Vive l'Anarchie - Semaine 28, 2019

Sommaire

Hambourg (Allemagne) : deux compagnons incarcérés

Publié le 2019-07-16 10:24:05

Solidarite avec les trois des bancs publics

La nuit du 8 juillet 2019, 3 amis et compagnons ont ete arrêtés (au milieu de la nuit dans un parc), puis plusieurs domiciles perquisitionnés. Après un passage devant le juge, deux d’entre eux ont été incarcerés et la troisième personne placée sous controle judiciaire.
Selon la presse, ils sont accusés de préparation d’une attaque incendiaire en lien avec l’anniversaire des émeutes contre le G20 de Hambourg de 2017*.

Affirmons notre solidarité et montrons-leur qu’ils ne sont pas seuls !

* Ndt : selon les porte-paroles policiers, du materiel incendiaire a été trouvé en leur possession cette nuit-là.

Pour leur écrire :

Libertäres Zentrum
Karolinenstraße 42 (Hinterhaus)
20357 Hamburg
Preciser : « Die Drei von der Parkbank »

Nous sommes en colère,
Qu’ils soient coupables ou non, solidarité avec toutes celles et ceux touchés par la répression.
Liberté pour tous les prisonniers !
Les coeurs brulant ne peuvent être enfermés.

Traduit d’Indymedia.de, 11.07.2019

MAJ ici :

https://sansattendre.noblogs.org/post/2019/07/29/hambourg-allemagne-actualisations-sur-la-situation-des-deux-compagnons-incarceres-parkbank-27-juillet-2019/

https://sansattendre.noblogs.org/post/2019/08/12/hambourg-allemagne-actualisation-sur-laffaire-des-trois-du-banc-public-11-aout-2019/

 

Saronno, Italie: bancomat en feu

Publié le 2019-07-17 00:57:03

e, via round robin

le 11 juillet 19 à 2 h 30, des passants ont remarqué le distributeur de billets en feu dans le quartier de Prealpi à Saronno. Le guichet automatique a subi une perte totale. Le slogan »Silvia, Anna, Nat libres » a été tagué avec de la peinture noire avec un A cerclé

En raison de la fumée, la succursale de la banque a été fermée le lendemain.

La succursale de la banque a été attaquée à plusieurs reprises avec de la peinture ou des marteaux dans le passé.

nno

Hambourg (Allemagne) : deux compagnons incarcérés

Publié le 2019-07-17 00:58:08

Solidarite avec les trois des bancs publics

La nuit du 8 juillet 2019, trois amis et compagnons ont ete arrêtés (au milieu de la nuit dans un parc), puis plusieurs domiciles perquisitionnés. Après un passage devant le juge, deux d’entre eux ont été incarcerés et la troisième personne placée sous controle judiciaire.
Selon la presse, ils sont accusés de préparation d’une attaque incendiaire en lien avec l’anniversaire des émeutes contre le G20 de Hambourg de 2017*.

Affirmons notre solidarité et montrons-leur qu’ils ne sont pas seuls !

* Ndt : selon les porte-paroles policiers, du materiel incendiaire a été trouvé en leur possession cette nuit-là.

Pour leur écrire :

Libertäres Zentrum
Karolinenstraße 42 (Hinterhaus)
20357 Hamburg
Preciser : « Die Drei von der Parkbank »

Nous sommes en colère,
Qu’ils soient coupables ou non, solidarité avec toutes celles et ceux touchés par la répression.
Liberté pour tous les prisonniers !
Les coeurs brulant ne peuvent être enfermés.

Traduit d’Indymedia.de,  11.07.201, https://de.indymedia.org/node/34562

Seppois-le-Bas (Haut-Rhin), France : Barbeuk d’antenne de téléphone aux pneus enflammés – 6 juillet 2019

Publié le 2019-07-17 21:39:04

Dans la nuit du vendredi 5 juillet au samedi 6 juillet, un pylône installé à Seppois-le-Bas, dans le département du Haut-Rhin et utilisé par les opérateurs Free, Orange et SFR a été volontairement incendié. Selon les premières constatations des flics, les flammes sont parties de pneus entreposés au pied du pylône métallique.

En termes de dégradations, tous les câbles ont fondu. Plusieurs milliers d’usagers se retrouvent ainsi sans la possibilité de passer des appels, mais également d’envoyer ou recevoir des SMS. Les réparations pourraient prendre plusieurs semaines, d’après des élus locaux.

Extrait de L’Alsace.fr, 09.07.2019 :

« À Seppois-le-Bas, le pylône en question est utilisé par trois opérateurs, Orange, SFR et Free. Il se trouve en bordure de la RD 17 II, juste avant l’entrée du village, au même endroit où se trouve un dépôt de déchets verts de la commune. L’ensemble du site est grillagé et fermé avec un portail. Le ou les auteurs des faits ont plié une partie du grillage entourant les installations pour accéder au pied de ce relais puis ont utilisé des pneus pour mettre le feu au pylône. Sous l’effet de la chaleur, tous les câbles ont fondu. Les secours sont intervenus vers 2 h du matin dans la nuit de vendredi à samedi. Ce mardi encore on distinguait clairement les traces de l’incendie.

Il est difficile d’évaluer le nombre d’utilisateurs de téléphone portable impactés par cet évènement. Mais ils se chiffrent par milliers. Dans les mairies de la vallée de la Largue que nous avons pu joindre hier, on confirmait que les plaintes des administrés se multiplient ces jours-ci. Toutefois, seules les communications par téléphone portable, de vive voix ou par SMS, sont impossibles.

 

Paris 20e : samedi soir, les flics ont tiré à bout portant au flash-ball dans le dos d'une personne

Publié le 2019-07-18 00:38:13

Le 13 juillet, alors que nous marchions pour rejoindre le bal populaire à la place des Fêtes, notre groupe d’ami·e·s a été violemment agressé par la police nationale, sans raison. Ma sœur a reçu un tir de flash-ball à bout portant dans le dos, et des amis qui filmaient la scène ont été jetés au sol et frappés pour qu’ils effacent la vidéo.



Cet événement se produit dans la même séquence durant laquelle une personne a été insulté de manière trash par les flics.

Vers 23h, alors que nous nous engageons dans la rue des Pyrénées, la rue est subitement envahie de voitures de la police nationale, sirènes hurlantes. Les policiers en tenue antiémeute sortent des voitures et courent en direction de la place des Fêtes par la rue de l’Ermitage. Nous décidons de prendre une autre route pour les éviter, et nous nous engageons dans la rue Emmery. Là, en dessous du n°3, quatre ou cinq policiers malmenaient une femme qu’ils maintenaient au sol. Inquiet·e·s pour elle, nous cherchons à comprendre ce qu’il se passe. Très agressifs, les policiers nous disent de dégager, et dans les secondes qui suivent, un agent gaze en plein visage ma sœur ainsi que deux autres amies tandis qu’un autre policier nous tient en joue avec un flash-ball. Les trois amies se retournent pour s’éloigner de leurs agresseurs, c’est alors que l’autre agent tire avec son flash-ball à bout portant dans le dos de ma sœur.

J’arrive à évacuer ma sœur qui n’arrive pas à marcher seule, en direction de la rue des Pyrénées, tandis que le reste du groupe est repoussé plus haut dans la rue Emmery. Deux amis, qui ont filmé la scène, sont plaqués au sol et immobilisés par des clés de bras. Leurs téléphones sont confisqués, et on leur soutire les codes de téléphone en les frappant au sol afin d’effacer les vidéos. Un autre ami invective les policiers et leur demande des comptes, leur dit qu’ils n’ont pas le droit de faire ce qu’ils font, que l’usage du LBD était non réglementaire et qu’il veut le matricule du policier qui a utilisé l’arme à feu sur ma sœur. Les policiers refusent et rentrent dans leurs voitures et quittent la scène.
Ma sœur souffre énormément, la protection civile arrive et la prend en charge, elle est touchée en dessous de l’omoplate droite, la trame de son t-shirt est imprimée sur sa peau, et une contusion de la taille d’une orange enfle dans son dos. Heureusement, elle n’a pas été touchée à la colonne vertébrale ou à la tête, nous pensons que le tir à pleine puissance aurait pu la tuer. Les urgences lui prescrivent des ITT pour 3 jours alors que nous avons demandé plus de 8 jours. Des amis envoient un témoignage à chaud à David Dufresne, et retrouvent le projectile en retournant sur les lieux de l’agression.

Très choqué·e·s, nous ne pouvons que nous désoler de la banalité de l’agression qui aurait pu sembler impensable il y a quelques années pour notre groupe social et ajoutons ce témoignage à la longue liste de violences policières qui touchent depuis des décennies de manière systémique, certaines catégories de population, et qui s’étendent aujourd’hui à d’autres.

Ci-joint les photos de la blessure de ma sœur, du projectile retrouvé, de la blessure à la jambe d’un des amis, consecutive aux coups des policiers ainsi que le témoignage envoyé à David Dufresne.

Bonsoir, une amie vient de recevoir un tir de flash-ball absolument gratuit, alors qu’elle était de dos rue Emmery, à Paris, aux alentours de place des Fêtes, le 13/07/2019 entre 23h et 23h30. Les policiers présents nous ont gazés parce que nous nous inquiétons du sort d’une jeune femme à terre qu’ils semblaient avoir interpelés violemment. Après avoir été lacrymogénée, mon amie s’est éloignée et c’est alors qu’un policier lui a tiré un LBD dans le dos, à moins d’un mètre et sans avoir fait aucune annonce. Ils ont ensuite mis à terre deux amis pour effacer les vidéos que l’un d’eux avait prises et les ont violentés. Ils m’ont intimé de « foutre le camp » en me menaçant avec une matraque télescopique alors que je reculais en levant les mains et en leur disant qu’ils agissaient de manière illégale. Un peu plus tard, je suis retourné dans la rue et j’ai demandé leur numéro de matricule, mais ils ont feint d’ignorer ma demande et se sont engouffrés dans leur voiture, en rigolant. J’ai pu relever le numéro d’immatriculation d’une voiture : CAB46BD. Je vous envoie en pièce jointe la photo de la blessure de mon amie, qui a été prise en charge par la protection civile et est actuellement à l’hôpital.

Italie_opérationPanico: Les peines demandées par le parquet

Publié le 2019-07-18 22:31:09

Insuscettibile di ravvedimento / jeudi 18 juillet 2019

Le 16 juillet 2019, les procureurs Focardi et Giunti ont demandé des condamnations pour 39 des inculpés du procès « Panico » contre les anarchistes de Florence. Ce procès est l’union de plusieurs affaires, dont celle liée à l’opération « Panico » du 31 janvier 2017 (qui s’est soldée avec trois assignations à résidence, quelques contrôles judiciaires et des perquisitions; l’ accusation principale était « association de malfaiteurs ») et celle du 3 août 2017, qui a porté à huit arrestations, des perquisitions et l’expulsion du squat La Riottosa, à Florence. Les accusations pour les huit anarchistes qui avaient été arrêtés, sont d’avoir mené l’attaque explosive contre la librairie « Il Bargello » (à Florence, le 1er janvier 2017), liée aux fascistes et au parti fasciste Casa Pound – lors de cette action un flics démineur a été gravement blessé (il a perdu un œil et une partie d’une main) – ainsi que d’avoir attaqué avec des cocktails Molotov une caserne des Carabinieri dans le quartier de Rovezzano (Florence, 21 avril 2016).

Les peines les plus longues ont été demandées pour les anarchistes accusés de l’action du 1er janvier 2017. Le Parquet a demandé 11 ans pour Giovanni, 10 ans et 6 mois pour Paska, 10 ans pour Salvatore (Ghespe), 10 ans aussi pour Nicola. Les trois premiers sont en assignation à résidence depuis juin 2019 [après des longues détentions préventives; NdAtt.]. Ils sont, entre autre, accusés de « tentative d’homicide », « construction et transport d’explosifs » et « dégradations ».

D’autres condamnations ont été demandées, pour d’autres actions et des nombreuses choses qui se sont passées à Florence jusqu’en 2017. Il y a eu des demandes de condamnations pour 35 autres personnes, allant de 15 jours à 7 ans de taule. Les accusations sont : « dégradations », « violence », »résistance et menaces contre agent », « coups et blessures », « dégradations légères », « construction et transport d’explosifs », « possession d’engins pyrotechniques » et « refus de donner son identité ».

La sentence est attendue pour le 22 juillet, mais elle pourrait retarder d’environs une semaine.

Solidarité avec les anarchistes inculpés pour l’opération « Panico » et avec tous les anarchistes prisonniers.

Bure( Meuse): Le bois Lejuc est réoccupé!

Publié le 2019-07-18 22:55:05
https://nantes.indymedia.org/system/photo/2019/07/18/23081/cabane_3_version_carree.png

reçu par mail / jeudi 18 juillet 2019

Près de Bure, le bois Lejuc est réoccupé depuis le 18 juillet à 14h. De nombreuses personnes ont réinvesti ce lieu au sol comme dans les arbres pour réaffirmer leur opposition au projet de centre d’enfouissement de déchets radioactifs Cigéo [1], au nucléaire et à son monde, industriel, colonial, militaire. Les forces policières qui occupaient jusque là ce lieu stratégique et protégeaient les intérêts de l’Andra ont été contraintes de quitter les lieux. Nous appelons dès maintenant à converger dans le bois Lejuc ainsi que dans les villages de Bure et Mandres-en-Barrois, situés à deux kilomètres de la forêt.

Le bois Lejuc est sur la zone du projet de poubelle nucléaire. L’Andra projette de le défricher pour y faire des fouilles archéologiques et des forages, et à terme de le bétonner pour y construire des puits de ventilation. Le bois a déjà été occupé à deux reprises auparavant, en
juillet 2016 puis du 15 août 2016 au 22 février 2018, date à laquelle 500 gendarmes ont expulsé la forêt et détruit les habitations des occupantes.

Sur place, la répression s’exprime par une présence policière quotidienne, des contrôles judiciaires, des interdictions de territoire, des perquisitions, et des peines de prison ferme et avec sursis. Cette réoccupation se veut aussi une réponse à la répression de l’État, affirmant que l’opposition sur le terrain n’a pas été étouffée. L’État réprime et expulse, ces dernières années comme toujours. Bure n’est qu’un de ses nombreux laboratoires du maintien de l’ordre. Ce 18 juillet, nous avons essayé de le mettre en déroute et les flics n’ont eu d’autres choix que de reculer.

Nous appelons à converger dans le bois Lejuc ainsi que dans les villages de Bure et Mandres-en-Barrois, situés à deux kilomètres de la forêt. Si vous souhaitez nous soutenir, vous pouvez venir sur place, où nous avons besoin d’aide au sol, dans les arbres, dans les villages. Que ce soit pour grimper dans les arbres, construire des barricades, les tenir, apporter du matériel, préparer à manger, etc. Vous êtes bienvenues. Vous pouvez aussi diffuser le plus largement possible ce communiqué. Si vous ne pouvez pas vous déplacer, c’est aussi possible de nous soutenir de loin, les infrastructures de l’industrie nucléaire et les sous-traitants travaillant pour l’Andra sont partout.

Si vous souhaitez venir, vous pouvez consulter le site bureburebure.info pour des informations actualisées concernant la situation sur place.

À l’attention des journalistes : les personnes sur place ne souhaitent pas répondre aux questions ou aux interviews et ne souhaitent pas en dire davantage que ce qui est écrit ci-dessus. Si vous souhaitez diffuser une information, relayez ce communiqué.

[1] https://bureburebure.info/qu-est-ce-qui-se-passe-a-bure/

Région Centre : 15 miradors de chasse détruits

Publié le 2019-07-18 22:56:03

Unoffensive Animal / jeudi 11 juillet 2019

Un groupe de 5 activistes de l’ALF a détruit 15 miradors de chasse dans la région Centre, en France. Nous continuerons à lutter jusqu’à la mort du spécisme, jusqu’à que toute cage soit vide.

Bellingham (USA) : Cinq voitures de transport de prisonnier.e.s vandalisées

Publié le 2019-07-18 22:57:12

Puget Sound Anarchists / lundi 24 juin 2019

11 juin, minuit. Côte du territoire Salish/Limmu [le Salish est une famille de langues amérindiennes parlées par des populations, tel que les Limmu, établies dans le Pacific Northwest, la région entre le nord des états américains de Washington et Oregon et le sud de la province canadienne de British Columbia ; NdAtt.], occupé.

A l’occasion du 11 juin, journée de solidarité avec les prisonnier.e.s anarchistes, on a taggué la carrosserie et coupé les pneus de cinq véhicules de transport de prisonnier.e.s appartenant à l’Administration pénale de l’État de Washington, prison de Bellingham. Les cinq véhicules sont maintenant hors service.

Aux anarchistes, aux agitateur.euse.s, aux mécontent.e.s et aux défenseur.euse.s de la nature de la mer des Salish : les patrons et leurs caniches ont fait monter la tensions de façon inouïe, dans notre région. Maintenant c’est à nous de leur mettre la pression. Grillez, les poulets !

Dérailler

Publié le 2019-07-18 22:58:04

[deraje] v.I. -1. Sortir des rails. 2- Familier : fonctionner mal ; se dérégler. 3. S’écarter du bon sens, (synonyme : déraisonner, divaguer)

weiis-fillejetseauEmbouteillage géant, échappatoire zéro. Je crève d’envie de mordre le volant, jeter la tête en arrière, hurler, courir…Défoulement éphémère_ô combien jouissif_de cette frustration sauvage, contenue. À chaque fois le cri monte de mes tripes, étreint ma cage thoracique et reste bloqué derrière mes lèvres… et je mesure la profondeur du dressage, tout ce qu’il a fallu araser, canaliser chez chacune des milliers de personnes prises dans ce flux pour en faire ces dociles automates fonçant à toute allure dans la même direction ou capables d’encaisser cette situation anxiogène sans péter une durite, partir à pied, se défouler sur le premier radar ou uniforme venu. Route des vacances, route du turbin, même combat.

Jour après jour, l’économie nous vole notre temps, la marchandise et ses « loisirs de masse» tend à nous déposséder de nos désirs et de nos rêves, les prothèses technologiques envahissent et n’en finissent plus d’appauvrir les relations… Jour après jour l’alcool, les drogues, calmants, servent d’étouffoir à la rage et à la frustration, amputent et bousillent les trop vivant-es, brouillon-es, sensibles pour mieux garder intacte cette société mortifère. Jour après jour les sangsues religieuses tentent d’incruster leurs préceptes autoritaires, homophobes, patriarcaux et sexistes jusqu’au fond de nos cerveaux. Les paradis qu’ils nous promettent ont tous le sale goût du mensonge et de la résignation. Jour après jour les médias, l’école et autres larbins du pouvoir (…) tentent de formater notre regard sur « le monde », d’ imposer une vision de l’histoire qui nie la continuité des actes d’insoumission, révoltes et rébellions qui ont tenté au fil des lieux et des époques de saper toute autorité. Sous la plume de ces chacals, des attaques ciblées deviennent des « actes isolés », les révolté-es des « déséquilibré-es », ou des «casseur-euses », la lutte contre un projet de la domination un « cancer » à éradiquer. Selon eux, la seule violence acceptable est celle que l’ État exerce au quotidien pour maintenir son contrôle, violence complétée par d’autres formes de répression d’autant plus difficiles à identifier et affronter qu’elles sortent des lieux d’enfermement pour prendre, entre autre rouages sociaux la voix de nos « proches ». Sous prétexte d’inquiétude, ce sont elles et eux qui se font souvent les meilleurs relais de la domination, nous priant de rester dans le rang, ne pas faire de vagues, baisser la tête, obéir aux patron-nes et aux uniformes (…). Que le travail nous bouffe notre temps, notre intelligence et notre santé, que le couple (« obligatoirement » hétérosexuel, exclusif et amené à se reproduire) nous oppresse, atrophie notre individualité, étouffe nos sentiments (…) importe peu. Ils et elles tentent, sous prétexte d’amour (et par tous les moyens possibles) de nous faire rentrer dans le rôle que la société a prévu pour nous, de nous insérer. Aliénation, chantage affectif, menaces et violences de toute sorte, camisole chimique, mise sous tutelle, enfermement… Gare aux volontés rebelles ! Les enfants qui refusent de se soumettre au dressage parental sont qualifié-es de « capricieux-ses » ou « d’hyperactifs » (et cachetonné-es), les femmes qui bataillent contre le sexisme (…) facilement traitées de « folles » ou d’« hystériques ». Pour qu’il ne reste aucun doute, les blouses blanches définissent « au nom de la science » ce qui est sain et ce qui est pathologique. Ces crapules utilisent leur légitimité de spécialistes pour tenter de faire porter à celles et ceux qui ne désirent ou ne parviennent pas à s’insérer la responsabilité de leur « inadaptation ». Si on les écoute, souffrir de subir cette société autoritaire, déborder d’une énergie déraisonnable, se révolter, refuser de faire profil bas devant keufs, vigiles et juges (ils appellent ça « trouble de l’autorité ») serait pathologique.

Il paraît que l’infiltration de l’État dans chaque parcelle de nos vies et de l’économie dans chaque parcelle du vivant (et vice versa), la dépossession de nos conflits, la perte d’autonomie alimentaire, le fait d’être tenus dans l’ignorance absolue de nos corps (…), sont des «progrès ». Le fait de vivre en laisse, sous la perfusion et la surveillance permanente de l’État et de la « communauté sociale » (…) serait le seul chemin possible. Des siècles de développement industriel et de rapports de domination amputent notre imagination, laissent des traces indélébiles jusqu’au plus profond de nos intimités, ont un impact durable sur nos corps et sur l’environnement mais la suite ne ressemble pas forcément à cette autoroute que religieux, scientifiques, industriel-es, prétendent tracer devant nous.

Nous n’avons qu’une seule vie, et le compteur tourne. Là où tout pousse à étouffer notre sensibilité pour réduire la souffrance que ce monde nous inflige, rogner notre intelligence, se bricoler des en-dehors et s’enorgueillir peut-être, un jour, d’avoir atteint « l’âge de raison », nous voulons donner à nos existences l’impulsion qui les ferait déborder, tumultueuses, de leurs costumes étroits. Le chemin est long, il y a beaucoup à désapprendre et à inventer pour tenter (et tant pis si c’est maladroit) d’apprivoiser la multitude de sentiments qui affleurent quand se fendillent les camisoles chimiques et sociales, quand on arrête d’être « présentables » pour laisser vivre nos émotions. Il semble bien que le premier pas, vertigineux, soit de s’émanciper des vendeurs d’illusions, des rapports toxiques, des relations qui nous entravent, nous empêchent d’interroger ce que nous aimerions vivre, pour se positionner enfin au centre de nos existences. Tenter de détruire, passionnément, tous les carcans.

dupainsurlaplanche.noblogs.org

Maison d’arrêt de Besançon : Le jeune détenu se paie un maton pour le dîner (et reste digne en commission disciplinaire)

Publié le 2019-07-19 01:56:04

L’Est Républicain / jeudi 11 juillet 2019

Un détenu mineur a frappé au visage un agent pénitentiaire chargé de distribuer les repas, ce mardi soir à Besançon. Le surveillant s’est retrouvé quasiment K.O. « Une agression gratuite », regrette le directeur de la maison d’arrêt de la Butte.

[…] Ce mardi soir, une violente agression a eu lieu au sein du quartier des mineurs. Alors qu’il distribuait le repas à un jeune détenu, un agent pénitentiaire a reçu un puissant coup de poing à la tempe, avant de chuter au sol, groggy. Les syndicats évoquent d’autres coups par la suite. Le fracas de la rixe et le déclenchement de l’alarme portative du surveillant ont permis à ses collègues d’intervenir au plus vite, afin de maîtriser le détenu violent.
Lors de la fouille de ce dernier, deux stylos de type Bic ont été découverts, ce qui fait rétrospectivement froid dans le dos, quand on sait que ces objets peuvent être utilisés, en prison, pour « planter » son adversaire.
« C’est une agression sournoise et a priori gratuite. Il n’y a pas eu d’insulte ou de menace envers le personnel, qui aurait permis d’anticiper la situation », déplore Jean-Michel Laurent, le directeur de la maison d’arrêt de Besançon. Une plainte a été déposée au nom de l’agent agressé.
Face à la commission disciplinaire, le jeune détenu a opté pour le silence. Outre d’éventuelles poursuites judiciaires à venir, l’adolescent sera placé sept jours en cellule disciplinaire. Soit le maximum possible pour un mineur.

Vers la fin du procès Panico

Publié le 2019-07-19 12:01:06

La semaine d’audiences finales du procès de panico s’est terminée aujourd’hui. La dernière partie du procès s’est déroulée les lundi 15 et mardi 16 jusqu’à la mi-journée ; l’accusation s’est occupée de la dernière tranche des retranscriptions des experts sur les interceptions environnementales et téléphoniques ; la défense a soulevé quelques objections quand à l’ingérence de l’expert de l’accusation dans les activités de l’expert judiciaire (à savoir l’interception principale avec laquelle ils accusaient Paska a d’abord été transcrite d’une manière différente de celle de l’expert judiciaire, puis corrigée après pression de l’accusation pour la remettre en conformité avec « l’original »). Puis un témoin de la défense a été entendu en ce qui concerne  Ghespe qui avait le pied cassé dans la période autour du nouvel an.

Mardi après-midi, a eu lieu le réquisitoire des procureurs et des parties civiles, et ceux-ci sont suffisamment inutiles pour être commentées, ils ont donné le pire d’eux-mêmes. Les réquisitions contre les 28 accusés ont été plutôt élevées, comme prévu. Les charges retenues contre chacun des 28 accusés sont restées les mêmes qu’à la fin de l’enquête.

Pour les 4 accusés pour les événements du nouvel an : 10 ans pour Ghespe et Nicola (ce dernier, prenant pour un rassemblement à [devant la prison de] Sollicciano en août, en plus du 416 [association criminelle]), 10 ans et demi pour Paska (également inclus dans l’association depuis novembre 2016), 11 ans pour Giova (qui devient en outre accusé d’être le chef organisateur principal de l’association depuis janvier 2017).

Pour les deux autres « cheffes » de l’association, définie de façon grotesque, les  peines demandées sont de 6 et 4 ans.

Pour 8 autres accusés de faire partie de l’association, les peines demandées sont de 2 à 3 ans, pour deux autres, de 4 à 7 ans.

Pour les 13 accusés restants, pour diverses raisons spécifiques en dehors de l’association, les peines demandées vont de 15 jours de prison à un an et demi. Au total, les procureurs ont demandé 86 années de prison.

En ce qui concerne les parties civiles, Vece [l’artificer-flic] a demandé la somme « réaliste » de 2 millions d’euros ; le syndicat de police Siulp a demandé 100.000 euros, Bargello [la librairie] et Casapound 10 mille chacun. Parmi les parties civiles il y avait aussi le Ministère de l’Intérieur, de la Défense et un passant lors du cortège du 25 avril, mais, en ce qui nous concerne, nous ne nous rappelons pas ce qu’ils ont demandé.

Mercredi et jeudi ont été consacrés aux plaidoiries des trois avocats de la défense et, dans un dernier temps, jeudi un des procureurs a été entendu à nouveau pour un commentaire vain.

Il a été confirmé que le lundi 22 sera le dernier acte de la première instance du procès. L’audience commence à 9h30, il y aura les contre arguments de la défense. Ensuite, les juges se retireront dans la salle du conseil et rendront leur jugement à un moment donné de la journée.

Giova, Ghespe et Paska seront présents dans la salle d’audience ce jour-là, comme ils l’ont été lors de ces dernières audiences, et ils apprécient la présence de leurs compagnons dans la salle d’audience. Notre pensée principale va vers eux, toujours enfermés à résidence avec toutes les restrictions. FORZA !

Depuis panicoanarchico.noblogs.org

Normandie : Brèves de visite anti-parlementaire ….

Publié le 2019-07-19 12:38:04

Seine-Maritime : Pas une première pour la députée LREM du coin…

La permanence de la députée Stéphanie Kerbarh a reçu de la visite le 9 juillet dernier à Fécamp. Ce sont ces collaborateurs qui ont découvert des tags sur sa porte d’entrée, puisqu’elle se trouvait en déplacement à ce moment-là. Si ces dernières faits font référence au mouvement des gilets jaunes, ces collaborateurs rappellent que d’autres dégradations ont visé les mêmes locaux, sans que l’on puisse faire un lien direct avec les gilets jaunes. La semaine précédente, la serrure de la porte d’entrée a été bouchée à la colle. Et ces derniers mois, d’autres tags ont été réalisés sur ses murs. 

Eure : On ne perd pas les bonnes habitudes…

Dans la nuit de jeudi 20 juin à vendredi 21 juin 2019 à Etrepagny (Eure), des ballons de peinture ont été jetés sur la permanence de Claire O’Petit, députée LREM de la 5 ème circonscription de l’Eure.

Ce n’est pas la première fois que la parlementaire est prise pour cible. Sa permanence à Vernon a eu ses vitres brisées à deux reprises (cf ici et ), et sa voiture rayée alors qu’elle s’était arrêtée sur une aire d’autoroute.

[Repris de Paris-Normandie]

Besançon, France : Nouvelle vague de destruction de sucettes JC-Decaux – 12 juillet 2019

Publié le 2019-07-19 12:38:09

Dans la nuit du vendredi 12 au samedi 13 juillet, plus d’une vingtaine de sucettes JC-Decaux ont été détruites à Besançon (Doubs).

« Besançon, par le passé souvent dans les premiers rangs, voire même à la pole position du classement des villes de France de la délinquance contre Decaux, comme en 2010 avec 440 sucettes fracassées (90 en 2011, 210 en 2012…), vient de connaître un regain d’activisme. Dans la nuit festive de la qualification de l’Algérie pour la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), une vingtaine de « sucettes », d’abris bus et de tram ont vu leurs vitres voler en éclats.

Un chiffre que nous a confirmé Nicolas Phlippoteau, le directeur régional Alsace Franche-Comté de JCDecaux, venu en milieu de semaine dernière à Besançon, ville avec qui l’opérateur est lié jusqu’en 2023. Sûrement échaudé par ces derniers mois [cf mouvement des « gilets jaunes », NdSAD] , la multinationale a décidé, contrairement à ce qu’elle fait habituellement dans les 24 heures « de ne pas réparer pour le moment… »

La société publicitaire a annoncé qu’elle portera plainte pour chaque panneau vandalisé, « comme à chaque fois ».

[D’après l’Est Républicain, 18.07.2019]

Essonne : A terre les yeux de l’Etat – 16 juillet 2019

Publié le 2019-07-19 15:37:05

Les attaques contre la vidéo-surveillance continuent dans l’Essonne….

Dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 juillet 2019, deux mâts qui soutiennent les yeux de l’Etat ont été sciés, dans le quartier Bel-Air à Longjumeau et dans celui des Grands ensembles à Massy.

Pour éviter toute récidive, le maire annonce que du ciment sera désormais coulé à l’intérieur des mâts.

A Massy, le mât supportant la caméra qui surveille la rue de Téhéran et ses alentours a été complètement scié entre 00h30 et 1h00 (cf photo).

« A Longjumeau, le mât a été scié à l’aide d’une disqueuse. « C’est la deuxième fois que cette caméra est visée, souligne la maire Sandrine Gelot (LR). « 

[Repris du Parisien, 16.07.2019]

[Portugal] Extraction du lithium : appel à solidarité entre les montagnes

Publié le 2019-07-19 16:08:09

Depuis 2016, la recherche du lithium a été annoncée par l’État portugais comme la découverte du "pétrole blanc". Ceci pourra être la pierre tombale de l’industrie du greenwashing européen. Et la solidarité entre les montagnes pourrait être le berceau d’une résistance et de liens d’entraide sans précédants récents dans la péninsule ibérique.



Contextualisation : Depuis 2016, la recherche du lithium a été annoncée par l’État portugais comme la découverte du "pétrole blanc", même si tout le monde savait depuis deux mille ans de sa présence parmi les pegmatites des montagnes du Nord où prèdominent le granit et le quartz. Pour le gouvernement soutenu par toutes les gauches, les mines à ciel ouvert pour extraire ce minerail nécessaire à la fabrication des batteries pour les voitures éléctriques payeraient la dette externe du pays et finirait la crise éternelle, ça créerait des emplois et ça lancerait l’industrie automobile "écologique" du futur - comme toujours.

Dans le district de Montalegre, au Barroso, des petites exploitations pour de la petite industrie céramique ont été achetées et massivement amplifiées depuis, à coup de tractopelle et détonations, par la sud-africaine Savannah Resources ltd, qui vient d’acheter récemment la plupart des permis de recherche et d’exploitation du lithium au Portugal. La révolte de cette région desertifiée par l’émigration et le pillage environnemental est considérable pour ses faibles moyens humains et matériaux : pour les européenes, trois villages bloquèrent les bureaux de vote. Après intervention policière, seules 3 personnes auront deposé leur bulletin dans ces bureaux de vote. Cet évènement, entre autres actions, a inspiré d’autres mouvements dans le Nord. Ceci, est un appel du mouvement en défense de la Serra d’Arga, tout au Nord sur la région du Minho et de la révolte paysanne de la Maria da Fonte et des sept femmes, lesquelles ont succèssivement fait tomber les gouvernements libéraux au millieu du s. XIX, au côut de massacres et exil d’une partie de cette génèration.

Ceci pourra être la pierre tombale de l’industrie du greenwashing européen. Et la solidarité entre les montagnes pourrait être le berceau d’une résistance et de liens d’entraide sans précédants récents dans la péninsule ibérique.

Solidarité entre toutes les montagnes

Les membres du mouvement se sont réunis pour definir de nouvelles actions de lutte. Nous avons les batteries chargées contre l’exploitation du lithium dans la Serra d’Arga. Cependant nous ne prétendons pas défendre exclusivement nos propres montagnes. Nous faisons appel ici à la solidarité entre montagnards dans la lutte contre les mines à ciel ouvert, la dévastation environnementale et la désertification du monde rural.

Parce ce que cela peut autant arriver à la Serra d’Arga ou d’Argemela, comme ce qui se passe actuellement dans les terres du Barroso. Que ce soit dans le district de Viana do Castelo, de Braga, Montalegre ou Ourense., nous luttons pour notre eco-système, pour notre population et pour notre territoire. Nous n’accepterons pas que nos sources soient empoisonnées. Nous ne laisserons pas que les poussières soient lancées dans l’air par des explosions qui fracturent et avalent des habitats construits par plusieurs générations, pour les futures générations.

Nous sommes déterminé·es à proteger nos montagnes et solidaires avec qui défend les siennes.

Mouvement SOS Serra d’Arga

10 Juillet 2019

Hamilton (Canada) : Cedar sort de taule

Publié le 2019-07-19 16:09:07

extrait d’AMWEnglish / mardi 16 juillet 2019

Cedar Hopperton, compagnon.ne anarchiste, est sorti.e, après avoir fait presque un mois de taule parce qu’accusé.e de ne pas avoir respecté son contrôle judiciaire. Cela à la suite d’une prise de parole pendant laquelle ielle disait que la police ne fait pas partie de la communauté queer et ille a applaudi celles/ceux qui on fait face aux fascistes à la Pride.

Malgré le fait que Cedar n’était pas à la Pride, ielle a passé des semaine en prison, une évidente rétorsion à son encontre de la part de la police de Hamilton, pour avoir exprimé ses convictions anarchistes. Après son incarcération, Cedar a fait une grève de la faim, et les communautés queer et anarchistes de Hamilton se sont mobilisée en solidarité avec ielle. […]

Limeil-Brévannes (Val-de-Marne) : Les équipements municipaux pris pour cible

Publié le 2019-07-19 16:11:05

Le Parisien / mardi 16 juillet 2019

Cette fois-ci, la cible ne fait guère plus de doutes. Une voiture a été déposée et incendiée sur les marches du parvis de la mairie de Limeil-Brévannes (Val-de-Marne) dans la nuit de lundi à mardi. Le feu s’est déclaré vers 0 h 30 sur la place Charles-de-Gaulle, d’où un individu a été aperçu prenant la fuite par la rue Marius-Dantz. Le véhicule avait été déclaré volé dans le Loiret en mars. L’enquête a été confiée à la sous-direction de la police judiciaire du Val-de-Marne.
Pour la mairie, la tension atteint son paroxysme. Cet incendie est le troisième en moins d’une semaine qui vise les services de la ville. Le 10 juillet, dix véhicules sont retrouvés carbonisés sur le parking Roger-Salengro, juste en face de l’hôtel de ville. Le sinistre est suivi de l’incendie volontaire, dans la nuit du 11 au 12 juillet, de cinq véhicules des services techniques municipaux.

Prudente lors des deux premiers incidents, la mairie reconnaît désormais que « les bâtiments municipaux de la ville sont la cible d’incendies ciblés et réguliers ». Dans un communiqué, la maire LR, Françoise Lecoufle, « condamne fermement ces actes délibérés à l’encontre de la mairie. »
[…] Les Brévannais, eux, observent avec stupéfaction les incendies se multiplier. Dans le centre-ville ce mardi, ils font le lien avec une importante opération de police menée dans la cité de la Seimaroise le 1er juillet contre le trafic de drogue. Bilan : onze interpellations et 5 kg de cannabis, deux armes et quelques milliers d’euros saisis. [s’ils le disent… NdAtt.]
En mars dernier, déjà, une attaque avait eu lieu contre le centre socioculturel Christian-Marin, sur lequel une voiture-bélier avait été envoyée puis incendiée. Les habitants de la Seimaroise avaient alors évoqué les nombreux tags contre la police et la mairie qui recouvraient leurs immeubles.

Le lendemain…

Jeudi 11 juillet, sur le parking des services techniques de la mairie, avenue Descartes.

Valence d’Agen (Tarn-et-Garonne) : Et ça a fait boum une nouvelle fois

Publié le 2019-07-19 16:11:15

La Dépêche du Midi  / dimanche 14 juillet 2019

« Un attentat. » Ce sont les termes employés par le président de la communauté de communes des Deux-Rives Jean-Michel Baylet [président de la communauté de communes, ancien député-maire de Valence d’Agen, ancien patron du Département, ancien président du PRG et patron du groupe la Dépêche du Midi, NdAtt.] et le préfet de Tarn-et-Garonne Pierre Besnard, à propos de l’explosion d’une bouteille de gaz dans une benne au stade Evelyne-Jean-Baylet de Valence d’Agen, samedi soir. Les pompiers de la commune ont été appelés vers 23 heures samedi soir par des riverains qui avaient entendu une grosse détonation survenue à côté du stade. Lorsqu’ils sont arrivés sur place, un incendie s’était déclaré dans une benne à l’intérieur desquelles se trouvait la bouteille de gaz qui a explosé. Le feu a ravagé la benne et détruit 50 mètres carrés de bardage. La porte d’entrée et 7 vitres d’un bâtiment en construction qui appartient à la communauté de communes des Deux-Rives (CC2R) ont également été soufflées par l’explosion. La structure du local, qui accueillera des vestiaires et un club-house, n’est en revanche pas menacée. Aucun blessé n’est à déplorer. On ignore pour l’instant les causes de cet événement.

Tard hier soir, les techniciens en identification criminelle (TIC) de la gendarmerie étaient sur place pour procéder aux premières constatations. Ils ont emporté les restes de la bouteille de gaz, complètement déchiquetée par l’explosion. Ils doivent être de retour en ce dimanche matin. Une enquête a été ouverte et confiée à la communauté de brigades (COB) de Valence d’Agen et à la brigade de recherches (BR) de Castelsarrasin. […]

Joint ce dimanche matin, le procureur de la République de Montauban Laurent Czernik fait un lien avec une précédente explosion qui a eu lieu le 23 avril dernier, là aussi à Valence d’Agen. Une autre bouteille de gaz placée dans une benne avait explosé au pied du siège de la communauté de communes des Deux-Rives. « Le mode opératoire est similaire, explique le parquetier. Les deux cibles des explosions se trouvent à 600 mètres à vol d’oiseau. L’enquête sur la première affaire est toujours en cours et nous espérons pouvoir faire des recoupements entre les deux explosions », projette Laurent Czernik. […]

Jean-Michel Baylet est venu voir les dégâts

Le mode opératoire de l’explosion qui a eu lieu samedi soir au stade Evelyne-Jean-Baylet fait rapidement penser à un autre événement intervenu quelques mois auparavant. Le 23 avril au soir aux alentours de 22h30, une détonation est entendue dans la commune. Une bouteille de gaz placée dans un container explose à proximité de l’entrée du garage du siège de la communauté de communes de Deux-Rives (CC2R). Une deuxième bouteille de gaz a, elle, été fissurée. Mais n’a heureusement pas explosé. Un lien entre les deux événements a rapidement été établi dès hier matin par le procureur de Montauban Laurent Czernik. Les gendarmes avaient ouvert une première enquête qui n’a pour le moment pas abouti. Le premier dossier se voit ainsi relancé par les faits de samedi soir. Plus globalement, les atteintes aux biens dans l’arrondissement de Valence d’Agen se sont intensifiées cette année. Tout début janvier, c’est la barrière de péage de l’autoroute A62 de Saint-Loup qui avait été dégradée par incendie. Puis quelques jours plus tard, la trésorerie de la commune avait elle aussi subi des dégradations, des poubelles embrasées ayant mis feu au bâtiment. Ces deux fois, des Gilets jaunes avaient été condamnés pour ces délits.

Espagne – Italie : La solidarité ne s’arrête pas

Publié le 2019-07-19 18:48:07

Carabanchel (Madrid – Espagne) : Feu à un véhicule d’une agence immobilière, en réponse aux expulsions et en solidarité avec Anna et Silvia

ContraMadriz / mardi 9 juillet 2019

La nuit du jeudi au vendredi, le véhicule d’une société immobilière était en flammes. Il s’agit d’une réponse à la vague d’expulsions qui ont lieu à Carabanchel en particulier et dans la ville en général. Les expulsions, leurs coups, doivent avoir une réponse, anonyme, revendiquée ou pas, qui touche directement les intérêts des spéculateurs et de l’État. Reproduisons l’attaque !

Cette humble attaque est aussi un signe de complicité et de solidarité avec Anna et Silvia, qui, avec d’autres comps italiens, ont maintenu une forte pression contre le système pénitentiaire.

Vive l’anarchie !

Quelques vandales incontrolés

*****

Barcelone (Espagne) : Deux véhicules de l’entreprise Prosegur incendiés

ContraMadriz / vendredi 12 juillet 2019

Barcelone. Petit matin du 4 juillet 2019. Deux véhicules de l’entreprise Prosegur [entreprise espagnole de sécurité privée, présente dans des nombreux pays, dont la France; NdAtt.] incendiés, vers la fin (le début?) de la Avenida Vilanova.
Un salut ardent à tou.te.s les indomptables qui s’opposent aux prisons et à la société carcérale, en particulier à Anna, Silvia et tou.te.s les compas qui ont rejoint la grève de la faim récemment terminée. Salutations également aux prisonnier.e.s mobilisé.e.s dans l’État espagnol.

Rien n’est fini, tout continue !

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Saronno (Italie) : Un DAB incendié

Round Robin / vendredi 12 juillet 2019

Incendié d’un DAB. Un tag sur la vitrine : « Liberté pour Silvia, Anna et Nat ».

Saint-Germain-lès-Arpajon (Essonne), France : Deux véhicules en moins pour les cow-boys du sheriff local – 16 juillet 2019

Publié le 2019-07-19 18:49:26

Dans la nuit du 15 au 16 juillet, aux alentours d’une heure du matin, deux voitures de la police municipale ont été incendiées dans l’enceinte des services techniques de Saint-Germain-lès-Arpajon (Essonne).

Les flammes ne se sont pas propagées au-delà des deux véhicules « grâce à la bonne réaction de riverains qui ont eu peur que le feu se propage sur leur claustra, car les maisons sont proches, assure Christian Kervazo, adjoint au maire en charge de la Sécurité.

Ce dernier rajoute: « C’est ciblé, car il y avait d’autres véhicules sur le parking, reprend-il. C’est malheureusement le résultat de la présence de notre police municipale, car on rencontre des problèmes dans ce quartier.

Afin de minimiser l’acte, la presse tient à préciser que ces deux véhicules étaient anciens. Pourtant, c’est toujours deux voitures même vieilles de moins pour la police du maire.

[Repris du Républicain de l’Essonne, 16.07.2019]

Chambéry : Eiffage perd deux tractopelles

Publié le 2019-07-19 19:10:06

Le Dauphiné Libéré / vendredi 12 juillet 2019

Les pompiers de Chambéry ont dû intervenir dans la nuit de jeudi à vendredi, vers 23 heures, dans la rue du Beaujolais à Chambéry le haut, alertés d’un départ de feu sur un engin de chantier. En fait, ce sont deux tractopelles qui brûlaient sur leur lieu de stockage, au milieu des gravats déposés temporairement pendant les travaux de réfection d’appartements au cœur des immeubles du Creux du Loup. Des travaux menés pour le bailleur social Cristal Habitat et réalisés par Eiffage, propriétaire des deux engins.

Les policiers de Chambéry, qui se sont rendus sur place, ont ouvert une enquête et ont pu rapidement déterminer qu’il s’agissait d’incendies d’origine volontaire.

Toujours jeudi soir et sur le même secteur des Hauts de Chambéry, les pompiers ont dû éteindre deux feux de poubelle, là encore d’origine criminelle selon la police. Et un jeune majeur a été interpellé dans la foulée sur le quartier, fortement soupçonné d’avoir mis le feu à des cartons. Il a été placé en garde à vue, mais sans qu’on puisse lui imputer un ou des autres faits d’incendie délictueux qui se sont produits jeudi soir à Chambéry-le-Haut.

Besançon et les sucettes JCDecaux… une longue histoire !

Publié le 2019-07-19 19:10:10

L’Est Républicain / jeudi 18 juillet 2019

[…] Besançon, par le passé souvent dans les premiers rangs, voire même à la pole position du classement des villes de France de la délinquance contre Decaux, comme en 2010 avec 440 sucettes fracassées (90 en 2011, 210 en 2012…), vient de connaître un regain d’activisme. Dans la nuit festive de la qualification de l’Algérie pour la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), une vingtaine de « sucettes », d’abris bus et de tram ont vu leurs vitres voler en éclats.

Un chiffre que nous a confirmé Nicolas Phlippoteau, le directeur régional Alsace Franche-Comté de JCDecaux, venu en milieu de semaine dernière à Besançon, ville avec qui l’opérateur est lié jusqu’en 2023. Sûrement échaudé par ces derniers mois, la multinationale a décidé, contrairement à ce qu’elle fait habituellement dans les 24 heures « de ne pas réparer pour le moment… » Mieux vaut laisser passer l’orage, pour ne pas dire la finale de la CAN ce vendredi soir. Les bris de verre ont été enlevés et les panneaux visuellement sécurisés de rubalise de chantier. Et plaintes seront déposées, « comme à chaque fois ».

Limeil-Brévannes : La mairie n’en finit plus de cramer – Juillet 2019

Publié le 2019-07-19 21:48:11

Dans la nuit du 10 au 11 juillet à Limeil-Brévannes, cinq véhicules des services techniques de la municipalité ont cramé. Deux nuits auparavant, dix autres véhicules eux aussi floqués du logo de la mairie ont été détruits par les flammes.

« Ce mercredi soir, l’incendie a pris vers minuit 30 au 21, avenue Descartes. Il a totalement détruit quatre voitures et endommagé une camionnette. Toutes étaient stationnées dans la cour des services techniques de la mairie et lui appartiennent. Aucune effraction n’a été constatée. Une source policière confirme le caractère volontaire de l’incendie, car deux foyers distincts sont à l’origine du feu. L’enquête a été confiée au commissariat de Boissy-Saint-Léger.

Ce jeudi matin, les agents de la police scientifique, munis de leurs gants bleus, s’affairent autour des carcasses calcinées. Les cinq véhicules, quatre voitures et une camionnette, sont siglés du logo de la ville. « C’est forcément contre la mairie : les voitures en face du parking n’ont pas été attaquées », croit savoir le chef du chantier voisin ».

Dans la nuit du 8 au 9 juillet, 10 autres véhicules ont brûlé sur le parking Roger Salengro, situé juste en face de l’Hôtel de Ville: trois complètement, deux à moitié et le reste partiellement.

Enfin, dans la nuit du 15 au 16 juillet, une voiture volée a été déposée et incendiée sur les marches du parvis de la mairie de Limeil-Brévannes (Val-de-Marne). Le feu s’est déclaré vers 0 h 30 sur la place Charles-de-Gaulle, endommageant les marches et le porche du bâtiment.

Il s’agit de la troisième attaque incendiaire contre la mairie en une semaine. Pour la maire, la tension atteint son paroxysme et demande de l’aide au ministre de l’intérieur pour rétablir l’ordre.

[Repris du Parisien, 11 et 16.07.2019]

Valence, Drome: le festival « sur les champs » sponsorisé par le constructeur des centres pénitentiaires

Publié le 2019-07-20 12:02:05

Ce n’est  jamais trop tard pour agir.Le festival sur les champs  a été sponsorisé par Spie batignolles ( multinationale  ) qui fait du fric dans la construction des centres pénitentiaire Pour rappel : en décembre 2012, l’Agence publique pour l’immobilier de la justice (APIJ) avait finalisé la signature des contrats de partenariat de 2 appels d’offres en PPP (Partenariat Public-Privé) portant sur les centres pénitentiaires de Beauvais (Oise), Riom (Puy de Dôme) et Valence (Drôme) avec Spie Batignolles.

 

Manifeste de Willem van Spronsen, anarchiste américain assassiné par la police

Publié le 2019-07-20 12:05:03

Le 13 juillet, la police de Tacoma (USA) a assassiné Willem van Spronsen, militant anarchiste qui s’attaquait au dépôt de bus du Northwest Detention Center. Voici la traduction de son dernier manifeste.



Le 13 juillet, la police de Tacoma (Washington, USA) a assassiné Willem van Spronsen. Ce dernier était un militant anarchiste, et se rendait au Northwest Detention Center, l’équivalent d’un centre de rétention administrative, de Tacoma pour incendier le dépôt de bus de ICE Immigration and Customs Enforcement »). Il a réussi à incendier un véhicule avant de se faire tirer dessus par la police. Il a échangé plusieurs tirs avant de se faire assassiner.

Van Spronsen avait décidé de prendre les armes et passer à l’action directe en amont du plan de déportation massive mis en place par l’administration Trump à travers ICE depuis dimanche 14 juillet. Des centaines de milliers de familles dans une dizaine des plus grandes villes américaines sont visées par cette opération effroyable et raciste.

Voici la traduction de son manifeste expliquant ses actions. La version originale en anglais est ici.

Il y a l’injustice et il y a la justice. il est temps de passer à l’action contre les forces du mal. le mal dit qu’une vie vaut moins qu’un autre. Le mal dit que les flux commerciaux sont notre raison d’être. le mal dit que les camps de concentration pour les personnes « moindres » sont nécessaires. les serviteurs du mal disent que les camps de concentration devraient être plus humains. Prenez garde aux centristes.

J’ai le cœur brisé d’un père j’ai un corps démoli et j’ai inébranlablement horreur de l’injustice c’est ce qui m’amène ici.

C’est mon opportunité pour essayer de faire la différence, et je serais ingrat si j’attendais une invitation plus évidente.

J’ai eu trois professeurs : Don Pritts, mon guide spirituel, « l’amour sans action n’est qu’un mot ». John Brown, mon guide moral, « nous avons besoin d’action ! » Emma Goldman, mon guide politique, « si je ne peux danser, je ne veux pas en être, de ta révolution »

Je suis un rêveur avec la tête dans les nuages, je crois à l’amour et à la rédemption. je crois que nous allons gagner.

Je suis joyeusement révolutionnaire. (nous aurions tou·te·s dû lire emma goldman à l’école au lieu de lire les imbécilités chauvinistes qu’on nous servait. Mais je referme cette parenthèse), (nous devrions tous regarder des photos des héroïnes de l’YPJ lorsque nous doutons et pensons que nos rêves sont impossibles, mais je rereferme cette parenthèse.) en ces jours où des hooligans fascistes s’attaquent aux personnes vulnérables dans la rue, au nom de l’État ou soutenus et défendus par l’État,

En ces jours de camps de rétention / concentration hautement lucratifs et de bataille de sémantique, en ces jours de désespoir, de quêtes vides et de désirs sans fins,

Nous vivons dans un ascendant fasciste visible. Je dis visible, car ceux·elles qui prêtaient attention l’ont vu survivre et prospérer sous la protection de l’état pendant des décennies. (voir Howard Zinn, Une histoire populaire des ÉtatsUnis.) maintenant, ce fascisme suit son propre agenda de façon assumée, avec la coopération entière du gouvernement. des gouvernements partout dans le monde.

Le fascisme sert les besoins de l’État sert les besoins du business et à vos frais. Qui en bénéficie ? Jeff Bezos, Warren Buffet, Elon Musk, Tim Cook, Bill Gates, Betsy de Vos, George Soros, Donald Trump, dois-je vraiment continuer ? Laisse-moi le dire encore une fois : les mecs riches, (qui pensent que tu n’es pas vraiment bon) aiment les gouvernements (tous les gouvernements partout, même les gouvernements « communistes ») car ce sont eux qui établissent les règles pour enrichir les mecs riches. C’est simple.

N’y réfléchis pas trop. (les patriotes au fond, vous prêtez attention ?)

Je suis un homme qui vous aime tou·te·s tellement que je vais réaliser mon rêve d’enfant d’être plus noble.

Le voici, dans les entreprises à profit qui tiennent les camps de concentration. le voici, avec les personnes racisées et non conformes qui ont la trouille de montrer leur visage par peur de la police/des services de migration/des proud boys/des beckies [1]

Le voici, une planète presque consommée par l’avarice du marché. Je vois les choses en noir et blanc. Les camps de rétention sont une abomination. Et je ne vais pas laisser faire.

Je ne devrais vraiment pas en dire plus. J’ai mis de côté mon cœur brisé et je guéris de la seule façon que je connais – je me rends utile. Je comportementalise efficacement ma douleur… et je me mets joyeusement à la tâche (pour ceux·elles accablé·e·s par le poids et les décombres de mes actions, j’espère que vous ferez le meilleur usage possible de ce poids.)

À mes camarades : je regrette que je louperai le reste de la révolution. Merci pour l’honneur d’avoir été parmi vous.

M’offrant l’espace pour me rendre utile, pour sentir que j’accomplissais mes idéaux, ça a été le sommet spirituel de ma vie.

Faire ce que je peux pour défendre mon peuple précieux et incroyable est une expérience trop riche pour pouvoir la décrire.

Mes camarades trans m’ont transformé, ont solidifié mes convictions que nous allons être guidé·e·s vers un futur rêvé par les personnes les plus marginalisées parmi nous. J’en ai rêvé si clairement que je n’ai aucun regret de ne pas le voir se matérialiser. Merci de m’avoir mené si loin. Je suis antifa, et je suis aux côtés des camarades partout dans le monde qui agissent depuis leur amour de la vie dans toutes ses permutations. Des camarades qui comprennent que la liberté veut dire la réelle liberté pour tou·te·s et une vie valant la peine d’être vécue.

Gardez espoir ! Tout le pouvoir au peuple ! manifeste audio bella ciao : theSuper8.bandcamp.com

Ne laissez pas les agences ridicules du gouvernement gâcher de l’argent pour « m’enquêter ». J’ai été radicalisé en cours d’éducation civique à l’âge de 13 ans lorsqu’on nous a appris ce qu’était le collège électoral. C’était à ce moment-là que j’ai décidé que le statu quo n’était qu’un « château de cartes ». Mes lectures consécutives ont confirmé cette intuition. Je recommande vivement la lecture ! Je ne suis pas affilié à une organisation, je me suis désaffilié de toute organisation qui n’est pas d’accord avec mes choix tactiques.

L’arme semi-automatique que j’ai utilisée était un « ghost » AR15 de basse qualité, non enregistrée et faite maison, avec six chargeurs. J’encourage vivement les camarades et futur·e·s camarades de s’armer. Nous sommes responsables de défendre les personnes de l’État prédateur : ignorer la loi en vous armant si vous en avez la possibilité. Moi, je l’avais.



Notes

[1Personnes blanches les dénonçant à la police, NdT

Clermont -Ferrand: Solidarité avec les queers de Hamilton

Publié le 2019-07-20 23:21:04

North-Shore.info / lundi 8 juillet 2019

Dans cette ville pourrie de Clermont-Ferrand (au centre de la France), deux Prides (deux, oui deux…) étaient organisées samedi dernier [6 juillet]. Nous sommes donc allées aux deux, pour informer sur les queers d’Hamilton embastillé-es. A la première (la plus « militante »), on a
diffé le tract, on a eu quelques discussions, et puis on est parti, refusant de manifester avec les flics et la presse (qui nous a demandé l’info, qu’on a refusé de leur donner).

Puis nous sommes allé-es à la seconde, qui ressemblait plus à une fête, sans flics ou journalistes visibles. Après seulement quelques minutes, un RG est venu nous demander le tract. On a refusé de lui donner, il nous a donc menacé de GAV. On s’est barré.

On dit dans le tract que :

« Pour nous, LGBTQ n’est pas une communauté, qui nierait les individu-es la composant. C’est tout au plus une identité, qui comme toutes les autres est à questionner.
Stonewall n’était pas une manifestation déclarée et pacifiée. Stonewall était une émeute. Un moment où des personnes ont riposté aux agressions policières, sans préavis. Quelques jours qui ont mis à mal la paix sociale. Nous ne pouvons pas nous réjouir que la commémoration des émeutes de Stonewall soit devenue le lieu de toutes les récupérations politiques et capitalistes. Nous ne nous réjouissons pas non plus qu’il soit aujourd’hui tendance d’être « LGBTfriendly ». Si nous sommes solidaires des « queers de Hamilton », c’est parce que cette société, sa morale et ses normes nous étouffent. Parce que les attaquer nous parle. Et que la répression qui s’abat sur elleux provoque chez nous tristesse et rage.

Pour l’auto-défense, en dehors et face à toute autorité.
Liberté pour Cedar, pour les queers d’Hamilton et pour tous-tes. »

Incapables d’attendre les individu-e-s enfermé.e.s.
Amour, rage et beurre de cacahuètes.

 

Pour télécharger le tract en PDF.

Bure( Meuse): une personneb incarcérée après la tentative de réoccupation du Bois Lejuc 20 juillett –

Publié le 2019-07-20 23:22:06

Bilan des arrestations

Au total, depuis le début de la tentative de réoccupation, on a compté 16 arrestations :

  • 8 vérifications d’identité (toutes les personnes sont sorties)
  • 8 gardes-à-vue (4 personnes sont sorties, 4 personnes sont toujours en garde-à-vue)

Une personne est également manquante pour le moment, on ne sait pas si elle a été arrêtée ou non.

[Repris du fil info du 20 juillet 2019 de Bureburebure.info]


Dans un article de l’Est Répugnant en date du 20 juillet 2019, on apprend que deux personnes ont été placées en garde à vue parmi les cinq personnes interpellées lors de la tentative de réoccupation du Bois Lejuc du 18 juillet et l’attaque d’une patrouille de gendarmes. Parmi les deux personnes placées en gav, l’une a été envoyée en taule pour 4 mois à Nancy-Maxéville: elle faisait l’objet d’un contrôle judiciaire dans le cadre des dégradations et de la tentative d’incendie de l’hôtel-restaurant Le Bindeuil, le 21 juin 2017. Mise en examen dans ce dossier, elle se trouvait sous le coup d’une interdiction de territoire dans la Meuse.

Plus d’infos à suivre sur le site bureburebure.info

Mantes-la-Jolie (Yvelines), France : Sur l’émeute du 13 juillet dans le quartier du Val-Fourré

Publié le 2019-07-20 23:24:12

Dans la nuit du 13 juillet, les habituelles émeutes en marge de leur fête nationale ont secoué plusieurs quartiers partout en France. A Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines, plusieurs attaques contre des cibles bien précises ont accompagné les affrontements avec la flicaille dans le quartier du Val-Fouré: parmi elles, un centre d’affaires saccagé, un dab d’une banque fracassé, tout comme les vitres d’agences de la CAF et de La Poste.

« La vitre fracassée en façade témoigne de la brutalité de l’attaque. Dans la nuit de vendredi à samedi, une trentaine de personnes se sont introduites dans le centre d’affaires NCI Ronsard, situé en plein cœur de la zone franche du Val Fourré à Mantes-la-Jolie (Yvelines), pour piller et saccager les lieux.

Les assaillants ont pénétré sur place à 2 h 40, selon les images de vidéosurveillance. Pour cela, ils auraient forcé la fenêtre d’un bureau situé dans une aile du bâtiment. Une fois à l’intérieur, ils ont cassé des vitres, du mobilier, des ordinateurs, avec des objets trouvés sur place, tels que des extincteurs par exemple.

Du matériel informatique a également été dérobé. Plus anecdotique, les casseurs ont été filmés en train de mettre à sac un distributeur de friandises situé à l’accueil. Sur les images, on voit l’un d’eux remplir de sucreries une poubelle trouvée sur place pour aller les distribuer à ses petits copains.

L’attaque a duré moins de cinq minutes. Le vigile, arrivé sur place après le déclenchement de l’alarme, n’a pas pu intervenir au vu d’un rapport de force défavorable. La police scientifique est venue sur place au petit matin effectuer différents relevés pour les besoins de l’enquête.

Outre les parties communes, les locaux de deux entreprises hébergées sur place ont été vandalisés. Elles ont néanmoins pu reprendre leur activité lundi. Le montant du préjudice est inconnu pour l’heure.

« C’est tellement dommage. On essaie de créer de la valeur au Val Fourré. Et on propose des embauches aux jeunes du quartier », réagit Zenure Kasay, responsable de ce centre créé il y a douze ans et qui accueille plus de cinquante sociétés.

Pour éviter une nouvelle intrusion, un maître-chien gardera désormais les lieux durant les heures de fermeture. Cet incident s’inscrit dans le bilan des violences urbaines du week-end. Les façades de la Caf et de la Poste ont été également dégradées, tout comme un distributeur de billets du quartier.


Nuit du 13 juillet : 58 tirs de LBD aux Mureaux

« Sur tout le territoire, depuis quelque temps, les violences urbaines sont plus importantes les soirs des 13 et 14 juillet que la nuit de la Saint-Sylvestre. Avant, c’était le contraire », appréhendait un fonctionnaire de police expérimenté des Yvelines, quelques jours avant le week-end de la Fête nationale.
Ça n’a pas manqué. À Mantes-la-Jolie et aux Mureaux, les nuits de vendredi, samedi et dimanche ont été particulièrement tendues. À de nombreuses reprises, les patrouilles de police ont été la cible de jets de projectiles : pierres, mortiers, paintball… Les pompiers, aussi, ont été pris à partie. Sans compter le grand nombre de poubelles et de voitures incendiées, ainsi que les bâtiments dégradés.
Les forces de l’ordre bénéficiaient de renforts des CRS. Témoin, peut-être, de l’intensité des tensions, le bilan établi par les policiers du commissariat des Mureaux de l’usage de leurs armes dite intermédiaires (non-létales) : 58 tirs de LBD, 16 tirs de MP7 (lacrymogène), 41 tirs de Cougar (lacrymogène) et quatre jets de grenades de désencerclement.
Dans les jours qui ont précédé, les prémices de cette soirée se sont fait sentir. Les violences urbaines sont montées en flèche dans les quartiers de ces deux villes. Un phénomène assez courant à cette période de l’année. « Depuis plusieurs semaines à Mantes, nous observons d’importantes tensions dont nous n’identifions pas forcément l’origine, avec des équipages violemment pris à partie », souligne-t-on toutefois au commissariat de Mantes-la-Jolie.

[Article recopié en intégralité de 78Actu, 15.07.2019]