Vive l'Anarchie - Semaine 30, 2019

Sommaire

Saint-Étienne-de-Boulogne (Ardèche) : Incendie à la fédération des chasseurs

Publié le 2019-07-29 00:34:05

Mise à jour du 30 juillet : on pourra lire ici la revendication de cette belle action.

France Bleu / jeudi 25 juillet 2019

La maison des chasseurs de l’Ardèche très fortement endommagée par un incendie ce jeudi matin au col de l’Escrinet. Les pompiers sont intervenus vers 3h30 avec deux engins. L’intervention a duré plusieurs heures, au moins jusqu’à 7h du matin.
La cage d’escalier et des salles de réunion sont hors d’usage. Une enquête de gendarmerie a donc été ouverte. La thèse de l’incendie criminel est privilégiée. […] Les enquêteurs ont constaté que la porte du bâtiment été ouverte. Des vitres cassées au rez-de-chaussée. Il y a un départ de feu très net, et un deuxième foyer qui semble ne pas avoir pris. Les premières constatations et les relevés de traces et d’ADN ont été effectués dans la matinée par la cellule d’investigation criminelle de la gendarmerie.

La vidéosurveillance devrait aussi permettre d’en savoir plus. Elle n’a pas encore été exploitée, parce que l’électricité a été coupée le temps de l’intervention des pompiers. Il faut attendre qu’elle soit rétablie.
Les onze salariés de la fédération ont du rentrer chez eux ce jeudi matin. Ils ne pourront pas revenir avant lundi et probablement pas dans ces locaux. Il va falloir trouver des locaux provisoires peut-être à Aubenas. La fédération est en pleine période de vente des permis de chasse.

 

Le Dauphiné Libéré/ jeudi 25 juillet 2019

Dans la nuit du mercredi 24 au jeudi 25 juillet, les pompiers sont intervenus sur un incendie au col de l’Escrinet, à Saint-Étienne-de-Boulogne, au siège de la fédération de la chasse ardéchoise. Déclaré aux alentours de 3 h 30, le feu n’a été circonscrit que vers 7 h 30 ce matin. Deux départs de feu ont provoqué l’incendie : un dans l’observatoire, récemment construit et un autre dans une salle où étaient conservés des animaux naturalisés. Le bâtiment est en partie brûlé mais son aile gauche a été préservée.

extrait du Dauphiné Libéré/ samedi 27 juillet 2019

Alors que les flammes ont ravagé une grande partie des bâtiments de la Fédération départementale de la chasse de l’Ardèche (FDC 07), dans la nuit du mercredi 24 au jeudi 25 juillet, les 11 salariés pensaient, d’abord, pouvoir retourner à Saint-Étienne-de-Boulogne dès lundi. Malheureusement pour eux, le passage de l’expert en assurances a rapidement douché leurs espoirs et ils vont devoir patienter neuf mois avant de retourner dans les locaux du col de l’Escrinet. […]

Trèbes (Aude) : Enedis perd un transformateur

Publié le 2019-07-29 03:33:14

L’Indépendant / samedi 27 juillet 2019

À 4h30 du matin, dans le quartier jouxtant l’usine Monsanto à Trèbes, un transformateur électrique alimentant 35 foyers a été volontairement incendié. Enedis compte porter plainte, puisqu’il y a eu selon la direction, un cadenas fracturé et dérobé, une mise à feu à l’intérieur du cabanon à l’aide pneus, privant ainsi le quartier d’électricité au petit matin.

Les 35 foyers ont subi de longues coupures, le voisinage plus large, dont l’usine Monsanto, assiégé fin 2018 par un groupe de Gilets jaunes et des Zadistes, n’ont en revanche souffert que d’une courte coupure, rapidement compensée. Jusqu’aux travaux de dépannage, très lourds, puisqu’il a fallu se rebrancher en dehors du bâtiment dégradé.
Un groupe électrogène mobile a été installé, pour une durée indéterminée, Enedis ne pouvant pour l’instant dire si le transformateur sera rétabli au même endroit.

Hambourg, Allemagne : Actualisations sur la situation des deux compagnons incarcérés (Parkbank) – 27 juillet 2019

Publié le 2019-07-29 20:03:04

Refus de distribution du courrier pour les deux compagnons incarcérés des bancs publics

Depuis presque trois semaines, nos deux compagnons des bancs publics sont maintenant en prison. Les examens de détention provisoire qui devaient avoir lieu la semaine dernière ont été reportés à plus tard par les avocats pour des raisons stratégiques. Restez attentif.ve.s aux nouvelles annonces!

De plus, encore aucun courrier ne leur a été distribué jusqu’à présent. Aucune lettre, aucune carte postale, aucun mot affectif écrit ne leur est parvenu. Et ce n’est pas parce qu’il n’y a pas eu de courrier mais parce que les autorités ne leur transmettent pas.

C’est pourquoi, maintenant plus que jamais:
Montrez votre solidarité, soutenez les prisonniers!
Envoyez du courrier et des mots puissants. A un moment donné, le courrier doit être autorisé à passer.
Le courrier peut être envoyé à l’adressse suivante de la LIZ:

[Traduit de l’allemand de indymedia, 27.07.2019]


Les 2 compagnons de Hambourg restent en prison pour le moment

Il y a deux semaines, 3 compagnons ont été contrôlés et arrêtés la nuit. Les flics les accusent d’être porteurs d’accélérateurs et de planifier des crimes dans le cadre du 2e anniversaire du sommet du G-20 de 2017 à Hambourg. Deux jours plus tard, deux compagnons ont reçu l’ordre d’être placés en détention provisoire. Le troisième compagnon a été libéré sous certaines conditions.

Aujourd’hui (23.07.07.), l’examen de la détention provisoire a été reporté en raison de la situation globale du dossier. Pour l’un des compagnons, le jeudi 25.07., pour le second, la date n’est pas encore certaine.

Nous sommes en colère parce qu’ils nous ont pris nos compagnons et les ont enfermés. Nous n’en avons rien à foutre des catégories de culpabilité ou d’innocence et espérons qu’ils ne se sentent pas trop seuls derrière les murs de la prison. Montrez votre solidarité avec les deux et votre colère aux autorités  !
La prison est une institution qui n’est pas conçue pour « rendre justice ». Elle s’adresse aux personnes défavorisées, aux migrants et aux fugitifs sans papiers ou avec de faux papiers. Et d’ailleurs, les prisons sont construites pour les rebelles qui se révoltent contre ce monde.

Liberté pour nos compagnons !
Liberté pour tous les prisonniers !

[Reçu par mail, 23.07.2019]

 

Parlons de Signal

Publié le 2019-07-29 20:04:05

Signal c’est l’application de messagerie chiffrée du moment. Son usage se répand, sans réflexions collectives sur ses conséquences. Signal modifie nos pratiques d’organisations, nos relations sociales et notre rapport à la sécurité. Voici une brochure proposant des pistes de discussions.



La brochure qui suit a été initialement publiée en anglais sur le site North Shore Counter Info Je suis tombé dessus par hasard en me promenant sur les internets. Assez vite j’ai été frappé de voir à quel point l’auteur·e pointait du doigt les mêmes problèmes auxquels j’ai pu être confronté avec Signal – pour celleux qui l’ignorent encore Signal est une messagerie chiffrée utilisable depuis un smartphone ou un ordinateur, la première partie de la brochure revient plus longuement sur son origine et son usage. Ces derniers mois, la majorité de mon entourage s’est mis à utiliser Signal. L’existence de cette application m’a pas mal convaincu de posséder un smartphone, et je ne crois pas être le seul.

Visiblement en Amérique du Nord le phénomène s’est déjà produit il y a quelques années, entraînant un certain bouleversement des pratiques et des relations sociales dans les milieux autonomes. La même chose commence à arriver ici, en France, et comme l’explique l’auteur·e, il n’y a pas que du bon là-dedans. Si j’évoque l’injonction à être joignable en permanence, la surévaluation de la protection amenée par Signal, l’exclusion sociale des personnes non pourvu·e·s de Signal, les groupes où se répandent des vents de panique, etc, je suis sûr que ça parlera à beaucoup de monde. Tout ceci, et beaucoup d’autres choses sont discutées dans cette brochure, plus quelques conseils pour éviter les erreurs les plus grossières, et à minima inciter chacun·e à questionner et discuter son usage de Signal.

N’étant pas vraiment bilingue, quelques erreurs de traductions se sont sûrement glissées à quelques endroits, notamment lorsqu’il s’agissait de retranscrire de l’argot. Le texte original ayant été écrit depuis le Canada anglophone les références ne collent pas toujours avec la France, surtout lorsque sont évoqués des textes de lois. J’ai fait le choix modifier le texte à la marge, en ajoutant parfois des notes propres au contexte français.

Argentine : Tou.te.s les compas arrêté.e.s en novembre vont sortir de prison

Publié le 2019-07-29 20:05:04

extrait de Publicacion refractario / lundi 8 juillet 2019

Le 14 novembre 2018, l’explosion accidentelle de l’engin explosif qui aurait du être placé sur la tombe du misérable Colonel Falcon, dans le cimetière de Recolega à Buenos Aires, a causé des blessures à la compagnonne Anahi Salcedo. Elle a été arrêté sur les lieux, avec une autre personne. Au même temps, un autre compagnon est arrêté après avoir été être intercepté suite au lancement d’un engin explosif chez le juge fédéral Claudio Bonadio.
Ces trois interpellations marquent le début d’une chasse anti-anarchiste de la part de l’État, ce qui a mené à des perquisitions dans plusieurs squats et bibliothèques anarchistes, ainsi qu’à l’arrestation d’une douzaine de personnes vivant dans des squat ou ayant des relations avec cette forme de solution au problème de logement [NdAtt. : à propos de la répression, un texte intéressant a été écrit en ce novembre par les compas de la revue Anarquista].

Aujourd’hui, au cours des premiers jours de juillet, tout semble indiquer que le Parquet a préféré ne pas continuer les poursuites, à cause des irrégularités dans l’obtention des preuves et des indices. Au final tou.te.s seront libéré.e.s de prison, la procédure judiciaire contre elles/eux étant close.

Brême (Allemagne) : Salutations ardentes aux trois de la Parkbank à Hambourg !

Publié le 2019-07-29 20:05:08

Anarchists Worldwide / lundi 29 juillet 2019

28 juillet 2019 : la nuit de dimanche, nous avons attaqué la station des flics du Bürgerpark, dans le quartier de Schwachhausen, pour montrer notre solidarité avec les compas de Hambourg.

Nous avons laissé derrière nous deux voitures complètement détruites et avons mis le feu à l’entrée principale avec 10 litres d’essence.

Nos pensées et nos cœurs brûlent pour vous. Nous vous envoyons amour et force.
Feu et flammes pour la répression

(A)

 

NDAtt. : Sur l’affaire des Parkbank 3 (les « trois du banc public », on pourra lire par exemple ici)

Beaune (Côte-d’Or) : Plus d’internet ni de téléphone – 24 juillet 2019

Publié le 2019-07-29 23:03:06

« Environ 12 000 usagers ont été privés de téléphone fixe et d’Internet à partir de 15 heures cet après-midi dans la région beaunoise. « Une coupure de fibre optique survenue à Beaune est à l’origine de l’incident », explique le service communication d’Orange. Des câbles de la fibre optique ont été sectionnés avenue du Lac.

« Cela impacte des utilisateurs à Beaune, mais la coupure s’étend jusqu’à Demigny et Chagny, en Saône-et-Loire », explique Joëlle Guimet, directrice intervention et réseaux pour Orange, en Bourgogne.

Une réparation provisoire du câble a pu être effectuée, permettant de rétablir tous les services à 19 heures. La réparation définitive du câble sera planifiée ultérieurement, indique Orange. »

[Repris du Bien Public, 24 juillet 2019]

Italie : Des cris pour Alfredo

Publié le 2019-07-29 23:04:09

reçu par mail / dimanche 28 juillet 2019

Les infos qui nous arrivent à propos des conditions de santé d’Alfredo Cospito et de la négligence des soins médicaux qu’il a reçu en prison nous emplissent le cœur de rage. Apparemment, selon les infos sorties jusqu’à là, la direction de la prison a différé son opération à la vésicule biliaire pendant plusieurs mois, jusqu’à quand elle a crevé, en causant une infection au pancréas. Alfredo a commencé à aller mal au début de juillet : depuis des mois, les médecins disaient qu’il lui fallait une opération, mais la direction de la prison a toujours voulu résoudre sa situation avec des cachets. Seulement récemment il a subi l’intervention chirurgicale nécessaire, dans une salle opératoire garnie de flics et surveillée par des caméras.
Nous ne tombons pas dans une attitude victimiste qui ne nous appartient pas et que, on en est sûrs, notre compagnon serait le premier à ne pas apprécier.

Nous voulons seulement réaffirmer quelque chose d’évident. Des choses évidentes qui, parfois, ne sont pas réaffirmées, dans un mouvement où la contre-information virtuelle ressemble de plus en plus à une liste de nouvelles et de mises à jour, plutôt qu’un moment de propagande.
Cette affaire, qui risque de porter une dure atteinte à la santé d’Alfredo (qui d’ailleurs, comme on sait, vient de sortir d’une grève de la faim d’environs un mois) n’est pas un épisode isolé, mais fait partie de la stratégie de l’État et de son apparat répressif, qui vise à renforcer et durcir l’isolement carcéral contre les compagnons anarchistes emprisonnés, dans le but de les anéantir et les réduire au silence.

Par conséquent, nous réaffirmons que :
Alfredo est un compagnon qui a toujours lutté la tête haute, même en prison. Sa cohérence, sa verve polémique, son histoire et les plaies que celle-ci a ouvert dans notre, pourrie, histoire récente ont fait de lui un ennemi irréductible pour l’État, comme cela est démontré, dernièrement, par la lourde sentence du 24 avril 2019 lors du procès « Scripta Manent » à Turin.
Nous n’arrêterons jamais d’être solidaires avec avec notre compagnon, sûrs que seulement par la solidarité révolutionnaire on peut rompre et briser l’isolement.

Alfredo, nous t’attendons libre et en bonne santé.
Toujours pour l’anarchie.

Quelques-uns de tes frères
28 juillet 2019

São Paulo (Brésil) : Action contre la gentrification et en solidarité avec la militante Preta Ferreira

Publié le 2019-07-29 23:04:09

reçu par mail / lundi 29 juillet 2019 (traduit avec Gogole traduction)

Aux premières heures du 27 juillet 2019, nous avons mis hors service avec de la colle instantanée la serrure de la porte d’entrée d’un chantier de construction REM dans le quartier de Perdizes, à l’ouest de São Paulo, sur le territoire occupé par l’État brésilien.

C’était une protestation contre la gentrification à São Paulo et en solidarité avec la militante sociale pour le logement Preta Ferreira et 3 membres de sa famille, kidnappés par l’État brésilien.

Solidarité insurrectionnelle pour le droit au logement, contre la gentrification et la répression étatique!

Anarchistes

[em português]

Foix : Des jolis tags sur une permanence LREM

Publié le 2019-07-30 14:15:09

extraits de la Dépêche du Midi / mardi 30 juillet 2019

[…] Une permanence de La République en marche a été dégradée dans la nuit de lundi à mardi à Foix, en Ariège. Elle a été visée par des jets de peinture et des graffitis.

Ce sont les policiers, qui patrouillaient dans le secteur, qui ont constaté les dégradations, aux alentours de minuit. Jérôme Azéma, le référent départemental de LREM, va aller déposer plainte au commissariat de Foix. « Samedi, il y avait déjà eu un souci. Une banderole a été vandalisée. Il faut savoir que cette permanence est plutôt un lieu de rencontre pour citoyen, le local a été inauguré il y a un mois à peine », précise-t-il. […]

Depuis le milieu de la semaine dernière, une petite dizaine de parlementaires LREM ont été ainsi touchés [notamment par des entrepreneurs agricoles contraires au CETA, voté il y a quelques jours par l’Assemblée – on s’en fout de leurs revendications tout comme du RIC; NdAtt.].

Ardèche : Spasme antispéciste

Publié le 2019-07-30 14:16:07

Indymedia Nantes / mardi 30 juillet 2019

attaque contre la chasse

25 avril [ça devrait être plutôt 25 juillet; NdAtt.], 02h45, un incandescent croissant me sourit parmi les étoiles. Devant le centre de formation de chasse de l’ ardèche, un panneau lumineux affiche 23 °. Je prends à revers l’édifice, louvoie entre les cibles animales faites de bois et de peinture. A leur vue, la haine me soulève, aiguise ma détermination. Au pied de la façade, j’atteinds les derniers buissons. Une caméra scrute, je serais bientôt dans son champ de vision. En pensées, j’ai déjà vécu des dizaines de fois ce qui s’annonce. Sauter la barrière, escalader le parapet, se hisser sur la coursive et courir se mettre à couvert de la caméra. Pour le moment je suis en bas, déjà haletant, le cœur battant.

Je prends une profonde respiration et m’élance, franchissant successivement les obstacles, moins élegamment certes qu’en imagination. J’ouvre mon sac, empoigne un pied de biche et commence à forcer une porte- fenêtre, sans résultat. De ma main restée libre, je saisi le marteau, éclate la vitre, tourne la poignée et me faufile à l’intérieur. Quelques pas suffisent à faire hurler la première sirène. Je visite à grandes enjambées le 1er; dans une pièce, entasse chaises, tables et cartons. Je dépose un bidon d’essence, ouvre une fenêtre. Le feu aura besoin d’oxygène. Je me dirige ensuite à l’étage supérieur et répète l’opération. Peu de matières combustibles là-haut, j’amoncelle de maigres chevalets sous la charpente espérant que les flammes la lécheront et la consumeront. Je déverse l’essence, allume. Soudain une lumière vive et un souffle puissant emplissent la pièce. L’alarme incendie se déclenche à son tour.

4 à 4 je saute les marches de l’escalier, retourne au 1er, arrose d’essence le tas d’objets, rassemble ce qui me reste de sang-froid et convoque à nouveau les flammes. Quelle merveille. Quitessence du ravage. Appétit effréné du feu. Pas le temps pour la contemplation, hélas, je descends encore d’un étage et sors. Je suis sauf, l’incendie est dans mon dos, les rameaux des arbres devant moi. J’expectore un rire de soulagement, le temps se remet en mouvement.

Cette nuit, 11 personnes ont perdu leur boulot de merde puisque le site sera (définitivement) fermé. Renards et blaireaux ont dû se marrer dans la vallée. Bien sûr les chasseurs trouveront d’autres locaux, formeront d’autres massacreurs, élèveront, traqueront, mutileront et arracheront d’autres vies sauvages encore. Bien sûr nous serons là, sabotant leurs dispositifs, détruisant véhicules et bâtiments, libérant futur gibier et chiens maltraités.

L’ardeur des idées appelle inexorablement aux actes.
Contre l’infamie cynégétique et au delà
Contre la domination et l’exploitation animale.

Solidarité anarchiste aux rebelles antispécistes

 

[in english][in italiano]

Leipzig, Allemagne : Le feu continue de brûler dans nos cœurs – et chez Telekom aussi – Solidarité avec les trois des « bancs publics » – 31 juillet 2019

Publié le 2019-07-31 19:54:04

[Dans la nuit de mardi 30 au mercredi 31 juillet 2019, deux voitures de la Telekom ont été réduits en cendres à Leipzig. Les deux véhicules étaient garés au centre-ville, juste devant le centre de service de Telekom, à l’est de la gare principale, dans la Brandenburger Straße. Les dégâts s’élèvent à près de 70.000 euros. L’attaque a été revendiqué en solidarité avec les trois des « bancs publics » de Hambourg, mais « aussi pour touTEs les prisonnierEs de la guerre sociale »]

La nuit dernière (du 30 au 31 juillet), nous avons incendié deux véhicules de la société Telekom. Notre motivation a été l’arrestation de trois de nos compagnon.ne.s et l’incarcération de deux d’entre eux. Encore une fois, les chiens des services de sûreté de l’État ont kidnappé des ami.e.s et ça nous fout la rage. Mais pour les compagnon.ne.s comme pour nous, la lutte continue. Nous pouvons aussi sortir plus fort.e.s des moments de répression si nous prenons ensemble les bonnes dispositions. Nous considérons donc notre contribution comme une étape vers une stratégie offensive contre la répression et nous espérons rendre plus fort.e.s les compagnon.ne.s à l’intérieur ainsi que nous-mêmes à l’extérieur. Mais nous n’envoyons pas seulement des messages de fumée pour eux/elles. C’est aussi pour tou.te.s les prisonnier.e.s de la guerre sociale. La contre-insurrection ne nous descendra pas !

Ailleurs, des compagnon.nes ont déjà expliqué les agissements de Telekom contre les opprimé.e.s, après qu’en juin 2018 ils ont saboté six voitures de Telekom, un parc automobile de la Deutsche Bahn et une antenne radio de Vodafone :

« Telekom est la plus grosse entreprise de télécommunication d’Europe et exploite les réseaux techniques pour les services de téléphonie, de réseau mobile, de transfert de données et en ligne. En plus de l’Allemagne, l’entreprise possède des filiales dans 14 autres États européens ou est impliquée comme fournisseur de réseaux fixe et mobile. Avec sa filiale internationale T-Systems, le groupe est un des leaders mondiaux des fournisseurs en technologie de communication et d’information, destiné aux client.e.s de la grande industrie, des secteurs de la finance, de l’énergie, de l’administration d’État et de la sécurité.

Pour la police, l’armée et les autres autorités de sécurité, T-Systems propose des solutions complètes et des technologies de l’information. Sous le titre «PLX», Deutsche Telekom développe entre autres un système d’information et de recherche pour la police, dans lequel sont intégrés tous les processus de signalement pertinents, tels que les services de reconnaissance faciale, les données relatives à la détention, les preuves de casier judiciaire, etc. De cette manière, tous les processus de traitement des transactions, de l’enregistrement initial à la soumission de la procédure au pouvoir judiciaire, sont censés être pris en charge.

En outre, T-Systems propose une technologie pour une ‘Radio de voiture de patrouille interactive (IfuStw)’. Un poste de travail mobile de la police doté de PC multifonctions dans le véhicule, ce qui permet une intégration complète dans les infrastructures de communication et d’infrastructures de police existantes. Ces liens sont conçus pour réduire les temps de réaction et d’intervention tout en facilitant la documentation sécurisée grâce à la capture vidéo. ”

Ici leur texte en entier (en allemand)

Feu aux prisons, ses profiteurs et les autorités répressives !

Liberté pour tou.te.s les prisonnier.e.s !

(((A)))

[Traduit de l’allemand de indymedia, 31.07.2019]

Des mauvais moments pour les bleus (fin juillet 2019)

Publié le 2019-07-31 19:55:08

NdAtt. : toute occasion est la bienvenue pour s’en prendre aux gardiens de l’ordre, mais on reste encore et toujours contre toute forme de nationalisme, même sous couvert de fête sportive, que ce soit pour la victoire des Bleus, des Fennecs ou autres !

Saint-Germain-lès-Arpajon (Essonne) : Deux anciennes voitures de la police municipale incendiées

extraits du Républicain de l’Essonne / mardi 16 juillet 2019

[…] Dans la nuit, aux alentours d’une heure du matin, deux anciennes voitures de la police municipale ont été incendiées dans l’enceinte des services techniques. Les flammes ne se sont pas propagées au-delà des deux véhicules […] « Cela n’était jamais arrivé dans les services techniques, même s’il y avait déjà eu un incendie juste à côté. » L’élu germinois fait référence aux deux autres véhicules incendiées en 2017, rue du stade. Mais cette nuit, c’est la police municipale qui était dans le viseur des malfaiteurs. « C’est ciblé, car il y avait d’autres véhicules sur le parking », reprend-il. […]

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Montbéliard (Doubs) : Le sport national…

France Bleu / mercredi 3 juillet 2019

Dans la nuit de lundi à mardi, dans le quartier de la Petite Hollande à Montbéliard, une voiture et une poubelle ont été incendiées, rue Debussy. A l’arrivée des policiers, un groupe d’une cinquantaine de jeunes, visages masqués, leur ont jeté des pierres. Rebelotte la nuit suivante : de mardi à mercredi. Trois voitures ont été incendiées, rue du Petit Chênois. Même scénario. Les policiers et les pompiers sont accueillis avec des pierres. Pour éviter tout dérapage, ils sont contraints de rebrousser chemin.
Les policiers de Montbéliard ne comprennent pas cette soudaine flambée de violences dans ce quartier, qui n’est liée à aucun événement particulier. « Ils sont en permanence dans la provocation de mes collègues. C’est devenu un sport national de se confronter aux policiers », déplore Christophe Dalongeville [sa sale gueule ci-contre; NdAtt.], secrétaire départemental du syndicat Alliance dans le Doubs.
Il y a six semaines déjà (le 12 mai 2019), un rodéo géant d’une trentaine de motos et quads avait défié les policiers sous les fenêtres du commissariat de Montbéliard, dans le Doubs. […]

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Lyon : Rue Coignet, on cognent les cognes

Le Progrès / vendredi 5 juillet 2019

Le 3 juillet à 15h15, un groupe d’une cinquantaine d’individus on [sic ! NdAtt.] pris a partie des policiers de la Bac rue Stéphane Coignet dans le 8e arrondissement. Ils leur jetaient des projectiles (pierres, clé à molette, bouteilles, barres de fer) sur leur véhicule. Cinq d’entre eux étaient interpellés rue Philippe Fabia. Ces jeunes lyonnais demeurant dans le 8e et le 3e arrondissement sont âgés de 16 à 18 ans. Seul un mineur a reconnu les faits. Il sera présenté ce jour au parquet avec un autre mineur.

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Epinay-sous-Sénart et Montgeron (Essonne) : Coup de chaud pour les flics… et c’est pas la canicule !

Le Parisien / mardi 9 juillet 2019

Deux attaques à quelques minutes d’intervalle. Ce lundi soir, en marge d’un match de la Tunisie en coupe d’Afrique des nations, et de scènes de liesse, lors d’une intervention pour tapage, la police municipale a été attaquée place du Marché à Epinay-sous-Sénart. Un groupe de jeunes a attrapé le conducteur du véhicule sérigraphié et a tenté de l’extraire de force de l’habitacle. L’agent a pu se dégager grâce au gaz lacrymogène. Des renforts ont été appelés. Ils ont permis de retrouver rapidement deux des auteurs de cette agression. Lors de leur interpellation, les deux suspects se sont rebellés et ont porté plusieurs coups aux fonctionnaires. L’un des agents a d’ailleurs usé de son arme de défense. Les deux jeunes ont été placés en garde à vue.

A quelques kilomètres de là, dans le quartier de La Forêt à Montgeron, une patrouille de la police nationale a été la cible de trois jets de mortiers d’artifice. Les tirs n’ont pas fait de blessé, mais ils ont mis le feu aux arbustes voisins des immeubles. Heureusement, l’incendie bénin, ne s’est pas propagé aux habitations. Après quelques pétards lancés à nouveau en direction des policiers, des renforts du commissariat local ont rapidement ramené le calme dans le quartier. […]

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Saint-Étienne : Quand on a faim…

France Bleu / lundi 22 juillet 2019

C’est une histoire de cantine qui a dégénéré. Ce dimanche soir, à Saint-Étienne, après une partie de football, une vingtaine de jeunes rentrent au foyer de l’Entraide Pierre Valdo, un centre d’hébergement pour mineurs isolés étrangers, où ils sont accueillis. Il est 21 heures passées et les jeunes ont faim. Mais ils arrivent avec une heure de retard. Les éducateurs leur signifient que l’heure du dîner est passée et qu’il n’est pas question de servir les retardataires.
Les jeunes gens ne l’entendent pas de cette oreille. Plusieurs d’entre eux entreprennent de démonter la porte de la cantine pour accéder à la cuisine ! La responsable du foyer appelle les policiers qui, au vu d’une situation très tendue, appellent des renforts.
Au cours de l’intervention, un des policiers est légèrement blessé à la jambe. La voiture de ses collègues reçoit des projectiles et des coups de bâtons. Les policiers finissent par repartir après avoir interpellé trois jeunes de 16 et 17 ans, ceux qui avaient forcé la porte de la cantine pour y pénétrer. Les trois mineurs ont été placés en garde-à-vue au commissariat de Saint-Étienne.

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Dijon métropole : Les bonnes habitudes se diffusent

Le Bien Public / jeudi 4 juillet 2019

Depuis la fin du mois de mai, l’agglomération dijonnaise est en proie à une augmentation notable des violences urbaines. Plus d’une cinquantaine de véhicules ont brûlé, essentiellement à Chenôve, Dijon (dans le quartier des Grésilles), et dans une moindre mesure à Talant. Ces chiffres ont plus que doublé par rapport à l’an dernier.
D’après l’état major de la direction départementale de la sécurité publique (DDSP), six individus, auteurs présumés d’incendies, ont été interpelés en flagrant délit dans la nuit du 2 au 3 juillet, entre 3 et 4 heures du matin, à la limite entre Dijon et Chenôve.

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Montpellier : Quand les gendarmes font des heures sup…

Le Parisien / mercredi 24 juillet 2019

Ils passaient une soirée entre collègues après une journée à moto à encadrer et sécuriser le peloton du Tour de France. Selon nos informations, six gendarmes du peloton motorisé de la Garde républicaine ont été agressés mardi soir à Montpellier. Les six gendarmes n’étaient pas en service, et n’auraient pas décliné leur qualité à leurs agresseurs, selon les premiers éléments de l’enquête.
Mardi soir, après l’arrivée de l’étape du Tour de France à Nîmes , les six motards de la Garde républicaine se rendent à Montpellier. Ils ne sont plus en tenue à ce moment-là. Vers 23h10, ils remarquent des adolescents qui cassent les rétroviseurs de plusieurs voitures. Les six gendarmes décident donc d’intervenir et de retenir les cinq jeunes casseurs, qui seraient issus de la communauté des gens du voyage, en attendant la police.
Sauf que les jeunes retenus par les gendarmes ont, eux aussi, appelé du renfort. Trois voitures arrivent très vite sur place. Douze hommes en sortent et commencent à s’en prendre aux gendarmes. Il faudra l’intervention de la patrouille de police appelée par les militaires pour faire cesser les coups. Un des gendarmes, légèrement blessé, a dû être transporté à l’hôpital pour recevoir des soins.
L’enquête a été confiée au commissariat de Montpellier.

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Lyon : L’intention est bonne, mais gare à pas se faire attraper

Lyonmag / jeudi 18 juillet 2019

Ce mercredi, dans le 4ème arrondissement de Lyon, place Joannes Ambre, la police a interpellé un Lyonnais âgé de 38 ans.
L’homme, qui possédait déjà trois antécédents judiciaires, avait dégradé le mur d’un site historique en inscrivant « ACAB« , acronyme de « All cops are bastards«  (ce qui signifie : « tous les flics sont des batards« ). Lors de son interpellation, il s’est rebellé et a tenté de porter des coups aux policiers. La perquisition de son domicile a mené à la découverte d’un masque de protection et d’une cagoule noire.
L’individu a partiellement reconnu les faits et sera présenté au parquet ce jeudi pour dégradations de biens publics, rébellion, violence à personne dépositaire de l’autorité publique et outrage.

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Le 14 juillet, on fait la fête aux poulets !

Lyon : 14 juillet et demi-finale de la CAN : nique les flics (mais aussi tout nationalisme)

extraits de France3 / lundi 15 juillet 2019

[…] Fidèle à la doctrine de l’état en la matière, la préfecture du Rhône refuse de communiquer de chiffres précis sur le nombre de véhicules brûlés dans la nuit. De leur côté, les pompiers du Rhône avaient recensé peu avant 2h des dizaines de véhicules brûlés à Lyon-centre, ainsi que dans les villes voisines de Vaulx-en-Velin, Vénissieux, Bron ou Villeurbanne. Ont également été dénombrés plus de 100 feux divers (poubelles, barricades) sur la voie publique. A 2h, ils avaient relevé un total de 147 interventions sur le département, comme c’est souvent le cas les soirs du 14 juillet. Pour les services de la préfecture, néanmoins, qui, seule, dispose des chiffres précis, « on est sur un bilan similaire à celui des précédents 14 juillet » en terme de dégradations urbaines.

Mais des affrontements se sont ajoutés à ces difficultés, entre jeunes et forces de l’ordre, dans une partie du centre de Lyon, suite à la liesse de supporters de l’équipe d’Algérie, après sa victoire en demi-finales de la CAN (Coupe d’Afrique des Nations). Des provocations étaient notamment concentrées sur les quais du Rhône, à hauteur du quartier de la Guillotière. Après minuit, la préfecture a fait état de « beaucoup » de jets de projectiles contre les forces de l’ordre. Certains jeunes lançaient des bouteilles en verre et feux d’artifices sur les forces de l’ordre, qui bloquaient un des ponts menant au centre-ville. Après la dispersion de l’attroupement, les policiers déployés dans le centre ont joué au chat et à la souris jusque tard dans la nuit avec de petits groupes munis de divers projectiles, pétards et feux d’artifice.

Les forces de l’ordre ont été confrontées à « des groupes d’individus particulièrement hostiles », rapporte la DDSP du Rhône. 7 interpellations ont été réalisées au cours de la soirée à Lyon (5 pour des violences volontaires et outrage à agents, et 2 pour vol par effraction) et 3 à Villeurbanne pour des destructions volontaires de biens par incendie. Plus tard dans la nuit, vers 3H15, 5 autres individus étaient interpellés après avoir commis un vol par effraction en réunion au préjudice du magasin Le Printemps. Les individus ont été placés en garde à vue.

Des véhicules brûlés et des affrontements ont aussi été relevés notamment dans les communes de Vaulx-en-Velin, Vénissieux, ou Rillieux-la-pape. « Les forces de l’ordre ont répliqué systématiquement par des tirs de grenades lacrymogènes », a ajouté la préfecture.
33 policiers ont été légèrement blessés, dont 31 des effectifs de la police nationale et 2 des policiers municipaux. […]

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Mantes-la-Jolie (Yvelines) : Visite éclair au centre d’affaires… et dégâts du tonnerre ! 

actu78 / lundi 15 juillet 2019

La vitre fracassée en façade témoigne de la brutalité de l’attaque. Dans la nuit de vendredi à samedi, une trentaine de personnes se sont introduites dans le centre d’affaires NCI Ronsard, situé en plein cœur de la zone franche du Val Fourré à Mantes-la-Jolie (Yvelines), pour piller et saccager les lieux.
Les assaillants ont pénétré sur place à 2 h 40, selon les images de vidéosurveillance. Pour cela, ils auraient forcé la fenêtre d’un bureau situé dans une aile du bâtiment. Une fois à l’intérieur, ils ont cassé des vitres, du mobilier, des ordinateurs, avec des objets trouvés sur place, tels que des extincteurs par exemple.
Du matériel informatique a également été dérobé. Plus anecdotique, les casseurs ont été filmés en train de mettre à sac un distributeur de friandises situé à l’accueil. Sur les images, on voit l’un d’eux remplir de sucreries une poubelle trouvée sur place pour aller les distribuer à ses petits copains.
L’attaque a duré moins de cinq minutes. Le vigile, arrivé sur place après le déclenchement de l’alarme, n’a pas pu intervenir au vu d’un rapport de force défavorable. La police scientifique est venue sur place au petit matin effectuer différents relevés pour les besoins de l’enquête.
Outre les parties communes, les locaux de deux entreprises hébergées sur place ont été vandalisés. Elles ont néanmoins pu reprendre leur activité lundi. Le montant du préjudice est inconnu pour l’heure. […]

Cet incident s’inscrit dans le bilan des violences urbaines du week-end. Les façades de la Caf et de la Poste ont été également dégradées, tout comme un distributeur de billets du quartier.

« Sur tout le territoire, depuis quelque temps, les violences urbaines sont plus importantes les soirs des 13 et 14 juillet que la nuit de la Saint-Sylvestre. Avant, c’était le contraire », appréhendait un fonctionnaire de police expérimenté des Yvelines, quelques jours avant le week-end de la Fête nationale.
Ça n’a pas manqué. À Mantes-la-Jolie et aux Mureaux, les nuits de vendredi, samedi et dimanche ont été particulièrement tendues. À de nombreuses reprises, les patrouilles de police ont été la cible de jets de projectiles : pierres, mortiers, paintball… Les pompiers, aussi, ont été pris à partie. Sans compter le grand nombre de poubelles et de voitures incendiées, ainsi que les bâtiments dégradés.
Les forces de l’ordre bénéficiaient de renforts des CRS. Témoin, peut-être, de l’intensité des tensions, le bilan établi par les policiers du commissariat des Mureaux de l’usage de leurs armes dite intermédiaires (non-létales) : 58 tirs de LBD, 16 tirs de MP7 (lacrymogène), 41 tirs de Cougar (lacrymogène) et quatre jets de grenades de désencerclement.
Dans les jours qui ont précédé, les prémices de cette soirée se sont fait sentir. Les violences urbaines sont montées en flèche dans les quartiers de ces deux villes. Un phénomène assez courant à cette période de l’année. « Depuis plusieurs semaines à Mantes, nous observons d’importantes tensions dont nous n’identifions pas forcément l’origine, avec des équipages violemment pris à partie », souligne-t-on toutefois au commissariat de Mantes-la-Jolie.

A deux cents mètres du centre d’affaires, rue Maryse Bastié.

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Essonne : Feux un peu partout, et le comico des Ulis attaqué

Le Parisien / lundi 15 juillet 2019

La nuit de dimanche à lundi a été mouvementée en Essonne. En cette soirée du 14 juillet et de la demi-finale de Coupe d’Afrique des nations au cours de laquelle l’Algérie s’est qualifiée, des incidents ont éclaté peu après 23h30 un peu partout. Selon nos informations, à minuit, il y avait au même moment vingt interventions des pompiers du SDIS91 avec 28 camions engagés. Ils intervenaient alors sur des feux de poubelles ou de voitures sur les communes de Massy, Ris-Orangis, Corbeil-Essonnes, Gif-sur-Yvette, Avrainville, Athis-Mons ou encore Montgeron.

Un peu plus tard, le commissariat des Ulis a été ciblé par des émeutiers ce qui avait déjà été le cas au cours de la nuit précédente. Une cinquantaine de personnes s’en étaient alors prises aux agents de la police nationale et de la police municipale en leur jetant des cocktails Molotov, des mortiers d’artifice et des pierres. Quatre voitures de police ont été déteriorées.

Les forces de l’ordre ont procédé à cinq interpellations à Ris-Orangis après avoir essuyé des jets de pierres. Aux Tarterêts, à Corbeil-Essonnes, les policiers ont été pris à partie par 50 à 80 personnes leur jetant des parpaings et des bouteilles de verre. Mêmes scènes de violences dans le quartier du Vieillet à Quincy-sous-Sénart. A Chilly-Mazarin, quatre émeutiers ont été arrêtés après des tirs de mortier.

Plusieurs centaines de supporters se sont par ailleurs retrouvées vers minuit dans la rue pour célébrer la victoire de l’équipe de football d’Algérie. […] Corbeil-Essonnes où des échauffourées ont également eu lieu dans le quartier des Tarterêts.

Depuis une semaine, des violences ont gagné des quartiers du département. Dans la nuit de vendredi à samedi, deux policiers ont été légèrement blessés par des fusées d’artifice dans le quartier de Grigny-2 à Grigny. Dans la nuit de samedi à dimanche, vingt-quatre voitures ont été incendiées un peu partout dans l’Essonne. Autre événement inquiétant, la « vente anormale » d’acide chlorhydrique signalée samedi par plusieurs magasins de bricolage qui ont vu fondre leurs stocks en une journée. Ce liquide corrosif peut servir à fabriquer des bombes artisanales. […]

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Plouescat (Finistère) : Des tags contre les flics, pile pour les célébrations nationalistes 

Ouest-France / dimanche 14 juillet 2019

[…] Dans la nuit de samedi 13 à dimanche 14 juillet, plusieurs façades ont été taguées à Plouescat, avec des inscriptions anti force de l’ordre.
Une habitation mais aussi la façade du Crédit Agricole, des panneaux de signalisation, le panneau d’affichage de la mairie et un commerce ont été dégradées. Les gendarmes de Saint-Pol-de-Léon ont constaté les faits. Ces tags ont quelque peu perturbé les personnes venues pour les cérémonies de la Fête nationale, qui avaient lieu au cimetière de la commune.

Chili : Opération d’extension des hostilités contre les bourreaux

Publié le 2019-07-31 19:55:08

Contra Info / lundi 29 juillet 2019

Note d’Attaque : le 25 juillet 2019, un colis piégé a explosé dans un poste de police, à Huechuraba, ville limitrophe de Santiago du Chili. Il a causé des gros dégâts et 5 flics ont été hospitalisés. Le même jour, un deuxième colis piégé a été intercepté au siège de Quiñenco SA, une holding qui contrôle la Banque du Chili, des industries et des entreprises de transport maritime. Il était adressé à Rodrigo Hinzpeter, avocat, ancien Premier ministre (2010-2012), ancien ministre de la Défense (2012-2014), actuel dirigeant de Quiñenco.

 

Nous revendiquons l’envoi de deux colis piégés, composés de poudre noire et de dynamite, adressés à Rodrigo Hinzpeter et au major des Carabineros Manuel Guzmán, du 54ème commissariat de Huechuraba.

Nous avons pris toutes les mesures de sécurité nécessaires pour que les engins n’explosent que dans les mains des personnes visées par notre action. C’est clair qui sont nos ennemis, nous ne sommes pas intéressés et nous ne cherchons pas à blesser ou faire du mal à n’importe qui. Même si nous savons que nous faisons tous partie du fonctionnement de la domination, nous reconnaissons qu’il y a des degrés dans la responsabilité et les destinataires de nos envois explosifs ont un rôle déterminant tant dans la gestion et l’accumulation du capital que dans le contrôle et la répression de l’État.

Ce sont eux qui prennent les décisions fondamentales pour renforcer l’oppression. Il n’y a aucun doute là-dessus et c’est à cause de ces choix que nous les attaquons dans leurs lieux d’opération.

Rodrigo Hinzpeter, ministre de l’Intérieur de l’ancien gouvernement de Sebastián Piñera, chargé de déclencher la répression contre les communautés Mapuches en lutte, les milieux anarchistes et les étudiants mobilisés et radicalisés dans le vacarme des affrontements de rue. Il est responsable de la mort de Manuel Gutierrez [lycéen de 16 ans, assassiné par les flics lors des manifestions étudiantes d’août 2012 ; NdAtt.] et des 81 prisonniers de la prison de San Miguel [le 8 décembre 2010, un incendie se déclare dans la prison San Miguel, à Santiago, causant un massacre notamment à cause de la surpopulation de la taule; NdAtt.], ainsi que des blessés des révoltes d’Aysen et de Freirina [en février/mars 2012 un mouvement social secoue la région d’Aysen, dans le sud du Chili, et est durement réprimée ; à Freirina, dans le nord, les habitants se sont opposé.e.s, entre mai et décembre 2012, au groupe agro-industriel Agrosuper, responsable d’avoir laissé mourir, dans un élevage abandonné, 450 000 porcs, causant une urgence sanitaire ; NdAtt.]. Il occupe actuellement un poste de direction au sein du groupe Quiñenco, qui appartient au tristement célèbre groupe Luksic, dont les tentacules s’étendent de plus en plus dans des domaines allant des banques aux chaînes de télévision, transformant nos vies en marchandise et en valeur d’échange.

Comme l’on disait, cette mafia d’affaires planifie, à partir de ses centres opérationnels, aujourd’hui violés, la dévastation de la terre et le siège des communautés Mapuches à travers ses entreprises forestières.

Manuel Guzmán, major des Carabineros au 54ème commissariat de Huechuraba, quartier général de la police chargé de réprimer et de contrôler le territoire où, en 1998, ses anciens collègues ont assassiné la compagnonne anarchiste Claudia Lopéz, lors des affrontements de rue de septembre.

Tout poste de police est un objectif valable. Leurs uniformes continuent à être tachées de sang, quand ils rodent aux quatre coins de la ville, en protégeant nos ennemis avec l’intimidation contre quiconque quitte ce champ miné d’interdits dans lequel ils ont transformé le monde. C’est précisément dans les postes de police que les bourreaux laissent libre cours à leur orgie de tortures et de coups contre les personnes arrêtées.

On les voit arriver avec leur absurde bravache, occupant militairement les espaces des conflits actuels, comme les lycées. Ils essaient déjà dans les quartiers populaires ou dans des situations d’affrontements de rue, quand ils se réfugiant derrière leurs lois. Mais, par le feu, les aspirations à la liberté débordent toute obéissance à l’autorité et à son ordre.

La société policière et carcérale est une réalité. Toute action qui la prend pour cible est absolument valable.

Cette opération, deux attaques explosives, est un clair acte de vengeance et de guerre contre des individus spécifiques qui soutiennent et dirigent ce monde. Leurs actions n’ont pas été oubliées. Nous répondons par l’action violente anarchiste, qui s’inscrit dans le cadre de la nouvelle guérilla urbaine et y contribue.

Avec ces actes, nous renouons avec un outil historique de la lutte anarchiste, qui a été utilisé par différents compagnons et groupes, en d’autres lieux et à d’autres époques.

Résonnent encore les explosions des colis piégés utilisés par les irréductibles anarchistes aux États-Unis en 1920, la lettre explosive envoyé au geôlier responsable des tortures de l’anarchiste Simón Radowitzky en Argentine ou les attaques des dernières décennies en Italie et en Grèce.

Nous pensons que la seule façon de rester vivants c’est de frapper les oppresseurs. Nous savons que le Pouvoir ne tombera pas à cause de ces attaques, mais ce n’est pas pour cela que nous resterons les bras croisés. Nous attaquons parce que la passivité citoyenne n’a pas de place dans nos vies. Nous nous éloignons des structures formelles de combat pour prendre dans nos mains, rassemblées par affinité, le plaisir de l’attaque.

Au même temps que de l’explosif, cet envoi contient aussi une accolade chaleureuse, pour ravir un sourire aux personnes enlevées par l’État : Juan Aliste, Marcelo Villarroel, Juan Flores, Joaquín García, Sol Vergara, ainsi que les prisonniers enfermés en Italie, Grèce et Russie. Nous ne les oublions pas.

Nous essayons de contribuer au conflit multiforme contre le Pouvoir. A ceux qui confectionnent des cocktails Molotovs, planifient des attaques, préparent des barricades et des manifestations de rue, fabriquent des explosifs, repèrent les prochaines cibles, consacrent temps et imagination à des nouvelles attaques contre la domination. L’appel est à étendre et améliorer la portée de nos incursions offensives.

Les puissants sont faits de chair et d’os, ils sont identifiables, vulnérables et destructibles…. Allons les chercher.

Élargissons nos capacités d’attaque : nous pouvons toujours aller plus loin.

Déclenchons les hostilités destructrices !

Complices séditieux / Fraction pour la Vengeance

Parlons de Signal

Publié le 2019-07-31 20:08:08

La brochure qui suit a été initialement publiée en anglais sur le site North Shore Counter Info Je suis tombé dessus par hasard en me promenant sur les internets. Assez vite j’ai été frappé de voir à quel point l’auteur·e pointait du doigt les mêmes problèmes auxquels j’ai pu être confronté avec Signal – pour celleux qui l’ignorent encore Signal est une messagerie chiffrée utilisable depuis un smartphone ou un ordinateur, la première partie de la brochure revient plus longuement sur son origine et son usage. Ces derniers mois, la majorité de mon entourage s’est mis à utiliser Signal. L’existence de cette application m’a pas mal convaincu de posséder un smartphone, et je ne crois pas être le seul.

Visiblement en Amérique du Nord le phénomène s’est déjà produit il y a quelques années, entraînant un certain bouleversement des pratiques et des relations sociales dans les milieux autonomes. La même chose commence à arriver ici, en France, et comme l’explique l’auteur·e, il n’y a pas que du bon là-dedans. Si j’évoque l’injonction à être joignable en permanence, la surévaluation de la protection amenée par Signal, l’exclusion sociale des personnes non pourvu·e·s de Signal, les groupes où se répandent des vents de panique, etc, je suis sûr que ça parlera à beaucoup de monde. Tout ceci, et beaucoup d’autres choses sont discutées dans cette brochure, plus quelques conseils pour éviter les erreurs les plus grossières, et à minima inciter chacun·e à questionner et discuter son usage de Signal.

N’étant pas vraiment bilingue, quelques erreurs de traductions se sont sûrement glissées à quelques endroits, notamment lorsqu’il s’agissait de retranscrire de l’argot. Le texte original ayant été écrit depuis le Canada anglophone les références ne collent pas toujours avec la France, surtout lorsque sont évoqués des textes de lois. J’ai fait le choix modifier le texte à la marge, en ajoutant parfois des notes propres au contexte français.

Brochure format A4

Brochure format livret A5

Gênes, Italie : Incendie d’une voiture d’ENI – 30 juillet 2019

Publié le 2019-07-31 20:09:03

« Nous n’attaquons que pour nous-mêmes. Pour faire et refaire l’expérience intime de notre refus du monde. Nos vies prennent sens et consistance qu’en ces poignées de secondes. » [1]

La principale raison qui nous pousse à nous impliquer, à la première personne, sans craindre les conséquences répressives possibles, c’est d’avoir conscience que nous ne sommes pas libres. Même si nous sommes hors des murs d’une prison dégueulasse, nous vivons dans un monde comparable à une prison à ciel ouvert. Les chaînes que nous portons sont en partie acceptées comme des nécessités quotidiennes, la plupart des gens les perçoivent comme des besoins physiques quasi-indispensables, par exemple l’utilisation d’ordinateurs, de smartphones, des moyens de transport… Ces chaînes sont imposées d’en haut, de ce qui s’avère de plus en plus similaire au « grand frère » d’Orwell. 

Ceux qui gouvernent savent pertinemment qu’ils ont accompli un travail remarquable en termes de distractions de masse, de besoins induits et de confusion astucieuse pour s’assurer du fait que même les opprimés aient l’ambition d’être des oppresseurs, en identifiant l’ennemi chez ceux qui se trouvent au dernier échelon. L’État doit savoir que malgré tout, il y aura toujours des individus qui n’accepteront pas leurs illusions d’omnipotence, qui ne pourront s’empêcher de sentir le poids de leurs chaînes et s’organisent en conséquence pour les détruire.

Cela a donc été fait avec une voiture d’ENI. [2]

Eni est la société qui réalise le chiffre d’affaires le plus élevé en Italie et joue un rôle fondamental dans l’économie mondiale pour l’exportation de gaz et de pétrole. Elle assure ses profits en versant le sang de milliers de civils et collabore activement avec les milices libyennes qui protègent ses puits de pétrole, ces mêmes milices qui gèrent des camps où sont commis chaque jour des viols, des actes de torture et des meurtres. Comme en Italie, où Faisal Hossai, un Bengali âgé de 32 ans, est décédé début juillet dans la prison de Turin.

Attaquer Eni, c’est attaquer l’État italien et ses intérêts économiques.

Notre prérogative est d’attaquer les structures, les moyens et tous ceux qui nourrissent et défendent la répression, de manière informelle, en profitant de moments de joie indispensables pour sortir de la résignation de la vie quotidienne.

Il existe plusieurs façons de les attaquer, nous y œuvrons avec ruse et imagination.

Mort aux oppresseurs !
Vive l’internationale noire !
Feu aux camps, aux CPR et aux prisons !
Solidarité avec tous les prisonniers anarchistes !


[Traduit d’anarhija via Anarchists worldwide]

NdT:
[1] Extrait du communiqué « Incendie de matériels et réflexions contre celleux qui s’en servent », revendiquant les incendies des 14 et 16 mai 2019 dans la Loire: le premier contre un parking d’Eurovia (Vinci) près de Saint-Etienne, le deuxième contre une carrière à Saint-Julien-Molin-Molette.
[2] L’attaque incendiaire contre cette voiture d’ENI a eu lieu devant le siège de l’entreprise, sur la piazza della Vitoria, dans la nuit de lundi 29 au mardi 30 juillet à Gênes.

Gênes (Italie) : Un véhicule d’ENI incendié

Publié le 2019-07-31 22:54:07

Anarhija / mardi 30 juillet 2019

« Nous n’attaquons que pour nous même. Pour faire et refaire l’expérience intime de notre refus du monde. Nos vie prennent sens et consistance qu’en ces poignées de secondes. » *

La raison principale qui nous pousse à nous mettre en jeu, en personne, sans se laisser mettre au pied du mur par la peur des possibles conséquences répressives, c’est la conscience de ne pas être libres. Même si on est en dehors des murs d’un horrible prison, nous vivons dans un monde qu’on peut comparer, et avec réalisme, à une prison à ciel ouvert. Les chaînes qu’on porte sont partiellement acceptées comme des nécessitées, la majorité des gens les voit comme indispensables au même titre, si pas plus, de nos besoins physiologiques ; qu’on songe à l’utilisation d’ordinateurs, smartphones, moyens de transport… Ces chaînes nous sont imposées d’en haut, par quelque chose qui ressemble de plus en plus au « Big Brother » d’Orwell. Ceux qui nous gouvernent savent qu’ils ont beaucoup avancé en ce qui concerne la « distraction de masse », des besoins superflus et de la confusion crée à dessein, afin que les opprimés eux-mêmes visent à devenir oppresseurs, en voyant leur ennemi dans celui est à un niveau plus bas que le leur.

Que l’État sache que, malgré tout, il y aura toujours des individus qui n’accepteront pas son délire de tout-puissance, qui ne pourront pas s’empêcher de sentir le poids des chaînes et, par conséquent, s’organiseront pour les détruire.

Ça a été le cas pur une voiture d’ENI.

ENI est l’entreprise qui a le chiffre d’affaires le plus élevé, en Italie, et elle jour un rôle fondamental dans l’économie mondiale, dans l’exportation des gaz et pétrole. Elle fait des bénéfices en se tachant du sang de milliers de civils, elle collabore activement avec les milices libyennes, qui protègent ses puits e pétrole, les mêmes milices qui gèrent les camps où chaque jours on viole, on torture, on tue.

C’est la cas en Italie aussi : Faisal Hossai, un jeun bengali de 32 ans, est mort début juillet dans le CRA, le camp, de Turin.

Attaquer ENI signifie attaquer l’État italien et ses intérêts économiques.

C’est notre apanage d’attaquer les structures, les moyens et quiconque nourrisse et défende la répression, par le moyen de l’informalité, en jouissant de moments de joie qui sont indispensables pour sortir de la résignation de la vie quotidienne.

Les façons de les attaquer sont nombreux, qu’on utilise la fantaisie et la ruse.

Mort aux oppresseurs!
Vive l’internationale noire!
Feu aux camps, aux CRA et aux taules !

Solidarité avec tous les prisonniers anarchistes

 

* note d’Attaque : cité du communiqué « Incendie de matériels et réflexions contre celleux qui s’en servent« 

Piazza della Vittoria, Genova. En bas du siège d’ENI, le 30 juillet.


Berlin, Allemagne : Nouvelles actions de solidarité avec les trois inculpés des « bancs publics » de Hambourg – 25 et 28 juillet 2019

Publié le 2019-07-31 23:07:07

Berlin : Liberté et solidarité pour les trois inculpés des « bancs publics »

Une banderole décore le Elsenbrücke depuis hier soir (28 juillet 2019), rage et force pour les trois du « banc public ».

Nous envoyons force et amour aux compagnon.ne.s à Hambourg, qui ont été arrêté.e.s il y a trois semaines sur un banc public.

Vous n’êtes pas seuls !!!

Nous avons la rage et de la haine envers cette société carcérale et leurs autorités répressives qui rendent possible ici toute cette oppression !

C’est pourquoi un gros « fuck you » à tous les flics, juges et R.G !

Contre toutes les taules, pour la révolte sociale

(A)

[Traduit de l’allemand de indymedia, 29.07.2019]


Berlin, Allemagne : Vandalisme pour le Liebig34 et pour les trois du « banc public » (Parkbank) – 25 juillet 2019

Une nuit habituelle à Berlin, la police est très présente à certains endroits, que ce soit en assiégeant les rues ou en surveillance en permanence certaines personnes et structures ; ainsi des failles se créent à d’autres endroits (par exemple, une voiture brûle en toute quiétude à la Ostbahnhof [1]), là où ils ne nous attendent pas. Ces failles portent beaucoup de possibilités en elles, afin de nous exprimer dans nos formes d’expression préférées.
Nous avons découvert une de ces failles dans la nuit du 25 juillet entre Velodrom et le Volkspark du quartier de Friedrichshain : un bureau et un pavillon de vente de l’investisseur ‘Pandion 4 Living’ qui construit ici un nouveau temple de luxe pour les riches.
« PANDiON 4LIVING est un complexe résidentiel doté d’une architecture claire et débordant de nouveaux concepts. Chaque mètre carré est le produit d’un design intelligent conçu pour les occupants qui souhaitent vivre pleinement leur vie. Il y a amplement de place pour développer le corps et l’esprit, sans oublier les activités sportives et de loisirs à portée de main pour vous permettre de rester énergique et revitalisé. PANDiON 4LIVING est idéal pour ceux qui rêvent d’une vie active et recherchent une opportunité d’investissement dynamique. » https://pandion4living.de/.

A l’angle de la Liebigstraße et de la Rigaerstraße, « on y va, on va chercher ses pierres et on rentre chez nous », se plaignent les flics dans le journal de la ‘Bild’. Toutefois, il y a aussi des pierres gratuites à d’autres endroits de la ville. Parce que Pandion refuse d’aller chercher les pierres qu’on lui a envoyé malgré le bon de livraison tardif, nous lui en avons livré dans son bureau de manière toute intelligente.

L’action fut pareille que ce que désirait Pandion : intelligente et efficace. Quelques mots pleins d’humour rapidement tagués et les vitres détruites (très solides et certainement très chères)

Si nos ami.e.s à Hambourg, de la Liebigstrasse [2] et ailleurs ne peuvent pas se sentir en sécurité, ça ne doit pas non plus être le cas pour local de merde comme Pandion ainsi que tous les autres investisseurs.
Dans quelques mois, le sénateur à l’intérieur signera l’arrêté d’expulsion du Liebig34 – puis les nuits berlinoises s’illumineront et exploseront vraiment. Puis les flics ne quitteront plus leurs uniformes puants pendant des semaines. Notre action doit être comprise comme un avertissement aux uns et un encouragement aux autres.

Nous avions aussi une pensée pour les trois « des bancs publics » à Hambourg. Tenez bon – Jusqu’à ce que la justice s’étouffe à un moment donné de sa propre rage de persécution !

Une équipe de destruction anonyme.

[Traduit de indymedia Deutschland, 25.07.2019]

NdT :
[1] Gare centrale de l’est.
[2] Hausprojekt menacé d’expulsion depuis que Padowiz, gros investisseur berlinois qui rachète de multiples maisons et immeubles pour en faire une ville réservée aux riches, a racheté le bail précaire de ce lieu queer-féministe radical.

Corlay (Côtes-d’Armor) : Miracle : il neige dans l’église ! (MAJ 06/09)

Publié le 2019-07-31 23:08:05

Ouest France / lundi 29 juillet 2019

L’église Saint-Sauveur de Corlay (Côtes-d’Armor) a été vandalisée, dimanche 28 juillet. Un extincteur a été vidé à l’intérieur : sol et mobilier ont été recouverts d’une pellicule blanche.

Un tableau a été arraché. Les auteurs des faits ont aussi arraché un tronc fixé dans l’autel. N’ayant pu l’ouvrir, ils l’ont laissé par terre. Une entreprise de nettoyage va être sollicitée pour nettoyer ces dégâts. En attendant, l’église est fermée au public. […]

Le maire et l’adjoint tirent la gueule devant ce fait extraordinaire

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Mise à jour du vendredi 6 septembre : Deux ados interpellés

Le Télégramme / jeudi 5 septembre 2019

Les faits remontent au 28 juillet dernier. Ce jour-là, au moment de la fermeture de l’église Saint-Sauveur de Corlay, des dégradations sont constatées à l’intérieur de l’édifice. Un tronc pour les dons a été arraché, abandonné sur place, et un extincteur a été entièrement vidé de son contenu.

Un acte de vandalisme qui a suscité beaucoup d’incompréhension. « On s’en est tout de suite préoccupé », raconte le maire, Pierre-Yvon Corbel qui rappelle qu’une entreprise a dû intervenir toute une semaine pour réparer les dégâts causés par la poudre de l’extincteur. Coût du préjudice : 5 000 €. « L’église étant ouverte en journée, l’assurance va peut-être nous demander de mettre en place un système de sécurité », poursuit-il.

La gendarmerie, chargée de l’enquête, a rapidement identifié et interpellé deux suspects : deux jeunes garçons nés en 2003 et 2005. Ils seront convoqués prochainement devant le juge des enfants.

Grèce : De Kavala à Hambourg, feu à toutes les prisons !

Publié le 2019-08-02 14:36:06

En solidarité avec les « trois du banc public » arrêtées à Hambourg, nous avons accroché une banderole dans le parc central de Kavala (Faliro) !

Une autre banderole exprimait notre solidarité avec les réfugiés. (« Solidarité avec les réfugiés et les migrants »)

La troisième banderole (« flics, juges et procureurs : vous ne dormirez jamais tranquilles ») montrait notre mépris envers le meurtrier d’Alexis Grigoropoulos, E. Korkoneas, qui a été libéré le 31 juillet. « To aima killaei, ekdikisi zitaei » – « Si le sang coule, criez vengeance ! »

[Source: indymedia deutschland, 01.08.2019]

1er mai parisien – Camping et paillettes : A propos de Demande de Mise en Liberté

Publié le 2019-08-02 14:36:08

L’été est chaud, et d’autant plus insupportable quand on est enfermé.e.

Le 1er mai 2019, trois personnes (deux allemands et un.e espagnol.e) ont été arrêtées durant la nuit, vers 2h, près de la gare du Nord à Paris. Les flics ont procédé à une perquisition de la voiture qui les avait conduites à Paris. Les journaflics annonceront rapidement qu’un « arsenal comprenant des éléments pour constituer des engins incendiaires » a été saisi dans un « véhicule d’écolos-anarchistes ». Le fait d’avoir dans son véhicule de la littérature anarchiste, un bout de papier où sont inscrit des lieux de RDV pour rejoindre des départs en manifs, quelques outils pouvant être utile sur un chantier, au camping ou dans la rue et d’être dans les fichiers de la police allemande est pour les flics et le proc’ matière à voir le reste du contenu comme un arsenal. Les réchauds, les jerricanes de gasoil vides et l’huile d’olive deviennent des engins explosifs et les paillettes noires ainsi que le sucre blanc des substances dangereuses à analyser. Illes sont mis en examen pour « détention et transports d’armes de catégorie A » (armes dites de guerre, ici des masques à gaz intégraux…), « détention et transport de substances incendiaires et explosives » et « association de malfaiteurs en vue de la commission de crime ou délit ».
Ce dernier chef d’inculpation ouvre systématiquement une instruction qui permet aux juges d’employer tout l’arsenal policier pour enquêter et enfermer pour de longs mois les mis.es en examen.

Deux des trois de la gare du nord sont toujours incarcéré.es, depuis le 1er mai 2019. Illes ont été amené.es dans le bureau de la juge d’instruction pour un second interrogatoire, début juillet. Des DML (demandes de mise en liberté) ont été deposées dernièrement.

C’est-à-dire que des « garanties de représentation » (adresse d’hébergement, formation…) sont présentées à la juge d’instruction, susceptibles de satisfaire ses critères, pour qu’elle mette fin à leur détention dite préventive. Une mise en liberté qui sera sans doute conditionnée à un contrôle judiciaire interdisant aux 3 qu’illes puissent se rencontrer, qu’illes soient à la disposition du juge si besoin, qu’illes pointent régulièrement dans un commissariat… et qu’illes se présentent à leur procès.

La juge d’instruction, qui est la première à statuer sur ces demandes, les a acceptées. Mais comme attendu, le parquet a fait appel et empêche leur mise en liberté avant que la chambre de l’instruction ne donne l’ultime avis dans cette procédure. L’un d’entre elleux a vu sa demande acceptée mardi 30 juillet, un autre refusée, et lea troisième doit passer vendredi 2 août en audience. L’instruction étant toujours en cours, ces audiences ne sont pas publiques.
A cette occasion comme à d’autres, il est toujours possible d’exprimer notre solidarité avec elleux et notre rage contre ce monde de flics, de juges et de matons.

Feu à toutes les prisons !
Liberté pour tou.tes !

Des complices

Pour les contacter, vous pouvez écrire à campingetpaillettes@@@@@riseup.net.

[Publié sur indymedia nantes, jeudi 1er août 2019]

| Mieux vaut Pippi |

Publié le 2019-08-02 14:36:12

Résultat de recherche d'images pour "enfants qui sautent dans une flaque d'eau noir et blanc"Je l’admets, moi aussi j’ai été frappé par la jeune fille suédoise avec des nattes. J’en suis tombé amoureux presque instantanément. Son indépendance vis-à-vis des  adultes, son courage face aux forces de l’ordre, son défi des conventions sociales, sa volonté débridée de vivre dans un monde fabuleux et complètement différent de ce à quoi nous sommes malheureusement tous habitués, son amour pour la nature… enchanteur, vraiment. Voilà pourquoi je trouve déprimant que la tendre et souriante Pippi Longueschaussettes* soit aujourd’hui oubliée en faveur de la pédante et boudeuse Greta Thunberg, initiatrice de la grève lycéenne pour le climat.

Pippi savait tirer au pistolet, Greta sait parler aux dirigeants politiques. Pippi avait une telle force qu’elle pouvait soulever un cheval, Greta dispose de tels soutiens qu’elle intéresse les médias internationaux. Pippi était fille d’un obscur marin, Greta est fille d’artistes célèbres. Pippi avait à ses côtés le cheval Oncle Alfred et le singe Monsieur Dupont, Greta a à ses côtés le publicitaire Ingmar Rentzhog et l’ancien vice-président des États-Unis Al Gore. Pippi possédait un trésor de pirates pour satisfaire ses besoins vitaux, Greta appartient aux start-up technologiques qui doivent satisfaire leurs exigences commerciales.
Pippi a encouragé des générations d’enfants à croire en eux-mêmes et à leurs rêves les plus fous (vivre en liberté), Greta encourage les classes dirigeantes à se corriger elles-mêmes pour réaliser leur ambition la plus banale (sauver le capitalisme). Avec son univers fantastique, Pippi la rebelle (nous) mettait à l’abri de la loi et de l’ordre, avec son univers de realpolitik, Greta l’activiste (les) met à l’abri de la révolte et du désordre. Quelle différence abyssale !

Aujourd’hui, des manifestations pour protester contre le changement climatique se sont déroulées partout dans le monde. Il s’agit du Vendredi pour le futur, l’idée inspirée par Greta (ou par ceux qui le font pour elle) d’une grève globale pour le climat. Mais quelle est la principale cause du réchauffement climatique ? L’activité industrielle pour la production de biens et de services. Et qui exerce, soutient et finance cette activité ? Les petites et grandes entreprises, avec l’appui direct de l’État. Est-ce la raison pour laquelle tous ces activistes de l’environnement demandent aux bureaucrates et aux responsables de promouvoir des lois et des initiatives permettant le développement d’un capitalisme vert et durable ? Etant eux-mêmes les responsables du changement climatique en cours, pourquoi ne serait-ce pas à eux de résoudre les dégâts qu’ils sont en train de provoquer ? Cette demande n’est pas plus que logique, c’est au fond une prétention complètement stupide. Demander à l’État et aux grandes industries de baisser drastiquement leurs émissions de dioxyde de carbone revient à demander à un requin de réduire drastiquement sa quête de nourriture. Le requin avide de chair continuera à massacrer les êtres vivants, tout comme le capitalisme avide de profit continuera à piller les ressources naturelles. La solution ne peut venir de ceux qui font partie du problème.

Marcher en défense du climat pour demander une politique plus écologique à la classe dirigeante est une excellente gymnastique de l’obéissance. On bouge les jambes pour s’en remettre aux parlementaires, on agite les bras pour dépendre des ministres, on secoue la tête pour s’incliner devant les gouvernants. On se met en mouvement, mais seulement pour prendre (et se faire prendre par un) parti. Mens servile in corpore sano, esprit servile dans un corps sain. Voilà pourquoi la pacifique et affable Greta est tant appréciée par les politiciens les moins vulgaires et les moins réactionnaires.

Pas par moi en tout cas. Je n’en peux plus de l’entendre. Hep, vous ne voulez pas plutôt vous enticher de l’autre jeune fille suédoise, celle aux cheveux roux, celle qui s’habille de façon bizarre, celle qui s’en fiche d’avoir des taches de rousseur, celle qui porte des chaussures cinq fois supérieures à sa taille, celle qui s’enthousiasme « à l’idée de voir l’île de Couricoura ; s’allonger sur le rivage et plonger le gros orteil dans la véritable Mer du Sud, tandis qu’il suffit de bâiller pour que tombe une banane bien mûre » ?

Traduit de finimondo.org dans avisdetempetes.noblogs.org – numéro 16

* Ndt. Pippi Långstrump en suédois, soit Pippi Longueschaussettes, héroïne de la littérature pour jeunesse dont le nom est traduit ainsi dans la plupart des langues, est devenue Fifi Brindacier en français. Son éditeur Hachette a par ailleurs totalement aseptisé la traduction des trois romans d’Astrid Lindgren, en les rééditant sans vergogne à l’identique dans leur version falsifiée de 1951 à 1995.

Munich, Allemagne : incendie d’une voiture de Dussmann, rouage de l’enfermement – 22 juillet 2019

Publié le 2019-08-02 17:35:08

Cette semaine, une voiture de Dussmann brûlée à l’avant était garée dans la Feichtstraße (michaelibad) à Neuperlach pendant plusieurs jours. Sur sa partie arrière (pas cramée), le logo de l’entreprise était encore reconnaissable.

Il s’agit bien de l’incendie volontaire présumé d’une voiture le 22 juillet 2019 publié par les flics, brève dans laquelle ils n’ont pas publié le nom de l’entreprise (probablement de manière intentionnelle).
Dussmann est impliquée dans le fonctionnement des prisons et vend des prestations de services de sécurité.

[Via Chronik]

Avec elles, leurs enfants incarcérés

Publié le 2019-08-02 17:35:14

Lorsque je suis arrivée à la Maf de Fleury-Mérogis, la  nursery comptait quatorze cellules, dont douze étaient occupées. Nos cellules étaient petites, avec un lit pour la mère et un petit lit en fer, aux barreaux tout rouillés, pour son enfant Les murs de béton étaient nus, maculés. La porte était peinte en noir, tout comme les deux ou trois étagères.

Pour laver nos enfants, nous avions, dans chaque cellule, une baignoire en plastique. La cuvette des toilettes n’avait pas de couvercle et j’ai dû en fabriquer un en carton parce que le bruit de la chasse d’eau réveillait chaque fois mon fils. Il faut un certain temps pour que les enfants s’habituent aux bruits d’une prison. Les surveillantes ouvraient et fermaient bruyamment les verrous, sans se soucier du sommeil des enfants.

Il y avait un coin cuisine, auquel nous n’avions pas accès. Au début, deux mères détenues avaient été désignées pour préparer les repas des enfants. L’administration leur remettait la nourriture pour une semaine et elles devaient se débrouiller. Puis la direction a prétendu qu’elles volaient de la nourriture et elle les a remplacées par une puéricultrice qui était totalement incompétente. Ce fut la catastrophe.

Elle prévoyait de la nourriture pour sept enfants alors qu’il y en avait onze à nourrir, de sorte que, parfois, il ne restait plus rien pour le weekend. Pour ma part, je n’ai pas eu à en souffrir directement car j’allaitais mon enfant, de même qu’une autre femme. En revanche, nous avions toutes deux demandé que l’on augmente un peu nos rations alimentaires durant la période où nous nourrissions nos enfants au sein. L’affaire est allée jusqu’au service médical, qui a prescrit une alimentation améliorée.

Mais nous n’avons jamais rien eu. Ces problèmes de cuisine sont montés jusqu’à la direction et la puéricultrice s’est fait taper sur les doigts. Une nouvelle détenue du quartier principal de la Maf est donc venue se charger de l’alimentation. Elle arrivait dès le matin, à 8 h 30. A midi, elle repartait puis, à 14 heures, elle revenait chez nous et préparait le quatre heures et le repas des enfants.

Les mères ne trouvaient pas très normal que quelqu’un d’autre fasse à manger pour leurs enfants, d’autant plus que cette fille était une balance Elle rapportait à l’administration tout ce que nous faisions ou disions. Nous étions à la fois surveillées par l’Administration pénitentiaire, par la puéricultrice et par cette fille. Une grande tension s’installait.

Il y avait aussi un semblant de salle de jeux pour les enfants, entièrement entourée de vitres. Dans cette salle, on trouvait ça et là, à terre, des matelas recouverts de housses usagées et des jouets plus ou moins cassés. A l’époque, il y avait treize enfants et cette salle était encore trop confinée pour eux. Là aussi, ils étaient enfermés.

Il y avait une réserve de vêtements pour gosses dont on ne voyait jamais la couleur. Un jour, alors que la puéricultrice était en vacances, nous avons pu ouvrir les placards et nous avons été ébahies de voir tant de vêtements empilés alors qu’il y avait des détenues qui n’avaient rien pour leurs enfants, ni chaussons ni petits tricots de corps, etc.

Outre cela, la nursery comptait encore une petite infirmerie, qui était gérée par la puéricultrice et le pédiatre. Ce dernier venait tous les quinze jours pour peser les enfants et voir si l’un d’entre eux était malade. Là, on trouvait un pèse-bébé, une grande table avec un matelas recouvert d’une sorte d’alèse, des thermomètres dans une petite armoire, où l’on stockait également le lait, les couches, le lait de toilette, etc.

Le lait nous était donné au compte-gouttes, moins du tiers de la bouteille à chaque fois. Lorsqu’il n’y en avait plus et que nous en réclamions, nous nous faisions engueuler. On nous rationnait aussi les couches. Il s’agissait de couches de piètre qualité qui se mettaient en boule au bout de cinq minutes. Souvent, la puéricultrice se trompait de taille et nous devions nous débrouiller avec des couches trop petites.

Il y avait aussi une machine à laver, qui était réservée aux· enfants. Nous n’avions pas le droit d’entrer dans la cellule où elle se trouvait. Les mères ont droit à une douche par jour. Certaines filles,préfèrent se laver au lavabo. Lorsqu’on vient d’accoucher et qu’on se sent toute flasque, il arrive que l’on n’ait pas envie de se montrer aux autres. Or la douche est collective, il n’y a pas de cabines individuelles.

Nous étions constamment traitées comme suspectes. Tout était comptabilisé. Si on nous donnait une bouteille d’eau et qu’elle était finie trop vite, on nous disait que nous la buvions au lieu de la donner à nos enfants. On nous suspectait tout le temps.

Le suivi médical laisse vraiment à désirer. Après l’accouchement, on ne voit le médecin qu’une fois. Je n’ai jamais su ce qu’était un retour de couche. Je n’ai vu personne et je n’ai eu aucune information. L’enfant n’est pas nécessairement pesé ni mesuré tous les quinze jours, lorsque vient le pédiatre. C’est totalement aléatoire. Un enfant peut tomber malade dans la semaine où le pédiatre ne vient pas. Dans ce cas, l’administration appelle un médecin extérieur. Lorsque je parle d’un enfant malade, il faut qu’il soit vraiment malade et non pas qu’il ait simplement une petite toux parce que pour l’administration, ce n’est pas être malade. Alors que dehors, si un môme a un rhume et que sa mère a envie d’aller voir un médecin, elle peut le faire. C’est pénible, pour une mère détenue, de devoir dépendre de quelqu’un lorsque son enfant est malade.

Mon fils avait des problèmes avec ses pieds qui rentraient à l’intérieur. Il portait des chaussures spéciales, en cuir dur, qui lui étaient douloureuses. Il fallait donc que je lui talque les pieds. Il a fallu que je m’ accroche sérieusement avec la puéricultrice pour obtenir du talc parce qu’elle estimait que c’était du superflu. Nous étions contraintes de nous justifier pour chaque demande de ce type. Quand c’est tout le temps comme ça, il arrive·un moment où c’est insupportable.

Lorsque les enfants commencent à marcher, lorsqu’ils atteignent six mois, ils bougent beaucoup plus et ça devient plus dur. En grandissant, l’enfant a besoin de plus d’ouverture et tout est fermé. C’est difficile d’être en permanence avec lui parce qu’on veut bien faire mais il n’y a pas le père, avec qui il y a parfois des problèmes, qui est peut-être en prison.

Cet espèce d’enfermement à deux est complètement fou. Il faut prendre sur soi parce qu’on n’est pas toute seule, et les nerfs en prennent un coup. En prison, on est non seulement prisonnière de l’administration mais on l’est aussi de son enfant.
Quand tu es dans la même cellule que ton gosse et que son lit est à côté du tien, qu’il te voit, qu’il se lève, tu essayes de rester dans ton lit sans bouger mais beaucoup de mères détenues prennent leur enfant pour dormir avec elles, ce qui crée encore plus de liens et,  au moment de la séparation, c’est encore plus dur. Mais on ne peut pas faire autrement.

A la différence des autres quartiers, la nursery n’est pas entretenue par des auxiliaires désignées par l’administration. Ce sont les mères qui doivent assurer le nettoyage. Nos enfants y vivaient et nous faisions, avec les moyens du bord, en sorte que ce soit propre. Nous devions laver le sol des cellules avec du shampooing.
Donc, lorsque vient ton tour, avec une autre mère, on ouvre la porte de ta cellule à 7 heures du matin. Tant mieux si ton bébé dort encore. S’il est réveillé, il faut le trimbaler avec toi dans le couloir ou le mettre dans la salle de jeux, car on n’a pas le droit de le confier à une autre mère.
C’est ensuite la distribution du petit déjeuner et, à 8 h 30, c’est l’ouverture des portes. On entend les verrous qui claquent, une ribambelle de portes qui s’ouvrent puis les pas des mômes qui marchent, tout contents de sortir enfin. Ceux qui dormaient encore se réveillent et la journée commence.
On nettoie alors sa cellule car, du fait de son exiguïté, elle est toujours sale et on n’a aucun produit d’entretien. Les lavabos sont minuscules. Il n’est vraiment pas pratique de laver le plateau métallique dans lequel sont servis les repas. De plus, c’est extrêmement bruyant et ça réveille le gamin. Alors, ou on lave ce plateau et on réveille son enfant, ou on ne le lave pas.

Après le ménage de la cellule: on va se voir les unes les autres, on discute ensemble. Puis c’est la promenade, de 10 à 11 heures. Nous avons une promenade par jour dans une cour de la détention «ordinaire», lorsque les autres détenues n’y sont plus. Pour porter les enfants en bas âge, il n’y avait qu’un ou deux sacs kangourou, alors que nous étions douze. De même, il n’y avait qu’un ou deux vieux landaus. Toutes sortaient dans cette cour, où nous nous retrouvions entre mères. Ensuite, nous réintégrions nos cellules. A 11 h 30, les enfants mangeaient dans une salle commune. Ils étaient, comme les détenues, soumis au rythme administratif. Après cela, les prisonnières regagnaient leurs cellules et recevaient leur repas vers midi, et elles restaient enfermées jusqu’à 14 heures. Les verrous étaient alors de nouveau ouverts et les mômes qui dormaient encore étaient réveillés. Jusqu’à 18h00, les mères pouvaient vaquer dans le quartier, aller d’une cellule à l’autre, dans la salle de jeux où se trouvait, évidemment, un téléviseur, ou encore dans la courette de la nursery. Cette courette est à l ‘air libre, pas très grande. Il y a là quelques brins d’herbe et un petit tas de sable agrémenté d’une planche de bois, pour les enfants. La cour est entourée de grands murs. Les mômes regardent face à eux et ne voient que ces murs. Le soir, les enfants mangeaient à 17h30, puis il ne se passait plus rien jusqu’au lendemain.

Si un problème se présente la nuit, il n’y a que nous, les mères, et les détenues de l’étage au-dessus, qui puissions faire quelque chose, c’est-à-dire taper dans les portes. Il y a bien un système d’interphone dans les cellules mais on peut sonner durant des heures, le rond-point reste désert, comme partout ailleurs. Ce n’est pas parce que c’est la nursery que la vigilance est plus grande. Il est arrivé qu’une enfant soit très malade. Dans la journée, la mère avait fait remarquer que la petite n’était pas bien. Les surveillantes avaient pris sa température -la petite avait effectivement de la fièvre- et lui avaient administré un peu de Catalgine. Au milieu de la nuit, la môme n’allait pas bien du tout. La mère a commencé à taper à la porte. Nous nous sommes réveillées et, à notre tour, nous avons toutes cogné. Les surveillantes sont venues et ont dit que ce n’était pas urgent puisque la température de la gamine n’atteignait « que » 39°5. Le jour où je suis arrivée, j’ai immédiatement signalé que j’étais épileptique et que c’était dangereux car une crise pouvait arriver à tout moment: imaginons qu’une nuit, je sois seule avec mon fils dans les bras et que je tombe. J’avais donc convenu avec une co-détenue, lorsque j’étais contrariée ou que je n’avais pas le moral, qu’elle devait m’appeler, le soir, à intervalles réguliers. Nous n’avions que ce moyen-là.

Nos parloirs avaient lieu dans les boxes habituels, avec les autres détenues. Comme elles, nous étions fouillées à corps.
Mais nos enfants étaient fouillés à l’aller et au retour. A l’hôpital de Fresnes, les surveillantes allaient même jusqu’à ôter la couche du bébé. A la Maf de Fleury-Mérogis, ces fouilles variaient selon les périodes. Il m’est arrivé d’avoir un accrochage avec une surveillante parce que mon fils donnait au retour du parloir et que j’avais refusé qu’elle le fouille. Elle a carrément enfoncé sa main dans la couche. J’ai vivement ôté cette main et je l’ai traitée de «merdeuse». Le ton a monté.

Un été, en juillet, il faisait très chaud. Dans les cellules, la température atteignait quarante degrés. La plupart des mômes étaient malades. Ils avaient des maux de ventre mais les médecins ne faisaient rien si ce n’est prescrire deux ou trois médicaments. On continuait de nous donner une bouteille d’eau par jour et si une mère stockait deux bouteilles et que l’administration s’en apercevait, on ne lui donnait pas d’eau le troisième jour.
Nous avons toutes écrit à la direction. Nous avions décidé de ne pas rédiger de pétition car elle aurait été rejetée. Mieux valait écrire chacune une lettre individuelle pour demander que les portes des cellules soient ouvertes entre 12 et 14 heures.
Durant ces heures, une surveillante était présente. Il était donc tout à fait possible d’ouvrir les portes sans que cela ne pose un problème particulier.  Quelques jours plus tard, le sous-directeur Audouard arrive dans la nursery. Je l’attrape et lui rappelle que nous lui avons adressé des lettres restées sans réponse. Il me répond que celle-ci ne saurait tarder. Elle est effectivement arrivée peu après: notre demande était refusée et rayée d’un grand trait, sans qu’il prenne la peine de nous expliquer pourquoi.
Il faisait vraiment très chaud. Nous en étions à un tel point que nous trempions les couvertures militaires de l’ A.P. dans l’eau jusqu’à ce qu’elles ruissellent et que nous les pendions à la fenêtre pour rafraîchir momentanément l’atmosphère. Il y avait un centimètre d’eau par terre et lorsque mon fils dormait, je mettais au-dessus de son lit un drap humide. Certains enfants ont été malades et nous nous sommes dit qu’il fallait vraiment faire quelque chose. Nous avons décidé de ne pas rentrer de promenade le lendemain midi. Nous devions toutes sortir avec nos enfants, emmener de l’eau, de quoi manger, des couches de rechange et aller dans la petite courette d’où nous pensions qu’on ne pourrait pas nous déloger. C’est pour nos mômes que nous avions décidé de passer à l’action. Malheureusement, la détenue qui collaborait avec l’administration était au courant par une des mères qui avait été trop bavarde.

Le jour dit, à 11 h 50, nous nous trouvons toutes dans la salle où les enfants  devaient manger. Nous nous préparons à sortir. Soudain, la surveillante nous  ordonne de réintégrer les cellules. Nous  commençons par dire que ce n’est pas l’heure. Mais nous voyons la balance et nous comprenons immédiatement. Nous  disons que nous ne voulons pas rentrer. La surveillante appelle les gradées et l’une d’elles, Mme Ayache, vient, accompagnée d’une grande blonde que l’on surnomme « Gestapo », Mme Davoine, et de plusieurs surveillantes. Elles nous disent que, maintenant, nous devons rentrer. Personne ne répondît. J’ai commencé à expliquer pourquoi nous ne voulions pas rentrer, j’ai parlé des enfants malades, des deux médecins qui s’étaient déplacés pour une des petites, du fait qu’il faisait toujours trente-neuf degrés parce que nous avions réduit la température d’un degré avec l’eau sur les couvertures. Les surveillantes sont allées chercher le sous-directeur. Il est venu vers moi. J’ai eu cette image: « Je ne sais pas si vous avez un enfant ou si vous avez un chien, mais enfermez-le dans une voiture avec la température qu’il y a dehors en laissant qu’une mince ouverture, et vous verrez». Le sous-directeur n’a rien répondu.

Nous avions tout de même obtenu que l’administration fasse venir des médecins. Ils sont venus avec un appareil de mesure et ont constaté qu’il faisait effectivement très chaud dans nos cellules. Durant deux ou trois jours, nos enfants ont été confiés, aux heures les plus chaudes, à la puéricultrice. Nous n’étions pas d’accord. Enfermées dans nos cellules, nous entendions nos mômes qui chialaient. Chacune reconnaissait la voix de son enfant.

Décembre 1991,
une ancienne prisonnière

Extrait de Rebelles (journal des prisonniers en lutte – 1992)

 .

Hannovre, Allemagne : Attaque solidaire du commissariat – 1er août 2019

Publié le 2019-08-02 17:35:14

Poste de police attaqué

Dans la nuit du 1er août, nous avons détruit les vitres du poste de police de Varenheider à Kugelfangtrift.

Il existe d’innombrables raisons d’attaquer les flics. Cela nous paraît une nouvelle fois plus qu’évident que c’est l’arrestation de nos compagnon.ne.s des bancs publics qui a fait que nous sommes passés à l’acte cette nuit.

D’après la presse, on reproche aux compagnon.ne.s des « bancs publics » d’avoir préparé un engin incendiaire pour l’anniversaire des émeutes du G20 [1]. Qu’ils et elles soient « coupables » ou non, on s’en fout !

Bien que notre attaque ne puisse n’avoir l’effet que d’une piqûre d’épingle, elle s’inscrit dans une série d’une multitude d’attaques contre les flics (pas seulement) en Allemagne ces derniers mois. Chacune de ces piqûres nous fait sentir que nous ne sommes pas impuissant.e.s face à l’autorité, la domination et la répression.

La rage au ventre, la tête froide, les joues brûlantes et les cœurs enflammés, nous sommes uni.e.s et continuons de nous associer contre l’ordre dominant et celles et ceux qui le maintiennent.

Si vous kidnappez nos compagnon.ne.s des rues ou des bancs publics, nous ripostons !

Solidarité avec toutes les victimes de la violence des flics et de la répression !

Une accolade, force et liberté pour les trois des bancs publics !

Pour la révolte !

[Traduit de l’allemand de indymedia, 1er aout 2019]

NdT:
[1] Ce fut en réalité à l’occasion du deuxième anniversaire des émeutes anti-G20 à Hambourg de début juillet 2017

Bristol (UK) : Incendie d’une caméra et destruction d’un panneau publicitaire, le 30 juillet

Publié le 2019-08-03 10:39:05

Act for Freedom Now ! / vendredi 2 août 2019

Un nouveau écran publicitaire LED, sur l’autoroute M32 à Bristol, nous dit qu’il faut « Y être »…
Bon, voilà, nous y sommes !!! L’écran a été endommagé à coups de lance-pierre.

Les publicitaires veulent que les gens focalisent leur attention sur les messages de merde des entreprises, au lieu que sur leur conduite. Nous « y sommes » et nous ne sommes pas excité.e.s par les produits, les nouveautés, les aspirations et les styles de vie ennuyants qu’ils/elles vendent…
Nous voulons dégâts et destruction… et nous rêvons de sabotages.

Une caméra de surveillance a été brûlée aussi, à Gaunts Ham Park (un centre de jour pour des SDF, à Lawrence Hill). Les câbles ont été détruits dans une expression de rage contre la surveillance d’État, qui cible de plus en plus celles/ceux qui ne se conforment pas. A l’aide d’un long bâton et d’un allume-feu attaché à une pince à linge, cela « demandait » d’être fait !
Toujours plus de personnes sont marginalisées et la crise du logement à Bristol est l’un des aspects de la guerre sociale dans laquelle nous sommes tou.te.s plongé.e.s…
Solidarité avec tou.te.s celles/ceux qui résistent !
Spécialement avec les Parkbank 3 à Hambourg et ceux emprisonnés à cause de l’opération Panico.

Vagabond.e.s énervé.e.s antisocial.e.s

Argentine : A deux ans de la disparition et de la mort du compagnon Santiago Maldonado

Publié le 2019-08-03 10:40:05

Contra Info / jeudi 1er août 2019

Exister/résister

Buenos Aires, 2 août 2019 – après la manif en souvenir de Santiago

Deux ans se sont écoulés depuis que la gendarmerie a débarqué, là bas au loin, sur un terrain où vit encore aujourd’hui une communauté Mapuche. Ils ont débarqué parce que ce terrain a un propriétaire, un propriétaire qui possède une immense quantité de terrains et qui est ennuyé par le fait qu’il y a des gens qui occupent l’un d’entre eux. C’est la raison pour laquelle l’État arrive avec ses balles, la raison des tortures et des persécutions, de la prison, de la mort.

Il semble frivole de sortir dans la rue à cette date, comme si une paire de chiffres sur un calendrier avaient plus de sens qu’une autre paire de chiffres, lorsqu’il s’agit de se rencontrer, mais à aucun moment pendant ces deux années nous n’avons oublié le Lechu [le surnom de Santiago Maldonado. NdAtt.]. Nous essayons, d’une certaine manière, de continuer « la lutte », le grand mot que nous utilisons parfois pour dire solidarité et action directe.

Parce que c’est ce qui se passait à Cushamen : la solidarité et l’action directe. Voilà pourquoi le Lechu était là, en partageant et en soutenant une lutte qui ne nous est pas étrangère : la lutte pour la vie et la dignité, contre l’État et la propriété privée.

Pendant ce temps, l’État a continué à jouer son rôle, avec plus de prisonnier.e.s, même si les prisons sont déjà en train d’exploser, avec plus de surveillance et de contrôle, avec plus de policiers dans les rues, prêts à tuer pour défendre la propriété des autres. En deux ans, l’État a accumulé plusieurs autres morts, assassinés dans les quartiers populaires, les prisons et les commissariats de police.

L’autre main de L’État, les partis politiques, ont continué eux aussi à faire leur travail, en pacifiant et en canalisant la colère dans leurs urnes.

Comme au début ils ont agi en policiers, en pointant des gens du doigt et en criant « infiltrés », ou en protégeant la cathédrale et la police de quelques possibles jets de pierres, aujourd’hui ils continuent à jouer le jeu des bons citoyens.

Les partis de gauche et les groupes progressistes appellent à participer à ce service civique volontaire qu’est le cirque électoral, parce qu’ils savent que lorsque l’on cesse de canaliser la colère, celle-ci explose et forge des liens de solidarité qui peuvent aller contre leurs intérêts. Ils exhortent les « jeunes » à s’inscrire sur les listes électorales et à voter pour eux, qui sont modernes et comprennent que la violence est quelque chose du passé, que la protestation doit être une fête. Une fête de la démocratie.

Il y a peu de temps de cela, quelqu’un qui sait ce que c’est que de perdre quelqu’un à cause de l’État a dit qu' »il y a des moments où il faut briser le monde pour le refaire », et aujourd’hui il semble que tout ce que nous avons à faire ce serait de baisser la tête et d’accepter. Ils nous ont tués le Lechu, comme ils ont tué Rafael, La China, Maxi et Dario, Mariano, Luciano et tant d’autres… et ils veulent nous faire croire que nous devons exiger justice contre ceux qui les ont tué.e.s.
Ce que nous devons faire, c’est sortir dans les rues et détruire le monde.
Nous ne demandons ni n’exigeons rien !

Quelques anarchistes

Hanovre (Allemagne) : Un poste de police attaqué

Publié le 2019-08-03 13:38:05

de.indymedia.org/ 1er août 2019

Dans la nuit du 1er août 2019, nous avons cassé les vitres du poste de police du quartier de Varenheide, sur l’avenue Kugelfangtrift. Il y a d’innombrables raisons d’attaquer les flics. Cela nous est paru clair une fois de plus avec l’arrestation de nos compas de la Parkbank, voilà pourquoi nous sommes passé.e.s à l’acte ce soir.

Selon la presse, les compas de la Parkbank sont accusé.e.s d’avoir planifié un incendie pour l’anniversaire des émeutes du G20. Qu’ils/elles soient “coupables” ou non : on s’en fiche.

Notre attaque n’est peut-être qu’une simple petite piqûre, mais elle fait partie d’une série d’attaques contre les flics (et pas seulement), en Allemagne, ces derniers mois. Chacune de ces petites piqûres nous fait sentir que nous ne sommes pas impuissant.e.s face à l’autorité, la domination et la répression.

Avec la rage dans les ventres, les têtes froides, les joues et les cœurs en flammes, nous sommes réuni.e.s et nous nous associons toujours et encore contre l’ordre dominant et celles/ceux qui le protègent.

Vous enlevez nos compas des rues ou bien des bancs public, nous ripostons !
Solidarité avec tou.te.s celles/ceux qui sont touché.e.s par la violence et la répression des flics !

Un accolade, de la force et de la liberté pour les trois de la Parkbank !
Pour la révolte !

Verberie (Oise) : Nuit agitée et… le maire a failli rôtir

Publié le 2019-08-03 13:39:06

extraits du Parisien / vendredi 2 août 2019

Des gendarmes postés en surveillance, d’autres qui font du porte à porte, quatre carcasses de voitures brûlées et la porte du garage du maire qui porte les stigmates d’un départ de feu… Ce vendredi matin, le quartier Saint-Exupéry à Verberie avait des airs de désolation. […]
Depuis le 14 juillet, ce quartier qui compte près de 300 logements gérés par le bailleur Picardie Habitat est en proie à des nuisances. Des voitures avaient déjà été incendiées. Un homme qui avait tenté de demander du calme aurait été agressé mi-juillet.

Sauf que la nuit de jeudi à ce vendredi, la tension est montée d’un cran. Deux bâtiments abandonnés, appelés Notre-Dame-des-Monts , ont été en proie aux flammes. Pire, la maison du maire (SE), Michel Arnould, a été touchée par un départ de feu. « Ils ont voulu faire diversion avec Notre-Dame », assure un habitant. […]

Du produit inflammable aurait été aspergé sur sa porte de garage. « Heureusement qu’elle a tenu, on a des stocks de bois et des bouteilles de gaz juste derrière, s’inquiète son épouse. La semaine dernière, on avait déjà retrouvé des pétards et du bois brûlé. » L’édile, qui avait dernièrement déclaré sur les réseaux sociaux « ne pas laisser gagner ceux qui perturbent ce quartier », a aussi reçu des textos le menaçant de mort. […]

Ces dernières semaines, les équipes de gendarmes et la police municipale avaient déjà identifié plusieurs individus à l’origine des troubles qui touchent cette ville de 4 000 habitants. Ainsi, Picardie Habitat avait mis en demeure 6 familles au sujet des nuisances créées la nuit depuis le 14 juillet. Dans ce courrier, suivi d’un constat d’huissier, le bailleur expliquait que si la situation ne se calmait pas, elles seraient expulsées. [de la punition collective, quoi; NdAtt.] Pendant 10 jours, deux vigiles avaient été déployés dans le quartier. […]

Italie- opération Prometeo: Natascia transférée à Piacenz

Publié le 2019-08-04 09:39:05

Insuscettibile di ravvedimento / vendredi 2 août 2019

Le 30 juillet, l’anarchiste Natascia Savio a été transférée de la prison de L’Aquila à celle de Piacenza. Elle a été arrêtée, avec Giuseppe et Robert, le 21 mai 2019, lors de l’opération répressive « Prometeo ». Eux aussi ont été récemment transférés, dans les prisons de Bancali (commune de Sassari, en Sardaigne) et Rossano Calabro (province de Cosenza).

On se souviendra que l’accusation principale contre les compas est « attentat avec finalité de terrorisme », puisque considéré.e.s responsables de l’envoi de trois colis piégés, en juin 2017, aux Procureurs Rinaudo (proc’ dans plusieurs procès contre le mouvement subversif et les anarchistes) et Sparagna (proc’ dans le procès qui a suivi l’opération Scripta Manent) et à Santi Consolo, directeur de l’Administration Pénitentiaire de l’époque. Ils/elle ne sont pas accusé.e.s d’aucun délit d’ »association ».

Suite au transfert de Natascia, seulement la compagnonne Anna Beniamino (arrêtée en septembre 2016, suite à l’opération Scripta Manent, et condamnée en avril à 17 ans) reste enfermée dans la section AS2 de L’Aquila, section contre laquelle les anarchistes qui y étaient détenues ont mené une grève de la faim du 29 mai à fin juin, suivies aussi par d’autres compas anarchistes dans d’autres prisons.

Voici les adresses des compas arrêté.e.s pour l’opération Prometeo :

Natascia Savio
C. C. di Piacenza
Strada delle Novate, 65
29122 – Piacenza (Italie)

Robert Firozpoor
C. C. di Sassari – Bancali
Strada provinciale 56, n. 4
Località Bancali
07100 – Sassari (Italie)

Giuseppe Bruna
C. R. di Rossano Calabro
Contrada Ciminata snc
87064 – Corigliano-Rossano (Italie)