Vive l'Anarchie - Semaine 26, 2019

Sommaire

Indymedia Lille

Publié le 2019-07-04 15:05:04

Le 31 Décembre 2016, un engin explosif placé devant la librairie (proche de CasaPound) “Il Bargello” explose dans les mains d’un artificier particulièrement stupide qui tente maladroitement de déminer l’engin sur place, il perdra un œil et une main. La librairie “Il Bargello” et CasaPound Italia se sont portés parties civiles en plus de l’artificier-flic. Trois personnes accusées de « tentative de meurtre », « d’association de malfaiteur » pour deux d’entre elles, ainsi que de « transport, et fabrication d’engin explosif » se retrouvent incarcérées. Une quatrième personne se retrouve également soumise au contrôle judiciaire (pointage régulier au comico, mais la mesure a cessé depuis peu) avec les mêmes chefs d’inculpation. Paska, Ghespe, et Giova sont depuis, toujours incarcérés dans les geôles italiennes.

Pour leur écrire :

- Pierloreto Fallanca : C.C. La Spezia, Piazza Falcone et Borsellino 1, 19125 La Spezia (Paska)

- Salvatore Vespertino : N.C.P. Sollicciano, Via G. Minervini 2/R, 50142 Firenze (FI)

- Giovanni Ghezzi : N.C.P. Sollicciano, Via G. Minervini 2/R, 50142 Firenze (FI)

Manifestations sauvages, rassemblements et actions contre la taule, bordel dans la ville, banderoles et tracts ont depuis été diffusés en solidarité. On ne peut que saluer toutes ces initiatives. Une brochure éditée en juillet 2018, autour de l’opération Panico (https://nantes.indymedia.org/articles/42084) est toujours en ligne, des lettres des personnes incarcérés sont notamment disponibles dans cette brochure.

La présente brochure à pour but de faire un point sur la situation et sera distribué dans le cadre d’une cantine de soutien aux inculpé.e.s, à Marseille, le 10/02/2019. Ceci afin d’apporter nous aussi, un peu de solidarité aux actions, et face à la répression.


Une guerre contre les queers

Publié le 2019-07-04 15:05:04
Juil 022019
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Depuis quelques semaines, l’État renouvelle encore une fois sa guerre contre les queers. Quelques jours avant l’arrestation de Cedar par la police de Hamilton, la police de la ville de Québec s’est vantée en ligne d’avoir utilisé des flics en civil afin de piéger onze hommes queers qui draguaient de façon consensuelle. Ces attaques ciblées ne seront pas tolérées. Nique la police.

Solidarité avec Cedar et avec tou.te.s les queers faisant face à la répression.

Déclinaison magnétique

Publié le 2019-07-04 15:05:04

Résultat de recherche d'images pour "bateau à rame noir et blanc"Quiconque sait se servir d’un bateau à rames, quiconque a une fois tiré ne serait-ce qu’un coup de feu, n’importe quel écolier qu’on embête avec le parallélogramme des forces sait que gérer plus d’une seule variable est une affaire délicate. Le rameur doit compenser le courant et le vent, le tireur doit viser devant, calculer la dérive, le poids du projectile et les déplacements de sa cible. S’il tire droit sur elle, il la manquera et touchera quelque chose qu’il ne visait pas.

Dans tous les phénomènes sociaux, le nombre des variables est considérablement plus élevé. C’est pourquoi le calcul bien connu de n’importe quel conseiller municipal, chargé d’affaires ou petit avocat exige du coup d’œil, de l’entraînement et une faculté d’appréciation. Plus les forces contraires sont puissantes par rapport aux vôtres, plus la difficulté s’accroît.

Les mouvements qui visent un changement révolutionnaire dans les pays capitalistes sont seuls à ignorer cela. Avec une belle innocence, ils marquent leur objectif et foncent droit dessus. Mais généralement leur adversaire n’est déjà plus là où ils le voient. C’est pourquoi les actions politiques atteignent rarement ce qu’elles souhaitaient. Plus souvent, elles obtiennent le contraire. Et l’idéologie est ce qui les en prémunit le moins.

L’opposition extraparlementaire et ses prolongements ont aidé la social-démocratie qu’ils entendaient combattre à remporter la victoire en Allemagne. Les marxistes-léninistes, par leur agitation, ont attiré l’attention des syndicats sur leurs erreurs les plus dangereuses dans le déroulement de la production. Les cellules rouges, dans les universités, ont fait avancer les réformes structurelles depuis longtemps nécessaires. Les jardins d’enfants révolutionnaires ont expérimenté de formes nouvelles dont les pédagogues ne voulaient pas entendre parler. L’opposition au système est de cette façon devenue le simple relais de la modernisation. Elle a ainsi fait avancer le processus d’adaptation de la société capitaliste de façon plus décisive que les défenseurs de celle-ci.

La gauche militante a réagi à cela en se radicalisant davantage. À long terme, elle a ainsi aidé le régime qu’elle croyait combattre à s’adapter de mieux en mieux aux données de la mondialisation.

L’aveuglement face aux plus simples règles de base de la mécanique politique traduit, tout comme la foi superstitieuse en des doctrines idéologiques, le caractère quasi religieux d’un mouvement auquel on peut trouver plus d’un parallèle dans le premier socialisme du XIXe siècle.

Extrait de “Tumulte” – Hans Magnus Enzensberger

Sainte-Marie pleine de graisse.

Publié le 2019-07-04 15:05:04

Coucou mon amiE mince.

C’est ta copine grosse qui t’écrit.



Tu sais celle que de loin tu confonds avec ton autre copine grosse. Parce que c’est bien connu toutes les grosses se ressemblent. Ma voisine me ressemble, ma collègue me ressemble, ma pote me ressemble. Mais à quelle niveau ? Juste au niveau de la taille c’est ça ? Parce que je t’assure que ton pote le cemin ne te ressemble pas du tout, lui. Mais ça doit être un truc de gros ça.
Tu sais celle à qui tu dis, « mais non t’es pas grosse ». Ahah. Si, si je suis grosse, chériE. Ou bien encore mieux le fameux « mais t’es bien comme ça ». Merci de le décréter à ma place. Et même tu te permet de dire qu’il faut s’assumer. Bah ouais facile quand t’as la taille standard. J’attendais justement de savoir ce que tu en pensais, merci. Ou tu sais y’a ce moment où c’est comme si tu découvrais que j’étais grosse. « Ah mais ça se voit pas du tout ». Genre le petit détail. Et là soudainement quand je le dis, c’est …. le mal aise. Silence. Ah… Mais ça y est ça bégaye. Ou bien y’a les moments où tu me dis qu’il faut pas dire ça. « Arrête t’es pas grosse ». Pire de chez pire des fois tu peux même me comparer aux vraiEs grosSes. « Tu vois, elle, elle est grosse ».

Tu sais j’suis celle que t’as baisé, ou failli baiser en soirée. Trop bourré bien sûr. L’erreur de passage. Et avec qui t’en a jamais reparlé. Mais là c’est pas juste parce que je suis grosse que t’en as pas reparlé. C’est bien parce que t’es construit comme un gros lâche de mec-cis hétéro, qui préfère ignorer toutes sources de conflits. Mais donc tu m’as baisé ou tu as failli mais bien sur on en est resté là. Parce qu’il faut comprendre t’aime les physiques de magasines. Et vu que j’ai jamais eu confiance en moi j’me suis toujours dit que c’était normal. Qui aurait envie de construire un truc avec ça ? Mais avec le temps je réfléchis quand même. Et quand je vois que la majorité des gens en relation, en couple, en je sais pas quoi sont toutes et tous en quasi majorité des personnes normées de type mince et joliE je m’interroge. Quand même. Mais c’est peut-être juste que je suis moche. Mais pourquoi je suis moche ? Tu crois pas que c’est lié à mes bourrelets et à mon double menton ?
Enfin. J’ai pas envie de faire la rageuse, en disant quand même quand t’es mince la vie est plus simple mais quand même… j’ai du mal à ne pas le penser. Même si on a tous et toutes des rapports avec notre corps plus ou moins compliqué. Je sais qu’on est plus ou moins toutes en galère avec ça. Mais quand même… être mince c’est un paquet de problèmes en moins. C’est au moins commencer la vie du bon pied. Au moins avec l’un des deux pas trop tordus. Je dis pas que c’est la panacée. Mais ça aide à commencer avec un peu de confiance en soi. Et crois moi c’est pas du luxe.

Pour la petite histoire, si j’ai jamais eu confiance en moi, c’est bien parce que j’aimais pas ma carcasse. C’est bien parce que dans la cours de récré dès gamine on me regardait différemment, on me faisait remarquer que j’étais grosse. Alors soit disant c’est la pire période niveau cruauté humaine. Mon cul ! Ça a continué et ça continue encore. Dans ce milieux pseudo déconstruit ou soit disant on réfléchi mais on met en pratique que ce qui nous arrange, j’ai cru que ça passerait mieux. C’est juste que comme pour le reste on a fait comme si. Comme si c’était pas grave, comme si ça ne posait pas de problème. Comme si. Et la mascarade continue.

J’suis aussi celle que tu trouve bonne justement parce qu’elle est grosse. Parce que c’est aussi un truc pseudo-exotique. Alors j’avoue qu’à certains moments je suis flattée ou du moins soulagée de tomber sur des types qui me disent qu’ils kiffent mes formes. Qu’ils kiffent les « grosses ». Mais là qu’on s’entendent bien ils me kiffent parce que je fais partie des grosses « modérées » encore. Faut que ça rentre encore dans une certaine norme. Faut pas trop que ça déborde. Enfin… Si y’a aussi des gens qui kiffent les supers grosses. Mais c’est chelou. D’être encore une fois ramené à une enveloppe charnelle. Tu me diras que c’est le lot de tout un chacun… Moi j’ai l’impression que hormis mon gras qui prend trop de place il n’y a rien d’autre. Comment penser à autre chose quand tout se trop prendre trop de place. Comment laisser les autres me découvrir quand tout ce qu’il voit c’est mon gras.

Je suis celle a qui on dit qu’elle est grosse dans la rue. Et toi à côté, t’as été insultée aussi mais pas dans ta chaire. Pas au fond de toi, alors tu comprends pas.
Tu comprends pas que ça me ramène à la cours de récré, aux bails de famille, au médécin qui me dit faire plus de sport, à mon grand-père qui me dit de manger plus de soupe, que j’ai encore grossi. A mes soirées de boulimies non-assumées, à toutes ces fois où j’ai rêvé de chopper la plus grosse des gastros et de voir disparaître mon surplus de gras dans la chasse d’eau. Quand je réfléchis à toutes les stratégies possibles pour maigrir. Mais que j’ai trop honte d’en parler parce qu’autour de moi faire un régime c’est juste débile. Forcément... rare sont celleux qui ont ce problème. Quand je fais en sorte de rentrer au maximum mon ventre. A m’en rendre malade. Que je me cache dans des vêtements de plus en plus larges. Que je porte des jeans trop serrés. Que je garde ce pantalon dans lequel je ne rentrerai jamais, mais que peut-être un jour… ou peut-être que c’est juste pour me faire un peu plus de mal. Ces repas entre amiEs qui se transforment en torture. Ces repas en famille, la tête de ma mère plongée dans mon assiette, qui surveille le moindre truc que je met dans ma bouche. Toutes ces fois où j’ai dit que je détestais aller me baigner pour ne pas avoir à me dénuder. Ces fois où je crevais de chaud en plein été et que je supporter mes couches de vêtements pour ne pas mettre de jupes, de shorts ni même de débardeurs. Ces fois où j’ai prétexté ne plus avoir faim pour ne pas avoir l’air de « manger comme une grosse », et bouffer en cachette avant ou après. Ces fois où tu me disais à quel point t’étais trop grosSe toi ma/mon copaine mince. Quand mon plan cul me fais une réflexion sur mon poids. Quand je demande à mon mec si je le dégoutte pas. T’as déjà demandé à quelqu’un si tu le dégouttais ? Sur le coup ça m’a même pas paru bizarre de poser cette question. Mais quand j’y repense j’ai une boule au ventre. C’est d’une violence ma gueule. D’une telle violence. Comment un jour j’ai réussi à m’envisager comme un truc dégueulasse ? A ce point ?

Est-ce qu’à un moment tu t’es posé la question de savoir comment allaient tes amiEs grosSes ? Est-ce qu’à un moment tu t’es posé des questions sur leur confort affectif ? Sur leur sexualité ? Ce genre de truc. Je te parle pas de faire un enquête sociologique, mais de capter, à quel point t’es encore ultra privilégiéE.

Enfin ça va encore paraître comme un énième coup de gueule. Parce que j’ai pas de solution moi-même et je vois bien par qui je suis le plus attirée dans la vie. Et c’est souvent le stéréotype de tout ce que je critique. Donc j’vais pas te demander soudainement de kiffer les corps que tu exècre. Mais peut-être au moins d’y penser. D’y réfléchir.
Et quand t’es potes grosSes te filent de la lecture, des docu, des podcasts… ça te coûte rien d’y jeter un œil ou une oreille attentive. Pour vrai.

Alors heureusement, j’ai rencontré des personnes de très belles personnes. Des grosses qui se revendiquaient en tant que telle et mon regard à changer. Sur elles avant tout. Sur moi plus tard. J’ai appris à sublimer mes rondeurs. A les choyer. Et j’ai pas fini. Le travail est long. Parce que dans le fond je rêve encore d’être mince. Que chaque repas est une éternel prise de tête, que je m’en veux de ne pas aller à la salle de sport, que je me trouve naze de ne pas me bouger assez. Bref. J’en ai assez de me flageller. Je rêve tellement de m’apprécier comme je suis. Au delà de mon physique. Mais j’ai l’impression que tant que je n’aurais pas régler ce problème de poids je n’arriverais pas à m’envisager comme une bonne et belle personne. Comme si tous ce gras obstruait ma vue. Ma vie.
Alors je prends de la force de toutes ces meufs que j’ai croisé, qui s’assument ou essaient de le faire. Que je trouve belles par ce qu’elles sont et qu’elles dégagent. Par leur force. Celles qui m’ont aidé à me maquiller, à oser me faire et me sentir belle à des moments. Sans trop en avoir honte. Merci. Et Z.(tmtc) en premier lieux je pense à toi. Tu as changé ma vie. Vraiment. Et puis y’a celles qui sont venus après qui m’ont ouvert les yeux sur la grossophobie ordinaire. Merci. (Tiens c’est marrant mon ordi ne connaît pas ce mot).

Hamilton (Canada) : Encore des queers arrêté.e.s – et de la solidarité un peu partout

Publié le 2019-07-04 15:05:04

Hamilton (Canada) : Encore des queers arrêté.e.s

North-Shore.info / vendredi 28 juin 2019

A Minneapolis, USA

Le jour du 50ème anniversaire de l’émeute de Stonewell [le 28 juin 1969, lors de l’énième descente des flics dans le bar Stonewall Inn, les personnes présentes, en majorité gays, lesbiennes et trans, s’en prennent aux bleus, déclenchant deux jours d’émeutes dans le quartier de Greenwich Village, à New York; NdAtt.], et lors de la Journée d’action en soutien des défenseurs.euses du Pride de Hamilton, la police de la ville a arrêté deux personnes de plus. Deux personnes de plus arrêtées pour répondu à la queerphobie et à la transphobie, à la misogynie et au suprémacisme blanc. Cela porte le nombre total des arrestations à cinq. Cinq queers qui ont été.e.s prises pour cible, harcelé.e.s et arrêté.e.s C’est plus qu’assez. Montrez votre amour et votre rage – venez ce soir à 20h30 à Gore Park pour la manifestation We Make Us Safe: Drop the Charges! Free Cedar! [Nous nous défendons : abandon des charges ! Liberté pour Cedar !] Parce qu’aujourd’hui plus que jamais c’est claire que la police et les politiciens ne nous défendent pas, et qu’on doit montrer à Hamilton un peu de fierté queer résistante.

*****

San Francisco (USA) : Action en solidarité avec Cedar

North-shore.info / dimanche 30 juin 2019

On a collé les serrures de l’entreprise gentrificatrice Manny’s et tracé un A cerclé et « Liberté pour Cedar ». Manny’s est dirigé par un cadre du Parti Démocrate qui a travaillé comme conseiller LGBT auprès de l’administration Obama, ainsi que comme principal collecteur de fonds pour la campagne de Hillary Clinton dans la Silicon Valley. Son café est une tentative flagrante et sinistre de reconvertir les sentiments révolutionnaires dans du théâtre électoral de merde. Cet aspirant politicien est littéralement en train de vendre des livres de Frantz Fanon et James Baldwin tout en hébergeant des lectures du rapport Mueller [du nom du procureur spécial qui enquête sur le financement russe à la campagne électorale de trump; NdAtt.]. Il a eu le culot, dans un article sur le café, de comparer sa vulgaire auto-promotion aux émeutes de la Compton Cafeteria [émeute qui a eu lieu en août 1966, à San Francisco, quand des personnes LGBT ont affronté la police; NdAtt.] et du Stonewall Inn. Il fantasme de son entreprise comme d’un centre social pour #TheResistance dans un quartier qui a subi des vagues brutales d’expulsions locatives et dont la longue histoire de résistance réelle est menacée d’être effacée. Plusieurs des serrures que nous avons collées étaient celles des portes empêchant les sans-abris de dormir dans les alcôves de l’entreprise. Nous espérons que ce petit geste mette en lumière l’hypocrisie de son « engagement civique ».

Cette attaque est une contribution à l’effort de basse intensité pour faire chier Manny’s, qui a inclus des rassemblements, des collages et l’expropriation de livres. Il y a un boycott de l’espace qui continue, mais il est clair qu’il faut agir davantage.

C’est facile d’attaquer !
Libérté pour Cedar !
Allez !

*****

Une banderole en solidarité avec Cedar, sur la fougueuse Rigaerstrasse, Berlin, le jeudi 27 juin :

A Toronto, des anarchistes se sont baladé.e.S dans les rues avec des banderoles et ont diffé des tracts. Des affiches ont été collées sur un bus de la compagnie GO bus, qui assure la liaison entre Toronto et Hamiton.

Devant l’église baptiste

Sur le bus

Italie : Des nouvelles depuis la prison d’Alessandria

Publié le 2019-07-04 15:05:04

Round Robin / dimanche 30 juin 2019

29 juin. Au parloir avec Marco, ce matin, on apprend qu’il a décidé de mettre fin à sa grève de la faim, puisque les compagnonnes qui l’avaient commencée, dans la taule de L’Aquila, ont arrêté. Aujourd’hui il prendra les repas de la prison.

Giuseppe, transféré depuis peu dans la même section, a commencé hier une grève de la faim, afin qu’on lui enlève l’isolement. Il continuera à refuser la nourriture jusqu’à lundi. Ensuite il va attendre une semaine, avant de voir comment recommencer sa protestation, si rien n’a changé.

Gênes (Italie) : Une affiche antimilitariste

Publié le 2019-07-04 15:05:04

Round Robin / dimanche 30 juin 2019

Pour la deuxième fois en un mois, la mobilisation d’en bas des travailleurs du port de Gênes, des antimilitaristes et des pacifistes, a empêché de charger sur des bateaux 8 générateurs électriques produits par une entreprise italienne, la Teknel, et destinés à la Garde nationale saoudienne.

Depuis des années, l’armée saoudienne est l’acteur principal de la guerre au Yemen, avec l’appui des États-Unis. Une guerre moderne, asymétrique, sale, avec des dizaines de milliers de morts. Une guerre menée surtout à distance, avec l’utilisation de ces drones qui permettent à la monarchie saoudienne et à la démocratie étasunienne de tuer tout en restant en sécurité, peut-être depuis un laboratoire en Arizona.

Ces générateurs que les dockers ont refusé de charger peuvent justement permettre aux drones des bombarder la population yéménite.
La compagnie maritime prise pour cible dans cette lutte, Bahri, compte parmi ses spécialités le transport de moyens militaires et d’armes produits aux États-Unis, au Canada ou en Europe vers le Moyen Orient.

Après des années pendant lesquelles on a été habitués à l’impérialisme, au militarisme et au colonialisme de l’Occident, aux guerres qui ont pour but le pillage des ressources, ce blocage de matériel militaire est un signal d’importance, surtout pendant que des gouvernants ignobles veulent fermer les ports italiens à ceux qui sont en train de fuir ces guerres là.

On a participé à cette lutte et on tient à remercier ceux qui l’ont commencée, avec leur élan éthique et solidaire.
Parce que cela n’est pas rien, de ces temps, et parce qu’on ne doit pas laisser les dockers seules maintenant que Monsieur Toti et la direction de Teknel s’en prennent à eux pour le contrat – de mort – perdu.

Le blocage et la grève, avec le sabotage et l’action directe, sont des pratiques fondamentales dans la lutte contre oppresseurs et exploiteurs.

Solidarité avec les populations frappées par des guerres !
Solidarité avec les travailleurs du port en lutte !
Solidarité avec les compagnons du Trentino arrêtés et inculpés suite à l’opération Renata – accusés, entre autre, de l’incendie de chars Leopard.

Que résonne l’appel des internationalistes d’antan :
L’ennemi est ici chez nous !
Liberté pour les opprimés !
Guerre à la guerre !

Gênes, juin 2019
antimilitaristes et internationalistes solidaires

*****

Note d’Attaque : on remarquera que aussi les dockers des ports du Havre (le 10 mai) et de Fos (près de Marseille, le 28 mai) on refusé de charger des armements, notamment des canons Caesar « fabriqués en France », avec leurs munitions, sur des bateaux de la Bahri. Par contre, de cette côté de la frontière il n’y a pas eu de joli exemple d’auto-organisation, puisque c’est la CGT qui a organisé ce boycott…

Contre Center parcs et son monde, persévérons ! Tourisme de masse, aménagement du territoire et capitalisme vert…les 5 et 6 juillet à Poligny et Lons-Le-Saunie

Publié le 2019-07-04 15:05:04

Alors que les trois projets de Center Parcs envisagés en Bourgogne-Franche- Comté et Rhône-Alpes sont à l’arrêt (la convention liant la Région BFC à Pierre & Vacances étant « caduque » pour reprendre les termes du délégué au tourisme Patrick Ayache, et le projet de Roybon étant stoppé par des occupations et des recours en justice), les élus locaux de Poligny et des environs ne baissent toujours pas les bras.

Pour preuve, suite à la déclaration faite par le maire de Poligny, à la fin du mois de mai, la Communauté de Communes Coeur de Jura Arbois-Poligny-Salins a fait appel de la décision du Tribunal Administratif relative au recours déposé par Le Pic Noir à l’encontre de la modification du PLU. Ceci alors que les nombreux problèmes soulevés par les divers opposants aux projets sont toujours présents (forêt malmenée, argent public dilapidé, zones naturelles dévastées, création d’emplois factices, …) et certains d’une actualité accrue (récurrents problèmes d’eau dans le département).

Effectivement, qu’un Center Parcs ou d’autres travaux soient envisagés dans la forêt de Poligny, les nuisances restent identiques. Et l’argumentaire pour justifier la course au profit similaire. Détruire l’environnement pour garantir des emplois (précaires, sous payés, aliénants, superflus), et ce à n’importe quel coût, voilà la recette qui nous est proposée !

Nous ne voulons pas la goûter. Même pas pour « essayer ». C’est dans ce contexte que l’Assemblée d’Opposant.e.s à Center Parcs invite la population, dans toute sa diversité, à participer à plusieurs moments d’action à Poligny et à Lons-le-Saunier afin de continuer de s’opposer à Center Parcs et au monde qui va avec. Alors n’hésitez pas, rejoignez-nous !

JPEG - 329.8 ko

VENDREDI 5 JUILLET – POLIGNY CINÉ-COMTÉ

Projection du film « Le temps des forêts » (1h43) de François-Xavier Drouet.

– 20 h 15 : Accueil et info kiosque

20 h 30 : Diffusion suivie d’un débat

Projection suivie d’un débat avec des forestiers en lutte dans le Jura.

Synopsis : « Symbole aux yeux des urbains d’une nature authentique, la forêt française vit une phase d’industrialisation sans précédent. Mécanisation lourde, monocultures, engrais et pesticides, la gestion forestière suit à vitesse accélérée le modèle agricole intensif. Du Limousin aux Landes, du Morvan aux Vosges, Le Temps des forêts propose un voyage au coeur de la sylviculture industrielle et de ses alternatives. Forêt vivante ou désert boisé, les choix d’aujourd’hui dessineront le paysage de demain. » ————————————————————————————————————— SAMEDI 6 JUILLET – POLIGNY 10 h : COUR de la MAIRIE

Rendez-vous afin de continuer d’afficher notre commune opposition à Center Parcs, au tourisme de masse et au monde qui les a rendus possibles.

Rassemblements et manifestations se sont succédé ces dernières années à Poligny sans, pour le moment, faire changer d’avis l’élite en place à la Mairie. Faisons de cet appel à investir la cour de la Mairie un moment vivant et de rencontres qui pourra faire vaciller l’opinion des élus locaux, qu’ils siègent ici ou auprès de la Communauté de Communes. Le rapport de force construit par les composantes en lutte depuis plusieurs années doit être consolidé et amplifié. Continuons d’afficher notre présence, persévérons à montrer que d’autres possibles sont à portée de main et insufflons un revirement de situation. Pour cela, banderoles, instruments de musique, masques, pancartes, slogans, chansons, maquillages, déguisements et bonne humeur seront les bienvenus. ————————————————————————————————————— SAMEDI 6 JUILLET – LONS-le-SAUNIER

Centre Social, 2 Rue de Pavigny – PRIX LIBRE

19 h30 : Accueil et infokiosque / 20h00 : Présentations et débat Échanges autour du tourisme de demain, la gentrification en milieu urbain et la bulldozérisation en milieu rural, sur l’aménagement du territoire, ses objectifs et ses conséquences.

– L’Office de l’Anti-Tourisme, actif principalement à Grenoble, proposera une critique complète du tourisme de masse.

– La Guillotière n’est pas à vendre, basée logiquement à Lyon, exposera le cas d’un quartier dont la population pauvre est inlassablement chassée par la « pression immobilière ».

– L’Assemblée d’Opposant.e.s à Center Parcs, agissant dans le Jura, s’exprimera autour de la lutte contre un projet d’infrastructure touristique devant grignoter des espaces boisés.

JPEG - 59.5 ko

Contact : assembleecontrecenterparc@lists.riseup.net

[Reçu par mail]

 

À Liste

 

 

 

 

 

Le centre LGBTI nous a radicaliséEs : revendication de l'action de recouvrement des vitrines du centre LGBTI dans la nuit du 14 au 15 juin

Publié le 2019-07-04 15:05:05

La BIATCH, Brigade Insurrectionnelle Autonome des Tchoins Carrément Hétérophobe revendique l’action de recouvrement des vitrines du centre LGBTI de Lyon dans la nuit du 14 au 15 juin.



Cette action symbolique, sous forme de collage et de peinture sur les vitrines du centre LGBT de Lyon dans la nuit du 14 au 15 juin s’adresse au bureau du centre LGBTI qui est responsable d’une instrumentalisation de nos luttes. La plupart des associations qui tiennent leurs activités en son sein ne sont pas visées car il est pour elles leur seul moyen d’exister dans un système cis gay dyadique blanc et bourgeois. Par ailleurs, les actions de certaines de ces associations sont fondamentales dans les vies et les luttes des personnes queer/LGBTQI+

Au centre LGBTI, il n’y a pas de place pour l’expression et l’incarnation d’une radicalité. Terme qui, on le rappelle, signifie la déconstruction à la racine des oppressions. Cet état de fait a déjà poussé des personnes vers la porte de sortie et le refera surement encore.

Cela est dû à l’omniprésence de macronistes proches de Collomb au sein du bureau, on y notera également la présence d’un sympathisant du RN (ex-FN). Celleux de gauche sont écartéEs tandis que la porte est ouverte à la droite et l’extrême droite.
Partant de ça, la criminalisation des queers comme seule réponse à notre action n’est pas surprenante, pour sûr, elle est bien plus facile à imaginer qu’une remise en question.

Ci-dessous, le communiqué placardé sur les vitres sur centre LGBTI :

Il paraît que c’est LE grand moment pour quémander nos tous petits droits LGBTQI+. Ce fameux mois des fiertés tout marketé arc-en-ciel. Et quoi de mieux pour grappiller des droits ? Fréquenter the place to be : le centre LGBTI de Lyon. Mais pour ça, il faut être un gentil petit homo de 40 balais, blanc, cis, bien intégré, pété de thune ou qui y aspire, qui rêve de se marier avec son prince charmant et s’endetter jusqu’à la fin de sa vie pour une baraque à crédit.


J’ai donc tenté de me faire une place dans ce joyeux désastre mais j’avais au moins les privilèges d’être blanche et cis. On m’a alors autorisée à me réunir en non mixité entre gouines, la seule tolérée. Comme si les autres minorités (trans, pers. raciséEs, intersexes, handis, gros.ses...) n’étaient pas concernées par la matraque de l’Etat. Ah oui ! J’vous ai pas dit ? Au centre LGBTI on croit au racisme anti-blanc, on crie au « communautarisme » quand il s’agit de personne raciséE et/ou trans, parce qu’il faut surtout pas renverser l’ordre établi. Au centre LGBTI la non mixité pédé fait autorité.


Mais je ne suis pas au bout de mes surprises... J’apprends qu’au printemps dernier le videur fait du tri à l’entrée du centre, laissant des militantEs queers sur le pavé, venuEs interpeller des politicards en représentation à l’intérieur. Et vous imaginez bien que malgré leur prétendue ligne apolitique, s’ils protègent ces raclures à l’intérieur, c’est bien qu’ils ont quelques alliances à préserver. Ils ont choisi leur camp. Fashion politique. Toujours du côté du pouvoir.


Plus récemment, on me raconte qu’ils n’hésitent pas à siffler les keufs au secours dès qu’une personne LGBTQI+ s’éloigne des frontières de leur soit disant communauté. Et puis c’est vrai que l’histoire nous l’a prouvé, la police a toujours été du côté des minorités. Moi dans tout ça, je me suis retrouvée bien paumée au milieu de ces gays qui pourraient te regarder crever la gueule ouverte pour conserver leur place d’hommes-cis, blancs et bourgeois.


Et alors qu’est ce qu’on vend en parfaitEs consommateur.rices de cette société du spectacle et de loisirs ? Nous assommer à coup de techno pour nous faire danser comme des abrutiEs derrière un char aux couleurs pinkwashing.


Heureusement, je ne suis pas la seule à ne pas me reconnaître dans ce merdier qui vole toute la place. Maintenant j’ai trouvé mon crew. Mes copines trans, les folles, les grosses pédales, les camionneuses et toustes celleux qui rentrent pas dans vos cases, bien décidéEs à ne plus vous laisser capitaliser nos luttes.


Bref, le centre LGBT nous a radicaliséEs.

 

B.I.A.T.C.H.– (Brigade Insurrectionnelle Autonome des Tchoins Carrément Hétérophobe)

Prison de L’Aquila (Italie) : Un coup de dés

Publié le 2019-07-04 15:05:05

Un coup de dés

Communiqué de fin de la grève de la faim

Anarhija.info / mercredi 3 juillet 2019

C’est un poète qui a écrit que la vie est un jeu de dés contre le destin, et on sait que les anarchistes aiment jouer. Nous, on a terminé un premier match. Un mois pour prendre la température et renifler les frontières de la cage, un mois de grève de la faim pour leur faire comprendre que nous sommes du matériel difficile à mettre en boîte.

Arrivées au trentième jour, on arrête, avec l’intention de revenir avec plus de force encore. Un premier bilan positif on peut le voir dans la solidarité vivante, spontanée, immédiate, depuis l’intérieur et l’extérieur des prisons, qui a soulevé le problème, fort et clair.

Depuis l’intérieur : Marco et Alfredo, dans les AS2 d’Alessandria et de Ferrara, ont été en grève pendant un mois eux aussi ; Natascia nous a rejointes à son arrivée à Rebibbia et on a poursuivi ensemble quand elle est arrivée ici ; puis d’autres compagnons : Stecco, Ghespe, Giovanni, Madda, Paska et Leo.

Depuis tout près : on a entendu les battages des barreaux venants des sections 41bis pour femmes et pour hommes ; une musique qui brise le silence de cette forteresse dans la montagne, à laquelle on a répondu et on continuera à répondre jusqu’à quand elle continuera, en solidarité avec celles et ceux qui subissent sur leur peau, depuis des années, cet ignoble régime de détention.

Depuis l’extérieur : actions directes, raids informatifs et actions de dérangement, en Italie et dans le monde, ont fonctionné comme des hauts-parleurs pour quelque chose qui n’est pas un jeu : la différenciation dans les prisons, les sections punitives, l’affinement de stratégies répressives contre les anarchistes, mais pas que. Rien qu’on ne connaissait pas auparavant et on garde la conscience que, à l’intérieur comme à l’extérieur, les étincelles prêtes à se propager sont partout ; cela nous donne force et détermination.

Ce n’est qu’un début et on espère que ça a été une injection de confiance dans les potentialités et dans la force que nous portons avec nous, à l’extérieur comme à l’intérieur.

L’Aquila, 28 juin 2019
Silvia, Natascia, Anna

Je ne veux pas m’adapter

Publié le 2019-07-04 15:05:05

Les psys sont des professionnels qui gagnent de l’argent pour nous faire accepter les contraintes de la société.

Le psychiatre m’a «diagnostiqué» et m’a «administré» des médicaments pour soigner ma «pathologie mentale». En fait, il m’a collé une étiquette psychiatrique pour s’attribuer le pouvoir de gérer mon inadaptation, m’a filé des médocs pour contrôler chimiquement mes émotions, et lorsqu’il a estimé que je n’étais pas réinsérable ou que je risquais de troubler l’ordre public, il m’a tenue enfermée à l’HP en me faisant subir humiliations et tortures.

Le psychologue m’a dit vouloir simplement «être là», et «m’aider par la parole». En fait, j’ai eu le droit à sa compassion feinte par obligation professionnelle et à sa bien-pensance de bourgeois de gauche.

Le psychanalyste m’a proposé de m’aider «à faire émerger mon désir inconscient», comme si mon désir avait des chances d’émerger sans faire trop de vagues dans le monde actuel. En fait, il ne remet pas fondamentalement en question les structures oppressives telles que le patriarcat ou l’argent. Arriver à son niveau de résignation «suffisamment bonne», c’est la plus haute idée de la liberté qu’il se fait.

Cette société
m’écrase depuis la naissance du poids de toutes ses normes mortifères. Comment veux-tu que ces techniques psys, qui cherchent toutes à leur façon à me faire accepter le monde tel qu’il est, puissent m’être d’une quelconque aide? En me faisant croire que la seule solution à mon malaise est dans un certain degré de soumission à l’ordre établi, ces professionnels ne font qu’augmenter mon désespoir. Et non seulement ils ne m’aident pas, mais en plus, ils tirent argent, prestige, bonne conscience et pouvoir de leur participation active et insidieuse au contrôle de toute la population.

Essayer de se tuer veut parfois simplement dire que l’on ne veut plus mener la vie que l’on mène. Il faut une énorme dose de courage et de force pour tenter d’en finir avec sa propre vie. Nous pouvons utiliser cette force pour en finir plutôt avec tout ce qui nous oppresse, à commencer par l’école, la famille, le travail, les faux-semblants, les peurs, la honte, et toute adhésion aux valeurs de la société!

«Péter les plombs» en cassant tout chez soi, en insultant des flics, où en s’inventant des mondes imaginaires, veut parfois simplement dire que l’on ne peut plus supporter l’insupportable. Comment laisserions-nous des psys nous convaincre que ces réactions sont pathologiques?! Si nous entrons en «crise» avec ce monde, ce n’est pas d’aller voir un psy dont nous aurions besoin (même si beaucoup n’ont pas d’autres choix) mais de trouver l’entraide réelle de complices qui comprennent notre mal-être et partagent nos désirs, pour ensuite agir directement contre tout ce qui nous opprime.

Nos cheminements sont multiples, parfois extrêmes, jamais pathologiques! Ne laissons plus aux psys le pouvoir de donner un sens à nos «crises»; qui sait si chacune d’elles n’est pas une occasion de libération? Ne restons pas seulEs face à leur pouvoir qui isole: mettons en commun toutes les expériences, de la plus modeste à la plus audacieuse, qui nous ont permis de nous passer d’elleux sans encombre ou de nous échapper de leurs prisons. Trouvons d’autres moyens de traverser nos états extrêmes sans s’écraser contre des murs. Déterminons nous-mêmes quand, par qui et comment nous voulons être aidéEs et aider les autres. Créons nos propres moyens d’entraide et de lutte, et attaquons sans attendre ce qui nous oppresse…

Solidarité avec touTEs les oppriméEs en lutte !

Anonyme (2013)

[Repris de Zinzin Zine]

Gênes (Italie) : Sabotage d’une antenne relais

Publié le 2019-07-04 15:05:05

Anarhija.info / mercredi 3 juillet 2019

Gênes, 25/6/2019

Antenne relai sabotée par le feu.
Solidarité avec tous les prisonniers anarchistes.
Fermer l’AS2 de L’Aquila !
Pour la liberté !
Pour l’anarchie !

Des mauvais moments pour les bleus (fin juin 2019)

Publié le 2019-07-04 15:05:05

Strasbourg : Toujours hostiles face aux uniformes

20 Minutes / jeudi 18 juin 2019

Nuit de tensions dans la nuit de lundi à mardi à la Cité nucléaire à Cronenbourg, un quartier de Strasbourg. Il était 22h30 lorsque les sapeurs pompiers sont intervenus pour une dizaine de feux de poubelles dans les rues, notamment rue Keppler ou Curie. A leur arrivée, les pompiers ont noté la « présence de nombreuses personnes hostiles. » Toujours selon le rapport du Service départemental d’incendie et de secours du Bas-Rhin (Sdis 67), le véhicule de l’officier, en attente des forces de l’ordre, a été victime d’un jet de cocktail Molotov. Fort heureusement, les dégâts sont uniquement matériels.
Appuyés par les forces de l’ordre venues en nombre, les secours ont maîtrisé les feux de poubelles. Selon le commissaire Hayet, directeur adjoint de la sécurité publique de Strasbourg, une porte d’immeuble a également été dégradée et un projectile incendiaire a été lancé en direction d’un bus de la CTS [Compagnie de Transports Strasbourgeois; NdAtt.]. Le commissaire relève également des refus d’obtempérer, des jets de projectiles sur les services de police mais aussi des pompiers et un regroupement rue du Champ-de manœuvre. Dans le même temps, les forces de l’ordre ont procédé à six interpellations.

L’origine de cette flambée de violence pourrait être liée à l’accident de scooter qui a coûté la vie à un jeune homme de 17 ans dans le même secteur, dimanche soir, explique le commissaire. « Des tags avec le prénom de la victime ont en effet été retrouvés. » Pour rappel, ce dernier, qui « roulait sans casque et à contresens sur un scooter inscrit comme volé, a fait, seul, une chute fatale, précise le commissaire. Il n’y avait pas de véhicule de police à proximité. »
Sur les six personnes placées en garde à vue, seuls deux hommes ont été déférés au parquet de Strasbourg, placés sous contrôle judiciaire en attendant leur procès en septembre.

*****

Dreux (Eure-et-Loire) : Comme on accueille les bleus

L’Écho Républicain / mardi 4 juin 2019

Tout commence vers minuit, lundi 3 juin : des pompiers interviennent dans l’une des grandes tours des Oriels, à Dreux, pour une panne d’ascenseur. L’équipe d’intervention est prise à partie et reçoit des projectiles. Les pompiers demandent alors l’appui des policiers.
Une patrouille se rend dans cette cité située sur le plateau est de la ville. Mais, l’arrivée des policiers attise la tension et la patrouille est accueillie par des noms d’oiseau et des jets de pierres.
Une cinquantaine de jeunes adultes font face aux policiers. Un jeu d’enfants dans l’un des espaces publics, est incendié. La tension monte d’un cran quand les jeunes s’avancent vers les policiers, bien décidés à aller au contact. Les policiers desserrent l’étau avec des tirs de lacrymogène et des balles de défense. Ils appellent des renforts qui viendront du commissariat de Chartres. Face au nombre de policiers, les jeunes gens se découragent et se dispersent dans la nuit.
Personne n’est blessé, le calme revient sur les Oriels qui peuvent enfin s’endormir. Au commissariat, le commandant Emmanuel Delavallade décide de renforcer le dispositif de surveillance de ce quartier en pleine zone de sécurité prioritaire.

*****

Dole (Jura) : Et on se demande encore pourquoi les flics sont visés ?

La Voix du Jura / mardi 4 juin 2019

Dans la cité des Mesnils-Pasteur de Dole en proie aux violences urbaines, la violence est montée d’un cran dans la nuit de dimanche à lundi. Ces derniers temps, les pompiers étaient déjà victimes de caillassages à chaque venue dans le quartier.
Dans la nuit de samedi 1er à dimanche 2 juin 2019, cinq véhicules ont été incendiés, dont quatre au lycée Jacques-Duhamel. Il s’agissait de véhicules de l’EMOP (équipe mobile d’ouvriers professionnels) dont les employés du lycée ont été privés, lundi matin.
Pour faire face aux insurgés, des renforts de la BAC (brigade anticriminalité) de Besançon, Mâcon et Dijon se sont déplacés afin d’épauler leurs collègues du commissariat de Dole.
Selon une source proche du dossier, « ce sont les forces de l’ordre qui sont visées, mais on ne sait pas pourquoi ». La police déplore un blessé léger dans ses rangs, qui a été placé en arrêt de travail alors que le commissariat fonctionne à flux tendu faute de personnel.
Quatre interpellations ont eu lieu lundi et l’enquête est encore en cours. Une comparution immédiate a eu lieu mardi au tribunal de grande instance de Lons-le-Saunier. Certains endroits étant équipés de caméras de vidéosurveillance, cela permettra peut-être d’identifier les coupables. Le quartier était plutôt calme ces derniers mois.

*****

Maubeuge (Nord) : Chaque occasion est bonne pour s’en prendre aux flics

La Voix du Nord / mardi 2 juillet 2019

Un nouvel épisode de violences urbaines a eu lieu dans le quartier de Sous-le-Bois au cours de la nuit de lundi à mardi. Un peu plus tôt, la sélection algérienne venait de remporter une nouvelle victoire en coupe d’Afrique des nations de football. Les supporters ont donc exulté dans les rues, mais la situation a fini par dégénérer. Un feu de détritus, volontaire, s’est déclaré dans le secteur. Selon nos informations, les policiers ont essuyé des jets de projectile sur leur véhicule, d’autres fonctionnaires ont été également été pris à partie. Aucun d’eux n’a été blessé assure ce mardi la direction départementale de la sécurité publique.

Un individu a été interpellé puis placé en garde à vue. Le calme est revenu à Sous-le-Bois en fin de nuit. Ce nouvel incident intervient dans un contexte tendu dans le secteur ces derniers temps. La semaine dernière, ce sont les pompiers qui ont été pris pour cible au même endroit. Notamment jeudi soir où les soldats du feu ont été caillassés en intervenant sur un feu de poubelle. Le véhicule d’un officier avait été touché par un pétard puis par un jet de pavé. Une plainte avait été déposée le lendemain. Une scène similaire s’était jouée dans la nuit de lundi à mardi au niveau de l’immeuble Fauquets derrière la rue d’Hautmont.

*****

Firminy (Loire) : Les caméras arrachées… et ne pensée pour les bleus

Le Progrès / jeudi 13 juin 2019

Dans la nuit de mercredi à jeudi, plusieurs individus ont pénétré avec effraction dans le hall d’immeuble au 6-8 cours des Marronniers, dans le quartier du Mail à Firminy. Ils ont arraché l’interphone et les caméras de vidéosurveillance et commis des dégradations sur les vitres. Une fois à l’intérieur, ils ont écrit des tags injurieux sur les parties communes en ciblant les policiers de l’Ondaine. […]

*****

Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) : Tout le monde déteste la police… municipale

Temps Réel 78 / vendredi 28 juin 2019

Hier en fin d’après-midi, des tags injurieux ont été découverts sur quatre pylônes place du marché. Ces inscriptions peintes à la bombe de peinture noire insultent nominativement des effectifs du bureau de police de la commune.

*****

Fougères (Ille-et-Vilaine), mi-juin.

Drogue

Publié le 2019-07-04 19:30:03

J’aime la drogue. Comment ne pourrais-je pas ? Pourquoi renoncer à quelque chose qui me fait du bien, capable d’altérer, à différents niveaux, mon état de conscience m’immergeant dans une atmosphère de bien-être psychologique et physique qui me comble. Après tout, il est facile de se sentir faibles et impuissants une fois que nous réalisons que nous ne vivons pas dans le meilleur des mondes, mais dans un environnement où nous absorbons continuellement le conditionnement de nos goûts, sentiments, opinions et impulsions et sommes même amenés, d’une manière ou d’une autre, à contribuer à leur redéfinition constante.

Une fois que nous réalisons que, dans un monde de massacres et d’assassins, lutter contre tous les rôles, y compris ceux que nous adoptons continuellement, et tenter d’attaquer ne mènera pas à la victoire, il n’est pas étonnant qu’entre une activité militante et une autre, une discussion et une autre, nous cherchons désespérément refuge dans un état de conscience altéré dans lequel il est possible de projeter, de manière illusoire, l’idée de lutte, l’idée de l’attaque. Je me sens comblée dans mon état altéré, je ne ressens plus le besoin de creuser en profondeur, d’aller jusqu’au bout, j’ai tout ce qu’il me faut. Trouver refuge est une des façons qui m’aide à vivre avec ce monde et à vivre ma vie. Et si en ma compagnie, pendant que je profite de cet état de conscience modifié, je me retrouve en compagnie de personnes avec qui j’échange habituellement quantité de mots sur l’utilisation du feu et contre toutes les règles, le plaisir est encore plus fort, et aussi plus acceptable.

Comme partout ailleurs, la drogue se répand rapidement aussi dans les dites relations sociales entre compagnons. Bien que nous connaissions clairement les effets de certaines substances sur les interactions entre individus (inhibitions réduites, jovialité, la possibilité de s’extraire de la réalité, etc.), en les transformant en sujets passifs comme tant d’autres, elles sont encore largement utilisées.

Mais ce serait une erreur de voir la drogue comme le problème et pas comme l’un des problèmes. La société est déjà en train de stigmatiser cette dernière comme l’une de ses principales souffrances, cette même société basée sur la production et la promotion de dépendances de toutes sortes.

Il est intéressant, au contraire, d’essayer de se demander pourquoi nous avons besoin de drogues. Mais pas seulement. Pourquoi avons-nous besoin de prothèses pour vivre? En fait, les drogues ne sont que l’une des nombreuses choses que nous choisissons de temps en temps, comme compagnons de vie.

Tout ce qui peut altérer notre humeur, la perception de nous-mêmes et celle de notre environnement, nous illusionnant en dissimulant les profondes insécurités auxquelles nous sommes  incapables de faire face et qui finissent par nous immobiliser, peut être défini comme une prothèse.

Seul ou avec des amis, nous écoutons des musiques assourdissantes qui remplissent notre âme de slogans et de mots forts avec des rythmes entraînants. Nous pimentons ces moments avec de l’alcool et de la drogue, des affiches sur les murs, collectons des fonds pour soutenir des compagnons qui se retrouvent en prison, et nous nous exposons à l’excitation du son de la basse et de la batterie dans des états mentaux confus, pleins d’images violentes d’actes de vengeance, avec des sensations qui nous écrasent. Nous passons des nuits entières ainsi. Ces nuits où nous avions souvent pensé sortir et attaquer, sortir pour attaquer. Parce que ce que nous voulons vraiment, c’est détruire ce monde, le voir réduit en ruines, comme nous le répétons souvent. Mais si durant le jour entre différentes occupations – manger, faire de l’exercice, des jeux, des vidéos, des bandes dessinées, de la musique ou du travail – notre esprit est si occupé qu’il n’y a plus d’espace disponible pour la réflexion, la discussion, la recherche, repérer des moyens, l’acquisition de connaissances, études, contrôles, que va-t-on pouvoir faire la nuit ? Alors, ressentant le besoin de s’échapper de l’atmosphère étouffante de la vie quotidienne, nous retombons dans d’autres altérations sensorielles non moins étouffantes. Restant ainsi fondamentalement immobiles, incapables d’aller au-delà de la limite entre ce que nous voulons et ce que nous nous limitons à imaginer.

Les nuits comme les jours continuent de défiler, dans des environnement fermés, dans des espaces plus ou moins délabrés, où le temps est marqué par un fond de notes discordantes, suivant la dernière mode, avec des dessins sur la peau, avec des dispositifs artificiels de différente nature, criant des mots féroces, se précipitant vers la dernière urgence, crachant des jugements sur celui-ci, ou sur celui-là, tous renforcés par les mille refuges où le Moi incomplet, mutilé, trouve un appui pour compenser ses carences.

Connaitre par coeur un texte qui nous exhorte à la révolte ne nous dira pas comment agir. Tatouer une arme sur le cœur ne nous confrontera pas à un ennemi en chair et en os, à blesser ou à tuer, et ne nous montrera pas non plus comment tenir et utiliser cette arme. Se remplir la bouche d’appels à la solidarité révolutionnaire ne fera pas sortir les compagnons de prison, ni ne fera pas automatiquement avancer leur projet.

L’anarchisme ne peut être vu comme une mission, un mode de vie ou une sous-culture, mais une tension qui déclenche la révolte à l’intérieur de soi-même, une transformation constante qui, en explosant, cherche à tout balayer. En nous et autour de nous. En nous entourant de prothèses, d’altérations, de béquilles, nous nous alourdissons. Nous nous donnons plus de chaînes.

M. V.
avril 2017

[Extrait du Negazine n°1, publié sur cracherdanslasoupe.noblogs.org – 13.01.2019]

Liancourt, Oise: Au centre pénitentiaire, la canicule et trois voitures de matons brûlées

Publié le 2019-07-05 10:52:05
Trois voitures d'agents de nuit ont été incendiées au centre pénitentiaire de Liancourt dans la nuit de mercredi 03 au jeudi 04 juillet 2019 / © SLP FO Liancourt
Trois voitures d’agents de nuit ont été incendiées au centre pénitentiaire de Liancourt dans la nuit de mercredi 03 au jeudi 04 juillet 2019

 

 france 3hauts-de-france

une intrusion aurait eu lieu dans la nuit du 3 au 4 juillet. vers 3h40 du matin sur le parking et trois véhicules ont été incendiés à l’aide fumigéne. Ce fait divers, pourrait être la conséquence d’un évènement intervenu dans la journée du mercredi. Une quarantaine de détenus avaient refusé de rejoindre leurs cellules après la promenade, suite à une provocation d’un maton. Ils ont réintégré leurs cellules vers 20 heures. Les surveillants ont porté plainte est une enquête est en cours.

d’après divers médias

Besançon: Full moon… and uproar

Publié le 2019-07-05 10:57:05

Full moon, beginning of April. In the Battant neighbourhood.

Some werewolves went out to maul domination, which is expanding in all corners.
Up in rue de la Madeleine, the windows of the offices of SAIMB, an estate agency whose director is none other than Danièle Poissenot (in charge of urban security in the Municipality), collapse under the weight of stones. Little more than a year ago, the company ordered the eviction of a building occupied by migrants and people in solidarity with them, in rue des Arènes.

Then, a few metres ahead, in rue des Frères Mercier, the glass façade of the premises of co-working ‘La Maison Madeleine’ is smashed the same way. ‘Anti-bourgeois’, ‘anti-work’, as graffiti on their window said not long ago.
Specialists hunting the poor and sans-papiers beware… Werewolves have sharp teeth and love to walk, sometimes, in neighbourhoods under full redevelopment… And they might happen to come back to strike any time, without warning…

Werewolves

 

[Translated from Italian by Act for freedom now!]

[en français][in italiano][Auf Deutsch][en español]

 

Liancout (Oise) : Trois voitures persos des matons en feu

Publié le 2019-07-05 10:58:08

Le Parisien / jeudi 4 juillet 2019

Trois voitures appartenant à des agents de la prison ont été incendiées ce jeudi, au milieu de la nuit, sur le parking du centre pénitentiaire de Liancourt. Les auteurs, venus de l’extérieur de l’établissement, ont escaladé, cagoulés, un grillage avant de jeter des fumigènes dans l’habitacle des véhicules vers 3h40 du matin. Ils ont ensuite pris la fuite. […]

Quelque temps plus tôt, mercredi soir, une quarantaine de détenus en promenade avaient refusé, pendant plus d’une heure, de réintégrer leur bâtiment. Les protestataires, dont certains seront sanctionnés, se plaignaient de l’arrêt des « passages ». « Nous passons parfois, d’une cellule à l’autre, un paquet de cigarettes ou autre. C’est toléré, pas obligatoire. Cela a été stoppé à cause de mauvais comportements », souligne Jérôme Lourme, délégué SNP-FO.
Le syndicaliste relie l’incendie criminel à la fronde. « Des détenus ont certainement prévenu des connaissances à l’extérieur, grâce à des téléphones portables introduits dans l’enceinte du centre pénitentiaire, pour venir les venger. On ne peut pas le certifier mais, vu la chronologie des faits, on ne peut pas s’en empêcher, avance-t-il. C’est à se demander qui fait la loi ici… »

 

[Čeština]

Prison de L’Aquila (Italie) : Des nouvelles après le premier parloir avec Natascia

Publié le 2019-07-05 13:56:05

Round Robin / jeudi 4 juillet 2019

Lors du parloir de ce matin (mercredi 3 juillet), le premier après un mois et seize jours de détention, Natascia a dit qu’elle va bien; elle a la pêche et le moral est bon, même si les conditions de détention à L’Aquila sont tellement horribles que son expérience à la prison de Rebibbia paraît, en comparaison, un vacance. Les matonnes comptent même les culottes et, à ce qu’il paraît, dans cet univers parallèle en forme de tombeau, une culotte en plus ou en moins c’est un problème. La prisonnière musulmane a été placée en isolement total, dans des conditions tellement inhumaines qu’ils ont beau parler de “droits de l’homme” et autres balivernes.
Au même temps, avec Anna et Silvia, Natascia ne se sent pas seule et cela lui donne encore plus de force. Depuis qu’elles ont arrêté la grève de la faim, elle déjeune avec Anna (Silvia est encore dans la prison des Vallettes à Turin [elle a été transférée pour un procès qui s’est tenu mardi 2; NdAtt.]. Les battages des barreaux continuent tous les jours.
Beaucoup de courrier, arrivée ou en départ, lui est bloqué par la censure. Néanmoins elle demande qu’on continue à lui écrire. À ce propos, elle demande que les gens arrêtent de mettre des timbres postaux dans les enveloppes, parce que les matons les gardent au lieu de les lui donner, de façon à l’obliger à les acheter à la prison. Dans la prison les timbres pour les lettres pour les autres pays d’Europe ne sont pas vendus et puisque ceux qu’on lui a envoyés ont été gardés, c’est un problème, parce qu’elle ne peur pas envoyer du courrier en dehors d’Italie (ce qui pour elle est très important).

La semaine dernière, elle a reçu une visite de la part du ROS [brigade des Carabinieri spécialisée dans la “gestion” de la criminalité organisée et du terrorisme; NdAtt.] : ils sont venus pour prélever son ADN. Au début, Natascia a refusé, puis, acculée, elle a décidé de céder, pourvu que ce soit elle-même qui se met le coton-tige dans la bouche, pour que, au moins, ils ne la touchent pas. Ça s’est passé comme ça.
Elle a aussi raconté de son arrestation brutale à Bordeaux, quand les gendarmes cagoulés ont défoncé la porte de la maison et l’ont amenée. Après, à un certain point ils lui ont mis un bandeau sur les yeux et l’ont laissée comme-ça, elle ne sait pas où, les mains menottées derrière son dos et les yeux bandés, pendant douze heures d’affilée.
Mais elle a aussi raconté de comment ça a été beau et émouvant d’entendre, depuis la taule, la chaleur et le solidarité dehors, le jour du rassemblement devant la prison; elle a aussi reçu les nouvelles à propos de ce qui se passe dehors et elle a bien reçu la solidarité et l’affect.