Manif improvisée en ce milieu de semaine à Bilbao, après le sommet du G7 et sa concentration de bleus en uniforme.
Plusieurs dizaines de personnes en déambulation sauvage. Des tags contre le G7 ont été tracés sur des commerces, quelques vitrines de banques et leurs DAB ont été brisés.


D’autres rassemblements se sont tenus ailleurs au Pays Basque, en solidarité face à la répression du G7 (cf ci-dessous). Ce mardi 27 août, 250 personnes se sont rassemblées à Urrugne.
[Source: compte facebook de ‘G7 Non c’est non’, mercredi 28.08.2019]
Bilan du G7 à Biarritz par le collectif Anti-Rep’
Pas loin de 160 interpellations ont eu lieu durant ces quelques jours de contre-sommet. Une centaine de gardes à vues, traitées dans les comicos de Bayonne et de Hendaye; la dernière a été levée vers 19h30 lundi 26. Plus d’une vingtaine ont reçu des convocations pour des procès ultérieurs, programmés pour septembre ou octobre prochain. Le collectif a suivi de près une centaine de cas.
Plus grave, lundi la legal team a appris la mise sous écrou d’une 5e personne. Dans les mêmes conditions qu’un autre camarade samedi : sur simple décision du procureur, sans procès et sans possibilité de faire appel. Alors que plus tôt, trois camarades allemands ont été mis au trou de manière scandaleuse. A noter aussi plusieurs interdictions administratives de territoires pour des militants venant du pays basque Sud ou d’autres pays de l’UE, comme le camarade allemand refoulé par deux fois de ce lieu de lutte sur la seule foi de notes de renseignement. Le collectif anti-répression mobilisé pendant ce contre-sommet déplore enfin de nombreuses entraves hallucinantes aux droits de la défense que nous détaillerons plus loin.
Fait presque humiliant pour les hauts gradés du binôme police-justice, aucun procès n’a eu lieu lundi au TGI de Bayonne ! Aucun élément n’a donc été jugé assez déterminant pour envoyer des manifestant-e-s dans le grand spectacle de la justice de classe, les comparutions immédiates. Avant le sommet, il faut rappeler que les autorités avaient communiqué à fond sur un arsenal de répression hors du commun : forces de police estimées à 13.000 dans tout le périmètre, un centre de rétention vidé et converti en lieu d’interrogatoires, des flics OPJ venus de toute la France en « renfort » pour assurer les auditions, trois salles du palais de Justice de Bayonne réquisitionnées pour juger H24 les prévenu-e-s en comparution immédiates, et enfin une escouade de commis d’office embrigadés par le bâtonnier de Bayonne à qui on avait promis au moins 300 Gav par jour pour arrondir les fins de mois… Une indic infiltrée a même été débusquée sur le campement d’Urrugne — précisons, pour faire taire de sales rumeurs, que cette personne n’a jamais été, de près ou de loin, en relation avec notre collectif — alors que des témoins racontent avoir été approchés pour servir de mouchard à leur sortie de garde à vue… Grands moyens, pauvre bilan. La préfecture a même surestimé la mobilisation de la manif du samedi 24 à Hendaye, en matraquant le chiffre de 9000 (15000 pour les « orgas »), de loin exagérée, comme pour justifier le dispositif sécuritaire déployé.
Bilan chiffré plus précis:
Les interpellations ont quasiment toutes été préventives, suite à des fouilles de sac ou de voitures, pour des motifs fallacieux, avec ou pas d’éléments matériels (groupement en vue de…, attroupement malgré sommation, ports d’armes divers, quelques outrages…), malgré les engagements des autorités à n’arrêter personne de manière préventive ;
Les GAV ont été quasiment toutes prolongées de 24h. En sachant que la plupart des arrestations a eu lieu à partir de vendredi, cette astuce de procédure revient à interdire les gens de manifester, puisque leur sortie n’était pas possible avant dimanche soir ou lundi;
La grande majorité des GAV s’est soldée par des remises en liberté simple ou avec un « rappel à la loi » (qui signifie un abandon des poursuites mais qui implique une inscription dans un fichier policier, dont la trace peut ressurgir lors de la moindre prochaine infraction);
Le collectif a eu connaissance de 23 convocations pour des procès ultérieurs, à Dax ou à Bayonne, dans les semaines qui viennent (9, 20, 25 septembre, 1er, 11 octobre et 3 décembre).
Six personnes à notre connaissance ont été emprisonnées : les trois qui venaient d’Allemagne, qui n’ont pas pu être défendus par les avocat-e-s du collectif que leurs familles avaient pourtant désigné-e-s et pour lesquels les garanties de représentation que nous avions collectées n’ont pas été présentées par les commis d’office devant le tribunal ; les deux personnes contraintes de purger une ancienne peine sans pouvoir faire appel ; et enfin une autre qui est restée en détention provisoire de jeudi à lundi en attente de sa comparution à Dax — elle est sortie de détention lundi 26, placée sous contrôle judiciaire avec un camarade arrêté le même jour, jusqu’à leur procès le 9 septembre.
Le collectif va suivre ces dossiers avec ses avocat-e-s, faire marcher la solidarité avec les prisonniers et organiser avec les prévenu-e-s une défense collective. Pour la seule journée du 20 septembre, il y aura 12 procès à Bayonne et notre collectif appelle à lancer partout des actions de solidarité et de soutien pour alimenter la caisse collective (lien à faire circuler: ici: https://bit.ly/antirepG7)
Dans l’ensemble, toute personne qui osait trainer dans le périmètre du sommet était susceptible de subir une privation de liberté, après des contrôles routiers, des contrôles et des fouilles, lors d’arrestations parfois brutales autour du campement de Urrugne, en marge des quelques rassemblements non déclarés qui ont émaillé la semaine, ou encore à Bayonne, dimanche, ou à la gare de Hendaye lundi, lors de provocations policières ou de faux prétextes destinés à faire encore plus de chiffre…
Plusieurs cas affligeants ont été constatés par notre collectif sur la gestion de l’ordre de ces quelques jours de contre-sommet. Liste non exhaustive :
Un OPJ propose à un gendarme mobile de prêter serment afin qu’il serve d’interprète pour les auditions de ressortissants espagnols. Erreur de débutant : ce mélange des genres est bien entendu hors procédure, et tous les actes établis dans ces conditions peuvent être annulés.
Certains PV d’interpellations étaient rédigés de telle manière que les prévenus n’avaient aucun moyen de connaître la raison exacte de leur privation de liberté ; dans la case « motif », des flics zélés ont rempli des codes dits « NATINF » (nature de l’infraction), sans jamais traduire le code en langage naturel (ça doit être ça la « police algorithmique »). Ne pas savoir pourquoi on vous arrête c’est le premier degré du procès inéquitable.
Les locaux du CRA de Hendaye, aménagés pour gérer en masse les gardes à vue, n’ont pas été aménagés dans les règles. Les pièces où s’entretenaient avocat.e.s et prévenu.e.s ne fermaient pas, ce qui remet en question la confidentialité des échanges ; tout acte établi dans ces conditions devrait, en théorie, être annulé.
En garde à vue chacun-e est en droit de choisir son avocat, ou de ne pas en choisir; cet-te avocat-e peut se faire substituer à tout moment par un-e autre, sans que ni le bâtonnier du lieu, ni le procureur ne puisse imposer des commis d’office. Or durant quatre jours, sur ordre du proc, les OPJ ont multiplié les prétextes débiles pour imposer l’un-e des quelques 70 avocat-e-s recruté-e-s à la dernière minute par le Bâtonnier au titre de la commission d’office. Dès que les personnes désignaient les avocat.e.s du collectif, les flics faisaient croire à une indisponibilité imaginaire, et qu’en cas d’insistance personne ne serait défendu-e. La legal team a obtenu de nombreux témoignages précis de ces entraves délibérées;
Le bâtonnier Teddy Vermote, qui se fait mousser dans la presse comme chevalier blanc des personnes interpellées, a joué dans ce cirque un rôle déterminant, prenant ses consignes en ligne directe avec le procureur de Bayonne et même, au dessus, avec le parquet général de Pau.
Le collectif antirep ne va pas s’apesantir sur le fond à propos de ces entraves de procédures. C’est toutefois le signe qu’un travail collectif, contruit de manière autonome pour mettre en échec la machine d’oppression d’Etat, a plus que jamais du sens. Le collectif antirep du contre-sommet s’est en effet constitué de manière autonome aux oganisations regroupées dans les plateformes G7EZ et Alternative G7. Avec comme principal objectif de s’organiser pour ne laisser personne isolé-e face aux flics, aux juges et aux matons. Nous nous sommes entendus avec un groupe d’avocat.e.s sur un ensemble de principes politiques tels que : ne pas collaborer avec les flics en gardant le silence durant la garde à vue et les auditions, ne pas alimenter le travail de la police en refusant fichiers d’empreintes et d’ADN comme l’accès à nos téléphones privés, ne pas balancer ou se dissocier d’autres interpellé-e-s selon leurs modes de lutte, et face à la justice de classe faire jouer la solidarité en lançant des caisses de défense collective. Ce sont ces principes que redoutent nos ennemi-e-s. La rage enchante nos rêves, la solidarité est notre arme. Sachons nous en saisir à tout moment.
Le collection antirepression du contre-sommet du G7
[Source : https://g7borroka.info/bilan-antirep]

Tôt mercredi matin (21/08/2019), près d’un banc public sur l’Osterdeich, à Brême, un SUV sportif BMW, beaucoup trop gros, brûle. Pourquoi celui-ci ?
Trois Allemands de 18 à 22 ans, soupçonnés d’appartenir à la mouvance d' »ultra-gauche » et interpellés à trois jours du G7 de Biarritz, ont été condamnés ce vendredi 23 août à deux et trois mois de prison ferme, avec interdiction du territoire français.
Les trois jeunes hommes étaient jugés ce vendredi par le tribunal correctionnel de Bayonne (sud-ouest de la France), pour « détention d’armes » et « participation à un groupement en vue de la préparation de violences volontaires ou de dégradations ».





Dans la nuit du dimanche au lundi 26 août, une voiture « Eiffage construction » a été incendiée au 17 rue Marzelle de grillaud à Nantes.
Dans la nuit de vendredi 23 au samedi 24 août 2019, l’antenne-relais TDF, située dans le bois du Laoul, à Bourg-Saint-Andéol, a été incendiée: la majeure partie des câbles de l’antenne de 30 mètres de haut sont complètement cramés (cf photos). Plus de 70 000 personnes sont privés de télévision (TNT) dans le sud-Ardèche et dans la Drôme au moins pour le week-end. Les réseaux télécom de SFR, Bouygues et Free, ainsi que la radio, connaissent de fortes pannes: 50.000 personnes seraient impactés.





Dans la nuit du 22 au 23 août, le poste de police municipale, situé au 244 rue Vendôme dans le 3ème arrondissement, a été recouvert de tags: « ACAB » et « NO G7 » s’étalent sur tout le long de la façade en grosses lettres.
Dans la nuit de samedi 24 au dimanche 25 août 2019 à Figeac (Lot), la permanence d’Huguette Tiegna, députée du Lot a été attaquée aux alentours de 2h30.


L’électricité a été coupée à Fort de France mais également aux Trois-Ilets. Selon EDF, il s’agit d’un incendie criminel qui a touché près de 5000 habitants. 
La ville de Squamish (Canada), est située au nord de Vancouver. Une de ses fières attractions destinée aux touristes de la province de Colombie-Britannique est un téléphérique nommé Sea to Sky, construit par un entrepreneur entre les chutes Shannon et le col qui mène au mont Habrich situé à 820 mètres au-dessus du niveau de la mer, après avoir traversé un parc naturel. Selon ses riches promoteurs avides d’exploiter la moindre parcelle de montagne encore intacte, ce périphérique peut « transporter jusqu’à 240 personnes à la fois et offre une vue spectaculaire de la baie de Howe, sur la côte pacifique canadienne ». Ou plutôt « était » une de ses attractions, devrait-on dire par souci de précision, puisque la trentaine de cabines se sont lamentablement écrasées puis brisées au sol la nuit de samedi 10 août 2019, suite au sabotage de leur câble porteur de 2 km de long vers 4h du matin. Les dégâts sont estimés à plusieurs millions de dollars, sans compter l’importante perte de revenus causée par la fermeture prolongée du téléphérique.
« Nous estimons que le câble a été coupé et qu’il s’agit d’un acte de vandalisme délibéré », a déclaré l’inspectrice de la Gendarmerie royale du Canada (GRC – police fédérale), tandis que la ville de Squamish a lancé un appel à témoins aux « randonneurs et campeurs se trouvant dans la région qui pourraient avoir vu quelque chose. » Pourquoi les randonneurs ? Et bien parce que la construction de ce périphérique en 2014 avait été contestée par des défenseurs de l’environnement suite aux ravages provoqués tant à la montagne qu’à la forêt, et que la gendarmerie a donc formulé l’hypothèse suivante : les habiles saboteurs auraient emprunté un sentier de randonnée afin d’ « accéder à l’une des échelles qui se trouvent sur les pylônes et qui servent à faire l’entretien et les inspections hebdomadaires du téléphérique ».




Les sapeurs-pompiers de l’Hérault sont intervenus dans la nuit de mardi 20 à mercredi 21 août pour lutter contre l’incendie qui a détruit un bâtiment sur le domaine de Coussergue, à Montblanc. Il s’agit d’un local de chasse qui a été totalement détruit par les flammes mais le sinistre ne s’est pas propagé à l’habitation mitoyenne. […]

Mardi 20 août à l’aube, deux entreprises ont été visées par un incendie à Trappes, dans les Yvelines. Si l’une a eu de la chance, l’autre, un glacier artisanal bio, a vu son entrepôt être réduit en un tas de cendres. 17 personnes sont désormais au chômage technique.
Solidarité !

[…] La porte du clocher a, en effet, été défoncée et la serrure de la sacristie forcée.


NOUS SOMMES CONTRE LES FRONTIÈRES parce qu’elles tuent des milliers de personnes, 
Samedi 24 août à 17h30 300 manifestants ont réussi à défier et résister face aux canons à eau, grenades lacrymogéne LBD 40mm, grenade désencerclement, jusqu’à 20h30.
24 au 25 août dans le camp NO G7 des batailles jusqu’à 7 heures du matin contre les flics qui venaient interpeller des militants, entre autre des organisateurs du contre sommet
On apprend ce lundi 26 août 2019 par le 

Les employés de PCE Services, une entreprise spécialisée dans le déploiement de la fibre optique, sont venus nombreux constater les dégats. Les locaux de leur société ont été en partie détruits par un incendie dans la nuit de samedi à dimanche vers 1h30 du matin. Le bâtiment de 1200 m2 situé sur la commune du Coteau près de Roanne abrite 3 entreprises. PCE Services occupe les locaux au centre sur près de 800 m2. Ce sont les bureaux d’étude et l’administration qui sont installés dans le bâtiment sinistré. […]
Spécialisée dans le déploiement de la fibre optique, PCE services avait remporté fin 2018 des marchés dans 25 départements et avait annoncé vouloir recruter près de 200 personnes dans les deux ans à venir.












Salut, je suis Giampi, quand je bois du gasoil je trimballe à travers l’Europe mon copain et sa bête poilue et blonde. Il y a quelques jours, on s’est débarrassé de deux trucs qu’on nous avait collé dessus. Une balise GPS avec une puce SIM d’un opérateur italien (avec un accumulateur composée par cinq piles au lithium de 3,6 volt, de couleur blanc et vert, placées en série) fixé avec un aimant sur le pare-choque arrière, côté droit. Un autre GPS, avec un micro (avec quatre piles identiques aux autres) était placé dans les bouches d’aération qui sont entre l’auvent du pare-brise et le pare-brise. Il était placé de façon à arriver derrière le compteur kilométrique, mais il en était séparé par la tôle qui sépare le moteur de l’habitacle. Contrairement au premier, qui avait une puce Omnitel, ce GPS avait une puce SIM espagnole, de lopérateur Movilstar. Même si l’utilisation d’une puce Omnitel (opérateur qui n’existe plus [depuis juin 2002, avec le logo présent sur la SIM qui a été retrouvée – on remarquera aussi que les instructions (photo n. 2) sont en espagnol; NdAtt.]) et d’une puce espagnole c’est bizarre, ces GPS ont été assemblés par les mêmes personnes et probablement placés ces derniers mois.

Le 12 et le 16 août 2019, des milliers de personnes, en majorité des femmes, ont manifesté dans les principales avenues de Mexico s
Cinq bus et un camion sont partis en fumée sur le parking du garage Volvo de Scherwiller (Bas-Rhin), dans la nuit du dimanche 18 au lundi 19 août 2019. Les dégâts matériels se chiffrent à deux millions d’euros.
Lundi 26 août à l’aube







Mercredi 28 août vers 23h, un incendie s’est déclaré à l’intérieur du central téléphonique Orange de Conques-Sur-Orbiel, près de Carcassonne.





Dans la nuit du mercredi 28 août, nous, activistes antispécistes, avons saboté une volière où été détenu.e.s des centaines de faisan.de.s. Le grillage a été ouvert, les fils électrifiés sectionnés, et une partie du filet a été coupé.
Pas besoin de chercher plus loin à reconstituer les faits, comme tout acte militant, celui-ci est revendiqué haut et fort. « Nous, activistes antispécistes, avons saboté une volière où étaient détenu.e.s des centaines de faisan.de.s. Le grillage a été ouvert, les fils électrifiés sectionnés, et une partie du filet a été coupé », peut-on lire dans un message posté en anglais et en français sur une plateforme internet du Front de libération des animaux.


Nous vivons dans un monde où le flux incessant d’informations et l’actualisation constante des nouvelles évincent même les événements les plus importants du passé récent.