Vive l'Anarchie - Semaine 36, 2018

Sommaire

Mine de rien (montagne d’or, guyane)

Publié le 2018-09-03 19:42:04

Malgré le tableau d’une mine isolée en pleine forêt, il serait hypocrite de penser que la méga-mine dite de la « Montagne d’or » ne concerne que les 800 hectares en voie d’être broyés et passés sous le rouleau compresseur de la société industrielle.

Ce texte ne s’attardera pas sur les détails de la méga-mine : ce projet est nauséabond, point barre.
La Compagnie de la Montagne d’or (CMO) a déjà enfumé les débats publics en présentant une prétendue mine « écologique » et « responsable ». Dans leurs bouches, un trou béant rempli de produits chimiques extrêmement nocifs et des boulots dans des conditions exécrables se métamorphosent en mine « verte » et en « chance » de développement économique pour la Guyane. Au cyanure ou au mercure, avec des bassins de rétention ou des déversements directs, avec des travailleurs sans-papiers ou précaires, la réalité minière n’est ni à débattre ni à négocier. Une mine ne pourra jamais être ni bio ni équitable et encore moins solidaire.

Ravageant une région, son air, ses eaux, sa terre, ses habitants, ses animaux, ses végétaux, la méga-mine ne peut servir qu’à enrichir une poignée d’individus au détriment de tous. Ce « progrès » là est un leurre. De plus, derrière la Montagne d’or, de nombreux autres projets de mines industrielles risquent de voir le jour en Guyane si rien n’est fait pour les en empêcher.

Ne laissons pas la CMO et ses complices creuser cette tombe géante !

Une mine d’une telle envergure a besoin de beaucoup de personnes et de compétences pour se concrétiser. Au-delà de sa construction, elle nécessite des analyses et des études « scientifiques », l’intervention d’entreprises de BTP pour construire une piste et une ligne à haute tension de 120km, des sociétés de sécurité pour militariser la zone, mais aussi des politiciens et des figures publiques pour légitimer leur projet, etc. La Compagnie de la Montagne d’or n’est donc qu’un acteur parmi d’autres et n’est ainsi pas seule responsable car une multitude d’entreprises, d’organismes et d’individus participent directement et indirectement à la réalisation de ce projet. Ces nombreux complices de la CMO sont autant de rouages qu’il est possible d’enrayer pour leur compliquer la tâche et réduire leur quête de l’Eldorado à néant. Que se soit en groupe ou individuellement, en Guyane ou ailleurs, de jour comme de nuit, les occasions et les possibilités sont nombreuses pour mettre des bâtons dans les roues de toutes les parties prenantes de cette machine de mort.

Parce que cet énième projet minier en appelle d’autres par la suite, parce qu’il n’est que la partie emergée de l’iceberg de leur appétit dévorant, parce qu’il démultiplie la dégradation d’une situation actuelle déjà désastreuse, parce qu’il ouvre à des formes encore plus industrielles et destructrices d’extraction.

Ne laissons pas la CMO et ses complices creuser cette tombe géante !

Feux d'artifice au dessus de la prison de Nancy-Maxéville

Publié le 2018-09-05 16:31:04

Pour exprimer notre rage contre l’arrestation de notre camarade, ainsi que pour envoyer notre solidarité avec les prisonnièr.e.s au delà des murs, nous avons tiré 50 fusées d’artifice à proximité de la prison de Nancy-Maxéville, ce soir du 3 septembre. Le feu d’artifice a été accueilli par de vives réactions de la part des prisonnièr.es.

Déjà la semaine passée, une action similaire avait eu lieu en solidarité avec les prisonnièr.e.s du G20 de Hambourg, ainsi que contre la censure du média autonome Linksunten Indymedia.

Nous entendons aussi cette action comme une modeste contribution à la semaine d’actions et de rencontres en opposition au projet CIGÉO du 3 au 10 septembre à Bure.

On vous souhaite à toutes et tous une semaine réussie !

Liberté pour Loïc et tou.te.s les prisonnièr.e.s de la guerre sociale partout !

De chouettes totos.

Gorges et Clisson (Loire-Atlantique) : Gare et équipements municipaux saccagés

Publié le 2018-09-05 16:32:02

France Bleu / lundi 3 septembre 2018

Clisson et Gorges, deux communes du vignoble de Loire-Atlantique ont subi une impressionnante série d’actes de vandalisme dans la nuit du vendredi 31 août au samedi 1er septembre.  Vraisemblablement entre minuit et 2 heures du matin. Dans les deux communes, les pare-brises et lunettes arrières de onze voitures ont été cassés, sans qu’il y ait eu le moindre vol à l’intérieur. A Gorges, des dégradations ont été commises à la gare, contre des lampadaires, le guichet électronique et des composteurs, mais aussi en ville contre les vitrines d’un fleuriste et d’un concessionnaire automobile et les vitres de l’école publique, du restaurant scolaire et de la salle municipale. A Clisson, une voiture a été incendiée sur le parking de la gare SNCF. […]

Anarchisme anti-gauche : chasser le gauchisme dans l’intention de le détruire

Publié le 2018-09-05 16:32:04

En partant de l’évidence de l’économie, la critique marxiste décrypte peut-être le fonctionnement du système de l’économie politique, mais en même temps, il le reproduit comme un modèle. Il n’y a pas de mode de production, ni de production dans les sociétés primitives. Il n’y a pas de dialectique ni d’inconscient dans les sociétés primitives.
Le marxisme est la projection de la lutte des classes et du mode de production sur toute l’Histoire; il est la vision d’une « liberté » future basée sur la domination consciente de la nature. Ce sont-là des extrapolations de l’économie. Dans la mesure où elle n’est pas radicale, la critique marxiste est vouée malgré elle à reproduire les racines du système de l’économie politique.


– Le miroir de la production

Le gauchisme n’est pas seulement mortel de par sa monotonie, il est littéralement mortel dans sa pratique et sa mise en œuvre. Au XXème siècle, l’Union Soviétique a massacré près de vingt à quarante millions de personnes lors de la création de son empire communiste (certaines estimations dépassent les cinquante millions, mais sont difficilement vérifiables car lorsque les personnes étaient envoyées dans les camps, les soviétiques effaçaient souvent toutes traces de leur existence) ; le « Grand Bond en avant » de Mao Tsé-Toung en Chine (largement reconnu comme la plus grande catastrophe causée dans la tentative de construire une économie centralisée) aurait fait environ quarante millions de morts ; et les Khmers rouges cambodgiens ont massacré deux millions de personnes (un quart de la population cambodgienne) dans les Champs de la Mort – au nom d’une « forme égalitaire du communisme ». Les régimes communistes du siècle dernier ont tous eu une évolution incontrôlée et leurs utopies scientifiquement conçues ont toutes finies sous la forme de camps de la mort. En substance, le communisme n’est qu’une autre forme de gestion (particulièrement violente) de la civilisation – à l’instar du féodalisme – et est dévoué à un modèle social industriel basé sur la production avec une ferveur encore plus religieuse que le capitalisme.

Alors on pourrait penser que les anarchistes, plus que quiconque, seraient hostiles au caractère intrinsèquement totalitaire et collectivisant des idéologies gauchistes – comme le communisme et le socialisme – mais à ce jour, un grand nombre de prétendus anarchistes continuent d’exprimer leur sympathie envers les objectifs et l’épistémologie communistes, et l’analyse de classe marxiste – et se laissent embobiner et tromper par des euphémismes comme « communiste anti-étatique », « marxiste autonome », ou encore le préféré du moment du hispter urbain : « communisation ». Les anarchistes qui s’extasient devant ces conneries vénèrent l’autel d’une mare stagnante et restent attachés à une tradition politique d’autoritarisme et de charniers – quelle que soit la terminologie mise à jour ( la fine rhétorique de la « communisation » a atteint de nouveaux sommets d’ennui avec les écrits tendances des fumistes hypocrites comme Tiqqun et les gargouillements imbéciles de Applied Nonexistence : tous deux des groupes de cocos fourbes qui se spécialisent dans le charabia postmoderne, en substituant le langage élitiste et masturbatoire à la parole réelle, et en étouffant les malheureux lecteurs avec un air fétide et sans rêve – un peu comme comme celui qui s’échappe des poubelles sans couvercle).

Nous sommes depuis longtemps fatigués par ce dialogue et cherchons à donner de nouvelles combinaisons de couleurs anarchiques aux déchets politiques qui engloutissent nos vies. Le verbiage fallacieux de la Gauche a trop longtemps étouffé notre imaginaire, en gelant notre énergie et en dissimulant l’essence de la lutte pour l’Anarchie, ses qualités fondamentales et intrinsèques, derrière des idéologies factices et prétentieuses qui étouffent l’action de la pensée et du rêve dans une attente pénible et unidimensionnelle. Toutes les idéologies sont des entraves à l’Esprit Libre, mais les idéologies qui ne reflètent pas le chaos, l’absurde fantaisie et le rire hystérique de la vie – comme le gauchisme – sont des entraves particulièrement ennuyantes pour l’expression incontrôlée de la rébellion autonome et sauvage. L’Anarchie verte – ou la critique de la civilisation – est une analyse de classe qui ne fait pas les choses à moitié, qui ne reste pas piégée dans la logique capitaliste (comme c’est le cas du communisme) et qui attaque l’aliénation, la domestication et la division du travail à leurs racines… A leurs racines civilisées. La gauche est profondément ancrée dans l’ordre civilisé, et tant que nous lutterons contre cette horrible obscurité empoisonnée qui nous entraîne vers un effondrement universel, il nous incombe de lutter les yeux ouverts.

Warzone Distro, 2018

Cergy : Nique le travail et ceux qui veulent le gérer !

Publié le 2018-09-05 16:32:07

Le Parisien / lundi 3 septembre 2018

Deux semaines après avoir été victime d’un cambriolage, le bâtiment a été vandalisé pour la troisième fois ce dimanche. Les représentants syndicaux sont à bout. Ce lundi matin, ils ont découvert leurs locaux complètement retournés à Cergy. Des individus se sont introduits sur les lieux dimanche pour taguer les murs, défoncer les portes et faire un maximum de dégâts. « On sent bien que cette fois ils sont venus avec l’intention de tout saccager », analyse Olivier Dacheux, secrétaire départemental de la CFDT.

Contrairement au week-end du 18 août, où des voleurs étaient repartis avec plusieurs ordinateurs portables, les vandales n’ont cette fois pas emporté grand-chose avec eux. « Mais on a l’impression qu’ils se sont bien amusés, poursuit Olivier Dacheux. Ils ont fumé, mangé, bu ici. On a retrouvé des fourchettes et des canettes de bière au pied d’un fauteuil placé devant des écrans. » Pour les occupants, il s’agirait de « représailles », ou d’un « message » qu’on essayerait de leur faire passer. Sur les murs des salles saccagées, des slogans bourrés de fautes d’orthographe appellent à la haine. « Nique le travail », « Merci pour votre argent »…

CGT, FSU, Snuipp, CFDT, CFTC… Sur trois étages, rares sont les bureaux qui ont été épargnés. « On venait juste de changer toutes les portes », rapporte un autre représentant syndical. Les casseurs ont pénétré dans l’immeuble par une autre porte que celle qui avait été brisée au mois d’août.
« Il est où l’agent de sécurité que le département nous avait promis ? Quand je pars d’ici à 22 heures, il n’y a personne », constate Nadia Sabri, de la CFTC. Selon ses collègues, un agent a bien surveillé les lieux un soir ou deux, le temps de mettre une planche de bois sur la porte endommagée. Puis plus rien. Ni alarme, ni gardien, le manque de sécurité commence à ronger le moral des syndicats.
Déjà à l’été 2016, des faits similaires s’étaient produits une première fois. […]

Troyes, France : Attaque de fin de soirée …

Publié le 2018-09-05 16:33:03

A l’aube de mercredi 29 août à Troyes, un homme décharge sa rage sur les vitres de l’agence immobilière Square habitat, située à l’angle du quai Dampierre et de la rue Général-de-Gaulle. La porte d’entrée est méconnaissable, bien qu’elle reste toutefois en place. Ce n’est pas le cas par contre d’une vitre de l’agence, qui vole en éclats.

Malheureusement, un riverain s’est « inquiété » du sort de ce symbole de la sacro-sainte propriété. N’ayant rien d’autre à faire un mercredi matin, le citoyen a appelé les cognes, qui ont interpellé l’homme en possession d’une barre de fer, l’ont placé en dégrisement avant de l’auditionner.

On apprend également que les caméras de vidéo-surveillance ont également filmé la scène.

Sûrement que la prochaine fois, notre vandale reviendra mieux équipé, plus sobre et le visage masqué, pour esquiver les pièges des (citoyens) flics et de la ville carcérale….

[Reformulé de la presse locale, 29.08.2018]

 

Oullins, France : Banque attaquée – 1er septembre 2018

Publié le 2018-09-05 16:34:04

Dans la nuit du vendredi 31 août au samedi 1er septembre à Oullins (Rhône), l’agence de la Caisse d’épargne de la place Anatole-France, s’est mangée de nombreux coups: plusieurs vitres de la façade, ainsi que la porte coulissante, sont brisées.

Située à côté de l’église, la banque a dû fermer ses portes ce samedi matin. Cette attaque a donc permis aux employé-e-s de gagner une petite matinée de repos …

[Reformulé de la presse locale, 01.09.2018]

#BlokTonLycéeChallenge : Une série de bahuts parisiens taggués par des lycéens en colère !

Publié le 2018-09-05 16:36:04

Hier matin, lundi 3 septembre, une série de tags sauvages invitant au blocage, au débordement ont surgi aux abords des lycées Charlemagne, Sophie Germain, Victor Hugo, Bergson, Hélène Boucher, Arago…



#BlokTonLycéeChallenge

Car nous refusons d’être « en attente », passons à l’offensive ! Attaquons le Lycée et son fonctionnement rouillé, sa méritocratie à deux balles et son formatage intellectuel. Le lycée n’est rien d’autre qu’une composante de notre système économique, où la servitude volontaire est le premier enseignement. Il nous faut récupérer ces lieux devenus mornes et silencieux où les méthodes discriminatoires sont éhontées.

Mais le feu est de retour, la rentrée vient à peine de commencer que la rage et l’action sont déjà là ! La colère bouillonne et l’organisation fait place face à cette vision archaïque du lycée maintenue par des administrations réactionnaires.

Quand le « tout carcéral » se casse la gueule

Publié le 2018-09-05 16:37:05

La question des prisons semble être à l’ordre du jour dans le débat public en cette rentrée 2018. C’est d’abord le collectif Prenons la Ville et ses ami.e.s qui, samedi 25 août, ont décidé d’occuper Porteus. Sur ce bâtiment, entre tags et banderoles, on peut lire : « nous construisons un monde sans prisons » ou encore « crève la taule ». Que l’on ne s’y trompe pas ce ne sont pas là les phrases de quelques jeunes « rêveurs et rêveuses », bien au contraire.



Les prisons sont faites à l’image de nos sociétés. Elles sont l’outil répressif d’un État raciste et bourgeois qui enferme, isole et tente de briser les personnes à qui la société n’a pas laissé de place et celles qui refusent d’entrer dans ses schémas étouffants et violents. Iles veulent que la ville soit leur ; une ville de flic.esse.s, de maton.ne.s, de banquier.e.s, de proc, de juge et de politicien.ne.s et utilisent tout leur pouvoir pour enfermer ceux et celles qui, d’une manière ou d’une autre, se sont élevé.e.s contre eux, contre leurs valeurs, contre leur monde. Alors qu’iles les appellent « des voleur.euse.s » nous considérons qu’illes redistribuent la richesse que l’élite s’accapare illégitimement. Iles les appellent des « illégaux ». Mais les frontières sont comme les prisons, elles n’existent que pour créer les « autres » et c’est cette distance créée de toute pièce par cette élite et son bras armé qui leur donne l’impression d’être supérieurs. Même si le mot d’ordre de la politique genevoise en matière carcérale est de s’acharner sur les « petits délinquants », iles diront qu’en prison il y a aussi des meurtriers et des violeurs et iles ont raison. Mais, la prison, et c’est triste de devoir le rappeler encore aujourd’hui, ne résout rien. Elle précarise les enfermé.e.s, elle ne répare en rien les victimes ou leur proche ; elle venge, simplement, de façon basse et peu honorable. Bref, vous savez, ces « autres », illes sont des frères, des sœurs, des enfants, des parents, des proches, des amoureux, des amoureuses ce sont des personnes qui comptent dans le cœur de beaucoup de monde et croyez-moi, la roue tournera.

Maudet voulait faire de Porteus une énième prison. Au lieu de ça, des personnes occupent encore aujourd’hui les lieux et y développent des discours et des pratiques en coupure radicale avec le projet d’origine. Maudet, il ne faut pas trop lui en demander ; les prisons c’est à peu près tout ce qu’il sait faire. Mais cette fois, qui sait, il se verra peut-être contraint de lâcher l’affaire. En effet, le 30 août, le Ministère public a saisi le Grand Conseil pour demander l’autorisation de poursuivre Maudet pour le chef d’inculpation « d’acceptation d’un avantage ». Il aurait menti dans son histoire de voyage à Abu Dhabi. Il faut avouer que l’idée qu’il soit peut-être condamné et surtout qu’il soit peut-être forcé de démissionner est d’un certain réconfort. Vas-y Maudet, n’hésite pas, dégage ! Tant d’années passées à détruire la vie de tellement de personnes à la tête d’une police violente et raciste, en maître de l’expansion carcérale, en tant que chef d’un service, l’OCPM, qui expulse impunément, à l’origine du projet de construction du centre fédéral de renvoi prévu au Grand-Saconnex [2], et j’en passe.

Mais cette potentielle démission n’est pas la seule bonne nouvelle de cette dernière semaine. Si Maudet est en ce moment secoué par ce scandale, parallèlement, le projet de construction de la prison des Dardelles – un autre de ses bébé – est tombé à l’eau jeudi passé au Grand Conseil[1]. Les Dardelles c’est la nouvelle prison de 450 places qui devait être construite à côté de Champ-Dollon. Pour justifier un projet d’une telle envergure, Maudet et ses collègues, prétendent que seule cette construction permettrait de désengorger Champ-Dollon, surpeuplée de façon « endémique » nous dit-on. Il n’y a donc pas que sur son voyage que Maudet a menti. On ne nous fera pas croire, que lui, Monsieur tout-sécuritaire, s’inquiète de la surpopulation carcérale dont il est un des principaux responsables. Sans compter que l’on ne sait que trop bien que si une autre prison était construite dans une ville gouvernée par nos dirigeant.e.s, elle ne tarderait pas à être surpeuplée elle aussi. L’enfermement est une décision politique. La surpopulation carcérale actuelle n’est que le résultat de la politique pénale en vigueur qui, elle aussi, a ses coupables.

Je pense à toi

Et une deuxième contribution à ce sujet...

Ben voilà Pierrot, toi qui voulais du concret, on dirait que t’es dans de beaux draps aujourd’hui... Des draps que tu pourrais éventuellement utiliser pour t’évader, si jamais ça tourne vraiment mal pour toi, hein ? C’est tout de même bête, tout ça... Toi qui a tellement œuvré pour l’enfermement des gens, on dirait que c’est le scénario de l’arroseur-arrosé qui se dessine. Au fait, tu sais qu’il y a des jeunes gens qui ont entrepris de construire un monde sans prison à Vernier ? Ça te parle, Pierrot ? Mais non, je blague, parce qu’avec toutes les misères que toi et tes flics leur avez déjà fait par le passé, ça m’étonnerait qu’ils veulent t’y accueillir, mon pauvre. Non, franchement, ce qui me désole dans cette histoire c’est que j’arrive pas à me réjouir complètement, parce que je viens de relire Bakounine et c’est tellement criant de vérité : le malheur des hommes ne vient pas de la forme du gouvernement, mais du fait d’être gouverné... Alors salut Pierrot !
Inamicalement
Anaya.



Grenoble, France : Au sujet de la perquisition dans un squat le 9 août dernier et d’un micro retrouvé dans une multiprise

Publié le 2018-09-05 17:53:03

D’autres informations à propos de la perquisitions du squat awhanee du 9 aout.

le 9 aout avait lieu une perquisition au squat Awhanee à Grenoble (un récit de ce qui si est passé ici)

Le texte n’aborde pas les points suivants:

– des personnes ont été mises à l’écart et comparée à une photo visiblement c’est une personne (plutôt de type mec) portant une crète qui était recherchée.

– en démontant une multiprise dans le salon un micro a été trouvé.

Nous ne savons pas si ce micro a été placé pendant la perquisition ou à une date antérieure.

Pour nous, le fait de ne pas divulguer ces informations par peur de la répression fait le travail des flics et la faire circuler largement peut permettre de rompre un peu l’isolement des personnes qui seraient recherchées dans des affaires ou risqueraient de l’être.

Il semble que la recherche de stupéfiants ressemble bien à un prétexte pour enquêter sur d’autres histoires en cours à grenoble (et ailleurs en france).

Nos informations ne sont pas très précises mais sachant que ca fait 1 mois et que le silence règne toujours il nous à paru important de s’exprimer sur ces points.

[Publié sur indymedia nantes, mercredi 5 septembre 2018]

Maxi tombola & concerts en soutien à l'inculpé pour les incendies de véhicules à la gendarmerie de Limoges

Publié le 2018-09-06 15:21:04

Depuis bientôt 6 mois une personne dort en taule à Limoges, accusée d’avoir incendié des véhicules de gendarmerie à Limoges dans la nuit du 17 septembre 2017.
L’instruction est encore ouverte, l’enquête continue.
L’argent récolté permettra de faire face aux frais liés à l’incarcération et à la défense.

On aime toutes les grillades de condés !



le 14 septembre 2018
Maxi tombola et concert avec
Herr imbriano and the extranational beat conspiracy
Zeta et ses gars,
à l’Atelier des Cheminots
- 20h -
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À propos du Centre de détention de l’immigration de Laval

Publié le 2018-09-07 10:26:05
Sep 062018
 

De Stoppons la prison

Quand le centre de détention de l’immigration de Laval devrait-il être construit?

La prison est censée être opérationnelle en 2021, bien qu’aucun calendrier officiel n’ait été rendu public.

Où sera construite la prison?

Le site de la prison est un terrain d’environ 23 700 mètres carrés situé juste à côté de la prison Leclerc, sur les terrains du Service correctionnel du Canada à Laval. L’ASFC hésitait à choisir cette parcelle de terrain, notant que «la proximité du site avec l’établissement de haute sécurité existant n’est pas idéale car l’IHC [Immigration Holding Center: leur euphémisme pour ne pas dire prison] ne devrait pas être perçue comme associée à un établissement correctionnel. » Ce site a été officiellement choisi en février 2017.

Les États coloniaux (respectivement le Canada et le Québec) à l’intérieur desquels la prison sera construite sont fondés sur la colonisation et la dépossession violentes des peuples et des terres autochtones. Plus précisément, Leclerc est situé sur Kanien’keha: ka un territoire algonquin. La gouvernance des colons repose à la fois sur la revendication illégitime de ces territoires et sur la base matérielle de leur contrôle, imposée par les différentes branches de l’Etat carcéral: de la détention et de l’expulsion des migrant-es a la criminalisation des communautés autochtones. Soutenir le projet de souveraineté autochtone signifie rejeter la légitimité de la gouvernance coloniale canadienne et québécoise, et rejeter ses fondements ainsi que ces frontières.

Capacité de cette nouvelle prison pour migrant-es?

Selon le contrat du gouvernement, la prison proposée pourra détenir 133 migrants en même temps (avec 25 lits supplémentaires, portant la capacité totale à 158). Cela augmenterait la capacité maximale actuelle qui est de 144 personnes.

Qui sera détenu dans cette nouvelle prison?

Des centaines de milliers de personnes vivent au Canada sans statut, s’intégrants et partageant des relations fortes avec leurs communautés, familles et ami-es. Chaque année, près de dix mille personnes sont arrachées à leurs réseaux, déportés dans des situations violentes et-ou dangereuses, dans des endroits qu’elles ne connaissent pas ou dans lesquelles elles n’ont aucune possibilité de subvenir à leurs besoins.

En vertu de la loi canadienne, l’ASFC peut arrêter et détenir des migrant-es – tant ceux qui sont ici sans la permission de l’État canadien que des résident-es permanent-es – qui sont soupçonnés d’être une «menace» à la sécurité publique, ceux et celles sujet à ne pas se présenter à leur audiences ou encore ceux et celles dont l’identité est remise en question. Ces migrant-es – et souvent leurs enfants – sont emmenés dans les prisons gérées par l’ASFC à Laval ou à Toronto, au centre de détention temporaire de l’ASFC à l’aéroport de Vancouver ou dans les quartiers à sécurité maximale des prisons provinciales. En vertu de la politique actuelle, il n’y a pas de lignes directrices sur la question de savoir si les enfants seront emprisonnés ou non avec leurs parents, et la détention peut être indéfinie.

En réalité, le système d’immigration du Canada empêche pratiquement tous les immigrant-es, sauf les plus privilégiés et\ou les plus aisés, à obtenir un statut légal pour vivre et travailler ici de façon permanente. Les migrant-es considérés comme une «menace» ou un risque de non-conformité aux caprices de l’ASFC sont souvent ceux qui ont des liens familiaux au Canada, des fonds insuffisants pour partir, des personnes qui subiront des violences si elles sont expulsées ou des personnes qui bénéficient d’un support public contre leur déportation.. Le risque d’emprisonnement est utilisé pour discipliner tous les migrant-es, un instrument de coercition qui normalise d’autres formes de contrôle telles que les systèmes de surveillance humaine et électronique proposés comme solutions de rechange «améliorées» par le gouvernement libéral. Mais le « choix » de se conformer et d’éviter l’incarcération est finalement un faux choix, dans lequel le résultat final est encore la déportation probable.

Dans un contexte où plus de 25 000 personnes ont traversé la frontière en provenance des États-Unis depuis 2016, où la grande majorité de ces migrant-es se verront refuser le statut de réfugié et seront bientôt expulsés, et où l’extrême droite raciste et islamophobe attise les sentiments anti-immigrant-es, nous devons comprendre la nouvelle prison pour migrant-es dans le cadre d’une stratégie de l’État canadien pour renforcer son contrôle répressif sur la liberté de circulation.

Malgré les séances de photos et les communiqués de presse sur les efforts de réinstallation des réfugiés de l’État, le Canada est loin d’être un spectateur bienveillant; L’État canadien crée et exacerbe les conditions qui obligent les gens à quitter leur foyer. Des guerres impérialistes à une économie massivement dépendante de l’extraction des ressources coloniales ici et à l’étranger. L’achat récent par Trudeau du pipeline Kinder Morgan Trans Mountain indique un avenir où l’augmentation des émissions créera de nouvelles vagues de réfugiés climatiques. Des projets miniers canadiens en Amérique latine à la production sous-traitée de biens bon marché pour les marchés canadiens, les intérêts des États et des capitalistes canadiens exportent le fardeau de la production et surveillent les mouvements de ceux qui en héritent. La prison pour migrants proposée n’est qu’une partie de cette architecture internationale et les personnes qui y seraient détenues ne sont que quelques-unes des nombreuses personnes dépossédées par l’État canadien et d’autres puissances impérialistes.

Qui est impliqué dans la construction de la prison?

Jusqu’à présent, des contrats pour la construction de ce projet ont étés attribués à deux compagnies : Lemay, une firme d’architecture qui est basée à Montréal et Groupe A, une autre firme d’architecture qui est basée dans la ville de Québec. Pour plus d’information sur ces compagnies, voir la page « Les Compagnies ». Dans les prochains mois, nous pouvons nous attendre à en apprendre plus sur les compagnies et les entrepreneurs qui seront impliqués à divers titres dans ce projet.

Qui finance la construction du projet?

Le gouvernement fédéral a annoncé un nouvel investissement de 138 millions de dollars dans la détention de migrant-es en 2016, duquel un montant de 122 millions de dollars ira à la construction de deux nouvelles prisons. Une à Laval, au Québec et une à Surrey, en Colombie-Britannique. À ce jour, plus de 5 millions de dollars en contrats ont étés accordés à Lemay et Groupe A pour la conception de cette prison à Laval.

Pourquoi faut-il s’opposer à la construction d’établissements pénitentiaires améliorés?

Dès le départ, le gouvernement a tenté de présenter ce projet comme une amélioration: du choix d’une firme « socialement et écologiquement durable » en tant qu’architecte principal, à l’emphase sur une conception « non institutionnelle » du centre et sur les alternatives à la détention. Mais l’apparence de responsabilité sociale ne change pas la violence des prisons et de la déportation : il n’existe pas de prison qui soit agréable.

Le contrat pour la prison semble être plus investi dans le fait de dissimuler sa nature carcérale aux gens de l’extérieur que de créer un environnement plus habitable pour les gens emprisonnés à l’intérieur. Les spécifications préliminaires proposent que « les clôtures soient recouvertes de façon esthétique avec du feuillage ou d’autres matériaux pour limiter son allure sévère et diminuer la possibilité d’identification claire de la clôture ». Les barres de fer sur les fenêtres doivent « passer le plus inaperçues possible pour le public extérieur » tout en maintenant cependant leur fonctionnalité. De l’emphase est mise sur le fait que la clôture d’un mètre de haut encerclant le jardin des enfants est « similaire à l’environnement d’une garderie », bien qu’une « barrière visuelle » de six mètres de haut doive être construite pour empêcher quiconque de voir à l’intérieur et les enfants de voir à l’extérieur.

Au-delà de considérations d’esthétique ou d’efficacité énergétique, une prison demeure un bâtiment fortifié que les gens ne peuvent pas quitter, isolant les personnes à l’intérieur de leur communauté, de leurs proches, de soins de santé adéquats et soumettant les prisonnier-ères à une détresse psychologique extrême. Depuis 2000, au moins seize personnes sont mortes en centre de détention pour migrant-es alors qu’elles étaient détenues par l’ASFC. La réponse superficielle de l’ASFC face à l’indignation suscitée par ces morts est évidente dans les spécifications du projet, qui demandent tout simplement que l’architecture limite les possibilités de se faire mal soi-même, tout en reproduisant inévitablement la misère inhérente à l’incarcération.

Même pour les personnes qui ont étés épargnées de l’expérience d’une incarcération précédant leur déportation, la menace de la prison demeure, contraignant les migrant-es à accepter d’autres types de conditions répressives. Ces institutions normalisent également la légitimité de l’État canadien de contrôler qui se déplace et qui reste dans le territoire qu’il occupe.

En effet, tout récit du contrôle du territoire par un État colonial devrait commencer par l’occupation coloniale des territoires autochtones qui est en cours. Faire avancer la souveraineté autochtone requiert une contestation de la légitimité de la gouvernance coloniale canadienne et québécoise, incluant la création et l’imposition de frontières. Les mêmes rapports coloniaux et impériaux qui déplacent les migrant-es ailleurs dans le monde sont la base même de l’existence de l’État colonial canadien.

La lutte pour bloquer la construction du centre de détention de l’immigration de Laval est donc ancrée dans les luttes plus larges contre le colonialisme et l’impérialisme. Elle fait partie d’une lutte pour abolir toutes les prisons et pour démolir toutes les frontières coloniales. Nous ne voulons pas simplement arrêter cette prison, mais aussi fermer toutes celles qui existent déjà.

Le gouvernement ne se tournait-il pas vers le financement d’alternatives à l’emprisonnement et la détention?

Des 138 millions de dollars que le gouvernement libéral a alloué à « la réforme de l’immigration », seulement 5 millions sont destinés aux « alternatives » à la détention. Quelles sont ces « alternatives »? Elles comprennent des « systèmes de surveillance humaine et électronique » tels que des moyens de contention, des bracelets électroniques et des systèmes de signalement électroniques. Ces systèmes de signalement sont en eux-mêmes une autre forme de détention – par exemple, devoir se présenter quelque part deux fois par semaine empêche souvent les migrant-es d’avoir des emplois stables. Ces « alternatives » comportent également des arrangements qui mettent des ONG responsables de la « surveillance communautaire ». Pendant que le gouvernement canadien cherche à réduire les coûts en déléguant le contrôle des migrant-es à des technologies envahissantes et à des ONG complices, la majorité de leur plan d’immigration « revu et amélioré » demeure axé sur la détention, par la construction de deux nouvelles prisons à Laval et à Surrey.

À certains égards, les alternatives proposées sont préférables à la prison. Mais, elles sont loin d’être « humaines ». D’un côté, la menace de l’incarcération d’une durée indéfinie dans une des prisons de l’ASFC sert de justification pour les mécanismes de contrôle de plus en plus envahissants à l’extérieur de la prison – comme si tout ce qui n’est pas un emprisonnement est un acte de compassion. D’un autre côté, ces « alternatives » normalisent la continuelle brutalité de l’emprisonnement en tant que forme de peine pour les personnes incapables ou peu désireuses de se soumettre aux conditions du contrôle étatique. Dans tous les cas, tant les prisons que les « alternatives » se terminent par la déportation, alors que la seule vraie alternative à la déportation – une voie vers un statut régularisé tous et toutes – reste inaccessible.

Montréal n’est-elle pas une ville sanctuaire?

En février 2017, Montréal s’est déclarée « ville sanctuaire ». Malheureusement, cette déclaration s’est avérée n’être guère plus que des paroles creuses. Le SPVM continue à collaborer activement avec l’ASFC, ce qui signifie que même un contrôle routier de routine peut mener à l’intervention de l’ASFC, et les migrant-es sans-papiers ont peu de répit face à la menace de la détention et la déportation. En fait, depuis la déclaration de « ville sanctuaire », les appels du SPVM à l’ASFC ont augmenté, faisant de Montréal la ville canadienne avec le taux le plus élevé de contact entre la police locale et l’ASFC. En mars 2018, des agents de l’ASFC ont violement arrêté Lucy Francineth Granados à son domicile à Montréal. Lucy a ensuite été expulsée d’une ville dont la nouvelle administration « progressiste » avait fait campagne sur la promesse de mettre en place une « vraie » ville sanctuaire.

Comment pouvons-nous arrêter la construction de la prison?

Pour arrêter la prison nous allons avoir besoin d’une lutte à plusieurs facettes. Nous aurons besoin d’efforts de recherches concertés, de campagnes d’information publiques, de grandes mobilisations, de perturbations directes de chaînes d’approvisionnement et de sites de construction, de tout ce qu’il faudra pour rendre impossible la construction de ce projet.

Pour ce faire, nous devons réfléchir de manière stratégique à quels points de pression nous pouvons cibler et tirer avantage, ainsi que comment construire des alliances avec des mouvements semblables contre les prisons, les frontières, et la suprématie blanche; aucune lutte n’existe isolément. Distribuer des pamphlets à vos voisins, organiser des manifestations et des actions qui s’y opposent, il y a de nombreux moyens pour que les gens s’organisent de façon autonome contre ce projet.

La page « Matériaux » de stopponslaprison.info contient quelques ressources pour les personnes qui cherchent un endroit où commencer.

Où puis-je en apprendre plus sur ce projet?

Stopponslaprison.info est un centre d’information pour partager; nouvelles, analyse et documents liés à la lutte contre le Centre de détention pour les immigrants de Laval.

Vous pouvez télécharger et consulter la recherche et les documents liés à ce projet dans la section « Documents »

Paris : Une voiture Bouygues en flammes

Publié le 2018-09-08 08:37:02

Nuit du 6 au 7 septembre. Minuit c’était l’heure des sorcières, des amants, des loups garous, des conspirateurs… ici il n’y a que béton, macadam, caméras et gens qui s’enfuient dans leur écrans. Comme il dit un joli tag aperçu lors de cette p’tite ballade “Arretez Netflix vivez votre vie”.

Peu loin, rue des Maraîchers dans le 20ème, on a trouvé une voiture de Bouygues, constructeurs de taules. Un petit tour de magie et… voilà les flammes.

On n’a pas oublié que Krem est encore enfermé pour le barbecue sauce bleusaille du quai Valmy. Une pensée aussi pour la personne accusée de l’incendie de la gendarmerie de Limoges, pour les CCF sous procès en Grèce, pour les anarchistes de l’opération Scripta Manent en Italie. Pour toutes les personnes enfermées, dedans comme déhors, mais qui agissent pour la liberté pour tous et toutes.

La solidarité c’est l’attaque !

Quelques sorcières, amants, conspirateurs et même un loup solitaire

Garos( 64410)5 personnes interpellées (après une action?)

Publié le 2018-09-08 08:38:05

Pau : rassemblement contre les forages d'hydrocarbures en Nord-Béarnphoto d’une manifestation à Pau

Des militants écolos mettent hors-service des camions de recherche d’hydrocarbures(MAJ)

[reçu l’information  par mail] 07/09/2018

Cinq personnes ont été interpellées par les gendarmes jeudi matin à Garos dont Eric Petetin(1), connu pour sa lutte contre le tunnel du Somport. Elles ont dégonflé cinq pneus de cinq camions vibreurs de la société Gallego. Celle-ci est mandatée par Investacq Energie ( filiale de Bouygues) pour sonder le sous-sol et établir une cartographie en 3 D susceptible d’appuyer une exploration pétrolière. Les gendarmes les ont auditionnées à la gendarmerie d’Arzacq.

On ignore la suite donnée et si une plainte a été déposée. Les activistes ont promis de refaire une action lundi prochain à 8 heures.

(1)Un rendez-vous mensuel avec un psychiatre et une piqûre de neuroleptiques (Abilify) tous les 28 jours : ce sont les deux obligations auxquelles dit être légalement soumis Eric Pétetin, suite à sa sortie de l’hôpital psychiatrique de Cadillac, où »l’Indien » de la vallée d’Aspe a séjourné 39 jours, sur décision de justice.

Arrêté à Bordeaux, il avait été interné d’office à Cadillac. pour des injures sur la voie publique, après avoir renversé une carafe d’eau sur le maire d’Agen.

reformulé à partir d’articles

 

Amiens : Perquisitions à l’aube et GAV pour deux lycéens, accusés de tags en octobre 2017

Publié le 2018-09-08 08:39:02

France Bleu Picardie / Jeudi 6 septembre 2018

Un petit rassemblement s’est formé dans la journée devant le commissariat d’Amiens pour soutenir les deux lycéens mineurs. Leurs parents présents devant de l’hôtel de police dénoncent des interpellations musclées au petit matin ce jeudi. Selon Sud Education, les deux garçons de 15 et 16 ans sont scolarisés aux Lycées Louis Thuillier et Robert de Luzarches à Amiens. Selon le syndicat ils auraient été arrêtés pour des tags commis en octobre 2017. Sud Education dénonce le caractère politique de ces arrestations « qui visent deux jeunes engagés depuis plusieurs années dans le mouvement social local »

Claire , l’une des mamans , raconte qu’elle n’a pas compris ce qu’il se passait :« on était complètement attéré, je ne comprenais pas du tout ce qu’il se passait, on a eu du mal a savoir ce qui pouvait être reproché à notre fils, a priori des tags sur des murs ce qui semblerait selon la police justifier de  débarquer chez nous,de fouiller et  de prendre des photos »   

Fleury-Mérogis : encore un suicide, le 12e de l'année

Publié le 2018-09-08 11:26:07

Un détenu s’est donné la mort aujourd’hui (6 septembre) à Fleury-Mérogis (Essonne), a-t-on appris auprès de la direction de l’administration pénitentiaire (DAP), ce qui porte à douze le nombre de suicides depuis le début de l’année dans cette prison qui est la plus grande d’Europe

.

L’info vient du Figaro

« Ce suicide pose la question de la prise en charge des détenus avec des profils psychiatriques », a relevé la source pénitentiaire, estimant que « sa place était plutôt en hôpital psychiatrique ». Cet homme était prévenu dans une affaire de tentative d’assassinat dans le milieu familial.

Ah bon ? À moins que ce soir la prison qui rende fou.

À noter aussi les suicidés qui meurent dans des conditions troubles comme cet été Lucas, à Fleury merogis. Son suicide a été contesté par ses proches et à donné suite à une mobilisation.

Hamilton, Canada : Un flic infiltré démasqué

Publié le 2018-09-08 11:26:08

Il était présent – par intermittence – depuis près de deux ans, apparaissant pour la première fois à l’été 2016.

Il s’appelle « Shane ».

C’est à la fois son nom d’infiltré et son vrai nom. « Shane Bond », c’est ce qu’il nous a dit, ce « nous » étant les différents groupes et milieux d’Hamilton dans lesquels il a tenté de s’infiltrer.

Shane était juste un type de plus lorsqu’il est arrivé. Pour être honnêtes, la plupart d’entre nous ne l’avait pas remarqué, du moins pas au début. Il n’y avait pas de questions intrusives ou tendancieuses. Il ne poussait pas à semer la discorde ni ne répandait des ragots. Il était calme, voire même ennuyeux.

Et en dépit du fait qu’il ait harcelé en permanence quelques meufs de notre milieu pour prendre une bière malgré le refus, en le voyant on ne s’imaginait pas qu’il soit flic, tout au plus misogyne, chose qui malheureusement est somme toute presque banale dans nos milieux.

A celles et ceux qui se sont investi-e-s ou ont prêté- attention, Shane s’est présenté comme peintre travaillant à vélo en temps partiel, avec un vélo « supercycle » merdique et un pantalon de peintre. Il avait un appartement au 20 Emerald Street North – un immeuble de logements pour personnes à faible revenu à Hamilton – meublé d’un canapé en cuir, de quelques photos et de quelques toiles. Shane avait une « petite amie » qui « travaillait dans une crèche privée » mais que personne n’a rencontré, et une amie à lui, une femme musclée venant « de Dundas » avec de longs cheveux châtains allant en-dessous de l’épaule, qui a participé à au moins un événement.

L’arrivée de Shane est intervenue après plusieurs années à s’organiser contre les projets de pipelines [1], ainsi qu’à intensifier la lutte contre la gentrification. C’est un fait qu’il a participé à des événements et des rencontres à l’espace « The Tower » [2], à de nombreuses réunions « d’Hamilton 350 » [3], à des événements contre les pipelines et à une multitude de manifs, notamment à un rassemblement antiraciste et à une manif de solidarité avec les personnes incarcérées à la prison de Barton [4].

Shane a surtout (mais pas complètement) échoué dans son taf.

Pendant tout ce temps passé ici il a essayé de créer des liens mais ça n’a pas marché. Il a fallu du temps pour entrer en contact avec les personnes qui interagissaient avec Shane, vérifier leurs histoires et écrire ce texte. Mais en y repensant, nous savons que Shane n’a pas grand chose de plus à offrir à ses supérieurs que n’importe quel observateur lambda. Il n’a pas réussi à s’infiltrer. La seule exception à ça était que, depuis près de deux ans, il a toujours été au bon endroit au bon moment. On a montré à Shane un tract d’appel à une une manifestation contre la gentrification de Locke street [4b] à laquelle il a assisté et il semble témoigner contre des personnes accusées d’y avoir pris part.

En fin de compte, Shane était le meilleur pour éviter les objectifs – ou du moins les nôtres. Nous avons eu du mal à trouver une photo de lui. […] [5].

Dans ses mots : le vécu de Shane.

Shane a dit aux gens qu’il était de Saskatoon et de Colombie-Britannique. IL semblait en savoir beaucoup sur ces deux endroits, y compris en donnant des détails sur le climat et la géographie. Il a affirmé qu’il était peintre à temps partiel et que parfois il venait aux événements « juste après le travail », habillé en pantalon de peintre. Son appartement était pour la plupart meublé, avait de l’art sur ses murs « peint par sa mère », et ce que nous avons compris comme étant des photographies personnelles. Il a dit qu’il appréciait le thé en feuille mais il avait toujours sur lui du thé à infusion merdique.

A un moment donné, pendant son opération d’infiltration, Shane est parti vivre environ 6 mois quelque part dans Hamilton. Qu’il soit, comme il nous l’a expliqué, allé du côté de chez sa mère en Colombie-Britannique, qui vient de mourir ou pour s’infiltrer dans un autre groupe, nous ne le savons pas, mais nous encourageons vivement les personnes qui s’organisent contre les pipelines et la gentrification à partager ces photos et leurs expériences qu’ils ont eu avec lui.

Ce que nous savons, c’est que Shane n’est pas le seul policier infiltré en activité sur Turtle Island; si vous êtes en train de vous organisez contre les pipelines ou autres, attendez-vous aussi à ce type d’infiltration et de surveillance. Nous savons qu’il peut être tentant de rejeter ou de rationaliser le contraire. Mais cela ne se produit pas uniquement aux États-Unis ou à l’étranger. Ce n’est pas juste en Colombie-Britannique. Et il ne s’agit pas uniquement de se préparer aux sommets. L ‘État met les moyens en œuvre contre les personnes qui s’organisent efficacement contre l’industrie et l’État.

Drapeaux

L’analyse politique de Shane faisait défaut et n’a jamais vraiment évolué malgré sa participation à des événements et des ateliers. Il essayait souvent de relayer des idées ou impressions en utilisant des termes courants ou ayant recours à l’argot mais hors contexte. Le résultat était des interactions abruptes et troublantes, comme une exclamation du genre « Je suis tellement content d’avoir trouvé quelqu’un qui déteste elle aussi les porcs ! ».

Il a également été vu plus d’une fois en train de tourner sur une zone et autour d’un groupe de gens et d’écouter leurs conversations., et lorsqu’il est rentré de son « voyage en Colombie-Britannique », Shane parvenait à reconnaître et à se souvenir parfaitement du nom des personnes, peu importe le fait qu’il ait déjà beaucoup discuté avec elle ou non.

Afternote

cemment, le « Mining Injustice Solidarity Network (MISN) » [6] a publié une excellente réflexion sur ses expériences avec un flic infiltré à Toronto. Elle s’attarde un peu plus longtemps sur la manière dont certains indicateurs peuvent ne pas suffire pour justifier l’expulsion d’une communauté, mais certainement une bonne raison pour mieux connaître quelqu’un. Ce qui est important, c’est aussi que nous parlons des moyens d’identifier et de confirmer le flic infiltré. Cela vaut la peine de le lire.

[Traduit de North-shore.info, 6th September 2018]

NdT :

[1] Pipeline signifie à la fois gazoduc et oléoduc. Il peut s’agir soit d’extraction de gaz, soit d’extraction de pétrole.

[2] Espace anarchiste qui a récemment été perquisitionné par les flics et attaqué par les fascistes à la suite d’une manif saccageuse contre l’embourgeoisement. Voir une liste d’articles ici.

[3] Campagne écologiste légaliste qui lutte contre les projets d’oléoducs et de gazoducs. Elle a pour slogan «  Comittee for real climate change action ».

[4] Prison dans laquelle était incarcéré-e en préventive le/la compagnon-ne Cedar, accusé-e d’avoir pris part aux destructions lors de la manif saccageuse sur Locke Street.

b. Il n’est pas dit clairement ici s’il s’agit de la manif du 3 mars 2018 sur Locke street. Si c’est le cas, la présence de ce flic a donc apporté un témoignage contre Cedar qui a été incarcéré-e en préventive pour cette affaire. Fin mai, d’autres personnes ont aussi été arrêtées pour cette même affaire à Hamilton et à Montréal.

[5] Le texte raconte néanmoins qu’ils ont trouvé la photo de l’infiltré en cherchant sur internet.

[6] « Réseau de solidarité contre l’injustice minière ». Groupe d’activistes basé à Toronto qui cherche à attirer l’attention sur les pratiques et négligences des compagnies minières canadiennes (qui à elles-seules concentrent 75% des activités minières dans le monde entier).