Vive l'Anarchie - Semaine 37, 2018

Sommaire

Metz, France : Vive la belle du centre de rétention !

Publié le 2018-09-10 08:57:02

Vendredi 7 septembre, trois sans-papiers ont réussi à s’évader du centre de rétention administrative (CRA) de Metz, en Moselle, pendant la pause déjeuner. Ils ont profité du dysfonctionnement d’un portail pour prendre la poudre d’escampette.

Si deux ont été vite rattrapés, l’Etat a déployé les grands moyens pour s’emparer du troisième, qui a eu la bonne idée de prendre la direction du vieux fort labyrinthique de Queuleu : hélicoptère de la gendarmerie volant au-dessus du site fortifié, ainsi qu’une trentaine d’uniformes différents (police aux frontières et police nationale) engagés dans un grand ratissage. Cette chasse à l’homme inter-services a fait chou blanc, et le sans-papiers court toujours. Bonne chance à lui !

 

Berlin, Allemagne : Occupation du Google-campus et répression – 7 septembre 2018

Publié le 2018-09-10 08:58:04

Aujourd’hui [7 septembre 2018], nous avons occupé le Umspannwerk [1] à Kreuzberg pour empêcher le projet du Google-campus, pour lutter contre la flambée des loyers et pour ouvrir l’espace en faveur de quelque chose de meilleur.

Google Campus se veut être un pôle d’attraction pour les jeunes entrepreneurs agaçants dont les ateliers connectés branchés («start-ups») promettent de proposer de nouvelles idées aux activités de l’entreprise Google. Les entreprises de nouvelles technologies font grimper à vitesse grand V le prix des loyers dans le secteur. Le point final de ce processus peut être vu à San Francisco, qui devait être une ville à moitié réinventée.

Bien qu’il soit particulièrement inquiétant que Google, malgré sa collecte agressive de données, se transforme en Big Brother avec un visage convivial, ce n’est pas le facteur décisif pour nous. Nous aurions également mis des bâtons dans les roues de n’importe quelle autre entreprise.

Ce qui se passe maintenant à Umspannwerk dépend plutôt de toutes les personnes qui remplissent la maison de vie. Ce lieu pourrait devenir une base pour une multitude d’initiatives qui luttent actuellement contre la hausse des loyers et des déplacements – un campus de subversion. Mais il peut également être utilisé comme une zone de gril couverte pour les mois froids, ou quelque chose de plus.

Nous appelons tous les locataires rebelles, les travailleurs culturels subversifs et précaires, les allocataires sociaux désabusés, les contrôleurs aériens avides de grève, les retraités de longue date, les réfugiés indisciplinés et tous les autres nuisibles locaux du quartier (et au-delà) à nous rejoindre dans l’occupation le plus rapidement possible. Une assemblée de quartier aura lieu à 18 heures afin de discuter de l’occupation et de la façon de procéder. Soyons impliqués !

Nos demandes:

Nous attendons une annonce de la part de la direction pour que Google se retire immédiatement et irrévocablement de Umspannwerk à Kreuzberg.
L’assemblée aura lieu à 18 heures afin de discuter des prochaines étapes et de l’utilisation judicieuse des locaux.

En cas d’expulsion, nous nous reverrons très prochainement, sur le campus ou ailleurs, puisque nous nous promenons ensemble et que nous nous réapproprions la ville.

Le conseil des squatteur-euse-s

 

[Traduit de l’anglais de #Besetzen, 07.09.2018]

NdT:

[1] Que l’on pourrait traduire « transformateur »


[Communiqué de presse – Google campus expulsé – Nous continuerons de squatter]

Aujourd’hui, nous avons occupé le Google campus avec succès. L’action fait partie intégrante de la lutte contre les hausses de loyers et les évictions à Berlin. Le Google campus prévu aggraveraient encore davantage ce développement.

Il était prévu qu’à 18h une réunion ait lieu pour discuter d’une utilisation intéressante du bâtiment. Nous ne sommes pas étonné-e-e que l’appareil d’Etat lourdement armé l’ait empêché pour protéger la propriété. Bien que la moitié de la population de Berlin soit désormais favorables aux occupations, les larbins de l’Etat n’ont rien de mieux à faire que de résoudre les choses en usant de sa force habituelle. Six personnes ont été brutalement arrêtées. Cela ne nous étonne pas non plus. Mais nous avons encore quelques surprises en réserve.  Nous continuerons de squatter, de saboter et de nous réapproprier des lieux. Jusqu’à ce que nous n’en ayons plus besoin!

L’automne chaud vient de commencer !

Le conseil des squatteur-euse-s.

[Traduit de l’allemand de #Besetzen, 07.09.2018]

Belberaud, France : Couper le fil à la patte

Publié le 2018-09-10 08:58:06

Pour la rentrée, le week-end des 1er et 2 septembre à Belberaud (Haute-Garonne), près de 900 abonnés de cette commune de 1400 habitants ont perdu leur ligne de téléphone grâce au sabotage de câbles dans un répartiteur, coupant notamment la mairie et l’école. Le porte-parole des pouvoirs locaux, la Dépêche du Midi, déplore un acte dont il est « difficile de comprendre la motivation ou l’intérêt », qui ne trouve même pas « de justification ni dans un quelconque commerce de métaux ni dans le fait d’isoler volontairement le commun des mortels ».

Dans ce monde d’exploitation et de dépossession généralisées, il serait en effet dommage que des individus se procurent de l’argent en dehors du salariat ou se remettent à interagir directement entre eux sans l’intermédiaire d’un fil de cuivre ou de plastique… Et si l’absence de « justification » a laissé sans voix la mairie et de l’école, c’est peut-être un heureux signe que certains individus savent encore emprunter un langage qui reste hermétique aux autorités. Un acte gratuit qui parlera par contre de soi à d’autres coeurs révoltés, qui sauront s’en saisir chacun à sa manière.

Tréguier (Côtes-d’Armor) : Tags et dégradations contre cathos, mairie et riches

Publié le 2018-09-10 19:38:03

Ouest-France / lundi 10 septembre 2018

Dans la nuit de dimanche 9 à lundi 10 septembre, des personnes ont tagué de nombreux slogans anarchistes et écolos sur les murs et portes de la mairie de Tréguier, entre Lannion et Paimpol (Côtes-d’Armor). Une agence bancaire, la cathédrale et les chapelles des Sœurs du Christ ont aussi été visées.
Les habitants de Tréguier ont découvert une multitude de graffitis aux slogans anarchistes et écolos. Des tags sur les murs et portes de la mairie, de l’étude notariale voisine, des toilettes publiques, de la pharmacie, de la cathédrale, etc.
Sur les quais, c’est la porte coulissante de l’agence bancaire BNP qui a été fracassée à coups de masse. « À 22 h, j’ai sorti ma poubelle. Ce n’était pas fait », témoigne une voisine qui n’a rien entendu dans la nuit.
Autre surprise dans les chapelles des Sœurs du Christ. Les planchers ont copieusement été arrosés d’huile de vidange. Les fenêtres du bâtiment ont été barricadées ; les portes cadenassées et enchaînées. Guirec Arhant, le maire, ne comprend pas comment ces vandales ont réussi à pénétrer le bâtiment. […]

Paris : Les cathos intégristes reçoivent de la visite

Publié le 2018-09-10 19:39:04

reformulé depuis différents sites de fachos / lundi 10 septembre 2018

Les intégristes catholiques se plaignent sur internet que leur librairie, Notre-Dame-de-France, a pris des couleurs, la nuit du dimanche 2 au lundi 3 septembre. Apparemment il s’agit de la troisième visite  en une semaine.

Mais qu’est-ce que c’est la librairie Notre-Dame-de-France ? Comme il nous l’explique son directeur Eric van den Bavière (photo ci-dessous), toujours sur un site de fafs, c’est une librairie catholique, liée à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X. Intégriste, réactionnaire et fasciste, bien entendu. On y trouve des icônes, des livres de catéchisme, des prêtre lefebvristes et des fascistes en vue.

A l’inauguration, celui qui coupe le ruban est l’Abbé Christian Bouchacourt, supérieur du District de France de la FSSPX. Au milieu l’abbé Philippe Toulza, directeur des éditions Clovis, porte-voix de la fraternité fondé par Marcel Lefebvre.

Et voici que, le 17 mars 2018, le borgne y tenait une séance de dédicaces de ses mémoires (source : Le Parisien du 6 avril 2018).

Si vous aussi vous voulez aller leur dire qu’est-ce que vous pensez de Notre-Dame (et de toutes les autres religions), leur adresse est :

Libraire Notre-Dame de France
33, rue Galande
75005 Paris
Métro Maubert-Mutualité
Tél : 01 43 25 36 67

Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) : La haine contre les contrôleurs, toujours !

Publié le 2018-09-10 19:40:02

France Bleu / lundi 10 septembre 2018

Jeudi dernier, à bord d’un bus de la ligne Hélyce, un banal contrôle de tickets dégénère. Un passager, âgé de 18 ans, refus de montrer son titre de transport.  Il insulte les contrôleurs, refuse de descendre ailleurs qu’à son arrêt puis sur le trottoir n’hésite pas à les frapper avec une sacoche avant de prendre la fuite. En tentant de le rattraper, l’un des agents de la Stran chute; il se fracture le coude et se tord le poignet. Il est en arrêt  pour au moins 6 semaines. Son collègue bénéficie de quelques jours d’ITT. Le prévenu s’est rendu de lui-même au commissariat le samedi.
L’agresseur était en règle.

Le jeune passager possède pourtant un titre de transport valable jusqu’au 17 septembre. Une carte qu’il perd d’ailleurs lors de sa fuite. « Pourquoi ce refus et pourquoi être parti en vrille alors que vous étiez en règle ?  » lui demande à plusieurs reprises la présidente du tribunal. Visage enfantin, le prévenu, qui est père d’un garçon de cinq mois et doit démarrer un apprentissage en menuiserie, ne répond pas. Il explique juste « qu’il a déjà eu des problèmes avec des contrôleurs de la Stran ». La procureure dénonce « la violence et la gratuité des faits face à des gens qui ne faisaient que leur travail »; elle réclame 3 mois d’emprisonnement dont un ferme. L’agresseur dont le casier judiciaire est vierge est finalement condamné à 105 heures de travail d’intérêt général.

Appel à soutiens - A. de nouveau en procès pour tentative d'évasion

Publié le 2018-09-11 15:01:05

Soyons nombreuses et nombreux pour soutenir notre camarade A., qui doit faire face à l’appel du parquet suite à son procès pour tentative d’évasion.
Rendez-vous jeudi 13 septembre à 13h, la cour d’appel, au tribunal de la Cité, pôle 8, chambre 3 !



Le 25 octobre 2017, après être entré dans une maison vide pour ouvrir un squat, A. a été condamné en comparution immédiate à 1 an de prison ferme pour... « tentative de cambriolage ». La peine est finalement ramenée en appel à 6 mois de prison, dont deux ferme.

Le 18 janvier 2018, en pleine grève des matons, A. et son codétenu tentent la belle. Mais ils sont arrêtés.

Le 7 mars, A. passe en procès pour tentative d’évasion. La procureure demande de ne pas tenir compte des conditions d’insalubrité à Fresnes, pourtant tristement célèbres, et de la grève des matons. Elle requiert 10 mois de prison ferme avec un aménagement de peine. Son avocate rappelle alors qu’A. a déjà fait plus que sa peine, et que la tentative d’évasion a eu lieu alors qu’il aurait déjà dû être sorti. Elle demande donc la peine minimale.
A. est condamné à 6 mois de sursis et 2 ans de mise à l’épreuve.

Mais le soulagement de ne pas voir A. retourner derrière les barreaux est de courte durée. Bien qu’il ait été enfermé presque 5 mois pour une tentative de squat, dont près d’un mois de mitard et deux semaines à l’isolement pour la tentative d’évasion, la peine est trop légère au goût du parquet, qui fait appel.

Le 13 septembre, il comparaîtra donc de nouveau devant cette institution qui condamne les personnes sans papiers, sans logement ; les précaires... et devra faire face une fois encore à la justice de classe. Soyons là pour le soutenir !

Rafle matinale, Paris Austerlitz

Publié le 2018-09-11 15:02:04

Mardi 11 septembre, 7h56, une dizaine de policiers en civil font le pied de grue sur le quai 21 de la gare d’Austerlitz où le train en provenance de Briançon ne tarde pas à arriver ; six camarades exilé.e.s sont raflé.e.s.

On remet ça ce week-end, soyons nombreu.x.ses à 7h20 sur le parvis de la gare côté Seine samedi et dimanche !


On remet ça ce week-end, soyons nombreu.x.ses à 7h20 sur le parvis de la gare côté Seine samedi et dimanche !

Enregistrement sauvage, coups de gueule et de rage dans une cave pas loin du bocage, juin 2018

Publié le 2018-09-12 14:27:13

Y a des jours comme ça où le « tous ensemble, tous ensemble » saute aux yeux comme une arnaque.
Y a des jours comme ça où celles et ceux qui écrasent ne le cachent plus parce qu’il y a plus urgent.
Où celles et ceux qui sont dessous, et le savaient déjà, font face.
Et où celles et ceux qui se prétendaient neutres parce que « quand même c’est plus complexe que ça », découvrent qu’illes sont de fait dans le camp des plus forts.
Y a des jours comme sur la zad ce lendemain de l’abandon de l’aéroport où celles et ceux qui veulent aller négocier avec l’État décident de lui rendre la route des chicanes en cadeau, en signe de bonne volonté, avec tout ce qui se vivait autour depuis 5 ans de vie hors contrôle.
Spéciale dédicace à toutes celles et ceux qui, ici ou ailleurs, ne se laissent pas convaincre par la « magie de la composition », et qui brisent le mirage de l’unité.

ceux qui citoyennement
celles qui victorieusement parce qu’elles anticipent
ceux qui joyeusement sans rien comprendre
celles qui douloureusement
ceux qui fièrement
ceux qui « une bonne chose de faite »
celles qui « d’une pierre – deux coups »

ceux qui, à l’appel du mouvement venaient, sur la zad, participer au grand nettoyage de la route des chicanes
ceux qui « on a gagné »
celles qui tracteurs, remorques
ceux qui pelles et balais
celles qui trêve de plaisanterie
ceux qui rendons à César ce qui est à César

ceux qui imposent
ceux qui s’opposent
celles qui se taisent et qu’on n’écoute pas
ceux qui sont absents et ont donc tort
ceux pour qui ça ne leur va pas si
celles qui du coup ne demandent plus : « Ça vous va si »
celles qui « de toute façon, toi t’es chiant »
ceux qui crient à la division
ceux pour qui les limites sont pour les autres
celles qui se prennent un éclat de bienveillance dans l’œil

ceux qui vous serez seuls
celles qui sinon pas de négociation
ceux qui ne gâchez pas tout
celles qui il faut sauver l’essentiel
ceux qui recherche du consensus à tout prix

celles pour qui la fin justifie les moyens
ceux qui passage en force et s’en sentent bien
celles qui s’auto-désignent
ceux qui AG souveraine
celles qui « commission hypothèses pour l’avenir »

celles qui préfecturent
ceux qui scénarisent
celles qui résistent
ceux qui tentent de résister
celles qui négocient
ceux qui tentent de pacifier
celles qui conflictualisent

ceux qui veulent faire le boulot de l’État pour qu’il ne le fasse pas
ceux qui ne veulent pas faire le boulot de l’État à la place de l’État
ceux que l’État remercie

celles qui « hangar de l’avenir »
celles qui en gare de triage
celles qui sur voie de garage

ceux qui sont perdus
ceux qui sont perdants
ceux qui sont de trop

celles qui entre-deux chaises
ceux qui trient les décombres pour reconstruire
celles qui ralentisseurs pour éviter le pire
ceux qui font ce qu’ils ne voulaient pas faire
ceux qui pensent ce qu’ils ne voulaient pas penser
celles qui espèrent bien faire et qu’on les laisse en paix

ceux qui « vous nous expulsez ! »
celui qui « Mais non, y a pas de nous et de vous, on est tous ensemble ! »
celles qui « tu te fous d’not’ geule ? »
ceux qui faut pacifier la situation pour pas qu’ça dégénère
ceux qui « la paix ? Faut pas trop s’y fier paskon est vénères »

ceux qui gorges et poings serrés
celles qui colère à la bouche
celles qui lance pierres à la main
ceux qui cagoule sur la tête à l’approche de l’hélico
ceux qui soupe résistante dans une cabane en sursis

celles qui ne sont pas là
celles qui ne veulent pas y être
ceux qui cherchent à comprendre
ceux qui comprennent et s’en vont
celles qui n’écoutent pas mais crient dans le vide de la foule
celles qui se sont tus et qui parlent, qui parlent fort parce que ce
qu’ils ont à dire n’a pas été entendu

ceux qui demandent du temps
ceux qui violence de l’urgence
ceux qui merde à votre stratégie !

ceux qui injonctionnent
celles qui jonctionnent
ceux qui poussent à bout
ceux qui iront jusqu’au bout
ceux qui de la boue jusqu’au cou

ceux qui font masse
celles qui font bloc en face
ceux qui se réunissent dans un pré
celles qui annoncent le verdict
ceux qui « demontez la vous même avant demain »
celles qui se déchirent et s’entre-déchirent
ceux qui obtempèrent et désespèrent

ceux qui amnésient la mémoire de la lutte
ceux qui autogestionnent la destruction de leurs symboles

celles qui récoltent des traces du carnage
celles qui radioklaxon
celles qui photo dessin
celles qui Zadniouz

celles qui nous sommes la nature qui se défend
celles qui rêvent aux crapauducs pour les salamandres
celles qui font tâche sur les cartes postales
celles qui les vendent par milliers

celles qui promettent Lama Fâché
celles qui mentent et le savent
ceux qui les croient ou veulent les croire
ceux qui ne les croient plus parce que tombés de haut
celles qui finalement Lama Fait Chier
ceux qui pieds de biche pour le détruire
ceux qui bâtons dans l’coffre en cas d’obstacles
ceux qui obstacles perchés sur le toît
ceux qui humains dans l’coffre parce qu’il fait l’obstacle
ceux qui milice
celles qui à bas la police
ceux qui sauvons l’unité du mouvement

ceux qui boivent des coups avec la préfète
celles qui boivent des coups pour la défaite
celles dont la préfète est fière
ceux qui ont la victoire pépère
ceux qui ont la défaite vénère

ceux qui fiches
celles qui fichent le camp
celles qui multiplient les fiches
ceux qui fichez l’camp
celles qui se fichent en paix
ceux qui s’en fichent de tout
ceux qui fichez nous la paix
ceux qui va t’faire enficher
celles qui ta fiche on s’en fou

ceux qui voyeurisent à Lama Fichu
celles qui pleurent Lama déchu
celles sui s’acharnent avec Lama sacré
ceux qui cassez-vous
ceux qui CASSEZ VOUS !

Lille : Opération répressive contre des antispécistes

Publié le 2018-09-12 21:30:03

BFMTV / mercredi 12 septembre 2018

Selon nos informations, six personnes issues de la mouvance [sic! NdAtt.] végan ont été interpellées lundi et mardi par la sûreté urbaine de Lille. Issus de la mouvance anti-spéciste lilloise, ces individus sont soupçonnés d’avoir dégradé des commerces, notamment des boucheries, des poissonneries, des fromageries et des restaurants McDonald’s dans la région de Lille, entre le 15 mai et le 3 août 2018.

L’enquête des policiers lillois a débuté après les dégradations commises contre une boucherie Chez Thierry, située sur la commune d’Hellemmes-Lille, le 28 avril dernier. Une femme avait été interpellée en flagrant délit au moment des faits. Lors des investigations, l’ADN de cette suspecte est retrouvées sur des pierres ayant servi à viser la poissonnerie Au petit mousse et la boucherie l’Esquermoise, toutes deux à Lille. Au cours des dégradations attribuées aux personnes interpellées, du faux sang a été jeté, et des vitrines ont été cassées et taguées.
Au fil des mois, les policiers lillois ont procédé à des recoupements pour tenter d’identifier les militants vegan à l’origine des dégradations commises sur l’agglomération. Leurs soupçons sont confirmés lors de l’interpellation de 4 activistes le 3 août dernier après la découverte de tags sur un bâtiment de l’université de Villeneuve-d’Ascq. Cette opération a conduite aux six arrestations de ce jour. Des perquisitions ont également été réalisées lundi et mardi.

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Les flics ont travaillé avec ADN et téléphones…

extrait de France Bleu / mercredi 12 septembre 2018

[…] Après enquête de la sûreté urbaine de Lille, six personnes ont donc été interpellées cette semaine, dans le cadre de trois actes de vandalisme : sur une boucherie du Vieux Lille, une poissonnerie, et un restaurant du centre-ville, faisant partie d’une chaîne spécialisée dans la viande de canard.
Tout au long de leur garde à vue, les suspects ont souhaité garder le silence, mais les enquêteurs ont considéré que les charges qui pesaient sur une femme de 21 ans étaient suffisantes. Il s’agirait de traces ADN et de résultats d’écoutes téléphoniques.
La jeune femme a donc été déférée au parquet de Lille, qui a choisi une procédure simplifiée : une convocation par procès verbal. Elle sera jugée le 14 décembre devant le tribunal correctionnel, pour dégradations volontaires en réunion.

…et maintanent les boutiquiers sortent leur esprit revanchard

[…] « Nous remercions la police d’avoir menée l’enquête et nous laissons la justice faire son travail. Un grand merci à tous les soutiens que nous avons reçus suite à ce vandalisme« , a réagi le cofondateur de Canard Street, Nicolas Drouault. La vitrine de l’enseigne lilloise avait été vandalisée au printemps. […]
« C’est une très, très bonne nouvelle pour nous, on a le sentiment de ne plus être tout seul« , a réagi le gérant de la boucherie lilloise l’Esquermoise, dégradée selon lui par la prévenue renvoyée en correctionnelle. « J’espère que la justice va la désigner en tant qu’exemple« , a-t-il ajouté, espérant obtenir des dommages et intérêts. […]

Ici, sur la Une du 5 octobre 2016 du torchon local, les deux patrons de l’Esqurmoise, Marc Daubie et Cédric Lhomme. Les deux compères en plus de se foutre de la gueule des personnes véganes sur le compte facebook de leur boucherie, appellent la justice à « faire un exemple ». L’adresse de leur boutique est : 81 rue Esquermoise – Lille

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Le Parisien / mercredi 12 septembre 2018

Alors que les attaques de commerces de viande et de poisson se sont multipliées ces derniers mois en France – au point que les bouchers-charcutiers ont demandé cet été la protection de la police – un coup de filet vient d’être mené en début de semaine au sein de la mouvance antispéciste lilloise.
Six militants vegans ont été interpellés dans la métropole et placés en garde à vue lundi et mardi, a appris Le Parisien de source policière, confirmant des informations de BFMTV.
Ces six individus ont « souhaité garder le silence durant la garde à vue », nous indique une source proche de l’enquête. Seule une femme de 21 ans a été déférée ce mercredi au parquet de Lille en vue de se faire notifier sa convocation devant le tribunal correctionnel de Lille le 14 décembre, précise une source judiciaire.
Ils sont soupçonnés d’avoir dégradé des commerces de bouche et des restaurants de la région lilloise, ainsi qu’un bâtiment de la Cité Scientifique, entre le 15 mai et le 3 août 2018.
Au cours de ces dégradations, parfois spectaculaires, du faux sang avait été jeté et les vitrines, cassées et taguées. Un total de huit commerces spécialisés dans les produits à base de viande et de poisson, ainsi que deux McDonald’s, à Lille, Lesquin et Wambrechies, ont été touchés.
L’enquête des policiers de la sûreté urbaine de Lille avait été ouverte après la dégradation, le 28 avril dernier, d’une boucherie à Hellemmes-Lille, au cours de laquelle une militante avait été interpellée en flagrant délit.
L’ADN de la suspecte avait été retrouvé sur les scènes de dégradation d’une boucherie et d’une poissonnerie, commises quelques semaines plus tôt à Lille, nous précise notre source.
C’est ensuite l’interpellation de quatre activistes, menée le 3 août après la découverte de tags à l’université de Villeneuve-d’Ascq, qui a débouché sur le coup de filet de cette semaine.
[…] En France, selon les chiffres de la confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie, traiteurs (CFBCT), on dénombre une cinquantaine d’attaques de boucheries cette année.
Début juillet, des bouchers-charcutiers avaient même été reçus au ministère de l’Intérieur pour demander l’aide de l’Etat. Des rencontres ont été menées cet été entre les préfets de région et les représentants locaux de la CFBCT, nous a-t-on assuré ce mercredi au ministère de l’Intérieur.

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NdAtt. : une belle liste d’actions antispécistes, ici.

 

Lampaul-Plouarzel (Finistère) : La tractopelle incendiée

Publié le 2018-09-12 21:30:05

Le Télégramme / mardi 11 septembre 2018

Dans la nuit de lundi à mardi, un acte de malveillance a été commis sur un véhicule de chantier. Depuis lundi des travaux ont débuté rue du Gouerou, afin de sécuriser et d’améliorer le secteur. Sans doute pas du goût de tout le monde, puisque le feu a été mis à un engin de l’entreprise STPA. De plus une mention « Laissez le Gouerou » a été peinte sur la cabane de chantier. Les pompiers de Saint-Renan sont intervenus vers 1 h 30 pour éteindre l’incendie qui s’est propagé à la dune. Une enquête de gendarmerie a été ouverte. La municipalité et l’entreprise ont porté plainte. Le maire, Michel Jourden, avoue son incompréhension. Pour lui les travaux, qui ont repris, « ne peuvent qu’améliorer le site ».

Prison de Liancourt (Oise) : Blocage de la promenade contre les fouilles

Publié le 2018-09-12 21:31:06

Le Parisien / mardi 11 septembre 2018

L’opération de contrôle a viré au fiasco. Alors qu’une cinquantaine de détenus reviennent du sport, ce mardi après-midi au centre pénitentiaire de Liancourt, les surveillants décident de procéder à une fouille. Objectif : trouver des téléphones portables, interdits en prison. « Les premiers se sont fait prendre, les autres, qui étaient sûrement chargés, ont refusé avant de forcer le passage », détaillent les délégués syndicaux Jérôme Lourme (FO) et Dominique Deregnaucourt (UFAP). Le visage masqué par leurs vêtements pour certains, les détenus ont bloqué les portes et refusé de réintégrer leur cellule. Un épisode peu surprenant pour les deux élus syndicaux. « Il y a eu de fortes tensions entre détenus cet été, sans doute des histoires de dettes, soufflent-ils. Tout cela lié au manque d’effectif des surveillants, et on en arrive à de telles situations ».

Sans oublier la météo. « Il fait chaud, ils profitent. En hiver, ce n’aurait pas été la même histoire. » Il aura fallu l’intervention de l’Equipe régionale d’intervention et de sécurité de Lille pour mettre fin à ce début d’émeute. Les deux meneurs ont été placés en quartier disciplinaire, le reste des protagonistes en quartier arrivant. « Car le quartier disciplinaire est plein à craquer », précise Jérôme Lourme. Aucun blessé ne serait à déplorer du côté des surveillants pénitentiaires, aucune information n’a encore filtré concernant les détenus.

Bon plan : téléphone Long-CZ, 99% plastique, à acheter pour une vingtaine d’euros…

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Les matons ont cofisqué plus de 40 000 téléphones et accessoires saisis en 2017

Le Parisien / mardi 21 août 2018 

La Direction de l’administration pénitentiaire (DAP) a dévoilé ce mardi les chiffres des saisies de téléphones portables et autres accessoires dans les prisons françaises.
Les derniers chiffres de la Direction de l’administration pénitentiaire le confirment. Le nombre de téléphones et accessoires (chargeurs, cartes SIM…) saisis dans les prisons françaises est en hausse constante depuis dix ans. En 2017, 40 067 téléphones et accessoires ont ainsi été saisis dans les 180 prisons françaises, pour un total de près de 70 000 détenus.

Les saisies l’an dernier ont marqué une forte hausse par rapport à l’année précédente (33 521 saisies pour environ 68 000 détenus). Alors qu’2007, les agents pénitentiaires n’avaient saisi que 4 977 téléphones et accessoires, la barre des 10 000 saisies a été franchie en 2010. Un seuil déjà atteint sur les trois premiers mois de 2018, avec 10 098 saisies au 31 mars selon les chiffres de l’administration.

Projetés dans les cours de promenade ou transmis au parloir, les appareils entrent facilement en prison, où ils circulent à la faveur de divers trafics. Ils sont « de plus en plus petits », « certains contiennent très peu de métal et sont pratiquement indétectables », déplorent des sources syndicales.

Les images prises ainsi en détention font fureur sur les réseaux sociaux. […] Fin juillet, un surveillant de la maison d’arrêt de Nanterre (Hauts-de-Seine), soupçonné d’avoir introduit dix téléphones portables dans l’établissement, a été mis en examen et suspendu de ses fonctions.

Pour la DAP, cette hausse constante s’explique à la fois parce que le nombre de détenus ne cesse d’augmenter, qu’il y a plus de téléphones en circulation et aussi parce qu’ils sont mieux repérés. Pour lutter contre cette prolifération, la ministre de la Justice Nicole Belloubet a annoncé en janvier le lancement de deux chantiers : d’une part le déblocage dès cette année d’une enveloppe de 15 millions d’euros pour « garantir un brouillage effectif » des portables, et d’autre part l’installation de 50 000 téléphones fixes en cellule [c’est à dire : sous contrôle de l’AP, NdAtt.], pour ne pas couper les détenus de leurs proches et favoriser la réinsertion.

Actuellement, sur les 804 brouilleurs en service dans les prisons, 10 % seulement sont effectifs, les évolutions technologiques les rendant très vite obsolètes. Le premier établissement équipé simultanément de téléphones fixes et du nouveau système de brouillage sera la prison de la Santé, qui ouvrira ses portes le 7 janvier 2019, après quatre ans de travaux.

Prisons : la gouvernement veut élargir toujours plus l’enfermement hors les murs

Publié le 2018-09-12 21:31:07

extrait du Parisien / mardi 11 septembre 2018

La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, annonce ce mercredi son plan prison. Avec un objectif principal : privilégier les alternatives à la détention pour les courtes peines [lire : plus de gens sous le couperet de la justice dehors, ça laisse plus de places pour enfermer plus à l’interieur des taules ! NdAtt.] .[…] Initialement, Emmanuel Macron s’était engagé à construire 15 000 places de prison durant son quinquennat. […] Finalement, l’objectif a été ramené à 7000 en 2022.
[…] Le plan prison de Nicole Belloubet, présenté mercredi matin en conseil des ministres, mettra ainsi largement l’accent sur les courtes peines, ces quelque 90 000 condamnations annuelles d’un jour à six mois de prison, lesquelles contribuent à l’engorgement des maisons d’arrêt. Selon toute vraisemblance, il sera donc annoncé l’instauration d’une nouvelle échelle de peines.

Principale mesure : l’emprisonnement sera banni en dessous d’un mois. D’un à six mois, le principe serait que la peine prononcée soit exécutée à domicile avec bracelet électronique, dans un centre de semi-liberté ou via un placement « extérieur », dans une association, par exemple. Selon une « étude d’impact », cela permettrait de réduire de 8 000 le nombre de détenus à l’horizon 2 022.
Autant de mesures qui seront actées via le projet de loi de programmation de la justice 2018-2022, lequel passera début octobre au parlement.
[…] la Chancellerie souhaite également mettre l’accent et les moyens sur les établissements ou quartiers dédiés à ces peines aménagées. Nicole Belloubet visitera mercredi après-midi celui de Villejuif (Val-de-Marne). 2 100 places supplémentaires de « préparation à la sortie » sont par ailleurs prévues, sur 24 sites, dont 8 en Ile-de-France. […]
A l’heure actuelle, la France reste l’un des pays d’Europe qui incarcère le plus, à hauteur d’un détenu pour 1000 habitants, contre 0,8 en Allemagne, par exemple.
Au-delà des courtes peines, ce sont plusieurs autres mesures qui, selon nos informations, devraient être annoncées ce mercredi. Côté effectifs, 1 100 surveillants supplémentaires devraient être recrutés, et environ autant de conseillers d’insertion et de probation. […]
10 M€ ont par ailleurs déjà été affectés en 2018 à une amélioration de la sécurité. Sur ce point, un classement des établissements sera effectué, comme demandé par les syndicats de surveillants.
Côté matériel, des investissements seront effectués sur les « dotations spécifiques », dont la liste a été établie par ces mêmes syndicats. Ils réclamaient l’attribution de « passe menottes », de « gants anti-coupures », mais aussi de gilets pare-balles plus adaptés aux déplacements, à la morphologie homme-femme, ainsi que, toujours pour les déplacements, des téléphones portables géolocalisables. […]

Fresnes (Val-de-Marne) : Arrestations pour les incendies de voitures des matons

Publié le 2018-09-12 21:31:07

Le Parisien / lundi 10 septembre 2018

Un coup de filet a été lancé ce lundi matin par les policiers du SDPJ 94 pour retrouver les auteurs des incendies criminels qui visent depuis mai dernier des surveillants de la prison de Fresnes. Six jeunes ont été interpellés tôt dans la matinée. Un septième a été extrait d’un établissement pénitentiaire. Quatre jeunes majeurs et trois mineurs ont ainsi été placés en garde à vue pour destruction de biens privés et publics par incendie en bande organisée.

[…] « Nous nous attachons uniquement aux faits, glisse une source proche de l’enquête. Pour l’heure, la seule question est de savoir s’ils sont bien à l’origine de tous ces incendies », glisse une source proche de l’enquête.
Depuis mai, à quatre reprises [1,2,3,4… en attendant d’autres ! NdAtt.] , les véhicules de surveillants ont été incendiés lors de raids organisés devant les murs de la prison de Fresnes, dans l’enceinte de l’établissement.

Toulouse : L’addition de l’occupation de la fac de ce printemps [MAJ2 18/09 : Nantes et Tolbiac]

Publié le 2018-09-12 21:32:08

Le Parisien / mardi 11 septembre 2018

A la suite des dégradations survenues au printemps lors du blocage par le personnel et les étudiants opposés au projet de réforme sur l’accès à l’université, la faculté Jean-Jaurès de Toulouse (Haute-Garonne) a connu cet été d’importants travaux de rénovation. Si la facture était évaluée à 400 000 € en mai après les deux mois de blocage, la direction de la faculté a revu la douloureuse à la hausse, atteignant les 800 000 €.
Rien que la rénovation de l’Arche, le bâtiment central de l’université le plus touché par les dégradations, a nécessité un budget de 400 000 €.

« La remise en état de l’Arche a demandé des travaux de peintures, d’effacement des tags, d’évacuation des encombrants, de décapage des sols, du remplacement de portes, de cloisons, des vidéoprojecteurs arrachés ou volés, des extincteurs ou encore la remise en état des sanitaires, indique l’université Jean-Jaurès. Le remplacement de mobilier pour les salles de cours a également coûté près de 50 000 € ».
Pour financer cette rénovation, l’établissement a puisé dans son fonds de roulement, habituellement destiné à l’investissement, par exemple en achat de matériel informatique. L’Etat a apporté quant à lui une aide de 1,1 million d’euros (M€) pour l’ensemble des universités.
La majeure partie des travaux a été réalisée cet été pour accueillir de nouveau les étudiants dans l’Arche pour la rentrée le 8 octobre. Le bâtiment d’accueil a, lui, déjà rouvert ses portes.

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Mise-à-jour du 14 septembre 2018 : A Montpellier ce sont 750 000 euros

La Gazette de Montpellier / jeudi 13 septembre 2018

Parcoursup, nouveaux bâtiments… Ce jeudi 13 septembre, Patrick Gilli, président de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, a fait le point sur la rentrée.

750 000 € de dédommagements. En avril dernier, de nombreux dégâts ont été découverts dans l’université, suite à l’évacuation des étudiants grévistes qui occupaient les lieux depuis février. « Les amphithéâtres ont été totalement rénovés« , a indiqué Patrick Gilli. « Nous avons été remboursés de la totalité du coût direct du mouvement. L’État nous a versé 750 000 euros à titre de dédommagement pour tout ce qui s’est passé ». Autrement dit : les dégradations commises, les coûts liés à l’insécurité, la réparation des serveurs informatiques, ou encore le passage des examens à distance.

Plaintes. Le président de l’Université avait porté plainte contre les auteurs des dégradations commises, et saisi la commission de discipline. « Elle se réunira en septembre pour les jugements. Ils seront communiqués d’ici quelques semaines. S’il y a des acteurs clairement identifiés, et si la commission estime que ces faits sont suffisamment délictueux pour entraîner des sanctions, il y aura des sanctions« . […]

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Mise-à-jour du 18 septembre 2018 : A Nantes c’est presque un million !

France Bleu / lundi 17 septembre 2018

Des tags sur les murs, un système wi-fi détérioré, un ascenseur cassé, du mobilier volé. Tout le monde a encore en mémoire les dégradations survenues au printemps dernier sur le campus du Tertre à Nantes à l’occasion de la contestation estudiantine contre le projet de loi (ORE) du gouvernement. Depuis, l’Université de Nantes a fait ses comptes. Et la facture est salée. Le montant des dégâts s’élève à 985 400 euros. « 383 500 euros pour la remise en état des locaux, 245 000 euros pour le nettoyage des sols et des murs, 220 000 euros pour le gardiennage et le reste pour la location de salles » précise Olivier Laboux, le président de l’Université de Nantes qui faisait sa rentrée ce lundi.

A Nantes, deux amphithéâtres du campus du Tertre ont été victimes de dégradations lors de cette vague de contestation. Ils sont actuellement fermés. Les travaux de réhabilitation viennent de débuter. Il y en a pour plusieurs semaines. […]

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Tolbiac : Peut mieux faire

extrait de France Inter / lundi 17 septembre 2018

[S]i l’on compare les lieux avec avril lors de l’occupation, on peut constater que les « dégradations » sont surtout des tags et banderoles. Une enquête pour dégradations en réunion a toutefois été ouverte après l’occupation du site. Cette enquête a été confiée à la Sûreté territoriale.
[…] Le président de l’université Paris-I, Georges Haddad, avait de son coté évalué le coût des « dégradations », notamment des tags dans des amphis et du matériel informatique détruit, à « plusieurs centaines de milliers d’euros ».
[…] Le coût des dégradations est évalué par le ministère entre 200 000 et 300 000 euros à Paris-1 Tolbiac.

Paris : Incendie solidaire

Publié le 2018-09-14 08:26:02

reçu par mail / jeudi 13 septembre 2018

Une personne en prison à Limoges, deux sous contrôle judiciaire à Ambert, des multiples coups de pression, des perquiz’ (la dernière à Grenoble en août). Flics et juges essayent de trouver des personnes qu’ils croient responsables de quelques actions directes.
Pour notre part on pense simplement que quand des subversif.ve.s sont dans le collimateur de l’état c’est aussi aux autres, à nous, d’agir, de pas regarder ailleurs, de montrer qu’ielles ne sont pas seul.e.s, que la répression ne nous arrêtera pas.
Tôt dans la nuit de mardi 11 on a incendié 2 camionnettes et un utilitaire de la mairie de Paris, rue Coriolis (12ème).

Un accolade à Krème (au fait on aime bien les incendiaires !)
Solidarité aussi avec les personnes inculpées dans le procès Scripta manent en Italie.

Pyr et Omanes

[en español][in italiano]

Chelles (Seine-et-Marne) : Quand ils viennent taper à ta porte…

Publié le 2018-09-14 08:28:06

NdAtt. : la loi ELAN n’est pas encore passée, mais les expulsions de pauvres sont toujours monnaie courante. Avec souvent en rab’ le mépris des journaleux, dans des formules-oxymore comme « nomades sédentarisés », qui donnent à réfléchir (et à rager) si on se dit que c’est les flics qui viennent de détruire leur maison…

Le Parisien / jeudi 13 septembre 2018

L’intervention des forces de l’ordre, sur décision de justice, a débuté ce jeudi vers 7 heures du matin. Des nomades sédentarisés étaient présents en nombre pour protester contre cette opération surprise.

L’opération policière de ce jeudi a mis fin à huit années de conflit entre la mairie de Chelles et des gens du voyage sédentarisés. Dès 7 heures du matin, quelque 200 membres des forces de l’ordre ont entrepris l’expulsion d’une famille et la destruction de leurs habitations illégalement construites à Chelles, chemin de Courtry. L’opération s’est achevée en début d’après-midi. Cette intervention fait suite à une décision de justice. L’important dispositif déployé s’explique par une précédente opération, menée en octobre 2017 dans le quartier Chantereine. A l’époque, un policier avait été légèrement blessé et un nomade armé d’une barre de fer arrêté. Aucun blessé et aucune interpellation n’ont été recensés ce jeudi. Il s’agissait de « sécuriser l’expulsion d’une famille et mener la démolition des habitations qu’elle a irrégulièrement construite », indique la préfecture de Seine-et-Marne.

Cette opération d’envergure s’est déroulée dans une ambiance tendue. En représailles, des membres de la communauté ont mis le feu à une voiture garée dans une ruelle attenante au chemin de Courtry. Les pompiers ont éteint l’incendie vers 10 heures. Il s’agit d’un véhicule de police banalisé, qui stationnait en dehors du périmètre de sécurité. Plusieurs membres de la famille propriétaire du terrain ont été conduits au-delà d’un périmètre de sécurité. Ils ont vite été rejoints par une vingtaine de membres de leur communauté. « Nous n’avons même pas été prévenus, dénonce une proche de la famille expulsée. Une grand-mère de plus de 90 ans vit ici depuis dix-sept ans ! » L’opération de démolition s’est déroulée à l’abri des regards, masqués par un « barre-pont », une longue barrière de métal haute de plus de 2,50 m.
« Cette famille a cherché à se sédentariser en édifiant sur des terrains non constructibles plusieurs bâtiments d’habitation et aménagements en dépit de tout permis de construire », indique la préfecture. Dernièrement, « le tribunal de grande instance de Meaux a condamné les occupants au titre de plusieurs infractions au code de l’urbanisme et prononcé leur expulsion des lieux, poursuit la préfecture. La démolition de l’ensemble des ouvrages construits sur le site a également été décidée. »
Deux mobile-homes ont été détruits, de même qu’un pavillon de 200 m2 érigé sur le site.
« Ils ne nous ont même pas laissés le temps de sortir nos mobile-homes, ils n’étaient pas obligés de les détruire », peste une femme en colère.
Tout au long de la matinée, des proches de la famille expulsée ont proféré des insultes en direction des forces de l’ordre. Le maire de Chelles Brice Rabaste (LR) a aussi fait l’objet de menaces de la part de certains gens du voyage sédentarisés. La préfecture rappelle que ce secteur du quartier des Coudreaux « fait face à un phénomène d’implantation sauvage sur des terrains impropres à la construction depuis de nombreuses années ».

Les flics jouent les durs, mais derrière leurs dos…

Limeil-Brévannes, France : Vengeance incendiaire contre les cowboys du maire – 14 septembre 2018

Publié le 2018-09-15 18:24:04

A Limeil-Brévannes, le commissariat de la police municipale a été la cible d’une attaque incendiaire au cours de la nuit du 13 au 14 septembre. Selon les flics et leurs larbins de la presse, deux individus ont été vus en train de jeter des engins incendiaires contre les locaux de la flicaille du maire.

Cette attaque serait dans la continuité des affrontements avec les cow-boys du maire LR qui ont eu lieu au cours des deux nuits précédentes. Un peu plus tôt dans la journée de jeudi, les keufs se sont faits caillasser alors qu’ils tentaient d’interpeller un jeune à moto. Ce dernier a été interpellé, ainsi qu’un autre jeune soupçonné de « caillassages ».

Depuis plusieurs jours, la tension est forte avec la bleusaille de Boissy qui a massivement investi les rues. Ce sont notamment les flics de la Compagnie de sécurisation et d’intervention et la police municipale qui sont en charge du quadrillage du quartier.

Le Parisien précise que la police municipale est régulièrement mobilisée pour épauler la police nationale.