Vive l'Anarchie - Semaine 35, 2023

Sommaire

Bure : Prise de territoire et abus de pouvoir

Publié le 2023-08-28 10:45:06

À Bure, dans le feuilleton au long cours sur l’accaparement des terres et des lieux par l’État au profit de l’ANDRA, une nouvelle carte est tombée ces dernières semaines, celle des armes administratives, corollaire de l’arme judiciaire.



Le plan de bataille semble être le suivant :

But : Exclure du territoire les opposant.e.s, menacer les personnes qui s’allient à elleux, décourager celleux qui pensent s’installer et empêcher que les opposant.e.s tissent des liens avec les personnes présentes sur le territoire en s’installant.

Objectif final : Vider le territoire de toute contestation sérieuse et organisée, désolidariser les personnes, empêcher des installations.

Méthode : Contraintes administratives, mises en garde et intimidations.

Technique utilisée : Maniement des outils administratifs et le détournement des lois de protection des populations pour en faire des outils répressifs.

Concrètement, que s’est il passé ?

Ces dernières semaines, l’une d’entre nous s’est retrouvée dans le collimateur des services de l’État qui avaient tenté de préempter la maison qu’elle voulait acheter (sous prétexte d’y faire un lieu d’accueil pour les pèlerins de.... Saint Jacques de Compostelle !).

Préempter signifie que, lors d’une vente de terrain ou de bâtiment, la mairie peut être prioritaire sur l’acheteur pour obtenir la propriété de l’immeuble en question. La vente a "heureusement" pu être annulée, empêchant donc la préemption de la mairie, mais l’histoire ne s’arrête pas là. Après l’avoir obligée à renoncer à l’achat de sa maison, les services de l’État l’empêchent maintenant de l’occuper gracieusement avec l’accord du propriétaire en faisant pression sur le propriétaire (un habitant qui avec qui l’on s’est lié d’amitié) en détournant des lois de protection des locataires de bâtiments en mauvais état. Le maire de Gondrecourt-le-Château a ainsi demandé une visite de l’ARS dans la maison en travaux de notre amie se concluant par l’interdiction immédiate (dès le 11 août) de vivre dans les lieux pour cause d’insalubrité. Pour que la maison soit jugée vivable, il lui manque un raccordement en eau, une évacuation des eaux usées et la création d’une salle de bain et de toilettes, des travaux qui ne peuvent pas être faits dans un court délai. Ils prétextent ainsi la protection des personnes pour au final les empêcher de choisir leur lieu de vie, avec derrière, la volonté de les empêcher de s’installer sur le territoire et de monter leur projet agricole.

S’ajoute à cela la pression mise sur le propriétaire qui se retrouve dans l’obligation de faire, sous quinze jours, des travaux énormes et très coûteux.. Une tâche impossible...

Enfin, jeudi 24 août, les voisins de la maison nous ont prévenu.e.s que 6 voitures de flics avaient débarqué, accompagnant le préfet (en personne !) qui venaient "finir la visite de la maison", changer les serrures et déclarer la maison inhabitable...
L’État se fait de plus en plus menaçant, il place sournoisement ses cartes pour asseoir petit à petit son gigantesque projet de poubelle industrielle éternelle.
Pas besoin d’attendre que les travaux commencent pour faire savoir que l’État et l’ANDRA avancent.
Mais nous n’avons pas l’intention de quitter la région.

Ce genre d’agissements ne sont rien d’autres que des mises en garde de l’État et dont la cible sont les opposant.e.s et leurs allié.e.s.

Si jamais vous tenez si fort à cette lutte que cela ne vous décourage pas, alors gare à vous, l’État utilisera d’autres cartes de son arsenal répressif, il saura faire preuve de créativité, ça s’est déjà vu dans les coins de Bure...

Il semblerait que l’État ait pu contacter HelloAsso car curieusement, le lien du Helloasso que les amis ont lancé en soutien à leur projet qui subit la répression, semble ne plus être accessible... On vous met le lien ici des fois que ça remarche : https://www.helloasso.com/associations/let-s-goat/collectes/defense-de-notre-maison

Et le lien pour signer la pétition contre cet abus de pouvoir manifeste : https://www.change.org/p/bure-non-%C3%A0-l-expulsion-des-habitants-d-une-ferme

Partagez notre colère, faites savoir autour de vous ce qui se passe au fond de la Meuse, c’est intolérable !

Aurillac (Cantal) : demander justice ou lui régler son compte ?

Publié le 2023-08-29 07:50:03

Le tribunal d’Aurillac attaqué en marge d’une manifestation
féministe au Festival du théâtre de rue

La Montagne/France Bleu & Trois, 26-28 août 2023

«Aurillac topless, la police en PLS.» Un millier de personnes, dont de nombreuses femmes seins nus, a défilé ce samedi 26 août à Aurillac (Cantal), en marge de la 36e édition du Festival international de Théâtre de Rue. La manifestation était organisée en soutien à Marina qui, avoir refusé de se couvrir le haut à la demande des policiers mercredi, avait été emmenée au commissariat puis visée par une ordonnance pénale pour « exhibition sexuelle », procédure simplifiée pour juger certaines contraventions et délits. Marina avait expliqué son geste à la presse locale, jeudi, en disant avoir eu « hyper chaud ». Elle a affirmé avoir voulu faire « comme la moitié des hommes » qui, en cette journée caniculaire, « n’[avaient] pas de tee-shirt ».

Dans une ambiance au départ bon enfant, le cortège s’est ébranlé peu après midi dans les rues du centre-ville. Les slogans se sont enchaînés, avec toujours un mélange de thématiques féministes et anti-police. Arrivée devant le palais de justice, la foule s’est ensuite prêtée à un «clapping», un applaudissement collectif. Pendant ce temps, des manifestants, le plus souvent masqués, ont décroché six drapeaux français, avant de mettre le feu à une partie d’entre eux, tandis qu’ « un groupe constitué d’une dizaine de personnes a ensuite ouvert les grilles du tribunal et a fracturé la porte, vraisemblablement à l’aide d’un grand cendrier installé à lentrée » selon le maire (PS) Pierre Mathonier. Sur les murs, des «A» majuscules cerclés, symbole du mouvement anarchiste, ont été tagués. A l’intérieur du tribunal, la salle des pas perdus et des salles d’audiences ont été dégradées, des dossiers ont été brûlés et «un début d’incendie» a été déclenché.

Le maire d’Aurillac a dû intervenir personnellement et a réussi à rétablir le calme en promettant que les poursuites contre Marina allaient être abandonnées, tandis que le ministre de la Justice Eric Dupont-Moretti s’est rendu sur place ce lundi 28 août pour apporter son soutien aux magistrats.

Après avoir condamné  » avec plus grande fermeté  » l’intrusion et le saccage du tribunal d’Aurillac vendredi, le ministre a ensuite pris la parole devant les journalistes : « La justice est un service public au service des justiciables. Les retards que pourraient engendrer ces dégradations gratuites, stupides, insupportables, ce sont les justiciables qui vont les payer. A quelques minutes près, le tribunal judiciaire d’Aurillac aurait été intégralement détruit », s’est-il insurgé devant la vitre brisée d’un box de salle d’audience, chiffrant à« 250 000 euros » les dégâts« bâtimentaires et informatiques ».

Puis le ministre de la Justice a conclu : « Je veux aussi exprimer ma colère, parce qu’on entend de plus en plus fréquemment cette petite musique de la désobéissance civile. Un certain nombre de minorités, souvent, se croient obligées de s’affranchir de la loi. Mais aucune cause ne justifie que des crétins décérébrés viennent brûler une juridiction », lieu « où se rend la justice » qui est « la pacification dans notre société. […] On n’a pas le droit de s’en prendre au drapeau, ça c’est la ligne rouge qui est infranchissable ».
De plus, Éric Dupond-Moretti a refusé de se prononcer sur le fait de savoir « si une femme peut ou non se promener les seins nus », tout en espérant que « les auteurs de ces insupportables dégradations seront châtiés à la hauteur des exactions qu’ils ont commises. »

Bezmotivny – «¿Cómo se cambia? Suspendemos la publicación del periódico» + Índice del último nº (17 julio 2023)

Publié le 2023-08-29 10:25:07

Un interesante artículo sobre la suspensión del periódico quincenal anarquista internacionalista «Bezmotivny» publicado pocas semanas antes de la operación represiva dirigida a golpear tanto al equipo editorial como a la imprenta que hacían de él una realidad.
Traducción de informativoanarquista revisada por lucharcontrael41bis.

 


«¿Cómo se cambia? Suspendemos la publicación del periódico»

¿En el movimiento anarquista italiano todavía se siente la necesidad y la importancia de un periódico en papel? En un mundo dominado por lo digital y por la inmediatez, ¿sigue siendo subversivo y revolucionario imprimir y difundir una herramienta material de propaganda anarquista?

Son dos preguntas que nos hemos hecho en estos dos años y medio de publicación del quincenal «Bezmotivny», y que se vuelven aún más urgentes ahora, en un momento en el cual el periódico esta atravesando, lamentablemente ya desde hace algunos meses, una profunda crisis que está minando gravemente su existencia.

Sí, compañeros, «Bezmotivny» corre el riesgo de no salir nunca mas, gravemente asediado por dos problemas fundamentales.

El primero es financiero: no queda dinero para poder pagar la impresión y el envío del periódico. El hecho es que casi el 50% de los suscriptores aún no han renovado su suscripción para el año en curso, mientras continúan recibiendo el periódico. Además, algunos lugares que han recibido 5 o 10 ejemplares para distribuirlo desde hace algún tiempo no nos envían el dinero de los periódicos vendidos. Si a todo esto le añadimos los aumentos en los costes de papel y del envío, y el juego está hecho.

El segundo problema involucra tanto a la redacción como, en nuestra opinión, al propio movimiento anarquista. El equipo editorial, a nivel de trabajar constantemente por la salida de cada número del periódico ya sólo quedan 3 o 4 compañeros, mientras que los demás dan un aporte material mínimo. El movimiento, por lo que respecta al proyecto inicial de «Bezmotivny» de ampliar el área editorial a diferentes compañeros fuera de la zona de Carrara (de donde surgió la idea del quincenal y que ha visto a los compañeros dar cabeza y brazos al periódico) básicamente ha fracasado. Fracasado tanto en la ampliación de la propia redacción, como en las aportaciones sobre determinados temas o debates. Porque, si ha habido contribuciones en determinados periodos, lamentablemente han sido esporádicas y no han dado lugar a una colaboración más constante por parte de los compañeros involucrados, como era la intención inicial del periódico. Colaboración que, más allá de los artículos o intervenciones enviadas, se refería también a la difusión del periódico dentro del área anarquista al cual, bien o mal, hacia referencia y que, si por parte de algunas realidades, ha sido constante y apasionada, por parte de muchas otras lamentablemente no se ha desarrollado.

Sobre porqué no ha ocurrido, sería necesario un análisis más profundo. Aquí nos limitaremos a mencionar algunos puntos que pueden haber contribuido a tal carencia. «Bezmotivny» puede haber sido percibido como un medio más de difusión de un cierto tipo de anarquismo encerrado en sí mismo y en sus férreas convicciones, el cual quería representar la voz de determinados compañeros empeñados en expresar y difundir sus creencias sin ningún tipo de diálogo ni debate. También hay que decir que las discusiones y los debates en papel han perdido, desde hace algunas décadas, el valor y la importancia que tuvieron en el pasado debido principalmente al uso ahora desproporcionado que, incluso entre compañeros, se hace de internet y de las llamadas redes sociales y chats (Facebook, Instagram, Telegram, etc.). En estos lugares virtuales abundan los comunicados, las intervenciones y las respuestas sobre cuestiones de «movimiento», favorecidas por la inmediatez y por la rapidez de su difusión entre «cientos» o «miles» de contactos (virtuales). No importa que tales intervenciones acaben perdiéndose en el maremágnum del digital, enterradas por otros cientos de publicaciones, artículos, comentarios, que inevitablemente restan peso y valor a aquellos que tendrían motivos para ser más analizados y discutidos. Es como cuando uno entra en un supermercado y se queda abrumado por la abundancia y por la indiferencia de los productos y de las mercancías que contiene. Es la degradación de la aportación individual, hundida en el océano de lo inmediato y absolutamente indistinto, que lleva, entre otras cosas, al ridículo de la oferta de libros y revistas en un contexto otro y degradante como el de un supermercado.

En un periódico de papel, en cambio, la limitación del espacio (y del tiempo) exige una mayor reflexión y análisis, por tanto, debería representar el lugar ideal para una discusión subversiva que no se deja arrollar por la urgencia y por la cantidad, sino que se da tiempo y espacio para la reflexión que pueda desembocar en el actuar de cada día (y de cada noche). Todo esto parece actualmente sofocado por un afán de intervenir y de aparecer que obstaculiza seriamente cualquier reflexión y proyecto tendiente a una verdadera subversión de esta sociedad. Es como si nos dijéramos: este mundo ya no es revolucionable, la única posibilidad que tenemos es el testimonio. Y que este «testimonio» flote en la indiferencia del digital es el necesario y obvio contrapunto a la victoria y al dominio del «mejor –si no del único– de los mundo posibles».

¿Sigue siendo por tanto necesario y útil –volviendo una de las cuestiones iniciales– un periódico anarquista en papel para el movimiento anarquista (y para la propaganda de las ideas anarquistas)? Nosotros creemos que sí, pero quizás debido a las condiciones actuales del movimiento probablemente sea arduo y extremadamente exigente porque es contrario y se opone al concepto de testimonio.

En 1913, en una carta dirigida a un compañero, Malatesta, refiriéndose al periódico «Volontà», afirmaba atribuir «la máxima importancia al éxito del periódico, no sólo por la propaganda que podrá realizar, sino también porque será útil como medio, y como cobertura, para un trabajo de carácter más práctico». Se objetará que eran otros tiempos, que eran otros hombres, que era otro movimiento anarquista. He aquí el quid de la cuestión. ¿Cuál es hoy nuestro propósito como anarquistas? Si entonces se trataba de provocar y participar activamente en una insurrección que derrocara el régimen monárquico, ¿cuál es el objetivo del movimiento anarquista actual (dejando de lado la cuestión testimonial)? Entonces, cerrando el círculo, ¿cuáles son nuestras aspiraciones, los objetivos prácticos de nosotros redactores de «Bezmotivny», o de un cualquier otro periódico impreso? Si por casualidad alguien no cercano al movimiento se acercase a nosotros a causa de la elegante persuasión de nuestros artículos, ¿qué tendríamos para ofrecerle? ¿La abstracta belleza de un ideal hecho de libertad, igualdad y justicia social, pero combinado con la indeterminación y la incapacidad de su eventual y posible realización práctica? Pero entonces sería mejor dejarlo donde estaba, al menos no correríamos el riesgo de ser acusados de engañar irresponsablemente a otro pobre desgraciado, deslumbrado por la corrección sintáctica de nuestras denuncias y acusaciones.

Evidentemente, un periódico no puede estar formado únicamente por sus contenidos y por su formato estilístico, sino que es la representación material de quien lo redacta, lo edita, lo difunde y lo utiliza. Es una relación, hecha de carne y hueso, de ideales y esperanzas, de acciones e ilusiones. Es la herramienta y el medio para que los compañeros se sientan afines en un proyecto o en una campaña, aunque temporal, de subversión política y social. Y es una herramienta y un medio de reflexión y propaganda para quien no es anarquista, pero está harto de este mundo hecho de oprimidos y opresores.

Si falta esta relación y no se siente necesaria y útil, entonces es bueno que muera el periódico impreso, antes de quedar reducido a mero testimonio, un apéndice material más de un mundo digital cada vez más virtual.

Es precisamente para ver si todavía hay espacio para esa relación, que nos gustaría organizar dos jornadas de confrontación y debate con el objetivo de ampliar y, en definitiva, refundar un grupo redaccional que amplíe sus horizontes más allá de los martiriados Alpes Apuanos. .

Los días 9 y 10 de septiembre nos reuniremos en el Círculo cultural Anarquista «G. Fiaschi» en Carrara para dialogar y relacionarnos con quienes deseen relanzar y comprometerse con un periódico en papel que sea una real y activa expresión y herramienta de un amplio y variado grupo de compañeros que anhelan un proyecto radical de derrocamiento social.

Por tanto, lo que tenéis en las manos es el último número de «Bezmotivny» antes de tal encuentro, del que podría surgir el final definitivo del proyecto o su inmediato relanzamiento.

Invitamos a cualquier persona que tenga reflexiones o ideas respecto al periódico, a su función, a lo que ha funcionado o no, a sus carencias, etc., a enviarnos contribuciones ya sea por correo electrónico a senzamotivo@riseup.net o en papel a «Bezmotivny, c/o Apartado de Correos n.59, 54033 Carrara (MS) Italia». Cualquier contribución, por cuanto breve que sea o poco detallada o estilísticamente «poco elegante», es bienvenida.

Bezmotivny

(Publicado en «Bezmotivny», quincenal anarquista internacionalista, año III, n. 12, 17 de julio de 2023, págs. 1-2)

* * *

Aproximadamente un mes después de la publicación del número anterior ha salido «Bezmotivny». A continuación el sumario de este número,

Sinmotivo, «¿Cómo se cambia? Suspendemos la publicación del periódico»
Thanos Chatziangelou, «Sobre el asesinato de migrantes en Pylos»
«Por una movilización internacionalista y antiautoritaria contra la guerra. Encuentro en Roma el 22 de julio»
«Anarquistas rusos sobre el motín de Wagner»
– «Declaración del movimiento anarquista de Irktusk»
– «Organización de Combate de los Anarco-Comunistas»
«El sabotaje como huelga, la vida como sabotaje»
Lobos heliconianos, «Sabotajes de pilones eólicos»
«Ataque incendiario contra Saga Furs en Finlandia»
«Chambery, Francia. ¡Cae otra torre eléctrica!»
«Defend the Atlanta Forest»
– Xoxo, «Vandalizada casa de un ejecutivo de Brasfield & Gorrie»
– DTF party planning committee, «Divertirse con los amigos. Visitas a domicilio! ¡Vehículos vandalizados!»
– «California. Atacados edificios y cajeros automáticos de la Bank Of America»
– «Atlanta. otras dos máquinas más quemadas en brent Scarbrough»
– «Sabotaje de los autos de Brent Scarborough»
– «Dos autos de la policía fuera de uso»
– 410,757,864,530 Ventanas rotas por Weelaunee, «Oakland, California. Lanzamiento de un ladrillo contra UPS»
– Salvemos el Weelaunee, Salvemos el mundo, m5m, «Dos ataques a la infraestructura del Departamento de Policía de Atlanta»
– 410,757,864,530 cajeros automáticos destruidos por Weelaunee, «Berkeley. Atacado Bank of Amerika»
– «Nueva Orleans. Campo de golf saboteado»
– «Los empleados de Atlas declaran de habe abandonado el contrato con Cop City»
«En memoria de Theodore Kaczynski»
«El proceso Scripta Manent ha concluido»
– «Alfredo Cospito y Anna Beniamino condenados a 23 años y 17 años y 9 meses»
– Anna Beniamino, Alfredo Cospito, «Declaraciones en la audiencia del 19 de junio »
– Alfredo Cospito, «Extracto de la declaración en la audiencia del 26 de junio en el Tribunal de assise de Apelación de Turín»
«Ustedes, caballeros al trabajo. Las investigaciones sobre la movilización en solidaridad con Alfredo Cospito en huelga de hambre contra el 41 bis y la cadena perpetua»
Actualizaciones sobre los prisioneros anarquistas en Rusia»
«Sentencia de primer grado del juicio Diamante»
«Actualizaciones sobre el caso de Acción Anarquista
«Amadeu Casellas detenido de nuevo»
«Giannis Michailidis ha salido de prisión»
Giannis Michailidis, «Declaración sobre el fin de la huelga de hambre y sed»
– Anarquistas, «Incendio de los vehículos de custodia y vigilancia de los especuladores en Atenas»
– Anarquistas, «Patras: rafaga de ataques a los bancos»
– Solidarios, «Zona de Kaisariani , Atenas Ataques coordinados a las ventanas y a las puertas del ΚΕΠ y del ELΤΑ»
– Anarquistas, «Atenas, Grecia. Ataque de comando en el área de Koukaki»
«Una franca insurrección. Tras la primavera de bloqueos y de las huelgas salvajes, el levantamiento de las Banlieus»
– Simone Le Marteau, «Truenos y relámpagos de rabia. Breves anotaciones desde Francia»
– Iniciativa Incendiaria «Nael M.», «Patras, Grecia. Ráfaga de ataques incendiarios»
– Dimitris Chatzivasileiadis, » Mensaje de solidaridad desde las prisiones griegas sobre la revuelta en Francia »
S., «¡Viva la revolución! Comunicado de Serge, el herido más grave de Sainte-Soline»
Grupo Anarquista de Ataque, «Convertiremos las lágrimas en fuego y las vengaremos. Reivindicación del ataque incendiario contra la sede del Instituto Nacional de Seguridad Social en la zona de Zografou, Atenas»
Movimiento 18 de Octubre, «Manifiesto»
Sociedad Anónima de los Amigos del Black Bloc, «Barricada contra el Marco Temporal. Porto Alegre, Brasil. A diez años de junio del 2013»
Anarquista, » Buenos Aires, Argentina. Ataque incendiario contra un vehículo del Servicio Penitenciario Federal del penal de Villa Devoto»
«Solidaridad a los prisioneros anarquistas en Chile»
– Itamar Díaz y Leonor Salamanca, «Sobre lo sucedido en el penal de San Miguel»
– Nicolás Mélendez, Diego Rivas, Rodolfo Olivares, Abraham Astorga, Lucas Hernández, Javier Reyes y Alexander Francovich, «Comunicado de los prisioneros del penal Santiago 1»
Mónica Caballero, Juan Aliste, Marcelo Villarroel, Joaquín García y Francisco Solar, «Frente al ataque represivo del Estado contra lxs compañerxs prssionerxs en Santiago 1 y San Miguel»
«Iván Alocco ha salido de prisión»
Pola Roupa y Nikos Maziotis, «Declaración»

«Bezmotivny», quincenal anarquista internacionalista, año III, número 12, 17 de julio de 2023. Para recibir copias, escribir al correo electrónico senzamotivo@riseup.net o al siguiente apartado postal: Bezmotivny, c/o Box office 59, 54033 Carrara (MS) Italia.

Precio de este número (especial de 16 páginas): 3,00 euros. Precio de números anteriores: 1,50 €.

Fuente: lanemesi.noblogs.org

Emeutes : filmer = balance, une fois de plus

Publié le 2023-08-30 07:50:03

Émeutes après la mort de Nahel : 2 700 signalements
ont été reçus sur la plateforme Pharos

France Info, 28 août 2023 (extrait)

À partir du 27 juin, date de la mort de Nahel lors d’un contrôle policier à Nanterre, et pendant les émeutes des jours suivants, la plateforme Pharos a reçu quelque 2 700 signalements : des vidéos de pillages, d’incendies ou de dégradations, repérés et dénoncés par des internautes sur cette plateforme du ministère de l’Intérieur.

Ces signalements ont permis l’interpellation de possibles émeutiers : 32 personnes ont été arrêtées ces dernières semaines, dont certaines ont déjà été condamnées à des peines de prison ou placées sous bracelet électronique. Elles ont été repérées et identifiées grâce à des signalements de citoyens qui ont fait remonter au ministère de l’Intérieur des vidéos partagées sur les réseaux sociaux, montrant des images de magasins pillés, d’écoles ou de commissariats incendiés. Au total, une centaine d’enquêtes ont été ouvertes, notamment pour les faits les plus graves.

En parallèle, la police nationale déclare avoir interpellé, depuis la fin des émeutes, 350 personnes partout en France, et ce chiffre doit encore augmenter dans les prochaines semaines puisque de nombreuses enquêtes sont encore en cours.


On pourra notamment relire à propos des filmeurs (journaleux, gauchistes, alternos ou amateurs) de protagonistes d’actes illégaux :

[France] Nouvelle solution biométrique pour les enquêtes policières

Publié le 2023-08-30 08:00:05

La société Thales présente une nouvelle génération de solution d’identification biométrique dédiée aux forces de sécurité publique : Thales Evidence and Investigation Suite (TEIS).



Cette solution comporte un ensemble complet de fonctionnalités s’appuyant sur des services cloud et des dispositifs biométriques multimodaux compacts. Son application multifonction ultra-mobile propose aux enquêteurs en première ligne une solution biométrique disposant de capacités d’investigation criminalistique de terrain. TEIS prend en charge plusieurs modalités biométriques : empreintes digitales et palmaires (y compris les empreintes latentes), images faciales et images de l’iris. En bref, TEIS propose à chaque enquêteur les capacités d’un laboratoire criminalistique à portée de main pour faciliter son enquête.



Action de Soutien dans la Semaine Internationale de Solidarité avec les Prisonnier.es Anarchistes 2023

Publié le 2023-08-30 08:05:06

Action de Soutien dans la Semaine Internationale de Solidarité avec les Prisonnier.es Anarchistes 2023



PRISON DE SAINT GILLES.
Action de Soutien dans la Semaine Internationale de Solidarité avec les Prisonnier.es Anarchistes 2023

Reçu et relayé par Info-Brussels.



Le petit café du matin

Publié le 2023-08-30 08:10:05

Suite à l’exécution policière de Nahel le 27 juin dernier, tandis que dans un pantomime bien rodé les uns ont réclamé « justice » ou « amnistie » à l’État, d’autres ne se sont pas privés d’agir à la fois contre la justice et contre ses serviteurs. Nuit après nuit, directement, loin des projecteurs et de tout dialogue avec la main gauche du pouvoir assassin. Cette dimension restée jusque-là un peu dans l’ombre des émeutes vengeresses, vient cependant de connaître un premier bilan officiel.

Après avoir visité la veille le tribunal d’Aurillac saccagé par qui a su saisir l’occasion (250 000 euros de dégâts), le ministre de la Justice était en effet ce matin au micro de RTL pour vanter son action contre le « processus de décivilisation » de la société, selon le mot d’ordre lancé par le Président Macron en mai et réitéré il y a quelques jours dans un grand hebdomadaire. C’est ainsi qu’on en a appris un peu plus sur les salutaires travaux de démolition qui ont égayé les nuits de la fin juin, et plus précisément sur ceux qui ont concerné un pilier honni de cette civilisation, à savoir les bâtiments de Justice.

C’est vers 7h48, devant un café noir, que la bonne nouvelle du jour a fini par tomber : « il y a vingt lieux de justice qui ont été mis à terre » pendant les émeutes, a tout à coup grogné Éric Dupond-Moretti, avant de préciser que les dégâts des attaques contre prisons, bureaux de flics judiciaires et autres palais d’infamie s’élevaient à cinq millions d’euros. Certes, on aurait aimé en savoir davantage, par exemple pour enrichir notre imaginaire pratique, mais on se contentera pour l’instant de ce 20 et de ce 5, qui incluent les « lieux de justice » incendiés en région parisienne dont on avait déjà eu connaissance.

Et ce d’autant plus, que le ministre de la Justice a immédiatement enchaîné de la façon suivante, peut-être pour réveiller ses auditeurs aussi honnêtes que travailleurs : « Cinq millions d’euros, c’est colossal, vous imaginez ce qu’on [aurait pu] faire avec ça ? Ce sont des emplois de magistrats, de greffiers, c’est l’ouverture d’un Point Justice supplémentaire… ».

Sur ce, un autre café a coulé dans la tasse, qui avait encore meilleur goût que le premier.

(29 août 2023)

Fragment de l’an 2023 : Karl Marx, Louise Michel, Marianne et le graffeur

Publié le 2023-08-30 08:15:06

La mairie retrouve des couleurs après les émeutes
Le Parisien, 26 août 2023

Durement touchée par les émeutes qui ont suivi la mort de Nahel à Nanterre (Hauts-de-Seine), la ville de Bezons (Val-d’Oise) panse lentement ses plaies. L’hôtel de ville, qui avait été pris pour cible, est en train de prendre un nouveau visage. Les vitres de la façade ayant été brisées, des panneaux de bois ont été posés. Afin de rendre ces surfaces blanches plus attrayantes, la ville a fait appel au graffeur Baron pour les habiller aux couleurs de la République.

« L’idée, c’est de faire plaisir aux habitants, que ça soit plus joyeux. Les planches, c’est un peu triste », explique Baron. La consigne était de proposer une fresque en rapport avec les symboles républicains. Les couleurs du drapeau sont représentées par des jets de peinture assez larges. « Il fallait quand même que ça reste street art. Je ne voulais pas que ça ressemble à de l’adhésif », indique le graffeur.

Tout près de l’entrée, il a dessiné un portrait de Marianne. Il s’est inspiré de celle qui figurait sur les timbres il y a quelques années. « Ma première idée, c’était de faire plusieurs Marianne, une par communauté, pour montrer la diversité de la ville. Moi, j’ai grandi à Bezons, il y a de tout ici. » Il s’en est finalement tenu à quelque chose de plus classique. Il a ajouté des plumes — symboles de l’écriture — à la devise républicaine, ainsi qu’une colombe pour la paix.

« Je suis un artiste qui intervient souvent pour des fêtes à Bezons, explique Baron. Je fais des casquettes personnalisées et des tee-shirts. » C’est le projet qu’il a mis en place après avoir échoué à mener la carrière sportive qu’il envisageait : « J’ai passé deux ans au centre de formation du PSG, mais ça n’a pas fonctionné. » Il a même tenu une boutique spécialisée dans cette activité aux Halles, à Paris. Il a réalisé sa première fresque à l’école Louise-Michel, où il est animateur auprès des enfants. La ville l’a ensuite sollicité pour faire de même à l’école Karl-Marx.

Commencé le 13 août, son travail prend forme. Il a pu voir que ses dessins plaisent déjà : « Il y a des gens qui s’arrêtent pour se prendre en photo à côté de la Marianne. Parfois, ils discutent un peu. Ils sont contents de voir qu’il y a quelque chose sur les panneaux en bois. » La fresque devrait rester affichée encore quelques mois, le temps pour la ville de recevoir les nouvelles vitres.

Buenos Aires (Argentine) : Attaque incendiaire contre une voiture de police

Publié le 2023-08-30 08:20:04

Contra Info / lundi 28 août 2023

Le 11 juin 2023, j’ai attaqué par le feu une voiture de patrouille de la police municipale de Buenos Aires, garée devant le 35ème commissariat, au carrefour entre la rue Cuba et la rue Campos Salles.
Puis de nouveau, au petit matin du 27 juillet 2023 j’ai fait de même avec une autre voiture de patrouille, au même endroit et motivé par la même vengeance de toujours.

Anarchiste

Prison de Terni (Italie) : Des mot de solidarité des prisonniers anarchistes

Publié le 2023-08-30 08:25:04

Il Rovescio / samedi 26 août 2023

Des mots de solidarité de la part des prisonniers anarchistes dans la section Haute sécurité 2 de Terni, en réponse aux mots des prisonnier.es anarchistes et subversif.ves en lutte dans les prisons chiliennes

 

« Ta lutte est notre lutte, chaque geste contre ce monde porte ton empreinte…
parce que nous sommes une seule meute, qui n’oublie jamais les siens et les siennes,
peut importe où nous nous trouvons »
lettre ouverte de Marcelo Villarroel, 14 septembre 2019

– Solidarité internationaliste pour la fin de la condamnation et pour la libération du camarade Marcelo Villarroel Sepulveda, arrêté en Argentine en 2008, après qu’il ait passé presque 16 ans en prison. En même temps que l’anniversaire des 50 ans du coup d’État militaire de Pinochet au Chili, voulu et crée par l’impérialisme nord-américain, comme aujourd’hui en Ukraine, le compagnon est condamné par la justice militaire, legs de Pinochet. Aujourd’hui ils appliquent cette aberration juridique, qui coexiste confortablement avec la démocratie du consensus de l’État chilien, gouverné aujourd’hui par la gauche de Boric. Démocratie et fascisme réactionnaire sont les deux faces d’une même pièce, des instruments de l’État impérialiste.

– Solidarité face au début du procès contre les compagnons Mónica Caballero et Francisco Solar, la vengeance de la domination étatique ne s’arrête pas, contre ceux qui passent à l’offensive, en attaquant son intouchabilité et son impunité.
– Solidarité avec le camarade Juan Aliste Vega, lui aussi condamné par la justice militaire de Pinochet, et avec le compagnon Joaquin Garcia Chancks.
– Solidarité pour le déclassement du 41-bis de l’anarchiste Alfredo Cospito. Contre le 41-bis, tout le monde dehors, et pour l’abolition de la peine de réclusion à perpétuité.
– Solidarité avec la compagnonne Anna Beniamino et avec Alfredo Cospito, condamnés, dans un procès politique, avec l’accusation exceptionnelle de l’article 285 du code pénal, massacre contre la sûreté de l’État, communément appelé massacre politique ; c’est la première fois que cet article est utilisé de cette manière, en Italie : un massacre sans massacre, contre l’ennemi interne. L’article 285 du code pénal, massacre contre la sûreté de l’État, n’a même pas été appliqué pour les massacres qui ont été commis dans ce pays : piazza Fontana, la gare de Bologne, piazza della Loggia, à partir des années 70, dans l’ainsi-dite stratégie de la tension, des massacres accomplis par l’État italien, mais, comme le coup d’État de Pinochet, voulus et crées par l’impérialisme nord-américain, dans sa lutte pour garder le monde sous sa houlette.

Ici en Italie, les anciens instruments de contre-insurrection sont aiguisés, en réutilisant des chefs d’inculpation et des dispositifs développés par le Royaume d’Italie, comme les délits d’« ordre public » qui ont ouvert la voie à tout cela, comme celui de « dévastation et pillage », avec des décennies de prison pour avoir participé à des manifestations avec des affrontements ; ou la « surveillance spéciale », pas besoin de délits pour finir enfermés chez soi ; tout comme les délits utilisés à tout va, comme l’art. 414, provocation aux crimes et aux délits, qui comprend la presse clandestine, les discours tenus en public, les tracts etc. ; et l’art. 280 du code pénal, « attentat terroriste » ou encore, justement le « massacre politique » dont on a déjà parlé.
Mais il ne faut pas oublier qu’aujourd’hui plus que jamais cela est lié au cadre du développement capitaliste mondial, à la guerre impérialiste et à la guerre préventive contre ses ennemis internes, peu importe s’ils ont été construits à dessein ou pas. Faute de quoi, la machine reste sans chair pour les régimes de détention spéciaux et pour le régime en général.
Lancer un appel pour lutter spécifiquement pour la libération de Marcelo et la fin de la condamnation de la justice militaire chilienne et pour essayer d’attirer l’attention sur les différentes condamnations exemplaires de nombre de compagnons, à niveau international ou local, utilisées comme avertissement vers ceux qui luttent, c’est le fil qui nous relie à la lutte contre l’avalanche de mesures répressives, au niveau mondial.
C’est pourquoi nous faisons appel à la solidarité des personnes affines, à travers le monde, avec leur créativité comme seul limite.
Que cela soit clair, nous n’avons aucune confiance dans les institutions, mais cela ne signifie pas que nous n’utilisons pas l’instrument des requêtes partielles pour améliorer nos conditions, en tant que prisonniers, ou pour la libération de certains d’entre nous.
La radicalité de nos luttes doit être garantie aussi dans le cas de requêtes partielles, comme le déclassement d’Alfredo, pour que l’on ne perde jamais de vue les objectifs que nous pouvons et devons nous donner avec les raisons sociales de notre action anarchiste. La radicalité de l’action, de la propagande, de l’agitation, en utilisant toujours comme boussole et comme poids sur la balance notre éthique antagoniste anarchiste, avec ses contradictions, et en refusant complètement toute manœuvre qui puisse arriver de la domination et que nous ne trouvons pas claire selon nos principes. Voici quelques anticorps pour réaffirmer que notre lutte est pour la destruction de l’autorité. De manière à ne pas être assimilés au réformisme, compatible avec l’autorité.
Unir nos forces, pour soutenir à chaque fois des instances partielles, en incluent un regard de perspective et de critique du système de la domination étatique-capitaliste. Nous pensons que cela soit une bonne manière pour retrouver et découvrir nos capacités dans le conflit. Nous ne pensons pas que la prison soit le cœur de la lutte, les raisons qui, en tant qu’anarchistes, nous y ont portés, par contre, si.
Il faut éviter de disperser les énergies durement rassemblées, mais poursuivre les chemins qu’on a entamé et élargir les espaces de notre action. Conscients que, si l’on pratique la solidarité comme méthode, aussi pour des objectifs partiels, comme celui de la libération de nos compagnons, ces luttes peuvent nous permettre de faire des sauts qualitatifs, nous pousser toujours un peu plus loin, en mettant en avant notre éthique. Le refus de tout compromis, comme cela a été fait pour la lutte d’Alfredo, pour celle d’Anna dans l’AS2 de L’Aquila, pour Giannis dans les prisons grecques, etc.
Pour nous permettre de faire quelques pas vers la destruction de toutes les cages.

LIBERTÉ POUR MARCELO VILLARROEL !
SOLIDARITÉ AVEC NOS COMPAGNONS MÓNICA CABALLERO ET FRANCISCO SOLAR, EN VUE DE LEUR PROCÈS !
SOLIDARITÉ AVEC JUAN ALISTE, JOAQUIN GARCIA ET JUAN FLORES !
NOUS AVONS SUIVI AVEC ATTENTION LA SITUATION DES COMPAS EMPRISONNÉ.ES DANS LES PRISONS DE SANTIAGO 1 ET SAN MIGUEL, SOLIDARITÉ RÉVOLUTIONNAIRE !
SOLIDARITÉ AVEC LES PRISONNIERS MAPUCHE !
SOLIDARITÉ AVEC LES COMPAGNONS ALFREDO, ANNA, POLA, NIKOS, FOTIS, SPIROS, DIMITRIS, THANOS, TOMAS, TOBI, CLAUDIO, DAVYD, PASKA, DAVIDE, MAURO, STEFANO, RUPERT, ANDREA, GEROGES IBRAHIM ABDALLAH, MUMIA ABU-JAMAL, ERIC KING, RODRIGO LANZA, SOLIDARITÉ AVEC LES COMPAGNONS DE BEZMOTIVNY !
SOLIDARITÉ AVEC LES COMPAS EMPRISONNÉ.ES EN RUSSIE, EN BIÉLORUSSIE ET EN UKRAINE, AVEC LES PRISONNIERS DE TURIN QUI ONT CONTESTÉ LA VISITE DE NORDIO [le ministre de la Justice italien ; NdAtt.], APRÈS LA MORT DE DEUX PRISONNIÈRES.
POUR TOU.TES LES PRISONNIER.ES DE LA LUTTE SOCIALE, À TRAVERS LE MONDE !
UNE ACCOLADE SOLIDAIRE AU COMPAGNON BORIS ! ET AUX COMPAGNONS QUI SONT EN CAVALE !
NOUS SOMMES RAVI D’APPRENDRE DE LA LIBÉRATION DES COMPAS GABRIEL, GIANNIS, IVAN ET GREG !
EN SOUVENIR DE SEBASTIAN, PUNKY MAURI ET BAU !

Prison de Terni, AS2
Juan Sorroche et Marco Martino « Zac »
21 août 2023

Letter from Ambro – anarchist prisoner in Chile for the Week of Solidarity

Publié le 2023-08-30 08:30:04

“I wish I could transform myself into a wolf, so I could sink my teeth into the womb of society in an orgy of destruction.” Bruno Filippi

From some corner of the Chilean prisons

Having finished my daily hours in the courtyard, from my cell I throw myself into writing a few lines in order to find a brief moment of freedom that will interrupt my prison reality.

If I think of anarchist solidarity, the first thing that comes to my mind is my arrival in prison, when my comrades who had already been held hostage for various political reasons took charge of orienting me and gave me the tools to survive in this hostile and indifferent world.

Anarchist solidarity makes it clear that prison is not the end of the path of struggle, but its continuation. The networks between prisoners and like-minded comrades on the outside allow the imprissoned to continue to take part in events or to set up projects as well as to contributions of the different comrades. This way, there is a feedback between the inside and the outside, which enriches and keeps anarchy alive in a time when modern states are perfecting their modern states perfect the mechanisms of control, surveillance and repression.

That is why the internationalist character of anarchist solidarity is also important. Anarchist solidarity, where every strike, action or propaganda throughout the the world is oxygen in the veins of the prisoner, giving him strength to follow the path of struggle and to the path of struggle and maintaining the fighting spirit.

I am deeply grateful for the help given by the comrades of A-Fund. It has been 5 months since I was deprived of my precious freedom on March 29th. And at the gates of my trial the expenses are increasing. I am grateful for the selfless help and faithful commitment to the cause.I wish I could transform myself into a wolf, so I could sink my teeth into the womb of society in an orgy of destruction.”

I appeal for solidarity with the anarchist comrade Alfredo Cospito, who continues to suffer harassment and censorship at the hands of the Italian State, with the comrades imprisoned in the Greek jails, with Monica and Francisco who stand tall with their heads held high without regrets or hesitation despite being on trial and risking more than 100 years in prison, and with Aldo and Lucas anarchist prisoners accused of making and placing an explosive device in the national directorate of the gendarmerie.

Ambro
Preso Anarquista
CDP Santiago 1
Chile

Agosto 2023 source

[Grande-Bretagne] Des hackers accèdent aux données de la police londonienne

Publié le 2023-08-31 06:50:05

La police métropolitaine de Londres a annoncé dimanche prendre des mesures de sécurité après « un accès non autorisé au système informatique de l’un de ses fournisseurs » et la violation de données de sécurité. L’entreprise en question avait les noms, grades, photos, niveaux de salaire et de contrôle des policiers et des équipes, mais pas leurs adresses, numéros de téléphone ou données financières, a précisé la police dans un communiqué. Cette entreprise imprime les cartes d’identité et les passes pour la police londonienne, la plus grande force de police du Royaume-Uni.

Cette annonce survient quelques semaines après une fuite de données au sein de la police en Irlande du Nord. Début août, des données concernant environ 10.000 agents de police et personnels avaient fuité, dont le lieu de travail, les noms de famille et les premières initiales des employés, le grade, le lieu où ils étaient affectés et l’unité dans laquelle ils travaillaient. Cette fuite survient quelques mois après que le niveau d’alerte terroriste dans la province a été porté à « sévère » en réponse à une tentative d’assassinat d’un officier supérieur par des républicains dissidents.



Aggravata la misura di un compagno indagato nell’Operazione Scripta Scelera

Publié le 2023-08-31 17:30:03

Aggravata la misura di un compagno indagato nell’Operazione Scripta Scelera

confino

Riceviamo e diffondiamo. Solidarietà al compagno!

Aggravamento della misura cautelare nei confronti del compagno di Spoleto indagato nell’operazione Scripta Scelera (29 agosto 2023)

Informiamo che il 29 agosto è stata aggravata la misura cautelare nei confronti di Michele, compagno anarchico coinvolto nell’indagine Scripta Scelera contro il quindicinale anarchico internazionalista “Bezmotivny”. Nel contesto dell’operazione dell’8 agosto il compagno era stato destinatario dell’obbligo di dimora con rientro notturno dalle ore 19:00 alle 07:00, una misura stabilita dal giudice per le indagini preliminari Ghio in relazione all’accusa di istigazione a delinquere (art. 414 c. p.) aggravata dalla finalità di terrorismo.

A seguito di un’annotazione della DIGOS di Perugia che segnalava un ritardo di 10 minuti nel rientro notturno e una presunta violazione dell’obbligo di dimora in un comune limitrofo a quello di domicilio, al compagno sono stati comminati gli arresti domiciliari (sembrerebbe senza alcuna restrizione specifica, eccetto il divieto di incontrare persone pregiudicate). Il pubblico ministero Manotti già nell’udienza di riesame per le misure cautelari, tenutasi il 28 agosto a Genova, aveva menzionato tale violazione ai giudici del tribunale. Questi ultimi avevano sostanzialmente indicato al PM di rivolgersi al GIP.

Al compagno – già indagato nel procedimento Sibilla contro il giornale anarchico “Vetriolo” – è stato quindi notificato l’aggravamento della misura, disposto dal GIP sostituto di Ghio. Si trova quindi agli arresti, in attesa dell’esito dell’udienza di riesame del 28 agosto per tutti gli indagati destinatari di misure cautelari (l’esito dovrebbe essere reso noto entro cinque giorni).

Contro la censura, perseveriamo nell’agitazione e nella propaganda anarchica! Solidarietà con i compagni agli arresti e inquisiti!

Allemagne : Thomas Meyer-Falk est sorti de prison !

Publié le 2023-08-31 17:35:03

de.indymedia.org / mardi 29 août 2023

Apres 27 ans

Thomas Meyer-Falk a été libéré cet après-midi.
Enfin !

Note d’Attaque : Thomas a été arrêté en 1996 pour plusieurs braquages et placé en isolement jusqu’en 2007. Il est resté en détention même après la fin de sa peine, en 2013, car considéré comme socialement dangereux (cela aussi à cause de son comportement combatif en prison).

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Salutation solidaires pour la Semaine internationale de solidarité avec les prisonnier.es anarchistes

extrait de Till all are free / mardi 29 août 2023 [lettre écrite avant sa libération]

Aussi de Fribourg, dans le sur de l’Allemagne, des salutations solidaires et chaleureuses pour la Semaine de solidarité. Depuis presque 27 ans, j’observe le monde à travers des barreaux, avec le point de vue d’un prisonnier. D’abord en détention préventive, ensuite en réclusion criminelle et enfin, depuis 2013, en détention de sûreté. La détention de sûreté a été introduite en Allemagne en 1933 ; oui, ce sont les nazis qui ont modifié le code pénal en ce sens, le 24 novembre 1933 – depuis cette date, en Allemagne quelqu’un.e peut être gardé.e en prison pour une période impossible à prévoir, même après avoir purgé sa peine. Dans les années 1990 et 2000, d’autres pays européens ont suivi cette voie, toujours au nom de la « sécurité publique » : la Belgique, la France, la Suède, la Grand Bretagne, la Suisse et des nombreux autres.

Dans des nombreux cas, l’emprisonnement normal est déjà une peine de mort, petit à petit : l’âme meurt d’abord, puis, souvent, à la fin, le corps meurt lui aussi. Il y a quelques semaines à peine, un homme d’une quarantaine d’années s’est ôté la vie, dans la prison pour détention de sûreté de Fribourg, apparemment parce qu’il ne voyait aucune perspective réaliste de retrouver sa liberté. Sa femme, ses enfants, sa mère adoptive et ses frères et sœurs le pleurent – ainsi que certains des autres détenus. Néanmoins, il doit être clair que les prisonnier.es ont eux/elles aussi le droit de mettre fin à leurs propres vies. Personne ne devrait se permettre de leur interdire ça. Mais il faut aussi se demander quelle est la responsabilité des institutions étatiques dans une telle décision. Ce serait trop facile de les décharger de leurs responsabilités en se référant à la décision autonome des détenus.

Les anarchistes préconisent et luttent pour l’autonomie de l’individu, mais toujours intégré dans un tissu social. Parce qu’aucun être humain n’est jamais seul, nous sommes tou.tes tissé.es dans un réseau de relations sociales ! Personne n’est une île ! Nous faisons tou.tes partie de l’ensemble social. Quelque chose qui semble être perdu, dans le monde consumériste moderne, où les gens interagissent les un.es avec les autres seulement par des mondes électroniques, censément « sociaux », mais où, en réalité, elles/ils sont souvent renvoyé.es dans l’isolement, devant leurs smartphones.

Les prisons sont normalement des zones sans internet. Aujourd’hui ma contribution circule seulement parce que des personnes solidaires la tapent et la diffusent en ligne, portant ainsi le point de vue des prisonniers à l’attention critique d’un certain public. Cette possibilité attire l’attention sur le potentiel d’émancipation des médias électroniques. Quand des personnes qui auparavant n’étaient pas en lien peuvent entrer en contact les unes avec les autres ; quand celles/ceux qui, auparavant, n’avaient pas de nom, pas de visage, pas de voix ont, enfin, des noms, des visages et des voix.

L’impuissance structurelle qui caractérise les vies des prisonnier.es sera mise particulièrement en avant, cette semaine. Les conditions carcérales, souvent inhumaines et dégradantes, feront scandale. On réclame la liberté pour les prisonnier.es ! Encore et encore ! Une année après l’autre ! Mais seulement si ces requêtes seront soulevées continuellement et portées d’une génération à l’autre, si l’on se souvient de ceux/celles qui vivent et meurent en prison, seulement alors nous changerons quelque chose.

Pour un monde sans cages et sans prisons !

Thomas Meyer-Falk

Encuentro sobre las perspectivas actuales de la propaganda anarquista (Carrara, 9-10 septiembre 2023)

Publié le 2023-08-31 17:50:05

Nos vemos los dìas 9 y 10 de septiembre en el Circolo Culturale Anarchico “Gogliardo Fiaschi” para discutir el deseable relanzamiento de «un periòdico impreso que sea una real y activa expresiòn e instrumento de un amplio y variado grupo de compañeros que anhela un proyecto radical de cambio social.

Durante el encuentro –convocado a travès el artículo editorial “¿Còmo se cambia?” publicado en el ùltimo nùmero del quincenal “Bezmotivny”, antes de la operaciòn Scripta Scelera del 8 de agosto– se podrà discutir sobre la reciente investigación y reflexionar sobre las perspectivas actuales de las publicaciones anarquistas y revolucionarias.

Sàbado 9 septiembre, 14:00h
Domingo 10 septiembre, 10:00h
Circolo Culturale Anarchico, via Ulivi 8, Carrara

Info: senzamotivo@riseup.net

Traducido de: lanemesi.noblogs.org

Spoleto (Italie) : Durcissement du contrôle pour un compagnon

Publié le 2023-08-31 18:00:03

La Nemesi / mercredi 30 août 2023

Durcissement de la mesure de contrôle judiciaire pour un compagnon de Spoleto sous enquête dans l’opération Scripta Scelera

Nous vous informons que le 29 août le juge a durci la mesure de contrôle judiciaire contre Michele, un compagnon anarchiste impliqué dans l’enquête Scripta Scelera contre le bimensuel anarchiste internationaliste Bezmotivny. Dans le cadre de l’opération répressive du 8 août, le juge d’instruction Ghio avait imposé au compagnon l’interdiction de sortir de la commune de résidence, avec en plus l’interdiction de sortir de chez lui entre 19 heures et 7 heures, à cause de sa mise en examen pour « provocation aux crimes et aux délits » (art. 414 du code pénal) avec la circonstance aggravante de la la finalité de terrorisme.

À la suite d’une notification de la DIGOS de Pérouse, qui signalait un retard de dix minutes lors d’un retour à la maison le soir et une prétendue violation de l’interdiction de sortir de la commune de résidence (le compagnon se serait rendu dans une commune limitrophe), le compagnon a fait l’objet d’une mesure d’arrestations domiciliaires ([il a l’obligation de rester enfermé chez lui, NdAtt.] à ce qu’il paraît sans aucune autre restriction particulière, à part l’interdiction de rencontrer des repris de justice). Déjà lors de l’audience de confirmation des mesures de contrôle judiciaire, le 28 août à Gênes, le procureur Manotti avait fait mention de ces violations du contrôle. Les juges avaient répondu au proc’ de s’adresser au juge d’instruction.

Le compagnon – sous enquête aussi pour l’opération Sibilla contre le journal anarchiste Vetriolo – a donc reçu la notification du durcissement du contrôle judiciaire, ordonné par le juge d’instruction Ghio. Il est donc aux arrestations domiciliaires, dans l’attente du résultat de l’audience du 28 août, qui concerne tous les inculpés qui ont fait l’objet de mesures de contrôle (la décision devrait tomber sous cinq jours).

Contre la censure, persévérons avec l’agitation et la propagande anarchiste ! Solidarité avec les compagnons arrêtés et sous enquête !

Montreuil: “Queers ! Veners ! Défends la Baudrière !” Récit collectif de la défense et de l’expulsion de la Baudrière

Publié le 2023-09-01 09:45:04

Montreuil: “Queers ! Veners ! Défends la Baudrière !” Récit collectif de la défense et de l’expulsion de la Baudrière

On a souhaité faire un texte suite à l’expulsion de la Baudrière le 22 août 2023 pour raconter ce qu’on a vécu et partager un récit collectif. On a pu poser en commun ce qu’il s’est déroulé avant l’expulsion, pendant et après, à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du bâtiment. On espère que ce texte donnera de la force à toustes les copain.es TPG qui squattent pour notre autonomie commune.
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Le 16 août, on a reçu une réponse négative à la demande de délai au JEX (juge de l’exécution). La Baudrière était donc bien expulsable à partir du 21 août. On était tristes mais à partir de là tout s’est accéléré : construction des barricades, organisation des Digitales (festival d’écologies vénéneuses), déménagement de toutes les affaires et du matos qu’on ne voulait pas perdre… On en a aussi profité pour se transmettre pleins de savoirs pratiques utiles, notamment de bricolage. Les soutiens arrivent progressivement pour la période d’expulsabilité et le soir du 20/08 on était entre 20 et 30 à l’intérieur. Le dernier jour avant le début de l’expulsabilité, on a continué les barricades et enchaîné les réunions. C‘était chiant et long mais ça nous a permis de discuter collectivement de nos envies et limites et de faire des points anti-répréssion pour qu’on soit toustes au clair. On a écrit un protocole pour l’expulsion, organisé l’autogestion dans la maison, les tours de guet jusqu’à 7h30… Tous les soirs (seulement le 20 et le 21, vu que l’expulsion a été ultra rapide), on se retrouvait pour se briefer et définir le protocole si l’expulsion avait lieu le lendemain matin. Ça a permis d’énormément réduire le stress collectif et d’éviter que ce soit la panique générale.
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Le 22 août, un peu avant 7h, les 2 personnes sur le toit voient 5 voitures de sécurité qui arrivent devant la Baudrière. 7 vigiles sortent des voitures. Des personnes commencent à se réveiller en les entendant, et restent vigilant.es. Il y a un petit moment de déni, à se dire que c’est bizarre parce qu’il est un peu tard pour une expulsion et qu’il n’y a pas encore les flics. À 7h, les camions de police arrivent peu à peu et là, il n’y a plus de doute. Beaucoup sont déjà réveillé.es quand on vient toquer à leurs portes. Des feux d’artifice sont tirés depuis le toit, ça réveille le quartier et marque le début de l’expulsion. À l’intérieur, on est plutôt calmes, on est prêt.es, le protocole est lancé. L’équipe du toit monte et commence à danser sur du Wejdene.
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C’est une opération d’ampleur qui commence. Le quartier est bouclé, le préfet de Seine-Saint-Denis est lui-même présent, plusieurs unités de police sont mobilisées: une quinzaine de keufs de la brigade d’intervention (BI), un demi-peloton de gendarmerie mobile, une compagnie républicaine de sécurité (CRS), une compagnie de sécurisation et d’intervention (CSI), la brigade anti criminalité (BAC) de Montreuil, très potentiellement des renseignements territoriaux (RT). Il y avait aussi 3 drones (on a vu, après coup, un arrêté préfectoral paru la veille, autorisant l’utilisation de drones pour l’expulsion d’un squat à Montreuil), des agents Enedis, des pompiers et des gens de la préfecture (on sait pas trop pourquoi). Ça fait à peu près 200 personnes sous nos fenêtres et dans les rues alentours. C‘est le début de 4h passées à voir les keufs galérer sur nos super barricades!
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À l’extérieur, les soutiens arrivent mais les flics les empêchent de s’approcher du bâtiment et iels sont relégué.es au fond de la place de la République. Iels voient quand même les gens sur le toit de la Baudrière qui crient “Défends ton squat, barricade-toi ! Les Trans PD Gouines se barricadent !”. Des messages commencent à circuler sur les réseaux sociaux et des soutiens continuent à arriver.
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À l’intérieur, tout le monde s’active : certain.es lancent des confettis, des feuilles de papier ou de l’eau, d’autres chantent des slogans super stylés comme “Queers! Veners! Défends la Baudrière!”. Dès le début, la playlist prévue pour l’expulsion est lancée et des musiques iconiques résonnent à travers le bât.
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Les flics s’activent sur les portes extérieures des rues Voltaire et République : deux portes rue Voltaire et une porte rue République. Rue Voltaire, iels travaillent au calme car personne n’est dans ce bâtiment. Iels galèrent quand même un bon bout de temps parce qu’on avait mis 3 plaques anti-squat et une plaque en bois avec des étais appuyés contre un escalier. Rue de la République, la police commence à s’attaquer à la porte d’entrée avec un bélier à main (lol) et se rend bien compte que ça va être compliqué, la porte étant un volet roulant baissé avec des radiateurs en fonte dans 40 cm de béton derrière. Une fois parvenu.es à entrer dans le bât côté Voltaire, iels progressent jusqu’à la cour qui relie les deux bâtiments et commencent à s’attaquer à la porte menant au bâtiment d’habitation rue de la République. En même temps, des gendarmes pénètrent dans la cour de la parcelle d’à côté (la parcelle appartient au même propriétaire que la Baudrière et les Midis du MIE, une asso aidant des mineur.es isolé.es étranger.es, y ont un bail précaire). Dans la cour des voisin.es, il y a un escalier extérieur qui monte sur 3 étages et qui arrive presque au niveau du toit de la Baudrière. Des gendarmes mobiles montent mais redescendent car l’accès est barricadé et nécessite tout de même un peu d’escalade. Iels ressortent de la cour et retournent avec leurs collègues dans la rue. Les flics continuent à s’acharner sur la porte de la cour. Iels installent un verrin hydraulique puis s’arrètent car iels reçoivent de la poudre d’extincteur. La porte tient toujours. Iels sortent une meuleuse et tout en se protégeant avec leurs boucliers, iels meulent les gonds de la porte. Loupé, on avait prévu ça et la porte reste maintenue à son encadrure même sans les gonds (spoiler: y’a 4 barres en fer qui retiennent la porte à l’intérieur et 2 étais qui l’empêchent d’être enfoncée). Iels tentent ensuite de découper la porte mais elle est vachement solide avec plusieurs couches de matériaux différents maintenus ensemble. La Baud c’est un CHÂTEAU FORT!!! C’est comme dans un film, on voit rien à l’intérieur parce que tout est barricadé, et y’a des gens qui crient “Ils attaquent la chambre de X sur des échelles, faut jeter de l’eau!!!”, une vibe un peu siège du Moyen-âge.
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À l’extérieur, les soutiens se sont fait.es virer de la place de la République. Arrivé.es rue de Paris, il y a eu une tentative de bloquer la rue pour faire dévier les voitures vers le dispositif policier. Ça marche pas trop et en apprenant que la BI a atteint le toit, iels tentent de revenir vers la Baudrière en chantant, les slogans résonnent fort pendant quelques minutes. Iels parlent avec les voisins interloqués aux abords de la place et expliquent que ce dispositif démesuré ne sert qu’à mettre à la rue des gens qui payent pas de loyer. Mais une ligne de keufs s’approche et les empêche d’approcher plus, une colonne remonte rapidement le petit rassemblement et la panique se propage. Certain.es se font arrêter, d’autres courent jusqu’à la place de la Fraternité où la police les rattrape et interpelle d’autres personnes. Au total, 15 personnes sont arrêtées vers 9h, elles attendront 2h en plein soleil et sans eau, sur la place de la République avant de partir dans un camion surchargés pour 10h de garde-à-vue. Comme c’est les flics de Montreuil qui procèdent aux arrestations, iels sont hyper énervé.es et y’a des copaines qu’iels connaissent déjà et qui prennent grave cher à ce moment-là (plaquage, menottes et serflex serrés au max, insultes LGBTQIAphobes, menaces de violences sexistes et sexuelles). Au talkie des keufs, iels ont pu les entendre paniquer “toutes les issues sont barricadées, tout est bétonné, c’est impossible d’expulser le squat” et ça fait plaisir.“on va devoir passer au moyen intermédiaire on arrive pas à rentrer” (au talkie des flics qui nous nassent en bas) du coup on a bien rigolé et on en a profiter pour les charriers un peu.
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De nouveau, les flics rentrent dans la cour des voisin.es, mais cette fois-ci avec des grimpeurs de la BI (brigade d’intervention). Iels montent les escaliers suivi.es d’une dizaine de gendarmes mobiles. En haut de l’escalier, iels s’encordent et commencent à grimper sur le toit du manoir pour ensuite accéder à celui de la Baud. C’est un toit super pentu en ardoise du coup iels dérapent. Iels finissent par monter dans une gouttière qui relie l’escalier du manoir à notre toit. L’opération n’est pas très compliquée en soi mais comme iels doivent s’encorder et se sécuriser pour descendre d’une hauteur de 1m avec des barreaux d’échelle, ça prend au moins une heure. En bas, la porte tient toujours.
Côté République, c’est les pompiers qui se mettent à meuler nos barricades (comme si y’avait pas déjà assez de flics pour faire ça). Iels meulent le béton de la porte mais ça sert à rien, y’a trop d’épaisseur. Iels meulent les barreaux des fenêtres du rez-de-chaussée mais derrière les vitres y’a plusieurs couches de barricades. Toujours pas découragé.es, iels montent aux fenêtres du 1er étage avec une échelle télescopique mais redescendent vite car iels reçoivent de l’eau et ne peuvent pas travailler tout en se protégeant perché.es sur une échelle. De l’intérieur, des gens installent une barricade d’urgence sur la fenêtre attaquée par les pompiers, au cas où. Les pompiers sont des collabos, fuck le 18 aussi.
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Revenons sur le toit. Les flics de la BI y arrivent, et là on fait pas grand chose à part jeter des feuilles et des confettis en l’air tout en continuant a danser et chanter au rythme de la musique car y’a toujours les 3 drones qui nous filment en permanence. Iels complimentent notre ligne de vie (la corde où on a attaché nos baudriers pour ne pas tomber du toit) et installent la leur au même endroit. Iels sont 6 ou 7 sur le toit et appellent en renfort leurs collègues resté.es en bas. Il fait chaud, iels tentent de nous gratter de l’eau sans succès. Iels hésitent à nous descendre tout de suite en rappel, accroché.es à elleux, mais décident finalement de nous faire rentrer dans la Baudrière par une fenêtre du dernier étage pour qu’on descende par les escaliers et qu’on sorte tout simplement par la porte côté cour (qu’iels n’ont toujours pas réussi à ouvrir). Avec un chassé, iels ouvrent la fenêtre puis font rentrer au 3ème étage quelques personnes du toit. On se dit que ça aurait été galère pour elleux s‘il y avait eu une barricade sur les fenètres du 3ème vu qu’iels n’avaient aucun équipement.
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Là, c’est moins marrant. Autant sur le toit on faisait le show, on dansait, on voyait tous les keufs qui galéraient des heures sur les barricades, on gueulait des slogans et on voyait tous les soutiens. À l’intérieur, on peut plus rien faire, on se fait fouiller puis mettre dans une chambre où on nous surveille, les flics sont trop deg d’avoir galéré aussi longtemps et iels puent la pisse du coup iels se vengent. Iels arrachent nos cagoules, confisquent les baudriers, quand on essaie de prévenir les potes en bas que les flics descendent, iels nous chopent et nous balancent violemment dans les chambres (on tombe sur des matelas du coup ça va). On essaie d’ouvrir les fenêtres pour crier encore mais les flics les referment. Là, leur plan c’est de descendre et d’ouvrir la porte de l’intérieur pour nous faire sortir par en bas. C’était pas une si mauvaise idée en soi mais les équipes à l’intérieur ont tellement encombré les escaliers entre le 1er étage et le rez-de-chaussée et attaché tout ce qu’iels trouvaient avec des fils en cuivre qu’iels finissent par remonter véner pour prévenir leur chef que ça prendra encore 2 heures à tout déblayer. Y‘en a quand même un qui se faufile jusqu’en bas pour ouvrir notre barricade de l’intérieur. Ils félicitent les potes dans la cuisine “franchement c’est super bien fait vos barricades, les étais ça tient super bien”. Quand les flics arrivent, les copaines sont posé.es ensemble tranquilles dans la cuisine et prennent un thé, en essayant de récupérer des trucs qui restent dans la cuisine pour pas les perdre (lampe, poêle, économe…).
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Comme l’accès intérieur est encombré, les keufs n’ont pas eu d’autre choix que de faire sortir un.e à un.e les gens du 1er étage par une fenêtre à l’aide d’une échelle et les gens du toit avec une nacelle (bras élévateur automatique, merci les pompiers). Trop classe la nacelle d‘ailleurs.
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De l’extérieur, on a pu voir les dernières personnes sur le toit être descendues par les keufs, on a pu leur crier “On vous aime!!” et les entendre répondre “Bisous!” c’était vraiment cool.
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Après, pour les personnes de l’intérieur, on est fouillé.es un.e par un.e par les flics, y‘a des types des renseignements qui essaient de prendre des photos de tout le monde et qui filment chaque personne avec une caméra (comme si les drones c’était pas suffisant). On est toustes menotté.es et emmené.es dans des camions direction le comico de Montreuil. Là-bas, c’est la pagaille, les flics mélangent toutes les affaires et se perdent dans la paperasse, iels savent pas qui mettre dans quelle cellule car y‘a plein de personnes trans. La cis-confusion est palpable, ça sort des “hermaphrodite”, ne sachant pas comment genrer une personne. En vrai, les keufs s’attendaient pas à ce qu’on soit aussi nombreuxses, jeunes et TPG. Iels remplissent une cellule avec 11 personnes, une autre avec 14 et isolent les mineur.es. Là, on n’a pas le droit de manger, de boire, ni de pisser. Il fait super chaud, et on reste 8 heures entassé.es dans des cellules où on peut s’allonger que si y‘a 10 personnes assises et 4 en position debout. Mais on chante et on entend les copaines qui répondent dans la cellule d’à côté. On essaie comme on peut de prendre soin les un.es des autres, de se donner des derniers conseils et de se rassurer ensemble. On finit par être toustes transféré.es dans d’autres comicos (personne ne reste seul.e), peut-être à cause du rassemblement à 18 heures à Montreuil prévu en cas d’expulsion de la Baudrière. C’est reparti pour un trajet dans des camions où il fait tellement chaud qu’on respire mal. À moins d’être trop serrés, les serflex glissent à cause de la sueur, les keufs roulent super vite et comme on n’a pas mangé ni bu depuis l’expulsion, on n’est vraiment pas bien.
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Dispersé.e.s dans les comicos, pour la plupart dans des cellules individuelles, on continue de chanter, on dort beaucoup et surtout on attend de savoir si on est prolongé.es. En audition, on nous dit qu’on est mis.es en GAV (garde–à–vue) pour violence avec arme (eau?) sur personne dépositaire de l’autorité publique (=les flics) et violation de domicile (chez nous?) puis on nous rajoute une supplétive pour refus de signalétique (refus de donner ses empreintes digitales). Personne n’avait ses papiers mais la signalétique n’a pas été prise de force. Tout le monde est sorti de GAV entre midi et 18h le 23 août. Iels ont même laissé sortir une personne sous X. Cependant, on n’oublie pas les violences physiques, transphobes qui ont visé plusieurs d’entre nous. C’était aussi un moment stressant et éprouvant, d’autant plus que c’était la première garde-à-vue de pas mal de monde. Pour l’instant, une enquête préliminaire a été ouverte et les personnes sont sorties sans rien des comicos mais les keufs ont bien rappelé qu’iels pouvaient être reconvoqué.es.
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Le jour même, les soutiens se réunissent vers 14h pour: organiser la manif de 18h, le soutien des 44 personnes en garde-à-vue, les Digitales et écrire un premier communiqué sur ce qui s’est passé. C’était un peu la panique, on s’attendait pas vraiment à ce que 15 soutiens soient embarqué.es. Au final, y’avait quand même plein de solidarité, venant parfois de personnes qu’on n’avait jamais vues et ça fait chaud au coeur. Des gens ramènent même de la bouffe, et proposent de l’aide pour l‘anti–répression. 18h arrive très vite et au rassemblement, on retrouve des copaines, y’a des prises de parole et de la musique. À peu près au même moment, la quinzaine de soutiens partie en garde-à-vue sort.
Le lendemain, vers 11h, des personnes qui étaient à l’intérieur de la Baudrière pendant l’expulsion commencent à sortir des comicos. On se retrouve et on arrive vite à recouper les infos et à établir une liste de qui a été envoyé dans quel commissariat. Tout le monde a été dispersé de Montreuil à Clichy-sous-bois, Livry-Gargan, Neuilly-sur-Marne, Noisy-le-grand, Le Raincy et Gagny. On s’organise et des personnes vont attendre devant les comicos pour que personne ne sorte seul.e. C’était trop cool de retrouver tout le monde et de manger ensemble !
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C‘est drôle de voir tout ce qu’il y a dans les média, y‘a même des articles qui ont étés lus par les OPJ (officiers de police judiciaire) pendant la GAV, c’était un peu la surprise de voir l’ampleur que ça prenait. On constate vite que la mairie continue de mentir, notamment sur la possibilité d’un dialogue pour un relogement. La réunion dont le maire parle est une réunion qui a été organisée dans le dos de la Baudrière avec la commissaire, une adjointe de la mairie et quelques voisin.es hostiles où iels donnent des conseils pour faire accélérer l’expulsion, porter plainte et criminaliser les habitant.es. Qu’on soit bien clair, la mairie ne s’engage jamais à reloger les squateureuses, pour la Baudrière elle affirme devant les voisin.es mettre la pression à la préfecture pour que l’expulsion ait lieu le plus rapidement possible. Par ailleurs, le maire certifie qu’il n’y a pas de permis de construire alors qu’il est signé par la mairie et affiché sur le bât rue Voltaire depuis cet hiver. Parfois ce qui est dit dans la presse est un peu cringe, mais ça fait plaisir de voir que l’info tourne partout.
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Les choses ont continué à aller très vite, c’était difficile de se dire que dès le lendemain c’était déjà les Digitales. C’était le rush de partout mais ça a été cool de revoir tout le monde sur un temps plus long, d’avoir pu danser, chanter ensemble… Ne pas se lâcher après l’expulsion et la sortie de GAV a été important, c’était essentiel de de pouvoir être là pour celleux qui en avaient besoin, et plus encore de pouvoir partager des moments de joie ensemble. Juste revoir les sourires sur les visages fatigués de tout le monde permet de faire redescendre le stress accumulé et de se redonner de la force pour la suite.
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Faut quand même dire que maintenant la Baudrière est murée, des vigiles et des chiens gardiennent le bât et l’huissier refuse que les affaires soient récupérées prétextant que ce serait insalubre et qu’il ne reste pas d’affaires à l’intérieur. Franchement, l’huissier il n’a même pas quitté le rez-de-chaussée vu comment l’escalier était encombré. Ce bât on l’a défendu, on l’a pas offert aux keufs, à la mairie ou au proprio, ils ont du venir le chercher, et avec beaucoup de moyens. Ça fait plaisir et un peu bizarre de repasser devant la Baudrière et voir toutes nos banderoles encores attachées et les barricades du rez–de–chaussée encore en place et à peine abîmées. Pour l’autonomie TPG et contre la gentrification et la propriété privée, on se défend, et ça c’est stylé.
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Merci les totos queeros et bien joué les PD !!!

La Baudrière
la-baudriere [at] riseup [point] net
https://squ.at/r/8ibz
https://labaudriere.noblogs.org/

Pour plus d’infos :
– le texte sur la réu voisin.es/mairie/commissaire: https://fr.squat.net/2023/05/11/montreuil-la-mairie-et-le-commissariat-font-pression-pour-expulser-la-baudriere/
-le texte sur le propriétaire et le projet immobilier: https://labaudriere.noblogs.org/files/2023/01/N%C2%B01.pdf
-le texte “Pourquoi défendre la Baudrière“: https://fr.squat.net/2023/08/17/montreuil-la-baudriere-expulsable-a-partir-du-21-aout-2/


Des groupes à Montreuil https://radar.squat.net/fr/groups?fulltext=Montreuil
Des squats à Paris et banlieue https://radar.squat.net/fr/groups/city/paris/country/FR/squated/squat
Des squats expulsés: https://radar.squat.net/fr/groups/city/paris/field_active/1/squated/evicted
Des groupes (centres sociaux, collectifs, squats) à Paris et banlieue https://radar.squat.net/fr/groups/city/paris/country/FR
Des événements à Paris et banlieue https://radar.squat.net/fr/events/city/Paris


La Baudrière, le 1er septembre 2023 https://labaudriere.noblogs.org/post/2023/09/01/queers-veners-defends-la-baudriere-recit-collectif-de-la-defense-et-de-lexpulsion-de-la-baudriere/

Denderleeuw (Belgique) : Action contre les repreneurs de Delhaize

Publié le 2023-09-02 10:10:04

Stuut.info / mercerdi 30 août 2023

Action contre les repreneurs de Delhaize (Denderleeuw). Portes d’entrées brisées et clashages.

Cette nuit, nous avons clashé les magasins Delhaize de Denderleeuw et brisé les portes d’entrées. Le Proxy Delhaize appartient à Laure et Stijn Van Der Weeën, et le Delhaize affilié sera repris par ces mêmes gérants dans les semaines à venir. Notre message est clair : vous ranger du côté des dominants d’un conflit de classes sociales ne vous rendra pas gagnants pour autant, et encore moins tranquilles.

Laure et Stijn Van Der Weeën ont décidé de reprendre un magasin Delhaize intégré malgré le conflit social en cours. Ils se croient au dessus de la voix des 9000 travailleurs qui tirent le signal d’alarme depuis plus de 5 mois. Ils se moquent ouvertement de la voix des syndicats, montrant leur mépris envers l’organisation collective des travailleurs. Ils mentent, brandissent une priorité pour les consommateurs et les travailleurs, alors que la franchise n’a de sens que pour les poches de patrons et d’actionnaires lointains.

Ils participent à la campagne de communication du groupe Ahold Delhaize en portant la voix du patronat et d’actionnaires lancés dans une frénésie du gain. Dans ce conflit social, Delhaize a tout misé sur la communication et la publicité ; d’autant plus durant les mois d’été, profitant du moment où le mouvement syndical est en sous-effectif.

Repreneurs, repreneuses, nous ne vous lâcherons pas.

Delhaize a mis sous surveillance, jour et nuit, plusieurs de ses magasins intégrés. C’est sous-estimer la résistance. Elle viendra de partout, de l’intérieur et de l’extérieur, elle prendra de nombreuses formes, elle multipliera ses cibles et surtout, elle ne s’arrêtera pas, même après la franchisation. Rappelons-le également, la frontière privé-professionnel est un luxe des classes privilégiées. La précarité, quant à elle, touche le travail comme le domicile d’une population qui peine à défendre les droits et les moyens qui lui restent.

 

Note d’Attaque : depuis plusieurs mois, les travailleur.euses de cette enseigne de supermarchés luttent contre un projet de franchisation et pour leurs salaires et conditions de travail. D’autres actions en solidarité avec leur lutte ont eu lieu en ces derniers mois, comme le 12 juin à Bruxelles.

Milwaukie (USA) : Un camion de la société Vertiv incendié

Publié le 2023-09-02 10:15:03

Scenes from the Atlanta Forest / mercredi 30 août 2023

La semaine dernière, pour célébrer la Semaine Internationale de Solidarité avec les Prisonnier.es Anarchistes, sous le couvert de l’obscurité, un petit dispositif incendiaire a été placé sur l’arc de roue d’un camion de Vertiv situé en bordure d’un parc de bureaux tranquille, à Milwaukie, Oregon [dans banlieue sud de Portland ; NdAtt]. Le retardateur a été allumé avant que nous disparaissions à nouveau dans la forêt.

La société Vertiv développe des équipements de support et des services essentiels pour les systèmes informatiques commerciaux – une technologie qui est utilisée par l’armée des États-Unis, en plus que par les forces de police fédérales et d’État, comme le FBI et l’ICE*. Vertiv fait partie de la vaste infrastructure de sociétés privées liées à la répression étatique, qui nous condamne tou.tes à un monde de surveillance de masse, de frontières et de police militarisée.

CONTRE LA COP CITY

Cette action a été en partie inspirée par la mobilisation continuelle et la créativité du mouvement pour arrêter la construction du centre pour entraînement de la police Cop City, à Atlanta, en Géorgie. La Cop City est un terrain d’essai pour d’autres forces de police à travers le pays, dans le but de construire des structures similaire – en poursuivant une tendance plus large vers la militarisation du maintient de l’ordre et de la gestion contre-insurrectionnelle domestique. Pour sa part, Vertiv est un fournisseur de la police d’Atlanta [Atlanta Police Department, APD]. Rien que pour l’année 2023, l’APD a payé 168 315 dollars à Vertiv pour l’utilisation de sa technologie.

La Cop City est partout, notre résistance sera donc partout. Le 5 mars a été notre appel à la guerre…

Pour Tort.
Pour Rayshard Brooks**.

March 5th Movement (M5M)
[Mouvement 5 Mars***]

 

Notes d’Attaque :
* L’Immigration and Customs Enforcement est l’agence fédérale chargée des douanes et de l’immigration. Nous rappelons à ce propos l’action de Willem Van Spronsen contre un camp pour sans-papiers, lors de la quelle il a perdu la vie.
** Tué le 12 juin 2020 par un policier de l’APD.
*** Cf. ici.

Près de Balan (Ain) : Sabotage de la pétrochimie dans l’Ain

Publié le 2023-09-02 10:20:03

Indymedia Lille / vendredi 1er septembre 2023

SABOTAGE DE LA PÉTROCHIMIE DANS L’AIN

Nom de code : Opération sueurs froides

Objectif : Paralyser les usines pétrochimiques de Balan (Ain)

Lieu : Au Sud-Est de la Dombes, à 3,5 km des usines

Fenêtre d’action : Lune montante, dernière semaine de mai 2023

Méthode employé : Scier puis faire tomber un pylône de la ligne à haute tension (63 kv) qui alimente le site visé.

Risques anticipés : • Dangers liés à ce type d’action de sabotage (consulter les manuels pour plus de précisions).
• Usines classés SEVESO (risques industriel) toute coupure de courant entraîne la mise à l’arrêt automatique et déclanche l’intervention des pompiers stationnés sur le site.
• Proximité de la Gendarmerie et de la Base Militaire de la Valbonne.

Difficultés supplémentaires : • Action soumise à des conditions météorolgiques favorables (nuit claire, taux d’humidité bas, absence de vents violents)
• Faire tomber le pylône sur les câbles de la ligne parallèle (le site de Balan est alimenté par une ligne doublée de 63 kv)
distance entre les lignes = 16 mètres
hauteur du pylône = 23 mètres

Materiel : Scies à métaux, lames, bélier improvisé pour faire tomber le pylône

Déroulé : Après avoir effectivé les coupes à l’aide des scies à main, l’équipe s’est attaqué à la phase délicate et plus bruyante. De nombreux coups de bélier ont été nécessaire pour enfin faire tomber le pylône. On a pu se retirer du lieu de l‘action sans encombre.

À noter : La joie fébrile qui s’est emparée de nous lors de la chute du pylône.

Commentaires ultérieurs : Polluants éternels issus de la production de polymères. Continents de plastiques flottant dans les océans décimant la vie marine. Territoires entiers condammés à servir de déchetteries à ciel ouvert. Cancers et maladies provoqués par la pollution engendrée par les procédés pétrochimiques. Voilà la gueule du monde résultant de l’essor de la pétrochimie et de la société industrielle globalisée.

Pour la beauté et la splendeur du vivant, pour la nature sauvage et une vie autonome et autodéterminée !

 

 

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Québec (Canada) : couper les chaînes technologiques

Publié le 2023-09-02 13:20:03

Abonnés Vidéotron: panne majeure possiblement causée
par du vandalisme à Québec

Journal du Québec/Le Soleil, 1er septembre 2023

Une panne majeure frappe de nombreux abonnés de Vidéotron  [géant canadien des télécommunications, fournisseur d’internet, téléphonie et télévision par fibre optique] depuis vendredi matin à Québec. Celle-ci aurait possiblement été causée par du vandalisme.

Le bris de fibre optique a entraîné une interruption des services de télécommunications chez certains clients dans les secteurs Beauport, Charlesbourg, Courville, Lebourgneuf, Limoilou, Montmorency ainsi que Saint-Laurent-de-l’Île-d’Orléans. Les services temporairement interrompus sont Internet, Helix Télé, illico Télé et la téléphonie résidentielle.

«Notre équipe sur le terrain a pu constater que des câbles de fibre optique avaient été sectionnés et les circonstances nous portent à croire qu’il s’agirait d’un acte de vandalisme », a confirmé par écrit un porte-parole. Un signalement a d’ailleurs été effectué au Service de police de la Ville de Québec selon ce que rapporte la porte-parole, Marie-Pier Rivard.

La Verrière (Yvelines) : pendant que le maire se pavane à la télé…

Publié le 2023-09-02 19:10:05

La voiture du maire vandalisée près de l’école incendiée
Le Parisien, 2 septembre 2023 (extrait)

Il venait d’accompagner une équipe de télévision pour un reportage autour de l’école du Bois-de-l’Étang, réduite en cendres au cours des émeutes de juin. Jeudi, vers 17 heures, Nicolas Dainville, le maire (DVD) de La Verrière, a retrouvé sa Peugeot 5008 vandalisée à deux pas de l’établissement visé par les émeutiers dans la nuit du 28 au 29 juin.

La vitre arrière a été brisée, une porte latérale garde la trace de jets de pierres et le contenu d’une petite bombe lacrymogène qui se trouvait dans la boîte à gants a été déversé dans l’habitacle. L’affaire « prise au sérieux, vu le contexte », a été confiée aux enquêteurs du commissariat d’Élancourt.

Mais Nicolas Dainville n’est pas dupe. Et sait que sa Peugeot n’a pas été dégradée par hasard. « Ma voiture est clairement identifiée dans la commune et il ne fait aucun doute que cet acte de vandalisme est ciblé et délibéré. Il s’inscrit dans un contexte, dans la continuité des émeutes au cours desquelles les élus ont été particulièrement visés » comme à L’Haÿ-les-Roses, Pontoise et Sannois dans le Val-d’Oise, Charleville-Mézières (Ardennes), Maromme (Seine-Maritime). En 2022, 2 265 plaintes et signalements pour violence verbale ou physique contre des élus ont été recensées, en hausse de 32 % en un an. Un plan pour améliorer leur protection est actuellement en réflexion au gouvernement.

Buenos Aires (Argentine) : double attaque incendiaire contre les flics

Publié le 2023-09-02 19:15:03

Traduit de l’espagnol de contrainfo, 28 août 2023
(qui l’avait reçu le 7 août)

Le 11 juin dernier, j’avais attaqué avec le feu une voiture de patrouille de la ville de Buenos Aires du commissariat n°45, à l’angle des rues Cuba et Campos Salles, et le 27 juillet j’ai refait la même contre une autre voiture de patrouille, au même endroit et motivé par la même vengeance de toujours.

Anarchiste