A priori, le consentement c’est simple : «Oui» ? «Non» ? Sauf que… Dans la réalité, les filles qui disent «Oui» passent pour des salopes. Ce qui invalide le sens même du mot «Non». Le film “A Genoux les gars”, actuellement sur les écrans, dissèque l’aporie du consentement avec des mots vrais.
En 2015, dans son film Haramiste (expression forgée sur le mot arabe haram, «interdit»), le réalisateur-scénariste Antoine Desrosières «dévoilait» au sens propre du terme la vie de deux soeurs pas sages, des jeunes filles portant le hijab et parlant sans détour de leur corps, des garçons et de la vie… Trois ans plus tard, les deux soeurs sont de retour, dans une comédie à la fois trépidante et violente : A Genoux les Gars. Les deux soeurs ont grandi. Sans voile, toujours plus fougueuses, les voilà qui cherchent l’amour. Hélas, leurs petits copains sont non seulement machos mais stupides. Ils veulent se faire sucer, une idée fixe. Ce qui donne ce genre de dialogue :
Rim : «Je peux pas le faire.» Son copain : «Mais pourquoi ?»
– Parce que je suis féministe, voilà.
– Ca veut dire quoi être féministe ?
– Ca veut dire que… si j’ai pas envie de te sucer, je te suce pas voilà. Regarde des reportages, renseigne-toi…
– Des reportages sur des meufs qui défilent les seins nus ? Et tu penses qu’elles sucent pas de teub ?
– Ben non.
– Mais en quoi c’est féministe de pas sucer de teub ?
– Ben parce que euhhhh, c’est dégradant. Voilà, c’est dégradant pour la personne qui suce.
– Pourquoi ce serait dégradant pour toi et pas pour moi ?
– C’est comme les Pokemon. Eux ils ont 30 points, tu fais évoluer, ils ont 60. Nous, les humains, on a 100 points. Si je te suce, je vais perdre des points, c’est tout.»
La femme sexuellement active perd en valeur
On pourrait trouver ce dialogue ridicule. Mais il s’appuie sur une vérité : dans la société française (et pas seulement dans les cités), en dépit de l’évolution des moeurs, les femmes restent soumises à des normes sociales contraignantes. Ce n’est pas à la femme de faire des avances sexuelles, c’est à l’homme. Une femme ne doit pas prendre l’initiative. Pire : une femme doit se refuser, sinon elle passe pour «facile». «Il y aurait une inadéquation entre féminité et désir sexuel affirmé», explique Michel Bozon. Sociologue, chercheur à l’INED, il est l’auteur, avec Nathalie Bajos, d’une énorme enquête sur la sexualité en France dont les résultats sont édifiants : dans les années 2000, deux tiers des Français (tous sexes confondus) sont d’accord pour dire que «par nature», les hommes ont plus de besoins sexuels que les femmes. «L’idée dominante, qui rencontre l’approbation de certains psychologues, est que les femmes manifestent avant tout un désir réactif ou subalterne, activé par la demande des hommes. Ces derniers seraient, quant à eux, sous la dépendance de pulsions impérieuses.»
Si dire «Oui», c’est être une pute… a-t-on le choix ?
Pour la majorité des Français (hommes et femmes), le désir de la femme est «réveillé» par celui de l’homme. Ce qui revient implicitement à dire que l’homme doit être actif dans la relation : à lui de stimuler la femme, à lui de souffler sur les braises. A lui d’imposer son désir, jusqu’à ce que s’éveille celui de la femme (jugé plus lent à la détente)… «Cette représentation est en fait un mot d’ordre», affirme Michel Bozon qui voit dans cette dichotomie homme-femme des constructions sociales profondément inégalitaires : d’un côté la femme serait sexuellement engourdie (irrésolue, voire apathique), d’un autre côté l’homme serait hyper-réactif (ardent, prompt à s’enflammer)… Cette répartition des rôles peut sembler périmée, mais elle prévaut encore de nos jours à un point tel que le mot «salope» vient presque immédiatement en tête lorsqu’une femme sort du rang.Gare aux fauteuses. La condamnation morale pèse lourdement sur celles qui proposent de tirer un coup. Celles qui affichent leurs goûts sexuels. Celles qui disent «Oui» trop rapidement. Ce ne sont pas de vraies femmes. Ce sont des putes. Quant à celles qui disent «Non» ? Plusieurs interprétations sont possibles.
Si dire «Non» est la norme, «Non» veut-il dire «Non» ?
Quand une femme dit «Non», l’homme peut l’interpréter en ces termes : «Elle attend que je la chauffe. Elle a besoin d’être “réveillée”». Une autre interprétation possible : «Elle dit “Non” parce qu’elle a peur pour sa réputation. Elle doit sauver la face. Mais, au fond, ce qu’elle désire c’est un mâle, un vrai, qui ne tienne pas compte de sa résistance.» «La pudeur est féminine», résume Olivier Sabarot. Dans un article intitulé Séduire : agresser ou charmer ?, Olivier Sabarot décrit bien ce qui est attendu de la femme : qu’elle préserve son honneur. «Le refus doit être obstiné», dit-il. Par opposition, l’homme doit insister. «La brusquerie des garçons est considérée avec complaisance.» Dans ces conditions, comment parler de consentement éclairé ? La construction sociale des genres, dans notre société, veut que les femmes se refusent (feignent de résister, suivant les conventions morales de rigueur) et que les hommes les prennent d’assaut (prouvent leur virilité en parvenant à leurs fins). C’est totalement incompatible avec la notion même de consentement : comment faire dire «Oui» à une femme qui a été éduquée à dire «Non» ?
La séduction virile : une agression codifiée et légitimée
Pour le sociologue Philippe Combessie, connu pour ses recherches sur les “sexualités négociées”, «la construction sociale des genres» entre en contradiction flagrante avec l’idéal d’une sexualité librement consentie : «Les hommes sont traditionnellement invités à prendre l’initiative, voire forcer l’autre dans ses retranchements. Les femmes, à l’inverse, sont classiquement éduquées à ne jamais prendre elles-mêmes les devants, au risque, leur dit-on parfois “de passer pour une pute !”. Dans les romans, les films, les séries télévisées ou dans les relations interpersonnelles (entre copines, entre anciennes et plus jeunes), on leur conseille même de se montrer passives, voire réticentes devant les avances masculines, afin que l’“honneur soit sauf”.» Etant donné qu’elles sont tenues de dire «Non», ce «Non» n’a aucune valeur. Les injonctions sociales dominantes invalident complètement la signification du mot «Non» dès lors qu’il est prononcé par une femme. Les garçons un peu machos ne s’y trompent pas, qui ne cessent de harceler les filles, exigeant des explications («pourquoi Non ?»), la forçant à avouer qu’elle a peur du on-dit… Ce qui est déjà une manière de vaincre ses résistances. Son «Non» n’est pas considéré comme légitime. Il faut une bonne raison.
Dire «Non», c’est aussi un moyen de négocier
Obtenir un consentement clair et transparent («Oui») se double d’une difficulté supplémentaire : les filles sont éduquées à négocier leur sexualité. Pour Philippe Combessie, la question du «consentement» se trouve «souvent délicate à appréhender dès lors que les personnes concernées sont en dissymétrie de position (d’âge, de statut social, de revenus, de hiérarchie…).» Problème : lorsque les femmes se trouvent en position d’infériorité, elles n’hésitent pas à se conduire ainsi qu’on leur a appris, sans penser à mal. Elles sont prêtes à offrir une pipe en échange d’un service, d’une sécurité matérielle, d’une protection, d’un promesse d’engagement. Leur corps est une ressource. Ne le leur dit-on pas depuis qu’elles sont petites : «Les garçons ne pensent qu’à ça, méfie-toi». Sous-entendu : toi tu es la proie. Tu dois gérer ton capital “viande”… Dans ces conditions, il est vain de penser que le consentement pourrait être facilement demandé et obtenu. Puisqu’une femme ne saurait consentir sans rougir : «Oui», ne se dit pas. Quant à «Non», si la femme est un état d’infériorité, il ne se dit pas non plus. Il s’agit de rester féminine. Entendez par là : maline.
.Tous ces sujets –très librement abordés dans le film A Genoux les Gars– mériteraient d’être discutés avec ceux et celles à qui le film s’adresse en première instance : les garçons et les filles, âgés de 13 à 17 ans. Ca tombe bien : le film est passé d’un classement «interdit aux moins de 16 ans» (!?) à un classement «interdit aux moins de 12 ans, avec avertissement». Ouf ! Il s’avère qu’aujourd’hui même, mercredi 27 juin, Antoine Desrosières commence la diffusion gratuite sur youtube, d’une série de 30 épisodes de 10 mn, développés à partir de A Genoux les Gars. «Le but est notamment de toucher les adolescents ceux pour qui la question du consentement n’est pas au clair.» A raison d’un épisode par semaine, la série s’étalera jusqu’à décembre 2018.
Starting in mid-June 2018, occupations sprang up around the United States in protest against ICE (US Immigration and Customs Enforcement). These occupations were a response to ICE policies which include separating families as they cross the border, incarcerating and drugging undocumented children, and deporting millions of undocumented people of all ages, often to places where they will be put in grave danger. In the following accounts from the ICE occupations in Portland, Tacoma, and Atlanta, participants reflect on some of the internal challenges facing movements against the border regime.
We urge everyone to support the arrestees in the struggle against ICE in Portland and elsewhere around the United States. For more on how and why borders tear apart families, ruin lives, and create the conditions for exploitative capitalism, read our book, No Wall They Can Build.
Portland: Cracking the ICE
After itching to do something, anything, about the violence being enacted by ICE, I was pleased to hear that some folks participating in the march held on June 17 and ending at the ICE facility at 4310 SW Macadam Avenue in Portland had decided that they weren’t leaving. My first visit to the space that would become the commune was on June 19 in the early afternoon. If memory serves, there were only a handful of tents, one or two canopies with kitchen and first aid supplies, and perhaps one portajohn. After observing for an hour or two, I approached folks to ask if there was anything I could bring and was asked to supply the encampment with ice and another cooler if possible.
In the hour it took me to run that errand, the small scattering of three or four tents became nine or ten, and then 40 or so people became, by my approximation, over 100.
While ICE agents were still trapped in the building, a pizza delivery person showed up (from Bellagios, I think) to deliver food to the ICE agents. After walking around the building multiple times and not finding a way in, he gave up and left the huge stack of pizzas with the protesters.
When I showed up after work the next day, the camp was bigger still. That day, there was some alarm when DHS (Department of Homeland Security) showed up. People rallied and ran to the front entrance on the Macadam side of the building and were quickly forced aside by DHS. While I chose to stay behind in the driveway, in the event that that was the next target, by all accounts DHS escorted ICE agents who had been trapped inside the building into
their vehicles, with many of the ICE agents covering their faces.
Over the next few days, the camp expanded to include between 80 and 100 tents on either side of the bike path, in front of the main driveway, and spilling over into a field adjacent to the facility—as well as a large kitchen, a childcare area, a communications team, an engineering team, a medical tent, a front entrance check-in area, and more. The engineering team, with the help of fellow occupiers and community members who delivered loads of pallets and furniture, fortified the encampment with barricades. We also worked on creating a boardwalk of sorts down the trolley tracks to provide a wheelchair-accessible way to reach all the tents providing services and in hopes of potentially creating more space for tents.
On Thursday, June 28, at 5:30 am, DHS tore down the barricade from the door on the Macadam side of the building to the far side of the driveway in order to enable officers and transport vehicles to come and go again. After many days of being shuttered, the building was open again.
I wasn’t able to make it until that afternoon, but the difference was striking. There was still an air of lightheartedness, but the seriousness of the situation was unmistakeable. We had known it was coming and here it was. I opted to park far away and walk into the camp. DHS vehicles were absolutely infesting the surrounding area. I walked into the camp and immediately spotted snipers on the roof. Small children were yelling at them: “Quit your job!” and “You should feel bad!” There was a line of DHS officers in full riot gear lining the edge of the driveway, facing off with protestors. The engineering team was furiously assembling more barricades. The press was assembled outside near the entrance; I almost walked face-first into a camera as I was trying to access the sidewalk. Security was tighter. I overheard security ask multiple people who were standing around what they were doing.
Overall, for me personally, it was a tremendously heartening experience. I worked with teams of people who were organized and dedicated. The atmosphere was refreshingly lively and upbeat, with children running around and people of all stripes showing up to support the occupation with their labor, their bodies, and their time, or just to get a hot meal. I saw anarchists working alongside DSA, and lots of awesome solidarity. I witnessed vital, important work being done toward the goal of dismantling ICE.
That said, the occupation was not without its problems. I heard that comrades were thrown out for tagging the Tesla building and I wanted to find out what had gone down. When I first approached someone from the security team, they seemed as outraged as I was; they took me to folks who might know more.
I found myself speaking to two people. One seemed concerned bordering on exhausted; the other seemed annoyed bordering on hostile and eventually walked away from me. I didn’t have a lot of information at that moment, so I accepted that the person I was talking to didn’t either and left it at that. The day of the crackdown (June 28), I approached the person who had walked away from me, introduced myself, and stated that I hadn’t been there to cause problems, that I was genuinely concerned, and that I had more information if they wanted to talk about it. From my end, this was an earnest attempt to make peace with this person. They proceeded to berate me for defending the people who had done the tagging, telling me that it was inappropriate and put marginalized people at risk, that the account I heard from one of the people who was expelled was false. The person I was speaking with kept referring to some sort of nebulous “leadership,” and insinuated that the only reason I was there was to get the expelled person’s stuff back. When I tried to express that actually I was making an attempt to offer an olive branch, despite our difference of opinion, they told me they were done with me and walked away.
This inability to have a conversation is a big problem. And that conversation is not just about property destruction—we have that one all the damn time. But I had legitimate questions: Was “no property destruction” a ground rule that had been decided upon at a General Assembly? How were new people invited into the space? Were they made aware of the ground rules? Who has the right to determine the proper form of resistance to an institution as hateful as ICE? Was there a protocol established regarding how to handle violations? Was there any accountability for people on the security team or in any other position abusing power? I think these are major recurring problems in spaces like this that need to be addressed before we can start
organizing across tendencies in any meaningful way.
Portland and Tacoma: You Can’t Build a Movement Based on Shame
I spent time at both the blockade in Portland, Oregon and the Northwest Detention Center Occupation in Tacoma, Washington. I think it is so inspiring and exciting that these occupations and blockades are happening all over the country. I wish they were happening in every city, at every ICE facility.
At both of these occupations, there were many anarchists with whom I felt affinity; but there were also aspects of these occupations that reminded me of the worst parts of the 2011 Occupy movement—including an intense form of privilege politics that I had hoped we had learned from and moved on from in the past seven years.
One of the most exciting aspects of resistance during times of intense repression and authoritarianism such as the time we are experiencing now is the number of people who are radicalized and join anarchist struggles. It is a huge opportunity for us—a time to spread anarchist ideas. Newly radicalized people are looking for direction. Often, however, they will follow the loudest voices—and the loudest voices are often the liberals or self-appointed “leadership” of a movement. I have seen both new people and seasoned revolutionaries controlled by authoritarian privilege politics, accepting them out of fear of being seen as racist—even though most privilege politics are themselves racist, involving self-appointed white leaders claiming to speak for all people of color and claiming that people of color are always peaceful.
This is not to say that racism is not a problem in anarchist scenes. But adhering to reactionary privilege politics can be as bad as not addressing it at all.
At the occupation at the Northwest Detention Center, there were moments when the General Assembly was filled with anarchists; at these times, the assembly made consensus decisions to never talk to the police and to not have a police liaison or any sort of security force, and agreed that snitching and sexual assault were the only acceptable reasons to kick someone out of camp without discussion. There were other times when the General Assembly was full of liberals, self-appointed all-white leadership, and even a person who threatened to snitch if someone did anything illegal. These were the moments the camp felt most stifling. We were told by that all-white “leadership” that the only acceptable action was to build the camp, for example, by cooking and organizing supplies. They maintained that any other actions would harm the people inside the detention center—all of whom, apparently, did not want tactics to escalate beyond cooking and taking out the trash.
To be clear: the NWDC is one of the biggest immigration prisons in the country. How they asked all 1500 people trapped inside it what tactics they do and don’t support was never explained to us (and of course they could not and did not consult with all of these people).
At the Portland occupation, I saw some people aggressively shamed for tagging the Tesla showroom. They were screamed at and kicked out of the occupation at 3 am. I also saw those same people later being described as white, although half of them were people of color, because it didn’t fit into the leadership’s privilege politics narrative to admit that many people of color are invested in confrontational politics and escalation. As they were verbally assaulted and kicked out of camp, they were told that because they had tagged the Tesla showroom, it would be their fault if the police came to the blockade and took children away from their parents.
At the Tacoma blockade, one afternoon, a nonviolent direct action training took place. It began with two white people and one person of color aggressively shaming everyone in the space for the actions of the police. According to them, it was our fault that the ICE agents were torturing and raping people inside because demonstrators had been standing in the street the night before. It was our fault the ICE agents were torturing and raping people inside because a couple demonstrators had been drinking beer.
We must remember that the violence of the police is never our fault. The violence inflicted upon the migrants detained within the Northwest Detention Center, despite being escalated during the protest outside, is still entirely the fault of the police inflicting it.
Many of the people in the nonviolent direct action training were white folks who had never been to a protest before and were heavily influenced by being shamed and told how racist they were. This type of privilege politics, built on shaming people into inaction, is not how you build a movement. It doesn’t build momentum, it shuts it down. It doesn’t inspire people, it shuts them down. Shame is a feeling that does nothing but disempower people, which is the exact opposite of our goal—building power, together.
As I watched the people being kicked out of the Portland blockade that night, the “security team” evicting them repeatedly expressed the belief that if there was graffiti, the police would immediately come and shut down the camp. As if the police wouldn’t come to an illegal blockade if the building hadn’t been tagged! As if the police were allowing the camp to exist because of some morality that the police and the protestors shared, and the only reason the police would come would be if that morality were no longer shared. It was as if they believed that the protestors and the police had come to an agreement, in which as long as the police could trust the protestors to police each other, then the protestors could trust the police not to evict the camp.
But the police can never be trusted, and they will never share our ethics. We know, both from the logic of the state’s position as well as from our experience in past actions, that the police will always come—just as soon as they have the force to do so. However, the amount of force they need to evict a camp or shut down a demonstration often depends on how confrontational the demonstration is. The more confrontational the occupation, the more force the police will need to evict it and the longer it will take for them to amass that force.
One recent example of this is the Olympia blockade, which barricaded an active railroad for 12 days. The entire neighborhood was covered in anti-police graffiti. Cement was poured on the tracks. Security cameras were taken down. Parking meters in the area were broken. At any given time, the greatest number of people you might find at the blockade would be ~50-100. At night, it was down to 5-20 people. By contrast, if we count from the first day of the overnight occupation in Portland to the day the ICE building was reopened, the Portland blockade lasted 10 days—and the number of people at that blockade was often 1000 or more.
The graffiti—and the smashed parking meters, broken security cameras, and so forth—at the Olympia blockade did not cause the police to come sooner. It actually took them longer to come, despite the blockade being only a fraction of the size of the Portland blockade. At the Portland blockade, people were busy policing each other. The actual cops didn’t even need to come. The protestors themselves were protecting the property of the government and the showrooms of capitalism. (Never mind that both the Tesla showroom and the ICE facility are owned by a man who openly admitted to running his Mercedes into demonstrators.)
We are in a time of crisis, in which the overt white nationalist terror of the state is clearer than ever. In this moment, we should build autonomous spaces in which people can take action outside of the control of politicians and peace police. We believe this because of our political ethics of autonomy, but it is strategic as well. Confrontational tactics are a threat to the state, whereas any protest tactics that do not actually threaten the power of white supremacy can only reinforce it. The stronger we make the barricades, the longer we can hold off the police. The less we police each other, the less power we give to them.
As anarchists, how do we counter the politics of leadership, inaction and shame? How do we build our power even as the liberals and peace police are actively trying to strip it from us?
Atlanta: The ICE Age Is Over
In Atlanta thousands of people gathered early Saturday morning for a “Keep Families Together” march organized by NGOs and members of the Democratic Party. Currently, several dozen participants in this march are still occupying a plaza outside the City Jail, which doubles as an ICE detention facility. While the group seems set to stay the night, the occupation still has a long way to go to connect with the thousands who took the street earlier in the day.
Strangely, the coalition that called for this march chose to start at the ICE facility, then marched away to go listen to speeches outside of a closed federal building. Surrounding the physical building where hundreds of immigrants are detained seemed like a good start, but the politicians in charge of the rally moved away from the site of real power to a symbolic site. Some participants who had their families in tow were overheard lamenting that the march was a little too tame for them, even with their kids in tow.
Autonomous groups and leftist groups that utilize non-electoral strategies had organized before the large demonstration to continue the march and return to the jail. After the rally was dismissed, a large banner reading “ICE BREAKERS: Chinga La Migra” was stretched across the street accompanied by chanting and drums. Several hundred joined, despite liberal protest marshals attempting to discourage them from doing so. Together, they marched back to the jail, holding the streets the whole way.
Peachtree Street was blocked outside the jail as hundreds chanted and waved to those locked up inside. Cops drove motorcycles through the crowd, but the crowd did not back down; soon, a couch appeared in the streets and people began to set up tents. The atmosphere was festive, with many dancing to music or playing soccer. As the day wore on, the cops slowly began to encroach on the occupation, forcing people to clear the street, confiscating the couch and tents, and violently arresting one person. Numbers fluctuated throughout the day but remained over 50.
As of this writing, the occupation is ongoing, having resisted the initial attempts to push it out. There still remains a lot to do. The terrain of the occupation is favorable to autonomous groups and anarchists because we were the ones to push for it and to make it logistically possible, but unfortunately these circles comprise the bulk of the camp. Democrats were the first to call for an action and they sucked up the spontaneous energy of thousands with their march in the morning, though it is likely that whoever had been the first to call for a march would have drawn a large number of demonstrators.
We were enraged by the concentration camps and sought to catalyze a real movement against them. This energy was enough to enable us to push for an occupation. Now we need to figure out how to bridge the distance between those who carry signs declaring #abolishice and those who want to shut down the ICE facilities themselves. How can the occupations grow, spread, and mutate?
Un policier de la brigade anticriminalité a été légèrement blessé lors d’une intervention, vendredi soir, quartier du Château à Rezé.
Vers 20 h 30, son équipage souhaitait contrôler deux jeunes hommes montés sur un scooter, sans casque, rue Pierre-Cérésole. Après une brève poursuite, la voiture des policiers s’est retrouvée sous le feu de jets de projectiles. C’est à cet instant qu’un pavé s’est engouffré par la fenêtre ouverte du véhicule banalisé et a touché le chauffeur au niveau du coup. Ce dernier a été pris en charge par les sapeurs-pompiers et conduit à l’hôpital.
Des patrouilles venues en renfort ont interpellé deux adolescents âgés de 13 et 17 ans. Ils sont soupçonnés d’avoir participé aux violences et aux dégradations sur le véhicule.
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Essonne : Les flics reculent
Le Parisien / mercredi 27 juin 2018
Mercredi soir sous tension. A Yerres des jeunes ont pu repousser la police municipale qui tentait de récupérer un quad. A Corbeil, un groupe a tendu un guet-apens et jeté un cocktail Molotov sur une voiture de police.
Les policiers qui patrouillaient aux Tarterêts à Corbeil-Essonnes, ce mercredi vers 20 heures ont été pris à partie. Ils ont été la cible de projectiles et d’un cocktail Molotov qui a éclaté à côté de leur voiture. Trois jeunes parmi la vingtaine soupçonnés d’avoir participé à ces violences urbaines ont été interpellés.
A Yerres, vers 20 h 30 toujours ce mercredi, les policiers municipaux qui traquent les mini-motos et les quads afin de réduire les rodéos urbains ont repéré un engin près de la rue Baden-Powell dans le quartier des Tournelles. Les agents ont été contraints de reculer face à une dizaine de jeunes menaçants qui leur ont lancé des cailloux. Personne n’a été interpellé.
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Saint-Genis-Laval (Rhône) : Des voitures de gendarmes caillassées
Le Progrès / mercredi 20 juin 2018
Dans la nuit de mardi à mercredi, le quartier des Basses Barolles à Saint-Genis-Laval a été le théâtre de violences urbaines. Personne n’a été blessé.
Tout commence lorsque les gendarmes sont appelés pour un tapage nocturne. Des jeunes seraient en train de jouer avec des pétards, perturbant ainsi la tranquillité des voisins. Plusieurs équipages sont envoyés sur place. Mais alors que les militaires s’occupent de régler le litige entre les habitants et les jeunes, leurs véhicules sont pris pour cible. Quatre voitures sont touchées par des jets de pierre. Une autre reçoit un pétard dans son habitacle. Résultat ? Un siège avant a brûlé. Par ailleurs, des poubelles sont incendiées.
Une fois les gendarmes de retour à proximité des voitures, les responsables des dégradations sont déjà partis. Aucune interpellation n’a eu lieu.
En réponse à cette nuit de violence, les gendarmes vont saturer le secteur dans les jours et les nuits qui viennent. De nombreux effectifs seront sur place, à la fois pour montrer que ces faits « ne resteront pas impunis, pour faire cesser ce genre de faits et retrouver le calme », confie-t-on du côté de la compagnie de gendarmerie de Givors.
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Rillieux-la-Pape (Rhône) : Deux interpellations suite aux affrontements
LyonMag / jeudi 28 juin 2018
Deux jeunes gens ont été écroués après des violences urbaines qui se sont produites le 10 juin à Rillieux-la-Pape.
C’est un rodéo qui est à l’origine des affrontements. Le 10 juin dernier, des fonctionnaires de police retrouvent une moto volée et abandonnée dans les rues de Rillieux après cette course folle. Les agents décident alors de mettre en place une surveillance autour du véhicule. Un procédé qui s’avérera fructueux, puisqu’un groupe de jeunes, visages dissimulés, finit par se présenter. Et c’est à cet instant que les choses ont dégénéré. Les policiers décident alors d’intervenir afin d’interpeller les jeunes. Mais des objets en tout genre commencent alors à voler dans tous les sens et atteignent les fonctionnaires. S’ensuit un affrontement, violent précise Le Progrès, à l’issue duquel sept policiers seront blessés avant de déposer plainte.
Deux semaines après les faits, les enquêteurs sont parvenus à remonter jusqu’aux assaillants. Ce lundi matin, huit suspects ont été interpellés. Pour deux d’entre eux, une information judiciaire a été ouverte et ils ont été placés en détention. Cinq sont repartis libres avec un contrôle judiciaire alors que le dernier a été mis hors de cause. Ce sont notamment des perquisitions menées chez six des suspects qui ont permis de faire avancer l’enquête. Les vêtements portés le 10 juin ont été retrouvés aux domiciles de ces derniers.
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Béziers : Quand on reconnait le flic hors service
France Bleu / mercredi 27 juin 2018
Trois hommes sont en garde à vue au commissariat de Béziers après l’agression d’un policier lundi soir à 21h30 place de la Madeleine. La victime était attablée avec une amie sur la terrasse du bar « la Crypte » quand il a été pris à partie, d’abord frappé derrière la tête, et au visage, puis roué de coups de pieds alors qu’il était au sol. Ses agresseurs de 45, 25 et 19 ans auraient apparemment deviné son métier en voyant l’arme qu’il portait sous son tee-shirt.
Ce policier est resté seulement quelques heures aux urgences de l’hôpital de Béziers, le temps d’être vu par un médecin et de passer des examens. Cet homme de 53 ans, appartenant à l’unité de police administrative, a été légèrement blessé à la tête et au torse. Un jour d’ITT lui a été délivré pour le moment.
D’après nos informations, les agresseurs seraient tous connus des autorités pour vols, et violences. L’un d’eux est sans domicile fixe. Les autres trainent aussi dans la rue. Les deux plus âgés ont été arrêtés le soir même de l’agression par la police municipale de Béziers, qui s’est vite rendue sur place après avoir été alertée par le patron du bar « la Crypte ». Le plus jeune a été retrouvé au pied de son immeuble par la BAC alors qu’il rentrait chez lui
Deux des agresseurs étaient complétement ivres avec 1,2 g et 2,8 g d’alcool dans le sang. Il a fallu attendre plusieurs heures avant de pouvoir les entendre. Leur garde à vue de 24 heures devrait être prolongée. Ils devraient passer en comparution immédiate ce vendredi matin au tribunal correctionnel de Béziers.
Quant au policier agressé, il aurait été entendu par les enquêteurs d’après nos information. L’arme qu’il portait n’a pas été dérobée. Depuis les attentats, un policier en civil peut porter son arme en dehors des heures de service à conditions d’avoir « un brassard police », d’avoir « accompli au moins un tir depuis le début de l’année » et d’avoir « déclaré la conservation de (son) arme ».
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Nancy : Conteneurs en feu et caillassage de flics
L’Est Républicain / jeudi 21 juin 2018
Les conteneurs semi-enterrés de type Molok®, sont toujours la cible d’incendies criminels, sur le quartier du Haut-du-Lièvre, à Nancy, au niveau du bâtiment Cèdre Bleu. Les collecteurs d’ordures ont déjà brûlé au niveau de l’entrée 17 Bis, face à la médiathèque, ou à proximité de l’entrée 21 Bis et de la Maison de l’emploi. Dans la nuit de samedi à dimanche, vers 1 h 30, trois Molok face au 21 Bis, rescapés d’un dernier incendie, étaient détruits par le feu. Des actes de vandalisme qui pénalisent fortement les habitants (les conteneurs encore en service débordent), mais également la Métropole de Grand Nancy qui doit procéder à leur remplacement (3.500 € l’unité). En l’espace d’un mois, au moins 10 conteneurs ont été pris pour cible. La police ne relâche pas sa présence sur le quartier et a déjà procédé à l’interpellation de deux mineurs de 12 et 13 ans, suspectés d’un incendie de voiture.
Mercredi vers 16 h 30, une patrouille composée de deux fonctionnaires du Groupe de sécurité publique (GSP) souhaitait contrôler deux individus montés sur un scooter. Le duo refusait d’obtempérer, prenait la fuite sur le deux-roues. Les policiers parvenaient à interpeller le passager du scooter mais la patrouille se faisait caillasser au niveau de l’immeuble Tilleul argenté. Le conducteur, lui, prenait la fuite en abandonnant son engin, saisi ensuite par les fonctionnaires. Un des deux policiers était atteint par un pavé de la taille d’un smartphone, au niveau du bras. La pierre n’aura heureusement causé qu’une blessure légère. […]
Après vérifications d’identité à l’Hôtel de police, le passager du scooter – mineur – a été remis à ses parents. Une enquête est ouverte pour tenter d’identifier les caillasseurs.
Jeudi 28 juin, l’Etat allemand continue de se venger des émeutes lors du G20 à Hambourg en juillet 2017. Il a envoyé ses flics perquisitionner 13 appartements dans cinq Länder différents, que ce soit en Hesse, Rhénanie du Nord-Westphalie, en Basse-Saxe et à Hambourg. En Hesse, quatre hommes, âgés de 17 à 21 ans, ont été arrêtés et accusés d’avoir pris part aux émeutes à Altona à l’aube du 7 juillet 2017. Tous étaient sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par le tribunal d’Hambourg. Les deux plus jeunes, qui étaient encore mineurs au moment des faits, ont été transférés le jour même à la prison pour mineurs de Hannovre. A Cologne, une femme de 19 ans et un homme de 32 ans ont été arrêtés, accusés d’avoir pris part au pillage et au saccage d’un supermarché
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Aujourd’hui (28 juin 2018), il y a eu une fois de plus des perquisitions d’apparts et des arrestations en lien avec le sommet du G20 à Hambourg.
D’après les médias, treize endroits ont été perquisitionnés à Francfort/M, Offenbach, Rossbach, Cologne, Hambourg, Oldenbourg, Dudenbüttel et six personnes arrêtées.
Quatre des six personnes ont été arrêtées pour « Participation à une association de malfaiteurs » en lien avec la manif de la Elbchaussee dans la matinée du 7 juillet. Elles sont âgées de 17 à 24 ans et viennent de Francfort sur le Main et d’Offenbach.
De plus, il y a eu des perquisitions chez neuf autres personnes, qui se voient accusées « d’incendies, de troubles à l’ordre public, de résistance et blessures à agents ».
A Cologne, une femme a été arrêtée pour « pillage » et un autre homme a été arrêté dans le cadre des perquisitions, sans que l’on puisse établir un lien direct avec le G20.
Ces coups répressifs ne seront pas les dernières perquisitions et mandats d’arrêt en lien avec le sommet du G20. Les flics tentent avant tout d’intimider les opposant.e.s au G20 par des procédures élargies, afin d’empêcher qu’à l’avenir des affrontements de la sorte ne se reproduisent. La plus belle réponse à cette stratégie serait bien sûr une émeute en bonne et due forme se finissant par de nombreux flics blessés. Malheureusement, il semble très difficile en ce moment de répondre de façon adéquate à la répression. Cependant, le plus important est désormais de se solidariser des personnes ciblées. De réparer les portes des onze personnes, de remettre en ordre leurs chambres, de les écouter, de leur faire don d’un ordinateur, de rassembler de la thune pour les prisonnier.e.s, de leur écrire, etc…
Comme cela a déjà été écrit dans plusieurs textes précédemment, nous nous sommes retrouvé.e.s à Hambourg et avons pu y faire naître des moments sans domination. Nous devrions donc maintenant agir ensemble contre la répression qui suit. Alors soyons toutes et tous solidaires, faisons contre-poids et en sorte de leur compliquer autant que possible la tâche pour nous réprimer. […]
Préparez-vous à d’autres coups répressifs, faites du ménage, laissez les téléphones à la maison, Faites des actions pour les prisonnier.e.s et les personnes visées par les perquis’ ! La solidarité est une arme !
Fidèles à eux-mêmes, les voyeurs et misérables serviteurs de l’apparat répressif de l’État aiment écouter et épier la vie privée de ceux qui se rebellent et contestent un système fondé sur le profit et l’exploitation de l’individu.
Deux micros ont été trouvés chez un compagnon, à Gênes, et, même si du temps est passé depuis, nous voulons réaffirmer que ce ne seront pas les micros, les menaces, les intimidations, qui arrêterons nos rêves et nos vies.
Dehors les voyeurs de nos vies.
Anti Fenix (traduction reçue par mail) / avril 2018
Sur un mur de la prison de Prague. « La répression n’arrêtera pas le désir de liberté ! »
Les répressions et la surveillance policière dirigées contre les mouvements anti-autoritaires et subversifs ont toujours été présents. Ces dernières années, nous avons pu en faire l’expérience à une échelle jusqu’alors inconnue dans le contexte et l’histoire de la République Tchèque, avec coup monté, des accusations de terrorisme, large diabolisation médiatique, tentatives de diviser le mouvement, propagation de la paranoïa, emprisonnement et de longues et exténuantes audiences pénales. « L’Opération Fenix », le nom donné par la police à l’opération de provocation policière qui a eu lieu, a un rapport avec d’autres mesures répressives dans des contextes d’Europe et d’Amérique du Nord. Particulièrement parce que le status quo utilise la tactique de diviser pour mieux régner, au cœur même de ses sens et objectifs. Nous espérons que cette chronologie vous aidera à mieux comprendre notre expérience et à savoir à quoi vous attendre à l’endroit où vous vivez et où vous vous organisez.
28 avril 2015 : Les mesures répressives majeures ont débuté. Tôt le matin, la police perquisitionne plusieurs maisons, ainsi que le centre social Ateneo dans la ville de Most. Ils confisquent plusieurs outils informatiques, notamment un serveur qui hébergeait des pages web radicales et du matériel imprimé. Ils arrêtent 11 personnes et de nombreuses autres sont convoquées pour un interrogatoire. Les personnes furent obligées de donner leur ADN et leurs empruntes digitales, contre leur volonté. Trois anarchistes, Petr, Martin et Aleš sont placés en détention provisoire. La police garde le silence total sur les informations concernant l’affaire.
Mai 2015 : Petr, Martin, Aleš et Sasa (Sasa n’était pas placé en détention provisoire) sont accusés de conspiration en vue de la préparation d’une attaque terroriste sur un train transportant de l’équipement militaire. Deux autres anarchistes sont accusés d’être des co-conspirateurs, étant au courant du projet d’attaque, mais ne l’ayant dénoncé à la police. Malgré le silence sur l’affaire, les médias publient l’information fuitée selon laquelle l’objectif officiel de l’opération Fenix est de révéler et de se débarrasser du Réseau de Cellules Révolutionnaires, un groupe qui a incendié de nombreux véhicules de police, barrières de péage, ainsi que les véhicules d’un patron et propriétaire de restaurant qui ne payait pas les salaires.
Le collectif AntiFenix est fondé en tant que groupe de radicales-aux qui sentent qu’on ne peut pas rester calmes face à une telle répression. AntiFenix coopère de près avec l’Anarchist Black Cross, avec une attention particulière sur les événements autour de la répression immédiate de retour à la maison.
6 mai 2015 : Après trois ans d’existence, le squat Cibulka est expulsé. L’expulsion est une énorme et coûteuse opération policière, avec plus de 120 flics anti-émeute lourdement équipés.
L’information sur le coup monté est diffusée.
6 juin 2015 : Les médias sont remplies d’informations selon lesquelles une maison du ministre de la défense de République Tchèque a été attaquée avec plusieurs cocktails molotov. Il n’y a pas eu de feu, les pompiers n’ont pas été appelés et la femme du ministre a trouvé les bouteilles plus de 24 heures après « l’attaque » et a ensuite appelé la police. Les anarchistes se demandent si cette attaque visible et suspecte aura des conséquences et se tournera contre nous.
Juin 2015 : L’information sur le coup monté est diffusée. Le groupe accusé de conspiration était infiltré depuis 2014 déjà par deux agents provocateurs qui ont gagné leur confiance. Les agents enregistraient les réunions avec pour but de développer un plan afin de commettre des actions plus combatives, pour pouvoir commencer l’opération répressive contre le mouvement. En dépit de l’affirmation de la police, selon laquelle toute l’opération a détruit le Réseau de Cellules Révolutionnaires (un groupe insurrectionnel), les sabotages et incendies contre la police et les capitalistes continuent, et leur nombre augmente.
26 juin 2015 : Un autre anarchiste, le compagnon Igor S. est arrêté et reste en détention provisoire, accusé de l’attaque incendiaire contre la maison du ministre de la défense de République Tchèque. Aucune preuve n’est fournie, et cependant les conditions les plus strictes lui sont imposées.
9 août 2015 : Aleš, un des quatre anarchistes emprisonnés, sort de prison alors qu’il était en préventive. La police abandonne l’accusation d’attaque terroriste et l’accuse de port illégal d’armes [NdT : 310 000 personnes possèdent un permis de port d’arme en République Tchèque], accusation basée sur la perquisition de son domicile. Après plusieurs mois, Aleš est déclaré coupable et écope d’un contrôle judiciaire pour ce délit. Aleš ne fait pas appel de la décision de la Cour.
Fin d’été 2015 : Un autre anarchiste, Lukáš Borl, prend la décision de passer en clandestinité, à cause de la surveillance et du harcèlement policier envers lui et celles et ceux qu’il aime.
25 septembre 2015 : Igor est libéré sous caution de sa détention provisoire. Petr et Martin restent en prison.
Novembre 2015 : Petr est libéré de prison grâce aux manquements dans la procédure et au bon travail de son avocat.
Hiver 2015 : La police publie sur internet un profil de Lukáš Borl, comme étant « Recherché » et affirme qu’il est dangereux et armé. Nous considérons ce moment comme étant le début de Fenix 2.
5 avril 2016 : La police débarque dans l’appartement de nos compagnon-nes à Prague. La raison officielle est la recherche de Lukáš Borl. Le jour suivant, le 6 avril, les flics pénètrent dans un autre appartement à Brno, donnant la même raison pour réaliser la perquise.
26-27 avril 2016 : Les premières audiences au tribunal depuis le début de Fenix débutent. Pendant ce grand moment de théâtre judiciaire, l’affaire concernant Igor S. est close à cause du manque de preuves, ce qui est intéressant à la lumière de la décision de la Cour de première instance du sixième district de Prague, de changer la classification de l’acte et de l’accusation de terrorisme. Néanmoins, comme punition pour un graffiti solidaire sur un mur de prison, Igor écope de 2 années de déportation hors de République Tchèque – après que le proc’ a demandé une déportation et de 4 à 8 mois de prison. Igor fait immédiatement appel.
9 juin 2016 : Martin commence une grève de la faim pour protester contre sa détention, contre l’opération Fenix et les mauvaises conditions en prison, telles que l’isolement des activités sociales et sportives, et contre le non-respect de son régime vegan de la part de la cantine de la prison. Martin arrête la grève après 10 jours, en raiosn de la mauvaise santé de sa mère.
20 juillet 2016 : La Haute Cour change la punition de Igor. Il est toujours reconnu coupable d’avoir enregistré quelqu’un qui taguait les murs de la prison. Au lieu de la déportation, il est banni de tous les événements anarchistes publiques pour une durée de 3 ans. Utilisant cette punition comme un outil de contrôle, la police coopère avec le service de liberté surveillée et bannit Igor de tous les événements ou actions qu’elle considère comme anarchiste – des Food not bombs aux manifs, à n’importe quel événement publique annoncé dans un espace gauchiste ou anarchiste, aux concerts ou aux discussions ; pour faire sa liste mensuelle des événements dont il est interdit, la police utilise la page internet radar.squat.net.
Août 2016 : Début des seconde et troisième audiences des anarchistes accusés dans l’opération Fenix.
3 août 2016 : La police débarque à nouveau dans le même appartement à Brno, comme lors du 6 avril 2016, à la recherche de Lukáš Borl. Pareil que pour la fois précédente, ils n’avaient aucune autorisation officielle.
4 septembre 2016 : Lukáš Borl est arrêté à Most, ville où il réside après une année en clandestinité, et placé en détention préventive avec l’accusation de fonder, soutenir et faire la promotion d’un mouvement ayant pour objectif la suppression des droits et de la liberté humaines, de chantage, ainsi que d’attaques incendiaires.
27 septembre 2016 : Après 17 mois de détention préventive, Martin L. est relâché sur décision de la cour Constitutionnelle concernant l’illégalité de n’importe quel prolongement de son incarcération.
Automne, hiver 2016 : Auditions de l’affaire Fenix. De 1 à 5 anarchistes sont accusé-es d’une attaque terroriste contre le train.
13 avril 2017 : Lukáš Borl est libéré sous caution de détention préventive après 7 mois d’emprisonnement.
24 avril 2017 : Petr Blahuš, membre de la Cour, en est exclu pour non-objectivité. Il s’est avéré qu’il a travaillé pendant 13 ans avec la même unité de police, celle qui a en fait créé l’opération Fenix.
10 mai 2017 : Igor est totalement innocenté. Selon la Cour Suprême et la sixième administration de la ville de Prague, il n’a pas commis ne serait-ce que le moindre délit. Le Ministre de l'(in)justice s’excuse des actions illégales de la police et paye une compensation d’envergure d’environ 14,000 euros.
Juin 2017 : La police débarque avec de nouvelles accusations dans l’affaire Fenix 2, accusant 4 personnes supplémentaires, toutes et tous accusé-es de 16 crimes au total. La police fait un lien entre ces quatre personnes et Lukaš et les accuse « d’établir, de supporter et de diffuser un mouvement visant à la suppression des droits humains et de la liberté » pour avoir mis des communiqués en ligne ou pour avoir certaines brochures chez elles et eux.
22 septembre 2017 : Le tribunal de Prague innocente de toutes les accusations les anarchistes accusés par Fenix 1 (l’attaque contre le train). L’avocat d’État fait immédiatement appel. Toute l’affaire ira en Cour Suprême. Il y a toujours une possibilité de peine de prison, dont de la prison à vie pour deux personnes. Les médias ont changé de discours et sont généralement neutres quant aux accusés, ils écrivent sur les provocations policières.
27 mars 2018 : La Cour Suprême de Prague confirme l’acquittement de toutes et tous les accusé-es. Le plus probable, c’est que c’est la fin de la première partie de l’opération Fenix, mais pas de la répression en tant que telle. On reste attentif-ve-s..
FENIX EST-ELLE TERMINÉE ? QUE VA-T-IL ARRIVER ENSUITE ?
Igor est totalement innocenté, les anarchistes accusés par Fenix 1 ont totalement gagné le premier cas, vont-illes donc arrêter de nous appeler terroristes ? Eh bien, l’un de nos efforts est de faire une compréhension commune, que la manière dont nous labelle les institutions répressives ne pose pas vraiment de problème. Ce n’est pas vraiment notre tâche de nous battre contre les grands médias et de prouver que nous ne sommes pas des terroristes ou des extrémistes. On peut plutôt penser à comment se connecter avec des personnes autour de nous et continuer d’expliquer pourquoi un objectif de créer de vraies communautés basées sur l’entraide et la solidarité a toujours été et sera toujours en conflit avec l’État et ses institutions répressives.
Pour beaucoup d’entre nous, le verdict de la Cour est un soulagement. On peut respirer pour un moment, se voir pour dîner et voir nos ami-es dans un état d’esprit plus relaxé, hors des murs de la prison. Ces moments sont importants dans la vie et c’est chouette que l’on puisse en profiter. La Prison est une institution inutile, elle divise les relations, isole les gens et détruit des vies. C’est pourquoi le verdict, peut importe à quel point il soit plus plaisant que « coupable », n’est pas une victoire totale pour nous. Nous n’oublions pas ce que trois années d’investigations ont signifié. Aleš, Martin et Petr ont été emprisonnés pour 27 mois au total et Lukaš a passé un an en clandestinité et après ça 7 mois en prison. N’oublions pas Igor, aujourd’hui innocenté, qui fut cependant dans la plus dure des détentions provisoires pendant trois mois. Il doit toujours faire face à de difficiles restrictions et a du se signaler aux services de liberté surveillé pendant un an et demi. Par dessus le marché, il risque toujours une expulsion de République Tchèque à cause de son séjour en détention provisoire. Les familles, les ami-es et les personnes les plus proches des accusé-es et des emprisonnés tout autant que toutes celles et ceux directement affecté-e-s par l’affaire « Fenix » font face à un gros deal de pression émotionnelle et de séparation. Les perquisitions, les comportements menaçants, la surveillance, les expulsions. Pour résumer, il n’y a rien à fêter. Dans des affaires comme Fenix, il est nécessaire de comprendre ce dont il s’agit réellement. La police ne cherche pas essentiellement de longues peines de prison pour quelques anarchistes. Les unités de répression n’ont pas peur de nous tous-tes seuls-es. Ce qui les effraie c’est que de plus en plus de personnes peuvent en venir à s’identifier à nos idées, plus spécifiquement s’ils utilisent une plus large variété de tactiques. Les défenseurs du statu quo investissent beaucoup d’énergie et de ressources pour garder les gens dans la croyance que c’est la liberté dont ils et elles rêvent.
Nous avons appris une chose. Si nous voulons que nos actions et que notre façon de s’organiser soient vraiment efficaces et dangereuses pour les structures d’oppression qui nous gardent sous contrôle, cela doit venir de discussions collectives et de négociations (sic?) qui vont au delà des contours dans lesquels l’État s’assoit pour nous. Nous avons appris qu’il n’y a pas d’intérêt à se cacher face à la répression, il vaut mieux être prêt-e à lui faire face et créer les conditions qui rendront de telles opérations inefficaces.
Fenix n’est pas une opération visant quelques anarchistes naïf-ves, mais une attaque contre la subversion future dans sa totalité. Prenons soin des un-es les autres, pour être dangereux-euses ensemble.
LA SOLIDARITÉ EST NOTRE ARME
Dans cette chronologie nous nous sommes concentré-es sur des événements menés par l’État et ses institutions pour éclairer ce qu’on a traversé. Ça ne veut pas dire que nous devrions nous concentrer et agir en fonction de l’oppresseur. Une des plus grande tâches pour nous en tant qu’abolitionnistes est d’analyser les motifs de la répression partout dans le monde et de transformer notre organisation en une qui soit proactive plutôt que coincée dans la réaction constante. Nous n’avons pas mis les différentes événements et actions solidaires dans cette chronologie parce que les informations sur la répression se seraient presque dissoutes dans toutes les petites actions locales qui ont lieu partout dans le monde. Cependant, nous voulons toujours rester critiques. Au début, quand les choses ont mal tourné, il y eut une grande confusion, un manque de solidarité et une assez grande division au sein de la scène anti-autoritaire. Ce que nous avons trouvé de plus important, c’était d’assurer la solidarité avec les accusé-es et celles et ceux qui les entourent, et principalement de briser la peur et la paranoïa qui s’est rapidement diffusée au sein de la scène de gauche. Nous sentons surtout la nécessité de nous étendre comme un pont au dessus des espaces entre les différents groupes et les différentes approches, pour en venir à une compréhension qu’il nous faut rester uni-es au delà de nos différences quand il s’agit de répression. Nous pensons que créer une défense forte contre la répression ainsi qu’une base solide de solidarité passe par la compréhension de la répression et de ses objectifs, ainsi qu’en s’éduquant les un-es les autres au niveau local et international avec une attention portée sur l’amélioration de la culture de la sécurité.
En tant qu’Anarchist Black Cross/AntiFenix nous avons tenu plusieurs présentations et discussions sur différents sujets, publié plusieurs affiches, brochures et autocollants. Nous maintenons un contact avec les compagnon-nes persécuté-es et leur familles et les soutenons émotionnellement et matériellement par les collectes, des nuits d’écritures de lettre, du bruit ou d’autres manifestations etc…
Dès le début de Fenix, nous avons pu voir de nombreuses actions se tenir partot dans le monde. Des banderoles, des tags, des manifs, des actions aux ambassades tchèques jusqu’aux incendies de voitures de flics, aux banques enflammées ou la libération de visons et d’autres sabotages de fermes à fourrure. Les tactiques sont autant diverses que nous le sommes, et de nombreuses différentes actions et activités peuvent être connectées avec la solidarité et il est important d’agir en solidarité avec différentes luttes et parmi les un-es les autres.
anarchistblackcross.cz // antifenix.cz
[Traduit d’une affiche publiée en plusieurs langues, avril 2018.]
Dans la nuit de mercredi 25 au jeudi 26 juin à Dijon, deux véhicules de la municipalité sont partis en fumée.
Aux alentours de 3h30, deux fourgons de la mairie de Dijon ont été incendiés, alors qu’ils étaient stationnés devant le centre social de la rue Jean XXIII, dans le quartier des Grésilles.
Ces véhicules de service étaient destinés à l’organisation de l’événement « Grésilles en fête ». S’attaquer à l’équipement municipal, c’est s’en prendre à l’intérêt de l’Etat et des riches.7
[Reformulé de la presse locale, 28 et 29 juin 2018]
Mercredi 27 juin, le siège du Conseil Régional du Square Castan a pris quelques couleurs. Plusieurs slogans de couleurs vives ornaient les vieilles pierres du bâtiment : « NON AU CENTER PARCS, A POLIGNY COMME AILLEURS » ou encore « CREVE PIERRE ET VACANCES ».
Prendre pour cible cette institution va de soi quand on sait que le Conseil Régional finance à hauteur de 8 millions d’euros ce projet de centre de vacances dans le Jura, afin de satisfaire une fois de plus les besoins de l’économie mortifère et écocide.
A l’heure où l’offensive des idéologues autoritaires permet de justifier tout et son contraire -qu’on pense par exemple à l’expression « barricade administrative » brandie sur la ZAD de Notre-dame-des-Landes pour entériner l’abandon de la lutte et la légalisation des occupations-, la référence à la Commune est toujours à la mode. Plutôt que mouvement offensif pris à la fois dans une guerre et dans une destruction de l’existant, ON voudrait ainsi la réduire de façon opportuniste à une pittoresque autogestion rurale alternative.
Le 24 mai 1871, et qui peut l’oublier ?, l’hôtel de ville de Paris fut par exemple réduit en cendres par un petit groupe de communards, détruisant les archives et la bibliothèque de la capitale. Les deux collections de l’état civil parisien (celle de la ville et celle du greffe) antérieur à 1860 furent à jamais perdues -grâce aussi à l’incendie du palais de justice voisin. Le 1er juillet 2018 vers 5h15 du matin, dans un geste bien plus proche de ces insurgés du passé qu’en cultivant les carottes du présent, un ou plusieurs inconnus ont entièrement incendié la mairie de Brétigny (Eure). « Les archives, l’Etat civil, les factures, l’histoire de la commune, on a tout perdu », selon la maire du village, pour laquelle en outre « il s’agit d’un incendie criminel », puisque « on sait par où ils sont rentrés, ils ont cassé le volet et le carreau de la fenêtre pour rentrer dans le bureau », dixit une radio locale.
Au fond, tout cela n’est certainement que le fruit d’un malentendu historique : à force d’accoler artificiellement le mot « Commune » à celui de « campagne », quelqu’un a peut-être tout simplement pillé l’arsenal de cette célèbre expérimentation pour n’en retenir que le meilleur : non pas se créer une niche agricole dans l’existant, mais ré-enflammer l’imagination de ce début de 21e siècle.
C’est une première dans les Yvelines : une boucherie a été la cible d’une attaque d’extrémistes [sic ! NdAtt.] vegans dans la nuit de dimanche à lundi. Vers 3 heures, un ou plusieurs individus ont en effet brisé la porte vitrée de l’établissement et tagué sur la vitrine le slogan « Stop spécisme ». […]
Cet acte de vandalisme fait suite à une série d’autres attaques antispécistes dirigées ces dernières semaines contre des magasins de métiers de bouche ou des boucheries, comme à Lille (Nord) au début du mois de juin [et aussi à Angers, voir ici, NdAtt.] . Il y a dix jours, la confédération des bouchers-charcutiers avait écrit à Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur, pour demander « une protection policière » face aux « pressions » et aux « violences » dont ils disent être la cible. […]
La mairie de Brétigny (Eure) a été entièrement détruite par le feu dimanche, vers 5h du matin. Dans le même temps, d’autres incendies se sont déclarés dans la commune et dans un village proche.
De nombreux sapeurs-pompiers se sont employés pendant plusieurs heures à maîtriser les flammes. La piste criminelle est privilégiée par les enquêteurs, rapporte Actu.fr.
La cellule d’identification criminelle de la gendarmerie de l’Eure a en effet ouvert une enquête et recueille pour l’heure d’éventuels indices. « Une fenêtre a été cassée sur le côté et un volet a été découpé », explique Marie-Christine Join-Lambert, la maire de cette commune de 150 habitants.
Quasiment simultanément, d’autres incendies se sont déclarés. Un véhicule a été brûlé dans la cour d’un particulier, également à Brétigny ainsi qu’une caravane et les dépendances d’une résidence secondaire à Livet-sur-Authou. Dans tous les cas, aucune victime n’est à déplorer. « Le fait qu’il y ait eu plusieurs départs de feu laisse à penser que la mairie n’était pas spécifiquement visée », a toutefois souligné la procureur d’Evreux, Dominique Puechmaille.
Le préfet du département de l’Eure, Thierry Coudert, « déplore ces exactions qui ont frappé à Brétigny un symbole fort de la République et de l’identité communale ». « S’attaquer à un édifice de la République est une ignominie. Je condamne cet acte », a également réagi dimanche sur Twitter le secrétaire d’Etat à la Transition écologique, Sébastien Lecornu.
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Les archives y sont passés
InfoNormandie / dimanche 1er juillet 2018
La mairie de Brétigny, dans l’Eure, a été ravagée par un incendie ce dimanche matin. Une acte criminel sans aucun doute. A la même heure, un Renault Scénic a été incendié non loin de là, également à Brétigny. Dans la commune voisine de Livet-sur-Authou, ce sont les dépendances d’une résidence secondaire et une caravane stationnée sur un terrain privé qui ont été la proie des flammes également.
Vers 5 heures, ce matin, les sapeurs-pompiers sont appelés à intervenir à Brétigny, un village de 150 habitants proche de Brionne. La mairie est entièrement embrasée. De gros moyens de lutte contre l’incendie sont déployés, mais les sapeurs-pompiers ne peuvent plus grand chose pour sauver le bâtiment. « Les archives, l’Etat civil, les factures, l’histoire de la commune, nous avons tout perdu », déplore Marie-Christine Jokn-Lambert, maire de la commune. […]
Quel joyeux Dimanche!!! J’espère que cette fois il sait bien qu’il ne faut pas qu’il reste dans la cité. Juste la joie de mon cœur qui aime/cherche la liberté et déteste tout ce qui veut l’empêcher.
Il est toujours possible malgré leur contrôle, c’est magnifique !!
« Comme mille pétales de roses jetées dans la cour de promenade », comme avait dit Khider.
Merci à lui de démontrer que ce n’est pas eux qui sont toujours les plus fort.
J’espère qu’on va jamais l’attraper, mais même si… le fait de pouvoir sortir est une victoire!
Et on la fête, tous nous qui sommes pour la libération de l’enfermement et de tout type de murs et chaînes… Ça me rend tellement contente :) j’aimerais voir un enregistrement pour me prouver que ce n’est pas un film, sinon une action vraie.
Tout de même la « belle » pour toujours.
Il a tant à rattraper
C’est semble-t-il un feu de poubelle qui est à l’origine de l’incendie ayant touché le McDonald’s de Freyming-Merlebach ce samedi soir. Peu après 23 h, un client a alerté les employés. A cette heure, la salle du fast-food est fermée, mais des salariés assurent encore le service pour le drive. Les secours ont été prévenus et le bâtiment a été immédiatement évacué.
A l’arrivée des pompiers, le feu s’était déjà propagé à l’ensemble de la structure. Des soldats du feu de Freyming-Merlebach, mais aussi de Hombourg-Haut et Sarreguemines, sous les ordres du capitaine Olivier Lourson, ont été mobilisés, pour attaquer les flammes, avec cinq lances, dont une sur la grande échelle. Ceci avant de pouvoir accéder à l’intérieur des locaux et maîtriser le sinistre.
Les policiers de Freyming-Merlebach étaient également sur place pour recueillir les témoignages, mais aussi assurer la sécurité autour du bâtiment, où affluaient les curieux. Ils ont également régulé la circulation, bloquant l’accès à la route nationale depuis le giratoire du McDo.
« Personne n’a été blessé, c’est l’essentiel », confie Gilles Neuville, le gérant des Mc Donald’s de Moselle-Est, présent sur les lieux de l’incendie.
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Un adolescent mis en examen
France Bleu / vendredi 29 juin 2018
Six jours après l’incendie qui a totalement détruit l’établissement Mc Donald’s de Freyming-Merlebach, un adolescent âgé de 14 ans a été mis en examen « pour incendie » et placé sous contrôle judiciaire.
Le garçon est originaire de la commune voisine de L’Hôpital et il est connu de la justice. Il avait été l’auteur l’an passé d’un incendie volontaire en zone gendarmerie.
Il a été présenté à un juge des enfants au tribunal de Sarreguemines ce vendredi après-midi. […]
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Docteur, est-ce que c’est contagieux ? On voudrait bien… juste une petite épidémie…
LorraineActu / mercredi 20 février 2019
Un adolescent âgé de 16 ans est soupçonné d’avoir déclenché l’incendie survenu dans un collège à Saint-Avold (Moselle), à l’est de Metz, le 14 février dernier. Les flammes étaient parties d’une poubelle devant l’établissement scolaire. Le suspect aurait mis le feu à des papiers entreposés à l’intérieur. Une partie de la façade du collège a ensuite été touchée.
Le mineur est bien connu des services de police. Il est en effet à l’origine de l’incendie d’un restaurant McDonald’s de la région à Freyming-Merlebach. Le jeune homme a été condamné par la justice pour ces faits qui n’avaient pas fait de blessés. Le restaurant avait entièrement été détruit et les 35 salariés mis au chômage technique.
L’incendiaire du collège, qui est toujours interpellé devant les établissement qu’il incendie, souffre de pyromanie. Il regarde les flammes et attend d’être interpellé par la police [bon, il faut encore travailler sur ça; NdAtt.]. Après sa garde à vue pour le sinistre du collège, il a de nouveau récidivé cette fois avec des poubelles à Saint-Avold mardi 19 février. Une plainte va être déposée par la ville.
Le mineur doit être placé en centre éducatif renforcé en mars prochain mais les policiers pensent qu’il peut recommencer à tout moment. Les proches de l’adolescent sont également soupçonnés par les enquêteurs de ne pas jouer leur rôle : la justice l’interdit en effet de sortir en pleine nuit.
Non mais oh.
Dans la confusion générale du foot pourquoi pas des drapeaux mais faut pas pousser quand meme…
J’écris haletant de ce qui vient d’arriver :
Je me rends au tabac en vélo.
En revenant je croise un autre type à vélo avec un drapeau français accroché à l’arrière avec un zigouigoui en noir sur le drapeau.
Je m’approche par curiosité et là je crois halluciner : y’a une croix gammée noire sur le drapeau de la France.
Je regarde à deux fois.
Trois fois.
Elle est meme stylisée.
Je me mets à hauteur du propriétaire :
« Bonjour, c’est une croix gammée ? »
Réponse animale droit dans les yeux
« Oui je t’emmerde, je mets ce que je veux »
Il m’a renvoyé dans les cordes direct.
Un habitué du conflit.
Pas l’air d’être le théoricien du mouvement pour autant.
Je ne réponds rien et pars devant alerter une bande de petits mecs amorphes du quartier croisée plus tôt aux abords des barbecues d’une fête de commerçants (majoritairement immigrés) du coin.
J’arrive devant les petits mecs et déclare : « y’a un mec avec une croix gammée qui va passer... »
De suite ils s’insurgent, parlent de le poursuivre quand le mec passe à peine ai-je fini ma phrase mais ils ne bougent pas trop, pas du tout même.
Je rentre dans le tabac acheter les clopes tout en m’insurgeant à voix haute pour que les passants entendent ce qui me met en colère… la foule est parfois curieuse de (sa)voir ce qui se passe…
On sent que ca interpelle mais aucun regard ne me semble être suffisamment complice…
Dans la queue du tabac je fulmine en silence… « le suivre ? Le doxer après ? que faire… »
J’excluais le dialogue vu le premier échange et voulais garder un certain avantage sur lui en évitant l’attaque frontale.
Soudain le geste nécessaire m’explose dans les neurones : je vais lui enlever le drapeau et puis c’est tout.
J’enfourche mon vélo, demande à la troupe de petits mecs s’il est bien parti tout droit et leur annonce : « je reviens avec le drapeau ».
Je pédale un bon kilomètre comme si j’avais des chiens au cul ou un lapin devant, sur cette grande avenue qui est son chemin le plus probable… en meme temps je réfléchis avec le peu de sang qui n’est pas dans mes cuisses… « approcher… peut être un feu… attention aux autres voitures… effet surprise… s’il me poursuit, esquiver dans telle cité pour trouver du monde et le confondre… »
Puis apparait un cycliste au loin…
Cette silhouette me donne des ailes : je pousse plus encore les pédales à en arriver assez proche pour confirmer que c’est lui
Je le rattrape et commence à ralentir pour préparer mon approche…
Juste avant un croisement où je m’aperçois que, ô bonheur, il est au tel.
Je ne pédale plus, profitant de l’élan de telle sorte qu’après le croisement je sois silencieux et à bonne vitesse pour fondre sur son arrière
il est de plus en plus proche,
je suis maintenant à portée du drapeau,
je suis si proche que je l’entends parlant, souriant au téléphone
je tends le bras,
saisis le drapeau qui viens sans casser : Bingo !
et là, c’est montée de fluides dans mon corps…
Il ne réalise qu’une dizaine de milli-secondes après… suffisantes pour que je fasse un demi-tour à 180 degrés et me lance dans un autre kilomètre à fond mais dans l’autre sens…
Il hurle, il insulte la libido de ma mère pour me dire de revenir…
mais comme il ne fait que vomir sa frustration parce que je l’ai séché sur place cet idiot, je décide de ne pas honorer son invitation à m’expliquer sur ce geste.
Sa voix devient vite un murmure étouffé par le souffle de mes poumons de fumeur qui fait un sprint de vélo avec un drapeau français dans la main comme un fan de foot en retard au match...
Deux regards en arrière un peu troubles m’informent que nul poursuivant n’est à mes trousses, il a meme pas essayé, mais je pédale toujours up-tempo pensant « tu dois garder ton avance » des fois qu’un automobiliste se soit mis en tete de me poursuivre… (ca m’est deja arrivé)
Meme si je kif déjà en sentant la prise que j’ai maintenant glissée sous mon t-shirt par décence et précaution.
Je reviens au quartier a fond
Ca vaut le risque de ne pas rentrer de suite à la maison mais de repasser devant les petits mecs pour boucler la boucle et montrer qu’ils auraient pu le faire facile ces branleurs…
L’un d’eux me demande de lui donner le drapeau, je réponds que « j’ai le drapeau, je vais le brûler et danser nu autour »
mais maintenant que j’ai repris mon souffle, je me dis que je vais le garder et l’annoter de l’exploit.
Mercredi 27 juin 2018, les dirigeants de la Société Le Nickel, filiale du français Eramet en Nouvelle-Calédonie, se sont plaints publiquement des sabotages à répétition visant les infrastructures d’extraction et de transport de nickel.
Tous ces sabotages ont visé un convoyeur de 11 km qui sert à transporter le minerai de nickel du gisement au bord de mer sur le site Kouaoua (nord-est de la Grande-Terre), où sont employées directement quelque 200 personnes. Le 23 juin, lors du dernier incendie de ce « tapis roulant » surnommé la Serpentine, un engin volé a été placé sous l’infrastructure avant d’être incendié.
Le coût financier lié à ces multiples sabotages s’élève à 150 millions de francs CFP (1,25 million euros) pour l’entreprise.
Pour l’heure, la SLN « n’envisage pas de fermer son centre de Kouaoua » d’où sont extraites chaque année environ 600.000 des trois millions de tonnes de minerai que la société raffine dans son usine de Nouméa.
Jusqu’alors, une seule personne a été arrêtée pour ces sabotages en série : un homme de 31 ans condamné le 19 juin dernier à 18 mois de prison ferme sans dépôt de mandat. À la barre, il avait mis en cause « les pollutions » et des « promesses » d’équipements publics non tenues par la SLN.
En Nouvelle-Calédonie, les attaques portées contre les sociétés minières ne connaissent pas de trêves. Récemment, SLN a subi de gros dégâts d’une part sur son site de Kouaoua, mais aussi à Thio lors du passage à l’année 2018. D’autres entreprises d’exploitation minière, telle que le Groupe Ballande, avait perdu 5 véhicules et un atelier dans les flammes à Canala début janvier 2018.
Champclause (Haute-Loire) : l’antenne relais de Free déjà hors-service
Le 29 juin, on apprend via le compte twitter d’un geek que l’antenne relais Free a été dégradée : de nombreux câbles de l’antenne ont en effet été sectionnés.
Le conseil municipal de la commune de 200 habitants avait validé en février 2017 le projet d’installation d’une antenne-relais Free Mobile à quelques centaines de mètres d’une autre déjà existante de SFR. Ce nouveau pylône d’une quarantaine de mètres de haut était installé à Montvert.
En mars dernier, les travaux ont débuté sous la colère des habitants locaux. Depuis, ils ont sans cesse dénoncé l’impact sur le paysage et sur la santé que représentait cette nouvelle antenne. Des banderoles avaient été apposées sur le pylône alors qu’il était encore au sol.
Dans la nuit du jeudi 28 au vendredi 29 juin 2018 à Toulouse, la chapelle Saint-Roch-du-Férétra a été taguée. Parmi les slogans bombés à la peinture noire, on peut lire: « Église en feu », « Sale prêtre » ou encore « Satan punit les homophobes »… Située place St-Roch, cette chapelle dépend de laFraternité Saint-Pie-X [1], acquise dans les années 80.
[Reformulé de la presse locale]
NdSAD:
[1] Voir quelques textes au sujet de la Fraternité Saint-Pie X:
Par ailleurs, leurs bâtiments ont été pris pour cible à plusieurs reprises à Besançon voir ici et là, notamment depuis l’acquisition d’un nouveau lieu (ancien bâtiment de la fac) en plein centre-ville.
Mardi 3 juillet au soir, un jeune homme est mort. Aboubacar, 22 ans, a été abattu par un CRS au Breil, au nord de Nantes. La police tue au Breil. Ce n’est pas un "évènement à déplorer". C’est un meurtre.
Nous reproduisons ci-dessous deux articles parus sur le sujet.
Mise à jour 07/07:
Le policier ayant tué Aboubacar Fofana change brutalement sa version des faits. "Il a reconnu avoir fait une déclaration qui n’était pas conforme à la vérité", selon son avocat. Ce mensonge a été relayé et soutenu notamment par le syndicat ALLIANCE et une brochette de nos politiciens préférés, chacun y allant de son commentaire le plus fin.
Rassemblement en hommage à Aboubacar mercredi 11 juillet à 18h30, Porte d’Aix. Page de l’évènement.
Alors qu’il était au volant, un tir à balle réelle dans le cou lui a ôté la vie. Tous les témoins directs de la scène parlent d’un tir « à bout portant » alors qu’il n’y avait aucun danger pour les forces de l’ordre.
L’assemblée des blessés rappelle :
Que les événements du Breil allongent dramatiquement le bilan des dommages causés par la police en Loire-Atlantique. En quelques mois, il s’agit du deuxième décès à Nantes lors d’une opération de police. Par ailleurs, trois manifestants ont été gravement blessés au visage dans les manifestations du printemps. Un manifestant a eu la main arrachée sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Plusieurs centaines d’autres ont été blessés à des degrés divers par les armes de répression. Notre département est devenu un véritable laboratoire des violences policières.
Que les tirs à balles réelles se sont banalisés. Un récent rapport de l’IGPN évoque une augmentation de 54% des tirs par arme à feu dans la police en 2017. Une évolution considérable, directement liée à la « présomption de légitime défense » dont disposent désormais les policiers. C’est dans ce contexte que Aboubacar a été abattu. Le sentiment de présomption d’un policier peut donc faire cesser une vie à tout moment.
Hausse de 54% de l’usage des armes à feu par la police entre 2016 et 2017, et de 66% entre 2006 et 2012 pour la prise en charge des frais de justice des policier. Deux brèves à propos de nos « gardien.nes de la (...)
Que le drame du Breil est la conséquence de la militarisation du maintien de l’ordre. Depuis 20 ans, le nouvel arsenal répressif habitue les policiers à viser, à tirer, à presser sur la détente et à atteindre le plus précisément leurs cibles humaines. Avec les Flash-Ball, puis les LBD 40, l’acte de faire feu en direction d’individus, qui était jusqu’alors exceptionnel, s’est banalisé. A présent, il arrive de plus en plus fréquemment que les armes à feu remplacent les balles en caoutchouc.
Que le tireur fait partie des très nombreux CRS que la maire de Nantes, Johanna Rolland, a demandé en renforts en septembre dernier. Depuis, ces effectifs, en surnombre, multiplient les patrouilles, les violences, les contrôles dans les quartiers populaires, et la répression des manifestations.
Enfin et surtout, l’assemblée des blessés par la police envoie tout son soutien aux proches de Bubakar et appelle à ce que cessent l’impunité et la militarisation des forces de l’ordre.
Email de contact : assembleedesblesses44@gmail.com.
À propos des violences policières du 3 juillet à Nantes
Mardi 3 juillet au soir, un jeune homme est mort. Aboubacar, 22 ans, a été abattu par un CRS au Breil, au nord de Nantes.
Alors qu’il était au volant, un tir à balle réelle dans le cou lui a ôté la vie. Tous les témoins directs de la scène parlent d’un tir « à bout portant » alors qu’il n’y avait aucun danger pour les forces de l’ordre. Dans la soirée, une vague de rage et de révolte s’est emparée de nombreux quartiers de la ville. Quelques éléments à chaud :
La Loire-Atlantique, championne des violences policières. Les événements du Breil allongent dramatiquement le bilan des dommages causés par la police dans le département. En quelques mois, il s’agit du deuxième décès à Nantes lors d’une opération de police. Par ailleurs, trois manifestants ont perdu l’usage d’un œil après avoir reçu des projectiles policiers pendant les manifestations du printemps. En mai, un jeune avait eu la main arrachée sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Plusieurs centaines d’autres personnes ont été blessées à des degrés divers par les armes de répression. Notre département est devenu un véritable laboratoire des violences d’État.
Les tirs à balles réelles par la police se banalisent. Un récent rapport de l’IGPN évoque une augmentation de 54% des tirs par arme à feu dans la police en 2017. Une véritable explosion de l’usage des armes, directement liée à la « présomption de légitime défense » dont disposent désormais les policiers. Il est notamment devenu courant de voir des policier tirer sur un véhicule pour un simple délit de fuite. C’est dans ce contexte qu’Aboubacar a été abattu. Celui d’une police militarisée, qui possède un permis de tuer élargi.
Une conséquence de la militarisation de la police. Depuis 20 ans, le nouvel arsenal répressif habitue les policiers à viser, à tirer, à presser sur la détente et à atteindre des cibles humaines. Avec les Flash-Ball, puis les LBD 40, l’acte de faire feu en direction d’individus, qui était jusqu’alors exceptionnel, s’est banalisé. A présent, il arrive de plus en plus fréquemment que les armes à feu remplacent les balles en caoutchouc.
La mairie avait réclamé plus de CRS. En septembre, la maire socialiste, Johanna Rolland, demandait des renforts de CRS à Nantes, dans une ville qui connait pourtant déjà une présence policière largement supérieure à la moyenne. Depuis, ces effectifs de CRS, en surnombre, multiplient les patrouilles, les contrôles dans les quartiers populaires, et la répression des manifestations. Le tueur faisait donc partie de ces effectifs réclamés par les socialistes.
D’autres blessés. Alors que la colère s’emparait de nombreux quartiers de Nantes dans la nuit du 3 juillet, la répression s’est déchainée, avec notamment l’emploi des nouveaux fusils qui permettent de tirer des grenades en rafale. Plusieurs blessés ont à nouveau été signalés, notamment un jeune touché à l’œil à Malakoff.
Les médias justifients la peine de mort. Pour contre-attaquer, et justifier l’injustifiable, les médias répètent depuis ce matin que « la victime était recherchée ». En d’autres termes, ils justifient la peine de mort. Comme si le fait d’être accusé de délits méritait de se faire tuer. C’est le comble de l’indécence, alors que la moitié de la classe politique est mouillée dans des affaires de corruption ou de délinquance sans être sanctionnée, et que les membres de commandos d’extrême droite bénéficient d’une impunité générale. Rien ne justifie qu’on tire sur un homme désarmé à balle réelle, au niveau des organes vitaux. Rien.
On Sunday June 17th, seven brave souls showed up to the ICE facility on SW Macadam Ave in Portland, Oregon. These seven revolutionaries decided that night to sleep on the sidewalks, blocking the ICE gestapo from their daily kidnapping and concentration camp duties. That night the call went out and on Monday our numbers surged to fifty plus. This small group of anarchists, radical leftists, and revolutionary minded folks resolved to block the ICE driveway. DHS agents threatened arrest and even pleaded with us unironically that they “just wanted to get home to their families.” We didn’t give an inch and in the coming days our numbers continued to grow.
What started out as a couple tents and a few people turned into a sprawling tent city with hundreds of people within a few days. With little to no direction or formal organizing structure, autonomous individuals took to community building. A highly functioning kitchen, med tent, child care, mental health, free store, security team, and more were flawlessly executed to create a makeshift anarcho commune. The spirit of the camp was undeniable and the solidarity in building the camp was inspiring. All the while still keeping ICE pigs from doing their job.
Towards the end of week one things began to change, many local organizers began the work of dismantling autonomous cooperation. Many committees were formed, power grabs began and undemocratic decisions for the camp were made, often excluding many of the people putting in hard work to make the camp function; despite all this the spirit of the camp maintained. Towards the end of the first week the state sent its lackeys to intimidate the camp with vague possibilities of federal charges. This information was delivered to a small group of organizers, gate-kept by some and slowly filtered out by others, leaving the bulk of the camp unable to give informed consent to the actions they were participating in. This is really the moment the shift in the camp occurred. People became nervous and the revolutionary spirit began to disappear. Whether this was a deliberate attempt by the State to dampen our resolve or a genuine attempt to help is still up for debate.
After the fear had entered camp there continued to be splits between militant factions and reformists. There was grumblings about some of the very anarchists who started the occupation somehow putting others at risk. This couldn’t be further from the truth as the anarchists here were the first to put their bodies between the pigs and the protesters.
The second week of occupation carried on but tensions in the camp continued to grow. Towards the end of the second week the ICE pigs swept the driveway and entrances in front of their building, arresting nine brave comrades. After the sweep there was a face off with the pigs that to some extent is ongoing. The camp carries on today but ICE is back to business as usual, with riot clad agents surrounding the building, and snipers on the roof.
There’s a lot to learn from this action, and it should be acknowledged that this is only part of an ongoing struggle against State power. The PDX ICE occupation was an integral part in kicking off widespread anti-ICE actions across the country, including weak-kneed politicians calling for the abolishment of ICE for the first time. This is obviously just a first strike and the war will continue to evolve and gain strength.
The greatest takeaway was seeing community members work in solidarity, with no formal structure to build a thriving commune. This can absolutely be replicated on a large scale and is a vision into what a better world could look like. This also showed how a small group of revolutionaries can shut down government business operations. More critically, we should learn from the downfalls. When organizers begin to take up to much space and gate-keep information they effectively build power structures that we are all meant to be in opposition to. When you become the cops you are fighting you have defeated your own revolution. All that being said I’m still in support of all the folks that continue to sleep on stolen land next to the ICE building but for this movement to succeed we will need to grow, adapt, disrupt, and stay rowdy.
Alors que les banlieues de Nantes s’embrasent, à NDDL, des barricades sont montées et brûlées sur les routes, au niveau de l’ancien domaine du Lama Fâché, première construction détruite, d’abord le 25 janvier, puis le 9 avril. C’est ce lieu hautement symbolique qu’ont choisi un certain nombre d’individus pour exprimer la colère qu’ils ont ressentie suite aux évènements de la soirée.
Hier, mardi 3 juillet, un jeune homme a été assassiné par un CRS à Nantes, dans le quarier du Breil. Une compagnie de CRS y avait été déplacée il y a deux semaines, et le quartier est depuis sous occupation policière. Au cours de l’un des nombreux contrôles routiers qui y ont lieu, un CRS a tiré à plusieurs reprises sur le jeune homme de 22 ans, qui tentait de leur échapper. Il est mort dans sa voiture, touché à la carotide.
Les violences policières sont quotidiennes, partculièrement dirigées vers les milieux populaires, et sur tout.e.s celles et ceux qui refusent de se plier à l’ordre qui leur est imposé. Cet ordre légitime le racisme et toutes les autres formes d’opression pour maîtriser ce qui lui échappe. Banlieues, Zad’s, squats, occupations, campements d’exilé.e.s, sont autant de lieux frappés par l’Etat et sa haine systématique de ce qui lui est étranger.
Rémi et Adama assassinés, Théo ou Maxime mutilés, ne sont que des exemples de cette violence quotidienne et institutionnelle.
Pour que les feux de joie, de rage et de révolte se propagent dans toutes les prairies, rues et banlieues de france: Ni oubli ni pardon.
Redoine Faïd, braqueur à répétition et amateur de cavales, vient de s’évader par hélicoptère de la prison de Réau, ce dimanche à 11h20. Dijoncter.info revient sur une existence affranchie et inspirée des meilleurs films de gangster.
« C’est un de ces gangsters très déterminés, et complétement obsédés par la liberté. » - France Info
Redoine Faïd est né à Creil, le 10 mai 1972, il grandit dans le quartier Guynemer. Très tôt il se passionne pour les films de gangsters. À neuf ans il fait son premier casse avec trois potes, inspiré par Sleepers, à douze ans il décide d’en faire son métier. En 1990 il est en terminale, durant ses heures de cours il braque une agence du Crédit du Nord et fait sa première garde-à-vue.
Son premier coup médiatique a lieu le 20 décembre 1995. Il prend en otage la famille du directeur de la BNP de Creil pour le forcer à ouvrir les coffres. Inspirés par Point Break, lui et ses complices portent des masques de politiciens. Initié par Heat, qu’il a vu des centaines de fois, il braque un fourgon blindé à Villepinte en 1997.
Jusque là il échappe aux condés mais il est arrêté en décembre 1998 et condamné à 18 ans de prison pour vol à main armée.
Sa peine est réduite pour bonne conduite, il sort en conditionnelle en 2009. C’est l’occasion pour lui de publier un livre l’année suivante : Braqueur : des cités au grand banditisme. Il en profite pour faire des plateaux télés et confesser sa passion pour le cinéma : Guet-Apens, Scarface, Heat, c’est grâce à ces films qu’il a tout appris, en les visionnant des dizaines de fois.
Un jeune homme de 22 ans est mort, mardi 3 juillet au soir, à Nantes, après avoir été touché par une balle tirée par un policier. Ce décès a provoqué une vague de violences dans trois quartiers de la ville.
Les faits se sont déroulés vers 20 h 30 lors d’un « contrôle diligenté par un équipage de CRS suite à des infractions commises par un véhicule » dans le quartier de Breil, a déclaré sur place à la presse Jean-Christophe Bertrand, directeur départemental de la sécurité publique. L’identité de l’automobiliste n’étant « pas claire, les CRS ont reçu pour ordre de ramener le conducteur » au commissariat. « Le conducteur, faisant mine de sortir de son véhicule, a percuté un fonctionnaire de police », qui a été légèrement blessé aux genoux, précise M. Bertrand. « Un de ses collègues a fait feu et a touché le jeune homme, qui est malheureusement décédé », a-t-il déclaré. Selon des sources policières, le jeune homme aurait été touché à la carotide et serait mort à son arrivée à l’hôpital. […]
L’annonce de la mort du jeune homme a aussitôt déclenché des heurts dans le quartier Breil-Barberie, opposant les forces de l’ordre à des personnes armées de cocktails Molotov, selon une source policière, qui précise que des voitures ont été incendiées. Le quotidien Ouest-France rapporte notamment que « la maison des associations [était] en feu » et qu’au cours de la soirée « plusieurs détonations ont retenti ». Ce drame a été aussi « le point de départ d’autres violences urbaines dans d’autres quartiers sensibles de Nantes », à Malakoff et aux Dervallières, a précisé Jean-Christophe Bertrand. Aux Dervallières, la mairie annexe et la maison de la justice et du droit, situées dans le même bâtiment, ont été touchées. Les pompiers étaient encore en intervention pour éteindre les flammes vers 3 heures du matin, mercredi.
Johanna Rolland, maire socialiste de Nantes, est arrivée peu avant 2 h 30 aux Dervallières. « Mes premières pensées vont à ce jeune homme mort, à sa famille, à tous les habitants de ce quartier, de nos quartiers », a-t-elle déclaré. « La police et la justice dans son indépendance devront faire la clarté et la plus totale des transparences sur ce qui s’est passé ce soir », « mais l’urgence ce soir, c’est l’appel au calme dans nos quartiers. »
La situation semblait apaisée peu avant 3 heures dans les trois quartiers touchés par les violences. Il n’y a pas eu d’interpellation, selon une source policière. Près de 200 policiers sont mobilisés, précise la direction départementale de la sécurité publique. […]
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Deux commissariats de police dégradés
20 Minutes / mercredi 4 juillet 2018
[…] Deux postes de police nantais ont été victimes de dégradations volontaires dans la nuit de mardi à mercredi, rapporte la police nationale. Des tags ont en effet été inscrits sur l’un des murs du poste de police de Chantenay, à l’ouest de Nantes, entre 21h et 9h. Le ou les auteurs ont écrit le mot « assassins » en grosses lettres noirs.
Au nord de Nantes, le poste de police de la Beaujoire a également été endommagé par un incendie volontaire. Le feu, déclenché dans l’entrée principale, a dégradé le rideau métallique et une partie de la façade. Une enquête a été ouverte. […]
En Théorie le soulèvement n’aura pas lieu. Le savoir c’est bien, les armes c’est mieux.
Ce texte sera écrit au je puisque je ne parlerais pour personne d’autre que moi. Ce texte porte une critique des politiques d’identités, des postures, des opinions et de l’intégration. Ce texte tente de proposer une autre position dans les débats stériles entre deux « partis » qui ont achever de me filer la gerbe. pour me situer de façon flou je suis queer et métissée.
J’emmerde l’intégration. Me battre contre le patriarcat signifie me battre contre le monde qui le produit et donc les Etats, les frontières, les prisons, l’exploitation du vivant, les polices, la justice, les religions et particulièrement monothéistes (je ne hais pas nécessairement pour autant toute personne croyan.te) la technologie, le nucléaire et tant d’autres choses encore. Il me semble nécessaire de me battre contre toute les dominations. Recrée des catégories à l’infini pour pouvoir se sentir mieux dans ce monde faites-le si vous avez besoin avec vos trois potes. Mais porter un discours public constamment sur ces questions sans prendre en considération le pink-washing actuellement à l’Oeuvre dans les Etats occidentaux, en Israel, dans certains pays arabe et partout dans le monde c’est se tirer une balle dans l’oeil. Si on passait moins de temps à se regarder le nombril et à attaquer sans médiation ce monde de merde, ainsi que les mascus et les agresseureuses qui reconnaissent pas leur merde ptet que ça changerait pas tant mais au moins on se sentirait fort.e.s. et on ferait peur à quelques un.e.s.
Tendre à la destruction des identités et du monde qui produit le besoin de s’y réfugier est selon moi la seule perspective constructive et « révolutionnaire ».
J’utilise le mot révolutionnaire comme une tension, je ne suis pas sûre de croire encore à la révolution. Mais je crois en la révolte.
Si j’utilise le terme métissée pour me définir c’est pour éviter le terme racisé (qui me semble gommer nos différences et créer une « unité ») c’est pas pour autant que je cracherais sur tou.TE.s celleux qui utilisent racisé mais ça ne me parle pas. J’ai l’impression qu’on gomme certains racismes. Qu’on parle trop peu souvent par exemple du racisme que les polonais, les albanais ou les roumains se prennent dans la gueule en France. Ou de la colonisation des arabes sur les tribus amazigh (berbères et kabyles du Maghreb notamment) ou des Turcs sur les balkans, les arméniens les alavis. Quand j’utilise le mot queer et métissée au début de ce texte c’est aussi parce que je me sens obligée par des années de militantisme de merde à me situer. Si je le fais aujourd’hui peut-être que je ne le ferais jamais plus.
Au passage j’ai une haine encore plus profonde pour les « anti-racialistes » parce qu’ils participent à la construction d’un parti à adopter (le leur ou l’autre) et aux renforcements du besoin d’identité. Moi aussi à des moments j’ai eu envie de me dire racisé ou je l’ai fait. Pour balancer à ta gueule de blanc.he que parfois on vit pas les mêmes réalités. Et si tu me laisses de la place pour l’écoute j’aurais pas besoin d’étiquettes dans lesquelles m’enfermer.
Quand à toi compagnon.ne, ami.e, affine, avec qui j’aimerais peut-être partager des bouts de chemin et de vie. Toi qui rejette l’apparition de nouveaux mots comme « racisé » mais a aussi rejeter à une époque des morceaux intéressant selon moi du féminisme. Toi Anarchiste qui parle aussi d’attaquer le patriarcat et prends en compte le racisme ambiant. Toi qui veut partir de la révolte individuelle et partager et de la libre association. Toi qui m’a apporté dans des discussions des idées que j’utilise aujourd’hui pour complexifier ma pensée. J’aimerais te demander de complexifier aussi la tienne. Tenter de te faire comprendre pourquoi, parfois, moi ou d’autres, nous avons besoin de te balancer nos différences à la gueule. Tenter de te faire comprendre pourquoi si je veux tendre à la destruction des identités, je veux comprendre la tentation de s’y réfugier. Sans cautionner cette tentation je veux tenter d’être bienveillant.E.s avec celles et ceux qui à force de coups de bâtons et d’universalisme ont pris une route inverse mais continuer de lutter contre les dominations et concentre parfois plus d’énergie sur celles qu’ielles se prennent dans la gueule : le racisme et le patriarcat. Toi qui dit que l’identité c’est de la merde mais utilise constamment les mots « femmes » et « hommes » quand tu parles de lutte contre le patriarcat. Comme si ces mots n’était pas aussi des identités et des constructions sociales. Comme si anarchiste n’était pas aussi un raccourci et une étiquette. J’ai envie de te partager ma rage et ma colère, de te la faire sentir, de faire des échos peut-être sans que tu projette ton toi sur moi car chaque être humain.e est unique et que c’est ce qui te met en mouvement et en révolte, toi, individu.e que je veux tenter de comprendre et de rencontrer.
En ce moment j’ai la haine du masculinisme et du patriarcat. J’ai aussi la haine de certains féminismes. Qui ont mis dans le crâne des copains qu’il fallait être pro-féministe. Et c’est leur responsabilité individuelle de l’être ou de n’être que ça mais pas seulement. Pourquoi pas rejeter dès aujourd’hui la complicité masculine, ouvrir sa gueule quand on entend des phrases, des mots, des insultes sexistes où qu’on voit des comportements de merde auxquels personnes ne réagis et tenter de le faire autrement que comme un gros gars. Prendre position sans pour autant jouer les chevaliers c’est possible chers amis garçons. S’occuper de créer du conflit « côté homme » dans la prison du genre
J’ai aussi la haine des féminismes qui applique des manuels de justice collective et condamne tous les agresseurs de façon unanimes sans prendre en compte la spécificité de chaque situation et la volonté parfois sincère de changement d’une personne qui agresse. Qui demande de prendre parti. Qui, si je tente de porter du conflit à une personne que je vois et côtoie pour lui dire qu’il a fait de la merde et que si ielle est prêt.e à s’en rendre compte je suis prête à en discuter, diront que je suis a mettre dans le mauvais sac parce que je traine « avec un.e agresseur.e ». Pourtant si toi personne cible (ou pas d’ailleurs) voulait lui casser la gueule peut-être que je ne le ferait pas avec toi mais je te comprendrais. A chacun.e sa manière de gérer ces situations, il n’y a pas de parti à prendre mais une multitude de positions. Certaines me parleront d’autres non. Puis qui n’a jamais dépassé les limites d’une personne ? Je dis ça tout en voulant prendre en compte que grandir dans le genre féminin dans un monde patriarcal c’est très souvent s’en prendre plein la gueule, vivre potentiellement des viols et quasi-systématiquement des agressions. Et que c’est moins le cas quand on se construit en tant qu’homme.
Ces temps ci je ne me sens pas super bien avec les hommes « cis-hétéro » et parfois « cis-bi ». Dernièrement j’ai l’impression d’avoir énormément discuter de patriarcat avec des copines et parfois des copains et notamment de vécu d’agressions et de mec qui déconne dans les relations. Y’a quelques semaines j’ai dormi avec un ami/amant et je me suis tapé ce truc purement banal d’être touché en pleine nuit et de faire semblant de dormir et d’attendre que ça passe. J’ai envie de régler mes compte seule avec lui et je pensais que j’avais pas de grosse colère mais à force de causer de tous ça la colère monte un peu et je me rends compte que ça laisse tout de même des ptites traces dans ma psyché et dans mon corps notamment sur le pourquoi je galère à partager de la sexualité avec des hommes cis et donc à entretenir des histoires « physico-sentimentale » qui durent dans le temps avec eux. Et c’est ptet plus chaud dans mes projections mentales avec des copains PD que des copains bi qui découvrent et ou je me sens plus à l’aise parce que je sens moins d’enjeu autour de la pénétration. Après c’est plus moi qui morfle dans ses relations quand c’est juste de la curiosité et que les gens prennent pas en compte mes potentielles attentes affectives derrière. Je crois que les hormones ça me fait du sens là dessus aussi, sur la diminution de ma propre libido. Ma transidentité c’est beaucoup un rejet total de ma classe de genre. La seule certitude que j’ai c’est que je ne veux être une « traitre » au genre qui m’a été assigné à la naissance et c’est pas théorique. C’est viscéral.
Revenir par où j’habite récemment avec un.e pote déviant.e aux normes de genre ça me fait me rendre compte à quel point les personne moins opprimées par ces normes, même ami.e.s, compagnons et compagnonnes prennent rarement position face à la cishétéronorme. Se retrouver à déserter un cercle de danse folk parce que trop genré et de ramasser un.e ami.e en pleur parce qu’elle aime danser mais qu’il peut pas supporter la réassignation permanente à son genre de naissance. Et voir les copains rester danser, pas très bien et le reste du monde se marrer. Le pire c’est que c’est juste banal et anodin. Me faire pacifier quand je m’énerve sur un bourré relou qui veut absolument me parler et continue après 5 « j’ai pas envie de te parler ».Je crois aussi que ça fait plusieurs jours que je me prends des retours de bâtons assez trash dans la gueule. Parce que je m’écrase pas.
Demander à un type qui m’a fait chier moi en me poussant et en me touchant sans mon consentement mais à fait la même voir pire avec plein d’autres copines de se barrer d’un espace. Le voir faire sa victime pendant trois heures. voir d’autres personnes venir me/nous causer parce qu’il les a fait chier aussi. Se faire mégenrer continuellement et se faire sortir un trou du cul à la fin. Sortir avec une bouteille en verre dans ma main. Le pousser et lui dire maintenant tu dégages une dizaine de fois et pas mettre un seul coup tout en me sentant forte et la possibilité de porter cette conflictualité là. et me prendre derrière quelque chose d’une personne cis hétéra en couple qui me fait sentir que je suis trop aggressive à son goût. Et qu’en plus je suis né homme je devrais pas prendre trop de place. Merde. J’ai commencé à réagir aux hommes quand le mot queer m’est apparu comme une chouette possibilité de me définir et que je me suis dis que je voulais pas être pro-féministe mais anti-masculiniste. Toute ma vie je me suis écrasée, devant mon père, devant mon grand frère, devant tous les mecs qui m’ont menacés physiquement avec plus ou moins l’envie de vraiment mettre des coups derrière, en fermant ma gueule quand j’entendais des ptites remarques de sales con pour ne pas participer mais j’ai fini par me rendre compte que mon silence était complice et que je pouvais parfois avoir la force de réagir.
Dernièrement j’ai fait la manche dans le métro en faisant du rap et j’ai traîné dans les rues d’une grande ville en me trimbalant mes bouts de transidentité bien visibles. Le rap et la manche ça me permettait de me sentir bien de faire mes trajets en sécurité. De capter les regards complices et sincères de celles et ceux qui prennent aussi ce monde dans la gueule. Des fois je me dis qu’on est bien plus qu’on ne le crois a avoir les yeux ouverts sur ce qui se passe mais qu’il y a tant de personnes seules et isol.é.es. Et je me suis rien pris de la rue à part des sales regards (même si ça m’ait arrivé à d’autres moments de me faire agresser parce que je suis trans). Un gars qui zone et prend du crack vient me demander si je suis un garçon ou une fille. Je lui répond que je suis pas et veux pas être un garçon mais que sinon je sais pas trop. Il me répond on s’en fout de toute façon on est des humaines et écoute avec attention les textes de rap que je pose. Notre rencontre se fini par un merci déposé avec un regard sincère parce que les paroles touchent. Un jeune qu’à arrêter le lycée, croisé quelques heures dans un café « aux enfants », rebeuh qui vit en cité qui capte assez vite mon elle, se trompe souvent (mon refre euh ma roeus) mais se reprend et on fini par convenir de mon roeus comme surnom. Au passage j’emmerde le mépris de classe qui croit que les gens d’autres « cultures » sont pas apte à comprendre ces choses là. Ca dépendra juste des individus encore une fois.
Une personne « jeune » croisée dans le train qui me raconte une GAV parce qu’elle a écrasée sa clope sur la gueule d’un flic qui l’étranglait pendant une manif. Elle était mineure à ce moment. Lui parler d’aller un peu au conflit si on croise des ontrôleurs, elle qui me répond en souriant « si tu veux j’ai deux opinels dans mon sac » et en la voyant certains pourraient préjuger d’une personne un peu hippie probablement.
Se rendre compte comme c’est simple de faire peur à des sales types en costard. Juste avec des mots. Les voir s’écraser devant ta colère.
Je cherche les yeux qui se reconnaissent Ouvert et conscient de la laisse qui nous agresse arrachons le collier pour devenir la lie Anormales qui recherchent, à tâtons, la vie.
Ma folie aussi c’est ce monde qui la génère. Cette alternance entre la presque mort et la vie yeux grands ouverts. Ma presque mort c’est la carapace qui s’enclenche toute seule à force de coups de bâtons. Et parfois l’interrupteur pour rallumer la lumière dans ce vide obscur est dur à trouver. Mais l’autre état et l’autre partie de moi finit toujours par revenir. Et je pourrais me coller le symptôme bipolaire. Mais c’est ce monde qui me rend folle ! Et je suis bien contente de l’être pour la partie yeux ouvert et je tente de chercher un équilibre qui me permettra de maintenir cet état.
Je galère à écrire des textes pour des journaux anarchistes. Je galère à écrire de la théorie voir même à en lire. Souvent ça me parle pas, c’est pas sensible, je voudrais voir plus de je et moins de nous. Mon envie de révolte est viscérale et pas théorique.
J’ai jamais eu autant de proches qui sont passées par la taule et/ou qui se prennent la justice dans la gueule et/ou qui décident de partir. J’ai jamais eu autant la haine contre ce monde.
Parfois la tentation nihiliste est très présente. Foncer en avant vers ma propre destruction tout en attaquant ce qui m’oppresse. Tenter de situer la rage… en faire quelque chose, comme une tension vers la révolte, individuelle et en libre association. Puisqu’on y est je porte une critique contre le terme anarchisme de praxis. Ca me parle pas. Comme si les gens qui voulaient pas rentrer dans ce mot faisaient rien d’autre que penser. Puis ça vient mettre tout un enjeu autour de l’agir spectaculaire qui m’énerve un peu. Y’a des milliers de gestes qui peuvent nous faire du bien et attaquer tous les pouvoir. Je porte la même chose contre d’autres anarchistes quand j’ai l’impression d’avoir le manuel de Bonanno en face de moi. On est pas des guerrières et des guerriers tous les jours. On morfle et si on arrive à se relever c’est aussi parce que y’en a d’autres qui nous tendent des béquilles.
Je me rends compte que les coups de filet répressifs un peu partout quelque part ça renforce des liens quand ils sont déjà suffisamment solide. Que certaines personnes sortent de taules avec plus de rage encore que quand elles étaient rentrées. Que quelque part tant qu’on sera pas morte j’ai l’espoir qu’on continuera de se battre. A chacun.e ses manières en fonction du moment tant que ça attaque tous les pouvoirs et que ça vient pas s’opposer à la violence de celles et ceux qui se sentent de la porter. Et les moments où c’est pas possible et où faut de la place pour du soin dans nos vie seront nombreux. Et je sent aussi cette attention et cette tension au soin qui se développe entre compagnons et compagnonnes même si je peux pas m’empêcher d’avoir l’impression que là dedans y’a aussi des dynamiques assez genrés.
Même si ce monde de merde et celleux qui l’entretiennent réussissent à nous fragiliser parfois, Si il voulait nous détruire j’ai l’impression que c’est souvent raté.
Ne les laissons pas nous voler nos sourires.
J’ai trop souvent l’impression de voir deux blocs idéologiques s’affronter.
Je ne veux pas de vos postures mais je veux bien de vos positions si elles me parlent.
Je veux pouvoir préserver mon anonymat quand j’écris et pas avoir besoin de me situer toutes les deux secondes pour pas choquer.
J’ai plus avoir avec le braqueur/bandit social (et encore plus avec la braqueuse queer qu’on se le dise) qu’avec la plupart (voir l’intégralité) des lgbtiqa+ puisque toute ces cases viennent de petit.e.s bourgeois.e.s, bobo et de théoriciennes de l’intelligentsia. En disant ça j’oppose lgbtiqa+ aux queers et TPG dont je me sens parfois plus proche. Quand j’ai commencé à me dire trans j’aurais pu aller vers une communauté. Mais j’étais sûrement suffisamment bien entourée pour ne pas en avoir besoin.
Je me demande parfois ce qui cloche aujourd’hui dans le côté nombriliste de vos milieux dont j’ai fait partie mais que je déserte désormais. Tout le monde veut rester dans son confort, si peu mettent leur vie en jeu. Et si moi aussi je suis souvent renfermée en moi même j’apporterais toujours mon soutien à celles et ceux qui attaque tous les pouvoir. Même si il y a de la violence envers des individus, du moment que les individus attaqués sont aussi des vecteurs du pouvoir.
Les anarchistes des années du 19ème et du 20ème jusqu’à il y a peu avaient identifiés les ennemis. Posaient des bombes, faisaient de l’agitation dans la rue, flinguaient des flics et des bourgeois, des rois, des politicien.ne.s. Les personnes qui luttaient pour se libérer du joug des colons attaquaient ces colons, pillaient et brûlaient leurs maisons et attaquaient parfois même leurs ennemis à l’intérieur de la révolution, futurs chefs, présidents dictateurs et nationalistes de tout poils.Et si le contexte n’est pas le même les ennemis sont toujours là et sont toujours les mêmes. Ils affichent juste un sourire de façade pour mieux nous écraser.
Mort à la démocratie, mort aux Etats, mort au patriarcat, mort à la justice, mort à la police, mort aux milieux, mort à l’unité, mort à l’intégration, mort aux gauchismes, mort aux stratèges, mort à la militance (ça ressemble trop à politicien.ne) et aux féminismes blanc et bourgeois, Mort à la norme, mort aux bourgeois.e.s, mort à l’Adulte, aux exploiteureuse de toutes sortes et à celles et ceux qui veulent imposer des religions par la force !
Etre ou ne pas être telle est ma question
Dire merde à ceux qui croient savoir telle est ma réponse.
Si t’es juge (même administratif du côté des sans papier), journaliste, prof, ou doctorant.e on est pas du même côté de la barricade. et ptêt qu’il y’en a plus que deux. Mais t’étonnes pas si tu finis par être identifiée comme une ennemi.e. Toi qui dit que la violence ne changera rien. Toi thésard/thésarde qui écrit des textes sur nos vies et sur nos morts et les donnent sans même t’en rendre compte parfois à l’État et aux flics lui permettant de mieux faire son travail. Toi qui écrit des bouquins chez des éditeurs connus et te fait du fric sur nos luttes, sur nos vies et sur nos morts. Toi le stratège bourgeois héritier qui milite au CMDO, au comité invisible ou tournant autour de ces déchets. Toi qui ne prend pas position dans le combat pour la liberté. Ton silence est complice.
Crève l’universalisme. Crève les pouvoirs.
Créer des cases c’est choisir ses cages. Et c’est tous les barreaux que j’aspire à scier.
Dégagez de ma vie avec vos débats stériles et allez vous regarder le nombril ailleurs s’il vous plait. Et s’il ne vous plaît pas peut-être qu’un jour quelques anarcho-queers vénères viendront vous attaquer verbalement ou physiquement. Et faudra pas s’étonner. J’ai déjà quelques cibles en tête, Ils se reconnaitront peut-être.
L’opinion est désarmée. L’idée est armée.
Pour que nos idées ne soit plus des mots lancés dans le vent mais un feu brûlant et tant mieux si tu trouves ça inquiétant.
Je rêve de voir ce monde en cendre pour qu’on puisse enfin y danser ensemble
Je veux des ami.e.s et des compagnon.ne.s pas une communauté.
Une anonyme, une singulière.
Avec rage et tendresse.
Un mail pour écrire, réagir, proposer de publier, critiquer, et pourquoi pas participer à une brochure avec des textes au je qui tournerait autour de ces thématiques : unoceanderage@riseup.net si possible envoyez une clé pgp public ! (ça me va aussi de communiquer sans). Par ailleurs si le texte est réapproprié par des sites où il n’a pas été publié à l’origine j’aimerais qu’il soit publié dans son intégralité. Dans un souci de transparence.
Quelques textes qui ont nourri ma pensée à ces sujets pour certains il y’a plus ou moins longtemps et pas relu depuis.
Chroniques au bord de l’amer : https://infokiosques.net/lire.php?id_article=1139
Queer ultraviolence (aussi à voler (ou acheter…) en librairie en format augmenter sous le titre : Vers la plus queer des insurrections aux éditions Libertalia) : https://infokiosques.net/spip.php?article1021
Dangerous space : https://www.infokiosques.net/spip.php?article1431
Nous sommes touTEs des agresseurEs, nous sommes touTEs des survivantEs : https://infokiosques.net/lire.php?id_article=1176
Nihilisme du genre un anti-manifeste (attention celle ci à des côtés imbuvables j’ai du m’y reprendre à 3 fois et à plusieurs cerveaux et j’ai pas encore tout capter je pense) : https://breakdown.noblogs.org/post/2017/05/03/nihilisme-du-genre-un-anti-manifeste/
Contre le genre, contre la société : https://breakdown.noblogs.org/post/2017/05/03/contre-le-genre-contre-la-societe/
Consentement : un truc… de pédés ? : https://infokiosques.net/spip.php?article1067
[A]u petit matin du 8 novembre, les riverains des quais du Commerce et de la Gendarmerie découvraient des slogans peints à la hâte sur chaque mur. Morceaux choisis : « Venez réclamer l’argent que les riches vous ont volé » à l’entrée de la Caf, une institution par ailleurs accusée d’être « responsable de la concurrence des pauvres ».
Sur les murs de l’écoquartier et de Terre d’Opale habitat, on trouvait des messages en faveur des migrants- « no one is illegal »- et contre la police. Le ou les auteurs n’avaient pas été interpellés sur le moment, mais les enquêteurs ont fini par identifier un homme d’une trentaine d’années, connu pour être très impliqué dans le milieu anti-fasciste calaisien.
Ce n’est pas une quelconque vidéosurveillance, mais des traces ADN retrouvées par la police qui auraient mené à son identification. D’après trois sources différentes proches de l’enquête, il aurait été entendu début juin et aurait reconnu les faits et assuré avoir agi seul. Ce que les enquêteurs ont un peu de mal à croire vu l’ampleur des dégradations, mais le suspect n’aurait donné aucun autre nom. Il est aussi soupçonné d’avoir commis des dégradations sur des vitrines rue Royale la même nuit et aurait été fortement alcoolisé au moment des faits. Il devrait être convoqué devant la Justice après la rentrée. Le parquet de Boulogne-sur-Mer n’était pas en mesure, hier soir, de confirmer l’identité ni les aveux de ce suspect.
La République des Pyrénées / vendredi 29 juin 2018
Vers 11 heures ce vendredi, 11 détenus de la Maison d’arrêt de Tarbes ont refusé de réintégrer leurs cellules à l’issue de la promenade. […] L’administration pénitentiaire a eu recours aux Eris (équipes régionales d’intervention et de sécurité), les forces spécialisées dans le maintien de l’ordre dans les lieux de détention. Tout serait rentré dans l’ordre aux alentours de 13h30. Selon le procureur de la République de Tarbes, cité par La Dépêche du Midi, « on ne peut pas parler de mutinerie. Les détenus réclamaient un assouplissement du régime de détention ».
En l’occurrence, toujours selon le syndicat FO pénitentiaire, la possibilité de se rendre en promenade… en short. Il ne devrait pas y avoir de suite judiciaire à cet incident, indique encore le parquet, mais des sanctions administratives devaient être prises : les « meneurs » de ce mouvement de grogne devraient être transférés vers d’autres établissements par les Eris.
Entre le 27 et le 29 juin 2018, les mesures répressives imposées aux compagnx ont changé : Giada, Toxina, Fabi et Anto Lecce ont été liberé.es de l’obligation de signature quotidienne.Anto, Pise et Kam sont encore introuvables et cela ne change donc rien à leur situation.Greg a été libéré de l’assignation à résidence, il reste avec une interdiction de résidence sur Turin.Rappelons qu’en première instance en février 2018 une condamnation d’un an et trois mois avait été prononcée pour tuttx. Le procès d’appel devrait avoir lieu en novembre.
Le 1er juillet, le groupe d’extrême droite La Meute avait prévu de tenir sa « plus grande et meilleure manif » à Montréal. Des antifascistes les ont encerclés et empêchés de marcher en les gardant coincés entre deux coins de rue.
Comme à chaque fois dans de pareilles circonstances, l’État et ses flics n’hésiteront pas à dissimuler les faits ou à justifier un énième meurtre dont ils sont les seuls responsables : ils tenteront de justifier sa mort en affirmant que c’était un voyou, un criminel qui subvenait à ses besoins par les chemins de l’illégalité, qu’il a cherché à tuer un flic en l’écrasant… Nous répondons d’une part qu’on se fout de la vie de ces flics qui pourrissent notre existence en permanence. D’ailleurs, ne sont-ils pas payer à recevoir (un peu de) la violence sociale qu’ils exercent au quotidien ? D’autre part, ce sont les riches et l’État qui définissent dans ce monde ce qui est légal ou pas, ce qui est bien ou mal, ce qui est punissable ou pas. On se fout également de savoir s’il serait considéré « innocent » ou « coupable » : ces termes ne sont pas les nôtres et nous refusons de parler le langage du pouvoir et de sa justice.
S’en est suivie une révolte dans plusieurs quartiers nantais. Les flammes et les caillasses ont brisé la paix sociale tant souhaitée par les assoc’ et autres travailleurs sociaux. Des bâtiments de l’État et du Capital (annexe de la mairie, bibliothèque, Maison des Associations, centre commercial…) ont été livrés aux flammes vengeresses, des rangées d’uniformes casqués se sont en retour mangé pierres et cocktails Molotov. Pas de banderoles ni de tracts. Parce que quoi de plus audible dans de pareilles circonstances que de parler le langage de la révolte contre tout ce qui nous opprime ?
Où la police sévit est piétiné toute dignité humaine. Son action quotidienne renforce notre aversion pour cette institution. Elle marque la chair, incarcère, tue. Elle ne sait que briser des vies.
Alors quoi de plus naturel que d’éprouver une haine viscérale pour ces brutes en uniforme et de leur rendre la monnaie de leur pièce au moment venu ? Elles qui ont fait le choix de défendre coûte que coûte les riches et les dominants, de se défouler et de s’acharner sur celles et ceux qui galèrent, n’ont pas les bons papiers ou le bon faciès, qui trouvent des subterfuges (illégaux) pour survivre ou se lancent dans l’arène incertaine de l’émeute.
Mais comme après chaque assassinat policier, des voix s’élèveront à la fois pour ramener le calme, que ce soit à travers celles de la sacro-sainte famille de la victime, des mères ou des grands frères, des chefs religieux et communautaires qui veulent nous faire accepter cette misère mortifère sans broncher, en brisant les éclats d’individualités sauvages et révoltées, mais aussi pour réclamer justice, ce qui consiste à demander à l’État de reconnaître un crime et/ou de punir le flic à la gâchette facile, alors même que c’est l’État qui l’a armé et lui a étendu ses possibilités de « légitime défense », l’a mandaté pour faire respecter son autorité. N’attendons rien de la part de l’État. Quant à la vérité, on la connaît depuis trop longtemps : l’État et sa police sera toujours l’ultime rempart à un monde de liberté.
C’est en faisant table rase de ce système de domination (police, justice, travail, prison, propriété, argent…) que nous pourrons enfin vivre vraiment.
En attendant, soufflons sur les braises de toute révolte contre la police et le monde qu’elle défend !
QUE CE MONDE D’AUTORITE REPOSE EN CENDRES !
Le PDF ici: https://grenoble.indymedia.org/2018-07-05-ETErnel-recommencement
Le collège Henry Bordeaux de Cognin et le gymnase municipal attenant ont été tagués dans la nuit de lundi à mardi. De multiples messages, inscrits en rouge, proférant des injures contre la maire, Florence Vallin-Balas, la police, la brigade anticriminalité (BAC) et autres, avec un numéro de plaque d’immatriculation (susceptible d’être d’un de leur véhicule) étaient inscrits sur les murs, l’ascenseur, les volets et les baies vitrées du rez-de-chaussée.
De la rubalise avait été installée, le matin, pour empêcher l’accès de la cour aux collégiens. La police a été prévenue. Elle est venue constater les faits. Depuis deux mois, les actes de vandalisme ont repris à Cognin, après une accalmie d’un an. Fin mai, quatre voitures avaient été brûlées chemin du Forezan. Fin avril, des palettes avaient même été posées et incendiées devant l’entrée de la mairie, et des commerces avaient été dégradés. Les images de la vidéosurveillance de la ville avaient été remises aux enquêteurs de la police. Les enquêtes sont toujours en cours. […]
À 22 h 30, la situation s’est tendue dans certains quartiers nantais, ce mercredi 4 juillet, après un moment d’accalmie. De Bellevue à Malakoff, mais aussi au Breil ou aux Dervallières, de nombreux feux de poubelles et de véhicules ont été constatés. Onze personnes ont été interpellées par la police dans la nuit de mercredi à jeudi, dont quatre mineurs et quatre hommes cagoulés [La plupart ont été arrêtées dans le quartier du Breil; 20 Minutes, 05.07.2018]. Ils sont soupçonnés d’être impliqués dans le tir d’une balle de 22 long rifle sur le casque d’un policier. Le policier n’a pas été blessé. La plupart des interpellations ont été effetuées dans le quartier du Breil où a été tué ce mardi soir Abubakar, 22 ans, lors d’un contrôle de police.
La situation reste tendue dans ce quartier. La police a été relayée par les gendarmes mobiles dans le quartier. Les militaires ont reçu des cailloux, et toutes sortes de projectiles. Une voiture a été incendiée aux alentours de 23 h 30.
Dans d’autres quartiers, des foyers d’incendie ont été allumés : des voitures ont pris feu à Rezé, quartier du Château, où la tension est encore palpable, avec énormément d’habitants dehors, tard ce soir. Trois détonations ont été entendues.
Trois véhicules ont été placés au milieu du boulevard Jean-Ingres où ils ont été incendiés. Vers 1h15, les pompiers avaient pu éteindre les flammes. Plus d’une dizaine de camions des forces de l’ordre bloquent l’accès au quartier des Dervallières.
Dans ce quartier des Dervallières, la situation s’échauffait sensiblement vers 0h30. Une trentaines de personnes, dont certaines munies de barres de fer, cassaient tout ce qui avait pu échapper aux incendies de la veille. Les forces de l’ordre ont répliqué avec des tirs de gaz lacrymogène.
Vers 1h30, la situation semblait toujours délicate, avec d’importantes flammes visibles dans le quartier, où des cocktails Molotov auraient été utilisés. Le parking du supermarché Aldi, qui se trouve à proximité des commerces déjà visés mardi, a été touché à son tour. Une dizaine de voitures y ont brûlé. L’atelier de bricolage le ressort, situé à côté de la maison de la justice et du droit, a quant à lui été détruit par les flammes.
A Bellevue, outre les containers incendiés, les forces de l’ordre, présentes en nombre, ont été caillassées. Des feux de poubelle ont également été rapidement maîtrisés devant la poste, place Mendès-France. Devant le bâtiment, dont la façade à été la cible de projectiles, des débris et restes de bouteilles jonchent le sol. Du côté de la place des Lauriers, une voiture a été renversée et incendiée au niveau de la rue du Plessis Gautron. Si la situation semble s’être calmée, des nombreux camions de gendarmes mobiles et CRS sont toujours présents. Toujours dans le quartier de Bellevue, les pompiers sont intervenus sur un véhicule en feu, boulevard Jean-Moulin, au niveau du supermarché Netto. L’incendie a pu être éteint.
La maison des Haubans a également été la cible d’incendiaires. Selon des habitants, descendus en bas des tours, ce sont «le coin bibliothèque et la partie des petits» qui auraient brûlé.
Fermeture du Pôle Emploi du quartier Malakoff pour cause de « dégradations »
Des abribus de Malakoff il ne reste plus que la structure…
La maison des Haubans
idem
idem
L’atelier de bricolage « Le Ressort »
Photo du flic meurtrier qui a buté Abubakar (glanée sur twitter et légèrement modifiée)
La Maison des Haubans, le lendamain
La révolté se répand
Presse-Océan / jeudi 5 juillet 2018
source : La rue ou rien
[…] Après les vives tensions dans les quartiers des Dervallières, de Malakoff et du Breil où un jeune homme âgé de 22 ans est décédé mardi soir, mort d’une balle dans le carotide tirée par un CRS dans des circonstances qui restent à éclaircir, les violences se sont étendues à Beaulieu, où un centre de loisirs a été légèrement dégradé, au Clos-Toreau, à la Boissière, Pin Sec, Tillay et Bellevue dans la nuit de mercredi à jeudi. Des incendies ont aussi secoué le quartier du Château à Rezé. A Orvault, dans le quartier Plaisance, des pompiers ont été victimes de jets de pierres.
Jeudi 5 juillet, à 0 h 55, un cocktail molotov a été envoyé sur le commissariat de Saint-Herblain. L’engin a atterri sur le toit d’un véhicule de police situé dans la cour et a entraîné des dégradations. Des dégradations par tags ont également été constatées sur les commissariat de Chantenay et la Beaujoire.
Au total, la nuit dernière, selon un comptage provisoire, une soixantaine de véhicules ont brûlé.
Enfin, le casque lourd d’un policier aurait été touché par un projectile de 22 long rifle. « Il fera l’objet d’une expertise », avance, prudent, Jean-Christophe Bertrand, le patron des policiers nantais.
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L’Etat joue l’éternelle carte de la famille qui appelle au calme
extrait de Ouest-France / jeudi 5 juillet 2018
Ce mercredi, la famille d’Aboubakar F., tué par le tir d’un CRS demandait « calme et recueillement ». Malgré cela, la seconde nuit d’émeutes, à Nantes, est restée aussi intense que la première.
Antonin Péchard [le baveux de la falille, mercredi soir, demandait, relayant le souhait de la famille d’Aboubakar F., tué par un tir de CRS , mardi soir, dans le quartier du Breil, « calme et recueillement ». Il n’a pas été entendu. […]
[…] Ce soir, la famille d’Aboubakar F. sera présente à ce qui s’annonce comme un moment clé de la journée à venir : une marche blanche est organisée, à 18 h, dans le quartier du Breil. Le point de départ est fixé rue des Plantes, là où le jeune homme de 22 ans a été tué. La famille, encore une fois, a demandé qu’elle se déroule dans le calme.
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Garges-lès-Gonesses (Val-d’Oise) : La marche blanche ne calme pas la rage
Le Parisien / mercredi 5 juillet 2018
Une voiture et deux poubelles incendiées ainsi que des jets de projectiles à répétition sur les policiers. La soirée de mercredi à Garges-lès-Gonesse a été marquée par une série d’incidents, survenus à la suite d’un rassemblement organisé en réaction à la mort d’Aboubakar Fofana, tué la veille par un policier à Nantes (Loire-Atlantique). La victime de 22 ans était originaire du quartier de la Muette.
A 23h30, alors que le cortège qui s’était rendu devant le commissariat de Sarcelles s’était dispersé plusieurs heures plus tôt, un cocktail Molotov a été lancé sur des fonctionnaires de police, rue Paul-Langevin, à Garges. L’engin incendiaire a atterri aux pieds de deux policiers qui n’ont pas été blessés. Les forces de l’ordre ont riposté en tirant deux grenades pour disperser le groupe.
A 1h15 du matin, avenue du 8-Mai-1945, dans le secteur du Fort de Stains, un équipage de la Bac a été la cible de jets de projectiles, le véhicule étant touché par des pierres. Les fonctionnaires ont tiré à deux reprises avec un calibre 40 (projectiles en caoutchouc) et ont identifié un des auteurs présumés du caillassage. Celui-ci, âgé de 21 ans, a été interpellé et placé en garde à vue.
Pratiquement au même moment, allée Van-Gogh, une patrouille de police-secours qui contrôlait un véhicule a été également prise à partie et a essuyé des jets de pierres qui n’ont pas fait de blessés.
Vers 2h30, du matin, les policiers qui sécurisaient l’intervention des pompiers dans le secteur de la place de la Commune-de-Paris, ont dû faire usage à deux reprises du calibre 40 pour assister les sapeurs-pompiers, mobilisés pour éteindre des feux de poubelles.
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La salle de concerts Barakason à Rezé – selon les journaleaux il n’y aurait pas de lien avec les émeutes. L’hasard fait bien les choses…
SPIE voiture enflammée – solidarité de Berlin à Nantes!
Indymedia Nantes / jeudi 5 juillet 2018
Le message d’un jeune executé d’un flic dans un banlieu de Nantes nous a choqué. Nous avons enflammés une voiture de l’entreprise « Spie » en solidarité.
Le message d’un jeune executé d’un flic dans un banlieu de Nantes nous a choqués. Notre haine n’est pas explicaple. Nous voulions montrées notre solidarité en enfamment une voiture d’une entrprise la nuit dernière que fait la machinerie de la prison fonctionner: SPIE.
Nous voulons montrer que nos luttes contre le système policière et autoritaire sont connectées. Nous voulons aussi encourager l’échange des idées anarchistes et de la solidarité plus souvent au-delà les frontières.
Force et Amour de Berlin à Nantes pour les jeunes dans les rues!
Contre le prison et pour une vie sans autorité!
– Poser des barricades avec tout matos à main possible (voitures, matos chantier, meubles, déboulonner en amont des bancs, poteaux, machines de chantier, etc) – demande de l’aide aux potos pour bouger des grands trucs – plus c’est grand et lourd, le mieux. La chaleur ramolli la route, en suite c’est possible de piocher pour la trouer.
– Les grands axes (4 voies, boulevards, avenues, lignes de tgv, etc) sont leurs voies de repli et ravitaillement, elles sont essentielles pour leur maintien de l’ordre – c’est possible de les ralentir ou amocher mais difficile de les tenir longtemps. Par contre, dans les ruelles et coins de rue ils sont plus faibles.
– Zéro confiance aux faux amis – médias, associations, partis politiques, syndicats, des VIP’s, les balances souriants du quartier, et les balances en tout genre. Ils sont la pour gérer la situation, les intermédiaires de ce que la police ne peut pas faire, ils sont ceux qui soutiennent l’État depuis tout le temps. Pour te mettre dans le rang, t’enfermer ou tuer lentement.
– Les familles des assassiné.e.s et leurs appels au calme sont toujours contraints par l’arme du Ministère de l’Intérieur dans leurs tempes : l’État connaît toute la vie légale des gens et beaucoup de leurs points faibles (à l’école, à l’hosto, au psy, à la banque, etc,) et il est prêt à faire disparaître leur nom s’il y a besoin.
– Éteint l’éléc (touche pas sans savoir) dans ton quartier – repère et fait disparaître antennes et boîtiers GSM. T’inquiète pas, si un jour on fera tout crouler, c’est nous, ou nos pères, tantes, sœurs ou frères les électriciens et ouvriers d’aujourd’hui – les mains, corps et têtes libres avec qui on rebâtira nos mondes du demain !
– Fais savoir au plus grand nombre de gens de confiance dans des autres quartiers et surtout dans des autres villes ce qu’il se passe ici. Le feu de la révolte doit s’allumer partout, compris ailleurs qu’en france, pour que ça change. Gaffe à ce que tu dis et a qui tu le dis, soit dans les réseaux sociaux, au téléphone ou au café. Comme tout le monde le devrait savoir, le poisson est mort par la bouche.
MATOS
– Gants qui ne brûlent pas pour les palets de lacrymo (cuir, etc) – et empreintes sur bouteilles/plaques.
– Si tu ne réussis pas a chopper des masques a gaz intégrales (au brico du coin, internet ou chez les entreprises de nettoyage industriel et de peinture) :
Lunettes de piscine – ski – chantier – étanches (s’y a des trous, mets du scotch).
masques moitié visage -genre 3M- médicales ou de chantier , sinon torchon mouillé au citron ou maalox.
– Pour faire une cagoule intégrale – si t’en a pas ta capuche et masque:
prends une tee-shirt, met le trou du cou autour de tes yeux, prend les manches et fait un nœud à la nuque.
– Fusées d’artifices (t’en as de 50, 75, 100 et même 200 mètres de portée), pétards (bien de scotcher des cadeaux dessus) et packs de mortier (tu peux les séparer avec un couteau et utiliser comme petites rafales à distribuer). Fusées de main et de détresse, sur des bateaux, demande à des marins. Toujours gaffe à la mèche.
– Grilles et bouches d’égout, poteaux en acier, des autres objets contondants : des bons marteaux au cas ou tu n’as pas un en main. Mieux que de les jeter aux keufs, utilise les pour ouvrir les trottoirs ou le bitume et sortir des pavés. Et après jette les commeme (gaffe aux empreintes 2).
– Cocktail Molotov – 60 % essence (98 octanes de préférence), 20 % huile de moteur, torchon imbibé d’esssence.
Conseil bonus : Si tu n’est pas dans ton quartier, essaye toujours d’être avec ton groupe de confiance, si vous vous dispersez essaye de trouver au moins une personne de confiance soit pour ré-organiser l’attaque, soit pour vous mettre à couvert.
AGRESSION RACISTE et SEXISTE CHEZ JESUS
Appel à rassemblement autour d’un apéro-dinatoire dimanche 8 juillet chez Jésus.
Hier, Chez Jésus, nous avons issé un drapeau. Voire même deux. Deux beaux drapeaux, à plus ou moins 5 mètres de hauteur. Un drapeau NO TAV et un drapeau NO BORDERS.
Quelques heures après, 6-7 personnes résidant à Clavière se sont présentées au refuge, de façon évidemment organisée et concertée. D’un ton menaçant et violent, d’abord en insultant, ils ont exigé que les drapeaux soient enlevés. Peu de temps après ils ont été rejoints par d’autres résidents de Clavière, très probablement attirés par le bruit, ou bien appelés par les agresseurs.
Les occupantEs se sont mobiliséEs pour défendre le lieu, en cherchant l’établissement d’un dialogue.
En face, l’intention n’était cependant pas de trouver une solution collective. En effet, nos visiteurs se sont immédiatement imposés par la violence verbale envers celleux qui étaient présentEs, en les insultant de façon raciste et sexiste, en lançant, par exemple, des « négresse de merde », « à toi j’te donnerais même pas 20 balles si je te croisais dans la rue [à faire le tapin] », « tout ce qu’il vous faut c’est juste un peu de bite », « suceuse et branleurs de merde ».
Ce sont les mêmes qui en sont arrivés à donner des coups de pieds à une personne, à en faire voler une autre par dessus un muret pour ensuite continuer à la frapper. Ils ont finalement réussi à arracher le mât auquel étaient accrochés les drapeaux, brisant au passage la barrière en bois et le ciment du sol. Certains de ces agresseurs ont revendiqué avec fierté le fait d’être fasciste, en proclamant qu’ils étaient chez eux et qu’ils pouvaient agir avec tous les moyens nécessaires.
Une autre partie du groupe des habitants présents n’avait pas d’intentions explicitement violentes, mais elle a dans les faits légitimé celles de ses voisins, à travers un silence total, en se rendant complice.
Peu de temps après le début de la scène, le maire de Clavière est arrivé, et a averti les carabinieri. Trois patrouilles sont arrivées sur place, avec la ferme intention d’identifier toutes les personnes présentes. Pendant ce temps-là, les occupantEs sont rentrées dans le refuge. Deux d’entre nous, qui défendaient la porte d’accès, ont été jetéEs à terre et immobiliséEs par la police. Les menaces d’accusation d’outrage et rébellions ont été nombreuses, comme d’autres intimidations. Au final, un certain nombre des personnes présentes ont été identifiées.
Par ailleurs, ce n’est pas la première fois que de tels personnages attaquent le refuge autogéré Chez Jésus. Le soir du 22 Avril dernier, au terme de la marche solidaire de Clavière à Briançon, couronnée par les arrestations de Théo, Eléonora et Bastien, certains des personnage de hier s’étaient pointés au refuge en criant des insultes sexistes, très chères à eux à ce qu’il parait, tout en essayant de déclencher une bagarre et en menaçant de revenir par la suite. Ce soir là seuls le calme et la tranquilité des solidaireEs (qui n’avaient aucune volonté de rajouter d’ultérieures embrouilles après une telle journée) et l’intervention d’un habitant de Clavière a permis d’éloigner ces
personnes violentes et harceleuses.
Il est évident que la présence du refuge Chez Jésus dérange à Clavière.
Elle dérange les fascistes qui ne supportent pas de voir des noirs ou des drapeaux No Tav et No Borders.
Elle dérange l’économie du lieu ; Clavière reste un petit village de montagne, station de ski l’hiver et terrain de golf et de randonnées l’été. Comme nous l’a rappelé le maire hier, les commerces en souffrent. L’image d’un lieu touristique riche et tranquille, est peu à peu remplacée par une réalité plus dérangeante, faite de refoulements, d’éxiléEs bloquéEs à Clavière, et donc bien visibles dans le village.
C’est assez ironique de voir comment la simple présence de personnes ayant, selon certains, la mauvaise couleur de peau, ou l’apparition de quelques tags à la frontière contre les refoulements, suffisent à fissurer un apparent décor urbain. La perturbation de la tranquillité de Clavière semble échauffer les esprits. La violence et les refoulements sont quotidiens, et cela se passe à moins de deux kilomètres des dernières maisons de Clavière. Il semble que pour la majorité des habitants, le calme dans leur village passe avant toute volonté de s’intéresser et de prendre position face aux dynamiques imposées par cette frontière et son dispositif.
La médiatisation de cette réalité a pour effet immédiat d’éloigner les touristes, d’après les dires de ceux qui ont des intérêts commerciaux. Il est assez clair que c’est une des raisons de l’hostilité de plusieurs des habitants à l’égard du lieu.
Nous n’acceptons aucune attaque ni intimidation. Nous n’acceptons ni menaces, ni insultes, qu’elles soient sexistes, fascistes ou racistes.
Ni envers celleux qui sont de passage, ni envers les solidaires.
Que ça soit bien clair : nous ne partirons pas d’ici. Et nous ne resterons pas silencieux.
NOUS VOUS INVITONS TOUTES ET TOUS DIMANCHE 8 JUILLET, à 17 heures, pour un apéritif partagé, sur la place de l’église de Clavière.
Rassemblement pour Aboubakar, tué par la police à Nantes
Samedi 17h à Jean Jaurès !
Rassemblement pour Aboubakar - Samedi 17h à Jean Jaurès !
Encore une fois, un homme a été tué cette semaine par la police. Encore une fois, il était non-blanc. Encore une fois, il habitait un quartier populaire, au Breil à Nantes.
Le jeune Aboubakar était désarmé et a été abattu d’une balle dans la gorge.
Encore une fois, les médias dominants balancent une version policière qui
criminalise la victime alors que des témoins maintiennent une version
complètement différente.
Des révoltes ont éclaté dans plusieurs quartiers, elles ont été durement
réprimées et le Breil a subi une occupation de type militaire.
Cette même semaine, les policiers qui avaient tiré une grenade sur Madame
Kébé en 2013, dans le quartier des Marnaudes à Villemomble (93) ont été
acquittés par l’appareil judiciaire. Madame Kébé avait perdu son oeil gauche
mais la « justice » continue à protéger les policiers qui tuent et mutilent.
Pour le comité Vérité et Justice 31, ces faits révèlent un véritable système
d’écrasement des quartiers et des classes populaires par la violence et le
racisme d’Etat.
Pour exprimer notre soutien aux victimes, à leurs proches et aux révoltes, pour
crier notre colère et pour exiger la justice sociale, nous appelons à se
rassembler samedi 7 juillet à 17h place Jean Jaurès
Faisons entendre nos voix et construisons la solidarité.
Pas de justice, pas de paix !
La nuit de jeudi à vendredi a de nouveau été émaillée de violences à Nantes, 48 heures après la mort, mardi soir, dans le quartier du Breil, d’un jeune homme tué par le tir d’un policier qui a été placé en garde à vue. Les violences se sont déplacées. Le Breil, les Dervallières, Malakoff ou Bellevue ont été en grande partie épargnées ; en revanche, La Bottière et Nantes nord (Le Chêne-des-Anglais et la Boissière) présentent ce matin un aspect sinistré. La police a interpellé quatre personnes, dont un mineur de 14 ans en possession d’un bidon d’essence et de mèches, placé en garde à vue. Lors de cette troisième nuit consécutive de violences, selon la préfecture, 52 véhicules ont été incendiés, en particulier à Nantes nord. Aucun blessé n’est à déplorer précise la préfecture. Sept bâtiments ont été la proie des flammes dans différents quartiers.
Le lycée professionnel Léonard-de-Vinci, dans le quartier de la Bottière, au nord-est de Nantes, a fait l’objet d’un début d’incendie. La façade du lycée est partiellement noircie, c’est le bâtiment d’accueil qui a été la proie des flammes. Selon la police, le concierge et sa famille ont été relogés, une cellule psychologique est mise en place. Une tentative d’incendie sur une station-service a eu lieu toujours dans le même quartier, 1, rue Croissant. Le Bar-PMU du centre commercial Doulon-Bottière a été totalement détruit par les flammes ainsi qu’un magasin d’informatique.
A Bellevue, la mairie annexe et la Maison du citoyen ont été visées.
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Et la voiture de la maire cramée devant son domicile !
Ouest France / Vendredi 6 juillet 2018
Il était environ 22 h 45, jeudi soir. La voiture personnelle de la maire de Nantes a été incendiée, à proximité de son domicile, dans le quartier Chantenay. Contactée peu après les faits, alors qu’elle se trouvait dans une cité de Nantes touchée par les émeutes, Johanna Rolland n’a pas souhaité commenter l’incendie dont elle a été victime.
Plusieurs voitures ont encore été incendiées, cette nuit, dans divers quartiers de la ville. L’incendie de la voiture du maire est-il lié aux émeutes qui secouent la ville depuis trois nuits ou à sa fonction ? Qui a pu commettre cet acte ? Quel profil ? Aucune piste ne serait privilégiée. Une enquête a été ouverte.
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Le bilan des dégâts après trois jours d’émeutes:
20 Minutes / Vendredi 6 juillet 2018
Pour la troisième nuit consécutive, les quartiers nantais ont été marqués par des violences et dégradations volontaires. Des événements qui font suite au décès d’un jeune homme, mardi soir, tué par un policier alors qu’il tentait d’échapper à un contrôle au sein du quartier Breil-Malville, à l’ouest de la ville. Cantonnées au départ à des quartiers populaires parfois dits « sensibles », les émeutes se sont propagées à de nouveaux secteurs ces dernières heures. Et le bilan des dégâts s’alourdit considérablement.
Sur la seule nuit de jeudi à vendredi, huit bâtiments ont été dégradés et 52 véhicules incendiés, ont indiqué des sources policières et municipale. Quartier Bottière, le lycée Léonard-de-Vinci a été endommagé par un départ de feu criminel. Une partie de l’école maternelle Urbain-le-Verrier a été incendiée.
Un peu plus loin, la station-service de la route de Sainte-Luce a fait l’objet d’une tentative d’incendie, rapidement circonscrite. Quartier Vieux-Doulon, un bar-brasserie PMU a été brûlé dans un centre commercial. Un commerce voisin a également été endommagé. Sur l’île de Nantes, un parking souterrain a été visé par un départ de feu.
Comme la veille, un cocktail Molotov a été lancé contre un fourgon de police dans la cour d’un commissariat de la banlieue de Nantes, selon la police. Aucun incident n’a en revanche été signalé dans le quartier du Breil, où une marche blanche en hommage à la victime s’est déroulée jeudi en fin d’après-midi au cours de laquelle les proches du jeune homme avaient appelé au calme. Depuis mardi soir, plusieurs commerces, la bibliothèque, la maison de l’emploi, la mairie annexe, la maison de la justice et du droit ou encore un cabinet médical ont été incendiés aux Dervallières. Au Breil-Malville, un cabinet médical et des locaux associatifs ont été détruits par les flammes.
A Malakoff, la maison de quartier (dont la bibliothèque-ludothèque) a été ravagée par les flammes, tandis que le bureau de Poste a été dégradé. Au Château de Rezé, la salle de spectacle la Barakason et deux commerces ont été victimes d’un début d’incendie. Plus de 200 véhicules ont été incendiés dans divers quartiers de l’agglomération nantaise depuis mardi soir.
Il y a eu des voitures en feu pas loin de la prison pour mineurs d’Orvault
Boulevard Pompidou, sur l’Île de Nantes – pas loin de l’Hôtel de la Région
La nuit a été agitée aussi à Garges-lès-Gonesse
A Besançon les murs prennent la parole – source : La rue ou rien
Caravane de Bienvenue aux Réfugié-s conclût après 3 jours de route le long de la frontière de Coaticook à Huntington
Action le jour de la fête du Canada
Des panneaux sur lesquels on peut lire «LIEU DE TRAVERSÉE en raison de l’entente sur les pays tiers (non) sûrs – toujours sur des territoires autochtones non cédés» ont été érigés sur cinq sites différents à la frontière canado-américaine tôt le matin de la fête du Canada.
Il y a une multitude de sites similaires au Chemin Roxham séparés par quelques kilomètres les uns des autres le long de la frontière du Québec et des États-Unis. En plus d’envoyer un message de soutien aux réfugié-es et aux migrant.es qui traversent irrégulièrement à partir des États-Unis, cette action visait à encourager les gens qui vivent dans la région à les supporter activement – à ouvrir leurs esprits et leurs coeurs, et, dans un sens très littéral, à Ouvrir les Frontières.
Les panneaux attirent l’attention sur la raison pour laquelle les gens traversent de cette façon: la soi-disant Entente sur les tiers pays sûrs, qui empêche les migrant.es d’appliquer pour le statut de réfugié s’ils vont à un poste régulier. Il y a aussi la question de la légitimité de la frontière et de l’État canadien, établit par les pouvoirs coloniaux européens pour consolider le contrôle sur des terres volées et des ressources.
La Caravane
Cette action conclût la «Caravane de Bienvenue aux Réfugié-s» qui a été sur la route du 29 juin au 1er juillet, voyageant le long de la frontière entre le Canada et les États-Unis de Coaticook à Huntington pour enraciner le soutien envers les migrant-es dans la région de la frontière. Dans des évènements publics tels que l’exposition de voitures antiques à Venise-en-Québec et un marché public à Frelighsburg, des stationnements de centres d’achats et des centre-villes, la caravane a attiré l’attention avec une procession musicale, de la jonglerie et des numéros de feu, tout en passant son message à l’aide d’affiches, de tracts, de discours et de théâtre de rue. Sur trois jours, plus de 60 personnes – de Montréal et de la région – ont participé dans la caravane de 10 voitures, qui a passé les deux nuits dans une église et dans une ferme.
La vaste majorité des gens rencontré par la Caravane supportaient le message de bienvenue. Les participant-es de la caravane ont saisi l’opportunité d’échanger avec les personnes rencontrée qui étaient aveuglés par le racisme et croyaient la propagande alarmiste de l’extrême-droite et des politicien-nes populistes dans l’espoir de déplacer leur perspective vers le point de vue des opprimé-es.
Malgré l’attention publique actuelle portée à la violence du système d’immigration américain, le Canada continue à fermer ses frontières aux migrant-es arrivant des États-Unis comme réfugié.es. Quand les gens parviennent à traverser irrégulièrement, le système canadien de traitement des réfugié-es est la prochaine barrière à laquelle ils font face: moins de 50% des gens dont les dossiers ont été entendus (en date de mars 2018) ont été acceptés. Celles et ceux qui ont été rejetés seront déportés ou contraintes à la précarité comme sans papiers.
Il n’est pas surprenant que le Canada continue à collaborer avec l’administration Trump, malgré l’indignation publique contre les politiques de Trump, étant donné que le Canada pratique plusieurs des mêmes abus: séparer les familles, détenir les enfants, etc.
Solidarité sans frontières rejette le cas-par-cas et appele à un statut pour tout le monde qui traverse la frontière. Même si le Canada n’est certainement pas le paradis, les gens viennent parce qu’ils pensent que c’est la meilleure option pour eux. Personne ne devrait avoir à vivre le stress, la précarité et l’humiliation d’essayer de prouver qu’ils sont un réfugié, et la raison pour laquelle ils méritent de rester ici. Personne ne devrait être menacé de déportation. Personne ne devrait se voir retirer son statut et être forcé à vivre dans l’ombre, proie à l’exploitation et craignant d’être découvert.
Le front national a appelé à rassemblement devant le comico central de Nantes pour soutenir l’assassin de notre frère, de notre camarade.
On appelle à tenir le terrain devant Waldeck-Rousseau ce samedi 7 juillet 2018 à 13h00 contre les fascistes des forces du désordre, contre les fascistes négrophobes qui ont assassiné Aboubakar Fofana, enfant des quartiers populaires.
Depuis le moment de sa mort, la police aidée par les médias ment comme à chaque fois pour présenter la victime comme une personne dangereuse et justifier ainsi leur meurtrier de CRS qui aurait agit pour se protéger, protéger ses collègues ou des enfant-e-s sorti-e-s de leurs imaginaires.
Cette technique, cette tactique de mensonge bien connue est l’œuvre même du fascisme de la police qui soit disant protège mais dont le résultat réel est le meurtre de 10 à 15 personnes qui luttent chaque année, dans les quartiers populaires ou ailleurs …
Il y a deux ans, une bande de flics armées a défilé armée et cagoulée pour soutenir un de leur complice en G.A.V. Profitant de l’occasion, iels demandèrent aux politicien-ne-s qui leur accordent tout- plus d’armes, plus d’usage de ces armes et plus d’impunité… L’état a donc cédé et concédé les revendications de cette « racaille » bleue en promulguant la loi sur la sécurité publique élargissant et couvrant tous les cas d’usage des armes et violences, abus et meurtre sous prétexte de légitime défense.Retour ligne automatique
Cette manif de flic était dirigée par des fonctionnaires et d’ancien-ne-s fonctionnaires de police membres acti-f-ve-s de l’extrême-droite. La porosité entre police et opinion fasciste, classiste, raciste et xénophobe n’est plus qu’ignorée des naïfs et naïves.
Bugey (Ain) : Quand le voisin flic vient pourrir la soirée post-Bac….
Le Dauphiné / Vendredi 6 juillet 2018
Six individus âgés d’une vingtaine d’années ont été interpellés mercredi et restaient en garde à vue hier jeudi, suspectés d’avoir participé à l’agression d’un policier, à son domicile, dans une scène collective d’une extrême violence. « On est passé tout près d’un drame irrémédiable », estime une source proche de l’enquête. Les faits se déroulent dans la nuit de samedi à dimanche dernier, dans une petite localité du Bugey, dans l’Ain. En poste à la police aux frontières (PAF), dans le Pays de Gex, le policier rentre chez lui. Une soirée a lieu dans la salle des fêtes communale, près de son domicile. Animation, bruits, il surprend deux individus visiblement très éméchés dans son jardin. Il leur demande de sortir. Il reçoit en retour insultes et menaces.
La situation dégénère. « Je le connais, il est flic », dit un protagoniste. Ce qui est loin d’apaiser la situation. Au contraire, un groupe se forme, avec une quinzaine d’individus qui menacent le fonctionnaire. Le policier met un brassard, décline sa qualité, et prend son arme de service face au groupe déchaîné. Pour lui, il s’agit de sortir du péril formé devant chez lui. Là encore, la réaction s’aggrave dangereusement. Le policier est frappé. Il reçoit notamment un coup de bouteille sur la tête. Pour se dégager, il tire à quatre reprises. Un agresseur est blessé à la jambe.
Les violences continuent malgré tout. Le policier est de nouveau frappé. Coups de poing, de pied, coups avec un panneau de signalisation. Sérieusement blessé, il a subi une interruption de travail de trente et un jours. Sans compter le traumatisme durable. Les agresseurs ont volé son arme de service, qui a été retrouvée par la suite.
Diligentée par le parquet de Bourg-en-Bresse, l’enquête a été confiée à la direction interrégionale de police judiciaire (DIPJ) de Lyon, pour violences aggravées. L’usage de l’arme par l’agent de la force publique fait l’objet d’une seconde enquête, confiée à l’inspection générale de la police nationale (IGPN). L’événement provoque un fort émoi dans les rangs de la police. « Si dans une zone rurale on est exposé à ce genre de danger, il y a de quoi s’inquiéter sur l’avenir de notre société », considère un officier lyonnais.
Quatre des six suspects, originaires d’Hauteville, devraient être déférés au parquet bressan aujourd’hui, en vue de l’ouverture d’une instruction judiciaire. Selon des sources locales, la fête était, à l’origine, consacrée à la fin du baccalauréat.
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Othis (Seine-et-Marne) : Vengeance deux mois après une énième exécution des flics
Le Parisien / Jeudi 5 juillet 2018
Un couple de policiers de Seine-Saint-Denis s’est fait tabasser par deux frères de 25 et 27 ans, à Othis, en Seine-et-Marne, mercredi soir. Les deux agresseurs sont activement recherchés par la police judiciaire de Meaux. Ils ont été identifiés, comme étant domiciliés à Aulnay-sous-Bois avec une attache familiale à Othis pour l’un d’eux. Selon nos informations, il s’agirait d’une vengeance suite à une intervention, en mai à Aulnay-sous-Bois, au cours de laquelle la fonctionnaire avait eu un poignet cassé. Le couple de jeunes policiers, 31 et 33 ans, tous deux brigadiers en Seine-Saint-Denis, revenait de vacances, ce mercredi. L’époux de la nourrice de leur fille de trois ans et demi, les ramenait de l’aéroport. La nounou en question, qui demeure à Othis, est aussi une amie du couple et les avait invités à dîner.
Ils quittaient la maison de leurs hôtes, vers 21 heures, et installaient leur enfant dans la voiture lorsqu’ils ont été pris à partie par deux jeunes hommes à bord d’une voiture. Ils ont insulté la mère de famille. Le mari n’a pas laissé faire et les deux hommes sont descendus de voiture avant de tabasser le couple, sous les yeux de leur fillette. La policière a reçu un violent coup de poing au visage. Son mari, qui a tenté de la protéger, a été envoyé au sol et frappé d’un coup de pied à la tête. Tous deux ont été hospitalisés.
« En plus des blessures subies, ils sont vraiment très choqués », confie un collègue resté à leur chevet une partie de la nuit. Le père de famille souffre d’un traumatisme crânien et doit encore subir une série d’examens médicaux ce vendredi aux urgences. Sa compagne a pu quitter l’hôpital. La police judiciaire de Meaux a été chargée de l’enquête. « Ces faits sont clairement liés à la fonction de policiers du couple », assure une source proche de l’enquête.
Nul doute pour la police qu’il y a un lien avec l’intervention du 17 mai dans le quartier du Gros-Saule, à Aulnay-sous-Bois. Ce jour-là, un chien d’attaque, de type american staffordshire (ou amstaff) avait été abattu après s’être jeté à deux reprises sur une patrouille de fonctionnaires. Deux policiers ont été blessés, dont la mère de famille, qui avait eu un poignet fracturé après être tombée à la renverse. Un autre s’était blessé à la cheville. Deux suspects avaient alors été interpellés après l’arrivée de renfort : l’un pour la détention du chien d’attaque, l’autre pour les violences.
L’un des agresseurs d’Othis, recherché par la police judiciaire de Meaux, ferait partie du groupe du Gros-Saule. Ancien habitant d’Aulnay-sous-Bois domicilié à Othis, il aurait repéré la policière près de chez lui, pensant que l’adresse de la nourrice était celle de la policière. « Il lui avait dit : on sait où t’habites », relate une source. La gendarmerie avait d’ailleurs été alertée pour avoir l’œil sur le secteur les semaines précédentes. « Les agresseurs feraient mieux de se rendre d’eux-mêmes et rapidement », avertit un policier de Seine-Saint-Denis. Ce jeudi soir, les deux suspects n’avaient pas encore été interpellés. Bernard Corneille, le maire (DVG) d’Othis, commune de 6600 habitants, ne connaît pas les deux frères. Quant à l’agression… « Ça va loin ! Dès l’instant où l’on agresse des policiers, c’est grave ! »
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Mise-à-jour du 11 juillet : La justice a la main lourde pour venger ses larbins
Le Parisien / mercredi 11 juillet 20118
C’est le soir du mercredi 4 juillet, dans une rue d’Othis, que l’agression a eu lieu. Les fonctionnaires, en poste dans des commissariats en Seine-Saint-Denis, étaient hors service.
Frédéric O. a été condamné à six ans de prison, dont 54 mois ferme, avec mandat de dépôt, par le tribunal correctionnel de Meaux, ce mercredi après-midi. Son frère Anthony O. a écopé de quatre ans de prison, dont 42 mois ferme, avec mandat de dépôt. Ces deux habitants d’Othis, âgés de 27 et 24 ans, comparaissaient pour avoir violenté un couple de policiers, hors service, dans une rue d’Othis, le soir du mercredi 4 juillet.
Les fonctionnaires – en poste dans des commissariats de Seine-Saint-Denis – étaient venus récupérer leur fille de trois ans chez sa nourrice. Les deux frères, qui habitent la même rue que la nourrice, les avaient croisés par hasard, alors qu’ils étaient à bord d’une Peugeot 206. S’en était suivie une altercation verbale suivie d’une scène de violences. Deux versions sur le début de l’altercation se sont affrontées à l’audience. Les victimes ont confirmé avoir été apostrophées verbalement, en raison de leur profession, avant d’être frappées. De leur côté, les prévenus ont expliqué avoir été pris à partie par le policier, qui aurait reproché au frère aîné d’avoir menacé verbalement sa compagne, six mois plus tôt.
Le substitut du procureur Mathieu Vernaudon avait requis quatre ans de prison, dont trois ferme, avec mandat de dépôt, contre Frédéric O., en récidive, et trois ans de prison, dont trente mois ferme, avec mandat de dépôt, contre Anthony O. Il avait également demandé leur interdiction de paraître à Othis. Le parquetier a dénoncé le « sentiment tout à fait aigü d’impunité » des prévenus et évoqué un « effet Magnanville (ndlr : meurtre d’un couple de policiers à leur domicile en juin 2016 par un jihadiste), qui marque une rupture dans l’esprit des policiers : « Le risque intrinsèque de leur profession s’est déplacé de la sphère professionnelle à la sphère privée ».
L’avocate de la défense Me Louis Tort a dénoncé « un procès politique », où l’on aurait fait le tri dans les témoignages : « Un témoin parle de bagarre, d’altercation ». Elle a souligné les efforts de réinsertion réalisés par le frère aîné et rappelé que le cadet n’avait jamais fait une seule garde à vue : « Ces deux petits-là sont morts de peur. Vous n’avez pas à les balayer pour faire plaisir à n’importe quelle autorité politique ».
NdAtt. : les flics se réjouissent de leur totale impunité, comme ici Fabien Vanhemelryck, secrétaire général délégué du syndicat Alliance Police Nationale.
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Mise-à-jour du 11 novembre : Les lourdes peines confirmées en appel
extrait du Parisien / mardi 13 novembre 2018
La cour d’appel de Paris a confirmé mardi les peines d’emprisonnement ferme prononcées à l’encontre de deux frères pour l’agression en juillet d’un couple de policiers en civil à Othis, en Seine-et-Marne. L’aîné, en récidive, a été condamné à six ans de prison, dont 18 mois avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans. Son cadet, qui avait pour toute mention dans son casier une conduite sous stupéfiants, a été condamné à quatre ans d’emprisonnement, dont six mois avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans.
L’agression, le 4 juillet au soir, avait soulevé une vague d’indignation dans la classe politique et jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Emmanuel Macron avait lui-même dénoncé sur Twitter « l’ignominie et la lâcheté » des agresseurs et avait promis qu’ils seraient « retrouvés et punis ». […]
A l’audience, les deux frères avaient exprimé leurs regrets, mais affirmé ne pas avoir eu connaissance de la fonction du mari de la policière et ne pas être à l’origine de la « bagarre ».
Les émeutes se poursuivent à Nantes après qu’un jeune de 22 ans, Aboubakar Fofana, a perdu la vie dans un contrôle de police mardi. Le CRS responsable du tir mortel a été mis en examen mais demeure libre sous contrôle judiciaire. Cette décision a ravivé les tensions à Orvault, Rezé et dans les quartiers nantais du Breil et de Bellevue. Au fil de la nuit, les affrontements se sont calmés. Et pour la première fois depuis mardi et le début des émeutes, il n’y a eu, cette nuit, à notre connaissance, aucun bâtiment et commerce détruit. Les forces de l’ordre ont été déployées massivement dans les quartiers des émeutiers. Ils ont essuyé des tirs de cocktails Molotov au Breil et à Bellevue et ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogènes. Au total, 35 véhicules ont été incendiés. Pour éviter une recrudescence des incendies, depuis hier soir, vendredi 6 juillet, la Région a interdit la vente au détail de carburant et de feux d’artifice.
Dans le quartier du Breil, un début d’incendie a touché un bâtiment du bailleur social Nantes Habitat. Les dégâts semblent cependant peu importants : hormis quelques traces de feu à proximité du bâtiment, seule une fenêtre est barrée par un panneau ; le bâtiment est intact.
« Posez vos armes, bande d’assassins » ou encore « vous allez avoir peur dans vos maisons » sont les slogans qui ont été lancés aux CRS venus en renfort dans les quartiers. Les groupes et la police se sont toisés toute la nuit mais les affrontements n’ont pas dégénéré. De nombreux véhicules de police étaient mobilisés. Les tensions se sont peu à peu calmées au fil de la nuit. La situation est revenue progressivement au calme et vers 4 h aucune interpellation n’avait eu lieu, selon la police.
On a remarqué que depuis hier soir, les données d’Ingérop (sous-traitant du projet Cigéo) ne sont plus accessibles sur Internet. D’après plusieurs articles de la presse allemande, et notamment celui-ci (en allemand), l’hébergeur des données (Systemausfall) a subi hier à 20h une perquisition de la police allemande à Dortmund. La perquisition aurait été justifiée par l’hébergement de données provenant d’une entreprise française, notamment des plans de prisons françaises et de la centrale nucléaire de Fessenheim.
En réponse à la perquisition, la version allemande de la plateforme Indymedia a publié un appel à une manifestation ce soir à 19h à Dortmund (en allemand). On y apprend notamment que la perquisition a touché de nombreux autres groupes et associations qui avaient leurs locaux sur place (les flics allemands en auraient profité).
Solidarité avec les personnes touchées par cette perquisition.
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NdAtt. : une partie de ces documents peuvent encore être téléchargés ici.
C’est comme le jour de la marche du 19 mars 2017 contre les violences policières à Paris, on chante le slogan « Pas de Justice, Pas de Paix » et à la fin on nous demande au micro de rentrer chacun chez soi « dans le calme et dans la paix » en passant à côté des policiers qui encerclent la place de la République, fouillent au faciès et interpellent. Quelques jours plus tard, c’est dans notre « chez soi » que la police viendra à nouveau tuer l’un d’entre nous.
Avons-nous demandé l’avis des morts ?
Peut-être qu’on devrait tou.te.s faire cette déclaration : « Si je meurs sous les balles d’un policier, je ne souhaite pas d’appel au calme », afin que nos familles ou proches ne prennent pas ce droit de « l’appel au calme » sur nos vies. Avant de tirer sur la gâchette, cela fera réfléchir à 2 fois ceux qui ne sont « pas là pour penser ». Certes, ce ne sera pas un grand changement dans la cervelle du flic mais cela amènera sûrement une évolution de notre réaction collective : il s’agit d’être offensif, la peur doit changer de camp. Lorsque l’on regarde l’histoire, l’oppresseur n’a jamais plié face à des gens calmes, c’est dans l’agitation, dans les rapports de force qu’avaient su instaurer les opprimés, que les changements ont eu lieu.
Attaquons-nous à la racine, à cette violence de la société qui laisse la police tuer en toute impunité. Avant d’en vouloir à la réaction, laissant sous-entendre une volonté de gestion de la réaction, supprimons ensemble son origine et nous réglerons les deux. La réaction violente disparaîtra mais pas sans ce qui l’a fait naître.
On appelle au calme de l’opprimé, alors que c’est à l’oppresseur de se calmer !
Appeler au calme quand règne l’agitation de l’injustice, quel paradoxe. Le calme ? Celui que relayent à outrance les médias, le calme face à l’oppression, le silence de la soumission. « Laissez faire la justice, laissez faire la police des polices », ces structures puant la corruption et les conflits d’intérêts. Les décisions injustes de ces institutions ne manquent pas pour exporter notre passion de la justice et de l’égalité en d’autres lieux et horizons. La police fait résonner un coup de feu mais surtout, ne faites aucun bruit ni écho de révolte ! La police souhaite continuer à noyer des vies, sans vagues ni agitation de l’eau ! C’est des dizaines de vies ôtées injustement en France par an [1] mais surtout, restez calme, que la police puisse continuer ainsi ! Aucun coup d’éclat, c’est l’État qui donne les coups ! L’uniforme vous tue ? Ne tuez pas l’uniforme ! Par contre : Vous tuez l’uniforme ? l’uniforme vous tue ! Obéissance à la loi, dispersez-vous !
Aux mains de l’individu, le force s’appelle « crime » Aux mains de l’État, la force s’appelle « droit ».
Max Stirner
Quand on appelle au calme, eux continuent à tuer. On change de stratégie ?
un révolté
Au passage, si je me prends une balle, je risque d’être bien calme. Mon corps sera inerte et sans vie. Ne prenez pas cela comme un appel ! L’appel, c’est la vie, c’est le mouvement, c’est le pavé !
« Encore un discours anti-flic hypocrite, vous êtes bien content quand ils sont là pour… » — -> On est bien content quand ils ne sont plus là du tout : [2]
« Et les voitures alors tu trouve ça normal ?? »
En Mai 68, c’était des centaines de voitures qui brûlent dans Paris.
Il y a quelques jours c’est même la voiture de la maire de Nantes qui a brûlée.
Viens cramer ce qui fait sens pour toi ! La révolte a besoin de monde et de diversité.
Ps : Ce texte avait était écrit suite à la mort de Liu Shaoyo, tué par la police. Il est reposté par la même personne suite à cette nouvelle personne tuée par la police. Lien origine : https://paris-luttes.info/appel-au-calme-et-liu-shaoyo-il-7834
Des témoignages partagés par la page Facebook Chez Jesus - Rifugio Autogestito, depuis la frontière franco-italienne à Clavière.
Que la police frappe et vole, c’est habituel.
À Nantes, elle a tué hier soir un jeune homme, Aboubacar, en lui tirant à bout portant dans le cou, lors d’un simple contrôle routier. Aujourd’hui à Bardoneche, Mohamed, 28 ans, a été enterré. Il est mort à la frontière cet hiver à cause des refoulements de la police.
Ici à la frontière, elle vole de l’argent aux exiléEs de passage qu’elle réussit à attraper. Hier soir, quatre personnes ont été arrêtées par la gendarmerie alors qu’elles essayaient de passer en France. En fait elles étaient encore pratiquement sur le territoire italien. Ils les ont emmené à la PAF (Police aux Frontières).
Un policier leur ordonne de vider leurs poches ; il a taxé 50 euros, sa petite part personelle, une fausse taxe douanière en somme, car elle ne permet pas le passage. À un des autres arrêtés, ils ont demandé sa SIM de téléphone. L’interpellé a dit qu’il ne l’avait pas. Ils l’ont perquisitionné, et après avoir trouvé et lui avoir pris la SIM dans l’une de ses poches, un des policiers l’a baffé. A l’un des autres arrêtés, encore, en le menaçant, ils ont dit que désormais ils avaient son nom et qu’il ne pourrai plus jamais retourner en France. Malgré les menaces, il n’a reçu aucune feuille, pas même un de ces “refus d’entrée” qui sont donné aux personnes refoulées.
Il y a quelques jours de cela, deux autres personnes ont été battues et menacées de ne pas pouvoir récupérer leurs documents italiens, après quoi 300 euros leur ont été volés.
Toujours par un policier, toujours à la PAF.
Les baffes et les coups ne sont pas une nouveauté. La chasse à l’homme n’en est pas une non plus, et maintenant elle est actée par des gendarmes en civil se baladant sur les sentiers. Probablement pour ne pas effrayer les touristes pendant la journée avec leur uniformes désagréables.
Les menaces aussi sont récurrentes : “ arrêtez-vous ou je tire” ou bien “ on va vous rapatrier”, ou encore, “on va vous envoyer en prison”. Les déportations se font d’habitude en voiture, ils les raccompagnent jusqu’à Clavière, puis les laissent dans la rue. Or donc, il semblerait que ces derniers temps, les potes aient été occasionellement raccompagnés par une voiture qui roulaient au pas derrière eux, à pied.
Hier encore, comme cela arrive souvent, quatre mineurs se sont fait refouler à la frontière italienne. De nouveau, ils ne leur ont même pas donné de “refus d’entrée”.
Au moins l’un d’entre eux avait des papiers qui témoignaient de ses 16 ans.
Leurs stratégies d’intimidation ne nous surprennent pas et ne se perdront pas dans le silence de la montagne, et leurs frontières continueront à être percées.
On a remarqué que depuis hier soir, les données d’Ingérop (sous-traitant du projet Cigéo) ne sont plus accessibles sur Internet. D’après plusieurs articles de la presse allemande, et notammentcelui-ci (en allemand), l’hébergeur des données (Systemausfall) a subi hier à 20h une perquisition de la police allemande à Dortmund. La perquisition aurait été justifiée par l’hébergement de données provenant d’une entreprise française, notamment des plans de prisons françaises et de la centrale nucléaire de Fessenheim [1].
En réponse à la perquisition, la version allemande de la plateforme Indymedia a publié un appel à une manifestation ce soir à 19h à Dortmund (en allemand). On y apprend notamment que la perquisition a touché de nombreux autres groupes et associations qui avaient leurs locaux sur place (les flics allemands en auraient profité).
Solidarité avec les personnes touchées par cette perquisition.
Cinquième nuit d’émeutes dans les quartiers nantais à la suite du tir mortel d’un CRS sur un jeune de 22 ans, au Breil, à Nantes, le mardi 3 juillet. Le policier, auteur du coup, a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire. Selon nos informations, aucun bâtiment n’a été touché. Dix-huit véhicules ont été incendiés, dont trois par propagation. Contre 35, dans la nuit de vendredi à samedi. Et 52 dans la nuit de jeudi à vendredi. Un engin de chantier a également été touché, boulevard de la Chézine, à Saint-Herblain.
Personne n’a été interpellé. Cette nuit encore, les forces de l’ordre étaient fortement présentes dans les quartiers. Environ 300 gendarmes mobiles et 200 policiers sont mobilisés.
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Sabotage de caméras en plein dimanche après-midi…
Ouest-France / Lundi 9 juillet 2018
Les murs prennent la parole à Grenoble – source : La rue ou rien
Au Breil comme aux Dervallières, des personnes ont été aperçues, ce dimanche 8 juillet, en train de découper les poteaux supportant les caméras de surveillance. Chaque nuit, depuis le décès d’Aboubakar Fofana, les quartiers du Breil et des Dervallières connaissent des phénomènes de dégradations. Mais ce dimanche 8 juillet, c’est bien de jour que des fauteurs de troubles ont opéré. Ceux-là se sont attaqués aux poteaux qui supportent les caméras de surveillance. Le mode opératoire est simple.
Aux Dervallières, ils ont débarqué à moto, puis découpé le poteau à l’aide d’une meuleuse.« Des fils électriques à nu, c’est super dangereux pour les gamins », a réagi un policier. Plusieurs caméras de surveillance ont ainsi été détruites, ce dimanche, de 15 h à 18 h.
Ouest-France / Lundi 9 juillet 2018
Hier après-midi, trois poteaux supportant des caméras ont été coupés à la meuleuse.
Captures d’une vidéo postée sur twitter ce dimanche 8 juillet:
Dans le quartier du Breil, un mât sur lequel étaient accrochées au bout deux caméras de surveillance a été abattu à la disqueuse. Les deux caméras ont été retirées de leurs structures et ont ensuite alimenté un beau feu de joie juste à côté.