Vive l'Anarchie - Semaine 39, 2017

Sommaire

Barbecue et assemblée de solidarité avec les prisonnier-e-s

Publié le 2017-09-25 09:46:28

Le dimanche 24 septembre 2017 à 13h au belvédère de Belleville retrouvons nous pour discuter et s’organiser.



En solidarité aux prisonnier-e-s du G20 à Hambourg et à tou-te-s les autres, parce que nous détestons les prisons, pour discuter de notre rapport à la répression et à la solidarité, nous appelons à nous rassembler pour un barbecue et une assemblée publique le dimanche 24 septembre 2017 à 13h au belvédère de Belleville.

Quelques tracts de la manifestation du 12 septembre 2017

Publié le 2017-09-25 09:46:28

Tracts distribués à la manif du 12 et toujours d’actualité à la veille de la manifestation de jeudi 21.



Deux tracts distribués le 12 issus du groupe FB "Paul technique et
innovation [Solution pour massifier, réduire l’entre-soi]".


Et leur version pdf :

21 septembre à nantes : macron au pied du mur

Publié le 2017-09-25 09:46:29

La veille du passage en force de Macron par ordonnances, des grèves et des manifestations sont organisées jeudi 21 septembre. A Nantes, dès l’aube, plusieurs actions sont lancées, notamment un péage gratuit au sud de la ville. Les lycéens aussi s’organisent, ici un petit-déjeuner, là bas une tentative de blocus perturbée par la police ou des distributions de tracts. Comme la semaine dernière, à midi, un banquet réunit dans la rue syndicalistes, occupants de la ZAD et étudiants avant la manifestation. La foule s’amoncelle. Un cortège de 8000 personnes s’élance sur le cours des 50 Otages. Il y a un peu moins de monde dans la rue que le 12 septembre mais qu’importe : un cortège de tête, massif compact et dynamique sème des punchlines sur les murs. De nouveaux secteurs se sont mis en grève. Des syndicalistes sont présents au côté de la jeunesse. La créativité est partout, sur les banderoles, les tags et les pancartes.Un petit mot circule de mains en mains et donne le sourire aux participants. Il est prévu d’aller murer le seul local de la République en Marche à Nantes : la permanence du député opportuniste François de Rugy, passé de l’écologie au vallsisme puis au macronisme, expert des trahisons en tout genre, président de l’Assemblée nationale, unanimement méprisé. L’action est envisagée avec toutes les composantes de la manifestation, et est annoncée au micro de la CGT à la fin du parcours officiel. Une ligne de syndicalistes et de manifestants du cortège de tête s’engage sur le cours Olivier de Clisson. L’ambiance est électrique. Une ligne de gendarmes mobiles et de BAC vient au contact. Elle est emportée sur plusieurs dizaines de mètres par le flot qui s’avance. Pendant quelques secondes, la police semble dépassée.

Sans raison, un déluge de grenades en tout genre s’abat sur la foule. L’objectif parait être de séparer la jeunesse des syndicalistes. La BAC charge. Confusion. Corps à corps à l’avant, échanges de projectiles derrière. Le commissariat au milieu est pris pour cible. Comme souvent, le gros des manifestants ne prend pas part aux offensives mais ne se disloque pas non plus. Soutien tacite. A chaque fois que le cortège de tête tente de rejoindre la CGT – qui est en première ligne –, la police déchaine sa violence. Le cortège est repoussé par les charges vers Hôtel Dieu, puis Gloriette où des conteneurs sont renversés. Pluie de lacrymogène sur le parking. Après un moment de flottement, tout le monde se retrouve devant le square Daviais. Malgré l’extrême violence des policiers et de nombreux blessés, il reste encore 2000 personnes. Les camions syndicaux ont tenu bon. Et puisque la permanence du député est inaccessible, le mur sera construit au beau milieu de la route, en plein cœur des flux de la métropole. Une chaîne s’organise joyeusement pour acheminer les parpaings et les sacs de ciment. La construction du mur est participative. Quelques instants plus tard, c’est un mur d’une quinzaine de mètres de long qui est érigé et immédiatement tagué dans la bonne humeur, sous le regard aussi impuissant que menaçant des forces de répression.

Des discours particulièrement enthousiastes et offensifs sont prononcés depuis les camions sono. Les constructeurs posent bras dessus bras dessous derrière la « muraille de la résistance » avant d’entonner l’Internationale. Un orateur avisé rappelle avec pertinence que cette journée marquée par l’alliance entre toutes les composantes du mouvement est précieuse, historique. Et il est vrai qu’elle fait furieusement penser au Mai 68 nantais, lors duquel ouvriers, paysans et étudiants ont pris la préfecture et géré la ville pendant plusieurs jours. Le moment de joie continue avec un apéro et un dancefloor improvisé sur l’asphalte. Une poignée de nazillons échappés de leur stade de foot, venue narguer la manif, est repoussée par des militants en chasuble. Bonne ambiance. Mais l’hélicoptère réapparait dans le ciel, et un canon à eau approche. La préfecture a décidé de sonner la fin de la récréation. La BAC passe à tabac quelques jeunes au hasard un peu plus loin, avant de lancer des grenades de désencerclement. Les gendarmes chargent et le char d’assaut des CRS s’attaque au mur. La plupart des manifestants ont quitté les lieux. Le camion de l’Union Locale CGT Sud Loire est alors attaqué par la police. Certains de ses occupants sont sortis, tabassés et interpellés. Il faut faire payer à ces syndicalistes le moment d’unité qui vient de se produire. Cinquante personnes se réuniront en soutien devant le commissariat, et seront à nouveau chargées.

Ces représailles pathétiques n’entament en rien la force de cette journée qui marque une progression importante dans la lutte à Nantes, et une construction concrète du rapport de force. On se quitte en se promettant des rendez-vous très bientôt.

Au total, au moins 11 personnes ont été arrêtées, et plusieurs blessés sont à déplorer dont deux touchés au visage par des munitions policières.

Prochains Rendez-vous :

Samedi 23 septembre, 8H, au bureau de Saint-Herblain en grève depuis 12 jours avec le réseau de ravitaillement. Arrêt de tram Neruda, ligne 1.

Lundi 25 septembre, 4H30, blocage du rond point d’accès à la raffinerie de Donges avec les routiers.

Quelques braises…

Publié le 2017-09-25 09:46:29

j’étais pas très bien ces derniers temps

et puis j’avais la rage par rapport à ce procès de la keufmobile

c’est deux choses qui ont réveillé en moi le besoin d’attaquer

alors cette nuit (la nuit du 22 au 23 septembre), je me suis introduit sur le parking d’un dépôt de véhicules de la mairie de Clermont et j’ai foutu le feu à un camion qui trainait là

j’avais pas plus que ça envie de chercher du sens, c’est la première cible qui m’est tombé sous la main et qui paraissait jouable en terme de risque

j’avais juste besoin que la noirceur sorte un peu de moi, se retourne contre ce monde

maintenant que c’est fait, j’envoie ces quelques braises pour réchauffer le coeur de celleux qui affrontent les conséquences de ce cramage de caisse de flics le 18 mai

particulièrement à celleux qui garde ferme la conviction en elleux même que cet acte avait du sens et qui se serve de ça pour conserver une attitude digne face à la justice

sans trève et sans remords

un vieux rêve qui mord

Une gav pour… quoi exactement ?

Publié le 2017-09-25 09:46:31

Après avoir glandé un bon moment dans la salle des pas perdus, alors que dans les salles à côté se déroule le triste spectacle de la Sainte Inquisition Républicaine, nous allons vers la sortie du Palais. Nous sommes quatre quand les gendarmes nous interpellent. Deux compagnon-nes sont relâchées après un rapide contrôle d’identité tandis que les gendarmes contactent le commissariat afin que les bacqueux viennent en renfort pour nous embarquer. Direction le poste de police des Halles, où des flics blasés cherchent, avec difficulté, à nous coller une accusation quelconque, sous la visible pression d’une Proc’ qui n’en revient pas que l’on puisse coller des autocollants dans cette forteresse étatique qu’est le Palais de Justice de la capitale .

Alors, nous accuser de dégradations pour des autocollants (auxquels s’ajoutent des tags au marqueur quand il trouvent des poscas dans un des deux sacs) c’est un peu ridicule, même si l’un de nous aurait été filmé en train de le faire. Du coup tout se joue sur le contenu du (joli!) autocollant en question : puisque on y voit une bagnole de flic en flamme (avec le slogan « larbin de l’état ça va chauffer pour toi » ) . Voilà l’incitation à crimes et délits, dans le cas précis : incitation au meurtre.

Bon, la nuit dans la geôle passée tranquillement, le matin du jeudi nous sommes transférés dans un autre poste de police, où des OPJ zélés nous ferons l’audition tant demandée par la Proc’. Et on s’est bien fendu la gueule en découvrant qu’il s’agit du fameux poste de police de la rue des Bon Enfants (oui ! Celui d’Emile Henry ! Des flics y sont encore : faut refaire le boulot…).

Donc, quelques menaces de prolongation de la GAV pour l’un de nous à cause du refus de donner ses empreintes, puis de tout les deux, suite à une perquisition ratée (les flics ne se sont pas épargnés une longue course en trombe jusqu’à la banlieue nord, pour découvrir à l’arrivée, devant une porte fermée… qu’ils avaient la mauvaise clef ! Probablement la recherche d’autocollant ne justifie pas le fait de la défoncer, surtout à main nues… et surtout si elle a l’air costaud)… Mais la prolongation de la GAV n’arrive pas et, plus soulagés que nous, ils nous foutent dehors après 24 heures.

La proc ordonne la saisie de deux Poscas et du téléphone d’un des compagnons (pour faire chier, quoi). Nous pouvons regagner fissa le TGI, juste à temps pour soutenir le compagnon Krem qui était interrogé à ce moment là, et qui nous a foutu la pêche, avec une attitude insoumise et cohérente .

Nous sommes dans l’attente d’une très hypothétique convocation pour une improbable procédure judiciaire pour… quoi au juste ?

Quelques petites remarques sur une GAV assez anodine :

…et bien sûr : ne rien déclarer est toujours un bon choix.

Merci beaucoup aux personnes qui, dans la cour du palais de Justice, ont essayé de bloquer la voiture de la BAC qui nous amenait, en s’interposant.

On est sorti encore plus vénères et déter.

Nous pensons, tout simplement, que face à la répression, c’est important (même si parfois ça peut paraître difficile) de ne pas faire de pas en arrière, mais bien des pas en avant !

Solidarité avec Kara et Krem

Liberté pour tou.te.s

Vive l’anarchie !

Les deux gros relous

Discussion autour du procès des inculpé.e.s de la voiture de flic brûlée

Publié le 2017-09-25 09:46:32

Discussion publique mardi 26 septembre à 19h, au CICP, 21 ter rue Volaire, métro Rue des Boulets (Paris), autour du procès des inculpé.e.s de la voiture de flic brûlée.



Discussion publique au CICP, mardi 26 septembre à 19h autour du procès des inculpé.e.s de la voiture de flic brûlée.

La discussion se veut un espace d’échange autour du procès et de la solidarité avec cette histoire. Et ce avant la fin du procès et le rendu des peines, alors que les réquisitions demandées par le procureurs sont lourdes.

Le procès continue mercredi 27 à 9h30, au cours duquel sera annoncé la date du rendu. Continuons à monter notre solidarité et à dire ce que l’on pense de la justice !