Vive l'Anarchie - Semaine 34, 2019

Sommaire

Pays Basque : L’anti-G7 continue ! [+ Bilan de la répression]

Publié le 2019-08-29 21:24:04

Manif improvisée en ce milieu de semaine à Bilbao, après le sommet du G7 et sa concentration de bleus en uniforme.

Plusieurs dizaines de personnes en déambulation sauvage. Des tags contre le G7 ont été tracés sur des commerces, quelques vitrines de banques et leurs DAB ont été brisés.

D’autres rassemblements se sont tenus ailleurs au Pays Basque, en solidarité face à la répression du G7 (cf ci-dessous). Ce mardi 27 août, 250 personnes se sont rassemblées à Urrugne.

[Source: compte facebook de ‘G7 Non c’est non’, mercredi 28.08.2019]


Bilan du G7 à Biarritz par le collectif Anti-Rep’

Pas loin de 160 interpellations ont eu lieu durant ces quelques jours de contre-sommet. Une centaine de gardes à vues, traitées dans les comicos de Bayonne et de Hendaye; la dernière a été levée vers 19h30 lundi 26. Plus d’une vingtaine ont reçu des convocations pour des procès ultérieurs, programmés pour septembre ou octobre prochain. Le collectif a suivi de près une centaine de cas.

Plus grave, lundi la legal team a appris la mise sous écrou d’une 5e personne. Dans les mêmes conditions qu’un autre camarade samedi : sur simple décision du procureur, sans procès et sans possibilité de faire appel. Alors que plus tôt, trois camarades allemands ont été mis au trou de manière scandaleuse. A noter aussi plusieurs interdictions administratives de territoires pour des militants venant du pays basque Sud ou d’autres pays de l’UE, comme le camarade allemand refoulé par deux fois de ce lieu de lutte sur la seule foi de notes de renseignement. Le collectif anti-répression mobilisé pendant ce contre-sommet déplore enfin de nombreuses entraves hallucinantes aux droits de la défense que nous détaillerons plus loin.

Fait presque humiliant pour les hauts gradés du binôme police-justice, aucun procès n’a eu lieu lundi au TGI de Bayonne ! Aucun élément n’a donc été jugé assez déterminant pour envoyer des manifestant-e-s dans le grand spectacle de la justice de classe, les comparutions immédiates. Avant le sommet, il faut rappeler que les autorités avaient communiqué à fond sur un arsenal de répression hors du commun : forces de police estimées à 13.000 dans tout le périmètre, un centre de rétention vidé et converti en lieu d’interrogatoires, des flics OPJ venus de toute la France en « renfort » pour assurer les auditions, trois salles du palais de Justice de Bayonne réquisitionnées pour juger H24 les prévenu-e-s en comparution immédiates, et enfin une escouade de commis d’office embrigadés par le bâtonnier de Bayonne à qui on avait promis au moins 300 Gav par jour pour arrondir les fins de mois… Une indic infiltrée a même été débusquée sur le campement d’Urrugne — précisons, pour faire taire de sales rumeurs, que cette personne n’a jamais été, de près ou de loin, en relation avec notre collectif — alors que des témoins racontent avoir été approchés pour servir de mouchard à leur sortie de garde à vue… Grands moyens, pauvre bilan. La préfecture a même surestimé la mobilisation de la manif du samedi 24 à Hendaye, en matraquant le chiffre de 9000 (15000 pour les « orgas »), de loin exagérée, comme pour justifier le dispositif sécuritaire déployé.

Bilan chiffré plus précis:

Les interpellations ont quasiment toutes été préventives, suite à des fouilles de sac ou de voitures, pour des motifs fallacieux, avec ou pas d’éléments matériels (groupement en vue de…, attroupement malgré sommation, ports d’armes divers, quelques outrages…), malgré les engagements des autorités à n’arrêter personne de manière préventive ;
Les GAV ont été quasiment toutes prolongées de 24h. En sachant que la plupart des arrestations a eu lieu à partir de vendredi, cette astuce de procédure revient à interdire les gens de manifester, puisque leur sortie n’était pas possible avant dimanche soir ou lundi;
La grande majorité des GAV s’est soldée par des remises en liberté simple ou avec un « rappel à la loi » (qui signifie un abandon des poursuites mais qui implique une inscription dans un fichier policier, dont la trace peut ressurgir lors de la moindre prochaine infraction);
Le collectif a eu connaissance de 23 convocations pour des procès ultérieurs, à Dax ou à Bayonne, dans les semaines qui viennent (9, 20, 25 septembre, 1er, 11 octobre et 3 décembre).
Six personnes à notre connaissance ont été emprisonnées : les trois qui venaient d’Allemagne, qui n’ont pas pu être défendus par les avocat-e-s du collectif que leurs familles avaient pourtant désigné-e-s et pour lesquels les garanties de représentation que nous avions collectées n’ont pas été présentées par les commis d’office devant le tribunal ; les deux personnes contraintes de purger une ancienne peine sans pouvoir faire appel ; et enfin une autre qui est restée en détention provisoire de jeudi à lundi en attente de sa comparution à Dax — elle est sortie de détention lundi 26, placée sous contrôle judiciaire avec un camarade arrêté le même jour, jusqu’à leur procès le 9 septembre.
Le collectif va suivre ces dossiers avec ses avocat-e-s, faire marcher la solidarité avec les prisonniers et organiser avec les prévenu-e-s une défense collective. Pour la seule journée du 20 septembre, il y aura 12 procès à Bayonne et notre collectif appelle à lancer partout des actions de solidarité et de soutien pour alimenter la caisse collective (lien à faire circuler: ici: https://bit.ly/antirepG7)

Dans l’ensemble, toute personne qui osait trainer dans le périmètre du sommet était susceptible de subir une privation de liberté, après des contrôles routiers, des contrôles et des fouilles, lors d’arrestations parfois brutales autour du campement de Urrugne, en marge des quelques rassemblements non déclarés qui ont émaillé la semaine, ou encore à Bayonne, dimanche, ou à la gare de Hendaye lundi, lors de provocations policières ou de faux prétextes destinés à faire encore plus de chiffre…

Plusieurs cas affligeants ont été constatés par notre collectif sur la gestion de l’ordre de ces quelques jours de contre-sommet. Liste non exhaustive :

Un OPJ propose à un gendarme mobile de prêter serment afin qu’il serve d’interprète pour les auditions de ressortissants espagnols. Erreur de débutant : ce mélange des genres est bien entendu hors procédure, et tous les actes établis dans ces conditions peuvent être annulés.
Certains PV d’interpellations étaient rédigés de telle manière que les prévenus n’avaient aucun moyen de connaître la raison exacte de leur privation de liberté ; dans la case « motif », des flics zélés ont rempli des codes dits « NATINF » (nature de l’infraction), sans jamais traduire le code en langage naturel (ça doit être ça la « police algorithmique »). Ne pas savoir pourquoi on vous arrête c’est le premier degré du procès inéquitable.
Les locaux du CRA de Hendaye, aménagés pour gérer en masse les gardes à vue, n’ont pas été aménagés dans les règles. Les pièces où s’entretenaient avocat.e.s et prévenu.e.s ne fermaient pas, ce qui remet en question la confidentialité des échanges ; tout acte établi dans ces conditions devrait, en théorie, être annulé.
En garde à vue chacun-e est en droit de choisir son avocat, ou de ne pas en choisir; cet-te avocat-e peut se faire substituer à tout moment par un-e autre, sans que ni le bâtonnier du lieu, ni le procureur ne puisse imposer des commis d’office. Or durant quatre jours, sur ordre du proc, les OPJ ont multiplié les prétextes débiles pour imposer l’un-e des quelques 70 avocat-e-s recruté-e-s à la dernière minute par le Bâtonnier au titre de la commission d’office. Dès que les personnes désignaient les avocat.e.s du collectif, les flics faisaient croire à une indisponibilité imaginaire, et qu’en cas d’insistance personne ne serait défendu-e. La legal team a obtenu de nombreux témoignages précis de ces entraves délibérées;
Le bâtonnier Teddy Vermote, qui se fait mousser dans la presse comme chevalier blanc des personnes interpellées, a joué dans ce cirque un rôle déterminant, prenant ses consignes en ligne directe avec le procureur de Bayonne et même, au dessus, avec le parquet général de Pau.
Le collectif antirep ne va pas s’apesantir sur le fond à propos de ces entraves de procédures. C’est toutefois le signe qu’un travail collectif, contruit de manière autonome pour mettre en échec la machine d’oppression d’Etat, a plus que jamais du sens. Le collectif antirep du contre-sommet s’est en effet constitué de manière autonome aux oganisations regroupées dans les plateformes G7EZ et Alternative G7. Avec comme principal objectif de s’organiser pour ne laisser personne isolé-e face aux flics, aux juges et aux matons. Nous nous sommes entendus avec un groupe d’avocat.e.s sur un ensemble de principes politiques tels que : ne pas collaborer avec les flics en gardant le silence durant la garde à vue et les auditions, ne pas alimenter le travail de la police en refusant fichiers d’empreintes et d’ADN comme l’accès à nos téléphones privés, ne pas balancer ou se dissocier d’autres interpellé-e-s selon leurs modes de lutte, et face à la justice de classe faire jouer la solidarité en lançant des caisses de défense collective. Ce sont ces principes que redoutent nos ennemi-e-s. La rage enchante nos rêves, la solidarité est notre arme. Sachons nous en saisir à tout moment.

Le collection antirepression du contre-sommet du G7

[Source : https://g7borroka.info/bilan-antirep]

Grèce: Exarcheia sous occupation policière !

Publié le 2019-08-29 21:24:04

Grèce: Exarcheia sous occupation policière !

Alerte! Ce que nous vous annoncions depuis un mois et demi vient de commencer ce matin, peu avant l’aube. Le célèbre quartier rebelle et solidaire d’Athènes est complètement encerclé par d’énormes forces de police : de nombreux bus de CRS (MAT), des jeeps de la police antiterroriste (OPKE), des voltigeurs (DIAS), des membres de la police secrète (asfalitès), ainsi qu’un hélicoptère et plusieurs drones.

Lieu unique en Europe pour sa forte concentration de squats et d’autres espaces autogérés, mais aussi pour sa résistance contre la répression et sa solidarité avec les précaires et migrants, Exarcheia était dans le collimateur du gouvernement de droite depuis son élection le 7 juillet. Le nouveau premier ministre Kyriakos Mitsotakis en avait fait une affaire personnelle, d’autant plus qu’il avait été raillé début août pour ne pas avoir réussi à atteint son objectif de « nettoyer Exarcheia en un mois » comme il l’avait annoncé en grandes pompes.

Ce matin, 4 squats ont été évacués : Spirou Trikoupi 17, Transito, Rosa de Foc et Gare. L’offensive concerne pour l’instant la partie nord-ouest du quartier, à l’exception notable du squat Notara 26, réputé mieux gardé et très important symboliquement pour le quartier en tant que premier squat historique de la « crise des réfugiés » au centre ville d’Athènes. On compte pour l’instant une centaine d’arrestations, ainsi que des agressions brutales contre des personnes tentant de filmer. Seuls les médias de masse au service du pouvoir ont l’autorisation de couvrir l’événement.

Au total, il y a 23 squats dans Exarcheia plus 26 autres autour du quartier, soit un total de 49 concentrés sur une zone assez petite. 49 squats auxquels il faut ajouter d’autres types de lieux autogérés, dont certains en location (Espace Social Libre Nosotros, magasin gratuit Skoros, etc.) ainsi que des dizaines de logements particuliers regroupant des groupes de militant.es, souvent près des terrasses pour permettre un accès au-dessus des rues.

Sur les squats qui se trouve précisément à l’intérieur d’Exarcheia, 12 sont des squats d’hébergement pour les réfugié.es et migrant.es et les 11 autres sont des squats de collectifs politiques anarchistes et antiautoritaires (même si la plupart des squats de réfugié.es sont aussi évidemment très politiques, à commencer par le Notara 26 et Spirou Trikoupi 17 avec des assemblées directes et beaucoup de liens avec le reste du mouvement social).

Dans les squats de Spirou Trikoupi 17 et Transito (que les valets du pouvoir sont maintenant en train de murer), plus d’une quinzaine d’enfants ont été arrachés à une existence paisible et heureuse pour être subitement envoyés dans des camps. Ces sinistres camps sont insalubres et surpeuplés, les migrant.es y sont mal nourri.es et souffrent des variations de températures, subissent des humiliations et parfois des tortures, et Mitsotakis exige de surcroît qu’ils soient tous bien fermés et, à l’avenir, complètement coupés du reste du territoire.

Le visage de l’Europe ne cesse de se durcir à l’instar de ce qui se passe également sur les autres continents. Cette évolution toujours plus autoritaire du capitalisme conduit à nous interroger sur ce qu’annonce l’ère actuelle : l’offensive contre les poches d’utopies couplée à l’enfermement des boucs émissaires rappelle des heures sombres de l’Histoire.

Le monde entier devient fasciste et la Grèce en est, une fois de plus, l’un des laboratoires.

Mais rien n’est fini. Septembre arrive bientôt. Les jobs saisonniers se terminent. Le mouvement social se rassemble et s’organise à nouveau. Des lieux comme le Notara 26 et le K*Vox sont sous haute surveillance. Des ripostes se préparent, ainsi que plusieurs grands événements mobilisateurs. L’automne sera chaud à Athènes.

Résistance !

Yannis Youlountas


Des squats à Athènes: https://radar.squat.net/fr/groups/city/athens/country/GR/squated/squat
Des squats expulsés à Athènes: https://radar.squat.net/fr/groups/city/athens/country/GR/field_active/1/squated/evicted
Des groupes à Athènes: https://radar.squat.net/fr/groups/city/athens/country/GR
Des événements à Athènes: https://radar.squat.net/fr/events/city/Athens/country/GR

Des squats en Grèce: https://radar.squat.net/fr/groups/country/GR/squated/squat
Des groupes (centres sociaux, collectifs, squats) en Grèce: https://radar.squat.net/fr/groups/country/GR
Des événements en Grèce: https://radar.squat.net/fr/events/country/GR


[Publié le 26 août 2019 par Yannis Youlountas sur son blog.]

Brême (Allemagne) : La fin d’un véhicule 4×4

Publié le 2019-08-29 21:24:04

de.indymedia.org / jeudi 22 août 2019

Tôt mercredi matin (21/08/2019), près d’un banc public sur l’Osterdeich, à Brême, un SUV sportif BMW, beaucoup trop gros, brûle. Pourquoi celui-ci ?

Une hostilité personnelle envers le/la propriétaire de la voiture ? Non, on aurait pu frapper n’importe quel SUV, n’importe où et n’importe quand. Il n’y avait pas d’autre véhicule devant, du coup aucun autre a été affecté par l’incendie. En principe, il est important de retirer le plus grand nombre possible de poids lourds inutiles de la circulation (*).

Dans de nombreuses villes, des activistes du mouvement « Ende Gelände-wagen » [«fin des véhicules SUV », clin d’œil à la campagne citoyenne Ende Gelände, contre l’utilisation de combustibles fossiles; NdAtt.] unissent leurs forces et détruisent toutes sortes de voitures qui pèsent inutilement trois tonnes et qui rejettent de manière terrible une quantité gigantesque de CO2, nocif pour le climat. Une prise de position publique ou bien subversive-agressive, de la part plusieurs personnes, contre les SUV peut avoir un effet tout à fait positif sur le climat/sur les choix d’achat des individus.

En même temps, le « consensus de destruction » est le plus simple possible : pour nous tous les moyens sont bons pour mettre fin à cette absurdité écologique. Il devrait devenir au plus haut point inconfortable de garer un tel véhicule quelque part. Le « cadre d’action » est détermine de manière complètement autonome et par conséquent il est merveilleusement incohérent et imprévisible.

– Une Greta ne fait pas encore le climat !
– Nous envoyons nos salutations à Loic et aux trois de la Parkbank à Hambourg.

Wednesday for future**

(*) Le comité d’action scientifique « Mettre fin aux véhicules 4×4, comment et pourquoi » s’est assuré du bilan net positif de toutes les formes d’action envisagées, en tenant compte de l’énergie nécessaire pour produire une petite voiture destinée à remplacer le SUV et de toute émission nuisible au climat (par exemple, l’incendie).

—–

** NdAtt. : « Mercredi pour le futur », clin d’œil aux Fridays for Future (les « Vendredis pour le futur »), grèves étudiantes (oh combien citoyennes !) pour demander aux gouvernements d’agir pour le climat ; lancées par l’icône climatique Greta Thunberg en août 2018, elles ont eu leurs moments forts avec les mobilisations internationales des vendredis 15 mars et 24 mai 2019.

Vienne (Autriche) : Une voiture des flics repeinte

Publié le 2019-08-29 21:24:04

de.indymedia.org / mardi 13 août 2019

Pendant la nuit du lundi [visiblement lundi 12 août; NdAtt.] au mardi, nous nous sommes engagé.e.s à repeindre une bagnole de flics à la station de police de la rue Keplergasse. Lorsque nous sommes revenu.e.s au matin, l’accès à la route était interdit, pendant qu’une dépanneuse enlevait la voiture.
Cette action fait suite à notre solidarité avec les compas emprisonnés de la Parkbank, qui sont toujours en taule.

Nous vous envoyons nos salutations et appelons tout le monde à écrire au prisonnier et à mener des actions en solidarité !
Liberté pour tou.te.s les prisonnier.e.s !

Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) : L’Etat se venge préventivement – 23 août 2019

Publié le 2019-08-29 21:24:04

[Quelques jours auparavant, deux personnes de nationalité allemande, fichées en raison de leur participation au contre-sommet du G20 de juillet 2017 à Hambourg (et soupçonnées d’avoir pris part aux affrontements), avaient déjà été expulsées suite à des interdictions administratives de territoire (IAT). La première personne, contrôlée également près de Bure en présence d’autres personnes fichées dans le cadre de la lutte contre la poubelle nucléaire, avait été interpellée à Dijon le 9 août dernier. La deuxième personne a été arrêtée le 21 août à Saint-Jean-de-Luz (près de Biarritz) lors d’un contrôle routier].

Trois Allemands de 18 à 22 ans, soupçonnés d’appartenir à la mouvance d' »ultra-gauche » et interpellés à trois jours du G7 de Biarritz, ont été condamnés ce vendredi 23 août à deux et trois mois de prison ferme, avec interdiction du territoire français.

Ils avaient été arrêtés – le conducteur de 22 ans et deux passagers de 18 et 22 ans – dans un véhicule immatriculé en Allemagne, en provenance de Nuremberg, lors d’un contrôle mercredi 21 août sur l’autoroute à hauteur du péage de Biarritz. La fouille du véhicule a permis aux enquêteurs de trouver des cagoules, une bombe lacrymogène, un marteau brise-glace, des clés à molette, ainsi que des documents « relatifs à l’extrême gauche », a détaillé le substitut du procureur de la République, Sébastien Baraldi.

Les trois jeunes, sans mention à leur casier judiciaire en Allemagne, faisaient l’objet de fiches « actives » pour appartenance à un mouvement considéré comme violent. Silencieux à l’audience, ils avaient assuré en audition vouloir se rendre en Espagne pour faire du camping, et non pas à Biarritz, où se déroule le G7 de ce samedi à lundi.

Les trois jeunes hommes étaient jugés ce vendredi par le tribunal correctionnel de Bayonne (sud-ouest de la France), pour « détention d’armes » et « participation à un groupement en vue de la préparation de violences volontaires ou de dégradations ».

Relaxés du chef de détention d’armes, les prévenus ont été reconnus coupables de participation à un groupement en vue de violences, et condamnés à trois mois ferme pour les deux de 22 ans, deux mois pour celui de 18 ans, et cinq ans d’interdiction du territoire français pour les trois. Ils ont été écroués à l’issue de l’audience.

[Repris de l’AFP, 23.08.2019]

Lecco (Italie) : Des tags en solidarité avec Vincenzo et une plaque qui disparaît

Publié le 2019-08-29 21:24:04

Round Robin / lundi 26 août 2019

C’est avec plaisir qu’on lit sur journaux locaux qu’à Lecco il y a eu des dizaines de tags de posés, en solidarité avec Vincenzo.
De plus, la plaque commémorative des fascistes [il s’agit d’une plaque qui commémore les 16 soldats de la République sociale italienne, fasciste, exécutés lors de la libération, le 28 avril 1945 – selon les journaleux ce n’est pas la première fois qu’elle disparaît; NdAtt.], qui était posée au terrain de sport, est disparue, au courant de la nuit, pour laisser de l’espace aux tags « Liberté pour Vince ! » et « Mort aux fascistes ».

Liberté pour Vince !

 

Pour lui écrire :

Vincenzo Vecchi
n° d’écrou : 14944
Centre pénitentiaire de Rennes-Vezin
7, rue du Petit Pré
35747 – Vezin-le-Coquet

Liberté pour Vince – flics merdes – brûlez !

Gênes 2001 révolte !

Feu aux prisons ! Liberté pour Vince !

A la place de la plaque pour les fascistes : « Mort aux fachos »

Nantes (Loire-Atlantique) : Eiffage… Sabotage ! (26 août 2019)

Publié le 2019-08-29 21:24:04

Dans la nuit du dimanche au lundi 26 août, une voiture « Eiffage construction » a été incendiée au 17 rue Marzelle de grillaud à Nantes.

Eiffage c’est ce géant du BTP qui construit des taules de toutes sortes et qui participe aussi à la grande prison à ciel ouvert, la « smart city » et autres merdes qui nous pourissent la vie. C’est pour l’ensemble de son oeuvre qu’elle a été choisie.

Libérons nos « penchants nuisibles »
Feu à toutes les prisons, ceux qui les gèrent et qui les construisent!
Liberté pour toutes et tous!

Penchants nuisibles

[Publié sur indymedia nantes, lundi 26 août 2019]

Bourg-Saint-Andéol (Ardèche) : Beau comme une antenne-relais TDF en flammes en plein sommet du G7 ! [Mise-à-jour]

Publié le 2019-08-29 21:24:04

Dans la nuit de vendredi 23 au samedi 24 août 2019, l’antenne-relais TDF, située dans le bois du Laoul, à Bourg-Saint-Andéol, a été incendiée: la majeure partie des câbles de l’antenne de 30 mètres de haut sont complètement cramés (cf photos). Plus de 70 000 personnes sont privés de télévision (TNT) dans le sud-Ardèche et dans la Drôme au moins pour le week-end. Les réseaux télécom de SFR, Bouygues et Free, ainsi que la radio, connaissent de fortes pannes: 50.000 personnes seraient impactés.

Le grillage autour du site a été sectionné, ce qui écarte toute piste accidentelle. Les techniciens d’identification criminelle de la gendarmerie de Privas ont constaté deux départs de feux distincts autour des installations. Des traces de produits accélérateurs auraient été retrouvées sur place. Une vingtaine de pompiers a été mobilisée vers 01h30 sur cet incendie. Le feu a été maîtrisé aux alentours de 4 heures du matin.

La société TDF qui gère les installations est en train de chiffrer les dégâts, qui sont d’ores et déjà très importants. La majorité des câbles d’alimentation des antennes ont brûlé, ainsi que des locaux où est installée une partie du matériel technique.

« Environ 70 000 foyers qui sont privés de la TNT ce samedi soir, dans les secteurs de Pierrelatte, Donzère, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Bollène, Mondragon et Rochegude. Les habitants qui ont internet peuvent regarder la télévision en passant par leur box. TDF espère rétablir les installations radio en fin de journée ce samedi et en début de semaine prochaine pour la TNT. », précise France Bleu.

« Je suis abonné chez Orange, je capte mais des clients sont chez Bouygues Telecom et leur téléphone ne passe plus », explique un buraliste de la commune. Des problèmes sont effectivement à signaler sur le réseau de téléphonie mobile. Cela concerne les clients de Bouygues, SFR et Free. Les équipements d’Orange n’auraient a priori pas été endommagés ». 

Le communiqué de la préfecture, accompagné d’une carte « des communes qui se retrouvent désormais en zone blanche »

[Repris et reformulé des médias locaux, 24.08.2019]

Lyon (Rhône) – Crest (Drôme) : L’anti-G7 s’affiche sur les bâtiments d’Etat – 22 et 23 août 2019

Publié le 2019-08-29 21:24:04

Lyon (Rhône) : Le poste de police municipale change de tronche – 23 août 2019

Dans la nuit du 22 au 23 août, le poste de police municipale, situé au 244 rue Vendôme dans le 3ème arrondissement, a été recouvert de tags: « ACAB » et « NO G7 » s’étalent sur tout le long de la façade en grosses lettres.

Selon les informations de LyonMag, « des individus vêtus de noir et masqués ont été filmés dans la nuit de jeudi à vendredi vers 2h50 du matin par la vidéosurveillance en train de réaliser les tags ».


Crest (Drôme) : des tags anti-G7 sur le centre des finances publiques

Dans la nuit de mercredi 21 au jeudi 22 août 2019, des tags anti-G7 ont été inscrits sur la porte d’entrée du centre des finances publiques. Il n’y a pas plus d’infos ni photo puisque l’article du Dauphiné est payant.

 

Figeac (Lot) – Grasse (Alpes-Maritimes) : Coups de masse à la politique – 25 août 2019 [Mis-à-jour 28.08.2019]

Publié le 2019-08-29 21:24:04

Figeac (Lot) : Attaque de la permanence de la députée LREM … [Deux personnes arrêtées, Mise-à-jour 28.08.2019]

Dans la nuit de samedi 24 au dimanche 25 août 2019 à Figeac (Lot), la permanence d’Huguette Tiegna, députée du Lot a été attaquée aux alentours de 2h30.

L’inscription « G7 envie de tout péter #AMAZONIE » a été taguée sur le mur de la permanence et toutes les vitres ont été brisées.

Malheureusement, une patrouille de gendarmes circulait dans Figeac. Les bleus ont entendu des bruits de vitres cassées et ont pu interpeller une jeune femme non loin de la permanence vandalisée. Ce lundi 28 août, on apprend par un article d’actulot que les gendarmes ont placé une autre personne en garde à vue ce lundi 26 août. « L’homme a été interpellé dans le département du Tarn-et-Garonne à l’issue d’une opération menée par les gendarmes des compagnies de Figeac, Cahors et Montauban. L’enquête est à ce jour toujours en cours. »

Force et courage à la personne interpellée !


Grasse (Alpes-Maritimes) : La permanence du maire à coups de masse

La permanence du maire de Grasse Jérôme Viaud a été attaquée ce dimanche matin, vers 6h30. Des coups de masse se sont abattus sur la vitrine située au 24 place aux Aires. Un employé municipal a prévenu la police peu après 9h30 après avoir découvert les vitres du local brisées. Personne n’a été arrêtée et il n’y a aucun témoin de l’attaque. (repris des médias locaux)

G7 de Biarritz : Ça commence (MAJ 29/08)

Publié le 2019-08-29 21:24:04

Urrugne (Pyrénées-Atlantiques) : La tentative de monter sur l’autoroute échoue, puis les flics attaquent le camp des manifestants

Behobia, frontière franco-espagnole, le 23/08. Internationalisme policier.

Le Parisien / samedi 24 août 2019

Dix-sept personnes ont été interpellées et quatre policiers ont été légèrement blessés vendredi soir à Urrugne (Pyrénées-Atlantiques) lors de heurts entre manifestants et forces de l’ordre près du camp où résident une partie des opposants au sommet du G7, a-t-on appris auprès de la préfecture.
Les policiers ont été légèrement blessés par un tir de mortier d’artifice, selon la préfecture, qui a précisé que la situation était stabilisée un peu après 22h00. La préfecture n’a dans un premier temps pas fait état de blessés parmi les manifestants.
Les personnes interpellées l’ont été pour dissimulation de visage et attroupement après sommations, selon la même source. Elles ont été placées en garde à vue.

Dans l’après-midi à Urrugne, 100 à 200 personnes avaient tenté d’accéder à un rond-point menant à l’autoroute A63 qui relie Biarritz à la frontière espagnole, avant d’être repoussées par les forces de l’ordre, a précisé la préfecture. Les policiers ont alors essuyé des jets de projectiles venant des manifestants et, après sommations, ont effectué deux tirs de lanceurs de balles de défense (LBD), selon la même source. Durant le repli de certains manifestants vers le lieu de vie des anti-G7, un ancien camp de vacances, des journalistes de l’AFP ont assisté à plusieurs interpellations sur la route de la Corniche, qui longe la côte.
Des manifestants ont ensuite tenté de bloquer l’accès de leur camp en montant de petites barricades de fortune. Les forces de l’ordre ont reçu des projectiles, sont entrées dans le camp, et ont fait usage de grenades lacrymogènes et de LBD […]

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De la prison ferme parce que… ils sont fichés

Europe1 / samedi 24 août 2019

Trois Allemands de 18 à 22 ans, soupçonnés d’appartenir à la mouvance d' »ultra-gauche » et interpellés à trois jours du G7 de Biarritz en France, ont été condamnés vendredi à deux et trois mois de prison ferme, avec interdiction du territoire français.
Les trois jeunes hommes étaient jugés par le tribunal correctionnel de Bayonne, dans le sud-ouest de la France, pour détention d’armes et participation à un groupement en vue de la préparation de violences volontaires ou de dégradations. Ils avaient été arrêtés – le conducteur de 22 ans et deux passagers de 18 et 22 ans – dans un véhicule immatriculé en Allemagne, en provenance de Nuremberg, lors d’un contrôle mercredi sur l’autoroute à hauteur du péage de Biarritz.
La fouille du véhicule a permis aux enquêteurs de trouver des cagoules, une bombe lacrymogène, un marteau brise-glace, des clés à molette, ainsi que des documents « relatifs à l’extrême gauche », a détaillé le substitut du procureur de la République, Sébastien Baraldi.
Les trois jeunes, sans mention à leur casier judiciaire en Allemagne, faisaient l’objet de fiches « actives » pour appartenance à un mouvement considéré comme violent. Silencieux à l’audience, ils avaient assuré en audition vouloir se rendre en Espagne pour faire du camping, et non pas à Biarritz, où se déroule le G7 de samedi à lundi. Ils étaient les premiers à comparaître à Bayonne dans le cadre du dispositif judiciaire exceptionnel déployé durant le sommet du G7, avec 70 avocats, 17 procureurs mobilisés, et plus de 300 places de cellule pour d’éventuelles gardes à vue.
Relaxés du chef de détention d’armes, les prévenus ont été reconnus coupables de participation à un groupement en vue de violences, et condamnés à trois mois ferme pour les deux de 22 ans, deux mois pour celui de 18 ans, et cinq ans d’interdiction du territoire français pour les trois. Ils ont été écroués à l’issue de l’audience.

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Mise à jour du 27 août 2019 : un autre compte-rendu (des journaflics) du procès contre les trois ressortissant.e.s allemand.e.s

Libération / samedi 24 août 2019

Rassemblés à la barre, ils écoutent, en silence. Trois allemands étaient jugés vendredi en fin de journée au tribunal de grande instance de Bayonne pour participation à un groupement en vue de commettre des violences, en lien avec le G7, et transport d’armes de catégorie B, en l’occurence des aérosols incapacitants ou lacrymogènes. Âgés pour deux d’entre eux de 22 ans, et le dernier de 18 ans, ils sont suspectés d’avoir voulu perturber le sommet qui se déroule de samedi à lundi. Ils étaient les premiers à comparaitre pour des événements liés au contre-sommet.

Mercredi en fin d’après-midi, les trois jeunes hommes sont contrôlés en voiture, au niveau du péage de Biarritz. Les agents fouillent alors le véhicule. On y trouve notamment «des autocollants relatifs à l’extrême gauche allemande», «un livre de stratégie sur la violence internationale», «un brise vitre», «6 cagoules», «deux bombes lacrymogènes», «deux clés à molette», «un talkie-walkie», et «du matériel de protection», détaille le procureur de la République Sébastien Baraldi.

Lors de leur garde à vue, les trois jeunes hommes avaient déclaré vouloir simplement se rendre en Espagne pour faire du camping. Inconnus en France, ils étaient fichés en Allemagne pour leur appartenance à des mouvements d’extrême gauche mais n’ont jamais été condamnés. Le conducteur du véhicule avait notamment participé au contre-sommet du G20 à Hambourg en 2017 où de violents affrontements avaient eu lieu avec la police.

Pour le procureur de la République, il existe alors des «risques latents d’atteinte aux personnes et d’atteintes aux biens». Le représentant du ministère public requiert trois mois d’emprisonnement ferme avec mandat de dépôt, «eu égard au danger que peuvent représenter ces trois personnes».

Les avocats de la défense tonnent contre une procédure bâclée. «C’est le G7 mais enfin quand même. Y’a des scellés ? Y’a pas de scellé, y’a pas d’arme», s’agace Géraldine Pousson. Les enquêteurs se sont effectivement contentés d’une simple planche photographique. «Nous ne sommes pas le bras armé de Trump, de Macron. Non, on fait du droit. Vous êtes le bras armé de la justice, pas du gouvernement. Quand on regarde ces éléments aucune infraction ne tient», poursuit l’avocate.

Pour sa consoeur Floriane Herran, les «fouilles» réalisées sont «parfaitement illégales» et relève qu’«aucun message de violences ou d’informations par rapport au G7» n’ont été découverts par les agents lorsqu’ils ont épluchés la téléphonie des trois prévenus. L’avocat du conducteur du véhicule, Sebastien Binet, fustige lui une «volonté ferme de montrer l’exemple» car «l’accusation a la peur au ventre par rapport à ce G7».

Le tribunal a finalement retenu la nullité des auditions pour non respect de la confidentialité avec les avocats, relaxe les prévenus sur la détention d’armes en l’absence de scellés mais s’est aligné sur les réquisitions du procureur en prononçant des peines avec mandat de dépôt pour participation à un groupement en vue de commettre des violences. Les deux plus âgés sont condamnés à trois mois de prison ferme, le plus jeune a deux mois de prison ferme. Leurs avocats vont faire appel de la décision.

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Mise à jour du 29 août 2019 : Les flics à moto choqués… changeront-ils de métier ?

Le Point / mercredi 28 août 2019

[…] Ce 23 août, vers 19 heures, les deux policiers ne se trouvaient pourtant pas en position de maintien de l’ordre. Ils sortaient du camping qui les hébergeait pour rejoindre leur commissaire divisionnaire, qui souhaitait leur confier une mission. Au bout de 2 kilomètres de route, à Urrugne, base arrière des opposants au sommet des chefs d’État, ils tombent fortuitement sur un groupe d’une cinquantaine de personnes du contre-G7. Ils sont empêchés de continuer leur chemin. Les plus radicaux leur ordonnent de faire demi-tour. Plusieurs d’entre eux, masqués, crient « Police, assassins ». Ils se jettent à cinq sur les motards et les font chuter. L’un tombe sous sa moto et reste coincé. [les manifestants] en profitent pour lui asséner des coups. En position accroupie, alors qu’il tente de se dégager de sa moto puis de la relever, il reçoit des coups de pied dans le dos et dans le casque. Son collègue lâche sa moto et lui vient en aide. Entre-temps, il a reçu une giclée de gaz lacrymogène. L’autre est attaqué avec son propre extincteur, dérobé par les assaillants sur sa moto.

Au final, d’autres manifestants, en désaccord avec ce lynchage, leur viennent en aide et leur permettent de se dégager de cette furie. [v’là les pompiers à la rescousse ! NdAtt.] Chacun des policiers s’est vu prescrire 10 jours de ITT. Six suspects ont été rapidement interpellés. Ils ont été mis hors de cause dans l’agression des policiers. L’enquête se poursuit.

Martinique : Couper le jus de ce monde – 22 août 2019

Publié le 2019-08-29 21:24:04

L’électricité a été coupée à Fort de France mais également aux Trois-Ilets. Selon EDF, il s’agit d’un incendie criminel qui a touché près de 5000 habitants.

« Selon les services d’EDF, en temps normal, les foyalais auraient pu être réalimentés immédiatement par la portion du réseau desservie par les Trois-Ilets via une liaison sous-marine. Mais malheureusement, ce poste de distribution relais a été incendié fragilisant une bonne partie de la population sur les Trois-Ilets et donc également à Fort de France.

Les équipes d’EDF ont été rapidement dépêchés sur place. Les clients affectés sont pour l’heure alimentés par un groupe électrogène installé au quartier Fleur de Campeche aux Trois-Ilets, à l’endroit même où le poste a été brûlé. EDF a d’ores et déjà porté plainte contre X car il s’agirait, en effet, d’un acte criminel.
Les travaux vont durer tout le week-end et ce, jusqu’à mardi pour une remise en état prévue mercredi matin.

Pour rappel, ces huit derniers mois, les installations d’EDF ont été la cible de trois incendies volontaires. Le poste des Trois-Ilets avait déjà été incendié en décembre 2018.

[Repris des médias locaux, 23.08.2019]

Squamish, Canada : Saboter l’industrie du tourisme – 10 août 2019

Publié le 2019-08-29 21:24:04

La ville de Squamish (Canada), est située au nord de Vancouver. Une de ses fières attractions destinée aux touristes de la province de Colombie-Britannique est un téléphérique nommé Sea to Sky, construit par un entrepreneur entre les chutes Shannon et le col qui mène au mont Habrich situé à 820 mètres au-dessus du niveau de la mer, après avoir traversé un parc naturel. Selon ses riches promoteurs avides d’exploiter la moindre parcelle de montagne encore intacte, ce périphérique peut « transporter jusqu’à 240 personnes à la fois et offre une vue spectaculaire de la baie de Howe, sur la côte pacifique canadienne ». Ou plutôt « était » une de ses attractions, devrait-on dire par souci de précision, puisque la trentaine de cabines se sont lamentablement écrasées puis brisées au sol la nuit de samedi 10 août 2019, suite au sabotage de leur câble porteur de 2 km de long vers 4h du matin. Les dégâts sont estimés à plusieurs millions de dollars, sans compter l’importante perte de revenus causée par la fermeture prolongée du téléphérique.

« Nous estimons que le câble a été coupé et qu’il s’agit d’un acte de vandalisme délibéré », a déclaré l’inspectrice de la Gendarmerie royale du Canada (GRC – police fédérale), tandis que la ville de Squamish a lancé un appel à témoins aux « randonneurs et campeurs se trouvant dans la région qui pourraient avoir vu quelque chose. » Pourquoi les randonneurs ? Et bien parce que la construction de ce périphérique en 2014 avait été contestée par des défenseurs de l’environnement suite aux ravages provoqués tant à la montagne qu’à la forêt, et que la gendarmerie a donc formulé l’hypothèse suivante : les habiles saboteurs auraient emprunté un sentier de randonnée afin d’ « accéder à l’une des échelles qui se trouvent sur les pylônes et qui servent à faire l’entretien et les inspections hebdomadaires du téléphérique ».

Apparemment, en Colombie-Britannique aussi, qu’il est bon de se promener sous la lune muni d’outils adéquats afin de détruire tout ce qui nous détruit !

[Reçu par mail]

 

[Cévennes] Rassemblement contre l'arrêté municipal

Publié le 2019-08-29 21:24:04

Le village de Saint Jean du Gard est sous haute tension depuis qu’un récent arrêté municipal interdit de distribuer tracts et flyers sans autorisation préalable. Un nouveau rassemblement est appelé mardi 27 août pour s’opposer à cette mesure liberticide et pour dénoncer les tentatives d’intimidations policières ayant eu lieu lors des précédentes mobilisations.



La municipalité de Saint Jean du Gard persiste dans le mépris de la population du village et a encore fait envoyer les forces de l’ordre ce mardi 20 août au marché pour tenter de faire appliquer son arrêté anti-tract.

Pour rappel, un arrêté municipal interdit depuis le 31 juillet 2019 la distribution de tracts et de flyers sans autorisation préalable du maire dans le centre du village pour une durée d’un an. Une mobilisation pour s’y opposer, appelée la semaine passée, avait entraîné la venue de nombreux gendarmes pour l’empêcher (voir compilation de textes en fichier joint).

Ce matin, mardi 20 août, aucun rassemblement n’avait été prévu et seuls les militants Stop-linky tenant une table d’information au marché, comme chaque semaine depuis des mois, étaient présents. La venue des gendarmes a très vite fait monter la pression quand un gradé a prétendu avoir vu l’une des militantes distribuer un tract, et a voulu procéder au contrôle de son identité afin de la verbaliser.

Les nombreuses personnes présentes à ses côtés furent consternées par cette flagrante provocation : la militante ne distribuait aucun tract mais montrait simplement à une passante intéressée l’arrêté municipal en question qu’elle tenait entre ses mains ! Celle-ci s’est opposée à l’injonction injustifiée et abusive, mais les gendarmes n’en sont pas restés là. Ils l’ont harcelée afin d’obtenir son identité et poursuivie quand elle a voulu passer son chemin. Ils ont également contenu par la force les personnes prenant sa défense (plaquage contre un mur de plusieurs d’entre elles), et invectivé les passants qui protestaient vivement devant cette tentative d’arrestation aberrante (une personne âgée en béquille s’est même vue taxée de porter une arme par destination).

Ces mesures sont inacceptables et révoltantes.

Un rassemblement est donc appelé mardi 27 août dès 9h au marché de Saint Jean du Gard pour :

  • dénoncer la réaction scandaleuse de la municipalité qui tente d’intimider sa propre population à travers l’envoi répété des forces de l’ordre,
  • dénoncer l’aval donné par le préfet du Gard pour déployer une telle présence policière et consentir à cet acharnement répressif,
  • exiger le retrait immédiat de cet arrêté liberticide foulant au pied la liberté d’expression de chacun au bon vouloir d’un seul.

Retrait immédiat de l’arrêté anti-tract !!

Ni loi liberticide, ni répression policière !!



PS :

Une super brochure sur l’arrêté anti-tract se trouve ici :

On y trouve une compilation des tracts, affiches et autres moyens d’expression contre l’arrêté anti-tract.

Déclaration publique d’un compagnon au procès des 25 à Gênes [en 2007]

Publié le 2019-08-29 21:24:04

Texte lu par un compagnon le 7 décembre 2007 devant la Cour du tribunal de Gênes durant le procès des 25 à Gênes, traduit de l’italien.



AVANT TOUT, je voudrais faire une courte remarque : en tant qu’anarchiste, je pense que les concepts bourgeois de culpabilité ou d’innocence sont dénués de sens.

La décision de vouloir débattre, lors d’un procès, d’« actions criminelles » qui me sont imputées, à moi et à d’autres personnes, et surtout d’y exprimer les idées qui caractérisent ma manière d’être et de percevoir les choses, pourrait faire l’objet d’interprétations erronées : il est donc nécessaire de préciser que l’esprit dans lequel je fais cette déclaration, après des années de spectacularisation médiatique des faits dont on débat dans cette salle, est aussi celui qui porte la voix d’autres inculpés. Par cette brève intervention, je ne cherche toutefois ni échappatoire ni justification : il serait de toute façon absurde que la cour décide qu’il est légitime de se révolter, il ne lui appartient pas de le faire.

Relire des faits dans une certaine optique, avec un certain type de langage (celui de la bureaucratie des tribunaux, pour être clair) ne revient pas seulement à les considérer de façon partielle, mais signifie aussi en déformer la portée, leur disposition historique, sociale et politique, cela signifie les retirer complètement de tout le contexte dans lequel ils se sont produits.

Ce dont on m’accuse dans ce procès, le délit de « dévastation et pillage », implique dans le langage du code pénal qu’« une pluralité de personnes prend possession de façon indiscriminée d’une quantité considérable d’objets afin de produire des dévastations ». Des condamnations très élevées sont réclamées pour ce type de délit, et ceci bien qu’il ne s’agisse pas d’actions particulièrement odieuses ou atroces.

J’ai toujours assumé la pleine responsabilité et les éventuelles conséquences de mes actions, y compris ma présence le 20 juillet 2001 lors de la journée de mobilisation contre le G8, mieux même, je m’honore d’avoir participé en homme libre à une action radicale collective, sans aucune structure au-dessus de moi.

Et je n’étais pas seul, il y avait avec moi des centaines de milliers de personnes, chacune d’elle s’est employée avec ses pauvres moyens à s’opposer à un ordre mondial fondé sur une économie capitaliste qui se définit à présent néo-libérale... la fameuse globalisation économique érigée sur la faim de milliards de personnes, qui empoisonne la planète, qui pousse des masses à l’exil pour ensuite les déporter et les incarcérer, qui mène des guerres et massacre des populations entières : c’est cela que je nomme, moi, dévastation et pillage.

Au cours de cette énorme expérimentation à ciel ouvert faite à Gênes (les mois précédents et lors des journées où se tenait la kermesse des dévastateurs et pilleurs au niveau planétaire) que certains retardataires s’obstinent encore à appeler « gestion de la rue », a été mise en place une rupture temporelle : à partir de Gênes, rien ne sera plus comme avant, ni dans les rues ni lors des procès qui suivront d’éventuels désordres. Avec de tels verdicts, on ouvre la voie à un modus operandi qui deviendra une praxis naturelle dans des cas similaires, c’est-à-dire frapper dans le tas des manifestants pour intimider quiconque se hasarde à participer à des manifestations, des rassemblements, des marches... je ne pense pas qu’il soit hors de propos de parler de mesures préventives de terrorisme psychologique.

Je ne débattrai en revanche pas ici sur le concept de violence, sur ceux qui la perpétuent et sur qui doit s’en défendre, etc. : non pas que j’ai une position ambiguë sur l’usage ou pas de certains moyens dans la lutte de classe, mais parce que cet endroit n’est pas le lieu pour affronter un débat qui appartient au mouvement antagoniste auquel j’appartiens.

Deux mots à propos du procès contre les forces de l’ordre [1]. En faisant le procès desdites forces, on tente de rendre un sens à l’équité... les procureurs ont voulu comparer les violences entre la police et les manifestants à une guerre entre bandes : sans périphrase, je dirai seulement que je ne songerai jamais à blesser lâchement des personnes menottées, à genoux et nues, ou avec une attitude évidemment inoffensive, dans l’intention de les humilier dans leur corps et leur esprit... Je suis désormais habitué à être comparé à un provocateur, un infiltré, etc. [2] et plus encore, mais être comparé à un tortionnaire en uniforme est à vrai dire révoltant ! C’est digne de ceux qui l’ont formulé.

Et puis, mener un procès contre des policiers et des carabiniers, juste pour affirmer que nous sommes en démocratie, signifie réduire le tout à une poignée de déviants violents d’un côté, à un cas d’excès de zèle dans l’application du code de l’autre. Ceci, en plus d’être synonyme de misère intellectuelle, montre le peu de raisons qu’il y a de perdre son temps afin de préserver l’ordre actuel des choses.

De mon point de vue, faire un procès à la police parallèlement aux manifestants signifie investir les soi-disant forces de l’ordre d’un rôle trop important dans les événements, cela signifie enlever leur importance aux gens qui sont descendus dans la rue pour exprimer ce qu’ils pensaient de cette société, les reléguant à leur rôle historique de victimes d’un pouvoir omnipotent. Carlo Giuliani, comme tant d’autres de mes compagnons, a perdu la vie pour avoir exprimé tout cela avec un courage et une dignité qui caractérisent depuis toujours les insoumis à cet ordre des choses. Tant que les rapports entre les individus seront régulés par des organes extérieurs ne représentant qu’une petite minorité sociale, il ne sera pas le dernier. Et comme je suis sans illusions et que j’attribue son sens exact au mot démocratie, l’idée qu’un représentant de l’ordre constitué soit jugé pour avoir accompli son devoir me fait sincèrement sourire. L’État juge l’État, comme dirait quelqu’un à juste titre.

Il y aura probablement des condamnations dans notre procès, et je ne les vivrai certainement pas comme le signe d’une indulgence ou d’un acharnement de la Cour contre nous. Elles devront dans tous les cas être prises comme une attaque contre tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, auront toujours à mettre en jeu leur existence afin de bouleverser l’Existant de la meilleure des manières possibles.

Texte lu le 7 décembre 2007 devant la Cour du tribunal de Gênes

Traduit de l’italien. Publié le 17 décembre 2007 sur informa-azione.info



Notes

[1NdT : parallèlement au procès contre les 25 personnes accusées de « dévastation et pillage » se déroulait celui contre les policiers (et médecins) accusés des faits les plus graves, les tortures de la caserne de Bolzaneto.
Le 11 mars 2008, les procureurs ont requis près de 76 années contre 44 accusés (5 ans et 8 mois au maximum), sachant que tous les délits seront prescrits en 2009 et que la date du prononcé du verdict n’est pas déterminée.

[2NdT : accusations prononcées après Gênes par les Tute Bianche, Attac, etc. contre le Black Bloc

Solidarité avec Vincenzo - Appel à rassemblement en soutien à Vincenzo partout en France Jeudi 22 et Vendredi 23 AOût

Publié le 2019-08-29 21:24:04

Le comité de soutien à Vincenzo de Rochefort en Terre appelle à se rassembler en soutien à Vincenzo partout en France, sur les places, devant les consulats d’Italie !
Ni Prison - Ni extradition - Liberté pour vincenzo
Solidarité avec les inculpé-es du contre-sommet du G8 de Gênes en 2001 et de la manifestation anti-fasciste de Milan en 2006.



Solidarité avec Vincenzo !

Le comité de soutien à Vincenzo de Rochefort en Terre appelle à se rassembler en soutien à Vincenzo partout en France, sur les places, devant les consulats d’Italie !
Le comité appelle à se rassembler le jeudi 22 Août à 9H et le vendredi 23 Août à 10H devant la cour d’appel de Rennes (Place du Parlement) pour soutenir Vincenzo incarcéré près de Rennes et risquant toujours l’extradition vers l’Italie !!!

Ni Prison - Ni extradition - Liberté pour Vincenzo

Solidarité avec les inculpé-es du contre-sommet du G8 de Gênes en 2001 et de la manifestation anti-fasciste de Milan en 2006.
Solidarité avec tous-tes les inculpé-es des mouvements sociaux !!!

Contre la répression policière et judiciaire hier comme aujourd’hui !!! Résistances !!!

Lettre ouverte à faire circuler largement :

NI PRISON, NI EXTRADITION, LIBÉREZ VINCENZO

Je m’honore d’avoir participé en homme libre à une journée de contestation contre une économie capitaliste "Vincenzo Vecchi "

Membres hétéroclites du comité de soutien à Vincenzo, nous nous adressons à vous : femmes, hommes, vieux ou jeunes, frileux, énervés, engagés, pacifistes, artistes, ouvriers, prisonniers, intellectuels, responsables, élus, paysans…

Jeudi 8 Août, Vincenzo qui vit depuis 8 ans à Rochefort en Terre (Morbihan), est arrêté par la police.
Son arrestation a lieu sous mandat d’arrêt européen pour des faits qui remontent :
⁃ à la manifestation contre le G8 à Gênes en 2001 et,
⁃ à une manifestation anti-fasciste non autorisée à Milan en 2006.

Lors du contre-sommet du G8 à Gênes, Carlo Giuliani est tué par la police et de nombreux militants sont arrêtés. Une dizaine de personnes sont condamnées à des peines lourdes (8 à 15 ans fermes) sous le chef d’inculpation officielle de dévastation et saccage. En 2006, à Milan, une manifestation organisée par le parti politique d’extrême droite Fiamma tricolore est autorisée. Pourtant, selon la loi Scelba, cette manifestation aurait dû être interdite pour apologie du fascisme. En revanche, la contre-manifestation, elle, n’était pas autorisée…

Vincenzo a été condamné sur la base du code Rocco, introduit en 1930 dans la loi italienne sous Mussolini. Le texte permet, au nom de la notion de « concours moral », de sanctionner la simple présence à des manifestations considérées comme insurrectionnelles sans preuve factuelle. C’est en vertu de cette loi que Vincenzo et neuf autres militants, baptisés les « dix de Gênes », ont écopé de peines très lourdes allant de huit à quinze ans de prison.

À la manifestation de Gênes, la répression policière fût condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) :
⁃les auteurs de violence policière contre des manifestants n’ont pas tous été identifiés ni poursuivis en justice, pour autant ceux qui l’ont été n’ont à ce jour effectué aucune de leur peine (en vertu d’une d’amnistie votée en 2006),
⁃la répression policière a entraîné des traitements inhumains et dégradants sur les manifestants en marge du sommet ; selon la CEDH ces traitements sont assimilables à des « actes de torture ».
Selon Amnesty International, il s’agit de « la plus grave atteinte aux droits démocratiques dans un pays occidental depuis la f in de la Seconde Guerre mondiale ». Ce qui bien évidemment peut questionner la légitimité du jugement. Pour Vincenzo : 12 ans pour dommages causés à des biens !

Lors de l’audience du 14 Août au tribunal de Rennes, ses avocats ainsi que l’avocat général réclament à la Cour de disposer d’un délai pour obtenir des documents permettant de nourrir ce dossier incomplet et très questionnant. L’une des avocates de Vincenzo souligne également la disproportion abyssale des peines entre les dommages causés à des biens et ceux infligés à des personnes.

LIBERTÉ DE MANIFESTER - CRIMINALISATION DES MANIFESTANTS
Pourquoi les événements en marge du G8 de Gênes en 2001 marquent-ils un tournant dans la criminalisation des manifestants ? Quel message est depuis ce jour envoyé aux personnes qui ne cherchent qu’à exercer leur droit d’expression ?
Avons-nous oublié ce qui a motivé la mobilisation de centaines de milliers manifestants à se rendre au contre G8 ?
Pourquoi l’État italien a-t-il jugé Vincenzo sur un article du code Rocco de 1930 (né sous l’ère fasciste de Mussolini) et encore en vigueur aujourd’hui ?
Comment ne pas s’inquiéter du sort réservé aux manifestants arrêtés dans ce contexte de montée des mouvements d’extrême droite ? Quel garde-fou est prévu si ce monde venait à rebasculer dans l’innommable ? Comment pourrait-on protéger au nom de la charte universelle des droits de l’homme celles et ceux qui s’opposent pour des idées ?
Dans ce contexte de tensions sociales et politiques, aussi bien au niveau national qu’européen et international, le comité de soutien alerte la société civile sur la répression qui menace la liberté de manifester et les conditions dans lesquelles les États entendent légiférer en sanctionnant la simple présence à des manifestations.

APPEL A LA LIBÉRATION DE VINCENZO !
C’est pour toutes ces raisons que nous refusons que Vincenzo Vecchi soit remis aux autorités italiennes. Dans le contexte politique actuel, nous ne voulons pas qu’il devienne un trophée de la politique d’extrême droite menée par le gouvernement italien de Salvini. Dans un monde où tout s’accélère, reprenons possession de notre temps, de nos mots, pour échanger, débattre, se questionner ensemble autour de tous ces sujets que soulève l’arrestation de Vincenzo afin de garantir la liberté de chacun et le respect fondamental des droits humains.

Exigeons sa libération.
Choisissez votre mode d’action : écrivez, racontez, diffusez, interpellez, décorez les murs et écrivez-le partout :
NI PRISON, NI EXTRADITION, LIBÉREZ VINCENZO

www.comite-soutien-vincenzo.org

Rennes : Pour l’instant Vincenzo reste en taule en France

Publié le 2019-08-29 21:24:04

France Bleu / vendredi 23 août 2019

C’est une première bataille gagnée pour Vincenzo Vecchi. La cour d’appel de Rennes a demandé ce vendredi 23 août un supplément d’information sur son dossier et n’a pas exclu non plus sa remise en liberté, qu’elle mettra à l’étude. L’ex-activiste italien, interpellé et incarcéré le 8 août à Rochefort-en-Terre (Morbihan), fait l’objet de deux mandats d’arrêt pour avoir participé à des manifestations anti G8 à Gênes en 2001 et antifascistes à Milan en 2006. Il a été condamné à 12 ans de prison par la justice italienne qui réclame son extradition. Mais celle-ci n’aura pas encore lieu, et il ne sera pas remis aux autorités italiennes pour le moment : la cour de Rennes doit d’abord faire toute la lumière sur les éléments du dossier fournis par l’Italie, comme demandé depuis deux semaines par la défense et les soutiens de Vincenzo Vecchi.

Plusieurs éléments posent question sur les deux mandats d’arrêt européens émis par la justice italienne à l’encontre de Vincenzo Vecchi. D’après les informations récoltées par la défense et par les soutiens de l’ex-militant, la lourde condamnation pour les faits de Gênes aurait été cassée par la cour de cassation italienne. « Or, on ne peut pas arrêter quelqu’un sur la base d’une condamnation qui a été cassée » a précisé Maître Maxime Tessier, l’un des avocats de Vincenzo Vecchi. « Nous demandons des comptes à la justice italienne, et aujourd’hui, la cour d’appel de Rennes se joint à notre demande ». [faut crier hurrah pour la Justice française ? NdAtt.]
Sur l’affaire de Milan, la défense de Vincenzo Vecchi dispose d’éléments nouveaux indiquant que la peine prononcée par la justice italienne aurait déjà été exécutée par l’ex-militant au début des années 2000. Ce qui invaliderait le deuxième mandat d’arrêt européen à son encontre.
C’est sur ces points que la cour d’appel de Rennes a demandé un supplément d’information, pour examiner la pertinence des mandats d’arrêt européen dont Vincenzo Vecchi fait l’objet.

Le tribunal s’est également prononcé sur la demande d’une remise en liberté conditionnelle dans l’attente d’une décision de justice, avec assignation à résidence à Rochefort-en-Terre et contrôle judiciaire. Cette demande n’a ni été rejetée, ni acceptée : la cour a annoncé mener une étude de faisabilité pour décider si une remise en liberté est possible. L’affaire est pour l’instant renvoyée au 26 septembre pour une nouvelle audience au Parlement de Bretagne. […oui, il y en a qui sont rassuré.e.s, car, apparemment, « Il y a enfin un peu de justice »… ; NdAtt.]

Pour lui écrire :

Vincenzo Vecchi
Centre pénitentiaire de Rennes-Vezin
Rue du Petit Pré
35132 – Vezin-le-Coquet

Chelles (Seine-et-Marne) : Par goût de la liberté

Publié le 2019-08-29 21:24:04

Le Parisien / vendredi 23 août 2019

Les policiers ont fini par l’arrêter après quatre mois de fuite. Le Chellois de 22 ans qui s’était évadé le 2 mai dernier du commissariat de Chelles en sautant du premier étage a été interpellé ce mardi lors d’un contrôle routier à Meaux.

E. a été condamné à un an de prison ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Meaux pour cette évasion, mais aussi pour rébellion lors de son interpellation, particulièrement compliquée selon les policiers, et notamment pour violence commise en avril 2018 à Chelles.
« Le procès-verbal de votre interpellation à Meaux dit tout de vous. Dans toutes les affaires vous mettez un point d’honneur à échapper à la police. Pourquoi tant de résistance alors que la plupart des faits pour lesquels vous étiez lors de votre garde à vue ne méritent même pas une comparution immédiate ? », l’a interrogé d’emblée la présidente du tribunal.
« Par goût de la liberté. Je ne veux pas retourner en prison. Ils m’ont laissé la possibilité de fuir, je l’ai prise. Je comptais me rendre en septembre après les vacances mais qui sait. Ce n’est pas simple de se rendre quand on risque la prison », lui a rétorqué avec assurance le prévenu.
« Vous êtes joueur ! Si vous comparaissiez libre ce vendredi, tenteriez-vous de prendre la fuite ? », lui demande la présidente. A cette question le prévenu arbore un sourire silencieux qu’il peine à réprimer, avant de répondre par la négative.
La représentante du parquet a dit sa « perplexité » sur un tel entêtement au moment de requérir vingt mois d’emprisonnement dont douze ferme à l’encontre du prévenu.

Lors de sa plaidoirie l’avocat de la défense, Me Ludovic Beaufils invoque un père absent, une mère malade, les difficultés d’une précédente incarcération et revient sur les conditions de son évasion lors de laquelle il était présent.
« Je n’ai même pas été entendu comme témoin de son évasion. Lors de son interpellation le matin même, il avait sauté du premier étage et s’était cassé le talon. Les policiers du commissariat de Chelles l’ont provoqué en lui demandant s’il parviendrait à s’évader cette fois-ci avec cette blessure. Lors de l’affaire de violence pour laquelle il comparait aussi ce vendredi, il a défendu son cousin de 14 ans. Quand ce dernier est venu porter plainte, ils l’ont placé en garde à vue. Mon client estime que plus il est loin des policiers mieux il se porte et je le comprends ! », insiste l’avocat.
Des explications qui n’ont pas convaincu la juge et ses assesseurs.

Montblanc (Hérault) : Le local de chasse part en fumée

Publié le 2019-08-29 21:24:04

Midi-Libre / mercredi 21 août 2019

Les sapeurs-pompiers de l’Hérault sont intervenus dans la nuit de mardi 20 à mercredi 21 août pour lutter contre l’incendie qui a détruit un bâtiment sur le domaine de Coussergue, à Montblanc. Il s’agit d’un local de chasse qui a été totalement détruit par les flammes mais le sinistre ne s’est pas propagé à l’habitation mitoyenne. […]

Vienne, Autriche : Incendie d’une antenne d’autoroute en solidarité avec les trois du banc public de Hambourg – 17 août 2019

Publié le 2019-08-29 21:24:04

Vienne : Nos penchants nuisibles se consolident – antenne radio incendiée

Nous avons appris avec rage que nos compagnon.ne.s de Hambourg, connu.e.s sous l’appellation « des trois du banc public », se trouvent en détention préventive. Le fait que deux d’entre elles/eux soient taxé.e.s de « penchants nuisibles » ne nous étonne pas. De tout temps, celles et ceux qui se rebellent contre l’ordre dominant sont condamné.e.s en « parasites ».
Nos compagnon.nes sont visiblement accusé.e.s de tentative d’incendie volontaire puisqu’ils auraient été arrếté.e.s en possession d’engins incendiaires dans ce parc de Hambourg. Cela devrait être clair pour tout le monde qu’il s’agit d’un énième coup répressif contre les rebelles de l’anti-G20 et son monde, y compris ce qui concerne l’arrestation le jour d’anniversaire des émeutes.
Nous ressentons une rage profonde au sujet de la répression contre ces compagnon.ne.s et nous avons du l’exprimer. Ainsi, dans la nuit du samedi 17 août, nous avons incendié une antenne-radio à côté de l’autoroute à Wiener Prater et l’avons de ce fait détruite.

Aussi bien les flics que les médias semblent bien taire cet « incident » – nul n’est censé ignorer que de telles attaques sur le réseau partout présent de cette société (câble de fibre-optique, circuit électrique, pylônes de télécommunication, internet,…) ne pourraient que trop facilement se reproduire et que peu de matériel notable est nécessaire : quelques allume-feux et quelques litres d’essence nous ont suffi.

Nous nous reconnaissons comme rebelles contre l’autorité et souhaitons ainsi y contribuer minimalement en alimentant la révolte contre ce monde d’exploitation et d’oppression.

Nous envoyons aux compagnon.ne.s de Hambourg des encouragements et une grosse accolade, que ce soit pour ceux/celles à l’intérieur en ce moment comme pour celles/ceux dehors !

Continuons les luttes de celles et ceux qui ne le peuvent pas en ce moment à cause de leur incarcération et frappons !

Liberté pour les trois du banc public !

Liberté pour tou.te.s les prisonnier.e.s !

Quelques enragé.e.s aux penchants nuisibles

[Traduit de l’allemand de indymedia, 20,08,2019]

ps: image d’illustration

Trappes (Yvelines) : Le feu, meilleur antidote à la morosité – 20 août 2019

Publié le 2019-08-29 21:24:04

Mardi 20 août à l’aube, deux entreprises ont été visées par un incendie à Trappes, dans les Yvelines. Si l’une a eu de la chance, l’autre, un glacier artisanal bio, a vu son entrepôt être réduit en un tas de cendres. 17 personnes sont désormais au chômage technique.

« Les flammes ont été si vives que la structure de l’entrepôt menace de s’effondrer. Alperel, une petite entreprise de glaces artisanales bio, est partie en fumée, avenue Le Verrier, à Trappes, mettant au chômage technique 17 personnes pour une durée indéterminée.

L’alerte a été donnée peu avant 5 heures, ce mardi matin, alors que l’étage est déjà totalement embrasé. Une poubelle, accolée à la façade de l’entreprise d’en face est aussi en feu.

L’intervention a duré une dizaine d’heures pour les pompiers venus des centres de secours de Montigny-le-Bretonneux, Maurepas et Bois-d’Arcy. Ils ont eu recours à quatre lances et un bras élévateur pour pouvoir arroser l’intérieur de l’entrepôt de 1 000 m² par le toit éventré. Ils ont été à pied d’œuvre jusqu’en milieu de journée, d’abord pour circonscrire le feu, puis pour éviter la reprise des flammes.

« La structure, qui a énormément souffert, est totalement déformée et menace de s’effondrer », indique l’un d’entre eux. « A 7 heures, le site était encore trop dangereux pour qu’ils puissent entrer », souffle une source proche de l’enquête. Jusqu’en début d’après-midi, les pompiers se sont employés à déblayer le site, en sortant les dizaines d’étagères métalliques entassées et les centaines de pots de glace carbonisés, mettant en évidence des petits foyers résiduels à éteindre.

Fondée en 2000 par un couple de restaurateurs, la marque, à ses débuts nommée Alpérel, a quitté la Haute-Savoie pour Trappes en 2011. Mettant en avant une « fabrication presque désuète, à la turbine, dans la plus pure tradition artisanale », elle s’est spécialisée dans les glaces originales avec des goûts comme miel-lavande, framboise-basilic ou citron vert-vodka qu’elle décrit comme « des antidotes à la morosité ».

« En 2017, Alpérel devient Maison Alpérel et change de mains, indique son site Internet. C’est un nouveau duo de passionnés, Karima Rafik et Pierre Menini, qui poursuit l’aventure. » »

[Repris du Parisien, 20.08.2019]

Berlin, Allemagne : Incendie solidaire d’une bagnole de SPIE – 15 août 2019

Publié le 2019-08-29 21:24:04

Berlin : du banc public au banc public – Voiture de SPIE incendiée

Solidarité !

Et si nous regardons derrière nous, le fait de se rappeler nous donnera une réelle force dont on a besoin pour continuer à agir. Jusqu’au prochain Hambourg, jusqu’au prochain soulèvement, jusqu’à la destruction totale de l’existant.

On n’oublie rien.

Même deux ans après nous n’avons pas oublié les jours et les nuits du sommet du G20 à Hambourg : l’euphorie dans les visages des révolté.e.s, les gros-titres de la presse au sujet des attaques nocturnes dans le cadre du contre-sommet, la nervosité palpable des gardiens de l’ordre. Nous nous rappelons du début de la campagne autour du G20 et de la volonté de poursuivre à se auto-référencer à travers des attaques ciblées au-delà d’une courte période.

Ça a été calme très longtemps après le sommet du G20, même s’il y a eu ici ou là de très belles actions clandestines, certes isolées. Toutefois, la conscience de notre force semblait s’être totalement perdue. Des milliers de révolté.e.s, des centaines d’actions auparavant, mais la solidarité envers des personnes incarcérées est restée faible et de courte durée. De temps en temps, elles sont saluées à travers des communiqués mais face aux protestations écrasantes cette mention ne peut être que marginale. Avec la fermeture de notre plateforme de communication ‘linksunten’, l’État coupait une de nos infrastructures les plus importantes et espérait que nos attaques diminuent. Même ici le silence a été inhabituellement long, mais nos attaques ne se sont pas tues.

Rien n’est fini.

Des vagues de répression continuelles déferlent encore à l’heure actuelle sur nos structures et sont censées nous montrer ce qui se passe lorsque nous défions l’État. Les flics continuent de chercher l’aiguille dans une botte de foin afin de pouvoir présenter à la fin des résultats, pour trouver celles et ceux qui les empêchent de dormir. Désormais, les médias ont annoncé que les flics seraient parvenus à porter des coups au cœur des anarchistes. Toutefois, les trois compagnon.ne.s arrêté.e.s du banc public, armé.e.s d’engins incendiaires, n’ont fait que créer un nouveau point de référence parmi nous et nous ont rappelé l’ambiance explosive des journées du sommet du G20.

Il semble que l’inertie après le sommet s’estompe et qu’une multitude de communiqués d’actions et d’attaques en solidarité émergent. Nous nous y associons, car seule notre rage collective, notre aspiration à un autre monde et la détermination qui en découle peuvent accompagner notre chemin. Nous envoyons nos salutations enflammées aux trois du banc public, à Loïc et à tou.te.s les autres prisonnier.e.s !

Tout continue.

Par rage, solidarité et complicité, dans la nuit de mercredi à jeudi [du 14 au 15 août 2019], nous avons déposé un engin incendiaire selon le style hambourgeois sous le pneu avant-droit d’une voiture de la société SPIE.

L’entreprise SPIE est une de celles qui tirent profit de l’enfermement et de la répression, et saboter leurs biens est un moyen d’attaquer directement la domination. Car ce système peut uniquement fonctionner grâce à des entreprises comme SPIE qui lui mâchent le travail. [1]

Nous avons accueilli l’attaque contre Telekom AG et la référence au contenu d’un communiqué avant le sommet avec joie.

Que le feu vous mette un sourire aux lèvres.
Liberté pour tou.te.s.

Celles et ceux d’un autre banc public.

[Traduit de l’allemand de Indymedia, 20.08.2019]

NdT :
[1] Extrait tiré d’un communiqué revendiquant l’incendie de plusieurs véhicules de SPIE à Hambourg, dans la nuit du 7 au 8 novembre 2018. Traduit de l’allemand en intégralité ici.

Trappes (Yvelines) : Vive les incendiaires ! (mais attention aux traces et au bigo)

Publié le 2019-08-29 21:24:05

Le Parisien / mercredi 21 août 2019

Après l’incendie

Ils sont tous deux paysagistes, et surtout ouvertement anarchistes. Sympathisants des Gilets jaunes, ils disent eux-mêmes avoir participé à cinq ou six manifestations du mouvement. Ce mercredi, ces deux hommes de 20 et 34 ans ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Versailles à des peines de deux ans de prison, dont neuf mois avec sursis, et trente mois de prison, dont six avec sursis, pour avoir mis le feu à une locomotive, à Trappes, en novembre 2018. Les dégâts occasionnés ce jour-là se montent à plus d’un million d’euros.

Le compte Facebook trahi les idées libertaires du plus jeune. Des photos le montrent en action dans une manifestation, vêtu d’un gilet jaune avec le sigle de l’anarchie et ces mots tracés au feutre : « le pouvoir est maudit, c’est pourquoi je suis anarchiste ». A son domicile de Saint-Rémy-les-Chevreuse, les policiers ont mis la main sur des briquets et des allumettes, des lunettes de ski, un masque à gaz, une barre de fer et une bouteille d’essence.
Contrairement à son compagnon de lutte, l’homme à ses côtés dans le box, un petit brun de 34 ans originaire de Normandie collectionne les condamnations pour violence, dégradation et usage de stups.

Ce matin du 10 novembre 2018, soit une semaine avant la première manifestation des Gilets jaunes, il est 7h45, lorsque l’alerte est donnée par un employé de la gare de triage de Trappes. La cabine d’une locomotive est en flammes. Les incendiaires ont brisé une vitre avant de mettre le feu sous le siège du conducteur. Ils manquent aussi six fumigènes, volés dans cette machine et dans deux autres. Les policiers retrouvent une veste posée sur les pointes du portail afin de le franchir sans se blesser, sur laquelle ils extraient l’empreinte génétique du plus jeune. Sa téléphonie indique également qu’il est resté une heure sur les lieux. Le jeune paysagiste est arrêté, quelques heures avant son complice.

A l’audience, ce mercredi, les deux suspects livrent la même version. « Jamais je n’ai eu l’idée de mettre le feu à la locomotive, affirme le premier. Je voulais récupérer des fumigènes pour les manifestations ». « Je n’ai pas mis le feu à la locomotive. Je ne voulais que prendre les fumigènes pour les manifestations » martèle l’autre.
Outre la peine d’emprisonnement, les deux hommes ont été condamnés à indemniser les entreprises victimes, d’un montant de 174 000 €.

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même torchon / samedi 8 juillet 2019

Analyses ADN, traçage des téléphones et interrogatoires… Grâce aux éléments apportés par la police scientifique, les enquêteurs du commissariat de Trappes ont pu mettre la main le 3 juillet sur deux individus soupçonnés d’avoir incendié une locomotive dans la gare de triage de Trappes en novembre 2018.

Le sinistre avait eu lieu dans la nuit du 9 au 10 novembre. Une locomotive avait été détruite par un incendie. Bilan colossal pour le propriétaire de l’engin : 1,2 M€ !

Lors de la collecte d’éléments sur place, les policiers trouvent une veste abandonnée à proximité. Des analyses ADN leur donnent l’identité d’un homme de 20 ans qui habite à Saint-Rémy-lès-Chevreuse. Son identité en poche, ils découvrent alors que son téléphone a « borné » dans le secteur de l’incendie le soir du sinistre.

Il n’en faut pas plus pour qu’il soit interpellé le 3 juillet à l’aube à son domicile. Lors de son interpellation, les policiers découvrent « un gilet jaune avec des mentions anarchistes, un masque de ski, un masque de protection contre les gaz, une bouteille d’essence et une barre en métal », précise une source proche de l’enquête.
« Cela met en avant son intérêt pour les groupes anarchistes ainsi qu’une probable participation à des manifestations violentes », continue cette même source.
L’homme est placé immédiatement en garde à vue et avoue qu’il est entré sur le site « pour voler des fumigènes » mais nie avoir mis le feu à la locomotive. Quelques heures plus tard, un complice, âgé de 34 ans, est arrêté à Trappes. Lui aussi avoue être entré dans la gare de triage mais nie tout autant être l’auteur de l’incendie.
Les deux hommes ont été placés en détention dans l’attente de leur jugement.

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Note d’Attaque : à propos de téléphones portables, « smart » ou pas… certes, il vaudrait mieux pas en avoir du tout. Mais étant donné que le monde n’est pas en noir et blanc comme le voudraient ceux qui ont pour habitude de nous dispenser des leçons comme des perles, on peut au moins essayer de les utiliser (ou pas) de façon un peu réfléchie. On trouvera un texte à ce propos à cette adresse.

Zicavo (Corse-du-Sud) : Consternation à la fête patronale

Publié le 2019-08-29 21:24:05

extrait de Corse Net Info / jeudi 22 août 2019

[…] La porte du clocher a, en effet, été défoncée et la serrure de la sacristie forcée.
« Aujourd’hui c’est la Saint Luxor ! Notre fête patronale ! Nous vous laissons apprécier la surprise de ce matin juste avant la messe ! Plus aucun respect… » dénonce la commune de Zicavu
Sur les réseaux les commentaires sociaux sont, aussi, peu amènes .
« Certains ont décidé de faire bouger la tradition. C’est pas anecdotique. Ça craint. C’est cracher à la figure de ceux qui étaient avant nous »  lit-on sur twitter. […]

[Grèce] Le métro arrive à Exarcheia

Publié le 2019-08-29 21:24:05

Pour combattre la gentrification d’Exarcheia, Athènes, nous refusons la construction de ce métro. Nous luttons pour l’égalité et la liberté.
Réflexion sur ce que représente — et implique — le métro dans la gestion de l’espace.



EXARCHIEAVOILÀ LETRO

Exarchiea est, depuis des décennies, un incubateur du combat social, de la lutte et aussi un phare pour l’autodétermination et la résistance contre toutes les formes d’autorité et l’État. En même temps, l’histoire d’Exarchiea comme quartier de lutte a été caractérisée par une répression constante de l’État et les tentatives d’asphyxie des projets autogérés. Ces actions ont pour but, d’abord, la persécution des squats, des anarchistes, des migrants et plus généralement de tous les mouvements antagonistes et de résistance, ensuite les tentatives de plus en plus nombreuses d’éradiquer l’essence même des quartiers par les effets de la gentrification.

Notre vision d’Exarchiea est celle d’un lieu de lutte des classes opprimées et nous comprenons bien que l’intervention de l’État est faite pour servir les intérêts de la classe dirigeante.

Le dernier coup en date a été la remise en route du projet d’une station de métro sur le Square Exarchieon. Un plan qui est présenté comme le conte de fées d’un développement économique.

Nous comprenons que ce plan est en fait une attaque contre l’insurrection et d’écraser les souhaits collectifs, les aspirations du peuple et la résistance dans le quartier.

Le nouveau métro d’Athènes, ligne 4, est prévu pour aller de Alsos Veikou jusqu’à Galatsi et Goudi en passant par Exarchiea, en plus, 2 stations supplémentaires sont aussi prévues aux bordures d’Exarchiea et qui sont aussi sur les plans, l’une au coin de l’avenue Alexandras et la rue Moustoxydi ; un autre sur Akadémias ( quelque part entre les rues Ippokratous et Sina).

Le coût estimé de cette « Grande Bouffe » est estimé à 1,5 milliard d’euros. Au moment de l’écriture de ce texte (janvier 2019), 3 conglomérats sont en lice pour le marché :

TERNAVINCISIEMENS

AKTORANSALDHITACHI

• J&P – AVAXALSTHOMGHELLA

L’un des trois conglomérats va prendre le marché, normalement en juin 2019. Le contrat signé, les travaux pourront commencer, normalement fin 2020 et les stations de métro seront livrées après 8 ans de travaux.

Nous avons donc encore le temps de contrecarrer leur plan si nous le faisons dès maintenant.

Cette tentative de redéveloppement d’Exarchiea en accord avec des intérêts corporatistes n’est pas sans précédent :

Déjà, en 2003, le gouvernement avait mis la pression dans la course aux Jeux olympiques d’Athènes de 2004, dans un effort d’étendre l’activité économique des magasins, cafés des alentours.

À ce moment-là, il était clair que cela était dans le but d’augmenter la profitabilité et la valeur commerciale de ce périmètre aux dépens du mouvement, et donc, dès le début, le site de construction a été la cible d’action directe (sabotage). À la fin, le gouvernement et les investisseurs durent se retirer face à la résistance contre ces plans.

Pendant des années les combattants des classes sociales se sont battus contre un métro uniquement dédié au profit, un système de métro exclusif à Athènes.

Nous comprenons bien le système du métro comme étant une classe de société. Les constructions des stations du métro ont gentrifié et violemment transformé des lieux de vie en des lieux de l’entreprise capitaliste et, pendant cela la stigmatisation accrue et l’appauvrissement d’autres quartiers, la mise en place des barrières électroniques dans le métro, cette année a été la dernière démonstration d’un parti-pris pour un État basé sur des profits et en excluant ceux qui ne peuvent pas payer. Il est alors clair qu’au centre de cette stratégie, se profilent les questions de déplacement des populations non désirées et les intérêts de classe antagonistes – nous l’avons constaté dans d’autres métropoles.

Le transport public est un autre outil de l’attirail dans les mains du capital et de l’État à travers une surveillance militarisée et le harcèlement et la persécution des marginalisés, des nouveaux pauvres et des migrants.

Bien que le capitalisme et l’exploitation existent déjà à Exarchiea, au travers des intérêts d’un côté des commerces petits-bourgeois et des différentes mafias qui opèrent dans le quartier, l’annonce d’un plan de construction du métro est un appel aux investissements capitalistes à grande échelle ; il fleurète avec les grandes sociétés et à pour but de séduire ceux qui profiteront personnellement de la gentrification de cette partie du centre.

Pour la plupart des résidents, cependant, le métro signifie une hausse des loyers, de l’immobilier et du coût de la vie avec de plus en plus de spéculation et de sociétés de l’internet comme Air B’NB

En même temps, le métro va augmenter la présence policière, la sécurité privée et la surveillance et cela avant, pendant et après la construction. Il nous parait évident que les premières cibles de cette répression accrue seront les squats, les migrants, et toutes les tentatives de création de structures autogérées, en dehors de l’autorité de l’État et des institutions et la lutte antiétatiste. L’installation d’un contrôle d’état au cœur d’un quartier qui s’est révélé jusqu’à présent être un endroit de liberté pour les populations persécutées et une base pour ceux qui cherchent à s’organiser en faveur de l’émancipation et la libération collective.

Voici là une attaque directe à l’encontre de tout ce que Exarchiea représente ; l’espace public dans cette zone n’est pas fait pour la spéculation, ne l’est pas non plus pour fliquer les gens. Nous rejetons cette vision d’un progrès promu par un état néolibéral. Nous croyons que le progrès est issu de l’autogestion collective et horizontale et de la lutte du peuple pour remplir ses besoins et non les désirs de la classe dirigeante. La menace de la construction d’une station de métro à Exarchiea est chargée du potentiel de la colonisation du voisinage avec une domination capitaliste, mais nous prenons à pleines mains cette lutte comme une opportunité pour le voisinage de se rassembler comme une force de résistance collective et un lieu vital pour la communauté et ceux qui se donnent la main contre la répression pour le bien de leur portefeuille.

La lutte collective contre l’État et l’exploitation est le germe d’une transformation sociale. Nous n’abandonnerons pas notre histoire et notre quartier aux criminels de la gentrification et de la répression.

Janvier 2019 – Assembly of Exarchiea square against the metro

Remiremont (Vosges) : Jolie, la nouvelle déco urbaine

Publié le 2019-08-29 21:24:05

Vosges Matin / mercredi 21 août 2019

De nouveaux tags non désirés polluent Remiremont depuis quelques jours. Sur des façades et installations du boulevard Thiers cette fois. Des inscriptions anarchistes en rouge vif que les automobilistes et piétons ne manquent pas d’observer. […]

Montségur – sur- Lauzon( Drome) dans la zone nucléaire ça poucave(MAJ)

Publié le 2019-08-29 21:24:05

lLes gendarmes sont alertés jeudi dernier, le 22 août, dans la soirée par un habitant de la commune inquiet après une explosion dans son jardin. Sur place, les militaires découvrent les restes d’une bouteille plastique et des résidus d’aluminium Il aurait fabriqué ces engins explosifs par jeu parce qu’il s’ennuyait et qu’il voulait tester les modes d’emploi de l’acide chloridrique

. En interrogeant les habitants, ils se rendent compte qu’il y a eu au moins trois autres incidents similaires en 24 heures.

L’enquête des gendarmes de la BT de Grignan et de la BR de Pierrelatte les oriente vers un jeune majeur de 19 ans. Interpellé et placé en garde à vue mardi, il reconnaît les faits. Il aurait fabriqué ces engins explosifs par jeu

L’apprenti artificier s’en expliquera devant le tribunal correctionnel de Valence en mars prochain.

source France bleu drome Ardèche

Nous sommes contre les frontières

Publié le 2019-08-29 21:24:05

NOUS SOMMES CONTRE LES FRONTIÈRES parce qu’elles tuent des milliers de personnes, contraintes de les passer dans des conditions rendues toujours plus dangereuses par la multiplication des larbins en uniforme et de leurs outils technologiques.

NOUS SOMMES CONTRE LES FRONTIÈRES parce qu’elles traduisent une hiérarchisation des vies qui nous fait gerber, entre populations locales supposées être légitimes à se trouver là, « arrivant.es » toléré.es ou éjectables en fonction des intérêts du capitalisme et des États qui poussent des millions d’individus à fuir leurs sales manoeuvres néocoloniales, leurs guerres d’exploitation et de conquête. Dans le même temps, touristes et affairistes voyagent allègrement en paquebot ou classe business…

NOUS SOMMES CONTRE LES FRONTIÈRES parce qu’elles quadrillent tout le territoire, que leur existence est une galère (logement, banque, taf, déplacements…) et une menace permanentes (risques d’enfermement et d’expulsion) pour tous.tes celles et ceux qui n’ont pas les bons papiers ; ainsi qu’ un avertissement lancé aux autres « indésirables ». S’il.es ne se plient pas aux rackets de leur patron ou de leur logeuse, ces crapules trouveront toujours quelqu’un.e de plus en difficulté pour le faire.

NOUS SOMMES CONTRE LES FRONTIÈRES parce que toute frontière est liée à un front : un rapport de force entre armées pour s’attribuer la possession d’une région et transformer la population qui y vit en cheptel humain à administrer. Nous refusons tant cette volonté de contrôle que la surveillance qui en découle, qui s’étend à tous les domaines de l’existence et s’incarne dès la naissance par l’imposition d’une identité officielle devant être justifiée à tout moment (empreintes, numéro de sécu, adresse…).

CE QUE NOUS NE VOULONS PAS POUR NOS VIES NOUS LE REFUSONS ÉGALEMENT POUR D’AUTRES.
Si nous ne subissons pas tous et toutes de la même manière les conséquences des frontières sur notre
peau, ce n’est pas pour devenir maillons, rouages ou spectateurs impuissants de ce système autoritaire,
raciste et mortifère. À ce monde de fric, de flics et du chacun.e pour soi nous opposons l’entraide, la
réciprocité et la lutte pour une liberté sans mesure ni instance gestionnaire, sans faux « nous », identité
nationale ni droit du sol.

LOIN D’ÊTRE DES LIGNES ABSTRAITES, CES FRONTIÈRES existent grâce à toute une ribambelle de nuisibles : politicien.nes, assassins en uniformes, entreprises tirant profit chacun.e à son échelle de cette misère organisée… Des collabos s’engraissant sur l’exploitation et/ou l’enfermement aux startup fournissant drônes, détecteurs de mouvement, lunettes thermiques et armes utilisées pour traquer les personnes migrantes… Autant de cibles que de manières de saboter (de jour comme de nuit, seul.e ou accompagné.es) les rouages de cette machine à soumettre, à trier et à expulser !!!

LIBERTÉ POUR TOUS ET TOUTES !

NI ÉTATS

NI ARMÉES   NI FRONTIÈRES !

des ennemi.es de toute autorité

Télécharger l’affiche au format pdf

[Publié sur indymedia nantes, 28 août 2019]

Biarritz – NO G7 : Une fin de semaine lacrymo et avec des éclaircies

Publié le 2019-08-29 21:24:05

Le Laboratoire Anarchiste / lundi 26 août 2019

Samedi 24 août à 17h30 300 manifestants ont réussi à défier  et résister face aux canons à eau, grenades lacrymogéne LBD 40mm, grenade désencerclement, jusqu’à 20h30.

[…] Dans une ville de Bayonne  envahi par des diverses  forces de  soutien aux capitalistes  dont certaines stars réunis à Biarritz pour un G7.  Le dispositif  dés le 23 août mis en place à Bayonne (Guardia civil, douane, garde mobile, CRS,  bac de la région parisienne, motocycliste voltigeur). L’enjeu de ce déploiement policier Français et Espagnol dans tout le pays basque nord et les Landes est pour certain  manifestants  étaient  pour  continuer à casser toute velléité de lutte contre le tourisme. Cette manifestation dans une ville de 50000 mille habitants a montré que la résistance est possible face  à certain défaitisme.

24 au 25 août dans le camp NO G7  des batailles jusqu’à 7 heures du matin contre les flics  qui venaient interpeller des  militants, entre autre des organisateurs du contre sommet

Le dimanche 25 le RDV prévu pour approcher la zone rouge à la « chambre d’Amour » à Anglet a été annulé dans  la mâtiné du dimanche et deux rassemblement ce dimanche pour demander la libération des interpellé-e-s

Manifestations pour demander la libération des personnes arrêtées

Tension contenue sur la côte basque. Alors que la route de la corniche a été fermée à la circulation et les véhicules fouillés, une manifestation spontanée de près de 300 personnes s’est formée ce dimanche à Hendaye. Dans le calme, elle a réclamé la libération des militants anti-G7 interpellés ces derniers jours. Elle s’est terminée au port de Caneta vers 15 heures, après avoir déambulé dans les rues, encadrée par des policiers.

A Bidart, ce sont des Gilets jaunes qui ont été encerclés devant un supermarché pendant près de trois heures. D’après la presse se trouvant sur place, en plus d’une cinquantaine de militants, deux observateurs d’Amnesty International (AI) et des journalistes auraient été fouillés, contrôlés et retenus, soit au total près de 80 personnes.

Des dizaines de personnes rassemblées au bout de la rue Victor Hugo, mais empêchées d’accéder à la place de la Mairie. Quelques slogans scandés : « Atxilotuak askatu » (Libérez les prisonniers en basque) ou « Antikapitalista ! »

Les deux personnes arrêtées le jeudi 22 août ,soupçonnées d’avoir dégradé des radars, posés des banderoles et tagués des messages revendicatifs en l’honneur des gilets jaunes et des  black blocks  Dans l’attente de juger ces deux personnes, le tribunal a ordonné leur placement sous contrôle judiciaire, comme l’avait demandé le ministère public. L’un et l’autre ont interdiction de se voir et de rentrer en contact d’ici au 9 septembre au tribunal de Dax. Ils devront  aussi se présenter une fois par semaine au commissariat ou à la gendarmerie la plus proche de leurs domiciles.

*****

Le Parisien / samedi 24 août 2019

[…] en tout début de soirée, la situation s’est envenimée, à Bayonne, notamment. Sur le pont Saint-Esprit, plusieurs dizaines de personnes, scandant des slogans anti-capitalistes, ont fait face aux CRS et certains leur ont jeté des pierres. Les forces de l’ordre ont alors riposté à l’aide de grenades assourdissantes, bombes lacrymogènes et canons lanceurs d’eau. Personne n’a été blessé et la petite foule a fini par se dissoudre en direction du Petit Bayonne.
Et c’est justement dans le centre historique de la ville qu’un deuxième affrontement, plus violent que le précédent, a eu lieu vers 20 heures. Entre 30 et 40 manifestants, dont certains originaires du Pays basque espagnol, ont en effet tenté de forcer des barrières anti-émeutes en utilisant un panneau de signalisation comme bélier.
Là encore, les forces de l’ordre ont répondu avec des grenades assourdissantes et des bombes lacrymogènes. Personne n’a été blessé et aucun commerce n’a été dégradé, précise la préfecture. Au moins une personne, soupçonnée d’être l’auteur d’un jet de pierre, a été interpellée.
Vers 21h30, la situation semblait revenue au calme. Et les barrières anti-émeutes, qui jalonnent ponts et axes de Bayonne, commençaient à être levées.

Au total, 68 personnes ont été placées en garde à vue ce samedi dans le cadre du dispositif de sécurité G7. Parmi elles, 38 personnes ont été placées en garde à vue « notamment pour participation à un groupement en vue de commettre des violences ou dégradations, possession d’objets susceptibles d’être utilisés comme arme par destination, dissimulation de visage et jet de projectile ».

No G7: bilan de la répression

Publié le 2019-08-29 21:24:05
note du laboratoire: ce contre sommet est une occasion  pour l’état de juger l’apathie de certains anarchistes  et  libertaire en ce qui concerne la répression dans la guerre de classe en cours

Pas loin de 160 interpellations ont eu lieu durant ces quelques jours de contre-sommet. Une centaine de gardes à vues, traitées dans les comicos de Bayonne et de Hendaye; la dernière a été levée vers 19h30 lundi 26. Plus d’une vingtaine ont reçu des convocations pour des procès ultérieurs, programmés pour septembre ou octobre prochain. Le collectif a suivi de près une centaine de cas.

Plus grave, lundi la legal team a appris la mise sous écrou d’une 5e personne. Dans les mêmes conditions qu’un autre camarade samedi : sur simple décision du procureur, sans procès et sans possibilité de faire appel. Alors que plus tôt, trois camarades allemands ont été mis au trou de manière scandaleuse. A noter aussi plusieurs interdictions administratives de territoires pour des militants venant du pays basque Sud ou d’autres pays de l’UE, comme le camarade allemand refoulé par deux fois de ce lieu de lutte sur la seule foi de notes de renseignement. Le collectif anti-répression mobilisé pendant ce contre-sommet déplore enfin de nombreuses entraves hallucinantes aux droits de la défense que nous détaillerons plus loin.

Fait presque humiliant pour les hauts gradés du binôme police-justice, aucun procès n’a eu lieu lundi au TGI de Bayonne ! Aucun élément n’a donc été jugé assez déterminant pour envoyer des manifestant-e-s dans le grand spectacle de la justice de classe, les comparutions immédiates. Avant le sommet, il faut rappeler que les autorités avaient communiqué à fond sur un arsenal de répression hors du commun : forces de police estimées à 13.000 dans tout le périmètre, un centre de rétention vidé et converti en lieu d’interrogatoires, des flics OPJ venus de toute la France en « renfort » pour assurer les auditions, trois salles du palais de Justice de Bayonne réquisitionnées pour juger H24 les prévenu-e-s en comparution immédiates, et enfin une escouade de commis d’office embrigadés par le bâtonnier de Bayonne à qui on avait promis au moins 300 Gav par jour pour arrondir les fins de mois… Une indic infiltrée a même été débusquée sur le campement d’Urrugne — précisons, pour faire taire de sales rumeurs, que cette personne n’a jamais été, de près ou de loin, en relation avec notre collectif — alors que des témoins racontent avoir été approchés pour servir de mouchard à leur sortie de garde à vue… Grands moyens, pauvre bilan. La préfecture a même surestimé la mobilisation de la manif du samedi 24 à Hendaye, en matraquant le chiffre de 9000 (15000 pour les « orgas »), de loin exagérée, comme pour justifier le dispositif sécuritaire déployé.

Bilan chiffré plus précis:

  • Les interpellations ont quasiment toutes été préventives, suite à des fouilles de sac ou de voitures, pour des motifs fallacieux, avec ou pas d’éléments matériels (groupement en vue de…, attroupement malgré sommation, ports d’armes divers, quelques outrages…), malgré les engagements des autorités à n’arrêter personne de manière préventive ;
  • Les GAV ont été quasiment toutes prolongées de 24h. En sachant que la plupart des arrestations a eu lieu à partir de vendredi, cette astuce de procédure revient à interdire les gens de manifester, puisque leur sortie n’était pas possible avant dimanche soir ou lundi;
  • La grande majorité des GAV s’est soldée par des remises en liberté simple ou avec un « rappel à la loi » (qui signifie un abandon des poursuites mais qui implique une inscription dans un fichier policier, dont la trace peut ressurgir lors de la moindre prochaine infraction);
  • Le collectif a eu connaissance de 23 convocations pour des procès ultérieurs, à Dax ou à Bayonne, dans les semaines qui viennent (9, 20, 25 septembre, 1er, 11 octobre et 3 décembre).
  • Six personnes à notre connaissance ont été emprisonnées : les trois qui venaient d’Allemagne, qui n’ont pas pu être défendus par les avocat-e-s du collectif que leurs familles avaient pourtant désigné-e-s et pour lesquels les garanties de représentation que nous avions collectées n’ont pas été présentées par les commis d’office devant le tribunal ; les deux personnes contraintes de purger une ancienne peine sans pouvoir faire appel ; et enfin une autre qui est restée en détention provisoire de jeudi à lundi en attente de sa comparution à Dax — elle est sortie de détention lundi 26, placée sous contrôle judiciaire avec un camarade arrêté le même jour, jusqu’à leur procès le 9 septembre.

Le collectif va suivre ces dossiers avec ses avocat-e-s, faire marcher la solidarité avec les prisonniers et organiser avec les prévenu-e-s une défense collective. Pour la seule journée du 20 septembre, il y aura 12 procès à Bayonne et notre collectif appelle à lancer partout des actions de solidarité et de soutien pour alimenter la caisse collective (lien à faire circuler: ici: bit.ly/antirepG7)

Dans l’ensemble, toute personne qui osait trainer dans le périmètre du sommet était susceptible de subir une privation de liberté, après des contrôles routiers, des contrôles et des fouilles, lors d’arrestations parfois brutales autour du campement de Urrugne, en marge des quelques rassemblements non déclarés qui ont émaillé la semaine, ou encore à Bayonne, dimanche, ou à la gare de Hendaye lundi, lors de provocations policières ou de faux prétextes destinés à faire encore plus de chiffre…

Plusieurs cas affligeants ont été constatés par notre collectif sur la gestion de l’ordre de ces quelques jours de contre-sommet. Liste non exhaustive :

  • Un OPJ propose à un gendarme mobile de prêter serment afin qu’il serve d’interprète pour les auditions de ressortissants espagnols. Erreur de débutant : ce mélange des genres est bien entendu hors procédure, et tous les actes établis dans ces conditions peuvent être annulés.
  • Certains PV d’interpellations étaient rédigés de telle manière que les prévenus n’avaient aucun moyen de connaître la raison exacte de leur privation de liberté ; dans la case « motif », des flics zélés ont rempli des codes dits « NATINF » (nature de l’infraction), sans jamais traduire le code en langage naturel (ça doit être ça la « police algorithmique »). Ne pas savoir pourquoi on vous arrête c’est le premier degré du procès inéquitable.
  • Les locaux du CRA de Hendaye, aménagés pour gérer en masse les gardes à vue, n’ont pas été aménagés dans les règles. Les pièces où s’entretenaient avocat.e.s et prévenu.e.s ne fermaient pas, ce qui remet en question la confidentialité des échanges ; tout acte établi dans ces conditions devrait, en théorie, être annulé.
  • En garde à vue chacun-e est en droit de choisir son avocat, ou de ne pas en choisir; cet-te avocat-e peut se faire substituer à tout moment par un-e autre, sans que ni le bâtonnier du lieu, ni le procureur ne puisse imposer des commis d’office. Or durant quatre jours, sur ordre du proc, les OPJ ont multiplié les prétextes débiles pour imposer l’un-e des quelques 70 avocat-e-s recruté-e-s à la dernière minute par le Bâtonnier au titre de la commission d’office. Dès que les personnes désignaient les avocat.e.s du collectif, les flics faisaient croire à une indisponibilité imaginaire, et qu’en cas d’insistance personne ne serait défendu-e. La legal team a obtenu de nombreux témoignages précis de ces entraves délibérées;
  • Le bâtonnier Teddy Vermote, qui se fait mousser dans la presse comme chevalier blanc des personnes interpellées, a joué dans ce cirque un rôle déterminant, prenant ses consignes en ligne directe avec le procureur de Bayonne et même, au dessus, avec le parquet général de Pau.

Le collectif antirep ne va pas s’apesantir sur le fond à propos de ces entraves de procédures. C’est toutefois le signe qu’un travail collectif, contruit de manière autonome pour mettre en échec la machine d’oppression d’Etat, a plus que jamais du sens. Le collectif antirep du contre-sommet s’est en effet constitué de manière autonome aux oganisations regroupées dans les plateformes G7EZ et Alternative G7. Avec comme principal objectif de s’organiser pour ne laisser personne isolé-e face aux flics, aux juges et aux matons. Nous nous sommes entendus avec un groupe d’avocat.e.s sur un ensemble de principes politiques tels que : ne pas collaborer avec les flics en gardant le silence durant la garde à vue et les auditions, ne pas alimenter le travail de la police en refusant fichiers d’empreintes et d’ADN comme l’accès à nos téléphones privés, ne pas balancer ou se dissocier d’autres interpellé-e-s selon leurs modes de lutte, et face à la justice de classe faire jouer la solidarité en lançant des caisses de défense collective. Ce sont ces principes que redoutent nos ennemi-e-s. La rage enchante nos rêves, la solidarité est notre arme. Sachons nous en saisir à tout moment.

Le collection antirepression du contre-sommet du G7

Sud-Ardèche : Téléphone et télévision ne passent toujours pas – Lundi 26 août 2019

Publié le 2019-08-29 21:24:05

On apprend ce lundi 26 août 2019 par le Dauphiné que les réseaux de téléphonie mobile et la télévision (TNT) sont toujours coupés à la suite du sabotage incendiaire de l’antenne relais du bois du Laoul, dans la nuit de vendredi à samedi.

Les dégâts sur le site de TDF, qui a porté plainte, sont importants.  » Ce lundi 26 août, nous recevons les premières livraisons de matériels et de nacelles qui vont nous permettre d’installer les nouveaux équipements », communique TDF. Précisant : « La radio est à nouveau diffusée via le site de Viviers. La TNT et le réseau des opérateurs de téléphonie mobile (SFR, Free et Bouygues) sont toujours interrompus. Une cellule opérationnelle est déployée sur place ainsi que des techniciens ».

Pour rappel, près de 70 000 personnes sont débranchées de leurs smartphones et de leurs écrans depuis samedi matin.

A propos de la flic infiltrée débusquée au contre-sommet du G7

Publié le 2019-08-29 21:24:05

Ceci est un texte rédigé en urgence afin que l’info tourne et que toutes les personnes et tous les groupes que cette personne a approché ces derniers mois puissent s’organiser en conséquence.



Ceci est un texte rédigé en urgence afin que l’info tourne et que toutes les personnes et tous les groupes que cette personne a approché ces derniers mois puissent s’organiser en conséquence. Il semble que cette flic infiltrée se faisait appeler « Dan », « Rose », « Rose des sables » ou « Clara » en fonction des villes et des groupes dans lesquels elle évoluait, et elle avait sûrement bien d’autres surnoms. Elle a la soixantaine, est assez fine, mesure entre 1,55 m et 1,65 m, c’est une grande fumeuse, elle a les traits tirés et porte presque tout le temps des lunettes de soleil (voir photos). Elle prétendait venir de Clermont-Ferrand auparavant et avoir eu une activité militante là-bas. Elle disait également qu’elle travaillait à Enedis sur Toulouse actuellement.
 
Sur le camp du contre-sommet, lors d’une assemblée assez sensible portant notamment sur l’organisation du départ de la manif de Bayonne, cette femme a été remarquée (par des personnes la connaissant du mouvement GJ à Toulouse) en train de prendre discrètement, avec son téléphone portable, des photos des gens participant à l’AG. Ces personnes ont décidé d’intervenir et de se confronter à elle, à l’écart de l’AG.
 
Lorsque son téléphone est checké, il apparaît que plusieurs centaines de photos d’actions, de manifs et d’AG ont été prises les 3 jours précédents. Par la suite, les camarades se sont rendus compte que certaines de ces photos, notamment celles de personnes prises en gros plan, donc clairement identifiables, ont été envoyées (accompagnées de rapports détaillés sur leurs activités, ainsi que des comptes-rendus de réunion en groupe restreints) à un supérieur qui lui demandait des précisions et lui donnait des consignes. Dans la confusion qu’a provoquée cette découverte, cette keuf a réussi à disparaître du camp (et il est probable qu’elle ait été exfiltrée du centre Pierre & Vacances où elle s’était sans doute réfugiée, lors de l’attaque du camp par les flics qui a eu lieu quelques heures plus tard). A noter qu’elle a tenté, juste avant, d’envoyer un message intitulé « téléphone HS » sur un groupe Telegram d’orga du G7, ce qui nous indique qu’elle était en contact avec d’autres flics présents sur ces listes.
 
Bien plus qu’une simple indic
 
Ce qui frappe dans cette histoire, c’est l’ampleur des connexions et des informations auxquelles cette personne avait accès. A ce jour, on sait qu’elle est apparue dans le mouvement Gilets Jaunes à Toulouse courant janvier, qu’elle a participé à l’organisation des parcours de manifestations, qu’elle s’est positionnée sur de nombreux groupes Telegram et Facebook (elle a à ce jour deux Facebook connus : « Dan boro » et « Rose des sables »), qu’elle a pris part aux assemblées et à différentes commissions du mouvement, qu’elle a réussi à approcher et à se connecter avec des personnes et des groupes qui pouvaient être perçus comme les plus déters du mouvement. Il faut également savoir qu’elle était dans les groupes d’organisation Telegram des hébergements GJ lors des Actes nationaux de Toulouse et qu’elle a donc pu procéder à un fichage conséquent. Nous sommes donc loin d’avoir affaire à une simple indic de la police, comme il y en a bien sûr ici et là. Cette personne organisait, impulsait et poussait à des actions ; elle mettait en relation des gens afin que la police puisse procéder à des arrestations. C’est l’État qui organisait ses coups de filet...
 
On a retrouvé cette situation à Toulouse, Bordeaux et Montpellier, mais également et surtout dans l’organisation du contre-sommet du G7. Pour paraître crédible, cette pourriture de flic s’appuyait sur les connexions en mettant en avant la place qu’elle occupait dans d’autres villes, dans d’autres réseaux - une technique de flic bien rodée.
 
Concernant le contre-sommet, elle a incité pendant des mois de nombreuses personnes de différentes villes à s’y rendre, en leur promettant une mise à disposition sur place de matériel défensif et offensif. Il est apparu qu’elle avait incité et facilité de nombreuses actions, et qu’elle était le seul contact sur place pour des personnes venant des quatre coins de la France et d’autres pays. Cette technique de flicaille, notamment de RG, est bien connue : pousser à l’infraction et ensuite interpeller… Elle organisait (et « sécurisait »...) la venue de personnes sur le camp et elle occupait une grande place dans la logistique du contre-sommet (organisation de la manif à Bayonne, autres « camps » près de Bayonne, et ouvertures possibles de squats, connexions avec des participants aux réus de la plate-forme officielle de l’anti-G7…). Le plan des keufs a sûrement été mis à mal par la découverte de l’une de leurs sales taupes. Cependant, il est aujourd’hui certain que cette infiltration a contribué à emprisonner de nombreux camarades ces derniers mois. Il reste encore difficile aujourd’hui de connaître l’ampleur des dégâts.
 
Malgré tout ce qui vient d’être dit ici, il s’agit de ne pas se laisser envahir par la paranoïa. Ne nous refermons pas sur nous-mêmes, notre force réside également dans nos espaces d’organisation collective ouverts. La répression que nous subissons est à la hauteur de la force de notre mouvement. Le meilleur moyen de se défendre de la flicaille reste de détruire ce qui la produit : le système qui a besoin d’elle.

Si vous avez des informations, n’hésitez pas

deratisation1312@riseup.net

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Crever dans un CRA n’est jamais un accident

Publié le 2019-08-29 21:24:05

Lundi 19 août, un prisonnier est retrouvé décédé dans la cellule où il était enfermé, dans le centre de rétention administrative de Vincennes.



Lundi 19 août, un jeune homme de nationalité roumaine, rentré depuis quelques jours dans le CRA de Vincennes, est retrouvé décédé dans sa cellule. Les journalistes ne perdent pas de temps pour répéter qu’il s’agit d’un accident individuel finalement inévitable, que les matons et les autres collabos qui travaillent dans le CRA, n’y sont pour rien : « les premiers éléments d’enquête, notamment médico-légaux, conduisent à écarter l’intervention d’un tiers ».

Selon les journaux, la cause de la mort serait liée à des médicaments. Mais d’où se serait-il procuré ces médicaments ? À l’entrée du CRA, tout est saisi et mis au coffre, c’est l’infirmerie du centre qui file les médocs aux prisonniers (bien sûr, surtout des somnifères pour que la situation reste tranquille dans la prison, mais aussi des calmants). Certains prisonniers du bâtiment 1 de Vincennes parlent d’overdose de méthadone : dans ce cas aussi, difficile d’imaginer que les keufs ne soient pas au courant. D’autres prisonniers sont plus sceptiques, y voient des responsabilités directes de l’administration et des matons.

En tout cas, les personnes avec qui l’on a pu parler n’ont pas beaucoup d’infos, car dès que son décès a été annoncé, tous les prisonniers de l’aile de sa cellule ont été sortis des bâtiments pendant plusieurs heures, de manière à ce que personne ne sache vraiment ce qui s’est passé. Tout doit être caché, dissimulé, effacé, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’une mort. Les morts qu’on dit accidentelles dans les CRA sont loin d’être rares, en France comme ailleurs.

Le 7 juillet : un détenu du CPR (CRA) de Torino meurt faute de soins. Dans les jours qui suivent, une révolte secoue le CPR. Une tentative d’incendie, des affrontements avec la police, des prisonniers blessés.

L’enfermement pousse à bout et tous les jours dans les CRA en France des personnes se mutilent ou tentent de se tuer en avalant des lames, en s’ouvrant les veines, en essayant de se pendre ou en se gavant de médicaments. Comme Karim qui est mort en 2018 au CRA de Toulouse-Cornebarrieu où il était prisonnier.

Mais crever dans une prison n’est jamais un accident : que ce soit à cause de la violence des keufs, du manque de soins, de l’enfermement, c’est le CRA même qui produit ces morts.

Quelques jours après la mort de ce prisonnier au CRA de Vincennes, dans le même bâtiment, un prisonnier très âgé a eu une crise cardiaque. Les flics ont attendu avant d’appeler les secours, ils vont jusqu’à se moquer de lui alors qu’il est au sol, souffrant. Un autre prisonnier réagit, insulte les flics. Résultat : il est placé au mitard. Encore un exemple de comment les keufs pensent pouvoir jouer avec la vie des prisonnier·ère·s dans les CRA, un exemple quotidien de résistance et de répression au sein de ces machines à expulser qui sont aussi, bien souvent, des machines à tuer.

Italie – opération Prometeo : Bon anniversaire Nati !

Publié le 2019-08-29 21:24:05

Round Robin / lundi 26 août 2019

Hier (le 23 août) c’était l’anniversaire de Nat. Étant donné qu’on ne peut pas lui donner l’accolade directement, un groupe de compagnonnes et de compagnons est allé devant la prison de Piacenza, pour passer le bonjour à Natascia et à toutes les prisonnières et les prisonniers qui y sont enfermé.e.s. Et pour crier, avec rage et amour, que nous sommes toutes et tous complices et solidaires.


*****

Pour rappel, les adresses des compas arrêté.e.s pour l’opération Prometeo :

Natascia Savio
C. C. di Piacenza
Strada delle Novate, 65
29122 – Piacenza (Italie)

Robert Firozpoor
C. C. di Sassari – Bancali
Strada provinciale 56, n. 4
Località Bancali
07100 – Sassari (Italie)

Giuseppe Bruna
C. R. di Rossano Calabro
Contrada Ciminata snc
87064 – Corigliano-Rossano (Italie)

Invitation à de nouvelles rencontres inter-terreauristes (mais pas que)

Publié le 2019-08-29 21:24:05

Invitation à de nouvelles rencontres inter-terreauristes (mais pas que) A partir de maintenant et plus particulièrement du 14 septembre 2019



Depuis les expulsions 2018, une grande majorité des occupant-e-s ont quitté la zone, dépité-e-s par le mépris, les trahisons et les prises de pouvoir de petits groupes élitistes qui avaient prévu de longue date, en vue d’assurer leur avenir, de céder la Route des Chicanes et les Radis-Co qui la bordaient, à la pâture médiatico-étatique. Mais d’irréductibles groupes anti-autoritaires déterminés, Radis-Co, Sans Fiches, Nomades et autres électrons-libres, s’entêtent et s’accrochent encore à l’envie de voir ce territoire abriter de nouveau des personnes en galère, exilé-e-s, sans papiers, fugitives, persécuté-e-s, etc, et pour que les voisin-e-s, proches ou de loin, sans terre ni jardin, puissent venir y cultiver ce que bon leur semble, dans l’échange des savoirs et des idées, en toute liberté, afin que l’expérimentation politique et sociale collective renaisse et se repende comme un virus qui stimulerait l’émancipation générale…
Nous disposons de plusieurs dizaines d’hectares de terres, friches, bois, champs, hangars et espaces que nous souhaitons mettre à la disposition de tou-te-s, pour de multiples usages.

Ce 8 août 2019, les féroces de l’ordre sont revenues anéantir deux cabanes (construites avant les expulsions) et une caravane dont l’habitant était absent. Pendant ce temps, la construction de Gourbi ∞ se poursuit, à base de récup et
d’invendues, et nous la reconstruiront à chaque fois que l’État mortifère la détruira.
Gourbi fait partie de la douzaine de maisons en dur détruites en 2012 pour faire place à l’aéroport, depuis mort. C’est devenu l’endroit du Non-Marché, dernier symbole anti-capitaliste de la zad, où l’on peut emporter quelques légumes et du pain à prix libres, chaque vendredi à 17h. Et puis ce fut pendant longtemps le lien entre l’Est et l’Ouest, à travers la « réu du jeudi », l’assemblée la plus éclectique et horizontale des occupant-e-s…

Vous êtes donc convié-e-s à nous rejoindre pour prendre part à l’aventure, de manière autonome si possible, mais nous avons quelques tentes à prêter, des sleepings (mais pas de couvertures), et un espace non-mixte. Une cantine végan (mais pas que) participative et prix libre se chargera de la restauration, il sera possible de se joindre à des chantiers construction, de débattre de sujets que vous pourrez proposer lors d’une assemblée quotidienne d’échange d’infos, de chanter lors d’opens mic, de danser lors des concerts, de voir des films, lire des brochures, vous donner en spectacle dans un
théâtre de verdure, ou tout simplement dormir toute la journée… et bien plus encore !

Des précisions seront apportées dans les prochains jours, gardez les yeux ouverts ! Et si dans un coin de garage ou de grenier prennent la poussière des outils ou objets que vous nous penseriez utiles, comme des clous, couvertures, tentes, caravanes, véhicule utilitaire ou autre, n’hésitez pas à nous les ramener…

Le Coteau (Loire) : La fibre optique ? Sous nos pieds, mais aussi dans les entreprises qui l’installent

Publié le 2019-08-29 21:24:05

France 3 / dimanche 24 août 2019

Les employés de PCE Services, une entreprise spécialisée dans le déploiement de la fibre optique, sont venus nombreux constater les dégats. Les locaux de leur société ont été en partie détruits par un incendie dans la nuit de samedi à dimanche vers 1h30 du matin. Le bâtiment de 1200 m2 situé sur la commune du Coteau près de Roanne abrite 3 entreprises. PCE Services occupe les locaux au centre sur près de 800 m2. Ce sont les bureaux d’étude et l’administration qui sont installés dans le bâtiment sinistré. […]

Une enquête a été ouverte. Mais selon le patron de PCE entreprises, Jonathan De Ridder, il y aurait bien eu introduction d’un individu dans les locaux de l’entreprise la nuit dernière. Et la porte d’entrée aurait été fracturée. Il s’agirait donc bien selon lui d’un incendie volontaire. Une information non confirmée par les enquêteurs à l’heure où nous publions.

*****

extrait du Progrès / dimanche 25 août 2019

Spécialisée dans le déploiement de la fibre optique, PCE services avait remporté fin 2018 des marchés dans 25 départements et avait annoncé vouloir recruter près de 200 personnes dans les deux ans à venir.
Créée début 2011, l’entreprise PCE services a connu un développement exceptionnel. Elle est spécialisée dans le déploiement d’infrastructures de télécommunications en fibre optique, marché hyper dynamique qui souffre d’un manque de main-d’œuvre qualifiée.
L’entreprise familiale, dirigée par Jonathan De Ridder, associé avec son frère Kévin et son père Patrick, travaille déjà dans huit départements dont la Loire, et notamment pour le compte du Siel (Syndicat intercommunal d’énergies de la Loire).
Elle était à la recherche de locaux supplémentaires et s’apprêtait à agrandir ceux situés au Coteau.

Vienne (Autriche) : Nos penchants nuisibles s’intensifient – un pylône radio incendié

Publié le 2019-08-29 21:24:05

de.indymedia.org / mardi 20 août 2019

C’est avec rage que nous avons appris que nos compas de Hambourg, connus sous le nom des « 3 de la Parkbank » ont été placés en détention préventive. Que deux aient des « penchants nuisibles » ne nous surprend pas. Celles et ceux qui s’opposent à l’ordre dominant ont depuis toujours été condamné.e.s par le pouvoir comme étant « nuisibles » etc.
Nos compas sont apparemment accusés d’une tentative d’incendie criminel, parce qu’ils auraient été arrêtés dans un parc de Hambourg avec des engins incendiaires. Ça doit être clair pour tout le monde qu’il s’agit également d’un nouveau coup répressif contre les rebelles au G20 et à son monde, car leur arrestation a eu lieu à l’anniversaire des émeutes.

Nous ressentons une forte rage à cause de la répression contre ces compas et à cette rage
nous devons donner une expression. Du coup, la nuit du samedi 17 août, nous avons mis le feu à un pylône radio près de l’autoroute du Prater [rocade sud de Vienne, qui passe entre autre sur un viaduc au dessus du parc Prater – c’est une des routes les plus fréquentées d’Autriche ; NdAtt.], à Vienne, en le détruisant.
Les flics et les médias semblent garder pour eux cet « incident » – en toute connaissance de cause, puisque de telles attaques sur les réseaux omniprésent de cette société (câbles de fibre optique, électricité, pylônes radio, Internet…) pourraient être reproduits facilement ; nous n’avons eu besoin que de peu de matériel d’usage commun : quelques allume-feux pour le barbecue et quelques litres d’essence.
Nous nous reconnaissons dans celles/ceux qui se rebellent contre l’autorité et nous voulons apporter une contribution minimale pour alimenter la rébellion contre ce monde d’exploitation et de répression.

Nous envoyons une grosse accolade et un poing levé aux compas de Hambourg – qu’ils/elles soient dedans ou dehors.

Poursuivons les combats pour celles/ceux qui momentanément ne peuvent pas le faire à cause de l’enfermement et attaquons !

Liberté pour les trois de la Parkbank !
Liberté pour tou.te.s les prisonnier.e.s !

G7 de Biarritz : Rapide état des lieux des forces ennemies (MAJ 24/08)

Publié le 2019-08-29 21:24:05

Rencontre internationale regroupant chefs d’Etat et de gouvernement des sept plus grandes puissances mondiales, le G7 va accueillir en tout 25 délégations étrangères avec les pays invités et les ONG, soit environ 3.000 personnes. A cela, il faut rajouter plus de 3.000 journalistes accrédités. [extrait de 20 Minutes / lundi 19 août 2019]

Des flics à volonté

extrait du Parisien / mardi 20 août 2019

Le premier flic de France et Navarre au Poste de Commandement Interministériel de Biarritz – 20/08/2019

Un total de 13 200 policiers et gendarmes, épaulés par les forces militaires, ont été mobilisés pour assurer la sécurité du G7 à Biarritz ce week-end, a annoncé ce mardi le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner lors d’un point presse. […]
Christophe Castaner a insisté sur « la coopération exceptionnelle », notamment en matière de renseignement, avec l’Espagne, qui mobilisera en « nombre particulièrement important » des effectifs de son côté de la frontière. Au total, 400 sapeurs-pompiers et de 13 équipes mobiles d’urgence et de réanimation [voilà que ça annonce la couleur; NdAtt.] seront également déployés, a-t-il annoncé.

Les militaires ont installé des dispositifs de surveillance sur le phare de Biarritz

Selon France Inter du 17 août, « Car ce sont principalement des gendarmes qui seront chargés de surveiller de plus ou moins loin les manifestations du contre G7 [et leurs chefs donnent des entretiens teint de préoccupation à leurs potes des médias…; NdAtt.]. Les gendarmes partagent l’analyse de risques majeurs encourus dans une région comme le Pays basque, en plein été. Cela fait des mois qu’ils ont décidé d’envoyer ce qui se fait de mieux au sein de leurs différentes composantes : des derniers drones, au GIGN, des blindés légers aux hélicoptères. Au cas où. » [Quelqu’un.e saurait où trouver des armes antichar et des roquettes sol-air ? Juste au cas où; NdAtt.]

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Des frontières qui ferment et des prisons pour migrants qui se reconvertissent

extrait du Parisien / lundi 29 juillet 2019

[…] Le centre rétention administrative d’Hendaye sera fermé et servira de local de garde à vue. « Une centaine de fonctionnaires de la police judiciaire vont venir épauler les policiers locaux de la sécurité publique et de la gendarmerie » pour gérer les procédures judiciaires, a aussi annoncé Samuel Vuelta Simon, le procureur de Bayonne. Le tribunal de la ville sera, lui, renforcé d’une dizaine de procureurs et de juges durant le G7. […]
Enfin, les touristes et les frontaliers de l’Espagne doivent s’attendre à passer du temps aux postes-frontières. « Les contrôles y seront renforcés », promet une source policière. De nombreux échanges ont déjà eu lieu sur ce point avec les autorités espagnoles. « Comme ils savent qu’ils sont très surveillés en France, certains radicaux pourraient tenter de rentrer par l’Espagne », estime un proche du dossier, qui assure qu’une fermeture temporaire de la frontière est aussi à l’étude par la Préfecture des Pyrénées-Atlantiques. « C’est un événement important, note une source sécuritaire. Tout est fait pour que cela se déroule sans problème. » Après des mois de manifestations violentes en France et alors que les principales puissances du monde auront les yeux rivés sur Biarritz, c’est même un enjeu majeur pour le ministre de l’Intérieur.

NdAtt. : déjà deux personnes de nationalité allemande, fichées, ont été expulsées suite à des interdictions administratives de territoire (IAT). La premier avait été interpellé à Dijon le 9 août le deuxième le 21 août, à Saint-Jean-de-Luz (près de Biarritz) lors d’un contrôle routier.

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Saint-Martin-d’Arberoue (Pyrénées-Atlantiques) : Les bidasses font du camping

France Bleu / lundi 12 août 2019

Les militaires s’installent sur les crêtes basques pour surveiller le G7, depuis le début du mois d’août. Ce sont des points qu’on imagine stratégiques. Les autorités restent extrêmement discrètes, mais les installations militaires, elles, le sont beaucoup moins. Une base provisoire est implantée sur les hauteurs de St Martin d’Arberoue: une quinzaine d’hommes, trois camions bâchés et un radar qui tourne en permanence.
Près de l’ancien ball-trap [tiens…; NdAtt.], les militaires campent sous la tente, ils ont installés des toilettes sèches. Ceux qui se frottent les mains, ce sont les restaurateurs locaux qui ont 15 couverts assurés tous les jours pendant 3 semaines.

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Zone rouge, zone bleu… beaucoup de bleu… même du treillis… et le noir c’est par où ?

extraits d’Europe1 / mardi 20 août 2019

[…] Une zone rouge, dite de « protection renforcée », sera activée le long du littoral du 23 au 26 août, et à l’intérieur de laquelle, hormis les délégations officielles, seuls les commerçants, les salariés, les professionnels de santé et les riverains seront autorisés à circuler. Les véhicules à moteur y seront interdits. « Le sommet se déroule entre l’Hôtel du Palais et le Centre Bellevue où auront lieux les conférences. Il est naturel que cette zone-là soit très protégée, mais les autres places de Biarritz seront accessibles. Les zones protégées et contrôlées ne représentent qu’un quart de la ville », fait valoir l’édile.
Dans une seconde zone de sécurité, moins restrictive, la circulation automobile et le stationnement seront autorisés. « Vous savez que l’on a distribué 18.000 badges d’accès pour permettre justement à ceux qui sont dans la deuxième zone d’y évoluer librement », indique encore Michel Veunac.

À moins de quatre jours de ce grand raout mondial, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner doit présenter mardi après-midi les grandes lignes de la sécurisation de la zone, mobilisant au moins 10.000 membres des forces de l’ordre. De l’aveu même d’un haut gradé, il sera difficile de faire plus large échantillon de forces publiques sur une même bande de territoire.

Le plus gros des troupes réside dans les quelque 90 unités de forces mobiles, soit 6.000 CRS et gendarmes, pour qui hôtels, campings, et villages de vacances des environs ont été réquisitionnés. Une mobilisation jamais vue depuis certains samedis de manifestation des « gilets jaunes », mais concentrée cette fois sur une seule région. Trois matches de Ligue 1 (Montpellier-Lyon, Lille-Saint-Étienne et Nice-Marseille) ont même été reportés pour libérer des effectifs.

À ces unités s’ajouteront également les trois corps armée, terre, mer et air, avec tout un arsenal : un dispositif anti-drone, des radars tactiques contre l’intrusion éventuelle de parapentes ou d’ULM, mais aussi des avions Rafale en alerte depuis la base de Mont-de-Marsan, des hélicoptères de défense aérienne avec à leur bord des tireurs d’élite et même des missiles sol-air. La police espagnole est également mobilisée depuis lundi pour réaliser des barrages filtrants à la frontière.

Hôtel du Palais, à Biarritz. Point d’arrivée des manifestations.

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La mer polluée de bleu

extraits du Point / mercredi 21 août 2019

Tiens, donc ! Les CRS ne craignent même pas le mal de mer.

[…] Au large des côtes, un dispositif de sûreté maritime, qui fait intervenir marine nationale, douanes, affaires maritimes, gendarmerie et police nationale, a été renforcé pour sécuriser le littoral de cette cité balnéaire avant et pendant le sommet des chefs d’Etats. La zone interdite est d’une longueur de 1.700 mètres et va jusqu’à 1.400 mètres au large », explique le capitaine Pascal Gensous, responsable des moyens spécialisés engagés pour le G7. […] Dès vendredi à minuit, jusqu’au lundi minuit, dans cette zone qui fait face à la Grande plage, avec son casino et l’Hôtel du Palais où sont programmées les rencontres des sept grands, « aucun bateau ne pourra passer et on ne pourra pas se baigner », précise le policier. Six bateaux et environ une cinquantaine de policiers se relaieront sur la zone 24 heures sur 24, pour contrôler les embarcations et secourir les personnes qui tomberaient à l’eau. « Les plongeurs pourront aussi vérifier tout élément suspect, comme par exemple en inspectant une coque ou en repérant tout objet qui pourrait être dangereux » sur la mer, explique le capitaine Gensous. […]
Patrouilleur, vedettes, bateaux pneumatiques à moteur et semi-rigides de la gendarmerie maritime complètent le dispositif placé sous le commandement du préfet maritime de Brest, et déjà actif depuis quelques jours. […]

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Des gares et l’aéroport fermés… des fenêtres aussi !

extrait de 20 Minutes / lundi 19 août 2019

[…] La SNCF a fait le point ce lundi sur les mesures qui lui sont imposées. Les gares de Biarritz, Bayonne, Guéthary, Boucau, Deux-Jumeaux seront fermées au public dès le vendredi 23, jusqu’au lundi 26 août à 16 h. Elles ne seront donc pas desservies, hormis par 7 TGV en provenance de Paris qui s’arrêteront à Biarritz, Saint-Jean-de-Luz et Hendaye vendredi 23 août. Les autres gares de la ligne entre Dax et Hendaye seront, elles, desservies « quasi-normalement. » […] L’aéroport de Biarritz sera fermé à l’activité aérienne du public à partir du vendredi 23 à 7 h jusqu’au lundi 26 août à 20h. C’est l’aéroport de Pau qui prendra le relais pour le trafic aérien régulier. […]
Une charte stipule que les logements disposant d’une visibilité directe sur les sites qui accueilleront les rencontres officielles (Hôtel du Palais, casino, centre de congrès et grande plage) « pourront être soumis à des consignes temporaires de fermetures de fenêtres et/ou de non-occupation de balcons et terrasses », où il sera interdit d’installer des appareils de prises de vue. Le site de l’Hôtel du Palais, où résideront les chefs d’Etat, sera particulièrement sensible. […]

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Mise à jour de samedi 24 août 2019

Le Monde / vendredi 23 août 2019

Pendant le G7, Biarritz et ses alentours sont sous la surveillance d’un important dispositif de sécurité. Au total, 13 200 policiers et gendarmes sont mobilisés, dont 44 compagnies de CRS et 48 escadrons de gendarmerie mobile. De nombreuses unités spécialisées, comme le RAID, le Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) ou la Garde républicaine, sont elles aussi mises à contribution. Aux abords du sommet, la circulation est restreinte aux résidents et ayants droit munis de badge, tandis que plusieurs gares et l’aéroport seront fermés dès vendredi.

Les forces militaires assurent, en outre, des missions de contre-terrorisme et de protection des abords du sommet. L’armée a ainsi été déployée discrètement dans le Pays basque, notamment sur les hauteurs à l’affût d’éventuels drones. La marine est présente au large et dispose d’une frégate. Les services de renseignement sont également mobilisés. Ils travaillent en coopération avec leurs homologues étrangers, en particulier ceux de l’Espagne, qui engage elle aussi des effectifs sur son territoire : 1 878 gardes civils, 932 agents de police et 4 000 membres de la police régionale basque sont mobilisés. Plus de 400 pompiers et 13 équipes mobiles d’urgence et de réanimation complètent le dispositif. Par ailleurs, l’Etat a installé des préfabriqués au tribunal de Bayonne et mobilisé le centre de rétention d’Hendaye en prévision des gardes à vue. […]

Italie : Deux balises GPS et un micro trouvés dans un véhicule

Publié le 2019-08-29 21:24:06

Roud Robin / lundi 26 août 2019

Salut, je suis Giampi, quand je bois du gasoil je trimballe à travers l’Europe mon copain et sa bête poilue et blonde. Il y a quelques jours, on s’est débarrassé de deux trucs qu’on nous avait collé dessus. Une balise GPS avec une puce SIM d’un opérateur italien (avec un accumulateur composée par cinq piles au lithium de 3,6 volt, de couleur blanc et vert, placées en série) fixé avec un aimant sur le pare-choque arrière, côté droit. Un autre GPS, avec un micro (avec quatre piles identiques aux autres) était placé dans les bouches d’aération qui sont entre l’auvent du pare-brise et le pare-brise. Il était placé de façon à arriver derrière le compteur kilométrique, mais il en était séparé par la tôle qui sépare le moteur de l’habitacle. Contrairement au premier, qui avait une puce Omnitel, ce GPS avait une puce SIM espagnole, de lopérateur Movilstar. Même si l’utilisation d’une puce Omnitel (opérateur qui n’existe plus [depuis juin 2002, avec le logo présent sur la SIM qui a été retrouvée – on remarquera aussi que les instructions (photo n. 2) sont en espagnol; NdAtt.]) et d’une puce espagnole c’est bizarre, ces GPS ont été assemblés par les mêmes personnes et probablement placés ces derniers mois.

PSM FOREVER

Mexico (Mexique) : Que crève le patriarcat, qu’il vienne des flics et pas seulement…

Publié le 2019-08-29 21:24:06

Le 12 et le 16 août 2019, des milliers de personnes, en majorité des femmes, ont manifesté dans les principales avenues de Mexico suite au viol d’une jeune fille de 17 ans par 4 flics dans une voiture de police à Azcapotzalco, quartier nord de la capitale mexicaine. Le 8 août au Musée de la photographie, situé dans le centre historique de la ville, une jeune fille de 16 ans a également déclaré avoir été violée par un sale flic.

Le siège du ministère de la Sécurité publique a été tagué et l’immeuble du Parquet général de la ville a eu son mobilier saccagé et ses vitres défoncées. Des paillettes roses ont été jetés sur le chef de la Police de la ville de Mexico, Jesus Orta, pendant qu’il faisait une déclaration à la presse en appelant au calme et qu’il assurait que cette affaire ferait l’objet d’une enquête.

Lors de la manif du 16, encore plus massive, qui ne s’est pas alignée sur les différents appels au calme, un commico a été attaqué et partiellement incendié. Un journaflic de la chaîne ADN 40 a été mis KO en plein direct puis viré de la manifestation, et les journalistes et photographes (professionnels ou non) mis à distance. Des barricades ont été dressées et des rues bloqués, les murs et les façades de commerces tagués, et leurs vitrines brisés. Plusieurs stations de métro (distributeurs et affiches publicitaires détruites) et véhicules de la ville ont été saccagés…

Les violences sexistes, et les dynamiques qui les nourrissent ont lieu chaque jour, là bas comme ici, de la mains de nos ennemis comme de nos compagnons, dans la rue comme chez nous. Elles nuisent à la qualité de nos rapports et à la cohérence de nos luttes, et peuvent aussi avoir de lourdes conséquences. La vengeance est l’un des moyens d’y répondre.

« Ce n’est pas seulement les quatre policiers qui ont violé une fille ou un autre qui a violé une fille dans un musée. C’est quelque chose qui arrive chaque jour, chaque minutes, chaque heure… » 

Vimines (Savoie) : Touché, coulé !

Publié le 2019-08-29 21:24:06

Le Dauphiné Libéré / mardi 20 août 2019

Dans la nuit du 15 au 16 août, un ou plusieurs individus ont perforé la vitre principale du camion des services techniques de la commune de Vimines - qui était garé à l’extérieur des ateliers municipaux - avec un madrier. Un acte qui ne peut être que volontaire. […]

Scherwiller (Bas-Rhin) : Quatre bus partent en fumée – 19 août 2019

Publié le 2019-08-29 21:24:06

Cinq bus et un camion sont partis en fumée sur le parking du garage Volvo de Scherwiller (Bas-Rhin), dans la nuit du dimanche 18 au lundi 19 août 2019. Les dégâts matériels se chiffrent à deux millions d’euros.

« Il était 1h36 du matin quand les pompiers ont été appelés au garage poids lourds Volvo de Scherwiller (Bas-Rhin). Un incendie y a détruit quatre bus. En se propageant, il en a endommagé un cinquième, désormais inutilisable, ainsi que l’arrière d’un camion.

Le gérant a été réveillé en pleine nuit et a craint que le feu n’atteigne les nombreux autres véhicules de grand gabarit garés sur ce parking, ainsi qu’au bâtiment. Cinq lances à incendie ont été déployées pour éteindre le feu.

L’un des bus devait être récupéré par une entreprise ce lundi matin. Les gendarmes ont ouvert une enquête et analysent actuellement les images de vidéo-surveillance.  « Aucune piste n’est exclue, ni accidentelle ni criminelle », mais il est difficile de ne pas voir un lien avec un précédent : une dizaine de bus avait été incendiée dans les environs en 2015.

[Repris de France 3 Alsace, 19.08.2019]

Quelques histoires d'infiltrations et de balances en Europe depuis quinze ans

Publié le 2019-08-29 23:39:03

Lors du contre-sommet du G7, une personne travaillant avec la police a été démasquée. Cette histoire est loin d’être la première en Europe. Tentative de compilation dans un article, destiné à évoluer, très largement inspiré d’un thread paru sur Twitter.



Nantes (Loire-Atlantique) : Attaque vengeresse du Consulat de Grèce – 29 août 2019

Publié le 2019-08-29 23:39:08

Lundi 26 août à l’aube, l’Etat grec a lancé une vaste offensive policière contre le quartier Exarchia d’Athènes, dans le but d’expulser des squats de migrants/anarchistes et aseptiser ce quartier où des initiatives anti-autoritaires et anarchistes voient le jour depuis de nombreuses années.

Jusqu’à maintenant, 143 personnes migrantes ont été incarcérées, trois squatteurs.ses arrêté.e.s et quatre squats expulsés. Voilà le bilan de cet acte de guerre menée par l’Etat grec.

Des appels à la solidarité active ont été lancés depuis cette opération répressive de grande ampleur.

Dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 août, à Nantes (Loire-Atlantique), le consulat de Grèce, situé rue Léon-Jost au nord de la ville, a été attaqué à coups de marteau. Plusieurs vitres ont été détruites et un tag a été inscrit au feutre, faisant référence au quartier d’Athènes d’Exarchia, aux expulsions et aux affrontements en cours depuis lundi.

L’attaque a été revendiquée par « un loup » sur indymedia nantes, texte que nous reproduisons en intégralité ci-dessous.

[Reformulé de la presse locale, 29.08.2019]


Revendication en soutien à Exarcheia

Quelque part entre le 28 et le 29 août 2019, j’ai brisé la vitrine du consulat honoraire de Grèce, situé Rue Léon Jost, et inscrit au marqueur « STOP LOI ET ORDRE A EXARCHEIA ».

Ceci est un acte non violent.

Ses détracteurs le désigneront comme violent, comme le font toujours les dominants qui aiment à être seuls mètres du degré de violence. Tandis que « Loi et ordre », transférant des exilées vivant libres vers des centres d’enfermement, avec la complicité des fascistes d’Aube Dorée, ne serait qu’une opération de rétablissement de l’ordre, qu’une application des lois démocratiquement promulguées. Violente certes, car un enfant à qui on soustrait le toit au-dessus de sa tête, à qui on éloigne les visages qui faisaient apparaître un gigantesque sourire sur le sien, à qui on sépare des jouets qui l’émerveillaient et dont il se souviendra toute sa vie, ce n’est que violence qui lui est faite. Mais le monopole de la violence légitime étant accordée à l’État, les complices du pouvoir n’utiliseront jamais ce terme pour désigner ce que l’Autorité met en place pour sacrifier la liberté. Car selon ces complices, la violence est soit populaire et illégitime, soit policière et légitime. Jamais populaire et légitime à la fois.

Ceci n’était qu’une vitrine.
J’ai décidé d’éclater cette vitrine pour montrer qu’elle ne protège pas une entité invulnérable. À défaut de me battre directement contre les forces voulant détruire ce qui se vit dans le quartier d’Exarcheia, je le fais de là où je suis, là où je peux atteindre l’une des extrémités d’une tentacule de ce gouvernement grec, en vue de le faire reculer par réflexe, par peur, par instinct de survie. Si on veut abolir le pouvoir, les formes de vie comme celles déployées à Exarcheia doivent être défendues par l’action directe.
Défendre Exarcheia, je considère cette œuvre comme un moyen et une fin. Une fin car ce sont des individus qui là-bas sont chassés, expulsés, atomisés, à qui on fait l’injonction d’obéir, à qui on nie toute dignité. Un moyen car Exarcheia est un des exemples qui me permettent d’imaginer un monde sans Autorité, solidaire, ouvert et critique sur lui-même et les autres. Or j’ai eu besoin d’autres imaginaires pour sortir de la résignation que l’Autorité a voulu m’imposer toute ma vie.

Et si ceci n’a pas suffi, alors je reviendrai. Ou alors, une autre reviendra. Parce que ceci n’était qu’un avertissement. Et il se pourrait cette fois qu’à défaut d’obtenir ce que je souhaite par une méthode non-violente, alors je ne puisse qu’imaginer une méthode violente, face à la violence déployée par l’Autorité, se manifestant là par le gouvernement grec.

Un loup


Outre l’ambassade de Grèce à Paris, que l’on trouve au 17 rue Auguste-Vacquerie et la Maison de la Grèce au n°9 rue Mesnil, dans le 16ème arr., il existe de nombreux consulats partout en France: un consulat général à Marseille (54, rue Jean Mermoz), d’autres à Ajaccio, Bordeaux, Calais, Cherbourg, Grenoble, Le Havre, Lille, Lyon, Nice, Saint-Étienne et Strasbourg.

Hanovre (Allemagne) : Encore un poste de police attaqué

Publié le 2019-08-29 23:40:05

de.indymedia.org / mardi 13 août 2019

Dans la nuit du 2 août, nous avons attaqué le poste des flics à Hanovre – Empelde [quartier de la ville de Ronnenberg, limitrophe de Hanovre; NdAtt.] et coloré toute la façade en noir.
Avec cette action, nous envoyons de l’amour, de la force et de la solidarité aux camarades de la Parkbank.
Organisez-vous, menez des actions, soyez en colère et montrez aux camarades prisonniers qu’ils ne sont pas seuls.

NdAtt. : on se rappellera de l’autre attaque récente contre un poste de police, à Hanovre.

Urrugne (Pyrénées-Atlantiques) : Les deux flics à moto ont eu chaud – 23 août 2019

Publié le 2019-08-30 02:38:06

On apprend que dans la soirée du 23 août 2019, quelques heures avant le début du sommet du G7, deux motards de la police, basés à Bourges et en mission sur le dispositif autour de Bayonne, ont été attaqués par un groupe de personnes encagoulées à Urrugne. Les bleus ont pu compter sur l’intervention de manifestant.e.s pacifistes (encore eux/elles!) pour s’en sortir.

« La PJ de Bayonne a été saisie des faits par le procureur Samuel Vuelta Simon qui a ouvert une enquête pour violences volontaires en réunion sur personne dépositaire de l’autorité publique. Selon nos informations, Éric Spitz, le préfet des Pyrénées-Atlantiques, a transmis des images « saisissantes » à la justice. Elles ont été filmées par un hélicoptère. […]

« On y aperçoit une dizaine d’individus sortir d’un cortège de manifestants et aller au contact des deux gardiens de la paix motorisés. Le plus jeune des deux, 37 ans, a confié avoir porté la main à son arme tellement il ne voyait aucune issue à ce traquenard : « Vas-y ! tire ! tu es mort », a-t-il entendu de la bouche d’un homme masqué. […]

Ce 23 août, vers 19 heures, les deux policiers ne se trouvaient pourtant pas en position de maintien de l’ordre. Ils sortaient du camping qui les hébergeait pour rejoindre leur commissaire divisionnaire, qui souhaitait leur confier une mission. Au bout de 2 kilomètres de route, à Urrugne, base arrière des opposants au sommet des chefs d’État, ils tombent fortuitement sur un groupe d’une cinquantaine de personnes du contre-G7. Ils sont empêchés de continuer leur chemin. Les plus radicaux leur ordonnent de faire demi-tour. Plusieurs d’entre eux, masqués, crient « Police, assassins ». Ils se jettent à cinq sur les motards et les font chuter. L’un tombe sous sa moto et reste coincé ». 

C’est alors que les deux uniformes se mangent une volée de coups:
« En position accroupie, alors qu’il tente de se dégager de sa moto puis de la relever, il reçoit des coups de pied dans le dos et dans le casque. Son collègue lâche sa moto et lui vient en aide. Entre-temps, il a reçu une giclée de gaz lacrymogène [un auto-gazage? classique! NdSAD]. L’autre est attaqué avec son propre extincteur, dérobé par les assaillants sur sa moto.
Au final, d’autres manifestants, en désaccord avec ce lynchage, leur viennent en aide et leur permettent de se dégager de cette furie. Chacun des policiers s’est vu prescrire 10 jours de ITT. Six suspects ont été rapidement interpellés. Ils ont été mis hors de cause dans l’agression des policiers. L’enquête se poursuit. »

[Repris du Point, 28.08.2019]

Berlin (Allemagne) : D’un banc publique à l’autre – Une camionnette de Spie incendiée

Publié le 2019-08-30 08:14:04

de.indymedia.org / mardi 20 août 2019

Solidarité

«Et quand nous regardons en arrière, le souvenir nous donnera la force concrète qu’il faut pour continuer. Jusqu’au prochain Hambourg, jusqu’au prochain soulèvement, jusqu’à la destruction complète de la domination» *

Rien n’est oublié.

Même deux ans plus tard, nous n’avons pas oublié les jours et les nuits du sommet du G20 à Hambourg ; l’euphorie sur le visage des révolté.e.s, les gros titres des journaux à propos des attaques nocturnes qui ont eu lieu avant, l’évidente nervosité des gardien.ne.s de l’ordre. Nous nous souvenons du début de la campagne contre le G20 et de la volonté de poursuivre nos renvois mutuels au travers des attaques ciblées, au-delà de la conjoncture.

Après le sommet, ça a été calme pendant très longtemps ; ici et là il y a eu quelques rares, bonnes actions clandestines, mais la conscience de notre force semblait s’être rapidement estompée. Des milliers de révolté.e.s, des centaines d’actions avant le sommet, mais la solidarité envers les détenu.e.s est restée faible et de courte durée. De temps en temps, elles/ils sont encore salué.e.s dans des communiqués, mais par rapport aux énormes protestations, cette mention ne peut que paraître marginale. Avec la fermeture de notre plate-forme de communication Linksuntesn, l’État a éliminé l’une de nos infrastructures les plus importantes et a espéré que nos attaques s’arrêtent.
Ça a été inhabituellement calme pendant longtemps ici aussi, mais nos attaques n’ont pas cessé.

Rien n’est fini.

Des vagues persistantes de répression frappent encore aujourd’hui nos structures, nous montrant ce qui se passe quand on tient tête à l’État. Les flics cherchent encore une aiguille dans une botte de foin, pour pouvoir enfin présenter quelques succès, pour trouver celles/ceux qui les privent de leur sommeil. Maintenant, les médias annoncent que les flics ont réussi à poignarder les anarchistes dans le cœur. Les trois personnes arrêtées dans l’affaire de la Parkbank, munies d’engins incendiaires, n’ont pourtant fait que créer un nouveau nœud de convergence pour nous tou.te.s et nous remémorer l’atmosphère explosive des jours du sommet du G20.

Il semble que l’inertie qui a suivi le sommet disparaissent et qu’à l’opposé d’innombrables communiqué d’actions solidaires et d’attaques apparaissent. Nous les rejoignons, car seule notre rage collective, notre aspiration à un autre monde et la détermination qui en découle peuvent accompagner notre chemin. Nous envoyons nos salutations enflammées aux 3 de la Parkbank, à Loïc et à tou.te.s les autres prisonnier.e.s !

Tout continue.

Par rage, solidarité et complicité, pendant la nuit de mercredi à jeudi, nous avons placé un engin incendiaire fabriqué comme ceux de Hambourg sous le pneu avant droit d’une voiture de la multinationale SPIE.

« L’entreprise SPIE est l’un des nombreux profiteurs de l’enfermement et de la répression, donc le sabotage de leurs biens est une façon d’attaquer directement la domination. Car ce système ne peut fonctionner que grâce à des collaborateurs comme [14 août ; NdAtt.] SPIE. »  [à propos de SPIE on pourra aussi lire ce texte ; NdAtt.]

C’est avec grand plaisir que nous avons pris connaissance de l’attaque contre Telekom AG et de la référence qui y est contenue à une déclaration d’avant le sommet.

Que les feux ramènent le sourire sur vos visages.
Liberté pour tou.te.s.

Ceux/celles d’un autre banc public

 

* Note d’Attaque : citation du texte « Réponse à l’appel de solidarité pour les prisonniers du No-G20 » , du compagnon Panagiotis Argirou.

Paris : Poursuivre les hostilités

Publié le 2019-08-30 08:17:07

reçu par mail / jeudi 29 août 2019

Même si les grands rendez-vous des puissants peuvent représenter un bon moment pour exprimer à nombreuxSes la haine que nous leur vouons, c’est à tout moment qu’on peut s’en prendre aux maîtres de ce monde et à leurs larbins. Parce que c’est toujours le bon moment pour poursuivre les hostilités contre toute autorité.
Et les quartiers des riches sont là tout le temps, pas seulement les samedis en gilet jaune.

Dans la nuit du lundi 26 août au mardi 27, la mercedes du chef d’une mission diplomatique quelconque a brûlé sur l’avenue Foch.

Une pensée pour les personnes arrêtées à Biarritz et dans les environs, pour celleux qui payent encore pour les journées du G20 de Hambourg, pour les 3 du Parkbank.

Déchaînons nos penchants nuisibles !

Les amoureux des bancs publics du seizième.

[in italiano][in english]

Athènes (Grèce) : L’attaque a commencé – Premières expulsions de squats à Exarcheia

Publié le 2019-08-30 11:13:06

Anarchists Worldwide / lundi 26 août 2019

[…] 26.08.19 : La première attaque majeure contre Exarcheia, le quartier le plus résistant d’Europe, n’a pas tardé [le “nettoyage” du quartier faisait en effet partie des promesses électorales de Kyriakos Mitsotakis, Premier ministre élu le 7 juillet dernier; NdAtt.]. Le spectacle devait continuer, d’une manière ou d’une autre. La baisse d’activité de l’été est terminée – il fallait obtenir des résultats concrets, et ce n’était pas que des actions isolées contre des “bandes dealers”. Ce matin, quatre squats ont été expulsés.

La première vague d’attaques contre la vie autonome à Exarcheia s’inscrit dans un plan général de transformation du quartier dans le Montmartre d’Athènes. […] Au bout du tunnel il y a l’achèvement de la construction de la station de métro Exarcheia. Les stations intermédiaires sur cette route sont l’expulsion des squats, l’expulsion des réfugiés et l’imposition d’un contrôle policier complet sur Exarcheia. En appui à l’action de la police, une force d’intervention a été formée à partir de différentes services de l’administration municipale – de la propreté à l’environnement en passant par les infrastructures publiques. Il faut effacer les graffitis, installer des lampadaires “intelligents” et organiser le démantèlement de l’ “Anarchie à Exarcheia” .

Les projets touchés par ces expulsions sont Spirou Trikoupi 17, Transito, Rosa de Foc et GARE. Plus précisément, 143 personnes des deux bâtiments de Spirou Trikoupi 17 ont été arrêtées et emmenées au Bureau de la police de l’immigration de l’Attique, pour vérifier si elles ont un permis de séjour légal pour vivre en Grèce. Sur ces 143 personnes, 57 sont des hommes, 51 sont des femmes et 35 sont des enfants qui arrivent d’Iran, d’Irak, d’Afghanistan, d’Érythrée et de Turquie. D’après la première déclaration des squatters expulsés : “L’État fasciste nous a expulsés aujourd’hui à 6h et ils nous emmènent au commissariat de Petrou Rali. Ils nous ont traînés hors de notre maison. Ils ont jeté nos affaires hors du bâtiment et ont bloqué les entrées et les fenêtres. Ils essaient de nous enterrer, mais ils ne réalisent pas que nous sommes des semences”.

Dans un autre bâtiment de la rue Kallidromiou (le squat anarchiste GARE), trois personnes ont été arrêtées et emmenées au GADA (le siège de la police d’Athènes). Le quatrième bâtiment, sur la rue Fotila, était vide au moment de l’expulsion.

L’opération a été menée entre autres par la MAT (la police anti-émeute), l’OPKE (l’unité spéciale d’identification) et la DIAS (les motocyclistes). Selon les informations publiées par l’agence de presse Athens-Macedonian News Agency, venant de sources policières, aucune drogue n’a été trouvée dans les bâtiments. Dans le même temps, un porte-parole de la police à la télévision privée grecque a déclaré : « Nous sommes le nouvel aspirateur silencieux qui va aspirer toutes les ordures ».

Cette première offensive – qui est maintenant terminée – touche la partie nord-ouest d’Exarcheia, à la seule exception du squat Notara 26. Celui-ci est considéré comme le symbole des squats des réfugié.e.s et est bien gardé par les squatters et les activistes. Le squat anarchiste VOX – qui, selon les médias, serait le siège du groupe révolutionnaire Rouvikonas – a également été épargné, pour le moment. L’offensive était clairement dirigée contre les squats les moins gardés. Une première tâche simple. Une première annonce. Le goût de sang. Et les grands succès sont encore à venir. Parallèlement à cette action, M. Mitsotakis a annoncé au Parlement grec la levée des contrôles sur les capitaux, qui touchent la Grèce depuis 2015. Ce gouvernement hypocrite, qui ressemble à un portrait du passé, attaque sur plusieurs fronts – pour célébrer la levée des contrôles sur les capitaux, ils vont apparemment distribuer un peu l’argent aux petits entrepreneurs et ainsi donner l’illusion de les aider, pour ensuite déclencher la destruction sociale.

Mais la résistance aux expulsions ne tardera pas non plus à venir. La grande manifestation prévue pour la mi-septembre sera probablement anticipée. […] Il est également recommandé que les gens s’activent à l’international et qu’ils se préparent pour réagir de manière appropriée à la prochaine vague de cette offensive. L’automne arrive et il sera long. Préparons-nous à cela.

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Exarcheia : Les flics ont attaqué le squat Steli, occupé par des migrant.e.s anarchistes, et détruit les banderoles à l’extérieur

Indymedia Athens / mercredi 28 août 2019 [les images de ce post sont toutes tirées de là; NdAtt.]

Aujourd’hui, mercredi 2 août, vers 2h30 du matin, un groupe de 30 anarchistes a attaqué les flics de la MAT [comme les CRS français; NdAtt.] à coup de cocktails Molotov, à l’angle des rues Tositsa et Trikoupi. Les flics, qui, surpris par l’attaque, ont été brulés par les coctails Molotov, ont commencé à détruire les banderoles pendues devant le squat Steki, habité par des migrant.e.s anarchistes.

Pendant tout cela, les flics ne sont pas rentrés dans le Steki, mais en détériorant le Steki ils ont bien montré leur colère à cause du fait que des Molotvs volantes ont brûlé leurs têtes vides et des flammes ont dansé au dessous de leurs culs.
Tant qu’il y a de l’espoir la lutte durera; tant qu’il y a de la vie, la lutte durera.

Squat de migrant.e.s anarchistes Steki

Conques-sur-Orbiel (Aude) : En amont des antennes-relais… (28 août 2019)

Publié le 2019-08-30 19:56:05

Mercredi 28 août vers 23h, un incendie s’est déclaré à l’intérieur du central téléphonique Orange de Conques-Sur-Orbiel, près de Carcassonne.
Très vite, une alerte donnée « par le dispositif [à distance] de supervision continue du réseau » a mis Orange sur les dents, mais trop tard : le feu avait eu le temps de ravager l’ensemble de l’intérieur du local technique de téléphonie, consumant ses répartiteurs et autres câbles Adsl et Wifi. S’agit-il d’un rare accident ou d’un suicide assisté comme c’est le cas depuis plusieurs mois contre les antennes-relais de téléphonie mobile et de télévision aux quatre coins du territoire ? Toujours est-il que « le départ de l’incendie a été localisé au niveau des installations électriques alimentant en énergie le central » selon les journaflics de France3 Occitanie.

Dans ce petit coin rural le résultat est éloquent : 26 communes concernées, partiellement ou en totalité, 2 676 lignes internet interrompues, plus 803 lignes privées de téléphonie fixe. La commune la plus touchée est celle où se trouvait le central, puisque toutes ses communications sont HS : téléphone fixe, téléphone mobile et internet. Et la panne devrait durer jusqu’au 6 septembre prochain, à en croire l’opérateur Orange.

Ce dernier point fournit en passant à tous les ennemis du techno-monde une information intéressante : l’incendie du central Orange a en effet déconnecté non seulement l’adsl (internet) de 26 communes, mais aussi les 3 antennes-relais du réseau mobile situées dans le secteur de Conques-Sur-Orbiel/Villegly. Autant ne pourront-ils pas mettre un flic derrière chaque pylône, ni devant chaque antenne, autant ils ne pourront pas non plus protéger chaque central téléphonique qui se trouve en amont de ces dernières. Tous ces centres de téléphonie et d’internet qui constituent autant de structures de la domination disséminées un peu partout, ces noeuds vitaux à la portée de tous les coeurs ardents qui ne résignent pas à la perpétuation de cet existant mortifère.

Il y a quatre-vingt-deux ans à Barcelone, en mai 1937, c’est la reprise en force par les staliniens du central téléphonique tenu par la CNT qui avait déclenché la première insurrection contre le pouvoir antifasciste républicain, conduisant notamment à l’exclusion du Groupe des amis de Durruti d’une CNT qui avait une fois de plus renoncé à son idéal révolutionnaire. Aujourd’hui, la question n’est depuis longtemps plus d’autogérer les structures du pouvoir au profit de la base, mais bien de les détruire tout court, comme il s’agit de détruire l’autorité et pas de la faire changer de main…

« You’re not tough now » : deux policiers en civil se font défoncer (vidéo)

Publié le 2019-08-30 20:04:07
Août 302019
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

La vidéo des événements étant malheureusement déjà en possession des flics, nous avons décidé d’en faire un petit remix.

24 août 2019. Centre-ville de Montréal. Une foule reconnait deux flics du SPVM en civil, à l’extérieur d’un bar. Basés au poste 21, situé à proximité, ils passent leur quarts de travail à harceler et à brutaliser les gens pauvres et marginalisé.es du coin. En civil, ils n’ont pas de fusil, pas de taser, pas de radio pour appeler des renforts. Voyons ce qui arrive quand ils ne peuvent se cacher derrière une insigne.

« Ce n’est pas juste une attaque contre ces policiers — c’est contre tout le système judiciaire. »

— Porte-parole du SPVM

ACAB.

Restez à l’affut.

Vaux-le-Pénil (Seine-et-Marne) : Un peu comme un achat groupé, mais sans acheter

Publié le 2019-08-31 16:45:07

Le Parisien / vendredi 30 août 2019

[…] une trentaine de personnes, en majorité des femmes et des enfants, ont investi brusquement le supermarché Lidl de Vaux-le-Pénil (Seine-et-Marne) pour y dérober de nombreux produits, jeudi après-midi. Deux femmes, des Irlandaises, ont été interpellées à la sortie, leur sac rempli de nourriture.

Il était environ 16h30. Les fausses clientes, avec de nombreux enfants, entrent en force dans ce magasin, ouvert très récemment, à l’angle de la route de Montereau et de l’avenue Clémenceau.
Elles se servent alors allègrement dans les rayons et mangent sur place. Alcool, viandes, pâtes, sucrerie… Tous les intéressent et elles arpentent les rayons, aidés de leurs enfants. Elles ressortent quelques minutes plus tard, toutes d’un bloc, une fois les sacs et des poussettes pleines de victuailles. Elles prennent la fuite dans plusieurs voitures, apparemment toutes immatriculées au Royaume-Uni, selon les premiers témoignages. Devant le nombre, les agents de sécurité n’ont rien pu faire.
Deux d’entre elles ont quand même été stoppées dans leur fuite et ont été remises à la police nationale. Elles étaient toujours en garde à vue dans les locaux du commissariat de Melun, ce vendredi.
Selon les premiers éléments de l’enquête, le préjudice serait de plus de 1 000 euros pour l’enseigne. « C’était dramatique, hier », résume un employé, souhaitant rester anonyme, encore estomaqué par cette intrusion inédite. « Il y a eu de la casse dans les rayons » [que du bonheur ! NdAtt.] , raconte une autre personne.
Une berline Vauxhall, soit la marque Opel pour l’Angleterre, immatriculée en Grande-Bretagne, était encore là, ce vendredi matin, sur le parking de la zone commerciale. Elle pourrait appartenir aux suspectes. De source policière, on ne se souvenait pas, ce vendredi, qu’il y ait déjà eu un vol collectif de grande surface commis par autant de personnes, en Seine-et-Marne.

Des mauvais moments pour les bleus (fin août 2019)

Publié le 2019-08-31 16:46:04

Lorien (Morbihan) : Au festival, on déteste la flicaille et on se souvient de Steve

Ouest-France / vendredi 9 août 2019

Grosse poussée de fièvre, dans la nuit de jeudi à vendredi sur le Festival Interceltique. À la fermeture du Fil vers 3h du matin, l’ambiance a dégénéré dans le pavillon de la Galice.
Quand les agents de sécurité privé ont demandé à la foule d‘ évacuer, ils se sont retrouvés face à une quarantaine de personnes très excitées, qui se sont mises à les insulter, en faisant référence à la mort de Steve Caniço à Nantes.
Les cris ont dégénéré en violences. Trois agents de sécurité ont été frappés et blessés, avec pour l’un d’entre eux 5 jours d’ITT.
L’auteur des coups a été maîtrisé, jusqu’à l’arrivée des CRS. Puis l’évacuation a repris vers l’extérieur du périmètre de sécurité. D’abord en douceur jusqu’à ce qu’un capitaine des CRS reçoive un coup de poing à l’œil. « La police a alors fait usage de la lacrymo pour disperser le groupe », raconte Denis le Mentec, vice président du Fil.

Trois hommes ont été interpellés. Ils ont été placés en cellule de dégrisement, puis en garde à vue.

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Bourgoin-Jallieu (Isère) : Composte les flics !

Le Dauphiné Libéré / dimanche 11 août 2019

Les faits se sont déroulés ce samedi 10 août, aux alentours de 20h30. Alors qu’elle est du côté de la gare de Bourgoin-Jallieu, place Pierre-Sémard, la patrouille GSP (Groupe de sécurité de proximité) contrôle quatre individus démunis de titres de transport.
Rapidement, le ton monte et deux des individus se rebellent contre les fonctionnaires de police au moment de leur interpellation en exerçant des violences. Les deux mis en cause sont interpellés et placés en garde à vue alors que les deux policiers consultent un médecin.
Ce dernier leur prescrit cinq et deux jours d’ITT. Le premier pour une plaie au majeur de la main droite, des dermabrasions à l’avant-bras gauche, une contracture au trapèze droit et des douleurs cervicales. Le deuxième pour des dermabrasions et des douleurs à l’épaule droite.

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Vitrolles (Bouches-du-Rhône) : L’arme était factice, la détermination non

Maritim médias / jeudi 29 août 2019

Plusieurs équipages de police on été appelés hier soir peu avant 19h à Vitrolles -avenue du 8 Mai 45-pour maîtriser un individu qui brandissait une arme de poing. Arme qui s’est avérée factice après coup.
Refusant de se laisser interpeller l’homme a appelé du renfort. Rapidement un attroupement s’est crée autour des forces de l’ordre puis des échauffourées ont éclaté.
A l’issue de la bagarre générale une autre personne a finalement été embarquée par les équipes de la BAC. Le suspect a notamment asséné un coup de tête à l’un des agents lors de l’arrivée au commissariat.
Au total 5 policiers ont été blessés et 3 jours d’ITT distribuées.

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Les Mureaux (Yvelines) : Une poubelle pour les flics

Le Parisien / dimanche 28 juillet 2019

C’est une histoire de violence avec la police dans le quartier de la Vigne Blanche, aux Mureaux. Un jeune homme de 21 ans a été condamné, vendredi par le tribunal correctionnel de Versailles à une peine de cent jours-amendes à 5 €, soit 500 €. Il comparaissait pour avoir jeté, mercredi dernier au Mureaux, une poubelle devant une voiture de police et avoir résisté à son arrestation.
Tout commence en milieu d’après-midi, près du Totem, une statue située à proximité de l’avenue Paul-Raoult. Les policiers prennent en chasse la voiture d’un chauffard qui se réfugie dans ce quartier sensible de la ville. Plusieurs voitures des forces de l’ordre convergent dans le quartier mais une trentaine de jeunes leur jettent des pierres. Ils s’opposent à l’arrestation du fuyard, qui parviendra à disparaître. Lors de l’action, le conducteur d’une voiture de police est contraint d’esquiver une poubelle au couvercle jaune qu’un homme vient de mettre devant ses roues avant de prendre la fuite à vélo. Les fonctionnaires retrouvent cet homme en t-shirt bleu dans un groupe de trublions et l’arrêtent non sans l’avoir maîtrisé d’un coup de pistolet à impulsion électrique. […]

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Chenôve (Côte-d’Or) : Hécatombe de bagnoles

France Bleu / jeudi 22 août 2019

Une série d’incendies de véhicules à Chenôve. Une quinzaine de voitures ont brûlé dans la nuit du 21 au 22 août 2019, à plusieurs endroits de la commune. Les habitants sont à la fois inquiets, résignés et en colère. Pour la mairie ces faits n’ont « rien à voir » avec le récent couvre-feu [vraiment ? NdAtt.].
Y a-t-il ou non une volonté de défier la municipalité? Ces dernières semaines le maire PS, Thierry Falconnet, avait mis en place un couvre-feu dès 22 heures concernant les mineurs de moins de 18 ans dans le quartier du Mail. Couvre-feu qu’il a décidé de ne pas reconduire dimanche dernier. Durant la nuit de mercredi à jeudi une quinzaine de véhicules ont été mis à feu à l’occasion de 4 series d’incendies criminels : boulevard Henri-Bazin, boulevard du Maréchal Leclerc et boulevard du Général Giraud aux abords du Grand Ensemble.
Au pied d’un petit immeuble de trois étages, appartenant à un bailleur social, au 18 du boulevard Henri-Bazin, trois véhicules ont brûlé. Le feu s’est déclaré entre minuit et demie et une heure du matin. Jamal*, 42 ans vit dans cet immeuble. Téléphone à la main il montre les images qu’il a filmé. « Là c’est la voiture de ma sœur qui est en train de brûler. C’est l’odeur du caoutchouc qui nous a interpellé, au départ je croyais que ça cramait chez moi » explique-t-il dépité.

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Calais (Pas-de-Calais) : Migrants contre policier, à coups de pierres

La Voix du Nord / mercredi 21 août 2019

R. F. A., 23 ans, Érythréen, a lancé des pierres sur des policiers samedi. Interpellé, il a été jugé lundi en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer.
Vers 22 h 25, avenue Louis-Blériot à Calais, les policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) remarquent trois personnes qui renversent des poubelles et s’arrêtent près d’une au tomobile. La patrouille y constatera ensuite une longue rayure. Soudain, l’un des hommes – il s’agit de migrants – saisit une pierre et la lance, abîmant la carrosserie d’une Opel Meriva. Les policiers courent vers le trio qui s’égaille. Le lanceur envoie alors une pierre sur les forces de l’ordre, puis une seconde. [article payant, mais il a écopé de 8 mois fermes; NdAtt.]

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Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) : Voiture banalisée, même trop

Sud-Ouest / mardi 20 août 2019

Lundi 19 août 2019, au petit matin, vers 5 heures, un Espagnol qui tentait d’ouvrir et de voler des voitures à Bayonne est tombé sur la mauvaise personne. Il s’en est pris à une conductrice qu’il a tenté de déloger de son véhicule.
Manque de chance, il s’agissait d’une policière en civil au volant d’une voiture banalisée, mobilisée dans le Pays basque pour la tenue du G7 à Biarritz. Elle a immédiatement mis fin à ses exactions en l’interpellant et en le ramenant au commissariat de Bayonne.
L’homme a été placé en garde à vue et sera prochainement jugé.

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Col de l’Escrinet (Ardèche) : 2019, 46 flics suisidés, bonne moyenne

extrait du Dauphiné Libéré / dimanche 4 août 2019

[…] « 2019, 46 policiers suisidés, bonne moyenne » (sic… avec la faute d’orthographe). Voilà ce qu’ont découvert au col de l’Escrinet des policiers venant prendre leur service au commissariat de Privas, samedi 3 août aux alentours de 5 heures. Le tag, graffé en rouge sur une barrière de sécurité, aurait été fait dans la nuit de vendredi à samedi. […]

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Mantes-la-Jolie (Yvelines) : Traquenard pour les soldats du feu

Le Parisien / samedi 24 août 2019

Nouvelle agression de sapeurs-pompiers dans les Yvelines. Dans la nuit de vendredi à samedi, vers 1h30, à Mantes-la-Jolie, les soldats du feu interviennent rue Jean-Mermoz dans le quartier du Val-Fourré pour éteindre un incendie de voiture.
Alors qu’ils sont en plein travail, ils sont assaillis par une trentaine de jeunes, qui prennent à partie leur médiateur. Les secours ont préféré se replier en urgence, laissant leur matériel sur place. Trois quarts d’heure plus tard, les pompiers épaulés par les policiers, reviennent sur les lieux et récupèrent leurs affaires. Aucun blessé n’est à déplorer. […]

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Tout le monde déteste les pompiers

Le Monde / vendredi 23 août 2019

« Un pompier qui rentre en disant : “Aujourd’hui, je ne me suis pas fait insulter”, ça n’existe plus. » Comme la plupart de ses collègues, Sébastien Delavoux, pompier et membre de la Confédération générale du travail (CGT) des services départementaux d’incendie et de secours, en a ras le bol. En grève depuis le 26 juin (mais tenus d’assurer un service minimal), les soldats du feu veulent attirer l’attention sur le manque de moyens et la hausse des agressions à leur encontre. Entre 2008 et 2017, le taux d’agressions déclarées a en effet augmenté de 213 % d’après l’Observatoire de la délinquance et des réponses pénales ; un chiffre impressionnant qui ne différencie cependant pas les crachats des coups de couteau. « Les violences sont de plus en plus déclarées » à la police, ce qui les rend plus visibles, tempère Quentin de Veylder, pompier professionnel à Roubaix et membre de la CGT, deuxième syndicat chez les sapeurs-pompiers. Pour autant, les pompiers que nous avons interrogés sont unanimes : ces attaques sont de plus en plus fréquentes et de plus en plus violentes.
« Un jour, on est intervenus sur un feu de voiture et des personnes nous ont balancé une machine à laver du 10 ou 11e étage ! », rapporte à titre d’exemple M. Veylder. L’agression n’a fait aucun blessé car les soldats du feu étaient à l’affût, habitués à des violences dans certains quartiers et dans certaines circonstances difficiles, comme lors d’émeutes urbaines. Mais ces situations se généralisent. « Il y a dix ans, les violences étaient limitées aux zones urbaines sensibles mais aujourd’hui il y en a même en Lozère ! », s’indigne à son tour André Goretti, président de la Fédération autonome des sapeurs-pompiers de France, premier syndicat de la profession.

L’adjudant-chef Jérôme Cailleau, pompier professionnel dans l’Essonne depuis 1997 confirme : « Les violences existaient mais elles prennent de l’ampleur. Récemment, je me suis surpris à remercier les gens qui agissent normalement. C’est là qu’on voit qu’il y a un vrai problème. » En novembre 2018, il part en intervention pour un feu de voiture dans un parking aérien. Alors qu’ils évacuent des personnes, un homme les insulte et leur crache au visage. « J’ai essayé de le calmer, mais ça n’a pas marché. Il s’est baissé et m’a mis un coup de boule dans la pommette, juste sous le casque », relate-t-il. Victime d’une névralgie et d’une infection, Jérôme Cailleau fait un malaise chez lui le lendemain. […]
Pour tenter d’éviter des accidents dramatiques, les casernes s’organisent. Dans le Val-d’Oise, neuf d’entre elles vont doter leurs équipes de caméras piétons pour une expérimentation dès septembre et, dans d’autres départements, les soldats du feu prennent des cours de self-défense. Des mesures qui ne font pas l’unanimité. « Chacun son métier, je suis pompier, pas policier ou judoka. Pendant qu’on doit se battre avec des gens, on ne remplit pas notre mission principale », s’agace Quentin De Delveyre, qui préconise plus de moyens pour sa profession mais aussi pour le milieu médical.

Quelque part en France : Des centaines de faisan.de.s libéré.e.s (MAJ 3/09/2019)

Publié le 2019-08-31 16:47:05

Bite Back / jeudi 29 août 2019

Dans la nuit du mercredi 28 août, nous, activistes antispécistes, avons saboté une volière où été détenu.e.s des centaines de faisan.de.s. Le grillage a été ouvert, les fils électrifiés sectionnés, et une partie du filet a été coupé.

Ces personnes allaient être vendues pour être tuées par des chasseur.euse.s très  prochainement. Nous espérons qu’un maximum de ces prisonnièr.e.s ont pu s’échapper.

Nous avons une pensée pour toutes les personnes non humaines encore enfermées aujourd’hui, qui n’auront pas la chance de vivre en liberté avant d’être assassinées par les humain.e.s.

Nous ne sommes pas des héro.ïne.s, ceci n’est qu’un témoignage. Maintenant, il appartient à chaque antispéciste de passer à l’action et d’aider toutes les personnes victimes du spécisme, jusqu’à la libération totale.

Jusqu’à ce que toutes les cages soient vides.

Nous n’oublions pas nos camarades animalistes qui subissent la répression, dont Matthias* toujours détenu en prison en Suisse depuis 8 mois maintenant.

 

* depuis Renverse.co : « le 29 novembre 2018, Matthias et une autre activiste sont envoyés à Champ-Dollon [la prison du canton de Genève; NdAtt.], soupçonné-e-s de dégradations matérielles à l’encontre de restaurants, boucheries et affiches spécistes. La 2ème activiste sera relâchée après une semaine de détention. Matthias* [nom d’emprunt; NdAtt.] y croupira jusqu’à ce jour. Mirabelle*, une 3ème activiste y sera incarcérée elle aussi durant un mois avant d’être libérée. » Le 29 juillet, sa détention préventive a été prolongée encore de deux mois.

[in english]

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Mise à jour de mardi 3 septembre 2019 : ce qu’en en disent les journaflics

La Provence / samedi 31 août 2019

Pas besoin de chercher plus loin à reconstituer les faits, comme tout acte militant, celui-ci est revendiqué haut et fort. « Nous, activistes antispécistes, avons saboté une volière où étaient détenu.e.s des centaines de faisan.de.s. Le grillage a été ouvert, les fils électrifiés sectionnés, et une partie du filet a été coupé », peut-on lire dans un message posté en anglais et en français sur une plateforme internet du Front de libération des animaux.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, l’élevage de la Faisanderie du plan, rattaché au domaine Terre de Mistral, a vu environ 250 mètres de volière détériorés. Les activistes ont également peint à la bombe le logo de leur mouvement à divers endroits. Environ un millier des 2 000 volatiles auraient quitté l’enclos de cette exploitation qui en abrite au total près de 20 000. Mais les faisans sont des animaux qui cherchent avant tout la fraîcheur et une grande partie d’entre eux se seraient arrêtés dans les vignes avoisinantes. Les éleveurs ont ainsi pu en rattraper environ 800.

Le gérant dénonce cet acte qui, outre les dégâts matériels, a engagé un travail de réparation réunissant une équipe de quatre personnes sur toute une matinée. Une plainte va être déposée auprès de la gendarmerie de Rousset, venue constater les dégâts. Hélas, elle dispose de bien peu d’éléments : aucun témoin, aucune image de vidéosurveillance… Seule certitude, les motivations des auteurs, qui s’inscrivent dans le courant dit « antispéciste » et luttent activement contre toute entrave à la liberté des animaux : [citation du communiqué d’en haut; NdAtt.]

Crest (Drôme) : Des jolis tags fleurissent sur les murs de la ville

Publié le 2019-08-31 19:44:06

Le Dauphiné Libéré / jeudi 29 août 2019

De nouveaux tags sont apparus ces dernières semaines sur les murs de la cité crestoise. Sur la porte d’accès à la Tour de Crest dans la nuit du 17 août mais encore sur un mur du quai de Verdun le 21 août. Cette fois-ci, c’est le muret d’une habitation de l’avenue du Dr Ricateau à Crest qui a été souillé d’un tag injurieux visant directement le maire LR de la commune, Hervé Mariton, dans la nuit de mercredi 28 au 29 août. Qui se cache derrière ces tags qui fleurissent depuis de nombreuses semaines en centre-ville? [comme disait la chanson, « On crut qu’c’était Fantômas, mais… »; NdAtt.]

Saronno (Italie) : Liberté pour Vince

Publié le 2019-08-31 19:45:13

Round Robin / lundi 26 août 2019

Lecco 13/08/2019

Juillet 2001 – août 2019.
De Gênes à Saint-Gravé, dans le Morbihan. Avec l’arrestation de Vincenzo, l’État ferme le cercle – son cercle – sur le G8 de Gênes. Tous les condamnés ont été trouvés et emprisonnés. Dix-huit ans après les journées de Gênes, onze ans à purger. Si l’on considère que la cavale est un choix, mais quand-même un choix imposé par des contingences répressives, on arrive à vingt-sept ans de vie.
L’État démontre qu’il a beaucoup de mémoire, qu’il n’est pas pressé et qu’il a des tentacules globales.

Aujourd’hui plus que jamais.
Aujourd’hui, quand on est plus que jamais esclaves du capitalisme et de la globalisation, des mots refoulés du discours public. Aujourd’hui, alors que l’État-nation a de moins en moins de raisons d’exister, face à un État-monde omniprésent et omniscient (que l’on pense en particulier la chasse à l’homme global, de l’affaire Cesare Battisti à ce dernier cas, avec Vincenzo). Aujourd’hui, alors que les politiciens tirent de plus en plus de consensus et de pouvoir du fait de bâtir des murs contre les damnés de la Terre, volés et pillés.
Le G8 reste un grand refoulé de la mémoire collective, et on ne peut pas éviter d’en tenir pour responsable la gauche, avec ses discours de récupération institutionnelle des poussées contraires à la globalisation. On le voit encore aujourd’hui : la guerre entre capitalisme fossile et green economy.
Rien d’autre que la même « évolution » qui nous est refourguée avec le numérique : grande économie de papier, plus d’arbres, plus de vitesse, plus soutenable.
Des conneries.
Le mal est à la racine, et c’est le capital. L’appeler d’une autre manière revient à édulcorer les armes de la critique.

Quelles sont, à votre avis, les perspectives d’avenir dans 30 ans ? Il n’y a même pas besoin de lire les articles alarmantes sur la catastrophe climatique. Si aujourd’hui on est plus de 7 milliards et demi de personnes sur Terre, on peut vraisemblablement penser qu’en 2050 on sera presque 10 milliards.
Et si aujourd’hui déjà la misère est endémique (sauf pour les patrons du monde et leurs serviteurs), avec des mégalopoles concentrationnaires, dont la richesse est séparée de la misère par du barbelé, cela va de soi que la perspective – et la nécessité primaire de l’ordre établi – est d’asservir, de désamorcer tout sentiment radical visant au changement. Et en cela vient à l’appui une standardisation des habitudes, des coutumes et des sentiments qui paraît invraisemblable. Dans un texte récent, Bonanno mettait en évidence le fait que les capacités grandissantes de l’Intelligence Artificielle sont combinées à une habilité humaine décroissante, avec un double mouvement de rapprochement qui permettra bientôt à la machine de reproduire l’humain. D’ailleurs, chaque photo sur les réseaux sociaux, chaque captcha, chaque information qu’on donne augmente la précision de la répression. Ceux qui ne s’en aperçoivent pas, c’est parce que, même s’ils se baladent à travers le monde, ils restent dans l’enclos, en plus, chose très importante, d’avoir les bons passeports dans leurs poches (du tourisme comme opium des peuples, on en parlera une autre fois).
Le dernier bulletin du Ministère de l’intérieur augmente le dégoût, mais donne aussi un aperçu de cette époque : le gouvernement parle d’une augmentation de 180 % des arrestations des anarchistes : 39 arrestations au lieu de 14 l’année d’avant.

Qu’on y ajoute les nouvelles insistantes à propos de planètes habitables, à des distances qui pour l’instant sont indépassables, mais qui laissent entrevoir la perspective du capital et du pouvoir : tirer le maximum de bénéfices, comme toujours, pour toujours et en tout cas.

Et alors ? Alors, défendre Vincenzo, défendre la révolte de Gênes de juillet 2001, aiguiser nos armes. L’affrontement social, en cette époque de manque d’offensive et de radicalité est en train d’aller à vitesse grand V vers l’exploitation, le contrôle, la tristesse, la destruction et l’abrutissement.

Mala tempora currunt, sed peiora parantur [l’époque est mauvaise, ma celle qui se prépare est pire ; NdAtt.].

Saronno, 2 août 2019
M.B.

 

Pour lui écrire :

Vincenzo Vecchi
Centre pénitentiaire de Rennes-Vezin
Rue du Petit Pré
35132 – Vezin-le-Coquet

Le sacrifie de sa vie. Qu’est ce que nous a rappelé Mikhail Zhlobitsky ?

Publié le 2019-08-31 19:46:05

Anarchist Fighter / s.d., mais début juillet 2019

Nous vivons dans un monde où le flux incessant d’informations et l’actualisation constante des nouvelles évincent même les événements les plus importants du passé récent.

Cependant, parmi toutes les choses qui se passent, il y en a qui ne peuvent pas s’estomper. L’une d’elles a eu lieu le 31 octobre 2018. L’anarchiste Mikhail Zhlobitsky a mené des représailles, en déclenchant un engin explosif dans le bâtiment du FSB [les services secrets de la Fédération de Russie, digne héritiers du KGB soviétique ; NdAtt.], à Arkhangelsk. C’était un acte de sacrifice de soi : Mikhail Zhlobitsky est mort.

Il a laissé une note indiquant que cette démarche courageuse était motivée par les atrocités commises par les forces de sécurité contre les anarchistes qu’elles avaient arrêté.e.s.

Quel est le sens éthique et vital de l’attaque de Mikhail Zhlobitski contre ces bourreaux ? Si chaque action est une affirmation, qu’est ce que nous a dit Mikhail, en allant consciemment vers une mort certaine ? Qu’est ce qu’il nous a rappelé, à quoi nous a-t-il fait penser ?

Tout d’abord, il nous a fait penser au sacrifice de soi et à son sens. On n’y pense pas vraiment, quand de telles choses se produisent quelque part loin de chez soi. Mais quand la bombe est entre les mains de quelqu’un de notre pays, de quelqu’un qui a nos idées, qu’on pourrait connaître, ces pensées nous rattrapent avec une tempête d’émotions.
Qu’est-ce que le sacrifice de soi et pourquoi en avons-nous besoin ?

I. Ne pas être esclave

Le sacrifice de soi n’est pas seulement une question de mort.

On peut sacrifier non seulement sa vie, mais aussi beaucoup de choses dans la vie : passe-temps et habitudes, confort et sécurité, la possibilité de voir sa famille et ses amis ou la possibilité de visiter ses lieux d’origine, etc.

Personne parmi nous est masochiste. On est content.e.s de minimiser les sacrifices. Mais il y a des lois inexorables de la vie humaine. La plus simple d’entre elle dit que pour réussir quelque chose, il faut presque toujours sacrifier quelque chose. Au moins du temps et de l’effort. Une autre loi est beaucoup plus grave….

Une personne qui évite à tout prix de souffrir est condamnée à être esclave. Cette idée n’est pas nouvelle, mais on la garde rarement à l’esprit. En fait, tout cela est évident. Les dirigeants et les patrons offrent toujours aux gens une certaine paix et une certaine sécurité, en échange de leur soumission et de leur fidélité.

En cas de désobéissance, les oppresseurs nous menacent de persécution ou de violence. Ainsi, les personnes pour lesquelles le confort et l’intégrité personnelle passent avant tout et ne peuvent pas faire de sacrifices sont condamnées à être soumises et mises à genoux. Au jour d’aujourd’hui, le processus de soumission est rendu moins rude par les modes de communication actuels et par l’accès à toutes sortes de divertissements, mais il s’agit toujours d’un processus de soumission.

Mais ceux/celles qui sont prêt.e.s à refuser ces appâts au nom de leur dignité ont une chance de gagner la liberté. Cependant, il n’y a aucune possibilité de s’asseoir dans un « havre de paix », d’éviter les privations et les menaces et d’être libre. Ce ne sont pas que des mots et l’on s’en rend compte lorsque l’explosion retentit dans les bureaux du FSB.

On comprend alors qu’il est temps soit de se mettre à l’écart, après avoir poussé un couinement de soumission à l’adresse de ceux qui sont au pouvoir, soit de se battre et de se sacrifier. Si on a pris la décision de se battre, on doit gagner et maintenir sa capacité de sacrifier à la fois de petits plaisirs superficiels et des choses vraiment importantes, profondes et chères pour nous, si cela est nécessaire pour la lutte. Enfin, surmonter la peur de la torture, de la douleur, de la prison – c’est la voie que chacun.e doit suivre pour être libre.

II. Sans sacrifice de soi, on ne peut pas changer le monde.

Le sacrifice de soi est aussi une question de mort.

Dans le monde moderne du « jeu humain », où tout existe pour le plaisir, les gens sacrifient rarement leur vie pour des idéaux. Après tout, aujourd’hui la vie est perçue comme un billet pour la suite du banquet, la continuation des vacances, l’occasion de nouveaux plaisirs et jouissances. Du coup, la vie devient « la chose la plus chère » – devient quelque chose qui est sauvegardé à tout prix.

Les révolutionnaires voient la vie différemment. Nous croyons que la vie n’a de sens que si elle incarne les valeurs les plus élevées, dont la liberté et l’égalité. Pour nous, une personne doit vivre selon sa conscience et selon ses véritables idéaux et convictions. Même si cela apporte de la souffrance et peut coûter la vie.

Il est évident qu’une lutte sans compromis contre le système provoquera inévitablement de la violence de sa part. Et on doit réaliser qu’on pourrait souffrir et même mourir. Cette probabilité n’est pas du tout faible. Quelqu’un pourrait répondre par cette comparaison : « Une chose est de se battre et une autre est de se suicider ». Oui, se mettre dans une situation de danger mortel et sacrifier consciemment sa vie sont des choses très différentes. Mais ils ont une chose très importante en commun : le fait d’être prêt.e.s à renoncer à sa propre vie, au nom de valeurs qui donnent un sens à la vie.

Oui, les pensées sur la mort sont terribles. En outre, historiquement l’anarchisme n’est pas religieux, donc la plupart d’entre nous n’attendent pas le paradis après la mort. De plus, certains de nos contemporains aiment présenter l’anarchisme comme une vision du monde extrêmement pacifique. La tâche de l’anarchisme est d’atteindre une vie libre et juste. Cependant, ceci est souvent mélangé de manière trompeuse avec le désir d’une vie confortable et « sans problèmes », dans un monde utopique, sur le chemin duquel il est souhaitable d’éviter toute forme de souffrance.

Ceci est une distorsion fatale. Appliqué à l’anarchisme, elle la prive complètement de son esprit héroïque et antagonique, qui fait partie intégrante de son essence.

Les héros sont immortels

L’attaque militante de Mikhaïl Zhlobitski est quelque chose d’important. Elle résonnera pendant des années, plus forte ou plus discrète, comme une musique de fond, accompagnant toute activité anarchiste en Russie. Alors, de quel genre de son s’agira-t-il, d’un son de malédiction ou d’un son de bénédiction ?

L’action de Mikhail ne sera pas oubliée. L’explosion d’Arkhangelsk a sonné comme un amer reproche et comme un appel au combat. Cet appel ne lâchera pas et ne laissera en paix aucun cœur révolutionnaire honnête n’ayant pas été dévoré par la peur.

Liberté ou mort !
Vive la révolution !

Espagne : Solidarité avec les prisonnières de Tetuan

Publié le 2019-09-01 11:35:15

ContraMadriz / vendredi 30 août 2019

Le 13 mai 2019, deux anarchistes ont été arrêtées à Madrid ; leurs maisons et l’espace occupé anarchiste La Emboscada ont été perquisitionnés par la police. Depuis, elles attendent leur procès, sous l’accusation de terrorisme, étant inculpées pour des nombreuses actions contre des apparats répressifs, des banques, des partis politiques et des agences immobilières.

Pour l’État et sa justice, toute action motivée par les idées anarchistes est un acte terroriste, puisque l’anarchisme a parmi ses objectifs la subversion de l’ordre social. L’État nous colle alors, avec ses lois, l’étiquette de terroristes et de criminels.

En tant qu’anarchistes, le but ultime du changement social et de mettre au rebut ce monde pour lequel la valeur économique compte plus que la vie en toutes ses formes ; le mépris pour chacun des responsables de cet ordre économique et social ; la décision d’agir et de nous organiser de manière autonome sans avoir recours à leurs voies légales ou électorales ; tout ça ce sont des choses auxquelles nous ne renoncerons jamais. Ce sont des choses dont nous sommes coupables. Mais coupables, terroristes ou criminels ne sont que des étiquettes qui répondent à la logique de l’État. Chacune choisit avec laquelle s’appeler et tout ce que nous avons à dire c’est que nous sommes anarchistes et cela aucune opération antiterroriste ne le changera.

Néanmoins, nous voulons aussi envoyer de la force et de la solidarité à toutes les autres, nombreuses, compagnonnes anarchistes que tous les jours sont frappées par le système, à différents endroits de la planète. Un clin d’œil complice pour elles, qu’elles soient criminelles, terroristes ou simplement anarchistes. Leurs cages ne nous arrêtent pas.