Vive l'Anarchie - Semaine 29, 2024

Sommaire

Perpignan (Pyrénées-Orientales) : le 14 Juillet des matons

Publié le 2024-07-15 08:55:05

Les faits se sont produits en une minute, ce dimanche 14 juillet à 5 h 50 : un homme s’est introduit sur le parking sécurisé de la prison de Perpignan, où sont stationnés les véhicules des agents pénitentiaires. Il a brisé la vitre d’une voiture avant d’y jeter un cocktail molotov, puis a brisé le pare-brise d’un autre véhicule, et le rétroviseur d’un troisième.

L’homme est ensuite reparti comme il était venu. Aucun blessé n’est à déplorer, mais une voiture est détruite et les deux autres ont subi des dégâts importants. « Il s’agit d’un acte de toute évidence prémédité, et sans précédent », s’alarme Pierre Grousset, secrétaire du syndicat Ufap-Unsa Justice.

[L’Indépendant, 14 juillet 2024 (extrait)]

Power Pylon Sabotaged in Forest Park – Portland, OR

Publié le 2024-07-16 07:15:04

June 22, 2024

This week tension cables that holds a wooden power pylon were cut causing the pylon to lean.
This was done with the hopes that the pylon later fall causing an outage.
Electricity is exists today as a crucial component of state power, capital, and ecological destruction.
However small this action, the secret is to begin.
Solidarity with the volcano group.
SWITCH OFF! THE SYSTEM OF DESTRUCTION

Found on Rose City Counter-Info

Valparaiso (Chili) : Sortie incendiaire de l’Université de Playa Ancha, pour la terre et contre le capital

Publié le 2024-07-16 07:20:06

Informativo Anarquista / lundi 8 juillet 2024

Jeudi 27 juin, à l’université de Playa Ancha, des barricades ont été érigées, des banderoles accrochées et des tracts diffusés et il y a eu des affrontements contre la présence des COP [Control de Orden Público, les unités anti-émeute des Carabineros ; NdAtt.], dans le cadre de la commémoration pour la défense de la terre et contre l’extractivisme écocide. Lors de cette action directe au port, on a aussi fait allusion à Felipe Rios, qui, à l’heure actuelle, vit la répression et la séquestration de la part de l’État policier social-démocrate.

Sur les tracts et les banderoles on pouvait lire : « Felipe Ríos présent. Liberté pour les prisonnier.es ». « Trafiquants et flics, même merde. Prend ton arme, qu’ils sachent que nos balles ont leurs visages comme objectif », « Liberté pour les prisonnier.es subversif.ves » et « La terre promise n’est plus que terre soumise. Autonomie et liberté ».

Voici quelques images :




Photos de Ojo subterraneo, Rival medios et Neurona.

Chili : Douze compas en détention préventive, suite à l’opération répressive du 6 juillet

Publié le 2024-07-16 07:25:03

Informativo Anarquista / mercredi 10 juillet 2024

Hier, sur ce même site, on a fait un compte-rendu de la répression qui a eu lieu au petit matin du 6 juillet, dans le contexte de la commémoration de la mort de la compagnonne Luisa Toledo. On a maintenant ajouté des informations sur les tentatives d’attaque explosive et de nouvelles informations sur la situation judiciaire. La situation serait la suivante :

– aujourd’hui (9 juillet) la Cour d’appel a accepté le recours du Parquet Sud et a ordonné la détention préventive des neuf compas dont les arrestations avaient été déclarées illégales par le sixième Tribunal des libertés. Les compas Daniel Yáñez Seguel, Ismael Almonacid Sánchez, Tomás Montenegro Astudillo, Ricardo Alvarado García, Patricio Araya Muñoz, René Camacho Cáceres, Marcelo Ahumada Jiménez, Roberto Ocampo Binder et Sebastián Moncada Román sont poursuivi.es, en flagrance, en vertu de la loi sur le contrôle des armes.

– La compagnonne pour laquelle l’avocat défenseur avait proposé le payement d’une caution d’un million de pesos [environ mille euros ; NdAtt.] reste en détention elle aussi, la possibilité de sortir sous caution ayant été rejetée aujourd’hui. Miranda Milán est poursuivie pour possession d’engin explosif et détention d’explosifs, après qu’une grenade artisanale à base de poudre noire et du matériel explosif industriel aient été trouvés chez elle.

– José Araya Vidal, le compagnon qui a subi une fracture dans un accident de moto, pendant cette opération, et qui a été hospitalisé, est placé lui aussi en détention préventive et il est considéré comme le seul responsable du placement des engins explosifs.

– Un autre compagnon a été accusé de port illégal de munitions et en vertu de la Loi 20000 sur les drogues et il a été placé en détention préventive le samedi 6 juillet.

– Par conséquent, les compas en détention préventive sont douze.

– Deux autres interpellé.es sont soumis.es à des mesures d’interdiction de sortir du pays et d’arrestations domiciliaires la nuit.

 

À propos des tentatives d’attaques explosives

Selon le procureur Hector Barros, fonctionnaire servile de l’État, habitué à comparaître dans ces affaires : « Cette opération est survenue au milieu d’une enquête sur la collocation d’un engin explosif sous une voiture, dans la rue 5 avril, et pour la collocation d’un engin explosif sous une voiture de police, au cours de cette année »[1].

Par rapport au premier fait, le vendredi 29 décembre 2023, un engin explosif fabriqué avec du matériel industriel, placé dans un cylindre et doté d’un système de retardement a été trouvé sous la porte d’une voiture, à la hauteur du nº5757 de l’avenue 5 avril ; en plus de l’engin, des tracts et des banderoles ont été trouvés, disant : « Dans la lutte subversive, avec les nôtres, jusqu’à la victoire ou la mort. Liberté pour Sergio Olivares », « Nous suivrons le chemin subversif. Liberté pour Luis Tranamil et Nelson Queupil » et « Pour la justice et ses chiens de garde. Sachez que nous sommes là et que nous continuerons à emprunter le chemin de la subversion. Toute notre force et toute notre détermination avec nos compas ». Quelques heures plus tard, un communiqué de revendication de cette action est apparu sur les réseaux sociaux de Radio Villa Francia :

« Avant l’aube du 29 décembre, nous nous sommes réunis pour faire un geste de solidarité avec nos camarades qui, récemment, ont été condamnés par la justice, dans la capitale chilienne.

Quinze ans pour Sergio Olivares, ancien militant du MIR. Combattant internationaliste de premier plan qui, lors de la tentative d’expropriation d’une banque, en 2020, a tué le vigile qui la gardait et qui a refusé de baisser son arme.

Trente-deux ans pour Nelson Queupil pour les délits d’homicide, d’attentat contre des fonctionnaires des Carabineros dans l’exercice de leurs fonctions et pour port illégal d’armes.

Ces lourdes condamnations montrent comment l’État utilise sa justice comme méthode de punition exemplaire contre les personnes qui décident de prendre le chemin de la confrontation contre les riches, contre les banques, contre le pillage sans scrupules des ressources naturelles.

L’action a consisté à ériger des barricades sur la chaussée de l’avenue 5 d’avril, avec deux banderoles, plus le lancement de tracts. En plus, nous avons placé un engin explosif industriel, qui n’a pas explosé sur le moment, mais qui a permis de paralyser le secteur pendant toute la journée, à cause des procédures de déminage.

De Villa Francia, quartier populaire situé à Santiago du Chili, nous envoyons un salut de fraternité aux compagnons qui prennent le chemin de la subversion, jusqu’à vaincre ou mourir :
Sergio Olivares Urtubia
Luis Tranamil
Nelson Queipul

R. »[2]

En ce qui concerne le deuxième fait objet de l’enquête, on sait que, le 29 mars de cette année, dans le cadre de combats de rue du Jour du jeune combattant, un engin explosif a été placé sous un véhicule des Carabineros, à Villa Francia, mais il n’aurait pas explosé.

Solidarité avec les personnes arrêté.es et celles incarcérées !

 

[1] https://www.emol.com/noticias/Nacional/2024/07/06/1135833/operativo-rm-detenidos-armas-explosivos.html
[2] https://www.biobiochile.cl/noticias/nacional/region-metropolitana/2023/12/29/gope-trabaja-por-hallazgo-de-artefacto-sospechoso-en-villa-francia.shtml

Images de la tentative d’attentat du 29 décembre 2023

Sur l’affaire de l’association de malfaiteurs de Bure

Publié le 2024-07-16 07:30:09

No Trace Project / jeudi 11 juillet 2024

Diagramme des associations luttant contre Cigéo et de leurs membres, fait par les enquêteurs (informations personnelles censurées par le No Trace Project).

En 2017 et 2018, environ 20 perquisitions ont eu lieu en France et environ 10 personnes ont été arrêtées et accusées de divers délits en lien avec la lutte contre Cigéo, un projet de centre de stockage de déchets radioactifs à Bure, en France[1]. Certaines des personnes ont été accusées d’organiser ou de participer à des manifestations lors desquelles des personnes ont attaqué des policiers et des bâtiments en lien avec Cigéo, dont une manifestation le 21 juin 2017 lors de laquelle il y a eu un départ de feu dans un bâtiment alors que des civils étaient à l’intérieur. Certaines des personnes ont été accusées de détention d’explosifs. Certaines ont été accusées de faire partie d’une association de malfaiteurs[2].

Après un procès en 2021 et un appel en 2023, trois personnes ont été condamnées à 4 mois de prison avec sursis, et les autres ont été acquittées.

 

Techniques utilisées

Nom Description
Chiens de détection Des chiens de détection ont été utilisés dans l’une des perquisitions[3].
Collaboration des fournisseurs de service
Autres Les enquêteurs ont utilisé la collaboration de banques pour obtenir les relevés bancaires d’associations luttant contre Cigéo[3]. Les relevés bancaires d’une association comportaient un transfert de 500€ intitulé « participation manif 18 fev », en référence à une manifestation lors de laquelle des personnes ont attaqué un bâtiment en lien avec Cigéo.

Le propriétaire d’un supermarché dans une ville à environ 20 km de Bure a prévenu les enquêteurs qu’il avait vu des clients acheter une quantité inhabituelle d’alcool à brûler (15 litres), et a donné le ticket de caisse aux enquêteurs.

Opérateurs de téléphonie mobile Les enquêteurs ont utilisé la collaboration des opérateurs de téléphonie mobile pour[3] :
  • Faire des liens entre des gens.
  • Géolocaliser des téléphones en temps réel.
  • Enregistrer un grand nombre de conversations téléphoniques, dont des conversations ayant eu lieu entre le moment où un appel était passé et le moment où le destinataire décrochait (c’est-à-dire pendant que le téléphone sonnait).
  • Identifier les numéros de téléphone qui avaient été actifs autour de Bure pendant trois manifestations ayant eu lieu en février, juin, et août 2017, dont 55 numéros de téléphones qui avaient été actifs pendant chacune de ces trois manifestations.
Coopération internationale Certaines des personnes arrêtées avaient participé à des manifestations contre le sommet du G20 à Hambourg, en Allemagne[3]. Pour cette raison, des enquêteurs allemands ont coopéré avec les enquêteurs français, notamment en étant présents lorsque les personnes ont été interrogées après leur arrestation.
Dispositifs de surveillance cachés
Localisation Les enquêteurs ont installé un dispositif de surveillance caché par localisation sur un véhicule, qui est resté en place pendant environ un mois[3].
Open-source intelligence Les enquêteurs ont consulté une page Facebook associée à la lutte contre Cigéo et ont ensuite analysé les profils Facebook de toutes les personnes qui avaient « liké » la page[3].
Perquisition Pendant les perquisitions, les enquêteurs ont trouvé[3] :
  • Divers objets similaires à des objets utilisés dans des manifestations : récipients contenant de l’essence ou autres substances, feux d’artifice, cocktails Molotov, et un grand nombre de casques.
  • Un sac à dos contenant à la fois un document écrit avec le nom d’une personne et des objets qui pourraient être utilisés pour construire des engins incendiaires ou explosifs.
  • Un ordinateur non chiffré contenant à la fois le CV d’une personne et un document décrivant ce qui s’était passé pendant la manifestation du 21 juin 2017.
  • De nombreux compte-rendus de réunions sensibles contenant les noms ou pseudos de personnes, à la fois sur papier et sur des supports de stockage non chiffrés.
Science forensique
ADN Des traces ADN ont été prélevées sur[3] :
  • Des objets récupérés après des manifestations, dont des feux d’artifice, des cocktails Molotov, un briquet, et des cailloux utilisés pour briser des fenêtres.
  • Des objets trouvés dans des perquisitions, dont des vêtements, des masques à gaz, des casques, et des récipients contenant de l’essence ou autres substances.

Les enquêteurs n’ont pas réussi à faire correspondre à qui que ce soit la grande majorité des traces ADN qu’ils ont prélevées. Les exceptions notables étaient :

  • Une trace ADN sur un cocktail Molotov trouvé dans une perquisition a correspondu à une personne dans le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG).
  • Une trace ADN sur le bouchon d’un bocal contenant des matières pouvant servir à construire des engins explosifs, trouvé dans une perquisition, a correspondu à une personne dans le FNAEG.
  • Une trace ADN sur un briquet retrouvé après une manifestation a correspondu à une autre trace d’une affaire plus ancienne sans lien avec l’affaire en cours, mais n’a correspondu à personne dans le FNAEG.
Empreintes digitales Des empreintes digitales ont été prélevées sur des objets trouvés dans des perquisitions, dont un carnet, des feuilles de papier, des masques à gaz, des cocktails Molotov, et des récipients contenant de l’essence ou autres substances. La grande majorité des empreintes digitales prélevées n’ont correspondu à personne. Certaines des empreintes digitales prélevées ont correspondu à des individus dans le Fichier automatisé des empreintes digitales (FAED)[3].
Incendie volontaire Des traces d’accélérants ont été collectées sur des objets récupérés après des manifestations, et analysées[3].
Numérique Les enquêteurs ont analysé des supports de stockage en extrayant automatiquement les fichiers contenant les mots clés suivants en rapport avec l’enquête[3] :
  • « Action ».
  • « Andra », l’agence en charge du projet Cigéo.
  • « Bindeuil », le nom du bâtiment attaqué pendant la manifestation du 21 juin 2017.
  • « Hibou », un nom utilisé par des personnes en lutte contre Cigéo pour s’auto-désigner.
  • « Incendie ».
Surveillance de masse
Fichiers de police Les enquêteurs ont amplement utilisé des fichiers de police pour faire des liens entre des gens, dont le Fichier national des permis de conduire, le Fichier des véhicules assurés, ainsi que les fichiers d’arrestations, de procédures judiciaires et de condamnations[3].
Vidéosurveillance Les enquêteurs ont utilisé des images des manifestations, filmées par des caméras de surveillance ou des policiers, pour[3] :
  • Identifier une personne qui n’était que partiellement masquée, avec ses yeux, ses lunettes et son front visibles.
  • Faire le lien entre une personne qui avait l’air enceinte au vu de son ventre, vue dans une manifestation, et une personne qui a accouché quelques mois plus tard.
Surveillance numérique ciblée
Contournement de l’authentification Les enquêteurs ont contourné l’authentification de cinq supports de stockage chiffrés trouvés dans des perquisitions[3] :
  • Un disque dur grâce au mot de passe très simple « stopcigeo », qu’ils ont peut-être deviné.
  • Un disque dur grâce à un mot de passe trouvé sur un post-it sous l’ordinateur contenant le disque dur.
  • Un disque dur grâce à un mot de passe qui leur a été donné par le/la propriétaire de l’ordinateur contenant le disque dur.
  • Deux disques durs grâce à des mots de passe qu’ils ont trouvé dans un document texte sur un disque dur préalablement déchiffré.
IMSI-catcher Les enquêteurs ont utilisé des IMSI-catchers pour identifier les numéros de téléphone de personnes qui vivaient dans des lieux en lien avec la lutte contre Cigéo ou qui participaient à des manifestations[3].
Surveillance physique
Cachée Les enquêteurs[3] :
  • Ont suivi l’une des personnes arrêtées pendant quelques heures une fois, et pendant quelques minutes une autre fois, pour découvrir où elle habitait.
  • Ont passé plusieurs jours à faire une surveillance statique d’un lieu associé à la lutte contre Cigéo appelé l’« ancienne gare de Luméville », quelques bâtiments isolés entourés par des champs. Pendant jusqu’à 16 heures par jour ils ont noté et photographié les personnes et véhicules rejoignant et quittant le lieu.

Notes :

[1] https://bureburebure.info/repression
[2] https://noussommestousdesmalfaiteurs.noblogs.org/antecedents-familiaux
[3] Source non publique.

Russie et territoires ukrainiens occupés : Résistance radicale (du 20 juin au 12 juillet 2024)

Publié le 2024-07-17 05:40:06

a2day.org / samedi 13 juillet 2024

[…]

Rostov-sur-le-Don

La base de stockage de ressources du Caucase du Nord du ministère de l’Intérieur, située au 67v, rue Vyatskaya à Rostov, a brûlé. Cela a été signalé le 21 juin par le ministère russe de l’Intérieur, le gouverneur local ayant soigneusement dissimulé les détails. Selon les sources officielles, les spécialistes de la base de stockage de ressources du Caucase du Nord effectuent des nombreuses tâches. Parmi celles-ci, fournir en moyens matériels et techniques les unités du ministère de l’Intérieur, ainsi que réaliser des travaux en lien avec l’utilisation d’informations constituant des secrets d’État.

Région de Rostov

Dans la région de Rostov, trois jeunes partisans – un garçon de 19 ans et deux adolescents de 16 ans – ont été attrapés alors qu’ils étaient en train de mettre le feu à un chemin de fer. Une procédure pénale pour tentative d’acte terroriste a été ouverte contre les interpellés. Selon l’enquête, ils voulaient mettre le feu aux armoires contenant les relais et les batterie du tronçon de voie ferrée Shakhtnaya–Gornaya, le 20 juin. L’enquête prétend que quelqu’un leur a promis de l’argent pour cet incendie.

[…]

Région de Moscou

Platan Research Institute, Fryazino, le 26 juin 2024

Le 24 juin, le OBLAVA, un mouvement qui lutte contre le complexe militaro-industriel russe, a déclaré qu’il était impliqué dans l’attaque incendiaire contre l’Institut de recherche Platan à Friazino. Quatre personnes sont mortes dans l’incendie. Les autorités parlent d’un court-circuit ou de l’explosion d’une bouteille de gaz comme cause de l’incendie

Salavat

Dans la nuit du 27 juin, quelqu’un a brûlé deux armoires relais sur le chemin de fer près de la gare de Salavat. Le sabotage n’aurait pas eu d’incidence sur la circulation des trains. Le même jour, un partisan présumé, un habitant d’Ishimbaï, a été arrêté.

Région de Kalouga

Dans la soirée du 28 juin, deux armoires relais du chemin de fer ont été incendiées à la station Lyudinovo-2, dans la région de Kalouga. L’alarme a été reçu par les pompiers, esuite l’EMERCOM [équivalent à la Protection civile ; NdAtt.], une ambulance et, pour quelque raison, la police de la route sont arrivés sur les lieux de l’incendie. Mais le feu avait été éteint ou s’était éteint tout seul avant l’arrivée des secours.

Iekaterinbourg

Le 5 juillet, le mouvement de guérilla criméen ATESH a déclaré qu’il avait fait sauter un raccord ferroviaire près de Iekaterinbourg, en interrompant ainsi l’approvisionnement de munitions nord-coréennes au front. L’équipe de réparation a été autorisée à entrer seulement avec l’autorisation du FSB.

Crimée

Le mouvement Rospartisan a reporté que le 6 juillet, à 21h40, heure locale, des membres du mouvement ont fait sauter le gazoduc Maly Mayak, sur la section Alouchta-Yalta 44.630608,34.351510). Le centre des médias de Rospartizan a rappelé que la Crimée n’est pas une zone de loisirs, mais un territoire d’opérations militaires et que l’infrastructure gazière est activement utilisée par les troupes russes, et a exhorté les Russes à ne pas se rendre dans les territoires ukrainiens occupés. La version officielle parle d’un accident.

Krasnodar

Le 10 juillet, quelqu’un s’est introduit.e dans une armoire relais, à la station Pashkovskaya, et y a mis le feu. Des employés des chemins de fer russes ont trouvé des traces – une porte pliée, des traces d’incendie, un sac avec des gants en caoutchouc, mais n’ont pas vu l’action elle-même. On ne sait rien d’arrestations en cours. Personne n’a revendiqué la responsabilité de cette action, encore.

Il n’y a aucune information sur cet événement dans les médias dépendants du pouvoir, ni dans les rapports des services d’urgence. Peut-être qu’il a été décidé de le cacher, parce que l’action a été commise aux limites de la ville, sur le chemin de fer public. La zone industrielle située près de la gare est adjacente à des quartiers résidentiels et des garages, c’est-à-dire que le quartier est assez animé, mais personne n’a rien vu et des traces ont été trouvées par la suite. Un groupe de guérilla non identifié a réussi à bien dissimuler l’opération.

L’incendie a été signalé par le canal Telegram Astra.

Berlin (Allemagne) : feu aux antennes-relais du progrès technologique et de la militarisation

Publié le 2024-07-17 05:45:03

[La nuit de samedi à dimanche 7 juillet, deux antennes-relais sont parties en fumée à Berlin. L’une d’elles était située dans le quartier de Tempelhof, et plus précisément dans la bien nommée Attilastraße, où l’incendie a été signalé vers 2h du matin. Ce pylône se trouvait sur le site d’un opérateur de téléphonie mobile, et c’est le service de Protection de l’Etat (Staatsschutz) qui a été chargé de l’enquête. Le lendemain, un communiqué a été publié sur de.indymedia, dont nous livrons ici une traduction de l’allemand,]


Attaque contre la militarisation et le spectacle / Attaque contre deux antennes-relais

Hier, des antennes-relais ont été incendiées à deux endroits différents à Berlin.

Cette action est une contribution aux luttes contre la technologie, la militarisation et la domination.

Ces dernières années, nous nous sommes habitués à être entourés de plus en plus d’antennes, qui font désormais partie de notre environnement. Ces antennes et le réseau de téléphonie mobile sont indispensables pour permettre la numérisation de nos vies, pour réaliser la Smart City et pour développer la technologie (militaire) et le contrôle social en général.

Actuellement, nous voyons à quel point la technologie joue un rôle fondamental dans toutes les guerres et comment son développement avance, afin de tuer avec plus de « précision » grâce à l’intelligence artificielle, aux algorithmes ou aux données collectées sur Internet, analysées à l’aide de la high-tech.

En même temps, la technologie est un pilier de la société du spectacle, ce qui est particulièrement visible en ces jours de championnat d’Europe de football masculin [qui se déroule en Allemagne du 14 juin au 14 juillet], où des milliers de personnes brandissent fièrement le drapeau de leur pays, pendant que le nationalisme et le machisme montent partout. Tandis que les médias de masse et le « du pain et des jeux » occupent l’attention et font de la politique, l’Allemagne proclame au même moment un « changement d’époque » militaire, et la forteresse Europe ne cesse de se militariser. Pendant que les médias de masse divertissent le peuple du football, les guerres et la destruction de l’environnement continuent, et les réfugiés sont plus nombreux que jamais. Les gens doivent oublier que pour que le spectacle continue, il est nécessaire que d’autres en paient le prix et meurent en tentant de migrer, dans les mines et dans les guerres.

Pour ces raisons et bien d’autres, nous considérons qu’il est nécessaire de s’attaquer au progrès technologique, de déstabiliser et d’interrompre le spectacle. Car en étant attentifs, en cherchant le bon moment et le bon endroit, la domination reste vulnérable. Un peu de temps, de volonté et de feu feront alors le reste.

Nous envoyons des salutations enflammées à Benni, accusé d’avoir lancé des molotovs sur des flics lors de la manifestation pour le jugement du procès Antifa-Ost.
Salutations enflammées à Maja, accusée d’attaques contre des nazis et qui vient d’être extradée vers Budapest.
Salutations également à Hanna, qui est également menacée d’extradition.
Salutations enflammées aux compagnon.nes de Berlin, accusé.es « d’entente en vue de commettre un crime (incendie) » et salutations enflammées à toutes celles et ceux qui luttent pour la liberté, à l’intérieur comme à l’extérieur des prisons.

Le chiffre du jour : 571

Publié le 2024-07-17 05:50:05
Mandeure (Doubs), nuit du 14 au 15 juillet. Saisir l’occasion de régler ses comptes avec le maire…

Alors que 130.000 policiers et gendarmes (dont 11.000 à Paris) étaient de sortie pour le week-end du 14 Juillet, cela n’a pas empêché le traditionel concours de voitures flambées de se tenir. Une manière certainement plus festive que d’aller danser avec la partie adverse, dans les casernes où se déroulent le bal des pompiers.

Au total, ce sont ainsi « 571 véhicules » qui ont officiellement été brûlés au cours de ce week-end du 14 Juillet, soit quasi autant que l’an dernier (588). Avec toujours le même trio de tête, à savoir l’Alsace (90 véhicules réduits en cendres de Strasbourg à Mulhouse), la région lyonnaise (une cinquantaine de véhicules cramés) et celle d’Ile-de-France.

Quant à l’aspect qualitatif, à propos duquel les infos sont bien entendu moins diffusées, on citera tout de même la ville de Gonesse (Val-d’Oise), où un véhicule de police a été brûlé, et celle de Mandeure (Doubs), où trois voitures ont été englouties par les flammes devant le domicile du maire la nuit du 14 au 15 juillet vers 2h45 : l’un des véhicules appartenait à la ville, et les deux autres au maire lui-même. Sans oublier la voiture de maton cramée à Perpignan (Pyrénées-Orientales), directement sur le parking de la prison, dès dimanche 14 juillet à l’aube, et qui avait inauguré ce chaleureux week-end hexagonal.

[Synthèse de la presse régionale, 15-16 juillet 2024]

Troyes (Aube) : la permanence du député RN au marteau

Publié le 2024-07-17 05:55:03

La permanence du député RN Jordan Guitton vandalisée à Troyes
L’Est éclair/France3, 16 juillet 2024

Toutes les vitres de la permanence de Jordan Guitton (député RN), située en centre-ville de Troyes, ont été cassées dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 juillet. L’extérieur de la permanence située rue Georges Clémenceau, à Troyes, est en effet en piteux état. Les auteurs des dégradations n’ont toutefois pas pénétré à l’intérieur des locaux.

Le député RN indique avoir déposé plainte. Il a reçu le soutien d’un député Horizons [le parti macroniste de l’ancien Premier ministre Édouard Philippe] de la Marne, Xavier Albertini : « J’apporte @jordan_guitton mon soutien et espère que les auteurs seront retrouvés et sanctionnés pénalement« .

Sullo sgombero dell’ Ex-Lavatoio occupato a Torino

Publié le 2024-07-18 05:45:03

All’alba di questa mattina – 9 luglio 2024 – é stato sgomberato e sottoposto a sequestro preventivo l’Ex Lavatoio Occupato di Corso Benedetto Brin 21 a Torino.
Durante lo sgombero sono stati sequestrati materiali vari a fini investigativi.

Roboanti fanfare mediatiche comunicano lo sgombero del “covo degli anarchici violenti” e i politici di turno si congratulano per l’ennesimo sgombero, mentre operai al servizio di questura e comune murano e spaccano l’immobile, regalandolo nuovamente ad abbandono ed oblio.

L’Ex Lavatoio fu occupato il 9 dicembre 2022 all’interno di una mobilitazione cittadina in risposta allo sgombero dell’Edera Squat. In quei mesi in moltx ritennero fondamentale rivendicare e praticare lo strumento dell’occupazione – non di certo quello dei tavoli comunali di contrattazione e co-progettazione – così, in solidarietà ai e alle compagnx dell’Edera, tre occupazioni nacquero una dopo l’altra.

L’Ex Lavatoio era uno strumento di lotta.

Uno strumento per essere nella città, nei suoi quartieri e nelle sue strade.
Uno strumento per coltivare alleanze capaci di incunearsi nelle fratture del presente con il cuore teso a sovvertire l’ordine delle cose e la sua soffocante quotidianità scandita dai ritmi del capitalismo neoliberale.

Dall’Ex Lavatoio ci siamo organizzatx per lottare contro le galere, contro i CPR, al fianco di Alfredo Cospito in sciopero della fame contro il 41bis e l’ergastolo ostativo e accanto ai reclusi in rivolta nei centri di detenzione amministrativa.

In quel posto ci siamo datx la possibilità di costruire percorsi di lotta con chi subisce la violenza delle frontiere, del razzismo sistemico e della detenzione. Da quello spazio siamo uscitx in strada, perché é in strada che vogliamo stare, dove le contraddizioni del presente si palesano nella loro brutale violenza, dove la costruzione del nemico interno in un panorama bellico e genocidario si mostra nella sua evidenza.

Non ci interessa oggi piangere sull’ennesimo posto murato, sebbene ci sembri necessario ricordare come, ancora una volta, il potere si sia mostrato in città per spaccare, saldare e cementare l’ennesimo luogo da destinare all’abbandono o alla speculazione.
Quello che oggi vogliamo ribadire è che mentre è in corso un genocidio mandato in mondovisione, attraverso cui si normalizza il concetto di nemico interno, costruito attorno a chi si pone, per scelta o per necessità, ai margini di un mondo determinato dalla logica del capitalismo neoliberale e dai suoi paradigmi valoriali;
mentre si rinforzano meccanismi giustizialisti e criminogeni, ribadendo il pugno duro del potere punitivo e carcerario da imporre a chi viene etichettato come nemico;
mentre ciò avviene, non solo, qui a Torino si decide di murare un posto occupato, ma si investe per ristrutturare una nuova galera per persone senza documenti europei.

É ormai noto ai più che i lavori di ristrutturazione del CPR di corso Brunelleschi sono in corso e che la riapertura é imminente.

Quel posto, chiuso dal coraggio dei ribelli, NON DEVE RIAPRIRE.
Da quel coraggio e da quella potenza di rivolta, tantx compagnx dell’Ex Lavatoio han tratto ispirazione, forza e spunti di riflessione per lottare.

Sequestrare e murare uno spazio, quello spazio, non metterà fine a queste lotte. Come l’idra dalle tante teste, quando una di esse viene tagliata, due ne spuntano al suo posto. I tentativi di estirpare la lotta per la libertà non farà che rafforzarla.

Contro galere e cpr.
In solidarietà alle persone recluse in rivolta.

Con il cuore a Jamal, deportato dallo Stato, nostro compagno che oggi non ha potuto essere con noi.

Solidarietà e amore alle prigioniere e ai prigionieri.

Un sorriso ai vicini che ci hanno sostenuto e che han detto senza remore agli sbirri ciò che gli andava detto.

Palestina libera!

Sullo sgombero dell’ Ex-Lavatoio occupato a Torino

Publié le 2024-07-18 05:45:03

All’alba di questa mattina – 9 luglio 2024 – é stato sgomberato e sottoposto a sequestro preventivo l’Ex Lavatoio Occupato di Corso Benedetto Brin 21 a Torino.
Durante lo sgombero sono stati sequestrati materiali vari a fini investigativi.

Roboanti fanfare mediatiche comunicano lo sgombero del “covo degli anarchici violenti” e i politici di turno si congratulano per l’ennesimo sgombero, mentre operai al servizio di questura e comune murano e spaccano l’immobile, regalandolo nuovamente ad abbandono ed oblio.

L’Ex Lavatoio fu occupato il 9 dicembre 2022 all’interno di una mobilitazione cittadina in risposta allo sgombero dell’Edera Squat. In quei mesi in moltx ritennero fondamentale rivendicare e praticare lo strumento dell’occupazione – non di certo quello dei tavoli comunali di contrattazione e co-progettazione – così, in solidarietà ai e alle compagnx dell’Edera, tre occupazioni nacquero una dopo l’altra.

L’Ex Lavatoio era uno strumento di lotta.

Uno strumento per essere nella città, nei suoi quartieri e nelle sue strade.
Uno strumento per coltivare alleanze capaci di incunearsi nelle fratture del presente con il cuore teso a sovvertire l’ordine delle cose e la sua soffocante quotidianità scandita dai ritmi del capitalismo neoliberale.

Dall’Ex Lavatoio ci siamo organizzatx per lottare contro le galere, contro i CPR, al fianco di Alfredo Cospito in sciopero della fame contro il 41bis e l’ergastolo ostativo e accanto ai reclusi in rivolta nei centri di detenzione amministrativa.

In quel posto ci siamo datx la possibilità di costruire percorsi di lotta con chi subisce la violenza delle frontiere, del razzismo sistemico e della detenzione. Da quello spazio siamo uscitx in strada, perché é in strada che vogliamo stare, dove le contraddizioni del presente si palesano nella loro brutale violenza, dove la costruzione del nemico interno in un panorama bellico e genocidario si mostra nella sua evidenza.

Non ci interessa oggi piangere sull’ennesimo posto murato, sebbene ci sembri necessario ricordare come, ancora una volta, il potere si sia mostrato in città per spaccare, saldare e cementare l’ennesimo luogo da destinare all’abbandono o alla speculazione.
Quello che oggi vogliamo ribadire è che mentre è in corso un genocidio mandato in mondovisione, attraverso cui si normalizza il concetto di nemico interno, costruito attorno a chi si pone, per scelta o per necessità, ai margini di un mondo determinato dalla logica del capitalismo neoliberale e dai suoi paradigmi valoriali;
mentre si rinforzano meccanismi giustizialisti e criminogeni, ribadendo il pugno duro del potere punitivo e carcerario da imporre a chi viene etichettato come nemico;
mentre ciò avviene, non solo, qui a Torino si decide di murare un posto occupato, ma si investe per ristrutturare una nuova galera per persone senza documenti europei.

É ormai noto ai più che i lavori di ristrutturazione del CPR di corso Brunelleschi sono in corso e che la riapertura é imminente.

Quel posto, chiuso dal coraggio dei ribelli, NON DEVE RIAPRIRE.
Da quel coraggio e da quella potenza di rivolta, tantx compagnx dell’Ex Lavatoio han tratto ispirazione, forza e spunti di riflessione per lottare.

Sequestrare e murare uno spazio, quello spazio, non metterà fine a queste lotte. Come l’idra dalle tante teste, quando una di esse viene tagliata, due ne spuntano al suo posto. I tentativi di estirpare la lotta per la libertà non farà che rafforzarla.

Contro galere e cpr.
In solidarietà alle persone recluse in rivolta.

Con il cuore a Jamal, deportato dallo Stato, nostro compagno che oggi non ha potuto essere con noi.

Solidarietà e amore alle prigioniere e ai prigionieri.

Un sorriso ai vicini che ci hanno sostenuto e che han detto senza remore agli sbirri ciò che gli andava detto.

Palestina libera!

Brême (Allemagne) : Qu’il s’agisse d’expulsion ou d’extradition – chaque chose à son prix

Publié le 2024-07-18 05:50:03

de.indymedia.org / mercredi 17 juillet 2024

Le siège du ministre de l’Intérieur [du Land de Brême ; NdAtt.], dans la rue de la Contrescarpe, a été attaqué.

Hein ? Qu’est-ce que ministre de l’Intérieur Mäurer a à voir avec l’extradition de Maya ? Lorsque son extradition vers la Hongrie a été décidée, Maja a été rapidement transféré.e en Autriche par les flics allemands, pour éviter toute résistance immédiate.

Chaque jour, des personnes sont expulsées, que ce soit vers leurs pays d’origine supposés ou vers des pays dits tiers.

L’insécurité liée au statut d’« obligation de quitter le territoire », les expulsions sans préavis et la suppression du soutien ou de l’assistance juridique font partie du système répressif.

Les ministres de l’Intérieur [des différents Länder allemands ; NdAtt.] prônent constamment des nouvelles mesures et lois répressives. Des personnes sont constamment obligées par les autorités allemandes de quitter le pays. La répression frappe constamment. Qu’il s’agisse d’expulsion ou d’extradition, les ministres de l’Intérieur sont les bureaucrates-criminels politiquement responsables.

Nous sommes en colère à cause de cette extradition. Nous sommes en colère à cause de toutes les expulsions. Nous sommes en colère à cause de la répression. Notre résistance antifasciste et antinationale reste nécessaire. Pour cette raison, le matin du 17 juillet, nous avons peinturluré le siège du ministre de l’Intérieur, dans la rue de la Contrescarpe.

République fédérale d’Allemagne – État policier : nous en avons marre, tu nous fais gerber !

Maja a été touché.e – nous le sommes tout.tes.
Free Maja! Free all Antifas!

Brême (Allemagne) : Un rendez-vous pour l’émeute, pour Maja

Publié le 2024-07-18 05:55:04

de.indymedia.org / mardi 16 juillet 2024

Nous voulons plus que des photos solidaires. Nous voulons que ça pète. La nuit dernière, nous sommes sorti.es dans l’un des coins les plus chers de Brême et nous avons brisé les vitrines de plusieurs magasins. On a frappé le centre pour l’emploi d’Amazon, une agence immobilière Engel und Völkers Commercials et le magasin de meubles pour yuppies Ligne Roset. Chaque magasin aurait mérité à lui seul une visite, mais ensemble ça a été beaucoup mieux.

Notre colère ne se limite pas aux mots. Notre colère a besoin d’être exprimée. Depuis deux semaines, Maja est en prison en Hongrie. Les circonstances de son extradition couronnent provisoirement les absurdités de l’enquête de Budapest. Si même une décision de la Cour constitutionnelle fédérale [qui avait demandé un délai supplémentaire avant l’extradition ; NdAtt.] est insignifiante, apparemment, dans cette procédure, le pouvoir est entièrement dans les mains du Procureur et des flics du Soko Linx [unité spéciale de la police saxonne, qui s’occupe de la répression de ce qu’ils appellent l’« ultragauche » ; NdAtt.] de Saxe (que les pierres ne vous loupent pas). Nous ne sommes pas vraiment surpris.es que le masque de l’État de droit tombe de plus en plus souvent de la gueule des autorités allemandes. À ce sujet, l’avenir s’annonce merdique.

Nous ne pouvons rien faire pour rendre la liberté à Maja. Mais nous ne resterons pas non passif.ves.

Maja, nous pensons à toi.

Liberté et bonheur pour tou.tes les antifas en prison et en cavale !

Autonome Gruppen

Grise mine dans les labos de la plaine du Pô…

Publié le 2024-07-18 20:05:06

Sans remonter au vieux débat entre marxistes et anarchistes pour savoir si « les individus sont le simple produit de l’histoire » ou si ce sont à l’inverse « les individus qui font l’histoire », il est un petit jeu de l’esprit auquel certains se sont peut-être déjà adonnés. Non pas celui –certes plaisant– consistant à se demander quel super-pouvoir on choisirait si on pouvait n’en adopter qu’un, mais celui –qui l’est tout autant– de savoir quelle figure du passé on supprimerait volontiers de la surface de la terre grâce à une machine à remonter le temps. Beaucoup citeraient alors probablement le nom de Staline ou de Hitler, tandis que d’autres, plus iconoclastes, n’hésiteraient pas à prononcer celui de nucléaristes prestigieux comme Albert Einstein ou Marie Curie. Sauf que si la catastrophe n’est pas réservée au passé ou cantonnée au futur, mais est bien cet éternel présent où tout devrait continuer de la sorte, on pourrait aussi s’intéresser à quelques êtres humains nés il n’y a pas si longtemps que cela. Question de responsabilités individuelles oblige.

Il y a quatre ans, en pleine pandémie de confinements liés au covid-19, un journal anarchiste publiait un article passé un peu inaperçu, titré « Le Prix Nobel est une ordure » (1), et qui n’est pas sans rapport avec le petit jeu évoqué ci-dessus. Il mettait en avant les co-lauréates du trophée de chimie décerné à Stockholm en octobre 2020, pour la mise au point en 2012 d’un système universel d’édition du génome (« Crispr-Cas9 »), soit rien moins qu’un « outil pour réécrire le code de la vie » dont « seule l’imagination peut fixer la limite de l’utilisation », selon le jury du prix Nobel lui-même. Appelé plus prosaïquement « le couteau suisse du génome », ce Crispr-Cas9 élaboré par Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna permet en effet de tailler aisément dans le vif de l’ADN de toutes les espèces vivantes, afin d’en supprimer une portion ou d’en rajouter d’autres, c’est-à-dire de modifier à volonté le patrimoine génétique de n’importe quelle cellule végétale ou animale (2).

Dystopie 2024 : Emmanuelle Charpentier, membre de l’Académie des sciences du Vatican et co-créatrice du ciseau moléculaire au A cerclé…

En vous laissant seul.es avec votre imagination sur l’utilisation que nombre de laboratoires du monde entier sont en train d’effectuer depuis une décennie avec ce ciseau génétique, disons simplement qu’en matière végétale ce sont près de 900 expérimentations qui sont actuellement en train d’être menées, dont pas moins de 838 à l’aide du Crispr/Cas9. Ces nouvelles possibilités de modification génétique sont pudiquement nommées « Techniques d’évolution assistée » (TEA) ou « Nouvelles techniques génomiques » (NGT) par leurs prometteurs, afin de les différencier des OGM, au prétexte qu’il ne s’agit plus de transgenèse (insertion d’un ADN étranger dans un organisme, du type poisson dans la fraise) mais de mutagenèse dirigée (modification du génome lui-même par altération ou inactivation de certains de ses fragments) ou encore de cisgenèse (insertion d’une séquence génomique de la même espèce ou sexuellement compatible). Ce qui bien sûr ne change rien au fait qu’ils restent artificiellement et génétiquement modifiés, et la plupart du temps pour les adapter aux usages intensifs ou aux poisons chimiques de l’agro-industrie.

Bref, on passera ici sur les détails à la Frankenstein de ces saloperies d’OGM de deuxième génération, comme par exemple le fait que les ciseaux génétiques Crispr/Cas9 ne soient pas si précis que cela, qu’ils puissent créer en passant des mutations dites « hors-cibles », ou plus généralement qu’il est impossible d’agir génétiquement sur des individus-plantes sans interagir de façon aléatoire sur l’ensemble du vivant, mais toujours est-il que scientifiques et industriels bourrinent depuis des mois afin de pouvoir introduire in vivo ces nouveaux NGT en Europe, en demandant à ce qu’ils échappent à la législation sur les OGM.

13 mai 2024. Vittoria Brambilla, chercheuse à l’Université de Milan et responsable du projet « RIS8imo », dont elle est sur le point de planter les premières chimères en étendant les murs de son laboratoire au monde entier.

Et comme il fallait bien qu’un premier pays européen se lance, c’est l’Italie qui s’y est collée, avec un riz rebaptisé RIS8imo qui a été développé par des chercheurs de l’Université de Milan à partir de la technique Crispr/Cas9, soit un riz dans lequel trois gènes ont été désactivés (Pi21, HMA1 et HMA2) afin de le rendre « plus résistant » à un champignon. Car pour les monocultivateurs industriels de la plaine du Pô, cet ignoble Pyricularia oryzae entraîne ici ou là une diminution de 10 à 30 % de leurs profits rizicoles, tandis que les conséquences du réchauffement climatique se font davantage sentir depuis quelques années sur leurs récoltes (avec le fleuve Pô qui s’assèche drastiquement comme en 2022, tout comme d’ailleurs le delta de l’Èbre en Catalogne, l’autre grande région rizicole d’Europe).

Le 13 mai 2024, c’est à Mezzana Bigli (province de Pavie) que le RIS8imo a donc pour la première fois été planté à l’air libre, grâce à un amendement inséré dans une loi d’urgence sur la sécheresse en juin 2023, qui a miraculeusement sorti pour toute l’année 2024 les NGT de la loi qui interdisait depuis plus de vingt ans les essais d’OGM en plein champ. Ben oui, l’argument-massue pour tenter de disséminer cette seconde génération d’OGM un peu partout n’est plus tant le racket à propos d’une planète « surpeuplée à nourrir », que l’adaptation forcenée du vivant aux changements climatiques, en l’exploitant et en le triturant davantage encore. S’opposer aux NGT reviendrait même à céder aux « ténèbres de l’alarmisme anti-scientifique », comme le proclamaient encore les gros cerveaux de 37 prix Nobel et de 1500 scientifiques dans une lettre ouverte parue il y a quelques mois.

Or, que croyez-vous qu’il se passa lorsqu’un ou plusieurs inconnus se rendirent la nuit du 20 au 21 juin à Mezzana Bigli, et qu’après avoir neutralisé la caméra de vidéosurveillance et découpé le grillage, ils arrachèrent et saccagèrent les 200 plants de RIS8imo semés un mois plus tôt sur cette surface de 28 mètres carrés ? Et qu’en plus ils ne laissèrent ni message sur place ni revendication en ligne pour expliquer leur geste ? Ce fut tout simplement l’hallali, à base d’épithètes fleuris comme « vil acte contre le progrès scientifique », « sabotage de la recherche… dans les domaines qui concernent notre vie, notre nourriture, notre futur », « écoterroristes », « lâches criminels », « retour de la violence obscurantiste et anti-scientifique », dans un chœur de réprobation rejoint par de grandes associations écologistes et paysannes pourtant officiellement opposées aux NGT, mais qui voyez-vous, face au cri déchirant des plants déracinés de RIS8imo gisant sous les étoiles…

Ce qui donne par exemple les mots suivants dans la bouche d’une responsable de Legambiente : « Les critiques, même sévères, sur les risques que comporte l’expérimentation sur le terrain, ne peuvent pas se traduire par un acte de dévastation. Ce n’est pas avec la destruction d’une expérimentation que l’on limitera les risques liés à la commercialisation de nouveaux OGM. » Mais aussi une condamnation du côté de l’Association rurale italienne (ARI, qui est le partenaire de la Confédération paysanne française au sein de la coordination européenne Via Campesina), qui n’a pas hésité à emprunter le même chemin tragi-comique : « cette action est très contre-productive à un moment où… la campagne citoyenne contre l’amendement « sécheresse » était en plein essor et rencontrait un accueil positif ».

Quant au fond, peu importent les cris d’orfraie des politiciens et des organisations qui cogèrent le désastre en érigeant des digues (y compris lexicales) contre celles et ceux qui entendent y mettre fin. Demeure le fait qu’en cette dernière nuit de printemps, le premier essai européen à l’air libre sur les nouveaux OGM a été saboté. Et que lorsqu’on fait grise mine dans les labos de la plaine du Pô, on rit noir chez les amant.es de la liberté…

Pyricularia nigra,
18 juillet 2024

Notes
1. anarchie! n°8, novembre 2020, p.4
2. pour celles et ceux qui souhaitent plus de détails : le ciseau moléculaire Crispr-Cas9 est constitué de deux éléments : d’un côté, un brin d’ARN, de séquence homologue à celle de l’ADN que l’on veut exciser, et de l’autre, une enzyme, le Cas9. Dans la cellule, le brin d’ARN va reconnaître la séquence homologue sur l’ADN et s’y placer. L’enzyme Cas9 se charge alors de couper la chaîne ADN complémentaire à ce brin ARN. Le trou laissé par le passage du Crispr-Cas9 pourra alors être comblé par n’importe quel nouveau fragment d’ADN. Sauf que comme l’expliquait Emmanuelle Charpentier elle-même, la co-lauréate française du Nobel pour la mise au point de ce ciseau : « Pour certaines applications, il y a encore le problème des mutations dites « hors-cibles » – c’est à dire non voulues – qui ne pourront probablement jamais être totalement exclues. Pour comprendre ces effets, il faut savoir que Cas9, en tant qu’endonucléase (enzyme qui coupe les nucléotides de l’ADN), cause des cassures double-brins sur l’ADN (CDB). La plupart du temps, ces CDB sont sans conséquence pour la cellule, car elles sont réparées. Il en va autrement si les cassures double-brin se retrouvent, par exemple, en contigu sur différents chromosomes, conduisant à un réarrangement des gènes. Un tel évènement peut conduire à une génotoxicité significative, voire une oncogénicité (développement de cancer) si la mutation génétique se produit à proximité d’un oncogène (gène dont l’expression favorise la survenue d’un cancer) » (interview dans Sciences&Avenir, 5 octobre 2016).

Berlin (Allemagne) : Acquittements au procès « Rendez-vous » !

Publié le 2024-07-19 14:50:04

Le 15 juillet se tenait le dernier jour du procès dans l’affaire « Wir Haben eine Verabredung ». Selon l’accusation, durant la nuit du 16 février 2023, les prévenu-es auraient voulu incendier les câbles de l’entreprise ferroviaire allemande. Le parquet a plaidé l’acquittement à la fin de sa plaidoirie, par manque de preuves. Les avocat-es ont aussi plaidé pour l’acquittement, que le juge, après 15 minutes de réflexion, a prononcé !


Voici la déclaration que les deux accusé-es ont lue ensemble après les plaidoiries finales des avocat-es :

Nous avons été arrêté-es il y a 17 mois. Pendant un jour et demi, avons été séparé-es dans le centre de détention de Tempelhofer Damm et avons été présenté-es à un magistrat. Nous avons ensuite dû nous présenter au poste environ 85 fois et griffonner notre signature sur un bout de papier pour prouver que nous n’allions pas nous soustraire à la procédure. Notre ADN a été prélevé, et recherché dans des bases de données. Pendant un total de 15 jours, nous avons été observé-es par des contrôleurs dans notre vie quotidienne, avec nos ami-es et compagnon-nes, et les entrées de nos maisons ont été filmées. Depuis quelques jours, nous sommes assis-es devant ce tribunal, où notre culpabilité est jugée.

Nous n’avons rien dit au moment de l’arrestation, et nous ne dirons rien aujourd’hui, sur les raisons pour lesquelles nous étions à l’endroit où nous avons été arrêté-es. Cet « espace vide » ne fait que souligner ce qui est également devenu clair au tribunal ces derniers jours : la police et la justice tâtonnent dans l’obscurité. La recherche de notre ADN dans les bases de données ne vous a rien donné. Vos observations ne semblent pas avoir abouti à des conclusions pertinentes. Il ne vous reste plus qu’une histoire sordide pour vous conformer à votre propre volonté de persécuter, et pour être en mesure de présenter les «succès» nécessaires.
L’ordre politique n’exige pas d’intégrité morale, mais seulement le respect des lois.

Le manque de motivation avec lequel l’enquête et l’audience principale ont été menées par l’instruction – presque à la limite du refus de travailler – que ce soit par incompétence ou par arrogance; ainsi que l’étalage risible des « compétences » en matière criminelle de certains agents de la police fédérale, pourraient presque cacher le fait que nous sommes ici devant un exemple de justice de classe.

Quand nous parlons de justice de classe, nous pensons que nous sommes tout de même ici dans une position plutôt privilégiée. Mais en même temps, nous n’oublions pas de quel droit il s’agit ici.

Nous n’oublions pas les innombrables locataires qui sont condamné-es au sans-abrisme par les tribunaux allemands. Ni les milliers de personnes incarcérées dans les prisons allemandes, dont le seul crime est leur pauvreté ou leur origine.

Nous n’oublions pas que chaque auteur de violence en uniforme, et même le dernier membre du NSU peut quitter une salle d’audience le sourire aux lèvres, alors que dans le même temps l’abolition de facto du droit d’asile maintient les continuités coloniales, et que les personnes ayant subi des violences sexuelles et racistes ne peuvent s’attendre qu’à de nouvelles violences face aux tribunaux allemands.

Nous n’oublions pas comment, dans ce soi-disant tournant historique, les lois et les autorités allemandes permettent la militarisation la plus massive de l’allemagne depuis la Réunification, et comment les entreprises d’armement allemandes profitent continuellement du génocide et de la guerre dans le monde entier.

Et nous n’oublierons jamais que ce sont des gens portant l’uniforme de la justice qui, à quelques mètres d’ici, ont laissé brûler Ferhat Mayouf dans une cellule de prison.

Ce procès n’est qu’une des nombreuses tentatives actuelles pour persécuter les individu.es et structures anarchistes et antifascistes; les forcer à abandonner sous la pression de l’État, les occuper par la répression et la menace de punitions allant du désagréable au très sévère. Le soi-disant Centre modéré démocratique tente d’éliminer les éléments perturbateurs qui révèlent au grand jour son système (de valeurs) oppressif et non libre. Non pas pour la justice, mais pour garder leur conscience tranquille.

Cependant, on peut observer partout en Europe à quel point ce centre bourgeois est toujours proche d’avoir une sympathie assumée pour le renforcement du fascisme.

L’Histoire a prouvé que nos réponses à ces questions ne peuvent pas être fondées sur le droit civil et, par conséquent, il n’y a pas lieu d’en dire plus dans ce bâtiment.

Au lieu de cela, nous souhaitons terminer avec quelques mots sur la solidarité :

À aucun moment nous n’avons eu à endurer cette audience seul-es. Pour nous, cette solidarité est une expression de la puissance et de la beauté des idées révolutionnaires.

Le soutien que nous avons reçu dans cette salle, et qui nous a accompagné-es et soutenu-es pendant un an et demi n’est malheureusement pas toujours une évidence. En particulier, nous voulons remercier celleux qui nous ont accueilli-es devant le centre de détention après notre arrestation, celleux qui nous ont soutenu-es sans relâche pendant tous ces mois et ces personnes inconnues dont les salutations, de près ou de loin, ont rempli nos cœurs de joie.

Last but not least, merci à nos avocat-es, sur le soutien et l’engagement desquel-les nous avons toujours pu compter.

Quel que soit le verdict qui nous sera rendu ici, nous sommes certain-es que le besoin d’un monde de dignité, de liberté, d’autodétermination et de justice ne pourra pas être négocié dans une salle d’audience. Et nous quitterons cette salle avec la certitude que ni la sécurité de l’État, ni le ministère public, ni ce tribunal n’ont la moindre idée de ce que nous pensons, voulons ou faisons vraiment. Et cela, malgré toutes les adversités, reste un sentiment très satisfaisant.

[Traduction de l’allemand de de.indymedia, 15 juillet 2024, publiée sur PLI le 17 juillet]

Cartographie de quelques piliers de l’oppression capitaliste et coloniale en Kanaky qui agissent depuis la métropole française

Publié le 2024-07-19 14:55:07

Voir ce qu’il se passe en Kanaky depuis la métropole m’a enjoué. Je me suis pris à penser ces révoltes comme un signe de ce que pourrait être un mouvement révolutionnaire contre un système administratif et économique qui oppresse chaque individu qui s’y retrouve associé.e. Je reste pour autant frustré de constater le décalage entre ce que j’ai l’impression qu’il faudrait faire pour étendre ce mouvement de destruction de ce système à son centre (la métropole) et ce qui se passe là où je me trouve : une dépression militante électoraliste, qui tombe dans le nationalisme par défaut et qui promet le pire. Je me suis demandé comment il était possible d’attaquer et de comprendre les révoltes kanaks à l’oppression capitaliste à partir des cibles qui sont présentes en métropole. J’ai essayé de documenter (d’une manière non exhaustive) quelques piliers de l’oppression coloniale française en Kanaky que l’on peut retrouver en métropole, en commençant par la FEDOM (Fédération des Entreprises d’Outre-Mer), puis par des responsables de l’extractivisme de nickel et les infrastructures aéroportuaires qui organisent des vols depuis la métropole jusqu’en Kanaky. Ces cibles ont déjà été attaquées et pour certaines mises hors d’état de nuire depuis la Kanaky, comme encore d’autres infrastructures et industries (high tech, hypermarchés, automobile, infrastructures portuaires).



La Fédération des Entreprises d’Outre-Mer est comme un « lobby », ou l’équivalent du MEDEF (syndicat patronal) mais avec peut être plus d’influence sur l’économie des territoires d’« Outre-Mer » que le MEDEF en métropole. Les directives économiques qu’elle organise sont en partie responsables des causes que la situation insurrectionnelle actuelle en Kanaky parvient à résoudre. Ces directives s’étendent à l’ensemble des territoires d’« Outre-Mer » et ont sans aucun doute des conséquences significatives en métropole. Créée en 1986 à l’initiative de plusieurs chefs d’entreprise de départements d’« Outre-Mer », elle est composée aujourd’hui de milliers d’entreprises et multinationales qui en sont adhérentes. Son premier président, Lucien Vochel, a été préfet de Paris et pionnier de la politique de « résorption » des « îlots sensibles » (en gros les immeubles de cités accueillant les personnes qui vivaient dans des bidonvilles dans l’après-guerre) en région parisienne, avant de devenir à sa retraite conseiller des présidences d’Euromarché et de la Compagnie générale des eaux en 1984, de Carrefour en 1990, de la Compagnie générale du batiment en 1993, de Vivendi en 1995, du groupe Bolloré en 1997 et de Vinci en 1999. C’est à cette même période qu’il est président de la FEDOM, de 1986 jusqu’en 2001, après quoi il devient président d’honneur alors que George Jollès, ancien vice président du CNPF (Conseil National du Patronat Français) puis du MEDEF (Mouvement des Entreprises de France)[1], prend sa suite. En 2005, le président de la FEDOM George Jollès passe la main à Guy Dupont, ancien directeur général du groupe Bourbon (compagnie maritime française créée en 1948 pour le commerce de canne à sucre pour ensuite se spécialiser dans les champs pétroliers, gaziers et éoliens). En 2011, c’est le tour de Jean-Pierre Philibert, auparavant directeur des relations avec les pouvoirs publics pour le MEDEF. Et en 2021, il s’agit d’Hervé Mariton, qui a été ingénieur du Corps des Mines de l’école Polytechnique (corps d’excellence pour tout ce qui concerne l’extractivisme et indispensable aux politiques énergétiques et dont les diplômé.e.s finissent dans toutes les industries et organisations importantes en France) et ministre des Outre-Mer pendant 4 mois en 2008. Aujourd’hui, la FEDOM est composée de deux pôles, un dédié à l’immobilier et au logement social pour les travaux de BTP et un à l’industrie.

Le pouvoir d’influence de la FEDOM va aboutir à la Loi Girardin en 2003, légalisant la défiscalisation pour les grandes fortunes qui investissent dans les DOM-TOM (Départements d’Outre-Mer) puis les DROM-COM (Départements et Régions d’Outre-Mer et Collectivités d’Outre-Mer). Cette loi a permis des investissements massifs pour le développement économique de la Kanaky, dédiés à l’urbanisation qui ont permis le tourisme et l’installation à long terme de populations plus solvables, d’expatrié.e.s (ceux et celles qui composent pour certain.e.s les milices armées actuellement). S’il est évident que la FEDOM, en tant qu’interlocuteur privilégié du gouvernement comme des député.e.s, a agi en faveur de la création de cette loi, elle a également intervenue au Sénat en 2022 pour promouvoir un amendement, qui est passé en 49-3, pour la prolongation de la Loi Girardin jusqu’en 2029 [2]. Ce processus de remplacement d’une population pauvre par une autre plus aisée suite à des transformations économiques (augmentation de loyers, démolition-reconstruction, rénovation…) est courant dans le développement capitaliste. Cette guerre insidieuse par l’urbanisation est permise par la loi Girardin qui crée juridiquement une situation économique propice à ces dépossessions. Mais les insurgé.e.s nous montrent que ce processus n’est pas irrémédiable.

Parmi ses milliers d’adhérent.e.s, on peut se faire une idée de ce qui constitue les filières stratégiques du développement économique en Kanaky, et peut être avoir quelques billes (parmi d’autres) au sujet d’où concentrer ses énergies pour détruire le système qui va avec. Il y a des organisations autour du logement (Fédération Française du Bâtiment, Fédération Promoteurs Immobiliers, Fonds Social de l’Habitat,…), de l’énergie (Electricité De France, SUEZ, Total Énergies…), des banques (Société Générale, BRED), du transport maritime et aéroportuaire (CMA-CGM, MARFRET, Colas, Air France et toutes les entreprises dans le genre dans les DROM COM…). On y retrouve également des compagnies liées au tourisme (l’entreprise de location de voitures SIXT, Fédération Française de Parachutisme et des groupes de management spécialisés dans les DROM-COM, le groupe de services dans la sécurité, la formation et l’intérim DOM et le groupe de logistique SAFO). Il semble que seul VINCI Construction apparait en ce qui concerne le BTP et Orange en ce qui concerne le numérique et les télécommunications, ce qui me laisse penser que ces deux entreprises bénéficient d’un monopole dans ces territoires. Vous trouverez sans doute dans vos propres territoires des noms et des adresses qui sont associés à ces entreprises. On y retrouve également des organisations plus spécifiques, comme un syndicat patronal (CINOV), des entreprises de défiscalisation (I2F, Financière Magenta, Industrial Invest, Inter Invest, Infi,…) et une entreprise de crowdfunding (Mazars). La majeure partie de ces dernières sont basées à Paris.

FEDOM :
- siège social : 11 rue de Cronstadt à Paris (75015)

Financière Magenta : son président Thierry Rivier (également investi dans le BTP et à l’Institut national polytechnique de Grenoble) , selon son Linkedin, semble habiter sur Paris et sa périphérie.

INGEPAR :
- siège social : 88 avenue de France à Paris (75013)

I2f :
- siège social : 154, boulevard Haussmann 75008 Paris, France, FR

Industrial Invest :
- siège social : 21 rue du Hanipet à Saint-Barthélémy D’Anjou (49124)

Inter Invest :
- siège social : 2 rue Fortuny à Paris dans le 17e arrondissement (75017)

Infi :
- siège social : 7 rue du bois de boulogne à Paris (75116)

Groupe DOM :
- siège social : Immeuble le Diamant Rond-point Auguste Colonna 42160 Andrézieux-Bouthéon

SAFO :
- Antenne Paris : Antenne Paris71 rue de Provence75009 PARISTél. +33(0)1 44 63 41 84

Mazars :
- siège social : 61 rue Henri Regnault à Courbevoie (92400)

La Kanaky abrite un quart des réserves mondiales de nickel exploitées dans des mines à ciel ouvert pour alimenter trois usines de transformation pyrométallurgiques qui produisent notamment pour des batteries destinées essentiellement à Tesla depuis 2021 [3]. Ces usines produisent 90 % des exportations de l’archipel et 25 % des emplois et étaient déjà presque en faillite ou en stand-by avant le soulèvement, notamment à cause de la concurrence de l’exploitation de nickel en Indonésie. L’une d’elle, à l’arrêt depuis février 2024 suite au retrait de son actionnaire de référence le géant suisse Glencore, est dirigée par des indépendantistes kanaks et se concentre sur le maintien de l’intégrité des fours qui peut s’endommager s’il reste sans activité. La seconde fondée en 1880 et entretenue par la Société Le Nickel  ; en cessation de paiement avant l’insurrection et maintenue artificiellement en vie grâce un prêt de l’État de 60 millions d’euros en février dernier ; propriété à 56% du groupe français Eramet. Eramet souhaite se débarrasser de ces activités depuis qu’elle exploite la plus grosse mine de nickel au monde de Weda Bay, sur l’île d’Halmahera (Indonésie) au beau milieu de forêts primaires, et qu’elle vient d’obtenir de gigantesques concessions d’extraction de lithium au Chili et en Argentine. La troisième usine appartient au consortium Prony Resources (qui extrait pour les batteries de Tesla), également en cessation de paiement, qui survit grâce à un prêt de l’État français de 140 millions d’euros accordé en mars. Ces sites miniers sont bloqués par ces conjonctures économiques et les émeutes en cours[4]. Ces enjeux sont notamment un enjeu de pacification pour les bourgeoisies indépendantistes qui en bénéficient et négocient avec l’État français leur co-gestion [5].

L’État français tente de maintenir à flot ces exploitations en négociant avec le gouvernement calédonien (composé des partis loyalistes comme indépendantistes, et dirigés par ces derniers) un « Pacte nickel » à 200 millions d’euros avec des contreparties. Récemment, lors d’une visite du ministre de l’économie Bruno Le Maire, ces trois usines auraient besoin d’un financement d’un milliard et demi de financements auquel l’État français pourrait participer si leur rentabilité s’éprouve. Il faudrait qu’elles accentuent leur extractivisme (par l’exploitation de « ressources minières inutilisées ») ; que les permis d’exploitation reviennent à la Société Le Nickel (détenue par Eramet) ; que ces usines soient davantage alimentées par des énergies « décarbonnées » et qu’elles s’orientent davantage vers l’Union Européenne comme client plutôt que vers la Chine, le Japon et la Corée du Sud. Cela reviendrait sur les accords de Nouméa de 1998 qui prévoyait de céder la rente minière (des mines et une usine) à la bourgeoisie indépendantiste kanak. Pour le ministre de l’économie Bruno Le Maire, en visite en « Nouvelle-Calédonie » fin novembre 2023, l’enjeu de l’industrie du nickel « c’est l’avenir de la Nouvelle-Calédonie, de son système social, de son développement économique, de sa place dans la région indopacifique (...) un enjeu absolument stratégique »[6].

Quelques adresses choppées sur internet ainsi qu’une cartographie des implantations d’Eramet en métropole française (ce qui nécessite de chercher un peu plus localement) :

- Siège social : 10 Boulevard de Grenelle, Paris, Ile-de-France 75015, FR

cartographie d’Eramet : https://www.google.com/maps/d/viewer?mid=1Gw8WQqOpGEhgm6LtOrqAOx7cyPhaWxj_&ll=46.98176791424497%2C2.5201575820396593&z=5

Une adresse de Prony Resources trouvée sur internet, qui semble spécifique à ses activités en Kanaky :
- Prony Resources New Caledonia 29 Rue de Courcelles, 75008 Paris, France

Les infrastructures aéroportuaires sont décisives dans les confrontations des révolté.e.s kanaks aux armées et polices françaises, notamment par le blocage de la grande route menant à l’aéroport de Tontouta. Dans tout le territoire, des milliers de vols commerciaux et touristiques ont été impactés. Quand il n’était plus possible de bloquer les voies par les barricades, les insurgé.e.s déclenchent des feux de pneus sur les voies d’atterrissage, détériorant celles-ci et sabotant la remise en ordre de ces transports [7].
J’ai essayé de répertorier les agences et aéroports qui organisent des vols en Nouvelle-Calédonie depuis la France. Ce sont surtout Air France et Air Calin qui les organisent, par le biais, depuis la France métropolitaine, de l’aéroport Charles de Gaulle à Tremblay-en-France (93290), l’aéroport Nice Côte d’Azur (06200), l’aéroport de Bordeaux à Mérignac (33700), l’aéroport de Brest à Guipavas (29490), l’aéroport de Lyon-Bron (69500), l’aéroport de Marseille Provence à Marignane (13700), l’aéroport de Nantes Atlantique à Bouguenais (44346) et l’aéroport de Toulouse-Blagnac à Blagnac (31700).

[1] : Le CNPF est créé après la seconde guerre mondiale à la fin de l’année 1945 à la demande du gouvernement français comme « interlocuteur représentatif du patronat » (Wikipédia), ce qu’on pourrait donc appeler un « lobby », un groupement d’intérêt disposant d’une proximité avec les élites dirigeantes, et dont le MEDEF va prendre le rôle lors de la dissolution du CNPF en 1998.
[2] : https://la1ere.francetvinfo.fr/polynesie/tahiti/polynesie-francaise/defiscalisation-nationale-outre-mer-prorogee-jusqu-en-2029-1332812.html
[3] :https://sansnom.noblogs.org/archives/21895
[4] : Depuis le début de ces révoltes, ce sont surtout les convoyeurs, les mines, un centre de formation de la Société Le Nickel, ainsi qu’un ferry de Prony Resources qui ont été la cible d’attaques et de sabotages.
[5] : Les organisations et partis indépendantistes appellent au calme et veulent ramener ces contestations sur le terrain du « dialogue », et non de l’insurrection qui relève davantage de l’action directe sans intermédiaires. Certains envisagent même « l’aide de l’État » pour calmer ces « jeunes », démontrant bien à quel point ces organisations représentatives sont débordé.e.s à leurs bases ou à leurs marges.
[6] : https://la1ere.francetvinfo.fr/nouvellecaledonie/visite-ministerielle-ce-que-l-on-sait-du-projet-d-accord-sur-le-nickel-caledonien-presente-par-bruno-le-maire-1446527.html
[7] : https://sansnom.noblogs.org/archives/22335

[Publication] Switch off the system of destruction – Appel et communiqués (mai 2023 – juin 2024)

Publié le 2024-07-19T11:46:12+02:00

switch off mai 2023-juin 2024 A4

 

Sommaire

 

APPEL

 

p. 3 Switch off the system of destruction – Éteindre le système de dévastation

 

COMMUNIQUES

p. 10 Les coûts de la transition énergétique… et les bornes de recharge électrique au feu (Brême, juin/juillet 2023)

p. 11 Chaleureux sabotage de chemins de câbles : couper le jus à RWE ! (Bassin minier rhénan, 6 juillet 2023)

p. 11 La répression contre les militants pour le climat ne doit pas rester sans réponse (Munich, 10 juillet 2023)

p. 12 Incendie de la voiture du ministre de l’Intérieur Mäurer – Switch OFF ! the system of destruction (Brême, 19 juillet 2023)

p. 13 Switch off the system (Hambourg, 25 juillet 2023)

p. 13 Attaque contre la Deutsche Bahn – Stop Tren Maya – Switch Off ! (Berlin, 27 juillet)

p. 15 Une antenne-relais incendiée à Berlin-Wuhlheide (Berlin, 3 août 2023)

p. 15 Switch off! Züblin, destructeur du quartier et de l’environnement (Berlin, 10 août 2023)

p. 16 Switch Off ! Sabotage décentralisé de l’infrastructure capitaliste à Hambourg (Hambourg, 8  septembre  2023)

p. 17 Double bris de verre pour la grève climatique (Brême, 12 septembre 2023)

p. 17 Switch Off : Un concessionnaire attaqué par le feu à Gerresheim (Francfort, 12 septembre 2023)

p. 18 Tesla flambées (Francfort, 12 septembre 2023)

p. 19 Deux pelleteuses de Strabag font la grève du climat – Switch Off (Berlin, 18 septembre 2023)

p. 20 Attaque incendiaire contre une antenne-relais (Berlin, 19 octobre 2023)

p. 21 Attaque contre le salon « Space Tech Europe » (Berlin, 14 novembre 2023)

p. 23 Contre la destruction de l’environnement, l’oppression et la guerre – Feu à l’usine de béton CEMEX (Berlin, 27 décembre 2023)

p. 25 Gazoduc de GNL percé : le parquet fédéral enquête sur un sabotage (Brunsbüttel, novembre/décembre 2023)

p. 26 [Switch off] La grève des chemins de fer est prolongée (Düsseldorf, janvier 2024)

p. 27 Attaque incendiaire contre deux agences « ENI plenitude » (Rome (Italie), 1er janvier 2024)

p. 27 Attaque du chantier de l’autoroute A100 (Berlin, 19 janvier 2024)

p. 28 Brême : Switch Off Tren Maya /perturber la Deutsche Bahn (Brême, 5 février 2024)

p.28 Le conflit à Abya Yala et sa proximité avec « Switch off ! » (Chili, février 2024)

p. 30 Le groupe Volcan éteint Tesla ! : Attaque contre l’alimentation électrique près de Steinfurt (Berlin, 5 mars 2024)

p. 34 Des nouvelles de Tesla et un second communiqué du groupe Volcan (Mars 2024)

p. 37 Incendie volontaire contre HeidelbergMaterials // S’attaquer aux continuités coloniales // Stopper l’A100 (Berlin, 15 mars 2024)

p. 38 Incendie contre Armin Papperger Switch Off Rheinmetall (Südheide, 29 avril 2024)

p. 39 Attaque contre les foreuses de l’entreprise Bauer et les infrastructures extractivistes ! Solidarié avec la lutte anti-coloniale des Wet’suwet’en ! (Berlin, 6 mai 2024)

p.40 Un pylône électrique saboté à Forest Park (Portland, semaine du 17 juin 2024)

 

ANNEXES

p. 42 Soupçon confirmé : sabotage du pied d’un pylône électrique près de Garzweiler / Attaque contre une infrastructure critique à Grevenbroich – un grand pylône électrique renversé

p. 42 De nouveaux sabotages avec des crochets dans la région de Lausitz (Lusace)

p. 43 Sabotage d’une ligne ferroviaire de convoyeurs à charbon (Lusace, 30/31juillet 2022)

p. 43 Saboter à la source le complexe industriel de Tesla (Berlin, 26 mai 2021)

p. 44 Série de sabotages contre le chemin de fer (Düsseldorf fin 2023/début 2024)

p. 45 Sabotage du trafic ferroviaire, contre Tesla, la guerre et le Tren Maya (Berlin, 21 mars 2022)

p. 50 Feu contre Tesla (Berlin, 7/8 février 2024)

p. 50 Des voitures qui sont aussi des caméras : un bref aperçu des fonctions de surveillance des Tesla, et des conseils pour l’attaque

Leeds (UK): massive riot against the child-snatching authorities

Publié le 2024-07-20 08:05:04

Leeds: massive riot against the child-snatching authorities

A large-scale riot broke out in the working-class neighbourhood of Harehills in Leeds, yesterday 18th July 2024. Fights with police started in the afternoon after social services tried to abduct four Roma children from their home. The children fought off the agency workers and were joined by a crowd of locals who attacked the police, as they evacuated the ‘social care’ workers and attempted to drag away the intractable kids. One van left through a jeering and combative crowd with smashed windows.

Several more police cars were smashed, overturned and destroyed. Police were attacked with stones, bricks and bottles, before being forced to make a ground retreat, chased by a crowd that grew to several hundred, maybe a thousand. Public-order cops in riot gear were seen escaping in vans under a torrent of projectiles. Burning barricades were constructed with bins and other objects. A double-decker bus was destroyed by fire. Police reportedly called on regional reinforcements, but it was not until 1am that they returned to the streets with the fire brigade. Nobody was reported hurt although it seems unlikely that all cops escaped unscathed, no matter how fast they ran away.

The next day, as fires still smouldered, police began ‘several’ arrests and promised to ‘hunt’ the combative youth in the area, calling for snitching and DIY surveillance footage and working with ‘community and religious leaders’, and ‘reassurance patrols’, to pacify the population, fearing another hot night tonight (19th July).

 

Italie : Dayvid transféré à la prison de Frosinone

Publié le 2024-07-20 08:10:04

La Nemesi / mercredi 17 juillet 2024

Suite à la révolte dans la prison de Viterbo, qui a éclaté après l’énième mort en prison*, Dayvid a été transféré, comme des nombreux autres détenus.

Notre compagnon a été transféré vendredi 12 juillet, mais seulement aujourd’hui, le 17 juillet, après des nombreux appels et émails certifiés envoyés à plusieurs prisons à travers l’Italie, nous avons su avec certitude où il se trouve.

Nous rappelons que Dayvid est en train de purger une peine définitive d’environs six ans, pour « dévastation et saccage » pour la manifestation émeutière du 15 octobre 2011, à Rome

Pour lui écrire :
Dayvid Ceccarelli
C. C. « Giuseppe Pagliei »
Via Cerreto, 55
03100 Frosinone (Italie)

Nous rappelons les coordonnées de la caisse de solidarité :
IBAN: IT38M3608105138230559830588
Titulaire : Gaia Taino

 

Notes d’Attaque :
* le 10 juillet, les prisonniers de la taule de Mammagialla se sont barricadés dans certaines sections et ont saccagé le troisième étage la section D1.
** Il a été interpellé à Athènes le 29 juin 2022, suite à un Mandat d’arrêt Européen.

Naples (Italie) : Zac est « libre » !

Publié le 2024-07-20 08:15:04

La Nemesi / mercredi 17 juillet 2024

Lors de la dernière audience de son procès, le 11 juillet, Zac a été acquitté (et de l’accusation en vertu de l’article 280 bis [« acte de terrorisme à l’aide d’engins meurtriers ou explosifs » ; NdAtt.] et de celle en vertu de l’article 270 quinques [« entraînement à une activité avec finalité de terrorisme » ; NdAtt.] car le crime n’a pas eu lieu.

Un gros groupe de compas et de personnes solidaires était présent à l’audience, mais quelques heures après la sentence la police a essayé de gâcher la fête, en notifiant à Zac le début de la mesure de contrôle préventif à laquelle il avait été condamné en décembre (deux ans et six mois de « surveillance spéciale qualifiée », à cause des crimes pour lesquels il était sous procès), ce qui prévoit les restrictions suivantes : l’obligation de résidence dans la commune de Pozzuoli, l’interdiction de sortir de la maison de 21 heures à 7h, l’interdiction de fréquenter « de manière habituelle » des personnes ayant été condamnées ou étant soumises à des mesures de contrôle préventif, l’interdiction de s’éloigner de son lieu de résidence sans en informer au préalable la police, l’interdiction d’accéder à des débits de boissons et des lieux de loisir, l’obligation de « vivre honnêtement, en respectant les lois », l’interdiction de posséder ou de porter des armes, l’interdiction de participer à des réunions publiques, l’obligation de porter toujours avec lui le « livret rouge » [qui indique que la personne est soumise à une mesure de contrôle préventif administratif ; NdAtt.] et de se présenter chaque dimanche, et en tout cas toutes les fois qu’il serainvité, aux flics chargés de sa surveillance.

L’audience d’appel de cette surveillance aura lieu le 25 octobre.

Entre-temps, comme le disait une banderole devant le tribunal,
ANARCHIE PARTOUT !