Vive l'Anarchie - Semaine 32, 2022

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Vancouver : Plusieurs succursales de la RBC ciblées #AllOutForWedzinKwa

Publié le 2022-08-10 06:05:05
Août 092022
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Tôt lundi matin, plusieurs petits groupes ont ciblé 7 succursales de la RBC réparties dans le soi-disant Vancouver. Nous avons endommagé des serrures, brisé des fenêtres et laissé des messages.

La RBC continue de financer le projet de gazoduc Coastal Gaslink qui traverse le territoire des Wet’suwet’en. Elle viole la loi Wet’suwet’en et se fait complice de la criminalisation des défenseur.e.s des terres sur leur propre territoire.

Nous n’avons pas oublié la RBC. Le manque d’attention des médias ne diminuera jamais notre haine pour CGL et leurs financiers. La répression de l’État n’enlèvera pas la joie de détruire leur propriété.

Puissions-nous trouver l’amour et la solidarité dans la lutte contre les projets extractifs.

Fuck la RBC. Fuck la GRC. Pas de pipelines sur le Yintah Wet’suwet’en.

Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) : mutinerie au centre de rétention

Publié le 2022-08-10 06:20:03

Le Mesnil-Amelot : des étrangers en situation irrégulière
se mutinent au centre de rétention administrative

Le Parisien, 7 août 2022 (extrait)

Des violences ont éclaté au centre de rétention (CRA) du Mesnil-Amelot, samedi soir entre 21h30 et 23h30. Le plus grand CRA de France est situé près des pistes de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Il abrite actuellement 150 ressortissants étrangers sans-papiers qui y sont retenus dans l’attente d’une décision judiciaire sur leur sort, la plupart redoutant une expulsion vers leur pays d’origine.

« Une trentaine de personnes retenues s’est rebellée et a mis le feu à des matelas et au mobilier dans deux bâtiments, s’en prenant également aux policiers assurant la surveillance du centre », indique un délégué Unité SGP police. Les retenus ne sont pas des détenus, s’ils n’ont pas le droit de quitter le CRA, ils peuvent circulent librement à l’intérieur des bâtiments et des cours.

Pendant ce temps, des retenus se sont rendus sur les toits des bâtiments et d’autres ont tenté de s’enfuir en découpant les grillages. « Ils ont réussi à prendre l’ascendant sur les surveillants qui ont dû se mettre dans un endroit sécurisé en attendant l’arrivée des renforts », ajoute-t-il.

Cinquante policiers des directions départementales de la sécurité publique de Seine-et-Marne et de Seine-Saint-Denis, notamment de la brigade anticriminalité, ont été mobilisés. Sur place, les fonctionnaires ont réussi à rétablir le calme vers 1 heure du matin.

Finalement la soirée ne s’est soldée par aucune évasion ni blessé du côté des policiers mais les incendies ont provoqué de nombreuses dégradations dans les zones de vie des retenus. Les sapeurs-pompiers sont également intervenus pour éteindre les foyers.

Ce n’est pas la première fois que des émeutes éclatent sur le site. L’été dernier, trois retenus avaient réussi à s’enfuir pendant une mutinerie. Six mois plus tôt, des étrangers avaient déclenché un incendie pour protester contre une décision de justice les maintenant en rétention car ils avaient refusé un test PCR, nécessaire à leur expulsion du territoire français par avion.

Action à l’ambassade de Grèce à Paris en soutien à Michailidis

Publié le 2022-08-11 07:15:03

10 août 2022
Par Yannis Youlountas (source)
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[Français en dessous (action à l’ambassade de Grèce à Paris), English below]

Δράση στην Ελληνική Πρεσβεία στο Παρίσι για το Γιάννη Μιχαηλίδη ! ✊❤️

★ « Άμεση απελευθέρωση του αναρχικού συντρόφου μας Γιάννη Μιχαηλίδη!

Ενώ έχει εκτίσει το ένα τρίτο της ποινής του και έχει βασανιστεί άγρια από τα όργανα καταστολής του κράτους, ο Γιάννης Μιχαηλίδης τιμωρείται ακόμα για την συνεπή του στάση απέναντι στα πιστεύω του : το ελληνικό κράτος τον καταδικάζει σε καταχρηστικό εγκλεισμό ενώ σύμφωνα την ελληνική νομοθεσία, δικαιούται να αφεθεί ελεύθερος με περιοριστικούς όρους.

Μετά από 67 ημέρες απεργίας πείνας που τσάκισαν την υγεία του και τον έφεραν στο χείλος του θανάτου, και μετά την οριστική απόφαση του δικαστηρίου να απορρίψει τα αιτήματά του, ο Γιάννης πήρε τη δυσκολη και θαρραλέα απόφαση να αναστείλει τον αγώνα του. Απόφαση που θα ήταν εξίσου δύσκολη και θαρραλέα αν είχε αποφασίσει να συνεχίσει. Σεβόμαστε και στηρίζουμε την απόφασή του, καθώς είναι δική του, και εκφράζουμε την αλληλεγγύη μας στον δίκαιο αγώνα του ενάντια σε ένα ταξικό και αυταρχικό σύστημα που θέλει τους εχθρούς του νεκρούς.

Τη στιγμή που το κίνημα αλληλεγγύης στον Γιάννη εντάθηκε στην Ελλάδα, οι σύντροφοι στη φυλακή ξεκίνησαν απεργία πείνας, οι δράσεις αναρχικών ομάδων πολλαπλασιαστηκαν με καταλήψεις δημαρχείων όπως στο Ηράκλειο, κατάληψη του Εμπορικού και Βιομηχανικού Επιμελητηρίου και του Εργατικού Κέντρου Θεσσαλονίκης καθώς και με διάφορες συμβολικές δράσεις ενάντια σε τράπεζες και πολυεθνικές: Το κράτος παραμένει αποφασισμένο να κάνει τον Γιάννη παράδειγμα καταστολής των Ελλήνων αναρχικών. Καταδικάζουμε την αμείλικτη κρατική αδιαλλαξία καθώς και τις κυρώσεις εναντίον των συντρόφων μας. Καλούμε σε διεθνή αλληλεγγύη. Ενάντια στα συρματοπλεγματα και τις επαναπροωθήσεις όσων αναγκάζονται να εγκαταλείψουν τη χώρα τους, ενάντια στην όλο και πιο αυταρχική και βίαιη αστυνομική καταστολή και την όλο και πιο συντριπτική δικαστική στάση κατά των ακτιβιστών: Ανανεώνουμε την πλήρη υποστήριξή μας στον Γιάννη Μιχαηλίδη και καλούμε σε αποκεντρωμένες δράσεις αλληλεγγύης για την απελευθέρωση ΟΛΩΝ των κρατουμένων μας! Άμεση αποφυλάκιση του Γιάννη Μιχαηλίδη! Το πάθος για τη λευτεριά είναι δυνατότερο από όλα τα κελιά !

Αναρχικ@ χωρίς σύνορα »

★ « Libérez notre camarade Giannis Michailidis, anarchiste grec privé de ses droits !

Il est connu pour avoir visé le Parlement à coups d’arc et de flèches durant une manifestation le 23 février 2011, mais aussi pour avoir participé à plusieurs braquages de banques pour financer les luttes révolutionnaires en Grèce. Il a lutté aux frontières pour un accueil plus digne des réfugié.e.s syrien.ne.s, pour la fin des centres de rétention et plus généralement contre l’État capitaliste. Aujourd’hui, il paye le prix de sa solidarité et de son engagement : la réponse de l’État grec est l’enfermement.
Giannis a passé plus de 8 ans et demi en prison, et même subi de la torture. Malgré ses peines purgées, le pouvoir refuse de le libérer depuis plusieurs mois, sous prétexte qu’il refuse de renier ses engagements passés et de signer une promesse de ne jamais recommencer. En effet, Giannis a passé un tiers de sa peine initiale. Et donc selon la loi grecque, il devrait pouvoir être relâché en liberté conditionnelle. À l’issue de plusieurs procédures menées en vain par ses avocats face à l’État, Giannis a finalement débuté une grève de la faim le 23 mai dernier. Après 67 jours, son état de santé s’est tellement aggravé qu’il pouvait tomber dans un coma irréversible. Il a donc pris la décision difficile et courageuse de la suspendre, suite au refus définitif du tribunal d’accepter sa libération conditionnelle. Décision qui aurait été tout autant difficile et courageuse que s’il avait décidé de continuer.

Nous respectons et soutenons sa décision car c’est la sienne et nous exprimons notre solidarité avec sa lutte légitime et juste contre un système classiste et autoritariste qui veut voir ses ennemis morts.

Alors même que le mouvement social de solidarité envers Giannis s’est intensifié en Grèce, que des camarades en prison aient eux aussi entamé une grève de la faim, après de multiples actions d’organisations anarchistes, d’occupations de mairies comme à Héraklion, d’occupation de la chambre de commerce et de l’industrie, et de la bourse de travail, ainsi que plusieurs actions symboliques visant des banques et des multinationales : L’État refuse et reste décidé à faire de Giannis un exemple de répression envers les anarchistes grec.que.s.

Nous condamnons l’acharnement de l’État ainsi que les sanctions prises à l’égard de nos camarades. Nous invitons à une solidarité internationale. Contre les déploiements de barbelés pour repousser celleux contraint.es de fuir leur pays, contre la police toujours plus sécuritaire et violente, et face à la répression judiciaire toujours plus accablante envers les militant.e.s : Nous affirmons tout notre soutien à Giannis Michailidis, et appelons aux actions décentralisées de solidarité pour faire libérer TOU.TES nos prisonnier.es ! Liberté pour Giannis Michailidis ! Crève la taule, crève les CRAs et feu aux frontières !

Des no borders anarchistes »

★ « Free our Greek anarchist comrade Giannis Michailidis,
stripped of his rights!

He is known for aiming at the Parliament with a bow and arrow during a demonstration on 23 February 2011, but also for participating in several bank robberies to fund revolutionary struggles in Greece. He fought at the borders for a more dignified welcome of Syrian refugees, for the end of detention centers and more generally against the capitalist State. Today, he is paying the price of his solidarity and commitment: the Greek State’s response is imprisonment.

Giannis has spent more than 8.5 years in prison, and even suffered torture. Despite having served his sentences, the authorities have refused for several months to release him, on the pretext that he refuses to deny his past commitments and to sign a promise never to do it again. Indeed, Giannis has served one third of his original sentence. Therefore, according to Greek law, he should be released on parole.

After several unsuccessful proceedings by his lawyers against the State, Giannis finally started a hunger strike on 23 May. After 67 days, his health had deteriorated to the point that he could have fallen into an irreversible coma. He therefore made the difficult and courageous decision to suspend it, following the court’s final refusal to accept his parole. This decision would have been just as difficult and courageous asif he had decided to continue.

We respect and support his decision as it is his own and we express our solidarity with his legitimate and just struggle against a classist and authoritarian system that wants its enemies dead.

Even though the social movement of solidarity with Giannis has intensified in Greece, and comrades in prison have also started a hunger strike, after multiple actions by anarchist organisations, occupations of town halls as in Heraklion, occupation of the Chamber of Commerce and Industry, and of the Labour Exchange, as well as several symbolic actions against banks and multinationals: The State refuses and remains determined to make Giannis an example of repression against Greek anarchists.

We condemn the State’s relentlessness as well as the sanctions taken against our comrades. We call for international solidarity. Against the deployment of barbed wire to push back those forced to flee their country, against the ever more securitarian and violent police, and against the ever more overwhelming judicial repression of activists: We claim full support of Giannis Michailidis, and call for decentralized solidarity actions to free ALL our prisoners! Freedom for Giannis Michailidis! Shut down the prisons and burn the borders!

Anarchist no borders »




Source: Blogyy.net

Cet article a 3 ans. Le contenu et les informations peuvent être obsolètes. Dans le cadre de notre mission d'archivage, nous ne supprimons jamais les anciens articles pour documenter l'histoire du mouvement anarchiste au fil du temps.

Osny (Val-d’Oise) : mettre HS les quartiers disciplinaires et d’isolement de la taule

Publié le 2022-08-12 12:30:04
Val-d’Oise : pris de colère, un détenu provoque un incendie
et des dégâts importants à la maison d’arrêt

Le Parisien, 10 août 2022 (extraits)

Un détenu de la maison d’arrêt du Val-d’Oise à Osny a provoqué une sacrée pagaille, mardi 9 août, en fin d’après-midi. Il a provoqué un incendie et commis de nombreuses dégradations. Ce détenu avait été placé le matin même en quartier disciplinaire. Il avait agressé un surveillant. Plus tard dans la journée, il a demandé à pouvoir passer un appel téléphonique.

C’est à ce moment-là qu’il a été sorti de sa cellule et accompagné vers une salle dotée d’une cabine téléphonique. Celle-ci se trouve dans le quartier d’isolement, au-dessus du quartier disciplinaire. Il a essayé de joindre en vain sa femme par téléphone. C’est à partir de là qu’il s’est mis dans une colère terrible.

Il a commencé à tout casser dans la pièce où il se trouvait. Il a réussi à se procurer une barre de fer en démontant un meuble. Il s’est ensuite attaqué à la porte. Il a réussi à sortir dans la coursive où il a continué à commettre des dégradations importantes.

Il s’en est pris au réseau électrique, aux caméras et même aux conduites d’eau. Il a ainsi provoqué une inondation. Il a ensuite réussi à pénétrer dans une petite salle où était entreposé du matériel, notamment des draps et des couvertures. C’est là qu’il a trouvé un briquet avec lequel il a mis le feu à des objets divers.


Les sapeurs-pompiers du Val-d’Oise ont été alertés. Ils n’ont toutefois pas pu intervenir tout de suite en raison de l’état dans lequel se trouvait le détenu. Il a fallu faire appel aux équipes régionales d’intervention et de sécurité (Eris) du ministère de la Justice. Ils ont fini par intervenir conjointement. Le détenu a pu être maîtrisé et l’incendie a été éteint.

Pour Jérôme Nobécourt, secrétaire régionale du syndicat FO pénitentiaire, « Il n’est pas concevable qu’un détenu en quartier disciplinaire aille téléphoner depuis le quartier d’isolement. Il devrait pouvoir téléphoner depuis le quartier disciplinaire ou, si ce n’est pas possible, ne pas pouvoir téléphoner », ajoute-t-il. Il précise que l’établissement connaît actuellement des problèmes d’effectifs liés à un fort absentéisme.

En raison des dégradations commises, le quartier d’isolement et le quartier disciplinaire ont dû être évacués dans l’attente des travaux à réaliser. Les détenus du quartier disciplinaire ont regagné leur cellule. Les autres ont été placés dans une autre partie de la maison d’arrêt.

Indymedia Lille

Publié le 2022-08-14 20:25:02

Le camarade anarchiste Boris a été en prison à nancy maxéville depuis septembre 2020 pour le sabotage de deux antennes relais 5G pendant le premier confinement. Il était en prison depuis près d’un an quand, le matin du 7 août 2021, un incendie s’est déclaré dans sa cellule. Boris a été hospitalisé à l’hôpital de metz, puis au service de réanimation de l’hôpital de besançon. Il est actuellement au service des soins palliatifs du même hôpital.

Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé (en italiques, des extraits du serment d’Hippocrate)
Depuis le début de son hospitalisation, et malgré les rechutes, l’état de santé global de Boris ne cesse de s’améliorer. Cela n’a pas empêché le « collège médical » de l’hôpital de besançon de décider que ça ne valait pas la peine de le réanimer en cas de nouvelle sepsis, d’arrêter tout soin thérapeutique qui lui donnerait une chance de guérison et de le balancer au mouroir qu’est le service des soins palliatifs. Son « médecin » actuel, Elisabeth Batit, a « évalué » son état de santé et a décrété qu’il avait « peu de chances de guérir », malgré le fait que ses évolutions positives ne cessent de la démentir. Est-ce que les médecins se trompent ? C’est bien plus grave. Les médecins se basent, pour établir leurs diagnostics, sur de l’imagerie, des examens, des analyses, sans jamais tenir compte de son image clinique qui est bien différente de ce qui résulte des appareils. L’image mécanisée a plus de valeur diagnostique que l’image réelle. Donc puisque les machines le disent, Boris n’est pas « guérissable » et donc pas la peine d’essayer d’améliorer son état !

je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité
D’autant plus que Batit bloque systématiquement et délibérément tout transfert vers une autre structure médicale où il aurait de meilleures chances de guérir. Elle piétine ainsi un des principes fondamentaux de la « déontologie » et de l’éthique que les médecins se plaisent tant de rappeler, celui de la non-malfaisance, du mal causé intentionnellement et volontairement par un médecin contre son patient.
Là où la santé de Boris ne dysfonctionne pas ou peu, on l’oriente vers une mesure d’exception, occasionnant une perte totale de liberté sur l’aspect décisionnel de sa vie. Et à l’inverse, là où il rencontre d’importantes difficultés (paralysie totale ou presque des membres), on nie celles-ci en l’orientant dans un milieu ordinaire : ce qui est préconisé dans son état, c’est une hospitalisation à domicile(!)

Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune
discrimination selon leur état ou leurs convictions.
Je n’entreprendrai rien qui dépasse mes compétences.

Aucun État n’a jamais admis l’existence d’opposants politiques qui remettent en question et combattent son existence même. Il s’agissait de « bandits », d’« ennemis de la nation », souvent de « cas psychiatriques » afin de réprimer et de discréditer le discours et l’action politiques. Le pouvoir policier et judiciaire ont maintes fois tenté de dépolitiser les actes de sabotage de Boris en essayant de le présenter comme un psychopathe pyromane. De son côté, Boris a toujours assumé politiquement aussi bien l’action directe et la propagande par le fait elle-mêmes que ses actions contre la technologie entre les mains de l’État et du capital qui aboutit au fichage généralisé, à la surveillance constante et la marchandisation de nos corps et de nos vies.
Ce que le pouvoir judiciaire n’a pas réussi, c’est le pouvoir médical qui s’est chargé de le faire. Elisabeth Batit a fait un signalement au procureur de besançon en demandant sa « mise en protection juridique ». Des beaux mots (comme si la justice de l’État pouvait « protéger ») qui cachent derrière eux une réalité sordide : celle de l’infantilisation d’une personne adulte qui a désormais les mêmes droits et marges de manœuvre qu’un enfant. Une rétrogradation sociale, réservée aux personnes qui ne correspondent pas à la norme sociale, sanitaire ou mentale définie par l’État pour le compte du capital. Cette politique élitiste, sélective, voire eugéniste trouve un appui important au sein du corps médical qui n’hésite pas à la légitimer par son « savoir scientifique ».
Descendants des médecins collabos qui prenaient le pouls des personnes torturées pour dire aux bourreaux s’ils pouvaient continuer, Elisabeth Batit et Thomas Carbonnel, « expert » psychiatre, ont décrété que Boris était « influençable » (est-ce un terme médical ?), prétexte pour sa mise en « protection juridique ». Dans l’imaginaire collectif, une personne sous tutelle est trop souvent une personne « limitée ». Imposer une mesure de tutelle à Boris révèle un but politique clair : non seulement « psychologiser », voire « psychiatriser », mais aussi discréditer et dépolitiser son discours sous prétexte qu’il n’a plus toutes ses capacités mentales. Pour nous, ami.es et camarades anarchistes qui prenons le temps de discuter avec lui pendant des heures, il est clair que non seulement il a toutes ses capacités intellectuelles, mais en plus il démontre à chaque visite que sa mémoire fonctionne, qu’il a conservé son goût de la critique du monde social et politique, et plus largement cette combativité traduisant une envie évidente de vivre.

Puisque pour Batit, le serment d’Hippocrate c’est des mots creux, vides de sens, rappelons-lui la chute qui lui correspond parfaitement :
que je sois déshonorée et méprisée si j’y manque
c’est déjà le cas, Batit !

Nous appelons à l’action solidaire pour Boris par les moyens que chacun et chacune juge appropriés.

LA TÊTE HAUTE
LE CŒUR ARDENT
SOLIDARITÉ AVEC BORIS

Des camarades anarchistes