Plusieurs communes du pays de Daoulas ont été visées par des tags anti-RN, dans la nuit de samedi à dimanche. Les élus locaux condamnent fermement ces dégradations.
Loperhet, Dirinon, Daoulas, Saint-Urbain, entre autres, ont été ciblées par des inscriptions hostiles au parti de Marine Le Pen. Les très nombreux tags inscrits sur les biens publics et privés ont donc eu pour cible le Rassemblement national et notamment son chef de file, Jordan Bardella.
Suite à un tract dispersé dans la métropole bordelaise sur l’augmentation du prix des tickets TBM durant la période des Jeux Olympiques, nous revendiquons par ce canular qui a troublé aussi bien l’entreprise en question qu’une bonne partie de la presse locale, la nécessité d’empêcher le Neuralyzer national. Nous nous excusons bien sûr aux «voyageurs surpris voire en colère» qui ont découvert le dit-tract, et leur apprenons par la même que l’entreprise Keolis Bordeaux Métropole, responsable du réseau, a fait 3 0280 200€ de bénéfice en 2022 (le tout sur le dos de l’argent public bien sûr).
Le Neuralyzer des Men in Black permet en un flash de faire perdre la mémoire à celles et ceux qui le regardent. Pour retrouver la réaction de TBM ainsi que certains des articles de presse, dont les plus belles pirouettes journalistiques indiquant que les informations sur les tracts sont fausses, mais que les prix des billets vont bel et bien augmenter, c’est ici1.
Avec les Jeux Olympiques, le spectacle de l’union nationale va battre son plein durant l’été pendant que l’apolitisme du sport va être scandé dans tous les débats. Que Jesse Owens2 se retourne dans sa tombe et que Tommie Smith3 lâche son dernier râle si le sport n’est pas le spectacle de la politique. Nous parlons ici d’un Neuralyzer à l’échelle mondiale, un outil d’effacement de mémoire dont les plus grands bénéficiaires sont autant les grandes entreprises du BTP et du service que le pouvoir en place.
Si les supporters ne vont pas seulement confirmer le pouvoir, ils vont imposer la trêve aux enragés, à celles et ceux qui voient le désastre grandir partout autour d’eux et par conséquent faire la part belle à l’image immaculée de la domination. Par la locution « ras-la-casquette des peines-à-jouir et du JO-bashing », Anne hidalgo a tout décrit. De notre côté, ce n’est pas de la casquette dont il est question, mais bien de votre tête. Voyez la différence d’échelle. Car ceux qui râlent sont rarement du côté des expulseurs, des milliardaires et des politiques et quand les râleurs deviennent des insurgés, on ne paye pas cher de votre extase.
Les JO sont le cheval de Troie d’une nouvelle société ultra-sécuritaire, les tests de caméras à reconnaissance faciale avaient besoin d’un « état d’urgence » exceptionnel pour nous faire passer la pilule de l’effondrement de notre liberté. Notre visage, les traits que nous portons seront désormais la marque de notre culpabilité, et cela où que nous soyons. Car tout le monde sait que « l’essai temporaire » de ces nouvelles armes de surveillance est un ancrage bien manigancé. Notre vie devient une mauvaise science-fiction et l’on dépense sept cents euros pour agiter des drapeaux français en criant à des inconnus d’aller plus vite.
Dans un moment où l’outil étatique construit par la gauche comme par la droite durant ces dernières années est déposé sur un plateau d’argent aux fascistes, nous nous demandons bien pourquoi cette flamme olympique ne sert pas à brûler l’Élysée plutôt qu’à pavaner sur les Champs.
Mais bien plus qu’un point névralgique du tournant sécuritaire, les JO sont en eux-mêmes une aberration, autant de morts sur les chantiers (souvent des étrangers utilisés dans les jeux des migrations quand ça arrange les nationaux pour payer à bas prix des ouvriers), autant de pauvres expulsés (pour faire bonne figure face aux riches du monde entier et installer d’énormes infrastructures à l’usage éphémère), autant d’argent dépensé pour sauver le pouvoir de sa réalité : la méfiance généralisée des habitants et habitantes du territoire français.
Un peu de sport, pensez union, pensez nation et oubliez qui vous écrase au quotidien.
De notre côté, nous avons déserté la nation depuis longtemps et comptons bien un jour la supprimer. Mais rassurez-vous, nous aimons tout de même le sport, nous vous invitons d’ailleurs à nous rejoindre pour pratiquer le lancer de poids, le sprint, la boxe et le saut de haies pour les JO du Zbeul qui ont commencé ce lundi soir dans les rues bordelaises. Et n’oubliez pas votre esprit Gilles Bertin4 !
Sprinter et sauteur noir américain qui a gagné la médaille d’or au JO de 1936 à Berlin sous les yeux d’Hitler, face à l’athlète allemand. ↩︎
Sprinter noir américain qui a levé un poing ganté de noir (signe des Blacks Panthers) sur le podium de JO de 1968 . ↩︎
Chanteur du groupe de punk bordelais Camera Silens, il a braqué un dépôt de transporteur de fonds (Brink’s) en 1988 et a vécu une vie de cavale pendant 30 ans. ↩︎
Cela fait maintenant plus de 20 ans qu’on nous sert la même soupe : votez pour le bloc du centre (gauche ou droite) sinon c’est l’extrême droite au pouvoir. Macron a certainement été celui qui a usé de cette stratégie de la façon la plus outrancière.
Une fois au pouvoir, ces blocs centristes plus ou moins polarisés d’un côté ou de l’autre n’ont eu de cesse de reprendre les mesures et idées de l’extrême droite. Tellement que sur beaucoup de sujets, Macron a clairement fait du Le Pen. Il y a bien sûr là une stratégie électorale avec une idée délirante : C’est en appliquant le programme de l’extrême droite que nous séduirons leurs électeurs. Bien sûr, c’est l’effet inverse qui se produit : appliquer le programme de l’extrême droite légitime leurs propositions, banalisent leurs discours et préparent leur arrivée au pouvoir.
Résultat : Sarkozy faisait du Le pen, Hollande faisait du le Pen, Macron faisait du Le Pen, et à force, bhé oui, Le Pen fera du Le Pen.
Mais cette tambouille politicienne française n’explique pas du tout la situation.
Car la droitisation extrême du pouvoir n’est en rien un phénomène national français. Les élections sont toujours l’occasion pour l’État de répandre la ferveur nationale. La gauche s’y régale d’y trouver l’occasion d’un nouveau front populaire, promettant à qui veut l’entendre que la gauche au pouvoir sera le Salut de la Nation. Seulement voilà, la situation n’est pas nationale, elle est mondiale.
Sortir du nationalisme, c’est aussi sortir des fausses solutions nationales potées par la gauche.
C’est sur l’ensemble du globe que la situation se durcit : les pouvoirs se bunkerisent derrières des politiques autoritaires qui augmentent drastiquement le niveau d’exploitation (baisses de salaires, du chômage, de la retraite, des aides de santés, etc.) tout en élevant le niveau de répression des mouvements sociaux. Le capitalisme traverse une crise mondiale où la guerre et le nationalisme sont les moyens de sa restructuration. Les blocs des bourgeoisies nationales ont besoin de tenir fermement leur population pendant qu’ils renégocient les conditions de leur concurrence mondiale à travers les guerres (économiques et armées). Dans ce cadre, le nationalisme, le patriotisme, la mise au pas des luttes sociales et des critiques radicales sont une nécessité. Autrement dit, du point de vue du capitalisme, qui n’a plus grand chose à redistribuer du fait de la crise, qui est dans une phase de restructuration via la guerre, la proposition d’extrême droite est tout simplement logique. Elle est d’ailleurs celle adoptée par de plus en plus des bourgeoisies nationales à travers le monde.
Mais la proposition du front populaire est aussi une proposition nationaliste.
Elle vise seulement à relancer la boutique de la gauche en France, alors que ce n’est pas le changement de quelques députés en France qui parviendra à faire face à une telle situation. Les solutions portées par la gauche sont toujours des solutions qui en passent par l’État, c’est-à-dire par la Nation. C’est pourquoi la gauche nous ramène toujours à rester enfermé dans nos frontières, tout comme l’ensemble des boutiques politiques. Raison pour laquelle toute une partie de la gauche est clairement va-t-en guerre (PS), quand l’autre se glorifie de la position d’exception de la France sur la scène internationale du fait qu’elle soit une puissance nucléaire (LFI). Sans compter que la gauche participe, partout dans le monde, à chaque fois qu’elle est au pouvoir, à mener la politique qu’exige le capital. Les grecs en ont fait les frais avec Syriza. Mais nous aussi, rappelons-nous que la loi travail, c’est la gauche qui l’a portée. Tout comme la déchéance de nationalité.
Cette même gauche qui tente aujourd’hui de nous vendre un avenir meilleur antifasciste est la même qui imposera demain l’austérité nécessaire à l’effort de guerre et défendra les intérêts de l’État français — qu’elle représentera. Dans un monde qui s’enfonce dans la guerre, le nationalisme, sous toute ses formes, est plus que jamais une impasse.
En revanche, il existe une autre perspective. Partout dans le monde, des soulèvements éclatent et cherchent à attaquer l’État et les conditions de merde que nous réserve le capitalisme : Chili, Colombie, Iran, Soudan, Kazakhstan, les Gilets Jaunes en France, etc. Tous ces soulèvements montrent la voie d’un mouvement à la hauteur de la situation. Il existe une perspective révolutionnaire mondiale aujourd’hui. Et c’est celle-ci qu’il nous faut suivre, car c’est la seule en capacité de s’opposer à la guerre que nous promet le Capital, tout en faisant exploser les frontières nationales et le nationalisme qui va avec.
Pour cela, commençons dès aujourd’hui en refusant ce grand déballage démocratique qui cherche à nous faire croire que l’État national est la solution à nos problèmes, alors qu’il est le problème à détruire !
Refusons ce marasme politique qui est une mascarade face à la situation. Dès maintenant : refusons le nationalisme de l’extrême droite et le nationalisme de la gauche. Refusons ces élections. Attaquons-les. Organisons-nous contre l’État, sous toutes ses formes, et quelques soient ses figures.
Mort à la politique.
Mort à la guerre
Révolution mondiale.
Dans une société qui soutient l’environnement urbain comme seule possibilité d’existence, notre liberté et notre essence elle-même subissent une oppression incessante, jour après jour. Fermer les yeux sur cette vérité signifie permettre à cette tyrannie de prospérer et de progresser. Il est dégradant de subir simplement cet état de survie au lieu de vivre vraiment. Nous devons nous rebeller contre cela par tous les moyens nécessaires. Par conséquent, le 26 mai nous avons mené une attaque incendiaire contre les engins situés sur le chantier de la station Elikónos de la future ligne 4 du métro. Nous ne faisons pas d’illusions sur le fait que ce coup puisse arrêter l’avancement du projet de la nouvelle ligne, mais nous sommes conscient.es que cela représente un pas dans la bonne direction. Chaque zone d’aménagement urbain de ce type conduit à la gentrification des environs, ce qui provoque des difficultés aux petites entreprises et fait monter les loyers à des niveaux exorbitants. Il est de notre devoir de faire obstacle à cet avenir dystopique, jusqu’à l’émancipation totale.
Nous affirmons fermement que le métro de la place Exárcheia ne sera jamais réalisé. Lui et les tueurs à gage en uniforme qui le défendent trouveront leur fin par le feu.
RAGE ET CONSCIENCE, REFUS ET FORCE POUR DÉCLENCHER LE DÉSORDRE ET LE CHAOS.
JUSQU’À CE QUE LES VILLES ET LE MODE DE VIE CONTEMPORAIN SOIENT ÉRADIQUÉS.
Après l’annonce de la dissolution de l’assemblée par Macron, il y avait de nouveau un appel à se rassembler sur la place de la République à Paris ce lundi 10 juin à 20h. Comme la veille, les militant.e.s des partis de gauche étaient présent.e.s en nombre pour nous casser les oreilles avec leurs appels au « front populaire », en vue des prochaines législatives… Mais qu’est-ce qu’on s’en cogne de leur union ! Si on prend la rue c’est pas pour participer aux sales manœuvres politiciennes des partis et de leurs représentant.e.s, c’est justement pour refuser de leur déléguer nos vies ! Alors, de Glucksmann à Mélenchon, qu’ils aillent manger leurs urnes et leurs drapeaux, on ne cédera pas à leur chantage. On veut pas faire "barrage", on veut faire des barricades !
Face à cette situation déprimante, ce qui compte pour nous, en ce moment, c’est de se retrouver dans la rue, se rencontrer, se donner de la force en gueulant ensemble des slogans, zbeuler la ville des riches, se sentir solidaires face aux flics, se révolter ! Pour faire face aux fachos et leurs idées, on ne veut pas nous en remettre à un quelconque pouvoir, fusse-t-il de gauche, qui, comme tous les autres, utilisera ses flics, ses prisons, ses frontières, son armée, pour écraser toutes celles et ceux qui cherchent à échapper à son contrôle ou qui le remettent en cause… Au contraire, on cherche à lutter par nos propres moyens contre le racisme, le capitalisme, le patriarcat et le genre, en nous attaquant à leurs rouages partout où on les croise ! On cherche à affirmer notre volonté de vivre dans un monde sans États !
Ce lundi 10 juin, pendant qu’un groupe de fidèles porte-drapeaux est allé au siège d’EELV pour demander gentiment aux représentant.e.s du tout nouveau « front populaire » de ne pas les trahir (ce qui est pourtant le cœur de leur métier), des centaines d’autres ont préféré aller se balader joyeusement autour de la gare du Nord. Dans le cortège, malgré que ça ne fasse pas toujours l’unanimité, certain.e.s n’ont pas hésité à renverser/cramer des poubelles, taguer les murs, défoncer les panneaux électoraux sur le passage ou s’affronter aux flics ! Quel plaisir de retrouver un peu l’ambiance émeutière ! Les keufs ont finalement gazé à plusieurs reprises, puis les BRAV se sont rapprochés, et la manif sauvage s’est peu à peu éclatée en petits groupes. Mais ce n’est que partie remise, à bientôt dans la rue !
Tout le monde déteste les élections ! À bas l’État, les flics et les fachos !
« Free Palestine » à travers les réseaux, dans la rue, dans ma boite aux lettres, sur panneau, sur un mur...ça fait plaisir , ça reboOste le.la militant.e que je suis.
Je réaliste que je ne suis pas seul.e a être convaincu que la guerre soit gorgée d’ enjeux politiques, de violence et dévastation ,de mort et injustice, de soumission et manipulation, de bataille d’amis imaginaires, de terres inventées, de frontières imposées, de vomi de classes. ...
Je me réjouis au -dela de mes murs, que bien des gent.es se bougent mais je pleure dans le fond que d’autres qui souffrent par dessus des mers et cela depuis bien longtemps soit étouffés dans cette afflue médiatique de « qui aura la plus grosse ».
Haiti, soudan, syrie, RDC... qui en parle ?
C’est pas les même enjeux, pas les mêmes humain.es ?
Alors oui, faire du bruit accueillir, aider forcer à ce que ce conflit s’arrête c est pas simple et il faut essayer en rappelant que ceux et celles qui ne font rien contribuent au cauchemars.
Mais si un drapeau brandit dans un assemblée conduit à faire taire un porteur de voix. Il aurait fallu alors que le lendemain, la majorité des élus.es choisi.es pour nous représenter portent sur leurs épaules à l’assemblée un drapeau représentant chaque pays qui soufrent actuellement des désastres de la guerre sans nom et de mort sans fin.
Après quoi , cessez de me demander pourquoi je ne vote pas.
Communiqué du GIEC, branche de l’Ouest (Générateur d’images et expériences combustibles)
« S’appeler NGE, Nouvelles Générations d’Entrepreneurs, c’est avoir l’audace nécessaire à la prise de risques. Nous sommes cette entreprise de BTP. »
Et effectivement, quelle entreprise de BTP ! S’appliquer soigneusement au saccage de 400 hectares de terres pour un projet inutile au profit de quelques uns.
Et quelle prise de risque ! Facturer 20 € aux utilisateurs pour parcourir 54 km, de quoi s’assurer une belle rentabilité et disrupter le BTP !
Les entreprises comme NGE ne connaissent pas la précarité et la crise climatique qui écrasent les personnes sous le rouleau compresseur du libéralisme autoritaire. Ils marchent main dans la main avec les gouvernants, et avec eux ne reculent devant rien pour s’assurer un matelas confortable au prix de la destruction et de la répression de celles et ceux qui veulent simplement vivre dignement. Ils nous accompagnent joyeusement vers la mort, et en plus nous font payer le voyage !
C’est pourquoi nous aussi, nous nous engageons dans une prise de risque. Emboîtant le pas des autres GIEC, nous avons réduit en cendre un engin de chantier NGE utilisé pour déverser 600 tonnes de béton armé près de deux zones Natura 2000 du Lac de Grand Lieu. Un juste retour sur leur investissement 🙂
Vous souhaitez aussi vous investir dans ce beau projet ? Consultez la carte des sites NGE ! Sabotons, brûlons et détruisons ceux qui se gavent sur la mort des peuples et des terres tout en prônant leur fumeuse transition écologique.
Il est temps que ces entreprises paient le prix de l’exploitation dont ils se nourrissent, en France, en Palestine, en Kanaky et partout ailleurs. NGE pour l’A69, Charpentier pour les méga-bassines, les armateurs français d’Israël, tous les complices de l’exploitation, de l’impérialisme, du colonialisme et du libéralisme meurtrier doivent connaître les conséquences de leurs fameuses « prises de risques » !
Casalecchio (BO): incendiata una baita degli Alpini
Riceviamo e diffondiamo:
Si è appreso dal giornale che la mattina del 13 maggio un piromane ha dato fuoco ad una struttura degli alpini vicino a Bologna.
Non sappiamo di chi sia la responsabilità di questo gesto. Sappiamo però che ci sono validissimi motivi per attaccare gli alpini e qualsiasi altro corpo militare, responsabile di guerra e patriarcato.
Non possiamo quindi che rallegrarci se qualcuno, in concomitanza con il loro annuale raduno, ha ben pensato di rovinargli la festa.
Incendie d’un porte-char sur le chantier de l’A69 à Saïx
La Dépêche/Journal d’ici, 17 juin 2024
De nuit et maintenant de jour. Jusqu’où ira la série d’incendies d’engins sur le chantier de l’A69, entre Castres et Verfeil ? Après plusieurs feux nocturnes revendiqués par le « Giec » (un groupe d’opposants à l’autoroute), un dernier a été constaté vers 13h30 aujourd’hui, en face de l’ancienne Zad de la Crem’arbre, le long de la D50. Le camion porte-char était stationné sur le chemin menant au hameau de La Gascarié à Saïx. Hormis quelques palettes jetées sur son site de Cambounet-sur-le-Sor et un grillage tagué, l’entreprise voisine de la Zad de la Cal’arbre avait été jusqu’ici épargnée. Le prix d’un camion porte char de ce type pourrait grimper jusqu’à 80 000 €.
Une dizaine d’individus cagoulés auraient été aperçus en train de jeter un projectile incendiaire, avant de prendre la fuite. Dépêchés sur place, tout comme les pompiers, les gendarmes ont lancé un peu plus tard dans l’après-midi une opération sur un camp d’opposants situé un peu plus loin, avant Sémalens, qui leur servirait de base arrière. La descente de gendarmerie aurait conduit à une interpellation, sans que l’on nous précise si elle a un lien direct avec l’incendie du jour.
[…] Après plusieurs feux nocturnes revendiqués par le « Giec » (un groupe d’opposants à l’autoroute), un dernier a été constaté vers 13h30 aujourd’hui, en face de l’ancienne Zad de la Crem’arbre, le long de la D50.
« Malheureusement pour lui, le client voulait remplacer ce camion », souffle le responsable de Daf, qui craint une escalade de tensions. Hormis quelques palettes jetées sur son site de Cambounet-sur-le-Sor et un grillage tagué, l’entreprise voisine de la Zad de la Cal’arbre avait été jusqu’ici épargnée. Le prix d’un camion porte char de ce type pourrait grimper jusqu’à 80 000 €. Une dizaine d’individus cagoulés auraient été aperçus en train de jeter un projectile incendiaire, avant de prendre la fuite. Dépêchés sur place, tout comme les pompiers, les gendarmes ont lancé un peu plus tard dans l’après-midi une opération sur un camp d’opposants situé un peu plus loin, avant Sémalens, qui leur servirait de base arrière. La descente de gendarmerie aurait conduit à une interpellation, sans que l’on nous précise si elle a un lien direct avec l’incendie du jour.
Selon France 3 (article du lundi 17 juin,mis à jour le mardi 18) « Un homme a été interpellé par les forces de l’ordre ce lundi 17 juin 2024 sur un campement au lieu-dit la Crémade près de Saïx dans le sud du Tarn. Il est soupçonné d’avoir participé à l’incendie d’un poids lourd à l’aide d’un cocktail molotov vers 13h30. Ce camion porte-charge, n’appartenant pas à Atosca, est utilisé près du chantier de l’A69, la future autoroute qui doit relier Castres à Toulouse. […] L’intervention a eu des conséquences sur le trafic ferroviaire de la SNCF entres Castres et Mazamet. Celui-ci a du être interrompu vers 16h après le signalement de personnes présentes sur la voie[…] »
Seize millions de touristes… et autant de suspects potentiels. Les spécialistes du monde du renseignement s’inquiètent de l’arrivée possible, cet été, d’agents venus de l’étranger pour mener des missions de surveillance, voire de recrutement. Les Jeux olympiques représentent « une aubaine pour les espions du monde entier », prédit l’un d’eux, qui les imagine avec une couverture de simple touriste, ou… d’athlète doté d’une autre mission que de rapporter une médaille. « Les services de contre-espionnage seront, quoi qu’il arrive, débordés », annonce un autre.
En France, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) assure ce fameux contre-espionnage mais aussi l’antiterrorisme, le suivi de l’ultragauche, de la fachosphère ou encore de l’écologie radicale. Ces milieux aux nombreux « fichés S » pourraient être tentés de s’emparer de l’événement [les Jeux Olympiques] pour servir leur cause. Depuis mars, le niveau « urgence attentat » est déclaré sur l’ensemble du territoire national, soit le degré d’alerte le plus élevé du plan Vigipirate.
Filer un seul suspect pendant 24 heures mobilise 18 agents. Entre les délégations et les fans, chaque nation pourrait essayer d’échapper à des effectifs trop courts en jouant sur le nombre. Et, pourquoi pas, en multipliant les leurres : des individus qui adopteraient des conduites erratiques, proches de lieux sensibles, afin d’attirer l’attention de leurs chaperons pendant quelques jours et laisser libre champ aux véritables infiltrés…
[Extrait du Parisien, 16 juin 2024, « Paris 2024, nid d’espions ? »]
Entre plusieurs cités de Nanterre, sur une avenue du secteur de la préfecture, le bâtiment Gaïa habrite la bien nommée Obvious Technologies. Une startup créée par Thierry Orosco, qui dirigea le GIGN de 2011 à 2014, et qui a pris part dans le programme d’expérimentation de cybersécurité des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024. Avec ses deux antennes à Dubaï (Émirats arabes unis) et Doha (Qatar), elle développe pour le bras armé de l’État des techniques sécuritaires présentées comme « immersives » et made in fRance. Soit un écran de surveillance en modélisation 3D de l’environnement, augmentée d’intelligence artificielle, analysant en direct un large spectre de données, de la vidéosurveillance à la géolocalisation en passant par le sens du vent. C’est peut-être aussi ça l’écologisme New Age à la sauce Gaïa. En tout cas, cette entreprise s’active dans le calme et la normalité, s’accomodant de tout chef au gouvernement.
Il a donc été décidé de se donner rendez-vous dans la nuit pour étoiler des vitres de la façade et d’y inscrire à la peinture FAUT CRAMER LES JOP C’EST OBVIOUS Ⓐ ! C’est possible de consulter une liste d’autres responsables du malheur avec leurs adresses sur cette liste.
On a agi avec les moyens qui nous semblaient adéquats, beaucoup sont à imaginer, et beaucoup à abandonner, comme par exemple, obviously, voter. Des tags pour Nahel continuent à apparaître dans le quartier, un an après son meurtre par des assassins en uniforme. Leur démocratie n’a pas besoin d’attendre que l’extrême droite soit au poste de commandement pour écraser les vies des individu·e·s.
Pas de trêve olympique pour l’action déterminée !
De Cherbourg à Nanterre, à bas l’État, les flics et les fachos !
Un acte de malveillance à hauteur de la gare de Cassis provoque des retards sur la ligne Marseille-Toulon
La Provence, 18 juin 2024 (planqué dans ses « faits divers »)
Dans le secteur de la gare de Cassis, un acte de malveillance a été commis hier matin. « Il s’agit d’un câble de terrain qui a été sectionné et qui provoque un défaut de signalisation« , indique la SNCF qui a porté plainte et qui fait savoir que l’enquête a commencé afin de retrouver les auteurs de ce vandalisme le plus rapidement possible.
Cet acte a provoqué des retards importants sur la ligne Marseille-Toulon-Nice [dont plusieurs TGV comme le Nice-Paris via Marseille]. Par ailleurs, en gare de Cassis toujours, un conducteur d’un train de travaux a lancé une procédure de vérification après avoir pensé heurter un obstacle sur la voie. En réalité, la rame n’a rien percuté.
Depuis plus d’une semaine, une nouvelle campagne législative bat son plein, avec l’énième racket électoral de la gôche appelant à « faire barrage » contre l’extrême-droite. A base de chantage moral et au nom du refus de pseudos « postures idéologiques », une partie du milieu dit radical s’y met à son tour de plus belle, en proposant d’allier combat dans les urnes avec lutte dans la rue. Face aux sirènes de la politique qui nous parlent de tactique, de stratégie et de moins pire, quels autres chemins peuvent emprunter celles et ceux qui ne veulent pas conquérir l’État, mais détruire tout pouvoir de fond en comble ? Celles et ceux pour qui la question ne se pose pas entre Front National et Front Populaire, mais entre autorité et liberté, entre démocratie et anarchie ? Et qu’est-ce que cela pourrait signifier ici et maintenant, en terme d’auto-organisation autonome comme d’agitation, quel que soit le résultat donné par les votards le 7 juillet prochain ?
Nous vous proposons de venir causer de tout cela (et d’un peu plus) à la bibliothèque anarchiste Libertad, samedi 22 juin à 15h
19 rue Burnouf, 75019 Paris (M° Belleville ou Colonel Fabien)
« Ces « Notes partielles et partiales » ont été écrites, sans diffusion publique, depuis la Zad de Notre-Dame-des-Landes (NDDL) de janvier à mai 2018. Elles étaient à destination de soutiens qui étaient loin de la Zad et ne comprenaient pas la complexité des enjeux, des conflits, des processus à l’œuvre. Cette tentative de reportage informel, voire d’analyse sur le vif est politiquement située du côté de ce qui s’est appelé, au cours de la lutte, la dissidence de la Zad. Ces notes sont précédées de deux articles écrits en août et octobre 2017 pour un fanzine militant, diffusé uniquement sur papier : le Tiramisu. »
Troisième rdv anticarceral sur Muret contre la construction de la nouvelle prison, ce samedi a 10h pour differ au marché de Muret, et a midi pour une auberge espagnole parc Clement Ader !
Dans les champs de Muret certains rêvent de voir plus de béton et de barreaux. En effet, l’État prévoit la construction d’une nouvelle maison d’arrêt de 615 places près de la route de Labastidette.
Tout ça s’inscrit dans un plan qui prévoit la construction de 18 000 nouvelles places de prison dans les années à venir. Youhou !
Mais de prison, nous n’en voulons ni à Muret ni ailleurs, car la taule est une torture qui ne résout aucun problème. Depuis plusieurs années, ce projet rencontre de l’opposition de la part de différents collectifs.
Les premiers travaux d’aménagement ayant commencé récemment, il est important pour nous de continuer la mobilisation pour empêcher ce triste projet. Rendons-nous sur place pour voir les travaux effectués, rendons visible la contestation, rencontrons-nous entre opposant·e·s au projet, et imaginons les possibilités qui s’offrent à nous.
C’est pourquoi nous vous invitons, le samedi 29 juin à midi à une auberge espagnole sous le kiosque du parc Clement Ader, à une discussion sur nos envies pour la suite.
Chaque année depuis 1920, l’association nationale des chasseurs-alpins (Alpini) organise un grand rassemblement annuel dans une ville différente, au cours de la deuxième semaine de mai. Sauf bien entendu lorsque l’Etat prive les spectateurs éberlués de cette immense parade belliciste, comme en 2020 et 21 (gestion militarisée de la pandémie de covid-19 oblige). Cette année, pour donner une petite idée, ce sont ainsi près de 100 000 chasseurs alpins qui ont défilé sans interruption pendant 13 heures d’affilée à Vicenza, devant un demi-million de personnes.
Pourtant, il semble que certains soient encore un peu réticents aux si glorieuses vertus bellicistes et patriarcales de ce corps militaire, qui a par exemple servi aussi bien en Afghanistan qu’en Irak, au point –qui sait ?– de songer à leur gâcher la fête. La nuit du 12 au 13 mai, alors qu’ils étaient en train de célébrer leur 95e rassemblement annuel, un de leurs locaux a ainsi été incendié à un peu plus d’une centaine de kilomètres de là. Cela s’est passé à Casalecchio (Emilie-Romagne), où du chalet qui abritait leurs activités , dont une unité cynophile, il reste désormais beaucoup de suie et de cendres. Les dégâts sont estimés à 25 000 euros.
[Synthèse de la presse régionale italienne, 14 mai 2024]
Appel à une AG de lutte pour s’organiser contre les JO tout les lundi à 19h à la Trotteuse (61 rue Charles Nodier à Pantin)
Les JO c’est bientôt et le moins que l’on puisse dire c’est que pour l’instant rien ne vient perturber la normalité mortifère qui nous attend.
Certes, plusieurs actions ou initiatives ont éclos depuis plusieurs mois : des tags et autres détournements de pub fleurissent un peu partout, des manifs comme à Marseille ou récemment à Montreuil ont eu lieu, des pertubations d’événements comme l’inauguration de l’Adidas Arena, des vols de mascotte, etc. mais aucun mouvement d’ampleur collectif et on peine à se rencontrer.
Cela ne suffira pas à gâcher leur fête.
Car oui, les JO c’est la fête des riches qui peuvent exploiter toujours plus les travailleurs.euses sans papiers sur les chantiers, se faire des contrats juteux en projets inutiles qui expulsent les pauvres de Paris et de sa banlieue, projets qui ne profiteront qu’à celleux capables de payer mille balles leur place. C’est aussi pour elleux l’occasion de nous vendre leurs produits dérivés et d’afficher leurs sales logos sur les murs de la ville.
C’est aussi la fête des nationalistes qui vont pouvoir sortir leurs drapeaux et vanter la gloire de leurs nations, nations auxquelles nous ne nous identifieront jamais. Les JO, c’est un condensé de ce monde de merde que nous voulons détruire.
Le constat, c’est qu’on peine à se rencontrer et créer des espaces autonomes en dehors des orgas et autres syndicats afin d’élaborer collectivement de quoi enfin perturber leur petite sauterie.
Un mois avant la cérémonie d’ouverture, c’est court mais ça laisse de temps de s’organiser et d’agir avant et pendant les JO. Actions, manifs, perturbations, envahissements, tout un tas de choses sont à créer et on aimerait (proposer de) pouvoir se rencontrer afin d’y réfléchir toustes ensemble.
On vous invite à venir nombreux.euses et déters le lundi à 19h à la Trotteuse, 61 rue Charles Nodier à Pantin
Chaque mois, une sélection de documents, analyses et témoignages sous différentes formes sur un sujet relatif à la prison. Ce mois-ci, les centres de rétention administrative et la criminalisation de la migration.
Les frontières ne sont ni des lignes abstraites, ni ne se réduisent à des postes de douanes ou des murs barbelés. Il s’agit d’un ensemble de moyens présent sur tout le territoire et visant à contrôler, exclure et déporter les individus en fonction de leur nationalité. La frontière, c’est aussi un employé de la poste qui balance les personnes qui n’ont pas les bons papiers, des vols privés affrêtés par l’État pour déporter les individus, les restrictions à l’emploi ou encore les contrôles d’identités dans la rue. Parmis tout ces dispositifs, nous allons nous intéresser ce mois-ci spécifiquement aux centres de rétention administrative, des prisons spécifiques où sont enfermées les personnes que l’État fRançais prévoit de déporter.
Happened in the night between 10 and 11 June in Amsterdam.
Just after 3:30 a.m., a parked Tesla burned out completely on the Heemstedestraat in Nieuw-West. This type of car cost about 108,000 euros new. The fire brigade had arrived shortly after the report, but by then it was already clear that there was little left to save. The flames were already shooting out of the electric car meters high.
There was also a lot of smoke released. The exact cause of the fire is not yet known. Given the time of day, arson is not ruled out, but a short circuit could also be a cause. That will be looked into.
Over the weekend, two simultaneous attacks occurred at construction sites for a major refined petroleum pipeline running through the forested hills of Portland OR. Work is ongoing to upgrade the pipeline, which is run by Kinder Morgan and carries diesel and gasoline between Portland and Eugene.
The pipeline is an essential supply line for gas stations in the area and part of a bigger network that runs up the West coast.
Two sites were sabotaged in forest park. At one site, a large excavator and other pieces of equipment were made un usable. Wires and tubing were cut and tools left on the worksite were used to cause more damage. A bird trapped in anti erosion netting was cut free. At the other site, dozens of trees have already been cut down above the pipe. The remaining trees set to be removed were spiked with various kinds of nails and bolts. A piece of equipment was destroyed there as well. All equipment belonged to Michels, a major company that builds pipelines including the Keystone XL.
The arteries of industry are all over. With a bit of imagination and effort, anyone can attack them. Leviathan is always vulnerable. Strike now.
Pour une fête queer et autonome dans les rues de Paname
wsh paname
Ce début d’été est parmi les plus mornes qu’on ait jamais vus. De quoi sommes-nous censées être fières en ce mois des fiertés pluvieux ? De l’ordre colonial que la France maintient à tout prix, le sien en Kanaky comme celui d’Israël en Palestine ? Des quartiers gentrifiés ? Des milliers de flics à chaque coin de rue qui font la guerre aux pauvres et tuent dans les quartiers ?
Les prides sont depuis longtemps devenues des fêtes pacifiées, ne servant plus qu’à sceller l’union nationale et enrichir sa boutique. Nous refusons une fête de la musique aseptisée, investissant les rues qui ont été vidées des pauvres par la guerre sociale quotidienne. Et celle-ci ne promet que de s’intensifier : la Nation fait sa fête cet été ; du 14 juillet aux Jeux Olympiques. Des projets écocidaires aux expulsions qui vident la ville des personnes précaires et/ou racisées, de l’inflation répressive et policière, ce spectacle est en tous points détestable.
C’est la seule fête qu’ils aimeraient permettre : celle où nous rentrons gentiment dans leurs cadres prédéfinis. Cette société nous enferme dans un consumérisme sans limites, allant de pair avec l’imposition de leurs normes de genre. On ne compte pas se laisser enfermer, ni accepter l’enfermement de qui que ce soit dans une seule de leurs prisons. Face au fascisme qui vient, comme à celui qui est déjà là, on ne compte pas rester sages. Ce ne sont pas les magouilles politiciennes (mais de gauche !) qui nous sauveront d’un climat transphobe toujours plus violent.
Notre seule perspective est dans le débordement de tous les cadres. Seule l’auto-organisation amènera notre pleine autonomie. On n’obtiendra rien de personne : prenons tout, et tout de suite.
La fête dont nous rêvons est une insurrection. Dans chaque rue, on veut faire pousser une dizaine de barricades. Et sur chaque barricade, on est des dizaines de queers qui dansent. Nous ne pensons qu’à faire des choses ubuesques (macron nique ta mère) : notamment détruire des abribus, mais aussi changer de sexe à chaque DJ set.
Rendez-vous métro Abbesses vendredi 21 juin à partir de 21h, soir de la fête de la musique, pour trouver une sauterie festive et déterminée. Dehors, c’est l’anarchie !
les ABRIBUS (Anarchistes Bien Révolutionnairement Insurrectionnelles Bien Ubuesques Samère)
Une réserve d’eau agricole dégradée par des opposants
aux « bassines »
Courrier de l’Ouest, 20 juin 2024 (extrait)
Une réserve d’eau de 40 000 m³ destinée à l’irrigation agricole a été dégradée volontairement à Trémentines près de Cholet, probablement au cours de la nuit de lundi à mardi, a-t-on appris auprès du procureur de la République d’Angers et des propriétaires de l’équipement. Le ou les auteurs, qui ont adressé un mail anonyme de revendication à la presse mardi soir, ont d’abord arraché la clôture entourant la réserve en trois endroits, avant de taillader la bâche au niveau de l’eau sur la totalité de son périmètre.
Le tag « No Bassaran » a été retrouvé sur une cabane abritant la pompe de relevage de la réserve. Le préjudice total des dégradations s’élèverait à 150 000 €. Dans un mail transmis mardi soir à plusieurs rédactions dont celle du Courrier de l’Ouest, un collectif rebaptisé FNSEA (Foule nombreuse solidaire des écosystèmes abîmés), en référence ironique au syndicat agricole majoritaire, a revendiqué l’action. « L’eau n’a pas vocation à croupir dans une bassine, mais bien à courir dans les ruisseaux qui font les grands fleuves, à s’infiltrer et nourrir les nappes phréatiques », justifient les auteurs.
Contre les fascismes et Jack Lang, contre Sardou et l’illusion électorale, on ne se contentera jamais du moins pire. On connait déjà la musique...
Pour que Jul soit président en 2027, pour réintroduire des requins dans la Seine, pour que Edith Piaf reprenne Djadja et que la flamme olympique ne se rallume jamais comme Nathalie Antona.
Viens t’enjailler toute la night jusqu’aux étoiles.
Casquettes lunettes claquettes chaussettes en cas d’intempéries.
"Everything stays in line so long as the personal neighborhoods of bosses and judges remain sanctuaries free from the discontents of the class society they maintain: a sanctuary we fully intend on breaking." – FAI 2014
On June 6th and June 16th, two statist bureaucrats Eva-Michelle Spicer (owner of Spicer Green Jewelers) and Larry Crosby (Manager of Foundry Hotel) had their homes visited and vehicles disabled. This action was carried out in response to the above individuals affiliation with the proposal of, and advocacy for a "business improvement district" in so called Asheville, North Carolina. The proposal of this business improvement district seeks to position wealthy property owners in absolute positions of power to assist the state and capital in tightening their grip of social control by "cleansing" the streets of "antisocial-behaviors" and "anything deemed out of the ordinary" via increased surveillance and private security. By segregating deviant individuals from view and interaction with patrons, we clearly see this as a means of facilitating the upward stream of capital and furtherance of gentrification.
Opposition is possible, the state and capital are not omnipotent. The individuals seeking to implement the business improvement district have names and addresses, along with their state counterparts in local government. These adversaries are not theoretical, not symbolic, but material. We strike to exploit their vulnerabilities. We strike to spread cracks in the spectacle of social peace, firmly committed to widening and exasperating the polarization between class antagonisms. We strike… "because we are for the immediate destructive attack against structures, individuals, and organizations of Capital and the State." – Alfredo Bonanno
The dormant also maintain the world order.
"The only way to dissipate fear and tyranny is to transfer it to the enemies back yard."
– CCF FAI/IRF Imprisoned Members.
Pendant le week-end, deux attaques simultanées ont eu lieu, sur des chantiers d’un important pipeline de pétrole raffiné, qui traverse les collines boisées de Portland. Des travaux sont en cours pour moderniser le pipeline, qui est géré par Kinder Morgan et transporte du diesel et de l’essence entre Portland et Eugene. Ce pipeline est une ligne d’approvisionnement essentielle pour les stations-service de la région et fait partie d’un réseau plus vaste qui longe la côte ouest des États-Unis.
Deux sites ont été sabotés, dans le parc forestier. Sur un site, une grande excavatrice et d’autres pièces d’équipement ont été rendues inutilisables. Des câbles et des tuyaux ont été coupés et des outils laissés sur le chantier ont été utilisés pour causer encore plus de dégâts. Un oiseau piégé dans un filet anti-érosion a été libéré. Sur l’autre site, des dizaines d’arbres ont déjà été abattus au-dessus du conduit. Dans les arbres restants, qui sont censés être enlevés, on a planté différents types de clous et de vis. Une pièce d’équipement y a été détruite aussi. Tout ce matériel appartenait à Michels, une grande entreprise qui construit des pipelines, dont le Keystone XL*.
Les artères de l’industrie sont partout. Avec un peu d’imagination et d’effort, n’importe qui peut les attaquer. Le Léviathan est toujours vulnérable. Frappons maintenant.
* Note d’Attaque : une extension du grand réseau de pipelines qui amène notamment du pétrole brut, issu de sables bitumineux, de la province canadienne d’Alberta jusqu’au Texas, pour y être raffiné.
Juin 2024. Lycée professionnel Petro Attiti (Nouméa) après son incendie
[Note : article d’hier complété le 21 juin, en rajoutant des infos sur les destructions de collèges, sur les enquêtes judiciaires en cours, sur les tirs d’armes à feu contre les gendarmes, sur les dégâts dans la ville de Nouméa, et sur la poursuite des blocages et affrontements la nuit du 20 au 21 juin…]
Décidément, depuis le début de l’insurrection kanak du 13 mai dernier, le moins que l’on puisse dire, est que si les jours (et les nuits) se suivent, ils ne se ressemblent pas. Alors que certains commençaient à se rassurer sur une baisse de la tension dans l’archipel depuis une semaine, force est de constater que ce n’est absolument pas le cas. Plutôt que de revenir en détail sur tout ce qui s’est passé depuis le dernier article publié ici, nous avons choisi de nous attarder sur deux journées : le 17 juin avec sa rentrée scolaire incandescente, et le 19 juin et ses suites, avec l’arrestation de 11 personnes présentées comme des leaders de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT). En commençant par les événements survenus il y a deux jours.
19 juin, 6h. Arrestation de onze responsables de la CCAT
Mercredi 19 juin en fin de matinée, une tension sourde a soudain envahi les rues de Nouméa, dans une normalité patrouillée par 3500 flics et militaires, et sous couvre-feu permanent depuis six semaines (désormais à partir de 20h au lieu de 18h). Dès que la nouvelle de l’arrestation de plusieurs responsables de la CCAT a commencé à se répandre, les craintes de représailles sont vite montées en flèche dans la population loyaliste de la capitale. Nombre d’entre eux se sont rués sur les stations essence pour faire le plein, puis ont massivement regagné leur domicile, provoquant des embouteillages monstres. Les structures d’accueil pour enfants ont appelé d’urgence les parents, afin qu’ils viennent récupérer leur progéniture. La plupart des commerces ont baissé leurs rideaux. La Poste (OPT) et les trois grandes banques (BCI, BNC et Société Générale) ont fermé l’ensemble de leurs agences jusqu’à nouvel ordre dans tout l’archipel. Et les principales structures administratives de Nouméa, à l’image de la mairie, ont également clos leurs portes pour le reste de la journée.
19 juin, Communiqué de l’Union Calédonienne suite aux arrestations des 11 membres de la CCAT
En quelques heures à peine, les rues de Nouméa sont rapidement devenues « aussi désertes qu’aux premiers jours des violentes émeutes contre la réforme du corps électoral, mi-mai », selon les mots d’un journal du soir. Car pendant que tout ce beau monde retenait son souffle, de vives discussions animaient une fois de plus les barrages (alors plus filtrants que bloquants) tenus par les insurgé.es kanak, à propos du fameux « que faire ? », mais aussi des tentatives d’endiguement de leur colère face à cette opération policière en grande pompe.
Si le parti indépendantiste Union Calédonienne a par exemple immédiatement dénoncé cette vague répressive (à l’inverse des autres), il a également appelé dès la fin de matinée dans un communiqué « l’ensemble des relais CCAT ainsi que notre jeunesse au calme et à ne pas répondre à la provocation. Tant sur le terrain que sur les réseaux sociaux ». Quant à la Cellule de coordination des actions de terrain/Nationale, elle transmettait le soir même aux groupes locaux un communiqué disant peu ou prou la même chose, tout en faisant le tour des barrages pour tenter de convaincre les jeunes d’organiser plutôt des bingos de solidarité afin de récolter des sous pour les prisonniers : « Concernant les arrestations, tous les militants engagés dans la CCAT étaient préparés à cette éventualité, et cela fait partie de l’engagement de chacun d’entre nous. La CCAT appelle l’ensemble des militants indépendantistes à ne pas répondre à cette nouvelle provocation, à démontrer notre détermination et à ne pas tomber dans cette manœuvre coloniale d’un autre temps. »
La nuit du 19 au 20 juin pourtant, de nombreux insurgés de Nouméa n’ont une fois encore pas respecté les consignes des dirigeants indépendantistes, en se lançant vaille que vaille dans la bataille, renforçant ou remontant ici les barrages, et affrontant là des flics en surnombre. Tant et si bien que le représentant de l’État français déplorait dans son bref communiqué matutinal du lendemain, que « des troubles à l’ordre public sur Nouméa, notamment à Magenta, et le Grand Nouméa ont nécessité de nombreuses interventions des forces de l’ordre».
Une reprise de l’intensité dans les hostilités, qui a même conduit le grrrand commandant de la gendarmerie en Nouvelle-Calédonie, le général Nicolas Matthéos, à sortir du silence en donnant une interview à la télévision locale, puisque la nuit suivante du 20 au 21 juin a également été marquée par une reprise des affrontements : «Nous avons été de nouveau confrontés à des jeunes qui remettent des barricades, qui s’en prennent violemment aux gendarmes, aux forces de l’ordre. Nous avons eu de nombreux véhicules abîmés cette nuit…La nuit précédente, trois gendarmes ont été blessés. Il y a eu, de nouveau, des tentatives pour remettre des barrages, pour détruire aussi. Il faut souligner cette volonté de destruction de ceux qui sont face à nous, et cette volonté de s’en prendre aux forces de l’ordre et aux gendarmes mobiles engagés sur le terrain. Je demande vraiment aux responsables, aux chefs de famille de prendre leurs responsabilités, il faut que cette situation cesse… »
19 juin 2024. Yaté, blocage de l’accès à la centrale hydroélectrique d’Enercal
Plus précisément, cette nuit-là du 20 au vendredi 21 juin, des affrontements avec les flics ont eu lieu dans les quartiers nouméens de Vallée-du-Tir, Magenta et Tuband, tandis que dans celui de Normandie, des pillages ont eu lieu dans le collège et le logement de fonction d’un cadre de l’établissement a été incendié. En dehors de la capitale, à Dumbéa-sur-mer, une trentaine d’émeutiers a attaqué les locaux de la police municipale. Au Mont-Dore, les gendarmes ont été la cible de tirs. Et sur l’île de Lifou, des insurgés se sont introduits vers 4h du matin sur le tarmac de l’aérodrome de Wanaham, après avoir découpé une clôture. Puis ils enflammé de gros pneus sur la piste, ce qui l’a dégradée et a conduit Air Calédonie à annuler tous ses vols à destination de Lifou pour ce week-end.
Quant aux autres endroits, dans le Nord la CCAT locale a mis en place dès le 19 juin un barrage très bloquant sur la route Poya-Népoui, et dans le Sud, à Yaté, elle a bloqué l’accès à la centrale hydroélectrique d’Enercal ainsi qu’à la mairie du village, en exigeant la libération des 11 arrêté.es.
Enfin, pour illustrer le propos alarmiste du commandant des forces de gendarmerie en Kanaky, on peut aussi se référer aux confidences recueillies par un journaflic auprès du cabinet du ministère de l’Intérieur, à propos des énormes difficultés de son corps militaire face à des insurgés kanak parfois armés : «en l’espace de dix jours, le pilote d’un blindé de la gendarmerie et un opérateur du GIGN ont failli perdre la vie après des tirs d’armes de gros calibre : la vitre d’un véhicule a sauvé le premier, le deuxième a reçu une balle dans son sac alors qu’il était embarqué à bord d’un hélicoptère [Puma] qui a écopé de trois impacts » (Le Monde, 21/6).
Juin 2024. Le GIGN en intervention sur Nouméa
Sur la rafle policière proprement dite
En réalité, tout avait commencé la veille, mardi 18 juin, avec la publication dans la presse d’une très officielle « Lettre du Président de la République aux calédoniens ». Derrière le bla bla de Macron à propos de la future « constitution d’un nouveau contrat social calédonien », chacun avait pourtant compris que le paragraphe le plus important était le suivant : « J’attends aujourd’hui la levée ferme et définitive de tous les barrages et la condamnation des violences sans faux-semblants. La situation dans laquelle la Nouvelle-Calédonie a été réduite par quelques-uns demeure inadmissible, et ceux qui l’ont encouragée devront répondre de leurs actes ».
Dès le lendemain à l’aube, les enquêteurs de la Section de recherche de la gendarmerie de Nouméa, appuyés par la Sous-direction antiterroriste (SDAT) et le Groupe interministériel de recherches de Nouméa (GIR), dont beaucoup de membres sont arrivés de métropole par avion militaire au début de l’insurrection, ont décidé de présenter l’addition à la CCAT. Dans un premier temps, sept personnes ont été arrêtées dans différents quartiers de Nouméa vers 6h par le GIGN et le RAID, tandis que les locaux de la CCAT situés au siège du journal de l’Union Calédonienne (UC), dans le quartier de Magenta à Nouméa, étaient aussi perquisitionnés.
Quant aux autres personnes recherchées, une a été interpellée vers 16h au volant de sa voiture, et les trois autres ont contacté d’elles-mêmes la gendarmerie au fur et à mesure, dont Christian Tein (dit « Bichou »), régulièrement présenté par les autorités comme un de ses principaux leaders. Les 11 personnes sont désormais en garde-à-vue à la caserne Meunier, pour une durée qui peut aller jusqu’à 96 heures, accusées au titre d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet quatre jours après le début de l’insurrection, pour : « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ou d’un délit, vols avec arme et en bande organisée, destruction de biens par incendie en bande organisée, complicité par instigation des crimes de meurtre et tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique, et participation à un groupement formé en vue de la préparation d’actes de violences sur les personnes et de destructions de biens. »
Plus généralement…
En matière répressive, les chiffres actualisés au 19 juin par le parquet concernant les d’audiences dites de comparution immédiate exceptionnelle qui se déroulent quotidiennement, sont les suivants : depuis le 13 mai, il y a eu 1102 gardes à vue, 164 défèrements, 94 personnes jugées en comparution immédiate et 73 personnes incarcérées.
Sur ce millier de gardes à vue, 104 impliquent des jeunes mineurs, (soit environ 10 %), les deux tiers (655) concernent des atteintes aux biens (vols, beaucoup de recels d’objets volés, des dégradations volontaires) et un quart (239) sont liées à des atteintes aux forces de l’ordre, que ce soit des gendarmes en poste, des gendarmes mobiles en mission, des policiers nationaux ou des policiers municipaux. De plus, douze informations judiciaires ont été ouvertes, concernant notamment les neuf personnes tuées par balles (six kanak, deux gendarmes et un caldoche), dont deux concernent aussi le sabotage de la serpentine de Kouaoua (le convoyeur de nickel utilisé par la SLN) et, complète le procureur de Nouméa Yves Dupas le 21 juin : « On a toute une série de procédures sur du recel de vol d’argent dans des DAB », ces distributeurs automatiques de billets qui ont été ciblés à de nombreux endroits.
Encore une fois, ces chiffres sont à replacer dans le contexte d’un archipel peuplé de 112 000 kanak (sur 270 000 habitants), et chacun.e peut sortir sa règle de trois pour se faire une idée de l’équivalent en métropole.
17 juin. Une rentrée scolaire de cendres et de feu
En Nouvelle-Calédonie, le calendrier scolaire annuel prévoyait des vacances du 1er au 16 juin, mais elles ont commencé quelques semaines plus tôt, avec le début de l’insurrection du 13 mai suivi du placement de l’archipel sous état d’urgence (du 13 au 28 mai). Plus d’un mois est passé, et les autorités ont décidé qu’il était vraiment temps de rouvrir « progressivement » les écoles et collèges à partir du lundi 17 juin (sachant qu’il n’y a plus de transport scolaire ni de cantine partout), puis les lycées la semaine suivante, et l’université à partir de juillet. Mais sur une partie du territoire seulement, puisque tous les collèges et lycées publics de province Nord (à majorité kanak) restent fermés jusqu’à nouvel ordre.
Commençons donc par effectuer un petit tour du côté des destructions d’établissements en Province Sud (celle de Nouméa), puisque si les commerces, entreprises et industries ont été largement concernées par les pillages et incendies volontaires, il n’y avait pas de raison à ce que les structures de préparation à l’esclavage salarié soient épargnées. Au total, selon la vice-présidente du gouvernement calédonien en charge de l’enseignement, une vingtaine d’écoles ont été « très dégradées », notamment sur Nouméa : Gustave Lods et Les Orchidées à Logicoop, Les Pervenches à Portes-de-Fer, etc. Et une dizaine d’établissements du secondaire ont été « totalement détériorés » sur le Grand Nouméa : le lycée Petro Attiti à Rivière-Salée, les collèges de Kaméré, d’Auteuil et de Boulari, ou « partiellement abîmés », ceux de Portes-de- Fer, Tuband, Rivière-Salée, Dumbéa-sur-Mer, et Saint-Pierre Chanel dépendant de la Ddec (Direction diocésaine de l’enseignement catholique), au Mont-Dore.
17 juin 2024. Lycée professionnel Petro Attiti
Du côté des établissements d’enseignement professionnel, ont été notamment détruits ou entièrement saccagés l’Institut de formation des professions sanitaires et sociales (IFPSS, connu comme l’école d’infirmières) de Nouville qui accueillait 200 étudiant.es, le Centre de Formation aux techniques de la Mine et des Carrières (CFTMC) à Poro en Province Nord, le Centre de formation des apprentis (CFA) de Nouville qui accueillait 250 apprentis, mais aussi le lycée pro Pétro-Attiti déjà cité, situé dans le quartier de Rivière-Salée et qui accueillait 780 élèves.
C’est ce dernier qui a particulièrement fait l’actualité en cette rentrée partielle, puisqu’il ne pourra pas rouvrir avant 2025, et nous a même valu dans la presse locale un commentaire lumineux de son proviseur, Jean-Luc Barnier. Ce grand génie du progrès n’a en effet rien trouvé de mieux que d’y traiter les jeunes émeutiers kanak d’individus privés « de la moindre once d’humanité », c’est-à-dire concrètement de barbares à civiliser, parce qu’ils ont osé ravager son usine à produire de la chair à patrons : « Les moindres recoins du lycée professionnel Pétro-Attiti ont été méthodiquement pillés, saccagés, détruits et même incendiés… Tous les écrans d’ordinateur, les photocopieurs, même les mannequins qui servaient à la filière d’aide à la personne ont été démembrés. Je ne comprends pas. Il n’y a plus une once d’humanité chez ceux qui ont causé ces ravages. » (LNC, 17 juin)
17 juin 2024. Lycée professionnel Petro Attiti17 juin 2024. Restes de l’ « Institut de formation des professions sanitaires et sociales » (infirmières, ambulanciers, aide à la personne, etc.).
Si on s’intéresse maintenant aux deux grands collèges des quartiers populaires kanak de Nouméa, un aperçu de leur ravage émeutier donne les dégâts suivants :
Au collège de Rivière-Salée (384 élèves), les dégâts sont très importants, avec trois bâtiments sur quatre inutilisables.« Il y a eu des saccages, des incendies et l’eau utilisée pour éteindre le feu a détruit les systèmes électriques. Nous avons aussi perdu tous nos serveurs. La partie informatique et administrative n’existe plus non plus », liste Éric Vallon, le chef d’établissement.
Au collège de Kaméré (370 élèves), les dégâts sont également importants : deux bâtiments, cinq salles de classe, la vie scolaire, le CDI ou encore la salle des professeurs et le pôle santé ont été détruits ou saccagés.
Juin 2024. Collège de Kaméré (Nouméa)Juin 2024. Collège de Rivière-Salée (Nouméa)
Malgré l’ensemble des dégâts causés à différents établissements, la ville de Nouméa se montrait plutôt optimiste pour cette rentrée du 17 juin, en souhaitant rouvrir 22 écoles sur les 46 qui existaient avant le mois de mai. Un chiffre qui a cependant vite diminué, puisque de nouveaux incendies la nuit du 15 au 16 dans le quartier de Tuband l’ont contrainte à annuler la rentrée pour l’école Ernest-Risbec, et que l’incendie du bâtiment où était stocké le matériel pédagogique de l’école primaire François Griscelli la nuit du 16 au 17 juin, a également réglé la question dans le quartier de la Vallée du Tir.
Mais ce n’est pas tout, puisque les autorités qui avaient péniblement réussi à réaffecter 300 élèves du lycée professionnel Pétro-Attiti de Nouméa vers d’autres établissements restés intacts, ont encore perdu quelques moyens supplémentaires : dimanche 16 juin vers 19h, le bâtiment du lycée professionnel Jean XXIII de Païta abritant le matériel pédagogique et un container avec toutes les tenues des élèves ont été incendiés. Conclusion de la vice-présidente du gouvernement calédonien en charge de l’enseignement ? « Attaquer les établissements scolaires, quelles que soient les idées que l’on défend, est quelque chose d’inacceptable. Et si on devait perdre encore un nouvel établissement de cette ampleur, nos possibilités de redéploiement (des élèves) deviendraient quasiment impossibles. »
Et pour finir, du côté des îles Loyauté où les choses pouvaient sembler plus calmes jusqu’à présent, en cette même veille de rentrée scolaire, un incendie volontaire a éclaté la nuit du 16 au 17 juin dans les locaux administratifs du collège de La Roche, sur l’île de Maré. La rentrée y est désormais repoussée d’une semaine, « dans le meilleur des cas ».
16 juin 2024, veille de la rentrée scolaire. Incendie de l’école primaire dans le quartier de la Vallée du Tir (Nouméa)16 juin 2024, veille de la rentrée scolaire. Incendie d’un bâtiment abritant le matos pédagogique du lycée Jean XXIII à Païta
Et pendant ce temps…
…des milliers de métropolitains s’enfuient de Kanaky, depuis la timide réouverture des vols commerciaux internationaux ;
… la Poste fait ses comptes, entre ses bureaux incendiés (quartiers de Logicooop, Magenta et Rivière-Salée) et ceux saccagés (à N’géa, Dumbéa nord, Koutio et Plum), tout en se demandant où continuer de stocker les 8 tonnes de courriers et colis à destination de l’archipel qui sont bloqués à Paris depuis plus d’un mois ;
… Prony Resources, qui exploite l’usine hydrométallurgique de transformation du nickel au Sud de l’archipel, a annoncé officiellement le 18 juin la mise au chômage partiel de ses milliers de travailleurs : l’insurrection qui a éclaté le 13 mai a en effet « entraîné l’arrêt total des opérations de notre complexe industriel et minier, en raison des risques pour la sécurité et des dommages aux infrastructures » (c’est-à-dire des sabotages déjà évoqués ici) ;
… Walles Kotra, un des premiers journalistes kanak à avoir occupé des fonctions importantes à la télévision (jusqu’à finir directeur de la chaîne publique locale Nouvelle-calédonie la 1ère de 2019 jusqu’à sa retraite en 2022), affiche son décalage passéiste avec les insurgé.es : « Dans les communautés, beaucoup d’adultes ne comprennent pas que la jeunesse brûle tout, même les écoles ou les bâtiments religieux. Cette destruction tous azimuts ne ressemble pas à leur culture… Personne n’a fait attention au fait que Nouméa soit devenue la plus grande ville kanak de Nouvelle-Calédonie, où plusieurs générations sont présentes sans trouver leur place, tiraillées, presque déracinées, coupées des chefs, des responsables coutumiers, ou des mamans de la tribu. » (Le Monde, 19/6) ;
… Sonia Backès, ex-secrétaire d’État macroniste chargée de la Citoyenneté (2022-2023), présidente de l’assemblée de la province Sud et loyaliste acharnée, appelle au meurtre des révoltés et pleure sur la faillite de son cher Caillou : « La France ne peut pas se laisser mettre en échec par des petits insurgés. On a l’impression que l’État s’empêche de répondre de manière proportionnée. Quand on se fait tirer dessus à l’arme lourde sur un hélicoptère Puma, est-ce normal de repartir comme on est venu ?… Dans les faits, les indépendantistes radicaux visent les populations non kanakes comme les nazis visaient les juifs… La Nouvelle-Calédonie est en faillite totale au niveau des collectivités, du système électrique ou encore de protection sociale. La société Énercal (distributeur d’électricité) ne peut plus payer ses bateaux de fioul à partir du mois de juin. Le Ruam (la Sécu) ne peut déjà pas payer le chômage partiel *. Nous avons un mois de durée de vie. Au-delà, nous ne serons plus capables de payer les salaires des fonctionnaires. Si l’État ne vient pas à notre secours, il n’y aura plus de Nouvelle-Calédonie française.» (interview dans Le Point, 20/6) ;
… Sonia Lagarde, ex-députée macroniste de Nouvelle-Calédonie (2012-2017), maire de Nouméa depuis 2014 et loyaliste acharnée, compte les dégâts dans sa chère ville : « Toutes les exactions qui ont été commises dans la ville représentent aujourd’hui huit milliards de francs Pacifique [480 millions d’euros]. Cela comprend les écoles qui ont brûlé, les deux médiathèques, le pôle de service de Rivière-Salée, les 57 caméras de vidéosurveillance hors service, plusieurs dizaines de véhicules, une partie de nos ateliers municipaux, les routes qui sont très endommagées… La liste est relativement longue. » (N-C la 1ère, 21/6)
… il paraît que les prochaines élections législatives se dérouleront aussi en Kanaky dans dix jours. On vous passe ici toute la tambouille politicienne locale, en se contentant d’une petite note d’ambiance relevée dans la bouche d’un des deux députés macronistes de l’archipel : « On a de telles difficultés que le Haut-commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie, l’équivalent de la préfecture, nous dit qu’il ne prendra pas en charge la distribution des professions de foi ou l’édition des affiches. Il n’y aura pas forcément non plus de panneaux publicitaires [électoraux] car la commune de Nouméa a peur que les panneaux se retrouvent dans la rue pour faire des barrages» (France24, 19/6).
Plus que jamais, la solidarité active reste nécessaire avec de jeunes insurgé.es kanak qui refusent de céder, tant aux pressions des organisations politiques qu’à un écrasement promis par l’armada de l’État français. Et qui continuent aussi à démolir bout par bout l’économie et les structures institutionnelles dans lesquelles ils ne se reconnaissent pas, quoi qu’en disent les partisans d’un rapport au monde univoque, en l’occurrence capitaliste, colonial et écocide.
Juin 2024. L’école des Pervenches, dans le quartier des Portes-de-Fer (Nouméa)
* Note : ce n’est pas tout à fait vrai, parce que vu que la Nouvelle-Calédonie est désormais en cessation de paiements, l’État français va verser une subvention de 51 millions d’euros à l’organisme calédonien dédié (la Cafat), pour qu’il puisse payer rétroactivement les allocations de chômage spécifique (partiel et total) sur la période de mai et de juin. Il s’agit du chômage engendré par la situation actuelle, soit « entre 7 000 et 10 000 salariés » et un peu plus de 1 000 entreprises concernées, dont près de la moitié « sont détruites entre 50 et 100 % ». De plus, l’État s’est engagé à rembourser la moitié des salaires versés par la Province Sud (celle de Sonia Backlès) à ses 5 700 fonctionnaires, soit 3,77 millions d’euros en mai. Tous ces chiffres donnent une petite idée du fric que l’État français commence à déverser sur place, pour tenter de maintenir à flot une colonie mise en faillite par les insurgés kanak en six semaines.
[Synthèse de la presse locale et pas que, 20&21 juin 2024]
Puisque dans le contexte de fièvre électoraliste actuelle, un certain nombre de camarades anarchistes, révolutionnaires, autonomes, etc. semblent frappé.e.s de désorientation politique et stratégique, il nous a semblé qu’une clarification s’imposait.
L’électeur est un oppresseur
Depuis la dissolution de l’assemblée nationale se font entendre au sein de la gauche dite « radicale » les orchestres de la petite musique citoyenniste et électoraliste : la situation serait critique et il faudrait donc que chacun.e prenne ses responsabilités et s’en aille mettre docilement son bulletin dans l’urne. Voici que l’on subit à nouveau, comme en 2002, comme en 2017, comme en 2022, les éternelles injonctions à voter, à « faire barrage », à soutenir ou à rallier le Nouveau Front populaire pour empêcher l’extrême-droite ou le fascisme d’arriver au pouvoir. Et ces injonctions s’accompagnent immanquablement de la rhétorique culpabilisante habituelle : les abstentionnistes, toutes et celles et ceux qui refusent de jouer ce jeu-là, s’en mordront les doigts. Ils regretteront leur négligence coupable. Ils seront mortifiés et honteux, au soir du premier ou du second tour, quand le pire sera arrivé par leur faute. Etc. etc.
Nous n’avons que faire de cette petite musique. Ce chantage nous fait bien rire. Nous tiendrons bon sur nos principes. Nous ne voterons jamais et nous ne culpabiliserons jamais. Disons-le tout net : à nos yeux, il n’y a pas de crise politique en France aujourd’hui. De notre point de vue, c’est le calme plat. L’État se porte très bien, la République raciste et sécuritaire est en pleine forme et les péripéties superficielles propres à la compétition entre celles et ceux qui veulent conquérir une portion des institutions ne nous concernent pas. Cette lutte pathétique entre la gauche et la droite du Capital n’est pas notre problème. L’Ennemi est au pouvoir depuis longtemps déjà.
Nous sommes fatigué.e.s d’avoir à rappeler tout cela, c’est pourquoi nous ferons court. En trois points :
1. L’État ne connaît que l’oppression
L’État n’est pas un outil neutre que l’on peut conquérir et utiliser pour impulser une politique prétendument différente. L’État ne connaît que la domination et l’oppression, et toute tentative pour investir les institutions est une erreur stratégique grossière. L’État ne mène qu’à l’État. Il n’est jamais « juste », ni « bon ». Il doit être démoli de l’extérieur, point.
2. Peu importe le régime : tous les États se valent
Tous les régimes et tous les programmes qui s’appuient sur l’État se valent. Cet enseignement de l’anarchisme est l’un de nos acquis les plus précieux et nous devons continuer à le proclamer : il n’y a aucune différence entre les types de régimes qui fonctionnent avec et pour l’État. Distinguer démocratie et fascisme ne révèle que le confort de celles et ceux qui raisonnent au chaud, à l’abri de la violence quotidienne d’État, loin des matraques, des prisons et de la répression coloniale *.
3. L’électeur est un oppresseur
Le vote est une fonction institutionnelle. Toute personne qui vote se met au service de l’État et consent à soutenir sa logique d’oppression. Le vote sert structurellement les intérêts et les privilèges de la bourgeoisie capitaliste. Il ne vise qu’à désigner les maîtres et les bourreaux au sein d’un système fondé sur l’exploitation, la domination de classe, le racisme et le patriarcat. Le vote est un geste de collaboration avec l’État et tout électeur est un oppresseur.
Alors à toutes celles et ceux parmi nos camarades qui vont se précipiter dans les bureaux de vote, et à toutes celles et ceux qui nous font la morale, nous rappelons donc ce fait essentiel : il n’y a pas d’anarchistes électeurs. Cela n’existe pas. C’est un oxymore absolu et une ligne de démarcation non-négociable : entre la révolution et l’oppression, il faut savoir choisir son camp.
D’ailleurs, ajoutons une fois pour toutes : nous ne sommes pas « abstentionnistes ». Nous ne nous définissons pas selon les critères de participation électorale à l’appareil d’État. Notre geste de refus n’est pas une abstention, c’est une libération. Ce sont les électeurs qui s’abstiennent. De faire la révolution, de mener la lutte dans la rue, de refuser de soutenir l’État, de résister véritablement à l’oppression.
Contre la police du cortège de tête
Dans la fièvre électoraliste ambiante, un étrange phénomène est apparu. Lors de la manifestation du 15 juin, le mot d’ordre semblait être « pas de vagues », « pas de casse ». Que ce soit la position des syndicats ou d’organisations rigides qui prétendent s’approprier la manifestation, passe encore : nous savons que nous avons des ennemis parmi la foule des manifestant.e.s et nous savons que la confrontation avec les SO et les pacificateur.ices est inévitable.
Mais voilà que le cortège de tête semble avoir généré sa propre police. Jusque dans ce lieu autrefois pleinement consacré aux expériences ou aux tentatives insurrectionnelles, à la démolition des symboles de l’État et du Capital ou à la confrontation directe avec les forces répressives, les bons citoyens, les braves gens de l’antifascisme de circonstance, se piquent à présent de faire respecter l’ordre.
Faut-il donc maintenant que nos cortèges soient infiltrés par les citoyennistes ? Faut-il supporter de lutter en traînant avec soi, comme des boulets, des gens qui iront bientôt voter et faire ainsi allégeance aux institutions ? Les mêmes, sans doute, qui poussent la transgression jusqu’à taguer des slogans en faveurs du vote ou du soutien au Nouveau Front populaire… Voici que l’acte de vandalisme est lui aussi absorbé par le citoyennisme. Quel degré d’aliénation et de soumission faut-il pour en arriver là ? On a même lu sur une banderole ce terrible aveu : « Sans la rue, pas de Front populaire ». Que faut-il comprendre ? Les révolutionnaires ne sont-ils maintenant que de simples supplétifs du carriérisme électoral ?
Là encore, nous sommes fatigué.e.s de le rappeler : le cortège de tête, même affaibli, même en déclin, doit demeurer le lieu où l’on s’affranchit des lois et de l’ordre, où l’on fait reculer, même fugacement, l’État, le Capital et les rôles serviles qu’ils nous imposent. C’est le lieu où les buts officiels de la manifestation s’estompent au profit du seul objectif de confrontation et d’intensification. Sauf dans des cas très exceptionnels, un cortège de tête combattif n’a que faire des motifs pour lesquels une poignée de syndicats dociles ou d’associations réformistes et/ou paternalistes ont appelé à manifester. Toute manifestation est une rampe de lancement potentielle pour des débordements et pour un saut qualitatif, rien de plus, rien de moins.
Alors voilà : toi le bon citoyen, toi qui t’offusques qu’il y ait un peu de casse ou un feu de poubelle lors d’une manifestation alors même que tu viens régulièrement dans le cortège de tête comme au spectacle, pour te rincer l’œil et te faire peur, toi qui viens faire la police, toi qui incarnes l’État au sein même de nos luttes, nous n’avons pas besoin de toi à nos côtés. Tu te dis révolutionnaire, radical, antifasciste, peut-être même anarchiste ? Tu n’es rien de tout cela. Organise ton propre cortège, à l’arrière, loin de nous, et ne viens pas nous faire la morale.
Chantage électoraliste, anarchistes et révolutionnaires d’isoloirs, flics du cortège de tête : la période est propice à tous les reniements, mais elle a le mérite de clarifier les positions des un.e.s et des autres. Nous saurons, dorénavant, à quoi nous en tenir.
Des insurrectionnalistes
* NdSN. A propos de « Distinguer démocratie et fascisme ne révèle que le confort… » : si ces deux régimes ont notamment en commun l’incommensurable violence exercée par le plus froid des monstres froids, certes de façon plus ou moins visible, nous ne pensons cependant pas que les « distinguer » relève forcément d’un quelconque « confort ». Concernant la perspective « insurrectionnelle », il ne nous semble par exemple pas qu’un agir anarchiste révolutionnaire en lien avec les rapports et la conflictualité sociale, soit identique dans le contexte d’une démocratie plus ou moins autoritaire, que sous « le fascisme » (au moins tel qu’on a pu le connaître historiquement en Europe au sens large, de l’Allemagne/Italie/Espagne jusqu’au Portugal/Grèce, ou en regardant du côté de l’Argentine/Uruguay/Chili des années 70-80). Ce qui n’enlève rien au fait de viser dans les deux cas à la destruction immédiate et définitive de l’Etat (et du reste !) en tentant de s’en donner les moyens, quelle que ce soit la face de la médaille qu’il arbore…
La nuit de jeudi à vendredi 7 juin, vers trois heures du matin, les pompiers ont été alertés d’un incendie en cours dans le quartier de Pankow, à Berlin. Une fois arrivés dans la rue Alt-Blankenburg, ils ont pu constater que les bureaux de l’élu du parti AfD, Ronald Gläser, étaient visés.
La camionnette du parti d’extrême-droite –contenant tracts et affiches qui devaient encore être distribués et collées avant les élections européennes du dimanche 9 juin–, est entièrement partie en fumée. L’incendie s’est également propagé à un auvent installé par le parti devant leurs locaux. La police a ouvert une enquête pour incendie criminel.
[Synthèse de la presse allemande (Tagesspiegel), 7 juin 2024]
(traduit de l’allemand de de.indymedia, 18 juin 2024)
Hier soir, des Tesla ont encore brûlé à Berlin. Cette fois, c’est dans le quartier de Mitte qu’elles ont été touchées. Ces derniers mois, plusieurs actions et manifestations ont eu lieu contre Tesla et l’extension de sa Giga-Factory à Grünheide [en périphérie de Berlin].
Les textes les plus divers ont souligné la nocivité des voitures électriques et l’exploitation des matières premières pour leur fabrication. Au Congo, des enfants se tuent à la tâche pour obtenir du cobalt et de nouvelles mines toxiques de lithium sont ouvertes dans le monde entier pour satisfaire les besoins de l’industrie automobile. Le fait que Tesla ait été choisie par beaucoup comme une cible adéquate dans la lutte contre le « capitalisme vert » est certainement lié au rôle de l’entreprise en matière de guerre et de surveillance, ainsi qu’aux déclarations fascistes du macho Elon Musk.
En raison de la résistance à la giga-usine, Tesla est de plus en plus confrontée à un problème d’image et les chiffres de vente chutent. Il semble donc que le moment soit bien choisi pour élargir ces attaques contre l’entreprise. Après les journées d’action, c’est avant les journées d’action suivantes !
[Suit une liste d’attaques et de communiqués qui ont visé Tesla ces dernières années, et qu’on peut trouver ici en français, NdT]
L’entreprise qui a emporté le contrat général pour construire le Cop Campus se fait vandaliser son bureau principal
Copie d’un émail envoyé au directeur général, au patron et aux chefs de projet d’Overaa :
Chers Carl Overaa, Christopher Manning, Ken Brumbaugh, Emily Setoudeh, la nuit dernière nous avons vandalisé le bureau principal d’Overaa, au 200, Parr Boulevard, à Richmond (Californie). Nous l’avons fait pour protester contre le contrat que vous avez signé avec la ville de San Pablo, dans le but de bâtir un nouvel établissement de formation pour la police.
Nous avons accompli cet geste pour vous rappeler que vous rencontrerez de la résistance à chaque étape du chemin pour remplir le contrat de construction du Cop Campus. Vous avez des biens éparpillés à travers toute la région de la baie de San Francisco, si vous y tenez vous romprez le contrat. Cela peut être la fin, ou alors juste le début. Le choix vous appartient.
Contre la police, contre les prisons.
Pour l’anarchie, la dignité et la libération.
L’entreprise Commercial Door and Frame (14212, Doolittle Drive, San Leandro CA, tél : 510 957-5108) a été vandalisée en représailles pour sa participation à la construction de l’établissement de la police Cop Campus, à San Pablo.
Commercial Door and Frame est actuellement sous-traitant d’Overaa Construction (200 Parr Boulevard, Richmond, CA), pour construire l’établissement de formation pour la police appelé Cop Campus, à San Pablo (Californie). Nous avons laissé un grand message, peint à la bombe, sur la façade de leur entreprise : « Rompez le contrat avec Overaa. Ne construisez pas le Cop Campus » et l’avons signé avec le A cerclé. Nous sommes inspiré.es et poussé.es par les actions d’autres rebelles qui attaquent les entreprises qui ont un contrat pour construire le Cop Campus [voir par exemple ici ; NdAtt.] et par ceux/celles qui intensifient l’opposition contre le génocide en Palestine. Nous espérons que notre acte contribue à cet élan.
Vous trouverez plus d’informations sur ceux qui essayent de construire le Cop Campus en visitant cette page.
N’oubliez pas d’utiliser le navigateur Tor et/ou une clef Tails, quand vous publiez des communiqués et des revendications d’actions. Mettez des gants, masquez-vous, ne laissez pas de traces.