Vive l'Anarchie - Semaine 38, 2025

Sommaire

Mellier (Belgique) : sabotage du mât de mesure du projet d’éoliennes

Publié le 2025-09-22 08:35:12

Des câbles du mât de mesure éolien situé à Mellier
ont été sectionnés
L’Avenir (Belgique), 19 septembre 2025

Ce vendredi 19 septembre 2025, il a été découvert que des câbles d’un mât de mesure éolien situé à l’entrée du village de Mellier, sur la commune de Léglise, ont été sectionnés. D’après les premières constatations effectuées sur place, il s’agirait d’un acte volontaire.

Luminus [filiale belge d’EDF] ainsi que la société qui gère ce type de mât, installé en prévision de l’implantation d’une future éolienne [en réalité 7 éoliennes de l’entreprise Storm, qui en gère déjà 55], sont descendus sur place et ont procédé à la sécurisation des lieux ainsi qu’aux premières réparations.

Contre la journée d'information sur les métiers de la défense et de la sécurité

Publié le 2025-09-22 09:48:25

Au lendemain de la journée de mobilisation du 18 septembre, des personnes sont allées perturber le grand rassemblement des différents corps de répression de l’Etat français qui avait lieu près de la mairie de marseille, place bargemon. Un évènement de propagande et de recrutement organisé avec France Travail.



"la police tue, france travail complice" on pouvait entendre crier sur le vieux port ce matin.

Le rassemblement de flics, matons, militaires et vigiles étaient bien protégé par les CRS et BAC. Mais la manifestation appelée à 9h30 a réussi à se déplacer pour crier son refus de la propagande de mort et de guerre organisée près de la mairie de Marseille. Cet évènement est organisé par france travail en droite ligne du discours va-t-en-guerre de Macron.

et ça criait "du fric pour les asso, pas pour les chars d’assault"

La manifestation a réussi à atteindre les marches en haut de la place bargemon, en surplomb de de l’evenement. Le texte a été lu. et les slogans résonnaient. contre les matons, les militaires, les flics, et tout soldats de l’ordre raciste impérialiste patriarcal.

"flics, gendarmes ou militaires, qu’est ce quon ne ferait pas pour un salaire ?!" était un autre des slogans.

Puis le cortège est allé devant le commissariat de Noailles pour apporter du soutien aux camarades enfermées depuis les blocages de la veille et exiger leur libération. Liberté à tous les prisonnier.es.

ci dessous une photo de la manif

et le texte d’appel à la manif



PS :

à bas le colonialisme, à bas l’etat policier, free palestine

Répondre au génocide par le feu : attaque du transformateur du futur campus de Thalès

Publié le 2025-09-22T18:45:06+02:00

Alors que le génocide à Gaza entre en phase terminale, les marchands d’armes collabos ont plus que jamais pignon sur rue.

Thalès, qui fournit depuis des années les drones tueurs israéliens en systèmes de pilotage, qui fournit les armées du monde entier en drones, missiles, blindés et systèmes électroniques, se paie en ce moment même la construction d’un énorme campus à Meudon-la-Forêt. A deux pas du site déjà existant Hélios 1 à Vélizy, « Hélios 2″ va accueillir 2 500 salariés penchés sur les équipements aéronautiques à usage civil et militaire.

Le futur plus grand site mondial de la boîte s’intégrera super bien dans l' »écosystème » infernal de Vélizy-Meudon, qui regroupe des sites de Dassault, de Bouygues, de MBDA France (un constructeur de missiles), d’une base militaire, de la caserne des CRS 8 et d’un data center penché sur l’IA, entre autres. Eiffage, chargé du projet d’Hélios 2 et multipliant les chantiers de taules et de CRAs ailleurs, a son propre campus pas loin. Un quartier dédié entièrement à l’armement et aux technologies de contrôle : cette contre-utopie fout la gerbe, mais offre une concentration de cibles utile lorsqu’on cherche à leur montrer que personne n’est inatteignable.

La semaine dernière, nous avons profité de la nuit pour entrer dans le transformateur électrique qui alimente en jus le chantier Hélios 2 à Meudon et mettre le feu aux câbles à haute tension dedans.

On ne sait pas précisément quel impact a eu le départ de feu, mais le courant a été coupé dans les environs du transformateur au moins jusqu’au lendemain soir. Si on est sûr.es d’avoir coupé l’élec du chantier d’Helios 2, on espère aussi avoir par la même occasion coupé le jus des locaux de Dassault, juste à côté, et des autres entreprises dégueu du voisinage.

Cramer un seul transfo ne les empêchera de continuer à tourner, mais leur pourrir rien qu’une seule journée de taff est déjà un objectif intéressant.

On appelle donc à continuer à s’attaquer à Thalès et à d’autres boîtes complices du génocide, ainsi qu’à Eiffage et à tous ses sous-traitants participant à la construction d’Hélios 2.

Brûlons leurs entrepôts et chantiers, leurs câbles et bagnoles, cassons et sabotons leur matériel pour leur faire payer le monde de merde dans lequel ils nous obligent de vivre.

Free Palestine. IDF en feu, Thalès au milieu.

Italie : Des nouvelles de l’anarchiste Salvatore Verspertino, « Ghespe »

Publié le 2025-09-23 00:00:00

Sardegna Anarchica / jeudi 11 septembre 2025

Après des mois pendant lesquels nous avons réussi à avoir une correspondance suivie avec le compagnon anarchiste Salvatore Vespertino, actuellement enfermé dans la prison de Spoleto et subissant la censure du courrier, nous avons remarqué un ralentissement progressif de son courrier, en arrivé ou en partance.

Nous ne savons pas si des lettres disparaissent de manière informelle ou pas, comme cela arrive à d’autres compagnons, comme dans le cas de Paolo Todde, emprisonné dans la prison de Uta (Cagliari), qui désormais ne reçoit plus que les recommandées. De la dernière lettre de Salvatore, datée du 28 août et qui nous est parvenue le 8 septembre, nous apprenons qu’à l’heure actuelle il a 18 lettres officiellement bloquées, en plus de plusieurs colis de livres, qui sont classifiés comme colis génériques, malgré l’indication postale.

Au vu de cette situation, nous lançons un appel à l’envoi massif de cartes postales, vu leur faible coût, de manière à faire ressentir une présence forte et une proximité au compagnon, en plus d’encombrer le bureau de la censure. De plus, nous invitons à lui écrire des lettres, mieux par poste recommandée.
Au vu du blocage informel et arbitraire des colis de livres, nous conseillons de lui envoyer un seul livre à la fois, pas d’emballages faits maison avec plusieurs livres ensemble, ainsi que de lui envoyer des revues et des journaux de tout type (le compagnon aime en particulier les revues d’histoire). Bien entendu, le tout avec poste recommandée.

Pour écrire au compagnon :
Salvatore Vespertino
Casa di reclusione di Spoleto
Località Maiano, 10
06049 – Spoleto (PG) (Italie)

Archivio-Biblioteca Anarchica “G.Ciavolino” Assemini
Circolo Anarchico “G. Bertoli” Assemini

[Suisse] Action directe contre Swiss Aviation Software à Basel

Publié le 2025-09-23 07:38:35

Initialement publié sur barrikade.info le 16/09/2025

Vendredi, nous avons brisé les vitres de la succursale du département logiciel de la société SWISS. Ce faisant, nous envoyons un message internationaliste contre le génocide en Palestine et ses profiteurs occidentaux. Le rôle des grandes entreprises est révélateur de la complicité suisse : elles fournissent la technologie nécessaire à l’armement et à la logistique de l’impérialisme et de ses guerres.

Depuis sa fondation violente en 1948, Israël dépend fortement du bloc occidental. Ce génocide serait également impensable sans le soutien financier et militaire de l’alliance de l’OTAN. La politique occidentale ne le fait pas principalement pour des raisons idéologiques, mais pour assurer son pouvoir au Moyen-Orient. C’est pourquoi il est d’autant plus important de s’attaquer à la géopolitique impérialiste ici en Europe.

Alors que les Palestiniens sont massacrés quotidiennement par l’armée israélienne, Swiss Aviation réalise des profits en vendant ses logiciels à des entreprises qui sont conjointement responsables du génocide du peuple palestinien. Entre autres, les deux entreprises suivantes sont des clients fidèles de Swiss Aviation :

Sabena Engineering

Cette entreprise belge propose des solutions de maintenance pour les avions de combat, les avions d’entraînement, les avions de transport, les hélicoptères et les drones tactiques. L’un de ses principaux partenaires est le sous-traitant américain Lockheed Martin, dont les avions de combat F-35 rasent Gaza depuis maintenant deux ans. L’entreprise ne cache pas non plus sa collaboration directe avec Elbit Systems, le sous-traitant israélien du secteur de la défense. Philippe Rochet, PDG de Sabena, a déclaré : « Ce partenariat avec Elbit Systems s’inscrit parfaitement dans notre stratégie. »
Il n’a pas tort, car leur stratégie consiste à engranger les profits les plus élevés possibles. Alors que le génocide et la guerre font rage dans toute la région, le commerce des armes est en plein essor.

El Al Airlines

La compagnie aérienne nationale israélienne est essentielle pour le fret, le transport civil et les vols destinés aux diplomates et autres représentants du gouvernement. La compagnie aérienne organise des vols pour Netanyahu et d’autres personnalités. Depuis le 7 octobre, El Al organise des vols de fret entre les États-Unis et Israël afin d’acheminer du matériel de guerre pour l’armée israélienne. La PDG Shira Kesselgross a déclaré : « Le 7 octobre, nous avons compris qu’il s’agissait d’un effort national majeur, et nous étions également les seuls à continuer d’offrir des services vers les États-Unis. »

Nous exigeons la fin immédiate de la coopération avec Sabena Engineering et la compagnie aérienne El-Al.
Faisons pression sur ceux qui profitent du génocide ! Ceux qui profitent du génocide doivent en payer le prix !
Les actions militantes individuelles et les grandes manifestations ne suffisent pas !

Nous devons devenir plus nombreux et faire plus pour mettre fin au génocide.
Organisons-nous contre le génocide, le capitalisme et l’impérialisme.

Intensifions la lutte pour la Palestine!

 

Des mots d'ordre contre l'économie de guerre et le militarisme dans les cortèges

Publié le 2025-09-23 11:52:00

Le plan d’austérité que rêve d’imposer le gouvernement va servir à augmenter les budgets militaires. Autrement dit, le pouvoir mène la guerre sociale pour financer ses désirs de guerre totale.



Depuis des années, Macron salive à l’idée de faire la guerre : il parade avec des militaires après sa victoire électorale, endosse des uniformes, répète que « nous sommes en guerre » à propos d’une pandémie, martèle que la jeunesse devra « faire des sacrifices ». Il a massivement augmenté le budget de l’armée et organise actuellement une « économie de guerre » et un grand réarmement, qui passe par le financement de Rafale, des avions de chasse hors de prix, mais aussi le renforcement de nombreuses usines de munitions et de composants militaires en France.

Après avoir mis en pause son coûteux projet de SNU pour enrôler les lycéens, Macron revient en force avec un durcissement de la « journée de défense et de citoyenneté » et agite la possibilité d’un retour du service militaire.Tout cela représente des sommes colossales, qui sont ponctionnées sur les services publics, la Santé, les aides sociales…

Le capitalisme en crise se régénère par les conflits armés, qui permettent de mettre au pas les peuples tout en créant de grands profits.

Le 18 septembre, les mots d’ordre contre la guerre et le militarisme sont donc apparus sur les cortèges, sur les murs et dans les actions. Quelques exemples à Nantes, Saint-Nazaire et Paris.

Echos d’actions antimilitaristes en Allemagne

Publié le 2025-09-23 13:15:57

Initialement publié sur Indymedia Lille le 21/09/2025.

Mannheim : le centre de formation de la Bundeswehr (BizBW) attaqué à la peinture. [traduit de Deutsch Indymedia]

Dans la nuit du 4 au 5 septembre, des communistes de Mannheim ont attaqué le Bildungszentrum der Bundeswehr (BiZBW) avec des slogans et de la peinture rouge…

…« Nous nous opposons résolument au centre de formation, à la conscription ainsi qu’à la militarisation croissante en Allemagne. Nous n’accepterons pas que des soldats continuent à être formés ici, à Mannheim, pour ensuite participer à des guerres impérialistes et tuer des gens. La direction actuelle des dirigeants vise à resserrer de nouveau les rênes en ce qui concerne la conscription, notamment les jeunes doivent être envoyés à la guerre au service de l’impérialisme allemand.

Nous nous défendrons ! Avec notre action, nous avons montré que nous ne tolérerons pas de mourir pour les intérêts du capital allemand. Nous n’accepterons pas que la Bundeswehr forme des soldats à Mannheim sans être dérangée. Nous devons nous opposer, ensemble et avec détermination, à la propagande de guerre et à l’impérialisme allemand.

Pour ce combat, nous avons besoin de toutes et de tous !

Résistons à la guerre et à la militarisation !

Guerre à la guerre ! »

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En colère et en solidarité avec le soulèvement en Indonésie [aussi disponible intégralement sur Attaque]

« Le 7 septembre 2025, vers 2h15 du matin, nous avons attaqué le consulat honoraire d’Indonésie à Überseestadt, Brême, en le recouvrant largement de peinture rouge à l’aide d’extincteurs. Nous avons quitté les lieux en laissant le slogan « Tantang Tirani ! »

Le 25 août, d’importantes manifestations ont éclaté dans de nombreuses régions de l’archipel indonésien, déclenchées par une augmentation massive des salaires des élites parlementaires. Les protestations ont rapidement pris un tour plus radical après que la police ait tué le 28 août Affan Kurniawan, un livreur de 21 ans. Cela a provoqué un soulèvement massif : des livreurs, des anarchistes et des jeunes ont attaqué des postes de police, incendié les domiciles de politiciens et des bâtiments gouvernementaux. Le président Prabowo Subianto a déployé l’armée, et au moins six personnes ont été tuées par la police et l’armée jusqu’à présent.

Contre le militarisme et l’oppression en Indonésie et partout ailleurs

Nous suivons avec une grande inquiétude et colère le virage autoritaire en Indonésie, marqué par une militarisation accrue et continue du gouvernement. En même temps, nous trouvons dans la lutte déterminée du peuple contre cette évolution et pour une vie en liberté une inspiration et une force pour nos propres combats ici.

Le récent soulèvement contre la corruption et la violence policière s’inscrit dans une longue série de mobilisations et de confrontations offensives. Entre février et avril de cette année, divers groupes, organisations et activistes, allant des étudiants et syndicats aux ultras et anarchistes, se sont organisés à l’échelle nationale pour lutter, vandaliser et manifester contre la loi sur les forces armées nationales indonésiennes (UU TNI) adoptée en mars. Cette loi constitue un dangereux retour au militarisme et à la montée des forces néofascistes en assurant au militaire une position extrêmement importante et influente dans les domaines de la vie civile. Les militaires ont désormais accès aux fonctions publiques et peuvent contrôler et influencer massivement les services d’État et civils. C’est l’un des nombreux pas vers la normalisation des pratiques autoritaires et le renforcement de l’autorité de l’État.

Si nous remontons plus loin, en 2019, il y a eu une série de grandes mobilisations contre la corruption et les modifications autoritaires du code pénal. En 2020, un mouvement similaire a émergé contre la « loi omnibus », une législation qui réduit massivement les droits des travailleurs, la protection de l’environnement et les droits des peuples autochtones au profit d’une réforme néolibérale. En 2022, il y a eu de grandes protestations contre le nouveau code pénal extrêmement répressif, la hausse des prix des denrées alimentaires et un possible troisième mandat pour Widodo. En 2024, nous avons assisté à de vastes protestations et émeutes contre la nouvelle loi électorale en Indonésie. Tout cela dans le contexte des émeutes de 1998 qui ont mis fin à 31 ans de dictature militaire sous Suharto et qui sont profondément ancrées dans la conscience collective.

Les relations entre la République fédérale d’Allemagne et l’État indonésien

Suharto est arrivé au pouvoir après un coup d’État militaire en 1965-1966. Au cours de ce processus, entre 500 000 et 3 millions de personnes ont été tuées lors de massacres. Le coup d’État a été perçu positivement par les gouvernements occidentaux en raison de son caractère explicitement anticommuniste et a même été soutenu. En 2014, des documents ont été rendus publics, prouvant que l’ambassade d’Allemagne en Indonésie et le BND étaient au courant des plans de coup d’État et des massacres, les ont approuvés et ont autorisé les exportations économiques pour les militaires. Dès les années 1970, les entreprises d’armement allemandes ont commencé à exporter des armes vers l’Indonésie, et dans les années 1990, l’Indonésie est devenue le plus grand importateur d’armes allemandes. Aujourd’hui encore, la Bundeswehr soutient directement la formation des militaires indonésiens.

Dans un appel à la solidarité internationale avec la lutte contre le militarisme en Indonésie, publié le 20 mars 2025, une comparaison évidente est faite avec les pouvoirs militaires des années 1960 sous la dictature du président Suharto, qui est arrivé au pouvoir par un coup d’État militaire soutenu par l’Occident. À l’époque, il y a eu d’innombrables violations des droits de l’homme, des actes antidémocratiques, de la violence policière et étatique, ainsi que l’oppression des minorités. La peur d’une dynamique répétée et d’une répression similaire au sein d’une dictature militaire était un moteur pour de nombreuses personnes qui se sont opposées à la loi UU TNI.

Dans l’ensemble, les parallèles avec l’autoritarisme croissant ici et dans le monde entier sont évidents et inquiétants. L’Allemagne se réarme, l’armée, l’État et les entreprises d’armement siphonnent des milliards d’euros de fonds publics. L’introduction progressive du service militaire obligatoire n’est plus une fantaisie d’anciens va-t-en-guerre, mais s’exprime désormais dans les formulaires obligatoires. L’Allemagne souhaite à nouveau rivaliser avec les grands acteurs de la course aux armements.

La récente visite du ministre des Affaires étrangères Wadephul montre que l’État allemand considère l’Indonésie comme une source de matières premières bon marché et cherche à établir une relation stratégique forte entre les deux pays.

La Bourse du tabac de Brême

Avec notre attaque, nous avons également visé le bâtiment de la Bourse du tabac de Brême. Depuis 1959, la Bourse du tabac de Brême commerce du tabac indonésien et a été un facteur important dans les relations diplomatiques et économiques croissantes entre l’Allemagne et l’Indonésie. Il y avait également de bonnes relations avec l’appareil militaire de la RFA et donc, dès le début, de bonnes relations avec la dictature militaire de Suharto. Ainsi, Helmut Kohl entretenait une étroite amitié avec le dictateur et soulignait souvent la bonne coopération entre les deux pays.

Il devient évident que nous avons besoin de réponses internationalistes à la répression, aux violations des droits de l’homme, à la surveillance, à l’oppression et à la réduction au silence par le meurtre, l’enlèvement ou l’emprisonnement de personnes de gauche, antiautoritaires, engagées dans la société civile et de groupes marginalisés.

Nous adressons nos salutations solidaires aux combattant·e·s en Indonésie !

Contre la montée du militarisme et du néofascisme en Indonésie et partout ailleurs !

Tantang Tirani ! »

Extrait de l’appel :

Nous nous levons, non pas en silence, mais dans un feu de rage.
Un feu de défiance, alimenté par l’amour de la liberté,
et l’esprit indomptable de ceux qui refusent de se soumettre.
Ce n’est pas seulement un combat pour l’Indonésie,
mais un cri de guerre pour chaque âme qui ose rêver
d’un monde sans chaînes, sans courbure, sans brisure.
Nous rejetons les chaînes du militarisme,
l’acier froid de l’autoritarisme,
et l’étreinte étouffante du néofascisme.
Nous sommes les voix des opprimé·e·s,
les mains qui construisent des barricades,
les cœurs qui battent pour l’anarchie —
le chaos, et le beau désordre de la libération.
Nous ne laisserons pas les ombres du régime de Suharto
assombrir les cieux de demain.
Nous ne laisserons pas les rêves militaristes de Prabowo
piétiner les jardins de la démocratie.
Nous sommes la tempête, le châtiment,
la force ingouvernable qui dit :
Assez, c’est assez.
Aux tyrans, aux exécuteurs, aux architectes

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Nouvelle action contre Ströer/RBL Media dans le sud de Leipzig [traduit de Deutsch Indymedia]

« Depuis un certain temps, le paysage urbain de Leipzig est marqué par la publicité de la Bundeswehr (armée allemande) dans les vitrines lumineuses de l’entreprise RBL Media. Ce retour insupportable du militarisme dans ce pays d’anciens criminels de guerre ne doit pas être accepté sans réaction. Ainsi, dans la nuit du 7 septembre, nous sommes sortis pour détruire autant de panneaux publicitaires de RBL Media que possible. Au final, selon la police, environ 30 vitrines ont été endommagées.

RBL Media génère des sommes considérables grâce à sa coopération avec la Bundeswehr, financées par des fonds publics. L’entreprise fait partie du groupe Ströer, qui a volontiers mis à disposition des espaces publicitaires et s’est ainsi impliquée dans la recherche publique d’antifascistes et d’anciens membres de la guérilla urbaine. Autant de raisons de s’attaquer à ce conglomérat, dont les panneaux publicitaires sont présents dans toute la ville.

Nos pensées vont à Maja, toujours détenue à l’hôpital en Hongrie, et dont le procès reprendra bientôt. Elle doit être rapatriée en Allemagne après le jugement de première instance !

Nous adressons des salutations combatives aux personnes blessées par la violence policière lors du camp « Désarmons Rheinmetall » ! »

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TKMS à Kiel marqué comme profiteur de guerre [traduit de Deutsch Indymedia]

« Dans la nuit du vendredi 12 au samedi 13 septembre 2025, la clôture de l’usine et le trottoir devant le chantier naval de ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS) à Kiel ont été marqués à la peinture rouge avec le slogan « Stop Genocide ! ». L’objectif était de rendre visible à tous ce qui est fabriqué derrière ces portes et à quelles fins ces productions sont utilisées.

Dans ce chantier naval, des sous-marins et d’autres navires de guerre sont construits pour la marine israélienne. Ces navires participent activement aux bombardements de Gaza et maintiennent le blocus maritime. Grâce à la machine de guerre produite ici, l’État israélien est en mesure de réduire Gaza en ruines et de mener une politique systématique de famine et de déplacement forcé contre le peuple palestinien. TKMS est activement impliqué et profite du génocide en cours à Gaza.

Cela n’est en rien surprenant et s’inscrit dans une longue tradition de l’entreprise. Gustav Krupp et son fils Alfried Krupp étaient des membres actifs du NSDAP, proches de Hitler, et Alfried Krupp était membre de la SS depuis 1931. La richesse scandaleuse de cette entreprise repose sur le travail forcé et les crimes inégalés du fascisme hitlérien. Qu’elle existe encore est déjà choquant. Qu’elle puisse encore s’enrichir grâce à des crimes de guerre et au génocide est d’une perversité sans nom.

En ces temps de crise capitaliste permanente, de rêverie guerrière et de tournant autoritaire de l’État, la répression se déploie à l’intérieur tandis que l’hégémonie occidentale est défendue à l’extérieur par les armes. Les antimilitaristes en font l’expérience quotidienne.

Par cette action, nous adressons également des salutations solidaires à toutes les camarades qui ont mis la pression sur les marchands de guerre et les profiteurs de guerre à Cologne pendant une semaine, et qui ont été encerclés pendant plus de onze heures lors du défilé de clôture le 30 août, livrés à une répression policière totalement débridée.

Dans cet esprit : Partout et toujours – de Kiel à Cologne – attaquons l’industrie de la guerre ! – Guerre à la guerre ! – Vive la solidarité internationale ! »

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Des vitrines publicitaires de la Bundeswehr (armée allemande) à nouveau endommagées/détruites [traduit de Deutsch Indymedia]

« Après la récente offensive publicitaire de la Bundeswehr à Leipzig et la réponse qui a suivi, Berlin a également été ciblée.

Pendant environ une semaine, des panneaux publicitaires lumineux ont affiché la propagande macabre de la Bundeswehr. Cette campagne a été de courte durée, probablement en réaction à des interventions perturbatrices précédentes.

Nous avons discuté et sommes convaincus que les entreprises publicitaires et la Bundeswehr ressentent la pression du résistance. L’objectif est de rendre cette publicité non rentable et de laisser les vitrines détruites comme symboles de résistance dans la ville.

Ainsi, quelques vitrines ont été peintes, d’autres brisées à l’aide de marteaux. Nous avons agi indépendamment du contenu spécifique des publicités. Une publicité sur un tramway a également été détruite.

Nous adressons des salutations combatives à Leipzig et aux participants du camp « Désarmons Rheinmetall ». »

[Brochure] Le quatrième numéro du journal anarcho-nihiliste/insurrectionnel « Bénie Soit La Flamme » a été publié

Publié le 2025-09-24 09:11:53

initialement publié sur Indymedia Lille le 11/09/2025.

Lien de téléchargement (PDF) :
http://blessed-is-the-flame.espivblogs.net/files/2025/09/FR-Benie-Soit-La-Flamme-Numero-4.pdf

Début septembre, le 4ème numéro du journal anarcho-nihiliste/insurrectionnel international « Bénie Soit La Flamme » a été publié. Comme toujours, en plus de la contre-information de juillet et août, nous avons également rassemblé des textes sur la contre-surveillance, la contre-répression et l’action directe. Le journal est disponible à la fois en version numérique et imprimée. Si quelqu’un souhaite l’imprimer lui-même, la meilleure façon est soit de l’imprimer en format A4 simple avec une agrafeuse, soit en format A3 en mode livret. Note : pour l’impression, nous vous suggérons de télécharger le fichier directement depuis notre site web ( https://blessed-is-the-flame.espivblogs.net/4o-teychos-tis-exegersiakis-anarchikis-efimeridas-eylogimeni-i-floga/ ) afin de pouvoir éventuellement effectuer de petites corrections, ce qui justifie le renouvellement du lien de téléchargement.

CONTENU :
★ Contre-information pour juillet et août 2025
★ Enjeux des enquêtes policières sur des actions directes anarchistes
★ À la recherche de pratiques anarchistes contre la torture
★ Informations utiles pour les anarchistes sur l’action du dossier d’enquête de l’Opération Diana
★ Revendication avec instructions d’action [attaque incendiaire contre des machines de carrière de Holcim, Suisse]
★ Chili : Août Noir et actions de solidarité pour les camarades Aldo et Lucas
★ Mónica Caballero Sepúlveda : « La violence politique »
★ Soulèvement en Indonésie et appels à la solidarité et au soutien
★ Le piège autoritaire de la logique identitaire
★ Grèce : Nouvelles estivales concernant l’affaire « Synergie de la Vengeance »
★ Desalojos de ocupaciones
★ Pour camarades persécutés des États-Unis
★ Mise à jour et appel à une assemblée de solidarité pour Alfredo Cospito
★ Message au mouvement climatique
★ Pourquoi sommes-nous conduits à l’abattoir comme des moutons ? Nous ne le sommes pas

Note : Certaines actualités et revendications de responsabilité pour juillet et août ont été publiées après la finalisation de ce numéro. Tout cela sera publié dans les prochains jours sur notre site web.

AUTRES LANGUES :
Le journal est actuellement publié en sept langues. Les liens pour le fichier du numéro dans les autres langues disponibles sont les suivants :

English :
http://blessed-is-the-flame.espivblogs.net/files/2025/09/ENG-Blessed-Is-The-Flame-Issue-4.pdf

Español :
http://blessed-is-the-flame.espivblogs.net/files/2025/09/ES-Bendita-Sea-La-Llama-Numero-4.pdf

Deutsch :
http://blessed-is-the-flame.espivblogs.net/files/2025/09/DE-Gesegnet-Sei-Die-Flamme-Heft-4.pdf

Italiano :
http://blessed-is-the-flame.espivblogs.net/files/2025/09/IT-Benedetta-Sia-La-Fiamma-Numero-4.pdf

Ελληνικά :
http://blessed-is-the-flame.espivblogs.net/files/2025/09/EL-%CE%95%CF%85%CE%BB%CE%BF%CE%B3%CE%B7%CE%BC%CE%AD%CE%BD%CE%B7-%CE%97-%CE%A6%CE%BB%CF%8C%CE%B3%CE%B1-%CE%A4%CE%B5%CF%8D%CF%87%CE%BF%CF%82-4.pdf

Bahasa Indonesia :
http://blessed-is-the-flame.espivblogs.net/files/2025/09/ID-Berbahagialah-Nyala-Api-Edisi-4.pdf

Tout retour sur la qualité des traductions est le bienvenu

Munich (Allemagne) : les deux anarchistEs sont sortis de prison !

Publié le 2025-09-24 09:54:49

Hier, le 22 septembre 2025, nous, Nathalie et Manuel, avons été libérés de détention provisoire de manière inattendue. Youhou.

On nous a conseillé de suivre un programme de déradicalisation* auprès du commissariat K43 de Munich [celui chargé de l’ « extrémisme de gauche »]. Pour l’instant, nous allons nous reposer et nous vous en dirons plus très bientôt.

S’il vous plaît, ne nous envoyez plus de lettres à la prison, elles finiraient inutilement sur le bureau des flics.

Merci pour votre formidable soutien !

Ce qui s’est passé auparavant : Mise à jour sur l’incarcération des deux compagnon.nes (juin 2025)

* Ndt : en Allemagne, les « Aussteigerprogramm », soit littéralement les « programmes de sortie », ont pour équivalent hexagonal les programmes de déradicalisation. Ils concernent aussi bien les islamistes que les néonazis, les antifas que les autonomes ou les proches du PKK (sur la base du volontariat). A Munich, ils sont gérés depuis 2001 par le Centre d’information bavarois contre l’extrémisme (BIGE).

[Traduit de l’allemand de de.indymedia, 23 septembre 2025]

Assemblée contre la guerre, c'est la rentrée !

Publié le 2025-09-24 11:42:17

C’est septembre, les AG contre la guerre reprennent du service ! Rendez-vous mercredi 24 septembre à 18h à l’Impasse (1 impasse Lapujade) pour discuter ensemble de nos perspectives de lutte contre la militarisation de nos corps et nos esprits, contre l’extractivisme, le nouveau centre d’excellence de l’OTAN mais aussi se former, avoir des discut’ de fond, etc.



C’est la rentrée !!

A Toulouse en avril dernier, y’a eu non pas un mais deux week-end contre la guerre et la militarisation !

De ces deux rencontres est née une nouvelle assemblée contre la guerre, qui s’est retrouvée déjà plusieurs fois avant l’été.

On est en septembre, c’est la rentrée, et l’assemblée reprend du service !

Rendez-vous mercredi 24 septembre à 18h à l’Impasse (1 impasse Lapujade) pour discuter ensemble de nos perspectives de lutte contre la militarisation de nos corps et nos esprits, contre l’extractivisme, le nouveau centre d’excellence de l’OTAN mais aussi se former, avoir des discut’ de fond, etc.

Le rendez-vous est pris : mercredi 24 septembre 2025 à 18h à l’Impasse (1 impasse Lapujade).

Si tu veux un peu + d’infos sur les deux week-end d’avril dernier, tu peux regarder ici :

https://iaata.info/Week-end-contre-la-guerre-et-la-militarisation-7356.html

https://iaata.info/Rencontre-Toulouse-capitale-europeenne-de-la-guerre-7451.html

A bientôt !

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Saint-Lô et La Haye (Manche) : « Gosselin vote pour vos cancers »

Publié le 2025-09-25 00:00:00

Ouest-France / mercredi 25 septembre 2025

Ce mercredi 24 septembre 2025, les permanences de deux députés de la Manche ont été taguées. Sur la victime [hein ? Peut-être « vitrine » ? NdAtt.] de celle de Philippe Gosselin (LR) à Saint-Lô et celle de Stéphane Travert (Renaissance), à La Haye-du-Puits.

Dans la nuit de mardi 23 à mercredi 24 septembre, les permanences de deux députés de la Manche ont été taguées. Sur les vitrines, des inscriptions en rouge dénonçant leur vote en faveur de la loi Duplomb.
« Mon équipe a constaté les tags à l’ouverture du bureau ce mercredi matin, signale Philippe Gosselin (LR) qui siégeait à Paris, au sein de la Commission des lois de l’Assemblée nationale. Les services compétents ont évidemment été immédiatement informés. Et plainte a été déposée, comme à chaque fois. » […]

Au même moment, la permanence de Stéphane Travert (Renaissance), à La Haye-du-Puits, a été victime des mêmes dégradations.

[France] Faire la fête aux gendarmes qui ont oublié leurs bouchons d’oreilles

Publié le 2025-09-25 08:51:13

Volé dans la presse, le 21/09/2025.

Deux gendarmes de la brigade de Sassenage ont été blessés ce vendredi soir à Saint-Égrève, dans le nord de Grenoble (Isère), après avoir été visés par un tir de mortier d’artifice alors qu’ils patrouillaient à bord de leur véhicule de service.

Les faits se sont produits peu après 20h30, dans le quartier Barnave. Les militaires se sont rendus rue Saint-Robert, après des appels de riverains signalant qu’un groupe de jeunes tirait des feux d’artifice dans un parc. À leur arrivée, ils ont constaté la présence d’une trentaine de personnes. Le groupe s’est montré hostile et a dirigé un tir tendu en direction de leur voiture. Le projectile a explosé contre la carrosserie, projetant des éclats à l’intérieur par la fenêtre ouverte. Les deux militaires « sont tombés dans un guet-apens : un individu embusqué a ciblé leur véhicule avec des tirs de feux d’artifice et des éclats sont entrés dans l’habitacle par une fenêtre ouverte », a indiqué la compagnie de gendarmerie de Grenoble à l’AFP.

Les deux gendarmes ont été blessés et souffrent d’un traumatisme auditif. Ils ont pu donner l’alerte et ont été pris en charge par leurs collègues, venus en renfort. Transportés à l’hôpital, ils se sont vus délivrer un arrêt de travail de sept jours.

Aucune interpellation n’a eu lieu sur place et Une enquête a été ouverte pour identifier les auteurs de cette agression. Plus tard dans la soirée, de nouveaux tirs de mortiers d’artifice ont été signalés au Pont-de-Claix (Isère), puis à Saint-Égrève. Il n’y a pas eu d’interpellation.

[France] Tirs de mortiers devant la taule de Limoges

Publié le 2025-09-25 08:51:16

Volé dans la presse, le 14/09/2025.

Dans la nuit du 12 au 13 septembre, vers 0 h 30, des tirs de mortiers d’artifice ont été signalés aux abords de la maison d’arrêt et de la cité judiciaire de Limoges, en plein centre-ville. Aucun dommage ou blessé ne serait à déplorer.

[France] Fêter le départ d’un keuf comme il se doit

Publié le 2025-09-25 08:51:50

Volé dans la presse, le 15/09/2025.

Sept policiers hors service ont été passés à tabac dans la nuit du 14 au 15 septembre à Reims (Marne) par un groupe d’individus, à proximité du commissariat. Deux suspects ont été mis en examen et placés en détention provisoire ce lundi soir.

Selon le procureur de la République de Reims, François Schneider, plusieurs fonctionnaires s’étaient donné rendez-vous dans un restaurant de la place d’Erlon pour fêter le départ de l’un de leurs collègues. Alors qu’un premier groupe était déjà installé, un second, garé au commissariat, s’est rendu à pied vers l’établissement. C’est à ce moment qu’ »un individu à trottinette s’arrête, les regarde et va vers eux. En même temps, un groupe d’individus s’amasse et se jette immédiatement sur les policiers, les frappant très violemment« , a décrit le magistrat ce lundi après-midi.

Le magistrat évoque un « tabassage en règle« . Sept fonctionnaires ont été blessés, avec des jours d’incapacité totale de travail (ITT) allant de 4 à 28 jours. L’un souffre d’une cheville cassée, un autre a reçu « de violents coups avec une boucle de ceinture sur le crâne », un troisième présente un nez fracturé. D’autres ont été touchés par des hématomes multiples ou des coups au visage. Alertés, leurs collègues déjà présents au restaurant sont venus leur prêter main forte. Mais un nouveau groupe d’agresseurs, « environ une dizaine », s’en est alors de nouveau pris aux policiers. Là encore, les coups ont été portés « très violemment », poursuit le procureur. Deux hommes ont été interpellés après les faits. « Ils contestent tout », indique François Schneider. Le parquet a retenu la qualification de « violences aggravées sur personnes dépositaires de l’autorité publique en récidive légale », des faits passibles de vingt ans de réclusion criminelle.

« Au commissariat, c’est la sidération », réagit Frédéric Chesneau, secrétaire départemental du syndicat Alliance Police Nationale. « Tous nos collègues sont sous le choc. Ça s’est passé à quelques mètres du commissariat. On a le sentiment d’être devenus des cibles. La peur a changé de camp. Nos collègues agressés ont été identifiés comme étant des policiers. L’un avait d’ailleurs interpellé l’un des agresseurs récemment. Il ne pouvait pas dire qu’il ne connaissait pas la qualité de policier de mon collègue. C’est de la haine anti-flic« . « L’agression brutale dont ont été victimes les policiers de Reims, identifiés comme tels alors qu’ils n’étaient pas en service, ne doit souffrir d’aucune impunité« , affirme Éric Duchemin, secrétaire départemental du syndicat de police Un1té. « Ce crime, qui s’apparente à un véritable lynchage, appelle une réponse pénale d’une fermeté absolue. S’attaquer de la sorte à des membres des forces de l’ordre, c’est s’attaquer aux fondements mêmes de notre République« .

[France] La flicaille n’apprécie pas le covoiturage…

Publié le 2025-09-25 08:51:54

Volé dans la presse, le 18/09/2025.

Une conductrice de 23 ans a tenté d’échapper à un contrôle de police ce mercredi 17 septembre à Toulouse (Haute-Garonne), blessant deux policiers de la brigade spécialisée de terrain (BST) Mirail, dont l’un qui a été traîné sur plusieurs dizaines de mètres. La jeune femme a été placée en garde à vue.

Peu avant 13 heures, une patrouille a repéré une Renault Clio circulant à vive allure dans le quartier de la Reynerie. Le véhicule avait doublé une voiture par la droite, sur la voie de bus, ce qui a motivé la décision des policiers de procéder à une vérification. La conductrice s’est arrêtée sur l’avenue de la Reynerie. Lors du contrôle, les policiers ont constaté que la conductrice roulait sans assurance. Invitée à couper le contact et à descendre, elle a refusé. Elle a rallumé le moteur alors qu’un fonctionnaire se penchait côté conducteur pour tenter de couper le contact et que son collègue intervenait côté passager.

La conductrice a brutalement accéléré, emportant les deux policiers. L’un d’eux s’est retrouvé partiellement à l’intérieur de l’habitacle, tandis que l’autre a été violemment projeté sur la chaussée. « Un de nos collègues a été traîné sur six ou sept mètres, l’autre sur plus de 60 mètres ! », a indiqué un délégué du syndicat Alliance Police Nationale. Le véhicule a terminé sa course dans des buissons. Les deux fonctionnaires souffrent de blessures légères, l’un présentant notamment une blessure superficielle à la jambe. La conductrice, déjà connue pour des défauts d’assurance, a été rapidement interpellée et placée en garde à vue.

Mulhouse (Haut-Rhin) : l’État continue de se venger contre les gilets jaunes

Publié le 2025-09-25 15:11:13
Juillet 2019, incendie de l’antenne-relais de Seppois-le-Bas (Haut-Rhin)

Alsace: 14 « gilets jaunes » jugés pour l’incendie de pylônes téléphoniques
AFP/France3, 25 septembre 2025

Le procès de quatorze « gilets jaunes » âgés de 22 à 63 ans pour l’incendie de neuf pylônes téléphoniques dans le Haut-Rhin, principalement en 2019, s’est ouvert jeudi à Mulhouse.

Jugés pour « destruction du bien d’autrui par moyen dangereux » et « participation à une association de malfaiteurs », ils encourent 10 ans de prison et 150.000 euros d’amende.

L’enquête avait débuté après l’incendie, le 5 janvier 2019, d’un premier pylône téléphonique sur la commune d’Altkirch, à proximité du rond-point de Carspach, important lieu de rassemblement des gilets jaunes dans le département.

Le mode opératoire était similaire à chaque nouvelle dégradation : « des pneus imbibés d’essence déposés au pied du coffret électrique qui se trouve à proximité du pylône puis enflammés« , avait précisé lors d’une conférence de presse en septembre 2020 Edwige Roux-Morizot, alors procureure de la République.

Les enquêteurs avaient rapidement fait des rapprochements avec le mouvement des Gilets jaunes, très actif à l’époque.

En juillet 2020, une première personne avait été mise en examen et en septembre 2020, une vaste opération menée par plus de 70 gendarmes issus des brigades territoriales du secteur, les brigades de recherches et les Psig (pelotons de surveillance et d’intervention), avait abouti à l’arrestation et à la mise en examen de 13 autres personnes.

Au total, neuf pylônes ont été détruits entre janvier 2019 et janvier 2020 sur les communes d’Altkirch, Roppentzwiller, Eteimbes, Seppois-le-Bas, Valdieu-Lutran, Traubach-le-Haut, Wittelsheim et Kingersheim. Outre les très grosses perturbations téléphoniques dans le secteur, ces incendies ont coûté très cher aux opérateurs, avec des dégâts estimés entre cinq et neuf millions d’euros. SFR, Bouygues Telecom et Orange se sont portés parties civiles.

Nées entre 1957 et 1998, les deux femmes et douze hommes mis en cause « ont des profils très différents, à l’image du brassage qu’on pouvait retrouver sur les ronds-points » avait décrit la procureure de la République. Alexandre Jeaunaux, commandant du groupement de gendarmerie départementale du Haut-Rhin, décrit une organisation très rigoureuse : « Les personnes se voyaient attribuer des rôles précis. Certains s’occupaient de la fourniture des moyens, notamment les pneus et les matières inflammables qui servaient à mettre le feu aux pylônes, d’autres organisaient la rencontre des personnes, d’autres encore repéraient les lieux et les antennes téléphoniques. On voit bien que c’est un vrai groupe qui a commis cette série d’infractions. »

Septembre 2019, incendie de l’antenne-relais de Traubach-le-Haut (Haut-Rhin)

Parmi les quatorze militants, certains auraient été particulièrement actifs au sein du mouvement des gilets jaunes, d’autres les auraient suivis par solidarité, selon la procureure. Ils n’ont pas exprimé de revendication politique claire. Le casier judiciaire de la plupart d’entre eux était vierge au moment des faits.

Jeudi, douze d’entre eux étaient présents au tribunal judiciaire de Mulhouse. Leur procès, reporté une première fois (le 30 janvier dernier) est prévu pour durer une journée.


Relais téléphoniques incendiés : quatorze ex-gilets jaunes jugés
L’Alsace/20Minutes, 26 septembre 2025 (extrait)

Les faits en cause remontent à 2019 et se sont déroulés dans différents endroits du Sundgau, dans le cadre du mouvement des gilets jaunes. Les prévenus ont pour la plupart fait partie du groupe qui se retrouvait au rond-point de Carspach. Puis, après une scission, ils ont pris pour QG une grange à Walheim.

Dans la nuit du 4 au 5 janvier 2019, cinq d’entre eux ont incendié deux antennes-relais de téléphonie mobile à Altkirch et Roppentzwiller, en mettant le feu aux coffrets électriques à la base de ces équipements avec un pneu imbibé d’essence. Dans la même nuit et selon le même mode opératoire, quatre autres prévenus s’en sont pris à une antenne à Eteimbes. Une troisième équipe est, quant à elle, partie du côté de Montreux-Vieux, mais elle n’aurait pas trouvé sa cible.

Une autre antenne-relais sera incendiée à Valdieu-Lutran dans la nuit du 31 août au 1er  septembre et une dernière à Traubach-le-Bas le 21 septembre.

L’exemple australien

Les avocats de Bouygues Telecom, SFR et Orange, parties civiles, soulignent les répercussions de ces incendies : pour le premier, par exemple, 3 000 clients sundgauviens privés de liaison téléphonique, dont 931 pendant plus de quinze jours. « Il y aurait pu avoir des conséquences dramatiques », soulignent-ils surtout.

Le procureur, Jean-François Assal, abonde et rappelle qu’il y a quelques jours, en Australie, trois personnes sont décédées pendant une coupure téléphonique faute d’accès aux services d’urgence. « Il y a six ans, j’aurais requis des peines de 10 ans et demandé des mandats de dépôt. Mais six ans après, vous avez évolué, reconnu et avancé dans la vie. Les gilets jaunes sont derrière nous », a toutefois tempéré le magistrat qui a requis des amendes et des peines d’emprisonnement de 18 mois en sursis probatoires pour la plupart des prévenus, et des peines aménageables. Une peine de six ans de prison, dont un an ferme et mandat de dépôt différé, a néanmoins été requise contre le propriétaire de la grange où se retrouvait le groupe.

Les avocats de la défense estiment que l’association de malfaiteurs n’est pas constituée. Ils évoquent le contexte des faits et leur ancienneté. Six ans après, leurs clients, qui travaillent pour beaucoup, assurent avoir tourné la page.

Le tribunal rendra son jugement le 3 novembre.

[Caen, Montabot] Lecture-discussion : l'affaire du 8 décembre c'est quoi ?

Publié le 2025-09-25 16:44:00

Évènements en soutien aux inculpé.es du 8 décembre 2020. Vendredi 10 octobre à 18h aux Anciens Beaux-Arts de Caen (LaBa, 83 rue de geôle) & dimanche 12 octobre à 14h à la Grange de Montabot (50), 2 impasse de la Bessardière.



L’affaire du 8 décembre 2020 est une opération antiterroriste commanditée par le Ministère de l’Intérieur contre des militant·es désigné·es par ce dernier comme des « activistes d’ultragauche » et mis·es en examen pour « association de malfaiteurs terroristes ».

La DGSI, accompagnée d’unités de polices militarisées (GAO, RAID), a procédé à l’arrestation de neufs personnes aux quatre coins de la fRance – que nous réunissons sous la bannière « libertaires » – dont les engagements politiques étaient divers et dans des régions différentes : soutien aux familles réfugié·es, projets d’autonomie et de lieux collectifs à la campagne, soutien aux victimes de meurtres d’État, squat d’activités politiques et contre-culturelles, écologie et défense de la cause animale, implication dans des Zones A Défendre, activisme dans la scène punk, féminisme, mouvement Gilets Jaunes, etc.

Après de nombreux mois derrière les barreaux, des années de contrôle judiciaire strict et un procès qui finira en mascarade judiciaire en octobre 2023, 6 des 7 inculpé.es font aujourd’hui appel de la décision de justice qui les condamne pour terrorisme. Alors même qu’il a été reconnu qu’il n’y a pas de groupe, pas de projet, pas de cible, l’Etat les condamne pour « intentions supposées ». Ce sont bien leurs idées politiques qui ont été criminalisées.

Au delà de la contestation de ce rendu pour les 6 inculpé-es, c’est aussi et surtout le choix de ne pas laisser s’ancrer cette décision comme une jurisprudence qui permettait à l’État de continuer de réprimer plus férocement encore nos luttes et modes de vie.

L’appel du procès, initialement prévu en novembre 2025, est finalement reporté par la justice à une date ultérieure.

Pour s’informer, discuter, soutenir : retrouvons-nous

Vendredi 10 octobre à 18h aux Anciens Beaux-Arts de Caen : LaBa, 83 rue de geôle

&

Dimanche 12 octobre à 14h à la Grange de Montabot (50), 2 impasse de la Bessardière

Ces temps de lecture de différents textes sur l’affaire du 8 décembre seront l’occasion d’échanger sur la répression, la prison, l’anti-terrorisme, le Rojava et la solidarité.

Présence d’un infokiosque ; de quelques bouquins en vente dont Anticiper le bruit sec des verrous - lettres de l’isolement de Libre Flot, parues en juin 2025 aux éd. du bout de la ville : et jus de pomme et cidre artisanales à prix libre.

Le soutien financier ira aux inculpé·es du 8/12.

Nous souhaitons que ces moments d’échanges servent également à tisser des solidarités et soulever des questions qui nous aident à réfléchir et agir dans un contexte de répression et de violences d’État qui s’accentuent.

Solidarité face à la répression !

Contact pour les lectures-discussions d’octobre : cidre812(arobas)autoproduzioni(point)net

Sites des comités de soutien : soutienauxinculpeesdu8decembre.noblogs.org & soutien812.net

Affiche A3

&
Tract recto-verso A3 (à massicoter et couper le bas)

Bouquin : Le Diable au corps renaît encore !

Publié le 2025-09-25T22:08:03+02:00

Diavolo in corpo, Le moindre mal et autres textes, Lutines Séditions, traduit de l’italien, 120 pages, septembre 2025

Initialement publié en 2010 chez Mutines Séditions, ce recueil à la traduction de l’italien entièrement révisée, est le premier titre de notre nouvelle maison, Lutines Séditions. Il contient une dizaine d’articles parus en 1999-2000 dans la revue anarchiste « Diavolo in corpo », qui ont conservé toute leur charge détonante, qu’ils abordent la question de la justice et de la vengeance, des passions et du chaos, du nucléaire et de ses chantages, du terrorisme et de son rapport à l’État, de l’enfermement et des migrants, ou celle des élections et du moindre mal, qui a donné son nouveau titre à l’ensemble.

Parce que ces textes nous poussent à sortir de l’éternel présent de la domination, mais aussi parce qu’en renversant la table, ils ne cachent pas leur volonté de tout bouleverser, y compris le petit monde de la subversion… voilà au moins une bonne raison de les (re)découvrir.

Pour toute commande, le livre est disponible dans les bibliothèques et distros habituelles, dont l’éponyme Distro Lutines Séditions. On peut aussi écrire à commandes[arobase]lutineseditions.fr

***

Table des matières

Avant-propos
Introduction Tirer le diable par la queue…

entrez… entrez…
Le moindre mal, Dominique Miséin
La fin du monde, Maré Almani
Cent millions par an, Erwine Kerr
Au centre du volcan, Dominique Miséin
Les marchands de la vie, Val Basilio
Qu’est-ce que le terrorisme ?, Maré Almani
Ailleurs, H.T.
Pour régler les comptes, Lope Vargas

Sources

Rentrée de l'Assemblée anticarcérale !

Publié le 2025-09-26 05:01:00

Samedi 4 octobre à l’impasse, c’est la rentrée de l’assemblée anticarcérale ! Et on vous attend nombreux.es !

L’assemblée anticarcérale, c’est quoi ? C’est un espace pour parler,s’informer, et s’organiser contre toutes formes d’enfermement et la taule en particulier.



L’assemblée anticarcérale, c’est quoi ? C’est un espace pour parler,s’informer, et s’organiser contre toutes formes d’enfermement et la taule en particulier.

Cette assemblée a d’abord eu pour objectif de lutter contre la construction de la nouvelle prison de Muret, ce qui ferait de Seysses-Muret un des plus grands centres pénitentiaires d’Europe. Depuis, nous avons élargi les objectifs de cet espace à la lutte contre la taule en général.

Plusieurs évènements ont déjà été organisés par l’assemblée - cantine, manif, ateliers d’écriture, discussions publiques, etc. - et on souhaite continuer en force cette année.

Nous nous sentons concernées de près ou de loin par la prison en tant que proches de personnes incarcérées, d’anciens taulard.es et personnes qui luttons contre la taule et son univers d’enfermement et d’humiliation.
L’idée est de se réunir pour porter des initiatives autonomes, sur des bases anticarcérales et anarchistes. Nous ne sommes ni un collectif ni un groupe politique en tant que tel mais bel est bien une assemblée ouverte où les compagnon.nes/toute personne peuvent venir porter des réflexions et des propositions d’organisation contre la taule, que ce soit par des discussions ou des propositions d’action.

On veut se donner de la force contre la taule qui pèse sur plein d’aspects de notre vie, ne pas se laisser abattre par la vengeance de l’état et tout faire pour enrayer cette machine répressive.

Parce que la prison constitue une torture qui isole et bousille le corps et l’esprit, quelles que soient les conditions, on ne veut pas que davantage de personnes soient enfermées, ni que quiconque soit enfermé tout simplement. On ne veut pas d’une société qui a besoin d’enfermer et d’humilier pour punir. On ne pense pas non plus que la justice pénale puisse résoudre ou réparer quoi que ce soit, ni que le droit ou la loi puissent changer quelque chose puisqu’ils produisent les moyens d’enfermement.

La logique punitive tue et blesse dans les chairs, les plus pauvres, les marginaux, celles et ceux qui sortent du rang, et elle ne rend service qu’à l’État et à ses intérêts capitalistes.

Aujourd’hui, on vous appelle à venir nous rencontrer, et peut être nous rejoindre pour lutter ensemble contre la taule.

RDV le samedi 4 octobre à 16h au 1impasse Lapujade, avec du goûter pour les plus téméraires ;)

Feu à la taule et l’état,
Ni barreau, ni frontière,
Liberté pour tous.tes

Pour fêter l'ouverture de la chasse, on a pété des miradors

Publié le 2025-09-26 08:17:55

Les nuits précédant l’ouverture de la chasse, partout en France, des dizaines de tours de chasse ont été sabotées pour s’opposer à l’ouverture de la chasse.

Les chasseurs utilisent ces tours pour contrer toute défense des animaux chassés et nous avons donc choisi de les détruire par solidarité.

La chasse est une pratique meurtrière masculiniste qui nuit en premier lieu aux personnes non-humaines assassinées par les chasseurs, mais aussi à toutes les personnes minorisées. Elle renforce la violence des hommes cis. Armes en main, ils pensent contrôler les non-humain·e·s et leurs habitats, mais aussi les femmes, les minorités de genre et les enfants. Nous agissons en solidarité avec toustes les habitant·e·s de la forêt et toutes les autres personnes que les chasseurs abîment.

Quelques chiffres concernant la France :

L’antispécisme est une lutte politique connectée à toutes les autres. Quand on normalise la violence du spécisme (système de domination basé sur l’espèce), on alimente le racisme, le sexisme, le validisme, les LGBTQIA+ phobies…

L’animalisation des corps permet de justifier toutes les oppressions, un corps « animal » est un corps qui peut être écrasé.

On ne peut envisager la libération totale des personnes opprimées sans nos camarades non-humain·e·s !
Les seuls nuisibles sont ceux qui jouissent du pouvoir et de la domination.

Éradiquons leur pouvoir de nuisance, BLOQUONS TOUT !

[USA] Révolte dans une prison de Virginia

Publié le 2025-09-26 09:09:06

Initialement publié sur okmana le 16/09/2025.

En mai dernier, des captifs à la prison fédérale de Wallens Ridge (proche de la frontière administrative entre virginia & west virginia) ont attaqué les matons, en blessant trois. six d’entre eux ont été inculpé de 66 crimes le mois dernier.

une autre personne captive a pu donner des nouvelles des conditions répressives à l’intérieur de la prison depuis les événements, les communiquant à une organisation maoïste de soutien aux prisonnier-es :

La prison fédérale de Wallens Ridge à Big Stone Gap, Virginia, a été dans les médias nationaux depuis que 5 matons ont été plantés. Ce qu’ils ne disent pas est que, depuis, trois prisonniers ont été tabassés jusqu’à la mort et un a succombé d’une overdose. L’oppression et la censure quotidiennes n’ont jamais été aussi hautes. Nous avons été forcés de rester 80 jours sans téléphone ou l’usage de tablette JPay et les courriers n’ont quasi pas pu passer la censure. Nous vivons dans un climat de racisme et d’abus ici.

[USA] 2 matons tués en 3 mois

Publié le 2025-09-26 09:09:09

Initialement publié sur okmana le 11 août 2025.

En mois de 3 mois, 2 « agents pénitentiaires » – l’euphémisme officiel pour maton – ont été corrigés de façon permanente [note: l’anglais d’agent pénitentiaire est correctional officer, d’où le jeu de mot sur la « correction »].

Le jour de noël 2024, andrew lansing a été tabassé à mort par l’un des captifs à « ross correctional institution », qui est l’une des vingt prisons de l’état d’ohio – chacune d’entre elle étant évidemment entièrement illégitime

puis, au milieu du mois de février 2025, michael saye wehdah – maton dans une prison [à Louisville] qui a tué plus de 20 personnes dans les quatre dernières années – a été tué par arme à feu

peut-être le manque de personnel dans les prisons, maisons d’arrêts, asiles, zoos et autres cages industrielles vont augmenter, jusqu’à ce que plus personne ne vienne travailler :’)

[Livre] Le Diable au corps renaît encore !

Publié le 2025-09-26 16:15:51

[Reçu par mail, 26 septembre 2025]

Diavolo in corpo, Le moindre mal et autres textes, Lutines Séditions, traduit de l’italien, 120 pages, septembre 2025, 6,50 euros


Initialement publié en 2010 chez Mutines Séditions, ce recueil à la traduction de l’italien entièrement révisée, est le premier titre de notre nouvelle maison, Lutines Séditions. Il contient une dizaine d’articles parus en 1999-2000 dans la revue anarchiste « Diavolo in corpo », qui ont conservé toute leur charge détonante, qu’ils abordent la question de la justice et de la vengeance, des passions et du chaos, du nucléaire et de ses chantages, du terrorisme et de son rapport à l’État, de l’enfermement et des migrants, ou celle des élections et du moindre mal, qui a donné son nouveau titre à l’ensemble.

Parce que ces textes nous poussent à sortir de l’éternel présent de la domination, mais aussi parce qu’en renversant la table, ils ne cachent pas leur volonté de tout bouleverser, y compris le petit monde de la subversion… voilà au moins une bonne raison de les (re)découvrir.


Pour toute commande, le livre est disponible dans les librairies, bibliothèques et distros habituelles, dont l’éponyme Distro Lutines Séditions.
On peut aussi écrire à commandes[arobase]lutineseditions.fr



Table des matières

Avant-propos
Introduction Tirer le diable par la queue…

entrez… entrez…
Le moindre mal, Dominique Miséin
La fin du monde, Maré Almani
Cent millions par an, Erwine Kerr
Au centre du volcan, Dominique Miséin
Les marchands de la vie, Val Basilio
Qu’est-ce que le terrorisme ?, Maré Almani
Ailleurs, H.T.
Pour régler les comptes, Lope Vargas

Sources

Journal: Tout bloquer ! Queques récits du 10 septembre !

Publié le 2025-09-26T18:31:17+02:00

Un journal de 4 pages, quelques récits et brèves d’Ile de france et d’ailleurs…

PARTOUT DANS L’HEXAGONE LE 10 SEPTEMBRE

IL Y A EU DES BLOCAGES, DES MANIFS, DES SABOTAGES

CONTRE LE GOUVERNEMENT, LA VIE CHÈRE, LES GUERRES EN COURS.

D’après les médias qui relaient officiellement les infos du chef de guerre local, rien ne

s’est passé et tout était sous contrôle. Pourtant, contrairement à ce que pourraient laisser

penser les nombreuses tentatives de minimiser l’étendue du 10 septembre, de nombreuses

personnes un peu partout se sont organisé pour préparer une belle journée, attendue

avec joie par de nombreuses autres et qui s’est soldée par des centaines d’actions : des

blocages, des manifestations et des sabotages qui ont su réunir des centaines de milliers

de personnes dans la rue.

Ces quelques récits, parmi des dizaines d’autres, sont là pour tenter de nous apporter

une autre idée de cette journée et nous donner de l’inspiration et de la force pour les

suivantes et de l’espoir pour tenir dans le temps, face à un pouvoir qui ne lâchera pas de

sitôt (il y a eu 550 arrestations).

Car toutes ces coupes budgétaires, c’est pour financer entre autre la loi de programmation

militaire de plus de 3 milliards d’euros. Alors que l’on demande aux hôpitaux d’être prêts

à faire face à une guerre, dans le même temps des services ferment et on continue d’y

trimer dans des conditions déplorables qui impactent toustes celleux qui y passent.

On fait face à de nombreuses offensives qui renforcent un monde déja pétri de dominations

et qu’on voudrait nous faire accepter à coup de menaces extérieures ou intérieures. Le 10

septembre était un bon moment pour mettre à mal ces projets de société mortifère, pour

se rencontrer, se réapproprier les espaces où l’on vit, où l’on passe, que l’on aime. Un bon

moment aussi pour détruire ce qui nous détruit dès maintenant, pour ne plus rester

impuissantes face aux guerres en cours ou annoncées, aux lois nauséabondes, aux

changements climatiques, qui ne cessent chaque jour d’ôter la vie d’une partie de la

population de la planète pendant que d’autres s’enrichissent en apportant de fausses

solutions mortifères ou individuelles.

PARCE QUE LA DETTE C’EST PAS LA NÔTRE ET QU’ON NE DOIT RIEN À L’ÉTAT

CONTINUONS LA LUTTE CONTRE ICI, PARTOUT, LE 10, LE 18,

ET TOUS LES JOURS SUIVANTS

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Indonésie : Des informations importantes pour les compas à l’international

Publié le 2025-09-27 00:00:00

Dark Nights / dimanche 21 septembre 2025

Indonésie, le 18 septembre – par XIII-XIV

Après les manifestations de masse qui ont eu lieu fin août et début septembre, une vague d’arrestations massives a suivi, avec des milliers de personnes détenues dans différentes villes d’Indonésie – soit des arrestations à la suite de manifestations, soit des rafles parmi les personnes arrêtées auparavant. Même maintenant, plusieurs groupes anti-autoritaires en Indonésie vivent une paranoïa généralisée, ce qui est compréhensible pour certaines personnes, à cause des opérations numériques de l’État, visant à cartographier les cellules anti-autoritaires, formelles et informelles. Plusieurs noms, collectifs et individuels, ont déjà été recueillis, ce qui ne fait qu’en rajouter au climat paranoïaque qui continue de persister. Certain.es parlent d’« entrer dans la clandestinité », ou même de méthodes de sécurité individuelles, pour continuer plus tard les efforts de solidarité avec les compas qui ont été désigné.es comme suspect.es. L’État a désigné les anarchistes comme les cerveaux de toutes les actions de masse qui ont eu lieu dans différentes villes. Par exemple, à Bandung, les autorités ont désigné 42 manifestant.es comme suspect.es et à Jakarta 16 personnes ont été désignées comme suspectes. Cela ne tient même pas compte des autres villes, qui n’ont pas encore été vérifiées. Tou.tes ceux/celles qui sont détenu.es font face à des obstacles pour accéder à une assistance juridique et la torture ne leur est pas épargnée, lors des interrogatoires et des inspections.

Dans une conférence de presse tenue par les autorités, il y a quelque temps, ils ont déclaré qu’il y a un lien entre les anarchistes en Indonésie et des réseaux anarchistes internationaux. Ils ont aussi soulevé des inquiétudes concernant le flux d’argent provenant de portefeuilles numériques, considéré comme de l’argent à utiliser pour le chaos, en parlant même de sommes allant jusqu’à des dizaines, voire des centaines de millions de roupies [un million de roupies indonésiennes correspond à environs cinquante euros, au change du 26 septembre, mais il faut tenir compte du fait que le salaire moyen en Indonésie est peu plus qu’une centaine d’euros par mois ; NdAtt.] – un montant qui semble tout à fait déraisonnable. Ils ont utilisé différents livres, fanzines et brochures comme preuves des actions anarchistes. Tout cela a été criminalisé sous une forme nouvelle, pour l’Indonésie, de terrorisme. Cependant, si on suit la logique, l’État est clairement le véritable terroriste pour les personnes opprimées d’Indonésie, à travers les accaparements de terres, les bas salaires, l’inégalité dans l’éducation, la répression des médias, les meurtres de militant.es, etc. Ces efforts de criminalisation sont aussi des actions pour désigner comme bouc émissaire les méthodes alternatives pour vivre en dehors de l’emprise de l’État et de son appareil.

Aujourd’hui, en Indonésie, nous sommes entré.es dans une nouvelle phase – après les fantasmes du communisme et la « méthode Jakarta » – dans la chasse aux anarchistes, voire de tout mouvement considéré comme perturbateur de la stabilité et des intérêts de l’État. Tout le monde est susceptible d’être criminalisé.e par l’État. Par conséquent, à tou.tes celles/ceux qui lisent ces lignes : continuez à manifester votre solidarité envers les prisonnier.es politiques d’août-septembre, pour qu’ils/elles sachent qu’elles/ils ne sont pas seul.es. Vive la résistance, vive l’anarchie !

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Des informations importantes d’Indonésie pour les compas à l’international

Après un certain temps, suite aux manifestations à grande échelle dans différentes parties de l’archipel, le manque d’informations de la part de nos compas qui ont été arrêté.es pour leurs actions a été un défi difficile pour nous.

Tout d’abord, le manque de communications de la part de nos compas qui ont été arrêté.es et mis.es en cause est dû aux restrictions à la communication imposées par les flics. On les a même privé.es d’assistance juridique et de communications avec leurs familles, pendant environ deux semaines. Cela a été confirmé dans le cadre de l’effort pour enquêter sur les motifs qui sont derrière les accusations.

Ensuite, soudainement, les flics ont tenu une conférence de presse et ont invité différents médias locaux à tout relayer, révélant au grand public même les noms de ceux/celles qui avaient été mis.es en cause.

Selon les informations révélées au grand public, notamment celles concernant les personnes retenues au quartier général de la police de Java occidental, nos compas sont traité.es par deux service policiers : celui qui s’occupe de la criminalité générale (26 personnes) et celui de la cybercriminalité (16 personnes). Ces ordures ont identifié les anarchistes-égoïstes-nihilistes comme une nouvelle source de menace en Indonésie, en particulier à cause de leurs liens présumés avec des réseaux internationaux.

Pour la sécurité de tout le monde, si quelqu’un.e a eu, ou a encore des échanges avec Black Bloc Zone ou Contemplative Publishing, nous recommandons d’arrêter immédiatement, car ces deux noms ont été identifiés par les flics comme des acteurs clefs. Il est très probable que leurs sites web, leurs comptes Instagram, ou même leurs comptes Signal fassent toujours l’objet d’investigations.

Restez en sécurité et ne vous laissez pas abuser !
Pour l’Internationale Noire !

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Chronologie de la nouvelle vague d’arrestations (« la chasse aux Égoïstes »)

1. Évènement déclencheur – Le groupe autour du camarade Acil (Itenas – Université de Bandung, Java occidental). Acil a été arrêté après une publication sur les réseaux sociaux à propos d’un drapeau indonésien en train de brûler.

2. Premier lien – À partir de l’affaire d’Acil, la police a suivi et arrêté huit personnes de la région de Kiara Condong ; elles avaient publié du matériel les montrant en train de fabriquer et de lancer des cocktails Molotov.

3. Extension du réseau – Adit (UIN – Université de Bandung) et Opal (zone de Cijerah/Ciparay) ont été arrêté.es aussi. Il n’est pas clair s’ils/elles étaient directement lié.es à Acil ou pas, mais leur arrestation a ouvert une nouvelle piste d’enquête.

4. Début de la chasse à l’homme – Grâce aux nombreuses communications sur Instagram entre Adit et Opal, la police a commencé à établir d’autres liens.

5. Cartographie initiale – Les autorités ont identifié des liens entre des comptes d’Égoïstes, des sources de financement et des preuves matérielles (cocktails Molotov, etc.). À partir de cette chaîne, Pem (qui vit à Ciamis, dans la province de Java occidental) a été arrêté.e.

6. Vague successive – Les arrestations se sont poursuivies avec Katong Press (Komar, Java oriental), suivi de Dana, Herdi (Palang Hitam/ABC Indonesia) et Abu de Makassar. Katong Press est le nom d’un collectif anarchiste.

7. Changement de cadre judiciaire – Les enquêteurs commencent à appliquer la loi antiterroriste, en invoquant :
des soupçons de financement étranger,
des incendies criminels,
des aveux de détenu.es, qui reconnaissent des destructions pendant des manifestations.

8. Fuite d’informations – À partir de l’affaire de Dana, des pistes supplémentaires ont émergés, qui mènent à des réseaux dans les villes de Bogor et Tangerang (Java occidental).

Notes préliminaires pour nuancer ce cadre :
Jusqu’à présent, seule la « vague égoïste » est clairement cartographiée, mais les autres vagues d’arrestations restent incertaines. Jusqu’à présent, en ce qui concerne l’âge des personnes arrêtées, il s’agit principalement d’adolescent.es et de personnes dans la vingtaine. Il est impossible pour notre groupe de compter tou.tes les anarchistes arrêté.es, il n’y a pas une seule grande organisation. Juste des cellules informelles et des individus. Mais les universités mentionnées sont des sanctuaires pour la plupart des anarchistes. Ces universités ont été attaquées et perquisitionnées par la police pendant les affrontements. En ce moment, de nombreux anarchistes sont concentré.es au commissariat central de Bandung.

14 septembre 2025

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Seize compas arrêté.es pour des attaques avec des cocktails Molotov

Selon les médias grand public, en date du 15 septembre 2025, seize personnes ont été arrêtées, presque simultanément, dans différents endroits autour de Jakarta et accusées d’attaques au cocktail Molotov. L’ampleur de l’opération et les preuves recueillies (images de vidéosurveillance, conversations téléphoniques, objets pillés, etc.) sont très graves.

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D’autres mises-à-jour suivront…

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Une mise à jour sur les prisonnier.es politiques des manifestations de masse de la période 25-30 août

Dark Nights / vendredi 26 septembre 2025

Java
– Police de Banten (Polda Banten)
Total des personnes arrêtées : 15
– Commissariat central de la police métropolitaine de Jakarta
Total des personnes arrêtées : 1 240
Total des personnes incriminées : 43
– Police de Java occidental (Polda Jawa Barat)
Total des personnes arrêtées : 147
Total des personnes incriminées : 42
– Police de Yogyakarta (Polda DIY)
Total des personnes arrêtées : 60
– Police de Java central (Polda Jawa Tengah)
Total des personnes arrêtées : 1240
Total des personnes incriminées : 118 (dont 56 sont des mineur.es)
– Police de Java oriental (Polda Jawa Timur)
Total des personnes arrêtées : 709
Total des personnes incriminées : 51

Bali
– Police de Bali
Total des personnes arrêtées : 138
Total des personnes incriminées : 14

Célèbes (Sulawesi)
– Police de Sulawesi occidental (Polda Sulawesi Barat)
Total des personnes arrêtées : 6
– Police de Sulawesi du Sud (Polda Sulawesi Selatan)
Total des personnes arrêtées : 53
– Police de Sulawesi central (Polda Sulawesi Tengah)
Total des personnes arrêtées : 1

Sumatra
– Police de Sumatra du Nord (Polda Sumatera Utara)
Total des personnes arrêtées : 50
– Police de Sumatra du Sud (Polda Sumatera Selatan)
Total des personnes arrêtées : 25

LIBERTÉ POUR TOU.TES LES PRISONNIER.ES POLITIQUES DE LA RÉVOLTE DU 25-30 AOÛT 2025 !
PERSONNE N’EST LIBRES TANT QUE TOUT LE MONDE N’EST PAS LIBRE !

Goûter de reprise du Placard Brûle !

Publié le 2025-09-27 05:00:00

Le Placard Brûle (une bibli, brochurothèque en lutte contre toutes les dominations à Toulouse) se réveille de son hibernation d’été et t’invite à un gouter ! Pour se retrouver ou se rencontrer, et parler des envies de discussions et d’autres idées d’activités pour les temps à venir !



Ca sera l’occasion de faire un tour de la bibliothèque enfin installée, ou jeter un oeil aux nouvelles brochures de l’infokiosque.
Ce moment, c’est aussi l’occasion de proposer des sujets qui pourront peut-être inspirer de prochaines discussions dans les mois à venir.
Et puis se rencontrer, ou reparler des discussions et projections de l’année passée, d’avoir vos retours et critiques.

On est toujours au squat d’activité de l’Impasse, qui va bientôt fêter ses 2 années !

Alors que tu sois un.e habitué.e du Placard Brûle ou que tu ne sois jamais venu.e, on se retrouve Lundi 13 octobre à 18h (Y a pas d’heure pour le goûter ;)
au 1, impasse Lapujade à Toulouse.
Si t’as envie, tu peux ramener des trucs à grignoter ou à boire !

Montréal (Canada) : le poste de police à coups de pierres

Publié le 2025-09-27 06:12:42

Un poste de quartier du SPVM vandalisé dans Hochelaga-Maisonneuve
TVA Nouvelles, 22 septembre 2025

Les méfaits auraient été commis en début de nuit, au poste de police du quartier 23, qui dessert le quartier Hochelaga-Maisonneuve.

Des roches ont été lancées contre des fenêtres de la façade de l’imposant bâtiment, qui abrite également des équipes spécialisées et la section des enquêtes sur les collisions de la police de Montréal. La porte d’entrée vitrée du poste de police a également été fracassée.

Selon nos informations, un policier se trouvait à l’intérieur du bâtiment de la rue Hochelaga lorsque le vandalisme a eu lieu. Il serait rapidement sorti du bâtiment, mais n’aurait pas été en mesure de voir les suspects à l’œuvre, ceux-ci ayant déjà pris la fuite.

Préparation à la guerre : l’hôpital sommé de serrer les rangs

Publié le 2025-09-27 22:21:14

[En la matière, on pourra aussi relire ici l’article Préparation à la guerre : « sac de résilience », « manuel de survie », « sac d’évacuation » au menu des autorités (29 mars 2025)]


Les hôpitaux français doivent se préparer à un possible conflit
armé : ce que contient la lettre du ministère de la Santé aux ARS

La Dépêche/France Info, 27 août 2025

Les hôpitaux doivent se préparer à faire face à des situations de crises et un possible « engagement majeur » de la France d’ici mars 2026. C’est ce que préconise une instruction du ministère de la Santé adressée aux directeurs des agences régionales de santé le 18 juillet et révélée par Le Canard enchaîné.

Selon ce document, le milieu médical français doit pouvoir être prêt à réagir en cas de conflit armé généralisé en Europe. Ainsi, le courrier, consulté par l’AFP, invite les ARS à un scénario dans lequel il faudrait prendre en charge 100 combattants blessés au front par jour dans des centres médicaux de transit (CMT), sorte de gares de triage régionales, et dans les hôpitaux civils pendant deux mois, voire à des pics de 250 militaires pendant trois jours. Le Canard enchaîné précise que cela signifie entre 10 000 et 50 000 hommes qui pourraient être attendus dans les hôpitaux sur une période de 10 à 180 jours. Par ailleurs, les soignants sont appelés à rejoindre le Service de santé des Armées, « quel que soit leur secteur d’exercice« .

Anticiper la possible généralisation du conflit

Il est également mentionné que « dès à présent », l’Agence régionale de santé doit sensibiliser « la communauté soignante aux contraintes d’un temps de guerre marqué par la raréfaction des ressources, l’augmentation des besoins et la survenue d’éventuelles rétroactions sur notre territoire« .

« Dans le contexte international que nous connaissons il est nécessaire d’anticiper les modalités du soutien sanitaire en situation de conflit de haute intensité« , explique le ministère de la Santé dans le document.

Interrogée à ce sujet sur BFMTV ce mercredi 27 août, Catherine Vautrin s’est justifiée en parlant d’une simple préparation face à d’éventuelles « crises ». « Il est tout à fait normal que le pays anticipe les crises, les conséquences de ce qu’il se passe. Cela fait partie de la responsabilité des administrations centrales« , déclarait la ministre de la Santé.


Des TGV médicalisés : le plan du ministère de la Santé en cas de guerre contre la Russie
Le Point, 26 septembre 2025

En réponse à une demande de l’Otan, le ministère de la Santé prépare un dispositif d’évacuation de blessés en cas de guerre avec la Russie en Europe. Des urgentistes français pourraient aller secourir des blessés, à bord de TGV médicalisés. Pendant la crise du Covid-19, dix rames avaient été spécialement équipées pour permettre une réanimation à bord, avec du personnel médical. En 2020, elles avaient ainsi rapatrié 202 malades en état grave des hôpitaux de l’Est et de l’Île-de-France, vers les hôpitaux moins encombrés de l’ouest de la France, sans aucun décès.

Ces rames médicalisées n’existent plus, il s’agit de trains « standard », doubles rames, qui pourraient être transformés en unité médicalisée. Selon nos informations, le ministère de la Santé envisage désormais de les utiliser, en cas de guerre en Europe, pour rapatrier des blessés français ou d’autres pays d’Europe jusque dans des hôpitaux de l’Hexagone.

Des TGV médicalisés opérationnels en 48 heures

Des instructions avaient déjà été données par le ministère de la Santé aux agences régionales de santé, le 18 juillet dernier, pour préparer les hôpitaux à un conflit à haute intensité, comme cela avait été révélé par Le Canard enchaîné le 25 août. Le lendemain, la ministre de la Santé, Catherine Vautrin, ne démentait pas l’information. Elle ajoutait que cette démarche « fait partie de l’anticipation, comme la constitution de stocks stratégiques » et rappelait les critiques faites de la non-préparation de la France avant la crise du Covid.

Le dispositif est déjà au point. « Ces TGV médicalisés sont opérationnels dans un délai de 48 heures après le déclenchement d’une alerte. Les tests effectués sont concluants », nous explique le médecin urgentiste. Un autre membre du même groupe de travail nous confirme cette information. Contacté, le ministère de la Santé ne fait pas de commentaires, pas plus que la SNCF. La solution des trains, en zone de conflit, a des avantages, car la plupart des pays européens ont le même écartement de voie standard – sauf l’Espagne. D’ailleurs, en Ukraine, Volodymyr Zelensky utilise beaucoup le train, plus sécurisé que les avions face aux drones.

Allemagne et Hongrie : Des mises-à-jour sur les procès pour l’affaire des antifas de Budapest

Publié le 2025-09-28 00:00:00

Anarchist Black Cross Dresden / samedi 27 septembre 2025

Des mises-à-jour sur les procès pour l’affaire de Budapest : des antifascistes devant les tribunaux

Maja
Maja se trouve toujours en isolement en Hongrie. Au début de l’année, les avocat.es de Maja ont essayé de transformer sa détention en arrestations domiciliaires, mais la décision a été reportée par les tribunaux hongrois. Le 20 juin, le tribunal a finalement pris une décision sur la demande d’arrestations domiciliaires, mais l’a rejetée. Pour protester contre des conditions de détention inhumaines, qui perdurent, Maja a fait une grève de la faim. De nombreuses manifestations et actions en solidarité avec Maja ont alors eu lieu dans toute l’Allemagne. Avec des envois de cartes postales, on a mis la pression sur des politiciens allemands et hongrois, pour qu’ils s’engagent en faveur de Maja et la/e fassent revenir en Allemagne.

Après quarante jours de grève de la faim, l’état de santé de Maja s’est tellement dégradé qu’il/elle a dû être transféré.e dans un hôpital pénitentiaire et arrêter sa grève de la faim.
À l’heure actuelle, son procès se poursuit, à Budapest. Les prochains journées de procès sont le 29 septembre, le 2 et le 8 octobre, à chaque fois à 9h00 au Tribunal d’État de Budapest.

Hanna
Hanna est toujours incarcérée à Munich [voir ici pour son arrestation ; NdAtt.]. Le procès à son encontre s’est terminé hier, le 26 septembre 2025, avec une condamnation à cinq ans de prison. Le procureur avait requis une peine de neuf ans de prison, pour « tentative de meurtre » et appartenance à une organisation criminelle au titre de l’article 129 du code pénal. La défense avait plaidé l’acquittement.

Zaid
Zaid a été relâché sous conditions et a pu retourner chez sa famille à Nuremberg, mais il doit se présenter à la police trois fois par semaine. De cette façon, on voudrait l’empêcher de s’enfuir, bien qu’il se soit volontairement livré aux autorités en janvier [voir ici ; NdAtt.].
Puisque Zaid n’a pas la nationalité allemande, il reste le seul accusé dans l’affaire des antifas Budapest à être toujours menacé d’extradition vers la Hongrie et donc, potentiellement, à la suite, d’une expulsion vers la Syrie.

Lina
La défense de Lina a fait appel et l’audience a eu lieu le 6 février devant la Cour fédérale de justice, à Karlsruhe. Malheureusement, sa peine de cinq ans et trois mois* n’a pas été modifiée. En ce moment, Lina se trouve de nouveau en prison.

Six nouveaux.lles accusé.es
Le 6 juillet, le procureur général fédéral de Düsseldorf a mis en état d’accusation six autres antifascistes : Paula, Emmi, Clara, Luca, Nele et Moritz [voir ici ; NdAtt.].
Les chefs d’inculpation sont, entre autres, « tentative de meurtre » et « appartenance à une organisation criminelle », au titre de l’article 129. Nous voyons la décision de les mettre en état d’accusation à Düsseldorf comme une décision politique très claire, pour rendre plus difficile le soutien aux accusé.es par les ami.es et les familles, ainsi que le travail de solidarité, qui, jusqu’à présent, a été coordonné principalement depuis l’Allemagne de l’Est. La plupart des accusé.es viennent d’Allemagne de l’Est. C’est là qui se trouvent leurs familles, leurs ami.es, leurs réseaux politiques ; le centre de leur vie est là. D’abord, la plupart d’entre elles/ils ont également été incarcéré.es dans des prisons ouest-allemandes ; maintenant, tout le procès doit encore se tenir au Tribunal supérieur de Düsseldorf. Cela est visiblement une tentative de briser notre solidarité avec les accusé.es et de rendre l’accompagnement solidaire pendant le procès très difficile et coûteux. Le trajet de six heures entre l’Allemagne de l’Est et Düsseldorf représente une charge insoutenable pour les ami.es et les familles.
Non seulement le lieu du procès, mais aussi les chefs d’accusation sont clairement marqués par une motivation politique qui ne s’inscrit que trop bien dans une tendance plus large, que l’on peut observer depuis bien avant les dernières élections législatives : l’antifascisme est réduit à un délit ; le procès des six accusé.es et l’accusation de meurtre doivent créer dans l’opinion publique une image de l’antifascisme aussi sanglante et dangereuse que possible – une escalade clairement motivée politiquement, de la part du procureur fédéral. Cela apparaît clairement si nous nous rappelons que le mandat d’arrêt initial contre les accusé.s n’était pas établi pour tentative de meurtre.

Notre réponse à cette escalade politique ciblée et à la délégitimation du nécessaire antifascisme ne peut être que la solidarité. Participez à des actions, écrivez des lettres à nos camarades emprisonné.es, donnez de l’argent pour les frais de justice des accusé.es et les frais de déplacement des personnes qui les soutiennent.

Nous ne nous laisserons pas que l’État allemand nous dissuade d’être solidaires avec nos ami.es et camarades !
L’antifascisme est et reste nécessaire et notre solidarité avec nos courageux.ses camarades reste intacte.

 

* Note d’Attaque : Lina a été condamnée pour blessures graves et association de malfaiteurs, dans le premier procès pour l’affaire Antifa Ost, avec deux autres camarades qui ont reçu des peines plus courtes. Sept autres antifascistes inculpé.es dans la même affaire attendent encore leur procès (qui devrait normalement s’ouvrir en novembre à Dresde). Selon les enquêteurs allemands, la même « association de malfaiteurs » aurait perpétré des agressions de néonazis en Allemagne de l’Est et à Budapest, lors du « Jour de l’Honneur » de février 2023. Tobias aussi est inculpé dans les deux affaires.

Prison de Budapest (Hongrie) : Une fouille à nu violente et longue de trois heures pour Maja T.

Publié le 2025-09-28 00:00:00

Budapest Antifascist Solidarity Commitee / vendredi 26 septembre 2025

Communiqué de presse du 26 septembre 2025

Vendredi dernier, Maja T. a été à nouveau transféré.e, de l’hôpital pénitentiaire, où il/elle se trouvait à cause de son état de santé pendant et après sa grève de la faim, à la prison de Budapest. Le procès de Maja s’est poursuivi dans cette ville, le lundi 22 septembre 2025. Cependant, Maja doit toujours faire face aux conséquences, pour sa santé, de sa grève de la faim et a été jusqu’ici sous traitement à l’hôpital de la prison. Entre autres choses, une IRM a été effectuée, avec laquelle les médecins ont constaté des micro-hémorragies dans son cerveau. Celles-ci sont probablement une conséquence de la grève de la faim. On ne sait pas si et dans quelle mesure son traitement médical se poursuit dans la prison de Budapest.

Depuis vendredi dernier, Maja se trouve dans la même cellule que l’année dernière et, jusqu’à présent, aucune amélioration de ses conditions de détention n’a été constatée. Comme avant, dans la cellule il n’y a pas de lumière naturelle directe et l’isolement est permanent. Toutes les visites sont étroitement surveillées et ensuite il y a des contrôles intimes. Des conditions qui sont connues et qui ont été la raison pour laquelle Maja a décidé, le 5 juin 2025, de mener une grève de la faim [voir ici ; NdAtt.].

Après une visite de sa famille, le mardi 23 septembre 2025, Maja a refusé de se soumettre à l’habituelle fouille à nu, dégradante, et a refusé de retirer ses sous-vêtements. En conséquence, elle/il a été menotté.e et mis.e à nu de force par le personnel pénitentiaire. Cela a duré environ trois heures. Et ce n’était pas tout : suite au refus de Maja de se déshabiller complètement, la prison a engagé une procédure disciplinaire à son encontre. On ne sait pas encore quelles effets aura cette procédure disciplinaire.

Ce n’est pas la première fois que Maja a été témoin de la violence du personnel pénitentiaire à l’encontre des détenus. Elle/il a constamment signalé des bruits de coups et de cris venant des espaces environnants. Cependant, l’incident de mardi dernier est une nouvelle escalade et ne fait que confirmer, une fois de plus et de manière grave, les conditions inhumaines auxquelles Maja est soumis.e en Hongrie. À ce propos, le père de Maja déclare : « Depuis plus d’un an, Maja souffre, dans des conditions de détention inhumaines, en Hongrie. La manière dont les fonctionnaires hongrois ont menotté et dévêtu de force Maja est contraire à toute dignité humaine et aux normes internationales ».

Ceci est un appel urgent aux responsables politiques, en particulier au ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul, pour qu’ils s’engagent par voie diplomatique pour le retour de Maja et pour qu’ils fassent suivre leurs déclarations publiques sur leurs efforts supposés par des actes concrets !

[USA] A propos des accusé.es de Prairieland

Publié le 2025-09-28 10:26:51

Initialement publié sur DFW support comittee

Les accusé.es arrêté.es dans le cadre de la manifestation très médiatisée du 4 juillet au centre de détention pour immigrants Prairieland seront présentés lundi et mardi devant le tribunal fédéral de Fort Worth. Ces comparutions interviennent après près de trois mois d’inaction de la part du ministère public et marquent une étape importante dans l’une des affaires judiciaires les plus significatives liées à la manifestation, à un moment où la contestation publique contre les politiques d’immigration de Donald Trump ne cesse de croître.

Actuellement, 17 personnes font l’objet de poursuites pour des chefs d’accusation allant de la tentative de meurtre à l’entrave à la justice à la suite d’une manifestation qui, selon les accusé.es et les militant.es, n’avait pas pour but d’être violente. La police affirme qu’un coup de feu a été tiré par une personne, blessant un agent ; cette seule allégation a donné lieu à des accusations selon lesquelles les accusés auraient été impliqués dans un vaste complot. « La police profite clairement de cette occasion pour criminaliser les manifestations contre les détentions et les expulsions de l’ICE », a déclaré Stephanie Shiver, épouse de l’accusée Meagan Morris. « Leur version des faits est ridicule et invraisemblable. »

Les militant.es ont également trouvé étonnant que ces comparutions aient lieu si longtemps après les arrestations. « Les accusé.es se trouvent dans une situation juridique incertaine parce que l’État n’a pas de dossier », a poursuivi Shiver. « Rien dans cette affaire n’a été traité normalement, et on a vraiment l’impression qu’ils inventent une histoire plutôt que de rechercher la justice. » Les accusé.es sont détenu.es à la prison du comté de Johnson depuis juillet, avec des cautions pouvant atteindre 10 millions de dollars.

Cette affaire est importante dans un contexte national marqué par une recrudescence des manifestations contre l’ICE et ses rafles d’immigrés. Les experts estiment que l’issue de cette affaire devrait préoccuper ceux qui exercent leurs droits. « Des millions de personnes à travers le pays se joignent aux manifestations contre les injustices qui se produisent autour de nous », a déclaré Xavier T. de Janon, directeur de la défense collective au National Lawyers Guild. « Si le gouvernement fédéral peut arrêter des manifestants pendant des mois, sans recours rapide, alors nous sommes tous en danger. »

Les conditions à l’intérieur de la prison du comté de Johnson sont notoirement mauvaises . Actuellement, les accusés sont détenus à l’isolement sans raison ni justification officielle.

« Les soins médicaux et les visites d’avocats ont été refusés, et des fouilles à nu ont lieu plusieurs fois par jour », a déclaré Amber Lowrey, sœur de la prévenue Savanna Batten. « Les prévenu.es ont été piégés en raison de portes défectueuses, contraints de nettoyer les excréments d’autres détenus et témoins des mauvais traitements infligés à d’autres prisonnier.es par négligence et déshumanisation. » Le comté de Johnson et sa prison ont récemment fait l’objet d’une attention particulière de la part du public après l’arrestation du shérif pour harcèlement sexuel et intimidation d’un témoin, et après qu’une prisonnière ait été contrainte d’accoucher dans sa cellule.

« Nous nous sommes mariés en novembre », a déclaré Lydia Koza, épouse de la prévenue Autumn Hill. « Nous avons tous les deux un peu plus de trente ans. Nous espérions que les prochaines années ensemble seraient les meilleures de notre vie. Aujourd’hui, nous sommes séparés depuis près de trois mois et nous pensons que cette procédure prendra plusieurs années. L’opérateur téléphonique GTL m’a déjà facturé 2 000 dollars pour un accès basique à ma femme et à ma colocataire Meagan, et ce n’est que pour moi. Tout cet argent est prélevé directement sur les ressources de notre foyer. »

Des ami.es et des membres de la famille ont formé un comité, appelé DFW Support Committee, afin de garantir aux accusés la meilleure défense juridique possible. Ils ont lancé une collecte de fonds publique et appelé à une journée internationale de solidarité avec les accusés le 3 octobre.

Des informations récentes ont affirmé à tort que le comité était affilié à la Socialist Rifle Association (SRA) et ont porté des accusations non fondées selon lesquelles la manifestation du 4 juillet avait été organisée par la SRA, une affirmation qui n’a pas été faite par les forces de l’ordre. Un porte-parole du comité a déclaré : « En tant qu’amis et famille des accusés, nous avons cherché à mettre en lumière l’utilisation abusive de la loi dans le comté de Johnson et les abus subis par les accusés lors de leur arrestation et de leur emprisonnement. Nous n’avons aucune affiliation avec des organisations plus importantes. »

« Nous sommes soulagés que la procédure judiciaire avance, permettant à de nombreux accusés de bénéficier d’une représentation juridique appropriée », a déclaré Irina Popova, membre du comité de soutien DFW. « Nous attendons avec impatience que nos proches puissent être entendus par le tribunal. Leurs droits de réunion et d’expression sont injustement bafoués. »


Pour écrire aux prisonnier-es :

Johnson County Detention Center
[nom du prisonnier-e]
#[écrou du prisonnier-e]
P.O. Box 247
Phoenix, MD 21131

Les écrous des prisonnier-es :

Savanna Batten – 202502020
Ines Soto – 202502008
Elizabeth Soto – 202502014
Seth Sikes – 202502010
Maricela Rueda – 202502018
Meagan Morris – 202502011
Joy Gibson – 202502016
Nathan Baumann – 202502009
Autumn Hill – 202502023
Zachary Evetts – 202502013
John Thomas – 202502059
Lynette Sharp – 202502085
Benjamin Song – 202502108
Rebecca Morgan – 202502109
Dario Sanchez – 202502105
Susan Kent – 202502315

ainsi que :

Daniel Rolando Sanchez Estrada
95099-511
FMC Fort Worth
Federal Medical Center
PO BOX 15330
Fort Worth, TX 76119