Vive l'Anarchie - Semaine 37, 2024

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Montreuil, réoccupation de la Baudrière pour une soirée ICONIQUE!!!!

Publié le 2024-09-12T07:12:54+02:00

GROSSE SOIRÉE À LA BAUDRIÈRE EN 2024??? Me le fais pas dire!!

Vendredi soir (le 6 septembre 2024), on a réoccupé la Baudrière pour une soirée ICONIQUE!!!!

Le 22 août 2023, des centaines de flics étaient déployés pour expulser ce squat d’organisation politique anarcha-féministe TPG à Montreuil.

Après avoir galéré plus de 4 heures sur les barricades, les flics et pompiers ont déployé une nacelle pour évacuer par le toit les habitant.es et soutiens qui étaient à l’intérieur.

Depuis plus d’un an, la Baudrière est laissée vide et murée, un vigile et un chien surveillent les bâtiments h24, tandis que nous on galère à ouvrir de nouveaux squats et à se loger… on a trop la rage.

On a voulu prendre notre revanche sur IMAVA les nouveaux proprios de la baud. IMAVA qui expulse des squateur.euses à la masse au Kremlin-Bicètre, nous on réouvre nos squats avec !

À la place de la baud, ils veulent construire 20 lofts d’exception, des bureaux et un commerce, histoire de gentrifier encore plus le bas Montreuil.

Et aussi bien sûr, on voulait retourner faire chier les keufs et le service tranquillité de la mairie de Montreuil au cas où ils nous auraient oublié.es.

Rappeler aussi à la Mairie de Montreuil et son maire PCF, Patrice Bessac, qu’on lutte pas contre l’extrême-droite en expulsant, main dans la main avec la préfecture du 93, les espaces de liberté et de solidarité.

Bande d’hypocrites clientélistes. Les squats vivront !

Quelques jours avant, on a monté un étais et une masse sur les toits au nez, à la barbe et au museau du vigile et son chien. Pendant qu’une centaine de personnes patientaient place de la Frat, on a bloqué l’accès à la cour de la Baudrière pour que le vigile ne puisse pas rentrer.

Ensuite à 22h, les copaines nous ont rejoint.es et ont découvert le lieu de la soirée: la Baudrière ! En musique et avec l’euphorie collective, on a démuré la porte à la masse pour que la fête commence, c’était incroyable !

On a rapidement installé l’élec pour brancher des lampes et les caissons, on a affiché des banderoles sur la façade. La BAC est arrivée et se sont placés devant la porte empêchant les gens de rentrer mais trop tard, on était plus d’une centaine à faire la fête a l’intérieur.

Tandis qu’à l’extérieur des dizaines de personnes se sont amassées autour de la baud criant des slogans « queer vénères defend la baudrière » ou encore « les maisons sont vides, OCCUPATION, les loyers sont chères, OCCUPATION ».

La BAC a fini par appeler des renforts, et un peu avant leur intervention, vers minuit, on a stoppé le son pour évacuer du matos par les toits, on avait peur de le perdre si les flics rentraient.

On est sorti.es toustes ensemble avec le reste du matos sous des feux d’artifices lancés depuis le toit! On a même réussi à faire libérer les 2 personnes qui avaient sorti le caisson.

À cause de la loi Kasbarian, il ne reste plus beaucoup de squats d’organisation politique et de vie à Montreuil. Le peu de squats restants est désormais expulsable.

C’est d’autant plus important de faire vivre, se souvenir et de soutenir ces espaces pour ce qu’ils permettent de plus solidaire et transgressif ! Merci à toutes les personnes présentes pour cette force collective !

C’est pas comme ça qu’on nous oublie, Y’a pas moyen IMAVA..
À bas les expulseurs, les flics et les portes murées, nique Kasbarian et vive les squats!

https://labaudriere.noblogs.org/

Asso de malfaiteurs de Bure : la Cassation confirme les relaxes et met à mal les condamnations !

Publié le 2024-09-14T01:07:37+02:00

La décision rendue ce 11 septembre par la Cour de Cassation [1] inflige un nouveau camouflet à une instruction en association de malfaiteurs qui n’en finit plus de s’émietter au fil de la procédure, des années et des audiences.

Des six condamnations de 6 à 9 mois de sursis et de 9 et 12 mois ferme en première instance à Bar-le-Duc lors du mémorable procès des 1,2,3 juin 2021 [2], il ne restait déjà plus à l’issue l’audience devant la cour d’appel de Nancy en novembre 2022, que 3 condamnations à 4 mois de prison avec sursis, sur les seuls motifs d’attroupement sans arme après les sommations et d’organisation de manifestation non autorisée (en l’occurrence il s’agissait d’une manifestation non déclarée mais pas interdite pour autant).

Un bien maigre reliquat pour une instruction en association de malfaiteurs qui alignait jusqu’à 8 chefs d’accusation initiaux pour certains prévenus, dont ceux d’association de malfaiteurs pour lesquels les peines encourues sont de 5 à 10 années d’emprisonnement. Deux années et demie d’instruction assorties de contrôles judiciaires d’interdictions d’entrer en contact et de territoire pour une dizaine de personnes, une procédure coûteuse qui aura mobilisé des centaines de gendarmes, des dizaines d’enquêteurs, tout ça pour un bien pathétique résultat.

La fabrication policière d’une association de malfaiteurs étendue à la lutte contre Cigéo toute entière, qui a transformé durant plusieurs années tout.e opposant.e en suspect en puissance et le territoire en un gigantesque quadrillage policier, avait déjà magistralement volée en éclat lors de la première instance face aux plaidoiries de la défense.

En appel, la détention d’explosifs et les jets de cailloux qui étaient reprochés l’étaient sur la base d’éléments à charge si ténus qu’à la Cour elle-même ils avaient semblé tirés par les cheveux et qu’elle les avait balayés à leur tour pour ne laisser que 3 condamnations pour des délits somme toute assez mineurs : ceux de participation à une manifestation malgré des sommations de se disperser et d’organisation de manifestation non autorisée. Pas de quoi justifier plus d’un millions d’euros et 24 000 pages d’instruction et une surenchère dans les moyens de surveillance [3].

C’est visiblement l’avis des juges de la Cour de Cassation qui, dans la motivation de leur décision qui casse l’arrêt de la Cour d’appel de Nancy, invoquent très clairement l’absence d’examen par cette dernière de la proportionnalité de l’ingérence que constituait leur incrimination au regard des droits fondamentaux que sont les libertés de s’exprimer et de communiquer  librement ses opinions (Art. 10 de la Convention européenne des Droits de l’Homme).

Dans un contexte actuel répressif, sécuritaire et réactionnaire préoccupant, nous accueillons cette décision comme un message symbolique et politique profond et puissant de la force collective de notre lutte, de nos combats environnementaux et sociaux, lorsqu’ils sont portés par la détermination et la solidarité.

Nous nous donnons donc rendez-vous prochainement une nouvelle fois devant la Cour d’Appel afin d’achever une bonne fois pour toute de réduire à néant une procédure qui n’a déjà que trop duré. En attendant, la lutte continue, plus vivace, riche, déterminée que jamais à enterrer Cigéo à Bure et à poursuivre partout ailleurs le combat contre le nucléaire et son monde !

Des Malfaiteur-euses et opposant.es à Cigéo

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Appel à don :

Si l’enquête a déjà coûté un million d’euros à l’Etat, elle a également déjà coûté une somme très importante à notre caisse de solidarité contre la répression, portée par l’association Cacendr. Et cela va continuer par cette procédure en appel qui va encore nécessiter le travail de nos avocats (et on ne change pas une équipe qui gagne !).

Voici donc l’appel à don lancé par Cacendr pour y faire face : https://www.helloasso.com/associations/cacendr/collectes/appel-a-dons ]

[1] Lien vers la décision : https://noussommestousdesmalfaiteurs.noblogs.org/files/2024/09/ADO_Anonyme.pdf
[2] voir tous les retours de la procédure sur le blog https://noussommestousdesmalfaiteurs.noblogs.org/
[3] lire le dossier de médiapart et Reporterre : https://reporterre.net/Les-antinucleaires-de-Bure-face-a-la-justice-l-enquete-de-Reporterre-et-Mediapart

https://noussommestousdesmalfaiteurs.noblogs.org/asso-de-malfaiteurs-de-bure-la-cassation-confirme-les-relaxes-et-met-a-mal-les-condamnations/