Vive l'Anarchie - Semaine 31, 2025

Sommaire

SABOTAGE OF SURVEILLANCE AND SECURITY SYSTEMS (Athens,Greece)

Publié le 2025-08-04 06:56:20

SABOTAGE OF SURVEILLANCE AND SECURITY SYSTEMS

Lately, we’ve been witnessing a dramatic increase in our repression and surveillance. Smart cameras record our movements, mobile phones and electronic devices are being filed, and all sorts of cops are on the prowl.

Lately, we have been observing an ever-increasing mobility of flying surveillance devices above our heads both in the centre and in the northern regions where we operate. We are referring to the police drones (unmanned aerial vehicles) that, with all sorts of excuses, have intruded into our lives and that the state is trying to impose as the new normal.

About two years ago, a drone first appeared in our area on a permanent basis, flying over the OAKA Athens Olympic Stadium(1). Sometimes, however, it was also observed flying in residential areas adjacent to it. During this time, these have multiplied within a certain range around the ΗΣΑΠ  – Athens–Piraeus Electric Railways stations under the pretext of guarding the line from attacks and vandalism during the evening hours. We have now reached the point of talking about countless flights over public spaces, squares and streets, and even over neighbourhoods that have nothing to do with central points of the city. More specifically, in the last two weeks, we have observed the constant presence of a drone over the streets of Heraklion in the area of ​​the green hill, a purely residential area during the evening hours, a fact that, combined with what we see happening in the north (2), we understand is a pilot programme in the works.

The state, in order to “pass” more control and more effective repression, weaves a general sense of lawlessness which is fed by the media with heavy-handed news headlines such as juvenile violence, increased crime, etc. which it reduces to central social issues that need immediate attention. By constantly expanding the limits within which it will be able to derive social legitimacy for the new surveillance and monitoring practices it implements, it poses the following question: how much freedom are you willing to sacrifice for your “safety”? As the mayor of Agia Paraskeui area characteristically states, “it is no longer taboo”(3) to use such practices for the purpose of guarding public spaces and preventing juvenile delinquency! As if the problem is the youth and not the cops – fascists – mafiosi!

We consider the increase in surveillance, moreover with increasingly advanced military-grade equipment, as yet another extreme escalation of repression. Through pervasive fear, the constant surveillance of our spaces and lives, the filing and recording of our movements and habits, they are trying to impose a regime of permanent terror. We believe that the evolution of this situation will be grim if we do not stop it at its source.

Let us not accept absolute control as a condition of life!

Sabotage of security and surveillance systems!

Fenek anarchist/anti-authoritarian collective of Heraklion/N.Ionia

(1) https://athens.indymedia.org/post/1624214/

(2) https://www.ethnos.gr/greece/article/365427/droneskatathsparabatikothtasbinteontokoymentomeanhlikoysnasyllambanontaiapoaerossthnkhfisia

(3) https://www.youtube.com/watch?v=DFDuioUN81I

————————

via: athens.indymedia

Translated by Act for freedom now!

Hanovre (Allemagne) : Attaque contre la CDU

Publié le 2025-08-05 00:00:00

de.indymedia.org / vendredi 1er août 2025

Requête de ramener Maja en Allemagne : attaque contre la CDU à Hanovre

L’antifasciste Maja est en prison à Budapest depuis juin 2024, parce que accusé.e d’avoir participé aux actions de protestation contre l’ainsi-dit « Jour de l’honneur » de 2023, en Hongrie. Ce jour-là, des néonazis et des gens d’extrême droite venant de toute l’Europe commémorent la Wehrmacht allemande et les Waffen SS. Cet événement est l’un des plus grands rassemblements nazis d’Europe et contribue de manière décisive à la mise en réseau du milieu d’extrême droite.

Contrairement à la décision de la Cour constitutionnelle fédérale, Maja, personne non-binaire, a été extradé.e en juin de l’année dernière vers la Hongrie, un État qui non seulement laisse que chaque année ait impunément lieu le « Jour de l’honneur » fasciste, mais qui ne reconnaît pas non plus les droits des personnes queer comme Maja. En plus des punaises de lit et des nuisibles dans sa cellule, de la nourriture moisie, de la vidéosurveillance incessante et du manque de mouvement à l’air libre, c’est finalement la torture psychologique de l’isolement, prolongé depuis plus d’un an, qui a poussé Maja à commencer une grève de la faim, le 5 juin 2025, et récemment terminée, après quarante jours, en raison de graves problèmes de santé. Les requêtes de Maja au ministre des Affaires étrangères, M. Wadephul, membre de la CDU, sont simples et claires : un procès conforme à un État de droit, en Allemagne, dans des conditions dignes.

M. Wadephul et le gouvernement fédéral ont largement ignoré les requêtes de Maja pendant les quarante jours de sa grève de la faim et ils ont ainsi soutenu les méthodes du régime fasciste hongrois. Alors qu’à Budapest des néonazis aussi siègent en toute impunité dans une salle d’audience et se présentent comme des victimes, le gouvernement fédéral et la CDU, queerophobe, sexiste et raciste, font ce qu’ils savent faire de mieux : être du côté des fascistes et piétiner les droits humains. Cela nous montre une fois de plus que dans la lutte contre les nazis, nous ne pouvons pas compter sur l’État. Nous ne pouvons qu’agir nous-mêmes et laisser cours à notre solidarité inconditionnelle avec Maja, par les actes.

Nous exigeons le transfert immédiat de Maja en arrière en Allemagne. En signe de ce que nous pensons de la manière dont le gouvernement fédéral et le ministère des Affaires étrangères ont traité les requêtes de Maja, dans la nuit du 31 juillet au 1er août, le siège de la CDU [Christlich Demokratische Union, Union chrétienne démocrate, parti de droite, auquel appartiennent les actuels chancelier F. Merz et ministre des Affaires étrangers J. Wadephul ; NdAtt.] du Land de Basse-Saxe, à Hanovre, a été recouvert de peinture, ses vitres ont été brisées et « Free Maja » a été tagué dessus.

Liberté pour Maja ! Amour et force pour tou.tes les antifascistes en taule et en cavale !

 

[Les images sont tirées des médias commerciaux allemands]

Portland (USA) : Toutes les caméras sont des flics

Publié le 2025-08-05 00:00:00

Indymedia Nantes / mardi 5 août 2025

Rose City Counter-Info
3 août 2025

Le 25 juillet, le FBI a mené une descente matinale sur une maison à Portland et kidnappé une personne âgée de 24 ans sur des accusations fédérales reliées à une manifestation au bâtiment de l’ICE. Iel encourt 20 ans de prison prétendument pour avoir « agressé un agent » et des dégradations sur la façade du centre de l’ICE à SW Portland début juin. Le FBI l’a indentifié·e en faisant passer une photo (sur laquelle son visage est visible) dans un logiciel de recherche par reconnaissance faciale. La photo a été prise par Mark Graves, un photographe du Oregonian.

Chaque caméra est un atout pour l’État et une menace pour celleux qui résistent. Du journaliste professionnel « ne faisant que son travail » au livestreamer du mouvement qui est « de ton côté », au manifestant·e agitant son téléphone pour une publi de réseau social – toutes les caméras sont des flics. Cette affaire est juste l’exemple le plus récent, mais il y en a eu beaucoup plus auparavant. Alors que s’étend l’utilisation de l’IA et de logiciels de reconnaissance faciale, il est plus important que jamais de bloquer, peinturlurer, et péter des caméras aux manifs.

Spécialement dans les dernières semaines, alors qu’on a diminué en nombre et en intérêt, la « manif » qui reste est devenue une frénésie médiatique pour les trolls d’extrême droite cherchant à tirer de l’argent facile de clips vidéos viraux. Quasiment chaque nuit, une personne est chopée et arrêtée sur des accusations fédérales graves. Pendant tout ce temps, les opérations de l’ICE restent largement non interrompues – les déportations continuent, les véhicules et les employés entrent et sortent sans obstruction. Pourtant les gens restent et en appellent d’autres à les rejoindre, apparemment sans aucune considération ou réflexion sur la situation actuelle. C’est l’activisme à son meilleur : sacrifier sans fin des gens pour la « cause », piégé·e·s dans la même boucle relou d’action ritualisée sans retour.

D’autres personnages malvenus se sont également joints aux manifestations contre l’ICE. Mason Lake, une fière poukave qui a envoyé des gens en prison en 2020, était de sortie pour couvrir et profiter des manifestations contre l’ICE. Mason Lake s’est re-brandé avec « Channel Heed » et « Lake Vude Production Co. » DeAndre Bush AKA Sol Luna est aussi revenu à la prise de vue et au livestreaming. Ses livestreams étaient utilisés pour mettre des gens en prison en 2020 et 2021.

Il y a trop de noms à pister, et les noms ne sont pas particulièrement importants. Toute personne avec une caméra est une poukave en devenir.

Protégez-vous les un·e·s des autres en empêchant les caméras de venir.

 

Voici des liens vers des brochures pertinentes, à lire et diffuser :
Why are we still standing outside of precincts? (why are we still standing outside of ICE?)
Lessons from the 2020 Uprising: Snitches, Cameras, and Undercover Agents
Dialogue imaginaire avec un·e défenseur·euse de l’image photographique (2017)

Man arrested after vandalism incident at Philadelphia Gas Works – Philadelphia, PA

Publié le 2025-08-05 03:11:06

July 2, 2025

— was arrested Tuesday morning in connection with a vandalism incident in which he allegedly slashed the tires of a Philadelphia Gas Works digger loader, Philadelphia police said.

The incident comes after District Council 33, Philadelphia's largest blue-collar union, which employs about 9,000 city workers, went on strike Tuesday. The strike has caused a stoppage of trash pickup, closures of some city pools and more. Negotiations between Philadelphia city officials and District Council 33 members are still underway.

— is being charged with possession of an instrument of crime, criminal mischief and institutional vandalism, according to police.

The incident occurred just before 9 a.m. on the 3900 block of Ford Road in West Philadelphia. — allegedly approached a Philadelphia Gas Works employee who was operating a digger loader and asked, "Why aren't you striking?"

— proceeded to stab the rear left tire of the loader with a knife, injuring his hand in the process. He was transported by Penn Fire Department Medics to Penn Presbyterian Medical Center, where he was treated for his injury.

He has since been transferred to the Police Detention Unit. The investigation is still underway and being conducted by detectives.

Found on Mainstream Media

Faire peuple ?

Publié le 2025-08-05 14:28:24

Tract diffusé à Marseille à partir du mois de juin 2019



Pas de doute, le “Peuple” est à la mode, qu’on prétende lui faire élire les dirigeant-e-s qui décideront en son nom, le mobiliser en masse derrière quelque étendard ou encore lui faire prendre le pouvoir, par la rue ou les urnes.
Mais quel est donc ce Peuple si souvent convoqué ? Celui qui se révolte contre telle ou telle injustice ou celui qui se satisfait de la plupart d’entre elles ? Celui qui prête la main à d’autres pour leurs qualités humaines ou celui qui voudraient fermer la porte à celles et ceux qui n’ont pas la bonne place, les bons papiers ? Celui qui s’est battu contre la guerre ou celui qui répond à l’appel en rangs bien serrés ? Celui qui attaqua des bastilles ou celui qui applaudit l’enfermement, voire l’exécution des ennemie-s de l’ordre établi ?
Soit ce fameux Peuple veut tout et n’importe quoi, soit il n’existe tout simplement pas. Mais alors pourquoi ce fantasme ?
Ces derniers temps, il est brandi en signe de ralliement contre le gouvernement en place. Les raisons de se battre sont pourtant diverses, y compris contradictoires et irréconciliables, mais le recours au Peuple est censé mettre un couvercle sur les conflits potentiels. Cette unité de façade ne peut que voler en éclats dès lors que les idées et les aspirations s’expriment réellement. Mais dans le pire des cas, la préservation à tout prix de l’illusion du tous ensemble quelles que soient les divergences conduirait à brider les volontés individuelles, à les contraindre à se plier au plus petit dénominateur commun, à écraser les différences, à se débarrasser de celles et ceux qui ne correspondent pas aux critères définis par des porte-paroles ou des représentant-e-s du “Peuple” ou d’une majorité quelconque. Comme si la majorité avait toujours raison et
justifiait la mise au pas…

Sous nos latitudes “Peuple” rime en outre souvent avec “français”. Et l’on voit le même bleu-blanc-rouge qui trône sur les symboles de l’oppression et justifie les massacres de conquête ou de pacification flotter dans des mouvements sociaux, tout comme la Marseillaise dans les manifs fait écho au symbole d’allégeance à l’État dans les écoles et autres casernes. Cette affirmation d’une identité nationale ne peut que susciter haine et dégoût chez celles et ceux qui ne se reconnaissent ni dans de prétendues valeurs communes, au
nom desquelles les chiens de garde de la République condamnent, enferment, mutilent et tuent, ni dans des frontières territoriales, qui excluent et causent des millions de morts.
Les politicards et les aspirantchefs de toute sorte ont tout intérêt à en appeler au “Peuple” en général et au “peuple français” en particulier. Pas besoin de regarder bien loin pour voir comment les puissants continuent à surfer sur le racisme de meute pour combattre, pour leur plus grand profit, leurs ennemis intérieurs et extérieurs.
Mais le Peuple est aussi le cheval de bataille des dits souverainistes de gauche qui, prétendant combattre la “finance” et les “élites”, le caressent opportunément dans le sens du poil pour mieux tenir les rênes et maintenir un système fondé sur la propriété, l’exploitation et la domination. Chacun prêche pour sa paroisse, mais dans la grande course au Pouvoir, les discours démagogiques visent tous à créer une masse à diriger, des croyances collectives auxquelles adhérer et des foules faciles à manipuler.

Contre tous les pouvoirs ... y compris populaires !
Les références à des révolutions passées menées par le “Peuple” masquent plus ou moins volontairement les différentes réalités et perspectives qui se sont affrontées au cours de ces processus. Rien de commun par exemple entre prendre, refonder ou détruire le pouvoir, comme tous et toutes n’avaient pas la
même conception de la Liberté et de l’Égalité. Les tenant-e-s de la démocratie retirent et transmettent de telles expériences ce qui permet de renforcer la construction d’un peuple de Citoyen-ne-s, servant à la fois de carotte pour l’intégration forcée et à justifier n’importe quelle politique misérable à grands coups de “participation à la chose publique”.
C’est en étouffant des imaginaires réellement émancipateurs que le système démocratique avec son cortège d’oppressions peut se présenter comme le seul horizon possible. Et par effet de renversement le remettre radicalement en cause au lieu de négocier la longueur de ses chaînes ne pourrait être le fait que de dictateurs en puissance.
Pourtant, on peut rejeter tout souverain, y compris le Peuple, tout simplement parce qu’on refuse l’Autorité sous toutes ses formes. La solidarité fleurit dans la révolte en s’opposant directement à ceux qui tentent d’imposer leur loi. Et prendre l’initiative et la responsabilité de notre agir, sans chercher la légitimation de quelque instance extérieure, tout en rencontrant ou en s’associant avec d’autres individus sur la base d’idées et de perspectives partagées, est un point de départ déterminant pour lutter contre la domination et partir à l’assaut de ses structures et de ses responsables.
Que les situations conflictuelles qui se développent soient aussi des occasions pour chacun, chacune, en relation dynamique avec d’autres, d’approfondir sa propre critique pratique de l’existant pour détruire les carcans physiques et mentaux qui visent à contenir les désirs de liberté pour toutes et tous.
« En effet, la Démocratie reste un gouvernement populaire. Ainsi, la majorité des questions contiennent déjà leur propre réponse. Et vu que tout gouvernement, par le passé comme dans le futur, n’a servi et ne servira que comme un instrument d’oppression et de ressentiment, ne vaudrait-il pas la peine d’y réfléchir à deux fois ? Que signifie un soi-disant gouvernement populaire ? Que dans le peuple sont unis à la fois le loup et le mouton, la bête féroce et la proie déchiquetée. La bête, ce sont les propriétaires, et la proie ce sont les
dépossédés. Le gouvernement populaire doit parvenir à des compromis en édictant ses lois ?
Pouvez-vous imaginer une seule seconde vous asseoir à une table avec vos ennemis ? (...)

A bas l’Autocratie !
A bas la Démocratie !
Vive l’Anarchisme communiste !
Vive la Révolution sociale ! »

[Tract de communistes-anarchistesrusses en 1904]

[Oregon, États-Unis] Toutes les caméras sont des flics

Publié le 2025-08-05T12:49:36+02:00

Rose City Counter-Info
3 août 2025

Le 25 juillet, le FBI a mené une descente matinale sur une maison à Portland et kidnappé une personne âgée de 24 ans sur des accusations fédérales reliées à une manifestation au bâtiment de l’ICE. Iel encourt 20 ans de prison prétendument pour avoir « agressé un agent » et des dégradations sur la façade du centre de l’ICE à SW Portland début juin. Le FBI l’a indentifié·e en faisant passer une photo (sur laquelle son visage est visible) dans un logiciel de recherche par reconnaissance faciale. La photo a été prise par Mark Graves, un photographe du Oregonian.

Chaque caméra est un atout pour l’État et une menace pour celleux qui résistent. Du journaliste professionnel « ne faisant que son travail » au livestreamer du mouvement qui est « de ton côté », au manifestant·e agitant son téléphone pour une publi de réseau social – toutes les caméras sont des flics. Cette affaire est juste l’exemple le plus récent, mais il y en a eu beaucoup plus auparavant. Alors que s’étend l’utilisation de l’IA et de logiciels de reconnaissance faciale, il est plus important que jamais de bloquer, peinturlurer, et péter des caméras aux manifs.

Spécialement dans les dernières semaines, alors qu’on a diminué en nombre et en intérêt, la « manif » qui reste est devenue une frénésie médiatique pour les trolls d’extrême droite cherchant à tirer de l’argent facile de clips vidéos viraux. Quasiment chaque nuit, une personne est chopée et arrêtée sur des accusations fédérales graves. Pendant tout ce temps, les opérations de l’ICE restent largement non interrompues – les déportations continuent, les véhicules et les employés entrent et sortent sans obstruction. Pourtant les gens restent et en appellent d’autres à les rejoindre, apparemment sans aucune considération ou réflexion sur la situation actuelle. C’est l’activisme à son meilleur : sacrifier sans fin des gens pour la « cause », piégé·e·s dans la même boucle relou d’action ritualisée sans retour.

D’autres personnages malvenus se sont également joints aux manifestations contre l’ICE. Mason Lake, une fière poukave qui a envoyé des gens en prison en 2020, était de sortie pour couvrir et profiter des manifestations contre l’ICE. Mason Lake s’est re-brandé avec « Channel Heed » et « Lake Vude Production Co. » DeAndre Bush AKA Sol Luna est aussi revenu à la prise de vue et au livestreaming. Ses livestreams étaient utilisés pour mettre des gens en prison en 2020 et 2021.

Il y a trop de noms à pister, et les noms ne sont pas particulièrement importants. Toute personne avec une caméra est une poukave en devenir.

Protégez-vous les un·e·s des autres en empêchant les caméras de venir.

Voici des liens vers des brochures pertinentes, à lire et diffuser :

Why are we still standing outside of precincts? (why are we still standing outside of ICE?)
https://rosecitycounterinfo.noblogs.org/2022/02/why-are-we-still-standing-outside-of-precincts/

Lessons from the 2020 Uprising: Snitches, Cameras, and Undercover Agents
https://rosecitycounterinfo.noblogs.org/2022/08/uprising-lessons/

Dialogue imaginaire avec un·e défenseur·euse de l’image photographique (2017)
https://trognon.info/IMG/pdf/dialogue_imaginaire.pdf

All Cameras are Cops

Publié le 2025-08-06 02:00:03

On July 25th, the FBI conducted an early morning raid on a home in Portland and kidnapped a 24 year-old on federal charges related to a protest at the ICE building. They are facing up to 20 years in prison for allegedly "assaulting an officer" and damaging the facade of the ICE facility in SW Portland in early June. The FBI identified them by running a photo (in which their face was visible) through facial recognition search software. The photo was taken by Mark Graves, a photographer from the Oregonian.

Every camera is an asset to the state and a threat to those who fight back. From the professional journalist "just doing their job" to the movement livestreamer who's "on your side," to the protester waving their phone around for a social media post- all cameras are cops. This case is just the latest example, but there are many more that have come before. As AI and facial recognition software use expands, it is more important than ever to block, paint, and smash cameras at protests.

Especially in the last few weeks, as numbers and interest have dwindled, the "protest" that remains has become a feeding frenzy for far-right trolls looking to make a quick buck off of viral video clips. Almost nightly, someone is snatched up and arrested on serious federal charges. All the while, ICE operations remain largely uninterrupted- deportations continue, vehicles and employees enter and exit without obstruction. Yet people remain and call for others to join them, seemingly without any consideration or reflection of the situation at hand. This is activism at its finest: endlessly sacrificing people for the "cause," trapped in the same dull loop of ritualistic action with no return.

Other unwelcome characters have also glommed on to the ICE protests. Mason Lake, a proud snitch who sent someone to prison in 2020, has been out covering and profiting off of the protests at ICE. Mason Lake has re-branded to "Channel Heed" and "Lake Vide production co." DeAndre Bush AKA Sol Luna has also returned to filming and livestreaming. His livestreams were used to put people in prison in 2020 and 2021.

There are too many names to track, and the names are not particularly important. Any person with a camera out is a snitch to-be.

Keep each other safe by keeping cameras out.

Here are some links to relevant zines, to be read and distributed:

Why are we still standing outside of precincts? (why are we still standing outside of ICE?)
https://rosecitycounterinfo.noblogs.org/2022/02/why-are-we-still-standing-outside-of-precincts/

Lessons from the 2020 Uprising: Snitches, Cameras, and Undercover Agents
https://rosecitycounterinfo.noblogs.org/2022/08/uprising-lessons/

An Imagined Dialogue with a Defender of Taking Photos of People
https://ungratefulhyenas.noblogs.org/files/2022/06/streamer_clean.pdf

Found on Rose City

Leipzig (Allemagne) : les profiteurs du contrôle sur le grill

Publié le 2025-08-06 11:43:32

Feu aux profiteurs du contrôle et de la surveillance.
Teilauto sur le grill
Traduit de l’allemand de de.indymedia, 6 août 2025

Au cours des dernières années, des voitures appartenant au service municipal chargé de faire respecter l’ordre public, appelé « police municipale » [Polizeibehörde] à Leipzig, ont pris feu spontanément à plusieurs reprises.

En 2020, ils ont perdu tellement de voitures qu’ils ne pouvaient plus se rendre sur leurs lieux d’intervention. Des interventions au cours desquelles, pendant l’état d’urgence lié au coronavirus, ils harcelaient les gens dans les parcs parce qu’ils ne voulaient pas se confiner, effectuaient des contrôles 2G [contrôles liés au pass sanitaire obligatoire], etc.

Afin de rétablir leur capacité opérationnelle, ils ont alors utilisé des véhicules de Teilauto [entreprise régionale d’autopartage]. Nous considérons cela comme un soutien à un État de plus en plus autoritaire, et avons donc incendié 4 voitures de Teilauto la nuit du 4 au 5 août, dans la Karl-Heine-Straße [quartier de Plagwitz].

Nous nous moquons bien que les dirigeants de l’entreprise se plaignent, en affirmant qu’ils sont désormais respectueux de l’environnement et durables. Nous ne croyons pas aux réformes du capitalisme, nous ne faisons pas la paix avec l’État !

Liberté pour Maja, M.+ N. et tous les prisonniers !
Pour l’anarchie !

Santiago (Chili) : Des barricades en souvenir des compas Lupi, Tortu et Belén

Publié le 2025-08-07 00:00:00

Contra Info / vendredi 1er août 2025

« APRÈS MINUIT… »

Le mois d’Août noir commence avec le feu ! La pluie qui tombait sur la capitale n’a pas empêché que, entre différentes individualités, on s’associe pour répondre à l’appel en cours.

Les compas qui sont mort.es vivent dans nos cœurs et dans nos mains, qui font avancer l’action anarchiste contre le pouvoir.

Ce n’est que le début, la diffusion de la parole, traduite en action, est notre priorité.

Lupi, Tortu et Belén présent.es !
Rien n’est fini, tout continue !

Santiago, Chili
1 août 2025

*****

Mise à jour du 12 août :

Barricades en souvenir des compas Lupi, Tortuga et Belén et dans le cadre de l’Août noir

Contra Info / samedi 2 août 2025

AOÛT NOIR
Barricades dans le quartier populaire La Victoria [situé dans la commune de Pedro Aguirre Cerda, au sud de l’agglomération de Santiago, ce quartier a une longue tradition de lutte ; NdAtt.].
En souvenir des compas Lupi, Tortuga y Belén.

La Côte-Saint-André (Isère) : Feu à France Travail !

Publié le 2025-08-07 11:08:52

L’agence France Travail de La Côte-Saint-André fermée une semaine à la suite d’un incendie volontaire
France Bleu/Le Dauphiné, 4-5 août 2025

Les faits se sont produits dans la nuit du dimanche 3 au lundi 4 août. Un véhicule de service de France Travail stationné sur le parking de l’agence, rue du commandant Julhiet, à La Côte-Saint-André, a été incendié avant de toucher ensuite le bâtiment.

Le sinistre a provoqué des dégâts. Outre la façade qui a été noircie par les flammes, des fenêtres ont éclaté sous la chaleur et l’intérieur du bâtiment a été touché par la fumée et la suie. Ce sinistre, qui a tout d’un incendie volontaire, a nécessité la fermeture de l’agence au public jusqu‘à la fin de la semaine.

Sur le réseau social X, la préfète de l’Isère « condamne avec fermeté l’incendie du véhicule de service (…) qui a provoqué la détérioration des bâtiments de l’agence. » « Cet acte malveillant, à l’encontre d’un établissement public, est inadmissible », peut-on lire dans la même publication.

Microfissures - Le nucléaire en Belgique

Publié le 2025-08-08 10:21:43

Le fanzine Microfissures dresse un état des lieux sur le nucléaire en Belgique.
Actuellement la Belgique compte deux centrales nucléaires, quelques missiles états-uniens, et elle projette d’enfouir des déchets radioactifs pour 500 000 ans. Elle abroge la loi de sortie du nucléaire tout en investissant dans des projets de recherches….



On est un petit groupe d’antinuke, non-spécialistes, qui pensons qu’à l’heure de Trump et de la montée du fascisme en Europe et dans le monde, il serait temps de faire savoir ce qu’il se passe ici ! Comprendre l’histoire de la nucléarisation belge, ses acteur·ices principaux·les ainsi que son lien avec l’histoire coloniale et l’extractivisme impérialiste est aujourd’hui essentiel.

[Iran] Deux agents de la police des frontières tués lors d’une attaque

Publié le 2025-08-08 12:41:14

Repris de la presse de juillet

Deux agents de la police des frontières iranienne ont été tués et un autre a été blessé à la suite d’une attaque armée contre un poste frontière dans le comté de Baneh, dans l’ouest de l’Iran, ont confirmé des responsables mercredi.

Selon un communiqué, l’incident s’est produit lors d’une confrontation entre les forces frontalières iraniennes et des membres d’un groupe militant anti-iranien.

Les attaquants ont pris pour cible le poste frontière de Siranband, entraînant une fusillade qui a causé la mort de deux gardes-frontières et en a blessé un autre.

Les forces de sécurité enquêteraient sur l’incident et aucun groupe n’a immédiatement revendiqué l’attaque.

La région a été le théâtre d’affrontements périodiques entre les forces de sécurité iraniennes et divers groupes armés opérant le long des frontières occidentales, en particulier dans les zones peuplées de Kurdes près de la frontière irakienne.

Nouvelles des révoltes dans le CPR de Bari (IT)

Publié le 2025-08-08 16:48:11

LE CPR DE BARI PALESE* BRÛLE DEPUIS DES SEMAINES
(*Centre de rétention administrative situé dans les Pouilles, sud de l’Italie)
Ce texte est une traduction d’une chronique publiée sur la page telegram @materialepiroplastico et écrite par des camarades de Bari en lutte contre les taules et les CPR



Une semaine après les émeutes de début juillet, le CPR de Bari est à nouveau en feu, les retenu·es se sont révolté·es trois jours de suite. La colère s’est transformée en feu après les abus continus des flics, des opérateurs et du personnel de santé, complices directs de la violence de l’État qui décide qui et comment est utile au capital. Des gens qui décident délibérément de voter leur vie à cette machine de violence et d’emprisonnement, se vantant de leur racisme dans leurs profils facebook et utilisant le récit du soutien, de l’aide humanitaire et de l’accueil comme bouclier pour légitimer leur complicité.

[21 juillet]

Hier, nous avons reçu un appel du CPR de Bari Palese pour nous avertir que des feux avaient été allumés dans le module 7 en signe de protestation et que certains modules de l’établissement avaient pris feu. De l’intérieur, nous avons appris que plusieurs personnes s’étaient retrouvées à l’hôpital pour s’être auto-mutilées et avoir reçu des coups de la part de policiers. Ces mêmes policiers qui, avec les travailleurs, auraient refusé d’emmener à l’hôpital une personne dont les jambes et les bras étaient cassés. Aujourd’hui, on nous a dit qu’il ne pouvait même pas aller aux toilettes, mais que personne ne s’en souciait, et qu’un policier avait décidé de lui dire « T’as qu’aller en taule ».
Dans la vie de tous les jours comme dans les moments de révolte, la prévarication et le chantage sont les outils avec lesquels les flics, les opérateurs et les travailleurs de la santé exercent leur pouvoir.
De nombreuses personnes se sont coupées et personne n’a été secourux. Même M., l’ami qui nous a appelé·es, nous a dit qu’après trois ans sans se couper, il est revenu à la charge à cause du désespoir qui régnait.
Que cette nuit brûle longtemps !

[22 juillet]

La révolte continue ce soir. Ils nous ont appelés du module 7 alors que les premiers feux étaient allumés. Les modules 3 et 6 sont également en feu. Les opérateurs·trices sont tous·tes dehors et le centre est plein de camions. Les flics sont équipés de masques à gaz et de matraques, prêts à les frapper. Les retenu·es sont sur les toits pour ne pas respirer la fumée de l’incendie. Ils nous disent que ce sont les gardes qui l’ont allumé, peut-être pour se venger de l’émeute d’hier.

[23 juillet]

La révolte ne s’est jamais arrêtée. Ce matin, les ami·es nous ont dit qu’il n’y avait pas de feu allumé et que personne était sur le toit, mais que ça continuait à crier, à taper et à se battre ! Vers 17 heures, ils nous ont appelés du module 4 pour nous avertir que de nouveaux feux étaient allumés.

[Nuit du 23 juillet]

Les personnes solidaires sont passées sous le CPR pour saluer et soutenir les révolté·es. Le parloir sauvage a duré cinq heures au cours desquelles ils ont réussi à communiquer avec les retenu·es qui sont montés sur les toits en criant « Liberté ». À une heure du matin, M. nous a appelés pour nous dire qu’il avait été mis à l’isolement et que le colis qu’on lui avait laissé n’était jamais arrivé. Tous les autres colis qu’on lui avait laissés n’ont été livrés que lorsque les retenu·es ont commencé à se plaindre.
Lors de l’appel, M. nous a fait entendre le bruit de son lit, entièrement en fer, sans même un matelas pour dormir. Il nous a remerciés pour le soutien et pour les feux d’artifice, qu’il a pu voir du toit et qu’il n’avait pas vus depuis longtemps.
M. a 22 ans, après sept ans de prison il est sorti pour bonne conduite, il travaillait et avait une vie, il faisait des spectacles au théâtre, une activité qu’il avait commencée en prison. D’un jour à l’autre, il a été arrêté et emmené au CPR, sans même savoir pourquoi. Le même État qui avait accordé la liberté à M. a décidé de la lui retirer sans scrupules. Une liberté accordée uniquement parce que l’État avait décidé qu’il avait assez plié M. La « bonne conduite » est la marque de ceux·elles qui ont été « corrigé·es » par la prison. Une liberté qui a duré le temps de devenir à nouveau clandestin, de redevenir un problème à enfermer.
Deux jours plus tard, vers 17 heures, M. a réussi à s’échapper du CPR de Bari Palese ; il était en isolement. Nous ne savons pas s’il est toujours libre, mais nous l’espérons de tout cœur.

[24 juillet]

Aujourd’hui, la situation dans le CPR est plus calme. Les retenu·es sont fatigué·es et, de plus, des gens de l’ufficio immigrazione (préfecture) était au centre ce matin pour terroriser psychologiquement les émeutiers·ères.
A. un jeune Tunisien a été arrêté pour les émeutes d’hier. Nous n’avons malheureusement pas été en contact avec lui et nous ne savons pas qui est son avocat. Nous connaissons la différence de privilèges entre ceux qui luttent à l’intérieur du CPR et ceux qui luttent à l’extérieur. Nous considérons qu’il est fondamental de soutenir les retenu·es dans ces moments de révolte, car nous savons que la seule façon de fermer les prisons est la révolte, le feu et la force de résistance des retenu·es.
Il est important d’être sur place pour ne pas les laisser isolé·es dans ces moments où l’appareil répressif s’exprime violemment non seulement par des arrestations, mais aussi par le chantage constant au rapatriement ou à la prolongation de l’emprisonnement.

"Une fumée dense s’élèvent répand le cri de liberté
des frères emprisonnés
La flamme s’élève en franchissant
les hauts murs militaires
de la machine à enfermer de l’État.
Des ombres de géants au visage couvert
vont et viennent
à l’intérieur de la fumée blanche,
organisant la révolte
imaginant l’évasion"

[Grèce] Solidarité avec l’anarchiste Fotis Tziotzis

Publié le 2025-08-09 13:47:00

Initialement publié sur le indymedia de Athènes le 18/07/2025

Nous sommes solidaires parce que :

Fotis Tziotzis ne prétend pas être innocent. Il ne cherche pas d’excuses, il ne fait pas de concessions.  Il se tient sur le banc des accusés pour ce qu’il est : un anarchiste qui a choisi d’affronter le  pouvoir, en actes et en paroles et il le fait sans le moindre remords, sans demander la moindre pitié.

Il n’attend de personne qu’il soit sauvé – il attend du mouvement qu’il tienne ses promesses car lui-même n’a pas reculé.

Et pourtant, alors que d’autres accusés anarchistes ont été transformés en icônes, en affiches, en bannières, en hashtags et en déclarations, Fotis a été laissé de côté. Non pas parce qu’il est moins militant, mais parce qu’il n’est pas à sa place. Il ne se vend pas autant, il n’a pas « le bon style », il n’est pas facilement consommé par une solidarité qui fonctionne souvent comme un défilé de sympathie.

Et cela aussi est un problème, pas le sien, mais le nôtre.

La solidarité n’est pas une bonne action. C’est une position politique. Elle ne sélectionne pas les « bons » et les « mauvais » anarchistes, pas plus qu’elle ne fonctionne avec des “likes” et des « trending ». Si nous choisissons qui nous soutenons en fonction de l’image plutôt que de la substance, alors nous sommes déjà vaincus.

Fotis ne demande pas le pardon ou la sympathie. Il se déclare présent, cohérent, dangereux – et c’est de cela que l’État l’accuse de crime. Pour nous, cela devrait être considéré comme une vertu. Si la répression vise ceux qui ne se soumettent pas, le silence face à de tels cas est une complicité.

Ce texte n’a pas été écrit à partir de rien. Il a été précédé de questions, de corrections, de commentaires, d’objections. Il n’est pas né d’une « inspiration », mais du processus qui produit la politique : la critique, l’affirmation, la prise de position. Et c’est cette attitude que nous voulons déposer ici.

Car si le 18 juillet, l’État prend une décision sur Fotis, ce que nous faisons, c’est que nous nous jugeons nous-mêmes. Si nous voulons un mouvement qui ne soit pas récupérable, qui ne prenne pas ses aises, il est temps de le prouver.

Pas de solidarité sélective, tous pour un, et tous ensemble contre l’État

La cohérence ne doit pas être payée par le silence, mais par le soutien.

La solidarité est un acte, pas une bannière.

Des anarchistes

[France] attaque d’un commissariat

Publié le 2025-08-09 18:18:38

Repris de la presse du 20/07/2025

 

Violences urbaines à Compiègne : le commissariat attaqué par trente individus

Une trentaine d’individus cagoulés ont attaqué dans la nuit de vendredi à samedi le commissariat de Compiègne (Oise) à coups de mortiers, avant de piller un bureau de tabac. Deux suspects ont été interpellés. Le préfet évoque de possibles représailles après des opérations antidrogue dans le quartier du Clos-des-Roses.

Les violences ont éclaté vers 1h30 du matin, visant d’abord le commissariat de police. Une trentaine d’individus ont tiré une quarantaine de mortiers sur la façade du bâtiment. Aucun blessé n’a été signalé. La police nationale, soutenue par la gendarmerie et la police municipale, a sécurisé les lieux.

Des attaques coordonnées

Vers 2h15, un bureau de tabac situé rue Phileas Lebesgue a été pris pour cible. Une vingtaine d’émeutiers ont forcé l’entrée et vidé les rayons : cigarettes, e-cigarettes et 4 000 euros en liquide. Le préjudice est estimé à près de 40 000 euros.

Le gérant, Kajan Thavarajah, déjà victime d’un incendie lors des émeutes de juin 2023, se dit « épuisé » et envisage de vendre : « Je ne comprends pas pourquoi ils s’en prennent à nous », confie-t-il.

 

Rome (Italie) : Un mouchard retrouvé dans une voiture

Publié le 2025-08-10 00:00:00

Brughiere / samedi 9 août 2025

Un mouchard (composé de deux micros), avec une carte SIM de l’opérateur Vodafone, une carte SD de 32GB et un GPS, a été retrouvé dans une voiture, à Rome. Il semblerait qu’il ait commencé à enregistrer et à envoyer des données le 14 février 2025 et qu’il ait été mis en place, peut-être, fin janvier.

Le machin se trouvait côté conducteur, en bas, à côté du siège, sur la gauche. Il était alimenté par des câbles passant sous le volant et les micros étaient placés, l’un sous le siège du conducteur, l’autre près de la ceinture de sûreté, toujours du même côté.

Fin des transmissions, les merdes !





Contre l'extension des quartiers d'isolement, un retour radiophonique sur les luttes contre l'isolement carcéral / Minuit Décousu

Publié le 2025-08-10 09:23:22

Contre le silence médiatique et politique sur l’extension de l’isolement en détention avec l’ouverture des deux taules de sécurité maximale pour « narcos » à Vendin-le-Vieil et Condé sur Sarthe, on vous propose de (ré)écouter « A l’isolement », un documentaire réalisé il y a quelques années qui revient sur les luttes contre les quartiers d’isolement (QHS, QI, mitard) des années 1970 à 1990.



L’ouverture en grande pompe des deux taules de sécurité maximale pour "narcotrafiquants" par le gouvernement à Vendin-le-Vieil et Condé sur Sarthe a fait les choux gras de la presse quotidienne régionale sans émouvoir pour autant la gauche de gouvernement. Derrière ce silence glaçant on trouve les tweets de Darmanin qui se gargarisait vendredi 8 août de l’arrivée des derniers prisonniers à Vendin qui seront soumis au régime de l’isolement total, inspiré du régime dit du "41-bis" italien.Tout ressemble finalement à un spectacle punitif jusqu’au transfert des déténus, effectués dans des condtions hallucinantes :

« Le transfert était interminable. On a tourné dans plusieurs prisons d’Ile-de-France avant de s’arrêter à Beauvais. J’étais menotté aux mains et aux pieds, dans un car cellulaire. On était deux ou trois détenus par véhicule. Le convoi ? Une cinquantaine de véhicules : motos, blindés, 4x4, le RAID, le GIGN, les ERIS... Tout était là. Comme pour un défilé. » (source : l’OIP)

Contre ce déchaînement de violence pénale et l’extension continue de l’isolement carcéral et de la torture blanche, on vous propose de réécouter le documentaire A l’isolement, que nous avions réalisé en 2023 avec la chance d’avoir au micro Mohamed Hocine, qui a participé à monter une plateforme de lutte des prisonniers à Bois d’Arcy avec entre autres Charlie Bauer, et Nadia Ménenger, qui causait à l’époque dans l’émission anticarcérale "Parloir Libre" sur Fréquence Montmartre et qui avait participé à la mise en place du Comité pour l’abolition de l’isolement carcéral (CAIC). Iels nous parlaient de la mise en place de l’isolement et des QHS en détention à partir des années 1970, leur soit-disant suppression par la gauche socialiste et la création en remplacement des quartiers d’isolement (QI) puis de la généralisation de l’utilisation du mitard dans la gestion interne de la population carcérale. Iels racontent également comment se sont créés des liens et des solidarités fortes entre l’intérieur et l’extérieur pour lutter contre cet isolement.

Le documentaire s’écoute par ici ainsi que sur toutes les plateformes de podcast, bonne écoute !

Minuit Décousu, c’est en pause estivale jusque fin août, mais on revient derrière les micros de Radio Canut début septembre pour une 7e saison !

Hambourg (Allemagne) : sabotage du trafic portuaire de marchandises

Publié le 2025-08-10 11:45:22

Saboter le bellicisme et le réarmement ! «Quoi qu’il en coûte. »
Traduit de l’allemand de de.indymedia, 8 août 2025

La nuit du 7 au 8 août 2025, nous avons saboté une ligne ferroviaire de fret dans le port de Hambourg, au sud de Wilhelmsburg. Nous avons délibérément choisi cette portion car nous ne voulions pas frapper les passagers, déjà en difficulté, mais plutôt l’industrie de l’armement et les fauteurs de guerre.

Le port de Hambourg est un important point de transbordement de matériel militaire. Des tonnes d’armes, de munitions, d’équipements et de composants militaires en partent chaque jour.
Nombre de ces équipements militaires sont produits à Hambourg. Diverses entreprises hambourgeoises fabriquent elles-mêmes les instruments de guerre ou fournissent sciemment des composants particuliers, qu’ils soient optiques, électroniques ou mécaniques. Ceux qui profitent de la guerre fournissent aussi bien la Bundeswehr [armée allemande] que les forces armées d’autres pays.

Des transports nucléaires transitent également régulièrement par le port de Hambourg, malgré la sortie de l’Allemagne du nucléaire. Les navires des compagnies maritimes MACS, OOCL et Hapag-Lloyd sont particulièrement impliqués dans ces opérations. En 2024, 154 transports nucléaires ont été recensés.

Nous assistons actuellement à un réarmement et à une expansion de l’industrie d’armement à l’échelle européenne. L’Allemagne, elle aussi, se prépare à la guerre à tous les niveaux. Il règne une véritable frénésie guerrière.

Le prochain exercice de la Bundeswehr en septembre à Hambourg s’inscrit dans la continuité. Un exercice nommé « Red Storm Alpha » avait déjà eu lieu dans le port de Hambourg en 2024. Son objectif principal était alors de sécuriser les installations portuaires. Outre une centaine de soldats, l’autorité portuaire de Hambourg (HPA) et HHLA y avaient également participé.
Cette année, dans le contexte d’une guerre d’agression russe fictive, l’exercice prévoit le déplacement de troupes et de matériel du port à travers la ville vers la frontière de l’OTAN dans les pays baltes. Du 25 au 29 septembre, environ 500 soldats s’entraîneront pour « Red Storm Bravo » aux côtés de la police, des pompiers, de l’Agence fédérale de secours technique (THW), de HPA, de HHLA, d’autorités telles que l’Agence fédérale pour l’emploi et d’entreprises comme Airbus et Blohm & Voss [société de construction navale hambourgeoise], jour et nuit, dans toute la ville.
Les soins médicaux d’urgence, l’évacuation des blessés et la gestion des manifestations seront également pratiqués.

De telles manœuvres militaires servent également à asseoir l’image de l’armée dans la ville. La population devrait s’y habituer, ainsi qu’à l’implication de nombreuses entreprises « civiles ». Car, selon le commandement de l’État, la défense et la résilience sont une mission de la société dans son ensemble.

« Nous devons nous préparer à la guerre. Nous devons être capables de nous défendre. Et préparer la Bundeswehr et la société à cela », a exigé le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, dans un discours prononcé le 29 octobre 2023. Son objectif est de transformer la Bundeswehr en une armée prête au combat d’ici 2029. Cette affirmation repose sur l’hypothèse d’une attaque russe imminente à partir de cette date.
Bien que les experts et Pistorius lui-même confirment l’absence de preuve d’une attaque russe contre un partenaire de l’OTAN, la répétition constante d’une attaque imminente attise les craintes au sein de la population. Parce que « les Russes sont à nos portes » (Jens Spahn), le bellicisme actuel peut être présenté comme une mesure défensive nécessaire et imposée contre les voix critiques. En rassurant la population.

Avec son Livre vert 4.0, le groupe de réflexion « Zukunftsforum Öffentliche Sicherheit eV » (Forum du futur pour la sécurité publique) présente un véritable appel à la guerre et prône l’introduction de restrictions légales et de mesures de manipulation contre la population civile.

Le projet de loi approprié pour mettre en œuvre la préparation militaire le plus rapidement possible et éliminer les obstacles existants est déjà en place. Il prévoit des systèmes d’approvisionnement simplifiés, un assouplissement des normes environnementales et même la suppression des appels d’offres pour les contrats d’un montant inférieur à 440 000 €, ainsi que la dérogation aux réglementations en matière de santé et de sécurité au travail et aux normes de salaire minimum dans l’industrie de la défense.
Il comprend également des mesures dans le domaine civil, telles que la mise en place de la Journée des anciens combattants, l’éducation à la conscription dans les écoles et la suppression des clauses civiles.

Dès 2022, le chancelier de l’époque, Olaf Scholz, appelait à une « préparation au combat » du système de santé. Le système de santé allemand, menacé par les coupes budgétaires et la privatisation, devrait se concentrer principalement sur le soutien aux forces armées. Car, comme l’a répété Pistorius : « Ce pays ne peut être défendu avec les prestations sociales et l’éducation. »
L’objectif de 5 % du produit intérieur brut (d’ici 2035, selon les objectifs de l’OTAN) affecté aux dépenses militaires, d’armement et de défense ne pourra pas être couvert durablement par le « fonds spécial » assoupli. Par conséquent, des coupes budgétaires seront opérées dans d’autres domaines.
La pression sur le système social s’est intensifiée depuis longtemps. De plus en plus de personnes en ressentent les effets. Des organisations comme Human Rights Watch signalent déjà une augmentation significative de la paupérisation en Allemagne.

Il est grand temps de (ré)activer un mouvement antimilitariste.

La guerre commence ici. Coupez les ponts avec les producteurs d’armes.
Sabotez le bellicisme et le réarmement ! « Quoi qu’il en coûte. »
Jamais apte à la guerre ! Ni aujourd’hui, ni en 2029, ni plus jamais !

Munich (Allemagne) : lettre de la compagnonne N. depuis la prison d’Aichach (mai 2025)

Publié le 2025-08-10 13:35:21

Sur la vie d’une prisonnière

Tout ce qui rend cette société, dans laquelle nous sommes contraints de vivre, si hostile et si réfractaire à la vie, transparaît dans le lieu qu’elle a inventé pour rappeler à tous les êtres humains – ceux qui s’écartent de la norme comme ceux qui semblent pleinement s’y intégrer – ce qui attend quiconque franchit les limites ou sort de cet ordre : la prison. Un lieu qui, à la place ou en plus des condamnations à mort d’autrefois et d’aujourd’hui, met en œuvre une autre forme d’exécution : la mort suspendue. Enterrés vivants dans un tombeau jusqu’au jour de la résurrection, coupés de nos proches, du monde vivant et de l’impulsion naturelle de notre corps à se déplacer librement dans le monde, réduits à un numéro dans une machine parfaitement fonctionnelle, pour être gérés, observés, éduqués.

Lorsqu’on se retrouve pour la première fois dans les griffes de cette machine, on est surpris de voir à quel point tout nous semble familier. Certains diront même : « Ce n’est pas une punition. C’est un internat de rééducation. » Et ils ont raison. Mais ils oublient que nous ne découvrons pas la prison le jour de notre incarcération ; elle fait partie de notre vie depuis notre plus jeune âge : au jardin d’enfants, à l’école, à l’hôpital, puis plus tard au bureau, à l’usine, à la caserne, à la maison de retraite. Triés et rangés, habitués dès le plus jeune âge au tic-tac de l’horloge et au rythme des machines, enfermés dans des cavernes de béton, coupés du rythme pulsatoire du devenir et du déclin, réduits à une fonction dans le système, conditionnés à considérer le pays et ses habitants en fonction de la valeur monétaire que l’on peut en tirer, pleins d’ignorance, voire de mépris arrogant envers toutes les activités et compétences liées à la subsistance et à l’auto-organisation.
La prison n’est que l’institution coercitive la plus flagrante pour apprivoiser la matière humaine, parfois difficile à modeler. Quiconque s’écarte de la norme et perturbe le rythme de la machine sociale peut être rassemblé et géré.

Pour légitimer son existence, on nous présente la prison comme un lieu de punition, d’expiation et de prévention, où sont punies les personnes qui ont enfreint les règles de la bonne coexistence sociale, en blessant, volant ou tuant autrui. La prison s’approprie les conflits, les agressions, les violences que les gens s’infligent les uns aux autres ou à d’autres, et prétend les résoudre. Ainsi, la prison abrite toujours des personnes pour lesquelles on souhaite sincèrement le pire.

Mais les mêmes justes qui condamnent ces personnes ouvrent également la voie à ceux qui promeuvent et financent le développement de machines à tuer toujours plus sophistiquées, à ceux qui forment et envoient tuer des centaines de milliers de personnes, à ceux qui organisent le contrôle et la surveillance de populations entières, à ceux qui détruisent des cultures et des modes de vie entiers, à ceux qui s’enrichissent en exploitant les humains et la nature et qui en tirent une position de pouvoir. Ainsi, alors que tous ceux-là, avec le soutien des justes, pillent et asservissent le monde, et utilisent bien sûr leurs prisons pour éliminer leurs rivaux les plus redoutables, on retrouve néanmoins dans les prisons principalement des pauvres, des inutiles et des superflus, des rebelles et ceux qui n’ont pas réussi à s’intégrer à cette société. La prison sert alors de dernier recours pour « s’occuper » de ces personnes, ou simplement pour s’en débarrasser.

Aujourd’hui, ce colosse artificiel rappelle silencieusement et de manière menaçante la discipline et l’ordre, créant une séparation rarement franchie entre le monde extérieur et les malheureux qu’il dévore. Il y a un peu plus de dix semaines, ces portes se sont également refermées sur moi [la lettre est de mai], et je fais désormais partie de cet autre monde créé par l’homme, pour une durée indéterminée. Maintenant, moi, numéro n° 97/25, je suis assise dans ma tombe de huit mètres carrés, la cellule 003, et j’attends. J’attends que la tempête qui s’est déchaînée autour de moi et de mon compagnon M. révèle sa nature et son ampleur. Les informations ne me parviennent que par petites doses, car dans cet autre monde, le temps s’écoule différemment. Les semaines et les mois passent, et le silence auquel j’ai été condamnée résonne encore trop fort dans mes oreilles.

À ce jour, je n’ai pas eu accès au dossier, ni à celui concernant la procédure liée au journal Zündlumpen, qui sert de base à l’exécution de ce mandat d’arrêt, ni à celui concernant la nouvelle procédure engagée contre moi et mes compagnons. À ce jour, personne d’autre que mes parents n’est autorisé à me téléphoner ou à me rendre visite. Les lettres qui me sont adressées mettent entre deux semaines et deux mois à me parvenir, et celles que j’envoie mettent autant de temps à arriver à destination. Si ces lettres contiennent des éléments indésirables, elles sont retenues. Il m’est interdit de parler de la procédure, sauf avec mon avocat. Les flics sont en ligne quand je téléphone, ils sont assis à côté de moi quand je reçois des visites, ils lisent toutes mes lettres. Mais je dois leur reconnaître un mérite : au moins, ils le font désormais ouvertement. Après toutes leurs manœuvres plus ou moins réussies de dissimulation de ces dernières années, c’est un changement agréable.

Le prétexte invoqué pour cette nouvelle répression : risque d’évasion. Dans une procédure connue depuis déjà trois ans. Mon compagnon M. et moi-même serions prétendument entrés en clandestinité juste avant cette procédure à Munich, car nous vivions dans une cabane que nous avions construite nous-mêmes dans une forêt, située juste à l’extérieur des limites de la ville de Munich.

C’est ainsi que le 4 février 2025, un mandat d’arrêt a été délivré contre M. et moi-même, puis exécuté le 26 février. Comme tant d’autres sans-abri par une froide soirée d’hiver, nous étions tous les deux assis dans une bibliothèque munichoise chauffée, avec électricité et Internet, lorsque des hommes et des femmes en civil nous ont agressés, jetés à terre et menottés. On m’a ensuite emmené dans la cage d’escalier. Je n’ai plus revu M. depuis ce jour.

Ils m’ont conduit au service de Sécurité de l’État (Staatsschutz, SS) pour m’interroger, où ils ont tenté pendant des heures, sans succès, de me faire parler en proférant des mensonges diffamatoires contre M. Vers minuit, un flic de la brigade canine (Hundestaffel, HS) a prélevé un « échantillon olfactif » en frottant un mouchoir sur ma nuque. Vers deux heures du matin, ils m’ont déposée à la préfecture de police (Polizeipräsidium, PP), où j’ai pu passer le reste de la nuit dans l’une de leurs confortables cellules de détention. Le lendemain, j’ai été présentée au juge d’instruction et, après un séjour de près de quatre heures à la prison pour femmes de Stadelheim, j’ai été transférée sans autre explication dans celle d’Aichach.

Une semaine plus tard, les flics sont revenus me chercher pour me déshabiller de force dans une clinique munichoise, où ils ont photographié chaque irrégularité et chaque tache de ma peau, à la recherche de traces de brûlures. Sinon, j’ai passé les deux premières semaines complètement isolée du monde extérieur. Au bout de deux semaines, mon avocat est venu me voir, au bout de trois semaines, j’ai pu téléphoner à mes parents pour la première fois, et au bout de quatre semaines, on m’a remis les premières cartes postales et lettres. Un grand merci à toutes celles et ceux qui m’ont écrit : les lettres et les cartes sont un rayon de soleil dans la monotonie de la grisaille de la prison et sur les murs jaune-tabac de la cellule. Continuez comme ça !

Une séparation stricte d’avec M. a été ordonnée, mais nous avons le droit de nous écrire. J’ai une cellule individuelle et je bénéficie de quatre à six heures d’ouverture par jour, c’est-à-dire que les cellules sont ouvertes et que mes codétenues et moi-même pouvons nous déplacer librement dans notre couloir. Pendant les heures d’ouverture, nous avons droit à une heure de promenade dans la cour. À ce jour [mai], je n’ai toujours pas mes vêtements ni mes livres, car les deux me sont interdits. Rien ne peut m’être donné, je ne peux rien donner à l’extérieur. Les journées sont parfois longues, mais en principe, je sais m’occuper et utiliser de manière assez judicieuse tout le temps dont je dispose soudainement.

Contrainte à la normalité de la vie carcérale, soumise à la volonté d’autrui, soumise au diktat du temps et à une « structure quotidienne », confrontée à la bureaucratie et à des règles mesquines, et presque complètement coupée de mes proches et de la Terre mère, cette expérience me conforte chaque jour davantage dans ma décision de ne pas accepter comme une fatalité ce monstre qu’est la société, mais de continuer à me battre pour une autre façon d’être ensemble, pour une autre relation avec le monde vivant.
Et je voudrais moi aussi rappeler le vieux proverbe chinois : « Celui qui lit ceci est stupide ! »

Et dans cet esprit, je souhaite à tous et toutes, à l’intérieur comme à l’extérieur, la force de défendre nos idées et de ne pas nous laisser intimider. Et lisez le journal « Zündlumpen » [2019-2021], les ami.es, il y a quelques bonnes choses dedans !

Votre N.
Prison d’Aichach, mai 2025

Note :
Après plus de quatre mois d’incarcération, N. a enfin reçu ses vêtements personnels début juillet. La prison continue d’entraver les commandes de livres en librairie.
Si vous souhaitez écrire à N. ou à M., envoyez un courriel à :
solidaritaet-mit-n-und-m (äääät)riseup.net


[Traduit de l’allemand de de.indymedia, 6 juillet 2025]