Vive l'Anarchie - Semaine 35, 2022

Sommaire

Arcueil (Val-de-Marne) : la municipale perd ses caisses

Publié le 2022-08-29 07:40:06

Arcueil : deux voitures de la police municipale incendiées
Le Parisien, 27 août 2022 (extrait)

Des deux voitures sérigraphiées de la police municipale d’Arcueil (Val-de-Marne), ils ne restaient que les deux carcasses calcinées ce samedi après-midi. « Cela a tout l’air d’un acte volontaire. Seules les deux voitures, garées à l’extérieur, mais dans une enceinte fermée appartenant à la mairie, ont été touchées », déplore Ludovic Sot, maire adjoint, chargé notamment de la sécurité.

Vers 4 heures, les pompiers sont appelés pour un incendie de deux voitures. Un sinistre rapidement maîtrisé. « Je ne saurais pas étonner que le ou les incendiaires soient passés au-dessus de la clôture, avance un témoin, tout en désignant des sortes de canisses totalement couchés sur le haut du portail. Ils ont pu passer par là. » Seule cette partie de la clôture, de près de deux mètres, est abîmée. Un petit panneau indique que le terrain appartient à la mairie. Pourtant de l’extérieur, il est difficile d’apercevoir les véhicules et engins garés, sans compter les autres matériaux utilisés notamment pour l’entretien des espaces verts de la commune.

« Ce genre d’événement est toujours désagréable et surtout inacceptable, déplore le maire (EELV) Christian Métairie, avant d’ajouter pince-sans-rire : cela prouve au moins que la police municipale demeure utile si certaines personnes veulent la détruire. » En attendant, les six policiers municipaux et les deux agents de surveillance de la voie publique (ASVP) se retrouvent sans moyen de transport puisque la police municipale était équipée de ces seules voitures.

Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) : nouvelle émeute au centre de rétention

Publié le 2022-08-29 07:40:07

Seine-et-Marne : émeute jeudi soir au centre de rétention
administrative de Mesnil-Amelot

France3 IdF/actu Val-de-Marne/France Bleu, 26 août 2022

Des émeutes ont éclaté dans la soirée de jeudi 25 à vendredi 26 août au centre rétention administrative (CRA) de Mesnil-Amelot, en Seine-et-Marne, a appris France 3 Paris Île-de-France de source policière. Les émeutes ont commencé vers 23h00. Elles ont duré jusqu’à 3h du matin, avec une situation « réellement tendue » de 23h à 2h.

La situation s’est tendue vers 23h, au moment de la mise en chambre des retenus. « Un individu a enjambé le grillage à deux reprises pour aller dans une zone où il n’avait pas le droit d’aller« . L’homme a finalement été remis dans sa zone de départ par les policiers sur place. Au même moment, la situation s’est aggravée entre les 120 retenus et les six fonctionnaires sur place.

« Six retenus sont alors montés sur les toits. Ils ont même ouvert des grilles à coups de pieds » explique Sébastien André, délégué départemental 77 USGP Police. Des renforts ont été demandés et sont arrivés dès minuit jusqu’à 2h du matin. Ils venaient de Brigades anti criminalité (BAC) de Seine-et-Marne, de Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et « d’autres effectifs voisins » . Ils ont utilisé des grenades de gaz lacrymogène pour faire descendre les retenus du toit où ils étaient montés.

Les six hommes présents sur le toit ont été placés à l’isolement, « pour des durées plus ou moins longues selon les cas« .  Une fouille a ensuite été effectuée dans chaque chambre.. De nouvelles circulaires, comme le fait qu’un retenu ne puisse plus avoir de nourriture en dehors du réfectoire, a également causé la colère de nombreux retenus.

Aucun blessé du côté des forces de l’ordre ni de celui des retenus. Aucun retenu ne s’est échappé selon la source policière. Pour rappel, le centre de rétention de Mesnil-Amelot – situé à quelques minutes de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle – avait déjà été le théâtre de violences dans la soirée du samedi 6 août dernier.

Trente (Italie) : attaque solidaire contre le chantier de logements militaires

Publié le 2022-08-29 07:40:07

« Trente, nuit du 2 au 3 août. Attaque incendiaire contre les engins du chantier de construction de nouveaux logements pour les militaires dans le sud de la ville de Trente. Un tag « Guerre à la guerre » a été laissé sur place. Contre la guerre entre États, contre l’État et sa guerre à ceux qui relèvent encore la tête, solidarité avec Juan, Alfredo et Anna. »

[Traduit de l’italien de Il Rovescio, 15 août 2022]

Dijon (Côte d’Or) : coup de chaud pour le comico

Publié le 2022-08-29 07:40:11
Dijon. Un véhicule incendié devant le commissariat
Le Bien Public, 14 août 2022 (extrait)
Il y en a qui n’ont peur de rien et qui ont le goût du risque. Samedi, à 4 heures du matin, un véhicule a été incendié place Suquet à Dijon, devant le commissariat de police. Les forces de l’ordre sont intervenues rapidement, suivies des pompiers. Aucun suspect n’a été interpellé, mais les vidéos de surveillance vont être étudiées pour tenter d’identifier le ou les auteurs de cet incendie volontaire.

Saint-Martin-lez-Tatinghem : bis repetita contre l’antenne-relais

Publié le 2022-08-29 07:40:11

L’antenne Orange et Free de Saint-Martin-lez-Tatinghem est au sol, après un nouveau sabotage
La Voix du Nord, 24 août 2022 (extrait)

Un peu plus d’un an après sa remise en service consécutive à un premier sabotage, l’antenne-relais Orange et Free plantée sur l’ancienne commune de Tatinghem, non loin de la D 942, a fait l’objet d’un nouveau sabotage ce week-end des 20 et 21 août. Elle a été désactivée et sécurisée ce mardi 23 août.

Les malfrats ont retiré les boulons situés à la base du pylône, le fragilisant en cas de vents violents. La structure penchait ainsi dangereusement au dessus d’un champ de maïs, poussant Orange à intervenir pour la désinstaller. Cette antenne-relais, également exploitée par Free, avait déjà été la cible d’un sabotage similaire en mars 2020 et s’était finalement écrasée trois semaines après sa mise en service. Elle avait été remise en service en avril 2021. Orange déplore cet acte de vandalisme.

 » L’antenne penchait dangereusement depuis deux jours… »

Le pylône a été couché puis démonté le 23 août, et il faudra sûrement le remplacer une nouvelle fois. Et donc débourser entre 100 000 et 150 000€. L’opérateur historique espère cependant un rétablissement plus rapide que la fois précédente, avec un rétablissant dans les prochaines semaines.

Publication : Avis de tempêtes n°55/56 – juillet/août 2022

Publié le 2022-08-29 07:40:13
Cliquer sur l’image pour ouvrir le pdf

Avis de tempêtesbulletin anarchiste pour la guerre sociale n°55-56 (juin/juillet 2022) vient de sortir.

« Aux quatre coins du globe, au beau milieu d’une accélération désormais indéniable de l’emballement climatique auquel la civilisation industrielle semble bien déterminée à répondre par une intensification de sa guerre au vivant, des tas d’héritages toxiques légués par notre monde s’accumulent jour après jour. Leur terrible charge ontologique a rendu bien futile toute tentative de les dissoudre dans les océans, de les enterrer dans les entrailles de la terre, de les transformer en fumées dissipées dans les airs ou de les recycler afin de nourrir la bête insatiable de la production industrielle. Les déchets constituent en effet le cœur même du processus industriel, qui en contractant la notion de passé, de présent et de futur en un insupportable présent éternellement empoisonné, sont devenus des facteurs intrinsèques de toute expérience humaine actuelle et à venir. »

Lire la suite et tous les anciens numéros sur :
avisdetempetes.noblogs.org

[Reçu par mail]

Le Caire (Egypte): le pouvoir continue de « nettoyer » l’île al-Warraq au profit des touristes

Publié le 2022-08-30 22:10:06

Le Caire (Egypte): le pouvoir continue de « nettoyer » l’île al-Warraq au profit des touristes

Lundi 15 août 2022, les forces de l’ordre égyptiennes ont attaqué les résidents de l’île al-Warraq (située sur le Nil, près du Caire) dans le cadre des préparatifs d’un projet de «développement» controversé qui pourrait voir l’île vidée de ses habitant.es actuel.les.

Par le passé, le gouvernement égyptien a déjà démoli des maisons de résident.es de l’île al-Warraq, et la résistance locale date d’il y a plusieurs années.

Les habitant.es ont protesté contre l’arrivée des forces de l’ordre, gaz lacrymogènes d’un côté contre pierres de l’autre. Pendant deux jours, des manifestations ont également eu lieu pour inciter la police a quitter l’île.

Le gouvernement veut virer les habitant.es (pour beaucoup « illégaux » car ayant construit leurs propres habitats sans permis de construire ni titre de propriété) pour faire place à des projets commerciaux et touristiques sur l’île.

Lors des manifs et affrontements, au moins 23 personnes ont été arrêtées.

L’île al-Warraq est la plus grande île du Nil et est située stratégiquement près du Caire et de Gizeh. Plusieurs milliers de personnes y vivent et l’île a des écoles et des installations sanitaires, bien que globalement s’y trouvent peu d’infrastructures.

En 2017, le gouvernement égyptien a annoncé un plan pour «développer» l’île et la renommer Horus City. Le gouvernement a publié des images montrant un plan ambitieux pour construire des gratte-ciel et des centres de villégiature. Les habitant.es de l’île – appelés « squatters » par le gouvernement – se sont affronté.es à plusieurs reprises avec la police et les forces militaires. La police a détruit des maisons, des fermes et des installations sur l’île al-Warraq dans le but de faire pression sur les résident.es pour qu’ils s’en aillent.

Le gouvernement égyptien aurait jusqu’à présent pris le contrôle de plus de 70% de l’île, mais de nombreu.ses habitant.es refusent toujours de partir.

Certain.es ont intenté des poursuites contre le gouvernement et ont prouvé qu’ils étaient propriétaires des maisons et des terres où ils vivent.

Autre vidéo, sur Twitter:


Vue aérienne de l’île al-Warraq, le 14 mai 2021.

[Traduction/adaptation de deux articles publiés en anglais le 17 août 2022 sur The New Arab et Mada.]

Alençon (Orne) : la chambre d’agriculture sent le roussi

Publié le 2022-08-31 07:15:05

Deux véhicules incendiés sur le parking de la chambre
d’agriculture
Ouest France, 29 août 2022

Dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 août 2022, deux véhicules ont été incendiés sur le parking de la chambre d’agriculture à Alençon (Orne), au 52, boulevard du 1er-Chasseurs à Alençon. Sur place, les pompiers découvrent un véhicule totalement calciné et un second partiellement brûlé. Des enquêtes ont été ouvertes par le commissariat d’Alençon.

Poitiers (Vienne) : action en solidarité avec Boris

Publié le 2022-08-31 07:15:12

Indymedia Lille, 30 août 2022

Au début du mois d’août, nous avons décoré avec de la peinture et des slogans la façade de l’UDAF 86.

Cette action a eu lieu en solidarité avec le compa Boris qui risque de se retrouver sous tutelle renforcée de l’UDAF 25**.

La tête haute, le cœur ardant !
Vive l’anarchie !


** Ndlr : pour plus d’infos, voir le tract Besançon (Doubs) : Les pouvoirs médicaux et judiciaires s’acharnent contre Boris

Audenarde (Belgique) : deux blindés de l’armée sous le feu

Publié le 2022-08-31 07:15:14

Enquête ouverte après l’incendie de deux véhicules
blindés de l’armée

Belga/RTBF, 29 août 2022

Le feu s’est déclaré dimanche matin dans le zoning Westerring situé le long de la N60 à Audenarde, à proximité de l’entreprise OIP. Deux blindés à roues – des 6×6 de type Piranha IIIC DF30, c’est-à-dire équipés d’un canon de 30 mm – y ont été incendiés. La firme OIP, filiale de la multinationale israélienne Elbit Systems, fabrique des systèmes électro-optiques, tels que des lunettes et autres instruments de vision diurne et nocturne.

L’incendie a été rapidement maîtrisé mais les deux véhicules blindés ont brûlé. Personne n’a été blessé, on ne déplore que des dégâts matériels. L’inscription « Shut Elbit Down » a été inscrit sur les murs de l’entreprise.

Selon le service de presse de la Défense, sept Piranha – en jargon des AIV (« Armoured Infantry Vehicles ») – se trouvaient ce week-end dans les locaux de l’entreprise OIP pour une modernisation de leurs systèmes optroniques. L’un d’eux a été totalement détruit et la Défense examine si le second est considéré comme réparable ou non. L’armée ne dispose que de dix-neuf de ces blindés en version DF30, sur un effectif total de 138 Piranha, toutes versions confondues.

« C’est très clairement un acte criminel », confirme le Colonel Jean-Paul Baugnée, gestionnaire de matériel terrestre à la Défense. « Et chaque véhicule de combat de ce type coûte 1,5 million d’euros », ajoute le capitaine Laurens Rottiers.

Caen/Ouistreham (Calvados) : banderoles solidaires

Publié le 2022-09-01 20:40:02

[Reçu par mail, 31 août 2022]

« Pour info, des banderoles ont été aperçues sur un pont au-dessus de la 4 voies entre Caen et Ouistreham : « Liberté pour Vincenzo, Boris, Ivan et toustes les autres» . »

Orel/Konokavo (Russie) : attaques incendiaires contre des bâtiments du régime

Publié le 2022-09-01 20:40:03

Orel, 24 août

Au matin du 24 août 2022, des molotovs ont volé contre le bâtiment administratif de la région d’Orel. L’inconnu a réussi à s’échapper. Le Bureau du Comité d’enquête a ouvert une instruction pour « tentative de meurtre à l’aide d’une manière dangereuse».

Klychkov, le gouverneur de la région, a confirmé la tentative d’incendie du siège de l’administration régionale : « Ce matin, dans la ville d’Orel, un inconnu a lancé deux molotovs contre l’entrée principale du bâtiment. Le feu a été rapidement éteint, et lors de son extinction, un employé s’est légèrement brûlé ».

Konakovo (région de Tver), 24 mars

La nouvelle de cette attaque du 24 mars n’a été rendue publique que le 17 août. Vers 5 heures du matin, des inconnus ont incendié le bureau d’enregistrement et d’enrôlement militaire de Konakovo, situé au numéro 132 de la rue Svoboda, dans la région de Tver, puis ont réussi à s’enfuir. A ce jour, les enquêteurs n’ont arrêté personne.
Le planton de service a tenté en vain d’éteindre le feu qui consommait le cadre de la fenêtre avec de la neige, avant que l
es pompiers ne remplissent un peu tard leur office.

[Traduit du russe d’après le site anarchiste a2day.org, août 2022]

Lusace (Allemagne) : nouveaux sabotages de caténaires avec des crochets

Publié le 2022-09-01 20:40:04

De nouveaux sabotages avec des crochets
dans la région de Lausitz

traduit de l’allemand de de.indymedia, 16 août 2022

En même temps que le SystemChangeCamp et que l’action de Ende Gelände, des crochets ont à nouveau été accrochés à des caténaires dans la région charbonnière de Lausitz.

Nous voyons également la nécessité d’élargir nos formes d’action et de maintenir la résistance contre la normalité de l’énergie fossile capitaliste. Nous faisons par là référence aux actions tant de ce week-end à Hambourg et Wilhelmshaven, qu’au sabotage de rail, ainsi que et surtout à l’action des Aimables crochets il y a deux semaines.

Nous nous réjouissons de la vive discussion qui continue à poser clairement le caractère indispensable du sabotage. Nous prenons ainsi position dans ce débat. Pour nous, il faut mettre en actes ce qui est dit. C’est ce que nous avons fait, et nous espérons que d’autres groupes poursuivent aussi la dynamique qui est apparue ces derniers mois. Nous nous dressons contre l’entreprise charbonnière LEAG et nous espérons lui nuire et lui infliger des dommages non négligeables.

Ensemble pour une bonne vie pour toutes et tous
ça marche aussi avec le crochet !

Athènes (Grèce) : une antenne de téléphonie part en fumée

Publié le 2022-09-01 20:40:04

Athènes. Revendication de l’attaque incendiaire contre une antenne de téléphonie mobile dans la zone de Palaio psychiko (Παλαιό Ψυχικό), au nord-est de la capitale grecque.

Prendre ses responsabilités

J’avance dans l’obscurité.
Les lumières vertes des véhicules de sécurité surveillent les rues et les coins.
Ils espionnent, ils surveillent, apportant la sécurité dans le quartier des riches.

Ils ne savent pas ce qui est en train de se passer.

Sous leur nez, je parviens jusqu’à ma cible.

Une antenne qui pollue le ciel avec des signaux radio.

Un lieu maudit, mon hurlement à la lune, mon feu, ma malédiction (sous la forme d’un engin incendiaire).

Je dis :
Je fais en sorte que cette malédiction se répande dans les six directions.
Est, ouest, nord, sud, le monde souterrain et le monde au-dessus.
Je maudis tous les flics et les gardiens de prison.
Je maudis toutes les personnes qui agissent comme des flics. (Parents, famille, enseignants, travailleurs sociaux, conseillers d’orientation, prédicateurs en tout genre, patrons et mouchards).
Que vous tous et vos comportements soient éteints par le feu.
Je maudis toutes les prisons.
(Qu’elles emprisonnent les personnes à deux, quatre, six ou plusieurs jambes, ou qu’elles emprisonnent celles qui ont des racines et des feuilles).
Que le feu consume à jamais toutes les prisons.

Je maudis le travail et toute l’industrie.

Je maudis tous les riches. (La véritable maladie de ce monde)
Que tout cela soit consumé par le feu.

Je maudis la ville.

Je maudis la civilisation elle-même.
(Le cadavre du Léviathan pourrissant et se nourrissant des hommes et de la terre)
Que tout cela soit réduit en cendres par le feu.
Que cette malédiction se répande partout.
J’allume la mèche.
Je sors de l’obscurité.
Je regarde de loin.
Je vois le nuage de fumée dans le ciel. Je souris.
Pendant un bref instant, le chaos annule l’ordre.
Tout peut arriver…
Le silence se répand…
Silence radio…

Cet acte a été fait en solidarité avec :
Giannis Michailidis et Pola Roupa.
Alfredo Cospito et Toby Shone.
Marius Mason, Leonard Peltier et Ladislav Kuc.
Les guerriers Mapuche d’Ellicora 8.
En solidarité avec tous les peuples indigènes qui luttent contre la civilisation et le colonialisme.
En solidarité avec les luttes de la colline Strefi et de la place Exarchia.

FAI/ELF
Noyau anti-culturel de chaos total et de destruction.

[Traduit du grec de athens.indymedia, 21 août 2022]

Schrobenhausen (Allemagne) : sabotage d’engins de forage destinés aux pipelines

Publié le 2022-09-01 20:40:07

Le 3 août, quelques semaines après que l’implication de la société allemande Bauer dans le processus de construction du gazoduc Coastal GasLink au Canada à travers la fabrication d’équipements de forage ait été connue suite au sabotage de Calgary, la presse germanique a reporté un incendie nocturne survenu dans la cour du bureau principal de la société Bauer à Schrobenhausen (Bavière).

Trois engins de chantier très coûteux ont été incendiés par des  inconnus. Au moins un d’entre eux est une machine de forage utilisée pour la construction de pipelines dans le monde entier. Une machine a été entièrement calcinée, et si les incendies de deux autres ont pu être éteints, les dégâts causés restent énormes.

Il est certain qu’aucune de ces machines ne sera utilisée de sitôt pour la construction d’infrastructures extractivistes, que ce soit sur le site de forage près de Wedzin Kwa ou ailleurs dans le monde.

[D’après la presse allemande et Montréal contre infos, 16 août 2022]

Soleil noir n°4, bulletin apériodique anarchiste – juin 2022

Publié le 2022-09-01 20:40:09
Cliquer sur l’image pour ouvrir le pdf

[Reçu par mail, 29 août 2022]

« Livraison tardive – comme souvent – du dernier numéro de juin 2022 de Soleil Noir. Il y est question de guerre en Ukraine, d’anti-électoralisme, d’entraide, de la résilience comme nouvelle religion, d’Extinction Rébellion, d’antipatriotisme, d’appel à solidarité avec les anarchistes biélorusses emprisonnés et d’action directe comme d’habitude. Le journal a déjà tourné sur des tables de presse, mais n’hésitez pas à l’imprimer pour alimenter vos propres tables de presse ou infokiosks…  »

Pour leur écrire : soleilnoir-caen_at_riseup.net
On peut télécharger ici le n°1 de juillet 2020 et là le n°2 de mai 2021 et ici le n°3 de mars 2022.

Vers l’ouverture de camps militaires pour « redresser » les mômes dans les colonies

Publié le 2022-09-01 20:40:10

Gérald Darmanin veut un encadrement militaire pour les
mineurs délinquants dans les territoires d’outre-mer

Le Monde/AFP, 22 août 2022

Gérald Darmanin veut s’attaquer à la délinquance des mineurs à Mayotte. En visite sur l’île, le ministre de l’Intérieur et des Outre-Mer a annoncé lundi 22 août qu’il allait faire des propositions pour ouvrir « des lieux de rééducation et de redressement » pour les mineurs délinquants, encadrés par des militaires. Il reprend une proposition faite par Emmanuel Macron lors de la dernière campagne à l’élection présidentielle et fera des propositions au chef de l’Etat « dès la semaine prochaine ».

« Les policiers et les gendarmes que j’ai décorés aujourd’hui évoquaient des mineurs de 12, 11, 10 ans, qui avaient des machettes, des haches, et attaquaient les policiers et les gendarmes », a-t-il déclaré lundi soir devant la presse, à l’issue d’une journée de visites sur cette île de l’océan Indien, coincée entre le Mozambique et Madagascar. « Aujourd’hui, les magistrats, et c’est bien normal, les libèrent, puisqu’on ne met pas les enfants en prison (qui est l’école du vice quand on a cet âge-là), mais il faut pourtant leur offrir un lieu de sanction et d’éducation, j’allais dire de rééducation », a-t-il poursuivi.

M. Darmanin a rappelé qu’il s’agissait d’une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, qui, a-t-il semblé regretter, n’avait « pas été beaucoup discutée ». « Des lieux encadrés par des militaires, qui sont des lieux de rééducation, de redressement d’une partie des enfants, des adolescents très jeunes, qui n’ont pas de parents, ou si peu. On l’a vu un peu à La Réunion, on le voit beaucoup ici à Mayotte. »  De son côté, Eric Dupond-Moretti avait annoncé jeudi l’ouverture d’ici 2024 d’un Centre éducatif fermé (CEF) à Mayotte, mais ces lieux sont destinés à des jeunes de 13 ans et plus.

Le ministre de l’intérieur a également demandé au directeur général de la police nationale « d’étudier la possibilité d’utiliser des armes intermédiaires », comme celles qui l’ont été pendant des émeutes à Mayotte, lors d’échauffourées mêlant des mineurs. Il a dit de nouveau : « Evidemment, quand on appréhende des mineurs, même extrêmement violents, il n’y a pas la possibilité de tirer à balles réelles, comme on le ferait lorsqu’on est attaqué par des personnes adultes. »

Dimanche, en arrivant à Mayotte, Gérald Darmanin, qui mène une offensive sur le thème de l’immigration depuis le début de l’été, a en outre suggéré de durcir encore l’attribution de la nationalité française aux enfants nés sur l’île, en proie à une forte pression migratoire des Comores voisines. Il souhaite « suspendre le droit du sol tel qu’il existe à Mayotte ». Depuis 2018, un enfant né de parents étrangers sur l’île ne peut acquérir la nationalité française que si l’un de ses parents réside sur le territoire de manière régulière et ininterrompue depuis plus de trois mois avant sa naissance. Ce délai doit passer à « un an », a souhaité M. Darmanin. Cette entorse au droit du sol, qui fait de ce département français une exception, avait suscité de vifs débats à l’Assemblée nationale en juillet 2018, y compris au sein de la majorité.

Périgueux (Dordogne) : une Belle à l’ancienne [MaJ]

Publié le 2022-09-03 08:10:03

Évasion de la prison de Périgueux : le détenu a écarté
les barreaux de sa cellule et escaladé une façade

France Bleu, 1er septembre 2022

Un détenu d’une vingtaine d’années s’est fait la belle à la prison de Périgueux. Ce mercredi après-midi, entre 16h30 et 17 heures les surveillants de la maison d’arrêt ont constaté qu’un prisonnier n’était plus dans l’enceinte de l’établissement. Les enregistrements de la vidéosurveillance permettent d’établir que l’évasion a eu lieux bien avant. Selon nos informations, le détenu a retrouvé la liberté sur les coups de 4 heures du matin. Soit plus d’une dizaine d’heures avant la découverte de sa fuite.

Pour parvenir à quitter la prison, ce jeune détenu a d’abord écarté les barreaux de sa cellule qu’il partageait avec un autre homme. Les barreaux déformés ont été remis en place après la sortie de sa geôle. Enfermé au deuxième étage de la prison, à quelques cellules de là où des Moldaves s’étaient échappés en février 2021, il a réussi à rejoindre une cour de la maison d’arrêt. Pour passer au-dessus de l’un des grands murs d’enceinte en pierre de la prison, le détenu a profité de tiges en métal installées à l’occasion de travaux. Toujours selon nos informations, son périple a duré près d’une demi-heure. Il est aperçu par les caméras en train d’enjamber la fenêtre de sa cellule peu après 3h30 du matin.

Durant toute la matinée, l’absence du fugitif n’est remarquée par personne. Plusieurs rondes sont normalement effectuées pendant la nuit et un appel est réalisé en début de matinée par les surveillants. Selon nos informations, des tissus en boule avaient été dissimulés sous ses draps pour tromper les surveillants au judas de la porte. Pour le déjeuner à la mi-journée, son codétenu a récupéré deux plateaux-repas à l’extérieur de la cellule, prétextant qu’il se chargeait de lui apporter. La découverte n’a lieu que plusieurs heures après.

Depuis l’évasion de l’année dernière, des grilles en métal devaient être installées aux fenêtres des cellules pour renforcer la solidité des barreaux vieillissants. Les travaux n’ont pas encore été faits. Cette maison d’arrêt a été construite avant 1900. Ce détenu est un jeune homme d’une vingtaine d’années condamné à cinq reprises pour des affaires de délits routiers, de produits stupéfiants, violences et outrage. Il a été mis derrière les barreaux au mois de mars dernier. Il n’a pas été condamné en Dordogne et n’est pas originaire du département. La Police judiciaire de Périgueux est chargée de l’enquête. Une enquête interne à l’administration pénitentiaire a été ouverte.

Ce jeudi soir, le détenu est toujours en fuite. Selon le parquet de Périgueux, cette évasion est la deuxième de l’histoire de cet établissement depuis qu’elle est une maison d’arrêt. Contactée, la Direction interrégionale des services pénitentiaires de Bordeaux n’a pas donné suite à nos sollicitations.


Évasion de la prison de Périgueux : le détenu interpellé à Toulouse après neuf jours de cavale
France Bleu, 10 septembre 2022

Sa cavale aura duré neuf jours à peine. Le jeune détenu qui s’était évadé de la maison d’arrêt de Périgueux à la fin du mois d’août a été arrêté vendredi 9 septembre à Toulouse, selon les informations de France Bleu Périgord. Les policiers lui ont mis la main dessus dans un appartement de la ville, à plus de 200 km de la Dordogne.

C’est le travail des enquêteurs de la police judiciaire de Périgueux qui a permis de localiser le jeune homme, confirme la procureure de Périgueux, Solène Belaouar. Les policiers de la Brigade recherche et intervention (BRI), spécialisés dans les interpellations musclées, ont surveillé l’appartement pendant plusieurs heures avant de surgir pour l’interpeller aux alentours de 18 heures.

Il avait écarté les barreaux de sa cellule

Le garçon de 22 ans s’était évadé de la maison d’arrêt de Périgueux mercredi 31 août vers quatre heures du matin. Une évasion spectaculaire, puisqu’il avait d’abord réussi à écarter les barreaux à la fenêtre de sa cellule avec un pied de table avant de d’escalader le mur en s’appuyant sur des poutrelles en métal. Elles avaient été installées pour des travaux de renforcement de la sécurité dans la prison.

Des vêtements en boule avaient été placés sous ses draps pour faire croire qu’il dormait, les barreaux avaient été remis en place, et son codétenu avait même été lui chercher un plateau-repas à la cantine. Les surveillants ne s’étaient rendu compte de la supercherie que dans l’après-midi, plusieurs heures après l’évasion. Selon une source proche de l’enquête, un ancien co-détenu a ensuite récupéré le jeune homme pour l’emmener à Toulouse.

Transféré à Périgueux dans les prochains jours

La fin de sa cavale signe son retour immédiat en prison. Un juge des libertés et de la détention a décidé samedi matin de son incarcération sur place à Toulouse, pour exécuter le mandat d’arrêt émis contre lui par la justice. Le détenu doit ensuite être transféré à Périgueux sous quatre jours, pour être conduit devant la juge d’instruction en charge de l’enquête. Avant son évasion, le jeune homme était en détention depuis le mois de mars, après cinq condamnations pour délits routiers, outrage, violences, ou encore détention de stupéfiants, commis en dehors de la Dordogne.

La police judiciaire continue d’enquêter pour comprendre comment il a réussi à se faire la belle. La juge d’instruction travaille aussi sur les complicités dont a pu bénéficier le jeune homme, aussi bien de la part de ses co-détenus que d’autres complices potentiels en dehors de la prison.

Indymedia Lille

Publié le 2022-09-04 15:45:03

A propos de la situation carcérale de notre compagnonne Mónica Caballero. Prisonnier-e-s anarchistes et subversifs/ves

Depuis son arrestation en juin 2020, Mónica se trouve dans le module de connotación pública de la prison pour femmes de San Miguel. ce module se caractérise par le contrôle direct exercé par les matonnes sur les prisonnières, les mesures de sécurité étant plus nombreuses et plus complètes que dans le reste de la taule.

En outre, le temps dérisoire de promenade de Mónica – 1 heure par jour – rend l’enfermement encore plus écrasant puisqu’elle doit être confinée dans des espaces fermés pratiquement toute la journée.
Cependant, un autre facteur particulier rend la vie de notre compagnonne à l’intérieur de la prison extrêmement difficile : se voir obligée de partager des espaces avec des femmes qui ont agressé, violé et/ou assassiné leur enfants. Mónica se retrouve en contact avec ces personnes à tout moment et à toute heure, et cette situation devient insoutenable pour notre compagnonne. Il est important de mentionner que Mónica ne se base pas sur les instructions et accusations du Parquet mais que ce sont ces femmes elles-mêmes qui assument ouvertement leurs comportements ignobles, normalisant les agressions et les viols contre leurs enfants.

Dans ce sens, nous disons clairement qu’il s’agit là d’une stratégie du Pouvoir visant à faire plier des compagnon-ne-s qui ont consacré leurs vies à faire la guerre à l’autorité, comme l’a évidemment fait Mónica. Le Pouvoir sait que notre éthique révolutionnaire se heurte frontalement à ces misérables agissements et à celles et ceux qui les perpètrent, c’est pourquoi il exerce de manière délibérée ce type de provocations qui représentent manifestement une punition supplémentaire.

Nous n’accepterons pas de partager des espaces communs avec des violeurs/euses, et nous exigeons par conséquent le changement immédiat de module de notre compagnonne Mónica Caballero.

Par ailleurs, le changement de module impliquerait aussi que notre compagnonne ne se voit plus appliquer un régime exceptionnel de contrôle et de surveillance, ce qui améliorerait sans doute sa situation à l’intérieur de la prison.

FIN DES MESURES EXCEPTIONNELLES DE CONTRÔLE ET DE PUNITION CONTRE MÓNICA CABALLERO !
JUSQU’À DÉTRUIRE LE DERNIER BASTION DE LA SOCIÉTÉ CARCÉRALE !
LIBÉRATION IMMÉDIATE DES PRISONNIER-E-S ANARCHISTES, SUBVERSIFS/VES ET MAPUCHE !

- Francisco Solar.
Module 2. Prison La Gonzalina – Rancagua.
- Mónica Caballero.
Module de connotación pública. CPF San Miguel.
- Marcelo Villarroel.
- Juan Aliste.
- Joaquín García.
Module 1. Prison La Gonzalina – Rancagua.
Fin août 2022.
https://publicacionrefractario.wordpress.com/2022/08/28/sobre-la-actual-situacion-intracarcelaria-de-nuestra-companera-monica-caballero-prisionerxs-anarquistas-y-subversivxs/

Un salut complice. Quelques mots de Francisco Solar pour la semaine de solidarité avec les prisonnier-e-s anarchistes

La solidarité révolutionnaire, anarchiste, est une relation réciproque qui requiert nécessairement un positionnement clair et décidé de guerre, tant de la part des prisonnier-e-s que de celle des entourages proches à l’extérieur des murs. En partant de cette base, cette semaine de solidarité avec les prisonnier-e-s anarchistes vient fortifier cette relation reposant sur le combat qui n’est rien d’autre que la complicité existante qui attaque toute expression de l’autorité.

Rompre avec l’assistentialisme et le victimisme, c’est arrêter de voir le/la prisonnier-e comme un sujet inquestionnable du seul fait de sa situation d’enfermement temporaire. C’est donc aussi rompre avec des pratiques qui tendent à la hiérarchisation et dérivent en autoritarismes. Il est indispensable d’avoir cela à l’esprit à tout moment pour fortifier la lutte anticarcérale anarchiste.

Un salut complice à tous les groupes et individualités qui font leur la guerre contre l’autorité qui est inséparable de la lutte anarchiste contre les taules. Leurs actions et attaques sont une respiration importante dans l’ennuyeuse vie en prison.

Un salut complice aussi à tou-te-s les prisonnier-e-s anarchistes enfermé-e-s dans le monde. Une accolade spéciale au compagnon Alfredo Cóspito qui se trouve dans une situation exceptionnelle d’enfermement que le pouvoir prétend exercer à perpétuité.

Fin des sentences de la justice militaire contre Marcelo Villarroel !
Que les prisons volent en éclats !

Francisco Solar
Prison La Gonzalina – Rancagua.
Fin août 2022.-

https://publicacionrefractario.wordpress.com/2022/08/29/un-saludo-complice-palabras-de-francisco-solar-para-la-semana-de-solidaridad-con-lxs-prisionerxs-anarquistas/#more-17697


Indymedia Lille

Publié le 2022-09-04 15:45:03

Face aux peines requises par l’accusation : Solidarité et complicité avec Mónica et Francisco !
23 août 2022

Le 24 juillet 2020, les compagnon-ne-s Mónica et Francisco sont arrêté-e-s lors d’opérations répressives. Le pouvoir accuse Francisco de l’envoi de colis explosifs contre l’ancien Ministre de l’ Intérieur Rodrigo Hinzpeter et contre le commissariat 54 de Huechuraba (action ayant eu lieu le 24 juillet 2019, revendiquée par les « Cómplices Sediciosos/Facción para la Venganza » [Complices Séditieux/Faction pour la Vengeance]), et les deux sont accusé-e-s du double attentat explosif contre le Bâtiment Tánica dans la commune de Vitacura (Action réalisée au beau milieu de la révolte, le 27 février 2020, revendiquée par les “Afinidades Armadas en Revuelta”[Affinités Armées en révolte]).

Durant ces plus de deux années en prison, Mónica est restée dans le module de connotación pública de la prison de San Miguel tandis que Francisco, d’abord incarcéré dans la section de sécurité maximale du CAS de Santiago, a ensuite été transféré, de même que d’autres compagnons, en juin 2021 à la prison La Gonzalina de Rancagua, où il se trouve actuellement.

Il est fondamental de souligner que tout au long de ce temps d’enfermement, les deux ont constamment contribué aux débats anarchistes et de la guerre sociale à travers leurs écrits, leurs communiqués et articles, démontrant par là même que la prison n’est la fin de rien, mais plutôt une autre tranchée à partir de laquelle donner une continuité à la lutte insurrectionnelle, et que leurs murs, barreaux et geôles ne suffisent pas à briser la solidarité et la complicité entre acrates. C’est dans ce cadre qu’il faut aussi situer le fait que Francisco a assumé les actes qui lui sont imputés, validant et revigorant ainsi un anarchisme d’action offensive et à la nécessité de la continuité des coups qu’il porte.

En prison, les deux ont formé avec d’autres compagnon-ne-s un collectif de prisonnier-e-s anarchistes et subversifs/ves, comme une autre manière de donner une continuité à leur lutte à partir des taules. Un reflet de cette articulation de volontés réfractaires a été la grève de la faim menée en commun durant plus de 50 jours à partir du 22 mars 2021 pour exiger l’annulation des modifications du décret-loi 321 et la liberté de Marcelo Villarroel.

Le 10 août dernier, plus de deux ans après avoir débuté, et après une série d’allongements des délais, l’instruction a finalement été clôturée, suite à quoi on est passé à l’accusation définitive : aujourd’hui le Parquet réclame 30 ans de prison à l’encontre de Mónica, l’accusant des délits de placement d’engins explosifs. Contre Francisco, l’accusation requiert 129 ans de prison, pour deux envois d’engin explosif, 3 tentatives d’homicides, blessures, dommages, en plus de deux placements d’engins explosifs.

Le Parquet Métropolitain du Sud, représenté par Claudio Orellana, procureur spécialisé en affaires de bombes et en poursuites contre des anti-autoritaires, prétend amener plus de 166 témoins, 53 experts et plus de 400 preuves. Tentant de régler ses comptes après l’impossibilité d’obtenir des condamnations contre les compagnon-ne-s en 2010 dans l’affaire « Caso Bombas ». Dans le même sens, faisant fi des obstacles de sa légalité, il essaie de les qualifier de “récidivistes” en raison de leur condamnation antérieure en Espagne.

Pour beaucoup les peines accablantes visant à enterrer les compagnon-ne-s peuvent être véritablement paralysantes. Face à une machinerie juridique apparemment imparable, il semblerait que seule une sensation d’impuissance et de frustration pourrait se propager. Mais c’est justement à ce point que le pouvoir cherche à nous amener. De son côté, la solidarité anarchiste sait se frayer des chemins, pleine de vitalité et de créativité, elle fait le pari de détruire les prétentions des puissants à anéantir nos compagnon-ne-s, si ce n’est l’idée même de rébellion.

Un ancien ministre reconnu pour avoir dirigé la répression ; le commissariat d’où sont sortis les assassins de Claudia López ; le quartier de riches blindé durant la révolte ; ou la police mutilatrice ont été les cibles de ces actions. Leurs motivations sont les nôtres et celles de toutes celles et ceux qui refusent le monde de l’autorité et de l’obéissance. Les actions pour lesquelles les compagnon-ne-s affronteront le procès sont complètement valides et légitimes contre les puissants et les répresseurs.

En rendant les coups et en en finissant avec l’impunité des agents de la répression, il et elle se sont placé-e-s dans une claire et ancienne tradition révolutionnaire et particulièrement anarchiste tentant à détruire de sa propre main le monopole de la violence de l’État et la tranquillité de ceux qui, de leurs postes, ont dirigé les incursions répressives les plus brutales. C’est dans cette même ligne historique que nous plaçons l’affaire des compagnon-ne-s Mónica et Francisco.

Nous appelons à multiplier la solidarité et l’agitation avec les compagnon-ne-s. A réaliser dès maintenant des initiatives décentralisées avant le procès et à freiner les velléités des bourreaux qui cherchent à enfermer Mónica et Francisco pour des décennies.

Sans aucun espace pour l’indifférence : Solidarité et complicité avec celles et ceux qui attaquent les puissants et les répresseurs !

Liberté pour Mónica et Francisco !

https://publicacionrefractario.wordpress.com/2022/08/23/ante-las-condenas-que-solicitan-los-perseguidores-solidaridad-y-complicidad-con-monica-y-francisco/


Russie : L’organisation de combat anarcho-communiste – Un entretien avec un groupe anarchiste clandestin

Publié le 2022-09-04 15:45:04
L’un des groupes à l’origine de ces attaques est connu sous le nom d’Organisation de combat anarcho-communiste. Dans l’interview qui suit, illes parlent de la façon dont illes voient leurs prédécesseurs dans l’histoire régionale des mouvements anarchistes, de la façon dont la situation politique en Russie s’est détériorée à tel point qu’il a été possible de supprimer les mouvements sociaux et d’envahir l’Ukraine, et du type d’organisation envisageable dans les conditions actuelles. Nous leur avons également demandé de détailler certains de leurs protocoles opérationnels, au cas où cela serait utile aux anarchistes d’autres pays qui pourraient être contraint·e·s d’adopter des stratégies similaires alors que la répression étatique s’intensifie dans le monde.

C’est nous, et non l’auteur·e ou les auteur·e·s, qui avons ajouté les hyperliens et les notes entre parenthèses qui apparaissent ci-dessous dans le but d’aider le lecteur ou la lectrice.

Gentilly (94): un énorme squat ouvert la veille a été expulsé ce dimanche 4 septembre

Publié le 2022-09-04 21:05:03

Gentilly (94): un énorme squat ouvert la veille a été expulsé ce dimanche 4 septembre

Dans l’après-midi du dimanche 4 septembre, alors qu’un énorme squat était rendu public depuis la veille (voir communiqué ci-dessous), près de 400 personnes ont été expulsées par la police. Il restait alors une quinzaine de personnes sur le toit-terrasse, et une trentaine d’autres dans le hall de l’immeuble. Selon les flics (dont la parole est relayée ici), les dernières personnes seraient sorties du squat d’elles-mêmes en fin de journée. D’elles-mêmes, si l’on peut dire, car c’était bien sûr sous la pression de la police. Les flics tenaient en effet une sorte de siège autour de l’immeuble depuis la veille.

Plusieurs femmes avec enfants en bas âge ont été mises temporairement à l’abri dans des gymnases réquisitionnés par la préfecture du Val de Marne à Gentilly, Arcueil et Cachan, mais la grande majorité des personnes expulsées se retrouvent bien entendu à la rue…

Au moins une personne de l’association United Migrants a été placée en garde à vue.

Communiqué du 3 septembre 2022:

Le 3 septembre, 400 immigrés privés de logement, dont 30 enfants, ont organisé l’occupation des locaux vides au 9 rue d’Arcueil à Gentilly accompagné.es de l’association United Migrants.
Ces 400 personnes sont sans domiciles. Elles et ils ont déjà épuisé les solutions temporaires de logement avec le 115 et d’autres organismes. Ces propositions d’hébergement ne sont que temporaires, d’un à quelques jours, et remettent celles et ceux qu’elles hébergent à la rue sans aucun préavis. Cette solution d’urgence oblige l’isolation, le déplacement dans toute l’ile de France et la précarité.
Afin d’éviter de dormir une énième fois à la rue avec tous les dangers et difficultés que ça entraîne, elles et ils ont décidé d’occuper ce lieu.

Il y a 4 082 000 mètres carrés de bureaux vides en Ile de France. Ce bâtiment en représente seulement 8 000, c’est à dire 0.2%.
Ce bâtiment vide de 8000 m², est voué à la destruction pour être remplacé par 15 000m² de nouveaux bureaux, un projet fortement contesté par les habitants du quartier qui craignent « une nouvelle enclave en plein centre-ville ».

Depuis le début de la guerre en Ukraine, l’état français s’est mobilisé pour accueillir les réfugiés Ukrainiens dans des bâtiments réquisitionnés.

Dans l’absence d’un tel soutien, les occupant.e.s de ce lieu font une réquisition citoyenne.
Les habitant.e.s s’engagent à maintenir la propreté des lieux et d’assurer une occupation calme dans le respect du voisinage.

La police est sur place pour expulser les occupants.

Nous appelons à la solidarité la plus large et une mobilisation en soutien aux occupant.es.

Nous avons besoins de:
– Eau
– Nourriture (pain, conserves, biscuits, bar de céréales, lait en poudre pour bébé…)
– Couvertures
– Matelas

07 83 37 69 58
06 59 61 06 44
07 70 97 09 25