Vive l'Anarchie - Semaine 39, 2018

Sommaire

Appel à rassemblement le 25 septembre devant le Palais de Justice pour soutenir notre ami Loïc !

Publié le 2018-09-24 08:52:04

Mardi 25 septembre à 13h30 notre ami Loïc, récemment arrêté après plus de 2 mois de cavale, passera à nouveau devant le tribunal car le parquet a fait appel de la relaxe en première instance de son procès « Anonymous 2 », le 8 mars 2017.
Rendez-vous à partir de 13h devant le Palais de Justice, métro Cité, pôle 4, chambre 10 !



Hambourg – Bure, ou quand l’idée de justice s’embourbe Solidarité avec Loic Citation // par Groupe de Soutien antinational

Notre camarade et ami, maraîcher et poète, frère et compagnon Loïc, a été arrêté par des unités d’intervention de la police le 18 août à Nancy. Ces derniers ont executé un mandat d’arrêt européen qui avait été émis à son encontre en raison de sa participation présumée aux émeutes durant le sommet du G20 à Hambourg. Après trois mois de clandestinité, l’État a mis fin à la liberté de notre ami alors qu’il essayait de rendre visite à ses proches.

Depuis, Loïc se trouve à la prison de Nancy-Maxéville. Il est actuellement menacé d’extradition vers l’Allemagne pour répondre de « graves infractions » commises durant les contestations contre les plus puissant.e.s criminel.le.s, despotes, chef.fe.s de guerre et truqueur.e.s d’élection de ce monde.

Mais qui sont les terroristes ?

L’État allemand veut se venger. Loïc, les autres amis qui se trouvent en prison - Christian, Tamaş et Mohammad - et peut-être encore d’autres indociles, doivent payer pour les émeutes qui se sont déroulées dans les rues de la ville hanséatique (Hambourg) l’année dernière, lors de ces jours enflammés de juillet .

La vengeance n’est pourtant pas le but de la justice. L’administration hambourgeoise semble cependant démontrer le contraire, notamment au vu de ses jugements sévères et les incroyables moyens d’investigation mis en oeuvre. La justice francaise suit la même tendance et a trouvé en Loïc un parfait bouc émissaire dont le sort doit servir d’exemple.

Il est poursuivi pour diverses infractions en France, qui n’ont rien à voir avec Hambourg. Qu’il s’agisse de supposées participations à une cyberattaque, à des manifestations ou à la dégradation d’une clôture du soi-disant « labo de recherche » de la poubelle nucléaire CIGÉO, c’est avant tout son activisme qui est criminalisé. « In dubio pro reo » (le doute profite à l’accusé) n’est plus un principe en vogue dans une justice qui devient toujours plus politique.

Ce mardi, 25 septembre, Loïc devra passer en appel devant le palais de justice à Paris (Pole 4, chambre 10) pour répondre des accusations d’attaques informatiques. Il y a plusieurs années, le jeune actviste a été condamné pour avoir participé à un piratage d’infrastructure informatique de grands projets inutiles.

L’un des nôtres

Loïc est depuis toujours un insoumis qui a été politisé dans une époque où les gouvernements et les lobbies ont largement étendu leurs ambitions néoliberales destructrices des systèmes sociaux et écologiques. Une période durant laquelle les frontières sont de plus en plus fermées et où les flics, de plus en plus militarisés, maltraitent et tuent les insubordonné.e.s, dans les forêts, dans les rues, dans les cités et dans les prisons.

Mais Loïc a aussi été politisé à une époque où la résistance concrète devient de plus en plus palpable : à Sivens, dans le Val-de-Suse, à Notre-Dame-des-Landes ou à Bure – où la France entend construire le plus gros chiotte nucléaire d’Europe. Il a été politisé dans un temps durant lequel nous nous sommes défendu.e.s contre les grands projets inutiles et où en 2016, des centaines de milliers de personnes, des douzaines de barricades, des pluies de pavés et de cocktails explosifs ont tenté de freiner des mois durant, la machine de casse sociale et la libéralisation du marché du travail.

La « cellule de Bure »

Depuis l’instauration du tandem zélé - le procureur Glady et le juge Le Fur - au tribunal provincial de Bar-le-Duc, la répression contre ceux qu’ils appellent « les gens de Bure », est de plus en plus dure. Des douzaines de camarades ont écopé d’interdictions de territoire en raison de leur engagement contre CIGEO. Après plusieurs mois de scandaleuses écoutes téléphoniques et autres odieux moyens de surveillance, diverses personnes engagées depuis des années contre le projet CIGEO se voient mises en examen pour association de malfaiteurs et se retrouvent interdits de territoire et interdits de se contacter.

En plus de l’occupation militaire du territoire par les gendarmes, se sont accumulées ces deux dernières années des dizaines de perquisitions, des saisies, plusieurs blessés graves et l’expulsion du bois qui avait été libéré pendant 18 mois. Les ministères publics et les flics des deux côtés de la frontière semblent soudain considérer la Meuse, ce calme département de Lorraine, comme le « quartier général » des Black Blocks.

Bien que ce soient leurs projets délirants qui constituent une menace contre l’humanité et la nature, c’est notre humble résistance qui est présentée comme terroriste et qu’ils tentent de saper par tous les moyens. Que ce soit à Notre-Dame-des-Landes, à Bure, à Hambacher Forst ou à Kolbsheim, la terreur est et reste le moyen des puissants. Ils exercent leur pouvoir par la violence, la propagande et la peur. Leur système repose sur l’exclusion, la stigmatisation, la censure et la prison.

La génération de la résistance

Nous sommes la génération à laquelle il a été inculqué que les frontières ouvertes, les relations internationales et la solidarité, indépendemment de l’origine ou de la classe sociale, sont des valeurs positives. En revanche, dans les sociétés capitalistes, la solidarité ne constitue qu’un prétexte à l’extension du marché. « Liberté pour les marchandises, mais pas pour les humains », c’est le credo indéniable que ces gouvernements ambigus diffusent.

Si notre idée de progrès est celle d’une société ouverte, la vision court-termiste du capital, elle, ne mène qu’à la destruction des ressources vitales et à l’anéantissement des opportunités des générations futures. À présent ils nous reprochent d’être des criminels internationaux. Ce sont pourtant eux qui s’abritent derrière le prétendu État de droit, pour le tordre et réprimer férocement les dissidents jusqu’au-delà de leurs frontières.

Liberté pour Loic !

L’instance suprême de Paris décidera dans quelques jours de son extradition ou non vers l’Allemagne. Si le mandat d’arrêt européen est éxécuté, il sera probablement placé en détention provisoire pendant plusieurs mois.

Au vu du déroulement des premiers procès à Hambourg, caractérisés par des jugements disproportionnés, une lenteur inhabituelle des procédures et une propagande active de l’État, il est à craindre que le cas de notre ami ne soit utilisé par les autorités essuyer l’affront de leur fiasco politique au G20 et pour satisfaire leur besoin de revanche.

Bien que l’État francais ait tenté depuis des années maintenant de briser l’insubordination de Loïc, ce dernier n’a jamais abandonné ses idéaux pour un monde plus libre et plus juste. Nous sommes convaincus qu’en Allemagne non plus, ni les tribunaux, ni les flics, ni le système carcéral ne seront assez forts pour rompre ses convictions. Loïc fait partie de ceux et celles qui font de la résistance au capitalisme une fête internationale. C’est maintenant à nous tou.te.s de lui apporter un soutien retentissant.

Ces dernières années, il a lutté à nos côtés contre cette société délirante avec génie et folie. Nous allons donc tout faire pour que ses pensées, son art et sa résistance soient d’autant plus visibles à l’heure où les États le privent de liberté.

Nous appelons à une large solidarité avec Loic et tou.te.s les prisonnier.e.s. Nous allons montrer notre colére aux autorités répressives responsables de son incarcération. Nous ne ferons pas de compromis nous ne leur laisserons pas l’ombre d’un espoir de nous atomiser.

Seul.e.s quelques un.e.s sont enfermé.e.s, mais nous somme tou.te.s visé.e.s !

Brisons tous les murs !

Liberté pour Loïc !

À bas le monde des puissants !

Notre solidarité est une arme !

Rendez-vous le 25 septembre à Paris pour manifester notre soutien et amitié à Loïc !

Les textes de Loïc

Angers : l’ouest toujours antifasciste

Publié le 2018-09-24 08:56:04

Autour de 14H, plus de 500 manifestants s’élancent à un rythme tranquille dans le centre-ville, en chantant des slogans. Le défilé semble bien reçu par les angevins : un commerçant aide un jeune à coller un autocollant antifasciste en hauteur. Plus tard, les participants à une cérémonie de mariage salueront cordialement le défilé. Quelques passants se joignent au cortège. Dès le début du parcours, une banque est déménagée dans une ambiance relativement calme, mais inattendue et inhabituelle pour la ville. La manifestation peine à garder le rythme. Des tags fleurissent sur les murs. Le défilé continue, en déviant parfois sa trajectoire à cause des forces de l’ordre. Quelques vitrines de banques sont esquintées à nouveau.

Peu après, les organisateurs appellent à la dissolution du cortège devant l’hôtel de ville. Un parcours qui semble trop court pour environ 200 manifestants qui continuent en direction du local fasciste, après avoir construit des ébauches de barricades. La présence policière se fait alors plus visible. Arrivé dans la rue de « L’Alvarium », le cortège est bloqué par une imposante ligne de gendarmes, mais recule sans heurts. Plus tard, des véhicules de police reçoivent des projectiles. Alors que la plupart des manifestants sont dispersés, quelques banques sont à nouveau prises pour cibles. De la fumée s’échappe d’une vitrine. La police mène alors une chasse à l’homme dans le centre-ville, et 7 personnes sont arrêtées.

Des confrontations auraient eu lieu en parallèle. Un journaliste évoque le passage à tabac d’une personne reconnue comme « antifa » par un groupe d’extrême droite, en terrasse d’un bar. Par ailleurs, la soirée festive qui devait conclure la journée est malheureusement annulée.

La même après-midi, plus de 2000 personnes manifestaient à Nantes pour un accueil inconditionnel des exilés, et contre les expulsions. Un défilé massif, quelques jours après l’évacuation du square Daviais par les forces de l’ordre. La mobilisation dynamique à Angers et le défilé populaire à Nantes démontrent qu’il n’y a pas de place pour les pratiques d’extrême droite dans l’ouest. La vigilance et le combat continuent.

Valence (26000) feux d’artifices pour les prisonniers tirés à côté du centre pénitentiaire

Publié le 2018-09-24 20:18:04

d’après plusieurs sources d’information

‘Dans la nuit de vendredi à samedi, vers minuit, un feu d’artifice a été déclenché au pied d’un mirador côté maison centrale. Un incendie s’est déclaré de chaque côté de la route qui longe la prison. Pompiers et Gendarmes ont dû intervenir afin de circonscrire l’incendie.

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Un jeune queer grec tué par des commerçants à Athènes vendredi 21

Publié le 2018-09-25 08:59:04

Informations sur la situation à Athènes



Dans la journée d’hier (le 21/09), Zak Kostopoulos, un jeune queer d’environ 30 ans, connu à Athènes comme militant et performeur drag a été tué par deux commerçants alors qu’il était entré dans une bijouterie pour essayer de voler. Comme le mentionnent les différents tracts camarades, il n’était pas armé et n’a menacé personne. Les deux bijoutiers l’ont séquestré à l’intérieur de la boutique et il a cassé la fenêtre pour tenter de s’évader. La presse bourgeoise indique qu’il est mort à ce moment-là et a coupé le son d’une vidéo dans laquelle on voit cependant très clairement qu’il a été roué de coups et tabassé à morts par les deux hommes.
Aujourd’hui (le 22/09) à 19h, une assemblée a eu lieu à Polytechniou dans un squat anarchiste trans-féministe pour décider du trajet de la manifestation et des actions à envisager dans la soirée. La manifestation est partie à 20h en direction du commissariat et de la bijouterie.
Sur son mur Facebook sont postés de nombreux messages de tristesse, de solidarité et des communiqués qui demandent à rétablir la vérité sur le contexte de sa mort.

Marseille : Plutôt prendre qu’attendre

Publié le 2018-09-25 09:00:04

France Bleu / lundi 24 septembre 2018

Dans la nuit de dimanche à lundi l’école primaire de La Viste (15è arrondissement) a été saccagée à Marseille. 350 élèves ont été privés d’école. Les parents réclament une sécurisation des lieux.

C’est à un spectacle affligeant et désolant qu’ont assisté les enseignants et les parents d’élèves de l’école primaire de La Viste dans les quartiers nord de Marseille ce lundi matin. Le bureau du directeur a été vandalisé, les tableaux ont été souillés d’inscriptions à la fois menaçantes et insultantes, une salle informatique a été cambriolée malgré une porte blindée, douze ordinateurs auraient été volés.

[…] « C’est à se demander si nos enfants ont droit à la même éducation que dans d’autres secteurs de la ville, 350 enfants privés d’école, des parents qui ne peuvent pas aller travailler, et des élèves qui vont encore avoir à la bouche l’insécurité qui règne dans leur quartier » poursuit Sébastien.

D’après Myriam, maman d’une petite fille de 7 ans, déléguée des parents d’élèves, les cambrioleurs sont passés par des fenêtres qui ne ferment pas : « ils savaient ce qu’ils faisaient, ils ont ciblé les classes avec les ordinateurs, ils ont détruit les portes blindés, ce sont des professionnels qui ont fait ça, c’est le ras-le-bol ! »

Outre les dégradations et les vols les auteurs s’en sont donnés à coeur joie en inscrivant sur les murs et sur les tableaux des messages très clairs : « l’état ne donne rien alors on prend » peut-on lire sur le tableau noir d’une classe.

Dans un tweet la sénatrice socialiste des quartiers nord Samia Ghali rappelle qu’elle avait demandé la mise sous vidéo-surveillance des écoles à Marseille et dénonce une mise en place trop longue. […]

Et sur 20Minutes on lit que « On dénombre dans cette école 10 intrusions depuis 2014 », énumère Danièle Casanova, adjointe au maire LR en charge des écoles. »

 

 

 

Vernierfontaine (Doubs) : Une centaine de cerfs gagne la liberté (MAJ du 21/02/19)

Publié le 2018-09-25 09:01:05

L’Est Républicain / lundi 24 septembre 2018

[…] Ce dimanche en fin d’après-midi, c’est un agriculteur qui a donné l’alerte. Le grillage de l’élevage de cerfs de Vernierfontaine (Doubs), à côté d’Étalans, a été découpé par une main malveillante.
« Je suis allé sur place, il en restait quelques dizaines dans le parc, mais entre 100 et 120 cerfs ont disparu dans la nature. Il y en a partout. On a essayé d’en ramener, mais c’était compliqué », raconte le maire du village, Jean-Louis Truche. Les cerfs, les biches et les faons libérés n’ont pas demandé leurs restes et ont regagné la forêt voisine.

Pour l’élu, aucun doute possible : « On a vu l’ouverture dans le grillage, c’est volontaire. C’est du vandalisme. Ça a été découpé d’un poteau à l’autre. » La gendarmerie et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCSF) ont été saisis de l’affaire. La Dir-Est a également été prévenue. […] L’élevage de cerfs de Vernierfontaine appartient à un propriétaire de Belfort, qui les destine à la boucherie.

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Mise à jour du 21 février : Une fois que t’as goûté à la liberté…

L’Est Républicain / jeudi 21 février 2019

L’histoire avait fait le tour des médias français. Le 24 septembre dernier à Vernierfontaine (Doubs), près de 120 cerfs d’élevage s’évadaient de leur enclos, suite à la dégradation volontaire d’un pan de grillage.
Peu commun, l’événement avait nécessité une large mobilisation de la préfecture, de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), des services vétérinaires et des associations de chasse locales. Les craintes étaient triples : les risques accrus d’accident de la route, les conséquences sur les cultures voisines et, plus largement, l’impact sur l’écosystème local [??? vous parlez de la faune de bagnoles ou de la flore de pylônes électriques? ; NdAtt.] .

Les efforts de cette cellule de crise avaient permis, avec l’aide du propriétaire du parc, de capturer la grande majorité des fuyards. Lors d’une importante battue, 75 bêtes avaient été récupérées. D’autres étaient revenues d’elles-mêmes dans l’enceinte du parc. Mais cinq mois après l’évasion, une quinzaine de bêtes goûtent encore à la « vraie » liberté.
Notre correspondant de presse, François Vuillemin, a eu la chance de croiser leur chemin [on se doute que le plaisir de la rencontre n’a pas été réciproque; NdAtt.] ce mardi vers 17 h 45, dans un champ situé à deux kilomètres à vol d’oiseau de leur ancien enclos. En toute quiétude, la harde profitait des vertus antiseptiques d’un épandage de chaux éteinte.
Rien d’étonnant selon Richard Goutaudier, de l’ONCSF, qui souligne « la capacité à s’adapter au milieu naturel » et « l’instinct grégaire » de ces animaux, pourtant nés en captivité. Il n’est pas impossible qu’une poignée de cervidés sauvages se soient joints aux évadés.
L’enquête de gendarmerie, elle, se poursuit : l’identité de la personne ayant sectionné le grillage reste à découvrir. « Je n’ai pas de nouvelle », commente le propriétaire du parc, « ça a quand même mobilisé toute l’administration. J’espère qu’ils retrouveront celui ou celle qui a fait. C’est un mauvais souvenir pour nous et surtout, on a peur que ça recommence. On est d’ailleurs en train de penser à un système de surveillance, voire de caméras. »

Col de Montgenèvre (Hautes-Alpes) : Échauffourées avec les gendarmes, saccage du terrain de golf et du télésiège [MAJ du 26/09]

Publié le 2018-09-25 09:02:04

Levée du camp à Mézélet ce matin vers 10h. Nous sommes parti.es en caravane d’une cinquantaine de voitures en direction de Clavière. Petit blocage d’autoroute pour cause de pneu crevé, petite AG à l’arrivée. Et direction le club de golf privé entre Clavière et Montgenèvre. Au programme : football-golf-rugby-tags et chicanes sur la pelouse si verte du terrain de golf, et jeu de ping-pong lacrymo-cailloux avec les flics français sur la frontière. Tout le monde est rentré tranquillement au campement. Ce soir on enchaîne par un concert.

Santiago (Chili) : Revendication d’attaque incendiaire contre un vivarium de l’université UMCE en juillet 2018

Publié le 2018-09-26 07:43:04

ContraMadriz / jeudi 6 septembre 2018

Nous revendiquons l’attaque incendiaire contre le vivarium de la UMCE.
Suite à cela il y a quelques points que nous tenons à clarifier :

1. Cette action a visé la destruction et neutralisation d’un bâtiment utilisé pour torturer, maltraiter et faire des expériences sur des animaux. Un lieu qui à plusieurs reprises a été visé par des groupes qui en ont extrait les animaux qui y étaient enfermés. Mais malgré ces actions le bâtiment a été de nouveau rempli d’animaux, encore et encore.
Il y a quelques semaines lorsque nous avons lu le communiqué des compagnon-ne-s qui ont sorti des souris et grenouilles de ce vivarium, nous avons compris qu’il était temps que l’action directe et le feu ferment cet endroit.

2. Nous sommes des individualités externes au mouvement étudiant. Nous ne cherchons pas à terroriser les personnes qui se mobilisent sur le campus. L’action a été planifiée en prenant toutes les mesures pour préserver la sécurité de ceux/celles qui vivent sur le campus et éviter de blesser physiquement quelqu’un.

3. Nous appelons à se positionner et remettre en question la tolérance et la complicité qui a eu lieu face à la torture d’animaux dans cette université, autant avant que pendant les mobilisations étudiantes, et le silence et la fausse critique de ceux/celles qui sont resté-e-s passifs face à l’enfermement et l’expérimentation sur des animaux, permettant qu’ils se développent sans aucun problème. Que ce soit clair que le silence et la passivité nous rendent complices de la torture !

4. Nous assumons l’action directe comme une façon active de se confronter à la domination, à la normalité passive complice de la torture, sous toutes ses formes. Nous ne pouvons pas rester apathiques face à l’exploitation animale. Nous ne voulons pas des cages plus grandes ou des conditions « plus éthiques » pour la torture, nous voulons détruire toutes les cages et toute forme d’exploitation.

Sans aucun doute demain d’autres laboratoires seront victimes de notre feu !
La volonté pour la libération animale est indéfectible !

Fléau incendiaire.

 

Offenbach, Allemagne. Voitures de police incendiées contre la répression et et en solidarité à la résistance d’Hambach

Publié le 2018-09-26 21:37:05

Oui, c’est une attaque contre la police. C’est une attaque contre le pouvoir de l’État que représente la police. C’est une attaque contre un pouvoir autoritaire qui, pour beaucoup de gens, signifie l’humiliation quotidienne, la violence et l’exclusion.

A Offenbach, beaucoup de gens détestent la police. La nuit du 13 au 14 septembre 2018 nous avons mis le feu à des voitures de police sur le parking de la gare principale d’Offenbach.

La lettre de revendication a également été envoyée aux médias:

La meilleure façon d’expliquer ce que nous faisons est que tout le monde puisse comprendre l’image des voitures de police en feu.

Marcher le long du Main, une voiture de police passe lentement. Ça s’arrête Deux policiers descendent.« Les documents! Si vous ne les avez pas, ils vous emmèneront avec eux. Si vous demandez pourquoi vous avez été contrôlé, ils vous emmènent avec eux. Si vous demandez pourquoi tout cela se produit et que vous ressentirez une sensation  de levier articulé habituel. Menottes. Au poste de police, vous êtes totalement à leur merci sans que personne ne sache rien … Ensuite, vous recevez la notification du procureur dans la boîte aux lettres:
Résistance à un fonctionnaire. Durée maximale de détention: 3 ans! Parce que et ce que vous devriez faire, vous ne le savez pas encore.

Vous organisez une fête – ils entrent en force, attaquent les gens et pulvérisent du gaz poivré.

Vous allez à la ville – ils vous contrôlent, vous intimident en public, ils vous insultent, ils vous arrêtent.

Il n’y a pas besoin de chercher loin à Offenbach pour trouver un grand nombre de personnes qui peuvent vous raconter ces histoires.

La violence policière n’est pas l’action d’une petite minorité qui est en dehors des lignes. C’est le résultat d’un système délibéré fondé sur le monopole étatique de la violence, qui garantit sa sécurité et celle de ses biens.

Nous nous attendons à ce que les mêmes têtes hurlantes soient toujours excitées par cette attaque, avec un malentendu, en secouant la tête avec incrédulité face à cette action. Par contre, nous trouvons incroyablement une entreprise silencieuse. Une société qui exploite, criminalise, réprime et exclut, simplement pour maintenir son statut, son propre petit privilège. Le silence conduit à de grands progrès vers un État policier.

Il y a environ un an, ce sont les policiers qui ont mis hors ligne la plateforme internet linksunten.inydmedia.org. Avec des inventions juridiques complètement absurdes, un grand projet de reportage indépendant à long terme a été détruit et avec lui la possibilité d’exprimer librement ses opinions.

Les autorités ont déjà compris que le nouveau domaine de l’oppression sociale se trouve sur Internet. Dans ce cas, les informations désagréables doivent être vérifiées et interdites. Ici, l’accès au contenu non conforme doit être rendu aussi difficile que possible. Pour beaucoup, la bataille pour la conscience de tous ceux qui sont obsédés par les smartphones est peut-être perdue depuis longtemps. Pour la police, ce n’est que le début.

C’est la police qui a arrêté quatre personnes à Offenbach et à Francfort à la fin du mois de juin parce qu’elles participeraient à des manifestations contre le sommet du G20 à Hambourg en 2017.

Les policiers ont tué Oury Jalloh. Ce sont les policiers qui ont tué Halim Dener. Ce sont les policiers qui ont tué Christy Schwundeck.

Il y a des policiers qui envahissent la forêt d’Hambach près de Cologne. Ici, ils criminalisent la protestation légitime contre la plus grande mine de lignite à ciel ouvert en Europe, dont ne profite que le géant de l’énergie RWE. Les policiers blessent des personnes, détruisent l’environnement et expulsent de force les maisons des gens.

Il y a des policiers qui influent de plus en plus sur le paysage médiatique. Ils s’efforcent de contrôler le récit en envoyant des messages douteux et faux par le biais des médias sociaux, qui sont immédiatement diffusés sans problèmes par les médias traditionnels.

Il y a des policiers qui arrêtent des personnes pour les expulser, les conduisant souvent à la torture et à la mort en prison.

Les nouvelles lois sur la police seront des policiers,qui vous a enchaîné,
qui me retient parce qu’ils soupçonnent qu’un jour je pourrais violer une loi,
qui contrôlent et manipulent nos communications téléphoniques et électroniques sans ordonnance du tribunal,cela vous interdira de me contacter.

Nous n’attendrons pas que d’autres personnes soient arrêtées, déportées ou traumatisées par le profilage racial quotidien.

Salutations aux compagnons dans la forêt de Hambach et dans les prisons! Accrochez-vous!

Combattez la loi et l’ordre!

La liberté est née comme un mouvement de combat!

source: Roundrobin. info

Corbeil-Essonnes, France : Contre l’Etat et sa « reconquête républicaine » – 24 septembre 2018

Publié le 2018-09-27 07:37:03

Dans la soirée de lundi 24 septembre 2018 à Corbeil-Essonnes, la mairie annexe, située au beau milieu du quartier des Tarterêts, a été détruite par un incendie. La presse nous dit que l’origine intentionnelle « ne laisse pas de place au doute : des jeunes ont été vus en train de sortir du bâtiment juste avant que le feu ne se déclare ». Pour le moment, « l’annexe de la mairie est fermée pour une période indéterminée ».

Il y a une semaine jour pour jour, l’Etat inaugurait en grande pompe, devant ce même bâtiment institutionnel, son nouveau plan national sécurité des quartiers, baptisé « Reconquête républicaine ». 30 nouveaux flics viendront en renfort pour (tenter de) rétablir l’ordre dans le secteur.

Situé juste à côté de la mairie annexe, la médiathèque avait été incendiée le 6 octobre 2014: elle est toujours fermée depuis.

Col de Montgenèvre, France : Week-end contre les riches, les frontières et leurs gardiens – 22 et 23 septembre 2018

Publié le 2018-09-27 07:38:04

Levée du camp à Mézélet ce matin vers 10h. Nous sommes parti.es en caravane d’une cinquantaine de voitures en direction de Clavière. Petit blocage d’autoroute pour cause de pneu crevé, petite AG à l’arrivée. Et direction le club de golf privé entre Clavière et Montgenèvre. Au programme : football-golf-rugby-tags et chicanes sur la pelouse si verte du terrain de golf, et jeu de ping-pong lacrymo-cailloux avec les flics français sur la frontière. Tout le monde est rentré tranquillement au campement. Ce soir on enchaîne par un concert.

[extrait du fil d’infos de la journée de samedi 22 septembre, via mars-infos]

Plaisir, France : Quadruple évasion du centre de rétention – 25 septembre 2018

Publié le 2018-09-27 07:40:02

On apprend par Le Parisien que « quatre étrangers en situation irrégulière, âgés de 24 à 33 ans, se sont évadés, dans la nuit de lundi à mardi [25 septembre], du centre de rétention administrative de Plaisir [Yvelines], où ils avaient été placés.

Vers 21 heures, un policier a vu grâce aux caméras de surveillance, une silhouette se faufiler par la porte arrière du bâtiment, mal fermée. Les fuyards sont ensuite passés à travers les fils de fer barbelés avant de prendre la poudre d’escampette

Forêt d’Hambach, Allemagne : Deux anarchistes arrêtées et placées en détention provisoire lors de l’expulsion – 16 septembre 2018

Publié le 2018-09-27 07:41:03

Voici un récapitulatif rapide de l’ABC de Rhénanie sur la répression en cours dans la forêt de Hambach, où une vaste opération d’expulsion a été lancée depuis le 28 août dernier.

Forêt de Hambach : Deux anarchistes expulsées de la forêt en détention provisoire

Cologne, 19 septembre 2018

Depuis deux semaines, l’entreprise RWE, épaulée par un énorme dispositif policier de Rhénanie-du Nord et de Westphalie et d’autres Länder, expulse les occupant.e.s de la forêt d’Hambach. Depuis dimanche 16 septembre, deux autres personnes sont en détention provisoire. En tout, cinq militant-e-s sont incarcéré-e-s en préventive.

La police a arrêté les deux anarchistes « Winter » et « Jazzy » ce samedi. Ils ne sont pas officiellement connus par les flics. On dit qu’elles se seraient mutuellement attachées avec une chaîne dans leurs cabanes situées dans la partie nord du campement. Ainsi, du point de vue du procureur d’Aachen et la juge d’instruction de Düren, toutes deux auraient commis « des actes de résistance particulièrement graves à l’encontre des agents de la force publique » (§113 Abs. 2 StGB). […]

Le placement en détention sur la base de ces allégations n’est possible que depuis la fin mai 2017 et la modification de la loi du code pénal, où la peine pour « résistance à agents » a été portée à 6 mois de prison. De plus, cela fait référence à un arrêté du tribunal régional supérieur de Stuttgart adopté dans le cadre du « Stuttgart 21 Protest », de considérer que le simple fait de s’enchaîner « en prévision d’une intervention imminente de la police » constituait « un acte de résistance à agents ». Ces deux modifications sont des restrictions du droit pénal, utilisées principalement contre les militant.e.s de gauche.

Les deux personnes accusées se sont vues empêcher de communiquer avec leurs avocats respectifs pendant plus de trois jours, y compris lors de leur comparution devant le juge d’instruction. Jazzy a dit qu’elle avait toujours demandé un avocat et insisté sur son droit à faire appel à lui. Dans son discours, Winter a affirmé qu’elle n’avait donné aucune information sur son identité en garde à vue. « Vous ne comprendrez jamais ce que c’est que de vivre avec des personnes qui n’en ont rien à faire de savoir comment on s’appelle ». 

L’ABC, dans son rôle de soutien aux prisonnier.e.s, conseille également: « personne ne doit participer à ses propres poursuites. L’article §136 nous protège entre autre face à ce danger, qui est un droit élémentaire de ne donner aucune information sur notre identité en GAV, même si celui-ci est régulièrement bafoué ou oublié par les tribunaux. Nous demandons à toutes les personnes proches des détenu.e.s d’accepter et de soutenir la volonté de Winter.

Plus d’informations sur les prisonnier.e.s de la forêt de Hambach sur: abcrhineland.blackblogs.org

[Traduit de l’allemand de contrainfo]

 

Ni oubli ni pardon pour Zak

Publié le 2018-09-27 07:43:05

Zak Kostopoulos, aka Zakie Oh, est assassiné par lynchage le vendredi 21 septembre en pleine journée et en plein centre-ville d’Athènes. Chroniques à chaud des premiers jours.



Le vendredi 21 septembre tourne l’information d’une mort en pleine journée et en plein centre-ville d’Athènes. La nouvelle tourne très vite : « un cambrioleur meurt pendant le cambriolage ». Une mort accidentelle. Pas question d’assassinat et pas question d’assassin. Les faits ont été filmés et diffusés sur youtube et les chaînes télé peu après. Les vidéos nous permettent de voir cette mort se dérouler en boucle devant nos yeux. Une personne est morte par lynchage. C’est violent.

On essaye de nous faire croire que l’homme était armé et agressif, qu’il est mort à cause d’une vitre qu’il a cassé lui-même, que les personnes qui l’ont agressé défendaient leur gagne-pain. Mais on n’est pas dupes.

Si l’on prend le temps de visualiser ces séquences violentes, on distingue un homme à l’intérieur d’une bijouterie. Cet homme tient à peine debout. On nous confirme assez rapidement qu’il s’agit d’une personne dépendante aux opiacés et sous leur effet à ce moment-là. On comprend aussi qu’il est enfermé et essaye de s’échapper à l’aide d’un extincteur qu’elle n’arrive même pas à porter, et encore moins à s’en servir pour casser la vitre. Il est faible. Il se déplace vers un autre endroit en bas de la vitrine, et là deux hommes cassent la vitre à coups de pied et continuent alors que l’homme est accroupi par terre. Celà fait que ces coups étaient portés à tout son corps, tête y comprise. Un des deux agresseurs, que l’on apprend être le propriétaire du commerce, lui donne un coup de pied sur la tempe de sorte que la tête s’éclate sur le trottoire. Quelques passants en profitent pour donner des coups aussi.

Sur la deuxième vidéo, on voit que l’homme se relève et réussi à s’enfuir. On nous dit qu’il a un bout de vitre à la main. Il n’attaque personne, ses agresseurs non plus. Il est en panique. Il essaye de quitter les lieux en se prenant dans les chaises et les tables du bistrot d’en face. La police est sur place. Un coup de matraque dans le dos pour le "maîtriser". Il reçoit encore un coup dans le dos par un passant. La police souhaite le menotter. Les ambulanciers l’attachent sur la civière. On apprend qu’il meurt sur le chemin pour l’hôpital.

Pendant que les médias racontent des bobards et essayent de nous faire voir autre chose dans ces vidéos de bonne qualité, l’identité de la victime commence à se dévoiler, d’abord sur les réseaux sociaux. Il s’agit de Zak Kostopoulos. Une « salope Drag Queen séropositive », comme il se présentait, un activiste LGBTQI largement apprécié par des personnes d’horizons différents. Zak avait toujours assumé haut et fort son identité et militait contre la marginalisation des personnes LGBTQI et contre l’exclusion sociale des dépendant.e.s aux opiacés.

Sur les réseaux sociaux ça ne s’arrête pas : de plus en plus de messages d’adieux, de mots d’amour, des envies de justice pour Zak. De collectifs ou individus LGBTQI, des groupes politiques, de personnes proches, moins proches ou simplement outrées, des journalistes de gauche ou libéraux. Même un lieutenant de police, chargé du Département contre les violences racistes s’est pressé à exprimer ses condoléances et demander que justice soit faite ! Ainsi le « cambrioleur prétentieux » est devenu le « cambrioleur malheureux ».

Des actions ont lieu dans de nombreuses villes en Grèce. À Athènes, où Zak a été assassiné, une manif spontanée de 400 personnes s’est dirigée, samedi 22 le soir, vers la bijouterie en question. L’entrée de l’étude de l’avocat de l’agresseur est taguée, tout comme le trottoir devant la bijouterie où l’on peut lire "assassin".

Comme d’habitude, il y en a qui doivent se défendre. D’abord les assassins de Zak mais avec eux toute une société toxicophobe, homophobe, transophobe, raciste et tout ce contre quoi on lutte.

L’un des deux agresseurs principaux, le monsieur au t-shirt rose propriétaire de la bijouterie, est arrêté et accusé pour lésion corporelle grave (délit) et lésion corporelle mortelle (crime). Il n’est pas question d’homicide. Son avocat soutient que son client aurait empêché, à l’aide des passants, le cambrioleur de sortir de la bijouterie en attendant la police qu’il avait appelé auparavant. Il explique que Zak ne serait pas mort des coups mais il se serait blessé des bris de vitre en essayant de s’enfuir (puisqu’on le voit sortir vivant d’entre les pieds de ses agresseurs).

Des émissions télé lancent des sondages en demandant au public de se positionner : les agresseurs ont-ils bien réagi ? On se croit dans Black Mirror.

Lundi 24, l’autopsie tant attendue précise que la cause du décès ne peut pas être précisée. En tout cas pas pour le moment. Selon les médecins légistes, le corps de Zak porte des lésions mais elles ne justifient pas en elles seules le décès. Ils procèdent à une autopsie toxicologique et à des prélèvement de tissus. Il y en a qui mentionnent un oedème crânien d’origine inconnue. Dans tous les cas, les médecins légistes ont besoin de temps supplémentaire pour définir la cause du décès (et nous annoncer probablement que Zak consommait des opiacés !).

L’agresseur propriétaire de la bijouterie devait passer devant le juge d’instruction le mardi 25 au matin, mais cela a été repoussé pour le lendemain. Le deuxième agresseur, recherché depuis vendredi, s’est rendu à la police, avoue les faits et soutient avoir participé à empêcher Zak de sortir de la bijouterie parce qu’il aurait vu qu’il était armé d’un couteau.

On tournait autour du pot ces derniers jours mais le mot « autodéfense » est enfin entendu ! Ou plutôt lu sur des tracts éparpillés devant la bijouterie par un groupuscule d’extrême-droite : « L’autodéfense n’est pas un crime. C’est un instinct ».

Tout va très vite ces jours.

On sait que la Justice n’est pas justice. Que des citoyens « honnêtes » se réjouissent que Mr Tout-le-monde a pu défendre son gagne-pain et tuer le « vrai criminel ».

On sait, on sait.
On s’organise.
Les actions ne sont pas prêtes de s’arrêter.

"Les assassins de Zak ne sont pas que deux
C’est toute la petite bourgeoisie grecque hétéronormée"


La première vidéo de l’agression est ici. Mais comme on nous demande de nous connecter pour prouver notre âge, elle est disponible aussi sur cette page.

La deuxième est disponible ici.



Bure : récit de l'opération policière de ce jour à la gare

Publié le 2018-09-28 07:16:04

Aujourd’hui, jeudi 27 septembre, une opération policière a eu lieu à l’ancienne gare de Luméville, lieu collectif proche de Bure. Voici le récit des événements.



  • Courte vidéo du déploiement policier

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  • 2 nouvelles personnes en garde à vue

    Les gendarmes mobiles sont revenus encercler la gare peu avant 18h pour interpeller 2 personnes ciblées suite aux événements de ce matin.
    Pour le moment le bilan de la journée est donc à 3 GAV.

Un tracteur est arrivé dans le champ de Vigipatate vers 8h-8h15 environ.
Il était accompagné de 4 personnes ressemblant fortement à des vigiles de l’Andra, qui avaient des caméras.

Un bref échange a juste permis de savoir qu’ils étaient là "au cas où".

Les copaines sont arrivé.es de plus en plus nombreuses, interrompant le travail du tracteur, le ton est un peu monté, et s’en est suivi l’arrivée d’une dizaine de gendarmes vers 9h30, dont des enquêteurs de la police scientifique et des gendarmes cinéastes.

Un long face à face a commencé, les gendarmes se sont déployés autour du terrain de la gare, le tracteur a repris son travail accompagné d’un 4x4.

Puis les gendarmes se sont de nouveau regroupés dans le champ VigiPatate, laissant juste un gendarme en face de l’entrée de la gare.

Vers 11h30, une vingtaine de gendarmes mobiles supplémentaire est arrivée en face de l’entrée, ils sont sortis des camions en tenue anti-émeute, et ont commencé à avancer sur le chemin de la gare sans faire aucune sommation, ni donner aucune raison.

Après de nombreuses questions afin de savoir pourquoi ils rentraient, il a été répondu qu’ils enquêtaient pour une flagrance de jet de pierre. Ils ont continué à avancer et à se déployer jusqu’à la gare. Certaines personnes se sont enfermées dans le bâtiment, d’autres ont reculé jusqu’au bout du terrain. D’autres gendarmes sont arrivés et toutes les personnes se sont retrouvées cernées, à part celles dans la gare qui ont pu sortir et se réfugier en hauteur (toit, éolienne).

Une personne sur le terrain a été de suite interpellée et placée en GAV (garde à vue) sans que personne ne comprenne bien pourquoi. D’autres ont été interpellées, menottées, interrogées puis relâchées sans forcément avoir eu à donner leurs identités.

Au bout d’un moment, ils ont relâché tout le monde, y compris des personnes dont l’identité n’était pas encore vérifiée et qu’ils menaçaient juste avant d’emmener à Void-Vacon.

Un peu plus tard, on a vu passer le tracteur suivi d’un fourgon de gendarmerie dans lequel se trouvait Emmanuel Hans, se dirigeant vers Luméville.

Plusieurs gendarmes étaient armés de manière disproportionnée comme d’habitude, avec notament des fusils automatiques.

Un grand merci aux personnes qui sont arrivées en soutien juste après.

Nancy, France : Après Rennes, Google s’implante en plein centre-ville

Publié le 2018-09-28 11:12:04

Google se paye 200 m² de locaux publicitaires en plein centre de Nancy

Dans le cadre de la « 6e Académie Digitale de Nancy Numérique » (on ne rigole pas !) qui se tenait au LORIA (le laboratoire d’informatique de la fac de sciences de Nancy) ce jeudi 20 septembre, deux VRP de Google France sont venu.es dévoiler à toute une brochette de fièr.es représentant.es de la Start-up Nation le dernier projet — encore « confidentiel » — de leur plan de conquête du monde : l’Atelier Numérique Google de Nancy.

Deuxième Atelier Numérique Google à ouvrir en France — et dans le monde, s’il vous plaît ! — après celui de Rennes en juin dernier [1], il s’agira d’un lieu de 200 m² situé dans le centre-ville de Nancy, animé par 7 coaches Google, et regroupant salles de conférence, espaces pour ateliers de formation ou pour coaching personnalisé, ainsi qu’un « espace innovation » où seront exposés les derniers gadgets hi-tech de l’hydre de Mountain View (façon casques de réalité virtuelle et autres babioles du même acabit). Ouverture prévue entre fin 2018 et début 2019.

Mais ne vous inquiétez pas, braves gen.tes ! Ceci n’est en rien une tentative de Google de s’octroyer 200 m² d’espace publicitaire et de galerie produits en plein Nancy, bien au contraire ! C’est tout du moins ce qu’ont tenté de faire croire Natacha Rougeault (qui se définit elle-même comme « évangéliste Google » sur son compte Twitter [2]) et Marc Vincent, les deux commerciaux de Google France venu.es vendre leur soupe aux designers en mal de business de chez Nancy Numérique.

À les entendre, effectivement, on croirait presque que Google n’est rien de moins que le parangon de la philantropie numérique. L’objectif affiché de cet Atelier Numérique est ainsi d’organiser et d’accueillir des « formations gratuites et ouvertes à tous, afin de renforcer les compétences numériques de chacun ». Google souhaite ainsi « faciliter l’accès à l’emploi des étudiants, sensibiliser les familles à un usage sécurisé d’Internet, initier les plus jeunes au code informatique ou encore contribuer au développement en ligne de l’activité commerciale des PME ». Dixit Sundar Pichai lui-même, son PDG [3]. Rien que ça.

Pire encore : la vocation d’un tel Atelier Numérique est soi-disant complètement « agnostique ». Hors de question d’y voir une quelconque opportunité commerciale pour Google de faire du prosélytisme et de la retape pour ses produits, non non non ! Bien au contraire d’ailleurs : il s’agira de travailler en partenariat avec « l’écosystème local », de « co-construire avec l’existant ».

Pas question donc de remplacer ou concurrencer les activités déjà en place, mais plutôt de travailler main dans la main avec les associations, entreprises et collectivités locales pour leur offrir une splendide plateforme flambant neuve — et avec plein de matos estampillé Google à disposition — pour organiser formations, conférences, ou autres journées de job dating [4] en partenariat avec Pôle Emploi. C’est même tellement « agnostique », tellement ouvert, qu’on pourra même y organiser des ateliers de « dé-GAFA-isation » (c’est-à-dire de désintoxication à Google, Apple, Facebook, Amazon et consorts). Vous voyez, iels sont vraiment pas si méchant.es, chez Google !

D’ailleurs, face à la question d’un incrédule qui osait mettre en doute la bonne foi de Google dans cette démarche parfaitement altruiste, Natacha Rougeault a expliqué qu’elle comprenait bien que cela puisse faire débat, car ce n’était vraiment pas courant pour une grande entreprise comme Google que d’avoir ce genre d’engagement, totalement dénué d’intérêt commercial. Mais si Google va dans cette direction, a-t-elle assuré, c’est avant tout pour réduire cette terrible fracture numérique qui laisse tant de victimes sur le carreau [5]. Heureusement donc que Google est là pour évangéliser — ou Googliser — ces mécréant.es, perdu.es dans une jungle numérique si hostile et impénétrable, en les prenant par la main et en les habituant, dès leurs premiers pas, à utiliser les outils Google, tellement conviviaux et rassurants.

Après, bien sûr, a-t-elle poursuivi, Google se lance aussi dans ce projet « pour humaniser la marque, pour recréer du lien avec les gens ». Mais ça serait vraiment leur accorder bien peu de crédit que de penser que Google pourrait avoir un quelconque agenda économique derrière l’idée de mettre gratuitement à disposition des associations, entreprises et collectivités locales un splendide lieu de 200 m² en plein centre-ville, ouvert et accueillant, totalement décoré aux couleurs de Google, équipé de tous les derniers outils et gadgets Google, géré et animé par des coaches Google. N’y voir qu’une vaste opération publicitaire relèverait vraiment du cynisme le plus profond.

Et il serait aussi de la plus pure mauvaise foi que de songer un seul instant qu’en invitant les structures locales à proposer, organiser et animer elles-mêmes ces ateliers de formation, Google serait en train de compter sur le bénévolat — ou sur le travail gratuit, plutôt — de ces associations pour produire le contenu de ses Ateliers Numériques et faire venir plein de monde dans leurs locaux.

À moins que…

Pour en savoir plus sur les impacts de l’implantation de Google à Rennes et sur les résistances locales, consultez la page de No G00gle.

[Publié sur Manif-Est.info, 21.09.2018]

Notes

[1] Le site officiel ici, et l’annonce de l’inauguration .

[2] hxxps://twitter.com/rnatou

[3] https://france.googleblog.com/2018/01/Google-parie-sur-la-France.html

[4] Le « globish », c’est bien, ça permet de rester swag en toute circonstance, même pour désigner des concepts de merde.

[5Dans les milieux autorisés, on parle même d’« illectrisme », mot-valise entre « illettrisme » et « électronique ». Mais faites attention, c’est peut-être contagieux comme maladie.

 

Hotonnes, France : Les abattoirs incendiés – 28 septembre 2018 [Mis-à-jour]

Publié le 2018-09-28 11:13:03

Dans la nuit du 27 au 28 septembre 2018, les flammes ont ravagé vers 01h00 plus de 2000 mètres carrés des abattoirs Gesler, qui sont situés dans le village de Hotonnes, sur la commune du Haut-Valromey dans l’Ain. Et à 8h30, la soixantaine de pompiers en intervention n’avait toujours pas circonscrit les flammes.

L’origine volontaire du feu ne fait aucun doute, puisque la police dit avoir retrouvé six bidons d’accélérant: cinq voire six départs de feu ont été recensés sur un stock de palettes et des véhicules de l’entreprise (notamment plusieurs camions frigorifiques et un tracteur) stationnés en plusieurs endroits du site. Le feu s’est ensuite propagé aux bâtiments. Celui abritant les bêtes vivantes a été épargné. « Tout ce qui est abattoir pur et boucherie n’a pas été impacté. Par contre, la charcuterie est détruite à 100%, l’administratif pareil et, pour tout ce qui est salle de découpe, il y aura de gros gros travaux », a précisé Pierre Favre, un des dirigeants de l’entreprise.

D’après franceinfo, le ou les incendiaire.s se sont introduit.e.s par effraction en sectionnant une partie du grillage qui sécurisait le site.

Plus de 80 personnes qui travaillent dans ces abattoirs, dont plus de la moitié de la surface est désormais entièrement détruite, se retrouvent au chômage technique.

Et l’article du Progrès de conclure:  « Une action des antispécistes n’est pas à exclure ».

Bure, France : Récit du coup de force des gendarmes à la gare – Jeudi 27 septembre 2018

Publié le 2018-09-28 11:13:04

Aujourd’hui, jeudi 27 septembre, une opération policière a eu lieu à l’ancienne gare de Luméville, lieu collectif proche de Bure. Voici le récit des événements.

Mise-à-jour, 20h14: 2 nouvelles personnes en garde à vue

Les gendarmes mobiles sont revenus encercler la gare peu avant 18h pour interpeller 2 personnes ciblées suite aux événements de ce matin.
Pour le moment le bilan de la journée est donc à 3 GAV.

Un tracteur est arrivé dans le champ de Vigipatate vers 8h-8h15 environ.
Il était accompagné de 4 personnes ressemblant fortement à des vigiles de l’Andra, qui avaient des caméras.



Les gendarmes mobiles sont revenus encercler la gare peu avant 18h pour interpeller 2 personnes ciblées suite aux événements de ce matin.
Pour le moment le bilan de la journée est donc à 3 GAV.

Un tracteur est arrivé dans le champ de Vigipatate vers 8h-8h15 environ.
Il était accompagné de 4 personnes ressemblant fortement à des vigiles de l’Andra, qui avaient des caméras.

Bâle, Suisse : L’émeute du 24 juin 2016 en procès du 24 au 30 octobre 2018

Publié le 2018-09-28 11:13:05

Procès de la manif du 24 juin 2016

Le 24 juin 2016 avait eu lieu à Bâle une petite manifestation combative contre le racisme, la répression et la gentrification.

Le long du parcours, divers bâtiments ont été attaqués et des confrontations ont eu lieu avec les flics qui rappliquaient, dont deux d’entre eux auraient été blessés. Quatorze personnes ont été arrêtées le soir-même et des perquisitions ont eu lieu chez ces personnes dans les jours qui ont suivi. Sept personnes ont été relâchées deux jours après l’arrestation, tandis que les sept autres ont été placées en détention provisoire. Ces sept personnes ont passé presque un mois et demi voire deux mois en détention préventive. Cependant, une personne n’ayant pas la nationalité suisse a passé presque six mois en préventive.

En décembre 2017, dix-huit personnes ont été inculpées. A savoir les treize personnes arrêtées le 24 juin 2016 à Bâle et cinq autres personnes. Deux de ces cinq personnes sont accusées en raison du fait que leurs ADN ont été retrouvés sur des objets à proximité du parcours de la manif. Les trois autres à cause de SMS qui étaient stockés sur leurs téléphones confisqués. Une personne, mineure au moment de la manif, avait déjà écopé d’une condamnation avec sursis début 2017.

Toutes ces dix-huit personnes sont accusées d’avoir commis les infractions suivantes:

Multiples dégradations de biens qualifiées (attroupement sur la voie publique et lourdes dégradations, agressions, violation de la paix publique, coups et blessures (avec objet dangereux), de multiples tentatives de coups et blessures (avec objet dangereux) et de multiples tentatives de blessures graves, de multiples troubles sur la voie publique, violences et menaces envers les autorités et les agents, violation du code de la route et infraction à la loi cantonale sur les infractions.

Il en ressort de l’acte d’accusation que le procureur suit la piste qui reproche à l’ensemble des 18 personnes accusées d’avoir commis ensemble ces délits et « en se répartissant les tâches ».

Le procès débute le 24 octobre au tribunal correctionnel de Bâle. Il est prévu qu’il dure cinq jours et le verdict est attendu pour le 30 octobre. Le procès est orchestré par trois juges qui en théorie peuvent imposer des peines allant jusqu’à cinq ans de prison.

Le procès est public et on appelle à remplir les rangées de spectateurs de personnes solidaires. Mais il est possible que le tribunal fasse clore l’audience pour des problèmes de sécurité.

Par ailleurs, il y aura des mobilisations devant le tribunal au premier et dernier jour du procès:

Mercredi 24 octobre tôt le matin.

Mardi 30 octobre l’après-midi.

Les heures précises seront annoncées. Restez attentif-ve-s aux prochaines annonces ! 

[Traduit de l’allemand de Barrikade.info, 25.09.2018]

Lyon, France : Attaque du siège de Bayer AG – 25 septembre 2018

Publié le 2018-09-28 11:14:03

Dans la nuit du 24 au 25 septembre 2018, nous avons détruit une partie des vitrines du siège de Bayer AG, société pharmaceutique domiciliée dans le 9e arrodissement de Lyon.



Dans ce monde trouble ou la frontière entre amitié et inimitié se fait de plus en plus incertaine et changeante, la société marchande a encore la générosité de nous produire quelques méchants réellement méchants. Bayer AG par exemple, société-mère du zyklon B et du gaz moutarde, dont la liste non-exhaustive des horreurs inclue les essais en laboratoire sur des femmes déportées à Auschwitz et l’écoulement de produits sanguins contaminés par le VIH. Dans le top 100 des multinationales les plus polluantes, le monstre Bayer AG fusionne cette année avec la bête horrifiante Monsanto Company. Monsanto Company, société mère de l’agent orange, d’une semence OGM baptisée du doux nom de «terminator» et du glysophate actuellement au cœur de plusieurs milliers de procédures judiciaires pour ses propriétés cancérigènes. Le vent du nord nous a porté l’écho réjouissant d’une attaque bien méritée sur le siège d’une de ces compagnies à Loos. En ce début d’automne, alors qu’ici à Lyon nous nous apprêtons au retour de notre cher Gérard Collomb, nous nous sommes mis.es en tête de faire résonner encore plus fort cette belle action.

Sabotage d’éolienne acte 3 la montagne noire

Publié le 2018-09-28 14:59:03

Sabotage d’éolienne, acte 3
La montagne noire

La stupeur, malicieusement j’imagine, d’une promeneuse ou d’un chasseur qui, aux premières lueurs, découvrira le spectacle d’un pâle mât sans pale. C’est que le sentier de Grande Randonnée n7 passe par ici, pour le plus grand bonheur, aux dires des investisseurs, de cet aliéné si particulier qu’on appelle le touriste. Je ne doute pas qu’en face d’un aérogénérateur, il sorte son Smartphone, sans se soucier de la faune, pour capturer la machine, afin de la partager, merci la 4G, à ses faux amis connectés.

Lesdites machines sont au nombre de trente dans les alentours, réparties en trois centrales de part et d’autre du Roc Peyremaux. Elles se disputent les couloirs aériens, aux dépends d’ingénus volatiles ne valant, économiquement, rien. Nous assistons, en ces contrées, à une faramineuse multiplication de centrales et transformateurs électriques branchés sur des kilomètres d’innervations à haute tension.

Je renvoie, celles et ceux qui me lisent, aux différents livres, brochures et documentaires relatif à la duperie de l’éolienne industrielle pour mieux la comprendre. Pour les sceptiques et/ou sensibles à la connaissance empirique, je leur suggère de se rendre une fois au pied de l’une de ces infernales machines. Allez-y plutôt de nuit, sous une vive lune, lorsque le ciel est gros de turbulences.

J’ai cru entendre, sur les ondes, qu’EDF allait s’offrir ces jours-ci une opération marketing nationale classiquement nommée « portes ouvertes ». Je m’amuse de la fortuite synchronie de cet événement avec mon acte d’effraction  d’un aérogénérateur, fétiche d’EDF en matière d’autopromotion et de mystification.
Autre cocasse coïncidence, quelques jours avant mon méfait incendiaire, l’annuelle fête du vent avait lieu un peu plus au nord, dans les environs de St Affrique, contre un projet de transformateur et d’une centrale éolienne. L’expansion industrielle de l’énergie semble, là-bas, défier l’imagination rassis des plus ambitieux technocrates. Bien que partageant la volonté de me battre contre les aérogénérateurs, je tiens à dire ici mon antipathie pour les politiciens et politiciennes invisibles qui gèrent autoritairement cette lutte. Puisqu’ils et elles parlent volontiers de stratégie, je vais, en peu de mots, exprimer celle que désormais j’adopte.

Je ne crois pas, ou pour être exact, je ne crois plus, à l’organisation d’une force capable de subvertir cette société, ou un quelconque segment de sa matérialité. Je pense qu’on ne peut pragmatiquement rien défendre (qu’on ne me parle pas de NDDL) car notre faiblesse numérique et technique est proportionnelle à la puissance militaire ennemie. Une stratégie plus humble, mais plus lucide, consiste plutôt à s’affranchir de nos postures de réaction, d’obstruction, pour mener l’offensive selon nos propres désirs et temporalités, contre les dominants, leurs rapports sociaux, et leurs machineries. Mal avisés serions-nous de considérer cette faiblesse numérique  et technique comme un défaut provisoire, escomptant s’organiser militairement plus tard. Cette faiblesse nous est constitutive, d’elle doit découler notre force. Mobilité, furtivité et imprévisibilité peuvent alors s’articuler dans cette stratégie que d’autres ont théorisé et pratiqué sous le nom de guérilla. J’insiste, pas plus qu’une autre cette stratégie ne sapera l’édifice social existant, cette guérilla est une guérilla du désespoir. Elle se moque des lendemains qui ne chanteront jamais, elle s’éprouve partout, maintenant, et sans appel.

Je souhaite dissiper toute fascination pour moi ou pour l’incendie que j’ai commis cette nuit. Une action doit avant tout sa réussite à une patiente préparation et à une solide détermination. Dernière chose encore, c’est plein de tristesse que j’ai appris récemment l’arrestation de plusieurs personnes à Lille. Elles sont suspectées d’avoir participé à plusieurs actes de vandalisme anti-spécistes contre des boucheries et restaurants, notamment. Je leur envoie toute ma solidarité. Bravo et courage.

Plaisir (Yvelines) : Quadruple évasion du centre de rétention

Publié le 2018-09-28 16:00:02

Sans Attendre Demain / jeudi 27 septembre 2018

On apprend par Le Parisien que « quatre étrangers en situation irrégulière, âgés de 24 à 33 ans, se sont évadés, dans la nuit de lundi à mardi [25 septembre], du centre de rétention administrative de Plaisir [Yvelines], où ils avaient été placés.Vers 21 heures, un policier a vu grâce aux caméras de surveillance, une silhouette se faufiler par la porte arrière du bâtiment, mal fermée. Les fuyards sont ensuite passés à travers les fils de fer barbelés avant de prendre la poudre d’escampette »

[auf Deutsch]

Angers : L’hostilité contre les fascistes ne s’arrête pas (mais il y a eu des interpellations)

Publié le 2018-09-28 16:01:03

Ouest-France / mercredi 26 septembre 2018

Trois personnes ont été interpellées dans la nuit du mardi 25 septembre au mercredi 26 septembre, aux abords de l’avenue Pasteur, à Angers. Vers 3 h du matin, ils se sont rendus devant le bar associatif d’extrême-droite. Selon les policiers, l’un d’eux avait sur lui une bombe de peinture et un feutre dont il s’est servi pour taguer le mur de l’Alvarium, qui s’est installé dans un appartement, au rez-de-chaussée du 85, avenue Pasteur. Le message : « 1 Faf, 1 balle » y a été inscrit.
Pris en flagrant délit par un occupant des lieux, les trois étudiants angevins ont été chassés avant d’être interpellés et placés en garde à vue. Selon la police, ils se disent antifascistes.

Seul l’un d’entre eux est poursuivi pour dégradations volontaires et menaces de mort. Un couteau dont il n’a pas fait usage a été retrouvé dans son sac. Il sera convoqué devant le délégué du procureur en décembre. Il devra accomplir un stage de citoyenneté.

*****

NdAtt. : Selon Ouest-France du 25 septembre, les personnes interpellées à la suite de la manif antifasciste de samedi  22, seraient 8 et non 6… à suivre.

Action anti-homophobe au Parc Lafontaine

Publié le 2018-09-28 16:02:05
Sep 282018
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Le 25 septembre 2018, nous avons détruit trois caméras dans les toilettes pour hommes du sous-sol du bâtiment Calixa Lavallée, au parc Lafontaine. Nous y avons aussi pété un oeil-de-boeuf. Ces caméras ont été installées dans le cadre de l’opération Nirvana. Cette opération a pour but de criminaliser et d’arrêter les hommes qui se rencontrent dans ces toilettes. Des policiers en civil s’y rendent pour séduire les hommes et les pousser à la soi-disant «indécence». Là où les flics se tiennent pour séduire les hommes, nous avons taggé «Rip Nirvana». Ces provocations s’inscrivent dans une longue histoire de morale policière visant à purger les espaces publics de toute visibilité des désirs queer. Nous affirmons donc que la libération de nos désirs est incompatible avec l’existence de la police.

Sur le camping Passamontagna du 19-23 septembre

Publié le 2018-09-29 07:08:02

Rassemblement autour des luttes contre les frontières

Cinq jours de discussions, d’assemblées, d’initiatives.

Cinq jours durant lesquels plus de 300 personnes, venues de divers endroits d’Europe, ont partagé leurs analyses, pratiques, réflexions et vécus.
Nous nous sommes déplacé.es entre deux lieux frontaliers (Melezet, Clavières) dans les Alpes. Un espace qui, comme toute frontière, divise, sélectionne et tue.

Chaque jour, dans ces montagnes, des dizaines de personnes sont obligé.es de marcher des kilomètres, fuyant différentes polices et milices fascistes, pour tenter d’arriver en France. Toute autre forme de déplacement leur est proscrite.
Dans ces mêmes montagnes, en revanche, camions et trains de marchandises passent par centaines sous la protection des flics. Loin des sentiers caillouteux, on y trouve un tunnel aisément franchissable pour qui possède papiers et argent. Des milliards y sont également dépensés en vue de construire la ligne à grande vitesse Lyon-Turin (TAV) dans la Vallée de Suse. La restructuration de ce territoire, guidée par les intérêts économiques des riches, contribue ainsi à accentuer la fracture déjà existante entre celleux qui en bénéficient et celleux qui la subissent.

C’est parce que nous ne croyons pas en ce système de contrôle et de gestion, en ce dispositif constitué en tout lieu par des frontières sociales et économiques, que nous avons voulu prendre le temps de réfléchir ensemble sur la façon dont nous pouvions le combattre.

En cette période historique où de nouveaux fascismes émergent de toutes parts, où les différents gouvernements mettent en place des politiques sécuritaires et d’exclusions, où les rafles augmentent ainsi que les détentions en Centre de Rétention Administrative et la déportation des « indésirables », nous avons ressenti le besoin de mieux nous organiser. Individu.es et collectifs italien.nes, français.es, allemand.es, suisses, slovèn.es, turc.ques, espagnol.es, grec.ques, etc… ont débattu sur plusieurs thèmes : les racines et les conséquences du système d’exclusion actuel, le concept de solidarité et d’« accueil », les méthodes d’organisation et le rôle de la communication. Il a aussi été question de l’identité en général (administrative, territoriale et nationale) et de l’idée de s’identifier ou d’être identifié. Cela prenait d’autant plus de sens que pendant deux jours, les routes d’accès au camping ont toutes été fermées par des barrages de flics et par la digos (police politique italienne), lesquels fichaient chaque personne contrôlées (prise d’identité, photos et fouilles).


Le vendredi 21 avait été prévu un cortège contre les frontières à Bardonecchia, une ville frontalière où sont refoulé.es celleux qui tentent d’aller en France en train par le tunnel du Fréjus, ou à pied, sans les « bons » bouts de papier. Ce cortège voulait lutter contre le fait que marchandises et capitaux passent librement chaque barrière, là où les personnes sont en revanches sélectionnées et refoulées.
Nous avons finalement annulé son organisation.

La veille, le maire de Bardonecchia, Avato, avait pris le temps d’alarmer ses citoyen.es de la tenue de ce dangereux cortège contre les frontières. Il conseillait à tout.es de rester chez elleux, dans le but « de faciliter au maximum les activités de contrôle des forces de police agissant sur le territoire ». C’est-à-dire l’activité de 25 fourgons de polices et de carabinieri, d’une dizaine de jeeps, de deux canons à eau et de nombreux digos postés un peu partout. La ville de Bardonecchia était totalement militarisée et vidée de ses habitants, tous les parking laissés libres pour le dispositif policier, et les magasins fermés, 10 camions de la gendarmerie française étaient également postés de l’autre coté de la frontière de peur que nous ne tentions de la franchir. Nous ne voulions pas tomber dans un jeu de mise en scène de la manifestation, pris en sandwich par toute la police présente, sans réussir à bouger ni à parler avec quiconque, dans une ville déserte. Nous n’avons pas voulu être les acteur.rices d’un théâtre inutile.

Nous avons décidé de ne pas y aller et de ne pas faciliter leur jeu médiatique et politique. Nous nous déplaçons et attaquons quand nous le choisissons .
Environs soixante-dix personnes sont allées faire une promenade à Bardonecchia avec un mégaphone pour raconter la situation, suivies par de nombreuses forces policières.
Toute la journée, la ville a été véritablement bloquée par les forces de police. Des sous, l’État en a dépensé. Pour rien, comme toujours. (souvent)

Samedi 22, nous nous sommes déplacé.es en convoi jusqu’à Clavière, pour continuer le camping. Nous avons fait une pause à Oulx, ville traversée par un TGV allant vers la France, pour faire quelques interventions au mégaphone, puis nous avons monté le campement.
Clavière est juste sur la frontière. La police française vient jusqu’à l’entrée du village pour décharger les exilé.es capturé.e.s, et fait des maraudes en continu sur les chemins et les routes qui mènent en France. C’est là que se trouve Chez Jésus, un lieu occupé, un refuge autogéré ouvert en solidarité avec toutes les personnes de passage. Il s’agit de faire exister un espace pour celleux qui veulent passer la frontière et/ou qui luttent contre celle-ci. Nous connaissons bien les violences de la police sur les exilé.es de passage (menaces, vols, passages à tabac). Nous voulons combattre ce dispositif territorial qui permet aux riches de se promener librement entre ces espaces, tandis que les exilé.es sont chassé.es et poursuivi.es.


Le samedi 22, nous sommes allé.es faire une marche sur le terrain de golf. Ces «18 trous transfrontaliers» traversés chaque jour par des dizaines de golfeurs. Pendant l’hiver, les mêmes terrains deviennent des pistes, empruntées par des centaines de skieurs qui ne s’aperçoivent même pas qu’ils traversent cette ligne imaginaire nommée frontière.
Le terrain de golf est divisé en deux : le côté italien appartient à la famille Lavazza, propriétaire d’une multinationale du café qui a créé son empire grâce à l’exploitation des ressources humaines et environnementales des (anciennes) colonies d’Amérique du Sud et d’Afrique du Nord ; le coté français est géré par la commune de Montgenèvre.
Pour réaffirmer la liberté de chaqu’un.e de se déplacer et de vivre où et comme ille veut, et l’opposition à ces multinationales qui s’enrichissent partout sur la planète, exploitant des territoires que les personnes se trouvent obligées de fuir, le samedi 22, quelques centaines de personnes ont occupé une partie du terrain de golf.

Ces espaces réservés aux riches sont alors devenus le terrain de sports populaires : matchs de football, rugby, volley-ball et frisbee se sont déroulés pendant quelques heures, accompagnés par de la musique improvisée.

La police française s’est déployée sur les chemins et sur le terrain pour nous empêcher de continuer  la marche, balançant des gaz lacrymogènes et bombes assourdissantes.
La police italienne, carrément équipée d’un camion à eau, était déployée en contre-bas afin de protéger ses terrains.

Chaque fois que les intérêts des plus riches sont effleurés, les médias de masse se mettent en action, utilisant la puissance dont ils disposent pour déformer la réalité, jetant l’opprobre sur les potentielles menaces afin de les éliminer. Dans ces montagnes, la stratégie visant à construire une représentation de « l’ennemi »Et c’est exactement selon cette stratégie que la violence des celleux en costume-cravate, blancs qui plus est, condamnent à la misère des dizaines de milliers de personnes, et dévastent par la monoculture et l’usage de pesticides des zones entières de la planète.

La violence de ces costumes et uniformes qui chassent et poursuivent celleux qui tentent de continuer leur voyage, passe au second plan par rapport l’action de quelques centaines de personnes qui essaient de rendre manifeste et de combattre ces contradictions inacceptables. Les morceaux de terre enlevés de ce terrain sont tâchées du sang des deux garçons et de la fille qui ont perdu la vie sur ces chemins au court des derniers mois, en tentant de poursuivre leur voyage.

Samedi soir nous avons fait la fête. Et dimanche, un bilan a été effectué avant la fermeture du camping.
La police française s’est engagée dans le fichage de toutes les personnes qui traversaient la frontière ce jour la, jusqu’ à mettre en GAV deux personnes pour toute la journée.
La solidarité ne s’arrête pas. La lutte contre le dispositif des frontières non plus.

Quelques participant.es du Camping Itinérant Passamontagna.

www.passamontagna.info

POUR UN MONDE SANS FRONTIERES NI AUTORITARISMES.

Publié le 2018-09-29 07:08:02

POUR UN MONDE SANS FRONTIERES NI AUTORITARISMES.

Ici c’est une zone de frontière.
Une frontière qui sépare, sélectionne, tue.

Les marchandises se déplacent librement sur les routes, rails, bateaux et avions, en traversant les frontières, les états et les barrières. Les personnes non.

Ces vallées sont traversées chaque jour par des dizaines de personnes qui veulent simplement pouvoir choisir où continuer leur vie, souvent après avoir vécu et s’etre échappées de situations insoutenables, comme la guerre, la pauvreté et l’exploitation. Chaque jour, la police, bras armé de l’état, acte une “chasse au migrant” sur les trains, les bus, les routes et les sentiers qui vont jusqu’en France pour empêcher ces personnes de faire librement leur propres choix.

Cette vallée depuis des dizaines d’années subit physiquement la dévastation amenée par la construction de grandes infrastructures de transport et la connexion entre la France et l’Italie. Le TAV, la ligne ferroviaire à grande vitesse qui devrait servir à amener les marchandises et les personnes (sélectionnées) depuis Turin jusqu’à Lyon en est un exemple édifiant.
Le projet du TAV est inutile, un ouvrage projeté seulement pour les intérêts économiques de ses promoteurs, au détriment de tous les autres, de celleux qui habitent ici, et d’un territoire qui est massacré. Il semblerait que ces jours-ci les travaux d’agrandissement du chantier, ouvert pour la réalisation du TAV, soient en train de recommencer. Encore une fois, ce sont les intérêts économiques et politiques qui dictent la ligne.

Salvini ferme les ports aux migrants et s’amuse à faire de la politique sur le dos de celleux qui ont le moins de possibilités de se défendre.
Les différents politiciens européens, mis en difficulté par la crise généralisée économique, politique et sociale, ont trouvé dans le “migrant” le bouc émissaire parfait pour justifier leur propres politiques sécuritaires et de contrôle.

Pendant que les marchandises courent librement, les politiciens continuent leur jeu électoral et ici comme partout la frontière continue à tuer et à séparer.

La frontière tue sur ces montagnes comme à Vintimille, à Come et au Brennero. A chaque frontière qui sépare l’Italie des pays limitrophes il se trouve des personnes qui risquent leur vie quotidiennement pour fuir la police et ses systèmes de contrôle.
La frontière tue en Libye et dans la Méditerrannée grâce au système de détention et de contrôle financé par les gouvernements européens.
Elle tue à l’intérieur des centres de détention et du système d’accueil, mis sur pied avec l’objectif de contrôler le “migrant” en l’infantilisant et en le rendant dépendant du système qui le gère dans chaque aspect de sa vie.
Elle tue dans les CPR, les prisons pour sans documents, qui jouent un role clé dans le mécanisme de déportation vers les pays de départ.
Elle tue avec l’exploitation dans les champ agricoles du nord au sud de l’Italie.

La frontière est un dispositif de sélection et de contrôle qui ouvre et ferme ses mailles en fonction des intérêts économiques et politiques du moment.
Ce dispositif pour celleux qui sont aujourd’hui dans la rue ne doit pas exister et doit etre attaqué.

www.passamontagna.info
FB: Rifugio autogestito Chez Jesus

Contre les collabos de l’andra

Publié le 2018-09-29 17:26:03

 

A Bure et dans ses alentours, perquisitions, harcèlement des gendarmes, gardes à vue et procès rythment le quotidien des copainEs en lutte contre la poubelle nucléaire de l’andra.

A Hambach, les flics et la sécurité de la société minière RWE en charge du méga-projet d’extraction de charbon harcèlent maintenant depuis des semaines les opposantEs qui occupent la forêt. Ils tentent de les en expulser dans le sang. La violence d’Etat est telle qu’une personne est morte il y a quelques jours. Et jour après jour des compagnonNEs sont incarcéréEs dans les geôles allemandes. Il y a désormais 5  personnes en détention provisoire pour s’être jetées corps et âmes dans la lutte contre leur projet énergivore et dévastateur d’une forêt vieille de 12000 ans.

Dans ces deux cas, il est impensable de laisser le raz-de-marée de la répression engloutir camarades et compagnonNEs. De là où nous sommes touTEs, il est facile et souhaitable d’attaquer les tentacules de l’ennemi. Il suffit d’un peu de préparation, d’un parcours bien en tête pour éviter flics et caméras, mais surtout de la détermination.

OrganiséEs en petit groupe le temps d’un soir, on s’est décidéEs d’attaquer après s’être misEs d’accord sur les cibles de nos attaques, qui sont deux collaborateurs du projet CIGEO: Ingérop et l’ONF.

Dans la nuit de vendredi à samedi, nous avons pénétré dans les locaux de l’ingénieur. Après avoir saboté la porte de leur bureau avec de la glue, nous avons tagué quelques slogans: « NIK L’ANDRA, STOP CIGEO, NI A BURE NI AILLEURS, CREVE LE NUCLEAIRE ». Le travail d’Ingérop a été mis en lumière par lesmonstresdecigeo.noblogs.org. En deux temps trois mouvements, les cinq véhicules de l’Office National des Forêts se sont retrouvés à plat: aucun pneu n’a été épargné, et tous les pare-brises affichaient dorénavant des messages – en vert – très clairs: « NO CIGEO, SOLIDARITE AVEC HAMBACH, ACAB… ». Des raisons de saboter l’ONF, il y en a des dizaines. Ce n’est ni plus ni moins que la police de la forêt. Ses agents la gèrent dans le but d’en tirer un maximum de profit. Exploitation de bois et de charbon ou enfouissement de déchets de l’énergie atomique, peu importe. Tout ce qui est utile et rentable au capitalisme et à l’Etat prime sur les vies animales humaines et inhumaines. Chaque jour, elle collabore avec les chasseurs, leur donne la priorité sur tous les autres animaux des bois. En somme, elle est à l’écologie ce que le travail est à l’émancipation.

Force et solidarité aux inculpéEs et incarcéréEs de la forêt de Hambach et de Bure.

Que les occupations s’accompagnent de sabotages !

Des Ombres dans la Nuit.

 

Patrice Bessac et le Foyer Bara : réquisitionner, mais surtout expulser et trier

Publié le 2018-09-30 09:57:05

Depuis une semaine, le maire de Montreuil Patrice Bessac est salué un peu partout comme « le maire humaniste », « le maire courage » qui a réquisitionné un bâtiment vide pour y héberger des travailleurs migrants. Mais cette réquisition cache une stratégie pour détruire le foyer Bara, trier ses habitants, et pourquoi pas, gentrifier davantage le Bas Montreuil.



Mercredi 25 septembre, vers 18h, un arrêté « d’extrême urgence pour risque grave de sécurité » du maire est affiché par la police municipale sur la porte du foyer de travailleurs migrants rue Bara, Montreuil. Le foyer est dangereux, doit être vidé de ses habitants le plus tôt possible. L’arrêté arrive quelques jours après la publication d’une vidéo où on voit le maire, chemise blanche et déboutonnée, faire un tour à l’intérieur du foyer et documenter son état de délabrement. Un maire qui a l’air de s’intéresser beaucoup au sort des habitants du foyer...

Membre du PCF, élu maire depuis 2014, Bessac a à son actif plusieurs expulsions à Montreuil. Juillet 2016, les Rroms du bidonville de la Boissière sont expulsé.e.s violemment, sans solution de relogement. Après plusieurs tentatives d’occupation et des longues périodes de campement devant la mairie au cours des deux dernières années, ielles se retrouvent toujours à la rue. Janvier 2017, le local associatif Salamatane est expulsé, ses habitants squattent le trottoir jusqu’à se faire virer par les flics et le froid. Octobre 2017, c’est au tour des familles qui habitent un immeuble rue Gambetta, dans le Bas Montreuil. Les habitant.e.s, pour la plupart des familles de migrants avec enfants, se retrouvent à la rue. Ielles décident de porter plainte contre la mairie, qui est condamnée pour expulsion illégale à les reloger sous 72 heures. Bessac ne se fait pas prier : il met un beau permis de construire sur l’immeuble, fait détruire les pièces à l’intérieur, et ne propose aucune solution de relogement. Dans le même temps, des permis de construire poussent comme des fleurs partout à Montreuil, de la Boissière au Bas Montreuil. On pourrait finir par croire que rénovation urbaine et expulsions vont toujours ensemble…

Et donc, pourquoi le maire est-il aujourd’hui salué partout comme le défenseur des mal-logés ? Pourquoi a-t-il décidé enfin de réquisitionner un bâtiment, après toutes ces expulsions ?

La réquisition et l’arrêté qui vise à expulser les habitants du foyer Bara s’inscrit, en fait, dans un plan de rénovation des foyers qui est en cours depuis les années 90. La surpopulation et la stagnation de la situation administrative de nombre des habitants des foyers sert de prétexte pour pousser à la réhabilitation de ces endroits. Sauf que souvent cette rénovation ne prend pas en compte les exigences et les envies de ceux qui habitent les foyers. Au contraire, elle se fait selon une logique très particulière qui a pour objectif la destruction du foyer tel qu’il est.

De fait, les réhabilitations achevées depuis 1990 ont amené à une réduction des espaces collectifs à l’intérieur des foyers et à un contrôle majeur de l’accès des habitants et surtout des non-habitants (c’est le cas du foyer Aftam à Noisy-le-Grand ou du foyer de Drancy). Le résultat est simple : atomisation des groupes de résidents et destruction des solidarités à l’intérieur du foyer. Le rapport entre habitants et gérant devient de plus en plus hiérarchisé et voué à l’assistance, passage symbolisé par le changement de statut légal de foyer en résidence sociale. De plus, sous prétexte de rénovation, les bailleurs peuvent se permettre d’augmenter les loyers, qui vont jusqu’à coûter 450 euros pour un studio.

Atomisation, casse des solidarités, destruction des communautés informelles, hausses de loyers… Tout cela ressemble dangereusement à de la gentrification ! Et bien oui, parce qu’en même temps que la nécessité de rénover le foyer Bara devient urgentissime, le Bas Montreuil se gentrifie, se boboïse et se blanchise. De petits cafés bien sympathiques surgissent à côté d’anciens squats murés, des friches qui hébergeaient des Rroms sont transformées en bar « solaires » et petit à petit les pauvres sont refoulé.e.s aux marges de la ville. La multiculturalité est acceptée mais à condition que ce soit loin de son jardin ou dans les rayons « saveur du monde » du franprix du coin.

Dans tout cela, l’expulsion édulcorée du foyer Bara, que Bessac essaie de présenter comme une victoire politique et humanitaire, n’est en fait que l’énième tentative du maire de cacher un peu plus loin les habitants indésirables de la ville. Parce qu’on le rappelle, le bâtiment de l’Afpa qui a été réquisitionné mercredi dernier, n’est pas adapté à héberger des personnes, car ce sont des anciens bureaux où en plus l’on a retrouvé de l’amiante. On se doute bien que le sort des habitants du foyer Bara sur le long terme ne doit pas entrer dans les préoccupations du maire. D’autant plus que Bessac est maintenant occupé à combattre sa petite guerre contre le préfet sur la peau des résidents du Bara. Au fait !, les 50 personnes (et non 150 comme s’obstine à écrire le Parisien) qui ont décidé de déménager de la rue Bara à l’Afpa ont été séquestrées par la police envoyée par la préf pour défendre l’accès au bâtiment. Une réquisition qui ressemble plutôt à de l’enfermement.

Mais surtout, l’accès au bâtiment réquisitionné est réservé aux personnes avec des papiers. Pour les autres, qui vivent actuellement dans le foyer et sont sans-papiers, visiblement il n’y a pas de solution proposée. La réquisition de l’Afpa et l’expulsion du foyer sont donc une seule stratégie pour sortir les sans-papiers et les empêcher de rentrer dans le foyer. « Mettre fin aux conditions de vie indignes », dit Bessac. Mais cela n’est rien d’autre que du tri. Les habitants du foyer le savent bien, et sûrement ils ne remercient pas le maire pour son acte courageux : il veut se débarrasser d’eux, c’est tout.

Alors, Montreuil ville solidaire à quel prix ? Bessac, maire concerné, mais par qui et pourquoi ? Nous ne pouvons pas accepter que des manœuvres politiques et immobilières mettent en danger la vie collective de centaines d’habitants du foyer Bara. Si le foyer Bara est détruit et ses habitants relogés à l’Afpa ou dans un autre bâtiment réquisitionné, on sait très bien quel sera le sort des résidents sans-papiers, qui seront exclus du nouveau projet et laissés à la rue. En tant que personnes habitant le quartier, solidaires et complices de ceux et celles qui luttent au quotidien contre le racisme d’État, nous refusons cet humanitarisme hypocrite et opportuniste.

Le foyer est à ceux qui l’habitent !
Un toit et des papiers pour tous et toutes !
Réquisition de la mairie de Montreuil et de la maison de Bessac !

Des mauvais moments pour les bleus (fin septembre 2018)

Publié le 2018-09-30 09:57:07

Fouquières-lès-Lens (Pas-de-Calais) : La rage incendiaire après le meurtre policier

Le Parisien / samedi 29 septembre 2018

La petite commune de Fouquières-lès-Lens (Pas-de-Calais) et ses 6 000 habitants a vécu de nouveaux heurts et des tensions consécutives à la mort d’un jeune homme, tué la nuit précédente par le tir d’un gendarme, rapporte France 3 Hauts-de-France.
La situation a été très tendue vendredi soir et durant la nuit de vendredi à samedi entre une cinquantaine de personnes de la communauté des gens du voyage et les gendarmes mobiles déployés sur la commune. Selon un habitant qui a publié des images et une vidéo sur sa page Facebook, plusieurs voitures, au moins sept, ont été incendiées au cours de la nuit. Au total, une dizaine de voitures ont été brûlées à Fouquières-lès-Lens, Billy-Montigny et à Montigny-en-Gohelle. Plusieurs feux de palettes et de pneus ont également été déclenchés.

Ces incidents font suite au décès d’un homme de 25 ans, vendredi vers 3 h 30 du matin, alors que les gendarmes procédaient à des interpellations à proximité d’un campement des gens du voyage.
Les forces de l’ordre, après une filature, ont tenté d’arrêter trois personnes qui se trouvaient à bord d’une voiture. L’un des passagers a été interpellé, un deuxième a pris la fuite à pied et le troisième a tenté de s’enfuir avec le véhicule.
Un gendarme est monté à bord de la voiture et a ouvert le feu, pour des raisons qui restent encore indéterminées. De premiers heurts se sont produits immédiatement, avec notamment une voiture incendiée et plusieurs feux de poubelles. […]

[Čeština]

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Nouméa (Nouvelle-Calédonie) : Nuit agitée

Nouvelle-Calédonie 1ere / Samedi 22 septembre 2018

Cette nuit de vendredi à samedi, un fourgon de la police municipale de Nouméa a essuyé des jets de pierre lors de sa ronde à la cité Pierre-Lenquette. Un mineur a été interpellé grâce à un chien d’intervention. L’auteur des faits n’était pas sous l’emprise de l’alcool, selon les forces de l’ordre. Vu le caractère récurrent de ces faits, la police se demande si le phénomène n’est pas lié à l’installation de la PSQ, la police de sécurité du quotidien. […] Enfin, toujours la nuit dernière, deux véhicules ont été incendiés à Nouméa. Des actes de malveillance, précise la police. L’une a été brûlée vers le 4e Km et l’autre au centre-ville, rue Clemenceau.

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Evry (Essonne) : Les flics à la boule de pétanque, au cocktail Molotov et au mortier 

Le Parisien / samedi 29 septembre 2018

Dans la nuit de vendredi à samedi, un barrage de containers enflammés a empêché les véhicules de passer et une pluie de projectiles s’est abattue sur les forces de l’ordre.

Il est 22 heures vendredi soir, place de la Commune à Evry, dans le quartier des Epinettes. Alors qu’un chauffeur de bus Tice approche de l’arrêt, dans une voie qui lui est entièrement dédiée, il aperçoit au loin un feu sur la route, et préfère se détourner de l’itinéraire.
«Un réflexe qui a sans doute évité un saccage », indique une source proche du dossier. Appelés, les effectifs de la police municipale et nationale se rendent sur place pour sécuriser les lieux et vérifier qu’aucune propagation aux bâtiments attenants n’est possible.
Dès que les fonctionnaires arrivent sur les lieux, ils sont attaqués par une quinzaine de jeunes qui leur jettent des mortiers d’artifice, des cocktails Molotov, des cailloux et… des boules de pétanque. Par chance, aucun policier n’est blessé. Les agents sont contraints de tirer au flash-ball et de lancer des grenades de désencerclement pour mettre leurs assaillants en fuite.

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La Roche-sur-Yon (Vendée) : La flicaille était attendue de pied ferme

Ouest-France / Lundi 24 septembre 2018

La scène se joue en plein après-midi, dimanche 23 septembre, à La Roche-sur-Yon. À 16 h, un appel téléphonique alerte police secours qu’une bagarre est en cours dans le quartier de la Garenne, à hauteur de la résidence Saint-Hubert. Une patrouille se rend sur les lieux, mais tout semble calme. Soudain, rue d’Iéna, en face du centre commercial de la Garenne, une vingtaine d’individus font irruption, visages dissimulés par des cagoules ou des écharpes.
Les trois policiers, encerclés, sont victimes de jets de pierre, de pétards. Des acteurs de la provocation filment la scène. Débordés, les fonctionnaires battent en retraite. Aucun n’est blessé, mais leur véhicule porte les stigmates de l’agression.
« Le parquet a qualifié le délit de guet-apens », indique Nathalie Demorand, la vice-procureure de permanence. « Des investigations sont en cours afin de retrouver les auteurs. Mais cela s’annonce délicat, car ils étaient cagoulés. »

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Saint-Martin-d’Hères (Isère) : Du rififi à la Renaudie

Le Dauphiné Libéré / mercredi 19 septembre 2018

L’interpellation, vers 23 heures mardi, d’un homme à bord d’une voiture volée avec violence, le matin-même dans le secteur de la place Etienne-Grappe à Saint-Martin-d’Hères, est sans doute à l’origine d’une série de violences et de dégradations commises tout au long de la nuit dernière à Saint-Martin-d’Hères.
Peu avant 2 heures en effet, les policiers ont dû intervenir sur la place Edmond-Rostand où un groupe de cinq personnes faisait du grabuge et abimait des voitures. Les gardiens de la paix ont rapidement été pris à partie, l’un d’eux étant même blessé à la tête avec une bouteille par un homme qui a été interpellé. Deux autres suspects ont également été arrêtés et placés en garde à vue pour outrage et rébellion. De nombreux renforts ont alors dû intervenir pour ramener le calme dans le quartier et y sont parvenus mais vers 2 h 30, lorsque les services de police ont été appelés pour un différend conjugal à proximité de la place Renaudie, ils ont envoyé d’importants moyens au cas où il s’agisse d’un guet-apens.
Le différend était bien réel et a pu être réglé mais là encore, les policiers qui assuraient la sécurisation de cette intervention ont été pris à partie par des jeunes et visés par des jets de pierre. Les fonctionnaires ont dû riposter en tirant deux fois avec un flashball sans que l’on sache si l’un des suspects a été touché, tous ayant tous pris la fuite. Le calme revenu n’a été que de courte durée puisqu’à 3 h 30, les forces de l’ordre étaient informées que quatre arrêts de tramway et un arrêt de bus avaient été totalement détruits dans le secteur de la place Étienne-Grappe et qu’une camionnette était en train de brûler… Sur les lieux, les policiers ont constaté les dégâts et sécurisé l’intervention des sapeurs-pompiers mais les vandales avaient déjà disparu.
Une heure plus tard, une autre voiture était incendiée en pleine rue, toujours aux abords de la place Étienne-Grappe…

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Châtellerault (Vienne) : Mais ses ancêtres aussi, ils détestent la police !

Centre Presse / samedi 22 septembre 2018

Une série de trois gros tags noirs anti-police a été découverte hier matin sur les murs du centre commercial de la Plaine d’Ozon à Châtellerault, près du lycée Edouard-Branly, à l’angle de la rue Guglielmo-Marconi et de l’avenue Pierre-Abelin.
Deux ont été inscrits sur le mur de la pharmacie.
Le troisième tag, long d’une bonne vingtaine de mètres, souille le mur de la supérette voisine, « Coccimarket ». Il vise nommément et directement un policier du commissariat de Châtellerault: « […] Nique tout ton arbre généalogique ».
À côté des tags, a été dessiné, également à la bombe boire, un drapeau de l’Algérie.
Une enquête a été ouverte pour dégradation et menaces.
Il pourrait s’agir de « représailles » après de récentes opérations de police. Les policiers locaux viennent, par exemple, de démanteler un trafic de stupéfiants (lire par ailleurs) et ont effectué des descentes anti-squat dans la rue Marconi.

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Calais : Barrages routiers et affrontements avec les CRS reprennent

Radio6 / mardi 18 septembre 2018

Ça n’était pas arrivé depuis longtemps, un groupe de cinquante migrants a érigé un barrage de branchages et de cartons hier soir vers 22h sur la rocade portuaire de Calais. Les forces de l’ordre et des voitures ont été caillassés. Un migrant a été interpellé et placé en garde à vue.
Tout a commencé par l’interpellation par les CRS d’un migrant qui était monté dans un poids-lourd lundi vers 20H30 zone Marcel Doret au niveau de la station TOTAL. Les CRS ont été caillassés et ont du faire usage de gaz lacrymogène pour repousser une quinzaine de migrants.
Environ une heure après, par représailles, un groupe d’une cinquantaine de migrants a installé un barrage de branchages et de cartons sur la rocade en direction du port, des voitures et les CRS ont été caillassés. Là aussi les forces de l’ordre ont utilisé des grenades lacrymogène pour disperser les migrants.
Un migrant qui menaçait les forces de l’ordre avec un cutter a été interpellé et placé en garde à vue nous confirme la préfecture du Pas-de-Calais.
Six autres ont été conduit à la Police Aux Frontières. Les agents de la DIR ont ensuite procédé au nettoyage de la rocade. Le trafic a été interrompu une dizaine de minutes.
Selon nos informations, les affrontements auraient été filmés par des No Borders.
Plus tard dans la nuit, des petits groupes de migrants ont continué à caillasser les CRS et les poids-lourds qui ne voulaient pas s’arrêter au niveau de la station TOTAL. Les migrants souhaitant toujours passer en Angleterre cachés dans des camions.

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Prison de Beauvais : Peut-être que comme ça le mur va tomber ?

Publié le 2018-09-30 09:58:04

Le Parisien / samedi 29 septembre 2018

Une agression d’une extrême violence s’est produite vendredi au sein de la maison d’arrêt de Beauvais. « Il s’agit de l’agression la plus violente depuis que la prison a ouvert », assure même Yannick Lenglet, délégué Force ouvrière. Selon le syndicaliste, le gardien agressé s’est en effet vu prescrire 30 jours d’ITT avant une prochaine contre-expertise. Il souffre d’un traumatisme crânien.

Vendredi, alors qu’un gardien allait distribuer ses médicaments à un détenu connu pour des troubles psychiatriques, ce dernier se serait « saisi de la tête du collègue » avant de la « claquer à plusieurs reprises contre le mur ». Assommé, le surveillant pénitentiaire aurait alors été roué de coups de poing par le détenu. Un symbole, pour Yannick Lenglet [sa tête ci dessus; NdAtt.] « de nos prisons remplies de détenus avec des troubles psychiatriques qui n’ont pas leur place en détention, mais devraient être à l’hôpital ».

Vitrimont (Meurthe-et-Moselle) : Mort aux vaches

Publié le 2018-09-30 10:01:05

L’Est Républicain / vendredi 28 septembre 2018

Mauvaise surprise sur le site historique de la bataille du Léomont, la première victoire de la France en août 1914, à Vitrimont près de Lunéville où le socle de la statue du Poilu a été découvert mercredi matin tagué d’une inscription […]

Fachos, hors de nos campagnes !

Publié le 2018-09-30 13:08:04

Le Rassemblement National aurait-t-il du mal à rassembler ?

Après avoir tenté d’organiser un évennement à Campbon, déplacé finalement (pour cause de mairie réticente ?), le RN avait prévu de réunir ses membres et sympathisants pour une soi-disante « Fête de la ruralité » (ou comment s’approprier la « ruralité » de manière totalement malhonnête) à Donges… chez un particulier !

Sauf que là bas non plus l’accueil n’est pas très favorable ! Plusieurs tag ont ainsi fleuri autour du lieu de la réunion pour accueillir Gilles Pennelle, membre du bureau national du RN, et d’origine normande :

« RN DEHORS »

« FACHOS, HORS DE NOS CAMPAGNES »

Ou encore l’ironique :

« PENNELLE RENTRE EN NORMANDIE »

Jean-Clause Blanchard responsable du RN Pays-de-la-Loire, a rapidement réagi avec la finesse qui caractérisent habituellement les propos des membres de son organisation :

« La lacheté des sois disant antifascistes est sans limite. Taggage en cours de nuit […]

Les sans couilles à l’action »…

Faut-il en déduire qu’au prochain rdv du RN dans la région il faudra venir en plein jour et nombreux exprimer nos désaccords politiques ? Nous appelons les forces amies à y songer…

En ville et en campagne, dans le bassin nazairien et ailleurs, multiplions les actions pour faire barrage à l’implantation de l’extrême droite.

Soyons présents, y compris là où l’on ne nous attends pas !

Big up à l’antifascisme, de Saint-Nazaire ou d’ailleurs !