Vive l'Anarchie - Semaine 37, 2019

Sommaire

Chili/Italie : Lettre de Marcelo V., pour Juan

Publié le 2019-09-16 10:00:05

Round Robin / dimanche 14 septembre 2019

À Juan, depuis le Chili, avec toute la fraternité de la lutte !

J’ai des oreilles qui entendent clairement le son de la Révolte et de celles/ceux qui alimentent la rébellion avec des actes et des mots qui combattent ce monde de misère et de soumission.

Depuis ce coin de la planète, je t’envoie une accolade, avec la proximité d’un frère qui écoute ta voix brisant les conditions de sécurité imposées par les geôliers et se manifeste comme la preuve d’une Résistance Digne face au pouvoir et à toute autorité.

Je suis dans un endroit semblable à celui où tu te trouve ; on m’a gardé en otage de la domination pendant de nombreuses années, mais ils n’ont pas pu vaincre l’esprit libertaire qui vit en moi.
Parce que tout comme je hais tout ce qui nous nuit, j’aime aussi la justesse profonde de notre action.

Nous sommes partout, nous existons comme réalité vivante d’êtres humains qui refusent de recevoir des ordres, niant tout contrôle sur nos cœurs et nos consciences, en menant un combat juste qui est capable d’affronter des années d’emprisonnement, de clandestinité et la mort, survivant avec la fierté et la dignité de celles/ceux qui aiment la liberté et veulent vivre dans le merveilleux creuset de l’anarchie.

Même si ton corps est emprisonné, tes mots nous accompagnent jour après jour.
Ne te sens jamais seul, parce que tu ne le seras jamais. Quand le courage vient à te manquer, pense qu’ici on pense constamment à toi.

Ta lutte est la notre, chaque geste contre ce monde malade porte ton empreinte…
parce que nous sommes une seule grande meute, qui n’oublie jamais les sien.ne.s, peu importe où nous nous trouvons.

Reste ferme et fort, mon frère.
Contre toute attente
contre vents et marées.
C’est cela qui est et sera
ta victoire
et certainement aussi la notre !

Tant qu’il y aura de la misère, il y aura de la rébellion !
Jusqu’à la destruction du dernier bastion de la société carcérale !
Toujours avec toi !

Marcelo V.
Santiago du Chili, 25 août 2019

Quelque part en France : L’ALF libère des centaines de faisans

Publié le 2019-09-16 10:01:11

Bite Back / vendredi 13 septembre 2019

Dans la nuit du 11 au 12 septembre, en France, nous, activistes du front de libération des animaux, avons aidé des centaines de faisan.e.s à s’échapper de leur prison.
A l’aide de cutters, nous avons découpé une large partie du filet qui les empêchait de s’envoler, puis nous sommes allé.e.s derrière elleux pour les inciter à fuir. Les voir s’échapper dans le ciel nous a profondément touché.e.s.
Nous avons également marqué notre passage d’un tag.
Nous souhaitons une vie libre et heureuse à toutes ces personnes, et avons une pensée pour tous les autres animaux encore prisonniers.
Jusqu’à ce que toutes les cages soient vide.

Chroniques d’une trottinette : La trottinette qui a bouché le port (4/4)

Publié le 2019-09-16 13:00:06

Si telle la proverbiale « Sardine », les trottinettes électriques ne bloquent pas encore l’accès au port de Marseille, ce n’est pour le coup pas une exagération de dire que des centaines d’entre elles ont doucement coulé le long du littoral. Une déclinaison polluante de plus du fiasco écologique de la « mobilité jetable ».



Depuis quelques mois, des plongeurs, notamment de la Société nautique de la Corniche (SNC), repêchent des centaines de trottinettes dans les eaux du littoral de Marseille, principalement autour du Vieux Port et le long de la Corniche. Les 11 premières faisaient parti des 7 tonnes de déchets repêchés en mai à l’occasion du nettoyage annuel du Vieux Port. [1] Fin juillet, la SNC à elle seule en était à 470 trottinettes repêchées en six semaine ! [2]

Ils ont entre 8 ou 10 ans, les plus grands vont avoir 14 ans, et c’est vrai qu’on s’est rendu compte que depuis quelque temps, le jeu était de prendre des trottinettes et de les jeter à la mer.
- Jérôme Poulet, responsable de Lime [3]

À tel point que Bird et Lime ont embauché des médiateurs pour « sensibiliser les jeunes utilisateurs » ; « “dès qu’on parle d’écologie, ils y sont sensibles”, témoigne l’un des médiateurs ». [4]

Écologie ?...

C’est une belle hypocrisie de la part de sociétés vendant de la « mobilité jetable » : une trottinette fait une moyenne de 10 km par jour, a une durée de vie n’excèdant pas un ou deux mois, et sa batterie n’est pas recyclée. [5] La seule manière « écolo » d’utiliser un trottinette électrique en libre service, c’est si son utilisation remplace la voiture. [6]

Et la Mairie dans tout ça ?

Fidèle à sa tradition d’un service publique de qualité, la Ville se lave les mains du problème. Elle a adoptée une charte plaçant la responsabilité de la récupération des trottinettes hors d’usage entièrement sur les entreprises qui les mettent en circulation. [7] À tel point qu’aucun représentant de la Ville ni la Métropole n’a daigné se présenter à la réunion de coordination entre Lime, Bird et la SNC. [8] En attendant, ce sont les bénévoles de la SNC et d’autres qui les repêchent.

Par contre, elle lorgne sur une part du gâteau. Un appel d’offre a été lancé en avril visant à réduire à trois le nombre d’opérateurs, avec un maximum de 2000 trottinettes déployées chacun. Parmi les critères, le type de solution proposée au problème du stationnement, mais aussi, « de demander aux opérateurs de reverser un pourcentage de leur chiffre d’affaires à la ville. Ce critère comptera pour 30 % de la note finale. » [9]



Notes :

[5« Car la durée de vie de ces patinettes maltraitées et de piètre qualité ne dépasse pas un à deux mois. Ensuite, elles sont mises au rebut. De la « mobilité jetable ». Selon Challenges, les opérateurs qui mènent une guerre commerciale acharnée pour prendre des parts de ce marché ont fait le pari de la quantité et ont inondé les rues de Paris de trottinettes électrique chinoises bon marché (environ 400 euros). Problème, leur durée de vie serait en moyenne de un à deux mois à raison d’une dizaine de kilomètres par jour avant d’être définitivement hors service. Une aberration écologique car il n’existe pas de filière de recyclage des batteries. »
https://www.transitionsenergies.com/trottinettes-electriques-couts-caches/

[6Moins de 30% des cas aux États-Unis, très probablement beaucoup moins dans les centre-villes européens.
https://www.transitionsenergies.com/trottinette-electrique-pas-bonne-environnement/

[7"l’opérateur s’engage à organiser, sans qu’il soit nécessaire pour les services publics de le solliciter, l’évacuation des EDP qui ne sont plus en état de fonctionner, quel que soit le lieu où se trouve le véhicule sur le territoire de la commune"
https://www.laprovence.com/actu/en-direct/5599886/marseille-des-centaines-de-trottinettes-electriques-retrouvees-dans-les-eaux-comment-lutter-contre-ce-fle

Hambourg (Allemagne) : Marteaux contre agence de publicité

Publié le 2019-09-16 20:49:04

de.indymedia.org / dimanche 15 septembre 2019

Voilà la gueule de ce projet – une cage en béton comme trop d’autres…

Comme on peut le voir, beaucoup de gens sont très en colère à cause du projet de la nouvelle ainsi-dite « Pauli-Haus », qui sera construite prochainement et qu’on peut déjà voir sur des affiches et des publicités présentes dans le paysage urbain. Un nouvel immeuble pour yuppies, hyper-laid, dans Sankt Pauli [quartier populaire et traditionnellement assez « rebelle », du centre de Hambourg, près du port ; NdAtt.]. Mais cette fois non pas dans une petite rue latérale ou dans un coin, mais au beau milieu.

Rien que d’un point de vue visuel, ce projet d’immeuble dans le Neuen Pferedemarkt serait difficile à supporter et fera sans doute vomir sur leur pain bon nombre de celles/ceux qui sont sur la route de la boulangerie, le matin. Les inventeurs ce nouveau chef-d’œuvre de merde sont STEG, Argus, HamburgTeam et enfin Pahnke Markenmacherei. Puisque nous avons un fâcheux problème avec la gentrification, nous avons pensé qu’il serait mauvais d’avaler notre rage pour la centième fois et nous avons donc frappé à coups de marteau la façade vitrée de l’agence de publicité de yuppies Pahnke, pendant la nuit du 5 septembre. C’est un geste modeste de notre haine contre ceux/celles qui détruisent nos quartiers. Qu’ils/elles s’étouffent tou.te.s avec leur latte macchiato. Et que beaucoup d’entre nous continuent de revendiquer d’humbles gestes de haine.

Salutations à tou.te.s celles/ceux qui se révoltent pour le maintien de Liebig34. Si les choses deviennent critiques pour vous, il y aura des diligents coups de marteau aussi à Hambourg.
Et salutations solidaires aux 3 de la Parkbank.

Contre la ville des riches !

Wuppertal (Allemagne) : Un 4×4 incendié – Libérez les nôtres !

Publié le 2019-09-16 20:50:12

de.indymedia.org / jeudi 12 septembre 2019

Dans la nuit du 10 au 11 septembre, près du très apprécié jardin Deweerthśchen, nous avons incendié un très peu apprécié véhicule 4×4 de la marque Dodge. Avec notre petite action, nous voulons rejoindre le mouvement “Ende Gelände-wagen” et nous avons libéré les rues, tout comme l’environnement, d’une autre centrifugeuse à essence qui tue le climat. Malheureusement, jusqu’ici ni les médias locaux ni la police ne semblent être en mesure d’accorder un quelconque crédit à notre action, sous la forme d’un compte-rendu. Tout ce que nous pouvons faire, c’est continuer à espérer dans des nouveaux incendies, pour lesquels nous gardons de côté le dernier morceau du climat.

Salutations solidaires à nos compas en détention préventive et sur les bancs publics.

Chili : Bombes et feu contre les politiciens et leurs sbires

Publié le 2019-09-16 23:48:06

Talca : Attaque incendiaire du bureau d’un sénateur

Noticias de la guerra social / lundi 9 septembre 2019

Vers 1h15, le 28 août 2019, deux individus déposent un engin incendiaire dans un bâtiment au cœur de la ville de Talca.

Au carrefour entre les rues 4 et 5 sud avec la 1ère est, à la hauteur du numéro 755, il y a la permanence parlementaire du sénateur Juan Antonio Coloma, du parti de l’Union démocratique indépendante de droite (UDI).

L’engin aurait été composé principalement par des bouteilles de gaz qui, lorsqu’elles ont pris feu, ont causé un incendie, être éteint par les pompiers. Les experts de LABOCAR et de l’IAPA sont arrivés sur les lieux, sur ordre du procureur Claudia Díaz, qui mène l’enquête. Selon la presse, des tracts ont été trouvés, avec les mots : « Pour l’arrêt du TPP (Trans-Pacific Treaty), par tous les moyens. Pour un mois de septembre combatif. Liberté pour le commandant Ramiro *». […]

* Note d’Attaque : Mauricio Hernandez, « Commandanr Ramiro », combattant du FPMR, avait tué en 1991 Jaime Guzman, principale idéologue du régime de Pinochet. Arrêté et condamné à perpétuité, il a réussi à s’évader dans les années 90. Il se trouve actuellement au Brésil, où il purge une peine de prison pour l’enlèvement d’un chef d’entreprise, dans l’attente de l’extradition vers le Chili.

*****

Chillan : Un engin explosif désactivé au siège de la Police Judiciaire, quelques heures avant une visite du Président Piñera

Noticias de la guerra social / dimanche 25 août 2019

Au petit matin du 20 août 2019, un artefact suspect a attiré l’attention du dispositif de sécurité qui était déployé en vue de la visite du président Piñera [pour une commémoration nationaliste à la con ; NdAtt.].

Un engin explosif a été déposé à l’extérieur de la porte principale de la Centrale d’investigation de la PDI [la police judiciaire et scientifique chilienne ; NdAtt.], dans la rue Vega de Saldías, au cœur de Chillán età côté à un poste de police. Cela, en un premier temps, sans éveiller aucun soupçon.

Après un certain temps, la police a réussi à détecter l’engin, composé d’un extincteur rempli d’un kilo de poudre noire et activé par un système d’horlogerie qui, apparemment, n’aurait pas fonctionné ou bien aurait été désactivé par la police.

Le personnel du GOPE [groupe des interventions spéciales des Carabineros de Chile; NdAtt.] et de divers services de police se sont rapidement rendus sur les lieux, pour examiner les caméras de vidéosurveillance ainsi que l’engin.

Le ministre de l’Intérieur lui-même, Chadwick, a fait remarquer à la presse qu’« un engin explosif a en effet été placé dans une caserne de la police d’investigation ; il a été détecté à temps et donc désactivé (…) Je n’ai pas encore pu connaître le résultat des enquêtes (…) je n’en connais pas encore l’ampleur ni la puissance, j’attends les enquêtes pour avoir une idée ».

Jusqu’à présent, aucun groupe n’aurait revendiqué le placement de l’engin explosif.

Lille : Banderole de soutien à Exarchia – 16 septembre 2019

Publié le 2019-09-17 09:13:07

Depuis quelques semaines maintenant le quartier Exárcheia à Athènes, où de nombreux squats sont installés depuis longtemps, fait face à une vague d’expulsions sans précédent. À Lille aussi la préfecture expulse à tour de bras. Une banderole à donc été attachée ce lundi matin au dessus du périph lillois pour afficher notre soutien aux copaines grec.ques.

Longue vie à Exárcheia ! Squat partout !

[Publié sur indymedia lille, 16.09.2019]

Nantes-Toulouse-Lyon-Nancy : Nouvelles du samedi émeutier – 14 septembre 2019

Publié le 2019-09-17 09:13:11

Plus de 2000 personnes ont manifesté à Nantes samedi 14 septembre, répondant à l’appel à faire « converger les colères » (Gilets jaunes, assassinat policier de Steve Maia Caniço, affaire du politicien local De Rugy, etc). En prévision de la casse, de nombreux commerces du centre-ville s’étaient barricadés derrière des panneaux en bois. La préfecture a réduit drastiquement le périmètre autorisé pour cette manifestation au Cours des 50-Otages, bloquant les accès au centre historique et au chateau des Ducs de Bretagne. Mais ce déploiement policier et ces protections en bois n’empêcheront pas le bordel aux abords… comme en atteste les incendies et affrontements à Bouffay.

« Contre le pouvoir en place, manifestation », indique le poster orné d’un homard rouge vif, référence évidente aux dîners qui avaient déclenché la tourmente traversée en juillet par François de Rugy, qui a démissionné du ministère de la Transition écologique. Le départ est donné après un pique-nique place Delorme, dans « une zone bourgeoise, peu habituée aux manifs ». (Presse Océan, 14.09.2019)

Vers 15h, les premières attaques de vitrines de ce monde ont lieu à la croisée des trams. Banque HSBC, Mutuelle Générale, une agence de voyage et des agences immobilières… Le MacDonalds de Bouffay, déjà abîmé par de précédentes émeutes, se fait de nouveau péter des vitres et souiller sa façade aux oeufs de peinture, tout comme le Carrefour Market. 

Une armoire électrique est incendié à Bouffay (cf le résultat ci-contre). Quelques bombes incendiaires feront reculer les keufs en milieu d’après-midi, des barricades seront montées tout au long de l’après-midi au milieu des nuages de gaz lacrymogène, jusqu’en début de soirée…

Au total, 33 personnes ont été placées en garde à vue sur l’ensemble de la journée. Vers midi, les flics annonçaient avoir mis la main sur des dizaines de mortiers et des cocktails Molotov préparés en amont, cachés dans un container non loin de la place Delorme: 15 personnes ont été interpellées en lien avec cette « découverte ». D’autres contrôles préventifs ont mené à des arrestations et les bleus ont saisi un extincteur, plusieurs dizaines de feux d’artifice et de mortiers, ainsi qu’une centaine de parapluies noirs.

La banque HS…BC


Toulouse : envahissement de la gare Matabiau

Plusieurs centaines de personnes ont déambulé dans le centre-ville, et certain.e.s en ont profité pour poser quelques tags bien sentis. Par effet de surprise, le cortège est parvenu à envahir les voies à la gare de Matabiau, pertubant les trains pendant près d’une demi-heure. « Quatre interpellations ont eu lieu selon la dépêche. Les quatre personnes ont passé la nuit en garde à vue. Deux ont été déférées au parquet dimanche et seront jugés mardi en comparution immédiate ; un troisième sera jugé au printemps ».

Sur le Palais de justice

 

A Lyon, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés place Bellecour. Quelques affrontements ont éclaté et onze personnes ont été interpellées, selon la préfecture.


Nancy : Pas mal de monde, et une fin de manif sous les gaz

Entre 700 et 1000 personnes sont descendues dans les rues du centre-ville pour cet appel régional des GJ. Les flics ont décidé que la fin de manif serait « mouvementée ». Les projectiles et pavés ont répondu aux jets de gaz lacrymo et tirs de grenades de désencerclement. Aucune interpellation mais 13 manifestant.e.s blessé.e.s, selon le décompte des street medics locaux.

Kourou (Guyane) : Le bureau du maire sens dessus dessous

Publié le 2019-09-17 09:56:04

FranceGuyane / lundi 16 septembre 2019

Ce lundi matin à 7 heures, la femme de ménage de la mairie de Kourou a découvert que plusieurs bureaux avaient été saccagés dans la nuit. Il s’agit du bureau du maire, de celui de sa directrice de cabinet et de celui de la communication. Ils ont été visités dans la nuit. Les tiroirs, les placards, tout a été fouillé.

Le ou les visiteurs se sont introduits par la fenêtre du bureau de la directrice de cabinet. Son accès est facilité par un muret en contrebas. Les gendarmes étaient sur les lieux ce lundi matin afin d’ effectuer des prélèvements. L’enquête est donc en cours.

 

même torchon, mardi 17 septembre 2019

Les bureaux de François Ringuet, de sa directrice de cabinet, du service communication et de son secrétariat ont été visités durant le week-end. Les malfaiteurs cherchaient visiblement des objets ou des papiers bien précis, puisque des fouilles ont été constatées.
À six mois des élections municipales, François Ringuet est-il victime d’une tentative d’intimidation ? C’est le sentiment du maire de Kourou, après que son bureau et ceux de ses plus proches collaborateurs ont été visités, durant le week-end.

saint -Rambert- D’Albon, Drôme:Actions contre les travaux prévus sur 500 Hectares de terres agricoles

Publié le 2019-09-17 10:33:15

Ola companeras.ros,

Si vous êtes dispos ce samedi 21 septembre, et si vous êtes motivées.es
contre ce projet d’accaparement de 500 hectares de terres au Nord de la
Drôme (à 1h de Lyon, de St Etienne ou de Grenoble, 30 mn de Valence),
vous pouvez nous rejoindre à 15 h à St Rambert d’Albon pour cette
opération « Autruche ». Les collectifs organisateurs seront heureux de
nous accueillir pour une animation en chansons.

A tout bient’

le tract en pièce jointe ici

[reçu par mail]

Bure : Le retour des hiboux

Publié le 2019-09-17 12:12:07

À propos de la réoccupation du bois Lejuc en juillet 2019

Deux mois se sont écoulés depuis que la nouvelle de la réoccupation de la forêt a été relayée par les médias. L’évacuation violente a immédiatement suivi et a duré deux jours. Cette action aurait-elle échouée ? Nous ne le pensons pas ! L’attention médiatique a été aussi grande que sa disparition fut rapide, d’autant plus qu’aucun autre signe de vie sous forme de déclarations ou d’actions n’a suivi de la part de celleux à l‘origine de cette réoccupation. Nous regrettons vivement qu’après coup, il n‘y ait eu aucune publication par les personnes concernées. Nous pensons que cela aurait été important pour permettre d‘ouvrir la discussion sur ce qui s’est passé et pour en tirer des conclusions sur les perspectives de lutte. Il nous semble inutile de spéculer sur les motifs de ce silence, il a ses raisons. Cependant, en tant que personnes vivant et combattant ici, sur « Zone » [1], nous voulons profiter de l’occasion pour partager quelques réflexions personnelles sur le sujet aux personnes impliquées dans cette action et à celles investies dans cette lutte. Une analyse de ce qui a été fait ou non sur le terrain à ce moment-là n’est pas possible.

Ce que nous voulons d‘abord dire, c’est que cette brève (re)flambée de résistance nous a redonné de l‘espoir ! Depuis plus de deux ans, nous vivons ici sous occupation policière. La provocation permanente et le harcèlement étatique sont notre quotidien dans cette région qui est administrée de manière mafieuse. Des copaines sont en prison, en fuite ou sont partis. En vivant dans ces conditions nous comprenons très vite que cette lutte ne peut être gagnée « militairement ». Et pourtant il peut être juste et nécessaire de choisir l’attaque ! La résignation qui s’était répandue sur Bure et les villages environnants depuis l’évacuation en février 2018 a été rompue pour un court instant. Et même s’il n’a pas été possible de remporter une victoire sur les vassaux du nucléaire, nous avons vaincu la peur qui a trop longtemps marqué nos vies quotidiennes.

Les hiboux sont de retour ! Au moins ici, sur « Zone », le message est passé malgré le peu d‘informations qui ont été disséminées. Nous le voyons dans le sourire complice de nos voisin.es quand nous fuyons les patrouilles de gendarmerie dans les villages. Mais aussi dans leurs regards jubilatoires lorsque celles-ci passent devant leurs maisons. Nous le lisons dans les visages sinistres des partisan.es du projet qui semblaient s’être habitués à la pacification mortifère. Nous le lisons aussi sur les réquisitions pleurnichardes des flics lors des fouilles de véhicules qui témoignent du fait que deux mois plus tard, ils n’ont pas digéré les jets de cocktails molotovs et de pierres. Nous ne savons pas si les personnes directement concernées partagent notre optimisme. Du moins, il semble difficile d’imaginer que des personnes trouveraient l’énergie de se lancer dans ce type de confrontation sans espoir d’obtenir un succès tangible à la fin. Il nous semble d’autant plus important d’affirmer aux personnes qui ont repris le combat pour le bois Lejuc en juillet qu’iels n’ont pas échoué et que les feux qu’iels ont allumés continuent à brûler dans nos cœurs !

D‘un point de vue technique, l‘assurance avec laquelle s‘est faite cette réoccupation se voit très bien : d‘après ce que nous avons entendu, nous supposons que les flics ont été pris par surprise. Il n’y avait ni patrouilles renforcées dans et autour de la forêt, ni équipe de grimpeurs (ils ont du venir de Paris). 300 gendarmes sont disponibles en permanence pour garder cette forêt de 200 hectares. Au lieu de cela, ils préfèrent passer leur temps à harceler les habitant.es et à effectuer des contrôles abusifs. Les commandants ont sans doute du s‘expliquer sur comment une cinquantaine de militant.es ont réussi à pénétrer dans la forêt sans se faire remarquer, à y construire des cabanes dans les arbres, à y ériger des barricades, puis à attaquer et chasser les flics qui gardaient le bois. Ils ont donc préféré prétexter une attaque venant de l’extérieur qui selon eux a été contenue. Le simple fait qu’au moment où l’occupation a été révélée, 4 cabanes dans les arbres avaient déjà été construites prouve que cette affirmation est de la propagande mensongère et bon marché. Bien qu’ils ne semblaient pas s’attendre au moment et à l’intensité de l’attaque, cela ne signifie pas qu’ils n’étaient pas préparés ! Nous avons l‘impression qu’au moment de la publication du communiqué de l‘occupation, ils avaient déjà un scénario d‘intervention planifié et rôdé depuis longtemps et disponible à tout moment grâce à la présence permanente de la gendarmerie. Il semble intéressant de discuter de ce que cela signifie en vue de futures stratégies d’action sur « zone ».

Mais ce n’est pas seulement la police qui a semblé surprise par la réoccupation inopinée : le manque de mobilisation dans la période préparatoire, la faible communication pendant l’action et par la suite ont rendu difficile la compréhension politique des événements pour de nombreuses personnes de la lutte contre cigéo. Plus tard, nous avons souvent entendu la critique selon laquelle les informations manquantes donnaient l’image d’un événement porté par un groupe fermé dans lequel beaucoup de gens ne pouvaient se retrouver. C’est peut-être l’une des raisons (outre la courte durée) pour laquelle le soutien à l’occupation de l’extérieur – qui aurait probablement été nécessaire pour une occupation plus longue – ne s’est que peu concrétisé. Nous avons l’impression que beaucoup plus de monde auraient pu participer ou manifester leur solidarité si l’action avait été communiquée plus ouvertement. La participation du mouvement s’est donc limitée à quelques photos et textes de solidarité et à une voiture d‘ENEDIS incendiée à Ivry-sur-Seine.

Pour autant que nous le sachions, il n’y a pas eu de blessés et les conséquences en terme répression auraient pu être pires : au cours de l’évacuation, il y a eu plusieurs cas de vérifications d‘identité et de gardes à vue. Il n’est pas du tout clair pour les flics si ces personnes prenaient part à l’occupation ou si elles se trouvaient juste dans les environs. Toutes les personnes arrêtées ont été libérées peu de temps après. Le même jour, une autre arrestation a eu lieu à Bure, mais sans lien direct avec l’occupation : une personne a été arrêtée pour non-respect de son contrôle judiciaire (interdiction de territoire) et condamnée à au moins 4 mois de détention préventive [2]. La personne se trouve depuis à la prison de Nancy/Maxeville. Il n’y a pas eu (jusqu’à présent) de réaction majeure de l’État suite à cette réoccupation.

Après tout ce que nous avons appris plus tard sur le caractère de l’action menée, il n‘est pas possible de parler d‘une action d‘un commando homogène. Même si le secret bien gardé de la planification a de fait exclu beaucoup de gens, la réoccupation montre une réelle diversité de tactiques, dans laquelle différentes formes d’action ont coexistées de façon égale. Nous considérons toujours cette hétérogénéité comme une clé centrale du succès de notre résistance ! Par conséquent, nous ne voulons pas considérer la réoccupation de la forêt comme un acte isolé. Derrière cela, se cache un été mouvementé au cours duquel la résistance contre le projet de poubelle nucléaire s‘est affirmée à bien des égards. Les événements portés par diverses composantes ont montré que la lutte contre cigéo se poursuit à tous les niveaux. Avec entre autres les 33 conférences qui ont répondu au débat public sur la gestion des déchets nucléaires, les rencontres inter-comités qui ont eu lieu début août à Dijon et qui auront de nouveau lieu en novembre vers Valence, le Festival des Bure‘lesques qui a réuni plus de 1000 personnes à Hévillers, l’inauguration de l’exposition permanente « Trainstopping » à la gare de Luméville, le rassemblement féministe-antinucléaire qui va avoir lieu à Montiers ce week-end, la semaine de chantiers qui aura lieu à la maison de la Résistance à Bure fin octobre.

La terreur quotidienne de l’État autoritaire commence à s’estomper. Il n’y a presque rien qu’ils puissent nous faire qu’ils ne nous aient pas déjà fait. Et pourtant notre lutte continue ! Moins spectaculaire qu‘auparavant, mais avec plus de soin et de conscience des conséquences. La répression a engendré de la peur, de la division et de la méfiance. Il faudra probablement un certain temps pour rétablir la confiance perdue en nous-mêmes et les un.es envers les autres. Mais nous sommes convaincu.es que si nous continuons sur cette voie, nous serons en mesure de baser les futures confrontations sur des bases plus solides qui résisteront à la répression. Nous continuerons avec les moyens à notre disposition à faire obstacle à ce projet coûteux, inutile et dangereux qu’est cigéo. Nous espérons une large participation à la manifestation « vent de Bure » le 28 septembre à Nancy. Mettons notre colère dans la rue ensemble !

Quelques personnes sur « zone », 14 septembre 2019


Notes:
[1] Par „zone“, nous voulons dire les villages environnants le projet cigéo
[2] Plus d‘informations pour soutenir Kevin sur bureburebure.info/soutien-a-kevin/

[Publié sur bureburebure.info, 14.09.2019]

Chili : Nouvelles de la guerre sociale – 7 et 11 septembre 2019

Publié le 2019-09-18 13:11:04

Villa Alemana (région de Valparaiso) : Attaque incendiaire du bureau du procureur – 11 septembre 2019

Au petit matin du 11 septembre, alors que différents affrontements se déroulaient dans les poblaciones de Santiago, commémorant un anniversaire de plus du Coup d’État, dans la localité de Villa Alemana, une nouvelle attaque incendiaire s’est produite.

Entre les rues Santiago et Caupolican se trouve le Bureau du procureur local de Villa Alemana, locaux jusqu’auxquels ont accouru deux personnes cagoulées, parvenant à mettre le feu à la totalité de la porte et à une partie de la façade de l’immeuble destiné aux poursuites judiciaires et à “faire appliquer la loi”.

Les carabiniers sont arrivés sur les lieux en quelques minutes, parvenant à contrôler l’incendie, mais heureusement sans mettre la main sur les responsables de l’attaque.

Selon la Procureure Régionale de Valparaiso en personne, Claudia Perivancivh, qui sera en charge de l’affaire : “Il serait clair que l’on a tenté d’incendier le bâtiment du Ministère public”. Entre-temps, des agents spécialisés de la police: Labocar [police scientifique], SIP [section d’enquêtes policières], OS-9 [département d’enquête sur les organisations criminelles] se sont rendus sur place.

Jusqu’à présent l’action n’a pas été revendiquée et il n’y a pas eu d’arrestations en lien avec elle, cependant le pouvoir a indiqué qu’il augmenterait les gardes et les mesures de sécurité autour du lieu comme d’autres bâtiments institutionnels de l’État.

[Traduit de l’espagnol de Noticias de la Guerra Social, 16.09.2019]


Curacaví (région métropolitaine de Santiago) : Contre la torture d’animaux et leur fête patriotarde – 7 septembre 2019

A l’aube du 7 septembre 2019, un foyer d’incendie alerte les pompiers et les flics dans la commune de Curacaví, faisant partie de Région Métropolitaine.

Le feu provenait de la Medialuna [lieu en forme circulaire où se déroulent les rodéos chiliens], située dans le stade Julio Riesco et destinée à la torture d’animaux lors de rodéos imbibés d’alcool au cours des fêtes nationales de septembre. L’attaque incendiaire a visé et détruit un secteur stratégique de cette infrastructure, en l’occurrence la zone d’arrêt des veaux » et l’emplacement des jurés.

Le maire de Curacaví, Juan Pablo Barros Basso, a lui-même indiqué que la zone incendiée correspond à: “des endroits critiques où les dégâts ont un impact majeur ce qui empêche que la medialuna puisse être utilisée”

Des tracts ont été trouvés sur place, affirmant: “Plus de rodéos. Empathie, conscience et réaction. Luttons pour celles et ceux qui ne peuvent pas parler”.

Cela vaut la peine de signaler que cet espace a été rendu complètement inutilisable pour la réalisation des écœurantes fêtes patriotardes du 18 septembre et, bien sûr, pour la torture d’animaux.

[Traduit de l’espagnol de Noticias de la Guerra Social, 16.09.2019]

Grèce : Attaques en série contre les responsables des expulsions à Exarchia – Du 12 au 16 septembre 2019

Publié le 2019-09-18 13:16:04

Athènes : Attaques simultanées de banques et de bureaux de ‘Nouvelle Démocratie’ – 16 septembre 2019

Des attaques contre les agences bancaires et des bureaux du parti ‘Nouvelle Démocratie’ se sont déroulées simultanément à l’aube du lundi 16 septembre à Glyfada, Alimos, Kypseli et Kesariani, localités d’Athènes. Jusqu’à présent, aucun groupe n’a revendiqué les attaques.

Au total, trois banques et cinq bureaux du parti ‘Nouvelle Démocratie’ au pouvoir ont eu leurs vitres fracassées.

[Via Agência de Noticias Anarquistas et autres, 17.09.2019]


Heraklion: Attaque du local du parti ND – 14 septembre 2019

Samedi 14 septembre à l’aube, nous avons attaqué les bureaux du parti « Nouvelle Démocratie » en sign ede solidarité avec les réfugiés expulsés par une opération répressive de l’Etat et de ses mécanismes. Les réfugiés souffrent désormais en étant enfermés dans des bâtiments derrière des portes closes. L’attaque néolibérale a commencé et c’est son premier projet.

Ni capitulation ni trêve !

Des anarchistes d’Heraklion.

[Traduit du portugais de ANA, 17.09.2019]


Pefki : attaque à la bombe contre le siège régional du parti ‘ND’ – 12 septembre 2019

A l’aube du jeudi 12 septembre, le siège régional de ‘Nouvelle Démocratie’ du premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, a été attaqué à la bombe artisanale.
Il s’agit d’une nouvelle attaque suivant le même procédé réalisée contre les locaux du parti au pouvoir, la deuxième en l’espace de deux semaines seulement.

Les locataires d’un immeuble voisin ont alerté les pompiers mais à leur arrivée les flammes avaient été éteintes. L’attaque a provoqué des dégâts matériels considérables. Jusqu’à présent, aucun groupe n’a revendiqué l’attaque. 

[Via ANA, 17.09.2019]

Normandel (Orne) : Feu au poulailler industriel – 17 septembre 2019

Publié le 2019-09-18 13:16:08

Sur la commune de Normandel, près de Tourouvre dans l’Orne, trois bâtiments agricoles de type poulaillers industriels ont été détruits par les flammes dans la nuit du 16 au 17 septembre 2019.

Vers 02h30 mardi matin, trois poulaillers vides d’une surface totale de 2200m², mais éloignés les uns des autres, ont été incendiés à Normandel, à une quinzaine de kilomètres au sud de L’Aigle (Orne).

30 pompiers ont été mobilisés sur le feu qui jouxtait un bâtiment de fourrage. Des tags tels que  « assassins » et camps de la mort » ont été inscrits sur les bâtiments.

Une soixantaine d’agriculteurs, la préfète de l’Orne, plusieurs parlementaires et conseillers départementaux ont participé ce mardi à un rassemblement sur le site (cf ci-dessous), en soutien à l’agriculteur victime de cet incendie.

[Repris de la presse locale, France 3 et Tendance Ouest]

Un sourire de nulle part – Lettre du compagnon en cavale

Publié le 2019-09-18 16:10:09

Réponse à la lettre récemment publiée « au compagnon de nulle part »

Un sourire de nulle part

Cher.e.s ami.e.s et compagnon.ne.s,

Votre lettre m’est parvenue. Les zéros et les uns ont volé à travers les ondes comme par magie, pour ensuite se décoder en lettres. Des lettres qui ont formé des mots. Des mots qui ont formé des phrases. Des phrases qui ont été à même de me faire monter les larmes aux yeux. Et bien que vos lignes me rappellent à quel point vous me manquez tou.te.s énormément et à quel point nos liens sont uniques et irremplaçables, ce n’étaient pas des larmes de désespoir. Car comme vous l’avez si merveilleusement écrit : «  Nous sommes toujours là et tu es présent dans notre vie et dans nos luttes, et nous aimons à nous rappeler ta belle et énergique manière de lutter. », je suis toujours là, ou plutôt là-bas et, avec votre chaleur et votre solidarité inébranlable, vous restez autant présent-e-s que possible en mon for intérieur. Ce garder-présent est un cadeau et fait désormais partie de moi, vous êtes devenu-e-s une partie de moi.

Mon voyage dure maintenant depuis plus de trois ans et je suis heureux que vous soyez aussi de la partie dans mon cœur. C’est pourquoi ce n’étaient pas non plus des larmes de solitude lorsque j’ai lu les événements auxquels vous avez pris part lors de ces trois dernières années. Par la pensée, j’étais en effet à vos côtés, vous accompagnais lors de la tournée d’infos, j’y racontais mes expériences, j’écoutais d’autres histoires et j’appréciais de rencontrer toutes ces personnes intéressées. Par la pensée, je vous accompagnais aussi à la maison, je participais aux discussions, je partageais des conversations intimes, je traduisais des idées en actions, réfléchissais sur cela après coup, je riais, pleurais et me taisais à vos côtés.

Si je repense à mon « ancienne vie », je regrette seulement de ne pas avoir passé plus de temps avec vous. Je courais beaucoup trop vite dans mon stress quotidien, j’étais beaucoup trop lent à jaillir au bon moment pour consacrer du temps à toutes les personnes épatantes et enrichissantes dont je savais qu’elles m’entouraient. Un grand écart dont le tiraillement provoque une douleur bien connue de nombre de celles et ceux qui luttent pour la révolution sociale.

Comme j’aurais aimé assister à tous ces débats que vous avez animés sur la question d’entrer en clandestinité. Comme j’aurais aimé entendre toutes les ambiguïtés, les doutes et les idées folles qui tournaient dans vos têtes à ce propos. Car bien que je me trouve en clandestinité, je ne suis pas vraiment plus astucieux que vous sur ce sujet. C’est un jeu qui consiste à tenter, échouer et tenter de nouveau. Et entre-temps, la mer de l’expérience ne cesse de rejeter quelque nouvelle conclusion sur le rivage.

Vous vous demandez certainement comment s’organise ma vie actuelle, à quoi ressemble mon quotidien, si j’ai pu nouer de nouvelles amitiés et complicités, si j’ai de nouveaux projets, si la cavale a émoussé mes dents acérées et si j’ai encore assez de recul pour savoir qui je suis. Ce dernier point ne cesse d’être un petit défi pour ma mémoire mais ça maintient mon esprit en forme et dans ce sens ce n’est pas si mal. Et quand rien ne va plus, je me rappelle simplement la petite fille en jaune du Freizeitpark qui crie : « Je suis la reine des lézards ! ». Vous voyez, je ressens justement le besoin de rire avec vous, car cette lettre, cette prise de contact avec vous me réjouis. Malheureusement, je dois laisser les réponses aux autres questions à votre imagination, car comme vous l’avez évoqué, il existe éventuellement la possibilité que des personnes qui ne sont pas les destinataires lisent cette lettre. A cet égard : braves uniformes : un doigt d’honneur bien soigné, rien que pour vous !

Quant à vous, mes ami.e.s et compagnon.ne.s, n’oubliez jamais que je vous garde dans mon cœur, où que le vent doive encore m’emporter. Que je continue à lutter avec vous pour un monde sans domination, à vos côtés, en dépit des milliers de moulins à vent de l’atrocité autoritaire et libérale !

Avec amour nostalgique et solidarité révolutionnaire.

Votre compagnon de nulle part.

[Traduit de l’allemand de Barrikade.info, 16.09.2019]

Perpignan : Blocus et affrontements avec la flicaille contre les cadences infernales du lycée – 17 septembre 2019

Publié le 2019-09-18 16:15:15

Tout a commencé tôt ce mardi 17 septembre. Des dizaines de jeunes du lycée Picasso se mettent à bloquer leur lycée contre de nouvelles règles adoptées par la direction depuis la rentrée. Il s’agit notamment de protester contre les réorganisations de la restauration et des horaires de cours depuis la rentrée scolaire.

Un.e lycéen.ne raconte: « Tous les horraires ont été changés. On commence a 8h mais le portail de l’entrée ferme vers 7 h 45. Quand on arrive au-delà de cet horraire, des billet de retard doivent être fait personne par personne a l’entrée. Ce qui nous met encore plus en retard… Le midi, certains finissent a 12 h 05 pour reprendre les cours a 12 h 35. Et pour les cours de 14 heures le portail ouvre a 13 h 35 et ferme a 13 h 40. C’est juste impossible d’avoir un rythme correct. »

Le cortège a alors rallié Jean-Lurçat puis Arago avant de se disperser dans le secteur de la gare, où plusieurs poubelles ont été brûlées et quelques projectiles ont volé sur les bleus en tenue de robocops.

Au cours de cette déambulation sauvage, six personnes ont été interpellées pour jet de projectiles sur les forces de l’ordre, feux de poubelles et outrages.

Voici ce qu’en disent les journaflics de L’Indépendant:
« La police a chargé ce mardi matin vers 10h15 dans l’avenue du Lycée où se situe l’entrée du lycée Arago, non loin du centre-ville. Alors qu’un attroupement de quelques dizaines de lycéens s’était formé devant le lycée, un véhicule de pompiers et une trentaine de policiers se sont postés sur l’avenue en provenance du boulevard des Pyrénées. Un groupe de policiers casqués et équipés de bouclier et de LBD (lanceur de balles de défense) s’est ensuite posté sur l’autre partie de l’avenue, bloquant les deux issues.
Plusieurs personnes portant ou pas des Gilets jaunes, plus âgées que les lycéens, sont alors intervenus pour haranguer les lycéens. Une intervention qui a provoqué le départ, en courant, d’une partie des lycéens par la passerelle du pont Arago. C’est alors que les forces de l’ordre ont chargé, procédant à l’arrestation d’un jeune homme […]

Saillans, Drôme: une machine à vendanger a pris feu

Publié le 2019-09-19 09:09:06

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Mardi 17 septembre, une machine à vendanger qui travaillait dans les vignes au lieu-dit le Villard à Saillans, a pris feu.

Présents sur les lieux, les gendarmes de Saillans ont effectué les premières constatations.

D’après les médias

Pau : Procès des 3 allemands arrêtés à Biarritz : appel à soutien !

Publié le 2019-09-19 09:59:15

IAATA / mercredi 18 septembre 2019

REPRESSION DANS LE CADRE DU SOMMET DU G7 DE BIARRITZ RASSEMBLEMENT EN SOUTIEN AUX « 3 DE L’AUTOROUTE » LE 27 SEPTEMBRE 2019 A 8:30 A LA COUR D’APPEL DE PAU

Le 21 août 2019, trois personnes sont interpellées sur une autoroute du Sud-Ouest alors qu’elles roulent en direction de l’Espagne. Leur voiture est arrêtée par les forces de l’ordre, qui procèdent à un contrôle. A cet instant précis, on ne sait pas ce qui motive le contrôle, si ce n’est la sécurisation du sommet du G7 qui a lieu à Biarritz.

En tout état de cause, il semblerait que les trois de l’autoroute, d’origine allemande, ont été balancés par les services de police allemands à leurs homologues français. Il semble qu’ils seraient catalogués « ultra gauche », alors même qu’ils n’ont jamais été poursuivis en France. C’est dire combien la police politique travaille, à travers les frontières aussi…

Dans leur voiture, la police prétend avoir trouvé un arsenal et des écrits radicaux. Placés en garde-à-vue pour « port d’arme » et « groupement en vue de commettre des dégradations et des violences », les trois comparaissent le surlendemain, à l’issue de 48 heures de détention, devant le Tribunal Correctionnel de Bayonne. Mais surprise, ils sont relaxés des faits de « port d’arme » : juridiquement, il n’y avait donc pas d’arme dans leur voiture, qu’on se le dise.

Pour autant, ils sont condamnés à 2 et 3 mois de prison ferme, assortis de 5 ans d’interdiction du territoire français pour « groupement formé en vue de commettre des dégradations et des violences ». Donc ces trois jeunes allemands désarmés dans une voiture à plusieurs dizaines de kilomètres de Biarritz se regroupaient pour, la police l’imagine, commettre des violences. Sachez donc que commettre un covoiturage en ayant dans sa voiture quelques brochures anarchistes, c’est déjà « être susceptible d’avoir l’intention de peut-être commettre des violences ». Cela mérite bien quelques mois de prison.

Les trois jeunes sont donc incarcérés le soir même dans trois maisons d’arrêt différentes, à Mont-de-Marsan, Gradignan et Agen. C’est évidemment une stratégie de l’administration pénitentiaire pour fragiliser les incarcéré-es.

Précisons qu’il a été refusé aux trois de bénéficier des avocat-es désigné-es par leurs familles et que les commis-es d’office qui ont été envoyé-es pour les remplacer ont refusé les garanties de représentation amenées par les proches pour faire obstacle à un éventuel placement en détention provisoire.

Jusqu’à dix jours après leur placement en détention, il a été très difficile pour les avocat-es de l’équipe juridique du contre-sommet de les défendre. Pour autant, il-les ont pu interjeter appel de la décision, qui est particulièrement inique au regard des faits et de la faiblesse du dossier.

Cette justice expéditive et d’exception est lourde de symbole à l’issue de plusieurs mois d’une répression féroce à l’égard des Gilets Jaunes, au cours de laquelle l’adoption de la loi « anticasseur » a clairement permis la généralisation des arrestations préventives et des poursuites judiciaires pour des « groupements » imaginaires.

Le 27 septembre 2019 à 8h30, les trois seront jugés en appel devant la Cour d’Appel de Pau.
Leurs soutiens appellent à venir nombreux-ses devant le tribunal, pour qu’ils soient libérés IMMÉDIATEMENT et SANS SUITES !

Trois touchés, tou-tes concerné-es : la solidarité est notre arme !

Le collectif antirep du G7, ABC Paris – IDF et des soutiens.

 

LETTRE DE L’UN DES TROIS DE L’AUTOROUTE

L’original en allemand avec les coordonnées du Secours Rouge (Rote Hilfe) qui les soutient en Allemagne est ici : https://de.indymedia.org/node/37366

Vendredi, 30.09.2019

A tous ceux qui me soutiennent / ou qui nous soutiennent

Cela fait maintenant près d’une semaine et demie que nous, c’est-à-dire les trois de l’autoroute, sommes captifs de la justice de classe française.

Tout a commencé lorsque la gendarmerie nous a sorti de l’autoroute et a contrôlé notre voiture avec la collaboration de la police fédérale allemande. À la suite de ce contrôle, nous avons été arrêtés pour des objets jugés dangereux par les autorités françaises.

Ensuite, après avoir été interrogés à la gendarmerie, nous avons été conduits au centre de rétention administrative de la police nationale, spécialement aménagé pour les prisonniers du G7.

Après plusieurs interrogatoires scandaleux, en partie à quatre heures du matin, avec prise d’ADN par le service d’identification, etc. Après environ 40 heures de détention, nous avons été jugés en comparution immédiate.

Il convient de noter encore que jusqu’à ce jour, pour l’État bourgeois normal, aucun délit n’a été commis ! Mais en raison de l’énorme pression exercée par la machine de propagande de l’État français pour légitimer les lois anti-démocratiques, néofascistes, néolibérales et racistes, nous avons appris le 23.8. 2019 devant le tribunal de Bayonne qu’il nous était reproché les faits suivants :

À l’issue du procès ont été prononcées des peines de deux à trois mois de prison pour rien.

Nous avons été menottés immédiatement après le verdict et emmenés sans possibilité de s’entretenir avec nos avocats.

Le point culminant de ce jugement absurde réside dans le fait de nous avoir emmenés dans trois taules différentes pour nous priver de la dernière étincelle d’espoir. Mais ils ne réussiront pas !

Nous devons être conscients de la période dans laquelle nous vivons et de la volonté des dirigeants de nous emprisonner et de nous opprimer dans le monde entier.

Partout dans le monde, des forces réactionnaires montent en puissance, partout où elles tentent d’affaiblir le mouvement révolutionnaire ou progressiste par l’arbitraire grandissant des États, le durcissement de lois fascistes, des méthodes de déportation racistes et un recul patriarcal. Mais ils ne réussiront pas !

La résistance germe partout dans le monde. De Biarritz au Pays basque, en passant par Hambourg, le Rojava et Hong Kong.

Les gens du monde entier se battent pour une société libérée. Et partout dans le monde, les systèmes capitalistes essaient de se protéger en augmentant la répression et en supprimant les forces progressistes. Mais ils ne réussiront pas ! Même si nous traversons des moments difficiles, même s’ils veulent nous emprisonner à grande échelle, ils ne briseront jamais notre conscience politique de la possibilité d’un autre monde. Des prisonniers du sommet de Biarritz et de Hambourg aux milliers de camarades au Kurdistan qui sont détenus ou en raison de la répression grandissante à Hong Kong. Nous allons traverser tout cela ensemble, tous ensemble !

Merci à tous ceux qui ont fait tant de travail de solidarité et qui l’ont fait ces dernières années ! United we stand ! Essayons au moins de surmonter nos principaux points de clivage ! Tous ensemble contre le fascisme ! Notre solidarité contre leur répression !

Cette fois, ça nous a frappé, il y a quelques semaines, c’étaient les trois de Parkbank ! Et encore une fois, nous devons nous rappeler que quelques individus ont été touchés, mais nous sommes tous concernés ! Liberté pour tous les prisonniers politiques.

Merci à tous ceux qui s’occupent de nous à l’extérieur, envoyez-nous des livres et du courrier et solidarisez-vous avec nous !

Salutations de la prison française ! Pour la révolution sociale ! Vive la société libérée !

Un des « trois de l’autoroute »
E

Soutien aux occupants de l'ambassade du Tchad pour leur procès

Publié le 2019-09-19 11:38:05

Cantine en soutien aux occupants de l’ambassade du Tchad — procès le 27 septembre.



Nous sommes un collectif de jeunes migrants tchadiens vivant en France opposants au régime tyrannique d’Idriss Deby.
Nous n’appartenons à aucun parti politique ni à aucune ethnie particulière, nous sommes indépendants.
Nous rejetons les Tchadiens qui utilisent et manipulent à des fins politiques les enfants.

Après plusieurs manifestations cette année pour dénoncer le régime dictatorial tchadien, et contre l’ingérence de la France au Tchad, nous avons décidé le 26 mars dernier d’occuper l’ambassade du Tchad à Paris. Suite à cette belle action le ministère des Affaires étrangères tchadiennes se porte partie civile contre nous dans le cadre d’un procès qui se tiendra le 27 septembre prochain au TGI de Paris. Nous vous invitons à venir nombreux à l’audience qui se tiendra à partir de 13h.

Nous demandons au monde entier de voir nos problèmes.
Nous ne voulons pas de la charité, nous arracherons notre liberté.

Le collectif vous propose trois RDV :

Le 22 septembre à partir de 12h
Un repas à prix libre pour discuter de la mobilisation des Tchadiens en France et du futur procès.
à la Catine des Pyrénées
77, rue de la Marre - 75020 Paris
Métro Pyrénées ou Jourdain

Le 27 septembre à partir de 13h
Un rassemblement devant le TGI de Paris lors de l’audience
Métro Porte de Clichy

Le 29 septembre à partir de 17h
Une soirée de soutien avec une discussion autour de l’ingérence de la France en Afrique et particulièrement au Tchad, suivi d’un concert.
Au CICP
21ter, rue Voltaire – 75011 Paris
Métro Rue des Boulets

Unité, liberté, courage à tou·te·s

zadparc, le publi-reportage de la rentreé

Publié le 2019-09-20 07:18:05

« Dans le bocage, à 15 km de la métropole, c’est dans ce cadre idyllique que vous arrivez. Êtes vous confortablement installé.e ? »



Youpi c’est parti ! et Image Inerte Production présentent un publi-reportage à copiller-découper-coller, encore et encore...

PDF - 6.2 Mo
zadparc (pdf en page par page)

Et y a aussi une version vidéo.

Nantes : L’activité commerciale de Bouffay plombée après l’incendie de l’armoire téléphonique lors de la dernière émeute

Publié le 2019-09-20 07:18:12

Après l’incendie d’une armoire de téléphonie à Lorient qui avait coupé internet et téléphonique au centre ville, la presse nous sort le résultat éloquent de l’incendie d’une autre, qui s’est produite lors de la dernière manif émeutière des gilets jaunes à Nantes, samedi 14 septembre : 557 lignes du quartier de Bouffay ont grillé et de nombreux commerçants ont vu leur activité bloquée. Un « retour à la normale » n’est prévu que pour mercredi soir (18 septembre), d’après un technicien d’Orange.

On nous explique qu’ « à l’intérieur, tout a fondu et comme il s’agit de câbles en cuivre, la chaleur s’est transmise jusque dans la chambre, au pied de l’armoire, dans le sol. », que « Ce sont environ 10 000 connexions qu’il faut refaire, reconnecter les câbles sains aux câbles neufs posés en remplacement de ce qui a fondu. Un travail de fourmi. » Enfin, « dans le quartier, la destruction de l’armoire téléphonique a eu des conséquences. Pour les particuliers, bien sûr, qui doivent se passer d’internet mais surtout pour les commerçants.
Certains, en plus de la énième baisse d »activité due à la manifestation de samedi doivent maintenant subir la panne de réseau qui bloque les terminaux de paiement électroniques. »

Conclusion d’un commerçant : « A part faire la poussière de mon commerce, je ne peux rien faire. Sans téléphone et sans internet, impossible de passer la moindre commande à mes fournisseurs » reconnait cette commerçante. »

Franchement, des antennes et centraux de téléphonie qui les alimentent jusqu’aux armoires de rue choisies avec soin, il y a vraiment de quoi s’occuper pour couper la chique à ce monde inter-policé… euh inter-connecté !

[Repris de la presse locale, 17.09.2019]

Saint-Herblain (Loire-Atlantique) : Que d’la haine pour flics et vigiles, défenseurs de la marchandise !

Publié le 2019-09-20 07:18:12

« Elles étaient trois et ont dérobé de la marchandise, rue Océane, à Saint-Herblain (Loire-Atlantique), dans l’un des magasins de la galerie Atlantis. Les trois jeunes filles ont franchi la caisse sans payer ; deux d’entre elles ont réussi à prendre la fuite. La troisième a été stoppée dans sa fuite par les employés. Mais l’adolescente, âgée de 13 ans, habitant dans un foyer à Cholet (Maine-et-Loire), s’est rebellée fortement, et a cassé un grand miroir qui se trouvait dans une cabine d’essayage.

Elle a fourni une identité imaginaire, selon un proche de l’enquête, puis s’en est pris aux fonctionnaires de police, lors de l’interpellation. Le magasin et un vigile ont porté plainte. De même qu’un policier qui a été mordu à l’avant-bras et un autre qui a reçu des coups de pied dans les jambes.

La jeune fille, qui était en fugue, a été présentée au parquet des mineurs d’Angers, pour vol en réunion précédé de dégradations, dégradations volontaires de biens privés, et rébellion et violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique ».

[Repris de Ouest-France, 17.09.2019]

Besançon : Tout le monde ne marche pas dans le calme

Publié le 2019-09-20 07:19:06

France3 / mardi 17 septembre 2019

Il y avait de la tension autour du quartier de Planoise lundi 16 septembre en soirée. Brahim, le jeune garçon de 16 ans est toujours plongé dans le coma après sa chute en scooter avec un autre jeune dimanche 15 septembre, alors qu’il voulait échapper à une patrouille de police dans ce quartier de Besançon. Une marche de soutien à l’adolescent était organisée à Planoise lundi soir par ses proches. Environ 200 personnes y ont pris part. Une demi-division de CRS était présente sur place. Selon la police de Besançon et la préfecture, la marche de soutien s’est déroulée dans le calme. Nous avons pu constater sur place que des conteneurs à verre et des poubelles avaient été brûlés dans la soirée.

Le trafic sur les lignes de tram T1, T2 et L4 était également difficile lundi 16 septembre en soirée à Besançon. Ginko a annoncé sur son compte Facebook des perturbations sur ces lignes « suite à un acte de malveillance ». Du côté de la police municipale, on explique plutôt que les rames ont été stoppées par mesure de précaution avant leur arrivée dans le quartier de Planoise pour éviter « une dégradation par représaille sur un élément de représentation institutionnelle » . « Il y a une colère et il faut accompagner tout ça avec calme », explique le commandant Rachid Benazrine.

Squamish, Canada : Comment saboter un téléphérique – 18 septembre 2019

Publié le 2019-09-20 10:17:08

Certains se souviennent peut-être de cet important sabotage nocturne du téléphérique Sea to Sky, près de Squamish (Canada), qui le 10 août avait fait s’écraser au sol une bonne partie de ses cabines.

Eh bien ce 18 septembre, l’organisme Technical Safety BC de Colombie-Britannique vient de rendre son rapport : il s’agit bien d’un sabotage. Voici un extrait résumé :  » Le câble d’une longueur de 2 kilomètres était composé de 6 torons. Selon le rapport, il soutient un poids de plusieurs tonnes
quand les cabines transportent des passagers. L’enquête de Technical Safety BC a déterminé que 4 des 6 torons ont été coupés alors qu’ils étaient sous tension. À partir où la majorité des torons ont été
endommagés, le câble entier a cédé. Les tours du téléphérique sont accessibles des sentiers de randonnée environnants. Elles ont des échelles intégrées pour l’entretien. Aucun dispositif n’empêche une personne d’y grimper. Le rapport indique également où le câble a été coupé et l’outil utilisé pour commettre l’acte de vandalisme. Ces passages sont caviardés pour ne pas nuire à l’enquête de la Gendarmerie royale du Canada. »

On se saura donc pas quel est l’outil adéquat pour ce genre de gros câbles, mais la presse reproduit en revanche le schéma technique de ces torons, lesquels et combien ils ont été entamés avant de céder:

[Repris de Radio-Canada]

Lyon : Condamné à huit mois de prison ferme après la manif de samedi dernier – 16 septembre 2019

Publié le 2019-09-20 10:17:08

Ce samedi, lors de l’Acte 44 des gilets jaunes à Lyon, deux personnes avaient été mises en examen après leur interpellation.
L’un d’entre eux, un Grenoblois âgé de 32 ans, avait été contrôlé en possession de trois fumigènes de différentes couleurs et d’une quille. Il s’était apparemment rebellé lors de son interpellation, traitant les policiers de « toutous de Macron ».

Jugé ce lundi 16 septembre en comparution immédiate, le tribunal en a conclue qu’il était davantage un « Black Bloc » qu’un gilet jaune. Des vidéos de la mouvance anarchiste ont d’ailleurs été retrouvées sur son téléphone. En avril dernier, pour les mêmes faits, il avait écopé d’un rappel à la loi.

Mutique dans son box, mais reconnaissant toutefois être venu à Lyon pour « en venir aux mains si nécessitées », le Grenoblois […] a cette fois été condamné à 8 mois de prison ferme avec mandat de dépôt, à un an d’interdiction de paraître dans l’agglomération lyonnaise et à 5 ans d’interdiction de port d’arme.

Lors de l’acte 44, ça a été plutôt calme, hormis quelques jets de projectiles contre la méga-nasse policière (habituelle quand le lieu du rassemblement est fixé place Bellecour).
Par ailleurs, la préfecture avait décidé de fermer le tunnel de Fourvière en direction de Marseille, pour éviter « un afflux de personnes et de voitures en centre-ville de Lyon ». Cet arrêté a eu pour effet de créer d’importants bouchons dans les 5e et 9e arrondissements.
Il y a eu 11 interpellations, essentiellement pour “rassemblement illégal en vue de commettre des exactions” et “port d’armes prohibées”.

[Repris du Progrès et de Lyonmag, 17.09.2019]

Lyon : Toujours plus d’ingéniosité dans le sabotage des trottinettes électriques – 18 septembre 2019

Publié le 2019-09-20 10:17:11

« Déjà confrontés aux problèmes des trottinettes jetées dans la Saône et le Rhône, les opérateurs présents à Lyon doivent faire face à une nouvelle vague de dégradation qui empêche toute location. […]

Selon une source policière, « des individus utilisent des petits objets pour faire levier et retirer les QR codes présents sur les trottinettes. C’est eux qui permettent en temps normal de les louer« . En effet pour débloquer une trottinette, il faut lancer l’application et viser ce même QR avec l’objectif de l’appareil photo de son smartphone. Sans code, pas de déblocage.

Ces petites dégradations ne remettent pas en question l’intégrité générale de la trottinette, de sa batterie, ou la sécurité des utilisateurs, mais ciblent un élément majeur dans le système des opérateurs. Selon nos informations, tous sont touchés par cette vague, sans exception.

Ce n’est pas la première fois que le QR code est ciblé. À la fin du printemps, un ou plusieurs individus avaient recouvert l’élément avec de la peinture rose à Lyon. Il suffisait aux partenaires des opérateurs d’enlever le tout avec du dissolvant. La nouvelle méthode demande plus de travail, les obligeant à remplacer la pièce qui soutient le code. Certains collaborateurs des loueurs auraient reçu la consigne d’être vigilant s’ils rencontrent des personnes à l’origine de ce type de dégradations.

 

[Repris de Lyon Capitale, 18.09.2019]