en croire certains habitants, certains ont d’abord cru que le mât avait été démonté car les études étaient terminées. Ce mât de mesure avait été installé sur une terre agricole privée après l’accord entre l’agriculteur propriétaire des terres et la société de construction 3N Développement qui porte le projet de création d’un parc éolien. Le mât de mesure devait enregistrer toutes les données nécessaires à la constitution du dossier justifiant de la construction du parc.

Mais ce jeudi 2 juin, le mât a donc été retrouvé au sol, et en morceaux. Non pas démonté, mais détruit. Ce vendredi 3 juin aucune plainte n’avait encore été déposée par la société. Les gendarmes de Saint-Laurent-sur-Gorre chargés des investigations et ayant déjà mené une enquête de voisinage n’ont pas communiqué concernant les pistes suivies et les circonstances du sabotage.

Seule certitude, c’est bien une action humaine qui est à l’origine de la destruction du mât de mesure. Contacté, le maire de la commune Raymond Vouzelleaud confirme que les câbles auraient été sectionnés à l’aide d’une disqueuse : « On m’a prévenu donc je suis allé constater, mais cela se passe sur un terrain privé, avec une société privée. Ce sera à elle de porter plainte ».

Concernant le Collectif de Peyrassoulat, mobilisé depuis le début contre ce projet de parc éolien, leur message est clair : « nous ne cautionnons pas cet acte et sommes contre la violence ».

Caen (Calvados) : le quartier perd ses laisses électroniques

Publié le 2022-06-22 13:11:10
Une armoire de fibre optique vandalisée à Caen,
des abonnés privés de connexions internet

Ouest France, 21 juin 2022 (extrait)

Mauvaise surprise pour des habitants de la rue du capitaine Boualam à Caen(Calvados), et alentours, samedi soir : télévision, téléphone, internet… Tout s’arrête vers 21 h 30. Peu après, certains découvrent qu’une armoire fibre optique (équipement qui permet de relier des abonnés au réseau fibre optique déployé dans une partie de la ville) a été vandalisée dans cette rue, située près du quartier Lorge : portes forcées et câblages dégradés.

Orange, en charge du réseau à Caen, confirme cet acte de vandalisme « gratuit, qui impacte beaucoup de foyers ». La nature exacte des dégradations n’était pas encore connue, mais elle ne semblait pas crapuleuse [sic], contrairement à des armoires téléphoniques où des voleurs cherchent parfois à récupérer du cuivre.

Orange a été déjà été confronté à de tels actes dans le Calvados, mais jamais encore sur Caen.

[Tract] : Il n’y a pas que la nouvelle piscine qui déborde…

Publié le 2022-06-22 13:11:10

[reçu par mail le 18 juin 2022]

Il n’y a pas que la nouvelle piscine qui déborde :
pour en finir avec le nucléaire et son monde

Cliquer sur l’image pour ouvrir le pdf

Depuis des décennies, l’industrie nucléaire, lorsqu’elle n’arrive plus à s’en débarrasser discrètement, accumule les déchets radioactifs. Edf, à court de sites pour stocker les combustibles usés produits dans ses centrales, décide en 2019 de construire une nouvelle piscine d’entreposage. Le site de BellevillesurLoire est d’abord visé mais, face à un début de fronde locale, les nucléaristes se replient sur une terre qu’ils jugent davantage conquise : le Cotentin. Ce sont quelques 130 cœurs de réacteurs usés qui seraient ainsi stockés par l’électricien sur le site de retraitement des combustibles nucléaires de La Hague géré par son complice historique Orano.

(…) Cette piscine d’entreposage de combustibles n’est qu’un infime maillon de la chaîne nucléaire. Et si c’est heureux que dans une presqu’île tellement sous l’emprise de l’industrie nucléaire et de l’Etat surgisse une opposition au projet, pour nous, ce n’est pas seulement cette piscine qu’il faut stopper mais l’industrie nucléaire qui produit les tonnes de déchets ou de combustibles qui finissent par s’y entreposer. C’est surtout ce monde nucléarisé dont la piscine d’entreposage de combustible n’est qu’une verrue supplémentaire que nous voulons abattre. Un monde absurde, qui mesure le bonheur à la taille des écrans plats, à la multiplication des antennes relais, un monde de réseau de marchandises et de données, qui maintient partout exploitation, domination et guerres. Un monde toujours plus dévoreur d’énergie, de terres rares et de minerais. Le nucléaire n’est qu’une manifestation particulièrement mortifère et concentrée de l’État et du capital lorsqu’ils se déploient.

Quelques anarchistes réfractaires au meilleur
des mondes nucléaires

[Extrait, ouvrir le PDF pour lire le tract en entier]

LES GUERRES SE FABRIQUENT (AUSSI) PRÈS DE CHEZ NOUS ! Rassemblement le 25 juin contre le cluster EDEN à Lyon

Publié le 2022-06-22 13:11:11

22 juin 2022
Par CRIC Grenoble (source)
8572 visites

Signaler cet article à l'équipe de modération
    Délai moyen de réponse : 1 à 5 heures
Délai moyen de réponse : 1 à 5 heures


Quelques exemples :

Corpguard (Brignais) est spécialisée dans la sécurité. Cette entreprise a formé les soldats ivoiriens impliqués dans des massacres de civils lors des élections de 2020. Un des associés a été condamné pour espionnage et tentative d’agression sur Bruno Gaccio des Guignols de l’info, sur ordre de la direction de Canal +.

Métravib (Limonest) est spécialisée en acoustique et vibration. Elle équipe des blindés de l’armée turque en matériel de détection de tir, utilisé dans la répression des populations kurdes en Turquie et en Syrie.

Delta Drone (Dardilly) fournit des drones de surveillance de sites miniers pour des multinationales polluantes en conflit avec les populations locales (Ghana, Namibie, Afrique du Sud). Ces drones servent aussi à “gérer des émeutes” ou des manifestations.

PGM Précision (Savoie) fabrique les fusils utilisés par l’armée égyptienne déployée au Sinaï, accusée de nombreux massacres et exécutions. Les forces spéciales israéliennes, coutumière d’exactions dans les territoires palestiniens occupés, en sont également équipées.


Le cluster EDEN sert de lobby auprès des pouvoirs publics pour gagner des contrats d’armement partout dans le monde. Selon leurs propres termes ils “chassent en meute à l’export“.

L’industrie de l’armement bénéficie aussi de multiples aides publiques financées par nos impôts.


Ces entreprises ne peuvent exporter du matériel militaire qu’avec l’autorisation de l’État qui agit en notre nom, en toute opacité.

Le droit international interdit la vente d’armements et leur emploi “vers des pays ou des zones de conflits où les droits humains sont bafoués ». Mais, dans la réalité nos entreprises locales vendent (et sont donc impliquées) dans de multiples répressions et massacres de civils (Égypte, Turquie, Liban, Togo, Côte d’Ivoire, RDC, Chili, Arabie Saoudite, Bahreïn, Palestine….) et des guerres d’agression (Ukraine, Yémen, Syrie, Kurdistan…)


Nous estimons que quand l’État vend des armes à des gouvernements qui les utilisent dans des conflits meurtriers, c’est notre responsabilité à toutes et tous qui est engagée.

Emmanuel Macron affirme que la France et l’Union européenne sont entrées dans « une économie de guerre dans laquelle (…) nous allons durablement devoir nous organiser », (déclaration du lundi 13 Juin à Eurosatory, le plus grand salon international de la défense et de la sécurité terrestres et aériennes) . Il appelle au renforcement de l’industrie européenne de défense qu’il souhaite « beaucoup plus forte » au regard des besoins militaires accrus avec la guerre en Ukraine.

Or si les États ne réagissent aux tensions internationales que par l’augmentation des budgets militaires et un réarmement massif, cela aggrave ces mêmes tensions et favorise des conflits armés. Dans tous les cas les ventes d’armes augmentent et ce cercle vicieux ne profite qu’aux industries de l’armement et aux militaristes.


Rassemblement samedi 25 juin devant la CCI, 21 rue de la République, Lyon 02

Venez nombreuses et nombreux !!

Collectif Régional Anti-Armements (CRAA)





Source: Cric-grenoble.info

Cet article a 3 ans. Le contenu et les informations peuvent être obsolètes. Dans le cadre de notre mission d'archivage, nous ne supprimons jamais les anciens articles pour documenter l'histoire du mouvement anarchiste au fil du temps.

Nique la diplomatie, les médias et le nucléaire ! Vive l’Attaque !

Publié le 2022-06-23 20:08:07

23 juin 2022
Par Manif Est (source)
5177 visites

Signaler cet article à l'équipe de modération
    Délai moyen de réponse : 1 à 5 heures
Délai moyen de réponse : 1 à 5 heures

Dans la nuit du 10 au 11 juin, une personne suspectée d’être admin du site attaque.noblogs.org a été arrêtée puis placée en détention provisoire, et les médias ont lâché leur venin sur cette histoire. Il lui est reproché d’avoir mis le feu à 58 voitures entre 2017 et 2022 dans les « beaux quartiers » de Paris : voitures diplomatiques, voitures d’entreprises privées (Eiffage) ou publiques (Enedis, RATP) ou de médias (l’Est Républicain). Plus d’infos issues de la presse mainstream ici.

Ca nous a mis la rage.

Avec cette banderole, on envoie toute notre solidarité depuis Bure & que se propage la révolte.

JPEG - 293.6 ko

PS : banderole vue en avant-première par l’hélico de la gendarmerie qui passait par là, en faisant son travail de répression…




Source: Manif-est.info

Cet article a 3 ans. Le contenu et les informations peuvent être obsolètes. Dans le cadre de notre mission d'archivage, nous ne supprimons jamais les anciens articles pour documenter l'histoire du mouvement anarchiste au fil du temps.

Saint-Chamond (Loire) : le local du député à coups de masse

Publié le 2022-06-24 07:32:46

Le local de campagne d’Emmanuel Mandon dégradé
à Saint-Chamond
Le Progrès, 22 juin 2022 (extrait)

Elu député de la troisième circonscription de la Loire dimanche , Emmanuel Mandon fête ce mercredi ses 57 ans. Mais c’est une mauvaise surprise qui l’attendait ce mercredi matin. Son local de campagne, situé rue des Trois-Frères à Saint-Chamond, a été dégradé durant la nuit. Plusieurs impacts apparaissent sur les vitres, fendant et brisant le verre à plusieurs endroits.

Les policiers sont venus procéder aux constatations. Emmanuel Mandon, qui va déposer plainte, n’avait pas encore décroché les banderoles de sa campagne aux couleurs de la Majorité présidentielle (via le MoDem). Ce qui lui a semble-t-il causé cette mésaventure.

Wallsend (Angleterre) : feu le pylône de télécommunication

Publié le 2022-06-24 07:32:46

Jeudi 26 mai peu avant 4h du matin, les pompiers de la région de Northumbrie sont appelés par des automobilistes scandalisés : une antenne de téléphonie mobile est en train de flamber le long de la route côtière A1058, à la hauteur de la commune de Wallsend. Alors que la police se rend sur place pour couper la circulation, s’assurant ainsi le monopole de ce beau spectacle, l’incendie finira par être dompté une heure-et-demie plus tard par les soldats du feu.

Malheureusement pour les drogués du télétravail et du vide interactif qui comptaient sur une prompte réparation, les flammes ont si bien fait leur travail à Wallsend, que les autorités de service ont dû se résoudre à ordonner de toute urgence le démantèlement du pylône endommagé. La circulation sur cette artère cruciale du trafic de la banlieue nord-est de Newcastle jusqu’à la mer est ainsi restée fermée dans les deux sens jusqu’en fin d’après-midi, avec autant de déviations embouteillées, privant cette fois les habitants du beau spectacle de démontage d’un mât calciné à l’aide de camion-grue.

Bien entendu, la police de Northumbrie a annoncé ouvrir une enquête, et blablabla et blablabli, mais elle ne s’est pas aventurée jusqu’à lancer l’hypothèse d’une piste accidentelle, à force d’être régulièrement démentie par les faits… Aucune date n’a été avancée pour la réinstallation d’une nouvelle antenne, et la déconnexion dans cette zone risque de durer un bon moment.

[Synthèse de la presse anglaise, 26-27 mai 2022]

Schaerbeek (Belgique) : quand la police laisse traîner son matos dans la rue…

Publié le 2022-06-24 07:32:46

Schaerbeek : une voiture de police vandalisée à tel point

qu’il a fallu la dépanner !
Sudinfo, 22 juin 2022 (extrait)

Un énergumène s’est attaqué ce mercredi aux vitres et pare-brise d’une voiture de police qui était en stationnement sur la commune de Schaerbeek (Bruxelles) à tel point qu’il a fallu appeler la dépanneuse ; le véhicule ayant été rendu totalement inutilisable !

D’aucuns ont carrément cru qu’on avait tiré dessus au vu des dégâts qui pouvaient potentiellement le laisser penser, mais il n’en était finalement rien, selon la porte-parole de la zone de police Bruxelles Nord, Audrey Dereymaeker : « Il s’agit bien d’un véhicule de notre zone de police garé rue Stephenson. Lors de ce délai de parking, un particulier a commencé à dégrader notre véhicule de police avec un objet contondant (il n’y a donc pas eu de coups de feu). Un témoin a appelé nos services et a tenté de retenir le suspect. Toutefois, il a réussi à s’échapper avant l’arrivée de la police. L’enquête suit son cours. »