Vive l'Anarchie - Semaine 30, 2024

Sommaire

Ten OMNY Machines Smashed by the Transit Liberation Front

Publié le 2024-07-22 07:35:05

July 11, 2024

Recently, Black Revolutionaries in Atlanta sent out a call for a Summer of Resistance, a sustained, militant, and decentralized campaign targeting the multitude of appendages of the settler-colonial so-called United States, its Zionist client government, and their many accomplices in promoting a genocidal agenda in Palestine that is killing tens of thousands. In response, we turned our attention to the MTA and the touchless payment system, OMNY, that it is trying to shove down New Yorkers' collective throat. These machines represent a world in which we must trade away our privacy for the right to move about our own city. The existence of OMNY and the city's desire to phase out all other methods of payment is an obvious ploy to increase surveillance and further violate our communities by policing the main arteries of transit for everyday New Yorkers—as if the subways weren't fucking crawling with police already.

We smashed ten of these machines in multiple subway stations across the city. We estimate that this is equivalent to about $40,000 in damage.

OMNY is in part result of a contract between the MTA and Cubic Corporation, a sprawling multinational entity owned by the private equity firm Veritas Capital [9 W. 57th St.]. Veritas's portfolio also includes Peraton, which is working with the Department of Homeland Security to build HART. This advanced surveillance system will compile and centralize biometric and other data on nearly 300 million individuals, further facilitating DHS's campaign of terror against immigrants and communities of color. This database, of course, will soon be open to Zionist security forces through DHS's Enhanced Border Security Partnership, which promises rapid mutual biometric intelligence sharing among the Zionist entity, US, UK, and EU.

Veritas is invested in the oppressive technologies shoring up the imposed colonial borders that have been constructed on Palestinian land and between the United States and Mexico, ripping apart traditionally Indigenous territories. Here, at the margins, we see the extremity of state violence enacted against those it has decided to keep out by any means necessary, through both active violence—when the Zionist military murders Palestinians in cold blood—and passive, when US agents allow families to drown in the Rio Grande before their very eyes. These horrors are manifold, and Veritas is profiting from them.

If your city has a public transportation system, it is likely to be linked to Cubic and Veritas. Chicago's Ventra system, London's Oyster, the Breeze card in Atlanta, and countless other systems inside and outside of the US are all Cubic endeavors. Your governments are selling you out to a private company that actively promotes the imperialist projects from Palestine to Mexico. Why? In our view, they are rolling out an ever-more militarized version of the already extant police state. Cops flooding the subway and National Guard bag-checks are only the beginning. They are relying on us growing accustomed to being controlled in every aspect of our lives, of us willingly giving up our privacy in exchange for their rotten idea of "safety." There is no safety under occupation, and we are indeed living on occupied territory. We may not yet face the same violence in the metropole as we see at the margins, but, as the resistance grows and the intifada is globalized, they are certainly getting ready in case we get too rowdy, too ungovernable. We are the frogs in the slowly heating pot.

Disabling these machines is just one small act of resistance, one that requires no more than a good, heavy hammer (16 oz. or more, no wooden handles), some safety equipment (goggles and protective gloves), and a solid plan for concealing your identity. Bring a friend to watch your back and go to town. Smash an OMNY, cover a camera, break one of their stupid video ads. Join the Transit Liberation Front today!

–The Transit Liberation Front

Found on Never Sleep

Chili : Agitation en solidarité avec les compas arrêté.es et en souvenir des mort.es

Publié le 2024-07-22 07:40:08

Santiago : Sortie incendiaire du Lycée Manuel Barros Borgoño, en souvenir de Luisa Toledo et en solidarité avec les prisonnier.es du 6 juillet

Informativo Anarquista / mercredi 17 juillet 2024

Le mardi 9 et le vendredi 12 juillet, des lycéens du Lycée Manuel Barros Borgoño, le visages cachés, ont accroché des banderoles, lancé des tracts, dressé des barricades et eu des affrontements à coups de cocktails Molotov contre la présence des COP [l’anti-émeute des Carabineros ; NdAtt.] ; le premier jour, c’était en souvenir de Luisa Toledo, le deuxième en solidarité avec les compas arrêté.es et incarcéré.es à la suite des perquisitions du 6 juillet à Villa Francia et dans d’autres communes, le jour même de la commémoration des trois ans de la mort de la compagnonne Luisa Toledo.

Voici quelques images :

du 9 juillet

du 12 juillet

Photos de Sin rvmbo

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Ñuñoa : Sortie incendiaire de l’Université du Chili (Campus Juan Gómez Millas) en solidarité avec les prisonnier.es du 6 juillet

Informativo Anarquista / mercredi 17 juillet 2024

Vendredi 12 juillet, sur le campus Juan Gómez Millas de l’Université du Chili, des tracts ont été lancés, des banderoles accrochées, des barricades dressées et il y a eu des affrontements à coups de cocktails Molotov contre la présence des Carabineros (COP), en solidarité avec les compas arrêté.es le 6 juillet dans le cadre d’une enquête pour le placement d’engins explosifs sous une voiture de marque Nissan et une voiture de police.

Sur les banderoles et les tracts on pouvait lire : « Liberté pour les prisonnier.es politiques », « Dans le vide de la vie quotidienne, nous revendiquons nos compas assassiné.es, torturé.es et emprisonné.es », « Mes enfants sont en vous, les rebelles. Luisa Toledo, mère du peuple combattant » et « Derrière votre spectacle médiatique et vos interventions policières, tout ce qu’il y a c’est une attaque politique contre un projet social d’organisation populaire qui porte l’héritage de Luisa Toledo, le même jour qu’on commémorait une année de plus de sa mort. Misérables et dupes : nous ne laissons aucune agression sans réponse ! ».

Voici quelques images :

Photos de Frente Fotográfico, Sin Rvmbo et Intangible

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Santiago : Sortie incendiaire du Lycée n°7, en souvenir de Luisa Toledo et Pablo Marchant

Informativo Anarquista / mercredi 17 juillet 2024

Vendredi 12 juillet, après que les lycéen.nes ont pris le contrôle de l’établissement, des barricades ont été érigées et il y a eu des affrontements contre les COP, en souvenir de Luisa Toledo et Pablo Marchant. Un communiqué rédigé par les représentant.es des lycéen.nes explique clairement les faits de ce jour-là :
« Communiqué des représentants du Lycée n°7
12 juillet 2024
Compas, nous nous adressons à vous pour vous informer des événements survenus aujourd’hui, vendredi 12 juillet 2024, dans notre établissement. Pendant la première récréation, il y a eu une assemblée d’information, lors de la quelle on a discuté de réaliser une prise de contrôle du lycée, comme méthode de manifester, face aux problématiques sociales que nous vivons à l’heure actuelle, aux augmentations des prix, aux perquisitions et au montage politique-social du gouvernement contre des espaces d’organisation populaire, comme le sont la Cantine populaire Luisa Toledo, l’Espace Pablo Vergara et la Radio Villa Francia, qui ont été perquisitionnés le 6 juillet 2024, le jour même de la commémoration des trois ans de la mort de notre compagnonne Luisa Toledo.

Après avoir occupé le lycée, nous avons décidé de sortir dans la rue, interrompant le quotidien passif qui soutient ce système ; les forces répressives de l’État n’ont pas tardé à faire leur arrivée et, en tant que lycéens, nous les avons affrontés ; ensuite, des flics en uniforme et en civil ont agressé une compagnonne, deux compas sont venu.es la défendre et il/elle ont été frappé.es et l’un d’eux/elles a fini par être arrêté, ainsi qu’un autre lycéen. Ensuite, pour nous protéger de la répression, nous sommes rentré.es dans le lycée, où nous avons été enfermé.es pendant environ 2 heures et demie, puisque dehors il y avait un grand contingent de flics positionné tout autour du périmètre de notre lycée ; nous avons finalement pu sortir quand des représentant.es et la direction ont discuté avec les flics pour qu’ils se retirent.

Nous voulons faire un appel à ne pas lâcher les rues, à continuer à rendre actifs les espaces de lutte et d’organisation, à ne pas tomber dans la peur et la passivité, à nous solidariser avec nos compas et à nous engager dans la guerre sociale contre l’État et le capital. Concernant la situation de nos compas détenu.es, en ce moment l’un d’entre eux/elles a déjà été libéré, alors que l’autre passera demain devant le JLD.

LIBERTÉ POUR LES ESPRITS SUBVERSIFS EMPRISONNÉS DANS LES CAGES DE L’ÉTAT ASSASSIN !

COMPAS TOMBÉ.ES À LA GUERRE, PRÉSENT.ES ! »

Voici quelques images :

Photos de Futuro Gris, Insu et Pirinomas

La Rochelle : Quelques affrontements à la manifestation contre l’accaparement de l’eau par l’agro-industrie

Publié le 2024-07-22 07:43:26

franceinfo / samedi 20 juillet 2024

La deuxième manifestation contre les bassines, samedi 20 juillet, a été plus tendue que celle organisée la veille, dans la Vienne. Dans le cadre de la mobilisation contre les bassines, jusqu’à 10 000 personnes, selon les organisateurs, ont participé à une manifestation à La Rochelle (Charente-Maritime), le préfet de Charente-Maritime, Brice Blondel, faisant état de 5 000 manifestants auprès de France Bleu. Ils souhaitaient dénoncer les grands acteurs de la filière céréalière, associés à la construction des réserves d’eau contestées et à un « accaparement » de l’eau par l’agro-industrie.

Les autorités avaient une nouvelle fois mis en garde contre des affrontements en raison de la présence de « plusieurs centaines d’individus radicaux » et déployé un très important dispositif de sécurité. Tôt le matin, environ 200 manifestants l’ont déjoué en s’introduisant par surprise, depuis le pont de l’Île-de-Ré, dans le terminal agro-industriel du port de La Pallice, délogés ensuite dans le calme par les gendarmes. Mais le port de commerce est resté l’objectif des deux cortèges qui se sont élancés en début d’après-midi depuis le centre-ville, l’un calme et familial, l’autre plus déterminé.

Vers 13h30, des gendarmes ont chargé à l’arrière de ce second cortège, avec tirs de grenades lacrymogènes et coups de matraque, après des dégradations d’abribus et de commerces notamment. « On respectait le fait de ne pas faire d’intrusion sur le site [du port de commerce]. C’était ce qu’ils craignaient, mais c’était le deal. Et le deal a été rompu », déplore Juliette Rivière, porte-parole du mouvement écologiste des Soulèvements de la Terre, l’un des organisateurs. La dislocation du cortège s’est accompagnée de brefs affrontements entre des manifestants et les forces de l’ordre, avec barricades, feux de poubelles, dégradations, jets de projectiles et de grenades lacrymogènes. Selon un bilan du parquet de La Rochelle, quatre membres des forces de l’ordre ont été blessés et cinq manifestants, tous légèrement. Sept personnes ont été interpellées, principalement pour des faits d’intrusion.

L’autre cortège avait longé le bord de mer pour s’approcher à pied, certains en kayaks, du port de La Pallice. Les deux se sont rejoints vers 15 heures, les organisateurs décidant alors de rebrousser chemin au centre-ville, avec encore quelques échauffourées sur le retour, avant une baignade des derniers participants vers 16h30.

Les suites des gardes à vue

extrait du Parisien / dimanche 21 juillet 2024

[…] Le parquet a indiqué dimanche que six gardes à vues allaient être levées avec trois convocations devant le délégué du procureur : l’une pour intrusion dans la zone portuaire, une ordonnance pénale pour rébellion et participation à une manifestation interdite, ainsi que des convocations devant le tribunal correctionnel pour entre autres, une intrusion dans un Ehpad. Une dernière garde à vue a été prolongée « car l’individu donne une fausse identité », selon le parquet. […]

[στα ελληνικά]

20 ans de belle, petit récap (non exhaustif) des évasions des CRA

Publié le 2024-07-22 23:55:11

A partir de nos contacts, de sites amis, des rapports annuels des associations intervenants dans les centres de rétention et de sites de médias, nous avons tenté ici de recenser les évasions réalisées dans les CRA au cours des 20 dernières années. Pour que ces belles histoires puissent être transmises. Bon vent aux évadé.e.s ! Solidarité avec les enfermé.es.

Vincennes, Sète, Toulouse, Lille, Oissel… plus de 43 retenus ont déjà réussi à s’évader depuis le début de 2024 d’un CRA en France. S’ils maintiennent ce rythme, ils sont bien partis pour dépasser la cinquantaine d’évasions de l’année dernière dont nous sommes au courant. Il y en a sûrement eu d’autres. Force à eux !

Que ce soit en passant par le plafond de leur chambre pour accéder aux toits, en volant le badge d’un flics pour ouvrir les portes, en creusant un trou dans un mur, en provoquant un incendie, en écartant les barreaux avec des draps, ou en passant par les bouches d’égout… ces évasions montrent la solidarité et la coordination qui peut exister entre les retenus alors que tout est fait dans les CRA pour les anesthésier, les briser, les isoler.

Cela n’empêche pas non plus des évasions solo, lorsque l’opportunité se présente comme quand ce retenu s’était echappé du tribunal administratif de Paris ou cet autre qui en plein après midi s’est fait la malle du CRA de Vincennes en escaladant les grillages…

Ces nombres et ces récits ne doivent pas laisser penser que les CRA sont des « passoires », qu’il est facile et anodin de s’en évader.

A chaque fois les risques pris sont énormes. Certains restent accrochés aux barbelés,  d’autres se blessent en glissant le long des toits, en sautant les barrières, d’autres se font rattraper… Tous se font alors tabasser par les keufs, certains prennent une peine de prison. C’est pourquoi, seule une minorité prend le risque de s’enfuir. En 2023, les 45 personnes évadées ne représentent que 0,27 % des 17 403 personnes retenues sur le territoire métropolitain.

L’idée de cette texte est de saluer la détermination des personnes retenues, prêtes à s’exposer à la répression policière et judiciaire pour échapper à l’enfermement et l’expulsion, et l’ingéniosité dont elles font preuve pour déjouer le dispositif sécuritaire des CRA.

A l’intérieur du CRA, les évasions sont fêtées par les retenus. Pour la performance réalisée et l’espoir que cela suscite. C’est aussi l’occasion de charrier les flics et de montrer qu’ils ne se soumettent pas face à l’état qui les enferme.

Après chaque évasion, c’est toujours le même refrain, les flics cherchent à combler les failles et renforcent le contrôle et la surveillance : installation de barbelés et de filets « anti-évasion », branchement de nouvelles caméras de surveillance, multiplication des rondes et des fouilles, restriction des déplacements et activités, transfert de retenus dans d’autres CRA pour casser les solidarités.

Mais malgré ces nouveaux barbelés, ces caméras, ça recommence de plus belle et ça continuera tant qu’il y aura des murs pour enfermer des gens.

Alors force à toutes les personnes enfermées et bon vent aux évadé.e.s d’hier et de demain !

 

2024

Février

Moins d’une semaine après la mise en service du CRA d’Olivet (Loiret), un retenu tente de s’évader. Il a été condamné à 8 mois de prison ferme.

Avril

10 personnes s’échappent du CRA d’Oissel en Seine-Maritime. Trois des dix personnes enfuies sont interpellées.

A Toulouse, des retenus ont profité de l’incendie du CRA  pour prendre la fuite. Trois d’entre eux ont été interpellés rapidement et un quatrième le lendemain.

Mai

A 1 heure du matin, 10 retenus s’échappent du CRA de Sète. Ils ont découpé le plafond d’une chambre, puis une fois dans les combles, ils ont retiré des tuiles pour se glisser sur le toit avant de descendre par une gouttière.

A Lesquin, en périphérie de Lille, 7 personnes ont arraché le badge d’un flic permettant d’ouvrir les portes. Les évadés sont passés par la porte principale. Une voiture les attendait.

Juin

Dans la nuit du 23 juin, 14 retenus se sont enfuis du CRA de Vincennes. Une personne a malheureusement été rapidement rattrapée. Ils ont réussi à faire une ouverture dans la grille de la cour de promenade pour ensuite s’évader.

2023

Mars

16 personnes retenues à Oissel ont réussi à s’évader.

Avril

Evasion de 8 retenus au CRA de Sète.

Août

Un incendie se répand dans deux des cinq zones de vie du CRA de Nîmes. 6 retenus se sont évadés.

Novembre

10 personnes s’évadent du CRA de Vincennes, à côté de Paris, en creusant un trou dans le plafond de leur chambre avec les barreaux de leur fenêtre.

Décembre

11 retenus profitent du réveillon de Noël pour se faire la belle du CRA de Vincennes.

Le 26 décembre, en pleine audience du tribunal administratif un retenu de Vincennes saute par la fenêtre et s’échappe.

2022

Mars

4 personnes enfermées au CRA de Marseille se sont évadées

Avril

6 retenus enfermés au CRA de Lesquin parviennent à s’évader.

Juillet

3 retenus ont tenté de s’évader du CRA de Geispolsheim.

Septembre

Lors de l’appel du soir, les flics du CRA de Metz découvrent que 12 retenus ne sont plus là.

Octobre

9 personnes s’échappent du CRA de Oissel en creusant un trou dans un mur.

Décembre

2 retenus du CRA de Perpignan ont escaladé les grillages.

2021

Avril

A Sète, 6 personnes prennent la fuite par une porte défaillante.

Mai

2 retenus s’évadent du CRA de Nîmes. Par la suite des travaux de sécurisation ont privé les femmes retenues d’un accès à la cour extérieure plusieurs mois.

Juillet

Dans la nuit entre mercredi 28 et jeudi 29 juillet, plusieurs prisonniers du CRA de Mesnil Amelot ont tenté de s’évader, alors que d’autres affrontaient les keufs et montaient sur les toits des batiments du centre. Au moins 2 personnes sont arrivées à s’évader.

Septembre

3 retenus se font la belle du CRA de Coquelles.

Novembre

Au Mesnil Amelot, 5 retenus parviennent à s’enfuir.

Le vendredi 5 novembre, 1 prisonnier du CRA de Marseille parvient à s’évader. 3 autres personnes qui ont aussi tenté de se faire la belle n’y sont pas arrivé.

2020

Janvier

3 personnes se sont échappés du CRA de Nice. 6 autres les imitent quelques jours plus tard.

Février

A Lille, l’accès aux cours extérieures a été restreint dans certaines zones pendant plusieurs semaines après plusieurs évasions et tentatives d’évasions.

Juin

Deux évasions en 48 heures au CRA de Metz. La première concerne un groupe de 5 personnes qui franchissent une première enceinte et se retrouvent sur le chemin de ronde pour ensuite ouvrir une brèche dans la clôture. Quelques heures plus tard, ils sont 8 à s’enfuir. Suite à cela, des travaux ont eu lieu afin de renforcer les grillages et barbelés entourant le centre, les rondes avec chiens et les fouilles se sont multipliées.

Juillet

3 retenus au CRA de Saint-Jacques-de-la-Lande, près de Rennes, tentent de s’échapper par le toit.

2019

Avril

6 personnes ont tenté de s’évader du CRA de Saint-Exupéry à Lyon, 3 ont réussi, les 3 autres, tabassées par les flics, sont passées de l’hôpital à la garde a vue avant d’être ré-enfermées au CRA

Juillet-Septembre

A Hendaye, 3 retenus ont réussi à s’enfuir pendant le troisième trimestre.

Octobre-Décembre

5 personnes ont réussi à s’enfuir du CRA d’Hendaye. Elles ont toutes été rattrapées et placées en détention provisoire à la maison d’arrêt de Bayonne. L’une de ces personnes, un jeune homme de moins de 20 ans s’est pendu dans sa cellule de la maison d’arrêt en février 2020.

Non daté

A Plaisir, au moins 5 évasions recensées pendant l’année 2019. Trois retenus se sont évadés par le toit de la cour extérieure en passant par le grillage. Puis deux autres ont écarté les barreaux de leur cellule avec leurs draps. Les flics ont par la suite  renforcer l’installation de caméras de surveillance et ajouté des barbelés au-dessus de la cour.

2018

Janvier

10 nouvelles évasions à Vincennes quelques jours après les 17 du 31 décembre 2017.

A Palaiseau, 4 retenus ont pris la fuite en sciant des barreaux et en nouant des draps. Un incendie a aussi été allumé. Plusieurs retenus ont été rattrapés, déféré devant un juge pénal, puis incarcéré.

Février

Un retenu s’évade du CRA de Cornebarrieu près de l’aéroport de Toulouse-Blagnac.

Mars

5 individus se sont fait la malle du CRA de Nice. Ils sont sortis par les toits, à l’aide d’une corde.

Juillet

Double évasion à Lille Lesquin.

2017

Mai

A Perpignan,5 retenus prennent la fuite en passant par les bouches d’égout.

Juillet

Série d’évasions au CRA de Nîmes.Par la suite, des travaux de sécurisation ont été effectués, les conditions de rétention ont été encore plus durçies avec notamment une systématisation du menottage lors des déplacements à l’extérieur du CRA et des fouilles individuelles avant chaque repas.

Décembre

Le 31 décembre 2017, à minuit, 17 retenus qui s’échappent du CRA1 de Vincennes. Les évadés ont volé le badge magnétique à un agent de la propreté permettant d’ouvrir les portes.

Non daté

A Palaiseau, des retenus ont tenté de s’évader. Certains ont réussi. D’autres ont été rattrapés et incarcérés. A Toulouse, après des évasions dans d’autres CRA, une fouille est désormais faite tous les jours.

2016

Février

Le déclenchement des alarmes n’a pas empêché 1 retenu de s’évader du CRA de Palaiseau.

Mars

3 retenus s’échappent par une porte de secours du CRA de Palaiseau. La même utilisée quelques semaine auparavant.

Mai

3 retenus scient les barreaux de leur cellule et s’évadent du CRA de Nîmes. Les flics ont alors fixé des grilles dans la partie haute des fenêtres des chambres, et installé des barbelés lame de rasoir.

2015

Juillet

Le 1er juillet, 5 retenus ont scié un barreau d’une cellule du 1er étage du bâtiment du CRA de Palaiseau. Ils ont ensuite noué des draps et se sont enfuis. 4 ont été rattrapés.

Non daté

A Nice, à la suite de plusieurs évasions, les murs de la cour ont été surélevés et un filet de sécurité a été placé au dessus.

2014

Janvier

8 retenus du CRA de Oissel près de Rouen ont réussi à prendre la fuite.

Février

A Perpignan, 2 retenus ont profité d’un complice pour découper les rangées de grillage qui entourent l’établissement. Un véhicule les attendait.

Août

Tentative d’évasion collective à Perpignan. 5 personnes ont pris la fuite.

2013

Août

11 retenus du CRA de Vincennes se sont évadés en découpant le grillage à l’aide d’une scie à métaux. Cela porte à 15 le nombre d’évadés depuis janvier.

Evasion au CRA du Mesnil Amelot.

Septembre

3 retenus s’évadent du CRA de Palaiseau, en sciant les barreaux d’une fenêtre.

Octobre

2 retenus se sont évadés dans la nuit du 31 octobre du CRA d’Hendaye. Ils ont scié le grillage au-dessus de la cour de promenade, puis sont passés par le toit et sont descendus grâce à leurs draps qui ont fait office de corde.

Non daté

A Coquelles, après une évasion depuis une cour de promenade, les paniers de basket-ball et la table de ping-pong ont été enlevés.

2012

Janvier

Le 22 janvier, un départ d’incendie dans un bâtiment du CRA de Rennes s’est produit simultanément avec deux tentatives d’évasion. Un prévenu a été condamné à 5 mois de détention avec mandat de dépôt pour les faits de participation à l’incendie. Deux prévenus ont été condamnés à deux mois de détention avec mandat de dépôt pour les faits d’évasion.

Mars

1 retenu parvient à s’évader du CRA de Lille-Lesquin.

Mai

A Strasbourg, 1 retenu qui était amenée en fin d’après-midi à l’hôpital a pu se libérer de l’escorte et prendre la fuite.

Juin

7 retenus tentent de se faire la belle du CRA de Lille-Lesquin dans la nuit du 8 juin 2012. Tous ont été rattrapés par la PAF et déférés.

Juillet

1 retenu s’évade du secteur E du CRA de Toulouse. Pendant 6 mois, le secteur E n’a plus été utilisé, le temps d’y effectuer des travaux de sécurisation.

Août

1 retenu s’évade en plein après-midi du CRA de Strasbourg. Il a sauté du toit du module femmes sur le premier grillage, grimpé au poteau électrique jusqu’au deuxième grillage et enfin sauté d’une hauteur de 6 mètres.

Décembre

Le dimanche 16 décembre, 4 retenus se sont évadées du CRA de Palaiseau. Après avoir demandé à un policier de changer les chaînes de télévision, plusieurs retenus l’ont ceinturé et lui ont volé le badge permettant d’ouvrir les portes. Un cinquième retenu, qui maintenait le policier pendant l’évasion, a trouvé porte close. Il a été condamné le 22 janvier 2013 à deux ans de prison ferme.

Non daté

A Toulouse, 1 retenu s’est évadé lors de sa présentation à une audience du tribunal administratif. Il a réussi à fausser compagnie à l’escorte qui l’accompagnait. A Rennes, l’extérieur du site a été modifié afin de renforcer le dispositif de sécurité suite à des évasions réussies. Idem à Rouen, où des travaux ont été effectués à la suite de dégradations causées par des évasions, et à Metz.

2011

Juillet

Tentatives d’évasion au CRA de Rennes. Dans la foulée, les  flics ont fait enlever les réverbères fixés aux abords de la grille du CRA. Les retenus s’en servaient pour se laisser glisser après avoir escaladé la grille.

2009

Février

A Rennes, l’installation de barbelés au sommet des grilles tout autour du CRA, n’a pas empêché plusieurs retenus de tenter de prendre la fuite. L’un deux a réussi.

Septembre

3 retenus s’évadent du CRA de Vincennes, un est repris.

Novembre

8 retenus se sont évadés du CRA de Palaiseau.A la suite de ces évasions, les flics ont compté les retenus toutes les demi-heures les empêchant de dormir.

A Vincennes, 4 retenus se font la belle.

2008

Février

Le filet métallique « anti-évasion » de la cour de promenade installé au CRA de Plaisir n’a pas empêché 1 retenu de s’évader.

Juin

8 retenus parviennent à s’enfuir du CRA de Nîmes. Trois seront interpellés par les flics et retourneront au CRA.

Août

3 retenus se sont enfuis du CRA de Sète en délogeant une partie du gillage de la cour de promenade.

Non daté

1 retenu du CRA de Nîmes a pris la fuite à l’occasion de son transport vers le palais de Justice. Il n’a pas été retrouvé.

2007

Janvier

A Bobigny, après une tentative d’évasion par le faux plafond, tous les faux plafonds ont ensuite été cadenassés.

Février

A Oissel, la cour a été fermée un temps suite à une évasion réussie. 1 des retenus a réussi à faire un trou au “plafond” en grillage et s’est échappé.

Mai

1 retenu est passé par le toit du CRA de Vincennes en escaladant la gouttière. Pendant l’année au moins 5 évasions ont abouti.

Septembre

4 retenus ont pris la fuite après avoir scié les barreaux de la fenêtre de leur chambre du CRA de Nice. A la suite de cette évasion, la vidéo surveillance a été renforcée et les flics font des rondes toutes les deux heures.

2006

Mars

2 retenus ont tenté de s’évader en démontant la fenêtre de leur chambre du CRA de Coquelles. Ils ont été transférés dans une autre chambre.

Novembre-décembre

Nombreuses tentatives d’évasions à Vincennes en fin d’année. 2 retenus ont réussi à s’échapper en novembre et en décembre.

Non daté

A Cayenne, à la suite d’évasions, une cage grillagée jouxtant le bâtiment dédié aux hommes a été construite dans la cour.

2005

Juillet

Dans la nuit du 27 au 28 juillet, 1 retenu s’enfuit du CRA de Coquelles en démontant une fenêtre. Repris par la PAF, il s’échappe à nouveau sur une aire d’autoroute lors du trajet vers l’ambassade, avec des menottes. Rattrapé, il est ramené au CRA. Après deux semaines d’incarcération, il revient au CRA d’ou il s’évadera au bout de cinq jours.

2004

Non daté

5 retenus sont passés sous le grillage de la cour de promenade du CRA de Sète. Puis une serviette a servi à franchir les barbelés placés en hauts des murs.

Nombre d’évasions connues, par CRA et par année
  • D’où viennent ces chiffres ?

Ces données ont été produites par les associations payées par l’Etat pour apporter un semblant d’aide juridique aux retenu.e.s dans les CRA : la Cimade, l’ASSFAM (du groupe SOS), Forum réfugiés, France Terre d’Asile, l’Ordre de Malte et Solidarité Mayotte.

Chaque année, ces associations publient conjointement un rapport (ceux postérieurs à 2006 sont accessibles en ligne, sur le site de la Cimade) sur les centres de rétention. Y figurent des analyses thématiques, des statistiques ainsi que des descriptifs de chaque centre de rétention. C’est de ces rapports qu’ont été extrait les données concernant les évasions.

  • Quels sont les limites ces chiffres ?

Ce tableau est loin de constituer une représentation fidèle de la réalité, car la qualité des données est très variable d’une année et d’un CRA à l’autre. Au CRA de Mayotte notamment, dans lequel sont pourtant enfermées la majorité des personnes retenu.e.s (28 180 sur 46 955, en 2023), les évasions n’ont jamais été recensées et, d’une manière générale, les données sur l’Outre-Mer semblent plus lacunaires qu’ailleurs. Pendant longtemps, au CRA Vincennes, ces chiffres n’ont pas été relevés et publiés, certaines évasions n’étant évoquées qu’au détour d’une phrase.

A partir de 2010, les rapports indiquent le nombre total d’évasions recensées sur l’ensemble du territoire : on peut parfois constater une différence, plus ou moins grande, entre ce chiffre et la somme des évasions indiquées pour chaque CRA (c’est pourquoi certaines évasions sont inscrites dans la ligne « CRA inconnu »), ce qui montre que toutes les données collectées n’étaient pas toujours intégralement publiées. Avant 2010, le nombre d’évasion annuel n’est pas indiqué. Pour l’année 2001, le rapport n’a pas pû être consulté et le chiffre indiqué est donc basé sur les seules indications du rapport de l’année suivante.

Enfin, les tentatives d’évasions échouées ne sont pas comptabilisées, pas plus que les évasions de LRA (locaux de rétention administrative) et de ZAPI (Zone d’attente pour personnes en attente).

Sur la révolte en cours au Bangladesh

Publié le 2024-07-23 09:10:03

Les manifestations étudiantes au Bangladesh ont rapidement fait irruption dans l’actualité mondiale suite à la tournure émeutière prise par celles-ci le 15 juillet, et d’autres événements notables telles que les nombreuses images de policiers mis en difficulté, une évasion massive provoquée dans une prison du pays, ou le nombre monstre de manifestant.e.s dans la rue malgré une répression déjà meurtrière. Petit tour de vue par rapport à ce que l’on a pu trouver dans la presse et sur les réseaux, au soir du 21 juillet…

« Va-t’en Hasina », « Allez-vous dialoguer avec des cadavres ? » – tags à Dacca le 19 juillet

Le déclencheur : le retour de quotas controversés

Par une décision de la Cour suprême en juin, le gouvernement de la Première ministre Sheikh Hasina a rétabli le système de quotas dans les emplois publics, qui avait été suspendu en 2018 suite à la pression de manifestations. Ce système prévoit que 30 % des quotas limités soient réservés aux membres de la famille des héros de la guerre d’indépendance du Pakistan de 1971, laissant seulement 44 % des emplois basés sur le « mérite », c’est-à-dire les résultats aux concours. Les manifestant.e.s anti-quota revendiquent que seuls persistent les quotas pour les minorités ethniques et les personnes handicapées, qui leur réservent six pourcent des emplois gouvernementaux. Dans un contexte d’accès à l’emploi très difficile pour les jeunes, les emplois publics sont l’un des secteurs les mieux payés et les plus prisés du pays.

Une manifestation a lieu dès le 6 juin, lendemain de l’annonce de la Cour Suprême. Puis, au début du mois de juillet, des milliers d’étudiant.e.s de toutes les universités ont spontanément envahi les rues de Dacca, Chittagong et d’autres villes du pays. De l’université de Dacca à Jahangirnagar, en passant par Rangpur et Cumilla, les jeunes ont organisé des sit-in sur les principales avenues de la capitale qui compte 30 millions d’habitants. Le mouvement s’est rapidement étendu à d’autres villes, des universités de l’intérieur du pays s’y sont jointes ainsi que des lycées. Les étudiant.e.s refusent toute affiliation aux différents partis politiques, allant parfois jusqu’à demander l’exclusion de tout parti ou organisation étudiante liée à un parti, bien que toutes les organisations étudiantes, partis d’opposition et certains syndicats prennent part au mouvement. Récemment, le mouvement s’est aussi étendu aux habitant.e.s de certains quartiers et aux parents d’étudiant.e.s. Des manifestations ont eu lieu quasiment tous les jours du mois de juillet ; le 10 juillet les étudiant.e.s avaient par exemple bloqué un axe majeur de la capitale ainsi qu’une place aux abords d’un commissariat, occupant cette dernière pendant plusieurs jours.

Les manifestations ont tourné à l’émeute à partir du lundi 15 juillet. Dans de nombreuses universités du pays, des étudiant.e.s de la Ligue Chhatra, aile étudiant du parti au pouvoir la Ligue Awami, ont attaqué les étudiant.e.s anti-quota, souvent avec la collaboration de la police. Des affrontements ont eu lieu un peu partout à coup de jets de pierres, de bâtons et de barres de fer, les étudiant.e.s anti-quota usant du nombre pour repousser les attaquant.e.s. A la suite, les affrontements ont continué un peu partout dans la capitale : les manifestant.e.s y ont par exemple bloqué un axe majeur pendant plus de quatre heures, près de l’ambassade des États-Unis, y affrontant les forces de police – un bilan donnera plus de 15 flics blessé.e.s dans la seule capitale, 6 manifestant.e.s tué.e.s et plus de 500 autres blessé.e.s.des voitures incendiées sur une avenue de Dacca Suite à des déclarations très mal accueillies de la première ministre en début de semaine, les manifestations ont continué à s’intensifier.

La police fortement prise pour cible…

Depuis, les manifestant.e.s continuent de prendre la rue chaque jour, en dépit des interdictions et déploiement de force de la police, affrontant ceux-ci durant de nombreuses heures un peu partout dans le pays tout en bloquant des axes routiers et ferroviaires majeurs (on dénombrera par exemple plus de 26 points de blocage à Dacca dès le 16 juillet). De nombreuses voitures et motos sont incendiées dans toutes les rues, même après la promulgation du couvre-feu, avec par exemple une rame de métro incendiée le 20 juillet à Dacca. Quelques jours plus tôt, le mercredi, c’était un péage qui était incendié, suivi d’une station de métro entière ravagée par les flammes le jeudi, de 26 bus le vendredi ou encore de trains le dimanche.

A de nombreuses reprises, les manifestant.e.s ont pu prendre le dessus sur les policiers, poursuivant ceux-ci dans les rues jusqu’à les faire retourner au poulailler, faisant de nombreux blessés parmi leurs rangs. On décompterait ainsi 15 flics blessés le mardi 16 (dont un mort à Rangpur), 104 policiers blessés le jeudi 18, 150 envoyés à l’hôpital le vendredi 19 (et 150 autres légèrement blessés). Deux flics auraient été battus à mort le vendredi. Samedi 20 juillet, la police de Dacca annonce un flic mort et 267 autres blessés. Le lendemain, 4 nouveaux policiers sont tués à Narsingdi et plus de 70 blessés.Un officier de police est battu par la foule lors d'un affrontement entre les partisans anti-quotas, la police et les partisans de la Ligue Awami dans le quartier de Rampura à Dacca, au Bangladesh, le 18 juillet 2024.Le jeudi 18, des manifestant.e.s vont ainsi poursuivre des policiers en fuite jusqu’à ce que ceux-ci se réfugient dans les bureaux à Dacca de la télévision publique Bangladesh Television. Iels vont alors mettre le feu au bâtiment, ainsi qu’à des dizaines de véhicules garés devant et dans l’enceinte, forçant la télévision à passer hors ligne le lendemain d’une allocution de la première ministre. Le même jour, des hélicoptères avaient dû aller secourir une soixantaine de flics coincés sur le toit du bâtiment de l’Université Canadienne, une université privée où d’intenses affrontements avaient eu lieu et où les manifestant.e.s avaient pris l’avantage.

On décompte aussi 50 kiosques de polices (des points de contrôle pour la circulation) incendiés rien que le jeudi et de nombreux autres à chaque manifestation successive, de nombreux véhicules de flics vandalisés voir incendiés, plusieurs postes de police incendiés ou vandalisés. Des blindés des flics et paramilitaires sont attaqués de toute part, forcés de fuir. L’un est incendié quelques minutes après que des dizaines de flics s’en soient échappés le jeudi 18. Le même jour, un véhicule de police qui venait de foncer dans la foule est complètement ravagé de tous les côtés, le policier à l’intérieur est tabassé et caillassé.

Dès le 16 juillet, le poste de police de la zone du Laboratoire Scientifique était vandalisé, celui de Jatrabari le 17, puis c’est au tour du bureau du commissaire adjoint de la police routière de Rampura de prendre feu le 18. Le lendemain, le commissariat de Rampura était lui aussi pris d’assaut pendant deux heures, où les manifestant.e.s ont vandalisé un fourgon de police, incendié une moto, et mis en fuite les flics. Le même jour, c’était le bâtiment du PBI (Police Bureau of Investigation, une unité spéciale chargée d’enquêter sur les crimes) qui partait en fumée à Dacca. Dans la nuit suivante, du vendredi au samedi, des milliers de personnes ont assiégé une base de la police à Rangpur, incendiant aussi dans la journée le poste de police de Tahjat, le bureau de la Branche Détective de la police (impliquée dans de nombreux meurtres policiers dans le pays), le bureau du commissaire adjoint ou encore pillant et incendiant les véhicules policiers qui étaient garés devant un commissariat. Dans la journée du samedi, des milliers d’autres ont attaqué l’immeuble de la police routière à Narayangani, incendiant une partie de celui-ci et forçant 34 policiers retranchés dedans à se faire évacuer par hélicoptère. Dans la même journée, le commissariat de Mohammadpur (Dacca) est encerclé, le poste de police de Jalalabad est incendié à Sylhet (une ville au nord-est du pays), les domiciles privés de policiers sont fouillés et attaqués.

Une foule de manifestants affronte la police dans les manifestations du 18 juillet à Dacca. Nombre d'entre eux sont armés de bâtons ou masqués, un feu se trouve au milieu de la foule.

…mais pas les seules cibles !

Le gouvernement a fait fermer toutes les universités, publiques et privées, indéfiniment à partir de mercredi 17, envoyant la police anti-émeute et la force paramilitaire BBG (Bangladesh Border Guard) sur les campus. Quelques heures après la promulgation de cette interdiction le mardi soir, de nombreux.ses étudiant.e.s ont refusé de sortir dans quasiment toutes les universités publiques. Iels ont alors commencé à se barricader dans les dortoirs et à occuper des endroits clés du campus. A l’Université de Dacca, les étudiant.e.s ont occupé la zone située proche de la résidence du vice-chancelier, sous la surveillance des forces de police et paramilitaires.

A l’Université de Jahangirnagar, après une décision du vice-chancelier de la faire fermer de force, les étudiant.e.s ont attaqué le bâtiment du registraire pour en prendre le contrôle, enfermant des membres de syndicat de l’université avec le VC. Ce dernier a appelé la police, qui n’ont pu l’évacuer qu’après une heure d’affrontements. La police a forcé les étudiant.e.s à quitter le campus ou à s’y cacher, pour échapper à la répression, tandis que le gouvernement a coupé l’électricité du bâtiment pour empêcher l’occupation. Après la mort d’un étudiant de l’université Begum Rokeya à Rangpur le 16 juillet, les étudiant.e.s incendient la résidence du vice-chancelier, 5 véhicules garés devant dont celle du VC, et ravagent le rez-de-chaussée du bâtiment pendant que celui-ci et du personnel de l’université au second étage.Une foule de manifestants est rassemblée à proximité du bâtiment de la Bangladesh Television, en flammesLe samedi 20, un ancien maire de Gazipur appartenant au parti au pouvoir est attaqué par des manifestant.e.s, gravement blessés tandis que son garde du corps succombe de ses blessures. Deux autres leaders du parti au pouvoir ont aussi été attaqués, l’un des deux tués. Un local de la section jeunesse du parti au pouvoir est incendié le 17 juillet, ainsi que de nombreux bâtiments gouvernementaux dans les jours qui viennent, tel qu’un bâtiment du ministre des transports le jeudi, les bâtiments de la Bangladesh Road Transport Authority (d’après un témoin, par des enfants de 14/15 ans) et de 4 autres bâtiments gouvernementaux ainsi que du Setu (une ONG) le vendredi, ou celui de la City Corporation (le gouvernement local de la ville de Dacca) le samedi. Des domiciles de politiciens ont aussi été attaqués, tandis que samedi on voyait apparaître les premières nouvelles de magasins pillés (qui ont continué dans la journée de dimanche, au milieu d’affrontements avec la police), la vandalisation d’une Banque de Dacca, ou l’incendie de deux camions de pompier le vendredi.

Le vendredi 19, c’est à la prison de Narsingdi (un district au nord de la capitale) que se sont attaqué.e.s les manifestant.e.s. Plus de douze mille d’entre elleux auraient attaqué la prison armé.e.s de bâtons, de crosses de hockey et de machettes, auraient libéré les 826 prisonnier.e.s qui y étaient enfermé.e.s, puis y auraient mis le feu, ainsi qu’à trois casernes voisines. Le surintendant de la prison raconte que le personnel aurait été pris en otage, toutes leurs armes confisquées, par les manifestant.e.s qui ont complètement ravagé l’intérieur de la prison pendant cinq heures avant l’incendie final, après être entré.e.s en brisant le cadenas du portail à l’aide de marteaux. Les matons ne se seraient échappés qu’à l’aide de prisonniers qui les auraient aidé à prendre une tenue civile pour quitter la prison. 85 armes et plus de 10 000 cartouches de munitions auraient été récupérées dans la prison, dont 12 armes ont déjà été reprises par les autorités, tandis que le reste aurait été réutilisé dans les affrontements du dimanche 21, la ville étant déclarée « hors de contrôle » par certaines sources.

Une répression meurtrière

Suite à la radicalisation des manifestations, la réponse du gouvernement a été une répression à grande échelle. La première ministre Hasina a rapidement envoyé la police et des forces paramilitaires attaquer les manifestations, soutenues par la Ligue Chhatra. Elle déploie désormais l’armée dans tout le pays, installant un état d’urgence à l’aide d’un couvre-feu total et à durée indéfinie dès le 19 juillet, jour où la police a aussi interdit toute manifestation. Le gouvernement a coupé internet, les réseaux sociaux et les moyens de communication ; empêchant nombre d’informations de sortir du pays ainsi que la coordination des étudiant.e.s, qui passait grandement par Facebook et WhatsApp. Cette répression est inédite sur deux aspects : c’est la première fois que Hasina déploie l’armée contre une révolte de ses 15 ans au pouvoir, et c’est aussi la première révolte dans l’histoire récente du Bangladesh où un mouvement de contestation se poursuit en dépit du déploiement et des attaques des forces de l’ordre.Restes d'un péage qui a été consumé par le feuLa répression policière a déjà fait de nombreux morts, certaines sources parlant de plus de 150 personnes tuées – notamment par la police, tandis que de grandes difficultés à décompter les morts et blessés apparaissent. On comptait 6 personnes tuées suite aux manifestations du lundi 15 juillet, au moins 11 le mardi, une seule le mercredi, entre 38-41 le jeudi, entre 60-75 le vendredi, entre 25-26 le samedi (d’après une autre source, 105 personnes auraient été tuées sur le vendredi et samedi cumulés), et au moins 8 le dimanche. Samedi 20, le gouvernement donnait l’autorisation à la police de tirer à vue, laissant imaginer que ce nombre ne risque que d’encore grandir (bien que certains généraux et groupes de jeunes militaires auraient refusé l’ordre, et qu’a priori celui-ci n’a pas été appliqué par l’armée patrouillant le samedi). Des dizaines de porte-paroles et leaders de partis d’opposition, de l’organisation Students Against Discrimination (qui appelle aux manifestations du mouvement) ou d’autres militant.e.s connu.e.s (comme un porte-parole des manifestations de 2018) sont arrêté.e.s, ainsi que leurs familles. Certains témoignent avoir été enlevés et torturés par des agences gouvernementales, notamment pour les faire appeler à la fin des manifestations. Plusieurs milliers de personnes ont déjà été arrêtées par la police.

De la propagation de la révolte

Les étudiant.e.s ont depuis le début refusé de rentrer dans toute négociation et discussion avec le gouvernement, notamment suite à la répression violente. En plus de formuler de nombreuses demandes minimales (sur les quotas, la démission de membres du gouvernement ou de dirigeants de la police ou de la direction de certaines universités, le dédommagement des familles des tué.e.s et blessé.e.s, l’interdiction de toute organisation étudiante liée aux partis dans les universités, la réouverture de celles-ci…), iels conditionnent toute possibilité de discussion à une justice rendue pour toutes les personnes tuées, notamment des actions contre les policiers et étudiants pro-gouvernementaux. Trois coordinateurs du mouvement étudiant anti-discrimination auraient rencontré des ministres pour leur présenter un plan de revendication en 8 points le samedi 20 juillet, vite contredits par d’autres coordinateurs qui refusent ce plan en 8 points ou affirment qu’ils continueront à manifester jusqu’à démission de l’exécutif.

Ainsi, lorsque le dimanche 21 juillet, la Cour Suprême est revenue sur la réforme, descendant les quotas à 5% pour les descendants des héros de la guerre d’indépendance (ce qui donnerait une répartition de 93% au mérite 5% descendants 2% pour les personnes handicapées, les personnes trans et les minorités ethniques), la coordination des étudiant.e.s a immédiatement refusé de s’arrêter là, sortant de nouveau dans la rue malgré le couvre-feu et la présence de l’armée. Les étudiant.e.s demandent justice pour toutes les morts dans les manifestations, une protection contre une future répression de tout.e manifestant.e (que ce soit par l’administration des universités ou par la justice), que la première ministre prenne la responsabilité de la répression, et d’autres mesures dans cette direction. De nombreux partis politiques et organisations étudiantes ont, au soir du 21 juillet, revendiqué une seule chose : la démission de la première ministre Sheikh Hasina et de tout son gouvernement.Des manifestants et un groupe de policiers et de soldats se font face sur une voie ferroviaire.Tout au long de la semaine, des sites officiels ont été hackés par un groupe appelé THE R3SISTANC3 : le site de la banque centrale, de la première ministre, de la police nationale, du parti au pouvoir ou encore de la Ligue Chhatra. Ces sites, dont certains sont encore hors-ligne, affichaient notamment un message indiquant d’« Arrêtez de tuer les étudiant.e.s. Ce ne sont plus des manifestations. C’est désormais une guerre. » L’Alliance des Etudiant.e.s des Universités Privées du Bangladesh (PUSAB, qui se revendique comme la plus grande organisation étudiante du pays) a appelé au soir du 21 juillet à une révolte de masse, sous le slogan « Now or Never, Do or Die« , indiquant que ce serait son dernier communiqué jusqu’à la révolte (parlant du « premier jour de l’indépendance » en référence à la chute du gouvernement). Au fil des jours, les manifestations prennent un ton bien plus anti-gouvernemental, faisant monter la revendication de démission d’Hasini, décrite comme une dictatrice autoritaire.

Au 18 juillet, des affrontements auraient eu lieu dans au moins 26 des 64 districts du pays. Au 19 juillet, ceux-ci s’étaient déjà étendus à 47 districts. Ce dimanche 21 juillet, de nouveaux pans de la population continuent de rejoindre la révolte tandis que celle-ci se poursuit avec de nouveaux affrontements dans plusieurs villes du pays, dans lesquelles des journalistes à Dacca affirment que les manifestant.e.s ne reculent plus même devant les tirs à balles réelles.

Force aux révolté.e.s !

Des manifestants courent dans plusieurs sens au milieu de nuages de gaz lacrymogène, un manifestant au premier plan (habillé d'un foulard rouge cachant le bas de son visage) lance un projectile

[Italie] Révolte mortellement réprimée à la prison de Coroneo

Publié le 2024-07-23 09:15:03

Initialement publié sur No CPR Torino, le 12/07/2024.

Nous recevons et diffusons en exprimant notre plus profonde proximité et solidarité aux personnes emprisonnées à la prison de Coroneo :

MISE À JOUR DU 11.07.2024:
Depuis des semaines, des mois, des années, on parle des conditions de plus en plus invivables de la Prison de Coroneo à Trieste. Il y a quelques jours éclatait la « nouvelle » de la surpopulation : 257 personnes enfermées pour une capacité de 150.

Une émeute est en cours depuis 19 heures aujourd’hui (11.07.2024), mais nous avons peu d’information. La zone d’en face est bouclée, y a lieu en continu le va-et-vient des ambulances et des véhicules des flics et des militaires. A l’intérieur, d’après ce que nous savons, la situation est insupportable : chaleur infernale, punaises de lit, absence de tout. Apparemment, les flics anti-émeutes seraient entrés et auraient affronté les détenus.
Au moins cinq personnes auraient été emmenées en ambulance, probablement toutes des détenus, intoxiqués par les gaz lacrymogènes tirés par les flics anti-émeute Une centaine des 260 détenus enfermés à l’Ernesto Mari participeraient à la manifestation, un nombre bien supérieur aux 150 que la structure pénitentiaire est censé pouvoir accueillir.

En début d’après-midi, une manifestation a également eu lieu à la prison de Cuneo, six détenus ayant été conduits à l’hôpital. Depuis le début de l’année, 54 détenus se sont suicidés en prison.

Liberté pour tous et toutes !

MISE À JOUR DU 12.07.2024:
Alors qu’elles émergent de sources journalistiques indiscrétions sur les causes premières de la révolte d’hier – probablement des mesures disciplinaires injustifiées et des mauvais traitements opérés par le directeur de la prison contre un détenu très jeune – nous apprenons une nouvelle dévastatrice : un détenu aurait été retrouvé mort aujourd’hui.

Nous n’en connaissons pas les raisons, mais nous connaissons les responsables, comme ceux des conditions intolérables de détention à la prison de Coroneo.

Nous restons vigilants et réagissons solidairement aux côtés des prisonniers de cette prison infâme. Si leurs demandes ne peuvent être satisfaites immédiatement – et il semble qu’il n’y ait ni possibilité ni volonté – la seule solution est la libération de toutes les personnes emprisonnées là-bas.

« Feu aux prisons. Vengeance pour le détenu mort pendant la révolte. »

Initialement publié sur Abolition Media, traduit le 18/07/2024.

Encore une fois, les révoltes de prison sont muselées par des coups, du sang et la mort.

Après mars 2020, où 14 personnes ont été brutalement tuées par la police à la suite de la révolte à la prison de la révolte est étouffée par la violence et se termine par la mort à Trieste dans la prison de Coroneo, le jeudi 12 juillet 2024,. Pour la propagande du quartier général de la police, il y a le même scénario qui est raconté : une attaque de l’infirmerie et une mort par overdose.

Les cris, les flammes et les exigences humaines sont réduits au silence dans l’obscurité de la nuit derrière ces barreaux et ces murs où, plus que jamais, il est évident que certains êtres humains valent plus que d’autres, où la différence de classe reste une prérogative, où les exploités sont enfermés – et pour réaffirmer leur rôle dans cette société capitaliste qui écrase et tue sans aucune hésitation, qui finance les guerres pour ses intérêts économiques, qui détruit les bois et forêts, mers et océans, exterminant les populations humaines et animales. Les prisons, les CPR et les REMS [prisons pour détenus diagnostiqués par la psychiatrie] deviennent des lieux « banals » de confinement criminel et administratif où entasser et enfermer quiconque décide ou est forcé de vivre en dehors de sa logique ou de lutter pour la détruire. Usines d’une sous-humanité non seulement expulsé du monde commun, mais aussi mutilée et détruite, abandonnée et en même temps exposée comme un sacrifice payé à l’État. Pourtant, dans les discours sécuritaires qui prospèrent aujourd’hui, l’État est loin d’avoir éliminé les classes dangereuses, avec la plèbe indolente et incontrôlable. Ceci est confirmé par les 5 émeutes dans les prisons italiennes qui ont eu lieu la semaine dernière.

A Trieste, la chaleur est étouffante (atteignant 40 degrés) et les nids de guêpes empêchent d’ouvrir les fenêtres, les punaises de lit et les rats sont des colocataires insupportables et les rythmes et les besoins de la vie quotidienne sont imposés par ceux qui exercent le pouvoir : télévision, médicaments psychotropes, air, socialisation, conversations…

Il est inutile pour le garant des droits des prisonniers d’essayer de nous lécher le cul, prétendant être de leur côté et de notre côté, pour l’évêque de gaspiller des mots vides de proximité ou pour n’importe laquelle de ces fausses figures de remplir leur bouche de paroles futiles de circonstance. Ils sont tous complices de ce système, de sa brutalité et de l’horreur qu’est l’emprisonnement. La question n’est pas de savoir quoi faire de la prison, comment l’améliorer, la réformer, mais plutôt de savoir comment s’en débarrasser le plus rapidement possible.

Notre solidarité et notre proximité vont à ceux qui se sont révoltés et à ceux qui se révolteront jusqu’à ce que les barreaux et les murs de toutes les prisons soient détruits. Parce que la seule solution aux problèmes des prisons est de les éliminer.

La facture nous a été présentée, maintenant c’est à nous de la payer.

Pour la lutte et pour la liberté.

Solidarité avec tous les prisonniers en lutte.

Des Anarchistes de Trieste

[Canada] Sabotage contre la construction d’une plateforme de transbordement

Publié le 2024-07-23 09:20:04

[repris de la presse, publié le 09/07/2024]

Des manifestants ont crevé les pneus de camions et de remorques et « éventré » des conteneurs dans un nouvel acte de vandalisme commis contre l’entreprise Ray-Mont Logistiques dans la nuit de dimanche à lundi à Montréal. Dans un communiqué, le groupe Soulèvements du fleuve déclare que des manifestants d’un groupe tiers ont répondu à son appel et ont rendu complètement inopérant[es] les installations de transbordement de l’entreprise québécoise du quartier Pointe-Saint-Charles.

Les militants et Ray-Mont Logistiques ne dressent pas le même bilan de cette soirée de vandalisme. Alors que Soulèvements du fleuve fait état de cinq conteneurs éventrés, un porte-parole de l’entreprise parle plutôt de huit conteneurs endommagés. Selon le porte-parole, 132 pneus ont été crevés.

L’action a été posée en solidarité avec celles de la lutte pour préserver le terrain vague, menée entre autres par Mobilisation 6600 parc-nature MHM, un groupe militant pour la protection des espaces verts dans Hochelaga-Maisonneuve. Ce dernier s’oppose vertement aux activités de Ray-Mont Logistiques, notamment sur un terrain vague bordant la rue Notre-Dame, près du port. Sur ses réseaux sociaux, Mobilisation 6600 parc-nature MHM a souligné que la pression monte contre Ray-Mont. La lutte que nous composons dépasse les actions organisées par notre mobilisation dans notre quartier pour rejoindre toutes les personnes qui ont à cœur la défense du vivant, poursuit-il. Nous prenons toutes sortes de moyens pacifiques, incluant la désobéissance civile non violente, a soutenu la porte-parole du groupe, Cassandre Charbonneau-Jobin, au bout du fil, en rappelant que Soulèvements du fleuve est un groupe distinct.

Les policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont été appelés vers 0 h 15 pour une entrée par effraction dans les installations situées dans le sud-ouest de la métropole. Sur place, ils ont constaté que des pneus avaient été crevés sur des remorques et des camions. Les suspects avaient déjà pris la fuite. Une enquête est encore en cours, a confirmé une porte-parole du SPVM.

Soulèvements du fleuve revendique un acte de vandalisme distinct commis en juin. Des grues, des conteneurs et des infrastructures ont été couverts de peinture afin de nuire aux opérations de l’entreprise et de ralentir sa marche vers la destruction du vivant. Le groupe dénonce la violence et l’arrogance avec laquelle Ray-Mont Logistics s’approprie depuis sept ans les espaces vivants d’Hochelaga-Maisonneuve, abattant les arbres, asphaltant des millions de pieds carrés de territoire, pour ses activités de transport, d’entreposage et de transbordement de marchandises. Ray-Mont Logistiques prive les citoyens de leurs droits de vivre en santé et [de] définir leurs milieux de vie, accuse Soulèvements du fleuve.

Ces événements sont les plus récents d’une longue saga opposant Ray-Mont Logistiques et des défenseurs des milieux naturels, qui multiplient les manifestations et les actions visant à mettre des bâtons dans les roues de l’entreprise. En 2022, des employés ont reçu des menaces, et certains de leurs domiciles ont été vandalisés. D’autres actes pourraient se produire prochainement. Dans son communiqué, Soulèvements du fleuve invite d’autres groupes autonomes à se mobiliser pour s’opposer à la destruction en cours et ainsi protéger le fleuve et ses habitants.


[on pourra lire plus d’informations sur le site des Soulèvements du fleuve, notamment cet extrait qui apporte davantage de contexte sur l’action en question ici]

Construction de la plateforme de transbordement de Ray-Mont Logistiques dans Hochelaga-Maisonneuve

Une banderole « Stop Ray-Mont, Résister et Flerurir pour la justice climatique » est accrochée sur les tours d’un site industriel.

Depuis plus de 7 ans, Mobilisation 6600 lutte contre un important projet industrialo-portuaire qui menace l’environnement et la santé des habitant·e·s du quartier : le projet de plateforme intermodale que l’entreprise Ray-Mont Logistiques (RML) souhaite installer sur le site de l’Assomption Sud Longue-Pointe. Si ce projet se réalise, il s’agira de la plus grande plateforme de transbordement de marchandises céréalière en Amérique du Nord, et celle-ci sera située à une centaine de mètres des maisons, logements sociaux, CHSLD les plus proches, et à quelques mètres aussi des plus beaux boisés du quartier. L’immense terrain de 2,5 millions de pieds carrés dont RML est propriétaire sera asphalté pour accueillir 10 000 conteneurs, des convoyeurs, des grues et des ponts roulants en opération 24 heures par jour, 7 jours par semaine. De plus, les opérations de la plateforme engendreront le passage de 1000 camions et 100 wagons de train par jour. À ce jour, il est question de prévenir la destruction du Boisé Steinberg que Ray-mont logistiques menace de raser pour construire sa bretelle d’autoroute à conteneurs. Ce projet augmentera ainsi le camionnage et l’émission de CO2, il créera un immense îlot de chaleur (là où il y avait auparavant des boisés, des friches et des milieux humides) dans un des quartiers les plus minéralisés de l’île de Montréal.

Le projet participera aussi à faciliter l’augmentation du transport maritime sur le Saint-Laurent, cadrant tout à fait dans la vision « Avantage St-Laurent » du gouvernement caquiste. Cette vision rétrograde du développement économique aura des conséquences désastreuses sur l’environnement et la santé des résident·e·s. Le bruit, les poussières, les vibrations, la pollution atmosphérique et lumineuse, la vermine sont les principales nuisances annoncées par l’entreprise, dont les riverain·e·s devront payer les frais. Bien évidemment, ce projet n’est pas digne des défis environnementaux et sociaux auxquels le Québec fait face actuellement. (Texte de Mobilisation 6600 Parc-Nature MHM)

[Iran] Tags anarchistes contre les élections

Publié le 2024-07-23 09:25:05

[trouvés sur le telegram et le site de la Federation of Anarchism Era, le 05/07/2024]

Graffitis anarchistes contre les élections en Iran :

« Votre choix (élection) en République islamique »
« Joyeux anniversaire, Sarina (Esmailzadeh) »
« Mort au principe de Velayat-e Faghih (gouvernance théocratique chiite islamique) »
« Votez non-vote, mort à Khamenei »

« Voter signifie légitimer l’oppression des gouvernements et de leurs élus. En boycottant les élections, le peuple iranien a porté un coup de poing à la bouche du gouvernement islamique. Les anarchistes n’ont jamais participé aux élections et n’y participeront pas.
Nous n’acceptons pas les urnes. Nous choisissons la révolution ! La liberté ne vient pas avec le vote. Anarchie pour toujours. » (02/07/2024)

D’autres graffitis ont été communiqués sur leur Telegram : des symboles anarchistes tagués sur le mur du bureau d’état civil à Roshdieh, Tabriz et sur la tour résidentielle pour les employés gouvernementaux et de l’IRGC à la retraite à Tabriz. (29/06/2024)

Plus ancien : « Notre silence signifie qu’il y aura d’autres Mahsa et Sara Tabrizi » (le 25/05/2024) ; « Ne pleurez-pas, organisez-vous ! » et des symboles anarchistes sur les murs de mosquées (le 06/04/2024).

Diverses actions directes de Palestine Action à travers le monde…

Publié le 2024-07-23 09:30:04

Palestine Action attaque plusieurs entreprises liées au fabricant d’armes Elbit au Royaume-Uni

Initialement publié sur Freedom News, le 17/06/2024.

Palestine Action revendique l’attaque par ses militant.e.s d’Instro Precision, une filiale du fabricant d’armes israélien Elbit Systems, et les bureaux de la Scotiabank Canadienne, qui, selon les militant.e.s, n’a pas complètement arrêté d’investir dans Elbit.

Instro Precision, qui se décrit comme l’un des principaux fournisseurs de « équipement de soutien pour l’armée et de capteurs électro-optiques commerciaux », a vu son usine de Kent ciblée dans la nuit. Des militant.e.s ont bloqué les entrées et d’autres ont envahi l’usine où iels ont commencé à « démonter les technologies, les machines et les pièces d’équipement » impliquées dans la « fabrication de lunettes, de viseurs et d’équipements de ciblage pour l’armée israélienne exterminationniste », a déclaré le groupe dans un communiqué de presse.

Les bureaux de la Scotiabank à Londres, que Palestine Action continue d’affirmer être « des investisseurs majeurs dans l’industrie militaire israélienne », ont également été ciblés. Dix militant.e.s se sont fixé.e.s à l’entrée du siège de la Banque et ont fermé le bâtiment, tandis que d’autres l’ont aspergé de peinture rouge comme « symbole du bain de sang palestinien » causé par la compagnie d’armement.

Jusqu’à récemment, la Banque de Nouvelle-Écosse, exploitée sous le nom de « Scotiabank», avait investi jusqu’à 500 millions de dollars en actifs dans Elbit. Sous la pression des militant.e.s, la Banque s’est complètement désinvestie d’Elbit, mais son fonds de gestion d’actifs subsidiaire, le « 1832 Asset Management », détient toujours plus de 230 millions de dollars en actions d’Elbit, ce qui ferait de la société mère le plus important actionnaire étranger d’Elbit.


Initialement publié sur Freedom News, le 19/06/2024.

Durant leur garde à vue de 36 heures, la police a indiqué aux membres de Palestine Action que leur invasion de l’usine d’électro-optique d’Elbit au Kent avait causé plus d’1 million de livres en dommages, le groupe a indiqué dans un communiqué de presse. […]


Initialement publié sur Freedom News, le 24/06/2024.

Palestine Action affirme que sept de ses militant.e.s se sont attaché.e.s ce matin [le 24 juin] à des véhicules et ont bloqué l’entrée du siège britannique d’Elbit Systems. Deux autres groupes ont ciblé du jour au lendemain les bureaux de JP Morgan Chase et une succursale de Barclays Bank à Altrincham.

Le siège social d’Elbit à Bristol est utilisé par la société pour superviser ses opérations britanniques, et a été ciblé par Palestine Action à de nombreuses reprises. « Elbit Systems utilise Gaza comme laboratoire pour développer leur armement, un modèle économique qui n’a sa place dans aucune société », a déclaré le groupe. « En armant Israël et en permettant à Elbit d’opérer dans ce pays, notre classe politique n’a pas respecté ses obligations juridiques et morales de mettre fin à la complicité dans le génocide à Gaza. »

Les banques JP Morgan Chase, qui continuent d’investir dans le fabricant d’armes israélien, ont vu leurs fenêtres fracassées et de la peinture rouge jetée sur leurs devantures [le 26 juin, à Manchester]. JP Morgan Chase a réduit sa participation dans Elbit de 70% il y a un mois, mais son investissement restant est actuellement évalué à environ 16 millions de dollars.


Initialement publié sur Freedom News, le 27/06/2024.

Palestine Action revendique ce matin [du 27 juin] l’occupation de GRiD Defence Systems, un fournisseur d’ordinateurs et de processeurs pour Elbit, le plus grand fabricant d’armes d’Israël. Des militant.e.s se sont barricadé.e.s dans les locaux à High Wycombe, ont détruit du matériel et déployé des bannières. Quatre ont été arrêté.e.s.

GRiD fabrique une gamme d’ordinateurs militaires, de processeurs et d’équipements électroniques similaires, soit pour une utilisation directe sur le champ de bataille, soit pour être intégrés à d’autres systèmes. Lors de l’invasion de l’usine d’électro-optique d’Elbit Systems dans le Kent, des dizaines de boîtes de processeurs GRiD ont été saccagées après avoir été trouvées à l’intérieur. La police a ensuite affirmé aux militant.e.s qu’ils avaient causé des dommages d’une valeur de 1 million de livres sterling.

GRiD se vante que leurs produits peuvent contourner les régulations sur l’exportation d’armes, grâce au fait d’utiliser des composants pas spécifiquement militaires. Outre Elbit et Instro, ses autres clients incluent Lockheed Martin – le principal fabricant des avions de combat F-35 qui terrorisent Gaza, Leonardo – le fournisseur d’hélicoptères militaires Apache à Israël, et le fabricant de missiles MBDA – qui fournit Israël.

Dans la nuit [du 27 juin], des militants.e. ont également ciblé deux banques du centre-ville de Leeds qui détiennent des actions d’Elbit Systems. Utilisant des extincteurs recyclés pour l’occasion, la succursale de Barclays à Leeds et le bâtiment Pinnacle, où sont situés les bureaux de JP Morgan, ont été recouverts de peinture rouge – un symbole de la complicité des deux banques dans le génocide à Gaza.

Des drapeaux palestiniens et banderoles (telles que « Shut Elbit Down ») sont accrochées aux fenêtres des bureaux de GRiD Defence Systems, tandis que des flics se trouvent en dessous.

[compilation depuis la chaîne telegram & le compte twitter de Palestine Action, ainsi que d’articles de presse, d’actions menées en ce début de mois de juillet par Palestine Action]

16 juillet 2024 – Bristol, UK

Des militant.e.s ont fermé le siège britannique d’Elbit Systems pendant deux jours en bloquant l’entrée et seul accès donnant sur le siège.

15 juillet 2024 – Oslo, Norvège

Des vitres de la Norges Bank ont été taguées et brisées à Oslo lundi soir [le 15 juillet]. Entre autres choses, il est écrit « Libérez la Palestine » avec de la peinture rouge. D’après Palestine Action Norvège : « Après 9 mois d’actions dans le mouvement pro-palestinien norvégien, Norges Bank continue de financer l’occupation israélienne et le génocide. Pendant qu’Israël commet massacre après massacre, nous avons été forcé.e.s de faire comprendre à Norges Bank que s’ils continuent à faire de l’argent sur la mort, ils auront affaire à de la résistance. Nous ne sommes pas lié.e.s à PalKom ou AGFP, mais si vous croyez en l’action directe, en la pratique d’une forme d’organisation radicalement démocratique, ainsi qu’une inclusion totale [anti-racisme, anti-validisme, anti-sexisme, anti-homophobie, anti-transphobie…], rejoignez-nous ! Nos actions sont inspirées des autres branches de Palestine Action, et prennent racine dans la force et la résilience des prisonnier.e.s et martyrs palestinien.ne.s. »

15 juillet 2024 – Vienne, Autriche

« Des militant.e.s sont monté.e.s sur le toit du fabricant d’armes Elbit à Vienne pour endommager le matériel et saboter la production d’armes israéliennes. Palestine Action Autriche est officiellement lancé. Le plus grand fabricant d’armes israélien n’est en sécurité nulle part. »

15 juillet 2024 -Milton Keynes, UK

« Des militant.e.s sont descendu.e.s dans l’usine d’Hydrafeed par une échelle de corde, s’introduisant afin de détruire des machines utilisées pour fournir le fabricant d’armes israélien Elbit Systems. Les différentes machines ont été désarmées avant qu’iels ne partent tous sans être détecté.e.s. »

9 juillet 2024 – Londres, UK

Palestine Action a ciblé les bureaux londoniens de Thalès, recouvrant les vitres, les murs, et le sol devant l’entrée d’une grande quantité de peinture rouge. Thalès, l’un des plus grands fabricants d’armes du monde, a un partenariat avec Elbit Systems pour construire des drones qui sont « expérimenté en bataille réelle » sur les Palestinien.ne.s.

8 juillet – Bobbing, UK

Palestine Action a ciblé Kite packaging, qui sécurise et transporte les armes d’Elbit. La complicité de l’entreprise a été confirmée quand des militant.e.s se sont introduits dans l’usine d’Instro Precisions, filiale d’Elbit, au Kent le mois dernier. Les militant.e.s ont utilisé de la mousse expansive pour bloqué les portes du garage, tagué « DROP ELBIT » sur les murs, ont détruit de nombreuses vitres et se sont introduit.e.s à l’intérieur pour détruire les bureaux.

5 juillet 2024 – Bromborough, UK

Palestine Action a fait fermer une usine de Teledyne Technologies en détruisant le portail à bord d’une camionnette, recouvrant la façade de peinture rouge et bloquant l’entrée. Teledyne CM fabrique directement des « Composantes structurelles des aéronefs : Packers à géométrie complexe en fibre de verre » pour l’avion de chasse F-35 utilisé par l’armée israélienne, tout en fournissant d’autres partenaires principaux dans la production du F-35, incluant BAE Systems, Marand et Magellan. Rien que pour BAE Systems, Teledyne CML fournit plus d’une dizaine de « processeurs spéciaux » pour leur contribution au programme F-35.

4 juillet 2024 – New York City, USA

« Pour ce jour de « l’indépendance », Palestine Action NYC a ciblé Magellan Aerospace à Corona, Queens, qui fabrique des composants de l’avion de chasse F-35 pour Lockheed Martin, servant ensuite à bombarder les Palestinien.ne.s et à raser des quartiers entiers à Gaza.

Les profiteurs du génocide hors de Queens !

Nous DEVONS intensifier l’escalade pour Gaza. Ce n’est que le début. Les manifestations ne sont pas suffisantes. Dans notre société capitaliste, nous devons frapper là où ça leur fait le plus mal : leur portefeuille.

Le texte de l’art : « NIQUE MAG, VOUS TUEZ DES ENFANTS »

En plus des tags sur les murs, les militant.e.s ont détruit les portes vitrées et utilisé un extincteur pour recouvrir les murs de peinture rouge.

2 juillet 2024 – Glasgow, UK

Des militant.e.s ont ciblé les bureaux de la banque JP Morgan pour exiger l’arrêt de tout investissement dans le fabricant d’armes Elbit Systems. Iels ont notamment brisé les portes-fenêtres et vitres des bureaux.

1 juillet 2024 – Manchester, UK

Des militant.e.s de Palestine Action ont aspergé de peinture rouge la façade et bloqué les entrées des bureaux de CDW UK, forçant leur fermeture. CDW fournit des services de gestion de la chaîne d’approvisionnement, de solutions informatiques, de cybersécurité et de cyber-approvisionnement aux opérations britanniques de la marque Elbit, fabricant d’armes israélien. CDW est sous contrat de services informatiques pour Elbit Systems UK Ltd, dont le siège est à Bristol, et depuis lequel Elbit supervise la production nationale de drones et d’armes. Ce n’est pas la première fois que cette société est visée. Des militant.e.s ont aspergé le site de Peterborough de peinture rouge, brisant aussi ses vitres.

CDW n’est pas le premier à être ciblé. Après des actions similaires, cinq autres entreprises ont mis fin à leur association avec Elbit au cours des deux derniers mois. Il s’agit notamment des transporteurs d’armes d’Elbit Kuehne+Nagel, des recruteurs iO associate, des gestionnaires immobiliers Fisher German, des concepteurs de sites Web Naked Creativity et du cabinet juridique MLL Legal.

12 juin 2024 – New York City, USA

D’après never sleep, repris de Palestine Action US : Un groupe autonome a ciblé le consulat général d’Israël à New York City le mercredi 12 juin, où des drapeaux américains et israéliens ont été brûlés pour protester de la violence, de la dépossession et du génocide coloniaux de Turtle Island à la Palestine. Le même jour, un groupe autonome a redécoré le consulat allemand en le recouvrant de peinture rouge et en affichant des excuses à l’air officiel du gouvernement allemand pour sa participation au massacre génocidaire sioniste à Gaza. D’autres actions à New York City le même jour ont ciblé la Campagne Américaine sur les Affaires Palestiniennes, et la Mission Permanente du Royaume Hachémite de Jordanie aux Nations Unies.  Dans un communiqué, les militant.e.s écrivent : “A travers nos actions, nous continuons à mondialiser l’intifada. Nous situons la complicité dans la campagne génocidaire contre les Palestinien.ne.s chez toutes les nations qui refusent de couper les relations avec l’état colonial sioniste, qui refusent de soutenir la liberté palestinienne et le droit de retour, et qui profitent de la tentative d’annihilation du peuple palestinien. Nous, en tant que dissent.e.s dans le coeur impérial, appelons les camarades partout à considérer tous les normalisateurs comme nos ennemis, et à rejoindre la résistance créative à tout acteur étatique et toute institution qui assiste et facilite le génocide.”

12 juin 2024 – New York City, USA

[repris de never sleep] « Des militant.e.s autonomes de NYC ont ciblé Magellan Aerospace Corp à Queens, qui est sous contrat avec Lockheed Martin pour fabriquer des composants de l’avion de chasse F-35 qui bombarde des civils à Gaza et dans le reste du monde. L’armée israélienne vient de commander davantage de F-35 pour Gaza, grâce à l’aide militaire américaine dans un contrat de plusieurs milliards de dollars. Avec l’argent de nos impôts, Magellan et Lockheed Martin profitent de la mort et de la destruction en Palestine. » On peut lire sur les graffitis : « Nique un F-35 », « Nique Lockheed Martin », « Nique Magellan », « Free Gaza »

drapeau américain incendié par un.e militant.e

[USA] Pour un été d’action directe en solidarité avec la Palestine

Publié le 2024-07-23 09:35:05

Compilation d’actions directes menées contre le génocide en Palestine, trouvée sur différents sites américains de contre-information, ayant eu lieu entre mi-juin et mi-juillet.

« Tous les Etats fascistes tomberont » taggué sur le mur d’un métro, accompagné de triangles rouges.

Sabotage et perturbation au magasin puma

Trouvé sur Unravel, initialement publié le 16/06/2024.

Dimanche après-midi, un groupe autonome a compris le court usuel du business au magasin puma sur 5th avenue à New York City.

Deux énormes décharges de béton ont été laissées dans les toilettes, de la javel a été discrètement appliqué à de la marchandise pour la rendre invendable, et plus de 1000 criquets ont été libérés dans le magasin pour dé-occuper l’espace pour les prochaines semaines – le tout en plein pic des heures de shopping.

puma a depuis longtemps été un soutien et facilitateur de l’état colonial sioniste d’israël. Malgré des années de pressions, puma continue à vendre ses produits dans les colonies illégales israéliennes. Le génocide continue, et puma profite des terres palestiniennes volées. Pas sous nos yeux.

Nous voulons que le monde sache que cet auto-proclamé champion de la solidarité athlétique internationale est directement impliqué dans la mort des athlètes palestinien.ne.s. Nous agissons en solidarité avec plus de 200 clubs de sport palestiniens qui ont appelé puma à arrêter de soutenir l’apartheid israélien. Nous agissons en solidarité avec les palestinien.ne.s qui jouent aujourd’hui au foot et à d’autres sports comme forme de résistance. L’esprit palestinien ne sera jamais écrasé. puma le sera.

Nique Puma.

Nique l’empire.

Gloire aux martyrs.

Escalade pour Gaza.

Tiocfaidh ár lá.


Un Apple Store repeint

Trouvé sur never sleep, posté le 17/06/2024.

Aïd Moubarak New York City, sachant qu’il n’y a pas d’Aïd lorsqu’il y a un génocide. Nique Eric Adams et Apple et tous ceux qui nient le génocide.

[note sur la photo : les vitres et la façade de l’Apple Store ont été complètement recouvertes de peinture rouge, avec sur les murs tagués “Free Congo” et un triangle rouge à l’envers ; des affiches ont aussi été collées sur les vitrines]


Graffitis à l’arrêt de métro de l’Université de Columbia pour Juneteenth

Trouvé sur never sleep, posté le 21/06/2024.

Nous avons laissé à l’Université de Columbia un petit cadeau pour le Juneteenth.

Ils essaieront de faire croire que c’est l’action “d’agitateurs extérieurs” pour nous diviser, mais breaking news, nous sommes toutes des agitateurs extérieurs, et nous sommes partout. Longue vie au Hind’s Hall, tous les Etats fascistes tomberont.

La “propriété de Columbia” n’existe pas lorsqu’ils ont volé tout ce qu’ils possèdent. Ils ne verront pas la paix tant qu’ils ne dégageront pas d’Harlem, qu’ils ne dégageront pas de Palestine, et n’arrêteront pas de financer le génocide.

Perturber. Reprendre. Détruire. L’escalade ne fait que commencer.

[accompagné de nombreuses photos de graffitis tels que “Intifada”, “Free Palestine”, “Longue vie au Hind’s Hall”, “Finance le génocide”, des triangles rouges, “tous les Etats fascistes tomberont”, “Nique Columbia”, “Dégagez d’Harlem”, “Joyeux Juneteenth”, “Désinvestissement maintenant”]


La Librairie Penn et les parcmètres de l’Autorité des Parkings de Philadelphia vandalisés

Initialement publié sur Philly Anti-Capitalist, le 24/06/2024.

Aujourd’hui je me suis baladé.e à l’Université de Pennsylvanie (UPenn) et j’ai obscurci les écrans de parcmètres de l’Autorité des Parkings de Philadelphia et dessiné partout sur les murs des toilettes de la librairie Penn.

Nique UPenn pour ne pas s’être désinvesti d’Israël.

Nique UPenn pour avoir expulsé les campements de solidarité.

Nique tous les sionistes à UPenn.


Deux chantiers de gentrification attaqués

Initialement publié sur Philly Anti-Capitalist, le 25/06/2024.

J’ai attaqué deux chantiers. A l’un, j’ai détruit cinq caméras Ring et à l’autre j’ai aspergé de peinture ses panneaux et murs. Ces petites actions ont été faites en solidarité avec les prisonnier.e.s anarchistes et la lutte à SCI Rockview.

Nique la gentrification !

Free Palestine !

Longue vie à l’anarchie !


Nique Lockheed Martin

Initialement publié sur never sleep, le 11/07/2024.

A des heures tardives, début juillet, nous avons placé des chausse-trappes sur l’allée de Lockheed Martin à Archbald, Pennsylvania. On espère qu’ils ont défoncé vos véhicules génocidaires. Quittez votre travail. Jusqu’à ce que vous le fassiez, aucun de vous ne mérite de se sentir en sécurité. Free Palestine !


Vitres brisées au centre Pennovation

Initialement publié sur Philly Anti-cap, le 13/07/2024.

Tôt dans le matin du 9 juillet, nous avons fracassé toutes les vitres de l’entrée du centre Pennovation, un luxueux centre de recherche à Philadelphia. Le garde de sécurité isolé a dû être très surpris quand nous sommes apparu.e.s de nulle part et avons commencé à tout fracasser, il n’a même pas essayé de nous en empêcher ! Et nous ne pouvions pas croire à quel point cela a pris du temps à la police d’arriver…

Le centre Pennovation héberge Ghost Robotics, une société qui produit les “chiens robots”. Israël achète ces chiens robots pour 150,000$ l’unité et les utilise dans leur extermination en cours des Palestinien.ne.s. Pendant que l’Université de Pennsylvania continue à permettre la recherche et la production de ces armes, Israël a détruit toutes les universités de la bande de Gaza, et continue à bombarder les écoles où les réfugié.e.s palestinien.ne.s s’abritent. Casser des vitre est une bien maigre représaille, mais chaque action que nous menons nous fait prendre davantage confiance.

Jusqu’à ce que la Palestine soit libre, et même alors, nous n’arrêterons jamais !

[Brochure] Une conversation entre Warzone Distro et les 4 de Susaron

Publié le 2024-07-23 09:40:05

Initialement publié par Warzone Distro, le 07/07/2024.

Brochure page par page

Brochure pour impression

Pour discuter avec les prisonnier.e.s de l’affaire Susaron, écrivez simplement un email en spécifiant à qui vous voulez parler, et envoyez-le ici : solidaridad.antiespecista4@gmail.com Si vous pouvez vous le permettre, envisagez d’envoyer un peu d’argent au groupe de soutien, qui redistribuera l’argent entre elleux pour cantiner et pour les frais légaux, d’avocat et judiciaires. Leur PayPal commun est www.paypal.me/solidaridad4

Pour commencer, pouvez-vous nous faire un point à jour sur votre situation ? La dernière fois que beaucoup d’entre nous ayons eu des nouvelles, l’une d’entre vous venait d’être libérée.

Pour celleux qui ne connaissent pas les détails de notre affaire, et un petit point à jour :

Le 3 Novembre 2022, nous sommes 4 camarades qui avons été arrêté.e.s, accusé.e.s d’un incendie contre la société de viande Susaron, une industrie nationale qui fournit le pays entier en bœuf, porc et volaille depuis des années.

Le 4 Novembre, nous avons été placé.e.s en détention provisoire pour la durée de l’enquête. Accusé.e.s d’avoir incendié six camions, la salle froide et la salle de vente de l’entreprise. Et deux d’entre nous ont aussi été accusé.e.s de possession de munitions.

Depuis, la situation de notre groupe en ce qui concerne l’incarcération a eu plusieurs remous. D’abord, notre camarade Itamar a obtenu une peine de cinq ans de sursis après une longue lutte judiciaire. Cela signifie qu’elle peut sortir de prison, et passer sa peine sous contrôle de l’État. Elle doit pointer régulièrement à un bureau pénitentiaire, sous un régime de surveillance constante.

Quant au reste d’entre nous (Rocio, Tortoise et Panda), nous attendons la même libération que la compagnonne, en attente que certaines procédures légales se fassent, ce qui prend plus de temps dans la prison pour hommes de Santiago 1, à cause du grand désordre et de la corruption institutionnelle de celle-ci.

Nous espérons toustes que la “liberté” vienne. Mais, dans le cas où les choses se passeraient au pire possible, nous risquons des peines de 5 ans de prison à plus de 10 ans.

Actuellement, cela fait 19 mois que nous sommes en prison.

Ici, dans le territoire colonisé appelé amérique, il y a de nombreux débats autour du véganisme, des straight edge, et de leur association avec l’anarchie. Il y a non seulement un débat sur la compatibilité, mais aussi une perception que la tendance de libération totale est en déclin chez les anarchistes. Celleux d’entre nous affilié.e.s à Warzone Distro sont conscient.e.s que dû au progrès de la surveillance d’État, de nombreux.ses individu.e.s anarcho-nihilistes, vegan et straight edge opèrent en souterrain, publiant peu voir aucun communiqués sur leurs actions. Nous avons récemment été mis.e.s au courant d’un regain d’une activité anarcho-nihiliste, vegan et straight au soi-disant mexique, où des ami.e.s nous ont expliqué qu’elle était seulement en hibernation.

Comment décririez-vous la présence anarcho-nihiliste, vegan et straight edge de là où vous vivez ?

Dans notre territoire, il y a eu des cycles où les groupes anarcho-nihilistes vegan straight edge ont proliféré. Cela a plus particulièrement été le cas des groupes d’action Nous avons eu un camarade tombé Sebastian Oversluij ‘pelao angry’ qui est mort lors d’une attaque armée sur la banque centrale en 2013, dans une fusillade avec le personnel armée de cette branche de la banque. Ce camarade était un fervent pratiquant de la tendance vegan straight edge, menant sa vie au son de l’anarcho-nihilisme et tout ce que cela implique.

De nos jours, la présence de cette espèce particulière de rebelles est en déclin dû au progrès d’une mentalité commerciale et d’un attachement plus grand aux apparences. Cela a eu un impact indéniable sur comment les différentes générations d’anarchistes ont évoluées. Les drogues ont une place plus important pour les jeunes qui ont une position de confrontation avec le pouvoir, et cela a diminué le progrès de nombreux aspect de la lutte et du combat contre l’autorité et ses réseaux. Il en est de même avec le véganisme : il fut un temps où, dans ce coin du monde, être anarchique était quasi synonyme d’avoir une position anti-spéciste végé ou vegan. Au fil du temps, cela fut dilué dans la même avancée de la superficialité idéologique déjà mentionnée. Les pratiques éthiques pour combattre la mentalité commerciale, comme le véganisme ou le fait de ne pas prendre de drogues, ont été abandonnées. Cela est précisément dû au manque de diffusion et de propagande par les militant.e.s elleux-mêmes.

En conséquence, ce qui a particulièrement motivé nos actions en tant que groupe fut la dissémination de ce message, qui a été plus ou moins dilué avec le temps : la guerre contre l’existant d’une perspective anarcho-nihiliste, ardemment anti-spéciste et straight edge. De notre point de vue, cet objectif a été accompli, puisque ces discussions ont de nouveau eu lieu suite à notre action et à notre arrestation qui a suivi. Et a suivi l’élaboration constante de matériel de propagande suivant notre idéologie, ce qui nous donne le désir de remettre à l’ordre du jour, dans les générations futures, ces idées incendiaires, qui n’ont aucune intention de faire la paix ou de négocier avec l’ennemi. Que ce soit l’industrie d’exploitation des animaux ou toute autre autorité qui voudrait s’imposer à nous.

Dans un récent journal anarchiste papier, an article titré « Anti Speciesism: A War of Intrasignent Belligerance » a été écrit avec des références au Grupo de Respuesta Animal. Ce qui est le plus ressorti de l’article, c’est que, bien que l’auteur.e glorifie l’antispécisme et la libération animale, il y avait une critique du véganisme que beaucoup de vegans nihilistes ont trouvé décevante (ainsi que confuse aha).

Pour citer l’article :

« Il est temps de se débarrasser du véganisme comme prérequis pour l’antispécisme. La critique de comment notre monde traite les animaux est plus importante. Débarrassons nous des arguments autour du régime alimentaire.”

– Dans *Anti-Speciesism: A War of Intrasignent Belligerance

Pour celleux d’entre nous qui ont lu l’article, il était intéressant de voir un.e auteur.e glorifier le Grupo de Respuesta Animal, tout en faisant du véganisme une action ne méritant pas elle-aussi d’être glorifiée et romantisée. Nous considérons le mode de vie vegan comme un acte individuel de négation de la morale suprémaciste humaine en général et, plus particulièrement, un sabotage contre le maintien de relations autoritaires avec les animaux. Quelles sont vos pensées et expériences personnelles par rapport au fait d’être vegan, en lien avec l’anarcho-nihilisme ?

Par rapport à la divergence dans cette article, elle est très simple pour nous : Si nous avions fait partie des partisan.e.s cherchant à libérer les territoires contrôlés par les bâtards de Nazis en Europe de l’Est, nous aurions trouvé immoral et impossible d’acheter ou de consommer des produits qui provenaient des camps de concentration, que ce soient des produits du travail forcé ou même des produits fabriqués à partir des corps des captif.ve.s elleux-mêmes. A partir de là, nous ne trouvons pas sain de pouvoir mettre notre vie en jeu dans une guerre déséquilibrée contre une industrie mondiale – attaquant ses centres, menaçant ses participant.e.s et nous mettant à risque constant de mort ou d’incarcération – tout en consommant ce qui y est produit par confort et égoïsme. Cela sonnerait absurde, non ?

Et c’est le cas même si ces produits proviendraient d’hors de l’industrie, ce qui… [semble aussi être une consommation qui ne fait pas sens] … pour un.e antispéciste. L’utilisation d’un animal comme produit à consommer ou marchandise nous paraît impossible en soi. Nous pensons qu’iels ont le même droit à vivre qu’un.e être humain. Nous ne fichons que certaines doctrines ou cultures ancestrales humaines considèrent le contraire. Si un.e enfant était en train d’être mangé.e par un groupe d’autres humain.e.s en notre présence, nous le défendrions pour empêcher sa mort, non ? Nous ne voyons pas pourquoi nous ne devrions pas en faire autant pour un.e animal.

Le non-véganisme nous paraît être de la pure paresse de la part de quelqu’un qui s’identifie comme anarchiste ou antispéciste. Nous ne comprenons pas pourquoi iels participent à des conversations aussi stériles pendant que des animaux sont incarcéré.e.s, torturé.e.s, violé.e.s et tué.e.s. Il serait préférable pour elleux d’admettre qu’iels sont trop paresseux.ses pour questionner leurs habitudes de consommation, et que les apports fournis par l’exploitation animale et l’insatiable culture humaine de dégradation écologique sont pratiques, délicieux et confortables pour elleux. Et en même temps, iels sont horrifié.e.s par les images cruelles des abattoirs et des usines de de fourrure. C’est tout simplement absurde.

Cela dit, nous sommes d’accord avec le fait que le véganisme sans l’action directe est tout aussi absurde et sans intérêt. Cela en fait un antidouleur individuel et très égoïste, pendant que les véritables horreurs du spécisme continuent à exister sans que personne ne les confronte.

Pour nous, les deux (le véganisme et l’action directe) sont des parties essentielles et équilibrées l’un de l’autre. L’action directe et les habitudes. Car « rien ne change si l’on ne change pas soi-même ». Sur le lien entre anarcho-nihilisme et véganisme : le concept d’anarcho-nihilisme en lui-même est liée à la perspective anarchique de s’opposer aux problèmes créées par une société de domination d’une façon conflictuelle, active et horizontale. Cela, sans laisser du terrain aux préceptes idéologiques qui vienne d’un quelconque groupe humain. Comprendre notre liberté et notre spontanéité individuelle et la même créativité qui en naît, comme le plus essentiel de la négation que nous portons comme un drapeau contre cette réalité de marchandises et de consommation. Ne plier devant aucune autorité, pas même celle qui peut apparaître dans l’enchevêtrement de concepts de l’anarchisme lui-même. Nous ne répondons de personne, sauf nous-mêmes et les liens que nous partageons. Après cette clarification nécessaire, et d’après ce que nous avons déjà répondu aux précédentes questions, nous ne voyons aucun espace dans lequel on pourrait ne pas considérer le véganisme comme une part importante d’une vie quotidienne qui vise à se positionner contre la domination de notre espèce sur les autres.

La confrontation pratique et comportementale que nous opposons aux dynamiques si normalisées et stables qui considèrent les animaux et leur environnement comme des éléments à exploiter au profit de notre espèce malsaine commence avec nous-mêmes. Dans les dynamiques de base que nous considérons comme gouvernail de nos vies, il n’y a aucune place pour le fait d’être un rouage à l’exploitation sous une quelconque forme. Dans le cas contraire, pourquoi l’attaquerions-nous si nous la produisions nous-même ? Nous ne voyons pas l’intérêt.

Nous pensons que la perspective de l’anarcho-nihilisme est complètement liée à une pratique vegan.

Ici, en soi-disant amérique, la culture d’intoxication est toujours très associée au mouvement anarchiste. Bien que beaucoup d’entre nous anarchistes soient straight edge, il y a toujours une grande difficulté à pouvoir avoir des discussions sur le sujet de l’addiction avec les anarchistes qui ne sont pas straight edge. Les anarchistes straight edge sont quasi tout le temps qualifié.e.s de « faisant preuve de pureté militante » ou de « privilégié.e.s » (bien que beaucoup d’entre nous viennent de conditions pauvres où l’addiction et la mort dominaient nos quartiers).

Nous sommes toujours intéressé.e.s d’apprendre sur des perspectives critiques de la culture d’intoxication depuis d’autres territoires colonisés. Pouvez-vous partager des récits personnels liés à pourquoi vous incluez un mode de vie straight à votre pratique anarchiste ?

Par rapport au concept de straight edge ; nous avons toujours considéré comme essentiel de prendre soin de notre corps comme un temple, et ce comme une voie de confrontation directe. De même, cela va avec le refus du contrôle brutal exercé par l’État et ses tentacules à travers la drogue. Des générations entières de rebelles ont été ruiné.e.s à cause d’elle. Cela n’est pas cohérent avec notre concept d’opposition à toute exploitation et appareil de domination que, par notre propre laisser-aller et faiblesse mentale, nous soyons assujetti.e.s par des substances fabriquées pour apaiser le mécontentement et l’effondrement. En tant que nihilistes anarchiques, nous considérons notre corps et notre esprit comme les seules choses que nous possédons et comme notre arme principale.

Des expériences personnelles qui ont mené à ce que nous devenions straight edge : en général, au sein de nos camarades straight edge, nous faisions face à des problèmes réguliers qui ont mené à notre décision de nous positionner comme sobre des drogues.

En général dans ces territoires, la vie dans les quartiers pauvres implique une coexistence constante et harcelante avec le fléau de la drogue. Nous voyons comment des familles entières sont détruites, leurs familles étendues incluses. En même temps, c’est avec rage et impuissance que nous observons les maisons et le nombre de voitures de luxe des trafiquants croître et croître. C’est un cancer qui se propage dans quasiment tous les quartiers, de même que le contrôle que ces gens ont sur les rues, ce qui continue de se voir avec une croissance excessive. Avec le temps, ces personnes qui fournissent de la drogue deviennent des agents directs de la police dans les villes, des informateurs et intimidateurs des gens qui ne peuvent pas se défendre.

Ils fonctionnent comme des micro-États avec un ordre interne et leurs propres soldats armés. Pour nous, c’est quelque chose d’élémentaire dans notre positionnement comme opposé.e.s à la consommation et au trafic de drogues. Nous considérons les trafiquants de drogue comme les mêmes ennemis que les policiers ou les dirigeants.

Cette expérience commune, partagée par de nombreux.ses anarchistes, fut un des éléments qui a marqué notre perspective sur le fait d’être straight edge. Un autre élément, et pas des moindres, est le fait que de nombreuses générations de jeunes insurrectionnistes ont été perdues la détérioration mentale et physique générée par le réseau des drogues, et leur intrusion lente et camouflée dans la vie de celleux qui commencent à les consommer. Cela sape fortement le pouvoir es mouvements de résistance, qui nécessitent des personnes engagées et préparées aux défis qu’impliquent de se battre contre une machine si énorme et bien conçue que la structure gouvernante de domination.

Et enfin, avez-vous un message pour nous, n’importe quel.le lecteurice de cet entretien, ou d’autres complices anarcho-nilihistes vegan straight autour du monde ?

Quelques mots pour toustes nos lecteurices, et les anarcho-nihilistes vegan et straight edge ; en conclusion, après avoir de façon extensive discuté de nos bases politiques, notre appel est simple et clair : ne jamais baisser les bras et ne jamais identifier identifier la solitude idéologie ou le sentiment d’être tordu.e comme quelque chose diminuant sa force . Au contraire, dans un monde dominé par les valais de la subjugation et de l’homogénéisation, échapper au dénominateur commun est synonyme de faire quelque chose de rebelle. Même si l’on est le seul.e dans son école, famille ou quartier à comprendre ce dont l’on parle là, il ne faut pas cesser de lutter et de le faire savoir. Il faut être fier.e de sa sensitivité, de son courage et de son empathie.

Il ne faut jamais avoir peur des conséquences des actions et de la pratique, jamais avoir peur de risquer d’être marginalisé.e ou regardé.e de haut. Une vie de soumission, d’adaptation et de peur n’est pas une vie. Cela revient juste à végéter.

Évitez les caméras, de laisser des empreintes, de montrer son visage et sa corpulence, évitez les balances, évidez de trop parler… Mais, faites-le. Brûlez, détruisez, incendiez, libérez et partagez l’idée derrière.

Le passé est un échec, le futur est un carrefour. Le présent, par contre… est un cadeau. L’heure est maintenant.

“NI CULPABLES, NI INOCENTES; ENEMIGOS SIMPLEMENTE!”
(“Ni coupables ni innocent.e.s, nous sommes des ennemi.e.s”)

Fuite de documents chez cellebrite, la police peut-elle extraire les données de votre téléphone ?

Publié le 2024-07-24 07:45:07
L’ENS de Lyon est par­te­naire de plu­sieurs uni­ver­si­tés israé­lien­nes com­pli­ces du géno­ci­de : Urgence Palestine Lyon, l’asso­cia­tion NIDAL et plu­sieurs syn­di­cats et col­lec­tifs étudiants de l’ENS lan­cent une action en jus­tice.

Revisiting Social Revolution in the Aftermath of 2020

Publié le 2024-07-25 10:50:04

submitted anonymously on pugetsoundanarchists

“Our task as anarchists, our main preoccupation and greatest desire, is to see the social revolution come about: a terrible upheaval of men and institutions which finally succeeds in putting an end to exploitation and establishing the reign of justice.

For we anarchists the revolution is our guide, our constant point of reference, no matter what we are doing or what problem we are concerned with. The anarchy we want will not be possible without the painful revolutionary break. If we want to avoid turning this into no more than a dream we must struggle to destroy the State and the exploiters through revolution.”
-Alfredo Bonanno, Why Insurrection?

Few anarchists today have any speak of social revolution. Many laugh off or roll their eyes at the mention of it or worse, talk about realism and reform. The few who talk talk about it as if it were a religious desire or an otherworldly force. But what is social revolution, and what is anarchy without the social revolution? A desire, a goal, an over arching project of our entire lives – without it, what are we, what are we doing, and why?

The anarchist movements in the U.S. today are largely a reactive force, always waiting for another movement or uprising to come along to attach ourselves to. Emptying anarchy of its content, anarchists are content to be the militant auxiliary or informal organizational vanguard of social movements or simply sit back and look for forms of anarchy in other peoples and places so we can rest assured that anarchy is a latent impulse in all peoples, that we are less alone than we really are and that it’s a simple matter of time before everything falls into place. If I were to sum it up, I would say that there is a great confusion about what it means to be an anarchist and what it is anarchists aspire to.

The last time I spoke to someone about the idea of revolution the person responded with how it has become such a meaningless word. I couldn’t agree more, but the conclusions we drew from this were totally different. For him it meant that we shouldn’t bother with the idea. For me it means that we must return to the basics of anarchy – reexamine, explore and draw out our ideals to their conclusions and the means to realize them lest they get captured and killed by the enemy like what has happened with once dangerous ideas like Direct Action, Mutual Aid, Anti-Authoritarianism and Free Association.

Our ideals and actions – what anarchism is and what it means to be, act, fight and live as an anarchist – are not static, unchanging things. They must be continually gone back to and re-examined or else we will unconsciously fall into paths and ideas defined and re-defined by those who aren’t anarchists. It’s no different than when we don’t examine our own lives and fall into unconscious patterns and suddenly wake up 5 years down the line somewhere we don’t recognize and someone we didn’t want to be. It’s the same because anarchy, too, must be lived and examined.

So this is my small contribution to the re-examination of anarchy with a particular focus on the concept of social revolution, a long neglected desire gathering dust in the old tomes and broken dreams of anarchists past. I hope to take it out, dust it off a little and rekindle its fire to help us orient ourselves in struggle. Anarchy isn’t merely a beautiful idea to be dreampt about yet never realized but it is a concrete condition of possibility – something that can be realized at any point in time but only if we set about the task of realizing it ourselves. But we will not stumble our way into anarchy, without an idea of the ways and means to get there we will find ourselves in a great confusion, running around in circles conflating ourselves with reform movements, labor movements, leftist movements, helping others realize their goals but finding ourselves no closer to our own. No, we need to know our goals and desires, we need to study and examine the means and processes to actualize them, we need to dig into the grand process of destruction and creation and get re-acquainted with it.

I do this as much for myself as for others because I am tired of half baked ideas leading to half baked action, of being led around by others whims or waiting around for someone or something else rather than concretely moving towards something. Because I am tired of stopping half way because I have no conception of what to do, or what could happen, next.

I can no longer be unsure, I have one life to live and it is what I wager each day I take up the fight for anarchy.

A Personal Reflection

For the longest time I was among those who didn’t think or care about revolution. It didn’t matter to me, all that mattered was the fight today. But you go and go and go and all the time you are going you’re not thinking, not reflecting. It wasn’t until I went to jail that I took time to slow down and think and reflect, because that’s all you could do in jail. Suddenly the immortality of youth was beginning to wear off – in the previous years, and years to come, friends and comrades have been intensely injured, some went to jail and prison, some were murdered by the weight of the world through suicide and overdose. The stakes were real and the consequences were real and I couldn’t afford to run around without thinking anymore.

At a certain point you have to ask – what am I in this for? Where are we going with this? What’s the point? What even is the anarchy I’m risking myself for? I think everyone gets there eventually. For most people there isn’t an answer and they drop off and try to “get their life together” and return to the bloody complicity of normality, or they try to keep going as they have until their life and/or body falls apart and they drop off, or they die.

The rest of us try to find something.

In jail I read a lot – Alfredo Bonanno, Assata Shakur, Ursula K. LeGuin, and the works,exploits and dreams of various other anonymous or otherwise lesser know anarchists, revolutionaries and rebels. When I got out I kept reading and kept thinking while trying to get my feet back on the ground. Then 2020 came, both the pandemic and the riots. It’s these two events that put things in perspective for me – opened my eyes to the possibilities and the horrors.

Me and some comrades went to Minneapolis – we saw the flames, the joy, the power but we also bore witness to the police, military and fascist repression on a scale we hadn’t experienced before. We returned to Olympia to experience for a few months a total power over the city. Everything was smashed and every night we would come out and smash more. We never thought we would get to this point and it was obvious we never thought beyond it because the same question came up over and over – now what?

Insurrection came and ripped space and time from the vicious maws of the state – its forces in retreat. But an opening is just an opening and we still have to make the conscious choice to walk through but we were unprepared – perhaps even scared – to ask important questions. Questions of land, of food, of expropriation, of arms (and particularly in ways that disempowered the professional ‘security’ teams – organized petty authoritarians – that bullied, injured and killed more of “us” than they ever did of cops and fascists – rest in power Antonio Mays Jr).

Downtown cores were wrecked, state security forces were in retreat, yet our everyday lives were untouched. We returned to our largely segregated neighborhoods which remained untouched, many of us still had to return to jobs or sleeping in cars or shelters or on the streets. The old forms of power – misogyny, white supremacy, citizenism, settler anxieties and the old baggage of many people’s class position still persisted and the struggle against these were pushed aside “for the movement” while numerous people on the receiving end of these forms of petty authoritarian domination were forced out. It was clear quickly that “the movement” had replaced the insurrection – the project of our very lives.

Without a vision, a goal, a total project and deep understanding of it we were unable to even imagine taking the opening which was forced open. We couldn’t grasp the totality of the project we were embarking on, only recognizing the streets as a terrain of struggle yet nowhere else.

And then the opening closed.

It’s in these past few years since and in the wake of the collapse of the anarchist movements here in which I’ve been doing the most thinking, studying and reflecting. Slowly in the last year we’ve really begun to re-emerge and yet still we are largely making the same, unconscious mistakes as before of waiting for another movement or uprising and attaching ourselves to it – of being reactive because we don’t think about where we are trying to go, of relegating Anarchism simply to a form of organizing social struggles and emptying it of its specific content.

It’s this desire to not repeat these mistakes of the past, to no longer aimlessly run around in circles or make complex excuses for waiting, to fully embrace Anarchy and delve into the self discovery of what that means that have brought me to the reexamination of the basics of anarchy and in particular the idea of social revolution – a total view of the project of destruction and transformation in all it’s facets, imperfections and particularities.

Social Revolution

The great process of destruction and creation. Some imagine this as a singular moment of battle after which we shall be free. Some see it like a force of nature that will come regardless of what we do – or specifically that we cannot do anything to make it come faster – to justify waiting forever. Others, also seeing it in a religious or natural manner, say it will never come so better to toss it aside, forget about it, and simply act.

It is neither mystical, nor a force of nature, nor something that happens outside of and to us but a concrete process which we undertake. It’s constantly beginning but it has no end because it is the project of our lives – how we live, how we understand ourselves, how we relate to others and the world around us.

In this way we talk of social revolution rather than Political Revolution like the Communists, Socialists, Democrats and Fascists do. The Political is concerned with the taking of power and exerting it over others, the administration of people and things, while the social is concerned with changing the very fabric of our lives – an undertaking no power can demand of us, force upon us, or undertake for us. It’s the very essence of autonomous self organization, we have to do it ourselves for ourselves.

It’s at the same time Individualistic and Collective and does away with the distinction all together. Individualistic because the changing of relations starts at the level of the individual – from the moment we decide to be done with our old selves, be done with submission, with the humiliations thrust upon us by this world. When we begin to see and understand oppression, our suffering and our complicity in the suffering of others, and undergo a process of internal transformation. Collective because once we begin we can no longer turn back, forget, return to our old selves and very quickly we come upon the violent limits of this world – the landlord, the boss, the police and every petty authoritarian along the way. We begin to understand that our lives, our freedom, is bound in the lives and freedom of the Other, that we are not an island, that we rely on other people. We also realize that we are weak. By ourselves we are at the mercy of the dominators, we can strike out in small ways and at first it is freeing but quickly we come face to face with the enormity of the world of horrors. It’s at this point we reach out for the Others and for the first time stumble awkwardly through how be together on our own terms – to add up our Individual power to make a Collective power that doesn’t diminish but empowers. All this to live better and fuller. All this to attack and for the first time claim our lives and our futures.

It is a dance between Destruction and Creation. We Destroy our old selves and the baggage of this world – the inhibitions, the roles thrust onto us, the small ways we keep crawling back to the Masters. Knowing the bourgeoisie, the nationalists, the colonists, the authoritarians won’t simply give up their power – that is what police, armies and militias are for, after all – we lay waste to the old world to clear the time and space for ourselves. It is only with this Destruction that we can talk of Creation – we destroy our old selves to open the possibilities to – for the first time – a free and full existence that is determined on our terms. We destroy the old world and its wretched defenders to claw out the space and time to experiment with all the ways we can exist together. One does not exist without the other.

This is the essence of social revolution, it is conscious steps we take day by day inside ourselves and with each other that is both wildly destructive and beautifully creative. If all we do is think about it, it will be nothing as we are not doing it. If we sit, examine and debate its nature it will be nothing because we are not doing it. It is not a matter of belief, it doesn’t matter if you don’t believe in it or care about it because it is something we do, do for our entire lives and it is only by doing does it come to be.

This is all well and good, but it’s still too vague for my taste, so let’s go a little further.

Here is my greatest desire: Anarchy, the autonomy of the individual in the freedom of association assured by the full, free, and equitable access to the means of life, joy and self fulfillment. The understanding that all that exists and will exist is so by the collective effort of all living creatures since the beginning of life and as such it is the rightful collective inheritance of all living creatures, belonging to us all, simply by virtue of birth. It is the negation of authority and hierarchy, the universal emancipation of all living creature from all forms of domination – to neither rule nor be ruled.

It is this view of anarchy which shapes my understanding of social revolution and the process in which we bring it to be. For me, there is no difference between our ends and means, our means must also be our ends – this is why we oppose political parties, vanguardism, a military discipline, bureaucracy and alienating structures that subdue the individual. Not just on tactical grounds, but for the fact that to try to attain anti-authoritarian ends through authoritarian means is an inherent negation of anarchy. It is to explicitly say that means and principles of anarchy are not up to the task of its realization.

The means in which we realize revolution will give anarchist principles their precise historical content – individual autonomy, direct action, the refusal of mediation and compromise, freedom of association, solidarity and mutual aid, etc. Directly putting these into practice in the insurrectionary moment will be chaotic, many will accuse the process and the new individuals it creates of going too far – first and foremost among the terrified pearl clutchers will be those who know that a person who has the means to directly satisfy their needs cannot so easily be managed, mediated, controlled and passed through the gamut of half way measures and incrementalism.

Realism, slow steps, transitory stages will not curb the desires of the barbarous individual born of the insurrection. The revolutionary process is aborted by half measures and it is from the corpse of this process that the monster of the reaction is born and tightens around our necks its claws of Law and Order – a reality we are currently living in the aftermath of the 2020 insurrection.

The first and most important part of the revolutionary process is the abolition of private property – in all of its forms from land and capital to food, clothing, shelter, etc. – by a total and complete expropriation expressed in the opening up and looting of all stores and warehouses, taking stock of all empty houses and apartments and letting those who need them house themselves, the refusal of paying or recognizing rents and debts, the take over and self-organization, mass abandonment, or destruction of all workplaces and opening up their use to all.

This is the actualization of the phrase “Everything for everyone” and it’s negation is the establishment of a revolutionary dollar, a barter system, labor vouchers. The very first revolutionary act is the destruction of Capitalism, exchange economics and the wage system by the immediate self organization by the exploited to assure – through arms – that everyone has the means of access to food, clothing, dignified housing without any intermediary or committee.

This is the first expression of self organization and the revolutionary process lives or dies by it.

What comes next is an uncontrollable extension of fire, self organization and collectivization reaching into every corner of the old world.

The destruction of all records and torching of all financial and property based institutions – banks, treasuries, debt collectors, real estate, property management, etc.

The re-appropriation of the pool of collective knowledge and skill and the self organization of social life to abolish the division of labor which brings an end to the reign of specialists.

The looting of gun stores and armories for the free arming of all peoples and self organization of revolutionary violence – rejecting uniforms, ranks, professionalization, militarization and the armed vanguard – for the routing of state security forces and opening the way to the destruction of all state records and state buildings, the opening up and destruction of jails and prisons, juvies and reformatories.

The take over and collectivization of the means of communication – radio and television stations, printing presses and internet infrastructure for free access and flow of communication, information and more broad spread of the insurrection.

The self organization of specific peoples and struggles into their own collectives, assemblies, networks, federations, or what other forms they choose, no longer content to be smothered by an enforced universalism built on their backs and at their expense, to best discuss by themselves and for themselves the particularities of their oppression and exploitation and how to make the Social Revolution just as much their own.

To sum it all up – it is the total upsetting of normality and creating the conditions that make it impossible to return to the old world when the fires settle and the smoke clears. The steps we take are the clearing away of the physical structures of domination and with it seizing for ourselves the time and space to finally decide, on our own terms without any mediation or intermediary, who we are and how we wish to live.

In drawing out the potentials of this process I am not trying to devise a blueprint to be followed to the letter but am trying to bring light to the means to realize our goals and desires. This will all depend on the specifics of location and situation and needs a deep examination of the local and regional terrain and context to concretely figure out what to do.

Insurrectionary ruptures will come, as they always have, but they will not deliver us to somewhere else on their own. No act of divine providence, no cataclysmic event, no decree passed down from above will deliver us from the wretched position we find ourselves in – prostrated before our oppressors with the burden of their world on our backs.

It is only by the intentional, determined action of us as individuals and together with the rest of the great mass of the exploited individuals that we will pull the emergency break on the death machine of capitalism and industrial civilization and make a break for it, never to return.

Intervention at the consulate of Kenya | Solidarity with the rebels (Athens,Greece)

Publié le 2024-07-25 10:55:03

On Friday, 12th July, an intervention with banner and flyers took place at the consulate of Kenya in solidarity with the rebels.

During the last weeks, there have been ongoing and massive protests in Kenya against a new tax bill, which will hit the poorest classes of society even harder. The increase in taxes, voted as part of the approval of the draft state budget, have sparked an intense political confrontation. The peak of the mobilizations and demonstrations against the bill, were the mass demonstrations in the capital of Kenya, in Nairobi on June 25th (the day the bill was passed), where groups of protesters managed to break the police stranglehold and set fire to the parliament, from which MPs (members of parliament) and ministers fled through a tunnel. That day, at least 30 protesters were killed by the murderous state supression. The ferocity of the protests even forced the government to back down and withdraw the budget.

Kenya, like most of the African countries, has a harsh past of colonialism from western forces. The regime of colonialism, imposed in Asia, Africa and Latin America, ensured huge profits for the Western States and was perpetuated by extreme state terrorism and poverty/impoverishment of indigenous populations. In most cases, even when the colonial regime formally ended, those countries remained under the strong influence and control of Western states which continued to derive enormous wealth from the exploitation of cheap labor and the plundering of the natural world. For the continuation of this strategy, the Western states found willing allies in the rising bourgeois classes of these countries, which maintain their position mainly through brutal repression.

The mass protests and clashes in Kenya are a bright reminder to the oppressed of this world that even in the darkest of times and under the harshest of regimes, the vision of freedom and equality cannot be stifled. The vision of a better world breathes in the dozens of uprisings of recent years all over the planet.

It is crucial that we step up this fight globally. (It’s crucial) to build relations of solidarity and comradeship beyond the limitations of borders, to exchange experiences, to learn from each other, to fight side by side against every power. To spread the flame of uprising all over the world, to the global social revolution, to the end of every power. To the creation of a world of solidarity, equity, freedom, to Anarchy

anarchist collective Acte

acte.espivblogs.net /acte@riseup.net

Orthez (Pyrénées-Atlantiques) : Corrida « torture : ni art, ni culture »

Publié le 2024-07-26 06:55:07

extrait de Sud-Ouest / mardi 23 juillet 2024

Des tags anticorrida ont fleuri sur les murs des arènes d’Orthez, tandis qu’un appel à manifester était lancé sur les réseaux sociaux en amont de la corrida des fêtes, dimanche 28 juillet
Des tags anticorrida ont été réalisés dans la nuit du lundi 22 au mardi 23 juillet aux arènes d’Orthez, révèlent nos confrères de La « République des Pyrénées ». Au moins sept phrases dénonçant les spectacles taurins ont été inscrites à la peinture rouge, noire ou blanche, rapidement effacées par les services municipaux ce mardi matin. […]

Paris, France : Sabotage on high-speed trains just before the start of the Olympic Games

Publié le 2024-07-26 11:25:04
Arson attacks paralyze French high-speed rail network hours before start of Olympics

Over 800,000 passengers unable to travel to the French capital – French railways say mass attack and vandalism. Sabotage on high-speed trains happened in France, just before the start of the Olympic Games , while more than 800 thousand passengers cannot move in the French capital.

The French railway company SNCF suffered during the night of Thursday to today Friday (25-26/7) a “massive attack of a range capable of causing paralysis” of the TGV high-speed train network,

which was “largely disrupted”, it informed to AFP, a few hours before the opening ceremony of the Paris Olympics.

We are diverting some trains to classic lines, but we will have to cancel a large number” of routes, SNCF added in a statement.

The French railway company clarified that “this situation is expected to last at least throughout the weekend, while repairs are carried out”.

Three high-speed train lines were vandalized overnight in France, Reuters reported, citing a statement from the state railway company, which caused major traffic problems on the day of the official opening of the Paris Olympics.

An airport on the Switzerland-France border was evacuated for security reasons. New alarm after the attack on the trains, just hours before the start of the Olympic Games.

“For security reasons, the terminal had to be evacuated and is currently closed,” Basel-Mulhouse EuroAirport said on its website.

from: the scum media Zougla gr of Greece and french media

Game-Over à Gameville

Publié le 2024-07-26 19:35:06

Dans la nuit du 25 au 26 juillet, à Saint Orens de Gameville, nous avons incendié une antenne relais, et un nœud de raccordement de fibre optique et taggué « No J.O. » sur la tour qui hébergeait les câbles.



Il n’y a pas de trêve olympique. Le mitraillage rhétorique du gouvernement sur l’apaisement par le sport, aux niveaux géopolitique comme parlementaire, s’accompagne du bombardement militaire de par le monde et d’une guerre contre les populations.
De quelle trêve, de quel apaisement parlons-nous ? Du déplacement des populations les plus marginalisées, de la présence policière accrue dans la capitale, du développement de la surveillance panoptique tous azimuts, à base d’implantations de nouvelles caméras de vidéosurveillance et de recours répressif à l’intelligence artificielle ?
Ou encore du transfert massif d’argent public vers le privé, une situation qui en 2004 avait ruiné la Grèce et précipité son naufrage dans la crise financière et l’austérité.
Quelle trêve, aussi, pour les prisonniers kanaks déportés dans les geôles françaises, et dont on refuse l’autonomie politique pour que nos compagnies minières puissent continuer à se gaver de nickel là-bas ? Il faut bien se garantir une place au soleil pour les nouveaux marchés de la voiture électrique et de la green tech.
C’est aussi pourquoi nous avons visé un nœud de raccordement de fibre optique, un maillon essentiel de la restructuration capitaliste et de la guerre technologique en cours.
Derrière la célébration des athlètes courant au coude à coude, s’accumulent les bombes de la guerre mondiale. Derrière chaque sourire sportif, une canine aiguisée, derrière chaque médaille, la misère et la ruine.

Les attaques ont déjà commencé à chanter contre ces festivités cyniques.
Au stade comme dans la vie, prenons le virage de la résistance.

Des mauvais joueurs

France : Une « attaque massive et coordonnée » paralyse le réseau ferroviaire à grande vitesse

Publié le 2024-07-26 19:40:05

Mise à jour du 29 juillet, la revendication en entier :

Revendication du sabotage de lignes TGV quelques heures avant la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024

La Grappe / lundi 29 juillet 2024

Ils appellent cela une fête ? Nous y voyons une célébration du nationalisme, une gigantesque mise en scène de l’assujettissement des populations par les États.

Sous des airs ludiques et conviviaux, les Jeux Olympiques offrent un champ d’expérimentation pour la gestion policière des foules et le contrôle généralisé de nos déplacements.

Comme tout grand évènement sportif, ils sont aussi à chaque fois l’occasion de vouer un culte aux valeurs qui fondent le monde du pouvoir et de l’argent, à la concurrence généralisée, à la performance à tout prix, au sacrifice pour l’intérêt et la gloire nationale.

L’injonction à s’identifier à une communauté imaginaire et à soutenir son supposé camp d’appartenance n’est pas moins néfaste que l’incitation permanente à voir son salut dans la bonne santé de son économie nationale et dans la puissance de son armée nationale.

Il faut aujourd’hui des doses toujours plus grandes de mauvaise foi et de déni pour ne pas voir toute l’horreur que génère la société de consommation et la poursuite du prétendu « bien-être à l’occidental ». La France voudrait faire de cette grande messe la vitrine de son excellence. Elle ne pourra bercer d’illusions sur son rôle vertueux que ceux qui ont décider de se mettre des œillères, et qui s’en accommodent. Nous leur adressons notre mépris le plus profond.

Le rayonnement de la France passe par la production d’armes dont le volume de ventes la place deuxième exportateur mondial. L’État est fier de son complexe militaro-industriel et de son arsenal « made in France ». Répandre les moyens de la terreur, de la mort et de la dévastation à travers le monde pour assurer sa prospérité ? Cocoricooo !

N’en déplaise aux crédules qui croient encore aux fables démocratiques, l’État français emploie aussi sa panoplie répressive pour affronter sa propre population. Pour mater les émeutes après le meurtre de Nahel par la police en juin 2023 ou pour tenter d’arrêter le soulèvement anticoloniale en Kanaky récemment. Tant qu’il existera, l’État ne cessera de la mettre à l’oeuvre pour combattre ceux qui défient son autorité.

Les activités des entreprises françaises à travers le monde rendent toujours plus manifeste les dévastations sociales et environnementales que produit le système capitaliste. Celles nécessaires pour reproduire l’organisation sociale actuelle, et celles inhérentes au progrès scientifique et technologique. Progrès qui ne perçoit l’enchaînement des catastrophes passées, présentes et à venir que comme l’occasion d’un bond en avant.

Total poursuit le pillage et la spoliation de nouvelles contrées en quête de pétrole et de gaz de schiste (Afrique de l’est, Argentine etc). Sous couvert de son nouveau label vert, l’industrie du nucléaire et l’exportation du savoir-faire français en la matière nous assure, à plus ou moins brève échéance, une planète irradiée, donc littéralement inhabitable. Rien de plus qu’une crise de plus à gérer pour les promoteurs de l’atome. Eux qui ne peuvent se passer de leur coopération avec l’État russe à travers son géant Rosatom et de l’appui de son armée pour écraser le soulèvement au Kazakstan en 2022, important pays fournisseur d’uranium. Ce minerai qui fait tourner les 58 réacteurs del’hexagone.

Alors, quel est le coût humain, social et environnemental pour que quelques privilégiés se déplacent vite et loin en TGV ? Infiniment trop. Le chemin de fer n’est d’ailleurs pas une infrastructure anodine. Il a toujours été un moyen pour la colonisation de nouveaux territoires, un préalable à leur dévastation et une voie toute tracée pour l’extension du capitalisme et du contrôle étatique. Le chantier de la ligne appelée « Tren maya » au Mexique, auquel collabore Alstom et NGE, en est une bonne illustration.

Et les batteries électriques indispensables à la prétendue « transition énergétique » ? Parlez-en, par exemple, aux travailleurs de la mine de Bou-azeer et des habitants des oasis de cette région marocaine qui font les frais de cette ruée vers l’or du XXIème siècle. Renault y extrait les minerais nécessaires pour donner bonne conscience aux écolos des métropoles sur le dos de vies sacrifiées. Parlez-en à ce « peuple de la forêt » de l’ile d’Halmahera au nord-est de l’Indonésie, aux Hongana Manyawa qui désespèrent de voir la forêt où ils vivent être détruite sur l’autel de la la « transition écologique ». L’État français, via la société Eramet, participe au ravage de terres jusque là épargnées. De même, il ne veut pas lâcher le Caillou mélanésien pour continuer à y arracher le précieux nickel.

Nous nous arrêterons ici dans l’impossible inventaire des activités mortifères et prédatrices propre à tout État et à toute économie capitaliste. Cela ne serait d’ailleurs d’aucune aide pour rompre avec une vie fade et déprimante, avec une vie d’exploités, et pour affronter la violence des États et des chefs religieux, des chefs de famille et des patrouilles de police, des patriotes et des milices patronales, autant qu’à celle des actionnaires, des entrepreneurs, des ingénieurs, des planificateurs et des architectes du ravage en cours.
Fort heureusement l’arrogance du pouvoir continue de se heurter à la hargne des opprimé-e-s rebelles. D’émeutes en insurrection, lors de manifestations offensives et de soulèvements, à travers des luttes quotidiennes et des résistances souterraines.

Qu’en ce jour résonnent alors, à travers le sabotage des lignes TGV reliant Paris aux quatre coins de la France, les cris de « femme, vie, liberté » d’Iran, les luttes des amazoniens, les « nique la france » venant d’Océanie, les désirs de liberté qui nous parviennent du Levant et du Soudan, les combats qui continuent derrière les murs des prisons et l’insoumission des déserteurs du monde entier.
A ceux qui reprochent à ces actes de gâcher le séjour de touristes ou de perturber les départs en vacances, nous répondons que c’est si peu encore. Si peu comparé à cet événement auquel nous souhaitons participer et que nous appelons de tout cœur : la chute d’un monde qui repose sur l’exploitation et la domination. Là oui, nous aurons quelque chose à fêter.

Une délégation inattendue

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L’article original :

franceinfo / vendredi 26 juillet 2024

A quelques heures>de la cérémonie d’ouverture des JO et des grands départs en vacances, les trains restent à quai. La SNCF a subi, dans la nuit de jeudi 25 à vendredi 26 juillet, une « attaque massive » qui paralyse son réseau de TGV, en particulier sur les axes Atlantique, nord et est. Environ 800 000 voyageurs vont être touchés par des retards de trains plus ou moins importants ce week-end.

La SNCF affirme avoir « été victime cette nuit de plusieurs actes de malveillance concomitants touchant les lignes à grande vitesse (LGV) Atlantique, Nord et Est ». Il s’agit d’« incendies volontaires [qui] ont été déclenchés pour endommager [ses] installations ». Dans un communiqué diffusé dans la matinée, la SNCF évoque quatre dégradations ou tentatives de dégradations.

Selon Jean-Pierre Farandou, PDG de la SNCF, les auteurs ont provoqué des incendies dans des « caniveaux où passent de nombreux câbles » en fibre optique qui transmettent « des informations de sécurité pour les conducteurs » ou qui commandent « les moteurs des aiguillages », a-t-il expliqué.

Des « incendies volontaires » destinés à « endommager les installations » ont touché des postes d’aiguillage à Courtalain (LGV Atlantique), Croisilles (LGV Nord) et Pagny-sur-Moselle (LGV Est), indique la compagnie ferroviaire.

« Tous les éléments qu’on a montrent bien que c’est volontaire », a affirmé le ministre des Transports, Patrice Vergriete. « La concomitance des heures, des camionnettes retrouvées avec des personnes qui ont fui, des agents incendiaires qui ont été retrouvés sur place », a-t-il précisé. La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, mentionne quant à elle « une volonté de déstabilisation » et une « attaque coordonnée » contre la SNCF.

La ligne de TGV Sud-Est n’est « pas touchée », a précisé le groupe SNCF, alors qu’un « acte de malveillance a été déjoué ». Des cheminots qui menaient des opérations d’entretien pendant la nuit ont repéré des personnes qui n’avaient pas à se trouver là et ont prévenu la gendarmerie, les mettant en fuite, selon le PDG de la société ferroviaire.

« Il ne fait aucun doute, que la tentative d’incendie a un lien avec les autres attaques, nous n’avons pas d’informations supplémentaires à communiquer pour l’instant » a expliqué le service communication de la SNCF PACA à France 3 Côte d’Azur.

En mai déjà, lors de l’arrivée de la flamme olympique à Marseille, une précédente attaque avait été déjouée. Des câbles incendiés sur la ligne LGV Marseille-Paris ainsi que quatre engins incendiaires avaient été découverts à 4 km d’Aix-en-Provence, rappelle France 3.

L’ensemble des services de renseignement sont mobilisés, précise une source sécuritaire à France Télévisions. Le parquet de Paris a annoncé vendredi matin se saisir de l’enquête concernant « l’ensemble des dégradations volontaires causées sur des sites SNCF ». Cette enquête est ouverte pour « détérioration de bien de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation », « dégradations et tentatives de dégradations par moyen dangereux en bande organisée », « atteinte à un système de traitement automatisé de données en bande organisée », « association de malfaiteurs en vue de commettre ces crimes et délits ».

L’enquête a été confiée à la direction générale de la police nationale (DGPN), à la direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) et à la sous-direction anti-terroriste (SDAT), a précisé le parquet de Paris à franceinfo.

Le Premier ministre Gabriel Attal a appelé « chacun à la prudence » alors que « l’enquête démarre ». « Ce que l’on sait, ce que l’on constate, c’est que cette opération a été préparée, coordonnée, que des points névralgiques ont été ciblés, ce qui montre une forme de connaissance du réseau pour savoir où frapper », a expliqué le chef du gouvernement démissionnaire, assurant ne pas pouvoir en « dire davantage sur les auteurs, les motivations » dans l’immédiat.

Le ministre des Transports, Patrice Vergriete, a évoqué des « conséquences très lourdes » sur le trafic ferroviaire avec un train sur deux vers le nord, l’est et la Bretagne, et un train sur quatre « vers le Bordelais », en ce week-end de chassé-croisé estival et d’ouverture des Jeux olympiques. A ce stade, vers l’ouest et le sud-ouest de la France, le trafic est « interrompu sur la ligne grande vitesse entre Paris et Tours, et Paris et Le Mans », en raison d’un « acte de malveillance à hauteur de Courtalain » (Eure-et-Loir), selon les informations de trafic disponibles sur le site de la SNCF. En gare de Paris-Montparnasse, « aucun train » ne pouvait partir avant 13 heures.

Sur l’axe est, la circulation est interrompue depuis 5h15 sur la ligne à grande vitesse, également en raison d’un « acte de malveillance » à proximité de Pagny-sur-Moselle (Moselle). « Une reprise normale de la circulation est prévue le 27 juillet », selon les chemins de fer.

Les trains Eurostar depuis Londres sont aussi affectés. Quelque « 25% » des trains qui relient Paris à Londres seront annulés vendredi, mais aussi samedi et dimanche, selon l’entreprise. En plus des trains annulés, « tous les trains à grande vitesse à destination et en provenance de Paris sont déviés via la ligne classique aujourd’hui », et circuleront donc à une vitesse réduite, précise Eurostar sur son site internet, ce qui « prolonge la durée du trajet d’environ une heure et demie ». La liaison entre Paris et Bruxelles est également concernée par les perturbations, selon Eurostar.

Jean-Pierre Farandou, président du groupe SNCF, estime que « 800 000 » voyageurs seront touchés, alors que la « situation devrait durer au moins tout le week-end, le temps d’effectuer les réparations », d’après le communiqué l’opérateur. Le ministre des Transports Christophe Fanichet a estimé quant à lui que « 250 000 personnes » sont affectées par ces perturbations pour la journée de vendredi.

La SNCF présentera un nouveau plan de circulation « dès le début de l’après-midi », a déclaré le Premier ministre Gabriel Attal à l’issue d’une réunion de crise au ministère des Transports, alors que « le trafic commence à reprendre », selon le ministre délégué aux Transports, qui s’exprimait lors du JT de TF1

[…] Cette attaque survient à quelques heures seulement de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, alors que de nombreux voyageurs ont prévu de converger vers la capitale. Un grand nombre de vacanciers est également en transit. […]

extrait du Parisien / vendredi 26 juillet 2024

Sur la ligne N, « le trafic est perturbé entre Paris Montparnasse et Versailles Chantiers dans les 2 sens », prévient la SNCF, qui précise que « cela est dû à une panne sur les installations du gestionnaire de réseau à Vanves (Hauts-de-Seine), en lien avec les actes de malveillance commis sur la ligne grande vitesse Atlantique.

Déjà le 8 mai, près de Marseille…

extrait de franceinfo / vendredi 26 juillet 2024

Le réseau TGV Sud-Est a déjà été visé par une tentative de sabotage similaire lors de l’arrivée de la flamme olympique à Marseille, le 8 mai. Des câbles avaient été découverts incendiés sur la ligne LGV Marseille-Paris, ainsi quatre engins incendiaires, à 4 km d’Aix-en-Provence, selon les informations de France Télévisions.

A l’intérieur de ces engins, des bouteilles, les policiers avaient retrouvé un liquide jaune et une mèche accompagnée de savon et de sciure pour accélérer la combustion. Une enquête a été ouverte par le parquet de Marseille. La Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) 13 et la sous-direction antiterroriste (SDAT) ont été saisis. […]

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Mise à jour du 27 juillet : un mail de revendication envoyé à des médias

extraits de La Provence / samedi 27 juillet 2024

Plus de 24 heures après le sabotage de plusieurs lignes du réseau TGV dans la nuit de jeudi à vendredi, un étrange e-mail de revendication a été adressé à plusieurs rédactions à travers le monde, dont celle de La Provence.
« Revendication du sabotage de lignes TGV quelques heures avant la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024« , peut-on lire dans ce texte, qui est envoyé par une adresse créée pour l’occasion via la plateforme Riseup. […]
Envoyé anonymement, ce texte est simplement signé par « une délégation inattendue« . Mais son contenu suggère que le sabotage des lignes TGV pourrait être le fait de militants d’ultragauche. « Ils appellent cela une fête ? Nous y voyons une célébration du nationalisme, une gigantesque mise en scène de l’assujettissement des populations par les États« , commence ainsi le mail de revendication, dont l’authenticité ne peut être vérifiée.

[…]
Le texte de revendication s’attaque « au champ d’expérimentation pour la gestion policière des foules » que constitueraient les Jeux olympiques, tantôt aux « activités des entreprises françaises à travers le monde » qui rendraient « toujours plus manifestes les dévastations sociales et environnementales que produit le système capitaliste« . Avant d’étriller « l’industrie du nucléaire« , la fabrication des batteries de voitures électriques, pour finir par s’interroger sur « le coût humain, social et environnemental pour que quelques privilégiés se déplacent vite et loin en TGV« .

« Qu’en ce jour résonnent alors, à travers le sabotage des lignes TGV reliant Paris aux quatre coins de la France, les cris de « femme, vie, liberté » d’Iran, les luttes des amazoniens, les « nique la France » (sic) venant d’Océanie, les désirs de liberté qui nous parviennent du Levant et du Soudan, les combats qui continuent derrière les murs des prisons et l’insoumission des déserteurs du monde entier« , conclut le texte de revendication, qui appelle « de tout cœur » à « la chute d’un monde qui repose sur l’exploitation et la domination« .

Vendredi, la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco) s’est saisie de l’enquête pour « l’ensemble des dégradations volontaires causées sur des sites SNCF ». L’enquête est ouverte notamment pour détérioration de bien de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation et dégradations et tentatives de dégradations par moyen dangereux en bande organisée, a indiqué la procureure Laure Beccuau. La sous-direction antiterroriste (Sdat) est chargée de coordonner les investigations.
[…]

Cet e-mail fait l’objet de vérifications dans le cadre de l’enquête ouverte par la juridiction nationale de lutte contre le crime organisé (Junalco) du parquet de Paris, confiée aux policiers de la sous-direction antiterroriste (Sdat) et aux sections de recherches de la gendarmerie nationale.

extrait de franceinfo / samedi 27 juillet 2024

[…] Interrogé sur les mesures de sécurité engagées par la SNCF à l’approche des Jeux, le ministre des Transports a répondu, lors d’un point presse samedi matin, que « cinq millions d’euros » avaient été investis pour « renforcer la sécurité » en Ile-de-France. « Nous n’avons pas eu d’alerte particulière » de la part des services de renseignement pour le reste du territoire, a ajouté Patrice Vergriete. « Pour éviter une nouvelle opération de sabotage », « un millier de cheminots », « 250 agents de la sûreté ferroviaire » et des hélicoptères de la gendarmerie ont été mobilisés, a-t-il ajouté. […]

extrait de France 2 / samedi 27 juillet 2024

« Il y a déjà eu des attaques sur le réseau SNCF, sur des pilonnes d’électricité ou des pilonnes de communications. On en a déjoué quelques unes dans les jours précédents » la cérémonie d’ouverture, affirme le ministre de l’Intérieur sur France 2.

 

Note d’Attaque : les lieux des sabotages réussis

Croisilles (Pas-de-Calais)

Pagny-sur-Moselle (Meurthe-et-Moselle)

Courtalain (commune de Vald’Yerre, Eure-et-Loir)

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Saint-Orens-de-Gameville (Haute-Garonne) : Game-Over à Gameville

Publié le 2024-07-26 19:45:08

Indymedia Lille / vendredi 26 juillet 2024

Dans la nuit du 25 au 26 juillet, à Saint Orens de Gameville ,nous avons incendié une antenne relais , et un nœud de raccordement de fibre optique et taggué « No J.O. » sur la tour qui hébergeait les câbles.

Il n’y a pas de trêve olympique. Le mitraillage rhétorique du gouvernement sur l’apaisement par le sport, aux niveaux géopolitique comme parlementaire, s’accompagne du bombardement militaire de par le monde et d’une guerre contre les populations.
De quelle trêve, de quel apaisement parlons-nous ? Du déplacement des populations les plus marginalisées, de la présence policière accrue dans la capitale, du développement de la surveillance panoptique tous azimuts, à base d’implantations de nouvelles caméras de vidéosurveillance et de recours répressif à l’intelligence artificielle ?
Ou encore du transfert massif d’argent public vers le privé, une situation qui en 2004 avait ruiné la Grèce et précipité son naufrage dans la crise financière et l’austérité.
Quelle trêve, aussi, pour les prisonniers kanaks déportés dans les geôles françaises, et dont on refuse l’autonomie politique pour que nos compagnies minières puissent continuer à se gaver de nickel là-bas ? Il faut bien se garantir une place au soleil pour les nouveaux marchés de la voiture électrique et de la green tech.
C’est aussi pourquoi nous avons visé un nœud de raccordement de fibre optique, un maillon essentiel de la restructuration capitaliste et de la guerre technologique en cours.
Derrière la célébration des athlètes courant au coude à coude, s’accumulent les bombes de la guerre mondiale. Derrière chaque sourire sportif, une canine aiguisée, derrière chaque médaille, la misère et la ruine.
Les attaques ont déjà commencé à chanter contre ces festivités cyniques.
Au stade comme dans la vie, prenons le virage de la résistance.

Des mauvais joueurs

https://actu.fr/occitanie/saint-orens-de-gameville_31506/un-incendie-detruit-un-noeud-de-raccordement-grosse-panne-d-internet-pres-de-toulouse_61408526.html

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[Bangladesh] Quelques nouvelles et chiffres sur la révolte…

Publié le 2024-07-28 10:40:04

Le lundi 22 juillet, un des coordinateurs du mouvements des Étudiant.e.s Anti-Discrimination a annoncé la suspension des manifestations pour 48h, qui a  été renouvelée jusqu’au vendredi 26, avec certaines revendications faites au gouvernement en même temps. Dans ce moment de calme relatif, alors que la connexion Internet revient doucement dans le pays, on propose un rapide tour d’informations trouvées dans les médias et sur les réseaux sociaux, au soir du 25 juillet.

Un blindé de l'armée, doté du sigle de l'ONULe couvre-feu s’assouplit quelque peu au Bangladesh. La connexion Internet est revenue au soir du mardi 23 juillet sous une forme limitée : une connexion très lente, un accès situé géographiquement (notamment à Dacca et Chittagong, ainsi qu’à des sites stratégiques pour l’État et l’armée), un blocage des réseaux sociaux, ainsi qu’un vaste système de surveillance et de censure de toute activité numérique – avec un blocage de toute connexion tentant de l’esquiver.

Au moins 197 personnes ont été tuées, tandis qu’il est fait état de plus de 20 000 personnes blessées. De nombreux autres rapports sur le nombre de morts font état d’un nombre bien plus élevé, difficilement chiffrable dû à la quantité de personnes toujours grièvement blessées, à la répression jusque dans les hôpitaux, ou à la police qui refuse de rendre certains cadavres. Selon certaines estimations, le nombre de personnes tuées par les différentes forces de police durant la révolte serait de plusieurs centaines de morts, voir approchant parfois le millier de morts d’après certaines sources. Des cadavres non-identifiés ont été retrouvés en nombre dans un cimetière près de Dacca, tandis que des allégations affirment que la police aurait confisqué les registres de décès et des cadavres dans certains hôpitaux. Un site internet a été mis en place pour répertorier les martyrs de la révolte et leur donner un visage.

De larges opérations d’arrestations ont aussi eu lieu dans tout le pays, faisant état de plus de 6000 arrestations. On parlerait de plus de 1100 arrestations à Dacca rien qu’au soir du lundi 22 juillet, jour des dernières manifestations en date, et d’un total de plusieurs milieux d’arrestations à Dacca. Parmi toutes ces arrestations, plus de deux cents personnes auraient été arrêtées pour « sabotage ». La police a aussi annoncé avoir inculpé plus de 61 000 personnes avec des faits de violence, la plupart d’entre elles étant non identifiées, faisant planer la menace de nombreuses autres arrestations à venir.

La prison de Narsingdi, qui avait été attaquée, vidée et incendiée par les manifestant.e.s, reste non opérationnelle, devant s’appuyer sur les prisons voisines de la région. Au 25 juillet, ce sont 389 des 826 prisonnier.e.s évadé.e.s qui se seraient rendu.e.s aux autorités, et ont été incarcéré.e.s de nouveau. 39 des 85 armes qui y avaient été pillées ont aussi été récupérées par les autorités.

D’après une déclaration de source policière au 25 juillet faisant état de leurs pertes, dans les manifestations de la semaine dernière, il y aurait eu 3 policiers tués, 1117 policiers blessés, 281 véhicules de police vandalisés ou incendiés et 253 commissariats et avant-postes de police vandalisés et incendiés.

Les manifestations sont censées reprendre aujourd’hui, vendredi 26 juillet, tandis que les revendications formulées par les étudiant.e.s en début de semaine n’ont pas vraiment été considérées par le gouvernement…

[fait suite à Sur la révolte en cours au Bangladesh]

Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) : tentative de sabotage pour l’arrivée de la flamme olympique

Publié le 2024-07-28 10:45:04

Attaque « massive » du réseau SNCF : des câbles avaient déjà été visés lors du passage de la flamme olympique à Marseille
France3/BFM, 26 juillet 2024

Un précédent avant l’acte de « sabotage » sur les installations SNCF de ce vendredi 26 juillet. Un engin incendiaire sommairement constitué avec des bouteilles remplies d’essence, équipées d’une mèche pour allumer l’ensemble, avait été retrouvé sur la ligne LGV entre Aix et Marseille le 8 mai dernier lors de l’arrivée de la flamme olympique à Marseille

Des câbles avaient été découverts incendiés sur la ligne LGV Marseille-Paris, avec quatre engins incendiaires, à 4 km d’Aix-en-Provence.  A l’intérieur de ces engins, des bouteilles, les policiers avaient retrouvé un liquide jaune et une mèche accompagnée de savon et de sciure pour accélérer la combustion. Une enquête a été ouverte par le parquet de Marseille. La Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) 13 et la sous-direction antiterroriste (SDAT) ont été saisis.

[Soudan] Terreur quotidienne, solidarité pacifique et autodéfense armée au Darfour

Publié le 2024-07-28 11:00:04

Trouvé sur Sudfa Media, publié le 24/06/2024.

Dans la ville assiégée d’Al Fasher, l’enfer des habitant·e·s pris·e·s au piège

Depuis début mai, la ville d’Al Fasher (Darfour) est assiégée par les Forces de Soutien Rapide (RSF), combattues par l’armée soudanaise et des mouvements armés locaux. Depuis la ville assiégée, les habitant·e·s pris·e·s au piège racontent la terreur vécue au quotidien, mais aussi les différentes formes de résistance mises en place, de la solidarité pacifique jusqu’à l’autodéfense armée.

Illustration 1
Carte de localisation. Source : Middle East Eye

Le 13 avril 2024, les Forces de Soutien Rapide (RSF) ont attaqué la ville d’El Fasher, capitale du Darfour Nord, causant le déplacement forcé de plusieurs milliers d’habitant·e·s. Après que les RSF aient pris le contrôle de Nyala, El-Geneina, et Zalingei au cours d’attaques meurtrières, El Fasher reste la dernière grande ville du Darfour qui n’est pas tombée sous leur joug. Carrefour stratégique entre le Soudan, le Tchad et la Libye, la ville héberge 1,5 millions de réfugié·e·s de toute la région, qui ont notamment fui les attaques des villages darfouris incendiés par les RSF.

Illustration 2
Village incendié par les RSF en périphérie d’El Fasher. Source : réseaux sociaux
Illustration 3
Villages incendiés au Darfour Nord par les RSF. Source : New York Times.

La prise d’El-Fasher est donc éminemment stratégique, et pourrait avoir des conséquences importantes sur le déroulement futur de la guerre. Ainsi plusieurs groupes armés rebelles – notamment les mouvements armés de Minni Arko Minawi et de Jibril Ibrahim – se sont alliés à l’armée soudanaise pour combattre les RSF et empêcher qu’El Fasher ne tombe entre leurs mains.

Illustration 4
Vue aérienne d’Al Fasher. Source : Sudan Envoy.

Les combats ont commencé à Al-Fasher dès le début de la guerre, il y a plus d’un an, le 15 avril 2023. Jusqu’en avril, la ville était partagée en deux, avec une zone contrôlée par les RSF et l’autre contrôlée par l’armée soudanaise et ses alliés. Le rapport de force a changé en avril 2024 quand les soldats des RSF ont occupé une centrale électrique au Sud-Est de la ville, ce qui leur a permis d’installer une base dans la ville, à partir de laquelle ils ont lancé une attaque contre l’armée soudanaise, plutôt située à l’Ouest de la ville. Face à la résistance commune de l’armée soudanaise et des mouvements armés, les RSF se sont ensuite repliés dans la périphérie de la ville en mitraillant les écoles et mosquées où se réfugient les déplacé·e·s, ainsi que les hôpitaux. L’armée soudanaise a répliqué en intensifiant ses frappes aériennes sur les zones contrôlées par les RSF, causant de nombreuses destructions d’habitations.

Début mai, les habitant·e·s ont signalé que les RSF entouraient la ville et bloquaient toutes les routes qui permettent d’en sortir, empêchant les civils de fuir. Les habitant·e·s ont ainsi été pris·e·s au piège dans le siège d’El-Fasher qui dure jusqu’à aujourd’hui.

Illustration 5
Al Fasher de nuit, au milieu des combats entre l’armée et les RSF. Source : Wikliks Al Fasher, réseaux sociaux.

Au cœur de l’enfer : la vie quotidienne dans la ville assiégée

Dès le 10 mai, l’hôpital du Sud avait enregistré plus de 134 morts et 979 blessé·e·s pris·e·s en charge au cours des semaines précédentes. Depuis, tous les jours, des dizaines voire des centaines de morts sont reportées, sans que l’on puisse connaître les chiffres exacts. Le gouverneur de la région du Darfour, Minni Arko Minawi, a affirmé dans un tweet que plus de 2 000 personnes auraient été tuées ou blessées depuis le début de l’attaque d’El Fasher en mai dernier. Le ministère de la Santé de la région du Darfour a également confirmé ces chiffres dans un communiqué de presse.

Depuis le début du mois de mai, Abdul Hafiz Al Rali, habitant d’Al Fasher et militant local, publie sur sa page Facebook des comptes-rendus quotidiens de la vie dans la ville assiégée. Le 26 mai, il écrit : « Depuis ce matin et jusqu’à maintenant, au moins quarante bombardements ont éclaté sur les quartiers résidentiels à Al Fasher ». Le 27 mai : « Aujourd’hui nous allons bien, malgré le stress et les perturbations. La connexion Internet est coupée et le réseau est trop faible pour passer des appels. Il n’y a pas d’affrontements aujourd’hui, juste des tirs de chars de temps en temps et des frappes de drones au Nord de la ville. Les habitants du camp d’Abu Shouk ont continué de fuir vers une destination inconnue. »

Illustration 6
Quartier résidentiel à l’est d’Al Fasher, après des bombardements. Source : réseaux sociaux

Le 1er juin, il écrit à nouveau: « La situation s’est un peu calmée au Nord d’El Fasher, il n’y a pas de combats. Mais au Sud et à l’Est, les affrontements sont très violents depuis ce matin, on entend des tirs d’armes lourdes et des chars. On voit la fumée s’élever au Sud et à l’Est. La connexion Internet est toujours coupée. » Le 3 juin, il alerte : « Ce qui se passe à Al Fasher est une grande catastrophe humanitaire. On ne peut pas imaginer autant de destructions, de morts gratuites. A l’intérieur de la ville, personne ne peut vivre en paix. Tout le monde peut être confronté à la mort, à tout moment. »

Illustration 7
Quartier d’Al Fasher détruit après les combats. Source : Wikliks Al Fasher, réseaux sociaux.

Partir ou rester, semblent deux options aussi dangereuses l’une que l’autre pour les habitant·e·s piégé·e·s dans la ville. Le 4 juin, Abdul Hafiz alerte : « La situation est relativement stable, mais les gens sont en train de quitter massivement la ville d’Al Fasher. Que les âmes des personnes décédées hier sur la route de Malid reposent en paix. D’après nos informations, plusieurs jeunes ont été assassinés par les RSF, notamment parmis les voyageurs. Soyez attentifs et faites attention, ne prenez surtout pas la route de Malid jusqu’à ce que la situation se calme ».

Dans une vidéo publiée par la journaliste soudanaise Toma Fadol, une femme réfugiée témoigne depuis le camp de Shala à l’Ouest de la ville des dangers qu’elle a encouru en quittant son quartier à l’Est : « La route qu’on a prise, c’était très difficile, on a beaucoup souffert. On a vécu dans un état de stress psychologique très dur. On n’avait pas les moyens de faire partir tout le monde, j’ai dû vendre tout ce que j’avais pour partir avec mes filles et mes sœurs.  La moitié de notre famille est restée encore là-bas, dans le quartier d’El Mouhafezine, notamment mon père et ma mère. »

Illustration 8
Bâtiments détruits à Al Fasher. Source : New York Times.

Une des plus graves crises humanitaires au monde

Le blocage des routes a également provoqué la hausse drastique des prix des produits de première nécessité, accompagnés de coupures d’internet, d’électricité et d’eau. En effet, le 26 mai, les RSF ont pris le contrôle du réservoir du Golo dans un village voisin et de la station de pompage, coupant l’approvisionnement en eau de la ville.

Illustration 9
Localisation du réservoir de Golo capturé par les RSF. Source : @thinktanknotofficial(mastodon.social)

Les conditions humanitaires se sont rapidement dégradées, et plus encore pour les déplacé·e·s, comme en témoigne une femme âgée au camp de Shala interrogée par Toma Fadol : « Nous n’avons rien, rien. On est à la rue, on dort par terre. Nous attendons d’être aidés par les ONG avec des vêtements, des repas, des matelas et des tentes, et la sécurité. » Depuis des mois, plusieurs envoyés spéciaux de l’ONU alertaient sur les conséquences humanitaires catastrophiques que pourrait entraîner une attaque de la ville d’Al Fasher, en exposant des centaines de milliers de personnes à la famine. Yacoub Muhammad Fouri, coordinateur des camps de déplacé·e·s au Darfour, a déclaré que les habitant·e·s des camps étaient obligés de manger des feuilles d’arbres et des criquets à cause du manque de nourriture.

Illustration 10
Les habitant-e-s du camp de réfugié-e-s de Shala protestent à l’occasion de la journée mondiale des réfugié-e-s contre les conditions de vie inhumaines dans lesquelles ils vivent. Source : Toma Fadol, réseaux sociaux

En contrôlant les routes qui permettent d’entrer et de sortir de la ville, les RSF empêchent l’approvisionnement en médicaments. Ils ciblent également les hôpitaux dans leurs attaques : l’hôpital spécialisé en gastro-entérologie, l’hôpital du Sud de la ville, l’hôpital saoudien et le centre médical Sayed Al Shouhada ont été partiellement détruits, et plusieurs médecins ont été tués. Ces destructions continuent malgré la résolution adoptée par le conseil de sécurité de l’ONU le 13 juin, demandant aux RSF de mettre fin au siège de la ville, de laisser les civils sortir librement de la ville pour pouvoir se réfugier hors des zones de combats et de laisser entrer l’aide humanitaire.

Face à cette situation désespérée, les Soudanais·e·s s’organisent pour créer des initiatives de solidarité au niveau local, dans la continuité de la solidarité de quartier menée par les comités de résistance pendant la période révolutionnaire. Des « chambres d’urgence » (emergency rooms), collectifs de solidarité autogérés, se sont mis en place dans de nombreuses villes du Soudan depuis le début de la guerre, pour assurer des distributions de produits de première nécessité, et, quand les conditions le permettent, assurer l’instruction des enfants déplacé·e·s qui ne peuvent plus aller à l’école.

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Distribution de nourriture par des bénévoles dans un camp de déplacé-e-s à Al Fasher. Source : réseaux sociaux

Abdul Hafez Al-Rali fait partie des membres de la « chambre d’urgence » du camp de déplacé·e·s d’Abou Shouk en périphérie d’Al Fasher. Avec plusieurs camarades, ils tentent d’aider les déplacé·e·s et d’alerter sur les conditions de vie indigne dans les camps, comme lors d’un appel lancé le 13 avril sur les réseaux sociaux pour collecter des médicaments, de l’aide alimentaire, des tentes, et de l’eau pour les habitant·e·s. Des « cuisines communautaires » (community kitchens) assurent également des distributions de repas aux plus démuni·e·s. Mardi 11 juin, une attaque des RSF a causé la mort de 8 jeunes volontaires d’une cuisine communautaire située dans le quartier de Tambasi, au Sud de la ville : Fatah Elrahman, Saad Abkar, Essam Adam Madani, Omer Elias, Muhammad Elias, Elnazir Yagoub, Murad Baraka, et Elhadi Mohammed Abdelhamid.

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Cuisine communautaire du village de Golo, en périphérie d’Al Fasher. Source : réseaux sociaux

Fuir, prendre les armes ou disparaître 

En plus des affrontements, les factions armées font régner la terreur parmi les habitant·e·s, qui se retrouvent régulièrement accusé·e·s de faire partie d’un camp ou l’autre.  Dès qu’elles sont arrêtées à un check-point par les RSF ou les mouvements armés, alors qu’elles tentent de fuir la ville ou doivent se déplacer d’un quartier à l’autre, elles sont accusées d’espionner pour l’autre camp. Ce régime de terreur a causé l’arrestation, la disparition forcée et la mort de centaines de personnes, hommes et femmes, de tout âges.

Un texte publié le 22 juin sur la page Facebook intitulée « Wikliks, El Fasher, nouvelles du Darfour », dénonce l’arrestation de centaines de personnes innocentes par les mouvements armés darfouris. La page a reçu des dizaines de messages des familles de personnes disparues leur demandant d’intervenir pour les aider à retrouver leurs proches. Les auteurs du texte précisent que la majorité des personnes ont été arrêtées alors qu’elles rendaient visite à leur famille, ou qu’elles se réfugiaient dans des bâtiments abrités à cause des combats dans la rue, ou encore parce qu’elles refusaient de quitter leur maison après que leur quartier soit passé sous le contrôle des RSF. Dans plusieurs cas, les mouvements armés ont arrêté des personnes sur la simple base d’une dénonciation par un voisin, sans vérifier les allégations.

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Soldats de l’alliance des mouvements armés darfouris et de l’armée Soudanaise. Source : réseaux sociaux.

En complément des mouvements armés, des « Forces d’Autodéfense » se sont formées partout dans la ville pour assurer la surveillance des quartiers résidentiels et éviter que les RSF ne s’installent dans les maisons vidées de leurs habitant·e·s. Elles apportent du soutien logistique et matériel à l’armée soudanaise et aux mouvements armés. À El Fasher, de nombreuses femmes ont rejoint ces groupes d’auto-défense armée : cette particularité est liée à la longue histoire de la résistance armée des citoyen·ne·s du Darfour face à la guerre menée contre eux par le régime d’Omar El Béshir dans les années 2000.

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Femmes combattantes dans les groupes de résistance armée à Al Fasher. Source : Sudan Updates
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Femmes combattantes dans les groupes de résistance armée à Al Fasher. Source : Sudan Updates

Mais prendre les armes n’est pas toujours un choix : au cours des dernières semaines, c’est devenu une obligation pour tous les jeunes hommes qui n’ont pas pu fuir la ville au cours du mois de mai. Ceux qui ne rejoignent pas les forces d’autodéfense ou les mouvements armés risquent en effet d’être accusés d’être des soutiens des RSF, et arrêtés ou tués. Igbal, mère de famille, a raconté à Sudfa Media qu’elle avait pris la décision de fuir en Ouganda avec ses enfants, précisément parce qu’elle craignait que ses deux fils adultes ne soient enrôlés de force dans les mouvements armés et obligés de combattre.

A l’inverse, Katla, commerçant de 36 ans, a choisi de prendre la tête d’un groupe d’autodéfense armée, une décision qu’il revendique fièrement. Il déclare avec enthousiasme à Sudfa Media : « Nous approchons de la libération d’El Fasher, qui sera une zone de sécurité exempte des Janjaweed [RSF] (…) Nous avons assez goûté à l’humiliation et au mépris de notre humanité depuis toujours. Je vous promets qu’El Fasher sera la forteresse sur laquelle les lances des Janjaweed et leur projet de colonisation et d’asservissement seront brisées. Vive la résistance ! ». Abdul Hafiz Al Rali, militant de la société civile et membre des « chambres d’urgence », est quant à lui plus pessimiste : « Si ça continue comme ça, la moitié des habitants d’El Fasher vont mourir. La situation va rester comme elle est, car il n’y a pas de victoire dans la guerre. »

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Soldats de l’alliance des mouvements armés darfouris et de l’armée Soudanaise. Source : réseaux sociaux.

Cette résistance armée nombreuse et diversifiée met en difficulté les RSF à Al Fasher, déjouant leur plan de contrôler l’ensemble du Darfour. Les mouvements armés d’Al Fasher ont également pu attaquer la base stratégique des RSF d’Al-Zoroq, à proximité de la frontière libyenne, par où transitent les armes et tout le matériel envoyé par les puissances étrangères, notamment les Émirats Arabes Unis.

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Équipe de Sudfa

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Sudfa est un blog participatif franco-soudanais, créé par un groupe d’ami-e-s et militant-e-s français-e- et soudanais-e-. Nous nous donnons pour objectif de partager ou traduire des articles écrits par des personnes soudanaises, ou co-écrits par personnes soudanaises et françaises, sur l’actualité et l’histoire politiques, sociales et culturelles du Soudan et la communauté soudanaise en France. Si vous souhaitez nous contacter, vous pouvez nous écrire à sudfamedia@gmail.com, ou via notre page facebook. Pour plus d’infos, voir notre premier billet « qui sommes-nous ». Vous pouvez aussi retrouver tous nos contenus, articles, chroniques et reportages, sur notre site internet : sudfa-media.com. A bientôt

[Brochure] Action Directe pour la Palestine en France, Oct 2023 – Juin 2024

Publié le 2024-07-28 11:50:04

Depuis octobre, un large mouvement de solidarité avec le peuple palestinien a émergé partout dans le monde. En France, les manifestations se sont rapidement retrouvées organisées par des associations ou partis politiques, chacun plus citoyenniste que l’autre, rendant inefficace tout moyen d’action concret. Le but de cette brochure est de montrer qu’en petit ou grand groupe, il est possible d’être le grain de sable qui enraye la machine coloniale et capitaliste. Force aux saboteur.es, feu aux prisons et liberté pour la Palestine !

Brochure page par page

Brochure formatée pour impression

Octobre 2023

Lannemezan

Le 22 octobre, la manifestation annuelle pour la libération de Georges Abdallah a lieu, malgré les interdictions, jusqu’au centre pénitentiaire de Lannemezan, où est incarcéré Georges Abdallah.

Novembre 2023

Toulouse

Nik Carrefour

Dans la nuit du 13 au 14 Novembre, les vitres du Carrefour Market avenue Jean Rieux on été cassées à coups de marteau et un tag ‘’Free Gaza’’ a été inscrit sur place.

(publié sur Indymedia Lille)

Pour un boycott actif de Carrefour

Dans la nuit du 23 novembre à Toulouse, les vitres de deux Carrefour, avenue de l’URSS et avenue jean Rieux, ont été frappé à coup de marteaux. Et les tags de Free Gaza ont été inscrit sur leurs murs.

Cela fait un mois et demi que les massacres d’une population prise en otage entre deux armées de gouvernements d’extrême-droite, ne cessent pas malgré une mobilisation internationale.

Nous ne pouvons pas compter sur la bonne volonté des gouvernements pour arrêter ce carnage. Résister aux oppressions de ce système meurtrier ne peut se passer d’un travail manuel de longue haleine. C’est pourquoi par ces actions nous répondons à l’appel à boycotter les entreprises impliquées dans la colonisation en Palestine.

Carrefour est un acteur majeur de la guerre en cours. Qu’elle soit d occupation en Palestine ou sociale partout dans le monde, Carrefour a déclaré la guerre aux opprimées, du coup au tour des opprimées de lui répondre.

Carrefour est aussi partenaire des jeux olympiques 2024 en France, vaste opération de destruction et de contrôle social. Les qualifications pour les épreuves de lancer de marteaux ont commencé !

(publié sur Indymedia Lille)

Marseille

Le 30 novembre, les dockers du port de Marseille-Fos ont fait une heure de grève à l’appel de la CGT pour rejoindre une action mondiale « pour la paix ».

Décembre 2023

Malakoff

Le 7 décembre, le siège social de Safran a été repeint en couleur vive dans la nuit de jeudi à vendredi, en solidarité avec la Palestine, et contre le militarisme. Un tag « Désarmer la guerre, Free Palestine » est apparu sur la façade. Voici le communiqué diffusé par les activistes :

Depuis deux mois, l’État d’Israël exerce une vengeance indiscriminée sur la population palestinienne à Gaza et en Cisjordanie.

Face au massacre du peuple palestinien par l’État d’Israël, nous avons toutes et tous la responsabilité d’exiger un cessez-le-feu immédiat et à terme la libération de la Palestine de l’occupation israélienne.

Rappelons la responsabilité criminelle du gouvernement Macron, de la classe politique, des entreprises qui font des bénéfices grâce à cette production de mort et des travailleur.euse.s de ces secteurs de pointe : la France a exporté l’équivalent de 34 millions d’euros de matériel pour l’armement à Israël au cours de l’année passée. Nous avons dans ce sens rendu une visite, dans la nuit du 7 au 8 décembre, au centre de recherche Electronics & Defense de l’entreprise Safran à Malakoff [dans le département des Hauts-de-Seine], fleuron de l’armement made in France. Nous avons repeint leur façade et déclaré notre solidarité avec la lutte des palestinien.ne.s.

Nous en appelons à l’expression d’une solidarité concrète au côté des habitant.e.s endeuillé.e.s de Palestine, à des actions antimilitaristes ciblées contre ceux qui se gavent en vendant des armes, afin d’affirmer notre refus, donner une forme à l’espoir d’un monde libéré des guerres et des nationalismes. Nous en appelons au réveil du monde syndical français ; que celui-ci suive l’exemple de ses camarades anglais, italiens, écossais qui ont répondu présents à l’appel des syndicats palestiniens, en bloquant des sites de production d’armements et en appelant à des grèves, car c’est en premier lieu les travailleur.euse.s qui ont la force d’arrêter la production !

Lutter contre le génocide en cours, ici et maintenant, c’est avant tout maintenir la possibilité d’une révolution mondiale et s’assurer que les générations futures n’auront plus jamais à connaître l’infamie de ces semaines passées.

Désarmons les guerres !

Arrêtons d’armer Israël !

(Publié sur Contre Attaque)

Lyon

Encore une action contre Carrefour (et Macdo), cette fois ci du coté de Lyon le 21 décembre:

# boycott carrefour ou nique le

Dans la nuit du 21.12, à Lyon nous avons attaqué le Carrefour Market de Grand Clément et celui de la rue Louise. En réaction au génocide du peuple palestinien on ne restera pas les bras croises. On a vandalisé leurs vitres parce que carrefour est complice de la colonisation et de l’armée israélienne…Tout comme les macdo de Lyon avaient été attaqué en soutien au peuple palestinien on a voulu marquer notre détermination a ne pas laisser ces crimes impunis. Quand on assassine un peuple on ne peux que contre attaquer. Loin de soutenir le Hamas dont nous condamnons aussi l’attaque meurtrière nous avons voulu alerter sur la situation dramatique du peuple palestinien. 

(Publié sur Indymedia Nantes)

Appel à une journée d’action contre Carrefour le 17 février

Si les manifestations de soutien au peuple palestinien, qui lutte pour sa terre et sa libération depuis plus de 70 ans, ont été un succès, malgré les tentatives d’interdiction du gouvernement, il est temps d’élargir le mouvement, pour forcer un cessez-le-feu et refuser une normalisation du massacre. Comme en Afrique du Sud autrefois, l’arme du boycott économique semble être la plus efficace parmi celles à notre disposition. Dans cette optique, Carrefour est une première cible logique. Entreprise multinationale basée en France, Carrefour n’a pas hésité à ouvrir un certain nombre d’enseignes au sein des colonies israéliennes en Cisjordanie, en dépit du droit international. Elle est allée jusqu’à soutenir directement le massacre en offrant de bon coeur des colis alimentaires pour les militaires engagés dans les bombardements depuis des mois.

C’est aussi une première cible logique pour nos alliances. Ici, Carrefour maintient les paysan.nes la tête sous l’eau en pratiquant des prix bas tandis que l’entreprise fait des milliards de bénéfices sur fond d’inflation galopante et de précarisation généralisée. De l’auto-réduction collective au pointage de produits israéliens, de banderoles en déambulations sonores, de peinture en occupations, soyons inventif.ves ! Des magasins Carrefour il y en a dans tout le pays, près de chez vous. A 10, à 100, à 1000 bloquons, occupons, zbeulifions autant d’enseignes que possible le week-end du 17 et 18 février pour forcer un cessez-le-feu en Palestine et mettre les complices du massacre face à leurs responsabilités !

(Publié sur Paris Luttes Infos)

Février 2024

Saclay

Façade repeinte du laboratoire recherche de Thalès x CNRS, d’après un communiqué de Palestine Action France :

 …A travers sa collaboration avec l’entreprise Elbit et ses échanges avec l’État génocidaire israélien, l’entreprise française Thalès participe activement aux violences coloniales qu’exerce l’État colon sur le peuple palestinien, Thalès fait de l’argent dessus… Plus encore, l’existence même d’un laboratoire Thalès x CRNS montre le vrai visage de l’innovation française capitaliste dont les élites politiques n’ont de cesse de vanter les mérites : une avant-garde au service de l’apartheid, de la guerre, du génocide, du crime contre l’humanité, de l’oppression du peuple palestinien… 

Gennevilliers

Tags sur un site de Thalès a Gennevilliers :

 Il y a quelques jours, Palestine Action France a rendu visite au vendeur de mort Thalès sur son site de Gennevilliers. Nous sommes venus dénoncer l’implication de Thalès et du gouvernement français dans le génocide en cours à Gaza. Organisons nous, agissons, écrasons les ! 

Paris

Lors d’un week-end d’action contre Carrefour, une auto-réduction a eu lieu dans un Carrefour de Paris. D’après le communiqué du groupe :

 Samedi 17 février, plusieurs dizaines de personnes ont répondu a l’appel national de mobilisation contre Carrefour en effectuant une auto-réduction dans l’une des enseignes de la multinationale à Paris.

Cette action a comme objectif de mettre pression aux complices du génocide commis par Israël. Pour un cessez le feu immédiat, et en soutien au peuple Palestinien, ne restons pas passifs !

Stop au massacre à Gaza !

Soutien à la résistance palestinienne ! 

(D’après Cerveaux Non Disponibles)

Toujours lors de ce même week-end d’action contre Carrefour, des tags, collages ou jets de peinture (notamment à l’extincteur) sont réalisés sur de nombreux magasins Carrefour : à Paris (de nombreux Carrefour et Bio c’Bon tagués pendant les nuits du week-end, un rassemblement devant un Carrefour en journée le forcera à fermer ses portes quelques heures), à Ivry (envahissement d’un Carrefour avec ciblage des produits à boycotter en journée, tags et collages sur un Carrefour la nuit) à Nantes (tags d’un Carrefour), à Guéret (« Carrefour Complice Génocide Palestine, Boycott », « Free Gaza » tagués dans la nuit), à St-Marcelin (collages et drapeau palestinien accroché sur le bâtiment municipal dédié à l’installation d’un Carrefour), à Lyon (tags « Free Palestine », « Free Gaza » nocturnes sur des Carrefour, rassemblement devant un Carrefour), à Rennes (envahissement d’un centre commercial avec un énorme Carrefour), à Toulouse (envahissement d’un Carrefour), à Annecy (tags « Boycott », « Carrefour, Génocide en cours », « Assassin » sur un Carrefour par des anarchistes) ou encore à Montreuil (tags et collages), parmi les dizaines de villes qui ont répondu à l’appel.

Lyon

Dans le centre-ville de Lyon, comme à Marseille et à Paris il y a quelques jours, un escalier a été repeint aux couleurs de la Palestine. La répression a été immédiate et implacable : 6 personnes ont été arrêtées par la police qui a mené 3 perquisitions dans la foulée. Et pour ne laisser aucune trace de cette solidarité, la mairie « de gauche » a envoyé ses équipes effacer en urgence, cet escalier quelques heures seulement après.

(D’après La fosse aux Lyon)

Mars 2024

Toulouse

Tags + rassemblement spontanée contre Thalès :

Israël assassin : Thalès complice ! 

A l’appel de plusieurs organisations et campagnes, le 11 mars était une journée internationale de mobilisation pour dénoncer la complicité des entreprises d’armement avec le génocide en cours à Gaza. Dans ce cadre, des activistes anticolonialistes ont organisé plusieurs actions dans la région de Toulouse. Dans la nuit du 10 au 11 mars, la devanture d’un site de Thalès a été recouverte du message « Stop Arming Israel » et de peinture rouge pour dénoncer la complicité du géant industriel français avec l’occupation israélienne. De la même manière, un rassemblement spontané a été organisé sur un autre site de Thalès Alenia où plusieurs banderoles et drapeaux en faveur de la Palestine ont été déployées. En fin de journée, une action de sensibilisation au-dessus du périphérique a permis d’informer de nombreuses personnes sur la complicité du secteur de l’aéronautique avec l’industrie militaire israélienne.

Thalès détient avec le leader israélien de l’armement Elbit Systems la coentreprise U-TACS. Cette société produit le drone Watchkeeper, outil de maintien de l’ordre et la surveillance des populations qui a été déployé par le Royaume-Uni en Irak et en Afghanistan. Des drones Watchkeeper ont également été utilisés au-dessus des eaux britanniques par la UK Border Force. U-TACS fournit aussi directement du matériel à Israël, notamment pour la fabrication des drones Hermes d’Elbit qui sont utilisés massivement contre les palestiniens. Depuis le 7 octobre, plusieurs dizaines de milliers de Palestiniens ont été assassinés dans les frappes israéliennes permises par des technologies et du matériel développés par Thalès, notamment en France.

(Publié sur IAATA)

Paris

Le 13 mars, le Paris Space Week est bloqué par Stop Arming Israël.

Tags + sabotage de l’entrée de Exxelia :

CETTE SEMAINE, PALESTINE ACTION FRANCE EST ALLÉ RAPPELER À L’ENTREPRISE CRIMINELLE EXXELIA, SON IMPLICATION DE LONGUE DATE DANS LE GÉNOCIDE EN PALESTINE.

L’entreprise française Exxelia arme le génocide contre les Palestinien.nes.

Le 17 juillet 2014, trois enfants de la famille Shuheibar, âgés de 8, 9 et 10 ans, ont été tués dans la bande de Gaza par un missile de l’armée d’occupation israélienne, lancé sur leur immeuble. Parmi les débris se trouvait une pièce cylindrique signée “Eurofarad” (ancien nom d’Exxelia).

La famille Shuheibar a depuis porté plainte contre Exxelia à deux reprises, une fois en 2016, mais leur demande a été rejetée, et puis en 2023, pour crime de guerre et homicide involontaire. Le procès est en cours.

Nous ne restons pas passifs face au génocide perpétré contre les gazaouis avec la participation active d’entreprises françaises comme Exxelia, qui vendent toujours des composants et des pièces détachées à l’armée israélienne pour les utiliser dans des missiles contre les Palestiniens. Elle collabore aussi activement avec Thalès et Dassault dont le principal actionnaire est l’État français et qui envoient des armes participant au génocide.

Organisons-nous et agissons, contre le génocide en cours, contre l’armement de l’État colonial d’Israël et contre les profiteurs de génocide.

Écrasons Exxelia ! Faisons fermer Exxelia et le complexe militaro-industriel français !

Avril 2024

Lannemezan

Lors du mois d’agitation pour la libération de Georges Abdallah et pour la Palestine une manifestation a lieu à Lannemezan jusqu’au centre pénitentiaire le 6 avril. Tout au long de la manifestation, des tags contre la prison et contre les matons apparaissent, quelques feux d’artifices sont tirés devant la prison et quelques cailloux sont jetés sur les miradors. Le syndicat FO Justice communiquera d’ailleurs sur leur site que « En ce samedi 06 avril 2024, notre CENTRALE a été la cible d’individus manifestant leur haine contre notre profession, contre le « Maton ». Deux miradors ont essuyé de multiples jets de pierres. Au vu de l’ampleur de la protestation et des incidents, l’Alarme Générale a été déclenchée. » Lors de la manifestation, un texte a été distribué appelant à soutenir tous les prisonnier.e.s et leur lutte :

Pour une présence Anarchiste et Anti-carcérale à la manifestation de Lannemezan

Chaque année, une manifestation a lieu pour réclamer la libération de Georges Abdhallah, militant libanais communiste dont le combat en faveur de la Palestine l’a conduit derrière les barreaux. Son incarcération en 1984, pour sa supposée implication dans l’assassinat de diplomates israéliens et américains à Paris fait témoin de la répression politique et de la manipulation du système judiciaire pour faire taire les voix dissidentes. Bien qu’il soit libérable depuis 1999, George Abdallah entame sa 40e année de détention en France, ce qui fait de lui le plus ancien prisonnier politique en Europe.

La lutte pour la libération de Georges Abdhallah dépasse largement son cas personnel. Nous sommes ici pour affirmer que la libération de tout prisonnier politique est essentielle, mais cela ne suffit pas. Nous devons nous engager dans une lutte plus vaste contre toutes les formes d’enfermement et le système carcéral capitaliste qui les sous-tend. La libération de Georges Abdhallah ne prendra tout son sens que dans un monde débarrassé de l’oppression du système carcéral.

En solidarité avec tous les prisonniers et prisonnières, nous dénonçons les détentions prolongées, les conditions inhumaines de détention et les injustices systémiques qui caractérisent le système carcéral. Nous refusons de rester silencieux face à la violence étatique et à l’oppression institutionnalisée. La libération de Georges Abdhallah est liée à la libération de chaque individu incarcéré injustement, qu’il soit emprisonné pour ses convictions politiques, son statut socio-économique ou toute autre raison.

Enfin, nous affirmons notre engagement envers une lutte anti-étatique radicale. Nous rejetons l’idée même de l’État et de ses institutions répressives, qui perpétuent les inégalités et maintiennent le pouvoir entre les mains d’une élite au détriment des opprimés. Notre lutte contre l’enfermement est indissociable de notre lutte contre l’État d’Israël et contre tous les États.

Ensemble, dans un esprit de solidarité et de résistance, nous continuerons à lutter pour un monde débarrassé de tout enfermement.

Liberté pour Abdallah, vive les évadé.e.s et vengeance pour Rachid tué par un maton à la prison de Seysses en janvier dernier.

(Publié sur Paris Luttes Info)

Marseille

Le lundi 1er avril, une manifestation se tient contre la fourniture de munitions à l’armée israélienne par l’entreprise française Eurolinks, suite aux révélations du média Disclose.

Paris

Encore des tags contre Exxelia :

Ce matin, petite surprise de Palestine Action pour les employé.e.s de l’entreprise génocidaire EXXELIA qui imaginaient sûrement commencer leur journée comme d’habitude. Dans la nuit, un groupe de militants de Palestine Action est allé leur rendre visite pour leur rappeler leur participation active dans la colonisation et le génocide du peuple palestinien. Les portes resteront donc sûrement fermées aujourd’hui pour l’entreprise visée par une plainte pour complicité de crime de guerre.

Mai 2024

Paris

Lors du 1er mai parisien, des tas de commerces voient leurs vitres fracassées ou recouvertes de tags, dont des complices du génocide tel un Macdonald.

Blocage du périphérique lors de manifestations sauvages : A Paris, lors de la seconde soirée de manifestations sauvages nocturnes le mardi 28 mai, des milliers de personnes manifestent toute la rue dans les rues de Paris. Ces manifestations sont marquées par un blocage d’une partie du périphérique, quelques affrontements avec CRS et BRAV-M (2 interpellations) ou l’arrachage des affichages électoraux de complices du génocide.

A bas le défaitisme

Cette nuit, une manif sauvage qui a duré 4 heures est passée inaperçue de tout : des keufs, des journalistes, des médias.

Après l’épisode de Saint-Lazare, l’idée court, parmi tous les groupes manifestants non-démotivés par les coups de pression des keufs, de se retrouver à Place de La République. Aussitôt l’idée passée dans les bouches et les oreilles, aussitôt chose faite.

Retour sur une nuit marquée par un élan infatigable.

Dès que nous avons appris que TF1 allait donner la parole au porc génocidaire Benjamin Netanyahu, nous avons été nombreux·ses à essayer de se rassembler devant les locaux de la chaîne de télé pour lui cracher à la gueule sa complicité meurtrière.

Malheureusement, la police a évidemment bouclé le quartier. Alors, voyant que le rassemblement se transformait en pathétique meeting de la France Insoumise, beaucoup parmi les militant·es les plus radica·ux·les se décourageaient, et, parfois, rentraient, dépité·es, à la maison.

Nous écrivons cet épître pour leur montrer cet élan inattendu, qui même lorsque la situation politique est désespérante, doit nous rappeler qu’on ne doit pas se laisser prendre par le défaitisme. Il est une plaie qui nous envahit et qui a tendance à neutraliser les militant·es mobilisé·es depuis longtemps, beaucoup trop dégouté·es (à raison) des cadres de rassemblement de la gauche.

La nuit du jeudi 30 mai a été peut-être la plus riche en rebondissements. À la sortie du dispositif policier de TF1, un bruit court disant d’aller à Saint Lazare. Arrivé·es sur place, on retrouve des keufs perdus, désorientés, peu coordonnés, qui passent leurs temps à s’engueuler entre eux. Ils ont beau charger, mettre des coups, la solidarité est forte et jamais ils ne viennent à bout des manifestant·es constitué·es en petits groupes dispersés de tous les côtés. Ne s’attendant pas à cette irruption, les poulets sont à cran, sous des ordres contradictoires. Plusieurs camarades ont le courage de lancer des projectiles et de rendre des coups, et même quand iels sont pris·es à partie par les flics, force est de constater qu’il n’y a aucune arrestation !

Après avoir manifesté dans le métro, on se retrouve place de la République, où s’ensuit un rassemblement sauvage. Pas un keuf en vue… Sauf une fois, où une voiture de la BAC, qui passait par-là seule, a été prise à partie par les manifestant·es qui brandissaient avec fierté le drapeau palestinien contre les vitres de la voiture et les visages des poulets qui se trouvaient à l’intérieur.

Après avoir partiellement bloqué la circulation, voyant, ahuri·es, l’absence assourdissante des porcs de la République, nous sommes partis en manifestation sauvage en étant environ 200. Des quartiers de République, à Bastille et arpentant Paris, nous ne sommes accompagné·es d’aucun journalistes. Par prudence, la manif fait quelques barricades, mais jamais la volaille ne s’est approchée. Parcourant Paris pendant quatre heures, terminant notre périple après deux heures du matin, sans avoir senti l’odeur des lacrymogènes et en entrevoyant à peine, au loin, quelques lumières de gyrophares.

Nous avons très vite perdu le compte du nombre de gens qui, depuis les bars et depuis les balcons, chantent avec nous ou sortent le drapeau palestinien. Pendant quatre nuits d’affilée, des manifs sauvages ont éclaté dans Paris. Lorsque la rue n’est pas accessible, nous prenons le métro. Lorsque les rassemblements sont inintéressants, nous recourons au bouche à oreille pour se retrouver, ailleurs, à l’insu de l’ennemi. Et ça marche ! Un vent d’aventure souffle sur Paris.

Il ne faut pas rompre la continuité ! Nous n’avons pas à attendre à chaque fois que les orgas de gauche appellent pour sortir de chez nous.

À cause des Jeux Olympiques, Macron a apparemment voulu éviter de trop nous réprimer. Ne soyons pas dupes ! L’État Français est une ordure colonialiste qui sera toujours alliée du sionisme génocidaire, il est notre ennemi juré, et il nous faut l’abattre.

Alors, nous n’avons vraiment aucune raison de rester chez nous. Déferlons sur Paris comme une avalanche.

Comité Préoccupé de Boulogne

(Publié sur Paris Luttes Infos)

Angers

Mardi 28 mai, la flamme des Jeux Olympiques traversait le département du Maine-et-Loire, et notamment la ville d’Angers. Sur la Maine, un bateau contre le génocide a déployé un grand drapeau palestinien au moment du passage de la flamme. La courageuse embarcation montrait aussi une banderole avec le message : «Israël aux JO ?» et un drapeau israélien tâché de sang. Le bateau et son équipage ont été interpelés par une brigade fluviale. On espère que les pirates sont sortis des geôles sans encombres.

(Publié sur Contre Attaque)

Juin 2024

Paris

A la fin de la manifestation annuelle pour Clément Méric, un Carrefour se fait éclater par plusieurs individu.e.s dans la gaieté.

Action contre Exxelia, d’après un communiqué de Palestine Action France :

MARDI NOUS SOMMES ALLÉ.E.S RAPPELER A EXXELIA, SA PARTICIPATION ACTIVE AU GÉNOCIDE DU PEUPLE PALESTINIEN.

Suite a notre action, 6 de nos camarades et une journaliste d’@blastofficiel ont été détenu.e.s plus de 24h au commissariat du 11eme arrondissement. Iels ont été relâché.e.s et les poursuites abandonnées. La solidarité internationale n’est pas un crime, le génocide si.

Face à un état français raciste et colonial, face à une police et une justice qui soutiennent les armateurs du génocide, nous faisons le serment de continuer à nous organiser pour mettre à bas, nous même, le complexe militaro-industriel.

Occupation du lycée Hélène Boucher : Ce jeudi, des lycéens.nes de plusieurs établissements de la région parisienne ont occupé le lycée Hélène Boucher dans le 20ème arrondissement de Paris, afin d’exprimer leur solidarité avec le peuple palestinien. L’occupation à peine commencée, « 50 lycéens.nes ont été menotté.e.s et emmené.e.s dans différents commissariats » rapporte un communiqué des sections syndicales du lycée Voltaire. Toujours d’après le communiqué, les forces déployées pour arrêter les lycéens.nes auraient été « très nombreuses ». Après avoir placé 86 étudiant.es en garde-à-vue le 7 mai dernier, l’État cette fois s’en prend férocement aux lycéens.nes. Déjà le mardi 15 mai, 5 lycéens.nes avaient été placé.es en garde-à-vue suite à un blocus dans la ville de Montrouge (92), après une répression policière violente sur place.

Nantes

À Nantes, les locaux de la firme Thalès ont été pris pour cible dans le cadre d’une campagne contre les vendeurs et fabricants d’armes complices d’Israël : « Par son action, qui a recouvert la façade de rouge, le collectif rejoint l’ensemble des personnes qui luttent en France et à l’étranger pour stopper les crimes coloniaux, et qui s’opposent matériellement aux vendeurs d’armes, à l’industrie du massacre et à la militarisation du monde. »

(Publié sur Contre Attaque)

Grenoble

Sur la falaise de la Bastille, un drapeau palestinien surplombe la ville. Il a été retiré par les autorités quelques temps après.

(Publié sur Contre Attaque)

Novarey

Le 24 juin, des câbles électriques ont été incendiés près d’une usine de composants d’armements de Lynred, des tags évoquant la Palestine et la Kanaky retrouvés à proximité.

(Publié sur Attaque)

Saint-Orens-de-Gameville (Haute-Garonne) : contre les J.O., feu à l’antenne de téléphonie et à internet

Publié le 2024-07-28 19:55:03

Game-Over à Gameville
IAATA, 26 juillet 2024

Dans la nuit du 25 au 26 juillet, à Saint Orens de Gameville, nous avons incendié une antenne relais, et un nœud de raccordement de fibre optique et taggué « No J.O. » sur la tour qui hébergeait les câbles.

Il n’y a pas de trêve olympique. Le mitraillage rhétorique du gouvernement sur l’apaisement par le sport, aux niveaux géopolitique comme parlementaire, s’accompagne du bombardement militaire de par le monde et d’une guerre contre les populations.
De quelle trêve, de quel apaisement parlons-nous ? Du déplacement des populations les plus marginalisées, de la présence policière accrue dans la capitale, du développement de la surveillance panoptique tous azimuts, à base d’implantations de nouvelles caméras de vidéosurveillance et de recours répressif à l’intelligence artificielle ?
Ou encore du transfert massif d’argent public vers le privé, une situation qui en 2004 avait ruiné la Grèce et précipité son naufrage dans la crise financière et l’austérité.

Quelle trêve, aussi, pour les prisonniers kanaks déportés dans les geôles françaises, et dont on refuse l’autonomie politique pour que nos compagnies minières puissent continuer à se gaver de nickel là-bas ? Il faut bien se garantir une place au soleil pour les nouveaux marchés de la voiture électrique et de la green tech.
C’est aussi pourquoi nous avons visé un nœud de raccordement de fibre optique, un maillon essentiel de la restructuration capitaliste et de la guerre technologique en cours.
Derrière la célébration des athlètes courant au coude à coude, s’accumulent les bombes de la guerre mondiale. Derrière chaque sourire sportif, une canine aiguisée, derrière chaque médaille, la misère et la ruine.

Les attaques ont déjà commencé à chanter contre ces festivités cyniques.
Au stade comme dans la vie, prenons le virage de la résistance.

Des mauvais joueurs


Haute-Garonne : une antenne relais incendiée pour protester contre les JO, une enquête ouverte
Le Parisien, 28 juillet 2024

Il s’agit vraisemblablement d’un acte anti Jeux olympiques. Une antenne relais a été incendiée à Saint-Orens-de-Gameville, à proximité de Toulouse (Haute-Garonne), vers 4 heures du matin dans la nuit de jeudi à ce vendredi, indique ce dimanche le parquet de Toulouse au Parisien, confirmant une information de La Dépêche. « No JO » a été tagué sur cette antenne.

L’acte a été revendiqué ce vendredi par un groupuscule d’ultragauche. « Il n’y a pas de trêve olympique », écrit ce groupe dans un texte publié sur différents sites anarchistes. Pour eux, le local technique et le « nœud de raccordement de fibre optique » visés sont « un maillon essentiel de la restructuration capitaliste et de la guerre technologique en cours ». « Derrière la célébration des athlètes courant au coude à coude, s’accumulent les bombes de la guerre mondiale. Derrière chaque sourire sportif, une canine aiguisée, derrière chaque médaille, la misère et la ruine », lance ce groupuscule.

Les pompiers sont intervenus très rapidement sur les lieux de l’incendie, vers 4 heures du matin. D’après La Dépêche, dix soldats du feu et trois véhicules se sont rendus sur place, mettant deux heures à éteindre le sinistre. Conséquence, le réseau téléphonique a été endommagé. Selon Orange cité par La Dépêche, quelque 5 000 personnes ont été impactées, tout opérateur confondu. « Par ailleurs, une dégradation des services mobiles peut être constatée sur cette même zone. Les équipes d’Orange sont mobilisées et font le maximum pour un retour à la normale le plus rapidement possible », indiquait l’opérateur au journal local ce samedi.

Cet acte est intervenu la même nuit que le sabotage de plusieurs lignes à grande vitesse de trains. Dans la nuit de jeudi à ce vendredi, des câbles de fibre optique passant près des voies et garantissant la transmission d’informations de sécurité pour les conducteurs (feux rouges, aiguillages…) ont été coupés et incendiés sur différents postes d’aiguillage stratégiques à Courtalain (LGV Atlantique), Croisilles (LGV Nord) et Pagny-Sur-Moselle (LGV Est). Le retour à la normale est prévu pour ce lundi.

A propos du sabotage coordonné contre les lignes TGV à quelques heures des J.O.

Publié le 2024-07-28 20:20:07
Vandières (Meurthe-et-Moselle), 26 juillet 2024. Les câbles de fibre optique incendiés lors du sabotage coordonné du réseau TGV.

La nuit du jeudi 25 au vendredi 26 juillet, quelques heures avant la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, les lignes de trains à grande vitesse (TGV) ont été attaquées dans toutes les directions menant à la capitale. Soit une « attaque massive et coordonnée pour paralyser le réseau », comme l’ont titré de nombreux journaux. Rien que le vendredi, ce sont « 250 000 clients » qui ont été touchés par ces actes de sabotage, et « près de 800 000 sur le week-end », selon la compagnie ferroviaire. « A travers la SNCF c’est un bout de la France qu’on attaque et c’est les Français qu’on attaque » a immédiatement déclaré Jean-Pierre Farandou, le patron de la SNCF, tout en dénonçant les saboteurs comme « une bande d’illuminés, d’irresponsables ». De son côté, la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castera n’a pu contenir sa colère : « C’est les Jeux des athlètes qui en rêvent depuis des années et qui se battent pour le Graal de monter sur ces podiums, et on va leur saboter ça à eux ! Jouer contre les Jeux, c’est jouer contre la France, c’est jouer contre son camp, c’est jouer contre son pays ».

Carte des sabotages opérés sur les lignes à grande vitesse dans la nuit du 25 au 26 juillet 2024 (Le Monde)

Concrètement, dans le Nord, c’est à Croisilles, près d’Arras (Pas-de-Calais) que le réseau des TGV a été saboté, coupant également le trafic ferroviaire international vers Londres, la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne. Dans l’Est, c’est en deux endroits distincts qu’il a été coupé : entre la gare de Meuse TGV et Lamorville (Meuse), ainsi qu’entre Pagny-sur-Moselle et Vandières (Meurthe-et-Moselle). A l’Ouest, c’est à Vald’Yerre, près de Courtalain (Eure-et-Loire) qu’il a été coupé, touchant aussi bien la direction vers la Bretagne (Rennes, etc.) que vers la Gironde (Bordeaux etc.). Et sur la ligne Sud-Est (Paris-Lyon-Marseille), c’est à Vertigny (Yonne) qu’a eu lieu une tentative de sabotage, qui aurait échoué après que les saboteurs aient été surpris « par des cheminots qui menaient des opérations d’entretien pendant la nuit », conduisant les gendarmes à mettre la main sur « des engins incendiaires » non-allumés et aussitôt expédiés au labo.

En outre, en banlieue parisienne concernant également le réseau Ouest, un caténaire a été arraché entre la gare Montparnasse et Vanves-Malakoff (Hauts-de-Seine) par un TGV qui a tenté de passer par une ligne plus classique et pas adaptée (la N du Transilien), en aggravant encore la conséquence du sabotage…  ce qui donne pour la SNCF un incident « en lien avec les actes de malveillance commis sur la ligne grande vitesse Atlantique ». Quant au fond, son PDG a déploré « la volonté évidente de couper Paris de ses principales lignes à grande vitesse juste avant la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques », dans une conférence de presse tenue le samedi 27 juillet.

Au total, cette nuit d’été pré-olympique a donc été officiellement marquée par cinq sites visés en province, avec quatre sabotages réussis et un déjoué, entre 1h et 5h30 du matin. Avec à chaque fois des câbles de fibre optique sectionnés ou incendiés, qui se trouvaient dans de petites rigoles courant le long des voies, et situés non loin de postes d’aiguillages coordonnant des nœuds importants du trafic ferroviaire, là où les voies se séparent dans plusieurs directions. « Avec un [tel] incendie en fait, on prive à chaque fois deux branches du réseau», a expliqué le patron de SNCF Réseau, Matthieu Chabanel (Le Figaro, 26/7). En effet, ces câbles désormais calcinés commandent les moteurs des aiguillages, mais servent également à la transmission des informations vers les postes de signalisation. « Dès que les câbles de signalisation ou de commande des aiguillages ont été endommagés, coupés ou brûlés, les installations se sont immédiatement mises en mode feu rouge, raconte Vincent Téton, directeur général adjoint opération et production chez SNCF Réseau, également en charge de la coordination gestion de crises. Les trains circulant sur les voies concernées se sont alors arrêtés automatiquement. » (Le Parisien, 27/7).

Pour procéder à leur réparation une fois ces câbles spéciaux coupés ou cramés, les techniciens doivent d’abord les remplacer en les faisant venir de sites parfois lointains (la SNCF possède « deux grands centres de stockage, l’un situé sur la façade atlantique, l’autre en région Grand-Est » nous informe Le Parisien), puis les câbliers doivent remettre en place la connectivité de façon fastidieuse, car « ces câbles comportent chacun des fils. Et par exemple si vous avez 50 câbles qui comportent chacun 10 fils, ça fait 500 fils qu’il faut reconnecter ensuite un par un », et à la fin ils doivent retester l’ensemble des relais électriques pour s’assurer de leur bon fonctionnement. Sur l’axe-nord saboté à Croisilles, ce sont ainsi une cinquantaine de câbles qui ont brûlé, affectant durement le poste d’aiguillage stratégique situé à cet endroit (PRCI : Poste relais à commande informatique), selon La Voix du Nord (26/7). Et sur l’axe-est saboté à Vandières, ce sont pas moins de six chambres de câbles qui ont été incendiées selon l’Est Républicain (26/7).

Le lieu visé sur le TGV Atlantique (La Dépêche, 26/7 : « Pourquoi les lieux visés par les sabotages n’ont pas été choisis au hasard »)
Le lieu visé sur le TGV Nord (source : idem)
Le lieu visé sur le TGV Est (source : idem)

Bref, ces coupures de chemins de câbles de fibre optique au bon endroit (le long des voies ferrées à proximité de bifurcation de lignes) et au bon moment (quelques heures avant la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques 2024), avec des moyens rudimentaires comme de l’essence, ont réussi à paralyser une bonne partie du réseau des TGV et à gâcher une fête olympique qui devait se dérouler sans accrocs.

Vendredi 26 et samedi 27 juillet, la SNCF a choisi de continuer à faire circuler des TGV, mais avec beaucoup de retards au départ comme à l’arrivée, puisqu’ils ont dû emprunter des lignes classiques et des déviations géographiques ou en roulant au pas, sans compter tous ceux qui ont été annulés. Comme ces « 25% des trains Eurostar entre Paris et Londres et Paris et Bruxelles » ; comme ces « 4 trains circulant avec des athlètes à bord » vendredi, et dont seuls les « deux premiers sont arrivés » à Paris en temps et en heure (le 3e a été retardé, et l’équipe d’athlètes présente sur le 4e a dû être transférée dans un autre train) ; ou comme les trains où voyageaient une partie des volontaires sélectionnés pour assurer le déroulement des JO mais aussi plusieurs milliers de spectateurs se rendant sur Paris, qui tous manqueront à l’appel lors de la cérémonie d’ouverture ou des premières épreuves.

Au total, ce sont 200 TGV qui ont tout bonnement été supprimés, sur les 750 qui devaient initialement circuler ce week-end, et les autres qui ont accumulé des milliers d’heures de retard. Le retour complet à la normale sur l’ensemble du réseau ferroviaire à grande vitesse n’est pas prévu avant lundi 29 juillet au matin.

Vald’Yerre (Eure-et-Loire), 26 juillet 2024. Les câbles de fibre optique incendiés lors du sabotage coordonné du réseau TGV.
idem, le grillage découpé à proximité…

Du côté de l’Etat français, c’est le parquet de Paris, et plus précisément la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco) créée en son sein en 2020 pour traiter les dossiers les plus complexes, qui a annoncé s’être auto-saisie de l’enquête pour « l’ensemble des dégradations volontaires causées sur des sites SNCF ». Le parquet a ouvert une enquête pour des chefs de « détérioration de bien de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation », « dégradations et tentatives de dégradations par moyen dangereux en bande organisée », « atteintes à un système de traitement automatisé de données en bande organisée » et « association de malfaiteurs en vue de commettre ces crimes et délits ». Puis il a co-chargé de l’enquête les directions générales de la police et de la gendarmerie, dont la sous-direction antiterroriste (SDAT) de cette dernière a été désignée comme service coordinateur des investigations. Dans chaque région où il y a eu un acte de sabotage, les sections de recherches (SR) de la gendarmerie gèrent localement le recueil d’indices, soit Lille, Dijon, Orléans et Nancy, sachant que les pandores ont claironné sur les radios d’Etat (France info & inter, 26/7) avoir mis « plus de 50 enquêteurs » sur cette affaire.

Enfin, les journaux rappellent que des sabotages similaires se sont produits ces dernières années en Allemagne (peut-être font-ils allusion au sabotage coordonné mené en septembre 2023 contre le trafic ferroviaire de marchandises à Hambourg ou à celui d’octobre 2022 qui avait paralysé le nord du pays), mais également en France, comme au début du mouvement contre la réforme des retraites en janvier 2023, où la LGV Est avait été attaquée à Vaires-sur-Marne, paralysant pendant deux jours la gare de l’Est à Paris. En tout cas, au vu du « mode opératoire » qui serait « typique de l’ultra-gauche » (France Bleu, 26/7), les 3000 individus fichés dans cette catégorie policière constitueraient une « piste privilégiée » des enquêteurs, selon ce qui a volontairement fuité dans les médias dès vendredi, Une thèse qui s’est en partie renforcée au lendemain des sabotages, samedi 27 juillet, avec l’arrivée du communiqué de revendication signé d’une « délégation inattendue ».

[Synthèse de la presse nationale, 26-27 juillet 2024]


Comment trouver une adresse du groupe Bolloré près de chez soi ?

Publié le 2024-07-28 20:25:08

Une centaine d’organisations, réunies autour de l’organisation des “Soulèvements de la Terre”, ont récemment appelé à “désarmer l’empire Bolloré”. Cette cible est justifiée “parce que c’est un acteur du ravage écologique, de l’exploitation néo-coloniale mais aussi parce qu’il est devenu en quelques années un levier majeur de la conquête du pouvoir par l’extrême droite”.



L’appel à Désarmer l’empire Bolloré : https://lagrappe.info/?Une-centaine-d-organisations-appellent-a-desarmer-l-empire-Bollore-917

Le propagande médiatique de ce groupe cultive racisme et autoritarisme, des mauvaises passions chères à certaines populations qui s’identifient à la France, bien pratique, quand il s’agit de continuer à les faire adhérer à la cause de leurs problèmes (le capitalisme industriel) et à déplacer leurs colères sur d’autres personnes qui en subissent les conséquences. C’est la mise en concurrence de celles et ceux qui galèrent plutôt que l’expropriation de celles et ceux qui les font galérer. Cette cible est détestable et on espère qu’elle prendra des coups.

C’est pour cela que j’ai compilé par ici des moyens de trouver ses propres cibles contre le groupe Bolloré. Les premières sont tirées de l’article “Pour en finir avec Bolloré : description et cartographie non exhaustive de ses activités industrielles familiales.” paru dans le numéro 7 de la revue anarchiste Soleil Noir (p.6-14) [1]. Les secondes sont données directement par le site internet du groupe Bolloré via cette adresse : https://www.bollore-energy.com/distribution/trouvez-votre-agence (il est important de faire ses recherches avec une clé tails et en optimisant son anonymat). Ces adresses peuvent être des dépôts pétroliers plus ou moins grands, des stations-essence pour routier.ère.s ou des agences de transport marchand logistiques (qui peuvent prendre feu par accident [2]), aéroportuaires ou portuaires (pour du pétrole ou des batteries lithium notamment). Enfin, d’autres informations sont tirées d’articles de journaux au sujet des projets de giga-factories de la filiale Blue Solutions du groupe Bolloré.

Avant tout, quelques mots sur l’intérêt de découvrir le terrain de ces industries

Répertorier des adresses ne doit pas être une fin en soi à la pratique de la cartographie. Il est plus intéressant de se déplacer sur place, se ballader, trainer, découvrir les larges infrastructures qui entourent ces adresses et dans quels flux elles s’inscrivent ; dans une perspective d’action directe (qu’il s’agisse d’un sabotage comme d’un tractage devant l’usine...). Se renseigner sur comment fonctionnent les flux du système industriel capitaliste au plus près de ses rouages me semble être un travail de base à réaliser (on peut d’ailleurs en apprendre davantage en tapant “en savoir plus sur mon territoire” dans une barre de recherche qu’en lisant telle ou telle revue militante). Cela nécessite parfois de prendre du temps, qui n’est pas perdu à mon sens, dans la mesure où ces recherches et ballades alimentent des perspectives offensives. Se jeter à corps perdu dans des offensives sur des terrains que l’on ne connaît pas de notre propre expérience, ou par le biais de managers du “désarmement”, ne me semble pas nourrir une perspective révolutionnaire sérieuse. Pour autant, apprendre avec patience à comprendre comment fonctionne ce à quoi on réfléchit à mettre fin est à mon sens une pratique abordable par chacun.e, et permet de s’organiser à sa propre échelle sans nécessairement tomber dans les filets de la surveillance policière (si cela se fait sans smartphones et autres outils connectés), et de maîtriser les risques et les conséquences des actions dans lesquelles on s’engage. Ces connaissances peuvent servir par la suite à la fois des petites actions en groupes affinitaires comme des actions plus larges proposées dans des assemblées ou des moments de coordination, par exemple. À une heure où beaucoup, dans la panique de l’époque, préfèrent partir du haut vers le bas, il m’a semblé important d’affirmer une autre perspective stratégique, quand bien même elle nous confronte à l’incertitude réelle de notre action. Il est par ailleurs toujours bon d’avoir en tête que les images de vidéosurveillance sont gardées en général 2 mois et que des flics peuvent toujours se rendre compte de votre présence à un moment donné quelque part (par le biais d’une caméra de surveillance ou plus simplement en demandant des informations à votre opérateur sur le bornage de votre téléphone). Se renseigner par le biais du site « No Trace Project » peut d’ailleurs toujours aider : https://www.notrace.how/threat-library/fr/.


Les adresses de l’article “Pour en finir avec Bolloré : description et cartographie non exhaustive de ses activités industrielles familiales.”

Les ambitions de la filiale “Blue Solutions”

La filiale “Blue Solutions” du groupe Bolloré, créée en 2001, est spécialisée dans la création et l’expérimentation de batteries solides en lithium–métal, alors que la plupart des batteries en lithium actuelles sont en lithium-ion, qui seraient moins efficaces que celles en lithium-métal. Deux usines sont dédiées à la recherche et développement et à la création de ces batteries, à Boucherville au Canada (près de Montréal), et à Ergué-Gabéric en Bretagne (le siège social se trouvant dans la même ville avenue de Pen Carn Lestonan selon Wikipédia). En 2022, elle ouvre deux laboratoires de recherche à Nantes et à Grenoble avec des partenaires et le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique). Ces batteries ont servi pour des servordable ices de transport à Paris, ou encore à Rennes depuis 2016, partenariats qui ont marché du feu de Dieu :
“Rennes Metropole a choisi en 2016 cette technologie via la filiale du groupe Bolloré Bluebus pour équiper ses bus électriques.
Des bus électrique du groupe circulent également dans Paris. En avril 2022, deux d’entre eux ont pris feu dans la rue, tandis qu’un troisième s’était embrasé à Stuttgart.
"L’hypothèse la plus probable de ces incendies réside dans un court-circuit entre cellules ou interne à certaines cellules constitutives des packs" de batteries, avait conclut le Bureau Enquête Accident. La RATP avait alors cessé la collaboration avec Bluebus, moyennant un accord d’indemnisation.”
 [3].

Le partenariat entre la RATP et le groupe Bolloré devrait être relancé en 2024 pour remettre en circulation les 223 bus électriques du groupe dans Paris [4].

Pour plus d’informations sur ces feux :https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/finistere/quimper/deux-bus-electriques-sortis-des-usines-bollore-de-quimper-prennent-feu-en-pleine-rue-a-paris-2534208.html

En mai dernier, lors d’une visite du ministre de l’économie Bruno Le Maire à l’usine d’Ergué-Gabéric, c’était l’occasion d’annoncer le projet de giga-factory (usine géante) pour la production de batteries pour voitures en lithium-métal (pour environ 250 000 véhicules par an) en Alsace (dans l’agglomération de Mulhouse, apparemment à Wittelsheim sur “l’ancien carreau minier”) [5]. Le choix de cette région est déterminé par le fait qu’il s’agit d’un « un carrefour logistique entre la France et l’Allemagne »  [6]. Ce projet « vise la création de près de 1.500 emplois d’ici 2032, avec un investissement global de plus de 2,2 milliards d’euros », soutenu par le ministère de l’Économie et la région Grand-Est. Ce soutien public est compréhensible dans la mesure où il répond aux souhaits de l’Union Européenne de créer un “Airbus des batteries” [7]. Parmi les partenaires directs de Blues Solutions, on retrouve EDF (Électricité de France) qui possède une part du capital de l’entreprise ou encore le CNRS, le Collège de France et les Universités de Nantes, de Grenoble ou de la Sorbonne à Paris pour des partenariats de recherche [8]. Les giga-factorys existent depuis 2014 à l’initiative de l’entreprise Tesla pour la production de batteries électriques. Un mouvement d’actions décentralisées, qui pourrait nous inspirer [9], s’attaque d’ailleurs récemment à la giga-factory construite par Tesla près de Berlin et à l’ensemble de l’entreprise en général. Il existe déjà quatre projets de giga-factories en France, soutenues notamment par les entreprises Stellantis et TotalÉnergies [10]. Il est cependant possible que ce projet de giga-factory du groupe Bolloré en Alsace ne voit jamais le jour en fonction de contraintes financières, technologiques et liées au marché qui seront apparemment plus claires d’ici 2026 [11].



Notes

Calais: squat de la rue Sauvage, anatomie d’une chute

Publié le 2024-07-28 20:30:03

Calais: squat de la rue Sauvage, anatomie d’une chute

Le 2 juillet [2024], la mairie de Calais et les flics ont expulsé le squat de la rue Sauvage à Calais. Ce squat a été ouvert en février 2022 par des militant.e.s de Calais et d’un peu partout de france et d’ailleurs. Iels ont rappelé que le droit au logement est un droit pour toustes, et même pour les quelque 1500 personnes qui erraient et errent toujours dans le Calaisis, entre deux expulsions de camps de fortune par les flics, en attendant de rejoindre l’Angleterre par des moyens rendus toujours plus dangereux par la militarisation croissante de la frontière. En parallèle, un peu plus loin dans Calais, une barre d’immeuble – la tour J du Fort Nieulay – avait elle aussi été occupée. Celle-ci avait été expulsée par le RAID, déposé sur le toit de la tour en hélicoptère.

Le squat de la rue Sauvage, lui, a obtenu par le tribunal un délai de 3 ans avant expulsion. C’était en octobre 2022. Cette vieille maison bourgeoise abandonnée depuis au moins 2015 a été un refuge pour des centaines de personnes depuis son ouverture. Pourtant, dès le départ, une partie du voisinage s’est montrée non seulement hostile mais également profondément raciste et violente envers les personnes vivant dans le lieu et leurs soutiens. Injures quotidiennes, entraves au raccordement au réseau électrique, coup de fusil tiré en l’air. C’était sous le regard protecteur de la police, qui a rodé sans relâche devant la maison, quand elle n’était pas tout simplement garée au coin de la rue h24, toujours prête à contrôler les identités de qui allait et venait, à distribuer des contraventions de façon abusive à n’importe quel camion d’association qui venait prêter son soutien aux personnes vivant là. C’était aussi avec le soutien inconditionnel de la mairie de Calais (LR), et du candidat (désormais député) RN, Marc de Fleurian, qui n’ont eu de cesse d’injecter plus de haine xénophobe sur un terrain déjà bien miné. La mairie a par exemple refusé de collecter les ordures ménagères du lieu, et fait procéder au vol de ses bacs poubelles à plusieurs reprises : les nuisances hygiéniques créées étaient aussi néfastes aux habitant.e.s qu’au voisinage, ce sur quoi la mairie a joué pour monter les gens les uns contre les autres.

Début juin dernier, des militant.e.s, dont certain.e.s vivaient dans le squat, se sont mis.es à travailler sans relâche, et ce pendant plus d’un mois. Le but : retaper le lieu défraîchi et permettre d’accueillir des femmes et familles refusées par le 115 qui n’avaient pas d’autre solution d’hébergement, face au constat que cette situation était de plus en plus récurrente ces temps-ci.

Dès l’arrivée des militant.e.s dans le lieu, un groupe de voisin.e.s s’est monté la tête tout seul, menaçant sans décomplexion de ce qu’il pourrait advenir si des personnes migrantes revenaient s’installer ici. Les personnes s’impliquant dans le lieu se sont pourtant montrées fort diplomates et patientes, et ont tenté de les rassurer sur leur volonté que tout se passe bien pour tout le monde : les habitant.e.s, leurs soutiens, et le voisinage.

Le 11 juin, en plein jour et lorsque personne ne se trouvait à l’intérieur du squat, des voisin.e.s se sont introduit.e.s dans le domicile en brisant la chaîne qui fermait l’accès au lieu avec une pince. Iels ont renversé des meubles, cassé des fenêtres, renversé du liquide vaisselle par terre. Iels étaient accompagné.e.s par Charles Piquet, journaliste au torchon local Nord Littoral, qui s’est régalé en filmant les lieux avant de publier la vidéo dans un article prétendant que le squat était vide. Le lieu était pourtant toujours protégé par la décision de justice comme étant le domicile de plusieurs personnes : le fait que les personnes soient parfois de sortie n’y change rien, avoir un domicile n’empêche pas de sortir faire ses courses ou d’être en déplacement quelques jours !

La même nuit, des graffs ultra racistes ont été tagués à l’arrière de la maison : « A bas la tyrannie migratoir ! pour mon terroir », « Leave or burn » (partez ou brûlez), « Fin à l’hypocrisie gauchiste ! Pour la France anticonformiste ».

Le 13 juin, le cadenas permettant l’accès au lieu a été glué, et des inscriptions écrites sur le portail : « Bardella <3 » et « Vive la France aux Français ».

Le 14 juin, les services techniques de la Ville se sont présentés, prêts à murer les lieux. Pas de chance, des personnes se trouvaient à l’intérieur. Des flics municipaux se sont donc autorisés à entrer sans permission et ont tenté de dégager les personnes présentes, qui ont refusé de partir. Les keufs ont alors affiché un arrêté municipal « d’interdiction d’accès et d’habitation », habituellement utilisé sur des bâtiments vides considérés comme dangereux. L’arrêté se base sur la vidéo publiée par le journaliste et le « témoignage des riverains » (qui pour rappel, se sont tou.te.s introduit.e.s par effraction) pour affirmer que le lieu est vide et dangereux. Le plan était tout simplement de murer les lieux et de céder à la pression d’une partie du voisinage hyper-raciste et violente.

Malgré tout, les choses ont suivi leur cours au squat, espace de vie commune entre les militant.e.s et les femmes et familles qui y trouvaient refuge : soirées de soutien chouettes, réus et goûters partagés.

Le 27 juin, une des proprios s’est pointée et a affirmé que la cour d’appel avait révoqué l’octroi du délai de 3 ans. Elle a dit vouloir récupérer la maison bien que n’ayant aucun projet dans l’immédiat, a prétendu ne pas souhaiter envoyer les keufs afin que les choses se passent « sans violence » (comme d’habitude avec les bourgeois.es et leur définition de la violence : des keufs qui expulsent physiquement c’est violent, mais des familles qui dorment dehors, y a pas de problème). Sa proposition était donc que les habitant.e.s partent d’elleux-mêmes, sans quoi elle devrait envoyer un huissier livrer un commandement de quitter les lieux. Après cette visite éclair, plus de nouvelles, pas de passage d’huissier. Donc pas de risque d’expulsion.

Le 2 juillet, au milieu de l’après-midi, alors qu’une personne non-francophone se trouvait seule dans le lieu, les flics municipaux et les services techniques de la ville ont fait leur retour en grande pompe. Philippe Mignonet, l’infâme adjoint à la sécurité de la ville de Calais, avec ses 0% de prérogative de puissance publique, a ordonné à la femme de partir, comme il l’assume fièrement dans un article de Nord Littoral. C’est sur la base de l’arrêté d’interdiction d’accès et d’habitation (et non pas de la décision de la cour d’appel), qui ne permet en aucun cas d’expulser le bâtiment visé, que les services techniques ont procédé au murage total de toute la maison, ainsi que du portail. Allez, encore un bâtiment muré à Calais !

Mais attention ! Il ne s’agit pas d’une expulsion, non, non ! Comme cela a été expliqué par les toutous de la mumu aux personnes spectatrices de leur expulsion, dépitées : il n’y avait personne à l’intérieur quand ils sont arrivés (gros mytho, juste la personne a été intimidée, menacée d’être emmenée au comico puis dégagée, selon son témoignage), le bâtiment était vide, ce n’est donc pas une expulsion. Il s’agit d’un tour de passe-passe d’une malhonnêteté sans nom : s’il n’y a personne à l’intérieur, personne n’est expulsé, alors aucun diagnostic social n’est rendu nécessaire, pas besoin d’une décision de justice ou d’une autorisation de la préfecture pour procéder à une expulsion, et tout simplement : on mure ! Pourtant, rappelons-le : qu’il y ait quelqu’un ou pas à un instant T dans le lieu, ça n’en restait pas moins un domicile (nulle part la définition d’un domicile n’implique une présence 24h/24 dans les lieux).

Toutes les affaires qui se trouvaient à l’intérieur ont été volées et emmenées dans une recyclerie pour une part (mais jamais retrouvées a posteriori). Pour le reste, un type en costard a indiqué qu’il faudrait appeler la sous-préfecture (qui à ce jour reste muette comme une carpe !), sans donner aucune garantie de restitution des biens. Bah oui, comme il n’y avait personne dans le bât’, ce ne sont les affaires de personne donc elles peuvent être volées sans être rendues !

Sauf que la maison était toujours protégée par la décision du tribunal accordant les 3 ans de délai avant expulsion puisqu’aucun huissier n’était venu notifier le contraire (ce qui aurait alors entamé un délai de 2 mois avant de devoir effectivement quitter les lieux). La mairie de Calais a donc procédé à une expulsion qui n’en dit pas son nom, qui est parfaitement illégale et parfaitement dégueulasse. Elle a outrepassé les tribunaux et s’est arrogé une nouvelle prérogative extra-judiciaire. Cela intervient dans un contexte électoral où la mairie LR essayait de faire réélire le député LR face au candidat RN (élu) et de prouver que son parti aussi savait se montrer autoritaire et raciste !

Mission accomplie, et ça a fait bien plaisir aux voisins qui s’en sont donné à cœur joie d’asséner à une personne présente en soutien lors de l’expulsion et qui parlait français avec un accent : « toi t’es pas française, après les élections tu ne pourras plus être là !», devant les flics, tranquilles.

A Calais, les expulsions illégales avec vol d’effets personnels sont quasi-quotidiennes puisque l’État et les flics continuent inlassablement leur harcèlement des personnes migrantes bloquées à la frontière, ainsi que, par ricochet, des personnes et assos qui essaient d’être solidaires envers elles.

Face à la politique des expulsions de bâtiments, de terrains vagues, face à la politique des bâtiments murés et des murs de barbelés hissés toujours plus haut, toujours plus tranchants, restons solidaires ! Ne nous laissons pas amadouer par une majorité soi-disant de gauche à l’Assemblée (qui, à Calais, a appelé à soutenir le député LR proche de la maire, dont les pratiques sont depuis longtemps similaires à celle du RN), la lutte contre l’extrême droite ne se passe pas dans les urnes mais dans la rue, dans nos espaces d’autonomie, alors continuons à les défendre et à les faire vivre !

[Publié le 12 juillet 2024 sur Indymedia-Lille.]

Giochi Olimpici: il sabotaggio dell’Alta Velocità rivendicato dalla “Delegazione inattesa”

Publié le 2024-07-28 20:35:04

Giochi Olimpici: il sabotaggio dell’Alta Velocità rivendicato dalla “Delegazione inattesa”

Giornali francesi e intenazionali, da “La Provence” al “New York Times”, dichiarano di aver ricevuto un’e-mail anonima di rivendicazione dei sabotaggi che hanno colpito in quattro punto le linee del TGV (un quarto incendio sarebbe fallito), paralizzando i trasporti da e verso la capitale: a Courtalain (Eure-et-Loir), a Parigi (tra la stazione di Montparnasse e Vanves), a Croisilles (Pas-de-Calais), nella MeurtheetMoselle e la Meuse, tra Lamorville e Vandières, e a Vergigny (Yonne). Nel testo di rivendicazione, la «delegazione inattesa» prende di mira il «campo di sperimentazione per la gestione poliziesca delle folle», le «attività delle imprese francesi in giro per il mondo», che renderebbero «sempre più manifeste le devastazioni sociali e ambientali che il sistema capitalistico produce», «l’industria nucleare», le auto elettriche e il «costo umano, sociale e ambientale che garantisce a qualche privilegiato di spostarsi velocemente e lontano in TGV». Continua la «delegazione inattesa»: «La chiamano festa? Noi ci vediamo una celebrazione del nazionalismo, una gigantesca messa in scena dell’assoggettamento delle popolazioni da parte degli Stati». «Dietro un’aria ludica e conviviale, i Giochi Olimpici […] sono ogni volta anche l’occasione di erigere un culto ai valori che fondano il mondo del potere e del denaro. […] A coloro che rimproverano a questi atti di rovinare il soggiorno dei turisti e di perturbare le partenze per le vacanze, rispondiamo che è ancora così poco. Così poco se paragonato a quell’evento al quale desideriamo partecipare e che auspichiamo con tutto il cuore: il crollo di un mondo basato sullo sfruttamento e sul dominio». «Che in questi giorni risuonino dunque, attraverso il sabotaggio delle linee TGV che uniscono Parigi ai quattro angoli della Francia, il grido “donna, vita, libertà” dall’Iran, le lotte degli amazzonici, il “fotti la Francia” che proviene dall’Oceania, il desiderio di libertà che giunge dal Levante e dal Sudan, le battaglie che continuano dietro i muri delle prigioni e l’insubordinazione dei disertori del mondo intero».

 

 

Barcelone (Espagne) : Manifeste des turisticophobes

Publié le 2024-07-28 21:15:05

reçu par mail / samedi 27 juillet 2024

MANIFESTE DES TOURISTICOPHOBES

« PHOBIE : aversion exagérée pour quelqu’un ou quelque chose. PHOBIE : aversion passionnée, angoissée et obsessionnelle, généralement de nature pathologique » Dictionnaire de l’Institut d’Estudis Catalans (DIEC).

SOMMES-NOUS DES TOURISTES-PHOBES ?

OUI : nous avons une aversion passionnée pour le tourisme, pour ce qui le produit et tout ce qui l’entoure, mais nos phobies ne se limitent pas au tourisme et s’étendent à la plupart des domaines de notre vie, nous avons la phobie de l’autorité, de la police, du travail, des banques, des écoles, des parlementaires, de la Generalitat ? Tout un système qui nous exploite et nous aliène, nous transformant en consommateurs.

NOUS SOMMES SYSTÉMOPHOBES !!!

Nous ne considérons pas le tourisme comme une oppression différente de celles que nous subissons, elle peut varier en degré mais c’est la même, elle n’a pas de barrières territoriales. Le tourisme transforme tout ce qu’il touche en marchandise. Pour nous, beaucoup de choses ne sont pas des marchandises (les paysages, les odeurs, l’environnement, la nature, les relations sociales…) jusqu’au jour où nous découvrons qu’une étiquette de prix leur a été attachée… c’est ce qui nous arrive avec l’expansion du tourisme.

LA TOURISTIFICATION EST UNE OPPRESSION DE PLUS, MAIS RIEN DE BIEN DIFFÉRENT DES AUTRES.

Le tourisme est un marché limité qui touche une grande partie de la population de la planète et qui en croise d’autres comme le colonialisme, le consumérisme, le patriarcat… Il y a ceux qui voyagent pour leurs loisirs (environ 4 % de ceux qui franchissent les frontières) et une grande masse de migrants qui finissent souvent par travailler dans des secteurs de services (mal payés), y compris ceux liés au tourisme.

La touristification n’a pas seulement un impact sur certains pays et villes « développés » (Paris, Londres, Venise…), une grande partie de cet impact va vers les pays « exotiques », où il coexiste avec le « tourisme domestique » des élites locales, donnant lieu à un extractivisme environnemental et social qui appauvrit, précarise et acculture les destinataires. Ces élites locales des pays du Sud se rendent également dans le Nord, contribuant (à hauteur de plus de 15% en Catalogne) à l’appauvrissement des subalternes du Nord, dont beaucoup sont des immigrés du Sud.

En 2021, 13 millions de Catalans (sans doute beaucoup d’entre eux affectés négativement par le tourisme) ont voyagé en dehors de la Catalogne pour leurs loisirs, ce qui signifie que nous avons fait plus de deux voyages dans le reste de l’État ou à l’étranger… nous sommes devenus des touristes deux fois par an. Il n’y a pas d’alternatives personnelles (vertueuses) ou territoriales, il n’est possible de survivre à la touristification qu’en anéantissant tout ce qui nous opprime.

Le tourisme n’a pas que des effets économiques et sociaux, il a aussi pour fonction de perpétuer des rôles et des mécanismes de domination, la valeur de l’illusion d’exclusivité et d’être « d’une autre classe » et la décharge et l’amortissement des tensions ne doivent pas être sous-estimés. L’activité touristique, surtout la plus massive, a aussi un aspect disciplinant : les files d’attente et les humiliations aux frontières et l’effet répulsif de l’exercice d’un pouvoir (temporaire et honteux) sur les destinataires, qu’il s’agisse de travailleurs ou d’habitants du territoire visité.

ANGOISSÉ PAR LE TOURISME ?

C’est peut-être une pathologie ou une compulsion, mais nous détestons les rustines, c’est pourquoi nous ne croyons pas à la réduction du tourisme, tout comme nous ne croyons pas au tourisme de qualité ou au tourisme durable. Les patchs sont les mêmes, avec un embellissement un peu différent : quelle différence y a-t-il entre être serveuse pour des travailleurs allemands et travailler pour un cheikh du Golfe ?

Nous n’acceptons pas les propositions gradualistes, celles de la transition énergétique, celles de la décroissance… mais nous ne méprisons aucune forme d’action tant qu’elle est directe et sans intermédiaire, y compris le vandalisme.

Jusqu’à ce que nous cessions d’être des touristes, jusqu’à ce que nous cessions d’être des marchandises !
Jusqu’à l’abolition des Etats et du capitalisme.

CONTRE TOUT CE QUI NOUS OPPRESSE, SOYONS SYSTÈMEFOBIQUES !! CONTRE L’EXPLOITATION DU TRAVAIL ET DE LA CONSOMMATION !! SOYONS TOURISMOPHOBE !!

Barcelona, juliol de 2024
TERRA I LLIBERTAT (anarquistes contra la devastació de la terra)
https://malclima.blackblogs.org

Bordeaux : Recense ta BAC !

Publié le 2024-07-28 21:20:08

La Grappe / samedi 27 juillet 2024

Comment repérer la voiture de flics « en civil » ou de la BAC ?

C’est très simple ce sont souvent des berlines ou des combis de marques SKODA (octavia), FORD (mondéo, focus), RENAULT (mégane), grises ou noires, avec vitres teintées à l’arrière.

La particularité de la BAC est que vous ajoutez trois ou quatres gars, parfois une meuf, avec des têtes de milices fascistes dedans, qui roulent en mattant tout le monde (vitres baissées été comme hiver). Le taux de testostérone augmente particulièrement rapidement lorsqu’ils sont là et leur présence provoque à peu près la même chose qu’un groupe de détraqueurs.

En voici une liste sur Bordeaux, ou un recenssment non exaustif à été mené sur l’année 2023, 2024, sur les grandes places du centre, du matin au soir, en manifestations, ou par hasard lors de leurs interventions. Il faut savoir qu’ils changent de voitures, et qu’il y a plusieurs services de police qui sont en banalisés. Nous avons par exemple vu plusieurs fois une voiture style PEUGEOT 308 rouge, ou des petits fourgons blanc type renault trafic.

La liste risque de s’agrandire n’hésitez pas à nous envoyer les plaques, les modèles et les couleurs que vous voyez passer par chez vous lorsque vous êtes sur.e.s de vous.

GK 174 BJ immatriculée 33 : SKODA Octavia IV Berline grise ((NX3) 1.5 TSI 150 CH Essence 01.2020). Voiture de la BAC.

GF 318 VM immatriculée 33 : SKODA Octavia Berline grise ((NX3) 1.5 TSI e-TEC 150 CH Essence/électrique 11.2020). Voiture de la BAC.

EC 622 VA immatriculée 33 : Ford Mondeo V Break Noire ((CF) 1.5 EcoBoost 160 CH Essence 09.2014). Voiture de la BAC.

GQ 225 XW immatriculée 33 : PEUGEOT 308 III SW Hybrid 180 (F4DGXT) 181 CH Essence/électrique 07.2021. Vu en pérquisition.

CT 388 VL : FORD FOCUS III 1.0 EcoBoost 125 CH Essence 02.2012 (grise)

ER 116 MB : RENAULT Megane IV 1.5 dCi 110 CH Diesel 11.2015

FZ 514 VE Immatriculé 33 : PEUGEOT 5008 II 1.2, 131 CH Essence 12.2016 expert Blanc

EZ 155 VX : SKODA Octavia III 2.0 TDI 150 CH Diesel 11.2012 Octavia noir

 

Petit tas de toutes les plaques vues sur Bordeaux de flics en civil.

GS 671 ZM 33 : mercedes grise qui accompagne les manifs notamment
EA 103 EN : gris foncé, accompagne les manifs notamment
ER 120 MQ 33 : skoda octavia gris clair, BAC
GQ 440 NA 33 : gris clair
GG 534 MP 33 noir
FA 485 BW 33 gris ou FA 283 BW 33 : gris

DX 938 GR (308)
GF 768 WH (kadir)
GE 966 RQ (3008)
FJ 962 ZT (208)

EH 644 DY
CH 869 RH

Ensemble protégeons-nous de la police. Apprenons à les reconnaître, à nous en méfier, à nous en passer.

 

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Mise à jour du 23 août 2024 :

[MAJ]
GH 869 RH : ww grise fonce
Gh 128 BA : jumpy blanc
Gh 534 MP Peugeot 508 grise
Cy 992 JQ (lors d’un rassemblement)
DX 023 AJ
Ff 332 QJ (Jeux Olympiques)