Vive l'Anarchie - Semaine 28, 2018

Sommaire

Nantes : humiliation pour l’extrême droite qui soutient les violences policières

Publié le 2018-07-09 10:10:05

Dans la vie réelle, ces racistes ne représentent personne. Seule une quinzaine de retraités et quelques cadres du parti de Marine Le Pen étaient présents devant le commissariat de Nantes pour soutenir le tueur. Cette extrême faiblesse numérique est une illustration du « soutien à la police » dans le réel.

En face, 80 antiracistes refusaient de laisser la rue aux soutiens du tireur. Les fachos étaient protégés par un important dispositif de maintien de l’ordre. Mais leur discours était totalement recouvert par les chant. Y compris leur marseillaise bourrée de fausses notes et les meuglements du type : « la police avec nous ». Pour finir, un manifestant était interpellé sans raison apparente, et la police exfiltrait les militants d’extrême droite, après qu’un drapeau brandi par un raciste ait été dérobé.

Bref, l’extrême droite de tout le grand Ouest n’a réussi à mobiliser qu’une petite quinzaine de retraités pour soutenir les violences policières. Si les idées sécuritaires et racistes ont largement colonisé les médias et les discours des politiciens, elles sont inexistantes dans la rue.

Nantes, France : Appel contre la répression des révoltes

Publié le 2018-07-09 20:21:02

Une semaine de révolte veut dire aussi une semaine de répression.

Rassemblons-nous chaque jour pour apporter un soutien politique, matériel et moral aux inculpés et leurs proches.

Le 3 juillet 2018, à l’heure où les habitant-e-s profitent des derniers rayons de soleil, un jeune de 22 ans a été tué par un policier qui a tiré sans sommation à bout portant au cours d’un contrôle d’identité. Contrairement aux multiples versions divergentes des policiers, ce contrôle est, comme beaucoup d’autres, un contrôle au faciès….et c’est au cours d’un contrôle qu’une fois de plus, un frère, un camarade, un ami…est mort parce qu’un policier a fait usage de la violence.

Chaque année entre 15 et 20 personnes meurent dans les quartiers populaires.

Depuis sa mort, les quartiers de Nantes sont entrés en révolte. Ces révoltes sont légitimes et nécessaires. Elles permettent de rendre visible ce que l’État a voulu cacher et de signifier que personne ne peut être tuée par la police.

Après quelques jours de révolte, l’État a tenté de les calmer en mettant en examen le policier. Celui-ci risque jusqu’à 20 ans de prison. Mais, à la différence des personnes issues et:ou vivant dans les quartiers populaires, ce policier a été libéré sous contrôle judiciaire. Même si son arme lui a été retiré, celui-ci peut toujours exercé ses fonctions et d’autres personnes sont toujours en danger de mort.

Les habitant-e-s des quartiers considèrent que la justice protège encore une personne qui risque d’être renvoyé devant la Cour d’assise, une juridiction chargé de juger les criminels.

En revanche, les prisons sont remplies de personnes qui souvent ne sont poursuivies que pour des actes qui relèvent des juridictions correctionnelles, pour des « petits délits ». Parmi elles, beaucoup sont des personnes à qui on refuse la libération sous contrôle judiciaire et doivent croupir en prison dans l’attente de leur jugement.

Les révoltes continuent et chaque jour des personnes sont interpellées et poursuivies. La semaine dernière, plusieurs personnes ont été condamnées en comparution immédiate malgré que les avocats plaident la relaxe.

Rassemblons-nous chaque jour devant le TGI de Nantes pour soutenir les inculpés et leurs proches.

Adresse TGI de Nantes :

19 quai François Mitterrand
44921 Nantes 

Prendre le tramway jusqu’à médiatèque (ligne 1)

Traverser le pont de la loire qui mène au TGI.

[Publié sur indymedia Nantes, lundi 9 juillet 2018]

Sur l’autoroute : solidarité avec les émeutier-es de nantes

Publié le 2018-07-09 20:22:04

Samedi dernier, jour de grand départ en vacances, 2 banderoles ont été accrochées au dessus d’une autoroute dans la région nantaise. On pouvait y lire : « 15 tués/an : Police Raciste » et « Assassins ».

Nantes : Sixième nuit. La rage baisse, la résignation avance

Publié le 2018-07-09 20:22:05

extrait de France Bleu / lundi 9 juillet 2018

La tension continue de redescendre dans les quartiers nantais, mais, pour la sixième nuit consécutive, les pompiers ont du intervenir pour éteindre des feux de voiture aux Dervallières et dans les quartiers nord.

Jusqu’à 4h, dans la nuit de dimanche à lundi, tout était calme dans les différents quartiers nantais touchés par les violences urbaines ces derniers jours. Mais, en fin de nuit donc, les pompiers ont été appelés pour quelques feux de voitures sporadiques aux Dervallières et dans les quartiers nord. Rien à voir ceci étant dit avec les nuits précédentes, ils ont d’ailleurs allégé leur dispositif.

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Sur l’autoroute : solidarité avec les émeutier-es de Nantes

Indymedia Nantes / lundi 9 juillet 2018

Un peu de lecture dans les bouchons…

Samedi dernier, jour de grand départ en vacances, 2 banderoles ont été accrochées au dessus d’une autoroute dans la région nantaise. On pouvait y lire : « 15 tués/an : Police Raciste » et « Assassins ».

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Et les pompiers associatifs font leur travail habituel

Le Parisien / dimanche 8 juillet 2018

Cinq jours après le décès d’Aboubakar Fofana, tué par un policier lors d’un contrôle, une manifestation était organisée à Paris ce dimanche pour lui rendre hommage et réclamer « vérité et justice pour Abou ». Une centaine de personnes était ainsi réunie devant la gare du Nord par le « Collectif Anti-Négrophobie ».

Aux cris de « police partout, justice nulle part » et « police tue », les manifestants ont dénoncé un « racisme d’État » : « Faire des émeutes, ça ne sert à rien, mais on est là pour s’exprimer et dire que la police a encore commis une infraction et qu’il n’y a pas de justice », a déclaré Fissiaou Sambou, qui s’est présenté comme un ami d’enfance de Fofana.

Paris : L’État frappe encore pour se venger de l’émeute du 1er mai

Publié le 2018-07-09 20:23:04

AFP / lundi 9 juillet 2018

Le tribunal correctionnel de Paris a prononcé aujourd’hui deux relaxes et condamné plusieurs jeunes manifestants à des peines allant du sursis à trois mois de prison ferme pour des violences lors de la manifestation du 1er-Mai.

Ces jeunes âgés de 22 à 27 ans, dont aucun n’avait un casier judiciaire, ont tous été jugés en comparution immédiate, c’est-à-dire renvoyés devant le tribunal dans la foulée de leur garde à vue, une procédure considérée comme expéditive et sévère par la défense. « Ce sont des peines extrêmement lourdes. Il y a une réelle disproportion qui reflète les moyens entrepris dès l’interpellation », a réagi Boris Rosenthal, l’avocat de plusieurs prévenus.

La plus lourde peine a été infligée à un jeune de 24 ans, titulaire d’une licence de sociologie et vivant du RSA à Bordeaux. Interpellé avec trois massettes (sorte de marteau) et des ciseaux, il a été condamné à neuf mois de prison dont six avec sursis. Deux étudiants de 26 et 22 ans, ont été relaxés de « participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations », mais ont été c

ondamnés l’un à dix mois avec sursis pour avoir lancé une bouteille en direction de policiers – et à verser 30 euros à deux policiers légèrement touchés par des débris – et l’autre à quatre mois avec sursis pour s’être « rebellé » pendant son interpellation. Il a aussi été condamné à verser 150 euros aux policiers qui l’ont arrêté. Une jeune femme a été condamnée à un mois de prison ferme pour avoir refusé de donner son ADN après un contrôle en amont de la manifestation. Deux autres personnes ont été relaxées « au bénéfice du doute », dont Clara B., vitrailliste de 24 ans, pour absence de notification de ses droits en début de procédure. […]

Sur les 283 personnes interpellées le 1er mai après les violences qui ont fait dérailler le défilé parisien et qui ont été attribuées par les autorités à 1.200 manifestants de l’ultra-gauche, 102 d’entre elles ont été placées en garde à vue. Parmi elles, une quarantaine ont été déférées dont sept ont ensuite été mises en examen, 18 sont passées en comparutions immédiates et au moins 13 ont eu un rappel à la loi.

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NdAtt. : On était tou.te.s dans ces rues le 1er mai. Solidarité avec les personnes frappées par la répression.

Nantes : Septième nuit. Quelques bagnoles cramées contre le retour à la normale

Publié le 2018-07-10 22:24:03

Ouest-France / Mardi 10 juillet 2018

Après quatre nuits d’émeute extrêmement tendues à la suite du tir mortel d’un CRS sur un jeune de 22 ans au Breil, à Nantes, le mardi 3 juillet, la tension baisse en intensité dans les quartiers de Nantes. Cette nuit du lundi 9 au mardi 10 juillet, huit départs de feu ont entraîné l’incendie de treize voitures. Aucun bâtiment n’a été touché. Et les policiers n’ont interpellé personne.

Les Ulis (Essonne) : Attaque du commissariat à coups de pavés et de mortiers

Publié le 2018-07-10 22:25:04

Le Parisien / Lundi 9 juillet 2018

Coup de chaud aux Ulis ce dimanche soir. Une vingtaine de jeunes ont jeté des pavés et tiré des mortiers sur la façade du commissariat des Ulis. Personne n’a été interpellé. Impossible de connaître la raison de cette attaque éclair. Ce dimanche soir, le commissariat des Ulis a été la cible de jets de projectiles et de tirs de mortiers, comme souvent lorsque des violences urbaines d’ampleur nationale se déroulent sur le territoire. La façade du bâtiment présente des impacts mais aucune dégradation significative. En revanche, un véhicule de police stationné juste devant a été endommagé par des pavés. Le groupe composé d’une vingtaine d’éléments n’est resté sur place que quelques instants. Aucun jeune n’a été interpellé. Des travaux pour permettre une sortie de secours pour les policiers avaient été entrepris en 2017 après de précédentes attaques.

Besançon : La permanence « En Marche » taguée… et les murs s’expriment contre la police

Publié le 2018-07-10 22:25:05

Sans Attendre Demain / Lundi 9 juillet 2018

Durant le week-end des 7 et 8 juillet, la façade de la permanence « En Marche » a une nouvelle fois été taguée. Un des slogans tagués fait référence au maire de Besançon, Jean-Louis Fousseret, un des plus fidèles serviteurs de Macron, qui, en plus de voir exaucer ses voeux d’obtenir encore plus de policiers avec la nouvelle réforme « Police de proximité », a été choisi il y a quelques semaines pour présider le nouvel institut de formation LREM:

Par ailleurs, les murs de la ville semblent avoir exprimé leur haine de la police ces derniers jours, notamment depuis l’assassinat policier au Breil dans la soirée du mardi 4 juillet:

Lettre de prison de l’anarchiste Lukas Borl

Publié le 2018-07-10 22:26:04

Antifenix / mercredi 19 octobre 2016

NdAtt. : Voici une lettre du compagnon anarchiste Lukáš Borl, inculpé pendant l’opération Fenix, qui a frappé des anarchistes de République Tchèque. Depuis, il est sorti de prison. Pour un aperçu global de ce qu’a été l’opération Fenix, lire ce texte.

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Dimanche septembre 4 septembre 2016, j’ai été arrêté par la police dans la ville de Most et incarcéré en préventive dans la prison de Litomerice.

Malheureusement, est arrivé ce que je ne voulais pas qui arrive ; cependant, je savais depuis longtemps que cela pouvait se produire à tout moment. Heureusement, je me suis préparé mentalement à une telle éventualité, ce qui me permet de gérer avec calme ce type de réalité désagréable, à laquelle je suis exposé en ce moment, tout comme le sont mes proches.

J’ai été capturé par ceux qui défendent la domination du Capital sur nos vies. Toutefois, cela ne change rien à ma volonté de continuer le long du chemin que j’ai choisi. Je continuerai à détruire et à créer. A lutter et à aimer. Je reste anarchiste, avec tout ce que cela signifie. J’ai décidé pour l’instant d’écrire quelques lignes à propos de ma détention. Dans peu de temps, je m’exprimerai certainement sur d’autres sujets que je considère importants.


Avant l’arrestation

Ce n’est un secret pour personne qu’à partir d’un certain moment j’ai choisi de « disparaître », car je craignais que la police prévoie de m’arrêter. J’ai exprimé mes raisons dans le texte « Disparition de la surveillance du pouvoir d’État » [à lire en anglais ici : https://lukasborl.noblogs.org/disappearing-the-state-control/ ], qui a été publié sur différents sites du mouvement anarchiste. Le choix que j’ai fait m’a permis de vivre caché et assez heureux pendant quelques mois. Je me suis déplacé librement et j’ai mangé de la bonne nourriture. Le monde entier est devenu ma maison et j’ai pu y trouver des havres d’existence sociale et culturelle.

Grâce au soutien émotif et matériel reçu, j’ai eu assez d’énergie pour continuer à me battre pour l’émancipation. J’avais connaissance des risques qui étaient associés à un tel choix, mais je n’ai jamais pensé arrêter et je ne le pense pas maintenant non plus. Se libérer de l’autorité de l’État et du capitalisme est un but tellement attrayant que ça m’est impossible d’en distraire mon attention. Même le fait que le pouvoir me menace de ses mains, ses bâtons ou ses prisons… Être anarchiste signifie pour moi voir chaque menace comme une conséquence inévitable de mon désir manifeste de liberté. Cela est lié à la vie quotidienne des rebelles. Un fait que je ne peux pas éviter, mais que je peux défier. Chose que je fais et que je continuerai à faire.

Les circonstances de mon arrestation

La police m’a arrêté à Most, la petite ville où je suis né et où j’ai longtemps vécu. J’ai une partie de ma famille et beaucoup d’ami-es. A Most, au côté d’autres personnes, on avait fait vivre le centre « Ateneo » et on avait organisé une longue série d’événements liés au mouvement anarchiste. Bref, dans cette ville, je suis assez connu, et par les gens et par la police et les bureaucrates.

Certains jugeront « stupide » ma décision de venir dans cette ville pendant que j’étais sous le coup d’un mandat d’arrêt européen. Même si les personnes qui me sont les plus proches le pensaient, je ne les blâmerais pas. Parce qu’elles observent cela à partir d’une position différente de la mienne. Du coup, je conçois que certaines personnes ne comprennent pas les pensées et les actes de quelqu’un qui est en clandestinité depuis longtemps. La vie d’une personne en cavale est marquée par la séparation avec les personnes qu’elle aime et avec lesquelles, auparavant, elle était en contact strict et fréquent. C’est une des choses les plus dures à affronter pour une personne qui se trouve dans une telle situation. Trouver de l’argent, de la nourriture, un abri ou la sécurité sont, par rapport à cela, des tâches relativement faciles. Il y a deux façons d’affronter une telle séparation. Soit l’accepter passivement, ce qui signifie aussi s’exposer à la douleur et à une frustration infinie. Ou bien essayer de surmonter la séparation par des contacts occasionnels, ce qui, bien entendu, augmente de beaucoup le risque d’être capturé par la police. J’ai « instinctivement » choisi la deuxième option. Je savais ce que j’étais en train de risquer et ce que je pouvais perdre. Mais je savais aussi que dans l’isolement je pouvais perdre quelque chose de très important pour moi – les contacts avec les personnes auxquelles je tiens et qui tiennent à moi. C’est pourquoi j’ai décidé de venir à Most, en ayant conscience des risques.

Tout aurait pu bien se passer et j’aurais pu très prochainement me déplacer en lieu plus sûr ; cela n’était pas difficile et j’avais tout préparé avec soin. Mais, comme tout le monde le sait, dans la vie arrivent parfois des événements inattendus, qui ne peuvent pas être prévus ni évités. Dans de tels cas, la préparation, la volonté ou l’habilité n’aident pas. On est entraîné par les événements, sans être capable de les prévoir ou de les changer. C’est exactement ce qui m’est arrivé. Du coup, non seulement je n’ai pas pu voir mes proches, mais j’ai également été arrêté. Je n’expliquerai pas maintenant pourquoi et comment cela est arrivé. Je le ferai peut-être à l’avenir.

Déclarations de la police

Peu après mon arrestation, on m’a présenté un document qui officialisait ma mise en cause dans une affaire criminelle. J’ai décidé d’exercer mon droit au silence pendant toute cette procédure L’enquête est menée par la section de police pour la lutte contre le crime organisé (ÚOOZ). Ils m’accusent d’avoir fondé, supporté et promu un mouvement visant à la suppression des droits humains et des libertés. Selon l’ ÚOOZ, j’ai fondé le Réseau des cellules révolutionnaires (SRB), participé à certaines des actions du SRB et j’aurais écrit certains de ses communiqués, ainsi que publié ces derniers sur le site web « Asociace Alerta ». De plus, ils déclarent que j’ai perpétré une violation de la propriété et la dégradation de la propriété d’autrui, cela à quatre reprises. Deux fois lors d’incendies de voitures de police. Une fois lors de l’incendie de la porte d’un magasin. Et une par un tag sur la prison Ruzyne de Prague. Enfin, l’ÚOOZ m’accuse aussi de la campagne de boycott du propriétaire du restaurant de steaks « Rizkarna ».

J’ai étudié attentivement toutes ces accusations, pour trouver sur quelles bases l’ÚOOZ croit que j’ai mené ces actions. Honnêtement, cela m’a tranquillisé, parce que ces « preuves » sont un mélange de spéculations et d’évaluations de « pistes » qui, en réalité, ne prouvent pas ma participation à ces actions.

Défense

Cela est bien connu, je n’ai pas de sympathie pour le système judiciaire. Je le considère comme une partie des instruments répressifs du capitalisme, dont je suis un ennemi. J’ai néanmoins décidé d’essayer de me défendre au tribunal, au vu de la faiblesse des « preuves » que le ÚOOZ présente contre moi. Je me rends compte que ce choix signifie se battre sur le terrain de l’ennemi avec des armes limitées. Cela est la raison pour laquelle je n’ai pas des attentes exagérés ou des illusions sur le fait que le tribunal soit une institution indépendante qui puisse servir aux luttes d’émancipation.

Je me défendrai au tribunal, mais je reste toujours sur l’idée que la lutte anarchiste doit se baser en premier lieu sur la logique subversive de l’action directe plutôt que faire confiance à des instruments institutionnels de l’État et à des formes d’action indirectes (avec des représentant-es médiateurs-trices). Au vu de ce que j’ai dit et fait depuis des années, le type de lutte que je préfère est clair. Je continuerai à agir en accord avec cela et je veux que ce soit la même de la part des personnes qui se solidarisent avec moi.

Encore armé et dangereux

Pendant ma période de cavale, la police et les médias me définissaient comme « dangereux et armé ». J’ai confirmé cela dans un texte (Lukas Borl in viewfinder of the police). Au moment de mon interpellation, la police m’a pris ma gazeuse de défense, mon poing américain, un pistolet à gaz avec deux chargeurs et 23 recharges (ces armes peuvent être achetées légalement en République Tchèque, sans un permis de port d’arme). Maintenant ils me gardent en taule. Je maintiens que je suis encore armé et dangereux. Dangereux (pour la capitalisme) parce que, même derrière ces barreaux, je refuse de m’adapter aux conditions d’exploitation et j’encourage d’autres à se rebeller contre celles-ci. Je suis encore armé, grâce à ma volonté d’être solidaire. Jusqu’à présent, ils ne sont pas parvenus à me l’enlever et l’ont considéré comme quelque chose d’important pour les poursuites criminelles. La solidarité et l’esprit de révolte sont des armes que j’ai encore en moi et que je suis prêt à utiliser. Je l’ai déjà fait, je le fais et je continuerai à le faire.

Terrain de lutte

En tant qu’anarchiste, j’ai toujours été conscient de la possibilité d’être arrêté. Après tout, chaque régime supprime ses opposants de cette manière. Maintenant, je suis en détention préventive mais je ne considère pas cela comme la fin de mon parcours anarchiste. La prison est simplement une des nombreuses étapes qu’un révolutionnaire peut (mais ne doit pas nécessairement) traverser. Ce n’est pas la fin. Juste un changement de circonstances et du terrain où je lutterai à présent contre les oppresseurs. Ça me fait plaisir de pouvoir continuer à combattre au côté d’autres anarchistes. Avec ceux qui comprennent que la lutte collective est la seule issue pour sortir du marécage capitaliste.

Actions de solidarité

Tou.te.s ceux/celles qui sentent le besoin de me soutenir peuvent choisir leur façon et temporalité, selon leurs propres considérations. Je ne dirai à personne quoi faire, ni comment. Mais clairement je ne veux voir personne, sans mon consentement, renier des actions directes faites en solidarité à mon encontre. Si je ne suis pas d’accord avec une action, je le dirai moi-même, si je le considère important.

Un conseil pour ceux/celles qui ont des doutes sur quel type d’action serait la bienvenue : prenez des informations sur mon passé, pour comprendre quelle sont mes positions idéologiques. Si cela vous fait sens. De cette manière vous pourrez mettre de côté tout doute sur quel type d’action serait la bienvenue pour moi et quel type ne le serait pas. Pas de temps à perdre.

Aucune paix sociale avec ceux/celles qui nous oppriment et nous exploitent. La lutte continue !
Salutations anarchistes depuis la taule.

Votre frère, ami, compagnon Lukáš Borl
11.9.2016, Litoměřice

Rome (Italie) : Une voiture diplomatique et une d’ENI en feu

Publié le 2018-07-10 22:27:02

Anarhija.info / lundi 9 juillet 2018

Quand on sort la nuit, avec l’intention de brûler ou saboter quelque chose, tel une interruption de la léthargie quotidienne, on ne sait jamais précisément ce qu’on peut trouver dans la rue. Et voilà qu’une nuit de la mi-juin nous sommes tombés  sur une voiture du corps diplomatique et une d’Enjoy (entreprise de covoiturage appartenant à ENI [grosse entreprise italienne de l’énergie; NdAtt.] et à Trenitalia [la SNCF italienne; NdAtt.], garées côté à côté le long d’un trottoir. Si, jusqu’à présent, nous les avons mises ensemble dans une même existence merdeuse au service de la dévastation, du pouvoir et de la domination, nous n’avons pas pu nous empêcher de voir leur volonté de partager la même fin.

Du coup, comme cela a été le cas des pelleteuses enflammées en France il y a quelques temps, nous avons acté leur volonté en jouissant de la vue des flammes qui les enveloppaient.

Nous espérons que, malgré les hautes températures de ces jours, la chaleur de cette incendie puisse donner un sourire à tou.tes les compas enfermé.e.s dans des prisons, soumis.e.s à des contrôles judiciaires, sous surveillance…

Au compagnon argentin Diego Parodi… Courage, tiens bon !
Aux inculpé.e.s du G20 d’Hambourg.
Pour les prisonnier.e.s et les inculpé.e.s de l’opération Scripta Manent.
Pour Giova, Ghespe et Paska.

Pour l’anarchie !

Saint-Rémy-lès-Chevreuse (Yvelines) : Chuuut !

Publié le 2018-07-10 22:28:02

Indymedia Nantes / mardi 10 juillet 2018

Chuuut. Surtout ne dites pas qu’à l’aube du jeudi 5 juillet, quelques heures avant les quarts de finale du Mondial de foot, nous avons mis hors service un relais de télévision entre Saint-Rémy et Chevreuse, dans les Yvelines, département pilote du tout numérique.

Ne dites pas que l’ « incident technique » a été en réalité un incendie volontaire qui a détruit ses câbles de transmission, coupant entièrement jusqu’à ce jour la télévision, mais aussi internet et les trois opérateurs de téléphonie mobile (Free, Sfr, Bouygues) de la zone.

Continuons de saboter le spectacle,
attaquons toutes les cages technologiques.

[in english][in italiano][en español]

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NdAtt. : comme toute réponse aux trolls du virtuel, qui s’amusent devant leurs ordis à mettre en doute l’existence même de cette belle action, il suffit d’une petite recherche sur… le site de la ville de Chevreuse.

Perte de réseau partielle sur Chevreuse

Chevreuse.fr, rubrique « actualités » (consulté le 10 juillet à 21h30)

En raison d’un incident technique sur un pylône de télécommunication, les réseaux de téléphonie et de TNT sont provisoirement interrompus sur une partie de Chevreuse.
Vendredi 6 juillet 2018, un pylône-relais de télécommunications installé à Chevreuse a subi une dégradation, dont l’origine reste encore indéterminée.

TDF, opérateur d’infrastructures, intervient actuellement sur site pour essayer de rétablir la situation dans les meilleurs délais.

Cette panne concerne :

Elle touche la partie est de la ville (partie non couverte par l’émetteur de la Tour Eiffel, dont le signal était relayé par ledit pylône).

Point de situation : lundi 9 juillet 2018, 9h30

Les équipes de TDF travaillent à un rétablissement de la situation dans les meilleurs délais.
Une « grue-antenne » devrait être installée sur site demain (mardi 10 juillet 2018).
Les dimensions importantes de cet équipement et la configuration du terrain rendent difficiles cette opération.
Le retour de la couverture réseau sur l’est de la ville devrait intervenir au plus tard mercredi 11 juillet 2018.

Retour sur le rassemblement-déambulation contre toutes les prisons du jeudi 21 juin à paris

Publié le 2018-07-11 08:20:03

Nous sommes une bonne cinquantaine, avec tables, tracts, journaux, à prendre la place vers 19 heures. Deux civils se présentant comme représentants de la préfecture essaient de nouer le contact pour savoir ce que nous comptons faire. Pas de dialogue avec les flics, cependant ils sous-entendent qu’ils ne sont pas là pour nous empêcher, juste nous « encadrer ».

Durant 1h30, des affiches sont collées et des banderoles tendues. Plusieurs prises de paroles contre la taule, et les CRA (centres de rétention administrative), racontant des bouts de luttes à l’intérieur et à l’extérieur des murs, entrecoupées de musique, rassemblent les présent.es en vue de partir en déambulation. Un feu d’artifice explose au centre de la place et nous voilà en mouvement vers l’une des seules rues sans flics visibles. Un fumigène, quelques slogans, une sono, mais voilà que plusieurs lignes de CRS arrivent en courant sans que leur intention ne soit explicite.

Après 200 mètres au pas de course avec les flics quasiment au contact derrière, on acte la dispersion. Les flics-chasseurs ne voulant pas perdre leur proie, commencent dans une relative confusion à gazer et foncer sur quelques personnes qui se dispersaient, pour les ramener en nasse vers le groupe, puis poursuivent la queue de cortège et arrêtent une personne. Deux autres se feront arrêter pour avoir réagi à son arrestation.

Les onze personnes arrêtées sont emmenées au comico du 13ème, bd de l’Hopital. Huit personnes sont placées en vérification d’identité. Deux, en possession d’un papier à leur nom, sortiront rapidement, les six autres n’en ont pas et décident de ne pas décliner d’identités. Elles refusent également la prise d’empreintes digitales, demandée par le procureur pour tenter de les retrouver dans le FNAED*. C’est sur ce motif que les keufs les mettront en GAV à la suite des 4 heures (durée légale d’une vérif d’identité) pour leur mettre plus la pression et prolonger leur sale besogne.

Elles ont tenu malgré les intimidations et menaces et ont vu leur choix de ne pas donner leur blaze récompensé, vu que les keufs relâcheront X, X, X, X, X et X le lendemain midi ! Trois seront mises en garde à vue (GAV), deux directement et une après un passage en dégrisement** (qui ne lui a pas été communiqué). Pour un gardé-à-vue accusé de violence sur flics, prétendument en état d’ébriété lors de l’arrestation, les officiers de police judiciaire (OPJ) se sont permis froidement un cassage de gueule, en préambule d’une audition, de ce qui était pour eux un « anti-flic », « gauchiste », « antifa », un « parasite » et qu’ils menaceront allègrement de viol ou de meurtre.

Le matin, durant une première audition qui tournera court du fait de la non collaboration du copain à décliner son identité que le flic avait déjà sur son écran, quatre OPJ étaient déjà menaçants et passablement agacés. Après quelques heures et l’entrevue avec son avocate, le copain verra le plus énervé du matin venir le chercher en cellule et l’emmener de nouveau à l’étage des OPJ sans les menottes pour une seconde audition qu’il mènera lui-même.

Les premiers coups sont donnés (grosses gifles et coup de genou dans les côtes) dans l’ascenseur avec son lot d’insultes et d’incitations à répondre aux coups. Le copain encaisse sans répondre aux provocations et est balancé à travers le couloir jusqu’à la salle où aura lieu l’interrogatoire. Il est placé sur une chaise au milieu de quatre bureaux avec autant de flics. La porte est laissée entrouverte mais les persiennes sont baissées pour l’occasion. Le keuf continue à distribuer quelques taloches tout en se relayant avec les trois autres pour insulter et menacer. Il sera saisi d’une légère panique quand il se rappellera que le copain avait vu son avocate, il se rassiéra soulagé après l’avoir fouillé rapidement à la recherche… d’un possible micro ? Un de ses collègues lâchera à son tour quelques coups, mais quant à lui, avec ses poings.

Une OPJ, ayant son bureau à côté, profitera de la situation pour s’approcher par derrière et couper une mèche de cheveux. Elle retournera à son bureau avec de l’ADN pour alimenter leurs fichiers. Les flics cesseront de cogner pendant l’entretien sur les faits durant lequel ils recevront comme seule réponse « je n’ai rien à déclarer ».

Tout l’étage rempli d’OPJ en civil a vu ou entendu de quelle manière se déroulait le transfert et/ou l’audition. En ramenant le copain vers les cellules le keuf fera même un petit passage dans le bureau du chef de service pour lui exposer l' »anti-flic » avec son visage marqué par les coups. Cela n’était pas une attaque envers un individu en particulier mais bien contre ce qu’il représentait pour eux, un « anti-flic ». Cela n’a pas l’air non plus d’une initiative spontanée d’un ou quelques flics mais plutôt de quelque chose d’anticipé ou en tous cas de rodé. D’ailleurs, plus tôt dans la journée une des X avait également subi des insultes dégradantes et des menaces de viol, avant et pendant son audition, un des OPJ lui assurant en tête à tête dans l’escalier qu’elle avait « de la chance d’être une fille » sans quoi il l’aurait « défoncée ».

Les flics se réjouissent de l’absence d’avocat pendant les auditions et de pouvoir en profiter pleinement. Les insultes, menaces et coups font partie de leurs moyens ordinaires d’humiliation et de punition. La violence des flics peut aller jusqu’à blesser et tuer dans la rue et dans leurs comicos, les procs et les juges envoient des personnes en taule pour n’importe quel motif. Il ne s’agit pas d’espérer une police moins « violente » ou une justice plus « juste ». Se raconter comment ça peut se passer, sans vouloir transmettre la peur que les flics cherchent à distiller ni donner de recettes à suivre, peut servir à se donner de la force et alimenter la réflexion sur nos moyens et choix que l’on peut user face aux flics.

Le comico ou le tribunal sont le terrain des keufs et des juges, ils peuvent s’y permettre un peu de tout et beaucoup de n’importe quoi, mais on pourra toujours y mettre des grains de sable pour enrayer la machine répressive et renvoyer dans leurs gueules la rage qu’ils provoquent en nous.

La rue reste pour nous le terrain où nous continuerons à exprimer notre rage et nos idées contre ce monde d’autorités, à apprendre à être plus malin.es pour l’investir collectivement ou pas, publiquement ou pas, afin d’attaquer tout ce qui empêche nos envies de vies libres de se réaliser.

Une personne a eu un rappel à la loi pour outrage et rébellion. Deux personnes ont un procès le 20 novembre pour outrage, rébellion (la poursuite pour violences ayant été abandonnée) et refus de se faire ficher empreintes digitales et photos, une étant en récidive pour ce refus. De la bouche du proc on évite la comparution immédiate du fait du nombre important de personnes déférées ce jour-là, conséquence supposée de la fête de la musique.

La répression n’arrêtera pas nos rébellions, liberté pour tou-te-s ! Feu aux prisons (les comicos et tribunaux étant inclus) !

Quelques participant-e-s au rassemblement

*FNAED : Fichier national automatisé des empreintes digitales.

**Le placement en dégrisement repousse le début de la GAV et donc de la notification des droits (demande de voir un médecin, avocat, droit de faire prévenir un proche,…) et de la connaissance de la qualification de l’infraction justifiant la mise en GAV. Théoriquement il y a des cellules spéciales dégrisement mais en pratique on peut se retrouver en cellule avec des gardé-e-s à vue. Le temps passé en dégrisement doit être pris en compte dans la durée de la GAV. Ici, la fin du placement en dégrisement a été décidé après un test d’alcoolémie.

Les Ulis : coup de chaud dimanche soir pour les pandores

Publié le 2018-07-11 16:33:04

Le parisien relate que les flics ont eu la drôle de surprise dimanche soir de voir le commisariat de la ville être pris à parti par des jeunes du quartier.

La façade du bâtiment présente des impacts mais aucune dégradation significative. En revanche, un véhicule de police stationné juste devant a été endommagé par des pavés. Le groupe composé d’une vingtaine d’éléments n’est resté sur place que quelques instants.

Pas de chance pour les flics. Les tirs de mortiers n’ont fait que peu de dégats.

Pour contextualiser, la commune des Ulis est l’une des communes les plus pauvre d’Essonne. Le taux de chômage est deux fois supérieur àla moyenne du département.
La médiane des revenus en Essone est de 22 978 euros contre 18 175 aux Ulis.

Par un heureux hasard, la ville des Ulis avait pour le 14 juillet mené une campagne de communication bien joyeuse :

Les jeunes l’ont entendu à leur sauce il faut croire...

Toulouse : une instruction en cours pour une action au siège de l'UMP en 2015.

Publié le 2018-07-11 16:35:02

Le mardi 14 avril 2015, dans l’après-midi, une action a lieu à Toulouse, en solidarité avec les migrant-e-s de Calais. Le local de l’UMP situé rue Gabril-Peri, en plein centre de Toulouse, est "expulsé" par un groupe de personnes en représailles aux nombreuses expulsions de squats de migrant-e-s menés par la mairie UMP de Calais. En quelques minutes, le mobilier se retrouve sur le trottoir et les dossiers dans le caniveau. Deux tags sont laissés sur la façade, un tract est distribué dans la rue et, dans la foulee, un texte est publié sur Internet.
L’UMP porte plainte, la presse parle de saccage et les partis politiques condamnent.

Plus de trois ans après, le 12 juin 2018, une personne habitant à Toulouse (et ayant été placé en garde-à-vue dans l’affaire de l’incendie des véhicules de gendarmerie à Limoges) se rend à une convocation venant de la section criminelle de la police judiciaire de Toulouse. Il est placé en garde-à-vue durant sept heures pour des faits de "dégradations et/ou détérioration en réunion" et "violences en réunion sans interruption de travail" pour des faits ayant eu lieu en avril 2015 à Toulouse, à savoir cette action au siège toulousain de l’UMP.

Une instruction est en cours sous la direction de Florence Bru, juge d’instruction à Toulouse. Elle a délégué son pouvoir d’enquête aux flics toulousain via une comission rogatoire datée du 24 novembre 2017.

Selon les flics, les personnes présent-e-s au lors de cette action portaient des masques. Les flics pensent que la personne convoquée était sur place car des traces d’empreintes (appellées traces papillaires) lui appartenant auraient été retrouvé sur des masques en plastique blancs à proximité du siège UMP. Pour le moment, cette personne n’est pas mise en examen, mais, d’aprés les pandores de la Crim, elle devrait être convoquée ultérieurement par la juge d’instruction.

Le mercredi 27 juin, la personne en détention provisoire à Limoges est extraite de la maison d’arrêt pour être également placéee en garde-à-vue dans cette affaire. Elle est entendue à Limoges par des flics toulousains et n’est pas non plus pour l’heure mise en examen. Des traces d’ADN qui lui sont attribuées auraient été également retrouvées sur un masque en plastique blanc récupéré par les flics.

Il semblerait que la criminelle suspecte d’autres personnes d’avoir participé à cette action. Il est possible qu’il y ait dans les temps à venir d’autres convocations et/ou garde-à-vue. L’existence d’une comission rogatoire ouverte par une juge d’instruction permet, pour police et justice, le déploiement d’un large arsenal de mesures de flicages

Liberté pour tou-te-s,
avec ou sans papiers.

Toulouse : une instruction en cours pour une action au siège de l’UMP en 2015.

Publié le 2018-07-12 08:46:02

IAATA.info / mercredi 11 juillet 2018

Le mardi 14 avril 2015, dans l’après-midi, une action a lieu à Toulouse, en solidarité avec les migrant-e-s de Calais. Le local de l’UMP situé rue Gabril-Peri, en plein centre de Toulouse, est « expulsé » par un groupe de personnes en représailles aux nombreuses expulsions de squats de migrant-e-s menés par la mairie UMP de Calais. En quelques minutes, le mobilier se retrouve sur le trottoir et les dossiers dans le caniveau. Deux tags sont laissés sur la façade, un tract est distribué dans la rue et, dans la foulee, un texte est publié sur Internet. L’UMP porte plainte, la presse parle de saccage et les partis politiques condamnent.

Plus de trois ans après, le 12 juin 2018, une personne habitant à Toulouse (et ayant été placé en garde-à-vue dans l’affaire de l’incendie des véhicules de gendarmerie à Limoges) se rend à une convocation venant de la section criminelle de la police judiciaire de Toulouse. Il est placé en garde-à-vue durant sept heures pour des faits de « dégradations et/ou détérioration en réunion » et « violences en réunion sans interruption de travail » pour des faits ayant eu lieu en avril 2015 à Toulouse, à savoir cette action au siège toulousain de l’UMP.

Une instruction est en cours sous la direction de Florence Bru, juge d’instruction à Toulouse. Elle a délégué son pouvoir d’enquête aux flics toulousain via une comission rogatoire datée du 24 novembre 2017.

Selon les flics, les personnes présent-e-s au lors de cette action portaient des masques. Les flics pensent que la personne convoquée était sur place car des traces d’empreintes (appellées traces papillaires) lui appartenant auraient été retrouvé sur des masques en plastique blancs à proximité du siège UMP. Pour le moment, cette personne n’est pas mise en examen, mais, d’aprés les pandores de la Crim, elle devrait être convoquée ultérieurement par la juge d’instruction.

Le mercredi 27 juin, la personne en détention provisoire à Limoges est extraite de la maison d’arrêt pour être également placéee en garde-à-vue dans cette affaire. Elle est entendue à Limoges par des flics toulousains et n’est pas non plus pour l’heure mise en examen. Des traces d’ADN qui lui sont attribuées auraient été également retrouvées sur un masque en plastique blanc récupéré par les flics.

Il semblerait que la criminelle suspecte d’autres personnes d’avoir participé à cette action. Il est possible qu’il y ait dans les temps à venir d’autres convocations et/ou garde-à-vue. L’existence d’une comission rogatoire ouverte par une juge d’instruction permet, pour police et justice, le déploiement d’un large arsenal de mesures de flicages

Liberté pour tou-te-s,avec ou sans papiers.

Florence, Italie : Déclaration publique de Paska et des nouvelles du procès contre Ghespe

Publié le 2018-07-12 12:49:03

Aujourd’hui, 4 juillet, il y a eu la première audience du procès contre Ghespe [pour l’engin explosif posé devant une librairie fasciste de Florence, le 31 décembre 2016; NdT.]. Elle a peu duré, car les juges ont accepté la demande d’unifier son procès avec l’autre [une quarantaine d’autres compas, dont Paska et Giovanni, eux aussi actuellement en taule, sont inculpé.e.s de différents actes d’insoumission, que Paska liste ci-dessous; NdT.]; ils ont donc simplement renvoyé l’audience au 12 juillet, date de début du procès pour tou.te.s les autres. Les matons qui l’escortaient ont fait leur possible pour empêcher la communication entre lui et nous, faisant barrage avec leurs corps pour lui gêner la vue des nombreux.ses compas présent.e.s dans la salle. En tout cas, il ne peut pas ne pas avoir entendu les salutations, la chaleur et les cris de liberté qui lui ont été dédiés.

Nous renouvelons l’appel à une présence au tribunal le 12 juillet, pour passer le bonjour à Giova; il est probable que Ghespe sera lui aussi présent, à ce point.

 

Merci à tou.te.s ceux et celles qui sont venu.e.s d’un peu partout, du Nord, du Sud et de l’étranger : votre force et votre soutien sont d’une valeur incalculable.

Voici une déclaration de Paska, emprisonné dans la prison de Castrogno (Teramo), qui vient d’arriver :

La répression n’attaque pas, attaquons-la !

Salut à toutes et tous,

je me suis enfin décidé à écrire moi aussi quelques lignes sur ce petit manège répressif qui nous frappe, nous anarchistes, et qui est en train de garder en taule moi-même et deux autres compagnons.

Cela fait désormais 11 mois que nous sommes empêtrés dans leurs cages : pour Ghespe ça a été 11 mois en prison, pour moi 7 mois de prison et 4 avec assignation à résidence et retour obligatoire à la maison la nuit, pour Giova 2 mois de taule et 8 entre contrôle judiciaire, retour à la maison la nuit et pointages au comico.

Mais la « fameuse » opération Panico, entamée en janvier 2016 et qui a commencé à frapper le 31 janvier 2017, a en plus « fait cadeau » de jours de prison, d’assignations à résidence, d’obligations de rester à domicile, de retours obligatoires au domicile la nuit, de pointages, d’interdictions de territoire de la ville de Florence ou du quartier Galluzzo, là où il y avait le squat La Riottosa, expulsée avec une autre occupation anarchiste de la ville, Villa Panico.

Tout cela pour une série d’événements qui ont eu lieu en ville :  un assaut au siège du groupe néonazi Casa Pound, deux engins explosifs placés devant les locaux de fascistes (dont un lors de la Saint-Sylvestre de 2016, quand un démineur a perdu une main et un œil – d’où l’accusation de tentative de meurtre pour laquelle nous sommes aujourd’hui trois à être en détention préventive), un rassemblement antimilitariste non autorisé, une manif sauvage, un cocktail Molotov contre la caserne des Carabinieri de Rovezzano à la suite de l’arrestation de deux compagnons et une compagnonne pour une rixe avec les flics devant un concert, des tags sur les murs de la ville… et enfin les délits liés à l’attaque de la Saint-Sylvestre, que les enquêteurs utilisent comme point central de l’affaire.

Une enquête dont le rythme répressif s’est beaucoup accéléré après le 1er janvier 2017, et dans laquelle il ne pouvait pas manquer une accusation d’association de malfaiteurs et quelques rebondissements incroyables : arrestations, libérations, contrôles judiciaires endurcis à cause de quelques tags, révisions, cassation, contre-révisions… juge d’instruction compétent, juge d’instruction incompétent, chefs de la police et services antiterrorisme, Unité opérationnelle de la police italienne (UOPI) et tutti quanti… Un bordel judiciaire qui vise à frapper certaines pratiques et celles/ceux qui les portent, parce que insoumis.e.s au système, mais plutôt ses ennemi.e.s.

Les méthodes d’enquête ont été des plus dégueulasses et des plus sordides, mais comment s’attendre à autre chose de la part de nos ennemis ? Plus précisément, pour justifier l’accusation de tentative d’homicide et les délits annexes (possession, fabrication et transport d’arme de guerre), qui touchent nous trois en prison et un autre compagnon, des écoutes de bribes de bavardages entre ami-e-s deviennent des preuves fondamentales, des fragments d’ADN prélevés au gré du hasard deviennent des signes indiscutables de culpabilité, des états d’âme émotifs et personnels deviennent des signes d’admission de culpabilité.

Pour ne pas parler de leur mesquine tentative, à travers tout ce papier qui ressemble plus au scénario d’un film qu’à un dossier judiciaire, de diviser les compagnon-ne-s sous enquête et les monter les un-e-s contre les autres. Tout cela pas seulement pour trouver ceux/celles qui, à leur avis, sont coupables de délits imputés, pour arrêter du monde et expulser des lieux, mais aussi pour essayer de se débarrasser du milieu anarchiste de Florence et le fragmenter encore plus.

Bien, perso, je me dis qu’ils ont essayé, bien qu’ils n’y soient pas du tout parvenus ; il y a encore du monde qui s’organise, discute et agit en ville et ceux/celles qui ont été frappé.e.s par la répression en cette période sont encore là, sur leurs positions, la tête haute; et je crois qu’ils/elles se disent consciemment « je pense que mon parcours est juste parce que j’ai raison ! ».

Leur répression nous a frappé.e.s, oui, mais ne nous a pas du tout annihilé, comme cela était prévu dans leur objectifs de départ.

Aujourd’hui, comment continuer ? Leur répression n’attaque pas, attaquons-la !  Il serait important enfin, à ce point, de recommencer, plutôt que de discuter et réfléchir de mille manières au sujet de la solidarité à apporter comme réponse à la répression, de ces pratiques qu’ils nous contestent et qui les dérangent beaucoup plus que nos discours théoriques.

Oublier cette année et demie de coups durs et repartir de là où ça leur a fait le plus de mal : pour nous, dans ces murs, en nous pliant le moins possible face à leur pouvoir, pour celles/ceux qui sont dehors « avec le choix des armes, qui est à toi, pour ce duel ».

Un bonjour, une énorme accolade et un cri chargé de rage et d’amour pour Ghespe et Giova !
Contre le pouvoir, contre l’autorité, pour la liberté !
Pour l’anarchie !

Paska

*****

Pour lui écrire :

Pierloreto Fallanca
Casa Circondariale di Teramo
Contrada Castrogno
64100 Teramo

Et voici aussi les adresses de Ghespe et Giova :

Salvatore Vespertino
Giovanni Ghezzi
Casa Circondariale di Sollicciano

via G. Minervini 2/R
50142 Firenze

 

[Traduit de l’italien de Anarchici Fiorentini par Attaque, mercredi 4 juillet 2018]

Cherrueix, France : La mairie déconnectée

Publié le 2018-07-12 12:50:03

Lundi 9 juillet 2018, la mairie de Cherrueix, près de Dol-de-Bretagne, s’est aperçue qu’elle n’avait plus le téléphone et que sa connexion à internet était fortement perturbée.

C’est en allant voir l’armoire téléphonique, située dans le bourg, que Jean-Michel Taillebois, adjoint au maire, a constaté que les portes ont été forcées et abîmées. De nombreux fils téléphoniques ont été arrachés à l’intérieur.

Ce mercredi 11 juillet, l’opérateur Orange qui est en charge de la remise en service du réseau, n’était toujours pas intervenu.

Ceci est un bel exemple simple et efficace pour débrancher, ne serait-ce que pour un court moment, les communications de la domination.

[Reformulé de la presse locale, 11.07.2018]

Plutôt foutre le feu à ce monde que céder à l’euphorie nationaliste…

Publié le 2018-07-13 18:05:03

Dol-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) : Incendie sur le chantier

Ouest France / Mardi 11 juillet 2018

Mercredi 11 juillet, à 00 h 15, les pompiers de Dol sont intervenus pour éteindre un incendie qui a détruit deux véhicules de chantier, un camion et un tractopelle. Le feu a été fort heureusement rapidement maîtrisé, les deux engins se trouvaient à proximité immédiate de la salle multifonctions de Dol-de-Bretagne. Le préjudice matériel devrait se monter à plusieurs milliers d’euros. Le commandant Emmanuel Aubry qui commande la compagnie de gendarmerie de Saint-Malo et les gendarmes de Dol de Bretagne ont été rapidement sur place pour constater les dégâts. Une enquête est en cours avec pour l’instant très peu d’élément.

« Nous ne pouvons pour l’instant, déterminer la cause de l’incendie. Nous devrons attendre les résultats des expertises », explique la gendarmerie. Le maire Denis Rapinel explique aussi qu’il est bien dommage que cet incendie ternisse la victoire de l’équipe de France. Après le match, la commune était très animée. Mais il se refuse à faire le lien entre les deux événements.

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Les Ulis (Essonne) : Surprise dans le parking de l’hôtel de ville (mais un jeune se fait arrêter)

Le Parisien / samedi 13 juillet 2018

La nuit suivant la victoire des Bleus en demi-finale de la Coupe du monde avait été tendue aux Ulis. Un incendie s’était déclaré dans le parking sous-terrain de la mairie. Un mineur a été interpellé ce jeudi. Le véhicule d’un employé de la mairie des Ulis avait entièrement brûlé mardi soir, peu après la victoire (1-0) de la France face à la Belgique, en demi-finale de la Coupe du monde. L’incendie volontaire s’était déclaré dans le parking sous-terrain, au cours d’une fin de soirée tendue. Un garçon âgé de 16 ans a été interpellé et placé en garde à vue ce jeudi dans les locaux du commissariat de Palaiseau. Il aurait pu être identifié grâce à la vidéosurveillance.

Le dimanche soir, déjà, d’autres incidents étaient survenus, cette fois devant le commissariat des Ulis. Des jets de pierres et de mortiers d’artifice avaient endommagé le bâtiment, la façade et la porte de l’édifice, causant des dégâts considérables. Quatre jeunes âgés de 16 et 17 ans ont été interpellés mercredi. Chez l’un d’eux, d’autres mortiers ont été retrouvés. Ils ont eux aussi été placés en garde à vue.

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Yvelines : Nuit mouvementée

Le Parisien / mercredi 11 juillet 2018

Plusieurs villes du département ont été touchées par des incidents ce mardi soir à la suite de la qualification de la France pour la finale de la Coupe du monde de football. Douze poubelles et trois conteneurs à ordure ont été incendiés, de Trappes à Achères en passant par Bois-d’Arcy, Plaisir, Verneuil-sur-Seine et Montigny-le-Bretonneux. Sept voitures et un scooter ont également été détruits par les flammes à Chanteloup-les-Vignes, Gargenville, Achères, Andrésy et Houilles. Par ailleurs, de nombreux affrontements entre des groupes de personnes et les forces de l’ordre ont émaillé le département.

Chanteloup-les-Vignes. La police municipale de Carrières-sous-Poissy a été prise à partie rue des Pierreuses, à Chanteloup, aux alentours de 22 h 20 par une trentaine de personnes. Elle prenait en charge une voiture dont le conducteur, perdu sur le secteur, refusait d’obtempérer. Après que les individus ont quitté les lieux, le véhicule présentait de nombreux impacts.
Mantes-la-Jolie. 300 individus se sont regroupés avenue de la République vers 23 heures et ont lancé des projectiles, notamment sur les pompiers. La police, la Bac, l’unité canine et l’Unité d’intervention spécialisée (USI) sont intervenues, essuyant également des jets d’objets. Quatre personnes ont été interpellées.
Montigny-le-Bretonneux. Une soixantaine d’individus ont pris à partie les effectifs de police place Georges-Pompidou aux alentours de 22 h 40. Après avoir porté plusieurs coups sur le véhicule, l’un d’entre eux a réussi à briser le pare-brise. La police s’est libérée avec l’aide d’une grenade lacrymogène.
Plaisir. Au rond-point Robert-Schuman, une trentaine de personnes ont jeté des pierres vers 23 h 30 sur un équipage de la Bac. Les policiers ont riposté en lançant trois grenades lacrymogènes.
Trappes. À 23 h 30, les pompiers ont fait l’objet de jets de projectiles par une vingtaine d’individus avenue Henri-Barbusse. En raison d’un feu de poubelle, les effectifs de police locaux sont intervenus pour aider les pompiers.
Vernouillet. Une quinzaine d’individus ont mis en place des barricades boulevard de l’Europe à 0 h 25. Alors que la police tentait de rétablir la circulation en déplaçant les barricades, ils ont fait l’objet d’un jet de projectile, avant de réussir à disperser le regroupement.

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Savigny-le-Temple (Seine-et-Marne) : Les policiers caillassés

Le Parisien / jeudi 11 juillet 2018

L’après-match a été un peu tendu à Savigny-le-Temple, mardi 10 juillet, à l’issue de la demi-finale France-Belgique de la Coupe du monde de football. Vers 0 h 15, les policiers sont appelés pour des feux de plusieurs containers à poubelles avenue du Clocher, située en Zone de sécurité prioritaire (ZSP). Une fois sur place, ils essuient des jets de projectiles. Ils ont dû répliquer en lançant des grenades de désencerclement, du gaz lacrymogène et en tirant à l’aide de flash-ball. Ils ont surtout arrêté l’un des fauteurs de troubles présumés, qui a été placé en garde à vue. Aucun policier n’a été blessé durant l’intervention.

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Aurillac (Cantal) : Feu dans des parking de la ville

La Voix du Cantal / mercredi 11 juillet 2018

Mardi 10 juillet 2018, jour de demi-finale de coupe du monde de football entre la France et la Belgique. Une fan-zone est alors installée sur l’esplanade Michel Crespin. La match se termine vers 22h, l’heure est à la fête quand il est 23h15 environ et que les pompiers sont prévenus d’un départ de feu dans le parking souterrain de l’immeuble des Gentianes, situé en face du cinéma le Cristal.

Un immeuble qui abrite des services de la Caba [Communauté d’agglomération du bassin d’Aurillac; NdAtt.], de Pôle Emploi et des appartements. Sur place, les pompiers interviennent dans un espace contraint, de la fumée se dégage. « Au total, 2 voitures ont été entièrement brûlées et quatre autres sont partiellement endommagées. Des personnes ont dû être transportées à l’hôpital d’Aurillac à cause de l’intoxication » indique le capitaine Cambon. D’autres personnes ont été relogées par la Ville. Au total, 35 pompiers sont intervenus lors de l’opération, le Smur et la police étaient aussi présents.

Quelques minutes plus tard, vers 0h30, un autre départ de feu est constaté au niveau 2 du parking souterrain de l’Hôtel de ville. Une deuxième équipe est intervenue. Là aussi, 6 voitures ont été brûlées dont un véhicule de la municipalité.

Une enquête a été ouverte et : « deux individus cagoulés sont recherchés » indique Pierre Mathonier, maire de la ville. Des individus qui sont apparus sur les caméras de vidéoprotection. « Je déplore bien évidemment ce geste qui est de la violence urbaine gratuite. » Si le parking de l’hôtel de ville a été fermé aujourd’hui, tout devrait rentrer dans l’ordre ce jeudi et le marché traditionnel du samedi ne sera pas perturbé.

Le maire a décidé de maintenir la fan-zone pour la finale de la coupe du monde qui aura lieu dimanche 15 juillet à 17h. Une fan-zone située sur l’esplanade Michel Crespin.

De son côté, la Caba indique : « L’accès à l’Immeuble de la Paix étant temporairement interdit, les services de la CABA situés au sein de ce bâtiment sont relocalisés sur différents sites communautaires. Un acte de malveillance perpétré dans la nuit du 10 au 11 juillet dans le garage de l’Immeuble de la Paix entraîne une interdiction temporaire de l’accès à ce bâtiment. Dans la matinée du 11 juillet, la Direction et les Services de la CABA ont mis en place en urgence des solutions pour réorganiser les postes de travail concernés et réaffecter dans d’autres locaux les 45 agents travaillant dans cet immeuble afin d’assurer la continuité du service public. […]

 

Etampes (Essonne) : Pas par hasard

Publié le 2018-07-13 18:05:06

Le Parisien / vendredi 13 juillet 2018

Un feu a touché une structure modulable installée sur le stade Poirier. Ce local n’était pas visé par hasard, car il alimentait quelques caméras de la ville. « Ce local n’a pas été visé par hasard. » A la mairie d’Etampes, on s’attend à « un week-end du 14 juillet sous haute tension ». Car un incendie volontaire s’est déclaré sur une structure modulable située dans le complexe sportif Michel-Poirier, au milieu du quartier de Guinette, ce jeudi. Implanté à côté de huit autres petits blocs identiques, celui qui a flambé avait un intérêt particulier : il servait de local technique pour la vidéoprotection de ce quartier sensible.
Du coup, certaines caméras du secteur ne fonctionnent plus. « Je ne sais pas comment ces jeunes ont su ce qui se trouvait à l’intérieur, mais on va faire en sorte de sécuriser les bâtiments publics ce week-end, indique Bernard Laplace, le maire (SE) d’Etampes. Des binômes formés avec du personnel municipal seront chargés de la surveillance. » Une entreprise de sécurité privée va aussi assurer des rondes régulières.

Car le 14 juillet correspond aussi à la date où, il y a un an jour pour jour, lors des émeutes survenues rue Guettard et plus généralement dans le quartier de Guinette, un jeune avait été lourdement tabassé par des médiateurs. Ces derniers ont d’ailleurs été condamnés en février dernier pour cette agression d’une rare violence qui avait valu à la victime 45 jours d’ITT.

« On y a pensé, reconnaît l’édile. Mais je suis optimiste, je pense qu’une victoire de l’équipe de France en Coupe du monde peut aussi apaiser tout le monde. »
Les caméras hors-service sont en cours de réparation, mais ne seront sans doute pas utilisables avant quelques jours. Par ailleurs, le manque de sécurité autour d’une structure aussi sensible pose question. « On va revoir toutes les installations de ce type sur la ville, relate le maire. Les laisser dehors, sans surveillance, c’est terminé. D’ailleurs, à cet endroit aussi nous allons changer le local de place, pour qu’il soit mieux protégé à l’avenir. »


[Mexico]Les autorités pénitentiaires saccagent et détruisent la bibliothèque autonome Xosé Tarrio dans la prison nord . Répression contre le collectif CIMARRON

Publié le 2018-07-14 08:17:03

Les autorités pénitentiaires saccagent et détruisent la bibliothèque autonome Xosé Tarrio dans la prison nord de Mexico. Répression contre le collectif CIMARRON

Depuis le mois de novembre 2017, Fernando Barcenas (qui est sorti de prison le 11 juin dernier) et d’autres prisonniers du collectif Cimarron* lançaient l’idée de mettre en place une bibliothèque autonome gérée par les prisonniers eux-mêmes à l’intérieur de la prison Nord de Mexico. Après plusieurs mois de travail et de construction à l’intérieur, d’organisation et de soutien de l’extérieur, la bibliothèque « Xosé Tarrío González » ** est inaugurée le 28 avril 2018, non sans difficultés. La bibliothèque grandit peu à peu, elle se dote de 1000 documents et livres environ, jusqu’à ce que, le 5 juillet 2018, les autorités pénitentiaires décident de mettre fin à cette initiative.

« Construire une bibliothèque à l’intérieur de la prison va bien au-delà du fait de créer un simple espace « culturel » ou de « loisirs », cela implique d’assumer le fait qu’il y aura des tensions et des affrontements parce que, pour les sbires de l’administration pénitentiaire, il est inconcevable que les prisonniers soient capables d’autodétermination. » [Écrivait Fer Barcenas au mois de février 2018, depuis la prison Nord]

Communiqué envoyé par la Croix Noire Anarchiste de Mexico, 6 juillet 2018 :

Jeudi 5 juillet 2018, les compagnons incarcérés dans la prison nord, qui font partie du projet collectif CIMARRON ayant mis en place une bibliothèque alternative [à l’intérieur de la prison] nous ont informé que cette dernière avait été attaquée par les gardiens sous les ordres des commandant Hormigo (chargé de la sous-direction de la sécurité ) et Campos. Ces derniers ont obligé, mardi dernier, les compagnons à se couper les cheveux, en les menaçant d’être punis et envoyés dans le module de sécurité maximale de cette prison. Face à cette menace, les compagnons ont accepté de se couper les cheveux. Cependant, ils ont porté plainte contre les méthodes autoritaires du personnel de sécurité.

C’est pour cette raison que les commandants les ont convoqués à la direction pour renouveler leurs menaces. Cette fois-ci, ils ont dit que s’ils ne retiraient pas leur plainte, ils seraient transférés au module de sécurité maximale. Suite à tout cela, des fouilles violentes des cellules des compagnons ont été effectuées par les gardiens. Cela s’est fini par le saccage et la destruction de la bibliothèque alternative Xosé Tarrío González et le transfert du compagnon Gerardo Ramírez Valenzuela au dortoir de punition numéro 1 sous des prétextes absurdes.

Il faut rappeler que ce harcèlement dure depuis des mois. En effet, les autorités voient cette bibliothèque comme un danger pour leurs intérêts économiques.

Nous dénonçons l’attaque d’un espace culturel où les prisonniers peuvent s’exprimer librement. Nous mettons en question la duplicité morale et l’hypocrisie de l’administration pénitentiaire.

En effet, d’un côté, elle attaque des espaces culturels et artistiques, criminalise ceux qui refusent de se soumettre docilement à sa politique d’extermination et de mort, tout en autorisant et protégeant des entreprises criminelles auxquelles ces hauts fonctionnaires appartiennent.

Suite à ces faits, nous rendons responsables le directeur de la prison Enrique Serrano Flores, ainsi que Mónica Mandujano Rosillo la responsable de l’auditorium (où se trouve la bibliothèque) et les commandants Hormigo et Campos, des dégâts causés à la bibliothèque et à l’intégrité physique des compagnons du collectif Cimarron: Luis Lázaro Urgell, Alejandro N, Gerardo Ramírez Valenzuela. Nous exigeons que soit levée la punition de Gerardo et qu’il soit ramené à son dortoir.

Sources : Proyecto ambulante, Cruz Negra Anarquista Mexico

Notes :

*Le collectif CIMARRON est formé par plusieurs prisonniers en résistance de la ville de Mexico dont : Fernando Barcenas Castillo [qui est sorti de prison le 11 juin 2018], Gerardo Ramirez Valenzuela, Luis Lazaro Urgell et Alejandro N. Il s’agit d’un petit groupe de personnes qui ont décidé eux-mêmes d’appeler « cimarrón » «  cimarrón pouvant être tout animal domestiqué qui échappe à ses maîtres et redevient sauvage. Ce collectif a entamé un vaste travail de re-signification et de ré-appropriation de la vie à partir de la résistance culturelle, ignorant les espaces institutionnels pour mettre concrètement en place des ateliers, des discussions, une bibliothèque alternative, pour construire de la sorte une vie communautaire en marge du temps et des restrictions de la prison. En effet, la majorité de ceux d’entre nous considérés comme des « criminels » nous avons démontré que nous sommes capables d’assurer la subsistance avec intelligence, instinct et force physique en les combinant parfaitement entre eux, c’est ce qui fait de nous un ennemi en puissance à écarter par ceux qui nous dominent. C’est d’ailleurs pour ce motif qu’ils nous enferment dans des cages et qu’ils nous combattent de façon si brutale… Nombreux sont les « criminels » qui ne sont pas conscients de cela, mais d’autres comme nous l’ont perçu et sont prêts à livrer bataille contre le monstre carcéral et contre tout forme de domination… »

**Xosé Tarrío González est né en 1968 à la Coruña. A onze ans il est enfermé dans un internat, puis en maison de redressement pour se retrouver à 17 ans en prison où il contracte le SIDA. En prison, il met en œuvre l’anarchisme et la rébellion, menant de nombreuses tentatives d’évasions, pratiquant la solidarité réelle entre les prisonniers, luttant résolument contre la prison et les gardiens de prisons ; toutes ces attitudes entraînent humiliations, mises à l’isolement et il est de nombreuses fois torturé. En 2004, son état de santé se dégrade une nouvelle fois à cause de la maladie et finalement, le 2 janvier 2005 il meurt victime de l’institution carcérale et de la société qui la soutient. Xosé était un prisonnier du régime spécial FIES (Fichier Interne de Suivi Spécial) et auteur du livre « Huye, hombre, huye ».

____________________Plus d’infos:

Fanzine du collectif CIMARRON :
https://liberonsles.files.wordpress.com/2017/01/fanzincimarrondefa.pdf

[D.F, Mexico] Lettres de Fernando Bárcenas Castillo : A propos de la bibliothèque Xosé Tarrio González , à l’intérieur de la prison Nord :
https://liberonsles.wordpress.com/2018/06/06/d-f-mexico-lettres-de-fernando-barcenas-castillo-a-propos-de-la-bibliotheque-xose-tarrio-a-linterieur-de-la-prison-nord/

que brûlent les feux de joie, que brûle la france

Publié le 2018-07-14 08:30:05

Suite à la victoire de l’équipe de France en demi-finales de la coupe du monde, une certaine ferveur s’est emparé des rues dans les différentes villes du « territoire français ». Dès le coup de sifflet de final, des centaines voire des milliers de personnes se sont réunis sur les places des centre villes. On pouvait entendre crier, chanter, rire, voir des inconnus s’embrasser et danser, des individus sauter sur les voitures passantes, sentir des fumigènes s’allumer. Quelque chose d’inhabituel flottait dans les airs. Une fièvre qui avait un avant-gout de ce à quoi pourrait ressembler un moment d’effervescence révolutionnaire, de rupture avec la normalité. 

Or, dans ce monde de patrons, de flics et de politiciens, le foot (au même titre que l’alcool, la drogue, la religion, les jeux etc.) sert la pacification sociale. Parce qu’il nous fait sortir de la morosité du quotidien et de la misère (matérielle et affective) le temps d’un instant (sans pour autant que rien ne change dans nos vies), le football contribue à mieux nous faire accepter la merde quotidienne. De même que le rap, le foot (ou plus largement la musique, l’art et le sport) offre des possibilités individuelles de sortir de la galère. Mais combien de footballeurs et de rappeurs millionnaires pour combien de précaires, de chômeurs, de galériens ou de prisonniers ? Le capitalisme vend des rêves de jours meilleurs. Il nous apprend à sagement attendre un hypothétique jour de gloire. Mais tout cet espoir n’est qu’illusion. Nous ne sommes – une fois la France qualifié en finale du Mondial- toujours rien d’autre que le rôle qui nous a été assigné par le capital.

Et si les politiciens de tous bords ont salué la victoire de l’équipe de France, ce n’est pas un hasard. Car derrière les querelles politiciennes et les apparences de pluralités idéologiques, de Mélenchon à Le Pen, on soutient le capital et la nation. Que le capital soit géré par des libéraux ou par des keynésiens n’est pas la question. Que la nation se fasse l’étendard de la liberté ou de l’égalité non plus. Car le problème est précisément l’existence de nations, de capitalistes et de tout ce qu’ils comprennent d’exploitation, d’écrasement, de frontières, de guerres et de morts. Et alors que l’on nous chante, comme il y a 20 ans, la formidable existence d’une « équipe de France black blanc beur » vu comme symbole du modèle d’intégration républicain à la communauté nationale, on tait bien vite les conflits sociaux réels. Cette même équipe de France dont les joueurs étaient traités de « caïds immatures » par la ministre des sports Roselyne Bachelot en 2010. Car quand les « bleus » sont mauvais, médias et politiques les renvoient immédiatement à leur condition originelle : celle de prolétaire issu de l’immigration, de « racaille » 

Et alors que les drapeaux français sont brandis aux quatre coins des rues, il semble important de rappeler que la nation n’est rien d’autre qu’une idée (de merde), un mythe visant à créer un sentiment d’appartenance commun servant à justifier l’existence d’un Etat, autorité dont les intérêts seront toujours contraires à ceux des individus. Et alors que des bourgeois s’extasient aux côtés de pauvres de la victoire de la FRRAAANCCEEE, peut-être ferions-nous mieux de nous demander comment il est possible d’accepter un telle hypocrisie. Car ce sont les mêmes qui soutiennent les assassinats de l’Etat par l’intermédiaire de sa police qui font d’Umtiti un héros national. Mais comment cela pourrait-il en être autrement ? La police n’a jamais eu d’autre fonction que de maintenir l’ordre social en place, c’est-à-dire de protéger la propriété privée (socle sur lequel repose capitalisme et donc la richesse de ces mêmes bourgeois nationalistes) et les institutions étatiques.

Dans un monde qui ne laisse pour seul alternative au travail que la prison, le spectacle que représente le foot contribue à nous faire miroiter des rêves d’argent, de voitures de luxe, de femmes objets. Car championne du monde ou pas, l’équipe de France sera toujours composée de millionnaires quand tu retourneras trimer pour un patron ou t’exploiter toi-même (start up nation oblige).

Alors s’il y a bien quelque chose à faire de cette éventuelle victoire (ou défaite d’ailleurs) de l’équipe de France en Coupe du Monde, c’est de profiter de notre présence massive dans les rues pour partager et propager un peu de la joie et de la rage que nous portons au travers de la destruction de tout ce qui nous opprime quotidiennement. Car pour que la joie perdure, que les possibles s’ouvrent, que la fête se prolonge, les institutions et les hommes qui font de nos vies un ennui mortel doivent être attaqués et réduits en cendres. Au lieu de brandir des drapeaux français, brulons-les avec fierté – non pas pour les remplacer par d’autres – mais pour que plus jamais nous n’ayons à nous conformer à des identités, à subir l’enfermement dans les cages et les catégories du pouvoir. Pour ne plus jamais suivre quelconque bannière vantant les mérites de la nation ou dont ne sait quelle connerie.

Pour vivre libre ici et maintenant.

Mort à l’Etat, mort au patriarcat.

Que brulent les prisons, que meurent les patrons.

Nik la France et toutes les nations.  

Infos à propos de l’ancien policier infiltré Mark Kennedy

Publié le 2018-07-14 16:59:05

Contra Info / traduction reçue par mail le vendredi 13 juillet 2018

Ce document veut rendre public des infos de base sur l’ancien policier infiltré Mark Kennedy. Il décrit ses allées et venues, son travail et ses loisirs. Il contient aussi une note sur l’ancienne policière infiltrée ‘Lynn Watson’. Nous espérons qui leur apportera, ainsi qu’à leurs semblables, un sentiment de peur et d’insécurité. Que cela fournisse aussi un bon point de départ à ceux qui voudraient agir à partir de ces informations…
Mark Kennedy a infiltré des groupes et des campagnes anarchistes et activistes entre 2003 et 2010 sous le pseudo de ‘Mark Stone’. À notre connaissance, il était impliqué avec des groupes et individus en Grande-Bretagne, Islande, Allemagne, France, Danemark, États-Unis et Espagne où il a recueilli des informations pour différentes forces de police, parfois de façon non-officielle, parfois en faisant partie d’opérations officielles internationales. Il a continué à exercer des missions similaires pour le secteur privé après avoir quitté la police et a fondé lui-même au moins deux entreprises.

Nous ne tenterons pas de documenter de façon exhaustive ses activités ici, pas d’avantage que nous ne pourrions espérer rendre compte du mal qu’il a fait. Nous ne sommes pas liés aux révélations initiales sur lui ou sur d’autres infiltrés. Des nombreuses informations existent déjà sur le net relatant leurs activités. Parce que les informations et les campagnes concernant ces révélations furent extrêmement problématiques et controversées, nous n’avons pas fait référence à des sites web ici, mais il y a beaucoup de sources sur le net. Cependant, nous encourageons fortement les individus à prendre connaissance de ces informations.
Donc…
Kennedy joue de la guitare dans un groupe de pub rock appelé ‘The Barnstormers’ (https://www.facebook.com/barnstormerstheband/). Ils jouent occasionnellement à The Anchor Inn sur Bridgewater Road à Bleadon. Ils ont aussi joué à The Ciderbarn (https://www.facebook.com/ciderbarners/) à Draycott à de multiples occasions. Ses collaborateurs pour ceci sont Lian Simmons, Jacob Monro, Corne van Touder et Tim.
Il a travaillé en tant que responsable des achats pour Darwin Escapes qui gère plusieurs stations touristiques dans le pays. Nous avons des raisons de croire qu’il travaille encore dans leur propriété à côté de Cheddar. (https://www.darwinescapes.co.uk/parks/cheddar-woods-resort-spa/ & https://www.facebook.com/CheddarWoods)
Il a été vu en 2017 en train de conduire une Hyundai Tucson gris métallisé avec la plaque HT17AUK. Nous avons des raisons de croire qu’il vit à Worle, une banlieue de Weston-Super-Mare.
Nous avons des raisons de croire que l’infiltrée connue comme ‘Officier A’ ou ‘Lynn Watson’ habite à Hull. Voici une photo d’elle : https://www.theguardian.com/uk/2011/jan/19/undercover-police-officer-lynn-watson
Nous croyons que ces informations ne doivent pas rester la propriété d’une petite minorité qui pense être capable de décider qui doit savoir et qui ne doit pas. Nous demandons à tous ceux qui détiendraient des informations à propos de Mark ou d’autres infiltrés de les rendre public pour qu’il soit possible à chacun d’agir.
Les révélations sur Mark Kennedy ont conduit la police à confirmer l’existence de nombreux infiltrés, par exemple Watson et ‘Marco Jacobs’ (photo – https://bristle.files.wordpress.com/2014/06/marco-jacobs.jpg) qui étaient tous les deux actifs au même moment que lui. Depuis lors, beaucoup d’autres infiltrés ont été grillés. Il y a des cas qui datent de décennies et certains continuent encore. Ils doivent être considérés comme la partie émergée de l’iceberg, les miettes que l’État a choisi de lâcher.
Nous ne sommes pas étonnés par l’utilisation d’infiltrés comme stratégie d’État. Ce serait une erreur de comprendre le cas spécifique de Kennedy comme quelque chose d’unique ou d’extra-ordinaire. Bien sûr, il y a certains traits particuliers mais, malheureusement, ce n’est pas inhabituel. Il a simplement continué une tradition, dans une longue histoire d’individus sans scrupules, qui ont été préparés, formés et employés à envahir et à saper la vie de ceux qui cherchent à remettre en cause le statu quo. Ces individus sont responsables de toutes leurs actions et de tous les ordres et instructions qu’ils suivent ou ont suivi. Nous n’avons aucune sympathie pour eux. Ils sont responsables de leurs décisions personnelles au jour le jour et des dégâts causées aux projets anarchistes et activistes comme des luttes contre des catastrophes environnementales, contre l’exploitation animale, le fascisme, le capitalisme et l’État.
Nous ne cherchons pas de reconnaissance. Nous ne voulons pas d’excuses et ne cherchons pas de justice à l’intérieur ou à l’extérieur d’un tribunal. Nous ne trouvons aucun mérite à révéler la vérité au pouvoir, mais il est important que ces actions aient des conséquences.
Nous nous efforcerons de faire en sorte que leurs vies soient remplies de misère et de constante insécurité. Une vie où ils ne peuvent jamais être sûrs qu’ils ne sont pas observés et où ils ont toujours peur d’être reconnus par quelqu’un qui les déteste. Nous espérons qu’ils ne pourront pas oublier, pour les années qui viennent, les gens qu’ils ont fait souffrir, les vies auxquels ils ont causé du tort et la confiance qu’ils ont rompue.

Le texte anglais en PDF avec des photos : https://en-contrainfo.espiv.net/files/2018/05/Text.pdf

Des mauvais moments pour les bleus (mi-juillet 2018)

Publié le 2018-07-14 17:07:04

Draveil (Val-d’Oise) : Attaque au mortier du centre de formation des flics

Le Parisien / Mercredi 11 juillet 2018

La police est dans le viseur des délinquants. Après l’attaque au mortier d’artifice survenue ce week-end contre le commissariat des Ulis, c’est le centre régional de formation (CRF) de la police nationale de Draveil qui a été la cible d’un petit groupe de jeunes dans la nuit de lundi à mardi.

Selon nos informations, le château abritant les formations initiales des adjoints de sécurité a été visé par des tirs de mortier d’artifice qui n’ont causé aucun dégât et fait aucun blessé. Une patrouille du commissariat de Draveil a repéré un groupe qui prenait la fuite en courant à travers le quartier des Bergeries, voisin du CRF. L’un de ces jeunes, un adolescent de 15 ans déjà bien connu des services de police, a été interpellé et placé en garde à vue.
En 2005, l’école avait été visée par des jets de cocktails Molotov contre un des bâtiments. « A ma connaissance, il n’y a pas eu de faits de cette nature récemment », note Georges Tron, maire (LR) de Draveil.
Pourtant, l’école s’est dotée, il y a quelques semaines, de rouleaux de barbelés surmontant la clôture donnant sur le quartier des Bergeries. « C’est de nature à stigmatiser tout un quartier, estime un autre élu, d’autant que cette installation a été réalisée sans que la mairie ne soit prévenue… »
D’après Jean-François Papineau, directeur départemental de la sécurité publique (DDSP), « ces barbelés ont été installés il y a plusieurs années. Mais il se peut que la protection ait été renforcée ». Sur des photos datant d’octobre 2017, ces rouleaux n’apparaissent pas… Contactée, la direction de l’école n’a pas souhaité répondre à nos questions.

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Toulouse : Touchés !

actuToulouse / jeudi 5 juillet 2018

Les tensions entre policiers et jeunes des quartiers de Toulouse sont toujours vives et les violences toujours d’actualité. Mercredi 4 juillet 2018, plusieurs incidents ont eu lieu entre forces de l’ordre et habitants du Mirail et de Bagatelle dans le cadre de contrôles en rapport avec des trafics de stupéfiants.
Alors qu’ils sont en train de sécuriser un hall où s’effectuent divers trafics de drogue, un équipage de policiers est pris à parti par une quinzaine d’individus, chemin Auriacombe, dans le quartier du Mirail, mercredi soir. Des projectiles sont alors lancés en direction des forces de l’ordre, notamment par de jeunes guetteurs. Chaises, bouteilles en verre… La situation avait tout d’un guet-apens. Les policiers ont été contraints de faire l’usage de gaz lacrymogène pour se dégager, avant qu’une autre patrouille ne leur vienne en renfort. Deux agents ont été blessés après avoir été touchés à la jambe et au visage, notamment.
Dans l’après-midi du mercredi 4 juillet 2018, déjà, d’autres policiers avaient été agressés. Alors qu’ils sont en train d’effectuer un contrôle sur un individu sur le lieu d’un trafic de stupéfiants, dans le quartier Bagatelle, ce dernier lance un grand coup dans le véhicule des fonctionnaires, entraînant leur chute. Déséquilibré par l’impact, l’homme en question est également tombé à terre, ce qui a permis aux agents de procéder à son interpellation.

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Héricourt (Haute-Saône) : La BAC se fait remettre à sa place

France 3 / jeudi 5 juillet 2018

Il est deux heures du matin, ce mercredi 4 juillet quand la BAC, la brigade anti-criminalité, intervient à Héricourt en Haute-Saône pour des dégradations commises par deux individus. Après une enquête de voisinage, les forces de l’ordre retrouvent les auteurs et les interpellent. Une interpellation qui tourne mal. Les deux auteurs agressent les policiers. Les blessures de l’un d’eux nécessiteront neuf points de sutures au niveau de la tête. Les deux autres ont été blessés à la main et à la cuisse.
Les deux individus ont été présentés ce jeudi 5 juillet au tribunal de Vesoul. [….]

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Lyon : Il aurait mieux fait de la fermer

Lyon Capitale / mercredi 4 juillet 2018

Dans la nuit du vendredi 29 juin au samedi 30 juin, un policier a subi des agressions à la sortie de la péniche Le Sirius. Alors qu’il avait demandé à un pickpocket de sortir de la péniche, il a terminé la soirée dans un guet-apens.
Il y a foule le week-end sur les berges du Rhône, en particulier sur la péniche Le Sirius. Un policier de repos a décidé d’y passer la soirée avec son frère et deux amis. En remarquant un individu en train de fouiller les poches et les sacs des clients, le policier lui demande de quitter la péniche sans révéler sa fonction. Lorsque le groupe d’amis s’apprête à longer les berges du Rhône, un groupe de dix personnes, dont le pickpocket, les accueille avec des panneaux de signalisation provisoires en guise d’armes. Le policier tente de calmer la situation en leur indiquant sa profession, mais cela n’arrange rien, car une rixe a quand même lieu. Selon son avocat maître Philippe Bontems, le gardien de paix a sorti sa matraque télescopique pour se défendre et aurait blessé légèrement un des agresseurs. Alors que d’autres policiers viennent en renfort, l’homme à l’origine de la rixe prend la fuite et seul son frère a pu être interpellé. Il a été mis en examen pour violence entraînant une ITT inférieure ou égale à 8 jours avec arme, en réunion et en état d’ivresse. Depuis dimanche, il a été placé en détention provisoire dans la maison d’arrêt de Corbas. Le policier a en effet eu une ITT de 2 jours, il est désormais partie civile auprès du juge d’instruction qui va se charger de l’enquête afin de trouver le principal responsable. Et Maître Bontems de conclure : La police n’est plus considérée comme gardienne de la paix, mais la cible privilégiée.

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Gignac (Hérault) :  Entre municipale et gendarmes, ils ne font pas de préférences

e-metropolitain / lundi 2 juillet 2018

[…] ils ont volontairement dégradé des véhicules en stationnement, notamment en ciblant à trois reprises dans la nuit, la même voiture d’un Gignacois exaspéré, mais, l’un des mineurs a bombardé de pierres la façade de la brigade de gendarmerie de Gignac, pendant que ses deux complices présumés étaient entendus dans le cadre d’une garde à vue.
Cette garde à vue visait les dégradations volontaires, mais également les délits d’outrages et de rébellion envers les militaires de la gendarmerie.
On apprend ce lundi que ces trois adolescents avaient caillassé un véhicule d’intervention de la police municipale de Gignac, quelques jours avant d’avoir pris pour cible les gendarmes de la communauté de brigades de Gignac-Aniane. La voiture des policiers municipaux a été endommagée. La mairie de Gignac a déposé plainte.
Le dossier concernant les agissements des trois adolescents qui devient volumineux a été transmis au parquet des mineurs du tribunal de grande instance de Montpellier qui a donner des suites pénales. Un juge des enfants pourrait être rapidement saisi.

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Loir-et-Cher : Tout le monde (ou presque) déteste la police et les pompiers

La Nouvelle République / jeudi 12 juillet 2018

Pour les policiers et les gendarmes de terrain, le constat est sans appel. « Les violences, il y en a de plus en plus. En intervention ou en contrôle, il faut toujours être sur le qui-vive, ça peut toujours partir en situation compliquée », relate la policière V., une quinzaine d’années d’expérience derrière elle, tout comme son collègue M.

Le binôme blésois évoque un quotidien pas toujours facile, avec des insultes, parfois des menaces, voire des coups. « Il y a dix ans en arrière, ce n’était pas comme ça, c’est allé crescendo. On fait davantage attention. On ne va pas aller au clash, ça n’en vaut pas le coup. On a de l’expérience, on prend du recul », insistent les deux policiers. Ils indiquent qu’ils déposent plainte systématiquement quand ils sont victimes de violences physiques. Mais lorsqu’ils sont insultés… « Les outrages, on ne les relève pas tout le temps. »

Les violences verbales ou physiques peuvent survenir à tout moment. « On est obligé de se le dire et on se doit de le prendre en compte », insiste le capitaine Christophe Guertin, commandant en second de la compagnie de gendarmerie de Romorantin. Aussi, l’officier précise que les conditions d’interventions ont évolué, pour des raisons de sécurité des personnels, tant sur le plan des équipements matériels que dans l’organisation des patrouilles.

Les policiers M. et V. ont déjà été blessés lors d’interventions. « Ça marque. Même pour nos enfants, ils ne comprennent pas comment on peut s’en prendre à un policier… »

Le capitaine Guertin, lui aussi, a déjà été pris à partie : « On est blessé dans sa chair, mais dans la tête, on l’est aussi. »

Dans leur quotidien, Éric et Philippe, de l’escadron départemental de sécurité routière, sont confrontés à un autre type de violence : la violence routière. Ils ont déjà dû se jeter au fossé pour éviter d’être renversés par des automobilistes pas très enclins à s’arrêter à un contrôle.

Les deux gendarmes relèvent que les refus d’obtempérer sont plus nombreux qu’avant, surtout depuis l’instauration du permis à points en 1992.

Les deux gendarmes vivent parfois difficilement les sempiternelles « accusations » des usagers de la route contrôlés : « Vous n’avez que ça à faire ? », « Vous n’avez pas honte quand vous vous regardez dans la glace ? » « A cause de vous, je vais perdre mon boulot ! »

Les deux hommes partagent le même sentiment. Ils perçoivent ses remarques « comme des insultes ». « C’est du non-respect, ça chagrine. » Mais les militaires ne veulent pas noircir le tableau et précisent que « dans la majorité des cas, ça se passe bien ». Philippe précise : « Les gens alcoolisés qu’on arrête, le lendemain, neuf fois sur dix, ils s’excusent. »

La problématique de l’alcool et des stupéfiants est majeure dans les cas de violences envers les forces de l’ordre. Elle est présente dans « 80 % » des cas souligne le capitaine Guertin. Et ces agressions surviennent essentiellement la nuit. La misère sociale et la détresse psychologique, qui vont souvent de pair, sont aussi « propices » à des dérapages.

Alors, y a-t-il toujours le respect de l’uniforme ? « D’une manière globale, on va dire que oui. Après, de là à dire qu’on est respecté tel qu’on devrait l’être, c’est différent », note le capitaine Guertin.

« La peur de l’uniforme, elle n’existe plus. Avant, c’était une force. Aujourd’hui, c’est un peu une faiblesse, même si on est très fiers de porter cet uniforme ! » lancent Éric et Philippe. Des propos que leurs collègues policiers rejoignent.

Malgré des situations parfois difficiles, les hommes et femme rencontrés ont leur métier chevillé au corps. « J’aime rechercher le bandit, le ramener… Je suis faite pour ça ! », lance la policière V. Éric aussi. « Après coup, je me demande ce que j’aurais fait. C’est riche comme métier. Ce que je suis aujourd’hui, je le dois à la gendarmerie. »

 

Vendôme, dimanche 17 juin 2018. Trois pompiers interviennent pour qui ce qui s’apparente à un départ de feu dans un appartement de l’allée Louis-Jouvet. Ils s’apprêtent à aérer la pièce quand, soudain, l’occupant des lieux se jette sur eux. Les trois pompiers sont blessés, l’un d’eux s’est vu octroyer une incapacité totale de travail de huit jours.

Les statistiques au niveau national montrent une augmentation des agressions envers les pompiers : une hausse de 17,6 % en 2016. Mais ces données cachent des disparités, notamment en Loir-et-Cher. Les violences envers les pompiers ne sont pas en hausse. Au contraire. « Il y a beaucoup moins d’agressions depuis une dizaine d’années », témoignent Gilles, 35 ans d’expérience, Dominique, 32 ans d’interventions au compteur, et Guillaume, 16 ans d’ancienneté.

Gilles et Dominique se souviennent des années 2000-2001, où ils avaient été victimes de caillassages à Blois et de ces interventions entourées d’un cordon de CRS. Si les secours sont parfois encore la cible de jets de pierre, cela reste des « cas particuliers ». « Il y a des pics comme ça », indique Gilles, parfois en lien avec des actualités nationales, comme ce fut le cas lors des violences urbaines à Clichy-sous-Bois en 2005, qui avaient eu des répercussions pour les secours en Loir-et-Cher.

Pour Dominique, les violences sont « des actes isolés, imprévisibles, plutôt que quelque chose de récurrent. » L’exemple de Vendôme le 17 juin illustre bien ces propos. « Tu pars pour un feu, tu y vas confiant et tu te fais agresser sauvagement », souligne Gilles. Et de poursuivre : « On est dans l’aide à la personne, et on se fait agresser. C’est hyperparadoxal ! »

Si les agressions sont « rares physiquement », « oralement, c’est régulier ». Car les pompiers sont, comme les forces de l’ordre, parfois victimes d’insultes. « Les gens râlent beaucoup parce qu’ils veulent qu’on soit là tout de suite, ils sont de plus en plus exigeants », explique Guillaume.

Habitué à répondre aux appels d’urgence « 18 », il précise que le Service départemental d’incendie et de secours forme les opérateurs aux « appels difficiles ». « Cela permet de prendre du recul quand on est face à beaucoup de nervosité. On apprend aussi à prendre l’ascendant sur une personne agressive. Le but c’est de temporiser parce que si vous rentrez dans le jeu de la personne, vous perdez du temps sur l’opérationnel. »

Les pompiers partagent le même point de vue que les gendarmes et policiers de terrain rencontrés : « L’uniforme est beaucoup moins respecté qu’avant. » Un « problème de société » dû notamment à une plus grande détresse sociale.

Les pompiers indiquent qu’ils sont « sur leurs gardes » quand ils interviennent mais qu’ils n’ont « pas d’appréhension ».

Cependant, après une intervention compliquée, les pompiers débriefent entre eux. Si besoin, ils peuvent aussi avoir recours à une aide psychologique, comme c’est le cas aussi pour les policiers et les gendarmes.

50 – C’est le nombre de plaintes déposées par les pompiers et le Service départemental d’incendie et de secours de Loir-et-Cher (Sdis 41) depuis 2012, « pour des motifs variés, dont des incivilités », indique le colonel Léopold Aigueparse, directeur du Sdis 41, qui précise également que « les chiffres sont stables tous les ans ».

Le colonel Phocas, chef des gendarmes, le colonel Aigueparse, chef des pompiers, le commissaire Milin, chef des policiers (dans le Loir-et-Cher)

Les chefs des pompiers, policiers et gendarmes affichent leur vigilance par rapport aux faits de violences physiques ou verbales que peuvent subir les hommes et les femmes de leurs services.

« Nous avons fait le choix du dépôt de plainte systématique dès qu’il y a des faits de violences ou d’insultes », insiste le colonel Léopold Aigueparse, directeur du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis).

L’encouragement au dépôt de plainte est le même dans le discours du colonel Guilhem Phocas, n° 1 des gendarmes, et du commissaire Guy Milin, patron des policiers. Mais ce dernier précise : « Il faut distinguer les outrages du reste. Un policier, par nature, se blinde. Il ne “ s’offusque ” plus, même si ça ne fait jamais plaisir, car il sait qu’il va parfois se retrouver face à un public qui le traitera de tous les noms. Mais cela reste inadmissible. » Le patron des policiers ajoute que, s’il y a des outrages caractérisés, des violences et/ou une rébellion, il ne faut pas laisser passer.

« Il y a à l’égard de l’uniforme une agressivité. Ça s’est dégradé », souligne, quant à lui, le colonel Aigueparse.

Le respect de l’uniforme est mis à mal, est-ce à dire que la peur du gendarme ou du policier n’existe plus ? « Heureusement qu’elle existe encore ! Cette peur, c’est ce qui participe à l’ordre républicain », souligne le commissaire Milin.

Mais cette peur et ce respect de l’uniforme disparaissent d’autant plus quand les forces de l’ordre ou les secours ont face à eux des gens sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants.

« Quand on est alcoolisé, oui, on ne respecte plus l’uniforme », note le colonel Phocas. Et le commandant du groupement de Loir-et-Cher d’insister sur la nécessité de « sécuriser les interventions ». La géolocalisation de chaque véhicule de gendarmerie va dans ce sens. Ainsi, en cas de difficulté, la patrouille la plus proche peut rapidement venir en renfort de ses collègues.

Le procureur de la République de Blois, Frédéric Chevallier.

 

Infos à propos de l’ancien policier infiltré mark kennedy

Publié le 2018-07-15 08:49:03

Mark Kennedy a infiltré des groupes et des campagnes anarchistes et activistes entre 2003 et 2010 sous le pseudo de ‘Mark Stone’. À notre connaissance, il était impliqué avec des groupes et individus en Grande-Bretagne, Islande, Allemagne, France, Danemark, États-Unis et Espagne où il a recueilli des informations pour différentes forces de police, parfois de façon non-officielle, parfois en faisant partie d’opérations officielles internationales. Il a continué à exercer des missions similaires pour le secteur privé après avoir quitté la police et a fondé lui-même au moins deux entreprises.

Nous ne tenterons pas de documenter de façon exhaustive ses activités ici, pas d’avantage que nous ne pourrions espérer rendre compte du mal qu’il a fait. Nous ne sommes pas liés aux révélations initiales sur lui ou sur d’autres infiltrés. Des nombreuses informations existent déjà sur le net relatant leurs activités. Parce que les informations et les campagnes concernant ces révélations furent extrêmement problématiques et controversées, nous n’avons pas fait référence à des sites web ici, mais il y a beaucoup de sources sur le net. Cependant, nous encourageons fortement les individus à prendre connaissance de ces informations.

Donc…
Kennedy joue de la guitare dans un groupe de pub rock appelé ‘The Barnstormers’ (https://www.facebook.com/barnstormerstheband/). Ils jouent occasionnellement à The Anchor Inn sur Bridgewater Road à Bleadon. Ils ont aussi joué à The Ciderbarn (https://www.facebook.com/ciderbarners/) à Draycott à de multiples occasions. Ses collaborateurs pour ceci sont Lian Simmons, Jacob Monro, Corne van Touder et Tim.
Il a travaillé en tant que responsable des achats pour Darwin Escapes qui gère plusieurs stations touristiques dans le pays. Nous avons des raisons de croire qu’il travaille encore dans leur propriété à côté de Cheddar. (https://www.darwinescapes.co.uk/parks/cheddar-woods-resort-spa/ & https://www.facebook.com/CheddarWoods)
Il a été vu en 2017 en train de conduire une Hyundai Tucson gris métallisé avec la plaque HT17AUK. Nous avons des raisons de croire qu’il vit à Worle, une banlieue de Weston-Super-Mare.

Nous avons des raisons de croire que l’infiltrée connue comme ‘Officier A’ ou ‘Lynn Watson’ habite à Hull. Voici une photo d’elle : https://www.theguardian.com/uk/2011/jan/19/undercover-police-officer-lynn-watson
Nous croyons que ces informations ne doivent pas rester la propriété d’une petite minorité qui pense être capable de décider qui doit savoir et qui ne doit pas. Nous demandons à tous ceux qui détiendraient des informations à propos de Mark ou d’autres infiltrés de les rendre public pour qu’il soit possible à chacun d’agir.
Les révélations sur Mark Kennedy ont conduit la police à confirmer l’existence de nombreux infiltrés, par exemple Watson et ‘Marco Jacobs’ (photo – https://bristle.files.wordpress.com/2014/06/marco-jacobs.jpg) qui étaient tous les deux actifs au même moment que lui. Depuis lors, beaucoup d’autres infiltrés ont été grillés. Il y a des cas qui datent de décennies et certains continuent encore. Ils doivent être considérés comme la partie émergée de l’iceberg, les miettes que l’État a choisi de lâcher.

Nous ne sommes pas étonnés par l’utilisation d’infiltrés comme stratégie d’État. Ce serait une erreur de comprendre le cas spécifique de Kennedy comme quelque chose d’unique ou d’extra-ordinaire. Bien sûr, il y a certains traits particuliers mais, malheureusement, ce n’est pas inhabituel. Il a simplement continué une tradition, dans une longue histoire d’individus sans scrupules, qui ont été préparés, formés et employés à envahir et à saper la vie de ceux qui cherchent à remettre en cause le statu quo. Ces individus sont responsables de toutes leurs actions et de tous les ordres et instructions qu’ils suivent ou ont suivi. Nous n’avons aucune sympathie pour eux. Ils sont responsables de leurs décisions personnelles au jour le jour et des dégâts causées aux projets anarchistes et activistes comme des luttes contre des catastrophes environnementales, contre l’exploitation animale, le fascisme, le capitalisme et l’État.

Nous ne cherchons pas de reconnaissance. Nous ne voulons pas d’excuses et ne cherchons pas de justice à l’intérieur ou à l’extérieur d’un tribunal. Nous ne trouvons aucun mérite à révéler la vérité au pouvoir, mais il est important que ces actions aient des conséquences.

Nous nous efforcerons de faire en sorte que leurs vies soient remplies de misère et de constante insécurité. Une vie où ils ne peuvent jamais être sûrs qu’ils ne sont pas observés et où ils ont toujours peur d’être reconnus par quelqu’un qui les déteste. Nous espérons qu’ils ne pourront pas oublier, pour les années qui viennent, les gens qu’ils ont fait souffrir, les vies auxquels ils ont causé du tort et la confiance qu’ils ont rompue.

Le texte anglais en PDF avec des photos

 

Que brûlent les feux de joie, que brûle la France

Publié le 2018-07-15 12:39:04

Le foot et sa liesse « populaire » comme outil de pacification sociale du capitalisme, qui permet de cacher la misère sous le tapis à grand coup d’unité nationale soit-disant multiculturelle.



Suite à la victoire de l’équipe de France en demi-finales de la coupe du monde, une certaine ferveur s’est emparé des rues dans les différentes villes du « territoire français ». Dès le coup de sifflet de final, des centaines voire des milliers de personnes se sont réunis sur les places des centre villes. On pouvait entendre crier, chanter, rire, voir des inconnus s’embrasser et danser, des individus sauter sur les voitures passantes, sentir des fumigènes s’allumer. Quelque chose d’inhabituel flottait dans les airs. Une fièvre qui avait un avant-gout de ce à quoi pourrait ressembler un moment d’effervescence révolutionnaire, de rupture avec la normalité.

Or, dans ce monde de patrons, de flics et de politiciens, le foot (au même titre que l’alcool, la drogue, la religion, les jeux etc.) sert la pacification sociale. Parce qu’il nous fait sortir de la morosité du quotidien et de la misère (matérielle et affective) le temps d’un instant (sans pour autant que rien ne change dans nos vies), le football contribue à mieux nous faire accepter la merde quotidienne. De même que le rap, le foot (ou plus largement la musique, l’art et le sport) offre des possibilités individuelles de sortir de la galère. Mais combien de footballeurs et de rappeurs millionnaires pour combien de précaires, de chômeurs, de galériens ou de prisonniers ? Le capitalisme vend des rêves de jours meilleurs. Il nous apprend à sagement attendre un hypothétique jour de gloire. Mais tout cet espoir n’est qu’illusion. Nous ne sommes – une fois la France qualifié en finale du Mondial- toujours rien d’autre que le rôle qui nous a été assigné par le capital.

Et si les politiciens de tous bords ont salué la victoire de l’équipe de France, ce n’est pas un hasard. Car derrière les querelles politiciennes et les apparences de pluralités idéologiques, de Mélenchon à Le Pen, on soutient le capital et la nation. Que le capital soit géré par des libéraux ou par des keynésiens n’est pas la question. Que la nation se fasse l’étendard de la liberté ou de l’égalité non plus. Car le problème est précisément l’existence de nations, de capitalistes et de tout ce qu’ils comprennent d’exploitation, d’écrasement, de frontières, de guerres et de morts. Et alors que l’on nous chante, comme il y a 20 ans, la formidable existence d’une « équipe de France black blanc beur » vu comme symbole du modèle d’intégration républicain à la communauté nationale, on tait bien vite les conflits sociaux réels. Cette même équipe de France dont les joueurs étaient traités de « caïds immatures » par la ministre des sports Roselyne Bachelot en 2010. Car quand les « bleus » sont mauvais, médias et politiques les renvoient immédiatement à leur condition originelle : celle de prolétaire issu de l’immigration, de « racaille ».

Et alors que les drapeaux français sont brandis aux quatre coins des rues, il semble important de rappeler que la nation n’est rien d’autre qu’une idée (de merde), un mythe visant à créer un sentiment d’appartenance commun servant à justifier l’existence d’un État, autorité dont les intérêts seront toujours contraires à ceux des individus. Et alors que des bourgeois s’extasient aux côtés de pauvres de la victoire de la FRRAAANCCEEE, peut-être ferions-nous mieux de nous demander comment il est possible d’accepter un telle hypocrisie. Car ce sont les mêmes qui soutiennent les assassinats de l’État par l’intermédiaire de sa police qui font d’Umtiti un héros national. Mais comment cela pourrait-il en être autrement ? La police n’a jamais eu d’autre fonction que de maintenir l’ordre social en place, c’est-à-dire de protéger la propriété privée (socle sur lequel repose le capitalisme et donc la richesse de ces mêmes bourgeois nationalistes) et les institutions étatiques.

Dans un monde qui ne laisse pour seul alternative au travail que la prison, le spectacle que représente le foot et le folklore qui l’accompagne contribuent à nous faire miroiter des rêves d’argent, de voitures de luxe, de femmes objets. Car championne du monde ou pas, l’équipe de France sera toujours composée de millionnaires quand tu retourneras trimer pour un patron ou t’exploiter toi-même (start up nation oblige).

Alors s’il y a bien quelque chose à faire de cette éventuelle victoire (ou défaite d’ailleurs) de l’équipe de France en finale de la Coupe du Monde, c’est de profiter de notre présence massive dans les rues pour partager et propager un peu de la joie et de la rage que nous portons au travers de la destruction de tout ce qui nous opprime quotidiennement. Car pour que la joie perdure, que les possibles s’ouvrent, que la fête se prolonge, les institutions et les hommes qui font de nos vies un ennui mortel doivent être attaqués et réduits en cendres. Au lieu de brandir des drapeaux français, brulons-les avec fierté – non pas pour les remplacer par d’autres – mais pour que plus jamais nous n’ayons à nous conformer à des identités, à subir l’enfermement dans les cages et les catégories du pouvoir. Pour ne plus jamais suivre quelconque bannière vantant les mérites de la nation ou dont ne sait quelle connerie.
Pour vivre libre ici et maintenant.

Mort à l’État, mort au patriarcat.
Que brulent les prisons, que meurent les patrons.
Nik la France et toutes les nations.

Victoire de l'équipe de France : à Lyon, la célébration accueillie par la répression policière

Publié le 2018-07-15 21:49:05

L’équipe de France s’est imposée peu avant 19h en finale de la coupe du monde. Très vite, de nombreuses personnes se sont rendues dans les rues pour y rejoindre celles qui s’y trouvaient déjà. Elles se sont vite fait reprimer. Ensuite on peut résumer la soirée à un festival des gaz policiers.