Vive l'Anarchie - Semaine 27, 2019

Sommaire

Maison d’arrêt de Privas : Vive les Dalton, qui ne s’arrêtent jamais !

Publié le 2019-07-11 23:02:06

France Bleu / samedi 6 juillet 2019

Comme les Dalton dans Lucky-Luke. Mercredi, les surveillants de la maison d’arrêt de Privas ont découvert un tunnel dans une cellule pendant une fouille. Tout est parti d’une bagarre lundi 1er juillet. Un détenu est envoyé à l’hôpital, frappé très violemment par trois autres prisonniers. Un déchaînement de violence : des coups de poings et des coups de pieds sur la tête. La direction de la prison impose une fouille dans la cellule de ces trois détenus. C’est à ce moment-là qu’ils découvrent, derrière un poster, ce tunnel de 50 centimètres de large. « Le tunnel mène jusqu’à la cour de promenade, que l’on voit.

De l’extérieur, le trou est assez petit, l’équivalent d’une pièce de deux euros
 » raconte Jérémy Moncelon, délégué syndical Force Ouvrière à la maison d’arrêt de Privas. « On voit que c’était un projet bien avancé » précise Jérémy Moncelon.

Morteau (Doubs) : Tableau électrique et nœud de raccordement de fibre optique, deux d’un coup

Publié le 2019-07-11 23:02:06

L’Est Républicain / samedi 6 juillet 2019

Cela pourrait être un acte de malveillance qui a privé les internautes de leur connexion Internet vendredi après-midi. Après avoir subi les conséquences d’ un câble coupé à Besançon le 2 juillet [un accident sur un chantier routier, qui a privé des milliers de foyers de connexion internet/téléphone; NdAtt.], les usagers pensaient que la galère allait recommencer. En fait, l’objet du délit se trouvait chemin du Trou au Loup, sur les hauteurs de Morteau. Sur une installation EDF, un tableau électrique, qui abrite entre autres un NRO (Nœud de raccordement optique).

Le système s’est remis en marche grâce à une batterie de secours qui doit assurer 12 heures d’autonomie. L’alerte avait été donnée à 15 h 03, l’alimentation de secours n’a tenu que deux heures, jusqu’à 17 h. Puis, plus rien. Aucune connexion possible sur tous les opérateurs. Ce NRO alimente la fibre dans tous les villages du Val de Morteau et repart alimenter celui de Gilley. En attendant le responsable départemental de la fibre optique de Besançon, Sébastien Mongeot, technicien en informatique à Morteau, était sur place. Tout est rentré dans l’ordre vers 20 heures.

Sain-Herblain : Atlantis, route de Vannes, sabotages etc

Publié le 2019-07-11 23:02:07

Indymedia Nantes / vendredi 5 juillet 2019

ça bouge la nuit !

Dpuis plusieurs nuits, des prolos vnr et dtr ont pris bien du fun et du plaisir ces nuits en sabotant les flux énergétiques qui nous oppressent tou-te-s !

Vers une heure du matin, les C.R.S (3 / 4 camions crs blancs ) étaient toujours en faction (en tenue très légère) au rond point d’Armor – ( Zone Atlantis ) – et des ouvrier-e-s continuaient de réparer. Il ne faut surtout pas que le business de cette grosse zone commerciale ne s’arrête en période de solde ! Surtout pas !

Il faut reconnaitre qu’ils (les C.R.S) sont dans ce coin pour aussi le sacro-saint  » droit de propriété » – comprendre des bureaux, locaux commerciaux et nombreux batiments vides …

Avant dans la soirée divers  » incidents  » avaient fait courir cette troupe ( mauvaise ) dans divers points de la métropole dont la route de Vannes.

Des ordures (en très grande quantité) ont été déversé en plusieurs points !
Des réseaux électriques, gaz, téléphone ont été saboté !
Des alarmes ont été défoncé !

Aucune revendication, il faut penser que personne ne croit plus aux formes politiques traditionnelles dont les syndicats !

Affiches murale:Tabula rasa, contre la prison et les enfermements

Publié le 2019-07-11 23:02:09

[reçu par mail]

Salut,
voici un journal mural contre l’enfermement trouvé sur les murs de Caen
et qu’on relaie, à faire circuler sans vergogne.
Feu aux prisons!

les documents

le verso de l’affiche murale

le recto de l’affiche murale

Le local de critique sociale Le Rémouleur ferme ses portes

Publié le 2019-07-11 23:03:03

La fin d’une expérience qui aura duré 8 ans.
Texte du collectif.



Certain·e·s le savent déjà, d’autres peut-être pas, mais le collectif du Rémouleur a décidé de cesser ses activités et de fermer le local. Cette décision est collective, partagée. Eh oui, après 8 ans de débats, de rencontres, de projections et de permanences, nous avons décidé de fermer une page d’histoire de lutte et d’auto-organisation bagnoleto-montreuilloise.
Les raisons sont multiples et simples : un loyer très cher, des envies différentes, moins d’énergies et de temps à dédier à l’organisation du lieu, notamment pour cause d’investissement dans les grosses mobilisations de cette année, désirs de s’ouvrir à d’autres expériences et envies…

Voilà.

Merci à tout le monde d’avoir participé à la vie du local au long de toutes ces années, d’avoir proposé des activités ou juste d’être passé·e·s !

Nous espérons de nous croiser bientôt à Paris, en banlieue ou ailleurs.

Le collectif du Rémouleur

Hong Kong : des anarchistes dans la résistance au projet de loi sur l’extradition

Publié le 2019-07-11 23:04:07

Initialement publié par le site américain CrimethInc, le site Agitation autonome propose une traduction d’un article sur le poids des anarchistes dans la contestation à Hong Kong.



Depuis 1997, lorsqu’elle cessa d’être la dernière possession coloniale majeure de la Grande-Bretagne, Hong Kong a rejoint la République populaire de Chine, tout en conservant un système politique et légal distinct. En février, une loi impopulaire a été présentée permettant d’extrader des fugitifs vivant à Hong Kong vers des pays avec lesquels le gouvernement hongkongais n’avait pas d’accord extradition, notamment la Chine continentale. Le 9 juin, plus d’un million de personnes sont descendues dans la rue pour protester. Le 12 juin, les manifestants se sont engagés dans des confrontations avec la police. Le 16 juin, 2 millions de personnes ont participé à une des plus grandes manifestations de l’histoire de la ville. L’entretien suivant a été réalisé avec un collectif anarchiste de Hong Kong ; il explore le contexte des troubles actuels. Nos correspondants reviennent sur plus d’une décennie d’expérience des mouvements sociaux précédents pour tenter de comprendre les motivations à partir desquelles se développent les nouvelles formes d’organisation et de subjectivation susceptibles de définir cette nouvelle séquence de luttes.

Aux États-Unis, les luttes populaires les plus récentes se sont structurées autour de la résistance à Donald Trump et à l’extrême droite. En France, le mouvement Gilets jaune a fait descendre dans la rue des anarchistes, des gauchistes et des nationalistes d’extrême droite contre le gouvernement centriste de Macron. À Hong Kong, nous assistons à un mouvement social contre un État gouverné par une gauche autoritaire. Quels sont les défis auxquels les opposants au capitalisme et à l’État font face dans cette situation ? Comment pouvons-nous faire face aux nationalistes, aux néolibéraux et aux pacifistes qui cherchent à contrôler et à récupérer nos mouvements ?

Tandis que la Chine étend son influence, affrontant les États-Unis et l’Union européenne dans une quête pour l’hégémonie mondiale, il est important d’expérimenter des formes de résistance contre le modèle politique qu’elle incarne, en prenant garde à ce que les néolibéraux et les réactionnaires ne tirent pas profit de l’opposition populaire à la gauche autoritaire. Les anarchistes de Hong Kong sont particulièrement bien placés pour énoncer des commentaires à ce sujet.

La façade du quartier général de la police de Hong Kong à Wan Chai, couverte de jaunes d’œufs le 21 juin au soir. Des centaines de manifestants ont scellé l’entrée, exigeant la libération sans condition de toutes les personnes ayant été arrêtées pour avoir participé au mouvement jusqu’à présent. La bannière ci-dessous dit : « Ne jamais se rendre. »
Photo par KWBB de Tak Cheong Lane Collective.

« La gauche » est institutionnalisée et inopérante à Hong Kong. D’ordinaire, les « intellos » libéraux et les « citoyennistes » de droite ont le vent en poupe quand les manifestations éclatent, en particulier lorsqu’il est question de la Chine continentale. Dans la lutte contre le projet de loi sur l’extradition, la radicalisation progressive des tactiques de lutte a-t-elle rendu difficile la représentation ou la gestion de ce « mouvement » par ces factions ? La révolte a-t-elle dépassé ou réduit leur capacité à produire leurs discours ? Les événements du mois dernier annoncent-ils des développements similaires à l’avenir, ou s’agit-il déjà d’un thème diffus commun aux agitations populaires passées à Hong Kong ?

Nous pensons qu’il est primordial que tout le monde comprenne que ce qui s’est passé jusqu’à présent ne peut être précisément défini comme un « mouvement ». C’est beaucoup trop embryonnaire pour revêtir ce qualificatif. Ce que je veux dire c’est que la situation actuelle est loin de la soi-disant « Révolution des parapluies » qui conservait malgré tout la direction pacifiste et citoyenniste dictée par ses initiateurs (les intellectuels qui ont proclamé « Occupy Central with love and peace » un an à l’avance) bien qu’ils en aient rapidement perdu le contrôle. Aujourd’hui, il n’y a pas vraiment de discours qui guide les événements, pas de bases communes qui autoriseraient – ou légitimeraient – certaines formes d’action au profit d’autres pour entretenir une façade spectaculaire et exemplaire, photogénique pour les médias du monde entier.

Lire l’intégralité de l’article sur Agitations autonomes

Italie – opération Prometeo : Robert encore transféré

Publié le 2019-07-12 02:01:05

Round Robin / samedi 6 juillet 2019

Aujourd’hui 6 juillet on a été mis au courant du transfert de Robert à la prison de Sassari. On invite à exprimer de la solidarité avec tou.te.s les prisonnier.e.s, aussi en leur envoyant des lettres, livres, etc.

La nouvelle adresse pour lui écrire est donc :
Robert Firozpoor
Strada Provinciale 56, n. 4
Località Bancali
07100 – SASSARI (Italie)

Pour envoyer du soutien financier à Natascia, qui est à la prison de L’Aquila (même si le Proc’ a demandé son transfert à Rome pour l’interrogatoire) :

Compte au nom de Vanessa Ferrar
IBAN : IT89W0894616401000024400978

Pour Robert et Beppe, il y a une autre caisse de soutien, pour des raisons géographiques et logistiques.

Pour écrire à Natascia et Beppe :

Natascia Savio
C.C. de L’Aquila
Via Amiternina 3
Località Costarelle di Preturo
67100 – L’AQUILA (Italie)

Giuseppe Bruna
C.C. di Alessandria “San Michele”
Strada statale per Casale 50/A
15121 – ALESSADRIA (Italie)

Spoleto (Italie) : Vandales pour Anna et Silvia – et une contribution du maire et de l’adjoint à la culture

Publié le 2019-07-12 02:01:05

Round Robin / mercredi 3 juillet 2019

Tous les ans, à la fin du mois de juin, Spoleto change de visage. Les tags sont effacés, les décombres du tremblement de terre [entre août 2016 et janvier 2017, cette région a été frappée par une série de séismes ; NdAtt.] sont cachés par des expositions artistiques, les gens arrêtent d’être racistes… tout cela pour accueillir ces quelques membres restants de l’élite culturelle de la bourgeoisie internationale qui viennent voir les spectacles du Festival des Deux Mondes, surtout en provenance des États-Unis, où a lieu l’autre moitié de ce grand événement de l’opéra, de la danse et du théâtre.
On a pu lire sur le journal local Corriere dell’Umbria et sur le site tuttoggi.info, que quelqu’un a été très déçu de découvrir que le jour du début du festival (vendredi 28 juin) les murs fraîchement nettoyés avaient été taggués à nouveau par des individus définis comme des « vandales » et que quelque vitres avaient été brisés. Des tags pour Anna et Silvia, pour la fermeture de la section AS2 de L’Aquila, en faveur de l’action directe, tracés sur l’ex pensionnat pour filles, sur le théâtre romain et sur des nombreux panneaux censés cacher les décombres, en plus de quelques dégâts à des chaises et au mobilier urbain.

L’adjoint à la culture, M. Flavoni, a déclaré qu’il s’agit d’actes lâches. On s’attendrait, de la part d’un adjoint à la culture, une meilleure connaissance de la langue italienne. M. Flavoni a aussi invité à la délation, en demandant aux propriétaires des bâtiments taggués de porter plainte, de façon que les vandales soient poursuivis, et en demandant aux propriétaires des caméras de sécurités privées de fournir leurs images. Mais l’adjoint Couillon… ops, Flavoni ne s’est pas limité à une critique destructrice. Il a ajouté que « ces actes sont inutiles et contre-productifs aussi pour la cause que vous voulez défendre ».
En y pensant, on a décidé d’écrire ces quelques notes parce qu’en effet nous aussi on pense que les tags et des petits dégradations sont assez inutiles, même si on éprouve de la sympathie envers ceux qui les ont réalisés (toujours mieux que ceux qui dialoguent avec le publique du Festival avec des tracts au relents cathos devant les théâtres, ou que les expos de « communistes comme-ça » à la Mario Brega [acteur italien de films spaghetti-westerns qui personnifiait le prolétaire, notamment romain ; un gauchiste auteur de BD lui a récemment dédié un de ses albums ; NdAtt.]). Nous restons dans l’attente de plus de détails, de la part de l’adjoint, sur ce qui pourraient être des actions incisives, une question qu’on se pose depuis longtemps.
Le maire, M. Deagustinis (ou Deaguzzinis [jeu de mot avec « aguzzino », bourreau ; NdAtt.], comme il était connu quand, en tant que Procureur, il persécutait le mouvement en Ombrie dans les années 70 et 80) a voulu lui aussi contribuer à ce débat. Peut-être pour justifier le nettoyage rapide (les compagnons taggueurs remercient) a déclaré qu’il ouvrira bientôt une exposition sur le vandalisme anarchisme à Spoleto. En vieillissant, il est devenu plus gentil.
Mais que ce ne soit pas une tentative de récupération !

 

Quelques lecteurs du Monde de Narni*

 

[*jeu de mot entre la série de livres fantastiques de C.S. Lewis et la petite ville de Narni, proche de Spoleto ; NdAtt.]

Italie – opération Panico : « Panique partout »

Publié le 2019-07-12 02:01:09

reçu par mail / samedi 6 juillet 2019

Le 01/01/2017, un dispositif placé en bas d’un siège fasciste de Casapound à Florence explose entre les mains d’un policier imprudent, qui perd un œil et une main.
Ça fait maintenant 2 ans que 3 des nos camarades vivent la prison, à la suite de l’ « opération Panico », avec des accusations basées exclusivement sur la preuve de l’ADN ; dix autres sont accusés pour une imaginaire association de malfaiteurs et 2 squats anarchistes de Florence (Panico et Riottosa) ont été dégagés.
Le 22 juillet 2019 est prévu le jugement de premier degré.
On lance cet appel à la solidarité active internationale et au soutien économique pour les frais des emprisonnés et pour le procès.
Ne laissons pas nos camarades seuls.
La solidarité est une arme !
Liberté pour Giova, Paska, Ghespe !

Pour du soutien financier, on peut envoyer de l’argent à :
Youssra Ramadan
carte n° 5333171039986134
Poste Italiane
IBAN : IT71Q3608105138290113490114

BIC/SWIFT : PPAYITR1XXX

Florence (Italie) : Dernières audiences du procès de l’opération « Panico »

Publié le 2019-07-12 02:01:09

Les audiences du 15 au 18 juillet 2019 sont confirmées, mais en l’absence d’un des juges, la sentence, prévue pour le 22 juillet, pourrait être reportée, à priori d’une semaine maximum.

Il a été demandé à Giova, Paska et Ghespe de se rendre aux audiences par leurs propres moyens, donc sans escorte. Il a également été demandé pour Paska, le transfert temporaire de son assignation à résidence, dans une maison près de Florence.

En ce qui concerne la présence au tribunal, Paska devrait donc être présent à toutes les audiences. Giova et Ghespe ne viendront certainement pas à l’audience du 15, mais pour les suivantes, ils n’ont pas encore décidé.

Nous rappelons que les audiences seront les :
15 juillet – Dépôt de la digos sur la dernière partie des interceptions environnementales.
16 juillet – Réquisitions du procureur et parties civiles.
17 et 18 juillet – Plaidoiries de la défense.
22 ( ?) Juillet – Lecture de la sentence.

Toutes débuterons à 9h00, dans la salle 28 (sous-sol) du palais de justice de Novoli (Florence).

Note : Au cours du mois de juin 2019, les trois anarchistes incarcérés, Paska, Giovanni et Salvatore (Ghespe) ont été transférés des prisons de Viterbe et Sollicciano (Florence) et assignés à résidence.

Depuis panicoanarchico.noblogs.org


Le 01/01/2017, un dispositif placé en bas d’un siège fasciste de Casapound à Florence explose entre les mains d’un policier imprudent, qui perd un œil et une main.
Ça fait maintenant 2 ans que 3 des nos camarades vivent la prison, à la suite de l’ « opération Panico », avec des accusations basées exclusivement sur la preuve de l’ADN ; dix autres sont accusés pour une imaginaire association de malfaiteurs et 2 squats anarchistes de Florence (Panico et Riottosa) ont été dégagés.
Le 22 juillet 2019 est prévu le jugement de premier degré.
On lance cet appel à la solidarité active internationale et au soutien économique pour les frais des emprisonnés et pour le procès.
Ne laissons pas nos camarades seuls.
La solidarité est une arme !
Liberté pour Giova, Paska, Ghespe ! 

Pour le soutien :
Youssra Ramadan
carte n° 5333171039986134
Poste Italiane
IBAN : IT71Q3608105138290113490114

BIC/SWIFT : PPAYITR1XXX

Depuis attaque.noblogs.org

Rester libre, c’est se battre ! Solidarité avec Cedar

Publié le 2019-07-12 09:56:07
Juil 112019
 

Soumission anonyme à North Shore Counter-Info

Discours prononcé à la Manif en solidarité avec Cedar et pour l’abandon de toutes les accusations contre les défenseur.ses de Pride, tenue à Montréal le 28 juin.

Bonsoir tout le monde,

Merci d’être venu.es! Il est un grand plaisir de vous voir en grand nombre pour prendre la rue ensemble. Pour démontrer notre solidarité avec les accusées de Fierté Hamilton et notre amie Cedar qui reste en prison.

On est ici aujourd’hui, sur la terre ancestrale des peuples autochtones Anishnabeg et Haudonousanee, plus précisement la terre qui n’a jamais été cédée de la nation Kanien’kehà:ka pour manifester notre rage queer et trans suite aux événements de la semaine passée. Le mécanisme colonial qui a volé cette terre pour construire le ‘Montreal’ a aussi ciblé le terrain culturel du genre et de sexualité pendant des centaines d’années. Même si toutes nos identités sont différentes, les notions ou concepts de queer ou gai ou trans que les personnes non autochtones utilisent sont construites en réaction aux et à partir des cultures blanches, chrétiennes, coloniales et capitalistes. Que le tissu et la fibre de ces mots, certes imparfaits, ne sont pas nouveaux, et ils rendent hommage aux personnes qui, grâce à leur existence naturelle, ont toujours mis en question le projet hetérocolonial. On reconnait que de nombreuses cultures autochtones respectaient plus que deux genres et sexualités, souvent célébrant leurs membres de communauté qui étaient de deux-esprits. Il y a 500 ans que le projet colonial de l’État continue d’attaquer ces personnes, de les éteindre ou de les assimiler. La souveraineté autochtone de la terre est inespérable de la souveraineté autochtone corporelle, sexuelle et de genre. Nous honorons les combattants qui se luttent pour le rétablissement de diversité sexuelle et la fluidité de genre dans leurs cultures et notre lutte queer est aussi une lutte anticoloniale.

Le 15 juin 2019, un festival de Fierté de la communauté queer et transgenre de Hamilton, “Ontario” a été attaqué par un groupe de homophobes de l’extrême droite, de fondamentalistes chrétiens et de néo-nazis. Comme ils ont fait en 2018, ils sont arrivés avec de grandes pancartes et des bannières homophobes, commençant immédiatement de lancer des insultes et des injures. Ils ont agressivement harcelé les individus au festival Fierté, faisant des blagues sur le viol et menaçant la violence physique. Afin de bloquer ces bigots et de protéger la communauté, une grande bannière noire a été érigée par quelques queers. Les homophobes n’ont pas aimé ça, et ils ont attaqué ces personnes. Ils ont commencé une bagarre, mais les personnes gaies, trans, et antifascistes qui ont refusé de permettre la présence de ces cons ont fièrement riposté. Certain.e.s ami.e.s ont été blessé.e.s et ont eu besoin des premiers soins. La police de Hamilton n’a rien fait pendant le conflit d’une heure et ils se sont présentés quand il n’y avait plus rien à faire. Les homophobes ont accueilli l’escorte policière pour quitter le parc. Malheureusement, ils ont harcelé et chassé d’autres queers dans le quartier plus tard dans la journée et la semaine après ils ont attaqué d’autres gens à Fierté Toronto.

Après ces événements, la police de Hamilton ont senti menacée – les communautés qui se sentent autonomisées et capables d’utiliser de la force pour se défendre affaiblit l’autorité de la police. Par conséquent, les policiers ont focalisé toute leur énergie sur la poursuite de certaines personnes queers, trans et anarchistes de la ville, les harcelant toute cette semaine comme punition. Samedi le 22 juin la police a mis en prison Cedar, un.e ami.e qui n’a pas été au festival, mais qui la police veut cibler parce que Cedar a publiquement critiqué leurs actions. Ille a été en grève de la faim pendant 5 jours afin de protester contre cette mesure vengeresse et ille reste présentement encore en prison. Il se peut qu’il aille prendre des semaines avant que Cedar puisse avoir une audience de libération conditionnelle. Plus tard dans la semaine deux autres ami.e.s ont été arrêté.e.s et accusé.e.s de bris de probation basé sur un soupçon d’avoir été au festival. Aucun de ces homophobes n’avait été initialement accusé par la police ou appréhendé à l’événement, malgré la circulation majeure de leurs visages, leurs noms et des vidéos de leurs actions violentes, jusqu’à hier quand la pression publique a obligé la police à charger Chistopher Vanderweide avec agression armée. Le maire de Hamilton a reçu une petite visite ce matin – vingt personnes ont visité sa maison à 7h le matin pour lui faire comprendre ce que c’est une visite de la police le matin et comment ça peut être dérangeant. Ils ont placé beaucoup de pancartes sur son gazon qui disaient : Le maire s’en fou des queers. La réaction du maire? Il a publiquement annoncé que ces manifestants ne sont pas des vraies queers et il a appelé pour une enquête. Conséquemment la police a arrêté DEUX AUTRES AMIS cette après-midi. Nous opposons au système carcéral et colonial de l’État, mais la répression unilatérale dirigée premièrement vers ceux et celles que la police soupçonne d’être les défendeurs de Fierté est révélateur une fois encore de leur position et leur objectif : protéger les personnes racistes, homophobes et misogynes.

Le concept de “queer” peut comprendre notre sexualité ou notre genre, mais pour nous il veut dire beaucoup plus que ça. Il est un territoire de tension qu’il faut défendre. On est en solidarité avec Cedar et les personnes accusées en connexion avec cet événement, aussi bien que toute personne gaie ou trans qui est en prison pour une contre-attaque. On sait que les queers de hier se sont courageusement battues pour notre existence, contre les homophobes et les néonazis aussi bien que contre la police. On se souvient du 28 juin 1969, la Rébellion de Stonewall à New-York, à son 50e anniversaire aujourd’hui – comme étant une émeute de quatre jours contre la police mené en grande partie par des personnes trans de couleur. Elle a été une rébellion à la fois trans et queer parce que, dans les mots de Queen Allyson Ann Allante, une participante de 14 ans en 1969, « Il a été la première fois que les deux groupes se sont réunies pour lutter contre l’oppresseur et il a établi un bon précédent pour l’avenir. Il a été un événement marquant parce que les deux communautés étaient unies pour combattre l’oppresseur, qui était la police et la mafia, qui ont contrôlé les clubs gais. » Quand on se souvient des briques volantes et talons hauts dans l’air découlant de l’explosion de rage gaie et trans, il faut se souvenir que le militarisme gai qui a été inauguré ces jours là –  donnant naissance à la Fierté que nous connaissons aujourd’hui – a essayé de faire taire et isoler les personnes transsexuelles, transgenres de couleur afin de favoriser un discours plutôt blanc, gai et cisgenre. On voit encore cette tendance 50 ans plus tard et on sait que nos communautés ont beaucoup de travail à fare pour resister le misogyne trans et le racism. Il est primordial que nous luttions les unes pour les autres, contre nos oppresseurs commun, épaule à épaule. N’oublions pas que Montréal n’était pas épargnée des descentes policières ; notons celle du bar Truxx en 1977 durant laquelle 143 personnes ont été arrêtées et accusées ou encore celle de la soirée Sex Garage en 1990, le « Stonewall québécois », où plus de 400 personnes se feront violemment charger par le SPVM et ses matraques, commençant un conflit de 36 heures. On sait que les personnes gaies et trans qui sont sans abris ou travailleur/se de sexe font face à la répression policière de jour en jour. La seule raison que le village gai est ici – dans l’est du centre-ville est parce que, avant l’Exposition ’67  et les jeux olympiques de 1976 le SPVM a mené une campagne pour nettoyer la ville – attaquant et arrêtant les queers dans les bars. On sait aussi que dans le monde les personnes gaies et trans, surtout celles qui sont racialisées, sont attaquées, criminalisées, incarcérées et même assassinées de manière disproportionnelle. Les attaques de haine américaine transphobe ont triplé pendant les derniers 5 ans. Hier, une autre personne trans a été tuée – Brooklyn Lindsey –  le 11e femme trans noire tuée cette année aux États-Unies – a été trouvé à Kansas City. On se souvient de Sisi Thibert qui a été tué à Pointe St. Charles en 2017. Cette douleur et cette rage reste toujours avec nous. Notre autodéfense est nécessaire pour assurer notre existence. Les groupes marginalisés s’organisent activement et présentement et ils se défendent. Le groupe de l’extrême droite à Hamilton n’est pas si différent des groupes ici au Québec, qui se trouvent face à une résistance féroce. Les personnes queers, comme à Hamilton et maintes fois auparavant, se réunissent pour se soutenir, se nourrir, s’appuyer et se défendre. On veut mettre fin à la domination dans toutes ses formes entrelacée et on sait que Personne n’est libre avant que tout le monde soit libre. L’autodéfense et toujours légitime. Ce soir on va danser, prendre beaucoup d’espace, circuler le mot, être beau et belle et révoltante – pour exprimer notre amour et rage queer pour les attaques fucked-up à Hamilton et la répression policière. On sait que on est fort et forte ensemble, et on va le montrer. On est ici pour dire :

Liberté pour Cedar! Abandonnez toutes les charges retenues contre les défenseur.es de Fierté!

Une levée de fonds est nécessaire pour les frais juridiques. SVP, faites un don ici: the-tower.ca/donate ou thetower@riseup.net

Attribution du contrat d’entrepreneur général pour la construction de la prison pour migrant-e-s

Publié le 2019-07-12 12:55:07
Juil 112019
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Il y a trois ans, l’État canadien investissait 138 millions de dollars pour élargir son système de détention des migrant-e-s, dont notamment le projet d’une nouvelle prison pour migrant-e-s à Laval. Depuis lors, une lutte multiforme s’est engagée pour arrêter la construction de cette prison. On a constamment rappelé à des entreprises comme Lemay, Loiselle et Englobe que quiconque choisit de s’impliquer dans ce projet peut s’attendre à des retards importants à chaque étape du projet.

Il y a deux ans, les bureaux d’architecture et d’ingénierie Lemay et Groupe A ont obtenu les premiers contrats pour la conception de la nouvelle prison. En janvier de cette année, un contrat d’entrepreneur général a été ouvert aux soumissions. Tout comme les architectes et les ingénieurs, l’entrepreneur général sera étroitement associé à toutes les étapes de la construction. De concert avec un certain nombre de sous-traitants dont on n’a pas encore révélé les noms, l’entrepreneur général entreprendra directement la construction d’installations destinées à enfermer les migrant-e-s.

Il y a un peu plus d’une semaine, l’ASFC a attribué dans la plus grande discrétion le contrat d’entrepreneur général à une entreprise basée à Val David : Tisseur Inc. Il s’agit d’une entreprise de construction qui a déjà construit des écoles et des ponts et, avec 50 millions de dollars, c’est de loin le plus gros contrat qu’elle ait reçu à ce jour. Ils ont déjà mis en ligne plus d’une dizaine d’offres d’emploi depuis la signature de ce contrat.

Tout comme Lemay, Tisseur veut se présenter comme une entreprise « socialement responsable ». Leur site Web se vante de leurs projets de construction écologique et met en évidence leur code d’éthique. Mais tout comme Lemay et d’autres, Tisseur est impatient de profiter de la misère et de la violence que l’État canadien inflige aux migrant-e-s. Qu’ils ne s’attendent pas à le faire sans que ça se sache.

Tisseur peuvent bien s’imaginer qu’en décrochant un projet gouvernemental d’une telle envergure, ils font leur grande percée, mais l’histoire récente d’entreprises comme Lemay, Loiselle et Englobe suggère que cela pourrait plutôt être le début de tribulations coûteuses.

Fuck les frontières. Fuck les prisons. Fuck tous ceux qui en profitent et qui les font exister.

À très bientôt.

Grèce : Le compagnon Nikos Romanos libéré après six ans de prison

Publié le 2019-07-12 18:15:04

Nikos Romanos a été libéré aujourd’hui, 11/7/19, de la prison de Korydallos après avoir purgé sa peine.

Le compagnon a été arrêté en février 2013, avec trois autres compagnons, pour un double braquage à main armé, à la Banque agricole et à la Poste hellénique, à Kozani.

Depuis actforfree.nostate.net

Italie : Révoltes suite à la mort d’un détenu au centre de rétention de Turin (+ quelques infos sur les luttes à l’intérieur)

Publié le 2019-07-13 12:29:05

Une personne est morte le 7 juillet au soir, au sein du CRA Brunelleschi à Turin, sa mort n’a été remarqué que le lendemain matin. Celle-ci avait demandé des soins suite à un viol subi au sein du centre de détention et aux blessures qui lui avaient été infligés lors de l’agression. En réponse, elle a été envoyé à l’isolement, pendant plus de dix jours, dans de très mauvaises conditions de santé (physiques et mentales) sous 40° avec seulement un litre d’eau potable (distribuée chaude) par jour. Les autres détenus dans les jours qui ont suivi l’incident, se sont jetés sur ses agresseurs, dont l’un a été plus tard déporté, l’autre arrêté.

Après avoir appris la nouvelle de sa mort, les détenus ont commencé une série de protestations, avec des battitures, le refus de nourriture et du bordel toute la journée avec des départs de feu (plusieurs matelas ont cramé). Dans la soirée lors d’un rassemblement devant le CRA en solidarité, des personnes dehors ont pu apercevoir des colonnes de fumé et entendre les cris de colère des détenus. Les flics sont intervenus en les tabassant, balançant des lacrymos et canons à eau pour mater la révolte à l’intérieur. Les protestations ont duré plusieurs jours.

Aux dernières nouvelles les détenus seraient tous en grève de la faim.

En 2008 une autre personne est morte de pneumonie au sein du CRA.

Les détenus sont de manière générale, « soignés » avec un cocktail de paracétamol et d’anxiolytiques, les ambulances n’entrent pas dans le CRA, sous prétexte qu’une infirmière est à « disposition » à l’intérieur du centre.

Quelques infos de plus :

À Rome, la section masculine du centre de détention de Ponte Galeria, restructurée et réouverte il y a environ un mois, a finalement été inaugurée de la meilleure façon possible : entre le 5 et le 6 juillet, une révolte a éclaté dans une des sections. Plusieurs dizaines de détenus se sont attaqués au mobilier et mis feu au matelats, et certains ont réussi à échapper aux forces d’intervention sur place. 12 personnes sont finalement parvenues à retrouver leur liberté. mais d’autres ont été arrêtés et renvoyés en détention

Au CRA de Caltannissetta, en Sicile, 72 personnes se sont mises en grève de la faim pendant plusieurs jours pour protester contre les déportations de 18 personnes vers la Tunisie et contre la rétention. Ces derniers mois, des prisonniers avaient tenté à plusieurs reprises de s’opposer aux déportations, en se révoltant et en tentant de s’évader : les 3 février, 23 janvier et 28 décembre. Le centre a été réouvert début décembre 2018 après les travaux de rénovation, suite à la révolte du 9 décembre 2017, lorsque trois sections avaient été détruites par le feu. Après l’incendie, cinq personnes ont d’abord été arrêtées pour « dévastation et pillage », trois ont été acquittées et libérées et les deux autres ont été jugés, un a été acquitté et un autre a reçu une lourde peine de 10 ans.

Suite aux incendies et à la tentative d’évasion au CRA de Bari (Sud est de l’Italie), 7 personnes ont été arrêtés, dont 3 à l’intérieur du centre, les 4 autres étaient à l’extérieur lors de leur arrestation et ont été arrêtés dans différentes villes d’Italie.

En fRAnce, le 8 juillet, au sein du bâtiment 1 du CRA de Vincennes des détenus ont incendié une cellule pour protester contre leur enfermement et leurs conditions de vie au sein du CRA. (L’info est disponible sur le site abaslescra.noblogs.org).

À Lyon depuis mardi 2 juillet les détenus du centre de rétention administratif de Lyon Saint-Exupéry ont entamé une grève de la faim afin de dénoncer leur enfermement. (Leur communiqué est disponible sur le site rebellyon.info).

Fin juin, tout le bâtiment 9 du CRA2 de Mesnil-Amelot (en région Parisienne) a brûlé suite à la révolte des prisonniers. Quelques semaines plus tôt les prisons pour étranger·ère·s de Oissel puis de Rennes étaient en partie détruites par des révoltes (on apprend ces jours-ci qu’au CRA Rennes un drone aurait été utilisé afin de surveiller les détenus suite à un parloir sauvage).

Résumé depuis hurriya.noblogs.org et autistici/macerie

 

Clip 14 juillet : I want to break free !

Publié le 2019-07-13 19:36:04

Pour que le 14 juillet ne soit pas une fête militaire ou nationale mais une fête populaire. RDV Dimanche.



On ne sait pas si une révolution politique est d’abord le fruit d’une révolution sociale. Mais depuis 8 mois, il s’élabore des nouvelles connexions, d’autres formes de luttes et d’entre-aide. Ce qu’il se passe est beau, parfois laid aussi, ça a la gueule foutraque de ce pays, comme beaucoup de pays. En Algérie, au Soudan, à Honk Kong et en France, les manifestant.es se sont soulevé.es.

« Ce que nous voulons c’est que les changements viennent de la base, pas du sommet » nous dit un manifestant soudanais.

Ce dimanche 14 Juillet nous serons nombreux et nombreuses à prendre la rue. Reprenons la liberté comme base, l’égalité comme moyen et la fraternité comme but [1].

Lien vers l’appel video :



Notes

[1El idéal anarquista, Ricardo Mella (trad. Wikiquote), éd. Establecimiento tipográfico de M. Martin, 1915, p. 3.

Des prisonniers ont brûlé une cellule au CRA de Vincennes

Publié le 2019-07-14 13:03:05

Le 8 juillet, des prisonniers du centre de rétention de Vincennes ont mis le feu à une cellule pour protester contre leur enfermement. Voici le témoignage de l’un d’eux.



« On a allumé le feu. Après on est restés bloqués dans la cour dehors du midi jusqu’au soir. Ici on nous considère comme des chiens, on ne nous respecte pas, on nous parle mal, on n’a aucun droit contre la police. La police nous insulte, l’autre jour un policier m’a filmé je lui ai dit d’arrêter, je lui ai dit qu’il n’a pas le droit, qu’on n’est pas des singes, il filme pour mettre sur son mur facebook et rigoler. Le policier à répondu que si, on est des singes.

On est des animaux pour elles et eux, on peut rien faire, on se fait taper et on doit fermer notre gueule. On ne peut pas répondre si on se fait taper. Si on répond on va en prison, après le vol arrive plus vite. L’Aspham (associations au CRA de Vincennes), le Juge des Libertés et les keufs ils travaillent ensemble.

Et puis le JLD c’est de la merde. Y a quelqu’un dans le CRA qui a les papiers espagnols, qui a toute sa vie là-bas et ils ne le laissent pas sortir, le JLD veut pas l’envoyer en Espagne. Y en a un autre au bout de 88 jours (durée d’enfermement : 90 jours) il a été déporté avec la force physique, amené à l’aéroport et dans l’avion.

Les médecins n’ont pas donné un certificat à quelqu’un qui s’est cassé le bras au CRA pour l’amener à l’hôpital. Ils ne l’ont jamais amené à l’hôpital. Un autre qui était diabétique il n’avait pas accès à l’insuline, quand il faisait des crises il tombait par terre.

Ici c’est l’angoisse, que des problèmes, personne ne rigole, y a que des insultes avec les keufs. On ne sait pas quand on va sortir, quand y aura un vol. Le CRA c’est comme une peine de prison. »

Un prisonnier du CRA de Vincennes

Cedar denied parole: updates on "hate crime policing" and repression after Hamilton Pride

Publié le 2019-07-14 19:37:07

A report from North Shore Counter-Info on the situation in Hamilton, Ontario, where growing numbers of anarchists and queers have been targeted by the stateafter a far-right attack on the local Pride event.

Submitted by R Totale on July 14, 2019

After waiting close to five days, we finally got news on the outcome of Cedar’s parole hearing. At about 4:56pm today, after days of deliberation, we got the news that the revocation their parole stands. After submitting over a dozen affidavits to the parole board; after hundreds of community members spoke out and took action against the criminalization of pride defenders; after a day of solidarity that resulted in over fifty actions taking place across several continents in support of queers fighting back, the parole board nonetheless decided to keep Cedar in prison for the rest of the summer.

The parole board’s findings, though heartbreaking, are not surprising to those of us who are experienced in dealing with the legal system. It may not be surprising, but it is something to pay attention to and learn from. Given the outcome, it is crucial to understand the general circumstances, as well as the particular forces that created this situation. Knowing the rationale behind Cedar’s arrest and their subsequent incarceration tells us much about our current moment and provides many warnings to consider as we continue on in Hamilton.

One of the key questions that the parole board considered was whether or not a speech given by Cedar could be considered incitement and thus a breach of their parole. Contrary to the many statements made by the Hamilton Police that Cedar was arrested due to their alleged presence at Pride, the police’s own internal documents indicate that they were arrested in large part for a different incident. Police lie. They regularly abuse their power, and cannot be trusted in any way, shape, or form to address the wave of hate that has been sweeping through the city. On the Monday following Pride, an open meeting was called at City Hall to bring together Hamilton’s queer, trans, and non-binary community. The meeting was supposed to be a safe space – a place for queers to have an opportunity to voice their thoughts, feelings, and concerns following the weekend’s attack. Unfortunately, this meeting ended up being extremely unsafe. During the event, Cedar gave a fiery speech criticizing the police and calling on queers to defend themselves. The speech also directly referenced and called out the uniformed police officers who were present. All of this is pretty well known. However, there is more to the story and this more is incredibly relevant to any discussion of the city’s proposed “hate incident policy and procedure”.

The cops who were visible in uniform at the meeting, were NOT the only cops present in the room. There was at least one other officer in attendance, but he was undercover in plain clothes. As if this isn’t enough of a violation, the officer in question belongs to a very notable division of HPS – the Hate Crime and Extremism Unit. This means that said division isn’t exclusively (and arguably isn’t prioritizing) investigating the violent far-right. Rather, they are coming for us. Only days after Pride participants were attacked by hate groups, a member of the police unit specifically responsible for dealing with hate-based activities came to a meeting for the queer community to investigate the queer community. Let that sink in. This officer creepily surveilled the meeting and all of those present – he observed and took detailed notes that documented names of people who were there, specific things that they said, and who knows what else. These notes were then used as a weapon and became the basis upon which HPS built a case against Cedar. Having police at the meeting did not lead to more safety for queers, rather it led to more violence. To be clear, their presence put a trans person in jail; it led to a member of our community being put in a cage and segregated.

Against this backdrop, the recent proposal coming from City Hall for addressing “hate-related activities” is nothing less than horrifying. Just when you think that the city’s response to the fallout from Pride couldn’t possibly get any worse, it does in fact get worse. In case you missed it, last Friday it was announced that city councillors will soon vote on a new “Hate Incident Prevention Policy” aimed at addressing the issue of hate-based individuals, groups, and incidents in Hamilton. The draft policy entails provisions such as installing more CCTV cameras at City Hall and in other public places; increasing the “general surveillance capacity” of the city more broadly; procuring more tools for police to deal with protesters and demonstrations; and the hiring of a special security investigator “tasked with investigating and documenting hate related activities on city owned property”. In sum, the city wants more surveillance, more police involvement, and more files documenting people’s activities and personal information. All of this is incredibly concerning and we should be worried.

For starters, the most obvious issue is that this policy will not be used exclusively to target the far-right. It is almost guaranteed to target (and perhaps even focus on) queers, anti-fascists, people of colour, and other left activists. There is a long history of such policies being used against those deemed to be political radicals, and it has already been demonstrated that Hamilton Police Services can and will use the guise of “fighting hate” to criminalize our communities. We will be subjected to more surveillance, we will face more police harassment and violence, and we will have more of our lives intrusively documented. This is enraging. To use hate-related laws and policies to police movements for equality and liberation for all is offensive, and to equate anti-fascism with fascism (just two extreme ideologies) is categorically wrong. While the “both sides” argument has been popular these past weeks, it is important to loudly and publicly remind the city that these two sides are wildly different.

Next, there is the issue of how hate/hate symbols/hate activity is defined. The definitions used by city council in the past have been questionable, but also illustrative of underlying political sympathies. Throughout the course of last year, swastikas and other white supremacist symbols appeared with increasing frequency in public spaces. However, these hate symbols were paid little attention and the city’s politicians have instead focused their energy elsewhere – notably debating the circle A and arguing for the anarchist symbol to be classified a hate symbol. This gives a pretty good indication about where City Hall’s priorities lie.

There’s also the issue of how specific groups come to be recognized as victims and/or potential victims of hate. In other words, which groups of people or what kinds of groups of people are understood to be at risk for hate-based targeting. For example, could a feminist event on city property be accused of perpetuating hatred against men? Many in the men’s rights movement classify feminism as an ideology of hate and consider men, as a group, to be a target of hate. Moving to a more concrete example, let’s look at the police. Hamilton Police Services have routinely claimed that police themselves are a major at-risk group for hate-targeting and are frequently the victims of hate crimes. So, if a group organizes an anti-police demonstration, could they be accused of engaging in hate activity? Would queer demonstrations like those that have been organized in the aftermath of pride, be classified as inciting hate if they were to happen again?

And finally, there is the issue of information security and associated risk. Creating databases and other records at City Hall that include detailed information on people’s activities, alongside their personal information presents a very real threat to those people. What if those records were to fall into the hands of fascists or fascist sympathizers? One of the most famous white supremacists in Canada, Paul Fromm, ran for mayor of Hamilton during the last election. The City of Hamilton currently employs known neo-nazi, Marc Lemire, and in the IT department of all places! There are a million ways that this could go wrong, and if information such as people’s home addresses and places of work are acquired by members of the far-right, people will be placed in danger – they will likely face harassment and potentially violence.

All those who have joined the chorus of outrage in the wake of the attack on this year’s Pride and the subsequent mishandling of the situation by City Hall and the Hamilton Police Services should refuse to be pacified. Promises of more surveillance and repression from the very same people who have long refused to keep queers, trans and non-binary folks safe, and criminalized those who stepped up to do so is absolutely against our collective interests. And all those who have rightly spoken up against Cedar’s politically motivated arrest should take a moment to heed the actual words that got them thrown back in jail:

“If people say well we need cops there so they can de-escalate… it’s like how about we build de-escalation skills collectively? […] If we want the police there to use measured force in order to deal with situations, let’s figure out how to use measured force ourselves and decide when and how it’s appropriate to do so. I think building up strength to act, the strength needed to be violent if necessary is a necessary precondition for your choice to be peaceful to be meaningful, otherwise you’re just powerless.”

To those who know us, it will not be surprising when we continue to organize and mobilize for those who are facing charges from Pride, and for those amplifying trans, non-binary and queer voices throughout this city. We are under attack. We will defend ourselves. We will not let anyone criminalize our community for it. We will be relentless and we will keep fighting back. Until our friend is free. Until our voices are heard. Until we are safe.

Comments

Barcelone:deux fourgons de la société prosegur en feu en solidarité

Publié le 2019-07-14 22:14:07

https://contramadriz

Barcelone Tôt le matin du 04/07/19. Deux véhicules de la société Prosegur ont été incendiés à la fin  de l’Avenida Vilanova.
Une salutation ardente pour tous les indomptables contre les prisons et la société pénitentiaire, en particulier pour Anna, Silvia et tous les camarades qui ont rejoint la grève de la faim, qui  a pris fin récemment. Salutations également aux prisonniers mobilisés dans l’État espagnol.

Rien n’est fini, tout continue!

Olympia, Washington : Nous sommes le feu qui fera fondre l’ICE, Rest In Power Will Van Spronsen

Publié le 2019-07-14 23:05:04
Juil 142019
 

De Puget Sound Anarchists

Tôt ce matin vers 4 heures, notre ami et camarade Will Van Spronsen a été tué par balle par la police de Tacoma. Tout ce que nous savons sur le déroulement des évènements vient des flics, qui sont des sources notoirement corrompues et peu fiables pour un tel récit. Ce que nous savons c’est que Will a tenté de mettre le feu à plusieurs véhicules, dépendances et un réservoir de propane à l’extérieur du centre de détention Nord-Ouest de Tacoma, qui abrite des centaines d’immigrés en attente d’audience ou de déportation. Il a réussi à mettre le feu à un véhicule, puis à échanger des coups de feu avec des policiers de Tacoma qui l’ont abattu. Il a été déclaré mort sur les lieux. Nous trouvons ses actions inspirantes. Les véhicules situés à l’extérieur du centre de détention sont utilisés pour évacuer de force des personnes de chez elles et les déporter, souvent dans des situations où elles risquent de subir un danger grave ou la mort. Ces véhicules détruits ne sont que le début de ce qui est nécessaire. Nous aurions souhaité que les incendies débutés par Will aient libéré tous les détenus et rasé tout le centre de détention du Nord-Ouest. Notre ami nous manque et nous souhaitons du fond du cœur que son action ne s’arrête pas avec sa mort.

Will Van Spronsen était un anarchiste de longue date, un antifasciste et une personne aimante et gentille. Ici à Olympia, certains d’entre nous se souviennent de lui comme d’un habile constructeur de structures en bâche lors du campement Occupy en 2011. D’autres se souviennent de lui lors des manifestations à l’extérieur du centre de détention l’été dernier, où il était accusé d’avoir étranglé un policier entourant ses bras autour du cou et des épaules d’un officier qui tentait d’arrêter un manifestant âgé de 17 ans. Dès le lendemain de sa sortie de prison, il est immédiatement retourné au campement situé à l’extérieur du centre pour soutenir les autres manifestants. On se souvient également de lui comme d’un auditeur patient et réfléchi, toujours à l’écoute des gens.

Nous sommes endeuillés, inspirés et enragés par ce qui s’est passé tôt ce matin. L’ICE [police de l’immigration] emprisonne, torture et déporte des centaines de milliers de personnes et la brutalité et l’ampleur de leurs dommages ne font qu’augmenter. Nous avons besoin de toutes les formes de résistance, de solidarité et de passion pour lutter contre l’ICE et les frontières qu’ils défendent. Will a donné sa vie en combattant l’ICE, nous ne saurons peut-être jamais ce qui lui passait par la tête au cours des dernières heures de sa vie, mais nous savons que le centre de détention doit être détruit et les prisonniers libérés. Nous n’avons pas besoin de héros, seulement d’amis et de camarades. Will était simplement un être humain et nous souhaitons qu’il soit toujours avec nous. Il ne fait pas de doute que les flics et les médias essaieront de le décrire comme un monstre, mais c’est en réalité un camarade qui s’est battu pendant de nombreuses années pour défendre ses convictions, et ce matin, il a été tué en faisant ce qu’il aimait: se battre pour un monde meilleur.

Ce soir, vers 20 heures, une trentaine d’anarchistes se sont réunis au terminus de Percival à Olympia dans le Washington pour commémorer Will Van Spronsen et s’opposer à l’ICE. Nous avons brandi des fusées éclairantes et des banderoles sur lesquelles étaient inscrits «Rest In Power Will Van Spronsen», «Abolissons l’ICE», «RIP Will», «Feu aux prisons» et «Stop à la déportation et à l’incarcération». Nous avons partagé des histoires et des souvenirs de Will, ri, et pleuré. Certaines personnes sont partis de leur côté dans le centre-ville et ont collé des autocollants «Immigrants Welcome», tandis que d’autres ont circulé en véhicules avec une banderole «Rest in Power Will» à l’arrière d’un camion.

Puisse son souvenir être une bénédiction

De l’amour pour celleux qui se battent encore.