Vive l'Anarchie - Semaine 31, 2019

Sommaire

Berlin, Allemagne : Incendie d’une antenne-relais pour les trois de Hambourg – 2 août 2019

Publié le 2019-08-05 09:26:05

Les dominant.e.s ont le pouvoir de nous séparer les un.e.s des autres, d’interrompre nos communications, de nous isoler et de nous enfermer. Une armée de flics, de procureurs et de juges se tient prête à nous ôter notre liberté. C’est ce qui s’est passé, il y a peu à Hambourg, lorsque trois compagnon.ne.s ont été emmené.e.s au poste après un contrôle nocturne et que deux d’entre elles/eux sont depuis en détention provisoire.

Mais quelle liberté avons-nous vraiment ? Dans un monde où les appareils technologiques nous guident tout au long de la journée. Sur facebook, instagram et une multitude d’autres applications sur smartphone nous impose le rythme à suivre et l’envoi continu de flux de données est la condition préalable à une participation sociale. Où chaque émotion, chaque sentiment, chaque message et chaque action devient une marchandise à exploiter. Où les algorythmes et l’intelligence artificielle déterminent nos besoins, où les cliques et les « j’aime » définissent notre personnalité.

Ne sommes-nous pas toutes et tous prisonnier.e.s en quelque sorte, condamné.e.s à accepter notre place dans cette toile technologique qui s’étend autour de nous ?

Que ce soit les murs qui nous séparent des gens en taule ou bien les antennes-relais, les câbles en fibre optique, les puces et les capteurs qui nous empêchent de nous rencontrer vraiment. C’est pourquoi nous devrions faire tout ce qui est en notre pouvoir pour détruire ces prisons.

En guise de petite contribution à cela, nous avons donc incendié une antenne-relais dans la Buschkrugallee à Neukölln le 2 août, à l’aide d’engins incendiaires [1]. En agissant ainsi, nous nous rendons également capables d’interrompre leurs communications et de saboter les flux de données et de marchandises qui maintiennent la domination capitaliste en place et rend possible la folie technologique.

Nos cœurs ardents sont aux côtés des trois des « bancs publics » (Parkbank) et de Loïc à Hambourg ainsi qu’auprès des anarchistes de Suisse en cavale ou en prison pour l’incendie d’une antenne. Vous n’êtes pas seul.e.s !

Feu et flammes à la société carcérale !

Liberté pour tou.te.s les prisonnier.e.s !

[Traduit de l’allemand de indymedia, 03.08.2019]


NdT:
[1] Selon la brève des flics, « vers 2h15, un passant a vu les flammes s’échapper d’un boîtier de distribution de la Buschkrugallee et alerté flics et pompiers. Ces derniers sont intervenus pour éteindre l’incendie ».

Prison de Terni ( italie): Une lettre de juan

Publié le 2019-08-05 09:39:12

“Que ceux qui ont des oreilles pour entendre entendent »

Round Robin / samedi 3 août 2019

« Debout ! les damnés de la terre ! Debout ! les forçats de la faim ! La raison tonne en son cratère,
C’est l’éruption de la fin.
Du passé faisons table rase, Foule esclave, debout ! debout ! Le monde va changer de base :
Nous ne sommes rien, soyons tout !

C’est la lutte finale Groupons-nous, et demain, L’Internationale, Sera le genre humain. »

(L’internationale, chanson née en 1871, en France
– du poète anarchiste Eugène Pottier)

Salut à tout le monde, amis et compagnons ! Ici c’est Juan, arrêté le 22 mai, après trois ans de cavale. J’écris depuis la section AS2 de la prison de Terni, où je suis enfermé. Je suis tranquille, j’ai le moral stable et je suis déterminé à tenir le coup.
Chaque jour de ma cavale, j’ai été conscient du fait que je pouvais finir en taule ; je l’ai toujours été, d’ailleurs, depuis le jour où j’ai décidé de lutter du côté des opprimés.
Ce qui a amené à mon interpellation, ça a été le manque d’un ensemble de précautions que d’habitude je prenais. J’ai baissé ma garde quand il ne le fallait pas, là où il ne le fallait pas.
Je n’ai aucun regret, j’assume, je vais de l’avant et que cela serve de leçon. Une autre fois j’écrirai comment s’est passée mon interpellation.

Mais avant, je vais vous expliquer ma situation judiciaire, une rapide esquisse générale. Je suis en prison pour deux ensembles d’enquêtes. Le premier c’est des peines cumulées, pour un total de neuf ans de prison (dont trois déjà purgés), à cause de ma lutte/vie de ces vingt dernières années, passées en Italie.
Ces condamnations sont tombées pour différents délits, dont vol, résistance à agent de police, vol avec violence, outrage, dégradations, occupations de lieux publics et privés, agression, identité fictive. Parmi ces condamnations définitives il y a aussi celle du « Méga-procès » No TAV [le 26 janvier 2012, 42 personnes sont inculpées pour les affrontements du 27 juin 2011, pour la défense des terrains occupés en localité Maddalena de Chiomonte, et pour la manifestation émeutière du 3 juillet, quand les clôtures du futur chantier, nouvellement installées sur ces terrains, sont prises d’assaut ; parmi les inculpé.e.s, 26, dont Juan, seront mis.e.s en détention préventive et 15 en assignation à résidence ; Juan, avec quelques (peu nombreux) autres compas, adoptera une position conflictuelle tout le long de ce procès, en prenant appui sur une vision intransigeante qui n’est pas celle du mouvement No TAV ; NdAtt. ] (j’ai écopé de trois ans et neuf mois), à propos de laquelle je ferai une mise au point, plus tard, en tant qu’inculpé Anarchiste.
En sachant que j’aurais dû purger quelques unes de ces condamnations (et non pas à cause de l’enquête pour l’attentat à la POL GAI de Brescia, comme le disent les juges), j’ai passé trois ans au vert. Sans aucun remord, j’assume ma fuite, en tant qu’action de reprise de ma liberté, ce qui dépasse toute autorité et toute loi.

Dans le deuxième ensemble d’enquêtes, commencées pendant que j’étais en cavale, je suis accusé en vertu des articles 270 [« association subversive » ; NdAtt.], 280 [« attentat avec finalité de terrorisme ou de subversion de l’ordre démocratique » ; NdAtt.], 285 (massacre) du Code pénal, pour deux attentats. Le premier contre la POL GAI (école de police), revendiqué par la Cellula Acca [Cellule ache ; NdAtt.], dans le cadre du Décembre noir de 2015. Le deuxième attentat, du 12 août 2018, c’étaient deux engins explosifs, l’un qui a explosé, l’autre découvert par les démineurs, rempli de clous pour bois et placé comme un piège pour les utilisateurs de l’endroit et les forces de l’ordre ; les deux étaient au siège de Trevise de la Ligue du Nord et ont été revendiqués par la Cellula Haris Hatzimihelakis / Internazionale Nera 1881/2018. Avant mon interpellation, je n’étais pas au courant de cette enquête, contrairement à ce que disent les juges, dans le but de renforcer les raisons de la détention préventive de Manu, accusé de m’avoir aidé dans ma cavale. On attend néanmoins d’avoir un cadre plus clair, quand l’enquête sera close.

Une lecture rapide des enquêtes préliminaires menées par la DIGOS et le Procureur m’a déjà donné un aperçu de ce qu’ils veulent réprimer. En particulier, moi en tant qu’anarchiste et en général l’anarchisme dans son ensemble. Rien de nouveau, rien que la justice n’a pas déjà fait à toutes les sauces. Connaître les intentions de la répression c’est une boussole pour comprendre ce qu’ils veulent réellement frapper et pour agir en conséquence.

(A partir de maintenant, les phrases entre guillemets sont tirées des dossiers de l’enquête préliminaire)

Selon l’enquête, les revendications des deux attentats seraient liées à l’entretien, de 2019, d’Alfredo Cospito sur le journal Vetriolo et elles porteraient « les mêmes contenus et les mêmes lignes d’action »… comme s’il y avait des directives qui arrivent d’en haut. Je serai accusé avec des personnes inconnues, parce que, en plus de mon ADN, identifié en partie, il y aurait un autre ADN, qui serait celui de mon complice présumé. D’un côté ils utilisent des délits d’association, de l’autre côté je reste pour eux le seul à avoir crée, organisé et exécuté. Enfin, mi chévre, mi chou.

Mes blagues cyniques mises à part, l’intention sournoise des juges, avec leur aberrante idéologie d’État, est évidente : inventer des chefs, créateurs du mouvement anarchiste, avec des lignes d’action à suivre et une structure hiérarchique. Une stratégie qu’ils utilisent dans ce cas précis tout comme dans les enquêtes les plus récentes qui ont frappé le mouvement anarchiste. Dans ce cas, ce serait Alfredo, « un des membres les plus importants et les plus reconnus du mouvement terroriste d’origine anarchiste, actuellement détenu dans la prison de Ferrara, pour purger la peine infligée pour l’attentat contre l’ingénieur Adinolfi ».

L’État et la loi voudraient (comme toujours) renforcer leurs accusation avec l’invention de dirigeants qui guident une fantomatique organisation terroriste hiérarchisée, de façon à tout manipuler et tout mettre ensemble dans le même sac de l’inquisition, pour y foutre dedans les « membres » de la galaxie anarchiste. Ils essaient de cette façon de theatraliser une ambiance, de préparer le terrain permettant de mettre en place le jeu de la terre brûlée et de faire disparaître toute autonomie et toute habitude à l’action directe, dans la lutte anarchiste.

Mais il y a plus. La justice voudrait englober la pratique de l’action directe anonyme, en incorporant de telles actions dans l’enquête, « même si la revendication par des sigles spécifiques (l’action était revendiquée par la soi-disante cellule Haris Hatzimihelakis/internationale noir 1881/2018) n’est pas considéré comme indispensable, dans le cadre des initiatives anarchistes, qui acceptent aussi des actions anonymes, certaines expressions sont semblables et certaines modalités ont déjà été déjà utilisées dans d’autres attentats qui sont imputables au cartel FAI/FRI ». Leur intention est donc de créer des précédents pour les actions d’attaque anonymes, les englobant dans différentes enquêtes, quand cela les arrange, pour construire leurs fantomatiques organisations terroristes, avec des dirigeants inventés ad hoc. Ce sur quoi la justice se focalise, en plus, c’est la solidarité avec les prisonniers anarchistes et ceux qui sont enfermés, ou plus générallement avec ceux qui se rebellent.

Voilà les points clefs sur lesquels ils s’attardent et qu’ils veulent frapper pour nous réduire au silence, puisqu’il s’agit là des fondements à partir desquels les anarchistes continuent à soutenir publiquement le bien fondé de certaines pratiques (il y a aussi des anarchistes sous enquête ou condamnés à des années de prison pour des publications). Dans ces enquêtes, comme dans toutes celles en cours contre des anarchistes, ce que la justice vise à réprimer sont les fondements de la théorie et de l’action anarchiste : le refus de la délégation, l’action directe, la solidarité envers les prisonniers révolutionnaires, les pratiques d’attaque multiformes et non-hiérarchiques, ainsi que la révolte permanente et réfractaire à toute autorité.

Le pouvoir nous montre ainsi, indirectement, que ces concepts fondamentaux sont des armes sans tranchant, d’un pont de vue qualitatif, s’ils ne sont pas accompagnés par une projection dans la lutte aux côtés des exploités ; c’est à ce moment là que la justice nous frappe de manière préventive.

Il y a besoin d’une vision et d’un sentiment commun, qu’inclue l’individuel et le collectif dans une alchimie de luttes locales et spécifiques (anarchistes), vues comme des tactiques différentes, qui cependant se conçoivent et se reconnaissent dans l’ensemble de la lutte générale et dans la richesse de sa diversité méthodologique et projectuelle. Cela doit être constamment équilibré par une perspective internationaliste et harmonisé dans le chaos infini des tactiques et des stratégies de l’anarchisme, en confluant dans la lutte universelle pour l’anarchie. Cela accompagné par l’essence fondamentale de l’Anarchie : solidarité universelle à tous les niveaux de la lutte/vie.

L’État se comporte de la sorte pour mieux nous frapper et pour réaffirmer qu’aucune autre forme d’organisation sociale peut exister, en dehors de l’organisation autoritaire et hiérarchique de la société actuelle.

Le révisionnisme du passé est une arme puissante utilisée par les États pour affaiblir les différentes formes de révolte du présent et faire le vide autour des révolutionnaires d’aujourd’hui, les laisser sans racines ni âme. Il est donc important de ne pas oublier et de divulguer la mémoire du passé, de tirer des leçons des luttes de nos compagnons, comme stimulation des luttes d’aujourd’hui.

Il suffit d’un regard à notre passé pour se rendre compte que certaines tensions et certains méthodes sont utilisés depuis toujours dans la lutte anarchiste, même avant la naissance de l’Internationale anti-autoritaire, en 1871.

Ces fondements, je les assume la tête haute ! Je récuse toute interprétation policière dans laquelle on veut me ranger, parce que cela est contraire à mes principes anarchistes les plus élémentaires.

Et il ne s’agit pas ici de dire que la lutte est non-violente ou d’essayer de passer pour des anges ou des bonnes âmes. Il s’agit d’appeler un chat un chat et de revendiquer les attitudes combatives que les anarchistes, les rebelles et les révolutionnaires ont utilisé et utilisent depuis toujours, partout dans le monde.

Tout cela je l’ai dit ouvertement et publiquement depuis que j’ai choisi de lutter selon ma conception à moi de l’anarchisme. Au delà du fait que je suis responsable ou pas des faits dont on m’accuse, je partage et me solidarise avec la lutte et avec les actions d’attaque contre le Capital et l’État. Qui, par sa nature, est depuis toujours responsable de massacres et de génocides partout dans le monde.

« Il faut lutter et lutter encore, afin que la disproportion finisse »

Et, peu importe le chemin qu’on parcoure, que ce soit toujours avec le cœur !
Pour l’Anarchie !

Juan Sorroche
prison de Terni, juillet 2019

*****

Dans un autre lettre, Juan dit qu’il reçoit toutes les lettres qui lui sont envoyées, même si la censure est assez dure. Il a par contre des difficulté à faire sortir ses réponses et il demande que les personnes qui lui ont écrit aient de la patience et ne se découragent pas à cause de son silence.
Par ailleurs, il dit qu’il est tranquille et qu’il va bien.

Pour lui écrire :
Juan Antonio Sorroche Fernandez
C.C. di Terni
Strada delle Campore, 32
05100 – Terni (Italie)

Tribunal de Verdun (Meuse) : Son mode opératoire à elle, c’est les incendies et les tags – 1er août 2019

Publié le 2019-08-06 09:23:03

« Une Stainoise a été condamnée à 15 mois de prison avec sursis pour avoir commis de nombreuses dégradations de bâtiments, en l’occurrence des tags et des incendies. La femme, ancienne Gilet jaune, se revendique des black blocs et dit notamment avoir voulu réveiller le mouvement, qu’elle juge désormais inutile à Étain.

Au cours des mois de juin et juillet 2019, la commune d’Étain déplore de nombreuses dégradations : les façades de la mairie et d’un bureau de tabac ont été taguées de « ACAB », « Anarchie » et « 1312 », fameux slogans anti-police très largement utilisés en manifestation. Un radar automatique a également été dégradé. Un container à vêtements, un véhicule et un feu tricolore ont été incendiés.

Au tribunal de Verdun, Séverine (prénom modifié) est poursuivie pour une dizaine de motifs. Une bombe de peinture noire, similaire à celle ayant servi à tracer les tags, a été retrouvée dans sa voiture, mettant les forces de l’ordre sur la piste d’autres dégradations ayant eu lieu les semaines précédentes, notamment l’incendie de l’ancienne cabane faisant office de QG aux Gilets jaunes du secteur, des tags sur la maison des solidarités et d’autres sur une agence immobilière.

Séverine, ancienne Gilet jaune d’Étain, reconnaît avoir commis plusieurs de ces méfaits, notamment plusieurs graffitis, l’incendie du feu tricolore et de la cabane. « Avant on se battait pour quelque chose », regrette-t-elle à ce sujet. « Après, ils faisaient plus que des barbecues. Oui, c’est de la vengeance, mais y’avait personne dedans ! »

Elle dit avoir fait tout cela pour réveiller les consciences des Stainois, mais aussi pour attirer l’attention du maire, qu’elle sollicite pour des soucis de logement sans, dit-elle, parvenir à lui parler.

La femme trépigne, dit avoir du mal à s’exprimer. « En gros, j’en ai plein le cul, les gens se plaignent mais ils font rien […] J’ai juste voulu me faire entendre, c’est tout ». Elle conteste en revanche avoir écrit certains tags, comme ceux de la maison des solidarités, qui comportaient des insultes et étaient faits au marqueur bleu, non à la peinture noire. « Moi mes mots c’est ACAB ou 1312, c’est pas fils de pute ».

« Quid de demain ? », s’interroge le procureur, qui requiert une forte peine. « Votre mode opératoire, c’est les incendies et les tags. Dans une société normalisée, c’est le bulletin de vote ». Pour la défense, la prévenue est sincère. « En garde à vue, elle est tout de suite passée à table et a reconnu des faits qui ne lui étaient pas encore reprochés. Alors pourquoi mentirait-elle pour ceux-là ? ». Pour l’avocate, « le sursis est une évidence » car Séverine est « fragile, blessée par la vie, elle a le sentiment d’être à contre-courant ». La prévenue écopera finalement de 15 mois avec sursis, et 3 ans de mise à l’épreuve. Elle devra également indemniser les victimes, à hauteur de 1 € pour le bureau de tabac, et 150 € pour la commune.

[Repris de l’Est Républicain, 01.08.2019]

Allemagne : Chronique d’attaques diverses et variées – Juin et juillet 2019

Publié le 2019-08-06 09:24:05

Rostock/Berlin/Halle, Juillet 2019 : voitures personnelles d’identitaires incendiées

« Des incendies ont été commis contre deux voitures de militants identitaires à Leipzig et à Rostock. Un samedi de juillet, une autre voiture d’un fasciste a brûlé à Berlin. Parallèlement aux manifs des identitaires, des antifascistes ont tenté de cambrioler les appartements de trois nationalistes et le bâtiment de la corpration étudiante d’extrême-droite « Germania » a également été la cible d’une attaque ». (publié sur un site facho via chronik, 22.07.2019)


Munich, juillet 2019 : pneus de véhicules de Dussmann, Bosch et Caverion crevés

« Nous avons une rage au ventre énorme ! Dans ce monde de domination, de plus en plus de personnes et de compagnon.ne.s sont réprimé.e.s et enfermé.e.s. Nous nous sentons proches de celles et ceux qui tentent d’attaquer les ennemis de la liberté. De celles et ceux qui s’auto-organisent et attaquent le pouvoir, sans ‘engager dans des négociations. Comme petit signe de la lutte contre la société carcérale, nous avons crevé les pneus des entreprises suivantes: Dussmann, qui profite directement des prisons; Bosch, qui oeuvre à la technologie de sécurité et aux frontières; Caverion, qui participe à la construction de tribunaux et de centrales nucléaires. Pour que ces entreprises et autres profiteurs des prisons récoltent encore plus d’autres attaques ! (via chronik, 22.07.2019)


Wuppertal, 25 juillet : incendie d’une camionnette de Vonovia

Une camionnette de l’entreprise Vonovia est partie en fumée. Cette entreprise est le parfait symbole de la gentrification, à Wuppertal, Berlin et partout ailleurs en Allemagne. L’attaque est dédiée à la fois aux anarcha-féministes du Liebig34 du quartier Friedrichshain à Berlin (maison menacée constamment par les flics et en voie d’être expulsée pour que Padowiz puisse y réaliser son projet qui rentre parfaitement dans les plans de cette ville de riches) et aux trois compas de Hambourg, arrêtés en juillet dernier sur un banc public et accusés de « préparation à une attaque incendiaire ». (Le communiqué en allemand sur chronik)


Berlin, 6 juillet 2019 : incendie de voitures d’auto-partage Drivenow

Une voiture d’une entreprise d’auto-partage a pris feu vers 0h50 dans la Weserstraße. La Mini BMW a entièrement brûlé, et un autre véhicule garé derrière a aussi pris feu. La nuit dernière, dans la Finowstraße dans le quartier de Neukölln, une E-BMW d’une entreprise d’auto-partage a aussi brûlé. (via chronik)


Göttingen, 4. juillet 2019: Des pierres et de la peinture jetés contre le domicile d’un nazi

Dans la nuit du 03 au 04.07.2019, nous avons rendu visite au domicile de Albrecht Diederichs avec des pierres et de la peinture. (via indymedia.de)


Rhénanie-Westphalie, 4. Juillet 2019 : mât de péage incendié

« Dans la nuit du 3 au 4.7.19, nous avons saboté un mât de péage sur la B 514.
Ces mâts bleus de quatre mètres de haut ne sont pas des radars, mais font partie de l’infrastructure de péage pour les poids-lourds. Ils ont la capacité technique de détecter toutes les plaques d’immatriculation des véhicules qui passent. Il ne faut pas se faire d’illusions sur le fait que ce n’est pas déjà lou que ce ne sera pas le cas.
Nous considérons l’installation de ces mâts de caméras sur les routes nationales comme une attaque directe contre les possibilités de nous déplacer librement, c’est-à-dire sans être surveillés et enregistrés. Cela s’inscrit dans un projet déjà bien avancé des puissants de chercher à contrôler et à administrer chaque aspect de notre vie.
Dans cette société évoluant dans un sens toujours plus autoritaire et numérisée de toutes parts, il est précisément nécessaire d’attaquer la technique de surveillance – partout ! Avec chaque caméra qui ne filme plus, avec chaque mât de péage qui n’enregistre plus, avec chaque instrument „smart“ qui n’écoute plus, nous gagnons par la lutte une (petite) part de liberté.

C’est pourquoi nous y sommes allés, nous avons brisé la vitre en bas du mât (un verre très épais et solide!), nous avons placé de la pâte allume-feu et de l’adhésif à l’intérieur et nous l’avons livré aux flammes. » (via chronik)


Berlin, 29 juin 2019 : pots de peinture contre la police

Dans la Rigaer Straße (quartier de Friedrichshain), dans la nuit de samedi à dimanche, des inconnus ont lancé deux pots de peinture sur le pare-brise d’une voiture police. La police a aussi informé que 4 minutes plus tard, d’autres pots de peintures avaient été jetés sur  une des voitures de patrouille qui passait dans la Rigaer Straße. Un hélicoptère de la police a ensuite survolé la zone durant une trentaine de minutes. (Berliner Morgenpost)


Leipzig, 24 juin 2019 : Des engins de chantier de Vinci incendiés

« Nous détestons les taules, beaucoup de nos compagnon-ne-s y sont maintenu-e-s de force, parfois torturé-e-s, les prisons sont un élément central pour imposer l’ordre établi en vigueur. Vinci construit des prisons, ce véhicule appartient à Vinci, c’est pourquoi nous voulons le réduire en cendres. Le raisonnement qui a mené à l’incendie de l’engin de chantier le 24 juin est aussi simple que cela.

Les choses pourraient pourtant aussi être présentées d’une autre manière : nous nous trouvons dans un monde trop complexe pour pouvoir toujours dire clairement, ce qui est lié à quoi et comment. Ainsi, les gens qui réparent la rue pour une quelconque filiale du maillage entrepreunarial de Vinci, travaillent pour une des plus grands trust du bâtiment du monde. Ils n’ont à vrai dire rien à voir avec la construction de prisons. L’engin de chantier dans la rue n’a sûrement pas été utilisé non plus pour construire des taules. Les activités méprisables d’une partie d’une énorme entreprise suffisent-elles, pour attaquer une autre partie de cette entreprise ? Pourquoi incendier cet engin presque quelconque au lieu d’aller vandaliser un chantier de prison ?

L’ordre en place nous dirige au quotidien, vers l’école, vers le travail, pour être des citoyen-ne-s, vers la soumission, vers des stéréotypes de genre et ainsi de suite. Il choisit ses moyens de manière très créative et décomplexée. Cette attaque de l’Etat contre les êtres humains est continue. Ainsi, l’Etat et ses larbins méritent d’être attaqués à tout moment et de diverses manières. La complexité et la dissimulation des rapports de force ne nous empêche pas de frapper en retour quand et où cela nous convient.

Saluts solidaires au syndicat de prisonniers, que son influence grandissante expose aussi aux perfides hostilités de l’admnistration pénitentiaire.

Beaucoup de force aux anarchistes Anna et Sylvia, qui luttent par leur grève de la faim dans la prison de L’Aquila pour la fin de l’isolement en régime 41bis.

Liberté pour tous les prisonniers et prisonnières ! » (via chronik)


Leipzig, 19 juin 2019 : Bitume contre le domicile d’une candidate de l’AfD

Dans la nuit du 16 au 17 juin 2019, le domicile d’une candidate de AfD aux élections municipales a été attaqué dans le quartier Großzschocher à Leipzig. La façade, la porte d’entrée, les garages, les fenêtres du couloir et de la cuisine ont été récrépies avec une substance à base de goudron et de bitume. La hauteur des dégâts n’a pas encore été estimée.

Des faits similaires s’étaient déjà produits le 7 mars, lorsque la maison d’un autre candidat AfD avait été attaqué à coups de bombes de peinture dans le quartier de Gohlis à Leipzig. Le soir du 26 mai, un auxiliaire électoral de l’AfD s’était fait casser le nez dans la nouvelle mairie. (LVZ via chronik)


Göttingen, 18. juin 2019 : incendie des pneus de l’office des étrangers

Dans la nuit du 17 au 18.06.2019, le service local des étrangers de Göttingen a eu plusieurs pneus cramés et sa façade couverte de peinture.

Début mai 2019, une nouvelle personne a encore été arrêtée devant la mairie puis expulsée. Ce faisant il est tout à fait clair que CHAQUE expulsion est un crime.
En les expulsant, on prive des êtres de leur vie. Ils sont enfermés et envoyés dans des lieux où ils ne peuvent ni ne veulent vivre. Les responsables rejettent toute culpabilité, se cachent derrière leurs bureaux, leurs textes de lois et les ordres d’en haut. Mais les crimes ont bien eu lieu ici. Devant la mairie et dans l’office des étrangers. (via indymedia.de)

Italie : Opération Prometeo – Quelques mises à jours et informations pour le soutien (MAJ 16/09)

Publié le 2019-08-06 09:26:05

Le 21 mai 2019 Natascia, Robert et Beppe sont arrêtés, accusés d’avoir envoyé, en 2017, des colis piégés aux procureurs Sparagna et Rinaudo ainsi qu’à Santi Consolo, qui, à l’époque, était directeur du Département de l’Administration Pénitentiaire (DAP) de Rome.

Des nouvelles de Natashia, Robert et Beppe 

Natascia, jusqu’au mardi 30 juillet, se trouvait encore dans la prison de L’Aquila en AS2 (Haute Surveillance de niveau 2) – qui de fait est une section «41bis» (quartier le plus sécurisé dans le système pénitentiaire italien) – où se trouve également Anna, tandis que Silvia se trouve à l’heure actuelle dans la prison de Turin, transférée pour assister à des audiences de procès mineurs dans lesquels elle est inculpée. Elle a donc été transférée à la prison de Piacenza.
Le 28 juin, un mois après le début de la grève de la faim commencée par Silvia et Anna revendiquant la fermeture de la section dans laquelle elles se trouvent dans la prison de L’Aquila, Natascia a, elle aussi, interrompu la grève de la faim qu’elle avait commencée à son tour à Rebibbia en solidarité avec les deux compagnes (pour lire la traduction la lettre de clôture de la grève de la faim de Silvia, Anna et Natascia : https://paris-luttes.info/silvia-natascia-et-anna-a-propos-12382 ).
Un peu après, alors qu’il s’était passé un mois et 10 jours sans aucune possibilité de voir des proches, Natascia a finalement eu son premier parloir.
Le 11 juillet, au tribunal de Milan, a eu lieu l’audience de réexamen (l’équivalent de l’appel du JLD en France) à laquelle Natascia n’a pu participer que par l’intermédiaire de la vidéo-conférence. Le réexamen a confirmé le mandat de dépôt en détention préventive.
Pour avoir des nouvelles plus récentes sur Natascia et la section AS2 à L’Aquila.

Robert a été transféré à la prison de Sassari (Sardaigne) vers le 6 juillet. Il s’agit d’un durcissement de ses conditions de détention, vu la distance et l’isolement géographique de la nouvelle destination et vu que les conditions dans la prison de Terni étaient meilleures par rapport à celle d’Opera de Milan où il se trouvait encore avant. A Terni il n’était plus à l’isolement, la bouffe était meilleure, il avait les heures de «socialità» (moments où les cellules sont ouvertes et les détenus peuvent se déplacer dans la section), des heures de promenade ainsi que l’accès à la bibliothèque et au gymnase). Le 18 juillet il y a eu un parloir sauvage à la prison de Bancali, Sassari

Beppe a été placé à l’isolement pendant plus d’un mois: durant toute la période à la prison d’Opera (à part l’heure de «socialita» qu’il faisait avec Robert) et à l’isolement complet à la prison d’Alessandria (il était seul durant les heures de promenade et de socialité). Ceci malgré le fait qu’il n’a jamais été demandé aucune mesure d’isolement et malgré son transfert à la prison dans une prison où existe la section AS2 dans laquelle il aurait pu être en contact avec les autres détenus soumis au même régime (à Alessandria il y a une section AS2 alors qu’il n’y en a pas à Opera). Il a protesté en faisant une grève de la faim du 28 au 30 juin. Le 8 juillet nous avons appris qu’il avait été transféré à la prison de Rossano Calabro.
Il faudra attendre septembre/octobre pour le pourvoi en cassation relatif à l’incarcération, étant donné la lenteur des tribunaux qui s’accentue encore davantage durant la période de pause estivale.

Mise au point concernant le soutien financier

Pour faire en sorte d’acheminer les aides économiques en solidarité avec Natascia, Robert et Beppe de manière plus fluide et plus efficace il y aura désormais seulement deux références bancaires. Il sera donc possible d’envoyer l’argent à l’un ou l’autre puisque les deux caisses sont coordonnées et l’agent récolté sera utilisé en fonction des nécessités du moment (mandats, dépenses liées à la détention, paiement du transport pour les personnes qui vont aux parloirs, avocats), de manière à assurer la couverture de toutes les dépenses.

Nouveau coordonnées bancaires

• Postepay evolution au nom de Ilaria Benedetta Pasini, n° 5333 1710 8931 9699, IBAN: IT43K3608105138213368613377.
• Compte courant bancaire au nom de Vanessa Ferrara, IBAN: IT89W0894616401000024400978.

Pour écrire aux compagnon.nes

Natascia Savio
Casa Circondariale Le Novate – Sezione femminile
strada delle Novate 65
29122 Piacenza

Robert Firozpoor
C. C. di Sassari – Bancali
strada provinciale 56, n. 4
Località Bancali
07100 Sassari (SS)

Giuseppe Bruna
C. R. di Rossano Calabro
Contrada Ciminata Greco, snc
87067 Corigliano-Rossano (CS)

À la demande des compagnons qui sont dedans, nous vous invitons fortement à exprimer votre solidarité   par l’envoi de lettres et de livres. Malheureusement et à cause de la «censure politique» on ne peut garantir que la totalité puisse arriver rapidement, mais il y a toujours quelque chose qui arrive, c’est pourquoi on lâche pas l’affaire! La solidarité réchauffe le cœur et maintient le moral  de ceux qui sont dedans mais également à leurs compagnons les plus proches qui sont dehors. Car nous le répétons encore une fois: nous sommes toutes et tous complices et solidaires et personne ne sera laissé seul!

LIBERTÉ POUR NATASCIA, ROBERT ET BEPPE!
LIBERTÉ POUR TOUTES!
LIBERTÉ POUR TOUS!

Depuis insuscettibilediravvedimento.noblogs.org

 


Des nouvelles issues d’une lettre de Natascia, envoyée depuis la prison de Piacenza, le 1er août 2019.

Les conditions de détention semblent un peu moins inhumaines qu’avant. Les mandats qui lui ont été envoyés et qui avaient été bloqués pour des raisons de censure (?!) ont enfin été débloqués, après 27 jours d’attente. Elle a plus de possibilités de socialiser avec les autres détenues. Elle ajoute que la rumeur court que la section AS2 de la prison de L’Aquila, là où elle était enfermée avec Anna [qui est toujours là bas ; NdAtt.], sera définitivement fermée. Cela signifierai qu’elles ont au moins obtenu une petit résultat.

Elle déplore la disparition de la plupart des lettres qui lui sont envoyés, et, cette fois, elle ne parle pas de la censure de la prison, mais du fait que le courrier disparaît avant d’arriver à destination (ce que l’on peut confirmer aussi depuis l’extérieur : des nombreuses lettres et cartes postales qui lui étaient adressées ne sont jamais arrivées et tout un paquet de lettres que son père a essayé de faire parvenir au compagnon de Nat a disparu). Elle suggère donc d’envoyer des lettres recommandées (ou en tout cas traçables), parce qu’il s’agit de la seule manière pour avoir la certitude qu’elles seront livrées. Elle demande, si c’est possible, qu’on lui envoie de la musique sur CD originaux et des livres.


Natascia se trouve en section AS3 [ » Haute surveillance 3 « ], donc avec des femmes accusées ou soupçonnées de crimes liés au crime organisé. Leurs cellules sont pratiquement toujours ouvertes, mais dans la section il y a peu ou rien, la bibliothèque – par exemple – craint. Les lettres personnelles arrivent presque toutes, alors qu’ils ont gardées une vingtaine de lettres que les gardes ont considérées comme ayant un contenu politique. Seul la première a été débloqué.

Depuis roundrobin.info et anarhija.info


Il y a quelques semaines, comme cela a déjà été indiqué, Beppe a été transféré depuis la section AS2 de la prison de Rossano Calabro à la prison de Pavie. Après un parloir avec son avocat, il est apparu qu’il se trouve dans la section des détenus protégé, là où il y les balances, les anciens membres des forces de l’ordre, les violeurs et agresseurs sexuels, ainsi que des détenus transgenres et homosexuels (qui ont fait une demande explicite d’aller parmi les protégés). Beppe avait demandé d’être transféré de l’AS2 de Rossano, où la plupart des détenus sont des islamistes, pour incompatibilité avec eux, et il avait aussi demandé un rapprochement vers chez lui, en demandant donc un transfert dans une des sections AS2 du centre-nord d’Italie, là où se trouvent en ce moment des compagnons anarchistes. La réponse à sa demande, sous forme de provocation, a été son transfert dans la sections des « protégés » de la prison de Pavia. Ne le laissons pas seul !

Pour lui écrire :

Giuseppe Bruna
C. C. di Pavia
via Vigentina 85
27100 Pavia

Depuis roundrobin.info

Nantes, France : L’émeute pour balayer leurs chimériques « vérité » et « justice » – 3 août 2019

Publié le 2019-08-06 12:23:06

Samedi 3 août, il y avait deux appels à manifester dans le centre-ville nantais en réponse à la noyade de Steve dans la Loire provoquée par les flics le soir de la fête de la musique. Il était porté disparu depuis lors et son corps a été retrouvé le 29 juillet.

Si le rassemblement du matin sur l’île de Nantes (lieu du drame) a été un moment de recueillement et de commémoration pour le jeune homme, la manif de l’après-midi a été l’occasion pour nombre d’indésirables et de révoltés d’exprimer leur rage envers la police et son monde. Appelée « contre les violences policières », cette manif était déclarée interdite par la préfecture dans une bonne partie du centre-ville de 10h à 20h et, comme on pouvait s’en douter, les forces de l’ordre occupaient le terrain. D’ailleurs, 22 personnes ont été interpellées avant même le début de la manif.

Très vite, la situation est devenue incontrôlable : le mobilier du festival municipal « des Heures d’été », puis plus tard du matériel de chantier ont atterri au milieu de la chaussée dans les barricades, avant de finir dans les flammes. Des commerces ont été attaqués : les vitres d’un bar, d’un magasin pour le confort des bourgeois « Coliving… » et d’un Mac Do ont notamment volé en éclats.

« Après un arrêt à la préfecture, les manifestants se sont arrêtés Cours Saint-Pierre et Saint-André. Là, ils ont utilisé le mobilier du festival Les heures d’été afin de construire une barricade sommaire. Ils y ont ensuite mis le feu. Plus tard dans l’après-midi c’est du mobilier de travaux public qui a été utilisé pour le même usage, place de la petite Hollande. Plusieurs vitrines ont également été vandalisées allée du Port Maillard, un bar et un magasin de décorations, ainsi que d’autres commerces dans le quartier Feydeau. Un incendie s’est également déclaré au McDonald’s de Feydeau, au cours de la manifestation.

Au total, la police a déclaré avoir interpellé 41 personnes durant la journée (dont une vingtaine avant le début de la manif). L’une d’elles est suspectée d’avoir blessé au visage un commissaire de police. Ce dernier a reçu des points de suture. Plusieurs autres policiers ont des contusions. Du côté des manifestants, l’un d’entre eux a été blessé par une balle de LBD à la cuisse. Au moins un malaise a également été constaté, ainsi que plusieurs blessures soignées par les street medics. » (Ouest-France, 04.08.2019)

valence,(Drôme): une affiche No G7 et « la pétroleuse » journal mural

Publié le 2019-08-07 10:16:10

Les jours passent, C’est bientôt le G7 à Biarritz. Une affiche est apparue dans les rues de Valence signée le laboratoire anarchiste ici.Dans la torpeur  de cette ville placée sous vidéo surveillance   + de 180 caméras et les voisins vigilants et un commissariat de police municipal flambant neufOn pourrait   créer  un journal mural  comme à Clermont ferrand:la pétroleuse téléchargeable

 

Leipzig (Allemagne) : Le feu continue de brûler dans nos cœurs – et chez Telekom aussi. Solidarité avec les 3 de la Parkbank

Publié le 2019-08-07 10:16:14

de.indymedia.org / mercredi 31 juillet 2019

Cette nuit, nous avons mis le feu à deux voitures de Telekom. Notre motivation était l’arrestation de trois de nos compas et l’incarcération de deux d’entre elles/eux. Une fois de plus, les sbires de la sûreté publique ont pris des ami.e.s dans nos rangs et cela nous fait enrager. Cependant, la lutte continue, pour les compas et pour nous. Nous pouvons aussi sortir renforcé.e.s des moments de répression, si nous prenons les bonnes mesures ensemble. Du coup, nous considérons notre contribution comme un pas vers une stratégie offensive contre la répression et espérons donner de la force aux compas en prison et à nous dehors. Mais ce message de fumée solidaire nous ne l’envoyons pas qu’à eux/elles. Il va à tou.te.s les prisonnier.e.s de la guerre sociale. La guerre contre-insurrectionnelle ne nous vaincra pas !

Dans d’autres lieux, après avoir saboté six voitures Telekom, un parc de véhicules de la Deutsche Bahn [la SNCF allemande; NdAtt.] et une antenne-relais de Vodafone, en juin 2018, des compas ont déjà expliqué les agissement de Telekom contre les opprimés :

« Telekom est la plus grande entreprise de télécommunications en Europe et exploite des réseaux techniques pour la téléphonie, les communications mobiles, le transfert de données et les services en ligne. En plus qu’en Allemagne, l’entreprise possède des filiales dans quatorze autres pays européens, ou détient des participations des fournisseurs de réseaux mobiles et fixes. Avec sa filiale internationale T-Systems, ce groupe est l’un des leaders mondiaux des technologies de l’information et de la communication et il s’adresse à des client.e.s de la grande industrie, du secteur financier et énergétique, des administrations publiques et de la sécurité.

T-Systems offre des solutions complètes et des technologies de l’information pour la police, l’armée et d’autres autorités de sécurité. Sous le titre « PLX », Deutsche Telekom développe entre autre un système d’information et de recherche pour les flics, qui intègre tous les processus de signalement pertinents, comme par exemple les procédures d’identification, les données sur les détentions passées, les casiers judiciaires, etc. Cela devrait prendre en charge tous les processus de traitement des affaires, depuis l’enregistrement initial jusqu’au transfert des procédures à la magistrature.

De plus, T-Systems propose une technologie pour une “voiture de patrouille interactive” (IfuStw). Un poste de travail mobile pour la police, avec des ordinateurs multifonctions dans le véhicule, ce qui permet une intégration complète dans l’infrastructure de la police et dans la structure de communication existantes. Ces liaisons ont pour but de raccourcir les temps de réaction et d’intervention, tout en facilitant la conservation des preuves par l’enregistrement vidéo ».

Voici leur texte intégral : https://de.indymedia.org/node/22034

Feu aux prisons, à ceux qui en profitent et aux autorités répressives !
Liberté pour tou.te.s les prisonnier.e.s !

(((A)))

Saint- Georges- les -bains( Ardèche) Sabotage incendiaire du distributeur de billets au centre commercial

Publié le 2019-08-07 13:15:04

Dans la nuit du dimanche 4 au lundi 5 août 2019 à Saint-Georges-les-Bains, en Ardèche, un distributeur automatique de billet de l’agence de la Caisse d’Epargne, situé au niveau du centre commercial, a été réduit en cendres.

« Un ou plusieurs individus ont incendié le distributeur automatique de billets de la Caisse d’Épargne. Une bouteille de gaz a même été retrouvée sur les lieux.

Les pompiers sont intervenus pour éteindre les flammes, qui ne se sont pas propagées aux commerces voisins. La gendarmerie voultaine est en charge de l’enquête. Le maire s’est rendu sur place. Lors du dernier conseil municipal, une délibération a prévu d’étendre le dispositif de vidéosurveillance vidéoprotection« . (Le Daubé, 06.08.2019)

information reprise de https://sansattendre.noblogs.org

 

Trèbes (Aude) : Encore un message de bon sens sur la permanence des fafs

Publié le 2019-08-07 13:15:12

La Dépêche / dimanche 4 août 2019

Dans la nuit de mercredi à jeudi, ce ne sont cette fois-ci pas les façades de la permanence départementale du Rassemblement National (ex-FN) de l’Aude, sis au n° 1 de l’avenue Pasteur, qui ont de nouveau été dégradées, mais des affiches du mouvement apposées sur le bâtiment.Le slogan «La nation c’est vous» a ainsi été barré au feutre noir et remplacé par : «Ça veut rien dire la terre est à toutes et tous»

Jeudi après-midi, après la constatation des faits, le secrétaire départemental de l’Aude du Rassemblement National, Christophe Barthès, s’est rendu à la brigade de gendarmerie de Trèbes, où il a déposé plainte contre ‘‘X » pour la 27e fois […]

Roanne (Loire) : Autour de la gare …

Publié le 2019-08-07 18:42:04

Quelques tags découverts à Roanne dans la matinée de mardi 6 août, aux alentours de la gare. Des inscripions faisaient également référence à la disparition de Steve, mort noyé dans la Loire le soir de la fête de la musique, lors de l’attaque policière contre les fêtard.e.s sur l’île de Nantes.

[Repris du Progrès]

Italie : Contribution de Marco pour l’assemblée anti-carcérale du 9 juin à Bologne

Publié le 2019-08-08 11:14:09

Round Robin / samedi 13 juillet 2019

Salut à tout le monde.
J’ai reçu le compte-rendu de l’assemblée du 5 mai sur les opérations répressives qui frappent les anarchistes et sur les prisonniers. Je pense que les rencontres entre compagnons sont une occasion utile pour échanger sur ce qui est en train de se passer.

Une analyse de la répression doit prendre en compte plusieurs facteurs. La répression, et la prison qui l’accompagne, n’est jamais complètement préventive, n’est jamais arbitraire, et ça jusqu’à quand l’anarchie restera quelque chose de vivant. Je ne veux pas faire de la rhétorique creuse. Je veux dire qu’on doit regarder la prison comme une prévention, mais aussi comme un « remède ». Se plaindre de son durcissement injustifié (puisqu’il n’y a pas de vraie urgence) c’est réducteur, voire faux. L’État a plus de mémoire que nombre de ceux qui ont choisi de le combattre. Son côté préventif existe. Il s’appuie sur cette mémoire et il raisonne avec prévoyance. C’est pour cela que la prévention est quelque chose de bien différent de l’arbitraire. L’État se tient à jour, pendant que de notre côté on se pose des questions sur toute cette agitation qui est la sienne.
Si de notre côté aussi on fait un effort de mémoire, on a la chance de voir que le mouvement anarchiste est le seul mouvement révolutionnaire qui donne des signes de vie. Voilà donc qu’il y a peu de préventif [dans l’action répressive de l’État ; NdAtt.]. Ce n’est pas un hasard si ce sont précisement les anarchistes qui finissent en taule. Ce n’est pas un hasard si les affaires judiciaires se suivent, si des années de prison et des contrôles judiciaires tombent.

Si on n’a plus le courage de dire que la prison est aussi le remède pour quelque chose qui s’est déjà passé, quelque chose de réel et non pas une simple prévention pour quelque chose qui viendrait, alors on manque de confiance dés le début. On la verra seulement comme quelque chose d’arbitraire, au lieu de la voir comme quelque chose qui observe, étudie et décide en conséquence. Cette approche qui est le mien, à l’encontre de l’endroit où je me trouve, c’est ce qui me permet de me réveiller jour après jour avec un sourire sur les lèvres, parce que je sais qu’il y a encore des très bonnes raisons qui peuvent mener quelqu’un en taule.

A cause de la même bonne humeur, je ne veut pas voir les récentes condamnations infligées par le tribunal de Turin comme une simple tentative de frapper les liens entre les inculpés.
Bien sûr, on a appuyé sur cela depuis le début, des enquêtes aux arrestations, au procès, tous caractérisés par une attention morbide pour le quotidien de chacun de nous.
Cependant, ce qui est frappé ce ne sont pas des amitiés, mais des compagnons d’idées.
Une lecture moins émotive de la sentence y voit la volonté de régler quelques comptes. Comme je disais, l’État n’oublie pas. La sienne est la logique de la vengeance. Le vrai avertissement est adressé à l’anarchisme d’action. En chercher d’autres nous porte à rester coincés et déboussolés dans le chemin tracé par les enquêteurs.
Je dis cela pour les enquêtes judiciaires en général. Elles s’intéressent à des réseaux de relations, d’intérêts, de débat et de solidarité. Les enquêteurs exploitent ces traces, mais avec la volonté affichée d’arriver à frapper quelque chose d’autre. Faire de ces traces le centre de notre discours de soutien vers ceux qui sont frappés par la répression nous éloigne des intention véritables de la justice. On court le risque d’arriver à parler de criminalisation. Faire la différence entre les formalités de la justice et la nécessité pour l’État de frapper les pratiques anarchistes, peut mener (après qu’on a laissé de côté la surprise) à une dérive vers le théâtre judiciaire.

Les différents Parquets se coordonnent de plus en plus. Il y a des schémas, des procédures et des définitions qu’ils réutilisent d’une affaire à l’autre, dans la tentative stupide de créer un bloc répressif compact qui se fait fort de sa ligne claire et scientifique. Cela ne saurait pas nous faire peur. Bien au contraire.
Nous avons pour nous l’avantage de l’asymétrie, de l’imprévisibilité, de l’informalité.
La tentative des différents parquets de ne pas empiéter les uns sur le travail des autres fait que la répression devient une passoire. Elle est toujours en porte-à-faux, parce qu’elle doit affronter une anarchie qui ne peut pas être cataloguée ni calculée.

Mais si on considère chaque enquête précise comme expression d’un état d’exception, comme une criminalisation des luttes, un état de guerre, on est implicitement en train d’avouer qu’on n’a jamais lancé aucun défi.
De cette manière, l’État aura toujours une longueur d’avance sur ses adversaires. Plus enragé de ceux qui le détestent. Et à ce point là, on lui offre vraiment le luxe de réprimer seulement de façon préventive. Au contraire, c’est toujours possible de lutter. Le défi peut être lancé même dans les contextes les plus difficiles pour nous. Un exemple en est la grève de la faim de ces jours contre la section AS2 de la prison de L’Aquila. Un défi qui est aussi un exemple de confiance dans la force de l’ensemble du mouvement anarchiste.

Comme je disais au début de cette lettre, je pense que les assemblées sont un moment de rencontre et de confrontation efficace. Mais il faut aussi sortir des assemblées. Ça m’inquiète toujours quand je les vois prendre des allures de stabilité.
La mienne est une critique aux intérêts des spécialistes. N’empêche, c’est vrai que, en des temps d’urgence, les assemblées sont un bon moyen pour se voire et tirer des bilans. Et là on est sans doute dans une période caractérisée par des changements soudains, dictés par l’enchevêtrement de différentes opérations répressives. Dans une telle situation, il est vital que les assemblées ne soient pas un instrument énergivore ; de toute façon, si les arrestations continuent de cette manière, il y aura beaucoup d’assemblées de ce coté-ci du mur. C’est important de rester optimistes, dans la vie !

Je ne sais pas qu’est que les prochaines semaines porteront avec elles. D’autres prisonniers anarchistes sont en train de rejoindre eux aussi la grève de la faim. Il y a le soutien des compagnons à l’extérieur. Ce que je sais, c’est que tout cela restera et que le mouvement anarchiste est encore vivant. La solidarité n’est pas qu’un visage respectable appuyé sur la souche dans l’attente de la hache du bourreau, métaphore d’une anarchie inoffensive transformée en victime sacrificielle. Elle est la conscience qu’on est forts !!! Qu’on peut faire des choix, même difficiles. Qu’on peut les assumer, toujours et malgré tout. Malgré les conséquences.
Pour l’anarchie.

Marco

 

Pour lui écrire :

Marco Bisesti
Casa Circondariale San Michele
Strada per Casale, 50/A
15121 – Alessandria (Italie)

Berlin (Allemagne) : Trépas d’une bagnole de WISAG – pour Loïc, les trois et Antonin Bernanos

Publié le 2019-08-10 10:17:06

de.indymedia.org / jeudi 8 août 2019

Nous envoyons des salutations enflammées aux prisonnier.e.s et aux persécuté.e.s. Même si nous ne les connaissons pas, elles/ils sont en prison pour nous.

La ville est pleine de cibles. Nous avons incendiée l’une d’elles, une bagnole de WISAG [entreprise allemande de services, qui s’occupe notamment de sécurité privée; NdAtt.], à Berlin-Wedding [quartier du centre de Berlin, un des plus pauvres de la ville; NdAtt.], dans la nuit du 7 août. Pendant la journée, ce quartier grouillait encore d’uniformes, qui ont exécuté une expulsion locative. La nuit, les rues appartenaient à nouveau aux incendiaires.

Nous détruisons tout ce qui sert la domination étatique, comme le font, avec un dévouement réjoui, ces services de sécurité privés. C’est aussi un message de sympathie à Liebig34, dont l’évacuation, planifiée, provoquera beaucoup plus de ravages.

Liberté pour Loïc, les trois de la Parkbank et Antonin Bernanos !
Liberté pour tous les prisonnier.e.s !
Feu aux investisseurs et aux sociétés de sécurité !

@

Brest (Finistère) : Courants d’air chez l’asso de médiation sociale

Publié le 2019-08-10 10:18:05

Ouest-France / vendredi 9 août 2019

[…] Jeudi 8 août, la direction des Pimms de Brest, un service d’informations et de médiation [leurs cousins parisiens se présentent comme « une structure de médiation sociale, dont l’objectif est de faciliter les relations entre les parisiens et les entreprises de service public et l’administration »… voilà, quoi ajouter à ça ?; NdAtt.], a annoncé sur Twitter que son local relais poste, situé dans le quartier des Quatre-Moulins, avait été vandalisé. « 3e acte de vandalisme en 2 mois », écrit-elle dans son message. […]

Trente (Italie) : Un tract diffusé lors d’un rassemblement solidaire

Publié le 2019-08-10 10:19:05

Round Robin / vendredi 9 août 2019

Le 24 juillet, à Trente, il y a eu un rassemblement en solidarité avec Juan (mais aussi avec Manu et les compagnons condamnés à Florence). Le rassemblement devant le local de la Ligue du Nord s’est ensuite transformé en une petite manif à travers la ville.

Voici le tract diffusé, en solidarité avec Juan :

FRAPPONS-LES CHEZ EUX !!!
Fatigués de nous taire, fatigués de voir tous les jours la violence systématique du racisme, du sexisme, du travail salarié qui a lieu dans cette société dont les valeurs essentiels sont l’autorité et la gain. Écœurés par l’exploitation, nous identifions comme principaux responsables tous le partis politiques, qui répriment la liberté avec l’appareil de l’État, réformiste et répressif (TV, mass-médias, associations, armée, protection civile, etc.). L’État et le capital sont les plus grands criminels, ils enfreignent même leur lois, ils volent avec les impôts, tuent avec la guerre et le travail salarié, les immigrés repoussés en mer et dans les camps, ici en Europe ou en Afrique, ils polluent de façon irréversible l’homme, les animaux et la planète Terre ; tout cela pour leur gain et leur pouvoir.

N’oublions pas l’hypocrite complicité de cette société, constituée de citoyens qui font semblant de ne pas voir les horreurs du racisme, du nationalisme d’aujourd’hui et de hier. Cette acceptation est le fondement du totalitarisme et de la démocratie : l’autorité qui se fonde sur l’indifférence, la peur, l’apathie a pu créer dans le temps les goulags, les camps de concentration nazis et aujourd’hui ceux en Libye ou en bas de chez nous. C’est une histoire qui se répète.
12 août 2018
A l’aube, le siège de la Lega Nord de Trévise a été attaqué avec un engin explosif, nous en revendiquons le placement, contre les politiciens, les flics et leurs larbins. Nous ne voulons pas être complices de tout cela, nous nous opposerons à la violence aveugle des États avec notre violence ciblée contre les responsables de tout cela. La presque complète pacification, en Italie, où les masses s’affairent à faire la guerre entre pauvres, un de nos objectifs est de nous opposer à la résignation, à l’impuissance et à l’immobilisme. L’État et le le capital utilisent toutes les techniques et les violences pour détourner l’attention des problèmes réels des exploités, avant tout la haine entre les plus faibles et déshérités, entre les deux côtés d’une frontière, entre les genres, entre les différents couleurs de peau. Cela va de soi qu’aucune faction d’insignifiants politiciens autoritaires ne pourra jamais satisfaire nos désirs. Vous parlez de gouvernement « jaune-vert » [les couleurs des deux partis de la coalition de gouvernement : le Movimento 5 stelle et la Lega Nord ; NdAtt.], de gauche et de droite, nous voulons que l’État soit détruit. Vous promettez des augmentations de salaire, des diminutions des impôts, du travail, nous voulons l’élimination de l’argent, de la marchandise et du travail. Vous luttez pour des meilleurs conditions de gouvernement, mais nous voulons seulement nous amuser sur les ruines en flamme de vos villes. Vous faites de la politique, nous la guerre sociale. Les choses sont difficiles, il y a un abyme existentiel entre nous et il n’y a aucun espace pour le dialogue. Du coup tout cela nous montre clairement où frapper ! Attaquer notamment le racisme et l’exploitation. Frapper l’État, le capital et ses responsables. L’action directe nous éclaircit sur le pourquoi et le comment.
Pour une solidarité internationale, rebelle, Anarchiste !
Pour un monde sans frontières, sans autorité !
Avec cette action, nous saluons l’invitation faite par les compagnons de la « cellule Santiago Maldonado », qui ont proposé d’augmenter les attaques contre la paix des représentants et collabos de la domination.
Nous saluons chaque individualité et cellule Anarchiste qui continue à propager la flamme avec l’action, ici et maintenant.
« Aujourd’hui c’est à nous de prendre en main le flambeau de l’anarchie, demain ce sera le tour de quelqu’un d’autre. Pourvu que ça ne s’éteigne pas ! »
Solidarité avec tou.te.s les prisonnier.e.s : Tamara Sol, Juan Aliste, Juan Flores, Freddy, Marcelo, J.Gan, Marius Mason, Meyer-falk, Dinos Yatzoglou, Lisa Dorfer, les membres de la CCF et de Lutte Révolutionnaire.
Aux Anarchistes de Florence, Turin, Naples, Cagliari, du Chili, de Russie, d’Allemagne, de Pologne, de l’opération Scripta manent.
Et à tou.te.s les rebelles enfermé.e.s dans le taules du monde !

Cellule Haris Hatzimihelakis / Internationale Noire (1881-2018)

 

Avec ces mots a été revendiquée, en août 2018, l’attaque explosive contre le local de la Ligue du Nord de Trévise. On a su par la suite qu’un deuxième engin devait servir de piège pour la police accourue sur les lieux.
Le 22 mai, notre ami et compagnon Juan a été arrêté, après plus de deux ans de cavale. Il était recherché pour une série de condamnations définitives ; le Parquet de Venise l’accuse d’avoir participé à l’action de Trévise.
Cela ne nous intéresse pas de savoir qui a mené cette attaque. Ce que nous savons c’est que ça a été une action claire et précise. Ce que nous savons c’est que à travers mots de la revendication apparaissent un sentiment de solidarité, une éthique, une haine et un amour qui sont aussi les nôtres.
Ce que nous savons c’est que Juan a été à nos côtés dans des nombreuses luttes et que notre cœur est avec lui.

Anarchistes

Prison de Montmedy : Un plan audacieux et presque réussi (MAJ 13/08)

Publié le 2019-08-10 13:17:08

Lorraineactu / vendredi 9 août 2019

Un individu a tenté de s’échapper de la prison de Montmédy (Meuse), aidé par plusieurs complices, jeudi 8 août 2019. Il a pu être intercepté par le service de sécurité.

[…] Le syndicat UFAP-UNSa Justice Grand Est a raconté dans un communiqué le déroulement de cette tentative. Jeudi soir, vers 19h, un mirador a été enfumé par une personne extérieure à l’aide d’un extincteur. Dans le même temps, les personnes situées à l’extérieur de la prison ont jeté des colis par-dessus les murs.
Au moment de l’enfumage du mirador, un détenu a tenté de s’échapper en escaladant la grille de la buanderie de la prison. Il s’est rapproché du chemin de ronde avec un téléphone portable. Dans le même temps, l’officier présent dans le mirador a pu sonner l’alarme. Les équipes de sécurité se sont formées pour tenter d’appréhender le fugitif. Le détenu a alors été contraint de faire demi-tour, avant d’être intercepté.

Selon le syndicat, une arme à feu ainsi que des fumigènes et un masque à gaz auraient été retrouvés dans les colis. Une information que n’a pour le moment pas confirmé l’administration pénitentiaire.
L’UFAP-UNSa affirme dans son document que le fugitif « a été transféré par mesure d’ordre et de sécurité à Montmédy à la suite d’une tentative d’évasion sur le centre de détention d’Oermingen », dans le Bas-Rhin. Le syndicat raconte que lors de sa dernière tentative, le détenu avait volé une voiture puis foncé dans des clôtures pour s’échapper, avant d’être rattrapé. De plus, selon lui, à Strasbourg, ses mouvements extérieurs étaient encadrés par le Raid. […]

 

et France Bleu ajoute que « A ce moment là, un mirador « est enfumé par une personne extérieure par une sorte de gros extincteur« . Au même moment des échelles sont installées sur l’enceinte de la prison, et des colis jetés dans le chemin de ronde. »

 

Mise à jour du mardi 13 août : Deux ans de taule !

L’Est Républicain / samedi 10 août 2019

Le jeudi 8 août dernier, aux alentours de 18 heures 30, un individu, âgé de 32 ans, connu de l’institution judiciaire pour avoir été condamné à de multiples reprises pour, notamment, des faits de trafics de produits stupéfiants et pour vols aggravés, tentait de s’évader du centre de détention de Montmédy où il exécutait une peine d’emprisonnement.

Cette tentative prenait rapidement fin par l’intervention des surveillants pénitentiaires et la gendarmerie nationale qui mobilisait de nombreux effectifs : cinq militaires de la brigade de Montmedy, trois militaires de la communauté de brigades de Dun-sur-Meuse, quatre militaires de la brigade de recherches de Verdun, un militaire de la cellule d’identification criminelle de Bar-le-Duc ainsi que le capitaine Grosse, commandant la compagnie de Verdun.

Guillaume Dupont, procureur de la République de Verdun a aussitôt ordonné une enquête de flagrance du chef d’évasion et a confié l’enquête à la Brigade de recherches de Verdun.

L’homme a rapidement reconnu les faits. Compte tenu du mode opératoire et de ses antécédents judiciaires, le 9 août, il a été déféré sur le champ devant le procureur de la République puis condamné par le tribunal à la peine de deux ans d’emprisonnement avec mandat de dépôt.

Prison de Piacenza (Italie) : Des nouvelles de Natascia

Publié le 2019-08-10 13:18:06

Round Robin / vendredi 9 août 2019

Des nouvelles issues d’une lettre de Natascia, envoyée depuis la prison de Piacenza, le 1er août 2019.

Les conditions de détention semblent un peu moins inhumaines qu’avant. Les mandats qui lui ont été envoyés et que la censure avait bloqué (?!) ont enfin été débloqués, après 27 jours d’attente. Elle a plus de possibilités de socialité avec les autres détenues. Elle ajoute que la rumeur court que la section AS2 de la prison de L’Aquila, là où elle était enfermée avec Anna [qui est toujours là bas ; NdAtt.], sera définitivement fermée. Cela voudrait dire qu’elles ont obtenu au moins une petite victoire.

Elle déplore la disparition de la plupart du courrier qui lui est adressé, et, cette fois, elle ne parle pas de la censure de la prison, mais du fait que le courrier disparaît avant d’arriver à destination (ce qu’on peut confirmer aussi depuis l’extérieur : des nombreuses lettres et cartes postales qui lui étaient adressées ne sont jamais arrivées et tout un paquet de lettres que son père a essayé de faire parvenir au compagnon de Nat est disparu). Elle suggère donc d’envoyer des lettres recommandées (ou en tout cas traçables), parce qu’il s’agit de la seule manière pour avoir la certitude qu’elles seront livrées. Elle demande, si c’est possible, qu’on lui envoie de la musique sur CD originaux et des livres.

Pour lui écrire :

Natascia Savio
C.C. Le Novate – sezione femminile
Strada delle Novate, 65
29122 – Piacenza (Italie)

et pour écrire à Beppe et Robert, arrêtés avec elle dans l’opération « Prometeo » :

Robert Firozpoor
C. C. di Sassari – Bancali
Strada provinciale 56, n. 4
Località Bancali
07100 – Sassari (Italie)

Giuseppe Bruna
C. R. di Rossano Calabro
Contrada Ciminata Greco, snc
87067 – Corigliano-Rossano (Italie)

Tout bloquer

Publié le 2019-08-10 20:53:07

Résultat de recherche d'images pour "surrealismo treno" À l’exception des fanatiques du progrès – béats et benêts dans leur perception d’un temps historique qui se reproduit automatiquement au rythme des lois immanentes, et donc indépassables, portant l’humanité de triomphe en triomphe – plus personne ne dort tranquillement. Les apprentis sorciers eux-mêmes, qui composent la communauté scientifique sont en émoi. Certains s’inquiètent du réchauffement climatique et d’autres de l’extinction de la faune et de la flore, ou de l’empoisonnement de l’eau et de la pollution atmosphérique, ou bien de l’apparition de nouvelles maladies résistantes aux médicaments et de l’altération de la nourriture, ou encore de la pénurie de pétrole et d’autres du crétinisme généré par les technologies numériques… et tous pour l’entrée dans la salle des commandes des Ubu* charlatanesques, intelligents et sensibles comme du ciment.

De tout point de vue (politique, économique, social, environnemental), la situation semble hors de contrôle. Une fois écartée la menace de l’utopie révolutionnaire, le vieux monde s’effondre sous la sécurité du réalisme réformiste. Le privilège est sauf, la survie biologique non. Avec son obsession d’assujettir, de dominer et de piller toute terre, toute eau, tout air, toute flore et toute faune – le pouvoir de la richesse, la richesse du pouvoir – l’être humain a commencé la sixième et dernière extinction massive. Finale, parce que cette fois-ci, elle ne sera pas causé par un événement extérieur qui frappera la planète, mais sera causée directement par l’organisation sociale actuelle. Par exemple, l’activité industrielle, qui vise à produire des biens aussi confortables que superflus, fait disparaître une espèce animale ou végétale toutes les vingt minutes, contaminant toute chose. Le développement, fétichisme moderne, se présente de plus en plus clairement comme une véritable extermination de la biodiversité.
Mais face à cette réalité brutale que désormais aucun expert n’ose nier, seuls quelques-uns se souviennent – non pas comme un futile jeu académique, mais comme une nécessaire lanterne de voyage – de la mise en garde lancée à la veille de la seconde guerre mondiale par un intellectuel : « la  catastrophe c’est que tout continue ainsi ». Celle-ci n’est pas ce qui, de temps en temps, nous menace, mais ce qui nous arrive au coup par coup« . La catastrophe ne nous attend pas au coin de la rue, elle nous précède et nous accompagne quotidiennement.

La catastrophe n’est pas le risque de la prochaine guerre, avec les exodes qu’elle provoquera : la catastrophe, ce sont les armées qui s’entraînent, les industries de guerre qui produisent. La catastrophe n’est pas la fusion possible d’un réacteur atomique : la catastrophe est un système social si énergivore qu’il nécessite l’utilisation de l’énergie nucléaire. La catastrophe n’est pas le trou dans la couche d’ozone causé par un industrialisme jamais rassasié : la catastrophe est le gouffre creusé dans l’intelligence, la conscience et la sensibilité par l’apologie du travail et le culte de l’économie. La catastrophe n’est pas un abus de pouvoir : la catastrophe est l’exercice du pouvoir. Ce n’est pas ce qui pourrait arriver, c’est ce qu’il se passe tous les jours sous nos yeux.

Pourquoi ne réagissons-nous pas face à tout cela ? En partie parce que l’illusionnisme esthétique de la démocratie consiste en la dissimulation de sa catastrophe permanente dans les beaux draps du consensus. La social-démocratie est une neutralisation des conflits. Comme cela a été souligné il y a plus d’un siècle, « tout le monde doit avoir le droit de s’exprimer, tout le monde doit bien vivre : la majorité « saine » parle, les imbéciles les plus nobles tiennent des discours et, surtout, tout se déroule sans à-coups – dans les sentiers battus – avec l’ajout de petites luttes économiques et d’une gracieuse dynamique. Vu de près, tout se réalise de manière catastrophique, mais inoffensive à l’intérieur de la catastrophe, ou bien par imitation. Ces catastrophes elles-mêmes sont extrêmement graduelles, elles perdent donc en efficacité et révèlent un pénible ennui. Les catastrophes – comme elles sont rationnelles ! ». Tellement rationnelles au point de susciter dans leur gracieuse dynamique tout au plus les jacassements de l’indignation et de la protestation civile : « Le secret de toutes les luttes actuelles, c’est qu’elles amènent inévitablement la confrontation – le compromis démocratique – où les deux idées (l’essentiel) sont toujours honteusement offensées par l’accord mutuel ; où l’Humain et ce qui anime l’homme sont écrasés et déformés. C’est en fin de compte le sens du parlementarisme ».

Il y a ensuite une autre raison pour laquelle on reste inerte face à la catastrophe. L’analogie diffuse entre notre civilisation et le Titanic de cette nuit du 14 au 15 avril 1912 ne découle pas seulement de la concordance entre la société techno-scientifique actuelle et ce chef-d’œuvre et fierté de la technologie navale de l’époque, qui a coulé après la collusion contre un bloc de glace. C’est aussi le résultat d’un espoir secret et confortable quant au résultat final : après tout, environ un tiers des personnes qui se trouvaient à bord du célèbre navire ont survécu (il est vrai qu’en 1912 le S.O.S. a été lancé et d’autres bateaux sont arrivés sur place pour prêter secours alors qu’aujourd’hui… aujourd’hui personne ne viendrait).

Mais si nous tenons pour acquis que la métaphore est appropriée – et bien oui, nous sommes à bord du Titanic qui prend l’eau – alors que devrions-nous en déduire ? Que notre destin est déjà tout tracé et que toute décision que nous prenons sur ce qu’il nous reste à faire dans le temps qu’il nous reste est complètement insignifiante. Face à l’inévitable catastrophe, une réaction en vaut une autre. De fait, il n’y aurait pas de différence substantielle entre aller à la recherche du capitaine pour lui briser les os, paralyser l’angoisse de la mort par des distractions et des divertissements, ou s’enfermer dans la cabine seul ou avec ceux que l’on aime. Si tout est vain, s’il n’y a plus de possibilités de se mettre en jeu sauf à grimper calmement sur les canots de sauvetage, le choix entre une barricade insurrectionnelle, un salon hédoniste et un jardin monastique devient le résultat d’une nuance de caractère, une question d’attitude personnelle.
« Comment fait-on pour ne pas se mettre en colère, avec ce qui va se passer », demande le rebelle.
« Comment peux-tu ne pas vouloir t’amuser jusqu’à ne plus en pouvoir, avec ce qui va se passer ? demande le joyeux. »
« Comment peux-tu t’inquiéter de ce qui va se passer ? » demande l’ermite.
Ne sont-elles pas là des questions plus que sensés, toutes, sans exception ? Et n’est-il pas vrai que les réponses s’excluent mutuellement ? C’est ainsi que l’indifférence peut se répandre même après la perception de la catastrophe, comme ce fut le cas pour les passagers du célèbre paquebot transatlantique qui ont utilisé les morceaux de glace projetés dans le salon pour refroidir leurs boissons.

Mais en revanche si on considère une autre métaphore souvent utilisée pour décrire la situation actuelle, celle du train lancé à toute vitesse vers l’abîme, les choses changent. Car ce n’est que lorsque nous tomberons dans le vide que nous saurons avec certitude que c’est vraiment fini. Sinon, et jusqu’au dernier moment, il y a toujours une possibilité : tirer le frein de secours. Est-ce que le freinage brutal ferait sursauter les voyageurs se détachant de leurs conversations, de leurs affaires, de leur engourdissement post-digestif ? Oui, et alors ? Leurs bagages voleraient au sol, subissant des dommages plus ou moins graves ? Oui, et alors ? Est-ce qu’une série de freinage irriterait à bord tous ceux qui souhaitent arriver à destination et le plus rapidement possible, sans à-coups ? Oui, et alors ? À la vitesse folle à laquelle on va, risquerait-on de dérailler en freinant trop brusquement, ce qui pourrait avoir des conséquences redoutables ? Oui, et alors ? L’alternative est en tout cas certaine et bien pire : le gouffre, qui avalera tout et tous de manière indistincte.

C’est pourquoi les politiciens de tout bord et les passagers de toutes les angoisses peuvent également s’abstenir de répéter leurs raisons respectives pour que tout continue comme avant. Nous connaissons par cœur l’indignation du Parti du des gens comme il faut contre ceux qui tentent de ralentir le train. La fureur du Premier des flics italiens [Salvini], contre les saboteurs « qui ont ruiné une journée de travail pour des dizaines de milliers d’Italiens* » rappelle celle des Seigneurs anglais face à ce qui est considéré comme la première grève générale de l’histoire, durant l’été 1842 en Angleterre. Mais comme l’admettent même certains historiens, « depuis l’invention de la grève générale en 1842, le blocage de l’approvisionnement énergétique s’est révélé à maintes reprises être une force des faibles, une arme du mouvement social et une fête émancipatrice ».
Comme sont pathétiques tous les petits serviteurs volontaires « libres d’obéir » qui ne s’opposent pas – au contraire, ils collaborent activement ! – à la grande catastrophe quotidienne, quand ils se plaignent de la gêne occasionnée à l’industrie (du temps forcé comme du temps libre) par un petit blocage temporaire de l’aliénation. Pathétiques comme les fins stratèges d’un autre-Progrès-pour-un-autre-Etat, qui, désireux de se hisser en tête du train pour prendre les commandes, voudraient d’abord convaincre la plupart des voyageurs de se ranger de « leur » côté, en leur démontrant objectivement la nécessité d’inverser le sens de la marche. Cela n’a pas de sens. La cabine de contrôle est blindée, elle ne s’ouvre pas « comme une boîte de thon », et en tout cas il n’y a plus de temps pour prendre possession du train : on ne peut que l’arrêter.
Le frein d’urgence est dans tous les compartiments, il suffit de le tirer. Avec intelligence, avec soin, avec détermination. Avec une force autonome, univoque et intransigeante. Puisse la grande catastrophe sourde et invisible de la vie quotidienne être enfin révélée et stoppée par une petite catastrophe volontaire dotée d’une évidence pressante.

Depuis finimondo.org


* En référence à « Ubu roi », la pièce de théâtre, parodie burlesque sur l’amour du pouvoir.

** Le 22 juillet, un incendie survenu contre une cabine électrique à hauteur de la gare de Rovezzano (Florence) a bloqué le trafic ferroviaire pendant plusieurs heures :

https://sansattendre.noblogs.org/post/2019/07/22/florence-italie-le-trafic-ferroviaire-volontairement-en-tilt-22-juillet-2019/

 

[Camping&Paillettes] Derrière leurs murs

Publié le 2019-08-10 23:52:21

Lettre d‘un-e des trois inculpé-e incarceré-e en région parisienne suite à un contrôle de police la nuit du 1er mai. Pour lui écrire : campingetpaillettes[a]riseup.net

Img_20190808_145631700-mediumDerrière leurs murs, 6 août 2019.

Ce qui leur fait peur, ça n’a jamais été les marteaux dans le coffre de la voiture mais bien un nouveau monde dans le coeur, c’est pour cela que j’écris aujourd’hui depuis une cellule de prison.
J’ai été controlé-e à Paris le 1er mai et placé-e depuis plus de 3 mois en détention, le tout orchestré par les flics qui chassent, le procureur qui accuse, le juge qui questionne et la presse qui condamne. Et voilà que la possibilité de remise en liberté vient de m’être refusée par le proc, qui estime qu’il y a risque de réitération. Et à cause de mon obstination à ne rien lâcher.
Ils attendent de moi que je dise que la violence leur appartient, que sous la pression je condamne les actions de compagnon-nes, les émeutes, les révoltes.
Ils me demandent ce que j’ai dans la tête, et si je refuse de répondre, c’est à cause de ce que je porte dans mon coeur.

Le proc explique que les garanties présentées pour me remettre en « liberté » sous contrôle judiciaire, n’assurent pas un environnement qui pourrait me « déradicaliser ». Et pour cela je dois rester en prison.
Je me demande comment -en étant dans un lieu où se manifestent si clairement les massacres de l’état et de ses larbins, du capitalisme et de ses ravages- comment, une des faces les plus visibles de leur violence pourrait me faire arrêter de rêver à sa totale destruction.
Ils nous veulent apeuré-es, et c’est pourquoi je suis toujours ici.

Étant donné les tensions sociales et la conflictualité qui se déroulent ces derniers mois sur le territoire français, créer des exemples répressifs et diffuser le message dans les médias dominants n’est qu’une carte de plus dans leur jeu. C’est encore plus arrangeant quand ils peuvent poursuivre des étranger.es pour appuyer les discours qui rendent responsable de ces tensions quiconque se trouve en dehors de leurs frontières. Comme le démontrent leurs articles sur les 1 milliard d’allemands … à Paris pour le 1er mai et autres histoires qui se succèdent dans cet état et dans tant d’autres. Comme une manière de délégitimer la révolte, et de lancer un avertissement aux dissident-e-s internationaux à la veille du G7 qui se déroulera à Biarritz cet été.

Ils veulent nous effrayer, mais ça ne marchera pas.
Ils peuvent m’emprisonner, mais pas mes idées.
Ni l’école qui domestique, les citoyen-nes qui obéissent, les voisin-es qui surveillent, ni la cheffe qui te vole, le flic qui te frappe, lea psy qui te cachetonne, le boulot qui te tient, la presse qui te ment ou la prison qui te menace n’arrêteront le désir d’insurrection

Se rendre, jamais.
Mort aux prisons et à la société qui en a besoin.
Ni coupables, ni innocents, ennemis tout simplement.
Vive l’anarchie !


Feu d’artifice en solidarité

Mercredi 7 aout, à la tombée de la nuit, des feux d’artifices ont été tirés devant la prison pour femme de Versailles et devant la prison de Nanterre, en solidarité avec les inculpé-es arrêtés le premier mai à proximité de gare du nord et contre toutes les prisons.

Personne ne sera libre tant qu’un-e sera enfermé-e

Liberté pour tout-es !

———

Carta de unx de lxs tres acusadxs detenidxs en la region de Paris después de un control policial en la noche del 1 de mayo. Para escribirlx : campingetpaillettes@@@@riseup.net

Tras sus muros, 6 de agosto de 2019

Nunca fueron los martillos en el maletero del coche, tanto como el mundo nuevo en el corazon, lo que les asusta y por lo que hoy escribo desde una celda.
Tras ser controlladx en Paris la vispera del primero de mayo y tres meses en detention orquestados por los maderos de caza, el fiscal que acusa, la jueza que cuestiona y la prensa que condena, la posibilidad de mi puesta en libertad se cancela por el fiscal que opina que hay riesgo de reincidencia y por mi empeño en no claudicar. Esperan que diga que accepto que la violencia les pertenece, que condene ante su presion las acciones de compañerxs, los disturbios, las revueltas. Me preguntan sobre lo que tengo en la cabeza, y si me niego a contestar es por lo que habita mi corazon.
El fiscal explica que las garantias ofrecidas para mi puesta en « libertad » bajo control judicial no aseguran un ambiente que pudiera « desradicalizarme » y que por ello he de permanecer en prision.
Y yo me pregunto como es que este siendo el sitio en el que manifiestan tan a las claras los masacres del Estado y sus siervos, del capitalismo y sus estragos, como es que una de las caras visibles de sus violencias podria hacer que dejé de soñar con su completa destruccion.
Nos quieren asustadxs y por ello sigo aqui. Crear castigos ejemplarizantes y correr la voz en la prensa mayoritaria dadas las tensiones sociales y conflictividad que vienen ocurriendo en territorio francès en los ultimos meses es solo un movimiento mas en su juego, e incluso mas conveniente cuando pueden inculpar a extanjerxs con lxs que soportar el discurso con el que pretenden responsbilizar de dichas tensiones a cualquiera fuera de sus fronteras, como demuestran sus articulos sobre los 1 000 000 000 … de alemanes en Paris para el primero de mayo y demas historias que se suceden en este y otros tantos estados como parte de su deslegitimacion de la revuelta, ademas de enviar un mensaje de advertencia a la disidencia internacional en visperas del G7 que se celebrara en Biarritz.
Nos quieren asustadxs pero no funccionara. Podran tenerme a mi pero a las ideas no se las puede encerrar.
Ni la escuela que domestica, ni lx ciudadanx que obedece, ni lx vecinx que vigila, la jefe que te roba, el madero que te golpea, lx psiquiatra que te medica, el trabajo que te atrapa, la prensa que te miente o la carcel que amedrenta pueden frenar las ansias de insurreccion.
Rendirse jamas.
Muerte a las carceles y a la sociedad que las necessita.
Ni culpables, ni inocentes, enemigxs simplemente.
Viva la Anarquia

Fuegos artificiales solidarios

El miércoles 7 de agosto, al anochecer, se dispararon fuegos artificiales frente a la prisión para mujeres de Versailles y frente a la prisión de Nanterre, en solidaridad con los acusad@s ??arrestad@s el 1 de mayo cerca de la Gare du Nord, y contra todas las cárceles.

Nadie será libre mientras un@ este encerrad@
¡Libertad para tod@s!

Behind their walls 6 august 2019

Letter from one of the three defendants incarcerated in the Paris region following a police check on the night of May 1st. To write to him: campingetpaillettes@@@@@riseup.net

There never were the hammers in the luggage room of the car, as much as a new world in the heart, what scare them and the reason why today I write from the prison cell.
After being controlled in Paris the 1st may and three months in detention organized by the cop hunting, the prosecutor that accuse, the judge that question, and the press that sentence; the possibility of getting release got canceled by the state attorney that holds the opinion that the risk of reiteration is too high and by my condition on never give up.
They expect me to say that I accept violence belongs to them, that I would talk against actions of comrades, riots and revolt under their pressure.
They ask me about what’s inside my head, and if I refuse to answer is because what’s live inside my heart.

The state attorney explains that the guaranties offered for setting me « free » under judicial control don’t ensure an environment that could « de-radicalize » me. And because of that I must remain in prison.
And I wonder how it is that while this being the place where the massacres of the state and its servant, of capitalism and its havoc, are shown more clearly, how is it that one of the visible faces of their violence could make me stop dreaming with their complete destruction.
They want us scared, and because of that I’m still here.
To create an example of punishment and spread the message on the mass media while the social tensions and conflictuality given the last months on french territory is just one move more on their game, even more convenient when they can prosecute foreigners to back up the speech with which they want to blame of these tensions whoever out of their borders, as the articles about the trillions of Germans antifascist on Paris reason of the 1st of may and similar stories that appear on this and many other states when the tensions increase in order to illegitimate the revolt, as well as serving them as a perfect warning to international rioters and anarchists as the G7 to be celebrated on Biarritz approaches.
They want us scared but it won’t work.
They can have me, but ideas can’t be imprisoned.
Neither the school that domesticate, nor the citizens that obeys, nor the neighbor that watches, the boss that steals from you, nor the cop that hit you, the shrink that medicates you, the job that traps you, the press that lies to you, nor the prison that threat you can’t stop the desire for the insurrection.

Never give up, no compromise !
Death to the prison and the society that need them.
Not innocent neither guilty simply enemies.
Long life anarchy !

Fireworks in solidarity

Wenesday 7 august, at dusk, some fireworks were fired on front of the jail for women of Versailles and in front of the prison of Nanterre, in solidarity with the defendants arrested on May 1st at Gare du Nord, and against all prisons.

Nobody can be free if anyone is locked up

Freedom for all !

Depuis nantes.indymedia.org

Vicenzo Vecchi, en cavale depuis le G7 de Gênes arrêté le 8 août en procédure d’expulsion vers l’italie

Publié le 2019-08-11 23:11:05

Rapide rappelUne centaine d’années de prison confirmée en cassation contre 10 émeutiers du contre-sommet de Gênes en juillet 2001à lire ici

En effet une personne condamné » pour le contre sommet de Gêne.Vincenzo Vecchi vient d’être arrếté dans le  morbihan(Pays de Questembert) »Il a été déféré vendredi 9 août à la cour d’appel de Rennes où le magistrat délégué par le premier président l’a incarcéré« , conformément au code de procédure pénale en l’attente de sa comparution devant la chambre d’instruction le 14 août »,un comité de soutien a été constitué Selon le collectif, Vincenzo Vecchi a été incarcéré à la prison de Vézin-le-Coquet près de Rennes un texte du comité de soutien est arrivé par mail.Qu’il soit coupable est innocent on le soutient.  L.e minimum c’est de  faire circuler cette infos. Mercredi 14 août on sera plus  , Et   à la permanence du laboratoire anarchiste il sera possible  d’envisager des actionsr et ausi   en parlant aussi d’une autre militante italienne arrêté à Bordeau Natascia.