Vive l'Anarchie - Semaine 33, 2022

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Pouillé/Nalliers (Vendée) : saboter la flotte des agro-industriels [MàJ]

Publié le 2022-08-16 14:15:04

[Mise à jour plus bas :  revendication du sabotage paru dans la presse locale (qui s’est bien gardée de le reproduire intégralement) & condamnation de l’action par la Confédération Paysanne, qui rejoint ainsi logiquement ses collègues de la FNSEA et de la Préfecture.]

Vendée : deux réserves d’eau dégradées, la guerre de l’eau
est déclarée
Le Journal du pays yonnais/20 Minutes, 10 août 2022 (extraits)

Dans la nuit du 8 au 9 août dernier, deux réserves de substitution situées dans le sud Vendée, à Pouillé et Nalliers ont été vandalisées. Selon les premières constations, les bâches en plastique, qui tapissent les bassins, ont été découpées sur les bords.

Ces deux réserves, aussi appelées bassines, d’une surface d’environ 8 hectares chacune et contenant 807 000 m3 pour celle de Nalliers et 870 000 m3 pour celle de Pouillé, sont utilisés par les agriculteurs pour irriguer les cultures. Elles ont été construites en 2014 et en 2017. Propriétés du syndicat mixte Vendée Sèvre Autizes, elles sont remplies l’hiver en pompant l’eau des nappes phréatiques. Pour l’heure, l’eau de ces réserves devrait pouvoir être utilisée.

Mais les réparations vont coûter cher : « Les dégâts occasionnés sont en cours d’estimation mais il est évident que l’unité de mesure sera le million d’euros », poursuit le syndicat. « Ces actes de dégradation des réserves sont d’autant plus répréhensibles qu’ils ne sont pas signés, déplore le syndicat dans un communiqué. Le syndicat n’a donc aucun interlocuteur avec qui établir un dialogue constructif et faire évoluer les modes de gestion

Du côté des agriculteurs, la tension est à son comble. Rassemblés devant la préfecture de Vendée ce mercredi 10 août 2022, juste avant l’habituel Comité Eau qui se tient tous les 15 jours avec les acteurs de l’eau du département, les représentants du monde agricole ont laissé éclater leur colère.  » Aujourd’hui, les agriculteurs du sud Vendée sont en guerre. On vient de leur saccager leurs outils de travail, qui a été construit avec raison avec les autorités. On n’est plus dans le temps des négociations, on doit agir« , a déclaré Éric Porcher, responsable de la commission eau de la FDSEA.

Ces réservoirs d’eau géants ne font pas l’unanimité puisque des activistes dégradent régulièrement ces équipements, comme le 6 novembre 2021, dans les Deux-Sèvres voisins [voir par exemple ici ou ]. Les opposants aux bassines dénoncent notamment la privatisation de l’eau par certains agriculteurs.


Deux réserves d’eau pour l’irrigation dégradées
dans le sud Vendée, l’action revendiquée
La Nouvelle république, 10 août 2022 (extrait)

Mercredi 10 août en milieu de journée, un autre communiqué de presse est parvenu aux rédactions, émanant d’un groupe anonyme, si ce n’est son adresse e-mail « rivieresencolere », sous le titre « Nous revendiquons le débâchage de deux méga-bassines« . Une photo, visiblement prise en début ou fin de nuit sur une des réserves, accrédite son message…

Comme les journaflics locaux (qui l’ont reçu) n’ont pas tenu à le reproduire en entier, nous l’avons recherché par nous-mêmes, et le voici :

« Bonjour,

Nous sommes des jardiniers, des pêcheurs et des amoureux des cours d’eaux. Cet été, comme tout le monde, nous subissons la sécheresse et les restrictions d’utilisation de l’eau qui vont avec. Cet été, comme tout le monde, nous voyons les monocultures de céréales inadaptées à nos régions être grassement arrosées. Cet été, nous voyons les milions de mètres cubes d’eau, présents dans les méga-bassines, fondre comme neige au soleil. Une eau qui a été directement pompée dans les nappes phréatiques. Cette eau nous manque. Elle devrait servir en priorité à notre alimentation, aux rivières et à la diversité en faune et en flore qu’elles abritent.

Les méga-bassines sont le pansement d’une agriculture-industrielle en bout de course. Une industrie qui, à la place de nous nourir, tue les poissons et les abeilles et rend malade ceux qui la consomment. Il faut changer de modèle. Et pour commencer, il faut arrêter de construire et d’utiliser des méga-bassines.

Face à ce constat, nous ne pouvions rester sans rien faire. Alors, comme chacun le peut, la nuit du 8 au 9 août, nous avons enfilé des gants et masqué nos visages, nous avons pris des pinces et des couteaux, et nous avons enlevé la bâche qui recouvrait deux méga-bassines du sud vendée. Celle située au nord est de la commune de Nailliers proche de la départemntale D99 et celle au sud est de Pouillé. Pour prouver nos dires nous fournissons en pièce jointe deux photos prises cette nuit là.

Ce n’est pas une attaque contre les agriculteurs qui les utilisent, mais contre le système industriel qui les exploitent eux aussi. C’est aussi un message à la préfecture et au gouvernement: s’il n’y a pas vite un arrêt des projets de méga-bassines, nous appliqueront, de fait, un moratoire aujourd’hui plus que vital. Nous sommes des millions, à vivre directement les conséquences du réchauffement, à voir nos rivières s’assécher, et nous sommes prêts à passer à l’action.

Nous vous remercions de bien vouloir relayer ces informations et ce communiqué.

Cordialement »


Vandalisme des réserves d’eau : la Confédération paysanne
de Vendée appelle au calme

Ouest France, 12 août 2022
La Confédération paysanne de Vendée a réagi jeudi soir après qu’un groupe a vandalisé deux réserves d’eau du sud de la Vendée, à Nalliers et Pouillé. Elle condamne l’action et demande un moratoire.

Le syndicat appuie néanmoins sur le fait que cet acte de vandalisme, bien que regrettable, n’est pas surprenant vu la gouvernance défaillante de la gestion de l’eau selon eux. Un groupe s’autoproclamant jardiniers, pêcheurs et amoureux des cours d’eaux a revendiqué ces actes, arguant qu’ils n’étaient pas contre les agriculteurs mais contre le système industriel qui les exploite eux aussi.

Contre l’informatisation des Calanques

Publié le 2022-08-16 20:50:04

16 août 2022
Par Marseille Infos Autonomes (source)
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L’accès à certains espaces naturels est désormais conditionné à l’obtention d’un permis. Qui aurait pu l’imaginer à l’été 2019, avant que le monde bascule dans une logique de contrôle généralisée à toutes nos activités ? Probablement, personne ! Le Parc National des Calanques vient de franchir la ligne rouge en expérimentant un laissez-passer… numérique ! Les calanques de Sugiton et des Pierres Tombées se réservent. Improvisation, spontanéité, changement de plan, simple détour pour admirer un point de vue splendide sont donc exclus dans le monde des gestionnaires de la Nature.

Si nous ne refusons pas ces dérives, nous nous acheminons tout droit vers un monde où la Nature ne sera plus un espace de liberté. Notre crainte est qu’il en résulte dans un avenir proche, une Nature diminuée, un espace encastré dans le monde social, un espace géré, administré, contrôlé, surveillé. En d’autres termes, un prolongement de la ville dans les milieux naturels. La smart city étendra ses tentacules dans les campagnes, dans les parcs, dans les montagnes. Le monde deviendra entièrement socialisé, et nulle part on ne pourra se soustraire à sa propagande implicite. Insidieusement et à force d’accoutumance ; de banalisations en normalisations successives, la tumeur numérique aura tout le loisir de gangréner les moindres recoins de nos existences. Le virus de l’aliénation totale sévira.

Si nous ne refusons pas ces dérives, alors la start-up nation et l’industrie continueront à innover sur le juteux marché que représente la Nature à leurs yeux. Une Nature gérée, surveillée, connectée à laquelle on accède en cliquant !

Si nous ne refusons pas ces dérives alors nous nous soumettons à leur monde. Un monde machine où les visiteur·euses ne seront que des pions et des intrus·es, des flux gérés, optimisés, rationnalisés par la Tech. N’écoutons plus ces gestionnaires ni leurs experts. Ils ne travaillent qu’à leur préservation ; celle de leurs boîtes, de leurs organismes, des structures qu’ils mettent en place.

Refusons que l’accès à la Nature soit soumis aux volontés toxiques des technocrates et des politiciens. Refusons leur prétendue « écologie » et leurs pseudos « innovations ». Refusons les réserves à touristes !

Si vous aussi vous êtes surpris·e, opposé·e, gêné·e voire même ulcéré·e par cette mesure, alors rejoignez-nous pour en discuter et venez dire non à l’informatisation de l’accès aux Calanques.

Le samedi 20 août de 10h à 13h

À l’entrée de l’école des Beaux-Arts et d’Architecture

(Parking de la faculté de Luminy)

Nature et liberté !

Le Platane

leplatane@protonmail.com




Source: Mars-infos.org

Cet article a 3 ans. Le contenu et les informations peuvent être obsolètes. Dans le cadre de notre mission d'archivage, nous ne supprimons jamais les anciens articles pour documenter l'histoire du mouvement anarchiste au fil du temps.

Schrobenhausen (Allemagne) : Incendie au dépôt de Bauer, complice de la construction de Coastal GasLink

Publié le 2022-08-16 20:50:07
Août 162022
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Le 3 août, quelques semaines après que l’implication de la société allemande Bauer dans le processus de construction du gazoduc Coastal GasLink par la fabrication d’équipements pour le processus de forage ait été connue, les médias locaux rapportent un incendie nocturne dans la cour du bureau principal de la société à Schrobenhausen, en Allemagne.

Selon les médias, trois véhicules très coûteux ont été incendiés par des malfaiteurs inconnus. Au moins un d’entre eux est une de ces machines de forage en forme de phallus, utilisées pour violer la terre lors de la construction de pipelines dans le monde entier. Alors que les photos des médias montrent cette machine complètement brûlée, on rapporte que les incendies de deux autres machines ont pu être éteints, mais ont néanmoins causé d’énormes dégâts. Il est certain qu’aucune de ces machines ne sera utilisée de sitôt pour la construction d’infrastructures extractivistes, que ce soit sur le site de forage près de Wedzin Kwa ou ailleurs dans le monde.

Vaucluse: sabotage contre les ravageurs de la ZAP

Publié le 2022-08-16 20:50:09

Vaucluse: sabotage contre les ravageurs de la ZAP

Contre la bétonisation et l’artificialisation de nos terres partout nous nous soulevons. À Pertuis (84), pour contester un projet absurde de plus, 4 maisons sont [requisitionnées]  occupées en novembre 2021 pour créer la ZAP, zone à patates. 7 mois plus tard et en réponse aux 150 arbres fruitiers plantés sur une parcelle menacée, l’epf Paca (établissement public foncier) voit sa demande d’expulsion exaucée avec l’aide de … 150 gendarmes mobiles. Ces robots du capital sont accompagnés par des machines tout aussi hideuses, venues détruire les habitations et retourner le champ qui abritait verger et potager. L’entreprise qui se charge du sale boulot c’est Marion TP.

Dans la nuit du 19 au 20 juillet 2022, des patates énervées ont abîmé quelques véhicules de Marion TP et fait voler en éclat les vitres de leurs bureaux. Violence ? Vengeance ? Non, c’est de la légitime défense. Car, quand des machines et des hommes moqueurs viennent vous chasser puis détruire les maisons dans lesquels vous vivez, il faut rendre les coups. « La prochaine fois : une maison rasé = un hangar brûlé » a été tagué sur les murs de l’entrepôt.

Ceci s’adresse à toutes les entreprises qui auraient le malheurs de couler une seule goutte de leur infect béton plein de sang sur les terres fertiles de Pertuis.

La ZAP de Pertuis (Zone à patates)
lazapdepertuis [at] riseup [point] net
https://squ.at/r/8o0s
https://zappertuis.noblogs.org/


Des squats en France https://radar.squat.net/fr/groups/country/FR/country/FR/squated/squat
Des groupes en France https://radar.squat.net/fr/groups/country/FR
Des événements en France https://radar.squat.net/fr/events/country/FR


MIA le 16 août 2022, https://mars-infos.org/sabotage-contre-les-ravageurs-de-6462

Limoges (Haute-Vienne) : une belle virée dans la caisse de l’éduc

Publié le 2022-08-16 20:55:03

Récemment, une éducatrice d’un foyer pour mineurs de Limoges a eu une drôle de surprise. Cherchant ses clés de voiture, elle ne les trouve pas, avant de s’apercevoir que ladite voiture, une BMW, avait proprement disparu. Elle dépose plainte, et la police parvient assez vite à la conclusion qu’un mineur de quinze ans dont l’éducatrice s’occupait était l’auteur du vol.

S’estimant assez habile pour conduire, cet adolescent se rend à Tulle, accompagné d’une jeune fille qui, disait-elle, devait s’y rendre. Une fois en Corrèze, la police, qui a repéré le véhicule volé, tente de l’intercepter. Mais le jeune conducteur refuse d’obtempérer et parvient à échapper aux forces de l’ordre, selon des circonstances inconnues. Un peu plus tard, la BMW est retrouvée abandonnée, son conducteur toujours en fuite.


Surprise trois jours plus tard au commissariat de Limoges : le jeune homme en question débarque et avoue tout ! Placé en garde à vue, il fait l’objet d’une convocation devant la justice le 18 octobre. En attendant, il est reparti libre.

[Affiche] : Mener notre guerre

Publié le 2022-08-16 20:55:05

Mener notre guerre

Cliquer pour ouvrir l’affiche

Des villes entières rasées au sol. Des soldats tuant des gens sans défense et terrorisés. L’exode de millions de personnes. Face à tant d’horreurs, la condamnation de la guerre est unanime. Notre estomac ne peut que protester, submergé par une sensation de nausée.

Ce qui n’empêche pas la plupart d’entre nous de vivre au milieu des dispositifs et des infrastructures qui rendent ces massacres possibles. Car oui, en effet, la guerre commence ici, chez nous. Dans les centaines d’usines, de fabriques et de laboratoires qui produisent en permanence les instruments de mort. Dans la logistique meurtrière qui permet l’acheminement ininterrompu d’armes et d’équipements. Dans les systèmes énergétiques qui alimentent la machine de guerre. Autant dire que tous les discours larmoyants pour la fin de la guerre sont une véritable hypocrisie, aussi longtemps qu’il y aura des industriels pour la produire, des politiciens pour la déclarer, des scientifiques pour l’innover, des généraux pour la gérer, bref tant que fleuriront les intérêts de ceux qui de près ou de loin y collaborent.

Est-ce que l’industrie militaire est protégée des regards indiscrets par d’épais écrans de fumée ? Toute cette production se déroule-t-elle dans de lointains bunkers souterrains ? Mais non, tout est là ! Exposé au regard de n’importe qui.

Si nous voulons encore communiquer quelque chose sans rester prisonniers du vacarme des jours, il ne reste alors qu’à hurler de tout notre souffle cette vérité inconfortable. Le massacre, le sang et la violence de la guerre ne sont pas l’exception ; ce sont des données centrales de cette société infâme pour en garantir la survie.

La logique de toute guerre est de nous plonger dans l’apathie et le désarroi. En effet, face à la force militaire qui paraît sans limites, toute intervention humaine peut sembler impossible. Comment agir dans un sens qui soit le nôtre lorsque les États et les armées s’entrechoquent férocement pareils à des géants sur la surface de la Terre ?

Se hasarder à des questions différentes peut être un bon point de départ pour sortir de notre impuissance et entrevoir des possibilités d’interventions. Où commence la guerre ? Qui sont ceux qui la produisent, l’innovent, la gèrent… et de quelle manière ? À partir de là, comment faire ?

Est-ce que le fait d’être contre la guerre signifie que nous voulons uniquement nous y opposer de manière pacifique ? Certainement pas. L’indignation passive ne nous sera d’aucun secours pour éviter que beaucoup d’autres morts suivent ceux de l’Ukraine et d’ailleurs. Si nous voulons oeuvrer à faire disparaître la guerre des États et tout ce qui va avec, il n’y a qu’une seule façon. Déclarer, nous, la guerre aux personnes, aux usines, aux laboratoires de recherche et aux infrastructures qui la rendent possible : les pieds d’argile de ce gigantesque corps écraseur.

des anarchistes

[Reçu par mail, 12 août 2022]

Rassemblement au tribunal de Grenoble le 07/09 : résistons face à l’acharnement répressif !

Publié le 2022-08-18 07:20:03

17 août 2022
Par CRIC Grenoble (source)
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À Gap, depuis juillet 2019, un collectif anti-carcéral nommé “Café Taule” offre un temps convivial aux proches en se rendant aux parloirs. Une brochure (ici) écrite avec les familles de prisonniers sort en janvier 2020. Le COVID arrive, limite les parloirs et toutes les intéractions sociales. Mais le travail d’analyse et de critique de l’enfermement continue et lors de la manif du 1er mai 2021, des feux d’artifices ont été lancés devant la maison d’arrêt afin de donner un peu de courage aux personnes qui sont à l’intérieur

A la suite de ça, les institutions répressives en ont profité pour cibler une personne qu’elles connaissent bien avec une GAV et des violences pendant celle-ci – suivies d’un procès se soldant par une comdamnation à 8 mois de bracelet + 1 an d’interdiction des Hautes Alpes et de manif.

L’appel de cette comdamnation sera jugé à Grenoble le 7 septembre 2022.

Avec ce verdict, mais surtout avec la multiplication des GAV et des procés à Gap de notre camarade pour des motifs imaginaires de violences sur policier ou refus d’obtempérer afin de masquer le harcèlement du procureur,la justice nous fait savoir que tout ce qu’elle veut pour les personnes qui refusent de se soumettre à l’autorité est l’isolement et la paralysie. Nous proposons au contraire d’étre les plus nombreu-x-ses possibles devant le tribunal et de choisir le ton que nous voudrions donner à ce rassemblement…

Pendant ce temps, la plainte pour violences policières classée sans suite par le Procureur de Gap n’a toujours pas été étudiée par la chambre d’instruction du tribunal de Grenoble…

Rassemblement le 7/09 à 13h devant le tribunal

Il y aura un goûter, des tables pour partager nos brochures. Nous voulons aussi profiter de l’occasion pour dire ce que nous pensons du systéme pénal et carcéral, donc n’hésitez pas à venir pour parler ou rapporter les paroles des personnes qui ne pourraient pas être là parce qu’elles sont enfermées. Tout atelier sur des outils et des expériences de résistance face aux institutions répressives et carcérales est également bienvenu !

Qui sommes nous ?

Le CARAMEL – Collectif Anti-Répression Alpin pour des Montagnes En Liberté est un collectif créé en 2021 pour soutenir les personnes faisant face à la justice et à la prison dans le département des Hautes Alpes (et alentours).

N’hésitez pas à nous rejoindre ou à soutenir financièrement la caisse antirep destinée à faire face aux frais de justice et de cantines des personnes visées par la répression et l’enfermement.

pour plus d’info sur le collectif : ici

vous pouvez nous contacter : caramel05@riseup.net




Source: Cric-grenoble.info

Cet article a 3 ans. Le contenu et les informations peuvent être obsolètes. Dans le cadre de notre mission d'archivage, nous ne supprimons jamais les anciens articles pour documenter l'histoire du mouvement anarchiste au fil du temps.

Wülfrath (Allemagne) : sabotage des voies ferroviaires de la carrière de chaux

Publié le 2022-08-18 10:45:07

Traduit de l’allemand de de.indymedia, 8 août 2022 (extrait)

Dans la nuit du 3 au 4 août 2022, nous, un regroupement offensif, avons saboté la voie ferrée de l’entreprise Lhoist Germany Rheinkalk GmbH près de Wülfrath à l’aide de différentes méthodes, en tordant les rails et en les rendant ainsi inutilisables. Ce faisant, nous avons fait attention à ce qu’aucune personne non concernée ne soit touchée. Nous avons opté consciemment pour des moyens offensifs car nous pensons que ces formes d’action doivent reprendre une grande place dans le mouvement pour la justice climatique.

Complémentaires des formes d’action existantes, elles nous offrent une possibilité de sortir de la situation politique stagnante et d’infliger des dommages tant aux entreprises qu’au système par des pas supplémentaires. Avec le sabotage des rails, nous avons effectivement coupé la plus grande carrière de calcaire d’Europe de ses plus importantes voies de transport de marchandises. Les deux principaux acteurs du site de production de chaux sont les groupes pesant des milliards RWE et Thyssenkrupp.

Pourquoi précisément cette cible ?

La société d’énergie fossile RWE exploite plusieurs site d’extraction de lignite en Rhénanie (entre autre la plus grande mine à ciel ouvert d’Europe, celle de Hambach). Cela ne lui suffit pourtant pas : malgré la décision de sortie du charbon depuis longtemps en souffrance, elle est sur le point d’exproprier le village de Lützerath près de la mine Garzweiler 2, pour étendre encore plus celle-ci. Pour l’exploitation des mines à ciel ouvert et des centrales électriques d’énormes quantité de calcaire sont nécessaires. La chaux est utilisée pour les processus de préparation prévus par la loi, sans lesquels la production doit être mise à l’arrêt.

Sur le plan politique RWE fait du lobby depuis des décennies contre une politique climatique efficace. L’entreprise a même participé à la formulation de lois énergétiques, allant bien entendu dans le sens de ses propres profits. Le pantouflage d’élus parlementaires est donc bien huilé : ainsi, juste après l’arrêt de ses fonctions au cours desquelles il s’était particulièrement fait remarquer par sa politique favorable au charbon, l’ancien ministre fédéral pour l’Économie et le Travail, Wolfgang Clement, a resurgi au conseil d’administration de RWE.
Depuis que cette entreprise, suite au débat s’échauffant autour de la crise climatique, peine de plus en plus à se justifier, il tente depuis 2011 environ, de ripoliner son image et de se présenter comme sauveur du climat. Vue l’histoire du travail de lobby de RWE, cela apparaît comme particulièrement cynique.
RWE doit être richement rémunéré pour la désormais inéluctable transition vers des énergies renouvelables : 2,6 milliards d’euros de paiements compensatoires sont envisagés. L’exemple des Pays-Bas montre ce qu’il en est réellement des efforts clamés de RWE pour davantage de protection du climat dès lors qu’elle se voit privée de ces « paiements compensatoires » : il y a un an, RWE a porté plainte contre la sortie planifiée du charbon de ce pays, ce qui a été rendu possible par l’accord de la charte énergétique.
Tout cela n’est passé inaperçu du côté du mouvement grandissant pour la justice climatique : depuis 2015 Ende Gelände bloque régulièrement l’infrastructure de RWE et dans les villages menacés la résistance se fait de plus en plus sentir, Lützerath est entièrement occupé et se prépare à empêcher la destruction. FFF et différentes ONG pointent aussi toujours plus fortement RWE et le rôle qu’elle joue.

Le deuxième bénéficiaire des livraisons de chaux que nous avons sabotées, Thyssenkrupp, reçoit moins de vents contraires. Les basses manœuvres de cette entreprise n’en sont pourtant pas moins délétères: On y trouve d’une part le passé national-socialiste presque obligatoire chez les entreprises allemandes et travaillé de manière douteuse. Elle est allée de pair avec un renforcement du pouvoir économique, le travail forcé et le soutien financier direct du NSDAP. Par ailleurs, l’entreprise s’est faite remarquer par son implication dans des atteintes aux droits humains comme les déplacements forcés de nombreuses familles au Mozambique. De plus, et ce n’est pas la moindre des choses, Thyssenkrupp est l’un des plus grands (et souvent oublié) producteur d’armement. Tout comme Rheinmetall & Co, Thyssenkrupp fait ainsi massivement de l’argent sur les guerres et profite du budget spécial prévu pour l’armement en étant chargée entre autre avec sa filiale « Thyssenkrupp Marine Systems » de produire des sous-marins et d’autres équipements militaires pour l’Armée fédérale et l’OTAN. Le régime d’Erdogan, qui attaque en ce moment le Kurdistan, est aussi un bon client de cette filiale.

Pourquoi faisons-nous le choix de moyens offensifs ?

Les crises et les guerres ne sont pas des accidents dans le capitalisme. Ce sont des conséquences logiques de ses lois et elles font partie de son « fonctionnement normal ». La seule issue possible de ce cercle infernal est donc la destruction et ainsi le dépassement de ce système économique et social.

Le danger pressant et existentiel pour toutes et tous, de la crise climatique progressant à vitesse grand V et du réarmement global, de guerre dans la durée comme au Yémen, au Kurdistan et en Ukraine – avec le potentiel toujours plus réaliste d’escalade jusqu’à une guerre mondiale voire atomique – est perceptible pour nous toutes et tous. Le constat supplémentaire que les puissant-e-s ne peuvent ni ne veulent résoudre ces problèmes a pour conséquence que nous devons passer à l’action ici et maintenant.

… D’autre part, il s’agit de saboter la destruction de notre monde pour garder ne serait-ce que les conditions matérielles pour cette autre société. Mais pour que des actions comme la nôtre ne restent pas une goutte sur une pierre toujours plus brûlante, il faut une toute autre dimension et intensification.

Notre action offensive doit se poser en de manière antagonique à l’ordre existant et tenter de briser la logique en vigueur afin de ne pas se laisser contenir par celle-ci.

Nous faisons ici référence au texte paru mi-juin et qui a circulé dans des parties du mouvement, prônant plus d’offensive dans les actions à venir. Nous sommes un regroupement qui est en train de s’approprier de premières expériences dans les formes d’action offensives et n’a définitivement pas de connaissances d’expert-e-s. Cette action était pour nous une première tentative, ayant aussi pour objectif d’encourager d’autres à faire des pas dans cette direction.

Nous renvoyons aussi avec joie à l’exemple réussi des camarades de Lausitz, qui ont saboté avec un crochet les caténaires de l’entreprise LEAG.

… Que ce soit dans des actions en petits groupes qui deviennent toujours plus grandes ou dans des actions de masse, comme par exemple cette semaine le Ende Gelände à Hambourg : sortons de nos formes de protestation établies et souvent inoffensives et osons des choses nouvelles ou oubliées pour nous opposer à la destruction ! Soumettons toujours à la critique les moyens utilisés et échangeons ensemble ! En des temps de guerre, de crise et de destruction, faisons ce qui est juste et indispensable !

[NdT : ce communiqué comportait également de nombreux liens internet, que nous n’avons pas reproduit : voir l’original en allemand]

Lusace (Allemagne) : sabotage d’une ligne ferroviaire de convoyeurs à charbon

Publié le 2022-08-18 10:45:10

Traduit de l’allemand de de.indymedia, 2 août 2022 (extrait)

Le week-end dernier, nous avons placé des « crochets » à plusieurs endroits des caténaires de la ligne de convoyeurs à charbon sur le site de Lusace (Lausitz) pour endommager ainsi les installations ferroviaires et perturber l’approvisionnement des centrales au lignite Schwarze Pumpe et Jänschwalde. Les « crochets » sont une forme d’action qui a fait ses preuves dans le cadre des protestations contre les centrales nucléaires. Avec peu de moyens, ils peuvent infliger des dommages importants, sans mettre en danger la vie ou la santé de personne. Nous nous excusons malgré tout pour la peur possible qu’a pu avoir le/la machiniste.

…Depuis des années, il y a aussi diverses protestations contre l’entreprise LEAG (Lausitz Energie Verwaltungs GmbH) et l’exploitation du charbon de Lausitz – toutes vaines. Le charbon continue à être exploité et ce n’est pas tout : bien qu’elle utilise illégalement 240 millions de mètre cubes d’eau et ait été condamnée à plusieurs reprises par différents tribunaux, LEAG obtient avec l’aide de l’État allemand un crédit de plusieurs milliards. Malgré le fait que la mine devrait être fermée en mai. Les coûts retombent sur d’autres : la population locale et les terrains naturels (protégés).

… Alors que LEAG semble connaître des difficultés financières, nous y voyons une chance pour notre mode d’action. Des pertes matérielles et les dommages financiers qui y sont liés offrent une possibilité de précipiter l’entreprise dans la crise et d’accélérer sa fin.

Le sabotage rend plus difficile le fait d’être ignoré et ensemble nous pouvons quitter le cadre d’actions purement symboliques, causer des dommages durables et provoquer un changement radical de système, que ce soit dans des actions de masse ou par beaucoup de petits groupes.

Nous devons prendre nous-même en charge un changement radical de système, trouver de nouvelles formes d’action qui se complètent, pour augmenter la pression et couper nous mêmes les centrales électriques.

signé : Les aimables crochets – bientôt aussi chez vous !

Hambourg (Allemagne) : barricade et coups de masse contre les empoisonneurs de la planète

Publié le 2022-08-18 10:45:13

Traduit de l’allemand de de.indymedia, 11 août 2022

A Hambourg, dans la rue Osterstrasse, les vitres de la grande entreprise énergétique Vattenfall ont été défoncées la nuit dernière. Un peu plus loin dans la rue une barricade s’est ensuite enflammée devant l’agence bancaire de la Deutsche Bank. Là aussi, les vitres ont été détruites, ainsi que celles de la boutique O2 d’en face. Des bombes de peinture ont aussi été lancées.

Il tombe sous le sens que cela s’est passé dans le cadre des journées d’action pour un changement de système et contre l’exploitation néocoloniale et la destruction de la nature (9-15 août). Vattenfall est un acteur majeur en terme de destruction environnementale, de l’énergie atomique à celle du charbon. La Deutsche Bank finance et participe entre autre à différentes entreprises exploiteuses. Elle est par exemple la principale créditrice de RWE qui détruit des forêts, des villages et le climat et collabore aussi aux nouveaux terminaux de gaz liquide de LNG. O2 développe différentes nouvelles technologies qui servent à l’infrastructure du capitalisme, consomment beaucoup d’énergie et étendent le contrôle. Comme par exemple l’extension du réseau 5G.

Des tracts ont été retrouvés sur place dans la rue, certainement laissés lors des attaques. En voici le contenu :

///recto///

Comment est-il possible qu’une énorme partie de la terre appartienne à une entreprise ou à un Etat qui peuvent l’exploiter entièrement pour leur profit ?

Qui peuvent en chasser les êtres humains et non-humains qui y vivent et anéantir complètement les plantes et les paysages ?

Qui ont le “droit” de répandre dans l’air des particules fines et des émissions que nous respirons toutes et tous ? De s’approprier et d’empoisonner l’eau ?

Qui a le pouvoir de prendre ces décisions et qui en profite ? Qui en souffre ?

Qui fait progresser le changement climatique avec les grandes industries et qui peut se protéger au mieux de ses conséquences ? Qui profite de la transition énergétique et qui en subit les conséquences, comme de l’extension de l’extractivisme et de tous les déchets ainsi produits ?

Qui peut s’acheter une bonne conscience avec un mode de vie éco-végane et ce style de vie change t-il quoi que ce soit aux situations décrites ici ?

Depuis quand la crise climatique devient-elle plus aiguë et la politique a-t-elle fait quoi que ce soit depuis lors pour y mettre un terme ?

///verso///

A vrai dire, la crise climatique est encore tout à fait supportable pour nous qui vivons en ville dans le Nord de l’Allemagne, n’est-ce pas ? Aux informations, on parle d’incendies de forêts mais cela reste encore limité…Ou bien devrions-nous peut-être regarder plus loin que le bout de notre nez ? En effet, les marchandises et l’énergie que nous consommons au quotidien ne proviennent de l’environnement dans lequel nous vivons mais pour la plus grande partie de lieux que nous n’avons jamais vus.

As-tu jamais été à proximité d’une mine de charbon et vu de tes propres yeux l’ampleur de la destruction ? Ou as-tu déjà parlé avec des personnes indigènes privées de leurs fondements vitaux par de gros projets énergétiques ? Expulsées de leur territoire et dont les proches se sont fait assassiner en luttant contre ? Ou avec des personnes ayant perdu leur lieu de vie en raison du changement climatique et qui en peuvent plus se sentir nulle part chez elles ? Pour changer quelque chose à la destruction et à l’exploitation de la planète ainsi qu’au dérèglement climatique et au néo-colonialisme, les appels à la politique ou aux entreprises ne servent à rien, car elles font partie du problème et profitent de tout cela. Tout au plus accommoderont-elles le tout d’une couche de vernis vert pour nous calmer.

Nous ferions mieux d’adopter une position d’hostilité vis-à-vis des profiteureuses de l’exploitation et de les attaquer et de les saboter de différentes manières.Contre le système de destruction et d’oppression à l’échelle mondiale, il y a aussi, partout dans le monde, des luttes qui prennent le problème à la racine.

Étendons la révolte – devenons ingouvernables !

Berlin/Saxe (Allemagne) : deux mouchards GPS trouvés sous un véhicule

Publié le 2022-08-18 10:45:15

Traduit de l’allemand de de.indymedia, 11 août 2022

Récemment, deux mouchards GPS ont été découverts sur un véhicule. Après que le premier appareil ait été découvert et retiré au milieu de la semaine dernière, un appareil de facture identique a été placé peu après presque au même endroit. Celui-ci a également pu être trouvé et rendu inutilisable.

Les appareils avaient été placés dans un espace creux entre le revêtement en plastique du pare-chocs et la carrosserie, précisément derrière la roue arrière gauche. Les appareils sont équipés d’aimants en néodyme, c’est-à-dire d’aimants particulièrement puissants, de sorte qu’ils adhèrent à la carrosserie sans colle ni ruban adhésif.

Les traceurs GPS se composent de deux boîtiers métalliques reliés par un câble. Le premier boîtier contient exclusivement un pack de batteries au lithium polymère ; un connecteur à trois broches est fixé sur la face avant du boîtier. Cette connexion est reliée par un câble à la deuxième boîtier métallique, le mouchard proprement dit.

Sur la partie supérieure du traceur lui-même se trouvaient deux antennes dévissables, ainsi que la connexion pour le câble d’alimentation. À l’intérieur, on trouve à nouveau une petite batterie (sur le deuxième appareil, la batterie « interne » du traceur était un peu plus grande, le boîtier métallique aussi), ainsi que les composants électroniques du traceur proprement dit.

L’appareil reçoit des données GPS et les envoie ensuite au serveur des autorités chargées de l’enquête via une connexion de télécommunication. Les cartes SIM correspondantes, fournies par l’opérateur Telekom, pourraient être sécurisées dans les appareils eux-mêmes.

Les appareils sont fabriqués par la société Deutsche Elektro- und Sicherheitsanlagen GmbHDESAG. La marque « telematic », qui est celle de l’entreprise qui a fabriqué les appareils en question, est située dans le pôle Innoviations- und Gründerzentrum à Berlin Adlershof.

Voici la description éloquente que l’entreprise fait d’elle-même :

« Bienvenue chez DESAG Telematic Sous le nom de FUGON, nous développons et fabriquons depuis 1992 des produits innovants dans le domaine de la télématique.
Le 1er septembre 2011, notre site de Berlin a été repris par la société DESAG Deutsche Elektro- und Sicherheitsanlagen GmbH Schwerin et poursuit ses activités sous la marque Telematic. Le développement et la fabrication comprennent l’ensemble des composants nécessaires aux systèmes de localisation d’objets mobiles pour la surveillance de véhicules et pour la gestion de flottes ».

L’appareil est proposé exclusivement aux autorités sous la désignation de NavKos T, l’accès à la liste de prix des appareils est protégé par un mot de passe. Le pack de batteries est désigné comme étant de type « AP-3 T ».

Le numéro de série des appareils est 1401.1 et ils sont numérotés en continu. Le numéro le plus élevé a été désigné par #40, tandis que le bloc d’accumulateurs portant le numéro de série 1404.1 a reçu le numéro #036. Pour les packs installés par la suite, la numérotation continue de la batterie était #035. Malheureusement, aucune numérotation n’était plus visible sur le traceur lui-même.

Ne spéculons pas sur cette histoire – vérifiez vos voitures et votre environnement !
Notre solidarité est plus forte que toute répression !
Free Lina – Free Them All !