Vive l'Anarchie - Semaine 37, 2023

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Carapatage #54 : Révoltes suite au meurtre de Nahel (06.09.23)

Publié le 2023-09-11 06:55:02

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Le 27 juin 2023, lors d’un contrôle routier, un policier tire à bout portant sur Nahel Merzouk, un adolescent franco-algérien de 17 ans. Cette exécution sommaire a provoqué de grosses émeutes dont l’ampleur a dépassé celles de 2005 dans de nombreuses villes grandes ou petites. Cette émission revient sur qui s’est passé et la répression policière et judiciaire qui a suivi.

Sommaire :

Playlist

Ressources

Night Time Attack on Cop City Funder Subsidiary in Olympia

Publié le 2023-09-12 09:20:05

On the night of September 9th a small band assembled to carry out an attack on an Arby’s in Westside St̕č̓as (so-called Olympia). The crew convened in the shadows near the target. Anxious at first, a shooting star blesses our action and we don the black masks. We briskly walk to the target, confirm we are still in, set a thirty second timer, tag it and smash the windows and disperse. In, out, no arrests.

This target was chosen as CEO Paul Brown of its owning and franchising company, Inspire Brands LLC, sits on the board of directors of the Atlanta Police Foundation (APF) who are behind the funding and political push for the urban warfare training ground and mass deforestation project known as Cop City. We take this small action against Cop City and its world and send love to those resisting the beast of police militarization in ATL.

Also, just in general, fuck Arby’s.

Targets are everywhere, take aim and strike.
And remember, It’s Easy to Attack!

(A)

submitted anonymously –

Source: Puget Sound Anarchists

Madrid (Espagne) : Policier infiltré dans des mouvements antifascistes

Publié le 2023-09-13 13:30:02

Indymedia Lille / vendredi 8 septembre 2023

Une histoire hallucinante d’infiltration policière dans le milieu antifasciste madrilène durant 9 ans vient d’être publiée par le Movimiento Antirrepressivo de Madrid. https://twitter.com/AntirrepreMad/status/1699316935215694304

Je vous fait un résumé :

En 2015, Sergio Botana, policier sous couverture, établit un premier contact avec une banque alimentaire, qui lui permettra de rejoindre le collectif de jeunesse antifasciste « Distrito 14 »

Personne ne connaît son adresse exacte, il n’est pas originaire du quartier et il vit avec un oncle que personne n’a rencontré. Des soupçons apparaissent, mais il gagnera la confiance des militants au fil des années, effaçant tout doute à son égard.

Il participe à de nombreuses actions : occupation de banques, manifestations antifascistes et pour l’autodétermination de la Catalogne… Sergio en vient même à habiter avec d’autres militants, jusqu’à avoir une relation sur plusieurs années avec une d’entre eux.

La confiance acquise au fil des ans lui a permis de s’engager trois ans plus tard dans le « Movimiento Antirrepresivo de Madrid » (MAR).

Une répression immense s’abat sur le collectif à partir de 2021 sans que l’on sache si c’est lié à cette infiltration. Il prend par la suite ses distances avec le groupe en prétextant vouloir devenir pompier.

Plusieurs éléments ont permis de découvrir des mois plus tard que Sergio Botana se nommait en réalité Sergio Gigirey Amado et qu’il était policier. Tout part d’une photo d’une course à pied dans laquelle son vrai nom apparaît.

Après quelques investigations, le MAR retrouve une seconde photo de Sergio passant son concours de policier en 2014. Enfin, l’entreprise dans laquelle il était censé travailler a confirmé au MAR qu’aucun Sergio ne travaillait à cette époque-là.

Le MAR conclut en affirmant que ce sont en tout six « taupes » qui ont été découvertes ces quinze derniers mois au sein des mouvements sociaux espagnols.

Si vous lisez l’espagnol ou le catalan je vous invite à lire l’histoire de deux des cinq autres infiltrations : https://directa.cat/una-policia-sinfiltra-tres-anys-en-els-moviments-populars-de-girona/

Francfort-sur-le-Main (Allemagne) : Tesla flambe

Publié le 2023-09-13 13:35:05

de.indymedia.org / mardi 12 septembre 2023

La semaine dernière, à Munich, il y a eu l’IAA [le salon international de l’automobile ; NdAtt.]. Encore une fois, lors de cette foire estivale, tous les constructeurs ont pu exhiber leurs voitures neuves et reluisantes et se féliciter de leurs propres succès économiques, dans leurs salles de conférence, dans leurs limousines et leurs halles d’exposition climatisés.

En même temps, cet été brûle encore. À Rhodes. Au Portugal. Sur l’île de Maui.
En même temps, les maisons de beaucoup de monde sont inondées. En Slovénie ou en Autriche.

Les existences de beaucoup de monde sont anéanties. Ces catastrophes mortelles ont de nombreuses causes. L’IAA en est une, petite. Nous disons « switch off the system of destruction! » [éteignons le système de destruction !]
Voilà pourquoi, cette nuit, nous avons fait flamber des Tesla toutes neuves, à Francfort-sur-le-Main. Comme une salutation à l’encontre des protestations de Munich. Comme une attaque parmi d’autres, contre l’industrie nuisible de l’automobile.

Tesla est l’un de nos ennemis les plus importants. Cette entreprise représente comme nulle autre l’idéologie d’un capitalisme vert et la poursuite de la destruction globale et coloniale. Les moteurs électriques sont continuellement présentés comme une alternative propre. C’est une mensonge cynique. Comme d’autres entreprises, Tesla exploite des ressources venant du monde entier. Les matières premières nécessaires pour les batteries des voitures électriques, comme le lithium et le cobalt, sont extraites en Amérique latine ou en Afrique, dans des conditions dégueulassasses. Pour leur transport et pour la production, malgré la belle peinture verte, ce sont des combustibles fossiles qui sont utilisés.
Tout cela est toujours lié à l’oppression des communautés indigènes, dont la résistance doit être pour nous un signal pour agir.

Tesla accepte tout cela, pour produire des voitures qui peuvent se faufiler dans les centre-villes. Qui montrent, chaque jour, qu’il y a de la richesse. Seulement, pas pour tout le monde. Selon la logique de cette entreprise, seulement peu de personnes peuvent posséder de telles voitures. Qui conduit ou peut conduire ces voitures, c’est une question de classe.

Comme forme de résistance, cette fois nous avons attaqué un parking où sont garées des Tesla à vendre. Souvent, un peu partout, des Tesla qui appartiennent à des particuliers ou encore des usines sont touchées elles aussi, comme à Berlin-Grünheide. Tous ceux-ci sont des éléments importants pour nuire à cette entreprise. Économiquement aussi, mais surtout politiquement. Pour montrer que nous ne sommes pas d’accord avec les mensonges vertes, le vol des matières premières ou les villes et les routes qui n’appartiennent qu’aux riches. Selon nous, les ordures de pollueurs doivent payer cher !

Tesla fait partie d’un ensemble d’entreprises appartenantes à Elon Musk. Ses fantasmes patriarcales sont apparemment inépuisables. Il est l’une de ces personnes qui veulent dominer internet, l’espace, les nouvelles technologies et l’intelligence artificielle, comme si ses fantasmes de pouvoir ne connaissaient pas de limites.

Par exemple, Space X est une entreprise qui veut atteindre les moyens, des fusées et des vaisseaux spatiaux, pour faire de l’espace un lieu de vacances pour les plus riches des riches, ainsi que promouvoir l’idée d’habiter un jour sur Mars. L’appropriation et l’assujettissement des territoires au capitalisme continue, sur Mars maintenant. Une dystopie en soi.

La société de neurotechnologie Neuralink doit relier des cerveaux humains à des machines. Du coup, on expérimente sur des animaux comment lire les pensées. À long terme, cela devrait servir à guérir des maladies.
Mais, tout comme SpaceX et Tesla, Neuralink aspire elle aussi à une perspective à long terme dans laquelle les personnes ont des valeurs différentes. Dans laquelle certains ont le droit à une vie meilleure, dans la catastrophe écologique qui est déjà là. Incorporer certaines idées et certaines pensées dans le développement de l’IA donne naissance à une technologie profondément raciste.

Certains peuvent prétendre que leurs voitures électriques ne sont pas responsables de la destruction de l’écosystème global, de l’exploitation et du déplacement d’autres personnes. Certains se donnent le droit de ne pas voir leur privilège, fondé sur la destruction coloniale et écologique. Nous devons détruire ces idées patriarcales et coloniales de l’avenir. Elles sont ennemies d’un monde et d’un mode de vie écologiques et solidaires.

Salutations à tou.tes celles/ceux qui sont en cavale ou en prison !
Switch Off – the system of destruction!

Paris : incendie de l’entrée du consulat en solidarité avec la révolte en Iran

Publié le 2023-09-14 08:55:04
Paris, 9 septembre 2023 : incendie de l’entrée du consulat d’Iran

Incendie au consulat d’Iran à Paris: le suspect revendique
son acte, « criminel » selon la France

AFP, 12 septembre 2023 (extrait)

Un suspect d’origine iranienne a revendiqué mardi devant le tribunal correctionnel de Paris l’incendie samedi du portail et de la façade du consulat de la République islamique d’Iran dans la capitale, un acte commis pour « les femmes » et qualifié de « criminel » par la France.

Vers 7h00 samedi, des fonctionnaires qui effectuaient leur patrouille ont découvert un départ de feu près de la porte du consulat, dont la façade a été noircie. « Les mesures ont été prises immédiatement pour mettre fin à la prise de feu intervenue à proximité immédiate de l’ambassade d’Iran » et la justice « saisie », a également dit la porte-parole de la diplomatie française.

Dimanche, au lendemain des faits, un suspect né en 1963 à Téhéran, en Iran, a été interpellé à Paris dans le cadre de l’enquête ouverte par le parquet et menée par la Direction régionale de la police judiciaire. Lors d’une audience de comparution immédiate au tribunal correctionnel de Paris, le procès a été renvoyé au 24 octobre car la partie civile, l’ambassade d’Iran, n’était pas représentée. Dans l’attente, N., de nationalité française, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire.

Auparavant, cet homme aux cheveux gris bouclés, lunettes noires épaisses et audition défaillante avait d’emblée répondu aux questions de la présidente en indiquant: « C’est la première fois que je fais cet acte, en âme et conscience, pour les femmes » en Iran, a affirmé cet homme vêtu d’une chemise jaune à fleurs bleues. « Femmes, vie, liberté », a-t-il lancé, rapidement interrompu par le tribunal alors qu’il reprenait le slogan des manifestants participant au soulèvement né de la mort en détention de Mahsa Amini il y a un an en Iran. Il a expliqué vouloir, par son « acte illégal », « montrer aux Iraniens et aux Iraniennes vivant au pays que nous, nous sommes avec eux, et surtout avec les femmes ».

Parmi diverses mesures, son contrôle judiciaire prévoit une interdiction de manifester. N. avait indiqué auparavant son intention de participer à la manifestation prévue samedi à Paris, pour la date anniversaire de la mort de Mahsa Amini.


Après le mystérieux incendie au consulat d’Iran à Paris,
un suspect de 60 ans interpellé par la PJ
Le Parisien, 12 septembre 2023

L’enquête a été menée avec une certaine célérité au regard de la sensibilité du dossier et de la nécessité d’apaiser les relations entre Paris et Téhéran. Selon nos informations, un suspect a été interpellé dimanche 10 septembre par les policiers du 1er district de la police judiciaire (DPJ) parisienne dans l’enquête sur le mystérieux incendie qui a frappé samedi matin le consulat de la République islamique d’Iran à Paris.

Ce jour-là, les sapeurs-pompiers et la police sont requis, vers 6 heures 40 du matin, pour un feu qui s’est déclaré à proximité immédiate de ce bâtiment diplomatique. Le consulat est situé juste derrière l’ambassade iranienne, 16 rue Fresnel, dans le XVIe arrondissement de Paris. Le lieu est donc considéré comme particulièrement sensible. Selon les premières constatations, l’incendie s’est propagé jusqu’à la façade et le portail du consulat, noircis sous l’avancée du feu. Mais il est rapidement circonscrit, sans provoquer de blessés.

Très vite, la piste criminelle est privilégiée. Le parquet de Paris ouvre une enquête pour dégradations volontaires par incendie, confiée au 1er DPJ. Alors que les enquêteurs suspectent en premier lieu un jet de cocktail Molotov, il apparaît que le sinistre a été provoqué à l’aide d’un pneu enflammé. Grâce à l’exploitation de la vidéosurveillance, la PJ identifie un suspect qui a pris la fuite en voiture peu après les faits.

Après un travail de recoupements techniques sur la plaque d’immatriculation et les déplacements du véhicule, un homme est identifié, un Français d’origine iranienne de 60 ans, domicilié dans l’Essonne : N. Le lendemain, le dimanche, ce dernier, né à Téhéran, est interpellé. À son domicile, la voiture suspecte aperçue sur les images est retrouvée, de même que des vêtements susceptibles d’être portés par l’incendiaire présumé ainsi qu’un bidon. N. est placé en garde à vue.

« La France condamne avec fermeté cet acte »

À ce stade, on ignore les motivations du suspect. Mais les enquêteurs envisagent forcément la piste d’un acte politique puisque le 16 septembre marquera le premier anniversaire de la mort de Mahsa Amini, une étudiante iranienne de 22 ans. Originaire de la province du Kurdistan, elle était décédée dans un hôpital de Téhéran trois jours après son interpellation par la « police des mœurs » iranienne, accusée d’avoir mal porté son voile. Son décès suspect avait suscité une forte vague d’indignation en Iran et déclenché de nombreuses manifestations pour s’élever contre un régime politique jugé liberticide et ultra-conservateur.

L’incendiaire présumé aurait-il voulu marquer le coup en s’attaquant à un symbole politique de Téhéran ? N. est en tout cas inconnu des services de renseignement, y compris de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), sollicitée pour effectuer des recherches dans sa documentation. La garde à vue du suspect devrait s’achever ce mardi avant une présentation devant le tribunal correctionnel en vue d’un procès en comparution immédiate.

Les réactions diplomatiques ne se sont pas fait attendre coté Téhéran comme Paris. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Nasser Kanani, avait dénoncé lundi « une tentative (…) d’attaquer les droits des citoyens qui se rendent à l’ambassade pour recevoir des services consulaires ». Il avait aussi fait savoir que l’Iran avait protesté « dans une note officielle adressée aux autorités françaises ». « La France condamne avec fermeté cet acte », a déclaré en écho ce mardi Anne-Claire Legendre, la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. « Conformément aux conventions de Vienne, elle assure la protection de tous les personnels et emprises diplomatiques présents sur son territoire », a-t-elle ajouté.

Discussion anti-militariste (notamment autour du SNU)

Publié le 2023-09-14 09:00:05

Ça se passera le mercredi 20 septembre 2023, à 18 heures, à Euforie (36 rue du Canon d’Arcole, métro Compans).



Vigipirate, État d’urgence, opérations extérieures incessantes...la société ne cesse pas d’être militarisée. Les treillis sont de plus en plus présents dans les rues, les entreprises exportatrices d’armes font des profits monstres, et le projet de Service National Universel se met progressivement en place. Si ce dernier n’avoue pas clairement ses objectifs militaires, il prépare la jeunesse à la promotion de l’état et du nationalisme, notamment en favorisant la soumission à l’autorité, port de l’uniforme ressemblant à celui des policiers et chant de la marseillaise en levant le drapeau français, tout cela comporte aussi avec soi l’idée qu’il faudrait s’en remettre à la hiérarchie militaire pour garantir sa propre tranquillité ou “ses” droits. Le traitement politico-médiatique de la guerre en Ukraine, présentée comme un conflit de valeurs entre Occident progressiste et Orient conservateur, est venu renforcer cette idée-là.

Qu’en est-il réellement ? A quoi sert l’armée ? Pourquoi certain.es prétendent que le militarisme pourrait être émancipateur ? Qu’est-ce que ça nous fait de vivre dans une société qui se maintient grâce à la présence d’un groupe d’hommes armés encadrés de manière hiérarchique ?

Que tu sois anarchiste déjà convaincu.e de la nécessité de se débarrasser du militarisme pour vivre mieux, ou que tu sois simplement curieuse.eux sans y avoir réfléchi beaucoup, viens ! Bien sûr nous on va proposer un cadre pour faciliter la discussion, et bien sûr nous on va porter des arguments visant à saper l’idée que l’armée porterait quelque chose de positif, mais on ne prétend pas tout savoir ni avoir pensé à tout, et l’idée c’est de réfléchir ensemble à ces questions, dans des perspectives émancipatrices.

Ça se passera à Euforie (36 rue du Canon d’Arcole, métro Compans) le mercredi 20 septembre 2023, à 18 heures.

Ramène de quoi grignoter ou de quoi boire si t’as envie ! Certaines parties du lieu sont accessibles en fauteuil roulant. Ses toilettes ne sont pas adaptées, mais il y a des WC de la ville sur le trottoir d’en face.

Hambourg (Allemagne) : Des caméras de surveillance sabotées, des voitures des flics avec leurs pneus crevés

Publié le 2023-09-14 09:05:02

de.indymedia.org / mercredi 13 septembre 2023

Détruis ce qui te détruit.

Salut,
J’ai pensé que ça pouvait peut-être faire plaisir à des cœurs ardents de lire que, au cours de l’été, j’ai fait quelques espiègleries, quand la situation s’y offrait spontanément :

Plusieurs caméras de surveillance qui gênent notre sphère privée ont été détruite ou couvertes de peinture en spray – ici il n’y a rien à filmer !

Plusieurs voitures des flics ne peuvent plus transporter des chasseurs d’êtres humains, puisqu’elles ont été immobilisées avec leurs pneus crevés, pendant que les condés étaient loin pour des interventions – ici il n’y a personne à arrêter !

Plusieurs SUV de particuliers ou autres grosses bagnoles de chefs ont eu leur peinture rayée ou leur rétroviseur arraché – ici il y a une catastrophe climatique et il n’y a aucune raison de conduire un monstre pour des raisons de prestige (ni pour aucune autre raison).

Pour plus de courage dans un quotidien de résistance, pour recycler enfin ce monde !

Dusseldorf (Allemagne) – Switch Off: Un concessionnaire attaqué par le feu à Gerresheim

Publié le 2023-09-14 09:10:03

de.indymedia.org / lundi 11 septembre 2023

Pile pour la fin de l’IAA [le salon international de l’automobile ; NdAtt.] de Munich, nous avons rendu visite à un concessionnaire Opel sur la Torfbruchstrasse, dans le quartier de Gerresheim, à Düsseldorf, et nous avons fait en sorte que certains de engins polluants qui y étaient garés prennent feu.

Depuis quelques années, on parle souvent, et beaucoup, de transition énergétique dans les transports. Malgré cela, en Allemagne les voitures sont chaque années plus nombreuses (comme les montrent les statistiques de 2022). Il est donc clair que le capitalisme fossile est encore loin de sa fin. Et pour ceux pour qui les voitures électriques, toujours plus nombreuses, sont une alternative, le changement climatique, la biodiversité, les droits des travailleur.euses sont de toute évidence sans importance. Le transport individuel motorisé doit être dépassé. Le nombre toujours croissant de voitures, l’augmentation constante des émissions des gaz à effet de serre, la progression de l’extinction d’espèces, la hausse dramatique de la température des mers… montrent quelque chose de très clair : dans un avenir pas trop lointain, il y aura un passage d’un climat mondial relativement stable à un climat mondial instable. Il n’est peut-être pas encore complètement clair à quel point ce problème mondial sera massif.

Les différentes parties des mouvements pour la justice climatique ont attiré l’attention sur ce qui va arriver et ils ont fait en sorte que le débat sur l’environnement et le climat soit sur toutes les bouches. Personne, à moins de vouloir être complètement aveugle, croit encore que le capitalisme (automobile) va bien. Pourtant, on continue à vendre, à acheter et à rouler. Face à la catastrophe vers laquelle nous nous dirigeons, il est grand temps de faire caler la voiture, d’en sortir et d’y mettre le feu ! Les conditions globales qui son en train de s’établir rendent incontestable la nécessité de la révolution sociale.

Une rupture très profonde avec notre façon de produire, de consommer, avec notre façon de vivre est maintenant nécessaire. Mais quoi faire de cette prise de conscience ? Si l’on compare la nécessité d’une rupture radicale avec ce qui est actuellement possible, ou plutôt ce qui paraît possible, la résignation, allant jusqu’à la dépression et à l’agonie, n’est pas loin. C’est cela qui peut décomposer le plus fortement le mouvement qui est nécessaire. Contre la résignation, il faut mettre en place des perspectives et des stratégies, même petites. Nous devons être tranquillement honnêtes avec nous-mêmes en ce qui concerne nos possibilités, mais décider ce qui est possible et mettre en œuvre avec plaisir notre résistance.

Dans les actions qui ont lieu contre des voitures (dégonflage de pneus, blocages de routes, le fait de les rendre inutilisables), nous apercevons la possibilité d’une stratégie un peu plus grande. Puisque la simple prise de conscience que le capitalisme (automobile) est une folie ne fait pas cesser cette folie, nous devons faire en sorte que l’achat, la vente et la conduite de voitures deviennent agaçants. Et cela, aussi souvent que possible. Les actions de la Letzte Generation [Soulèvement de la dernière génération] ont montré à quel point cela peut être efficace et de toute façon notre action ne gagnera pas non plus un concours de popularité. Ce n’est pas le but. Nous proposons de poursuivre/d’intensifier des actions de type très diffèrent qui ciblent des voitures. En ce qui concerne les voitures qui appartiennent à des particulières, nous trouvons astucieux de choisir des voitures neuves et particulièrement chères, à cause de l’arbitrage. En matière de grands concessionnaires automobiles, cela peut être beaucoup plus aléatoire. Si nous arrivons à donner 1001 piqûres d’épingle, une telle stratégie peut avoir un certain effet.

 

Groupe Switch Off le capitalisme (automobile)

Pont-Évêque (Isère) : sabotage du pylône à haute tension de la papeterie industrielle

Publié le 2023-09-14 09:15:03

Pont-Évêque. Un transformateur incendié : l’origine
criminelle ne fait aucun doute
Le Dauphiné, 12 septembre 2023

L’origine criminelle ne fait aucun doute après cet incendie qui, dans la nuit du lundi 11 au mardi 12 septembre, a détruit un transformateur électrique de 63 000 volts sur la commune de Pont-Évêque.

Le feu a été signalé à 3 heures du matin : des buissons, situés le long de l’avenue Denis-Crapon, étaient en feu. À l’arrivée des premiers engins incendie, les flammes s’étaient propagées à un transformateur électrique situé au pied d’un pylône et alimentant la papeterie finlandaise Ahlstrom-Munksjö, située sur le bas de la commune, en bordure de la Gère. Si le feu a été rapidement maîtrisé, les agents Enedis sont également intervenus afin de dresser un premier bilan des dégâts.

Cet incendie a momentanément provoqué une coupure de courant, notamment auprès d’habitants de Pont-Évêque et de la commune voisine d’Estrablin. Avant qu’un basculement de réseau soit enclenché. Tout comme pour la papeterie qui a pu être réalimentée par un réseau de secours.

Sur place, les policiers viennois devaient constater qu’un grillage avait été découpé sur une trentaine de mètres, permettant aux auteurs d’accéder au pied du pylône sans être vu depuis la route. Aussi, une enquête pour destruction par incendie a été ouverte par le parquet de Vienne. Et des prélèvements ont été effectués afin de déterminer si un produit accélérateur a été utilisé par les incendiaires.

S’il n’a pas encore été revendiqué, cet incendie vient allonger une longue liste de faits similaires perpétrés ces dernières années sur le département de l’Isère. L’incendie de la nuit dernière n’est pas sans rappeler le sabotage, commis le 19 mai à Sablons, d’une ligne électrique de 225 000 volts alimentant l’usine Hexcel, dont l’enquête est toujours entre les mains des gendarmes de la Section de recherches de Grenoble.

L’apprentissage des flammes

Publié le 2023-09-15 09:25:04

En juin 2023, dans la ville de Nanterre, en banlieue parisienne, la police a brutalement assassiné un adolescent du nom de Nahel Merzouk, poursuivant ainsi un modèle de violence post-coloniale dirigé contre une partie de la population française traitée comme des citoyen.ne.s de seconde zone. En réponse, des milliers de personnes dans les banlieues de Paris et d’autres villes françaises se sont révoltées pendant plusieurs jours, attaquant les mairies et les commissariats de police, pillant les magasins et se défendant contre la police. Dans la réflexion suivante, un participant aux mouvements de ces dernières années revient sur la révolte de juin 2023 et les mouvements qui l’ont précédée, en explorant les limites qu’ils ont atteintes et en s’interrogeant sur ce qu’il faudrait pour qu’ils aboutissent à une transformation révolutionnaire.

“Combien de temps tout ceci va encore durer
Ça fait déjà des années que tout aurait dû péter
Dommage que l’unité n’ait été de notre côté
Mais vous savez que ça va finir mal, tout ça
La guerre des mondes vous l’avez voulu, la voilà
Mais qu’est-ce, mais qu’est-ce qu’on attend pour foutre le feu ?”

-Qu’est ce qu’on attend pour foutre le feu (What are we waiting for to start the fire ?), NTM, 1996

Si les suites de la révolte ne sont pas encore écrites, nous aimerions déjà proposer quelques pistes d’apprentissages que ce mouvement et ceux des dernières années nous encouragent à creuser pour continuer à chercher des issues victorieuses aux soulèvements à venir en France et ailleurs.

0. Révoltes

Lors de la dernière mobilisation contre la réforme des retraites en France (février-mai 2023), des camarades de la plate-forme chilienne Vitrina Distópica me demandaient si nous assistions à une révolte ou non en France. À l’époque, j’avais conclu que, à l’exception de quelques nuits très chaudes après le décret autoritaire de la loi en mars, peu d’éléments nous permettaient de reconnaître une révolte.

Je pensais alors qu’il s’agissait plutôt d’un mouvement social à la française, très fort mais très classique. Loin d’une révolte réellement dangereuse pour le pouvoir comme ont pu l’être le soulèvement des gilets jaunes ou les révoltes de ces dernières années au Chili, en Iran au Liban, á Hong Kong pour ne citer que eux.

Je concluais cependant qu’il était légitime de se questionner si cette mobilisation, qu’elle soit perdante ou gagnante, n’était pas un signe que nous vivions une période pré-révolutionnaire en France avec sa succession de mouvements toujours plus rapprochés, massifs et offensifs.

Si les événement de ce début d’été confirment l’intensité de la période, le choix du mot révolte pour les qualifier, n’est pas anodin. Si nous utilisons le mot, ce n’est pas parce qu’il serait plus politique que celui d’émeute (qui détient lui même un contenu déjà hautement politique) mais plutôt à cause de caractéristiques particulières présentes cette fois ci dans le mouvement : fulgurant, spontané, offensif, entièrement auto-organisé et enfin sans revendications parcellaires mais bien une volonté claire de “faire justice soi-même” et surtout “faire mal à l’État”.

I. Violence et Dignité

Plus l’humiliation et la dégradation des conditions de vie est importante plus la révolte sera violente. L’exercice de la violence par les opprimé.e.s contre ses oppresseurs est un mode d’expression autant qu’un moyen de recouvrir sa dignité. En effet, la violence révolutionnaire peut être une voie pour les peuples dominés de construire une nouvelle dignité (comme l’ont abordé de différentes manières Elsa Dorlin, Frantz Fanon ou Miguel Enríquez).

L’intensité de la révolte en France mais aussi par exemple au Chili (2019) et en Iran (2019 surtout, mais aussi 2022) nous donne une idée du degré de rage et d’humiliation accumulée par les marges [1] de ces “nations”.

Le rôle des révolutionnaires n’est pas de contenir cette rage mais de l’aider à se choisir un horizon stratégique, à atteindre ses objectifs, et à résister à la contre-attaque de l’ordre. Construire une force capable de convertir la rage en puissance.

II. Médiations

Comme pour les gilets jaunes, le niveau de violence exercée par les insurgé.e.s est aussi une preuve du manque et de la faiblesse de “médiations” (corps intermédiaires dit-on ici parfois) entre ces populations et le Régime. Médiation au sens négatif de maintien de l’ordre social (mairie, police, parfois travailleur.e.s sociaux.ales [2] et organisations religieuses) mais aussi plus positif d’espaces politiques organisés capables de soutenir la juste colère pendant la révolte et dans la durée.

 [3] Même quand des associations ou des organisations locales [4] existent, elles ont souvent du mal à mobiliser une base large, notamment les jeunes, et possèdent rarement des objectifs politiques au-delà de leur territoire. [5] Un constat ne se limitant pas aux quartiers populaires mais à la majorité des espaces d’organisations territoriales en France.

Comme ailleurs, cela démontre le manque d’organisations radicales et autonomes issues ou ancrées dans ces quartiers ayant la capacité à la fois d’agir sur la vie quotidienne et d’avoir des objectifs et stratégies politiques à long terme.

En France comme ailleurs, des forces comme celles-ci ont déjà existé. On peut penser bien sûr aux Black Panthers Party (BBP) ou aux Young Lords (organisation d’immigré.es portoricain.e.s construit sur le modèle des BBP), le MIR chilien et son travail dans les poblaciones (quartiers populaires au Chili) ou encore le PKK et de son ancrage populaire à Bakur (Kurdistan turc occupé). En France on peut penser aussi au rôle précurseur du Mouvement de l’immigration et des banlieues (MIB) qui a tenté dans les années 90 de lier luttes locales et perspectives nationales contre les violences policières et pour l’organisation autonome des quartiers populaires.

Cependant, depuis la révolte de 2005, il semble que, en plus des collectifs pour la libération de la Palestine pendant des moments d’agression comme en 2014, les seules organisations politiques et sociales qui soient parvenues à mobiliser une base populaire dans les banlieues furent, les organisations islamistes dans leurs différentes déclinaisons. [6]

Jusqu’en 2015-2016 seulement, car suite aux attentats djihadistes des années 2010 une écrasante offensive idéologique et répressive de l’Etat contre les musulman.e.s sans distinction (en raison de l’amalgame constant fait entre musulmans, islamistes, djihadistes etc.) a considérablement affaibli des espaces qui paradoxalement étaient aussi des espaces de médiations, et parfois d’apaisement, dans les quartiers.

Une répression sans différence qui a également augmentée la colère et le sentiment d’être des citoyen.ne.s de seconde zone de nombreux.ses musulman.e.s vivant dans les quartiers populaires.

III. Peur-dépendance



Notes

[1Nous utilisons ici le mot “marges” au sens de Bell Hooks c’est à dire population opprimée vivant à la périphérie des centres capitalistes, mais détentrice d’un potentiel radical unique. Voir son excellent livre “De la marge au centre.”

[2Eux.elles même refusant souvent de garder ce rôle : “Et nous, on est entre les jeunes et la police. On est les médiateurs de la fausse paix sociale que le gouvernement essaie d’instaurer.” Ou encore : “Qu’est-ce qu’on fait ?” interroge le trentenaire, figure respectée de son quartier. La réponse de l’autre fuse : « Rien du tout. C’est fini, on n’est pas des pompiers. »

[3Sur les causes et les stratégies de l’Etat pour en arriver là, on conseille “Bâillonner les quartiers” de Julien Talpin.

[4Rappelons cependant, qu’il y a des forces qui depuis 2005 ont réussi à créer des espaces politiques ou des tribunes importantes et parfois subversives : les médias Echo-banlieue et le Bondy Blog, les espaces du Hangar de Montreuil ou de Verdragon á Bagnolet, Diaty Diallo et son puissant ouvrage “Deux secondes d’air qui brûle”, le Comité Adama et le réseau justice et vérité pour ne citer qu’eux.

[5Il existe bien sûr des exceptions comme le Réseau d’Entraide Vérité et Justice qui rassemble des collectifs contre les violences d’État sur tout le territoire.

[6Rappelons que comme les marxistes dans les années 70 par exemple, les islamistes sont traversés par des tendances, tactiques , alliances et désaccords en France et ailleurs (groupes publics non violents et djihadistes pratiquant la.lutte armée, salafistes de différents courants, Frères musulmans et autres groupes concurrents etc.).

Molotov Attacks on Cops in Commemoration of Javier Ordóñez Riots in Colombia

Publié le 2023-09-15 09:35:02

In Bogotá, Colombia, on the night of Saturday, September 9, during the commemoration of the murder of law student Javier Ordoñez, who was killed by police officers from the Villa Luz neighborhood, hooded militants attacked a police station with Molotov cocktails.

The tribute of the 3 years of this police killing sparked a wave of protests in various parts of the city.

As seen in security camera videos, the uniformed officers, members of the Dialogue Unit and Maintenance of Order (UNDMO), formerly ESMAD, were inside the Immediate Attention Center (CAI) station when they were surprised by the Molotov cocktails that crashed by their feet.

“The Javier Ordóñez protests refers to a series of protests and riots in Colombia. The protests started in Bogotá, the country’s capital, following the torture and murder of Javier Ordóñez by police officers while in custody on 9 September 2020. The unrest then spread to many cities throughout Colombia. As a results of the protests, 13 people died and over 400 were injured.

ACAB”

Images and quoted text from @mulungu_anarchy_collective

Italie : Nous ne resterons pas au chaud pendant la tempête

Publié le 2023-09-15 09:40:07

Anarchist Bure Cross / mercredi 14 septembre 2022

Source : Non staremo al caldo durante la tempesta, extrait de Bezmotivny, deuxième année, n. 14, 11 juillet 2022.

Disons-le clairement : nous voulons qu’Alfredo sorte du régime de détention 41bis*.

Notre proposition n’est pas une campagne spécialistique contre le 41bis ou contre les prisons : non pas parce que nous aimions ces institutions ou parce que nous pensions que quelqu’un doive y être enfermé, mais parce nous croyons qu’il est urgent de partir d’un objectif plus « simple », tout en sachant que, quand on l’aura atteint, on n’aura même pas commencé notre lutte, qui est pour la révolution sociale.

Une lutte pour la destruction de la prison ne peut pas être gagnée jusqu’a quand existent l’Etat et l’autorité : il s’agit donc de batailles à mener en continuation, mais en ce cas précis nous voudrions essayer de nous donner un objectif que l’on puisse atteindre aussi à court ou à moyen terme.

La lutte contre la prison est – en soi – une lutte contre l’existant, parce que la fin des taules signifie la fin de l’Etat ; de façon similaire la lutte contre le 41bis, en Italie, va toucher certains des fondements de l’Etat italien, qui, depuis le début, en a fait son fer de lance dans la « lutte contre la mafia ». Disons-le clairement et humblement : le 41bis est l’un des piliers idéologiques de l’État italien, dont l’un des slogans est « le 41bis ou la mort ! ». C’est la guerre contre la mafia qui nous l’a démontré : l’Etat, plutôt que renoncer au 41bis, à préféré fair payer à sa population les prix des bombes de la mafia, comme par exemple les massacres de via dei Georgofili à Florence ou de via Palestro à Milan**. Du coup, il nous semble difficile de faire pression dans le sens de l’abolition de ce régime de détention (de même pour ce qui concerne l’abolition de la prison dans son ensemble), que cela soit fait de manière pacifique ou violente. Au contraire, nous pensons que c’est différent de faire pression, dans ce cas précis, pour le transfert d’Alfredo. Cela ne signifie pas que nos discours ou nos actions doivent être édulcorées. La radicalité de notre lutte doit être garantie, même dans le cas d’une «requête partielle » comme le transfert d’Alfredo, de façon à ne jamais disjoindre les objectifs que nous pouvons et devons nous donner des motivations politiques-sociales de notre action anarchiste. La radicalité de l’action, de la propagande, de l’agitation est notre seul anticorps pour pouvoir affirmer encore une fois, à voix haute, que notre lutte vise à la destruction de l’existant, sans médiations, de façon à éviter que nos requêtes, comme celle de libérer un compagnon à nous ou d’arrêter un tel ou un tel autre projet du capital, puissent être assimilées à un réformisme compatible avec le pouvoir.

Au delà de l’émotivité, de la réaction « de peau », il y a des motivations qui nous amènent à proposer une lutte qui n’a pas de buts révolutionnaires en soi, au contraire elle se focalise sur la mise en place de rapports de force pour émettre une requête – très précise – à l’adresse de l’Etat.

Le fait qu’en ce moment Alfredo est détenu en régime 41bis signifie qu’il est impossible de discuter et d’échanger avec lui; cela signifie la perte d’un compagnon qui, ces derniers années, a beaucoup donné dans le débat entre révolutionnaires. Certaines de nos réflexions naissent aussi du fait que nous avons eu la possibilité d’échanger avec Alfredo, grâce aussi au travail des compagnons de Vetriolo et de Croce Nera.

Tout ceci est l’une des choses qui nous sont arrachées. Parce que, d’un certain point de vue, le dialogue, pendant les dix longues années de son enfermement, a été pour nous quelque chose qui nous a fait grandir. Alfredo est un compagnon qui a donné, et nous voulons qu’il puisse avoir encore la possibilité de donner, une contribution spécifique au mouvement international anarchiste. Une contribution spécifique, élaborée le long des années, avec une croissance théorique et pratique décisive. Une contribution qui nous a amené à parler à nouveau, encore et sérieusement, d’internationalisme et de révolution sociale. Une vision optimiste qui, malgré les barreaux, donne de la force et de la determination à nous tous. Et, par crainte que cette force ne s’étende, la ministre Marta Cartabia a décidé de réprimer les intentions de la révolution anarchiste. Nous partageons la vision d’Alfredo, exprimée dans le journal Vetriolo, selon laquelle l’anarchisme a besoin de reconquérir de la crédibilité.

Mais à notre avis on ne crée pas cette crédibilité seulement par l’action destructrice. Certes, celle-ci est nécessaire et il s’agit d’une pratique qui vient à nous manquer, aujourd’hui en Italie, ce qui est grave. Mais il ne s’agit pas de la seule pratique qu’on a délaissée : dans des nombreuses villes on a arrêté de s’organiser sérieusement, d’être présents avec nos méthodes et nos idées révolutionnaires. Du coup, notre impuissance – que bien entendu nous voulons dépasser – est provoquée non seulement par le fait que l’action s’amoindrit de plus en plus, mais aussi par le fait qu’on a oublié à quel point il est fondamental d’être présents dans les rues, d’être présents explicitement en tant qu’anarchistes.

En plus, c’est la première fois que ce régime de détention est imposé à un anarchiste, ce qui ne signifie pas que tous les anarchistes arrêtés seront placés en 41bis, mais c’est certainement un avertissement aux anarchistes, pour qu’ils restent en silence quand ils sont en prison, qu’ils fassent attention à ce qu’ils disent et à ce qu’ils font. Chaque fois que l’Etat fait un pas en avant, soit on arrive à le faire reculer, soit cela signifie avoir à faire avec des situations de plus en plus difficiles, de plus en plus restrictives. Et le fait de ne pas agir, au moment où l’on sent qu’une ligne a été dépassée, signifie prendre sur soi la responsabilité de se résigner à accepter des choses que l’on ne peut pas accepter. Cela signifie s’habituer à une normalité qui est toujours pire, jour après jour, jusqu’à oublier la possibilité que les choses puissent aller d’une autre manière. Il y a quelques années encore, c’était absurde de penser de côtoyer des militaires tout en se promenant en ville, aujourd’hui les blindés sont devenus la norme. Si on n’a plus de frissons particuliers face à des zones rouges, on risque de ne plus se surprendre, à l’avenir, quand un autre compagnon sera placé en 41bis.

Cela s’est produit bien trop de fois, le long du temps, dans tous les domaines.

A ce propos, ce qui vient à l’esprit, bien entendu, est la critique du « pourquoi ne l’avoir pas fait avant ? ». En 2002, quand la mesure émergentielle du 41bis est devenue définitive, elle a été prévue non seulement pour les crimes mafieux, mais aussi pour le terrorise et le trafic d’êtres humains (en profitant du choc du 11 septembre 2001). Peu après, Nadia Lioce*** a été arrêtée et elle a été placée en 41bis. Le premier cas d’application de ce régime pour des crimes à motivation politique a été celui des Brigades Rouges – actuellement Nadia Lioce, Roberto Morandi et Marco Mezzasalma sont encore en 41bis – la lutte contre cette situation, menée aussi par des nombreux compagnons, n’a pas été très participée. L’incapacité de lutter sur ce point a probablement ouvert les portes à ce qui est en train de se passer en ce moment.

Ces dernières années, de nombreuses luttes sont issues de revendications spécifiques (que ce soit contre la construction de taules, contre les centres de rétention pour sans-papiers, contre des bases militaires, contre la dévastation de l’environnement…) : dans ce cas, les compagnons ont souvent vu – au delà de l’objectif spécifique partagé – la possibilité de montrer la valeur d’une méthode (l’auto organisation d’en bas, l’attaque directe comme méthode de lutte…) intrinsèque au parcoursrévolutionnaire. On a essayé, même si pas toujours, de lier ces luttes à une vision plus large, en mettant en évidence les relations étroites entre les différentes expressions du pouvoir, en plus du fait que les coupables sont toujours l’Etat et les patrons. Ces tentatives n’ont pas toujours marché, parce que le danger intrinsèque de ce type de luttes, qui ne sont pas globales en soi, est celui de se résigner à une conservation du monde tel qu’il est, et de cantonner l’anarchie à être la gauche critique des mouvements populaires. Nous pensons que, pour éviter cela, il est fondamental d’être toujours clairs sur qui nous sommes et sur ce que nous voulons : en ce cas, revendiquer donc comme nôtres toutes les actions dont Alfredo a été accusé, rappeler les objectifs spécifiques que la Fédération Anarchiste Informelle (à laquelle ce compagnon a revendiqué d’avoir participé par l’action de la Cellule Olga [le tir contre Roberto Adinolfi, en mai 2012 ; NdT]) avait décidé d’atteindre et poursuivre les luttes du mouvement anarchiste, chacun à sa manière (contre les CRA, la « forteresse Europe », les prisons, le nucléaire…). Ne pas accepter des compromis dans nos discours écrits, parlés ou pratiqués, c’est ça la meilleure façon de partager les luttes seulement avec des personnes qui partagent nos objectifs et non avec des alliés de circonstance, prêts à se dissocier au premier coup répressif.

Ceci dit, il y a la nécessité de réfléchir, de façon que cette proposition ne devienne pas une proposition au rabais, parce que l’habitude de se donner des petits objectifs et d’oublier que nous sommes des révolutionnaires est un danger toujours aux aguets. Pour l’éviter, il est fondamental que cette lutte ne soit pas disjointe des raisons pour lesquelles nous luttons contre l’existant. Nous ne devons pas nous enfoncer dans le spécialisme, nous enfermer en visant seulement ce petit objectif. Nous restons nous-mêmes, à couteaux tirés avec l’existant, et si nous gagnons cette lutte, nous n’aurons même pas encore commencé.

Ce qui nous semble être le problème fondamental est comment unir, dans la pratique, l’objectif de faire sortir Alfredo du 41bis et la lutte contre l’existant.

En tout cas, il ne nous semble pas qu’on soit en train de partir de zéro. Une lutte pour sortir Alfredo du 41bis existe déjà, elle doit simplement être élargie et renforcée. La manière d’arriver à cela devrait, selon nous, faire l’objet de discussion.

 

Les rédacteurs de Bezmotivny

 

Notes du traducteur :

* Article du règlement pénitentiaire qui définit ce régime de détention, caractérisé par l’isolement et une très haute surveillance. Ayant au début un caractère exceptionnel, il est largement utilisé par l’État dans les années 90 dans sa « guerre contre la mafia ». Le prisonnier soumis au régime 41bis est enfermé dans des sections spéciales, gérées par le GOM (les ÉRIS italiennes). Il reste en cellule 22 heures par jour et sort en promenade avec seulement trois autres détenus, choisi par l’AP. Les parloirs, une heure par mois, se font avec vitre de séparation et interphone. La censure du courrier est systématique et le nombre de livres et autres objets qu’on peut garder en cellule est strictement limité. Le compagnon Alfredo Cospito y est soumis depuis le printemps dernier.
Cf. : https://attaque.noblogs.org/post/2022/05/08/italie-contre-le-41-bis-solidarite-revolutionnaire-avec-lanarchiste-alfredo-cospito/

** Le 27 mai 1993, une voiture piégée explose via dei Georgofili, à Florence, près du musée des Uffizi. Cinq personnes meurent, une quarantaine sont blessées. Le 27 juillet suivant, en via Palestro à Milan une autre voiture piégée fait 5 morts et 12 blessés. Elles font partie d’une série de massacres perpétrés par la mafia, entre 1992 et 1993. La mafia veut d’un côté se venger suite au maxi-procès, terminé en janvier 1992 avec des nombreuses et lourdes condamnations, qui met fin à la traditionnelle cohabitation entre l’État et la mafia en Sicile. D’autre côté, les boss mafieux veulent contraindre l’Etat à négocier. La réponse étatique est très dure (entre autre avec le régime 41bis pour les mafieux condamnés et l’envoi de l’armée en Sicile en appui aux forces de l’ordre).

*** Nadia Lioce, membre des Brigades Rouges (Nuove Brigate Rosse – Nuclei Communisti Combattenti) est arrêtée le 2 mars 2003, après une fusillade avec les flics, lors de laquelle le camarade Mario Galesi trouve la mort (un flic meurt aussi). Accusée des meurtres des juristes Massimo D’Antona (en mai 1999) et Marco Biagi (mars 2002), elle est condamnée à perpétuité avec les autres membres de l’organisation. Tous sont en 41bis.

Carrare (Italie) : L’État voudrait faire taire la propagande anarchiste révolutionnaire…

Publié le 2023-09-16 07:15:04

reçu par mail (en italien) / jeudi 14 septembre 2023

Quatre arrestations domiciliaires avec des restrictions dans les possibilités des visites et dans les communications et avec le bracelet électronique, cinq interdictions de sortir de la commune de résidence, avec l’obligation d’être chez soi de 19 heures à 7h (dont une qui a été par la suite durcie en arrestations domiciliaires), face à une requête de dix emprisonnements ; des perquisitions de maisons, du Circolo Culturale Anarchico « Gogliardo Fiaschi » et d’une imprimerie commerciale, à Carrare ; des importantes saisies de journaux et de publications anarchistes et révolutionnaires…
C’est l’issue de l’opération répressive Scripta Scelera, du 8 août, contre le bimensuel anarchiste internationaliste Bezmotivny. Une « descente de haute précision » contre un journal qui, pendant trois ans, a publié des analyses et des réflexions qui visent à approfondir critiquement la réalité sociale, en plus de textes de revendication et d’information sur des actions d’attaque contre des structures et des figures de l’État et du capital, responsables de toute forme d’exploitation et d’oppression sociale.

Après le battage des médias et les déclarations tonitruantes, si vous le permettez, nous aussi avons quelque chose à dire.

Nous ne sommes pas étonnés par des opérations comme celle-ci. Depuis l’apparition de l’anarchisme – non pas à partir des abstractions savantes de quelque philosophe, mais des expériences révolutionnaires, des aspirations des opprimés – les journaux des anarchistes ont toujours été frappés. Les États ont une longue histoire faite de massacres, de tortures, d’assassinats, de milliers d’années de prison qui ciblent les révolutionnaires. Nous avons l’élan du rêve et le danger de l’action, la détermination de la volonté et la force de la nécessité. Et nous poursuivons sur le chemin que nous avons pris… Que les inquisiteurs et les illustres magistrats s’y habituent, au delà et contre toute forme de censure et de répression, nous continuerons à nous réjouir chaque fois que cette réalité sociale autoritaire est attaquée, que des brèches sont pratiquées dans ses certitudes, qu’elle est perturbée par le fracas de la révolte.

Face à une époque présente toujours plus sombre – le gouffre de la guerre globale, la misère, le désastre écologique généralisé, les techno-sciences, les choix politiques-économiqus de plus en plus répressives sur les lieux de travail, aux frontières, contre la jeunesse – l’État a besoin de prendre des mesures et d’essayer d’éliminer l’« ennemi intérieur » : les exploités qui ne plient pas l’échine, ceux qui ne se résignent pas à cet état de choses, ceux qui continuent à nourrir, par la pensée et par l’action, la transformation révolutionnaire du présent.
Nous ne nous décourageons pas ! Par la conscience de la solidarité révolutionnaire et internationaliste avec les prolétaires et les exploités de toute la planète, nous continuerons à rêver en essayant de jeter les bases et de contribuer à la destruction de l’État, du capital, de toute autorité.

… nous ne nous laisserons pas réduire au silence, ni arrêter.
Nous persévérons à soutenir le bien-fondé de l’action révolutionnaire, contre tout État et contre toutes les guerres des patrons !

Mise à jour du 8 octobre : l’affiche en français.

État de Virginia (USA) : Un appel à la guerre contre le gazoduc

Publié le 2023-09-16 07:20:05

Scenes from the Atlanta Forest / jeudi 14 septembre 2023

Il y a deux semaines, à la lumière de la pleine lune, un petit groupe d’ami.es a mis le feu à une grosse excavatrice et à une autre petite machine, qui étaient utilisées pour construire le Mountain Valley Pipeline*, près du Teels Creek.

Nous sommes venu.es équipé.es pour brûler jusqu’à six machines, mais malheureusement on n’en a trouvé que deux, sur le chantier que nous avons choisi. Sur ses chantiers, le MVP a des dizaines ou peut-être des centaines de machines non surveillées, chaque nuit ; ils travaillent à une vitesse phénoménale, dans le but de compléter le gazoduc avant la fin de l’année. On peut trouver une carte du pipeline, qui montre les points de passage de cours d’eau encore incomplets, à l’adresse : tinyurl.com/mvprfuckers.

Nous pensons que le MVP est en situation de précarité financière et peut encore être arrêté par d’incessantes actions destructrices, parallèlement à l’intensification de la campagne déjà existante, qui veut provoquer des perturbations et des retards. À cet effet, nous faisons appel aux individus et aux groupes qui partagent nos idées, pour qu’ils se rendent dans les États soi-disant de Virginia et West Virginia, afin d’infliger un maximum de dommages économiques au MVP, par tous les moyens à votre disposition. Nous devons démoraliser l’ennemi et prouver que son projet est condamné à n’être jamais réalisé.

Les gens de cette région mènent des campagnes contre le gazoduc depuis huit ans. Même s’ils/elles ont permis la construction de la plus grande partie du gazoduc, elles/ils ont utilisé avec succès des démarches légales et des occupations d’arbres, afin d’en retarder indéfiniment la construction dans des endroits cruciaux, comme des passages de cours d’eau ou des forêts nationales. Cependant, la campagne n’a plus aucune possibilité de recours légal depuis que les permis restants ont été adoptés de force par le Congrès, en juin. Le MVP ne peut plus être arrêté par des manifestations et des blocages, ni par des sabotages discrets, comme mettre de l’eau de Javel dans l’huile moteur. Nous ne demandons à personne d’arrêter d’utiliser les tactiques existantes, nous demandons seulement que les gens élargissent leur imagination et réfléchissent vraiment à la manière par laquelle ils/elles peuvent être le plus efficaces, étant donné les ressources limitées en terme de temps, d’argent, de nombre de personnes et d’énergie. Nous aimons travailler avec le feu parce qu’il est simple à utiliser et il permet de détruire complètement, avec facilité, les machines. En plus, l’accélérant est vachement plus léger que le béton.

Nous avons vu une campagne après l’autre échouer dans le blocage du gazoduc, ces dix dernières années, et nous ne pouvons pas nous permettre de continuer à perdre. Nous envoyons nos salutations les plus chaleureuses à Jess Reznicek**, qui est en prison en ce moment, pour ses courageux actes d’incendie et de sabotage contre le Dakota Access Pipeline. Nous regrettons que ses méthodes n’aient pas encore été largement repris au sein du mouvement contre le gazoduc. Les sites warriorup.noblogs.org et tension.noblogs.org sont des bons point de départ pour trouver des informations sur différentes techniques d’incendie et de sabotage.

Nous espérons que les habitant.es de la région intensifient leurs efforts, mais le MVP n’est pas seulement une lutte locale. Le changement climatique, catastrophique, est déjà là. Rien que cette été, personne dans l’hémisphère nord a été épargné.e par les incendies de forêts, par les inondations ou par une chaleur extrême. Si nous sommes heureux.ses que cette civilisation monstrueuse ait déjà assuré sa propre disparition, nous aimerions faire en sorte que quelque chose puisse exister après. La seule manière d’empêcher que la détérioration du climat s’aggrave de manière exponentielle est d’arrêter immédiatement la construction de nouvelles infrastructures de combustibles fossiles et de fermer et démanteler les infrastructures existantes. Où que vous viviez, il y a un pipeline, près de chez vous, que vous pouvez aller fermer vous-mêmes.

Si vous n’avez pas encore commencé à combattre, il n’y aura jamais un meilleur moment pour se lancer. Il se fait tard et les risques de passer à l’action dépassent de loin les risques de ne rien faire. L’inaction est un suicide. Bien entendu, on doit toujours prendre des précautions pour éviter d’être identifié.es et capturé.es, de façon à pouvoir attaquer à maintes reprises. Nous ne voulons pas agir seulement tous les 36 du mois*** ! Nous reviendrons bientôt. Vous joindrez- vous à nous ?

Bénie soit la flamme.
Maudit soir le gazoduc.
Une autre fin du monde est possible.

 

Notes d’Attaque :
* le MVP est un gazoduc en construction, qui devrait transporter du gaz naturel du nord-ouest de la West Virginia au sud de la Virginia, sur un parcours de près de 500 km à travers cette région montagneuse. Le Teels Creek est un ruisseau dans le comté de Franklin, en Virginia.
** Militante écologiste et pour la justice sociale, proche du Catholic Worker Movement (Mouvement ouvrier catholique). Jessica et Ruby Montoya ont mené une série d’attaques très efficaces contre l’oléoduc Dakota Access Pipeline, de novembre 2016 à juillet 2017, quand elles ont publiquement revendiqué leurs actions avec une conférence de presse. Jessica a été condamnée en juin 2021 à huit ans de prison.
*** L’expression anglaise est once in a blue moon – joli clin d’œil au fait que la nuit du 30 au 31 août, quand cette action a eu lieu, il y avait une « super lune bleue », phénomène astronomique relativement rare.

Le golf c'est fini

Publié le 2023-09-17 19:15:04

Au chateau de chailly (à côté de Pouilly en Auxois) ...

« Le Château de Chailly, en plein cœur de la Bourgogne a été construit au 16e siècle. D’abord forteresse, il a été anobli et a été légué de famille en famille. En 1989, alors à l’abandon, le Château est racheté par un investisseur Japonais : Yasuhiko Sata. Aujourd’hui, l’Hôtel Golf Château de Chailly comprend 45 chambres et suites, 8 appartements, un restaurant, 2 bars et un magnifique golf 18 trous sur un terrain de 75 hectares, qui font de ce Resort l’endroit idéal pour explorer la Bourgogne, pour des vacances ou des séjours golfiques. Sur la route du sud de la France, le lieu est parfait pour faire un break sur la route du soleil. »

... se prépare la competition de lundi. Le green est impecc.

On leur souhaite une belle compétition !

Graz (Autriche) : Du bitume pour des nouvelles voitures de Tesla

Publié le 2023-09-17 19:20:03

Emrawi / mercredi 13 septembre 2023

Les voitures fraîchement produites de cette société de merde de Tesla, dans la « cité de l’automobile » de Graz, ont perdu leur éclat au cours de la nuit. Nous avons fait pleuvoir du bitume sur leur gueules de nantis. Pour cela, nous avons vidé de sa poudre un extincteur et l’avons rempli de bitume légèrement dilué (du goudron), nous l’avons fermé à nouveau et avons appuyé sur la gâchette dans un but bien précis. Plusieurs voitures ont été endommagées ainsi. Nous ne nous sommes pas laissés intimider par les caméras intégrées.

Nous n’avons pas choisi Tesla par hasard :
Cette marque, qui représente une aggravation à tous les niveaux de la destruction, est le cauchemar du moment de tous les êtres vivants. Notre haine va à votre style de vie feelgood, que Tesla vend comme « vert ». Mais l’avenir est gris-brun et aucun modèle de voiture ne sera jamais une « solution » face aux catastrophes climatiques !
L’accaparement des terres, l’appropriation démesurée de ressources, même au-delà de la planète, la surveillance de tout endroit et la sur-industrialisation, par le biais des gigafactories : tout cela est une offensive d’ampleur imprévisible, qui enrichit seulement quelques uns.
Notre modeste action de vengeance doit inspirer à se défendre.
Notre solidarité va à toutes les personnes frappées par la répression lors des manifestations contre l’IAA [le salon international de l’automobile ; NdAtt.] de Munich, dont nous partageons la bataille contre l’institution « voiture » et qui se sont rebellées malgré l’énorme présence de flics.
On remarquera qu’aucune surveillance peut être si absolue au point de nous empêcher de laisser libre cours à notre rage.

Tant pis pour Tesla ! Une vie digne pour tout le monde !