Vive l'Anarchie - Semaine 35, 2024

Sommaire

Indymedia Lille

Publié le 2024-08-26 15:20:04

MURMURE 6 - août 2024

Murmure est un bulletin apériodique et gratuit.

Ce papier cherche à diffuser des informations sur les résistances contre la taule, dedans comme dehors, et à servir de support à celles et ceux qui luttent contre l’existence de cette horreur appelée prison, dans une perspective anarchiste.

Jusqu’au numéro 5, Murmure était diffusé uniquement en version papier, de la main à la main, dans des infokiosks ou des tables de presse. Il est maintenant possible de le trouver sur internet et de l’imprimer soi-même.

Pour commencer …

14 mai 2024. Deux matons meurent dans l’attaque d’un convoi pénitentiaire. Le prisonnier s’échappe, les murs s’effritent. Vite, vite, policier·e·s, journalistes, expert·e·s, ministres, accourent. Puis des syndicalistes qui ne connaissent pas le deuil, mais savent tirer partie d’un évènement, mettent sur la table leurs revendications et organisent la mobilisation. Plusieurs jours durant, partout en France, les entrées des taules sont occupées par des maton·e·s et des palettes qui brûlent : les détenu·e·s doivent payer l’affront causé à la Pénitentiaire. Il n’y aura pas de parloirs, pas d’UVF, pas de promenades, pas de douches, pas d’activités… Punition collective organisée par Force Ouvrière, la Confédération Générale du Travail, UFAP-UNSa et consorts. Durant ces quelques jours, deux détenu·e·s meurent à la prison de Seysses. Ceux qui se révoltent contre les blocages reçoivent la visite des ERIS, les équipes régionales d’intervention et de sécurité, qui jouissent d’une impunité totale.

Pour les syndicats, il ne faudra pas batailler dur pour obtenir du gouvernement les mesures attendues : nouveaux véhicules blindés et banalisés pour les transferts de détenu·e·s, gilets pare-balles lourds et armes automatiques, développement des brouilleurs d’ondes et des systèmes anti-drones dans de nouvelles prisons, accentuation des fouilles au retour des parloirs et davantage de fouilles de cellules, recours aux dispositifs de visioconférence pour limiter les « extractions » judiciaires et médicales… tout cela est retenu dans un accord signé le 13 juin avec le ministère de la justice, qui devrait être intégré au projet de la loi sur « le grand banditisme et le narcotrafic » prévu à l’automne 2024 par le ministre Dupont-Moretti.

Depuis, le flot de l’information est passé par là, une actualité en a chassé une autre et on n’entend moins causer des taules et des évasions. Faut dire, Mohamed Amra, le fugitif d’Incarville, aussi appelé La Mouche, vole toujours de ses propres ailes après plus de 3 mois de cavale : ça la fout mal pour la police et pour l’autorité de l’État que politicien·ne·s de tous bords entendent restaurer. Car des évasions, il y en a eu d’autres en mai. Le 10, ce sont sept prisonniers qui s’enfuient du Centre de Rétention Administrative de Lille-Lesquin, et le lendemain, dix autres se font la belle depuis le CRA de Sète !

Le nombre de personnes enfermées en France bat chaque mois un nouveau record, tandis que les conditions de détention se durcissent. L’extrême-droite utilise avec succès la stratégie du bouc-émissaire, en mobilisant ses relais médiatiques et politiques, pour une société toujours plus inégalitaire et autoritaire. Dans celle-ci, le prisonnier est une figure repoussoir, un être réifié sur lequel le citoyen peut déverser toute sa haine. Une tendance mortifère à la suppression de l’Autre se renforce. L’enfermement et les meurtres policiers ici, les bombes sur les gazaouis, les naufrages de migrant·e·s de la Mauritanie à la Manche. Autant de massacres qui n’émeuvent plus, ou si peu.

Dans ce brouillard, il y a malgré tout des actes libérateurs éclairants, des élans de liberté qui réchauffent les cœurs. Il y a mille manières de s’évader. Bonne lecture !

... dans ce numéro

[Affiche] Nous sommes contre la prison

Italie : Feu à toutes les prisons ! FUOCO A TUTTE LE GALERE

Résistances, solidarités et actions contre la prison

A chaque taule ses concepteurs

[Affiche] “ Saquemos al compañero Francisco Solar del aislamiento ” (depuis le Chili) Sortons le camarade Francisco Solar de l’isolement !

Lectures …

du 23 au 30 août : Semaine internationale de solidarité avec les prisonnier·e·s anarchistes


searching for answers after vandalism at popular golf course – Evansville, IN

Publié le 2024-08-26 15:30:04

Twice in two weeks, officials are looking for answers after vandalism at McDonald Golf Course on Morgan Avenue.

The putting green on hole number three was damaged over the weekend.

About two weeks ago, there was damage to a practice green.

Officials say both times, the greens had tracks they believe came from an ATV.

Evansville Parks and Recreation Executive Director Danielle Crook says crews have patched the green, but if the repair doesn't work, it could cost thousands to fix.

"The amount of effort that goes into maintaining a golf course is exorbitant, and I know the crew here at McDonald works really hard every day to keep the course nice for the community," she says. "So something like this is detrimental to the courses success. They've tried to do some repairs, but if they don't take and that grass dies, then it's not going to be pretty."

Found on Mainstream Media

Heavy Machinery Sabotaged at Hadddington Golf Course – Philadelphia, PA

Publié le 2024-08-26 15:35:05

August 19, 2024

The perennial struggle against development in Haddington and throughout Philadelphia continues. Weeks ago we sabotaged heavy machinery used for construction at the Haddington golf course construction site by introducing bleach into the filtration and fuel systems. We send solidarity to the saboteurs carrying out attacks at Kingsessing, Bartrams, FDR, and other sites of development and gentrification.
Free the land!
Free the city!

Submitted anonymously

6 Flock Cameras Smashed – Traverse City, MI

Publié le 2024-08-26 15:40:11
August 9, 2024File photo of a Flock Camera installation. A solar panel sits atop a pole, with a cable connecting it to an oblong, black camera mounted lower on the pole.On Anishinaabaewaki in so-called Traverse City, Michigan 6 Flock cameras got the crap smashed out of them as vengeance for Flock's massive contribution to the security state. Quick tips for mapping them in your town: Street-facing Flock cameras always look the same – a roadside black camera body with a solar panel attached above it. If you see one in your town there are absolutely more. They most often come in pairs with each facing different directions on the same road. They are found mainly at choke-points and main thoroughfares in cities. Shout-out to the TC3. It's smash Flock fall, baby. See ya out there.

Found on Unsalted Counter Info

Suspected arson at Atlanta construction site of Brent Scarborough and Company, Inc.

Publié le 2024-08-26 15:45:10

From mainstream media:

Law enforcement agencies are investigating a suspected arson in Atlanta early Wednesday at a construction site of a company previously targeted in similar incidents over its role in the building of the police and fire training facility that has faced a long-running protest and opposition movement.

It happened at a cleared lot on Memorial Drive next to new apartments as part of what appears to be a construction project.

Wednesday's suspected arson follows on several other incidents that have targeted construction sites over connections to the building of the public safety training center.

At his last public update on the training facility, Atlanta Mayor Andre Dickens said $10 million in damage has been done around metro Atlanta in incidents targeting contracting companies and construction sites over the public safety training center. And previously city officials have estimated the opposition movement has ballooned the cost of the project from an initial estimate of $90 million to nearly $110 million.

City officials said earlier this year site prep work was almost finished and that actual construction of the facility would soon begin.

They have targeted December of this year for completion of the project. Schierbaum said Wednesday morning a ribbon-cutting ceremony in December is still in the works.

By The Numbers

    • $10 million: Estimated damage caused by incidents related to opposition to the training facility, according to Atlanta Mayor Andre Dickens.
    • $90 million to $110 million: The increase in the estimated cost of the project, attributed to delays and damage from the protest movement.
  • December 2024: Target date for the completion of the training facility, with a ribbon-cutting ceremony still planned despite ongoing disruptions.

Found on Scenes from the Atlanta Forest

Optimum repairing main fiber line following vandalism; school systems impacted – Charleston, WV

Publié le 2024-08-26 15:50:04

August 16, 2024

Vandalism to a main Optimum fiber line Friday impacted internet service between several county school systems and the state Department of Education.

According to the state department, the fiber cut impacted school systems in Greenbrier, Jackson, Mercer, Monroe, Pleasants, Raleigh and Wirt counties which are Optimum customers.

The vandalism also interrupted the first day of school in Kanawha County for a few hours Friday. The school system was unable to access Schoology, Clever, Workflow and Employee Portal.

Optimum was able to reroute Kanawha County Schools service around the fiber outage. Service was restored by 11:30 a.m.

There's no word from Optimum on how long it will take to repair the break.

Found on Mainstream Media

Bodilis (Finistère) : Décrocher les drapeaux nationaux

Publié le 2024-08-26 15:55:05
Le rond-point de Bellevue

Vu dans un journal en mangeant des fraises

Les drapeaux mis en place début juillet par la municipalité de Bodilis (Finistère), sur le rond-point de Bellevue, afin de promouvoir les Jeux olympiques de Paris, ont disparu dans la nuit du 5 au 6 juillet 2024.


« Le préjudice est minime mais l’acte par lui-même est intolérable. Ce vandalisme est consternant et témoigne d’un manque de respect du travail effectué », avance Guy Guéguen, maire de la commune.

Ce dernier demande d’ailleurs à tous de respecter les règles de civisme pour vivre dans une commune agréable et où il fait bon vivre. Et le maire de conclure en affirmant qu’« il n’est pas trop tard pour les responsables de se rétracter et rapporter les drapeaux en mairie ».

[Brochure] Pourquoi on s’oppose aussi aux Jeux paralympiques

Publié le 2024-08-26 16:00:07

Vu sur Saccage 2024

Ce texte est la transcription d’une prise de parole d’un militant d’Objectif Autonomie, dans le cadre de l’intervention d’Objectif Autonomie et du Front de Libération Antipsy à « la fête au COJO » organisée par Saccage 2024 le 11 décembre 2022.


Je vais essayer de parler d’antivalidisme et des Jeux olympiques. Pour ça j’ai envie de partir du constat qu’il y a une certaine frilosité dans le fait de s’opposer à tout ce qu’on trouve dégueulasse quand ça concerne les handicapé·es. Par manque de connaissance des luttes antivalidistes sûrement, par peur de faire des boulettes ou comme si c’était un monde à part avec des problématiques à part, on s’en désintéresse.

Ça va même parfois jusqu’à se poser la question de s’il faudrait s’opposer juste aux Jeux olympiques et pas aux Jeux paralympiques. Donc je veux déjà affirmer que s’opposer aux Jeux paralympiques n’est pas validiste, au contraire.

Déjà les Jeux paralympiques ont les mêmes sources et les mêmes effets dégueulasses que les Jeux olympiques, sur les personnes, le logement, la surveillance de masse, les transports, la santé, etc. Ils sont produits dans les mêmes conditions et aux mêmes fins.

Ces effets qui touchent les personnes valides, touchent de manière d’autant plus forte les personnes handicapées et fols, comme n’importe quelle personne déjà précarisée.

Pour donner quelques exemples, la loi « Sécurité globale » dont il est question à plusieurs reprises dans la documentation de Saccage 2024, permet un degré de fichage encore supérieur des personnes psychiatrisées, déjà extrêmement surveillées mais qui peuvent à présent être fichées en raison de leur diagnostic médical. Les personnes malades, handicapées et fols font face à un degré croissant de surveillance ces dernières années, d’une part par le développement d’outils informatiques comme le dossier médical partagé, les algorithmes de recherche de fraude aux allocs, doctolib, etc. et d’autre part par la surveillance des comportements jugés anomaux, dont la conséquence peut aller jusqu’à l’enfermement, la torture et la médication forcée à des fins d’effacement ou de normalisation. On peut craindre une augmentation très forte avec le dispositif de surveillance qui se met en place pour les JO et JP 2024.

Pour ce qui est du logement et du transport, les personnes handicapées sont déjà effacées de l’espace public, en particulier en Îl-de-France, de part l’inaccessibilité des transports – seule la ligne 14 est entièrement accessible PMR – et des logements – la loi ÉLAN a réduit l’obligation d’accessibilité des logements neufs de 100 % à 20 %. Cette inaccessibilité sert des intérêts, puisque l’État délègue la question du handicap à des associations gestionnaires, qui tiennent des foyers, des établissements médicaux éducatifs, des établissements de service d’aide par le travail, exclu du droit du travail, et tout un tas d’autres institutions plus ou moins lucratives. Le cœur de la lutte antivalidiste c’est al fermeture des lieux d’enfermement et d’exploitation psychiatriques et médius. Ce n’est pas du tout quelque chose d’utopiste ou de radical, puisqu’on sait que le maintien à domicile des personnes n’est pas nécessairement plus coûteux et que même des institutions très molles comme l’ONU demandent leur fermeture, pour que la France soit en accord avec le texte international sur le handicap qui a été ratifié.

Donc, d’autant plus dans une période d’épidémie, les JO et JP vont être – et sont déjà – un cauchemar sanitaire, de surveillance, de logement, etc. pour les personnes handicapées et fols. Ça l’a déjà été par le passé dans tous les pays où se sont tenus les JO et JP, et je vous invite par exemple à lire une brochure sur Séoul 1988 qui se trouve sur le blog de Saccage 2024.


Chacun de ces sujets mériterait qu’on développe les effets observés et escomptés, les méthodes de soutien et d’opposition possibles, etc. Mais par manque de temps, je choisis de me concentrer sur les paralympiques, pour qu’on soit tous·tes au clair sur ce que c’est.

Les paralympiques sont un très rare moment de visibilité (relative) du handicap, avec le Téléthon (tout aussi dégueulasse et validiste). Cela a pour effet de masquer la réalité du validisme, l’isolement volontaire des personnes handicapées enfermées, victimes de la gentrification, etc.

Histoire des paralympiques et critique du handisport : « dépasser son handicap »

Il y a énormément d’articles qui font état des différences de moyens entre les JO et les JP, de la spoliation des sportifs paralympiques, etc. Je vais plutôt me concentrer sur une critique des paralympiques en soi, et non comparativement aux JO, parce que je ne veux plus de JP et JO du tout.

Un des arguments majeurs de la critique des JO, c’est la violence normalisatrice de la compétition sportive : une philosophie du corps individualiste, nationaliste, destructrice, dépolitisante et ségmentante, basée sur le dépassement de soi et la performance.

Les paralympiques sont peut-être l’exemple paroxystique de la violence normalisatrice du sport institutionnalisé. L’existence des Jeux paralympiques est, comme beaucoup de choses dans le domaine du handicap et dans les politiques du handicap, un héritage militaire de la Seconde Guerre mondiale, qui tout à coup se met à être visible, et à toucher majoritairement des hommes, qui-plus-est, des hommes qui ont servi la patrie.

C’est à cette période-là qu’est née l’idéologie du rétablissement, qui conditionne encore aujourd’hui les vies des personnes handicapées, leurs possibilités d’accès au soin et aux services.

Le rétablissement, c’est une vision hyper médicalisée du handicap et de la folie, selon laquelle l’intégration sociale et la dignité humaine sont conditionnées à, si ce n’est la guérison, au moins un dépassement du handicap. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est le créateur des paralympiques, le neurologue allemand Ludwig Guttmann, cité sur le site internet des JO 2024 :

« Jusqu’alors, le problème était sans espoir, car il fallait non seulement sauver la vie de ces hommes, femmes et enfants paraplégiques et tétraplégiques, mais encore il fallait leur redonner leur dignité et en faire des citoyens heureux et respectés. »

Donc nous sommes près de Londres, en 1948, dans un hôpital militaire. Un médecin invente des épreuves sportives dont l’objectif est de favoriser le « rétablissement » des anciens soldats, tous paraplégiques. D’où le nom : Jeux paralympiques. Avant 1976, donc, les Jeux paralympiques ne réunissent que des sportifs utilisateurices de fauteuil roulant.

Pour donner une idée, les personnes utilisateurices de fauteuil roulant, c’est entre 2 % et 3 % de la population. En ce qui concerne le handicap en général, on est plus proches du quart de la population active. C’est à l’exclusion, donc, des enfants et des personnes âgées, ainsi que de nombreuses personnes qui peuvent traverser une condition médicale temporaire. Certain·es militants·es anglophones utilisent, plutôt que le terme valide, le terme « pre-disabled », « pré-handicapé·e ». L’objectif de ce terme est de visibiliser le fait que le handicap n’est pas l’exception, mais quelque chose vers lequel nous tendons tous·tes, si ce n’est par la maladie ou l’accident auxquels la violence capitaliste nous surexpose, au moins par la vieillesse. Ce constat est d’autant plus vrai lorsque nous faisons face à des événements qui créent du handicap de manière massive, comme l’épidémie de Covid-19.

Donc on voit déjà que la séparation handicapé / valide, bien qu’utile et nécessaire à des fins militantes, est largement questionnable, poreuse et artificielle.

« Celle-là, on ne veut pas qu’elle soit là ! » – Des classifications et qualifications absurdes, violentes et validistes, qui renforcent l’injonction au « dépassement » du handicap.

À partir des jeux de Toronto en 1976, des athlètes aveugles ou avec des handicaps visuels, ainsi que des athlètes amputés·es, prennent part aux jeux – toujours – paralympiques. À partir de 1980, on ajoute l’infirmité motrice cérébrale, en 1996, la déficience intellectuelle, puis on l’exclue en 2000 et on la réintègre en 2012.

Eh oui, c’est là que les paralympiques montrent toute leur violence : comment on décide qui est suffisamment peu handicapé·e pour être sportif·ve de haut niveau, mais suffisamment handicapé·e pour participer aux paralympiques ?

L’un des chevaux de bataille de l’antivalidisme, c’est l’opposition à tout système de « niveaux de handicap ». Aujourd’hui en France, l’accès aux aides financières et humaines est largement conditionné à la validation d’un « taux d’incapacité », qui peut être de moins de 50 %, 50 à 79 %, ou plus de 80 %. Ce sont des catégories largement arbitraires, basées sur l’appréciation de l’administration – et ses préjugés. Il est déjà impossible et absurde de classer par « niveau de handicap » des personnes ayant les mêmes pathologies, car nous ne pouvons pas entrer à l’intérieur du corps et de la vie de chacun·e pour évaluer objectivement l’impact de chaque symptôme et relation avec l’environnement de vie de la personne, ses souhaits, etc. Par exemple, on ne peut pas dire de deux personnes douloureuses : celle-ci a plus mal que l’autre. Par ailleurs, le handicap n’est pas quelque chose de fixe mais de régi par l’environnement, la fatigue, l’aide technique et humaine, et de nombreux autres facteurs. C’est d’autant plus absurde lorsqu’on essaye d’évaluer sur une même grille, des situations de handicap qui n’ont rien à voir. C’est ce qui se passe pour les paralympiques.

« L’un des enjeux principaux des sports paralympiques est d’éviter le théâtre d’une compétition prévisibles où le sportif dont le handicap est le moins “important” gagne systématiquement », nous dit le site de France Paralympique.

Je ne peux pas rentrer dans les détails de la classification parce que ça prendrait des heures, mais en gros le comité international paralympique défini quels handicaps sont acceptables ou non, avec des critères minimums pour chaque sport (de taille, de vue, de QI, etc.) Ces critères ne concernent qu’une infime partie des pathologies, ignorent totalement que le polyhandicap est la situation la plus courante, et mettent des limites arbitraires. Pour moi, l’exemple le plus frappant est celui de l’utilisation du test de QI (quotient intellectuel), pour les athlètes dont le handicap est la déficience intellectuelle – et uniquement la déficience intellectuelle. On sait depuis longtemps que ce test n’est en aucun cas une grille d’évaluation fiable des capacités intellectuelles d’un personne, qu’il est basé sur des critères racistes, classistes, etc. et largement biaisé par l’environnement dans lequel il se tient.

Par ailleurs, ces critères poussent à un type de dopage très particulier : l’automutilation. Il s’agit de faire face aux tests d’évaluation du comité paralympique en portant atteinte à son corps, de manière à paraître « suffisamment » handicapé. Je n’ai pas envide de citer une série d’exemples qui sont tous plus horribles les uns que les autres, mais pas d’athlètes ont pris la parole là-dessus. L’équipe de Russie a d’ailleurs été exclue des JP de Rio en 2016 pour cette raison. Je trouve intéressant ed mentionner que les personnes sourdes, qui n’ont jamais été considérées pour les paralympiques, ont d’ailleurs leurs propres Deaflympics depuis 1024 (soit bien avant l’existence des paralympiques). C’est probablement le résultat d’une culture et d’une communauté forte, mais aussi d’un handicap qui n’influence pas forcément les performances sportives, mais rend impossible la participation à des des compétitions où tout est régi par le son et la parole.

Pour paraphraser un athlète paralympique qui se plaignait de la non-équité entre un nageur qui nage avec ses mains et un qui n’a pas de mains, les Jeux paralympiques c’est surtout une compétition de qui « maîtrise » le mieux son handicap.

Aucun handicap n’est incompatible avec la pratique du sport.

Nous sommes tous·tes amené·es parfois – ou quotidiennement – à faire un effort physique, et quand les conditions sont réunies et que les cadre est adapté, nous pouvons rechercher l’effort physique, pour les mêmes raisons qu’une personne valide. Celui-ci est simplement différent. Il est par contre totalement incompatible avec la pratique sportive institutionnalisée. Je l’ai déjà dit, si le dépassement de soi est déjà dangereux pour les sportifs valides, il l’est d’autant plus pour les sprotifs·ves handicapé·es, mais surtout pour les personnes handicapées en général.

Je dis ça parce que les paralympiques sont, comme je le disais au début, l’un des rares moments où éon voit des handicapé·es ». Les personnes handicapées, bien que nombreuses, sont invisibles non pas du fait de la visibilité ou non de leur handicap, mais de leur exclusion de l’espace public, politique, social et médiatique.

Comme le montre l’exemple des personnes sourdes et des Deaflymppics, les JP ne sont pas une tentative de rendre accessible le monde du sport, mais un spectacle télévisuel organisé par des valides, pensé par, et pour des valides. Si vous en me croyez pas, je vous laisse regarder les campagnes de pubs et de sponsoring des JP successifs. Les personnes handicapées ne sont donc visibles qu’au travers de ces prismes valides, où le bon handicapé, celui qui se dépasse, est une source d’inspiration – évidemment ça ne mentionne pas les contextes ultra privilégiés dans lesquels ont grandi et évoluent la plupart des athlètes paralympiques. Et où l’autre, lae mauvais·e handicapé·e est une charge, qu’il est légitime d’enfermer, d’écarter, de violenter loin du regard valide.

Pour finir, j’ai envie de redire ce que je disais en intro. Les JO c’est aussi dégueulasse pour les personnes handicapées et fols que pour les autres, on est déjà dans des situations ultra précaires, d’enfermement, d’exclusion sociale et géographique, de surveillance. J’aurais pu développer n’importe lequel de ces axes et j’espère qu’on aura d’autres occasions de le faire d’ailleurs, qu’il sera possible de produire des analyses sur les effets de la surveillance sur les personnes psychiatrisées par exemple, et surtout de s’y opposer et de trouver des moyens de s’en protéger. J’ai choisi de me concentrer sur les paralympiques, car j’aimerais déjà avant tout voir une opposition systématique aux Jeux olympiques et paralympiques, des discours un peu ciblés, des actions qui visent les paralympiques, comme le Téléthon, et comme tous les événements médiatiques qui concernent les personnes handicapées, contribuent à légitimer un discours étatique et gestionnaire du handicap, où il ne s’agit pas de dévalider la société, de prendre la responsabilité collective et sociale du handicap et de la folie, mais au contraire d’en faire une problématique individuelle, une responsabilité individuelle, avec des politiques de plus en plus violentes à l’encontre des personnes handicapées et fols.

Pérama (Grèce) : Revendication d’une action

Publié le 2024-08-26 16:05:09

Act for Freedom Now! / mercredi 14 août 2024

Vendredi 9 juin, dans le secteur de Pérama, nous avons mis le feu aux bureaux de vote permettant de choisir entre différents partis, à l’occasion du processus électoral européen ; un acte de défiance contre l’appareil des partis et les oppresseurs de nos vies. Nous voulons envoyer un message à Yiannis Lagoudakos, politicien de Néa Dimokratía, récemment élu maire de Pérama. Lorsqu’il déverse sa colère fasciste contre des minorités vulnérables, comme les Roms, il ne devrait pas oublier l’incident récent, quand il a arrosé une mère avec un tuyau d’eau, tout en menaçant de kidnapper ses enfants ; face à la violence fasciste, rien ne restera sans réponse.

Il semblerait que le miroir de l’illusion électorale ait été brisé. Le mécanisme électoral et toute la mafia du parlement européen perdent leur sens dans le conflit social. Le taux élevé d’abstention dans le processus électoral européen représente la quantité maximum de mécontentement de la société dans son ensemble. Au moins dans le territoire grec, la droite et la gauche ensemble et leurs extrêmes se sont effondrées aux yeux de la jeunesse et pas seulement. Ce qui reste à faire, c’est de renforcer les forces sociales auto-organisées sur des bases radicales, de créer des groupes informels d’action directe et la coopération entre les personnes, avec les caractéristiques appropriées aux circonstances. Au-delà des difficultés de l’époque et du durcissement du contrôle étatique sur nos vies, la lutte anarchiste doit examiner la reconstruction et la reconstitution du processus insurrectionnel, ainsi que son cadre stratégique, pour la préparation et le reprise de nouvelles structures de combat.

Ceux/celles qui portent cette perception doivent se libérer de la résignation et du découragement dû au vide dystopique de la réalité sociopolitique, afin de mener des actions qui peuvent donner des résultats de renforcement des relations humaines, dans le sens d’une attitude combative et dynamique. Détachés de la concurrence des tendances politiques et de la logique clanique-mafieuse, avec des ouvertures sociales capables de mobiliser l’affrontement agressif au niveau d’une guerre de classe qui s’intensifie, contre cet ennemi qui est l’État, des individus, des groupes, des collectives et toute la diversité des organisations, avec la clairvoyance et le jugement politiques nécessaires, constitueront une croissance cruciale de la base du mouvement.

L’abandon de positions conservatrices myopes, par le défi mais aussi l’affaiblissant des ancrages idéologiques étroits qui conduisent à l’immobilité et finalement au recul ; le nouvel outil de l’évolution, apte à briser la glace et la torpeur sociale, est créé pour diffuser l’envie révolutionnaire. Quand nous n’apprenons pas de nos erreurs, nous sommes non seulement condamné.es à retomber dans le piège de les répéter, mais aussi à nous habituer au monopole de la répétition de la même erreur. L’antidote réside dans la solidarité, dans l’empathie de notre temps et la compréhension mutuelle au sein du monde fraternel de la résistance. La réalité de l’exploitation se déploie dans nos vies et c’est à travers nos vies qu’elle sera détruite.

L’État, tout ce qu’il a à vendre c’est la terreur au nom de la sécurité et de la paix sociale, une illusion organisée pour assurer sa propriété, qui maintenant s’effondre. La lutte contre l’État présuppose une lutte avec des tactiques de guerre de rue et d’autodéfense contre toutes les formes d’autorité, de sacerdoce et de privilège. Alors que l’ennemi est vaincu d’un côté, l’attaque ailleurs doit être inévitable. Le vote est la mort et la politique partisane est un poison dans les veines de la liberté.

Cette action est dédiée à l’anarchiste révolutionnaire Dimitris Chatzivasileiadis, qui est en grève de la faim dans sa cellule, parce que la direction et les autorités de la prison de Domokos mettent en œuvre des provocations à son encontre, par le biais du cannibalisme social promu à ses dépenses, dans le but de plier son moral combatif. Bas les pattes des prisonnier.es de la guerre sociale-de classe.

Solidarité avec les lieux occupés expulsés ou menacé par l’État : la communauté de squats Prosfygika, sur l’avenue Alexandra, le lieu occupé autogéré de l’Université polytechnique, l’occupation en plein air de la colline Strefi, l’occupation anarchiste UTOPIA A.D. à Komotiní et le centre social occupé Zizania, au carrefour des rues Fylis et Feron [tous ces lieux se trouvent à Athènes, sauf Komotiní, ville du nord-est de la Grèce ; NdAtt.].

Αυτόνομες Συντεχνίες Δρόμου
[Syndicats autonomes de rue]

Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales) : Sabotage d’un golf

Publié le 2024-08-26 16:10:10

reçu par mail / vendredi 16 aoüt 2024

dans la nuit du 12 au 13 août, nous avons labouré un green et saboté 2 trous de golf.

dans une région sévèrement touchée par la sécheresse depuis deux ans, modifiant les paysages, asséchant les cours d’eau et où les restrictions d’eau permanentes sont imposées par un système écocidaire, ce type d’action nous parait plus que nécessaire et doivent se multiplier – rappelons que d’après la fédération française de golf, un golf de 27 trous consomme en moyenne 75 000 m3 d’eau soit l’equivalent de celle de 1 500 personnes à l’année.

nous tenons aussi à exprimer notre soutien à la lutte contre la création d’un nouveau golf à villeneuve-de-la-raho – à 10 kilomètres de Saint-Cyprien – et toutes les luttes de résistance pour le vivant et contre le modèle de vie capitaliste.

enfin, nous appelons tous nos ami.es à faire de même et à multiplier les actes et foyers de résistances. face au désastre en cours, action immédiate !

nous sommes la nature qui se défend

Londres (UK) : Notre seule patrie est la révolte

Publié le 2024-08-26 16:15:12

Act for Freedom Now! / dimanche 18 août 2024

L’AUTORITÉ TIENT TOUT LE MONDE DANS SON ÉTAU. Elle distribue des miettes à travers une charité humiliante et un esclavage robotisé. Sans rien, plus, à garantir, les techniciens au pouvoir ne promettent que des crise et des urgences – et bientôt la guerre. Sous prétexte de défense contre les féroces attaques des dernières semaines, ils ont renforcé leur arsenal de contrôle social contre nous tou.tes.

PENDANT CE TEMPS, DES ATTAQUES RACISTES ONT LIEU EN PLEIN JOUR. Leurs auteurs ciblent les « immigré.es » (ou toute personne qu’ils qualifient comme tel.le), les maltraitent, les arrosent de produits chimiques, avec des menaces, des tabassages, du feu et des lancers de briques. C’est la pire sorte de lâcheté : s’agenouiller devant les patrons et les dirigeants, mais bondir pour frapper quiconque ils craignent venir d’en dessous d’eux. Sans doute, des masses de citoyens en colère se joignent à eux, peut-être plus hésitants à agir, mais non moins lobotomisés par la peur de l’étranger.

Ce qu’ils ne voient pas, c’est que chaque pouce d’espace est à la merci du profit et du contrôle. Toute le monde et toute chose est façonné à l’image d’un « progrès » inhumain. Le rêve humain d’appartenance et de coexistence est assassiné et réanimé en tant que zombie d’un nationalisme en danger.

Cette honte est encouragée par le conformisme de masse à la politique, aux médias et aux réseaux sociaux. C’est un racket high-tech de l’attention, qui débite des nouvelles choses qui terrifient ou rendent furieux, tout ce qui vous fait continuer à défiler et à cliquer.

Maintenant que la fumée des pogroms potentiels s’est dissipée, l’État continue de chanter sa berceuse sur la « sécurité » – dans un royaume féerique d’unité multiculturelle. Mais nous savons que ses chevaliers en armure étincelante sont les flics, les juges, les matons, les balances et les entreprises de technologie qui vendent des instruments de surveillance DIY. Et que l’unité qu’ils défendent est faite seulement d’obéissance volontaire, mortelle – à un logement et un loyer subhumains, à un travail qui dévore la vie et à une consommation toxique.

Se laisser bercer par le faux produit de la « sécurité » coûte cher – notre propre pensée vivante et notre volonté d’agir : une belle affaire pour ceux qui ont du pouvoir et des privilèges ainsi qu’une honteuse dépossession pour le reste d’entre nous, qui restent des cibles faciles.

Assez de tout ça ! Nous n’aiderons pas à décorer cette friche exploitée avec des drapeaux et des mensonges démocratiques. Il est temps d’agir, de nous regarder en face les un.es les autres, de faire face à la réalité, de choisir nos compagnon.nes de lutte et d’affronter ce qui nous détruit. Dans le quartier de Harehills, à Leeds, la tentative des policiers et des services sociaux d’enlever plusieurs enfants, contre leur volonté, a provoqué une nuit de rébellion multiraciale, de la part de la jeunesse combative de la région. A Croydon [ville de la banlieue sud de Londres ; NdAtt.], un rassemblement d’une cinquantaine de personnes, contre une menace fasciste qui ne s’est pas concrétisée, n’a pas gaspillé l’occasion – en attaquant la police et en dressant des barricades dans les rues.

Mais nous n’avons pas besoin d’attendre la goutte qui fait déborder le vase. Formons des groupes auto-organisés, sans drapeaux ni leaders, rencontrons-nous, discutons, identifions les questions qui rendent nos vies invivables, qui affament nos enfants, qui nous jettent à la rue ou nous forcent à vivre dans la misère urbaine et l’humiliation. Sans syndicats ni partis politiques, organisons nous-mêmes l’attaque contre l’existant, avec celles/ceux que nous choisissons, et coordonnons nos luttes, en apportant qualité, solidarité, joie, en commençant maintenant à créer un monde digne d’être vécu. Là où il y a de la dignité, il y a de la révolte !

quelques anarchistes dans le sud de Londres

Chili : Agitation lycéenne et étudiante, en solidarité avec Francisco Solar

Publié le 2024-08-26 18:20:09

Santiago : Des affrontements contre les forces spéciales, devant le Liceo de Aplicación

Contra Info / mardi 20 août 2024

LA MÉMOIRE ET LA SOLIDARITÉ SONT UNE ARME QUE NOUS SAVONS CHARGER.
SORTIE INCENDIAIRE DU LICEO DE APLICACIÓN, LUNDI 19 AOÛT 2024.

En solidarité avec Francisco Solar, prisonnier anarchiste que maintenant vit dans un régime d’isolement total dans les cachots du capital chilien.

En souvenir, et en guise de commémoration, des compagnons récemment décédés : Luciano Pitronello, un compagnon connu pour son activité anarchiste et antiautoritaire, réalisée par des actions comme la collocation de bombes dans des institutions financières du Chili.

En souvenir de Lupi, un compagnon connu pour sa contribution et son activité conséquente dans la guerre sociale anarchiste.

POUR LA LIBERTÉ DE TOU.TES LES PRISONNIER.ES POLITIQUES, ANARCHISTES, SUBVERSIF.VES ET MAPUCHE. LIBERTÉ POUR LES PERSONNES ARRÊTÉES LE 6 JUILLET

*****

Ñuñoa : Sortie incendiaire de l’Université du Chili et attaque d’un bus de la RED, en solidarité avec Francisco Solar

Informativo Anarquista / samedi 17 août 2024

Le mercredi 14 août, un groupe de compas à visage couvert est sorti du campus Juan Gómez Milla pour bloquer la rue et incendier un bus de la ligne 506 de la Red [les transports en commun de l’agglomération de Santiago ; NdAtt.], sur l’avenue Grecia, en participant à la campagne contre l’isolement du compagnon Francisco Solar. En réponse, les COP [l’anti-émeute des Carabineros ; NdAtt.] ont fait irruption sur le campus et le procureur a demandé au laboratoire d’investigations criminelles des Carabineros (Labocar) et à l’OS-9 [les enquêteurs des Carabineros ; NdAtt.] de rechercher les responsables et des preuves. Au moment de la publication de cette nouvelle, il n’y a pas eu de d’arrestations.

Voici quelques images :

Prison de Rancagua (Chili) : Des mots de Francisco Solar

Publié le 2024-08-26 18:25:08

Boina Acrata / mardi 20 août 2024

Des mots de Francisco Solar, dans le cadre de la semaine d’agitation internationale pour le sortir de l’isolement, du 10 au 17 août 2024

Il est important de comprendre que, dans différentes parties du monde, le Pouvoir est en train d’utiliser l’isolement comme un régime interne à la prison visant à combattre l’anarchisme d’action, en utilisant les mesures les plus dures prévues par les systèmes pénitentiaires, dans le but d’anéantir une fois pour toutes les idées et les pratiques qui sont ennemies de toute forme d’autorité. Ce n’est pas nouveau. Au cours de l’histoire, les moments où les États ont décidé d’en finir avec l’anarchisme sont nombreux, mais ils n’y sont jamais parvenus.

C’est maintenant notre tour, non seulement d’empêcher que l’autorité atteigne son but d’anéantissement, mais d’arriver à en sortir plus fort.es, en créant des conditions et des moments qui feront trembler les puissants.

Dans ce sens, la solidarité révolutionnaire joue un rôle déterminant, dans la mesure où elle sait qu’en frappant le Pouvoir et en créant des instances autonomes de lutte, elle brise en quelque sorte l’isolement.

Une solidarité révolutionnaire qui ne voit pas le/la prisonnier.e comme un individu inactif, avec lequel il faut se solidariser de manière indiscutable, mais comme un.e compa qui continue à faire partie de la lutte et qui est donc actif.ve dans l’échange d’idées sur les différentes initiatives qui sont menées.

J’envoie une accolade chargée de complicité à tous les groupes et individualités qui portent implicitement la solidarité révolutionnaire dans leurs luttes quotidiennes. Qui, à tout moment, de manière persistante et obstinée, affrontent cette société qui, pour se perpétuer, a besoin de prisons, de contrôle, de prédation et d’exploitation. Qui conspirent et inventent de nouvelles façons de diffuser la propagande anarchiste, en menant des attaques et en se solidarisant avec les compas emprisonné.es. Une grande accolade à eux/elles tou.tes.

Avec Luciano Pitronello* dans mes souvenirs. Un compagnon, un guerrier, qui n’a jamais vacillé. Qui, de manière acharnée et obstinée, a lutté par tous les moyens pour construire des espaces de liberté et détruire l’autorité.

Liberté pour les prisonnier.es anarchistes et subversif.ves !
Luciano Pitronello vit dans chaque attaque !

Que le prisons explosent !
Vive l’anarchie !

Francisco Solar
Prison La Gonzalina, Rancagua
Août 2024

 

* Note d’Attaque : le compagnon Luciano Pitronello, dit Tortuga, est décédé le 11 août, des suites d’un accident de travail. Le 1er juin 2011 (alors qu’il était en cavale car recherché suite à l’opération répressive connue comme Caso bombas), il avait été gravement blessé par l’engin explosif qu’il était en train de placer devant une banque, à Santiago. Il a perdu une main et subi d’autres blessures. Après une longue période passée à l’hôpital (aux arrestations) et en détention préventive, à l’issue d’un procès qu’il a affronté de manière combative, il a été condamné à 6 ans de liberté conditionnelle.

Saïx (Tarn) : Attaque nocturne du chantier de l’A69

Publié le 2024-08-26 18:30:09

La Dépêche du Midi / vendredi 23 août 2024

Un impressionnant incendie a détruit un ouvrage sur le chantier de l’autoroute A69, à Saïx (Tarn), entre Castres et Toulouse, dans la nuit de jeudi à vendredi, au niveau du parc du Dicosa, en face de la ZAD dite de la « cal’arbre ».

Vers 1h30 du matin, plusieurs groupes d’individus cagoulés ont jeté des pierres sur la zone, contraignant les agents de sécurité à se mettre à l’abri. D’après nos informations, un troisième groupe aurait incendié l’ouvrage. Le concessionnaire Atosca évoque l’usage de plusieurs cocktails molotov.

Toujours est-il que cet imposant coffrage, une structure en bois et en métal, s’est enflammé. Pompiers et gendarmes sont intervenus, mais ont essuyé de nombreux caillassages. Les forces de l’ordre évoquent « une trentaine d’individus, vraisemblablement en provenance de la ZAD voisine. »

Les opérations pour éteindre l’incendie ont été ainsi retardées, et le feu, quasiment maîtrisé à 6h30, était encore en cours à 8h30, indique Walter Guyonvarch, directeur des opérations pour le concessionnaire, les pompiers retournant sur place.

L’ouvrage détruit était un coffrage destiné à couler la pile centrale d’un pont, « une structure très spécifique », indique Walter Guyonvarch, qui dénonce « une désespérante continuité des actes qui se perpétuent. Il ne faut pas se faire d’illusion, les incendiaires sont sur la ZAD à côté… »

Une plainte a été déposée. Le directeur des opérations du concessionnaire explique que le « terrain de la cal’arbre nous appartient, et nous espérons le concours de la force publique pour expulser les zadistes. » Et de conclure : « Cela met un coup au moral de tous les compagnons sur le chantier, mais ils sont tous dans l’idée de reconstruire ce qui est cassé. »

L’incident n’a pas fait de blessés, et aucune interpellation n’a eu lieu à ce stade.





*****

Mise à jour du 25 août : aucune trêve, contre l’A69 !

La Dépêche du Midi / mercredi 7 août 2024

La tension est montée d’un cran ces derniers jours autour de deux points du chantier de l’autoroute A69, qui doit relier Castres à Toulouse. Plusieurs incidents ont émaillé le week-end, causant quelques dégâts, ne faisant toutefois aucun blessé.
D’abord, sur le chantier en cours au Dicosa, à Saïx, en face de la Zad dite de la cal’arbre, lieu-dit En Calarié. Par deux fois durant le week-end, plusieurs individus masqués et cagoulés s’en sont pris, en pleine nuit, aux installations. Une vitre d’un bungalow accueillant les pauses des ouvriers a été brisée et plusieurs caissons de matériel ont été cassés.
Dans la nuit de samedi à dimanche, ce sont une vingtaine de personnes qui s’en sont prises aux agents de sécurité, jusqu’à l’intervention des gendarmes.
Deuxième manche la nuit suivante, au même endroit, avec plusieurs individus cagoulés qui pénètrent sur les lieux, mis en fuite par les agents qui en sont quitte pour les insultes et les faisceaux lumineux en direction du visage.
Toujours à Saïx, du côté de la Crémade cette fois, une poignée d’individu aurait tenté de pénétrer dans l’enceinte grillagée, sans succès.
Après quelques semaines plus calmes, la tension remonte d’un cran. Une plainte devait être déposée.

[auf Deutsch]

Briançon (Hautes-Alpes) : « Feu aux prisons, aux frontières et à Murgia »

Publié le 2024-08-26 18:35:10

extrait d’Alpes1 / samedi 24 août 2024

Le maire de Briançon Arnaud Murgia a été visé par un tag haineux à la frontière franco-italienne : « Feu aux prisons, aux frontières et à Murgia ».[…]

Et, selon BFM, « Depuis son élection en 2020, le maire de Briançon est un grand défenseur de la pérennisation de renforts policiers à la frontière franco-italienne. Il a également défendu la loi immigration. »

Milwaukie (USA) : Un pont ferroviaire incendié

Publié le 2024-08-26 18:40:19

Scenes from the Atlanta Forest / vendredi 23 août 2024

La cible était un pont en treillis de la compagnie ferroviaire Portland and Western, qui enjambe la rivière Willamette entre Lake Oswego et Milwaukie, dans l’Oregon.

Nous répondrons à la civilisation qui détruit la terre et la possibilité d’une vie libre, en détruisant à notre tour.

« Pour le moment, la voie est fermée au trafic ferroviaire. »

« Le trafic de P&W (PNWR) sera réacheminé pendant un certain temps, du coup le Cornelius Pass [grand axe routier de la métropole de Portland ; NdAtt.] pourrait voir beaucoup plus d’action, pendant longtemps. »

« Il y a des dommages structuraux au pont en treillis, qui est exploité par P&W Railroad. »


PNWR a une base de trafic diversifiée, fondée sur les marchandises transportées par wagon. Les copeaux de bois, le papier, les produits agricoles et les agrégats sont les principales sources de trafic. Parmi les plus de 135 clients de cette ligne, les plus importants sont Stimson Lumber Company, Cascade Steel Rolling Mills, Georgia Pacific et Hampton Lumber Sales. Cette voie ferrée transporte aussi du pétrole d’Exxon Mobile, de l’asphalte et des produits pétroliers. Le chemin de fer est l’un des principaux moyens de transport des matériaux de l’industrie qui rend la guerre possible.

L’activité industrielle, responsable de l’effondrement climatique, n’a pas vraiment intérêt à arrêter sa dévastation, mais s’obstine à faire semblant d’être respectueuse de l’environnement et à utiliser des termes comme « énergie verte », avec de nouvelles sources d’énergie fossile qui sont, elles aussi, nocives pour les écosystèmes et pour nos vies. Et surtout, avec la clarté que chacun.e de nous est le/la seul.e à pouvoir lutter contre l’avancée de la dévastation, nous voyons l’urgence d’attaquer l’industrie qui détruit la terre, en ajoutant notre initiative et notre action à la campagne internationaliste « Switch Off! » switchoff.noblogs.org

Que cette action soit un salut chaleureux de solidarité à celles/ceux qui ont porté des coups tels que les attaques contre les cimenteries en Allemagne, aux guerrier.es Mapuche qui combattent au Chili, aux saboteur.euses du Mountain Valley Pipeline, en Virginie Occidentale, à ceux/celles qui attaquent le projet progressiste techno-fasciste d’« énergie verte » de Tesla, aux efforts contre les entreprises de production militaire qui, comme Elbit, alimentent le génocide des Palestinien.nes, à celles/ceux qui contrecarrent régulièrement les efforts pour construire la Cop City, à Atlanta, en Géorgie, et à tou.tes celles/ceux qui passent à l’action, en reconnaissant que l’attaque doit être immédiate et partout où se trouvent les installations et les moyens des responsables de la dévastation, en contribuant au dialogue par l’action directe et l’attaque.

Nous saluons chaleureusement ceux/celles avec qui nous marchons vers l’offensive.

Nous entendons cette action comme un héritage de nos mort.es.
Nous n’avons pas oublié et nous continuons.

Switch Off! The System Of Destruction

quelques anarchistes

OUR ONLY HOMELAND IS REVOLT POSTER IN THE STREETS ( South London, UK )

Publié le 2024-08-26 18:45:05

PDF:

OUR ONLY HOMELAND IS REVOLT

AUTHORITY HAS EVERYONE IN A VICE GRIP.Dealing out crumbs through humiliating charity and robotised slavery. With nothing to guarantee any more, the technicians in power promise only crisis and emergency – and soon war. In the guise of defence against the rabid attacks in recent weeks they have enhanced their arsenal of social control against all of us.

MEANWHILE RACIST ATTACKS TAKE PLACE IN BROAD DAYLIGHT. The perpetrators target ‘immigrants’ (or whoever they classify as such) with abuse, chemical dousing, threats, beatings, fire and bricks. This is the worst kind of cowardice: kneeling in front of bosses and leaders, but leaping up to strike at anyone they fear coming from below them. Without a doubt masses of angry citizens join behind them, perhaps more hesitant to act, but no less lobotomised by fear of the outsider.

What they don’t see is that every inch of space is at the mercy of profit and control. Everyone and everything is molded in the image of an inhuman ‘progress’. The human dream of belonging and co-existence is murdered and re-animated as the zombie of imperiled nationalism.

This disgrace is encouraged by the mass conformity of addiction to politics, media and social media. It is a high-tech attention racket, churning out new things to be terrified of, or furious at – anything to keep you scrolling and clicking.

Now, after the smoke of would-be pogroms has cleared, the state continues to sing its lullaby of ‘safety’ – set in a fairytale kingdom of multicultural unity. But we know its knights in shining armour are cops, judges, screws, snitches, and tech companies selling DIY surveillance. And the unity they defend is only made up of deadly, voluntary obedience – to subhuman housing and rent, life-devouring work, and poisonous consumption.

To let ourselves be lulled by the sham product of ‘security’ comes at a high price – our own living thought and will to act: a nice deal for those with power and privilege, and shameful dispossession for the rest of us, left sitting ducks.

Enough of all that! We won’t help to decorate this exploited wasteland with flags and democratic lies. It’s time to act, face each other, face reality, choose our companions in struggle and confront what is destroying us. In the Harehills neighbourhood of Leeds, the attempt by the cops and social services to abduct several children against their will led to a night of multi-racial rebellion from the combative youth of the area. In Croydon a gathering of 50 people, against a fascist threat that came to nothing, didn’t let the moment go to waste – attacking police and barricading streets.

But we don’t need to wait for the final straw. Let’s form self-organised groups, without flags or leaders, meet, talk, identify the questions that are making our lives unliveable, starving our children, throwing us out into the streets or forcing us to live in urban destitution and humiliation. Without unions or political parties, let’s self-organise the attack on the existent with those we choose and coordinate our struggles, bringing forth quality, solidarity, joy, starting right now to create a world worth living in. Where there is dignity there is revolt!

a few anarchists in South London

Berlin (Germany): “Bauer AG” drilling crane set on fire for its participation in THE LINE

Publié le 2024-08-26 18:50:03

 “Bauer AG” drilling crane set on fire for its participation in THE LINE

Bauer AG is a highly specialized civil engineering company which, through its involvement in gigantic infrastructure and construction projects all over the world, is complicit in the destruction of habitats and the expulsion of their inhabitants. The advance of Bauer AG’s drills and diggers into the most remote parts of the planet never bodes well, and often heralds the end of the diversity of flora and fauna in favor of a gray misery of steel and concrete.

“What we do today determines what tomorrow’s world will look like”.

This seemingly innocuous statement by the CEO of Bauer AG represents a serious threat to everything that doesn’t fit in with the Western idea of progress, or doesn’t want to submit to it. For wherever the much-vaunted conquests of civilization extend, there always arises a colonial mentality that wants to quantify every living thing in terms of its utility, and is obsessed with the will to dominate and control the wild and the unpredictable. But it doesn’t always go unanswered. Recently in Canada, the staunch opposition of the Wet’suwet’en nation to the Coastal GasLink pipeline, which once again crosses their territory, has drawn attention to Bauer AG’s involvement in this crime. But Bauer AG is not interested in any of that. It prides itself on being responsible and sustainable, reducing its environmental impact and carbon footprint through innovative solutions and digitalization.

But when the Crown Prince of Saudi Arabia waves his dollars around and makes an appeal in the name of energy transition, they flock to the scene. It’s the nightmare-come-true of a dystopian smart city called THE LINE, along with coveted green hydrogen and AI-driven flying taxis. THE LINE is a gigantic urbanization and construction project for a futuristic new city which, when completed, will stretch 170 km inland from the Red Sea and be home to up to 9 million people, 200 meters wide and 500 meters high. Billed as the first major carbon-neutral city, the construction project is attracting international companies and investors, and aims to set the standard for future urban planning methods. Smart, connected, ecological. Right up there with the Western zeitgeist. What’s more, this Smart City is set to promote hydrogen, an important energy source for the energy transition.

Several major European companies have already won large-scale contracts for THE LINE, including ThyssenKrupp, Volocopter, Bauer AG, Veolia, Siemens Energy, Keller Grundbau GmbH, Kühne+Nagel, Trewi, Navia and FCC. With a contract value of 240 million, Bauer AG is responsible for deep drilling. With such a sum, it’s easy to overlook the fact that most migrant workers are brutally exploited on site. In order to implement this project, the Saudi government has also forcibly displaced thousands of indigenous Howeitat people who have lived there for centuries. Anyone who resists is arrested, tortured or murdered. Energy transition at its best. Even the much-vaunted technological innovations are no longer so enchanting when you consider that they implement digital surveillance systems to identify political dissidents and enable widespread social control. At the same time, absurd amounts of resources are being used to realize this madness, and it has to be assumed that the 170 km-long smart city monster will massively impede the usual migratory movements of the animal world and unbalance local flora and fauna.

All in all, THE LINE is a total ecological disaster and a human tragedy on every level. Perhaps the only silver lining is that the lies of the energy transition reveal themselves with examples like this. Ultimately, it’s nothing less than the reshaping of industrial and technological exploitation to serve the constant of economic growth and profit maximization. Fire and flames to all those who take part in it and enrich it!

That’s why, on the night of July 12, we set fire to the hydraulic cables of a Bauer drilling crane at a Köpenickerstrasse construction site, in Berlin’s Mitte district.

Read more: Switchoff – THE LINE

Translated by Act for freedom now!

via: sansnom

Claim for action in Mexico by Informal Coordinator of Anarchist Women against Civilizational depredation

Publié le 2024-08-26 18:55:06

ES:   FRGR:

Claim for action in Mexico

 

On Sunday, August 4 2024 we detonated a bomb made from dynamite, powder and butane gas in the facilities of the so-called “Tower of Well-being” in Mexico City. We have decided to act faced with the capitalist devastation which imposes itself, WE WILL NOT GIVE IN. They can’t offer us any “handout”, we will continue to act. Until the end. We don’t want their civilizational depredation we want to be wild; to join with nature.

And we are nature defending itself, and… we will never stop. Neither us nor our daughters will be their maids, nor their cooks, nor their rape victims. We prefer to struggle, to struggle until their end or our own. We’re not afraid of them. But their predatory order will not be imposed.

The mexican “candidate” only offers more Civilizational depredation. We will fight her.

Informal Coordinator of Anarchist Women against Civilizational depredation
We group with the coordinator of anarchist women for the defense of our body-territory (south) and with the Informal Feminist Commando of Antiauthoritarian Action (center-south)

We’re together now against their predatory “civilization”. North, center and south of Mexico.

Freedom for Anarchist Prisoners!
Free Monica Caballero!
Free Francisco Solar!
Free Alfredo Cospito!

We won’t rest until the last cage falls!

Actforfree :receive anonymous email and translated to English

KOMOTINI (Northern Greece): Solidarity against the isolation regime of the Anarchist Francisco Solar by Anarchists from Utopia AD

Publié le 2024-08-26 19:00:04

Solidarity against the isolation regime of the Anarchist Francisco Solar

In the framework of the international week of agitation and solidarity against the isolation regime of the anarchist comrade Francisco Solar from August 10 to 17, we carried out on the walls posters in central places of Komotini.


Recall that the comrade is accused of sending explosive packages to the 54th division of the Carabineros (Federal Police of Chile) and against the former minister of the interior, Rodrigo Hinzpeter in July 2019, an action he has undertaken as ”Cómplices Sediciosos – Fracción por la Venganza” . He is also accused of the double attack on the Tánica building on February 27, 2020, an action that he has also undertaken as “by the Afinidades Armadas en Revuelta.”

For the last action, comrade Monica Caballero is also accused.

From Greece to Chile Solidarity Is Our Weapon

utopia-ad.

(Chile) Incendiary Stroll and Attack on RED bus at the University of Chile (JGM) in Solidarity with Francisco Solar

Publié le 2024-08-26 19:05:05

Incendiary Stroll and Attack on RED bus at the University of Chile (JGM) in Solidarity with Francisco Solar

August 17, 2024 / informativoanarquista

On Wednesday, August 14 a group of masked comrades left the Juan Gómez Milla campus to block the street and burn a Red bus of the 506 route on Avenida Grecia, attaching themselves to the campaign against the isolation of comrade Francisco Solar.

In response, COP entered the campus and the Public Minister instructed the audience of the Carabinero Criminalistic Laboratory (Labocar) and the OS-9 to search for suspects and evidence. As of the publication of this notice there have been no arrests.

Below are some records:

(Chile) Switch Off! Campaign Claim of Incendiary Attack on “Melon” Cement Factory and “Río Maipo Aggregates”

Publié le 2024-08-26 19:10:10

August 4, 2024 / informativoanarquista

Translated by Act for freedom now!

Received by email 4/08/2024

DE / FR /  GR

Switch Off! Campaign Claim of Incendiary Attack on “Melon” and “Río Maipo Aggregates” Cement Factory. (August 3. San Juan de Llolleo Sector, Valparaíso Region, Chile).

“We are the debris piles and the grains of sand in the gears of a machine which advances inexorably and with heavy steps. We are factors of disruption in the machine room”.

– Volcano Group

The night of Saturday, August 3, accompanied by the forces of the river, we decided to attack the “Melon” Cement factory and the “Río Maipo Aggregates S.A.” company.(1) located in the surroundings of the mouth of the Maipo River. We aimed to paralyze their functioning, entering both premises and igniting their lines of production, logistics and administrative offices using 10 incendiary devices, leading to the total destruction of the facilities of the location, and so consolidating our third act of sabotage with significant damage to factories that prey on and threaten the life along the Maipo River. This act returns part of the decades of harm that they have caused to the land and the environments in which they operate, as a way of contributing to the struggle against devastation. To the destruction of the earth and our lives, the only way we can respond with dignity is through the total destruction of that which destroys it.

In this sector, as well as along other stretches of the river, the activity of cement and aggregate extraction brings ecological sacrifice and the degradation of the communities that inhabit the environment, converting it into another sacrifice zone (there are 4 total concrete, cement and aggregate factories that operate there). This hasn’t been irrelevant for the local population which has demonstrated against the effects provoked by the functioning of this nefarious industrial activity, though beyond this particular conflict in the zone, we become part of the same, putting our wager on revolutionary anarchic violence into practice with conviction as a concrete and necessary method for the sharpening of the conflict for the earth and total liberation.

Melon is a cement company operating in Chile which currently is in the hands of a powerful corporate conglomerate based in Peru (Breca Group, of the Brescia-Cafferata family), which proposes expanding their business of exploitation of the earth across the whole of southern Abya Yala, adding this activity to the rest of the economic sectors in which they already operate. In turn, the aggregate company “Maestranza y Planta de Áridos Rio Maipo S.A.” [Rio Maipo Aggregate Plant and Workshop] operates actively in the sector of the Maipo river of the Santo Domingo and San Antonio townships, Valparaiso region. This comes after attempting to establish themselves in the Navidad township (Rancagua, VI Region) commencing their activities without even having the respective approval of the environmental impact commission of the region, proving their total indifference to the harmful effects of the exploitation of the earth and the rivers. In addition to these two factories which were attacked, there are two other concrete/cement factories in the area; one of these is “San Juan Cementos” of the multinational group UNACEM, which also devastates the earth in various countries of Abya Yala (USA, Ecuador, Chile, Peru and Colombia).

The environmental impact that both activities have is well known, causes of the degradation of the rivers and environmental contamination, in addition to harming the life and ecosystems of the environments where they operate. It’s not without reason that other territories of the first world, models to which some aspire so much, prohibit the activity of extraction of aggregates in water basins. Extracting aggregates and minerals from the banks of rivers harms their course and velocity, generating sinkholes that are replicated upstream in a domino effect (a phenomenon called regressive or retrograde erosion). This destroys the flora and fauna that live there and promotes land slides or similar phenomena. The impact of cement production is not minor, bordering 7% of C02 emissions on a global level (three times that of air traffic, positioning itself as the third most contaminating industry). In addition, all of these absurd and enormous quantities of cement produced on a daily basis across the world (close to 150 tons are consumed each second) are created with raw materials such as gravel, pebbles and stones that they take from the mouths of the rivers or by drilling into the earth for extraction of minerals. Vast expanses of beaches are razed and devoured to extract the necessary sand.

These industries exist to proliferate the current civilized model of life, where each day cement imposes itself over more and more of the earth, crushing and hiding it to make way for the ingratitude toward what is native, raising enormous constructions through respective displacement or destruction of habitat of wild animals and vegetation that gives life to the ecosystems. This happens day after day without stop, expanding the city further and further into the edges and elevations, thus sweeping away what is natural in the territory. Where the parks are pleasing but only a simple functional bubble in the city in the middle of all the cemented shit. The rain water doesn’t adequately drain in the earth, the heat in the city of concrete is suffocating, and there is no longer even any earth to plant. All of this is cement and to maintain it and reproduce it they need these extractivist industries, destroyers of the environment. This gray and opaque form of life has grave consequences and these are not irrelevant to us.

Understanding that these companies make up part of this extensive extractivist machinery, present in the whole world and quickly converting all of Abya Yala into a sacrifice zone; that the exploitation of the earth is a vital artery  of domination; that the industrial activity responsible for the changes to the climate caused by global warming have no real interest in halting their devastation but rather endeavor to feign environmentalism and new energy sources that are also harmful for the ecosystems and our lives; and above all, with the clarity that each of us is the only one who can fight the advance of devastation, we see the urgency of attacking the industry that destroys the earth. We add our initiative and action to the internationalist “Switch Off!” campaign, which we spoke of in a past writing called “The Conflict in Abya Yala and its Relationship to “Switch Off!”: Anarchist Words on the Necessary Struggle for the Earth”.

Switch Off! The cement factories and aggregate extraction!

Switch Off! The world of devastation and the system of destruction!

May this fire be an embrace for the comrades who have dealt blows in other territories across the world like the attacks in Germany against the cement plants of “HeidelbergMaterials AG” and “Cemex”, to the comrade saboteurs of the Mountain Valley U.S.A. gas pipeline, to the perpetrators of the attacks against Tesla, among various other acts of sabotage and destruction across the globe. Knowing that attack must be immediate and in all territories where the facilities and means of those responsible for the devastation are found, contributing to dialogue through direct and confrontational action, without any shade of hope in institutional processes or savior entities. For those who we find on the offensive, encouragement and love <3

We also act in solidarity with the struggle for Mapuche autonomy that consistently remains with head held high despite the colonizing offensive of the chilean and argentine states, responding to excractivist industry with fire and bullet and without faltering.

But the state offensive hasn’t only been in Wallmapu; the repressive situation in the whole territory has heightened in the hands of social democracy, which has intensified its authoritarian policing policies against the whole sector which is antagonistic to the interests of capital and the State. It puts a nice face over its anti revolutionary actions, raising false flags of struggle pretending to be environmentalist, pro human rights, pro “original peoples” and to be against gendered violence, proving not only to be a fraud in each of these areas, but also reinforcing the opposite. We see this in the repressive escalation in Wallmapu, in the disproportionate and vengeful sentence against our anarchist comrade Francisco Solar, in the mediatized repressive hunt in the historically combative Villa Francia neighborhood, in the anti-squat law that indiscriminately criminalizes and punishes land occupations of residents without houses, in the construction of new high-security prisons. All this among so many other blatant actions that benefit the powerful to the detriment of the exploited and the fighters, like the release and total impunity given for the acts of police bastards like the pigs Crespo and Sebastian Zamora, to the assassins of Cristián Valdebenito and those of Pablo Merchant, among many other cases. Our solidarity to all those who suffered the consequences of repression including prison, mutilation, persecution and murder.

All of this is no more and no less than the work of the “popular” government that came to halt “fascism”, a government commanded by those who, in a key moment, lent a hand to power to agree to suppress the revolt and stop any possibility of popular violence escalating. All of this is the work of those who counted on the support of illusive votes of supposedly combative sectors. Faced with this, we demonstrate our total rejection of the complicit silence, victimization and immobilization of those self-proclaimed revolutionary sectors when the time came tried to convince us that participating in democracy could be a good idea. We abhor anyone who under the wings of the struggle actively sustains and participates in the electoral system and representative democracy that only defends the structure of the neoliberal and police regime, because institutionalism and its justice will always look out in favor of those who govern and their repressive arms. We are disgusted by those sectors which call themselves “anarchists” or “revolutionaries” and were part of the electoral show of the constitution and of this government. Those who today, instead of making a profound self-critique and arousing the determined step into offensive action, keep silent after biting their tongues and today succumb to immobilization and sterile discourses that do little to end this reality that rattles us. The only response faced with brutal repression, the imprisonment of our comrades, political executions and the police state is and will be autonomous struggle and direct action, far from institutionalism and democratic traps. It was said in advance, counting on centuries of historical experiences of struggle, and today, by spitting and throwing it in the faces of those delusional participants in democracy, we repeat once again: there’s nothing to negotiate with the enemy, the only path is conflict, without half measures nor timidity, fire to progressivism and open war against all authority!

In this month of august, charged with memory for Santiago Maldonado and Macarena Valdés, we continue walking the path of direct confrontation, spreading fire against devastation, giving life and continuity to combative memory for our dead.

In addition we connect with the call for the week of international agitation for Francisco Solar, comrade currently imprisoned by the State through an 86 year sentence and in a vengeful isolation regime. We leave aside the victimist discourses and attack Power where it’s found, since this is the only way we have to get Francisco out of isolation. And the more frequent these attacks are, the greater there impact will be and, moreover, their capacity to have an erruptive impact will grow, which will certainly strengthen expressions of anarchist solidarity.

“We understand that the only way to stay alive is striking the oppressors. We know that Power won’t fall with these attacks, but this isn’t a reason for us to sit on our hands. We strike because we don’t envisage citizen passivity in our lives. We distance ourselves from formal combat structures to take the pleasure of attack into our own hands, united in affinity.

Let’s unleash destructive hostilities!”

-SEDITIOUS COMPLICITIES /FACTION FOR VENGEANCE

A strong, warm and tight embrace to Francisco Solar, Aldo, Lucas, Mónica Caballero, Tomás, Joaquín García, Panda, Rusio, Tortuga, Mapuche prisoners, Villa Francia prisoners and anarchist prisoners around the world. A push, a breath, a gesture and a wink, translated through fire against the industries of domination and devastation, making them part of this expansive fire of liberation.

Immediate freedom for the lonko Facundo Jones Huala who is on hunger and thirst strike in the prisons of the State of chile.

From Wallmapu to palestine, armed resistance is necessary against colonial occupation. Action against genocide is viable on all continents, to destroy colonialism wherever it’s found. From the river to the sea, palestine will be free.

“We attack industry and the economy which benefit from colonialism and the destruction of nature and make a future worth living less and less possible!”

Switch Off! The system of destruction.

Switch off the machine. Destroy the machine.

Bau, Claudia, Mauri, Angry, tortuguita and all anarchists who died in action, you walk with us on the offensive.

For anarchy, for the earth, for our lives.

Insurrectional Cell for the Maipo. New Subversion.


Note from Informativo Anarquista

(1) Mega Emol ,and Biobio

A propos des perquisitions à Bruxelles et Amsterdam

Publié le 2024-08-26 19:15:05

[Sur ces perquisitions, on pourra relire ici l’article de juin 2024. Et on trouvera ci-dessous des liens vers les attaques anonymes en Bavière (Allemagne) qui ont servi de prétexte à cette opération de police internationale…]


[Reçu par mail, 22 août 2024]

Au petit matin du 23 mai 2024, les flics ont perquisitionné simultanément 3 domiciles de compagnon.ne.s à Amsterdam et à Bruxelles. Pour rappel : ont été saisis des supports de données numériques (ordinateurs, téléphones, disques-durs, clés usb, appareils photo), des outils et des publications anarchistes. Personne n’a été arrêté à cette occasion.

D’après les premiers documents de l’enquête, trois compagnon.ne.s sont visées par une procédure lancée par le parquet général de Munich pour : « participation à une association criminelle (§129), incendie volontaire, perturbation d’entreprises publiques et sabotage à des fins anticonstitutionnelles ».

Plus précisément, elle sont suspectées d’avoir formé un hypothétique « groupe d’extrême-gauche-anarchiste », « ayant commis les délits suivants en Allemagne » :
– « le 25.07.20 * incendie volontaire de tourets de câbles, de camions et d’engins de chantiers à Munich » ;
– « le 03.08.2002 * incendie volontaire d’engins de chantier à Schrobenhausen (Bavière) » ;

* une recherche internet donne à penser qu’il s’agirait plutôt de faits en date du 25.07.2022 et du 03.08.2022.

Depuis au moins septembre 2023, plusieurs « commissions rogatoires européennes » témoignent de la collaboration entre le parquet de Munich et la justice hollandaise, belge et française.
D’autres informations suivront dès qu’il y aura du nouveau.

[Brochure] Une bien mauvaise rencontre

Publié le 2024-08-27 08:05:05

La Boétie, en 1548, suggère que le pouvoir n’est pas le fruit de la nécessité, mais d’une mauvaise rencontre. Presque d’un malheureux hasard. Retracer l’histoire de l’apparition de l’Etat et de sa forme contemporaine permet de mieux saisir sa réalité, toujours avec comme perspective de s’en défaire. La liberté n’est en effet pas possible à l’ombre de l’Etat.



Aux origines de l’Etat – page 4

Le chef d’Etat précède l’Etat : le rôle de l’esclavage et des pactes de sang dans la naissance de l’Etat
La royauté sacrée
Les morts d’accompagnement, signes explicites de la personnalisation du pouvoir
La royauté divine
Le monopole de la violence jugée légitime
La puissance de la religion
La bureaucratie
L’Etat, producteur d’un lien social spécifique
Une mauvaise rencontre
Un nouveau seuil dans la domination : la domination politique

Le champ de bataille utilitariste – page 16

Etat moderne et Etat-nation
Rendre plus lisible populations et territoires
La mise en place d’équivalences
La rationalité statistique
L’utilitarisme
L’hygiénisme social
Les paradoxes d’un nouveau rapport au monde

Villeneuve-Saint-Georges : baignade sauvage et vidéosurveillance

Publié le 2024-08-27 08:10:05

Villeneuve-Saint-Georges : un mât de vidéosurveillance scié
après deux interpellations
Le Parisien, 25 août 2024 (extrait)

Est-ce une réponse à l’intervention policière survenue plus tôt dans l’après-midi ? Un mât en béton avec sa caméra de vidéosurveillance a été scié dans la nuit de samedi à dimanche à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne). La scène s’est déroulée dans le quartier Blandin. Ces dégradations, suivies de tensions avec les forces de l’ordre, pourraient être directement liées aux deux interpellations qui ont fait suite à l’ouverture d’une borne incendie quelques heures avant.

Dans le quartier, plusieurs personnes dont des enfants remplissaient une petite piscine avec l’eau de cette borne. « Des enfants jouaient dans l’eau à même la rue avec la borne ouverte », confirme une voisine de la rue Blandin. « Les policiers sont passés une première fois pour leur demander d’arrêter, souligne le cabinet du maire, joint par téléphone. Comme il n’en était rien, ils sont revenus et ont procédé à une interpellation. » « Les images de la vidéosurveillance ont permis d’identifier un suspect », ajoute une source proche de l’enquête.

« J’ai entendu un énorme boum »
Toujours dans l’après-midi, un deuxième homme a été interpellé mais aux abords du commissariat de la commune, en charge des investigations. « Le second est directement venu pour menacer les policiers », détaille un proche du dossier.

La situation revient à la normale dans le quartier jusqu’à 23 heures. « J’étais en train de m’endormir quand j’ai entendu un bruit de scie, décrit une autre riveraine. Je me suis demandé ce qu’il se passait. » Elle aura la réponse quelques dizaines de secondes plus tard. Il s’agissait d’une meuleuse. « J’ai entendu un énorme boum, raconte la même témoin qui sort de son lit et ouvre sa fenêtre. Le mat en béton servant de socle à la caméra de vidéosurveillance gît sur la chaussée. »

La caméra dérobée

Très rapidement, la situation a dégénéré à l’arrivée des premiers policiers. « Ça a commencé à tirer au mortier, détaille la riveraine, qui décrit avec ses mains des explosions. Certains des individus étaient encagoulés, déplore la mairie qui compte déposer plainte ce lundi. C’est assez surprenant. Nous ne sommes pas habitués à ça. »

« La caméra qui nous appartient a été dérobée », ajoute le cabinet du maire. Ce dimanche midi, un bout du mât dépassait de deux gros blocs de béton censés le protéger au centre d’un petit rond-point.

Milwaukie (États-Unis) : feu au pont ferroviaire

Publié le 2024-08-27 08:15:06

[La nuit de lundi à mardi 20 août vers 2h30 à Milwaukie (Oregon), un pont ferroviaire à tréteaux appartenant à la compagnie Portland & Western Railroad a été incendié. Ce sabotage a été revendiqué le 23 août par « quelques anarchistes » à travers un communiqué publié sur Scenes from the Atlanta Forest dont nous livrons une traduction de l’anglais ci-dessous.]


La cible était un pont à tréteaux de la compagnie ferroviaire Portland and Western Railroad (PNWR), passant au-dessus de la rivière Willamette, entre Lake Oswego et Milwaukie, dans l’Oregon.

Nous répondrons à la civilisation qui détruit la planète et la possibilité d’une vie libre en la détruisant à son tour.

« La voie est fermée au trafic ferroviaire pour le moment ».
« Le trafic de P&W (Portland and Western) sera détourné pendant un certain temps, de sorte que le col de Cornelius risque de connaître beaucoup plus de mouvement pendant un long moment. »
« Il y a des dommages structurels sur le pont, qui est exploité par P&W Railroad

Portland and Western Railroad a un trafic diversifié, basé sur des marchandises. Les copeaux de bois, le papier, les produits agricoles et les granulats en sont les principales sources. Les principaux clients de la ligne de fret, qui en compte plus de 135, sont Stimson Lumber Company, Cascade Steel Rolling Mills, Georgia Pacific et Hampton Lumber Sales. Cette voie ferrée transporte également du pétrole pour Exxon Mobile, de l’asphalte et des produits pétroliers. Le rail est le principal moyen de transport de matériaux pour l’industrie qui rend la guerre possible.

L’activité industrielle responsable de l’effondrement du climat n’a aucun intérêt réel à arrêter sa dévastation
, mais fait semblant d’être respectueuse de l’environnement en utilisant des termes comme « énergie verte », tout en s’appuyant sur de nouvelles sources d’énergie extractives qui sont toujours nuisibles aux écosystèmes et à nos vies. Et surtout, avec la clarté que c’est à chacun.e d’entre nous de lutter contre l’avancée de la dévastation, nous considérons qu’il est urgent d’attaquer l’industrie qui détruit la terre, en ajoutant notre initiative et notre action à la campagne internationaliste « Switch Off ! »

Que cette action soit une salutation chaleureuse de solidarité avec celleux qui ont porté des coups comme les attaques contre les cimenteries en Allemagne, les guerriers mapuches qui luttent au Chili, les saboteurs du Mountain Valley Pipeline en Virginie occidentale, les attaquants du projet techno-fasciste progressiste d’« énergie verte » Tesla, les efforts contre les entreprises de production militaire telles qu’Elbit qui alimentent le génocide des Palestiniens, ceux qui contrecarrent régulièrement les avancées de Cop City à Atlanta (Georgie), et toutes celles et ceux qui agissent en reconnaissant que l’attaque doit être immédiate et partout où se trouvent les installations et les moyens des responsables de la dévastation, en contribuant au dialogue par l’action directe et l’attaque.

Nous saluons chaleureusement celles et ceux avec qui nous marchons dans l’offensive.
Nous considérons cette action comme un héritage de nos morts.
Nous n’avons pas oublié et nous continuons.

Switch Off! The System Of Destruction

quelques anarchistes

Villenauxe-la-Grande (Aube) : une visite à la pénitentiaire

Publié le 2024-08-27 08:20:06

Des voitures d’agents pénitentiaires dégradées
à Villenauxe-la-Grande
L’Est éclair, 15 août 2024 (extrait)

Dans la nuit du mercredi 14 au jeudi 15 août, vers 3 h du matin, trois véhicules appartenant à des agents pénitentiaires, garés sur le parking du centre de détention de Villenauxe-la-Grande, ont été vandalisés.

« Il y a eu deux véhicules de dégradés et un véhicule de brûlé, appartenant à des surveillants, sur le parking », indique un délégué syndical.

Atlanta (États-Unis) : les collabos de Cop City toujours sous le feu

Publié le 2024-08-27 08:25:06

Traduit de l’anglais de Scenes from the Atlanta Forest, 14 août 2024
(complété par la presse locale)

Les forces de l’ordre enquêtent sur un incendie criminel présumé à Atlanta mercredi matin 14 août, contre un chantier de construction d’une entreprise précédemment ciblée par des attaques similaires en raison de son rôle dans la construction d’un centre de formation de la police Cop City, qui fait face à un long mouvement de protestation et d’opposition. Cet incendie s’est produit sur un terrain dégagé de Memorial Drive, et les deux engins de chantier cramés vers 2h du matin appartenaient à l’entreprise Brent Scarborough and Company.

Les agences policières qui se sont rendues sur place sont les fédérales ATF et FBI, ainsi que le Bureau d’enquête de Géorgie et les unités d’enquête sur les incendies criminels des villes de DeKalb et d’Atlanta. Par ailleurs, le chef de la police d’Atlanta (APD) a offert une prime de 200 000 dollars pour toute balance permettant l’arrestation des responsables de l’attaque.

Lors de sa dernière mise à jour publique sur le centre de formation de la police, le maire d’Atlanta Andre Dickens a déclaré que 10 millions de dollars de dégâts avaient été causés dans la région métropolitaine d’Atlanta lors d’attaques contre des entreprises contractantes et contre des chantiers de Cop City. Les autorités municipales avaient précédemment estimé que le mouvement d’opposition avait fait grimper le coût du projet, passant d’une estimation initiale de 90 à près de 110 millions de dollars.

Quelques chiffres

Assemblée ouverte de « Kalimero » jeudi 5 septembre

Publié le 2024-08-30 08:50:07

Kaliméro est une caisse et une assemblée solidaire des prisonni-eres de la guerre sociale. En septembre, elle aura lieu le jeudi 5 à 19h et se tiendra à la bibliothèque anarchiste Libertad, 19 rue Burnouf, à Paris.



La prison est un des rouages de ce système basé sur l’exploitation et la domination que nous voulons raser au sol, c’est pourquoi nous envoyons des mandats à celles et ceux accusé·e·s d’actes de révolte dont on est solidaires.

Une caisse de solidarité a besoin de continuité. Nous n’avons ni sponsor, ni mécène, aussi avons-nous convenu d’un rendez-vous par mois pour collecter des sous pour alimenter la caisse. Ces rencontres sont également l’occasion d’échanger sur nos pratiques face à la répression, d’assurer le suivi des différentes histoires et de discuter des situations qui se présentent. Elle est également un moment de discussion autour des possibles moyens d’esquive, de résistance et d’auto-organisation offensive contre la machine judiciaire et carcérale.

Dans un souci de régularité, ces rencards ont été fixés le 2e jeudi de chaque mois à 19h. Exceptionnellement la réunion de rentrée de Kaliméro aura lieu le jeudi 5 septembre à la bibliothèque anarchiste Libertad au 19 rue Burnouf, à Paris.

Pour envoyer de l’argent, pour demander des informations, ou pour être tenu·e·s au courant des prochains rendez-vous de la caisse et être inscrit·e·s sur la mailing-list de Kaliméro, écrivez à kalimeroparis(at)riseup.net

Hambourg (Allemagne) : Liberté pour Maja ! Attaque du profiteur des prisons SPIE

Publié le 2024-08-31 06:45:07

de.indymedia.org / vendredi 30 août 2024

Dans la nuit du 29 au 30 septembre [plus probablement août ; NdAtt.], des voitures de SPIE GmbH se sont embrasées, au 8-10 de la König-Georg-Stieg, dans le quartier de Wilhelmsburg, à Hambourg.

SPIE EPH GmbH, dont le siège social est à Hambourg, appartient à SPIE Allemagne & Europe centrale (Allemagne, Autriche, Pologne, Slovaquie, Tchéquie et Hongrie), qui, à son tour, est une filiale du groupe français SPIE. En tant que « prestataire de services multi-techniques pour les bâtiments, les installations et les infrastructures » (comme il se définit), le groupe est présent dans de nombreux secteurs et ne cesse de se développer.

Free Maya. Fight Fascism!
L’un de ces secteurs est le système pénitentiaire, que Spie soutient par la construction et l’entretien d’installations de surveillance, avec différentes technologies de sécurité.
Fin juin, Maja a été livré.e à l’Hongrie, avec une opération de disparition forcée digne de l’époque nazie, et depuis il/elle se trouve en taule. La cellule de Maya est surveillée 24 heures sur 24. Il y a des punaises de lit et de la nourriture pourrie. Jusqu’à présent, toutes ses demandes de libération ou, du moins, d’allégement du régime de détention ont été rejetées. Être en taule est déjà assez dur, les conditions en Hongrie sont encore plus brutales, en particulier pour les personnes non-binaires comme Maja.
Nous considérons notre attaque contre Spie, à Wilhelmsburg, comme une attaque contre une entreprise qui tire profit du système pénitentiaire et de surveillance. Avec cette action de solidarité, nous envoyons des salutations chaleureuses à Maya.

Switch off!
L’énergie et l’industrie nucléaire sont un autre domaine dans lequel SPIE est impliqué. En collaboration avec RWE, SPIE contribue à l’extraction de lignite dans la forêt de Hambach, gagne beaucoup d’argent avec de grands projets de construction, avec la maintenance de centrales nucléaires, avec les transports Castor [transports par train de combustible fissile usagé, dans le but de le retraiter et puis de le stocker ; NdAtt.] et les remplacements de combustible.
Par l’intermédiaire de sa filiale SPIE Industry Service, le groupe prétend vouloir protéger la société et la planète, avec une transformation technologique, et utiliser des services techniques pour un avenir respectueux du climat. C’est précisément ce que vise la campagne Switch off! lorsqu’elle écrit : « Le récit selon lequel nous résoudrons le changement climatique et la destruction de l’environnement par la technologie est au mieux naïf, mais il est beaucoup plus probable qu’il s’agisse d’une stratégie délibérée pour tirer encore plus profit des problèmes de l’exploitation de la terre, crées par ces mêmes acteurs économiques ».

War starts here!
Il n’est pas surprenant que SPIE soit actif aussi dans le secteur de l’armement. Cela est devenu évident au plus tard en 2016, avec l’acquisition de l’entreprise Hartmann Elektrotechnik GmbH, de Wilhelmsburg, avec ses clients habituels, parmi lesquels Airbus, Daimler, ThyssenKrupp et d’autres entreprises d’armement.

Nous exigeons la libération immédiate de Maya !
Des salutations solidaires à tou.tes les antifascistes en cavale.
Des salutations solidaires à toutes les personnes qui se trouvent en taule.

multireason action

A la Cal'arbre (ZADA69) : 300 keufs, 8 m de haut, 6 fractures

Publié le 2024-08-31 11:40:11

6 fractures à cause de la folie des gendarmes



Santiago (Chili) : Attaque incendiaire d’un bus, devant un commissariat

Publié le 2024-08-31 17:50:11

Contra Info / jeudi 29 août 2024

Revendication d’un attaque incendiaire de précision contre un bus de la RED, devant le 58ème commissariat des Carabineros

Face à la douleur quotidienne d’habiter ce monde plein d’injustice et de violence, nous avons réuni notre temps et nos forces pour, ne serait-ce que pour un instant, renverser la passivité qui soumet aux rythmes de l’exploitation et pour faire de notre colère et de notre sens de vengeance une étincelle qui déclenche des alarmes dans votre système de sécurité policière et pénitentiaire, en incendiant un bus de la ligne I04 de la RED [Red Metropolitana de Movilidad, les transports en commun de le région de Santiago ; NdAtt.], sous le nez du 58ème commissariat des Carabineros, au carrefour de la rue Antártica et de l’Avenida Jaime Larraín, dans le quartier Alessandri.

C’est de ce commissariat que sont sortis les flics qui ont assassiné les frères Vergara Toledo, le 29 mars 1985. C’est ici même que la camarade Luisa Toledo Sepúlveda s’est prononcée, en rappelant à ces têtes creuses le courage révolutionnaire de ses enfants et de sa famille.

Celle-ci est une action contre l’impunité systématique que l’État/Nation du Chili a crée et couvert, dans des répressions et des surveillances mises en place tout au long de son développement historique, et qui se trouve aujourd’hui dans sa phase de démocratie malodorante, en pleurant la mort des trois « seuls bons flics » de Cañete qui ont rencontré le même sort que la famille Luchsinger-Mackay**.

Nous avons choisi la date du 25 juillet comme nom de ce groupe d’affinité, car, au matin ce même jour, en 2019, un puissant paquet, composé de dynamite, est arrivé au bureau de l’ancien ministre de l’Intérieur Rodrigo Hinzpeter, qui ne l’a pas ouvert, tandis qu’un autre paquet rempli de poudre noire, que le major des Carabineros Manuel Guzmán a bien ouvert, a explosé dans ses mains et blessé aussi huit autres fics du 54ème commissariat, à Huechuraba. Cette action a été revendiquée par le groupe Cómplices Sediciosos / Fracción por la venganza [Complices séditieux / Fraction pour la vengeance] et quelque temps après, après l’opération répressive contre Mónica Caballero et Francisco Solar, ce dernier a fini par assumer la responsabilité des faits.

Nous citons ici ce genre d’actions, parce qu’elles doivent être considérées comme une victoire pour l’anarchie. Le fait que le compagnon Francisco Solar ait été condamné pour cela ne nous dit pas le contraire. L’action a réussi à être ce qu’elle se proposait : une attaque contre les puissants. Et, pour nous, les attaquer représente sans aucun doute un fait à célébrer, à revendiquer et dont il faut se féliciter. Aussi pour apprendre à reproduire cela de la meilleure façon possible, en allant plus loin et en rendant avec force antagoniste et subversive les coups reçus ; ne restons pas les bras croisés et armons-nous de courage.

Que l’harmonie entre la rue et la prison se fasse sentir.

Cette action est une salutation à tou.tes celles/ceux qui dorment, sans pouvoir se reposer, dans les constructions sophistiquées conçues pour la réclusion et l’isolement, avec lesquelles ils essaient de nous séparer de ceux/celles que nous sentons comme des sœurs/frères. Avec du feu solidaire pour les compas Aldo, Lucas, Mónica Caballero, Joaquín García, Panda, Ru, Tortuga, Tomás, ainsi que pour les personnes arrêté.es le matin du 6 juillet, jour de la commémoration de la mort de Luisa Toledo.

Pour Claudia López, Emilia Bau, Macarena Valdés, Mauricio Morales, Sebastián Oversluij, Matías Catrileo, ainsi que Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti, assassinés sur la chaise électrique le 23 août 1927. Nous porterons dans le présent la mémoire des nôtres, avec leurs idées, avec leur lutte dans la rue, avec leur discours et leur subversion, une mémoire qui nous nourrit et renforce notre démarche. La salute è in voi!** Nous adhérons à la Semaine internationale de solidarité avec les prisonnier.es anarchistes, du 23 au 30 août.

Tortuga*** : cela est pour toi ! Tu vivras éternellement dans le feu anarchiste. Malgré les efforts du pouvoir et de ses charognards de journalistes, qui sont là pour vomir sur ton histoire, la mémoire anarchiste saura se battre avec vitalité. Les cœurs indomptés, nous continuons à être actif.ves pour faire en sorte que l’anarchie vive. Luciano Pitronello, présent !

S’armer de courage et attaquer l’autorité est notre victoire !
Toute action contre eux est entièrement valable!
Belén Navarrete**** présente dans le chaos et l’anarchie !

Grupo de Afinidad 25 de julio – Nueva Subversión
[Groupe d’affinité « 25 juillet » – Nouvelle Subversion]

Notes d’Attaque :
* le 27 avril dernier (« Jour du Carabinero » :), à Cañete, dans la région de Biobío, trois carabiniers ont été tués par des inconnus, le long d’une route de campagne. Les enquêteurs suspectent la résistance mapuche et ont arrêté trois jeunes hommes.
Werner Luchsinger et Vivianne Mackay, propriétaires foncières, sont morts en 2013, suite à l’incendie de leur maison, dans le cadre de la lutte de la population mapuche contre les propriétaires fonciers et l’État chilien. Le combattant mapuche Celestino Córdova a été condamné à 18 ans pour leur mort.
**« La santé est en vous !», titre d’une brochure publiée en 1906 par des anarchistes italiens émigrés aux États-Unis, proches de l’hebdomadaire Cronaca Sovversiva. Il s’agit d’un manuel de fabrication de matériel explosif (et de quelques matériaux incendiaires).
Le titre de la brochure est devenue dans ce milieu une sorte de slogan incitant à l’action et Vanzetti (qui a écrit quelques articles pour la Cronaca) a terminé quelques-unes de ses lettres de prison avec, ce qui a été interprété comme une adresse aux compas dehors à continuer le combat. On pourra en télécharger une copie depuis Wikipedia.
*** Le compagnon Luciano Pitronello, dit Tortuga, est décédé le 11 août, des suites d’un accident de travail. Le 1er juin 2011 (alors qu’il était en cavale car recherché suite à l’opération répressive connue comme Caso bombas), il avait été gravement blessé par l’engin explosif qu’il était en train de placer devant une banque, à Santiago. Il a perdu une main et subi d’autres blessures. Après une longue période passée à l’hôpital (aux arrestations) et en détention préventive, à l’issue d’un procès qu’il a affronté de manière combative, il a été condamné à 6 ans de liberté conditionnelle.
**** La compagnonne Belén Navarrete Tapia, active dans le mouvement anarchiste chilien, est décédée le 21 août dernier, de causes naturelles.