Vive l'Anarchie - Semaine 27, 2025

Sommaire

No mine's land (25-27 juillet) : le lieu et la prog enfin dispos !

Publié le 2025-07-07 00:00:00

Les rencontres anti-extractivistes No mine’s land auront lieu à La Celle, près de Commentry (03), sur un site privé. Vous pouvez désormais retrouver en ligne toutes les infos pour arriver sur place mais également la programmation de ces trois jours de rencontres et de lutte.



Les rencontres anti-extractivistes No mine’s land auront lieu à La Celle, près de Commentry (03), sur un site privé. Vous pouvez désormais retrouver en ligne toutes les infos pour arriver sur place mais également la programmation de ces trois jours de rencontres et de lutte.

Vendée, Charente et Charente-Maritime : Duplomb dans l’aile !

Publié le 2025-07-07 00:00:00

La Grappe / lundi 7 juillet 2025

cliquer pour voir la vidéo

Un an après l’énorme mobilisation anti-bassine du Village de l’eau, les mésanges sont revenues armées de cutters pour mettre hors d’état de nuire 4 bassines en Vendée, Charente et Charent-Maritime ! Elles s’ajoutent à la vingtaine déjà déchirées de la région. Le collectif DUPLOMB (Débâchages Unis Pour L’Obstruction aux Méga-Bassines) nous propose cette fois un mini-film en guise de revendication. A vos pop-corns ! ah ben non, c’est fini le maïs !

Duplomb dans l’aile – 4 bassines de moins !

Dans les arrières salles du Parlement, certains projettent un futur catastrophique. La loi Duplomb qui légalise les manigances des lobbys est imposée sans débat en commission mixte paritaire : retour des néonicotinoïdes et levée des barrières pour les pesticides, carte blanche pour les ferme-usines et les méga-bassines…

De notre côté, face à ce qu’ils nous imposent de loin, nous préparons un autre avenir, là où nous vivons. C’est là que nous avons décidé d’apporter quelques réponses tranchées à la loi Duplomb.

Les habitant.es du Poitou qui tiennent à leurs terres et à leur ressource en eau savent qu’il est possible d’accéder aux bassines : plus d’une vingtaine a déjà été débâchée depuis 2021. Alors comme le veut la noble tradition du cutter picto-charentais, nous avons nous aussi découpé les bâches de 4 d’entre elles.

Nous avons ainsi mis hors d’état de nuire deux bassines, depuis longtemps illégales mais toujours utilisées, à Ferrières et Benon dans la plaine d’Aunis . Nous en avons ciblé deux autres : à Ste Gemme la plaine en Vendée et à Fouqueure en Charente.

Nous sommes tenu.es d’agir puisqu’ils ne veulent plus entendre les voix qui s’élèvent autrement. Dans la Plaine d’Aunis en Charente-maritime, le nombre de cancers infantiles liés au modèle bassines explose. En Vendée, les bassines accélèrent la dégradation des rivières. En Charente, des irrigants s’accaparent l’eau pour des cultures intensives de maïs, au détriment de leur voisin.es et de la biodiversité.

Nous refusons de céder à l’abattement. Nous sommes résolu.es à mettre fin à l’impunité dont jouissent les accapareurs de terres et d’eau. Si la loi Duplomb cherche à ce point à sauver le système bassine c’est parce que celui-ci est déjà en train de s’effondrer . De nombreux projets sont déjà abandonnés ou à l’arrêt par décision de justice. Les coûts de réalisation et de sécurisation des chantiers ont explosé. Les bassines ne trouvent plus d’assureur. La petite minorité d’irrigants qui en profitent ont de moins en moins d’ami.es parmi leur voisin.es. Nous comptons bien pousser à l’abandon définitif de ces dispositifs.

La complicité de l’État avec le lobby agro-chimique pour promouvoir les méga-bassines est de plus en plus flagrante. Les banques, les pouvoirs publiques et les spéculateurs s’accordent pour dicter la loi. Nous ne voulons plus assister impuissant.es aux ingérences au sein des instances locales de gestion de l’eau, au lobbying effréné des semenciers et producteurs de pesticides pour dissimuler leur méfaits ou à l’instrumentalisation de la colère agricole par les dirigeants de la FNSEA. En neutralisant ces 4 bassines, nous visons tout un système qui agit comme une mafia.

Il ne s’agit pas d’un acte isolé. Nous ajoutons nos incisions aux coups déjà portés par tant d’autres :

celles et ceux qui par leurs enquêtes mettent à jour les rouages sordides de l’agro industrie
celles et ceux qui lancent des recours juridiques
celles et ceux qui se battent au quotidien, en dépit des menaces, pour faire exister d’autres pratiques agricoles protectrices des terres et de l’eau.
celles et ceux qui organisent des assemblées de bassin versant
celles et ceux qui ont manifesté et manifesteront contre les bassines et la loi Duplomb
celles et ceux qui sabotent ingénieusement
celles et ceux qui s’apprêtent à empêcher le démarrage de chantiers de méga-bassines dans le bassin du Clain.

Tant qu’il y aura des projets de bassines, nous irons leur rendre visite. Nous avons des ami.es partout.

DU PLOMB (Débâchages Unis Pour L’Obstruction aux Méga-Bassines)

flyer Raslamine imprimable

Publié le 2025-07-07 00:00:00

Voilà un flyer A6 pour parler de ce projet en dehors d’internet !
Si tu as envie de l’imprimer et de le diffuser, il y a des pages A4 déjà faite en couleur et en noir et blanc. Les PDF sont accessibles quand tu cliques sur les images.

A6blanc A6gris A4gris A4blanc

A4blancnoirtblanc A4grisnoirtblanc

Gare à la revanche - appel autonome pour la Manif du Futur à Bure

Publié le 2025-07-07 18:43:21

Nous soutenons l’appel « LA MANIFDU FUTUR », à la manifestation antinucléaire unitaire du 20 septembre 2025 près de Bure (55) ! Nous appelons à la mobilisation et à rejoindre le bloc autonome : Pour la défense de « la Gare », contre le nucléaire et son monde de merde !
Gare à la revanche !



GARE À LA REVANCHE !

https://manifbure.fr/

Faire barrage à Cigéo - défendons l’ancienne gare de Luméville contre l’industrie nucléaire !

Nous soutenons l’appel « LA MANIFDU FUTUR », à la manifestation antinucléaire unitaire du 20 septembre 2025 près de Bure (55) ! Là où l’État français veut enterrer, à 500 m sous terre, ses déchets les plus radioactifs, faisant ainsi porter aux générations futures l’héritage toxique du moteur supposé de la prospérité et du progrès. C’est ainsi que s’explique le slogan commun qui revendique le droit des générations futures à une planète vivable. Nous appelons à la mobilisation et à rejoindre le bloc autonome : Pour la défense de « la Gare », contre le nucléaire et son monde de merde ! Il n’est pas nécessaire de savoir si le fardeau que représentent les déchets radioactifs pour les générations futures est notre problème le plus urgent, compte tenu de la guerre, des catastrophes climatiques et de l’état général de la planète. Mais la nécessité d’isoler les déchets de l’environnement pour des millénaires montre clairement une chose : l’énergie nucléaire n’est ni bon marché ni sûre !

Pourquoi une manifestation pour les générations futures, la lutte antinucléaire n’est-elle pas un phénomène du passé ?
Le danger d’une guerre nucléaire mondiale est d’actualité, comme jamais depuis la fin de la guerre froide. Les puissances nucléaires se redistribuent le monde et la France joue au poker pour avoir sa part du gâteau. Un jeu dangereux : alors que l’Ukraine est soutenue militairement et que l’on propose même l’envoi de « forces de maintien de la paix » françaises, la coopération franco-russe dans le secteur nucléaire fleurit. La France a ainsi réussi à empêcher la sanction des combustibles nucléaires et a même fourni des composants pour les sous-marins nucléaires de la flotte russe après le début de l’invasion. Cette force nucléaire contre laquelle Macron a récemment proposé à l’UE de se protéger sous le parapluie de missiles français... une fourberie renversante !

Dans le domaine civil, la situation n’est guère meilleure. Avec la « relance du nucléaire », la France se fait le précurseur d’un retour dans le futur nucléaire global. Dans le cadre d’une prétendue transition énergétique verte, l’État compte étendre son programme nucléaire déjà énorme : Prolongation de la durée de vie des centrales, construction de nouveaux réacteurs, extension de l’usine de La Hague... et augmente ainsi non seulement le risque d’accident, mais produit également toujours plus de déchets hautement radioactifs ; durée de stockage : 100.000 ans. Destination : Bure.

Pendant ce temps, la construction de cette décharge pharaonique se concrétise : début 2023, la demande d’autorisation de construction (DAC) a été déposée pour le projet. Au début de l’année dernière, l’ANDRA a lancé une nouvelle phase de développement qui s’accompagne de divers travaux préparatoires, tels que la mise en place de nouveaux sites de forage, des fouilles archéologiques, ainsi que la construction de plusieurs plates-formes. Cette phase de développement a également pour objet l’expropriation de plus de 500 terrains nécessaires à la réalisation du projet.

L’ancienne gare de Luméville, lieu de résistance central de la lutte anti-Cigéo depuis 2007, est également concernée. La « Gare » se trouve directement sur la future ligne Castor, sur laquelle les déchets radioactifs doivent être acheminés, et constitue une barricade juridique et physique qui fait directement obstacle à la construction du projet. Depuis l’évacuation violente de l’occupation de la forêt, la résistance à Bure est donc confrontée à un nouveau face à face avec la mafia du nucléaire et les pouvoirs publics qui la protègent.

Non, la lutte contre le nucléaire n’est malheureusement pas un phénomène du passé, elle est actuelle et aujourd’hui plus nécessaire que jamais ! Nous devons trouver des moyens de surmonter la faiblesse du mouvement et de passer à l’offensive ! Tout comme il faut sortir de l’isolement et développer une convergence vivante avec d’autres luttes sociales et environnementales. Le temps presse au vu de la catastrophe en cours et le futur dépendant de notre action présente !

Pourquoi une manifestation pour les générations futures a-t-elle besoin d’un bloc pour une ancienne gare ?
Au moment de la manifestation, la gare sera peut être une occupation illégale et gravement menacée d’expulsion. Une situation à laquelle nous nous préparons depuis de nombreuses années. Les mobilisations passées ont peut-être rappelé à certain.es l’histoire du jeune garçon qui ne cesse de mettre en garde contre le loup, jusqu’à ce que plus personne ne le croie. « C’est maintenant ou jamais ! » C’est peut-être vrai pour la gare cette fois-ci, mais certainement pas pour la lutte antinucléaire. Oui, il est urgent d’agir. Mais si l’on considère que le sujet restera d’actualité pendant les 100.000 prochaines années, il est à double tranchant d’appeler à la « dernière bataille » lors d’une mobilisation sur deux.

Non, la lutte contre Cigéo ne s’achèvera pas avec l’évacuation (ou la tentative d’évacuation) de la Gare, mais le déroulement de ce conflit changera les conditions de base de la résistance... Non seulement l’absence future du lieu en tant que ressource logistique de la lutte laissera un vide qu’il faudra combler. Avec « la Gare », c’est aussi le dernier « front ouvert » de la lutte contre Cigéo qui disparaîtrait dans un avenir prévisible. L’occupation policière du territoire, la répression, ainsi que la poursuite de la militarisation de la zone qu’entraînera l’opération d’expulsion, resteront une réalité quotidienne à long terme. C’est à nous de mener la lutte pour la gare d’une manière qui nous permette d’en tirer de l’expérience et de la force pour les luttes futures.
Bien sûr, au moment de l’évacuation, nous nous opposerons à l’attaque. Mais d’ici là, nous ne voulons pas rester passifs et regarder le serpent comme un lapin jusqu’à ce qu’il soit dévoré. Nous voulons diriger notre force collective contre ceux qui nous menacent, nous et la vie pour laquelle nous nous battons : de manière autodéterminée et à nos conditions. Car si la gare est une barricade dans la lutte contre le projet, « défendre la gare » signifie surtout une chose : attaquer Cigéo !

Mais nous voulons aussi placer consciemment ce bloc dans le contexte politique d’une lutte antinucléaire qui représente plus que l’arrêt (urgent) des installations nucléaires, la réduction des déchets et le désarmement nucléaire - et encore plus qu’un « mais pas devant ma porte ».

Nous nous opposons au système de domination en général ! Nous nous opposons à la guerre, à l’exploitation, à l’oppression et à l’écocide ! Nous ne voulons pas d’un capitalisme « vert » qui continue à reposer sur des structures (post)coloniales et extractivistes ; mais pas du tout ! Nous rejetons toute forme d’oppression systémique et luttons pour une société libre et solidaire. Comme cela ne va malheureusement pas de soi au sein du mouvement anti-nucléaire, nous considérons qu’un bloc autonome est le moyen le plus approprié de participer à la mobilisation et d’y rendre visibles nos propres contenus : Autonomes - anarchistes - anti-autoritaires !

Nous voulons nous réunir avant la date de l’évacuation (nous l’espérons) pour porter, dans un moment de force commune, notre opposition déterminée au projet nucléaire devant les portes de l’ANDRA. Non pas dans un front uni, forgé à partir de compromis boiteux, mais dans toute la diversité et la largeur sociale qui caractérisent depuis toujours le mouvement antinucléaire. C’est à chacun de décider de l’expression de la protestation et d’organiser un bloc en conséquence ou (si cela est compatible) de se joindre à l’une des mobilisations existantes. Le bloc que nous organisons misera clairement sur l’idée de la « diversité tactique » et ne formulera donc pas de « consensus d’action » restrictif. De même, il n’y aura pas de déclaration séparée à la préfecture. Ce que nous souhaitons, c’est une journée de résistance commune : bruyante et imaginative, en colère et créative, attentive et déterminée, joyeuse et incontrôlable !

Le 20 septembre, toustes à Bure !*

Plus d’infos : bureburebure.info
manifbure.fr

Appel version PDF :

*Même en cas d’évacuation prématurée de la gare, ou d’interdiction de manifester, nous serons là !

Leipzig (Allemagne) : Le tribunal attaqué avec du bitume et de l’acide butyrique

Publié le 2025-07-08 00:00:00

Knack Punkt News / mardi 8 juillet 2025

Le tribunal de première instance de Leipzig attaqué avec du bitume et de l’acide butyrique – Maja doit revenir !

Peu après le début de la nouvelle semaine, nous sommes allé.es faire une belle surprise aux juges, aux procureurs et aux sales flics de la police judiciaire qui iront travailler demain. L’entrée de leur temple de la violence bien prétentieux a été complètement barbouillée à l’aide de nos extincteurs remplis de bitume et, à l’aide d’un trou que nous avons fait dans une vitre de l’entrée, assez d’acide butyrique a dû pénétrer dans le bâtiment pour que le début de la semaine soit vraiment merdique.

Non seulement, ici au tribunal de première instance, la pauvreté est punie et le racisme est exercé, jour après jour, mais leurs collègues de Berlin ont aussi donné l’autorisation pour que notre camarade Maja soit enlevé.e et amené.e en Hongrie. Pour cette raison, nous ne vous laisserons pas en paix jusqu’à ce que Maja soit enfin de retour en Allemagne.

Entre-temps, l’état de santé de Maja est devenu critique et le temps pour agir est compté. Réunissez-vous avec votre groupe ou créez-en un et augmentez la pression sur les responsables ! Il y a beaucoup de choses qu’on peut faire – Ne laissez pas les sales keufs en paix !

Liberté pour Maja ! Défendons l’antifascisme militant !

Groupes autonomes

(image issue des médias)

Prison de Spoleto (Italie) : Des nouvelles de Ghespe

Publié le 2025-07-08 00:00:00

La Nemesi / mardi 1er juillet 2025

Quelques nouvelles sur la situation de Ghespe, enfermé dans la prison de Spoleto depuis mars 2025 , pour purger le restant d’une peine de cinq ans et demi pour le « pétard de fin d’année », dans le cadre de l’ainsi-dite opération Panico [voir ici ; NdAtt.].

À partir de la mi-mai, la direction de la prison lui a imposé la censure du courrier, suite à une note envoyée par la DIGOS [la police politique ; NdAtt.] de Florence, dans laquelle ils auraient indiqué sa dangerosité sociale, ses contacts avec le milieu anarchiste, etc. Du coup, tout le courrier est lu et tamponné ; cela a évidemment causé des ralentissements et des « disparitions » de lettres, en arrivée ou en sortie. De plus, les timbres postaux et les autocollants sont retenus par la censure, il est donc mieux de ne pas les mettre dans les enveloppes.

De plus, le 19 juin, le substitut du procureur De Gregorio, de la Direction anti-mafia du district de Florence, a ordonné un prélèvement forcé de l’ADN de Ghespe, à effectuer en prison, suite à un décret émis le 5 juin 2025, dans le cadre d’une procédure judiciaire de 2023. Dans cette affaire, seulement ébauchée, il est sous enquête, avec d’autres personnes, en vertu de l’article 305 du code pénal (« conspiration politique par le biais d’une association »), pour avoir « favorisé et organisé une association rudimentaire finalisée à la perpétration des délits punis par l’art. 302 du code pénal [une sorte de « provocation aux crimes et délits » ; NdAtt.] ». Pour justifier ce prélèvement, leur paperasse présente l’habituel compte-rendu de soirées de soutien et d’initiatives et de revendications en solidarité avec lui, à partir de son arrestation en Espagne, pour « démontrer » son rôle de premier plan au sein du mouvement anarchiste et ensuite on y déclare la nécessité d’obtenir un échantillon de son ADN « afin d’approfondir les enquêtes sur les individus qui se sont coagulés autour de lui », pour « en vérifier les possibilités et les capacités opérationnelles, ainsi que les stratégies d’action » [sic!]. Les pouvoirs magiques de l’ADN…

[À ce sujet, nous signalons la découverte, récemment, de mouchards et GPS dans deux voitures de compas proches de Ghespe…]

Beaucoup plus honnêtement, les magistrats font ensuite une vague référence à des attentats « similaires », avec des engins explosifs (similaires donc à l’action pour laquelle Ghespe a été condamné), qui ont eu lieu dans le cadre de la mobilisation contre le 41-bis, dont, évidemment, ils ne connaissent pas les responsables. Les exemples cités sont : l’engin explosif au tribunal de Pise, le 23 février 2023 [voir ici ; NdAtt.] et les cocktails Molotov contre la caserne Perotti, le 20 janvier 2023. Ils ajoutent que l’ADN servirait aussi pour vérifier sa présence « dans les lieux de rencontre du mouvement anarchiste » et donc sa collocation au sein de l’ainsi-dite « fraction toscane ». En ce qui concerne l’ADN, nous rappelons que son prélèvement pour le versement dans la base de données a déjà été imposé à Ghespe, ainsi qu’aux autres compas arrêté.es le 3 août 2017, le jour de la validation des arrestations et que la « preuve » principale utilisée à sa charge a été une expertise contestée de l’ADN, effectuée de manière « irrépétible » sur une trace biologique microscopique trouvée sur un fragment de ruban adhésif qui, à l’avis des enquêteurs, aurait fait partie de l’engin explosif et qui a été comparée avec des échantillons d’ADN prélevés sur des objets qui étaient attribués à Ghespe, comme, par exemple, des canettes. Se plaignant, dans la paperasse actuelle, du manque de son profil dans la base de données de l’ADN, ils parlent « d’une erreur, vraisemblablement, dans la procédure de prise de l’ADN », qui avait été effectuée à l’époque, dans la prison de Sollicciano. La dernière motivation apportée est, donc, celle de « remédier à cette lacune » et c’est la DIGOS de Florence qui devra s’en charger.

En plus de ça, il y a toujours l’impossibilité, pour Ghespe, d’obtenir l’autorisation pour faire des parloirs avec d’autres personnes que ses avocats, ainsi que le caractère complètement aléatoire de ce qui, d’une fois à l’autre, est accepté ou pas dans les colis déposés à la prison (par exemple, des stylos, des feuilles, des lunettes, des livres jugés trop « subversifs ») et nous rappelons aussi qu’il ne peut pas recevoir des livres avec le courrier (parce que, à Spoleto, cette possibilité serait accordée seulement aux prisonniers qui sont inscrits à des cours, une éventualité qui, d’ailleurs, n’est pas prévue dans cette prison). Il nous semble assez évident que, en plus des restrictions typiques d’une prison où se trouve une section de 41-bis, tel que Spoleto, dans le cas de Ghespe il y a la volonté de lui faire payer les deux ans de cavale avant son arrestation, en Espagne en février 2025 : il est particulièrement important, donc, de lui faire sentir notre proximité et de nous rassembler devant cette prison, pour lui et pour les autres prisonniers. À la mi-juin, il y a eu, là-bas tout comme dans la prison de Terni, des protestations à cause des conditions de détention et de la chaleur étouffante, à un tel point qu’il a fallu l’intervention de la police anti-émeute et que le secrétaire régional du SAPPE [un syndicat de matons ; NdAtt.] a déclaré que l’Ombrie est devenue la « déchetterie sociale » du système pénitentiaire toscan et il a demandé la réouverture de la prison de sécurité maximale de Pianosa, pour « y isoler les détenus les plus dangereux », aussi en prévision des probables révoltes estivales.

Nous appelons donc à participer au rassemblement [qui a eu lieu] devant la prison de Spoleto, loc. Maiano 10, le 5 juillet 2025, à 16h30 : contre toute prison, pour Ghespe, pour Paolo Todde, qui a interrompu le 21 juin une grève de la faim commencée au début du mois de mai, dans la prison d’Uta (province de Cagliari), pour tou.tes les prisonnier.es.

Pour l’Anarchie !

Continuons à écrire à Ghespe !
Salvatore Vespertino
Casa di reclusione di Spoleto
Località Maiano, 10
06049 – Spoleto (PG) (Italie)

Prison de Bancali (Italie) : Le blocage complet du courrier du compagnon anarchiste Alfredo Cospito continue

Publié le 2025-07-09 00:00:00

La Nemesi / lundi 7 juillet 2025

Des nouvelles de début juillet 2025. Ces jours-ci, des nouvelles arrivent à nouveau sur la situation particulièrement pénible que la direction de la prison de Bancali, probablement en accord avec le ministère de la prétendue justice, est en train d’imposer à notre compagnon anarchiste Alfredo Cospito, en particulière en ce qui concerne son courrier.

Nous rappelons que la censure de la poste, en entrée et en sortie, est un élément constitutif du régime 41-bis, auquel le compagnon est soumis. Cela arrive malgré le fait que nous sommes nombreux à continuer à lui écrire, aussi avec des initiatives collectives d’écriture de lettres, comme celle qui a eu lieu à Foligno le 31 mai dernier. En outre, depuis longtemps la direction de la prison a arrêté de lui donner les notifications de la rétention des lettres, un document contre lequel faire appel, pour recevoir le courrier saisi. Son courrier, simplement, disparaît.
Ce comportement s’ajoute à une longue série de dispositions qui ont un caractère de persécution, visant à la destruction psychologique et politique du compagnon : du refus d’avoir des livres déjà commandé et autorisés, aux CD et aux oreillettes pour écouter de la musique, jusqu’à la signalisation de ses avocats à l’ordre des avocats, car coupables de lui avoir serré la main et fait la bise, lors du parloir – c’est-à-dire coupables de l’avoir traité comme un être humain.
Tout cela dans un contexte déjà extrêmement pénible, tel celui du régime 41-bis, qui prévoit deux heures de promenade par jour, au sein de groupes de quatre personnes maximum, dont la composition est décidée par le ministère, une heure de parloir par mois avec un membre de la famille, séparé par une vitre, ou, en alternative, dix minutes d’appel téléphonique, pour lequel le membre de la famille qui a reçu l’autorisation doit se rendre dans une caserne [des Carabinieri ; NdAtt.] pour appeler. Ainsi que, comme nous l’avons déjà dit, la censure du courrier et l’impossibilité de lire des livres sur des thématiques considérées comme sensibles (et des grandes difficultés à obtenir tout livre en général).
Nous dénonçons fermement cet acharnement, qui de toute évidence est une vengeance de l’État pour l’intransigeance et la détermination avec lesquelles la grève de la faim de 2022-2023 et la mobilisation solidaire internationale ont été menées, en pointant, avec une intensité inédite, les lumières sur cette zone d’ombre qui est le 41-bis, en allant à donner des coups à cette fausse aura de sainteté qui entoure la structure antimafia-antiterrorisme.
Un acharnement qui a d’ailleurs lieu peu après la condamnation à huit mois du secrétaire d’État Delmastro, pour violation du secret professionnel, violation qui s’est produite justement lors de la tentative ratée de couvrir de boue Alfredo, pendant sa grève de la faim.
Ce qui saute aux yeux est la misère de ces personnages, face à la cohérence d’un anarchiste qui n’a jamais plié sa tête. D’un côté celui qui blessé un apprenti-sorcier du nucléaire, de l’autre celui qui, le jour de l’An, défoncé à la coke, se tire dans ses propres jambes [mésaventure arrivée à un député présent à la fête organisée par Delmastro, le 31 décembre 2023 ; NdAtt.].
Dans le climat de guerre mondiale qu’on respire de ces temps-ci, nous rappelons que ces épisodes doivent être lus comme des véritables politiques de guerre à l’encontre de l’ennemi intérieur. Les défis où s’engagent les révolutionnaires dans un moment historique de ce type sont grands, mais d’autant plus nous ne pouvons et nous ne voulons abandonner personne.
Parce que ceux qui oublient les prisonniers de la lutte révolutionnaire oublient la lutte révolutionnaire elle-même.
En prévision du possible renouvellement du régime 41-bis pour Alfredo Cospito, en mai de l’année prochaine, faisons en sorte que celui-ci aussi devienne à nouveau un camp de bataille lourd de contradictions pour l’État.

Circolo Anarchico « La Faglia » – Foligno
Juillet 2025
circoloanarchicolafaglia@inventati.org – t.me/circoloanarchicolafaglia

[USA] Le bureau de la Garde nationale attaqué à Bloomington

Publié le 2025-07-09 11:12:22

Initialement publié sur Attaque le 24/06/2025, qui l’a traduit de Unravel le 23/06/2025.

13 juin 2025
La nuit avant le spectacle « no kings » [les manifestations contre Trump du 14 juin ; NdAtt.], nous avons brisé les vitres d’un bureau de recrutement de la Garde nationale de l’armée de terre. Il est facile et amusant d’attaquer et normalement cela donne plus de résultats que de rester au coin d’une rue.


Après la guerre de Sécession, les autorités des États-Unis ont mis en place des milices capables de réprimer les émeutes ou de briser les grèves. Les milices d’État ont été reconstituées en une Garde nationale moderne. On a imposé une formation militaire et rigoureusement appliqué la discipline, y compris les inspections par des officiers de l’armée régulière. De plus, on a mis davantage l’accent sur le recrutement et des arsenaux ont été construits dans tout le Nord.

L’Association de la Garde nationale a vu le jour à Saint-Louis et, entre 1881 et 1892, chaque État a révisé sa législation militaire, pour assurer une milice organisée, que la plupart des États ont appelée Garde nationale.

La Garde nationale de l’Indiana [l’État où se trouve Bloomington ; NdAtt.] a participé activement au maintien de l’ordre aux frontières des États-Unis. Elle est toujours disponible pour réprimer les révoltes libératrices, en tirant violemment et de manière indiscriminée sur la foule, ou en dispersant la foule par des menaces théâtrales/coercitives de violence. Nous voyons leurs actions à Los Angeles, aujourd’hui, et lors des massacres de travailleur.es en grève, au cours de l’histoire, et des attaques contre les survivant.es de l’ouragan Katrina [qui a frappé le sud des États-Unis, notamment la Louisiane, en août 2005 ; NdAtt.]. Ils ont été déployés lors des soulèvements qui ont suivi la mort de George Floyd et de ceux de Ferguson. Bien sûr, à Ferguson, ce ne sont pas les policiers ni même la Garde nationale qui ont réussi à mettre fin aux émeutes, mais des activistes professionnels.

Il est important de se rappeler que, dans ce cycle de bouleversements sociaux, les émeutes peuvent être vécues comme une célébration, comme des libérations d’émotions, joyeuses et cathartiques : la police et les politiciens qui rentrent dans des zones d’émeute citent souvent cette atmosphère comme la chose qui les terrifie le plus. Mais les émeutes sont aussi motivées par la colère et la perte. Elles émergent comme une forme alternative de soin et de souvenir pour celles/ceux que la violence patriarcale de l’État a détruit.es : se soulever dans le deuil des enfant.es perdu.es et dans l’indignation pour la domination de la vie quotidienne. Elles peuvent être moches, sanglantes et effrayantes. Les émeutes sont communicatives, mais, contrairement à la protestation, elles ne visent pas à s’adresser à ceux qui sont au pouvoir, aux dirigeants ou à l’État ; elles sont plutôt une forme de communication directe et de transfert de connaissances entre ceux/celles qui sont en dehors des voies traditionnelles du pouvoir.

Solidarité avec les combattant.es de Los Angeles !
Solidarité avec les combattant.es anarchistes !

[USA] « Nous sommes le feu qui fera fondre l’ICE » – tract depuis Seattle

Publié le 2025-07-09 11:12:29

Initialement publié sur Attaque le 19/06/2025, qui l’a traduit de Puget Sound Anarchists le 16/06/2025.

Dans tout le pays, un mouvement combatif s’est opposé directement à l’ICE*, au DHS** et à l’ensemble de l’appareil des déportations et du contrôle des frontières. Nous ne sommes pas seulement à Los Angeles, mais aussi à Minneapolis, New York City, Phoenix, Atlanta et dans beaucoup d’autres villes.

Alors que l’ICE continue d’envahir, que la police continue de les protéger et que la supposée opposition se contente simplement de beaux mots, nous voyons clairement qu’un « sanctuaire »*** est mince comme du papier et que si jamais il doit exister, c’est à nous de le construire. Et regardez comment nous l’avons fait, dans tout le pays, en mettant en fuite les forces de sécurité de l’État. À Newark, une émeute dans un centre de rétention, associée à des actions combatives à l’extérieur, a permis à neuf personnes d’échapper à la captivité et quatre d’entre elles sont toujours en fuite.

Les fissures dans leur ordre sont clairement visibles et nous devons pousser jusqu’à ce que celui-ci se brise.

Lorsque nous combattons, nous combattons pour vaincre.

Restez mobiles – il vaut mieux céder temporairement du terrain et revenir, plutôt qu’être dispersé.es par une force écrasante.

Restez libres – s’asseoir ou s’attacher les bras est un bon moyen pour se blesser et pour être capturé.e ; ne vous livrez pas volontairement à l’ennemi.

Répandez le calme – la panique et le calme sont contagieux. Quand vous diffusez des informations, diffusez-les d’un ton calme et mesuré et parlez aussi clairement que possible. Si vous devez vous retirer, essayez de vous retirer ensemble et en marchant, si possible.

Ne soyez pas en sécurité, soyez dangereux.ses – nous devons tou.tes relever le défi. Pour beaucoup d’entre nous, il n’y a pas de lieu sûr où se retirer et le reste d’entre nous doit aider à supporter le poids du danger.

*****

ÉTENDRE LA LUTTE

« Dire ce que l’ennemi ne s’attend pas et être là où ils ne nous attendent pas,
c’est la nouvelle poésie. »
Anonyme, « À couteaux tirés »

L’ICE et le DHS ne sont pas seulement les flics et les tribunaux – ils ont toute une chaîne, qui leur est liée, d’agences gouvernementales, de logistique et de bailleurs de fonds. Si l’ennemi est concentré dans une zone, ils sont vulnérables dans une autre. [Suit une liste d’adresses d’agences gouvernementales de sécurité, à Seattle ; NdAtt.]

 

Notes d’Attaque :
* Immigration and Customs Enforcement, le service de police aux frontières et de douanes des États-Unis.
** Department of Homeland Security, le département fédéral de la Sécurité publique, duquel dépendent l’ICE et de nombreuses autres agences.
*** Certaines villes, surtout gouvernées par le Parti démocrate, ont déclaré vouloir être des « sanctuaires » pour les immigré.es clandestin.es, s’engageant à ne pas collaborer avec les rafles de l’ICE .

 

Cliquer ici pour télécharger le tract en anglais.

No mine's land (25-27 juillet) : le lieu et la prog enfin dispos !

Publié le 2025-07-10 05:00:00

Les rencontres anti-extractivistes No mine’s land auront lieu à La Celle, près de Commentry (03), sur un site privé. Vous pouvez désormais retrouver en ligne toutes les infos pour arriver sur place mais également la programmation de ces trois jours de rencontres et de lutte.



Le site se trouve entre le projet de mine de lithium d’Imerys à Echassières et le site de conversion du minerais extrait, à Montluçon. Toutes les infos pour arriver sur place sont ici :
https://nominesland2025.wordpress.com/le-lieu/

Quand à la programmation, elle est également disponible ici, sous réserve de quelques dernières modifications :
https://nominesland2025.wordpress.com/programme-des-rencontres/

On vous rappelle également qu’on a besoin que vous vous inscriviez pour avoir une idée de combien nous seront pour ces journées, merci d’avance !! Le site est ouvert au public à partir de jeudi en fin de journée, une cantine sera prévue le soir suivie d’une AG de bienvenue. Il est également possible de débarquer à partir du lundi 21 pour venir nous filer la main pour le montage. Et n’hésitez pas à nous contacter par mail pour toute demande / proposition <3
rencontresantiextractivistes03(at)riseup.net

On vous attend nombreux.ses, curieux.ses et déter pour tenter d’enrayer la machine extractiviste !

[USA] Attaque à l’arme à feu contre la police aux frontières

Publié le 2025-07-10 08:40:10

Volé dans la presse, le 07/07/2025.

Le mardi 7 juillet, un individu a ouvert le feu sur une annexe de la police aux frontière du Texas à McAllen, Hidalgo County, dans le sud du Texas. Il a pu tirer une dizaine de balles sur le bâtiment, blessant deux policiers locaux et un officier de la police aux frontières, avant que ceux-ci ne le tuent. L’un des flics a été blessé au genou, et les 3 blessés ont dû être transportés à l’hôpital.

L’individu était Ryan Louis Mosqueda, un jeune homme de 27 ans. Il est arrivé sur les lieux dans une voiture sur laquelle était taggés les mots « cordis die », une référence à une phrase du jeu Call of Duty Black Ops II qui fait référence à un mouvement anti-gouvernement et contre les inégalités économiques.

[USA] Attaque armée contre un bâtiment de l’ICE

Publié le 2025-07-10 08:40:52

Volé dans la presse, le 06/07/2025.

Tard dans la nuit du 4 juillet, plusieurs personnes ont attaqué un centre de rétention de l’ICE à Alvarado, au Texas. Plus d’une dizaine de personnes vêtues de noir ont vandalisé plusieurs véhicules et des caméras de sécurité du parking. Des tags tels que « traitre » et « porcs de l’ICE » ont été laissés sur une structure des gardes du centre et des voitures.

Les personnes ont ensuite tiré des feux d’artifice dans le but d’attirer les flics dans une ambuscade. Quand les flics sont arrivés sur place, plusieurs personnes les ont attaqués à l’arme à feu depuis les bois, tirant entre 20 et 30 balles, touchant notamment un flic d’une balle dans le cou. Ce dernier a été transporté à l’hôpital et en est depuis sorti.

Une dizaine des personnes armées et vêtues de gilets pare-balles ont été arrêtées en essayant de fuir, dont une personne fuyant les lieux à bord d’une camionnette contenant des fusils d’assaut, un pistolet, des gillets bare-palles et un casque. Les flics ont aussi confisqué un drapeau « Résister au fascisme, lutter contre l’oligarchie » et des tracts incluant des phrases telles que « Lutter contre la terreur de l’ICE par la guerre de classes » ou « Liberté pour toustes les prisonnier-es politiques !«  à côté du centre. Les personnes arrêtées ont été inculpées pour « tentative de meurtre sur un officier fédéral » et « utilisation d’une arme à feu en lien avec un crime violent », l’une des personnes a aussi été inculpée pour « obstruction de la justice » et « tentative de dissimuler et détruire des preuves ».


Pour écrire aux 10 personnes initialement arrêtées (adresses publiées par Mongoose Distro sur instagram) :

[nom prénom]
[SO# (n° d’écrou)
Johnson County Jail Arkansas
PO BOX 591
Longview, Texas 75606

Les noms et écrous des personnes incarcérées :

Ines Soto 202502008
Elizabeth Soto 202502014
Seth Sikes 202502010
Maricela Rueda 202502018
Meagan Morris 202502011
Joy Gibson 202502016
Zachary Evetts 202502013
Nathan Baumann 202502009
Autumn Hill 202502023
Savanna Batten 202502020

Haut-Rhin : même les cigognes s’y mettent

Publié le 2025-07-10 13:18:52

Plus de 10 000 personnes privées d’électricité et de téléphone
à cause des nids de cigogne
France 3, 5 juin 2025 (extrait)

Un réveil sans électricité, ni réseau. Une coupure de courant est intervenue le mardi 3 juin à 7h50 dans une dizaine de communes du Haut-Sundgau, dans le Haut-Rhin, touchant environ 11 600 foyers. « On n’avait plus le téléphone donc on ne savait pas ce qui se passait, retrace François Cohendet, maire du village de Ferrette. On ne pouvait joindre personne, en tout cas à la mairie. »

Selon le fournisseur Enedis, ce sont des branches de nid de cigogne qui auraient provoqué des courts-circuits. « Il faut se rendre compte qu’un nid est fait avec de grosses branches d’arbre, et peut peser jusqu’à 500 kilos : il peut donc provoquer des interférences avec un matériel plutôt fragile« , explique-t-on chez Enedis. Au total, trois lignes électriques ont été mises hors tension ce mardi dans le Sundgau.

Ce n’est pas la première fois qu’une coupure de courant généralisée est attribuée aux nids de cigognes. Plusieurs interventions avaient par exemple été nécessaires à Metz début 2024 pour rétablir le courant.

[USA] Solidarité avec les manifestant-es anti-ICE d’Alvarado !

Publié le 2025-07-10 17:57:34

Initialement publié par le comité de soutien DFW le 09/07/2025.

La nuit du 4 juillet, la police locale a arrêté 10 personnes devant le centre de rétention Prairieland de l’ICE à Alvarado, Texas. Nous ne connaissons pas toutes les circonstances qui ont conduit à ces arrestations. Nous savons que la colère et la résistance populaires aux déportations augmentent dans tout le pays. Des organisateurices, militant-es et communautés ciblées ont passé l’année à organiser des rassemblements et des manifestations devant les centres de rétention tels que celui d’Alvarado. Les 10 personnes arrêtées le 4 juillet ont été inculpées avec des accusation graves, qui ne visent pas seulement à ruiner leurs vies mais aussi à intensifier une criminilisation autoritaire de toute résistance et manifestation contre l’ICE. Les autorités locales ont fixé leurs cautions de sortie à 10 millions de dollars par personne.

Cette levée de fond vise à lever au moins 20 000 dollars pour les frais juridiques et les dépenses quotidiennes de toustes celleux qui subissent la répression ayant suivi la manifestation au centre de rétention de Prairieland. A cause des accusations graves, la majorité de l’argent ira aux frais de justice. Les arrêté-es ont des emplois, des familles et des loyers qui doivent être payés. Alors qu’iels restent emprisonné-es à cause de cautions extrêmement élevées dans le but de les punir, une partie des fonds pourra être utilisée pour couvrir des dépenses telles que l’entretien d’enfants, le loyer, ou d’autres besoins de base. Dans l’hypothèse où on leverait davantage de fonds que ce que les inculpé-es ont besoin au cours de leur procédure juridique, ces fonds supplémentaires seront utilisés pour soutenir d’autres Texans arrêté-es et poursuivi-es légalement pour leur militantisme ou des manifestations.

Le DFW Support Committee est un groupe de proches, ami-es et camarades des inculpé-es qui désirent les soutenir à travers le processus juridique et ont de l’expérience dans le soutien juridique et l’antirep. Nous posterons ici des mises à jour régulières sur l’affaire, l’utilisation des fonds levées et les besoins spécifiques des co-inculpé-es. Le comité peut être contacté à l’adresse dfwsupportcommittee@hacari.com.

Que vous soyez ou pas dans une position d’aider financièrement, n’hésitez pas à partager cette levée de fond avec votre communauté. Nous conseillons aux personnes de faire des dons anonymement.

Mise à jour du 9 juillet :

Au jour du 9 juillet, les 10 inculpé-es ont toustes reçu de graves inculpations fédérales. Une autre personne a été arrêtée et inculpée à son tour. La police enquête et harcèle les proches et ami-es des inculpé-es. Iels ont désormais passé 5 jours en prison, mettant en risque leurs emplois et logements. Nous essayons toujours de trouver un avocat en droit pénal de l’état pour chaque inculpé-e et attendons qu’iels soient assigné-es des avocats fédéraux pour leurs accusations au niveau fédéral. Nous avons besoin en urgence d’au moins 20 000 dollars pour engager des avocat-es qui peuvent prendre en charge une affaire d’une telle ampleur.

Notre communauté reste déterminée à lutter contre ces fausses accusations et à ce que tout le monde puisse rentrer chez soi. Nous avons besoin de votre aide pour ça. Que vous soyez ou non dans une position d’aider financièrement, partagez cette cagnotte avec votre communauté et continuez à répondre aux mensonges et au faux récit du gouvernement toujours plus autoritaire.

Pour écrire aux 10 personnes initialement arrêtées (adresses publiées par Mongoose Distro sur instagram) :

[nom prénom]
[SO# (n° d’écrou)
Johnson County Jail Arkansas
PO BOX 591
Longview, Texas 75606

Les noms et écrous des personnes incarcérées :

Ines Soto 202502008
Elizabeth Soto 202502014
Seth Sikes 202502010
Maricela Rueda 202502018
Meagan Morris 202502011
Joy Gibson 202502016
Zachary Evetts 202502013
Nathan Baumann 202502009
Autumn Hill 202502023
Savanna Batten 202502020

Hambourg (Allemagne) : Manif sauvage « Free Maja »

Publié le 2025-07-11 00:00:00

de.indymedia.org / jeudi 10 juillet 2025

Le soir du jeudi 10 juillet, une manif sauvage, non déclarée, a défilé dans le quartier de Schanzen, à Hambourg.

Avec des slogans, des feux d’artifice et de la fumée, on s’est solidarisé.es avec Maja, qui est en grève de la faim depuis près de cinq semaines. Des slogans ont été laissés sur les murs et apparemment quelques bris de verre sont restés derrière la manif. Il faut faire pression maintenant, pour soutenir Maja. Maja se trouve en grave danger et doit être ramené.e en arrière [en Allemagne]. Descendez dans la rue, menez des actions et soutenez le combat de Maja.

Liberté pour tou.tes les prisonnier.es ! Free all Antifas!

Berne (Suisse) : Attaque contre une centrale du régime migratoire fasciste

Publié le 2025-07-11 00:00:00

Barrikade / mercredi 9 juillet 2025

Résistance contre le Service des migrations de Berne

Résistance avec de la peinture et un marteau : dans la nuit du dimanche 6 juillet 2025, nous avons attaqué une des centrales du régime d’asile fasciste. Au soi-disant Service des migrations du canton de Berne, Ostermundigenstrasse 99, nous avons fait un geste contre l’exclusion raciste, l’illégalisation et la marginalisation systématiques des personnes, contre les meurtres répétés de personnes migrantes de la part du système, contre les camps de la misère qui rendent malades, la détention en vue de l’expulsion, les expulsions, les frontières et un régime frontalier néocolonial.

Le Service des migrations de Berne est l’un des pionniers, lorsqu’il s’agit de rendre encore plus raciste et brutale la pratique d’asile raciste et brutale de la Suisse. Des personnes gravement malades sont enlevées par la force par le Service des migrations et la police pendant leurs hospitalisations et violemment expulsées, ce qui en pousse sans cesse certaines jusqu’au au suicide. Le Service des migrations attire sans cesse des gens dans son bureau avec des mensonges et ensuite les place directement dans des centres de détention, en vue de leur expulsion. Aucun canton ne place autant de personnes en « détention administrative », comme on l’appelle, que celui de Berne. Le Service des migrations bernois expulse lui-même des personnes vers le régime de terreur en place en Afghanistan. En même temps, le Service des migrations bernois est responsable du fait que des centaines de personnes dans tout le canton sont logées dans des conditions difficiles, dans des camps loin de tout. C’est ainsi qu’on veut démoraliser les gens. Le but du système est que les gens tombent malades et s’effondrent. Les variantes, par lesquelles les fonctionnaires des migrations essayent de détruire des vies, sont diverses. Mais, toutes, elles ne sont pas le fruit du hasard.

La suprématie blanche, les structures coloniales, le racisme et l’illégalisation dans le but d’une surexploitation capitaliste et de la domination sur des personnes rendues superflus par le capitalisme sont le noyau idéologique et le but de la politique migratoire en Europe, en Suisse et à Berne. Le racisme et la violence sont institutionnalisés. Il faut toujours aussi des individus pour mettre en œuvre cette politique inhumaine. Des criminels qui, depuis leurs bureaux, détruisent en série des existences et qui donnent ainsi cours à leur racisme et leur sadisme. Par exemple, au n° 99 de la Ostermundigenstrasse. Peu importe le niveau, le traitement réservé aux personnes migrantes et autres personnes marginalisées est authentiquement fasciste. Ici, maintenant, tous les jours. La résistance est large et forte. Nous nous voyons comme une petite partie de cette grande lutte, que de nombreuses personnes mènent chaque jour.

Abolition du Service des migrations de Berne ! Résistance contre le régime migratoire fasciste !

[France] Saisir toutes les sorties possibles pour s’évader de taule !

Publié le 2025-07-11 07:35:35

Volé dans la presse, le 18/06/2025.

Chaque année, une cinquantaine de détenus profitent d’une sortie, d’une permission ou d’un passage devant la justice pour s’évader de prison.

Le mercredi 18 juin vers 9h du matin, un détenu écroué à la prison de Varces-Allières-et-Risset (Isère) et qui devait partir faire de la randonnée avec d’autres prisonniers dans le cadre d’une sortie encadrée par des surveillants, est parvenu à s’échapper. Une voiture s’est approchée du groupe de détenus alors qu’il se trouvait à l’extérieur du centre pénitentiaire. Le détenu a alors sauté à l’intérieur avant que la voiture ne reparte en trombe.

Un homme de 18 ans, jugé vendredi 6 juin au tribunal judiciaire de Versailles (Yvelines), a pris la fuite alors qu’il attendait son jugement. Il n’a pour l’heure (au dimanche 8 juin) pas été retrouvé, a indiqué le parquet de Versailles. Le jeune homme de 18 ans avait été déféré vendredi après-midi, à l’issue de sa garde à vue, au tribunal judiciaire de Versailles devant un juge d’instruction et avait été présenté à un juge des libertés et de la détention pour statuer sur son placement en détention provisoire.  Suite à cette audience, il a été reconduit dans les geôles du palais le temps de la délibération. Et c’est en remontant vers le bureau du magistrat situé au 3e étage, aux alentours de 21h30, qu’il aurait demandé aux policiers qui l’escortaient à pouvoir se rendre aux WC. C’est alors – dans des circonstances qui restent encore à éclaircir – qu’il est parvenu à tromper leur vigilance, à dévaler les trois étages et à s’enfuir du tribunal. Une vaste opération pour le retrouver a été enclenchée dans la foulée. Peu avant minuit, un homme a contacté la police pour signaler qu’un homme, caché dans un buisson, était monté de force dans son véhicule et lui avait intimé l’ordre de le déposer à la gare de Versailles-Chantiers. Ce témoin a indiqué avoir ensuite perdu la trace du fugitif.  L’analyse des caméras de surveillance a permis d’identifier le fugitif, marchant à proximité de la gare, en compagnie d’un autre homme, puis de le voir entrer dans un immeuble.

Vendredi 16 mai, un homme âgé de 34 ans est parvenu, vers 17h, à se faire la belle des geôles du palais de Toulon dans le Var. Le trentenaire avait été condamné quelques heures plus tôt dans le cadre d’une comparution immédiate à 4 ans d’emprisonnement dont 1 an assorti d’un sursis probatoire et à une obligation de soins. Sa cavale aura duré moins d’une semaine. Le jeudi 22 mai, l’individu qui s’était échappé du tribunal de Toulon a été interpellé sur la commune d’Auriol (Bouches-du-Rhône) chez des proches. Le procureur de Toulon a précisé qu’il avait été retrouvé notamment grâce à des écoutes téléphoniques permettant de le localiser au domicile d’un proche.

[USA] Incendie d’une voiture de flics à New York

Publié le 2025-07-11 07:35:42

Initialement publié sur never sleep le 20/06/2025.

18 Juin 2025

La nuit dernière, avant qu’il ne pleuve, j’ai déposé un colis enflammé sur le volant d’une camionnette de police, entre union et metropolitan à williamsburg [note: un quartier de brooklyn à new york]. Je ne sais pas exactement ce qu’il s’est passé ensuite, mais je suis content-e de l’avoir fait. Je conseille à tout le monde d’essayer autant de trucs incendiaires que possible tant que la destruction des jouets des flics est vu comme une violence tandis que ce n’est que la loi et la routine de kidnapper des personnes et les séparer de leurs proches, terres et ressources auxquelles elles ont le droit en étant nées sur cette planète.

Contre une nation au coeur lâche qui prétend être pour la liberté d’expression tout en permettant à une jeune femme de se faire ggresser dans la rue pour avoir écrit contre le génocide, et aux militant-es et manifestant-es de se faire kidnapper.

Contre un pays frauduleux qui accepte de dévoiler son illusion de liberté comme une simple posture tant qu’il reste terrifié de la liberté des personnes de couleur.

Pour Rumeysa Ozturk [note: la militante mentionnée dans un des paragraphes précédents, qui a été arrêtée le 25 mars et placée en détention par l’ICE, visée après avoir écrit un article étudiant contre la collaboration de son université avec le génocide à Gaza, elle a ensuite été liberée le 10 mai tandis que des procédures sont en cours pour la suspension de son visa], pour Mahmoud Khalil [note: militant étudiant palestinien arrêté par l’ICE le 8 mars et liberé le 20 juin, ciblé dans une vague de répression contre les étudiant-es pro-palestiniens], pour toutes les familles, ami-es et voisin-es emprisonné-es. Pour toute personne qui nous a été volée. D’une personne parmi tant d’autres qui NE. VA. PAS. LES OUBLIER.

[Suisse] Blocage de promenade à la prison de Champ-Dollon

Publié le 2025-07-12 10:31:07

Initialement publié sur l’instagram de parlons prisons, le 26/06/2025.

La semaine passée, les détenus de plusieurs étages de la prison de Champ-Dollon [note: dans le canton de Genève] ont procédé à des blocages en refusant de regagner leurs cellules à la fin de la promenade afin de protester face à la dégradation de leurs conditions de détention.

Il nous a notamment été rapporté que, dans l’aile nord, un détenu placé dans une cellule de 5 personnes aurait incendié sa cellule en signe de protestation. Personne n’a été blessé.

D’après les informations publiées dans la presse et celles que nous avons pu récolter, les mouvements de protestations des détenuexs qui secouent actuellement champ-dollon portent sur la dégradation des conditions de détention. Dégradation qui serait liée au soi-disant « manque » croissant de personnel pénitentiaire.

De nombreuses activités dont l’accès à la salle de sport ont été annulées ou réduites. Les visites des proches ont été limitées, voire supprimées certains jours et les délais pour les communications téléphoniques avec les proches ont été rallongés.

Les détenu-e-s se retrouvent ainsi enfermés de longues heures, 23h sur 24h, privés de toute possibilité ne serait-ce que de sortir ou de s’aérer. Les repas en commun dans les couloirs ont également été supprimés.

Les détenus sont contraints de manger enfermés dans leurs cellules surpeuplées. Certains ont même rapporté des « oublis » de distribution de repas. Et on ne parle pas des humiliations des gardiens.

A cela s’ajoute les fortes chaleurs qui, comme chaque année, aggravent la situation. Les cellules surpeuplées deviennent de véritables étuves, rendant la vie quotidienne insupportable.

L’été dernier déjà, la chaleur extrême avait provoqué de nombreux signalements et protestations, sans que des solutions durables ne soient apportées.

Les détenus doivent batailler pour que les matons ouvrent la trappe de la porte de la cellule, permettant la circulation de l’air. Les ventilateurs sont très anciens et poussiéreux. L’eau fraîche et les douches ne sont pas disponibles en quantité suffisante pour se rafraîchir.

Cette situation et les conditions de détention indignes sont évidemment inacceptables.

Selon nos informations, certains détenus ont été remis de force dans leurs cellules et violentés suite au mouvement de protestation.

Plusieurs d’entre eux auraient été sanctionnés et placés à l’isolement, au cachot, en guise de punition.

Pour rappel, la vaste majorité des personnes enfermées à Champ-Dollon y sont détenues de manière préventive ou pour des délis mineurs liés à la pauvreté ou à la migration. Cette situation est le résultat délibéré d’une politique pénale qui vise le maintien de l’ordre social plutôt que l’éradication de la violence dans la société.

En criminalisant et en ciblant les comportements des couches les plus précaires de la population (commerce de stupéfiant, migration irrégulière, travail du sexe, vol, etc.) le système pénal reproduit essentiellement une hiérarchie sociale fondée sur la domination d’une élite blanche et bourgeoise qui se réserve le luxe de « l’innocence ».

Les autorités semblent incapables d’apporter des réponses concrètes à cette situation qui s’aggrave chaque été.

Il existe pourtant une solution simple et efficace afin de combattre la surpopulation carcérale : la libération de détenus.

Car le nombre de détenus n’est pas lié au taux de criminalité mais à la politique de surincarcération du ministère public qui choisit d’enfermer massivement pour des faits de petite criminalité ou des amendes.

Nous envoyons toute notre force et notre solidarité aux détenu-e-s, à leurs proches, et à toutes celles et ceux qui luttent contre les conditions de détentions indignes et ce système pénal destructeur.

Vive la lutte des détenu-e-s.
Vive la solidarité à l’intérieur comme à l’extérieur.
On ne lâchera rien.

Pour un monde sans prisons !

CRA de Mérignac : De malhonnêtes gens ciblent les sièges des boîtes complices

Publié le 2025-07-12 14:29:17

Pour participer à la construction d’un centre de rétention administrative, il faut soit adhérer à la politique xénophobe de l’État, soit ne pas faire le lien entre les deux...



Il est de plus en plus clair, notamment depuis les rafles du 18-19 juin dernier*, que si nos ministres de l’intérieur commandent de nouveaux CRA* c’est pour enfermer et expulser davantage. En réaction, les PAF – Poulet.tes Anti-Frontières- se sont chargé.es de rappeler à des entreprises impliquées dans le chantier de Mérignac que c’est sur la violence institutionnelle envers les personnes en situation irrégulière qu’elles font leur affaire.

Nous espérons donc que les salarié.es des bureaux d’études technique CETAB sont revenu.es sur leur éthique professionnelle à la lecture des tags laissés sur les murs de leur lieu de travail, et que l’idée d’enfermer des personnes leur est parue moins agréable en galérant à ouvrir les portes et portails fixés à la colle expansive.

<span class=
A bas les CRA

Quand aux salarié.es de A+R paysage, iels pourront en discuter avec les résident.es de l’immeuble dans lequel l’entreprise de paysagisme est domiciliée, banderole et tracts à l’appui.

A+R participe à la détention des étranger.es

Si être honnête, selon Bruno Retailleau, c’est être blanc.hes et accepter le racisme des institutions, alors nous préférons être du côté des malhonnêtes, et menacer qui prend part à l’ordre fascisant qui s’impose. Les vies des étranger.es tentant de s’installer sur le sol européen sont méprisées depuis plusieurs décennies déjà, avec des frontières devenues forteresses et des procédures juridico-administratives rendues arbitraires. Mais elles sont d’autant plus menacées que le discours politico-médiatique alimente une haine qui se traduit désormais en agressions et en crimes, avec dernièrement les assassinats d’Hichem Miraoui, d’Aboubakar Cissé, ou encore celui de Djamel Bendjaballah l’été dernier. Et dans un même temps, nos politiques évincent des groupes faisant vivre un discours anti-fasciste et écartent les associations de soutien juridique des centres de rétention. Si le travail de certaines est discutable, d’autres sont présentes pour tenter de garantir aux détenu.es un accès effectif à leurs droits, et pour témoigner des violations de ceux-ci.

Aux États-Unis, l’organisation collective incluant communautés et personnes en soutien a permis de mettre en difficulté les expulsions massives commanditées par Trump. En France, les expulsions sont tout aussi expéditives et les centres de rétention en sont le sas. Nous pouvons lutter contre la normalisation de ces pratiques inhumaines, et les entreprises ont le choix d’être complices ou non.

C’est notre audace contre leur expertise, notre solidarité contre leurs intérêts
A bas les CRA, les flics, les fachos et la nation

Les P.A.F

* Dans le cadre de cette rafle, 691 personnes auraient été interpellées, parmi lesquelles une centaine auraient été reconduites à la frontière, et une trentaine placées en centre de rétention. Déjà en mai dernier, une opération nationale de contrôle a été menée dans les bus internationaux à bas coût, durant laquelle 759 personnes ont été interpellées. Sur la manière de s’organiser pour bloquer ces traques : https://paris-luttes.info/faisons-derailler-le-tri-social-19711?lang=fr

*Le projet du CRA de Mérignac est issu de la première phase du plan CRA décrétée par Darmanin lorsqu’il était ministre de l’intérieur, et qui a déjà permis d’étendre le parc de 1488 places en 2017 à 1959 en 2024, pour atteindre 2203 places en 2027.

Safran construit près de chez vous la guerre depuis l'espace

Publié le 2025-07-12 16:09:22

« Nous savons que notre action n’est qu’un grain de sable dans la lutte contre le complexe militaro-industriel qui approfondit jour après jour les capacités technologiques des guerres d’aujourd’hui et de demain. Pour autant, elle nous permet de sortir d’une position de spectateur·ice·s devant les massacres des guerres passées, présentes et à venir.
Les guerres ne sont jamais si loin de chez nous. Elles nécessitent des industries, des flux de transport et d’énergies qui se trouvent partout. Ces productions et infrastructures sont amenées à se multiplier et à s’intensifier dans le contexte actuel de militarisation des sociétés. Une restructuration massive de l’économie capitaliste organisée par la bourgeoisie est en cours, et nous entraîne vers une surenchère guerrière permanente.
D’autres actions de ce type ont lieu régulièrement. Mettre en lumière les rouages de la guerre, les attaquer et faire résonner nos actions avec d’autres nous semble primordial. Nous nous reconnaissons dans le constat émis au salon du livre anarchiste des Balkans et envoyons des salutations chaleureuses à celles et ceux qui luttent contre la résurgence du nationalisme et du militarisme. Continuons de renforcer nos réseaux de résistance et de solidarité. »

Extrait du communiqué de revendication de l’incendie d’un poste électrique du pôle technologique Effiscience à Colombelles (attaque.noblogs.org le 04/10/2024)

Au fur et à mesure que la militarisation s’accentue, elle nous précipite dans le gouffre des horreurs humaines de la guerre (avec ses traumatismes et ses rapports humains atrophiés par les nationalismes). Si certain.e.s ne trouvent pas l’imagination ou le courage pour dépasser leurs instincts de peur et d’obéissance, d’autres ressentent la nécessité de riposter à cette militarisation qui nous enferme dans les voies cauchemardesques de l’étatisme. D’où l’importance de partager ce qui, autour de nous, y participe, où et comment, pour mieux l’empêcher. L’économie de guerre est un continuum d’entreprises en expansion constitué de grandes organisations militaires ou parfois civiles (les « donneurs d’ordre ») et d’entreprises sous-traitantes qui travaillent sous leurs ordres. Parmi les premières, Safran fait partie des 10 (sans doute même des 5) plus grandes entreprises militaires de l’économie française. D’après plusieurs articles de la presse nationale, Safran serait le leader mondial de la télémesure et de la communication depuis l’espace, après avoir été spécialiste de la conception de moteurs d’avions, d’hélicoptères, de fusées et d’équipements aéronautiques et de défense. Si elle n’est pas l’entreprise militaire française la plus avancée dans le domaine spatial en général, contrairement à Airbus Defence and Space et Thales Alenia Space, elle se spécialise dans certains domaines essentiels à l’ensemble de la filière.

À Colombelles (près de Caen), le site de Safran se trouve au cœur du pôle d’innovation technologique Effiscience avec bien d’autres entreprises dégueulasses (sur les terrains de l’ancienne Société Métallurgique de Normandie). Il s’agit du bâtiment avec huit antennes paraboliques sur le toit. Grâce à ces antennes, le site de Colombelles capte les données de 103 antennes sur 21 sites répartis sur quatre continents pour surveiller des satellites en temps réel. Selon Noël Barreau, directeur général Segment sol pour les activités Espace de Safran : « L’objectif est de suivre tous les objets qui émettent des signaux radio, grâce à notre réseau de capteurs au sol ». Si leurs services ne permettent pas d’observer en même temps les quelques 13 000 satellites qui circulent autour de la Terre, la salle de contrôle de Safran à Colombelles permet d’observer en quasi temps réel 470 satellites en orbite haute (jusqu’à 36 000 kilomètres d’altitude) et 670 satellites en orbite basse (jusqu’à 2000 mètres d’altitude), et une centaine d’autres pistés mais pas encore repérés.

Depuis l’espace, des satellites font du renseignement à visée militaire, du repérage pour des finalités économiques, permettent à certains systèmes bancaires de fonctionner, rendent accessibles de la connexion au wifi (comme Starlink de SpaceX), permettent la localisation par GPS ou des prévisions météo. Les armées rivales peuvent attaquer d’autres satellites et ces services par du brouillage de leurs communications ou des missiles anti-satellites, afin de mettre hors service ces capacités déployées sur terre. Depuis octobre 2020, Safran travaille dans le cadre d’un contrat signé avec le Commandement de l’espace (une organisation créée en juillet 2019 par le gouvernement français sous la responsabilité de l’armée de l’air). Ce contrat prévoit l’utilisation pour les forces armées françaises du service WeTrack proposé par Safran. Ce service est développé depuis plus de sept ans à Colombelles où 60 des 150 salarié.e.s du site travaillent à la détection de satellites par radiofréquence jusqu’à 36 000 kilomètres d’altitude avec une précision de 100 mètres. Cela leur permet de surveiller les satellites inconnus, potentiellement programmés par des armées rivales pour espionner, attaquer ou « pirater » d’autres satellites partenaires. Selon Alexis Watine, directeur du pôle Surveillance de l’espace : « Quand nos capteurs identifient un signal inconnu, on va lui donner un nom de code et suivre l’objet. Son signal est comme une signature ADN. On transmet ces données aux clients qui, ensuite, le caractérisent ». Le système WeTrack de Safran est complémentaire du radar Graves (pour Grand réseau adapté à la veille spatiale), installé depuis 2005 sur le plateau d’Albion (Alpes-de-Haute-Provence), qui peut détecter des objets spatiaux évoluant à basse altitude (400 à 1 000 kilomètres d’altitude). Depuis mars, Safran élargit ce service aux orbites basses (jusqu’à 2000 kilomètres d’altitude), ce qui serait, bien que les journalistes ne précisent pas en quoi, unique au monde.

Les services de WeTrack sont également sollicités pour la gestion du trafic spatial. En effet, l’espace est de plus en plus fréquenté par des satellites et certains (notamment ceux de nations rivales) ne communiquent pas forcément leurs déplacements. Il y a également des débris, notamment de satellites détruits suite à des collisions avec d’autres satellites. Les États-Unis et l’agence spatiale française (CNES) ont signé en octobre 2019 à ce titre une déclaration d’intention sur « la connaissance de la situation spatiale et la gestion du trafic spatial » alors que quelques semaines plus tôt une manœuvre d’urgence a été improvisée pour éviter une collision avec un mini-satellite de l’entreprise SpaceX, révélant les défauts de communication entre différents acteurs du secteur spatial. Les services de Safran à Colombelles devraient ainsi contribuer à les aider à éviter des collisions et des embouteillages dans l’espace. Ils permettent également d’envisager des systèmes automatisés de déplacement qui deviennent de plus en plus nécessaires avec l’accroissement de satellites dans l’espace. Le dirigeant du site évoque des collaborations constantes avec l’US Air Force, le Department of Commerce et de grands opérateurs de constellations (sans doute SpaceX) « sur cette problématique de tester, valider et mettre au point les technologies de demain qui permettront d’avoir les bons capteurs pour suivre l’activité spatiale au sens large ». Avec l’accroissement de ce besoin, ils prévoient de doubler leur activité dans les quatre années à venir, et d’embaucher une vingtaine d’ingénieurs en 2025. Ainsi, si les ingénieurs de Safran à Colombelles ne participent pas directement à faire la guerre depuis l’espace, ils déploient des capacités qui permettent à d’autres de continuer à l’intensifier.

À Pacé, au nord-ouest de Rennes, Safran.AI (l’organisation de Safran spécialisée dans l’« intelligence artificielle ») participe plus directement à cette guerre depuis l’espace. Dans ce Centre d’Entraînement et de Développement de l’Intelligence Artificielle (CEDIA), Safran met au point un système de détection automatisé d’engins grâce à des images satellitaires (que des satellites observent depuis l’espace cette fois ci). Cette société acquise très récemment par Safran pour 220 millions d’euros existait déjà sous le nom de Preligens. Fondée en 2016 sous le nom d’Earthcube par des fonds d’investissement, cette société étendait son savoir-faire à l’imagerie radar, à l’analyse de flux vidéos pris par drones ainsi qu’aux signaux acoustiques sous-marins.

Leur logiciel permet de discerner de multiples équipements militaires sur terre (avions de transport ou de combat, véhicules blindés ou civils, navires…) et de surveiller l’activité de sites stratégiques (zone de conflit, base aérienne, port militaire…), et émet en conséquence une alerte qu’un analyste peut interpréter. Elle opérait déjà dans le cadre d’un contrat avec le ministère des Armées fin 2022 pour sept ans et d’un autre contrat avec le centre de commandement de l’OTAN en 2024. C’est la seule société de ce type à avoir signé des contrats avec de telles organisations pour les détecteurs à base d’IA d’images satellitaires. Elle comptait aussi des contrats avec deux clients dans les services de renseignement au Japon. Ces applications ont fait leur preuve dans les guerres récentes (leur attribuant une qualification dite « combat proven »), notamment en Ukraine, et leur permettait d’entrer dans une phase d’industrialisation pour embarquer leurs logiciels dans des programmes opérationnels de drones français. Ils vendent ainsi leur logiciel en mettant en avant « l’entraînement » de celui-ci sur des conflits majeurs récents, à l’aide d’une bibliothèque riche d’environ 6 millions d’images qualifiées. Lorsqu’un nouveau modèle d’hélicoptère ou d’avion est repéré, les rares clichés disponibles sont convertis en images de synthèse en 3D et viennent étoffer cette bibliothèque.

Alors que cette société a toujours été dépendante de fonds d’investissement, de par son fonctionnement de collaboration avec des acteurs institutionnels militaires (notamment par un long partenariat depuis 2017 avec la Direction du Renseignement Militaire), une vente à une grande entreprise était envisagée pour passer à une phase supérieure d’industrialisation, et c’est Safran qui a gagné le gros lot. Avant cette acquisition, Preligens travaillait déjà avec les armées américaine, britannique, japonaise, l’Otan et l’Union européenne. Le directeur actuel du CEDIA est Jean-Yves Courtois, qui était déjà directeur de la société Preligens à Pacé. Une trentaine d’experts, sur les 250 de Safran.AI, y travaillent à enrichir les algorithmes d’«  intelligence artificielle » à partir d’images de plus ou moins bonne qualité : « une véritable chaine de production à algorithmes ». À partir des nombreux retours d’expérience garantissant au logiciel une connaissance fine d’un théâtre d’opération militaire, ce sont à présent des humains qui effectuent un long travail d’identification pour enrichir les algorithmes du logiciel et améliorer la précision de ses capacités. À Pacé, 12 annotateurs (formés pendant 500 heures à un guide d’annotation) décortiquent les clichés les plus critiques (considérés « données sensibles ») de satellites et de drones. Les données les moins sensibles sont elles décortiquées par une entreprise de gestion de données basée à Madagascar. En quelques années, des dizaines de millions d’objets sont annotés par les experts du CEDIA. Les images sont ensuite transmises à une équipe de data scientists qui, en fonction des demandes des clients, travaillent entre 1 à 6 mois à proposer des solutions qui prennent la forme d’algorithmes dit de type « deep learning » mettant à profit des réseaux de neurones artificiels. Les applications permettent par exemple, à partir d’images satellitaires, de détecter en quelques secondes des véhicules terrestres quasi invisibles à l’œil nu, ou un bateau camouflé dans un port, en précisant le type d’engin détecté si la qualité d’image le permet. Ce centre travaille également sur des applications industrielles de ce système de détection, pour les usines du groupe notamment, pour faciliter les contrôles visuels sur les chaînes de production. Il est difficile de deviner tous les usages de contrôle social auxquels cette application peut contribuer. Récemment, le Centre National d’Études Spatial a par exemple envisagé des solutions pour observer depuis des satellites la pêche illégale (activité illégale de débrouille bien qu’intégrée au marché, à l’instar du marché de la drogue par exemple) en Guyane.

Cela devrait servir à d’autres usines de Safran dans la région. Au sud de l’agglomération rennaise sur la ZAC de La Janais, au niveau de la commune de Chartres-de-Bretagne, une usine de 10 000 m² de Safran Turbine Airfoils devrait être opérationnelle en 2027. Près de 200 employé.e.s devraient y produire des aubes de turbines, un élément critique des moteurs construits par Safran (notamment pour le Boeing 737MAX, pour les deux tiers des Airbus A320 neo et pour les moteurs de Rafale). Par un procédé de fonderie de moule à cire perdue, il s’agirait de produire des pièces de grande série, avec une capacité de 500 000 aubes de turbines par an à terme (les autres usines produisant des aubes de turbines pour ces moteurs se trouvent en Pologne, en Chine et au Mexique). Cette production massive devrait être assistée par « intelligence artificielle » en procédant par le biais d’une modélisation numérique de l’usine permettant de voir où et comment les pièces attendent le plus avant d’être travaillées, afin d’optimiser au maximum la chaîne de production. Elle devrait être alimentée en énergie à 20% par des panneaux photovoltaïques sur les toits de l’usine et sur une partie des parkings, ainsi que par des partenariats pour couvrir le reste des 80% par de l’électricité « renouvelable ». Un système de management de l’énergie et de la climatisation devrait être mis au point afin de contrôler précisément la redistribution de la chaleur produite et l’alimentation du réseau de refroidissement étant donné que ce procédé dépend d’une maîtrise d’hygrométrie (la mesure de la quantité de vapeur d’eau dans l’air) et des températures qui ne doivent pas dépasser 24 / 25 degrés. Cette usine devrait travailler en étroite collaboration avec l’autre usine du même groupe à Gennevilliers (Hauts de Seine), spécialisée dans de la petite série avec une plateforme de recherche sur les aubes de turbines avancées. Elle devrait être en relation logistique avec les autres sites de production de Safran Aircraft Engines situés en Ile-de-France. Si elle est construite et atteint les capacités de production prévues, elle devrait faciliter les objectifs de la grande entreprise Dassault qui construit actuellement deux avions militaires Rafale par mois et vise à en produire trois par mois d’ici un an.

Cette vulnérabilité (toute relative) de ces usines dénote avec la démesure des applications qu’elles rendent possible. À partir de la conquête de l’espace, les armées nationales ne se font pas la guerre qu’entre elles. Les président.e.s d’États en guerre ne se sont jamais battu.e.s les un.e.s contre les autres pour mettre un point final à leurs rivalités, mais l’ont toujours fait par l’intermédiaire des populations des nations qu’ils représentent. Pour autant, ces président.e.s d’États en guerre se serrent régulièrement la main quand il s’agit de conserver la démesure des capacités techniques de leurs armées respectives. Et même quand cela n’a pas lieu, ces président.e.s se retrouvent souvent autour d’une même table pour repartir, sans se tuer, en envoyant d’autres personnes se faire tuer à leur place. Considérant cette absurdité fondamentale des États-nations, il serait bon d’arrêter de se considérer comme des honnêtes citoyen.ne.s et de commencer ici et maintenant à trahir ces nations qui nous illusionnent. Cette perspective peut être un fondement pour une solidarité de principe entre tous les gouverné.e.s. Une perspective d’action qui viserait à saboter tout ce qui permet la démesure des économies de guerre et des État-nations, quelque soit son camp, pourrait être une solution transnationale pour la fin de ces guerres.

Remarques préliminaires contre l'Intelligence Artificielle

Publié le 2025-07-12 16:09:53

Dans les eaux glaciales de la machine à calculer
Remarques préliminaires contre l’Intelligence Artificielle
Brochure A5, 12 pages



contre l’IA

Qu’est-ce que l’IA ?
L’IA, c’est un ensemble d’outils et de techniques qui essaient de permettre aux machines de reproduire certains comportements ou raisonnements humains : par exemple l’IA générative comme ChatGPT, les voitures autonomes, la reconnaissance faciale, les diagnostics médicaux, etc. En fait, l’IA c’est le fait que la machine n’assiste plus seulement les humains par une activité mécanique automatisée (les robots dans l’industrie), mais assiste dans la prise de décisions (assiste ou remplace).
A mon avis il faut se défaire de l’anthropomorphisme qu’on attribue à l’IA – qui est d’abord une propagande publicitaire. L’IA, comme toute machine, n’a rien de vivant. C’est un réseau de mini-programmes reliés les uns aux autres (en essayant vaguement de reproduire le système neuronal de nos cerveaux). L’intelligence dont elle fait preuve n’a rien d’humaine. Elle essaie d’imiter les comportements humains pour mieux nous duper (blagues, émoticônes…). Mais elle ne ressent rien, et elle reflète surtout ce que les concepteurs en font (y compris l’IA générative qui apprend par elle-même selon le cadre attribué par ses concepteurs et les données fournies par ses concepteurs et usagers). L’IA est douée pour jouer aux échecs et résoudre des problèmes – et heureusement la vie ne se limite pas à ça. L’IA reste d’abord, comme tout système informatique, une énorme machine à calculer, mais à la puissance décuplée, ce qui va bouleverser et bouleverse déjà nos façons de vivre. Elle ne pense pas ni ne ressent quoi que ce soit, elle calcule et les réponses que l’IA formule sont issues de calculs statistiques quasi-instantanés selon une base de données : on est tout simplement dans le champ des probabilités.
Mais surtout, qu’est-ce que l’IA, finalement, si ce n’est qu’un super produit dopant à l’accumulation du capital et à la domination étatique ? Et par voie de conséquence, de tous les ravages qui vont avec ?
[...]

contre l’IA

Troyes : « Mort aux nazis »

Publié le 2025-07-13 00:00:00

L’Est éclair / samedi 13 juillet 2025

Trois mois après que la permanence du député RN Jordan Guitton, installée rue Georges-Clémenceau à Troyes, a été vandalisée, [et un an après une autre visite ; NdAtt.] elle a de nouveau fait l’objet de dégradations ce samedi.

Sur la planche en bois installée, suite aux dernières dégradations, devant l’entrée de la permanence, on peut lire « antisémites et racistes » et « mort aux nazis », écrits à l’encre noire.
L’élu a immédiatement déposé plainte […]

[Affiche] La relance minière dans l’hexagone

Publié le 2025-07-13 00:00:00

[reçu par mail]

À imprimer en A3

[Mexique] La destruction des quartiers gentrifiés comme lutte contre la gentrification

Publié le 2025-07-13 11:12:29

Volé dans la presse, le 07/07/2025.

Une manifestation anti-gentrification a eu lieu le vendredi 4 juillet à Mexico, capitale du Mexique. Celle-ci s’est déroulée dans le cadre d’une hausse du tourisme et des prix dans la ville, devenue une destination importante pour les touristes ou des expatrié-es américain-es et européen-nes en télétravail, s’accompagnant dès lors d’une gentrification importante de nombreux quartiers et d’une hausse énorme des loyers.

Les manifestations ont tourné violentes lorsque des manifestant-es vêtu-es de noir ont commencé à vandaliser plusieurs symboles de la gentrification et du capitalisme en général dans deux des quartiers les plus gentrifiés de la ville : un Starbucks et une banque, puis plus d’une cinquantaine de boutiques, banques et restaurants ainsi que quelques voitures de luxe et du mobilier urbain. Les autorités chiffrent les dégâts à 12 millions de pesos (plus d’un demi-million d’euros). Les manifestant-es ont aussi affronté les flics à coups de pierres et de pétards, la manifestation se terminant par une fraude de masse dans le métro.

Des tags ont ainsi pu apparaître tout le long des rues des quartiers fortement gentrifiés et touristiques de Condesa et Roma, notamment avec des messages anarchistes ou violents à l’égard des gringos tels que « dégagez du Mexique », « Expat = gentrificateur », « la gentrification c’est la colonisation » ou « tue un gringo ».

Ces derniers ont pu mener la présidente de gauche du Mexique Claudia Sheinbaum, la même qui avait signé des partenariats avec Airbnb lorsqu’elle était maire de la ville, a qualifié les manifestations de « xénophobes », ignorant la hausse de 286% en 20 ans des dépenses liées au logement et la spécificité des dynamiques gentrificatrices des « migrations » liées au tourisme et aux politiques autour du télétravail d’habitant-es du Nord global tels que les Etats-Unis. Celle-ci s’inquiète plutôt pour l’image de la ville, qui va accueillir l’Euro 2026, qui sera sans nul doute un nouvel événement touristique et gentrificateur qui continuera à amplifier les inégalités sociales et économiques, tandis que Airbnb se vante de faire vivre la ville économiquement pour défendre son emprise sur les logements et bâtiments de celle-ci.

[USA] « Une pride se transforme en une orgie vandale de tags et de domiciles endommagés »

Publié le 2025-07-13 11:12:45

Volé dans la presse, le 01/07/2025.

Samedi 28 juin, dans le quartier de SoMa à San Francisco, une fête de rue de pride non-autorisée a pris un joyeux tournant lorsque les participant-es ont taggé toute une rue et les maisons qui s’y trouvaient, et ont détruit le pare-brise d’au moins une voiture et taggé une seconde. Les tags incluaient des messages tels que « la joie queer = des flics morts », « interdiction de l’hétérosexualité », « tuer peter thiel », « victoire des pédés », « tue un flic avec une brique », « nique l’ICE », « hrt4u@proton.me », « ACAB », « détruire l’Etat », de nombreux A-cerclés anarchistes ou « Libérez Palestine » en haut d’un toit.

Le manager d’un immeuble aurait déclaré à la presse qu’il y avait des difficultés à effacer les graffitis sur son bâtiment. Si moins de voitures ont été vandalisées cette année, les tags ont apparemment été bien plus nombreux (et la musique la plus forte que certain-es voisin-es auraient entendu de leur vie !).

La fête en question était la « The Stud Alley », une fête de pride annuelle où des centaines de personnes prennent la rue sans autorisation, et qui mène souvent à des dégradations se chiffrant dans les milliers de dollars. Celle-ci est organisée depuis 2020 depuis que le plus ancien bar gay de la ville, The Stud, a été fermé définitivement. En 2023, les fêtard-es avaient vandalisé 4 voitures et autour de 5 bâtiments d’une rue de SoMA.