Vive l'Anarchie - Semaine 27, 2017

Sommaire

Bruxelles (Belgique) : Retour de flamme solidaire

Publié le 2017-07-03 10:11:58

Indymedia Bruxelles / samedi 1er juillet 2017

4 véhicules de l’entreprise Fabricom ont brûlé à Saint-Gilles lundi matin (26/6)

en solidarité avec les anarchistes dans le collimateur de la justice anti-terroriste en belgique

pour envoyer force et courage à toutes celles et ceux qui portent la rage de la révolte dans leur coeur

[in italiano] [auf Deutsch] [in english]

CrimethInc. ex-Workers’ Collective: Your ticket to a world free of charge

Publié le 2017-07-03 10:11:59

Journalistes indépendants, vraies balances et faux-amis

Publié le 2017-07-04 08:01:01

Dans l’affaire dite « motard contre manifestants », une contre-com’ de la préfecture de police [1] a été relayée et amplifiée par le journal Libération, avec le concours d’Emmanuel Brossier (les mots) et de Vincent Feuray (les images), respectivement actuel et ancien journaliste de Taranis News.

Eh, bien d’accord, faisons le tri et ne parlons pas des images de Vincent Fleuray ! Quoique : si certains doutaient encore du trait d’union qui ne manque jamais de s’établir entre Justice, Journalisme de masse et Journalisme dit militant (embedded, intégré dans le cortège), là il faut grand ouvrir les yeux ! C’est sordidement très clair ! Bref.

Lisons ce qu’écrit [Manu] Emmanuel Brossier : « Un petit groupe s’est détaché du cortège pour attaquer le premier motard ». Il a bien écrit « attaquer », oui ! Et non pas, par exemple : est allé vers/ a marché dans la direction de/ s’est approché de/ ... Eh bien, voilà : le journaliste de Taranis News ne raconte pas les faits, à supposer qu’on puisse raconter les faits sans avoir déjà choisi son camp, mais il dénote une intention, une mauvaise intention bien sûr !

Un mouchard montre par les images ou relate par les mots des faits dont il a été le témoin. Si ces faits sont empreints d’illégalisme, il sert en effet le travail des flics et des juges. Son sort doit être traité en conséquence. Pas plus sot qu’un autre, Monsieur Taranis News a aussitôt produit, en guise de diversion, une vidéo contre les frigos chauds où l’on voit ses doigts s’enfoncer dans une glace molle...

Si le cas de Monsieur Taranis News semble ne plus faire débat au sein des cortèges, d’autres journalistes (indépendants, militants) y sont encore bien intégrés. Sans doute sont-ils moins vénaux (pas difficile ! des images Taranis News sont vendues à RT media) et sans doute mieux intentionnés. Il reste que dans les affaires récentes, à Rennes, à Paris quai de Valmy, à Bobigny, notamment, les images qui ont circulé servent à l’identification des personnes, mêmes masquées, même floutées. Et, non, les flics et les juges n’ont pas toujours toutes les images dont ils besoin pour faire leur sale travail ! Alors, les journalistes intégrés dans les cortèges feraient mieux de s’abstenir de toute image lorsque des militants passent à l’acte.



Notes

[bure – besoin de soutien] coup de pression sur barricades sud et nord au bois lejuc

Publié le 2017-07-04 08:01:02

vendredi 30 juin

C’est devenu classique. Tous les mois, on a le droit à notre petite virée de gendarmes mobiles. Sauf qu’aujourd’hui, ils étaient une bonne cinquantaine, flashball et bouclier en main et ils n’avaient pas le sourire. Ils se sont dirigés vers les premières barricades au sud tandis qu’au nord, une quinzaine de GM fouillaient la vigie Nord alors même qu’elle se situe sur le champ privé d’un ami agriculteur.

A 17 heure, l’opération policière a débuté, elle s’est terminée vers 18h30. On appelle tout le monde à rester vigilant, cela ressemble fort bien à une action de reconnaissance pour préparer une éventuelle expulsion. Les gendarmes nous ont assuré, « on est là pour un bon moment et on va se revoir ». On saura les attendre.

Allemagne : A l’assault de la ville des riches et du G20 !

Publié le 2017-07-04 08:01:03

Bielefeld : Attaque de la CCI

Nuit du lundi 19 au mardi 20 juin. CCI de Bielefeld visitée. Vitres brisées et slogans laissés (« Attaquons le G20 »). La chambre du commerce et de l’industrie allemande prend part à la préparation du G20, qui lui-même fait partie de l’exploitation et de la domination à travers le monde. Contre toute exploitation et toute domination.

[Traduit de l’allemand de linksunten indymedia, 3. Juli 2017]

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Brême : Attaque des bureaux de VONOVIA et deux de leurs véhicules crâmés

« Dans la nuit du mercredi 21 juin 2017, nous avons ôté du trafic deux véhicules de l’entreprise de VONOVIA AG et bombardé les vitres de leur agence avec des pierres.

VONOVIA est propriétaire de plus de 10.000 logements à Brême et est ainsi la plus grosse société immobilière de la ville. Les travaux d’assainissements, de consolidation des toitures et de surélévation des bâtiments sont en train de provoquer une flambée des loyers et les habitant-e-s sont de fait évincé-e-s de leur logement ».

[Extrait du communiqué de l’attaque traduit de l’allemand, Mittwoch, 21. Juni 2017]

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Dresde: la société immobilière VONOVIA attaquée

Quand Harry Förster regarde son compte en banque, il n’est absolument pas content. En plus des courriers habituels des assurances, des achats et du téléphone, il y a surtout un point qui lui cause des soucis : son loyer. Il devra débourser 60 euros supplémentaires à son propriétaire, VONOVIA. Et ce chaque mois.

Par des arguments usés jusqu’à la corde comme le changement de quartier résidentiel, VONOVIA a augmenté plus de 2000 loyers à Dresde depuis le début de l’année. Elle fait partie d’une des plus grosses sociétés immobilières de toute l’Allemagne et possède à elle-seule 48000 logements à Dresde. VONOVIA a plus que doublé son chiffre d’affaire l’année dernière en engrangeant 2,5 milliards d’euros. Mais ça ne leur suffît toujours pas et au cours des prochaines années, la société veut construire toujours plus de nouveaux immeubles et œuvrer à l’augmentation des loyers et à une modernisation des infrastructures.

Par exemple, dans la « Pirnaer Vorstadt » (banlieue de Dresde, NdT), VONOVIA veut construire plusieurs espaces verts avec maisons pavillonnaires. Des habitant-e-s s’unissent contre ses ambitions et cherchent à empêcher la réalisation du projet de l’entreprise.

Nous ne voulons également pas accepter tout cela sans réagir. C’est pour cette raison que nous avons incendié un véhicule de VONOVIA la nuit dernière (du 28 au 29 juin 2017). Nous ne voulons absolument pas des augmentations de loyers, des rénovations du parc de logement et de nouveaux immeubles dont personne ne peut se permettre.

C’est justement aujourd’hui que le Kiezladen du « Friedel 54 » a été expulsé à Berlin. Ceci montre où mène la gentrification galopante et la volonté de l’augmentation du capital.

Nous relions notre acte aux manifs contre le G20.

Logement pour tou-te-s, nous nous voyons à Hambourg !

[Traduit de l’allemand de linksunten indymedia, 29. Juni 2017]

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A Hambourg, on dit « bye-bye » à la coalition rouge-verte du sénat et oui à l’insurrection !

« Du temps pour ce qui est nouveau, pour de nouvelles idées aussi

C’est parti les gens, unis ! Allez [1]! »

Cette nuit (lundi 3 juillet), nous avons marqué de peinture l’hôtel de ville au Eilenau 49 de l’adjointe au maire. Katharina Fegebank a troqué son agréable appartement avec terrasse du « Schanzenviertel » pour une maison noble dans le quartier bourgeois d’Eilbek. Après les attaques à la peinture de son appartement, elle s’est clairement efforcée de rester dans l’anonymat.

En tant qu’adjointe au maire, elle a été depuis 2015 mise au courant des plans visant à organiser la tenue du sommet du G20 à Hambourg. Il y a 14 jours, elle a une fois encore exprimé sa confiance au sénateur à l’intérieur en soulignant que les verts d’Hambourg rendaient tout de même possible plus de 20 manifs dans cette ville. Le sénateur à l’intérieur et les flics tentent, en agissant pour interdire le camp Anti-G20, de dissuader au maximum les gens de venir à Hambourg, . Fegebank et les verts soutiennent ça!

Nous croyons les autorités à l’intérieur [la sécurité intérieure] capables du pire dans les prochains jours, en partant du principe qu’une des plus mauvaises interventions policières de toute l’histoire de la RFA nous attend. Mais il y aura également un magnifique feu d’artifices d’actions subversives. Il n’est pas à exclure que la coalition rouge-verte au gouvernement ne se brise.

Nous leur disons dès maintenant « au-revoir » et leur promettons que nous continuerons à opportuner les planificateurs et les artisans de ce sommet.

Feu et flammes pour Hambourg !

Un quotidien interrégional fait de la pub avec le slogan: « NO G20, INSURRECTION D’HAMBOURG 2017 » Ça sonne pas si mal, non ?

Faites attention à vous !

[Traduit de l’allemand de linksunten indymedia, den 3. Juli 2017]

Belgique : Affiche de solidarité avec les anti-autoritaires accusés de terrorisme

Publié le 2017-07-04 08:01:04

C’est bien peu de choses, mais faire du bruit autour de cette affaire, contrer l’isolement, ne pas laisser la peur nous museler, voilà déjà quelques points non négligeables.

Que crève la Justice !

A diffuser largement !

[Repris d’Indy Bruxelles, 3 juillet 2017]

Allemagne : Entre filatures, perquisitions et recrutement d’indics – Nouvelles de la répression dans le cadre du G20

Publié le 2017-07-04 08:01:05

Hambourg : Flics de la « protection de la constitution » cherchent balances (au moins deux)

Dans la matinée du 21 juin 2017 dans le quartier « Eimsbüttel » d’Hambourg, une personne a été suivie à distance et abordée par un flic en civil du service de « protection de la constitution ».

L’agent de protection de la constitution a tenté d’établir la confiance en se faisant passer pour une connaissance. Il a appelé la personne par son nom et a insisté sur le fait qu’il connait la personne en raison de son activité dans le « contexte PKK ». Puis il s’est présenté en tant que collaborateur des services de protection de la constitution et a montré sa carte de service, sur laquelle était inscrit le nom « Mirko Pajic ». A la suite de quoi l’agent a tenté d’aller plus loin dans la discussion avec elle. La personne abordée a refusé de lui parler, ce que l’agent n’a pas voulu accepté tout de suite.

Ce n’est que lorsque la personne abordée a sorti son portable que l’agent a mis fin à sa tentative d’approche et qu’il est parti.

Le prétendu « Mirko Pajic » fait environ 1m70, est dégarni à l’arrière de la tête, a entre 35 et 45 ans et portait un tee-shirt bleu foncé et un jeans.

Concernant la deuxième tentative d’approche, il n’y a aucun renseignement détaillé mais on sait seulement que cela a un lien direct avec l’organisation du contre-sommet du G20 et que la personne approchée ne s’est pas engagée dans la discussion.

Au cas où vous auriez été vous-même dans une situation similaire, refusez toute discussion et rendez cette tentative public.

Aucune discussion avec les organes de la répression !

[Traduit de l’allemand de linksunten, 1. Juli 2017]


En bref :

A l’approche du sommet du G20, les contrôles à la frontière entre les Pays-Bas et l’Allemagne (notamment dans la région de « Groningen ») ont été renforcés. La presse néerlandaise en fait état dans leurs éditions du vendredi 30 juin, afin de distiller la peur sur celles et ceux qui chercheraient à rejoindre Hambourg et à se joindre aux protestations.

***

Hambourg: perquis’ et expulsion du camp anti-G20

Hambourg, 28 juin 2017: à 7h30, deux personnes ont eu leur domicile respectif perquisitionnés par les flics. Les espaces de la « Roten Aufbau » n’ont pas non plus échappé à ces intrusions policières. Les flics brandissent le § 140 Abs 2.* pour justifier ces trois perquisitions sur le plan juridique. Des manifs sauvages anti-répression ont eu lieu dans la foulée, réunissant plusieurs milliers de personnes et de flics. 

*Ce texte de loi punit toute glorification, récompense et/ou approbation de délits visant à perturber la paix publique tenue sur l’espace public, par écrit ou par la parole

Dimanche 2 juillet vers 23h, le camp pour la semaine de lutte contre le G20 a été expulsé par la police. Une personne a dû être hospitalisée. Flics et autorités continuent à mettre la pression et à épuiser celles et ceux qui luttent.

***

Rostock :  Un compagnon en détention provisoire pendant le G20

Dans la soirée du 1er juillet à Rostock, deux compagnons ont eu leurs domiciles perquisitionnés par les flics. Ces intrusions policières ont été ordonnées par les tribunaux cantonaux d’Hambourg et de Rostock par « prévention des risques » (Gefahrenabwehr). Le lendemain à midi, une des personnes visées étaient toujours en garde-à-vue. Lors de la perquisition de son domicile, des cartes mémoire, ordinateur, téléphones portables et vêtements ont été emmenés pour expertises.

Selon les flics, le matériel saisi lors de la perquisition pourrait les aider à prouver sa participation à d’éventuelles attaques réalisées/en préparation dans le cadre du contre-sommet du G20.

L’autre personne perquisitionnée a été libérée le soir-même (samedi 1er juillet). Quelques jours avant ces deux perquisitions simultanées, il y aurait eu des filatures policières dans le secteur.

Le dimanche 2 juillet, le compagnon a été présenté à un juge qui a décidé son placement en détention au moins jusqu’au 10 juillet, soit deux jours après la fin du sommet du G20. On ne connaît pas précisément les motifs précis de sa  détention provisoire.

La police d’Hambourg a annoncé via un communiqué de presse avoir ouvert une enquête pour « formation d’une association de malfaiteurs ». Celle-ci entre dans le cadre du Paragraf 129, donnant la possibilité aux flics d’avoir accès à un large panel d’outils pour leurs enquêtes (écoutes téléphoniques, perquisitions, etc…).

[Résumé de l’allemand de linksunten indymedia, 2. Juli 2017]


Quelques affiches, graffitis et banderoles vus à Hambourg ces derniers jours …. (sources: Enough is enough & Contrainfo)

Plutôt solidaires et auto-organisés que contrôlés et aliénés !

idem

« Les ennemis de la liberté sont les nôtres »

« Plutôt la solidarité sans frontières que le nationalisme – Attaquons le G20 »

Panneau dans le Schanzenviertel de Hambourg, quartier de la « Rote Flora ».

[CAMé] 9 mois ferme pour la manif d'entre deux tours : procès en appel

Publié le 2017-07-04 08:01:06

Suite au premier tour des élections présidentielles, une personne arrêtée pendant la soirée était passée en comparution immédiate le lendemain même et avait écopé de neuf mois de prison ferme. Le procès en appel a eu lieu le mercredi 28 juin. Compte-rendu du Collectif AutoMédia Etudiant.



La personne incarcérée a donc décidé de faire appel, contestant totalement cette décision. Le délai pour faire appel va de 10 jours en pénal à 1 mois en civile, avec des frais de procédure de 225€ plus les frais d’avocat-e avec toujours la possibilité de bénéficier de l’Aide Juridictionnelle.

Pour y voir un peu plus clair, un procès, en comparution immédiate ou reporté, sera jugé par le tribunal de grande instance (TGI, premier degré). Si l’un des partis décide de faire appel, on passe au second degré (oui, les procureur-e-s peuvent faire appel si le jugement est trop clément).

Faire appel, c’est parfois jouer à quitte ou double, surtout sans l’existence de nouvelles preuves, les dés étant parfois-souvent-toujours pipés.

Nous voici donc dans la cour d’appel, de l’autre côté du TGI à Toulouse, c’est un petit peu plus petit mais la disposition reste la même, avec la cour en hauteur (3 magistrat-e-s dont 1 président-e, 1 procureur-e et 1 greffier-e ), jugeant la ou les personnes dans leur box, surveillée-s par des policiers et accompagnée(s) de leur(s) avocat-e(s).

L’appel devait se faire à 14h. Il ne commença qu’à 20h20, avec une attente d’environ 8h dans les geôles du tribunal pour l’accusé, ayant déjà passé plus de deux mois en maison d’arrêt à Seysses.

Le président demanda la raison de l’appel, la réponse de l’accusé « j’ai été condamné à tort », ce premier est revenu sur les antécédents judiciaires du second (l’inverse eut été peu probable, mais nous tenons à le préciser), et fit un « tour de France des condamnations », allant jusqu’au tribunal pour enfant, enfin il en vint aux faits.

A 23h15, deux motards en civile, des voltigeurs donc, décrivent la manifestation du premier tour et la casse : 150 à 200 personnes en manifestation dans les rues de Toulouse avec une première dégradation avec des projectiles place Saint-Sernin, puis une seconde dégradation rue du Taur. Ils arrêtèrent l’accusé sur la base de la description de ses vêtements, et aussi repéré par un sac à dos vert (décidément !).

L’accusé répondit, que si il était venu pour casser, il n’aurait pas mit de vêtements aussi identifiables et un sac à dos vert fluo, ce à quoi le président répondit : « Tout le monde n’est pas intelligent ». Puis poursuivie sur la déclaration des 2 policiers qui est strictement (étrangement) identique (comme par hasard !). Le président demanda, après être revenu sur le passé judiciaire de la personne : « Vous avez un problème avec l’autorité ». Ce à quoi ce dernier répondit, « C’est pas faux, l’autorité a des problème avec moi, puisqu’elle m’a toujours fait subir violences et injustices ».

Puis ce fut le tour du procureur, revenant sur le passé judiciaire, des condamnations du type « a un problème avec l’autorité » et ajoutant les 2 circonstances aggravantes, en réunion et masqué puis rappelant que c’est 7 ans encourus. Ni la cour, ni lui-même étant présent sur les lieux, il doit se fier au témoignage des voltigeurs : « Les policiers repèrent les gens qu’ils peuvent repérer ».

La déclaration de ces deux voltigeurs pèsent fort. C’est donc à nouveau 9 mois que requiert le procureur. Ni plus, ni moins.

Lire la suite sur le site du CAMé.

Bagnolet (Seine-Saint-Denis) : Incendie d’un utilitaire

Publié le 2017-07-05 05:11:19

reçu par mail / mardi 4 juillet 2017

On voulait envoyer une chaleureuse accolade aux incediaires de Grenoble, de Crest et d’ailleurs. Vos actes et vos mots nous motivent et donnent corps à notre haine contre ce monde (bien plus que, par exemple, les débats d’intellos ou quelques déclarations farcies de rhétorique et de citations vidées de leur sens comme on a pu en lire ces derniers temps).

On est conscient.e.s que les compteurs Linky ne sont qu’un tout petit problème dans une société qui nous rend dépendant.e.s de la technologie et de l’apport constant d’énergie (nucléaire ou renouvelable peu importe).

La nuit du 2 juillet rue Pierre et Marie Curie (les parents du nucléaire à la française) à Bagnolet on a incendié un utilitaire de Scopelec, entreprise associée à Enedis dans la pose des compteurs Linky.

Passion, rage et briquets. Vive l’anarchie !

[in italiano]

Venarey-Les Laumes (Côte d’Or) : Les bourgeois perdent leur terrain de jeu

Publié le 2017-07-05 05:11:20

Le Bien Public / Mercredi 28 juin 2017

Créé en 1995, le golf de la commune, qui compte 60 adhérents, vient de subir des dégradations. C’est Mathieu Marchand, l’employé de la structure, qui les a constatées vendredi matin. Durant quatre nuits, de jeudi à lundi, des dégradations ont été commises dans le gazon du green n° 2, des trous ont été faits autour du poteau du green n° 9 ainsi qu’autour des buses d’arrosage et du green d’entraînement. Une plainte a été déposée par la municipalité. Les gendarmes de la communauté de brigade se sont rendus sur les lieux et ont ouvert une enquête.

Santiago, Chili : Cadenas d’un Teletrak scellés

Publié le 2017-07-05 05:11:21

Durant les premières heures du 18 juin, des membres de la Bande Anonyme pour le Sabotage ont fermé de deux cadenas un bureau de pari Teletrak à Santiago. Plus tôt nous avions harcelé leurs clients avec un bruit indésirable, cette fois nous nous sommes occupés de leurs serrures.

“…Nous continuerons à casser vos fenêtres, nous continuerons à peindre vos murs, nous continuerons à baiser vos serrures, nous continuerons à crier devant des visages… Nous continuerons sur le pied de guerre!”
-Ekkaía.

Bande Anonyme pour le Sabotage
Front de Libération Animale/Front de Libération de la Terre

en anglais, espagnol

[Affiche] Procès d’Aix-la-Chapelle: Merci!

Publié le 2017-07-05 05:11:21

“Je remercie de tout mon coeur toutes les personnes qui m’ont donné leur soutien, je l’ai senti comme autant d’amour et de chaleur. Ce fut essentiel pour renforcer ma résistance face à toute l’oppression que j’ai subie.

Nous ne sommes pas tou.te.s, des prisonniers manquent !
Liberté pour tous les prisonniers !
Tout le courage à ceux qui font face à l’oppression !
Prison, démolition et reforestation!”

La personne kidnappé du 21.06.2016 au 07.06.2017 au procès Aix-la-Chapelle

Affiche pdf pour imprimer

en italien

Publication : La « semi liberté » n’existe pas, détruisons toutes les prisons

Publié le 2017-07-05 05:11:23

Elles disent, ces crapules, « qu’on peut juger une société à l’état de ses prisons. »…

Nous rétorquons « une société qui a besoin d’enfermer est elle-même une prison ».

La construction de trente trois prisons (officiellement 16 000 places) a été annoncée fin octobre 2016. Dans le Sud-Est cela représente huit taules (1). Si tout se passe selon les plans du pouvoir, une maison d’arrêt et un quartier de préparation à la sortie viendront compléter le maillage déjà dense à Marseille : maison d’arrêt des Baumettes, centre de rétention du Canet, Établissement Pénitentiaire pour Mineur-es de la Valentine, UHSI (hôpital prison) et futur UHSA (hôpital psychiatrique-prison) ; cela sans compter le restant des hôpitaux psychiatriques. La justice enferme plus, et plus longtemps : 69 000 personnes se trouvent derrière les barreaux contre 47 000 en 2001 (2). Le ministre ose affirmer que les nouvelles prisons permettront « l’augmentation de l’encellulement individuel » et « l’amélioration des conditions de détention ». Les taules qui débordent aujourd’hui ont été construites avec les mêmes arguments. Au delà de leurs mensonges et autres discours « humanistes », c’est l’existence de prisons qui est insupportable. Le fait que des individu-es soient parqué-es, contraint-es par des tonnes de béton et des salopards d’uniformes, privé-es d’air et de lumière, de chaleur et de tendresse (…) en dit long sur cette société : une prison à ciel ouvert. Je ne veux pas minimiser les différences entre « dedans » et « dehors », mais simplement dire qu’il n’y a pas de liberté possible à l’ombre d’une prison. Du mitard au bracelet électronique, du « sursis » aux travaux d’intérêts généraux, des jours-amendes au contrôle judiciaire, des cours de promenade aux murs de la ville (…) c’est le règne de la carotte et du bâton : y a toujours un degré d’enfermement plus strict pour foutre la trouille, ou quelque chose à espérer pour celles et ceux qui « jouent le jeu». Et si on lui sciait les barreaux, à l’échelle de peine misérable qui voudrait forcer chacun-e à se contenter en permanence du « moins pire » ?

L’État construit de nouvelles cages. Le « bien-être » des prisonnier-es n’a rien à voir là-dedans. Il tente d’enfermer de manière plus « sécurisée » (automatisation et vidéosurveillance à tous les étages, diminution des contacts entre détenu-es…) afin de limiter les incidents, mutineries, évasions (…) qui traversent les zonz’ en permanence. Cerise sur ce gâteau moisi: une base pour l’ERIS (équipes régionales d’intervention et de sécurité) est en projet à Aix-Luynes. Dans une période toujours plus instable, les dirigeant-es étendent et perfectionnent l’ensemble de leur arsenal répressif (prolifération d’ uniformes toujours plus matossés, lois sur la « légitime défense »…). Ils se donnent ainsi les moyens d’imposer des réformes impopulaires, la remise en cause ou la disparition du « modèle social », des énièmes restructurations du capitalisme aux millions de personnes qui rament déjà pour bouffer. Leurs buts sont clairs : garder le monopole de la violence ; serrer la vis aux révoltée-s et galérien-nes qui seraient tenté-es de se servir directement dans l’étalage des richesses ; forcer l’ensemble des indésirables à respecter la loi et la propriété (foutus piliers de ce monde de domination et d’exploitation)…

Pour maintenir leur pouvoir sur nos vies, ces charognes comptent sur la force brute, l’adhésion et la collaboration d’une partie de la population mais aussi sur la résignation et l’apathie générale. Comme si les rapports autoritaires étaient inévitables et que la démocratie et le capitalisme représentaient les seuls horizons ! Pourtant, dès qu’on cesse de l’analyser à partir du discours des médias ou des mots de l’État, cette période n’a plus l’air si uniforme. Malgré la présence de sales relents réactionnaires (patriotisme, religion…), la militarisation et la rareté d’imaginaires subversifs, offensive et fils de luttes autonomes (3) n’ont jamais cessé d’exister. L’ année dernière a été riche de ces étincelles, de moments où le ronronnement démocratique a semblé quelque peu ébranlé (bordel contre la « loi travail», explosions de colères liées au viol de Théo par les flics, mutineries, attaques individuelles et collectives qui sont venues perturber la mascarade électorale…). Ces éclats de révolte ne disparaîtront pas du jour au lendemain. Que tenter alors pour provoquer, multiplier et donner du souffle à ces moments où la normalité se craquelle, afin que leurs contenus s’étoffent pour aller bien au-delà d’une catégorie de la population, de la contestation d’une réforme (loi) particulière ou d’une infrastructure de la domination, pour tenter de remettre en cause l’ensemble de ce monde de merde ?

L’État veut toujours plus de taules… Les communiquant-es qui nous les présentent comme inéluctables « oublient » souvent de préciser qu’il faut dix ans pour ériger une prison sur un nouveau terrain. Il peut s’en passer des choses, dans un tel laps de temps ! À ce qu’on sait l’emplacement de la future maison d’arrêt marseillaise n’a pas encore été trouvé. C’est une des phases délicates pour l’APIJ (agence pour l’immobilier de la justice) forcée de se « planquer » pour éviter le rejet de la population, souvent justifié par des arguments dégueulasses. (Même les ardent-es défenseur-euse-s de la prison ont rarement envie de vivre à côté.) Nul besoin d’être couillu (4), expert-e ès sabotage, fort-e, tête brûlée, jeune et/ou valide pour signifier dès maintenant l’hostilité qu’elles méritent à ces ordures. Qui sait ce qui pourrait advenir si l’existence de la prison débordait les murs, si les (futur-es) uniformes étaient sûr-es de se faire emboucaner, si les entreprises qui participent à ces projets infâmes étaient identifiées et attaquées en tant que telles (5)?

Le sens de toutes ces tentatives, petites et grandes, ne dépend pas uniquement de leur résultat. En reprenant de la prise sur ce qui nous entoure, en faisant résonner nos idées et manières de lutter nous expérimentons des relations réciproques, basées sur le partage d’idées et de perspectives, et nous sentons palpiter nos existences, notre goût de vivre et rêves de liberté…

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Notes:

(1) 6 nouvelles maisons d’arrêt seraient implantés à Marseille, Toulon, Grasse, Nice, Avignon, Ajaccio, et deux quartiers de préparation à la sortie (QPS) à Marseille et Nice

(2 ) Sans compter les nombreuses peines dites « alternatives » (bracelets électroniques, semi-libertés, contrôle judiciaire, TIG etc).

(3) des partis, des syndicats, des médias… voir encadré machine à expulser!

(4) Contrairement à bien des idées reçues l’habileté, la perspicacité, l’hardiesse, la force ou la colère n’ont rien à voir avec la forme de nos organes génitaux. Une spéciale dédicace à tous-te-s celles et ceux qui se révoltent et ne correspondront jamais au cliché du gros guerrier viril (et accessoirement hétéro).

(5) À Orgères (Bretagne), des tags hostiles sont venus décorer la mairie, la veille du conseil municipal qui devait statuer sur l’attribution d’un terrain à l’APIJ. [Impossible de savoir si cela a eu un impact, mais l’implantation de la taule a été refusée.]


Baumettes 3 : un chantier chasse l’autre.

Le n°3 du journal s’attardait sur Baumettes 2, chantier confié à VINCI concernant la destruction/construction de bâtiments pour la maison d’arrêt des femmes, ainsi qu’une nouvelle aile pour les détenus en préventive. Leur mise en service a finalement eu lieu, retardée par plusieurs grèves de gardien-nes réclamant des embauches supplémentaires. 700 détenus ont été transférés dans les bâtiments neufs mi-mai. Les fameuses cellules « individuelles » accueillent déjà deux personnes…. Le sinistre Urvoas, déplacé pour l’imauguration, a annoncé un nouveau chantier. Baumettes 3 concernera la destruction des derniers bâtiments des Baumettes « historiques » remplacés par une maison d’arrêt pour hommes neuve. Pendant la durée des travaux, une partie des prisonniers sera transférée à Aix-luynes 2 et Draguignan, actuellement en fin de construction. Le tout devrait être terminé en 2021 (d’autres sources parlent de 2023).

Les triples-P – Les opérations à venir seront réalisées par le biais de partenariat public-privé (PPP) : « contrats par lesquels l’État confie à un tiers (…) une mission globale ayant pour objet le financement, la construction ou la transformation, l’entretien, la maintenance, l’exploitation ou la gestion d’ouvrages, d’équipements ou de biens immatériels nécessaires au service public.» Autrement dit : l’État délègue le financement, la construction et la gestion à des entreprises qui se remboursent en percevant un loyer et en rackettant les prisonnier-es (cantines, travail.)… Il les rentabilise à fond, évidemment !

Comment ça se passe? l’Agence pour l’Immobilier de la Justice (APIJ – ministère public) lance un appel d’offre accessible uniquement aux ténors du bâtiment (pour postuler il faut avoir un gros chiffre d’affaire. En général : Bouygues, Vinci, Eiffage ou Spie batignoles). Ceux-ci ont plusieurs mois pour présenter projets et groupements d’entreprises qui seront sélectionnés, ou pas. L’entreprise choisie pour diriger la construction est appelée « maître d’ouvrage».

Le cabinet VOXOA (tristement connu pour avoir participé à la construction de la maison d’arrêt de Valence) a été désigné pour aider l’APIJ à choisir le futur maître d’ouvrage. Celui-ci, désigné au cours du premier semestre 2017, aura 43 mois (1) pour fournir à l ‘État une taule « clés en mains » (de la constitution de dossier aux autorisations administratives, des études de conception et d’exécution à la réalisation des travaux et l’aménagement du bâtiment…). Après les groupements dirigés par Eiffage (destruction des anciens bâtiments de la Maf ) et Vinci (construction et exploitation de « Baumettes 2 ») reste à voir quelles nouvelles entreprises pour faire leur beurre sur l’enfermement !

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Notes:

(1) tu trouves peut-être bizarre que ça aille « si vite » , alors que je disais dans l’autre texte que la construction d’une prison prend en général 10 ans. Une des raisons qui explique cette grosse différence c’est que dans le cas des baumettes 3 le terrain est déjà là.


Du bordel !

Fin mai, on apprend par le torchon local que les incidents se multiplient depuis trois jours aux Baumettes « historiques »: ça a commencé le 28 avec un blocage de cours de promenade (refus de regagner les cellules). Le fait que l’ERIS (bande de molosses cagoulés chargés de mater les révoltes en détention) ait été envoyé n’a pas empêché un début de mutinerie à un étage le 29 et un nouveau blocage de promenade le 30. Selon les mange-merde des médias la colère viendrait du fait que depuis mi-mai (mise en service de Baumettes 2), les parloirs, la gestion des cantines (racket organisé qui fait que les détenu-es vont acheter des produits de consommation courante en payant une fortune) et des télés ont été confiées à des entreprises privées qui font n’imp’ et rendent le quotidien encore plus difficile… Ne laissons pas ces actes de révoltes isolés (ni les individus qui seraient poursuivis!)

Foutage de gueule. Comme d’habitude, les gardien-nes ont sauté sur l’occasion pour se plaindre et demander (par la voix des syndicats CGT et SPS – syndicat pénitentiaire des surveillant-es) plus de moyens pour faire leur sale boulot. Avec un peu de patience il-les pourront aussi accéder à un numéro vert (à gestion déléguée au privé) qui aura pour but « la mise en relation téléphonique entre un personnel en détresse psychologique et un psychologue clinicien non pénitentiaire». On leur souhaite bien du malheur !

Si tu as des infos sur les Baumettes: entreprises qui font travailler des détenu-es, ou qui gèrent parloirs, cantines et télé (mais aussi la blanchisserie…) ou sur les taules en construction (communes qui sont sur le coup, entreprises engagées dans des candidatures…) hésites pas à balancer un mail on se fera un plaisir de les relayer dans les numéros suivants.

[Publié dans la feuille d’agitation anarchiste « Du Pain sur la planche » n°6, juin 2017]

Le sixième numéro au format PDF