Vive l'Anarchie - Semaine 31, 2018

Sommaire

Lavans-lès-Saint-Claude, France : Incendie de deux véhicules de la mairie – 3 juin 2018

Publié le 2018-07-31 11:26:03

On apprend par Le Progrès que début juin 2018, deux véhicules des services municipaux ont été cramés.

Dimanche 3 juin en début d’après-midi, un individu est entré sur la zone où étaient garés un camion et un utilitaire des services de la mairie, rue Bourdeaux.

Il les a allumés avant de prendre la fuite. Malheureusement, il s’est fait interpeller peu de temps après par la police. Jeudi 7 juin au tribunal correctionnel de Lons-le-Saunier, l’homme, âgé de 27 ans, a été condamné en comparution immédiate à 18 mois de prison dont six avec sursis et mise à l’épreuve.

Il est également sommé de rembourser le préjudice causé à la commune, qui est estimé à 41 000 euros.

[Reformulé de la presse locale]

Evasions de centres de rétention : Le désir de liberté restera toujours plus fort que leurs frontières et leurs barreaux !

Publié le 2018-07-31 11:26:05

Dans le centre de rétention de Lesquin, près de l’aéroport de Lille, deux sans-papiers sont parvenus à se faire la belle le 13 juillet, veille d’un week-end de fièvre nationaliste. Si un troisième a été rattrapé au pied des grillages, les deux autres courent toujours. Bonne chance à eux !

Le 17 juillet, cinq autres sans-papiers passaient quant à eux devant le tribunal de Nîmes, pour une tentative d’évasion du centre de rétention de la ville : grillages soulevés et barreaux forcés, en passant par le « jardin intérieur » accessible uniquement au personnel. Sur les 11 présents, le pouvoir en a donc renvoyé 5 au tribunal, puis condamné 4
(deux ont pris deux mois ferme, un a été relaxé, et les deux autres du sursis ou du ferme sans mandat de dépôt). Pas besoin de chercher bien loin pour comprendre leur désir de liberté, comme l’a expliqué l’un d’eux à la barre : « Je ne suis pas venu en France pour être enfermé » !

Feu aux centres de rétention et à toutes les prisons…

[Reformulé de divers articles de presse]

France : Le parc éolien, un colosse aux pieds d’argile

Publié le 2018-07-31 11:26:05

Le Dauphiné ne cesse de revenir sur l’incendie qui a dévasté une éolienne et endommagé une autre à Marsanne dans la nuit du 30 mai au 1er juin. Concernant la première, les dégradations se situent au niveau de la nacelle, des trois pales ainsi que du moyeu (hub): toutes ces parties ont été entièrement calcinés. L’incendie, qui avait été revendiqué peu après sur internet, semble poser de gros soucis à la société Res, basée à Avignon et aux autorités locales. Si un drone a même dû être utilisé afin de vérifier que le feu était bien éteint, les autorités locales ne lésinent pas sur les moyens de sécurisation de la zone d’implantation de ces mastodontes de la technologie estampillée verte.

« Sur arrêté municipal, un périmètre de sécurité a été mis en place ; et un vigile garde, depuis, le chantier. Il faut dire que les éoliennes se trouvent au cœur de la forêt de Marsanne et de chemins de randonnée prisés des marcheurs, quadistes ou VTTistes. Des “déviations”, suite à la fermeture provisoire de certains chemins, ont été mises en place de concert avec l’ONF. »

Si l’on inclut les moyens déployés pour sécuriser le chantier (qui prendra plusieurs mois), il y a donc fort à parier que le coût total de cet incendie dépasse largement les 2 millions d’euros de dégâts matériels initialement annoncés.

[Reformulé de la presse locale, 26.07.2018]

Nevers, France : La voiture personnelle du chef de la police municipale part en fumée !

Publié le 2018-07-31 11:26:07

Mercredi 25 juillet, vers 22 h, la voiture personnelle du chef de la police municipale de Nevers (Nièvre) a été détruite grâce à un incendie volontaire. Le véhicule, une voiture de type Renault Dacia, stationnait depuis plusieurs jours dans l’enceinte de la Gloriette, sur le site abritant la direction de la prévention et de la proximité et l’accueil de la police municipale.

Les lieux étaient clos. Quelqu’un aurait vu un individu escalader le portail du site. Ah, la force des individus qui savent saisir l’occasion !

[Reformulé de la presse locale, 26.07.2018]

Ceuta, Espagne : A l’assaut de la frontière et de ses gardiens ! 26 juillet 2018

Publié le 2018-07-31 11:26:10

Dans un texte de 2008, qui revenait sur les différents assauts de la frontière à Ceuta et Melilla depuis 2005, on pouvait lire ceci en guise de conclusion : « tant qu’existeront les États et leurs frontières, il n’y aura pas de mur assez solide, fut-il technologisé à outrance, qui pourra contenir la rage et l’espoir des dominés en quête d’une vie meilleure. Il y aura toujours des forêts et des montagnes d’où partiront les assauts contre ce monde de mort. Des confins des déserts au cœur des métropoles.« *

Or donc, depuis que l’Italie aidée par les autres Etats de l’espace Schengen et de Frontex vient de donner depuis quelques mois un nouveau tour de vis pour empêcher les migrants de parvenir jusqu’à ses côtes, certains indésirables ne sont pas restés les bras ballants et ont pris les choses en main. L’Espagne est ainsi en train de devenir la première voie d’accès à l’Europe devant l’Italie. Par voie maritime depuis les côtes andalouses, et par voie terrestre depuis les lambeaux que l’ancienne puissance coloniale a tenu mordicus à conserver de l’autre côté de la Méditerranée. Hier jeudi 26 juillet s’est produit le plus grand assaut de la frontière maroco-espagnole de Ceuta depuis février 2017, lorsque plus
de 850 migrants étaient parvenus à pénétrer dans la ville en quatre jours.

Cette fois, il n’y a pas eu besoin de procéder en plusieurs vagues d’attaque : ce sont près de 800 migrants, armés de rage et de détermination, qui se sont lancés à l’assaut des murs de grillage, de détecteurs infrarouges, de caméras et de fils de fer barbelés constellés de lames de rasoir (les concertinas).

Vers 6h30, partis du secteur de la Finca Berrocal, ils ont affronté à la fois les agents marocains et ceux de la Guardia civil espagnole pendant une bonne heure, avant que 602 ne parviennent à mettre le pied dans l’enclave européenne (une centaine a été bloqué côté marocain). Mais si l’auto-organisation et la détermination semblent nécessaires, se doter de moyens autonomes et imaginatifs est aussi indispensable. Dans l’asymétrie de la lutte contre un Etat préparé et doté de moyens technologiques et militaires, on connaissait les cerfs-volants enflammés des Palestiniens de la bande de Gaza, et voici que d’autres désespérés ont su à leur tour forger leurs propres armes pour tenter de parvenir à leurs fins (franchir la frontière). En plus des rudimentaires bâtons pour le corps à corps, ils
se sont ainsi munis de sprays de déodorant transformés en lance-flammes artisanaux. En plus des rudimentaires pierres pour tenir la distance, ils se sont munis de dizaines de projectiles composés de chaux vive et d’excréments, dont ils ont bombardé les forces de l’ordre. Vingt-deux garde-frontière de la guardia civil ont dû être soignés, dont cinq envoyés directement à l’hôpital pour des brûlures au visage et aux bras.

Face à ce nouvel assaut qui ne peut que réjouir les ennemis de toutes les frontières, le syndicat AEGC de la guardia civil a immédiatement dénoncé “des techniques jusqu’ici inédites” pour mieux réclamer toujours plus de matériel anti-émeutes et de protection, tandis que le ministre espagnol des Affaires étrangères, Josep Borrell, n’a pu que constater que « la crise migratoire est plus difficile à résoudre que la crise de l’euro parce qu’elle est beaucoup plus structurelle, beaucoup plus permanente ».

Bien, ceci dit, les ennemis de l’autorité ne disposent-ils pas eux aussi d’instruments, d’analyses (sur les rouages de la machine à trier et à expulser, notamment) et d’imagination pour que cette crise structurelle et permanente puisse prendre fin, mais d’une toute autre manière que celle projetée par le pouvoir ? Par exemple en sortant de la gestion humanitaire et de l’attente des révoltes d’un quelconque sujet, pour approfondir et
précipiter les crises de foie récurrentes de la domination -qui se produisent déjà sans nous- vers un empoisonnement généralisé de tous ses organes.

Vers l’inconnu d’une liberté sans Etats ni frontières, en somme.

Note:

* À l’assaut de Ceuta et Melilla, A Corps perdu (Paris) n°1, décembre 2008
/ disponible ici

Montgenèvre (05): nouvelle GAV contre une militante, contre des actes de solidarité 

Publié le 2018-07-31 11:26:11

Montgenèvre (05): nouvelle GAV contre une militante, contre des actes de solidarité 

Une nouvelle fois, la solidarité en actes avec les exilé·es est la cible de la répression policière et judiciaire. Notre camarade L est convoquée, mardi 31 juillet, pour une garde-à-vue (GAV) à la Police aux frontières (PAF) de Montgenèvre.

Le motif de la garde-à-vue n’est pas précisé dans la convocation, mais il est vraisemblable qu’il s’agit de poursuites visant des actes d’aide à des mineurs étrangers. La convocation à une garde-à-vue au lieu d’une simple audition est une nouveauté dans les pratiques de répression haut-alpines face aux militant·es, qui ont depuis quelques mois systématiquement refusé de répondre aux convocations à des auditions dites « libres ». Toute personne refusant de se rendre à une convocation à une GAV est privée de sa liberté de circulation, puisqu’elle peut être arrêtée à tout moment.

Au-delà de cette modalité de la répression haut-alpine, l’aide à toute personne se déclarant mineure n’est pas illégale et doit être encouragée. Elle ne peut être la chasse gardée de l’État et ne peut dépendre de la police, qui constitue pourtant un filtre sévère à l’accès à leurs droits des mineur·es étranger·es, qui à Briançon sont contraint·es de se déclarer à un service de police pour pouvoir faire examiner leur minorité par les services de l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Le tri des personnes se déclarant mineur·es, opéré par la police dans l’illégalité la plus totale, et les refus de minorité par l’ASE via une procédure d’exception, créent une nouvelle catégorie de sans-droits, les mijeur·es, des mineur·es traité·es par l’État comme des majeur·es au mépris de leurs droits et des conventions internationales.

La solidarité ne doit pas avoir de frontières, avec les exilé·es comme avec les militant·es.

Rassemblement de soutien, mardi 31 juillet à 9 heures devant la PAF de Montgenèvre.

 

Un compte-rendu légèrement satirique a été publié sur le site de La Canarde sauvage.

Lavans-lès-Saint-Claude (Jura) : Condamné pour l’incendie de deux camions de la mairie

Publié le 2018-07-31 11:26:13

Le Progrès / jeudi 7 juin 2018

Un homme de 27 ans a été condamné jeudi 7 juin 2018 à 18 mois de prison dont six avec sursis et mise à l’épreuve.
Le week-end dernier, il avait été placé en garde-à-vue après avoir mis le feu à deux véhicules appartenant à la municipalité de Lavans-lès-Saint-Claude. Il a reconnu les faits devant les juges du tribunal correctionnel de Lons-le-Saunier qui l’ont jugé en comparution immédiate.
Des faits « consternants », selon l’avocat de la commune, qui pourraient avoir pour conséquence une augmentation des impôts à Lavans-lès-Saint-Claude.
En attendant, le prévenu a été reconnu responsable du préjudice de la commune qu’il devra rembourser. Il est équivalent à 41 000 euros.

Apologie de la fraude dans les transports et du cassage de gueule de contrôleurs

Publié le 2018-07-31 11:26:14

Besançon et Saint-Malo : Rébellion contre les chauffeurs zélés de Keolis

Ouest-France / Jeudi 26 juillet 2018

Saint-Malo. Un chauffeur et une contrôleuse de la société Keolis ont été agressés dans un bus, ce jeudi 26 juillet après-midi. Aux alentours de 15 h, un bus du réseau de transports Mat s’est arrêté dans la rue Moka. Deux personnes, un homme et une femme, ont voulu monter à bord. Le chauffeur a souhaité contrôler leurs titres de transport. La femme s’est emportée, a refusé et est devenue violente. Elle a insulté le chauffeur et lui a donné plusieurs coups de poing.
Le chauffeur a appelé une contrôleuse à l’aide, qui a reçu des coups de pied de la même personne. Les deux passagers du bus sont partis en courant. La police a ouvert une enquête. Les personnels de Keolis n’ont pas été blessés mais restent choqués.

Est Républicain / Vendredi 20 juillet 2018

Cinq mineurs ont été interpellés ce mercredi, aux alentours de 15 h 30 sur le quartier Rivotte à Besançon, après avoir, pour l’un d’entre eux au moins, caillassé le bus duquel ils venaient d’être expulsés. Ce groupe de jeunes garçons, en compagnie de quatre autres adolescents, était installé à bord du transport en commun. Ils n’avaient pas de titres de voyage. Le conducteur passe outre, puis aperçoit l’un d’entre eux fumer un joint. Il décide d’intervenir et lui ordonne d’éteindre l’objet du délit. Il se fait aussitôt insulter par la bande mais parvient à se faire obéir et leur ordonne de tous descendre au niveau de l’arrêt des Jacobins. Une fois à l’extérieur, les ados ramassent et jettent des pierres sur le bus. Ils brisent une vitre latérale. L’alarme est déclenchée. La police intervient dans les minutes qui suivent et, grâce au signalement donné par les témoins et le chauffeur, retrouvent cinq des neuf « casseurs » dans le secteur.

Ces derniers ont été placés en garde à vue. Ils ont nié, bien évidemment, les faits. Néanmoins, l’un d’entre eux a été formellement reconnu comme « caillasseur » principal. Il a reçu une convocation ultérieure à se présenter devant le juge pour enfants afin de répondre de ses actes. Les quatre autres ont été relâchés sans poursuites, faute d’éléments à charge suffisants susceptibles de prouver leur participation à la curée.

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Toulon (Var) : Le crime, c’est d’être pauvre

Var-Matin / Mercredi 25 juillet 2018
Venu sans avocat à l’audience ce mardi, Siriki S. a tenté de se défendre à la barre du tribunal correctionnel de Toulon. Il devait répondre d’outrage et de violence sur personne chargée de mission de service public. En l’occurrence, quatre agents de la RMTT, qui réalisaient un contrôle à bord d’un bus le 27 avril dernier, à La Valette. Le prévenu n’avait pas validé son ticket.

« Ils me sont tombés dessus, comme si j’avais commis un crime, exposait-il devant les juges. Ils m’empêchaient même de respirer.« Sa version des faits a été contredite, à la fois par les agents du réseau de bus et par une passagère témoin de la scène. Qui disaient la même chose. Les contrôleurs auraient été bousculés et sont tombés.

« Il n’y a pas eu d’exploitation de la caméra du bus« , regrette le tribunal. « On y voit bien que je n’ai rien fait« , assurait encore le prévenu. Pour la partie civile, maître Virginie Pin décrit « un dossier malheureusement banal, avec un passager qui ne paie pas. Les victimes font un travail difficile. »

Le parquet tient dompte du casier vierge et du statut d’étudiant du jeune homme, pour demander des heures de travail d’intérêt général. Le tribunal l’a finalement condamné à 500 euros d’amende avec sursis, pour les seuls outrages, en le relaxant sur les violences. Et a accordé 150 euros de dommages et intérêts à chacun des contrôleurs. Plus les frais de justice.

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Metz (Moselle) : Y’a pas 36 moyens de se soustraire à un contrôle …

Lorraine Actu / Mercredi 25 juillet 2018

Un passager d’un bus de Metz (Moselle) s’en est violemment pris à trois contrôleurs, mardi 24 juillet 2018. L’homme âgé de 30 ans avait tenté de se soustraire à un contrôle de titre de transport, dans la ligne A du Mettis, au niveau de l’arrêt Square du Luxembourg. Il a pour cela tenté de passer en force au milieu de trois contrôleurs des Transports de l’agglomération de Metz Métropole (Tamm).

Selon une source policière, l’usager a commencé par frapper un premier contrôleur au niveau du nez. Un second agent a reçu un coup de coude à l’arcade tandis qu’une troisième dit avoir été poussée. Les contrôleurs ont tous déposé plainte. L’auteur des violences devrait être jugé ce mercredi 25 juillet pour violences ayant entraîné une incapacité inférieure à huit jours. Lors de sa garde à vue, il n’avait pas reconnu les faits.

Le Républicain Lorrain / Mercredi 25 juillet 2018

Lundi en fin d’après-midi, la police est appelée à la rescousse après l’agression de trois contrôleurs à l’arrêt Square du Luxembourg, à Metz. Un Messin de 30 ans a essayé de se soustraire à un contrôle dans un bus en poussant et en assénant des coups à trois agents des Tamm (Transports de l’agglomération de Metz-Métropole). Interpellé et placé en garde à vue, le mis en cause devrait être jugé ce mercredi en comparution immédiate au palais de justice de Metz pour violences volontaires sur personnes chargées d’une mission de service public. Aucun certificat médical faisant état d’une Incapacité temporaire de travail (ITT) n’a été délivré aux victimes.

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Y’a un mois déjà…

Tout Metz / Mercredi 27 juin 2018

Des contrôleurs ont été victimes d’une agression de la part d’un passager dans un Mettis stationné place Camille Hocquard le 26 juin 2018. Le jeune homme de 19 ans, originaire de Metz, n’a visiblement pas apprécié de se faire contrôler, d’autant plus qu’il n’avait pas de billet. Devenu très violent et menaçant, l’homme a du être maîtrisé par les agents des TAMM qui ont du faire appel aux services de police. Durant l’altercation, poussé par l’agresseur, l’un des contrôleurs a été blessé après avoir percuté une barre de fer. Placé en garde à vue, l’homme a subi un examen psychologique à la demande du parquet. Il devrait être jugé dans les jours à venir.

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Mamirolles (Doubs) : Des coups dans les côtes pour le contrôleur !

France Bleu Besançon / Jeudi 5 juillet 2018

Suite à l’agression d’un contrôleur mercredi après-midi en gare de Mamirolle (Doubs), les syndicats Sud Rail, CGT et CFDT ont appelé les contrôleurs à ne pas prendre leur poste et faire valoir leur droit de retrait. Neuf agents de Besançon, dix-huit à Dijon et cinq à Dole ont suivi le mot d’ordre pour protester contre cette agression et réclamer à la direction de la SNCF la possibilité de travailler en sécurité. Jeudi après-midi à 14 heures, 13 TER  étaient supprimés. Vers 14h30 mercredi dans le TER Besançon-Valdahon, un contrôleur demande leurs billets à trois voyageurs qui refusent, s’énervent et frappent le cheminot. L’agression est très violente. Les agresseurs s’échappent et le contrôleur de peur de les voir revenir réussit à remonter dans le train. La victime souffre de trois côtes cassées, d’après le syndicat Sud Rail, a s’est vu notifier cinq jours d’arrêt de travail, ce que confirme la SNCF. Un Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) extraordinaire a été convoqué jeudi pour évoquer cette agression. Les agresseurs identifiés étaient toujours en fuite ce jeudi matin.

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Marseille : La PSQ, ça veut dire la guerre aux fraudeurEs et aux sans-papiers

La Marseillaise / Samedi 21 juillet 2018

Dans le cadre de la mise en place de la Police de Sécurité du quotidien, une troisième opération coup de poing dans les transports a été menée jeudi après-midi, dans la région. Pas moins de 168 effectifs ont été mobilisés regroupant des policiers de la Sécurité Publique, de la Police aux Frontières, des CRS ainsi que des gendarmes du Groupement Départemental. Sur les deux premières opérations, 9 000 personnes ont étés controlées, 350 contraventions ont été dressées et il y a eu 22 interpellations. Epaulé par les polices municipales et la police ferroviaire, les agents ont procédé à des fouilles de passagers, de bagages, de cars, et jusque dans les TER pour « renforcer la lutte contre l’insécurité et la fraude » entre Marseille, Aix, Toulon et la « Côte bleue ». Si les problème de sécurité sont réels pour les passagers, cette opération pose néanmoins la question d’une véritable présence humaine à bord des trains.

Braves gens, voyagez tranquille, l’État veille sur vous

Publié le 2018-07-31 11:26:14

Hauts-de-France  : Les réservistes de la Gendarmerie (qui a dit Benalla?) dans les TER

Le Parisien / mardi 24 juillet 2018

[…] Pour améliorer la sécurité dans les TER et lutter contre ce sentiment d’insécurité, la région Hauts-de-France vient de solliciter la Gendarmerie nationale. Jusqu’à la fin de l’année, 120 patrouilles seront déployées sur le réseau TER. Elles seront composées de trois militaires réservistes et parfois « d’actifs », qui auront pour mission de surveiller les trains et les gares, situées dans leur zone de compétence.

Les secteurs et dates d’intervention ne sont pas encore fixés. « Nous sommes dans une phase de rodage, confie le lieutenant-colonel Mahey du groupement de gendarmerie de l’Oise. Notre objectif est d’aller sur l’ensemble des liaisons TER pour assurer la couverture la plus large possible. » Plusieurs actions ont déjà été menées ce mois-ci dans le secteur de Chantilly mais elles n’ont pas été satisfaisantes, en termes d’organisation. Elles devraient donc reprendre d’ici quelques jours.

Les réservistes ont été sensibilisés aux risques ferroviaires, durant une journée. Leur présence sera avant tout préventive mais en cas d’actes répréhensibles, ils interviendront. Franck Dhersin, vice-président du conseil régional chargé des transports, se veut toutefois rassurant : « Il y a très peu d’actes de délinquance dans les trains. Les gens ont surtout un sentiment d’insécurité. Et il est plus fort dans les territoires situés en dehors des axes urbains. Nous souhaitons montrer aux usagers que nous y sommes attentifs. »

« Ce sentiment ne se traduit pas forcément par des chiffres, confirme le lieutenant-colonel Mahey. Mais la sécurité dans les mobilités est un élément que l’on ne doit pas abandonner. Nous devons être davantage présents. » Le dispositif est expérimental et coûtera à la région 245 000 €. « Un bilan sera dressé en fin d’année pour trouver les meilleures solutions à déployer », précise Franck Dhersin. « C’est une bonne chose mais il ne faut pas que ça se fasse au détriment de la présence d’autres personnels, insiste Alexis Cosma, président de l’association Lutece. C’est important d’avoir une surveillance continue. »

Le dispositif de la gendarmerie intervient en plus des moyens déjà mis en oeuvre pour sécuriser le réseau. La sûreté générale de la SNCF réalise en effet des patrouilles, tous les jours, dans les TER et Intercités de l’Oise ainsi que dans les gares. Les missions des 34 agents (13 sont basés à Beauvais, 21 autres à Creil) consistent à prévenir, faire appliquer le règlement, sécuriser les abords des gares et protéger les installations, appuyer les opérations de lutte anti-fraude… par équipe de trois minimum. Ponctuellement, des opérations communes ont lieu avec la police et la gendarmerie. « Ce dispositif expérimental est voué à être pérennisé, explique-t-on à la SNCF. C’est un plus pour nos clients. Ils se sentiront rassurés de voir les forces de l’ordre dans les trains. »

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Orne : Pompiers et vigiles, un seul combat !

L’Orne Hebdo / jeudi 12 juillet 2018

Le Sdis de l’Orne et l’agence d’Evreux de Sécuritas ont signé une convention de partenariat jeudi 5 juillet 2018.
Laurent Lefebvre, directeur de l’agence d’Evreux de la société Sécuritas Surveillance, l’affirme : « Les valeurs de nos activités sont communes. [On avait aucun doute là-dessus; NdAtt.] C’est une relation de confiance et de partenariat qui s’installe dans le temps ».
Il était, jeudi 5 juillet, dans les locaux du Sdis (Service départemental d’incendie et de secours) afin de signer une convention de partenariat visant à promouvoir le volontariat. Et l’emploi.

À ce jour, la société Securitas (sécurité privée) compte 24 sapeurs-pompiers volontaires ornais parmi ses effectifs (230 au total). Et cela pourrait augmenter dans un avenir proche. Comme le confirme Laurent Lefebvre : « Je viens d’apprendre que Sécuritas a remporté l’attribution d’un nouveau marché, chez un client très important, impliquant de nouvelles prestations. Je vais avoir besoin de 15 nouveaux collaborateurs, des sapeurs-pompiers ».

Cette convention de partenariat a un triple objectif : faciliter la disponibilité des personnels employés par la société et pompiers volontaires au sein du Sdis de l’Orne, créer un lien fort de formation entre les deux structures pour faciliter la formation des personnels de Sécuritas, créer un partenariat dans le cadre d’un retour à l’emploi des sapeurs-pompiers.
Le directeur poursuit : « Nous sommes intéressés, de par notre activité, par les profils de sapeurs-pompiers. Nous diffuserons donc auprès du Sdis les vacances de postes ».
Un partenariat gagnant-gagnant qui devrait permettre à des pompiers sans emploi de retrouver une activité sur leur territoire.

Du Teil à Colmar : Vive la belle ! [MAJ du 1/08]

Publié le 2018-07-31 11:26:15

Le Teil (Ardèche) : Il profite d’une sortie pour s’évader de prison

Le Laboratoire Anarchiste / jeudi 26 juillet 2018

« Lundi, alors qu’il s’était rendu au Teil pour préparer sa sortie de prison, prévue à l’automne, un mineur âgé de 16 ans en a profité pour se faire la belle.
Le jeune homme était en détention depuis plusieurs semaines, à l’établissement pénitentiaire pour mineurs de Meyzieu (région lyonnaise), suite à une peine prononcée dans la Drôme, pour des faits de vols avec effraction et avec violence.
Il avait rendez-vous, en début d’après-midi, à la mission locale du Teil, pour préparer son aménagement de peine, qui prévoyait, en septembre, qu’il sorte de détention. Il était accompagné d’une éducatrice et de sa mère.
Sauf qu’en sortant de son rendez-vous, il aurait croisé un ami. Et en aurait profité pour prendre ses jambes à son cou… En état d’évasion, il a été inscrit au fichier des personnes recherchées. Le mineur est connu des forces de l’ordre pour plusieurs cambriolages, au Teil et a déjà été condamné plusieurs fois. »

Source : Le Dauphiné Libéré  du 26/07/2018

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Colmar : Les vieilles méthodes toujours efficaces…

Le Parisien / lundi 30 juillet 2018

L’évasion de ces deux hommes, condamnés pour des faits de vol, a été constatée ce lundi matin «à 6h30» .Ils seraient parvenus à percer le plafond de leur cellule avant de filer par les toits.
Deux hommes – deux frères, originaires des pays de l’Est – se sont évadés dans la nuit de dimanche à lundi de la maison d’arrêt de Colmar (Haut-Rhin). D’après Le Républicain Lorrain, les détenus, âgés tous les deux d’une trentaine d’années, purgeaient des peines supérieures à cinq ans de prison pour des vols en réunion. La double évasion a été constatée «à 6h30» à la maison d’arrêt alsacienne, fait savoir un communiqué de l’administration pénitentiaire.
Le parquet a été saisi et un dispositif de recherche a été mis en place. Les Équipes régionales d’intervention et de sécurité (ERIS) de Strasbourg ont été dépêchées sur les lieux.

En 2013, trois détenus s’étaient évadés de la maison d’arrêt de Colmar, de la même manière, la nuit de la Saint-Sylvestre. « Il y a eu plusieurs évasions à Colmar par les toits […]
L’administration a essayé de renforcer les plafonds pour éviter les évasions, mais ça n’a pas fonctionné », a réagi auprès de l’AFP la déléguée régionale FO pénitentiaire, Fadila Doukhi. « On met des rustines partout et on ne cherche pas de solutions durables. Colmar a très souvent été pointée du doigt, depuis très longtemps, et personne ne fait rien », a-t-elle déploré.
« Ce qui est étonnant, c’est qu’ils soient passés par les toits alors que des travaux avaient eu lieu pour bétonner les plafonds », a réagi de son côté Jean-Claude Roussy, de l’Ufap/Unsa Grand Est.
La fermeture de la maison d’arrêt de Colmar est déjà programmée, fait savoir l’administration pénitentiaire. Les travaux du centre pénitentiaire de Lutterbach [construite par Spie Batignolles et gérée par Gepsa; NdAtt.] permettront que « cette fermeture débute en septembre, pour une ouverture en 2021 ». Selon elle, la répartition des personnes détenues à la maison d’arrêt de Colmar est de 166 détenus au 1er juillet 2018 sur 120 places opérationnelles.

Mise-è-jour du 1er août : Mais ils se font chopper…

France Bleu / mardi 31 juillet 2018

La fin d’une courte cavale pour les deux évadés de la prison de Colmar. Les deux hommes de 27 et 38 ans ont été arrêtés à Roubaix à 17h30 ce mardi, par la police judiciaire de Lille, selon une information de franceinfo. Ils s’étaient enfui de la maison d’arrêt alsacienne dans la nuit de dimanche à lundi, dans des conditions plutôt rocambolesques : par le toit, après avoir creusé le plafond depuis les toilettes de leur cellule, avant de descendre au sol avec des draps. Ces individus ont été condamnés en 2018 à Mulhouse pour des vols en réunion à des peines supérieures à cinq ans.

C’est dans une maison du quartier du Pile, une zone de Roubaix classée prioritaire que les deux hommes ont été interpellés. Ils n’étaient pas armés et l’intervention « en douceur », « sans violence » raconte Romuald Muller, le directeur interrégional de la police judiciaire de Lille. L’un deux a quand même tenté de s’échapper par les toits, mais il a rapidement été rattrapé par un homme de la BRI. […]

L’habitation a été perquisitionnée et quatre personnes ont été placées en garde à vue : les deux détenus ainsi que la locataire du logement, qui est la sœur de l’un d’eux et un homme d’une soixantaine d’année, qui serait le père d’un des fugitifs. Ce dernier leur aurait servi de chauffeur entre Colmar et Roubaix.

Une enquête administrative ouverte lundi, confiée à l’inspection générale de la justice, devra notamment déterminer pourquoi l’alarme de sécurité périmétrique, l’équivalent d’un détecteur de mouvement, n’a pas fonctionné, lors de cette évasion. Les prisonniers ont-ils réussi à la désactiver ? S’agit-il d’un dysfonctionnement technique ou y a t-il eu complicité à l’intérieur de la prison ?

Il y a actuellement à la maison d’arrêt de Colmar 166 détenus sur 120 places, soit un taux d’occupation de 138%. Considérée comme vétuste, la maison d’arrêt de Colmar doit fermer pour être remplacée à terme, en 2021, par un nouvel établissement pénitentiaire à Lutterbach, près de Mulhouse. En 2013, trois détenus s’étaient fait la belle eux aussi en passant par les toits.

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Digne-les-Bains : Les bonnes idées sont contagieuses

Actu17 / mercredi 1er août 2018

Cette découverte fait écho à l’évasion réussie de deux autres détenus de la Maison d’Arrêt de Colmar qui ont utilisé la même méthode. Alors que les premiers réussissaient la grande évasion, les seconds détenus dans la Maison d’Arrêt de Digne-les-Bains se faisaient attraper.
Deux des quatre détenus d’une même cellule creusaient depuis quelques jours vraisemblablement. Avec l’aide de fourchettes placées au bout de manches à balai, les candidats à l’évasion étaient parvenus à percer deux épaisseurs de plafond, situé à 3 mètres de hauteur.
Un responsable syndical FO raconte : « Ils prennent appui sur les tuyaux de chauffage situés à 1 m du sol, et grimpent sur le rebord de la fenêtre à environ 2 m de haut. C’est de là qu’ils ont commencé à creuser le trou. » […]
Les détenus ont eu de la suite dans les idées et avaient placé un poster de moto au plafond pour cacher le trou. Mais cela a mis la puce à l’oreille des surveillants qui ont finalement découvert l’ouvrage.
Les deux individus ont été transférés à Luynes. Deux enquêtes, judiciaire et pénitentiaire, sont en cours, rapporte La Provence.

Répression du 1er mai : Marco extradé en Italie

Publié le 2018-07-31 11:27:04

résumé de Round Robin / lundi 30 juillet 2018

Marco a été arrêté à Toulouse début juin dernier, accusé d’avoir pris part à la manifestation émeutière du 1er mai 2015 à Milan. Il vient d’être extradé en Italie, où il sera donc jugé sous l’accusation de de « dévastation et pillage » (art. 419 du Code pénal, qui remonte au période de la dictature fasciste), dont les peines vont de 8 à 15 ans.

Solidarité !

Pour lui écrire :

Marco Re Cecconi
C.C. di Roma – Rebibbia
via Raffaele Majetti, 70
00156 Roma

Saint-Nabord (Vosges) : Crève l’Etat et ses déchets

Publié le 2018-07-31 11:28:06

reçu par mail / lundi 30 juillet 2018

[lien vers l’article ci-dessous]

L’article papier précise qu’un tag retrouvé sur place mentionne « Crève l’Etat et ses déchets ». Il ne précise pas qu’on a aussi taggué un A cerclé à côté.
Une pensée pour les copaines en prison

Pour le chaos

ACABisous

Saint-Nabord (Vosges) : Quatre camions partent en fumée

Voges Matin / lundi 23 juillet 2018

Plus d’une trentaine de pompiers ont été mobilisés dans la nuit de dimanche à lundi pour éteindre un incendie qui s’est déclaré vers 4h du matin dans l’entreprise Boiron [entreprise spécialisée dans l’éclairage publique et la construction de réseaux électriques et de téléphonie; NdAtt.].
Quatre poids lourds se sont embrasés. L’explosion des pneus et une épaisse fumée noire ont alerté les voisins. A l’aube, il ne restait plus que la carcasse calcinée des 4 engins, dont la valeur est estimée à environ 600 000 euros. Pour l’entreprise, c’est un coup dur car ces véhicules sont fabriqués sur commande et cela pourrait prendre plusieurs mois pour les remplacer. Aucun chômage technique n’est cependant prévu pour l’instant. L’entreprise Boiron, prestataire de service pour des installations de réseaux en électricité, compte 50 salariés.

Une enquête est en cours pour déterminer les causes de l’incendie, la piste criminelle est pour l’instant privilégiée.

 

[in italiano][en español]

Rio de Janeiro, Brésil : Communiqué au sujet de la condamnation de 23 compagnon-e-s pour les émeutes en 2013-2014

Publié le 2018-07-31 22:15:03

Ci-dessous un communiqué de la Bibliothèque anarchiste Kaos, qui a été traduit à partir de la traduction en espagnol de Vozcomoarma. Il revient sur les lourdes peines qui sont tombées le 17 juillet dernier sur 23 compagnonnes et compagnons (allant de 5 à 7 ans de taule), accusé-e-s d’avoir pris part aux émeutes en 2013 et 2014 à Rio de Janeiro. La rue avait répondu aux politiques de nettoyage social, de gentrification, de rénovation urbaine et autres mesures visant à renforcer le contrôle sur les pauvres et indésirables, les repoussant toujours plus loin du centre de la capital brésilienne. De nombreuses émeutes ont secoué la normalité pendant de longs mois.


Condamnés: incorrigibles !

Puisque nous sommes contre tout ce qui va à l’encontre de la liberté, nous sommes aujourd’hui contre la condamnation des 23 personnes incarcérées pour les manifestations de 2013 et de 2014 à Rio de Janeiro.

La Liberté d’autrui étend la mienne à l’infini – M. Bakounine

A Rio de Janeiro, 23 personnes ont été condamnées à des peines allant de 5 à 13 ans [1] de prison ferme par le juge Flavio Itabaiana de la 27ª audiencia penal de Río de Janeiro dans le cadre de « l’Operación Firewall”, accusées « d’avoir commis des actes violents, formé un attroupement non autorisé, causé de lourds dommages à la propriété, résisté, causé des blessures et détenu des engins incendiaires et explosifs ».

Toutes étaient poursuivies par la Delegacia de Repressão a Crimes de Informática, la police politique mise en place lors de la Coupe du Monde de football et des Jeux Olympiques, la même qui surveillait les manifs à Porto Alegre et à Sao Paulo.

Ce n’est pas un hasard si cette opération répressive se soit nommée ainsi : Firewall (pare-feu), qui est le nom d’un dispositif à l’intérieur d’un réseau d’ordinateurs visant à appliquer un protocole de sécurité à un point-clé de ce réseau. Ce pare-feu éviterait les éléments nuisibles au sein même de ce réseau d’ordinateurs. Les médias et les technologies de communications sont utilisés comme outils de contrôle et de répression (nous le savons depuis un certain temps déjà), mais cette fois ce fut un exemple frappant de la potentialité de ces ressources à des fins répressives.

Selon le juge (dans un acte de bienveillance), la détention préventive n’a pas été prononcée afin que les personnes condamnées puissent faire appel du jugement, par mesure de précaution. Mais cette condamnation, même avec la possiblité de recourir à la « liberté, a pour nous trait au fait qu’ils nous veulent incarcéré-e-s. Et cette condamnation doit désormais changer le précédent pour l’agitation contre la société carcérale, pour l’agitation de la solidarité.

Comme pour les personnes récemment réprimées par l’opération Erebo, le minimum que nous puissions faire face à cette condamnation est d’exprimer une solidarité forte à travers l’appel à une agitation combative et solidaire contre la condamnation.

Mais pas sous le mot d’ordre d’être contre la criminalisation de la lutte. Le fait de lutter ne peut pas être enfermer dans les règles de ce qui est légal ou non, de ce qui est criminel ou innocent, de ce qui est autorisé ou interdit. La lutte va au-delà de ces logiques, précisément parce qu’elle va dans le sens opposé à elles. Nous sommes contre la répression car tout le système de domination est une répression constante et quiconque s’en rend compte et s’y oppose, proteste ou descend dans la rue rompt avec cette domination sur le plan matériel comme individuel. Quiconque se rebelle contre l’ordre existant sera toujours considéré comme « criminel », parce que le crime de manifester, c’est de ne pas être complètement soumis à la domination. Si nous luttons avec pour slogan « manifester n’est pas un crime », nous accepterions et légitimerions l’existence des prisons et, anarchistes que nous sommes, nous aimons la liberté et nous restons des ennemi.e.s irréconciliables des cages.

Comment ne pas sortir dans les rues contre les spectacles qui justifient les multiples facettes du nettoyage social? Comment rester indifférent.e face à l’aménagement urbain, la militarisation et l’embellissement des rues pour l’escapade et le tourisme de la bourgeoisie qui a participé à ce Mondial et aux JO? C’est une grande tristesse de voir cela aux cris de « Goal! » ou avec l’enthousiasme d’une médaille d’or, que des personnes oublient les exactions policières, les morts, les politiques génocidaires qui sont produites par ce spectacle. Et c’est une joie incommensurable d’apprendre que des incorrigibles sont sorti.e.s et ont tout cassé, même le prétendu contrôle des « autorités » qui ont investi des millions dans la sécurité.

La lutte violente est le geste minimum de sensibilité que nous avons face à l’oppression dominante qui cherche à s’étendre comme une vie « normale ».  C’est le signe que nous ressentons encore la cruauté de la dévastation, de la guerre non déclarée, et que tel.le.s des animaux face au dompteur… nous réagissons contre le fouet.

Contre les condamnations, notre agitation permanente.

Solidarité avec celles et ceux qui luttent !

Biblioteca Anarquista Kaos

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Les 23 personnes condamnées pour les manifs de 2013 à Rio de Janeiro:

[Sans_Attendre at raduit de l’espagnol de La Rebelion de las Palabras, Julio 29, 2018]

NdT:

[1] La peine de 13 ans de prison, qui a été évoquée dans un article publié sur le site Crimethinc, n’apparaît nulle part dans le récapitulatif des condamnations en fin d’article (lui-même publié dans la presse brésilienne, à savoir G1globo) et dans divers médias du pays. De plus, Vozcomoarma écarte cette peine de 13 ans dans son introduction. Nous choisissons de nous fier à un site anarchiste plutôt qu’au Lundi matin étatsunien.

ps: on pourra relire la brochure de Sans patrie « Génocide et spectacle »

Peaugres (07340) action contre la Prison..

Publié le 2018-08-02 07:46:02

selon france bleu drome ardèche Le Safari de Peaugres, près d’Annonay en Ardèche, est le plus grand parc animalier de la région Rhône-Alpes.

fteance bleu drome ardèche  2 août 2018 à 7:14

Le Safari de Peaugres sera fermé ce jeudi. En cause : un incendie dans la nuit de mercredi à jeudi, « suite à de graves actes de malveillances » selon la direction du parc.

 

Un incendie au Safari de Peaugres a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi, en Ardèche. Le parc restera fermé toute la journée au moins. Il n’y pas de blessés, les animaux vont bien.

La direction du Safari  parle « actes de malveillances et d’un incendie volontaire »

Prison de Fresnes : Encore des bagnoles de matons en feu

Publié le 2018-08-02 07:47:05

Le Parisien / mercredi 1er août 2018

C’est le troisième incendie volontaire de véhicules de surveillants qui a lieu en trois mois à la prison de Fresnes. Quatre jeunes interpellés ont été relâchés faute d’éléments.
Les deux premières nuits d’incendie avaient déjà profondément ému les gardiens de la prison de Fresnes. Dans la nuit de mardi à mercredi, de nouveau, le feu a été mis à quatre véhicules sur le parking de l’établissement pénitentiaire. Une cinquième voiture a été dégradée dans une rue toute proche. Une bouteille contenant de l’essence a été retrouvée juste à côté de celle-ci. Pour la première fois, quatre jeunes ont été interpellés juste après les faits, mais ils ont été relâchés dans la journée faute d’éléments probants.

Déjà, dans la nuit du 30 au 31 mai dernier, vers minuit, une dizaine d’hommes encagoulés pénètrent à pied par l’un des deux accès au domaine de la prison de Fresnes. Face au mirador 2, ils incendient une première voiture appartenant à un surveillant. Le feu se propage à deux autres véhicules. La vitre arrière d’une quatrième est également brisée sans doute pour allumer le feu à nouveau. L’équipe d’incendiaires prend alors la fuite.
Trois semaines plus tard, dans la nuit du 18 au 19 juin, quatre véhicules appartenant à des surveillants de la prison avaient été incendiés.

Reste désormais à la police judiciaire du Val-de-Marne à poursuivre son enquête pour savoir qui a décidé de s’en prendre de cette façon, et si régulièrement, aux véhicules des surveillants de la prison.
« Trois fois en si peu de temps, c’est trop, tempête Cédric Boyer, secrétaire local SNP-FO de la prison de Fresnes. Nous avons écrit à notre direction et à la direction interrégionale de Paris. On ne peut pas laisser qui que ce soit s’en prendre aux biens personnels des agents. »
« Les surveillants pénitentiaires ne peuvent pas travailler sereinement et faire respecter la discipline en détention, si leurs biens sont brûlés pendant leurs heures de travail », insiste le syndicat dans un communiqué, où il « exige que des caméras soient dissimulées sur tous les abords du centre pénitentiaire. »

Maël-Carhaix (Côtes-d’Armor) : Le Crédit Agricole sent le cramé

Publié le 2018-08-02 07:51:02

Le Télégramme / mercredi 1er août 2018

Les pompiers de Maël-Carhaix et de Rostrenen sont intervenus peu après une heure, dans la nuit de mardi à mercredi, au Crédit Agricole de Maël-Carhaix où un incendie venait de se déclarer. Ils ont reçu le renfort du centre de secours de Guingamp disposant d’une caméra thermique. Ne disposant pas des clés de l’agence, les secours ignoraient s’il y avait un risque de propagation à l’intérieur de l’établissement bancaire, notamment du fait d’une utilisation éventuelle de liquides inflammables.
L’acte intentionnel ne fait aucun doute : des pneus avaient, en effet, été disposés pour activer le départ de feu allumé dans le sas.
C’est principalement le distributeur qui a été endommagé. Toute propagation du sinistre a pu être évitée. […]

Des mauvais moments pour les bleus (mi-juillet 2018)

Publié le 2018-08-02 07:52:03

Calais (Pas-de-Calais) : Migrants VS CRS 4-0

Le Parisien / mardi 31 juillet 2018

Quatre policiers ont été blessés lundi après-midi par des migrants à Calais, dont l’un à la tête, a annoncé mardi une source préfectorale, le syndicat Unsa-Police dénonçant un «véritable guet-apens».
Lundi, vers 14h50, des CRS sont intervenus dans la zone industrielle Marcel Doret, non loin de la rocade menant au port de Calais, en raison «d’une intrusion de migrants dans une entreprise», d’après la préfecture du Pas-de-Calais. «Les CRS ont fait l’objet de jets de projectiles provenant d’un groupe de migrants fortement alcoolisés et quatre CRS ont été blessés. L’un d’eux, blessé à la tête, a été emmené conscient au centre hospitalier de Calais pour un bilan», a précisé la préfecture.

Dans une lettre adressée au préfet du Pas-de-Calais, le syndicat Unsa-police a dénoncé ces violences. «Le mode opératoire est toujours le même. Au début, les CRS interviennent sur réquisition pour faire cesser les infractions d’un petit groupe de migrants. Puis très rapidement une centaine de migrants sortent du bois jouxtant la zone industrielle et encerclent les collègues qui doivent faire usage des armes pour repousser les assauts violents des agresseurs».

«Ce lundi, le capitaine de la CRS 40 a été frappé violemment par un migrant armé d’une énorme pierre, (…) on lui a diagnostiqué une commotion cérébrale», a poursuivi le syndicat, qui réclame la présence d’une demi-compagnie supplémentaire pour assurer la sécurité du site. D’après le dernier décompte des autorités, entre 350 et 420 migrants (entre 400 et 800 selon les associations) se trouvent à Calais, port d’Europe continentale le plus proche de l’Angleterre, pays qu’ils souhaitent rejoindre.

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Nice : Deux nuits d’émeute

Le Parisien / lundi 31 juillet 2018

Des violences ont éclaté dans la cité des Moulins à Nice après l’accident d’un jeune à scooter dimanche soir. Selon la police, il aurait tenté d’échapper à un contrôle.
Grosses tensions dans la cité niçoise des Moulins (Alpes-Maritimes). Dans la nuit de lundi à mardi, des matelas, des poubelles et des scooters ont été incendiés. Le quartier a concentré toute l’attention des policiers qui ont dû composer avec des jeunes au visage masqué jouant au chat et à la souris, sans aller directement à l’affrontement, rapporte Nice-Matin. C’est la deuxième nuit de violences dans ce quartier.

Tout a commencé dimanche soir, après un grave accident de scooter. Un jeune homme de 25 ans aurait tenté d’esquiver un contrôle de police. Dans sa course folle, il aurait violemment percuté un arbre. Plusieurs habitants du quartier contestent vivement cette version avancée par des sources policières. Selon eux, c’est une voiture de police municipale qui aurait heurté le deux-roues.

Gravement touché, le jeune homme souffrirait d’une fracture ouverte du fémur et serait également blessé à la hanche. Les sapeurs-pompiers l’ont évacué sous escorte policière vers un hôpital de Nice mais l’intervention n’a pas été de tout repos. Des jeunes du quartier des Moulins ont caillassé les forces de l’ordre. Les policiers ont alors riposté à coups de gaz lacrymogène.

La nuit dernière, les policiers ont de nouveau essuyé des jets de projectiles, sans toutefois subir de blessure. Anticipant une nouvelle flambée de violences, la direction départementale de la sécurité publique avait déployé d’importants moyens aux Moulins : la compagnie départementale d’intervention, la brigade spécialisée de terrain et la brigade anticriminalité étaient mobilisées pour cette deuxième nuit de tensions. […]

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Fréjus (Var) : L’émeute fait trois keufs blessés

Var Matin / Dimanche 29 juillet 2018

Ce samedi soir, entre 22h30 et 1 heure, des échauffourées ont éclaté entre une vingtaine de policiers et une soixantaine d’individus habitant le quartier de La Gabelle à Fréjus. Les policiers étaient intervenus après l’appel de plusieurs habitants qui protestaient contre les troubles sonores émanant d’un bar. A l’arrivée des forces de l’ordre, des individus se sont mis à courir puis ont violemment pris à partie les policiers, leur jetant notamment des projectiles. Trois agents de police ont été blessés.
Les policiers ont dû se servir de flash-balls, de grenades de « désenclavement » ainsi que d’une soixantaine de grenades à gaz lacrymogène pour que le calme revienne, vers 1 heure du matin ce dimanche. Si aucune interpellation n’a été effectuée cette nuit, une enquête est en cours pour identifier les auteurs de ces actes de violence.

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Petite-Synthe (Nord) : Pipi, caca… municipale

Le Phare Dunkerquois / vendredi 20 juillet 2018

Ce vendredi matin, les employés de la mairie de Petite-Synthe ont dû être surpris. Dans la nuit de jeudi à vendredi, un ou plusieurs individus ont réussi à pénétrer dans le bâtiment. Au sous-sol, un véhicule de la police municipale a été vandalisé. Une vitre a été brisée et, manifestement, le ou les vandales ont uriné dans le véhicule.

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Vierzon (Cher) : Grrrrr !

Le Berry Républicain / mercredi 18 juillet 2018

L’intervention policière, en bas de l’avenue de la République, devait être routinière. Le Vierzonnais, âgé de 40 ans avait un peu trop sucé le goulot de sa bouteille.
Il fait du tapage devant une pizzeria, vers 23 h 30. Quand les forces de l’ordre arrivent, ils se font copieusement arroser d’insultes et de menaces de morts.
Pour l’interpeller, la police va au contact et l’homme profite de ce corps à corps viril pour mordre un fonctionnaire au niveau d’un biceps.
Heureusement, les polos fournis par le Ministère de l’intérieur sont solides [ce ne sont pas encore ceux de Paul Boyé Technologies, mais tout pareil; NdAtt.], souligne le commandant Voisine, le patron des policiers de Vierzon. Une qualité de tissu qui évite au policier mordu une blessure plus profonde.
Le quadra y laisse quand même la trace de ses dents. Après avoir rouvert sa mâchoire et lâché le biceps du policier, l’homme continue d’avoir du mordant. Ivre et agressif, il est emmené à l’hôpital de Vierzon où là-bas, aussi, il sème son grabuge en causant quelques dégradations.
Ramené dans la geôle de garde à vue de la rue Mac-Nab pour dégriser, le quadra devrait être présenté ce jeudi au procureur de la République pour une probable comparution immédiate devant le tribunal correctionnel.
L’homme est connu des services de police et de justice pour quelques précédents…

Pyrénées-Orientales : Les croix, symboles de leur tradition catho et militaire, tombent

Publié le 2018-08-02 07:53:02

extraits de La Clau / mardi 30 juillet 2018

Dernièrement, en Pays Catalan, les croix catholiques situées aux sommets du Pïc du Carlit, point culminant du territoire, et du Cambre d’Aze, ont été sciées et jetées. Mais la croix du pic du Canigó est intacte. Le ou les auteurs de ces actes de vandalisme restent inconnus, mais les réactions se multiplient.

Le sénateur François Calvet, membre des Républicains, a condamné ces dégradations, par communiqué, le 27 juillet. Le parlementaire de droite, attaché à des éléments qui représentent « pour nous Catalans (…) une tradition, une culture », se déclare choqué […]. Le 26 juillet, l’évêque du diocèse de Perpignan-Elne, Monseigneur Turini, plaidait aussi la valeur culturelle et pas seulement pieuse […]. [et bla bla avec la laïcité – au fait on s’en fout de la laïcité, qui n’est rien d’autre qu’un compromis de pouvoir entre deux formes d’autorité, l’État et les hiérarchies religieuses; NdAtt.].

Tandis que la croix du Canigó a été installée lors du régime de Vichy, lorsque le pic avait revêtu le nom officiel de « Pic Pétain », les nouvelles croix de nos sommets ont été financées et fixées en 2015 par les militaires du Centre national d’entraînement commando (CNEC), avec l’aval du Conseil départemental des Pyrénées-Orientales, du Parc naturel des Pyrénées Catalanes et des municipalités concernées […]

Lille : Les pigeons « morts pour la patrie »… spéciste

Publié le 2018-08-02 07:53:05

France Soir / mercredi 1er août 2018

« Stop spécisme », c’est ce que l’on peut maintenant lire sur le monument érigé en l’honneur des pigeons voyageurs de la Première Guerre mondiale à l’entrée de la citadelle de Lille, dans les Hauts-de-France. […]
Le monument a été érigé en 1936 par la Fédération nationale des sociétés colombophiles. Il est dédié « aux 20.000 pigeons morts pour la patrie » mais aussi « aux colombophiles fusillés par l’ennemi pour avoir détenu des pigeons voyageurs » lors de la Grande guerre.

Ce symbole situé à l’entrée du parc zoologique de la ville a donc très probablement été la cible des anti-spécistes. […]
Ce n’est pas la première fois qu’ils sont accusés de telles dégradations. En avril dernier dans les Hauts-de-France, pas moins de sept boucheries ont été aspergées de faux sang.
Une boucherie et une poissonnerie avaient été plus gravement vandalisées et leurs vitrines avaient été cassées. [et aussi un restaurant et une rôtisserie; NdAtt.]
Face à ces attaques, les bouchers-charcutiers avaient fait parvenir une lettre à Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, pour demander une protection policière face à ces attaques.

Taking Stock of the Nicaraguan Uprising

Publié le 2018-08-03 05:42:07

Taking Stock of the Nicaraguan Uprising

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Asking the Hard Questions after Three Months of Revolt

Categories:

Since the beginning of the uprising in Nicaragua, we have published reports from anarchist participants in Managua. After three months of demonstrations, blockades, and street fighting, the Ortega government has succeeded in clearing the roads and driving many dissidents and rebels out of the country, but not at suppressing the revolt entirely. In the following update, we continue to give voice to Nicaraguan anarchists as they report on the struggle in their country and reflect on its future.

But first, let’s address some of the questions that the revolt has raised.

Some statists on the left have attempted to frame the entire uprising as a plot concocted by the US, arguing that opposition forces in Nicaragua answer directly to “their US overlords”—effectively endorsing the killings carried out by Nicaraguan police and paramilitaries as some kind of anti-imperialism. From our perspective, on the contrary, leftist statism has enabled Ortega, a one-time revolutionary, to accumulate power and push through neoliberal reforms, generating the same kind of grassroots revolt that has broken out in many other economic and political contexts including Greece, Turkey, Bosnia, and Brazil. This is not a question of mere international intrigue, but of the legitimate grievances that capitalism and the state are producing on a global scale. If Ortega and the statists who support him are able to monopolize the discourse of the left, there will be no outlet for legitimate popular frustration except right-wing reactionary movements.

For this reason, we consider it urgent that anarchists and other anti-authoritarians enter into dialogue with participants in the uprising in Nicaragua.

Nicaraguan police attack protesting students outside the University of Engineering on April 20.

However, in the absence of a strong anti-authoritarian and anti-capitalist movement that could offer a revolutionary horizon for change in Nicaragua, most participants have limited themselves to calling for “justice” and “democracy,” hoping to create the conditions for a new government to come to power. Some have even met with representatives of the Republican right wing to seek US backing. We are convinced that this approach is a grievous error, even for Nicaraguan protesters who do not share our opposition to capitalism, the US government, and government itself.

If the revolt aims to solve the problems created by neoliberal policies and authoritarian government, it must go much further than ousting Ortega. USAID and other forms of intervention are clearly intended to shape the protest movements according to the US agenda in order to determine what will come next. It’s naïve to imagine that the US government or any of the entities affiliated with it will support any sort of change in Nicaragua unless it advances the economic interests of capitalists in the United States. We have seen over and over—most recently in Afrin—how the US selectively empowers the most conservative elements within popular struggles, then ruthlessly betrays the movements as a whole as soon as the opportunity presents itself.

Can participants in the Nicaraguan uprising who do not wish to compromise with the US agenda outflank those who believe that the top priority is to oust Ortega by any means? It seems to us that this is the essential question. This will determine whether the movements in Nicaragua can follow through on their promises to create a foundation for true autonomy, freedom, and self-determination.

Thus far, participants in the uprising have focused on maintaining “unity” across ideological and strategic lines. In the face of brutal repression from the Ortega government, we can understand the tactical advantages of maintaining a united front. Yet if the movement continues to prioritize unity over debate, it will not be possible to criticize the compromises that the US will demand in return for support. In that case, even a revolution that ousted the Ortega government entirely would likely result only in more neoliberal economic policies and authoritarianism.

“The tree of liberty must be refreshed from time to time with the blood of patriots and tyrants. It is its natural manure.”

-Thomas Jefferson.

Manure—which is to say, bullshit. In fact, periodic revolutions can also refresh the illusion of liberty that maintains the legitimacy of the state. When we seek revolutionary change, the problem is how to take on the current reigning government in a way that will make it more difficult for any government to legitimize its authority. Otherwise, whatever new government comes to power will likely implement some version of the same policies that made people revolt against the previous one, answering as it does to the same structural factors such as global economic pressures and the exigencies of maintaining a monopoly on force. We can’t depend on governments to make the changes we want to see; we have to develop grassroots movements backed by powerful international solidarity.

Granted, it can be inconvenient for social movements to focus on making principled decisions when they are also attempting to deal with the immediate problems created by government crackdowns and criminalization. But acting in the present in a way that moves us towards our long-term goals is a prerequisite for being able to make real change. Nicaraguans movements need to develop practices that they can employ right now to go on building strength autonomously during the remainder of the Orteguista administration, practices that can continue intensifying through the inevitable electoral campaigns, promises of reform, and transitions of power that are to come.

“I have no particular love for the idealized ‘worker’ as he appears in the bourgeois Communist’s mind, but when I see an actual flesh-and-blood worker in conflict with his natural enemy, the policeman, I do not have to ask myself which side I am on.”

-George Orwell, Homage to Catalonia

All of this being said, we salute the courage of ordinary people who have rebelled in Nicaragua, occupying universities and standing up to the violence of the police. We call on anarchists and other sincere partisans of equality and freedom to create international networks of support that could offer a credible alternative to US backing, so rebels in Nicaragua and elsewhere will not be forced to choose between local authoritarianism and neoliberal colonialism.

For more background on the uprising in Nicaragua, consult our previous coverage:

Here follows the latest report and reflections from our Nicaraguan contacts.


A young man walks across a toppled “tree of life”—a symbol of the Ortega regime—at the roundabout El Periodista in Managua.

Update on the Nicaraguan Insurrection: June-July

  • Since April 19, approximately 300 people have been killed in political violence in Nicaragua; 2000 people have been injured; there are over 600 political prisoners, and approximately 600 more people are missing. In addition, some 23,000 people have requested refugee status in Costa Rica. 1 Bear in mind that Nicaragua has a population of about 7 million, much fewer than the other countries we are being compared with.

  • On July 16, the Orteguista Party passed an “Anti-Terrorism Law” criminalizing popular protests and justifying the imprisonment of hundreds of protestors. This law targets people transporting medicine and food, people organizing GoFundMe accounts, family members of students, and bystanders. This law has also justified the kidnapping of student activists, neighborhood leaders, and organizers from the campesino movement. People have already been arrested and charged under this law, including various campesino leaders. The Orteguista Party has adopted the language of terrorism to describe the popular uprising in general.

  • The Orteguista Party has accused the priests and the Catholic Church of protecting the “terrorists” and “promoting a coup.” This has broken the relationship between the Catholic Church and the Orteguista Party. Orteguista supporters have attacked priests moderating the dialogue and protecting protesters at churches.

  • There are arrest warrants now for most of the student leaders representing universities from the Alianza Civica; campesino leaders and other organizers have been targeted as well. Along with the break with the Catholic Church, this confirms that the Ortega Government is no longer trying to pursue dialogue.

  • One of the chief goals of the Alianza was to fast-track the elections to 2019. Daniel Ortega has repeatedly turned this down, stating that he will hold elections when his term ends in 2021. A report from Etica y Transparencia says that 79% of the population wants new elections. It just so happens that the United States Government and the OAS are advocating for new elections, as well. The Alianza and some social movements have also floated the idea of a transitional government.

  • In June, Masaya declared itself an autonomous city practicing self-government. They set up their own community watch, their own community assemblies, their own lines of defense, their own clean up committees. This was part of a strategy to complement a citywide workers strike. It’s important to note that this was not proposed by the Alianza Civica. Masaya remained autonomous for a couple of days until pro-government paramilitaries carried out massive attacks to recapture it. Cities like Masaya that have been historically been Sandinista strongholds have been hotly contested between protestors and paramilitary forces. Masaya no longer has any blockades.

  • Right next to Masaya, the city of Monimbo is an indigenous community of artisans and craft-makers. It was one of the first cities to rise against Orteguismo in April. It has been an inspiration since the beginning because of the resiliency and revolutionary spirit of the locals.

  • Monimbo, the epicenter of indigenous resistance, and the Universidad Nacional Autónoma de Nicaragua (UNAN), the only university still occupied by students, were both viciously attacked and evicted by paramilitaries forces shortly before July 19, the 39th anniversary of the Sandinista Revolution. Moninbo and UNAN are now under the control of Paramilitary forces. UNAN and other universities are set to resume the academic calendar soon, but students fear persecution.

  • Paramilitary forces have attacked and evicted every road blockade, killing dozens around the country. The circulation of vehicles and economic goods has resumed. In three separate interviews, when asked about the paramilitaries, Ortega gave three different answers: he claimed that the paramilitaries were funded by the US government, that the paramilitaries were funded by the MRS and the PLC, and that the paramilitaries were “volunteer policemen.”

  • With the leadership of right-wing Republicans Marco Rubio and Ileana Ros-Lehtinen, the United States Agency for International Development (USAID) has approved $1.5 million dollars to promote “democracy, human rights, and leadership” in Nicaragua. How this money will shape the crisis remains to be seen.

  • On July 31, Universidad Centroamericana (Central American University, or UCA) suffered government cuts and suspended classes, putting 95% of its personnel on hold. The national budget sets aside 6% of funds to go towards education, a victory from the student protests in the 1990s. UCA is semi-public: it still receives government funding, but students also pay tuition, which has enabled UCA to create programing and education that is not entirely in line with the Ortega agenda. UCA is considered a middle-class university devoted to the humanities; its students have played a critical role in the uprisings. SOSIndioMaiz and OcupaINSS both involved UCA student initiative. This is seen as government revenge against these students, but it also places additional pressure on the insurrection to work towards a future in which education is autonomous, accessible, and critical of authority.

  • Weekly protests continue all over the country, all targeted by state repression.


Daniel Ortega’s supporters.

Tensions, Divisions, and Realities

The people of Nicaragua are revolting against Ortega on the grounds that he represents authoritarianism, lack of transparency, the embezzlement of public funds, the co-option of supposedly neutral institutions like the police and medical system,2 the exploitation of natural resources, the harassment of social movement leaders, and the hijacking of the education system.

This is not a centralized movement; all the demands and criticism of Ortega complement each other, but these demands are specific to different themes and regions. For example, Masaya has no student movement, per se, and the students are presenting very different demands than the campesino movement. There have been some efforts to centralize all the demands into a single common organization, but the present conditions have not allowed for the necessary meetings to occur.

At the beginning, the unified concentration was the Alianza Civica. This group, la Alianza Civica (the Civil Alliance), is a coalition including students, farmers, and members of “civil society,” the ones promoting the dialogue with the government moderated by the Catholic Church. The Alianza has maintained its role of calling for protests and marches, but it has been losing power since the government is no longer negotiating with it and most of the resistance has been organized autonomously. The only reason the Alianza was formed was to mediate the conversation with the government; it wasn’t intended to undertake long-term grassroots organizing efforts or to form a political party. Meanwhile, the Autoconvocados movement, a decentralized movement under a common name, continues encouraging all the protesting sectors, pressuring the Alianza, and organizing protests and marches. The demonstrations that draw thousands into the streets of Managua are the combined efforts of the Alianza, the Autoconvocados, the student groups, and “civil society.”

Inside and outside of the Alianza, discontent is growing with the Consejo Superior de la Empresa Privada en Nicaragua (COSEP). COSEP is the chamber of private business, and they have yet to declare a National Strike that would bring pressure to bear against the Ortegas. Many believe that the window of opportunity for a strategic and effective National Strike has already closed. This “betrayal” from COSEP has diminished their political power.

Furthermore, some student groups have met with right-wing politicians in the United States and El Salvador, causing even more tensions among students and citizens. There are many different student organizations represented in the Alianza, and no one can speak on behalf of the others. For example, student organizations like the Coordinadora Universitaria por la Democracia y la Justicia (CUDJ), Alianza Universitaria Nicaraguense (AUN) and the Articulation of Social Movements and Civil Society (AMSOSC), all members of the Alianza, want nothing to do with US Republicans, and communicating with the Unites States is not their priority.

The context has shifted a great deal over the past month. Starting last weekend, everybody who participated in the UNAN occupation or in the resistance in Monimbo is being hunted and persecuted. Over 700 people are detained and many are missing; the state now has the legal foundation to charge protesters with terrorism, and vice president Rosario Murillo has emphasized several times in radio communiqués that the “terrorists” will be persecuted. In response, Costa Rica has set up two refugee camps in San Jose, and those who can afford to flee are leaving the country. The majority of the protestors who experienced direct confrontation with the paramilitaries are now hiding in safehouses.

The names of the dead.

In this situation, it is difficult for grassroots groups to organize, since they will immediately face the paramilitary forces that are constantly patrolling rural and cities streets. Nevertheless, there were massive marches celebrating the “Day of the Student” on July 23 and the “March of the Flowers.” Thousands have attended these marches and the paramilitary forces did not attack them. However, on account of the presence of paramilitaries, there is still a self-imposed citywide curfew at night.

Because of this situation, many people have set their hopes on the international community putting more pressure and sanctions on Ortega, hoping this will force Ortega to negotiate an exit. These hopes are motivated by the solidarity that Nicaragua has received from the international left, the resolution from the Organization of American States (OAS), and also—unfortunately—the involvement of the United States.

Relying on foreign intervention contradicts the popular chant Solo el pueblo salva al pueblo, “Only the people save the people,” a common demand for autonomy. Consequently, another part of the movement has been investing more in marches and protests as a way to take back the streets.

People working from outside of Nicaragua are setting up systems of support to give the Nicaraguan popular insurrection visibility and to prepare for the long-term battle ahead. The networks that are being built now are intended to provide solidarity to Nicaraguans on the ground, expose the actions of the Orteguista Party, and, most importantly, build relationships that will be helpful in the future.

Many of these international efforts, like the Caravana de la Solidaridad Internacional, a group of autoconvocados that has been traveling Europe for three months, have prioritized meeting with left-wing groups and organizations; they do not meet with right-wing groups. In cities across the world that have Nicaraguan immigrants, people are creating their own Autoconovocado affinity groups and organizing marches, manifestations, and declarations. But there are also autoconvocado groups that are in the United States talking to Democrats and Republicans.

This is the reality in a diverse movement based on unity against a common enemy. People will advocate for whatever they believe will solve the crisis. The short-term goals of all of these movements are “justice” and “democracy,” in the vaguest sense: justice for the victims, democracy in the government.

It is surprising how different movements have been able to come together. For example, the feminist movement and the Catholic Church cooperated in one demonstration. Another example is Francisca Ramirez, a leader from the Movimiento Campesino, joining the March for Sexual Diversity. The joke is that “Only Ortega has been capable of uniting feminists, atheists, Catholics, the LGBT community, and students.” But in terms of practice, there is not much discussion about how these differences are being addressed.

The hope is that a new government would open a national dialogue in which all the sectors and movements that participated in the insurrection could have a platform to present their specific demands and reach consensus together. This is optimistic, to say the least. But it’s hard to start framing long-term goals in the present context of mass immigration and criminalization.

The Ortega government is also working on a day-by-day basis. We doubt that they have a long-term strategy, since everything has been escalating so rapidly. Recently, their strategy has been for Daniel Ortega to give controlled interviews to the international press. These interviews have backfired as the opposition keeps calling out Ortega’s lies.

One thing that has not changed—that has not even been questioned—has been the nationalism at the basis of the movement. The current struggles are understood in a historical context, revisiting the history of the resilient Nicaraguan people standing up to their enemies, going all the way back to Sandino, who remains the most respected revolutionary nationalist. This is the second thing Nicaraguans have in common in the struggle: the first is that they detest Ortega, the second is that they are all Nicaraguans. The entire resistance has been based around this idea of shared national identity. Many see this popular uprising as an attempt to reclaim Nicaragua from the Orteguistas.

There have been moments of solidarity that transcend nationalism. For example, Costa Rica has historically been a rival to Nicaragua, but the new Costa Rican government has supported Nicaraguan rebels on the ground and in diplomatic meetings. This has disrupted the antagonistic notion of nationalism that Nicaraguans used to have.

“Surrender? Your mama!”

The Involvement of the United States Government

People who advocate for the United States to intervene economically and with direct sanctions like the Nica Act and the Magnitsky Act claim that the United States is the only force capable of pressuring Daniel Ortega. The demands for the United States to intervene are not just coming from right-wing groups; there are many people who want the violence to stop and see US intervention as the only solution. Of course, US economic intervention is likely to cause harm to ordinary Nicaraguans, as well.

The United States has already intervened in Nicaragua by imposing sanctions, freezing US bank accounts, revoking the visas of government officials, and investing in Nicaraguan “Human rights, Journalism, and Leadership” through USAID. USAID is supposed to promote journalism to expose Ortega’s corruption and fund “human rights organizations” so that they can document human rights abuses.

The response to USAID has been diverse. In a country like Nicaragua, where a lot of the population depends on the assistance of NGOs to survive, many people will accept this help. USAID has helped run schools and invest in social infrastructure, but this is only successful because of the failures of the government and the longstanding asymmetry in wealth resulting from colonial resource extraction. The government has not had the capacity to reach rural and Caribbean communities, where NGOs have worked established themselves. This perpetuates the non-profit-industrial complex and exposes people to Western-centric ideas about “development” and “democracy.”

In view of the concentration of power under Ortega, the lack of infrastructure connecting Nicaragua and the international left, and the fact that Nicaragua has not been able to develop critically, academically, or socially, it is very likely that the social movements will accept all sorts of help, including from the United States.

US support for the Contras in the 1980s is well known. The more recent machinations of the United States against Ortega can be traced back to the Nica Act, which aimed to tie Nicaragua to Venezuela and Cuba as authoritarian socialist governments. We are experiencing a second wave of this kind of anti-socialism, which ebbed a bit during Obama’s presidency, when Obama and Cuba initiated a process of “normalizing” relations. The Obama administration did not make any major statements about Nicaragua, but actually implemented more neoliberal policies.

It is interesting that the United States government is now criticizing Ortega when it has benefited so much from Orteguismo. Presumably, the US worked with Ortega while he seemed like the only option, but now that it appears possible to arrange for an even more neoliberal government to take power in Nicaragua, this is the new priority. It is also a question of which government will be best at stabilizing Nicaragua for the sake of investment.

The United States government has major investments in Nicaragua—in free trade zones, maquilas, and tourism. Until April 2018, the United States drew tremendous economic benefits from its relations with Nicaragua. Nicaragua was the number one tourist destination in Central America, and expatriates from the United States were slowly relocating there. Nicaragua was a desirable destination for investment dollars due to its “economic and political stability.”

In Daniel Ortega’s second live speech to address the crisis, back in April, he appeared alongside a United States sweatshop owner, assuring him that things would go back to normal and that his business would not be affected. In his interview with Fox News on July 23, it appeared that he wanted to assure people in the United States that Nicaragua is still a stable place to invest in… while at the same time, in an interview with Telesur, he told viewers that the United States is financing the opposition.

The United States also benefits from Nicaragua’s immigration policy, which prohibits the transit of thousands of people who are trying to cross Nicaragua on their way overland to the United States.

The demands of the campesino movement are the chief factor that contradicts the agenda of the United States. Reacting against corporate mining companies, extractive industries, and monocrop industrial agriculture is a key element of the movement. If these demands were fulfilled, the United States would have to stop looking at Nicaragua as a place to extract resources from and invest money in for the sake of turning a profit.

The other factor that contradicts the agenda of the United States is the demand for autonomy. On what conditions will the United States help Nicaragua? Will they help us achieve autonomy even if future governments distance themselves from the United States economic policies? Looking at hundreds of years of US intervention in Latin America, this seems unlikely, to say the least.

A student sleeps inside the occupied National Autonomous University of Managua with her homemade weapon at the ready on June 29.

Thinking Ahead

The biggest fight right now is against authoritarianism, in whatever shape it takes. If the current popular insurrection is a reaction against everything that Ortega is, then the alternative would be a Nicaragua that is autonomous.

What does “autonomous” mean? For students, it means a free education without government intervention and manipulation. For feminists, it means that the government ought to keep its laws off women’s bodies while creating social and economic programs foster women’s independence from men. For the campesino movement, it means control and agency over their lands. For others, it would mean building a political organization that protects people’s rights and guarantees free health and education. In any case, autonomy means prioritizing the demands of the Nicaraguan people over those of international corporations.

Autonomy would mean abandoning the cutthroat policies of the Ortega government. It would mean respecting indigenous territories, expelling corporate mining companies, and rejecting the neoliberal policies that affect campesinos the most. Whatever government follows Ortega ought to radically change its political structure. It will be facing a population that has suffered under both right-wing and “left-wing populist” governments. It ought to recognize the demands of all the sectors that have participated in the uprising.

Participants in the student movements, the feminist movement, and the campesino movement should realistically consider whether a new political party and new elections can fulfill their demands. The truth is that electoral approaches will almost certainly water down the demands of the social movements, if they could fulfill them at all. To give these movements some credit, we hope that they will continue to protest with the same intensity against the next government if their demands aren’t met.

For more on this subject, consult the text “Why We Don’t Make Demands,” which Nicaraguans have circulated in Spanish here.

If elections occur in 2019 and the social movements don’t reach consensus on what kind of party they want to form, instead running with multiple parties, they risk dividing the opposition and losing against Ortega. From this vantage point, it is unclear whether Daniel Ortega would run for president.

Currently, no one has started campaigning for office; it has not been a priority because the anticipated elections have not been announced yet. All attention has been focused on the present, on condemning the violence, protecting all the people who are being persecuted, and trying to hold Ortega accountable.

There are already many politicians who want to take advantage of the situation. Recently, the chief right-wing political party in Nicaragua, the PLC, stated that it wanted to participate in the dialogue; but this was massively rejected on social media, on account of the oppressive history of the PLC.

All political parties and social movements need to take care not to perpetuate the mistakes that have been committed in the past. After 300 people have been murdered, after we have witnessed the lengths the Orteguista government is willing to go to ensure its supremacy, we need to change the political field completely and throw out the traditional approach to political participation and representation. People must be willing to critique and stand against these movements and their allies if they see that history is repeating again.

I find hope in another popular chant, “El pueblo ni se rinde, ni se vende”—the people neither give up nor sell themselves. There has been a popular call against “selling out,” started by students in relationship to the Unión Nacional de Estudiantes de Nicaragua (UNEN), and also by the Autoconvocados that refuse to participate in electoral politics. Hopefully this call will resonate just as strongly in the future.

If the right wing gains traction, they will have to deal with the feminists and their critique of the state and patriarchy; they will have to deal with the students and the demand for an accessible, high-quality, free, and autonomous education; they will have to deal with the demands of the campesinos that there be no more extractive industries in their land or on indigenous land; they will have to deal with the new Nicaraguan left, which is anti-authoritarian and opposed to corruption; they will have to deal with the people’s demand for transparency and direct democracy. If a new government messes with one sector, they will mess with all sectors—provided the calls for “unity” hold.

The current movements need to provide for the necessities of the people and develop an intersectional understanding of oppression. Hopefully, even if they gain representation in future governments, they will continue to operate outside of the government. All movements need to be vigilant of the economic elite and the political right wing. There is a history of leftists making political deals with the enemy, but if these movements truly invest their power in the people, in politics from bellow, they will become hard to co-opt.

As we look for hope for the future, we must bear in mind the leaderless nature of all the new movements, we must bear in mind all the attempts at self-government and first and foremost the vision of autonomy that has been the main driving factor for campesinos, feminists, students, and other Nicaraguans.

Further Reading

Nicaragua is Not Venezuela and All Governments Lie

Capitalist Development in Nicaragua and the Mirage of the Left

How to Be an Ally to Nicaraguans


Friends and family bearing the coffin containing the body of Gerald Vasquez on July 16. Vasquez, an engineering student, was killed for maintaining a barricade near the Jesus of Divine Mercy church. On the night of July 13, pro-government groups fired on the church for 15 hours while about 100 student protesters who had been forced out of the nearby university hid under pews. Vazquez died on the rectory floor. Afterwards, the church was covered in pro-government graffiti signed “JS” for the Sandinista Youth, Ortega’s shock troops. One slogan proclaimed “my commander stays.”

Appendix I: 19 Reasons Why the Ortega Party Should Go

This is a translation of an article that originally appeared on a Basque feminist site. The original article includes further resources regarding each point. We include it here to give greater context for how participants in the uprising are expressing their grievances.

1) For raping his stepdaughter, Zoilamerica Ortega-Murillo, since she was 12 years old. This occurred even during the Sandinista Revolution in the 1980s. Zoilamerica has been in exile in Costa Rica for years, escaping persecution in Nicaragua. When Zoilamerica denounced Daniel Ortega in the 1990s, for many this marked the beginning of the deterioration of the Sandinista Party, which slowly became the Orteguista Party.

2) Because in the late 1990s, he made a political alliance with right-wing capitalist Arnoldo Aleman, dismantling Nicaragua’s institutionality and creating a two-party system. The Sandinistas, who were still a powerful force in Nicaragua in the 1990s, made a political pact through Daniel Ortega with Arnoldo Aleman in order to run the country together. This was a huge betrayal of the Sandinista Revolution. For many, this was event that betrayed all of Sandinista ideals and began the process of turning Sandinismo into Orteguismo.

3) Because in 2006, he negotiated with the Catholic Church and right-wing political forces to make abortion illegal. In order for Daniel Ortega to win the 2006/2007 presidency, he had to obtain the approval of the Catholic Church, a church that was extremely conservative and right-wing. The church would only give Ortega its blessing if Ortega made abortion illegal. In a poor developing country like Nicaragua, this law affected working class and rural women the most.

4) Because he removed the Comisarias de la Mujer (State Women Centers) and watered-down Ley 779 (Law 779), a law that protected women from sexual violence, giving impunity to men who commit assaults. These women’s centers were designed to protect and expedite women’s and family issues, but after male pressure, they were defunded and are practically non-existent now. The 779 Law was a very progressive law designed by feminist organizations, which was approved but later slowly watered down.

5) For selling the country to foreign enterprises, approving the building of the canal that displaced indigenous and campesino communities, and stripping away natural resources. The canal was never built, but the legal infrastructure to displace and occupy natural and indigenous territory is still in place.

6) Because they changed the constitution in order that Ortega could be re-elected indefinitely and a family member like Rosario Murillo could be Vice-President. Ortega is now on his third term and is not willing to fast-track the next elections.

7) Because he has accelerated the exploitation of natural reserves like Bosawas and Indio Maiz. These two natural resources are protected by the state and should not be used as resources; nevertheless, the state and economic elite benefit from the deforestations of these natural reserves.

8) Because he has constituted a government based on nepotism. The members of his family hold key positions in the government. Daniel Ortega’s sons and daughters are political advisers and control government media and communications.

9) Because he negotiated and allowed the expropriation of indigenous territories, displacing indigenous communities and murdering indigenous leaders. By embracing neoliberalism, Daniel Ortega has created the conditions in which campesinos and monocrop companies can illegally enter indigenous territories and occupy their land.

10) Because he ignored the popular fight against extractivism and gave international mining companies like B2GOLD permission to extract minerals in rural communities. Since Ortega’s presidency in 2007, the campesino movement and figures like Francisca Ramirez have continually protested and mobilized against the extractive industries that affect campesino rural communities and environments the most.

11) Because he has continually harassed and persecuted feminists, human rights groups, and campesino leaders. Before April 2018, it was inconceivable to protest in the streets without being harassed by the Sandinista Youth or the Police. This ensured the supremacy of the Orteguista Party over the public space.

12) Because he has co-opted other political parties and has prevented new political parties from forming and running in the elections. Elections are not internationally supervised and are not transparent. This has generated a large absentee culture. Additionally, he has fired government officials who were not willing to follow his orders or be complicit in fraudulent elections.

13) Because he forces all state employees to attend government marches, and if they don’t attend they will be fired.

14) Because he promoted an inhumane border policy that has left thousands stranded in Costa Rica. The Nicaraguan migration policy prevents hundreds who are trying to reach the Unites States from crossing over into Nicaragua. If you go to the border between Nicaragua and Costa Rica, you will find camps filled with Latin American and Caribbean families that want to travel through Nicaragua to go north, but the Nicaraguan government won’t allow them through.

15) Because he has used state funds (like the ones in the social security system) to invest in his own family businesses. The Ortega family owns a lot of property and businesses and created their wealth by governing the state.

16) Because there is no transparency in how the government spends the money that arrives from Venezuela or other international cooperation. This money has ensured the Orteguista party’s supremacy.

17) For using his social programs as clientelism, prioritizing aid to only Orteguista party members. He has privatized socialism, in the sense that government social programs are directly tied to pro-government affiliation, rather than to human rights or human dignity.

18) Because he has criminalized protests and murdered hundreds of students, campesinos, women, and children. The Orteguista party, which controls congress, passed an “Anti-Terrorism Law” which gives up to 20 to 30 years of prison to anybody who aides the protests.

19) Because he betrayed Sandinismo. Orteguismo is not the same as Sandinismo. Sandino’s original ideas have been completely ignored and the spirit of the revolution has been co-opted by Daniel Ortega. Ortega has monopolized the left in Nicaragua, not allowing for any leftist critiques of his government.

Appendix II: A Punk Classic

Oi Polloi, “Americans Out,” on US intervention in Nicaragua in the 1980s.

  1. These statistics come from the Centro Nicaraguense de los Derechos Humanos [CENIDH]. The CENIDH report doesn’t discuss which side the deceased identified with, but ANDPH says that the list includes about 48 pro-government paramilitaries, 24 policemen, and one member of the military, with the remainder being protesters and other civilians. It is possible to find sources arguing that the protesters are responsible for many of the killings, but in any case, the protesters are not the ones arresting people or forcing people to leave Nicaragua. 

  2. For example, police as well as paramilitaries display the FLSN flag, and children’s history books laud the Ortega government. The day immediately after UNAN was raided by paramilitaries, the FLSN flag was raised on campus.