Vive l'Anarchie - Semaine 33, 2019

Sommaire

Brest (Finistère) : Une visite au local du PS

Publié le 2019-08-23 13:14:05

extrait d’Ouest France / mercredi 14 août 2019

Durant le week-end des 10 et 11 août, les locaux du PS, rue de Portzmoguer à Brest (Finistère), ont été tagués et des dégâts matériels ont été constatés par les salariés de la fédération du Finistère. […]

Quelque part en France : Libération de lapins

Publié le 2019-08-23 13:14:09

Bite Back / dimanche 18 août 2019

Dans la nuit du 17 août, on a aidé 13 lapin.e.s à se libérer de la ferme où ils étaient détenus.

Elles/ils allaient bientôt être assassiné.e.s, pour que des humains puissent consommer leur chair. Ils/elles étaient enfermés dans de petites cages surpeuplées et n’avaient jamais vu la lumière du soleil. La plupart d’entre elles/eux étaient des femelles enceintes.
On les a emmené.e.s loin de leur camp de torture. Aujourd’hui, pour la première fois elles/ils sentent le sol sous leurs pattes et le soleil sur leur fourrure.

Nos pensées vont en premier lieu à toutes les personnes que nous avons laissées derrière nous, dans le camp; ce sont des résistants qui survivent dans des conditions que nous ne pouvons même pas imaginer.

Nos actions ne sont pas héroïques, c’est le moins que nous puissions faire pour devenir complices de ces personnes détenus. C’est un devoir moral pour tout antispéciste d’agir dès maintenant, de profiter de notre privilège humain pour ouvrir toutes les portes.
Aucun terrien ne devrait être emprisonné.

Nous avons une pensée pour Matthias*, notre camarade détenu en Suisse, et pour chaque militant.e souffrant de la répression.
On ne fait que commencer. On arrive.

 

* depuis Renverse.co : « le 29 novembre 2018, Matthias et une autre activiste sont envoyés à Champ-Dollon [la prison du canton de Genève; NdAtt.], soupçonné-e-s de dégradations matérielles à l’encontre de restaurants, boucheries et affiches spécistes. La 2ème activiste sera relâchée après une semaine de détention. Matthias* [nom d’emprunt; NdAtt.] y croupira jusqu’à ce jour. Mirabelle*, une 3ème activiste y sera incarcérée elle aussi durant un mois avant d’être libérée. » Le 29 juillet, sa détention préventive a été prolongée encore de deux mois.

Valdoie (Territoire de Belfort) : Adieu le DAB

Publié le 2019-08-23 13:14:09

L’Est Républicain / dimanche 18 août 2019

Un distributeur automatique de billets extérieur de l’agence du Crédit Mutuel à Valdoie a été vandalisé et incendié, dans la nuit de samedi à dimanche. L’alerte a été donnée vers 1 h 10 par la société de télésurveillance qui assure la sécurité et la protection de la banque. L’agences est située au 22 rue Carnot.
« Selon les premiers éléments que nous avons recueillis », résume Laurent Demesy, président de la caisse locale de Valdoie Giromagny du Crédit Mutuel, « un inconnu a fracassé, avec un objet lourd comme un marteau l’écran, le clavier, le lecteur de carte bancaire, la trappe de sortie des billets et des récépissés. Il a ensuite aspergé le DAB d’un hydrocarbure, comme de l’essence, avant d’y mettre le feu. Ce serait un acte de vandalisme gratuit. Car l’argent qu’il contenait n’a pas été touché et ne pouvait pas l’être, tant le système est sécurisé. » [l’argent n’est pas tout – « La passion de la destruction est en même temps une passion créatrice » disait Bakounine; NdAtt.]


[in english]

Good Night Atalante

Publié le 2019-08-23 13:14:12
Août 192019
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Dans la nuit de lundi 12 aout 2019, trois membres d’Atalante Québec ont été attaqué.e.s.

Atalante est un groupuscule fasciste dont les membres ont pris part à de nombreuses agressions dans les dernières années (à commencer par l’attaque au couteau de la Coop L’Agité à Québec). Ce groupe s’inspire de CasaPound en italie et de Bastion social en france afin de tenter de faire revivre l’idéologie fasciste. Ses membres sont antisémites, homophobes, transphobes et colonialistes. Ils ne passeront pas.

Roxanne Baron et Jonathan Payeur ont eu leur jeep détruit (fenêtres brisées et du jus de moufette déversé à l’intérieur).

Jean Mecteau a eu son domicile et son tattoo shop vandalisé (grafitti NAZI SCUM et 161 (Action Antifasciste) et de la peinture noire sur sa porte et ses fenêtres).

Pourquoi eux ?

N’importe lequel des membres ou des sympathisants d’Atalante auraient pu etre visés. Cette fois ci, c’est tombé sur ces trois ordures là.

Roxanne Baron et Jonathan Payeur sont des membres des Québec Stomper, le gang de rue associé à Atalante. Jo est également un ancien skinhead antiraciste qui est passé du mauvais coté. Aujourdhui il se considere comme le sergent d’arme d’Atalante, c’est lui qui a accompagné Baptiste Gilistro et Louis Fernandez, deux jeunes recrues, lors de l’attaque du bar le Lvlop en décembre 2018.

Jean Mecteau est bassiste dans le band Légitime Violence, le groupe phare des fascistes de la province. Il est aussi propriétaire du salon de tatoo Jhan Art et il est fréquent qu’il réalise des tatoos aux références nazis ou fascistes pour ses ami.e.s.

Cette action est en solidarité avec toutes les victimes de l’extrême droite, à Québec, Hamilton, Montréal, Lyon et partout ailleurs.

Marseille (Bouches-du-Rhône) : Coucou à la députée LREM – 18 août 2019

Publié le 2019-08-23 13:16:05

Au cours du week-end des 17 et 18 août 2019, une permanence parlementaire de LREM a reçu de la visite: les murs ont été recouverts de tags, la boîte aux lettres forcée.

« La députée LaREM de la 3e circonscription des Bouches-du-Rhône, Alexandra Louis, a vu sa permanence vandalisée, le week-end. Situé rue Alphonse Daudet, dans le 13e arrondissement de Marseille, le bâtiment a été tagué de signes anarchistes et anti-CETA, et la boîte aux lettres de la permanence a été forcée. » (La Provence, 20.08.2019)

Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence) : Cibler l’ennemi

Publié le 2019-08-23 16:13:06

La Provence / mercredi 14 août 2019

Deux agences bancaires de Dignes-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence), la Caisse d’Épargne et la Banque Populaire, ont été visées par des dégradations, semble-t-il, dans la nuit de mardi à mercredi. Les vitrines, les portes vitrées ainsi que les deux Distributeurs de billets (DAB) ont été brisés partiellement. Le ou les auteurs ne sont toutefois pas rentrés dans les deux établissements. L’inscription « capitalisme ennemi du peuple«  a été taguée sur l’une des agences [on espère quand-même que les auteur.e.s de cette très belle action ne tombent dans les travers du mythe du « peuple »; NdAtt.].

Dax (Landes) : Tout seul, et pourquoi pas ?

Publié le 2019-08-23 16:13:09

France Bleu / vendredi 16 août 2019

Les enquêteurs ont peut-être enfin trouvé le responsable des feux aux passages à niveau de Dax. Un homme de 47 ans a été arrêté, placé en détention ce mercredi et mis en examen. Une information judiciaire a par ailleurs été ouverte.
Depuis le début de l’année, il y a eu cinq incendies volontaires sur deux passages à niveau dacquois, route de Tercis, et au niveau du rond-point de Peyrouton, avec à chaque fois le même mode opératoire.

Le dispositif était en effet toujours le même : une bouteille remplie d’alcool ou d’essence, une mèche et un pétard. Cela s’avérait plus ou moins efficace. Parfois, cela ratait complètement, mais parfois, le transformateur électrique prenait feu et donc les barrières des passages à niveau étaient bloquées. Le trafic des trains s’en était même trouvé ponctuellement perturbé.
Sauf qu’au début, les policiers n’avaient aucune piste. Ils ont lancé un appel à témoins fin juillet, ils avaient même arrêté deux jeunes début août, mais cela n’a mené à rien. La SNCF a finalement décidé d’investir dans une caméra de vidéosurveillance, et cela a payé.
En pleine nuit, l’homme a été arrêté alors qu’il installait une nouvelle bouteille d’essence. Il s’agit d’un ancien salarié de la SNCF, qui a des problèmes familiaux et professionnels, et qui est vraisemblablement perdu, marginalisé [pour le journaflics, si quelqu’un.e décide d’agir, seul.e, sans attendre les masses, il/elle ne peut qu’être « perdu » et « marginalisé »…; NdAtt.].
Il nie les faits. L’information judiciaire devra donc maintenant déterminer, avec des éléments matériels et ADN, si c’est bien lui le responsable de tous ces incendies.

Une affiche : Black bloc

Publié le 2019-08-23 16:13:10

Montreal Counter-Information / s.d. (mais ça tombe à pic; merci beaucoup à la personne qui l’a signalé)

BLACK BLOC : attaquer l’autorité, le capital et l’État dans les rues pour que toutes et tous nous joignent

C’est vrai que l’État n’est pas une vitrine, mais ce n’est pas non plus qu’un concept abstrait. Briser des vitrines n’est pas une action révolutionnaire. En fait, aucune action prise hors contexte et présentée en tant qu’abstraction n’est révolutionnaire. Nous ne pouvons ignorer les intentions et la stratégie de ceux et celles qui brisent des vitrines. L’État et le capital ne peuvent être attaqués en tant qu’abstractions. Ils peuvent être attaqués seulement dans leurs manifestations matérielles, leur existence sociale et leurs institutions. Il est impossible d’attaquer toutes les manifestations matérielles du pouvoir en même temps, elles doivent donc être attaquées une pièce à la fois.

Lorsque l’intention d’être dans les rues est simplement de revendiquer poliment plus de liberté à nos dirigeant.es, les manifestations deviennent des événements contrôlables et ultimement symboliques. Passivité et obéissance sont de règle du début à la fin lors de ces marches qui ne posent aucune menace à la continuité des systèmes de pouvoir. Nous devons nous débarrasser du rôle du dissident et de la dissidente démocratique qui demande la réforme du système qui doit être détruit. Le but n’est pas de demander à nos ennemi.es d’arrêter, mais de les forcer à arrêter.

Les personnes reconnaissant l’État et le capital en tant qu’ennemis jurés de la liberté – et qui veulent les détruire plutôt que de faire des compromis ou de dialoguer avec eux – utilisent parfois la tactique du « black bloc » dans les rues. Les « black blocs » sont des groupes de personnes portant des hoodies, pantalons, souliers et masques de la même couleur pour préserver leur anonymat et empêcher la police d’identifier et d’isoler qui commet une action particulière. Tout ce que vous avez besoin pour participer est un esprit de combat, des ami.es en qui vous avez confiance et divers vêtements pour se changer. Un « black bloc » n’est pas une gang – à moins qu’une gang soit un groupe partageant un désir d’agir ensemble pour la liberté. Ce n’est pas une organisation, mais une tactique pouvant être utilisée par toutes et tous voulant attaquer ce monde de misère, de travail, de dévastation écologique et de domination dans lequel ils et elles doivent vivre. Un bloc est uni par des intention communes de se révolter et non par adhésion à un groupe ou allégeance à un.e dirigeant.e; parce que les anarchistes s’organisent eux- et elles-mêmes et n’ont pas de dirigeant.es.

Depuis leur popularisation en Allemagne dans les années 1980, les black blocs ont été utilisés par des anarchistes pour réaliser leurs désirs d’attaque tout en minimisant les risques de répression des prisons et des tribunaux qui utilisent leurs lois pour protéger la propriété et les système du pouvoir. Cet ordre social qui nous emprisonne, nous exploite et nous domine peut être déstabilisé par des attaques et les black blocs permettent d’attaquer et de développer des forces communes. C’est pendant ces moments, où le pouvoir perd le contrôle que des points de références sont créés pour les révoltes qui viennent, que nous pouvons mettre le cap sur les insurrections.

C’est la police qui est la première ligne de défense de cet ordre social et le mythe de leur invincibilité est promulgué partout. Il y a un effort constant pour nous convaincre que les attaquer est tout simplement du voyoutisme. Nous savons mieux. Nous pouvons réclamer nos vies ensemble et nous rapprocher de la liberté en agissant contre les ennemi.es de notre liberté : la police et leur société-prison, les banques et autres institutions du capital ainsi que les bon.nes citoyen.nes délateurs.

Ceux et celles qui se révoltent sont souvent presenté.es en tant que voyous. Les autorités disent que nous sommes violent.es parce que nous sommes ceux et celles qui veulent vivre en liberté, qui refusent de reproduire les rôles oppressifs, qui veulent l’abolition des propriétés, du capital et de l’autorité pour un monde de liberté totale et de solidarité. Tout cela est pour nous distraire de l’immense et constante violence systématique par laquelle les pouvoir du capitalisme et de l’État maintiennent leur contrôle. En luttant pour mettre fin à cet ordre social, qui nous décrira toujours en tant que « violent.e », nous pouvons récupérer nos vies et notre dignité.

Dans une société qui priorise la propriété à la place de la vie, la propriété doit être détruite pour que nous puissions vivre.


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NdAtt. Un petit bémol à cette jolie affiche : il y a aussi, et tout le temps, la possibilité de s’en prendre à ce monde à peux nombreuse.e.s ou tou.te seul.e !