Vive l'Anarchie - Semaine 39, 2024

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Chaline – septembre 2024

Publié le 2024-09-23T16:57:13+02:00

Mais les murs ne tombant pas tout seul, il ne tient qu’à nous de participer à la destruction de celui-là. Brisons le silence (qui est le terreau de l’inceste), soyons solidaire des victimes (qui sont parmis nos proches), toujours complice contre l’oppression.

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Carapatage #74 : luttes et résistances des prisonnières palestiniennes (18.09.24)

Publié le 2024-09-24 00:55:04

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Dans cette émission on écoute un audio sur l’enfermement des femmes palestiniennes dans les prisons d’Israel, depuis 1967 jusqu’au 7 octobre dernier, puis après le 7 octobre dans le contexte de guerre génocidaire actuel. Il s’agit de l’enregistrement d’une intervention lors d’une journée organisée le 17 avril 2024 à Valence en soutien aux prisonnièr.e.s palestinien.ne.s. Bonne écoute !

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Playlist

Brochure : « En attendant la guérilla anarchiste », et autres textes

Publié le 2024-09-24 01:00:06

En attendant la guérilla anarchiste, et autres textes, recueil d’articles traduits de l’allemand et de l’anglais, septembre 2024, 52 pages A5


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[Recueil trouvé sur Indymedia Nantes, 22 septembre 2024]

Rosselange : contre NGE, solidarité avec les camarades

Publié le 2024-09-24 01:05:07

À Rosselange (Moselle), des militant·es écologistes ont marqué les locaux Grand Est du géant du BTP NGE d’un message de soutiens aux camarades en lutte contre l’A69.



Cette action ne se situe pas en opposition aux travailleurs et travailleuses de NGE, mais bien à une direction prête au saccage pour conserver ses intérêts.

Les locaux du Grand Est ont été "redécorés" en soutien à la mobilisation contre l’A69 entre Castres et Toulouse. Le groupe ATOSCA-NGE, constructeur et concessionnaire de l’autoroute, est responsable d’un projet destructeur, prétendument d’intérêt général. Celui-ci se fait au contraire au mépris de la démocratie, du vivant, des écosystèmes, des attentes en matière d’émissions de gaz à effet de serre, des paysans et paysannes... cela au service d’intérêts privés et d’un monde où les marchandises circulent toujours plus abondamment.

Le concessionnaire de l’autoroute a été plusieurs fois mis en demeure pour non respect des règles environnementales. NGE, sans scrupule, est capable de mentir à la police de l’environnement ou encore de pomper illégalement dans la nappe phréatique pour accélérer le chantier.

Ces projets inutiles et destructeurs nous concernent aussi localement, notamment avec le projet anachronique de l’A31 bis [1]. C’est ce même rouleau compresseur qui s’acharne ici et là sur les terres voire sur celles et ceux qui les défendent. L’État, asservi aux intérêts privés, a déboursé 2.76 millions d’euros pour réprimer les opposant·es à l’A69. Un rapporteur spécial des Nations Unies a dénoncé les violences subies par les écureuils (ces militant·es posté·es dans les arbres pour défendre la biodiversité), évoquant une "menace majeure pour la démocratie et les droits humains). Nous pouvons également citer l’action des agents de sécurité du concessionnaire ayant fait usage de mortier d’artifices en direction des militant·es, le tout sous le regard complice des gendarmes. Depuis début septembre, sous l’action des forces de l’ordre, quatre écureuils ont subi une lourde chute. Malgré une chute de 7 mètres et une vertèbre fracturée, un militant a été placé en garde à vue le jour même.

Nous tenons de part cette action à nous montrer solidaires de toutes celles et ceux qui luttent contre des intérêts capitalistes, tels que ceux d’ATOSCA-NGE, qui, en participant au prolongement d’un modèle de société écocide, se montre coupable d’une course en avant mortifère.

NO MACADAM !



Notes

[1L’A31 bis consiste en divers projets d’aménégement de l’A31, allant du péage de Gye au sud de Toul et la frontière luxembourgeoise. Il est question du contournement de Thionville en tracé neuf, via un tunnel profond, ainsi que des élargissements de l’autoroute actuelle au nord de Thionville, et entre Augny et Bouxières-aux-Dames. Le tout pour un budget prévisionnel de 1.4 à 1.9 milliards d’euros.

Lacroisille (Tarn) : les « Lièvres Vénères Et Libres » contre l’A69

Publié le 2024-09-24 13:50:04

A 69 : un collectif baptisé « Lièvres Vénères Et Libres »
revendique une action de sabotage sur le chantier
La Dépêche, 24 septembre 2024

Un « nouveau » collectif vient de revendiquer une action de sabotage sur le chantier de l’A69. Baptisé Lièvres Vénères Et Libres, dont les initiales LVEL rappellent celles de La voie est libre, collectif historique d’opposants à cette autoroute entre Castres et Toulouse, indique dans un communiqué envoyé à la presse avoir coupé environ 2 km de clôtures dans la nuit de dimanche à lundi.

Ces clôtures avaient été posées par le concessionnaire Atosca pour sécuriser le terrain d’un éleveur de lièvres à Lacroisille. Atosca a en effet acheté 20 ha des 200 ha qui appartiennent à ce propriétaire pour y faire passer l’autoroute.

« Il leur faut maintenant installer des kilomètres de clôture pour créer deux enclos plus petits, afin de permettre le passage de l’autoroute au centre. Les chantiers ne pourront pas commencer si les enclos ne sont pas fermés, continue le communiqué. Le coût de ces clôtures est élevé en raison de leur enfouissement de 50 cm, alors qu’une bonne pince et de la patience suffit à les détruire. »

Ce collectif dédie cette action « aux zadistes qui se battent pour le Verger de Verfeil en défendant les derniers arbres du tracé et la maison en dépit de la répression. »

« NGE-ATOSCA et les bétonneurs n’ont pas fini de payer pour leur sécurité. 53 km à surveiller ça laisse toujours des trous. Ça laisse toujours des opportunités » menace le collectif.


Complément
Le journal d’ici (24/9) précise en outre que cet éleveur vendu à l’autoroute se nomme Jean-Philippe Rouanet, et que ses lièvres sont destinés à la chasse…

2014 : Pas d’identification

Publié le 2024-09-24 13:55:08
Les rats de bibliothèque qui tomberaient sur les dossiers de l’Archive d’Etat à Rome pourraient bien faire une découverte plutôt bizarre. Dans un des dossiers sur Paolo Schicchi, ils se retrouveraient à un certain moment avec une des premières pages d’un vieux numéro de L’Adunata dei Refrattari, hebdomadaire anarchiste publié à New-York, comportant un trou au milieu, de forme carrée. Eh ?! Qu’est-ce que c’est que ce truc ? La réponse se trouve dans le document suivant, un papier de la police fasciste de l’époque. L’Adunata avait publié une photo récente de l’anarchiste sicilien, alors en vadrouille à travers l’Europe pour tramer contre Mussolini. Parce que la photo de Schicchi présente dans les archives de la préfecture de police était plutôt vieille, remontant à la fin du siècle précédent, il avait été demandé de procéder à la reproduction immédiate de celle publiée dans le journal anarchiste. Des centaines et des centaines de copies de cette photo (dont plusieurs exemplaires se trouvent dans ce même dossier) ont donc été imprimées pour les distribuer aux infiltrés, balances et nervis du régime dispersés à travers tout le vieux continent. Un truc de dingue ! La police fasciste n’avait pas le signalement de Schicchi, et ce sont les anarchistes qui le lui ont fourni ! Merde, quelle erreur terrible ! Il ne nous semble pas que l’arrestation de Schicchi en 1930 soit attribuable à cette photo, mais en vrai, l’Adunata aurait pu se passer de ce coup là.

Voilà, cet épisode me revient toujours à l’esprit lorsque je me trouve face à l’image d’un compagnon ou d’une compagnonne reproduite et diffusée par d’autres compagnons. Évidemment, nous ne sommes plus dans les années 20, le ministère de l’Intérieur n’a certes pas besoin de découper avec des ciseaux les pages des publications subversives. Mais, évidemment aussi, même en me creusant la tête, je ne réussis pas à comprendre quel est le sens de diffuser de telles images. Je le comprend pour des compagnons morts, dont le visage en un certain sens donne un aspect plus concret à un souvenir qui risque d’être trop feutré. Au fond, je le confesse, il est beau de voir le regard enflammé d’un Gaetano Bresci ou d’un Severino Di Giovanni. Mais celui des vivants ? Pourquoi diffuser leurs traits ? On ne peut le comprendre qu’en cas de torture, lorsqu’on veut rendre public ce qui est arrivé (comme récemment en Grèce). Autrement, non. Non, et pas uniquement parce que cela me semble un hommage niais à cette civilisation de l’image, une intrusion dans la vie privée des autres, une imitation des techniques journalistiques. Je ne serais pas non plus d’accord même si les compagnons représentés le demandaient eux-mêmes, compagnons dont la vanité devrait être renvoyée à l’expéditeur. Que ces compagnons se trouvent en liberté ou qu’ils soient en prison, la diffusion de leur portrait est un faux pas. Si ce n’est pas sur le moment, ce le sera dans le futur, parce qu’on instaure ainsi une mauvaise habitude qui, au cas où elle deviendrait courante, serait ensuite difficile à contrôler. Si Pierre veut que sa photo soit diffusée, alors diffusons aussi celle de Paul. Et si Paul ne le veut pas, c’est louche, pourquoi ne le veut-il pas ? Parlons-en !

Non, n’en parlons pas. Moins les photos circulent et mieux c’est. Dit autrement : personne ne peut savoir si Pierre ou Paul ou Robert sont responsables de telle ou telle action, personne ne peut savoir si un témoin oculaire quelconque ou un aspirant justicier ne tombera jamais sur un site ou sur les pages d’un journal du mouvement. Peu importe que ces photos aient déjà été publiées ailleurs, sur des moyens d’information bien plus diffus, ou que cela concerne des compagnons qui se trouvent à des milliers de kilomètres. Cela ne fait aucun sens d’augmenter les possibilités d’une identification fatale. Dans le doute, mieux vaut s’abstenir. Toujours et partout. Pour une question de méthode a priori, pas de calcul a posteriori.

L’amour et les respect pour les compagnons naissent de ce qu’ils sont, non de ce à quoi ils ressemblent. Pas besoin de (faire) savoir s’ils sont grands ou petits, jeunes ou vieux, maigres ou gros, blonds ou bruns. Laissons ce genre de curiosité aux morts, à ceux qui ne risquent plus de voir leur visage être dévoilé à la répression par leurs propres compagnons. Et que ceux qui sont rongés par une telle curiosité pour les vivants aillent donc se la piquer en privé sur les mass médias. Mais pitié, ne créons pas une iconographie du mouvement si on ne veut pas courir le risque d’être remerciés un jour ou l’autre par des infiltrés, des balances et des nervis en tout genre.

[Traduit de l’italien de finimondo, 23 décembre 2014]

Leverkusen (Allemagne) : incendie d’un concessionnaire et lutte pour le climat

Publié le 2024-09-24 14:00:08

[La nuit de samedi à dimanche 22 septembre vers 3h du matin, une alerte a retenti chez les pompiers de la ville de Leverkusen (Rhénanie-du-Nord-Westphalie). Une fois sur place, dans la Christian-Heß-Straße du quartier de Wiesdorf, les pompiers se sont trouvés face à un incendie sur le grand parking du concessionnaire « Audi ». Il était en train de consumer dix voitures de luxe neuves, tandis qu’une quinzaine d’autres étaient gravement endommagées par la chaleur, ce qui leur a nécessité plusieurs heures avant d’en venir à bout. Les dégâts s’élèvent à plus d’un demi-million d’euros, et les flics soupçonnent sans surprise un incendie volontaire. On trouvera ci-dessous le communiqué de revendication publié le lendemain sur Indymedia, dont nous livrons une traduction de l’allemand.]


(Leverkusen) Destroy Capitalism! Switch off system
of destruction!

À propos de l’attaque contre de nombreuses voitures neuves sur un parking à Leverkusen le 22 septembre 2024.

Sans voiture, pas d’autoroute

À une époque où la crise climatique s’est aggravée depuis longtemps, nous trouvons plus que cynique de défricher les forêts pour élargir les routes. Alors que nos moyens de subsistance sont de plus en plus dévastés dans le monde entier par le changement climatique et que la répartition inégale des ressources devient de plus en plus menaçante, en particulier pour les habitant.es des pays du Sud, le transport individuel motorisé continue d’être vendu en Allemagne comme la seule liberté envisageable.

Si nous nous opposons à la logique du capitalisme automobile, nous devons rompre avec l’idéologie qui considère chaque limitation de vitesse comme une restriction suprême de la liberté, ainsi qu’avec le fait que les innombrables voies rapides et autoroutes doivent constituer l’infrastructure matérielle d’une croissance capitaliste effrénée. Il s’agit en outre de retirer très concrètement les voitures de la circulation. Temporairement ou durablement, par exemple par le feu, afin d’attaquer symboliquement et pratiquement le capitalisme automobile ! Car chaque voiture supplémentaire construite et surtout conduite ne rejette pas seulement du CO2, mais c’est aussi la raison pour laquelle ils essaient de déraciner jusqu’au dernier des arbres. Nous adressons donc nos salutations à toutes les initiatives et surtout aux occupations de forêts passées et présentes, qui s’opposent à la poursuite de l’extension des routes et des autoroutes. Nous sommes à vos côtés !

La certitude que le système actuel entraînera l’effondrement d’un écosystème massivement endommagé a déjà ému d’innombrables personnes et les a poussées à la résistance.

La destruction de la planète par le système économique néolibéral est inextricablement liée aux modes de pensée patriarcaux, au racisme et au colonialisme. L’initiative doit nécessairement venir d’en bas.

En effet, à chaque fois qu’un camion déverse son béton sur les routes de la République, non seulement d’énormes quantités de CO2 sont émises, mais les continuités coloniales telles que l’accaparement des terres, le pillage des ressources et l’esclavage salarial continuent d’être cimentées. Certes, l’extraction de matières premières pour la production de béton laisse ici aussi de profondes cicatrices dans la terre et détruit la flore et la faune, mais l’ampleur et la menace pour l’humain et la nature dans le Sud mondial sont bien plus importantes, et les conséquences bien plus existentielles dans la plupart des cas. Aucune campagne de greenwashing, aussi coûteuse soit-elle, ne pourra jamais faire oublier ces faits.

Nous devons également être clairs sur le fait que nous ne pouvons pas empêcher complètement l’effondrement progressif d’un écosystème massivement endommagé. Ni la perte de biodiversité. Ni l’épuisement des ressources. Nous ne pourrons pas empêcher la catastrophe climatique car nous sommes déjà en plein dedans. Admettre cela – sans aucun pathos apocalyptique – ne nous paralyse pas. Au contraire : cela devrait ouvrir la question, pour nous et nos contextes, de ce à quoi pourraient ressembler nos vies et nos luttes révolutionnaires dans le futur.

Nous pouvons difficilement bloquer et saboter de manière aussi radicale et intransigeante que l’exige le changement climatique provoqué par le capitalisme. Mais nous ne devrions pas nous laisser décourager par cela. Dans la lutte contre l’exploitation, remettons en question, sabotons et attaquons durablement les infrastructures du capitalisme. Pour qu’un autre monde devienne possible ! Coopérerons les uns avec les autres dans la solidarité afin de vivre une vie digne. Réalisons nos idées ici et maintenant, et déjà dans le cadre de nos luttes et de nos actions. Nous ne nous laisserons pas endormir par les tentatives d’apaisement des gouvernants.

Pas de pitié pour les voitures électriques

Le moteur à combustion est à nouveau en plein essor en Europe, car la concurrence chinoise réussit beaucoup mieux à passer aux voitures électriques et inonde les marchés européen et américain de leurs produits de meilleure qualité et moins chers. Mais nous attaquons également les voitures électriques et l’idéologie qui les sous-tend. Les solutions proposées par le pouvoir contre les effets désormais perceptibles de la crise écologique sont avant tout technologiques. Cela est évidemment aussi motivé par le lobbying, mais il s’agit avant tout d’une stratégie d’autolégitimation. Le développement, le contrôle et l’application des « technologies du futur » destinées à rendre le capitalisme de croissance « durable » sont entre les mains de l’État, de l’industrie et de la science et leur sont inextricablement liés. Quand on nous vend l’illusion que le changement climatique peut être stoppé  par la technologie, cela repose sur la conviction que ceux qui sont au pouvoir doivent simplement prendre les bonnes mesures, les bonnes décisions pour sauver ce monde.

D’une part, ils n’ont absolument aucun intérêt à mettre fin au capitalisme expansionniste qui assure leur position de pouvoir. Et d’autre part, une réforme technologique, avec les nouvelles dépendances qu’elle crée, est également vouée à l’échec. La mobilité électrique ou les technologies de production d’énergie dite « renouvelable » pourraient être utilisées comme exemples. Les matières premières nécessaires sont souvent obtenues dans le cadre d’une exploitation néocoloniale de l’environnement. Et le transport de ces matières premières et composants dépend à son tour fortement des sources d’énergie fossiles. De ce fait, une reconversion complète de l’industrie actuelle vers les énergies renouvelables est de toute façon impensable avant l’épuisement des gisements mondiaux de pétrole.

La lutte climatique est une lutte de classes

Un capitalisme vert, c’est-à-dire climatiquement neutre et durable, est tout simplement impossible. Car la croissance constante et la consommation de masse au lieu de la durabilité, ainsi que le profit de quelques-uns au lieu du bien-être et de la survie de l’humanité entière, font partie de ses principes fondamentaux.

La recherche de mesures efficaces pour atténuer le changement climatique se limite également à des solutions technologiques au lieu de s’attaquer au problème à la racine.

Et c’est ainsi que la lutte contre la destruction du climat est inévitablement une lutte qui concerne des « questions de classe ». Les 1 % les plus riches de la population allemande émettent nettement plus de CO2 que les 50 % les plus pauvres de la société. L’appel du gouvernement, à propos de la hausse des prix du carburant et de l’énergie, selon lequel « nous devons tous nous serrer la ceinture » est une farce. La majeure partie des émissions provient en effet de l’industrie automobile, du gaz et du charbon, toujours subventionnée, de l’agriculture industrielle et de la vie de jet-set de ses patrons et managers. Et le changement de comportement des consommateurs en faveur des SUV électriques et des saucisses végétaliennes n’y changera rien.

Car c’est le mode de vie de consommation de masse et de gaspillage des ressources des sociétés du Nord, basé sur des hypothèses et des rapports d’exploitation, que nous devons rejeter et combattre. Il est donc clair qu’une lutte contre la destruction de la nature doit également avoir pour objectif la destruction de la propriété. Détruisons les infrastructures de la richesse capitaliste pour un monde où tout appartient à tous et toutes.

La lutte pour le climat concerne les Antifas et les autres

Ceux qui sont au pouvoir, qu’ils se repeignent ou pas en vert, répondront aux attaques contre leurs projets concernant la crise climatique avec une fermeté croissante. Ils s’accrochent aux énergies fossiles et au dinosaure de l’industrie nucléaire. Ils s’accrochent au mensonge du sauvetage du monde par les énergies renouvelables. Ils s’empêtrent dans leur propagande de greenwashing et ils agiront de manière d’autant plus autoritaire que la réalité des choses remettra en question leurs promesses.

Il n’existe pas seulement des points de bascule écologiques où le système climatique se réorganise de manière irréversible ; il existe également des points de bascule sociaux. Des moments où la misère causée par le pouvoir devient si évidente qu’une grande partie de la population ressent la nécessité de se défendre. Ou bien où l’appauvrissement et l’expansion de la répression ont progressé à tel point qu’une révolution semble presque impossible. Nous devons continuer à développer notre résistance autour de ces points de bascule. L’initiative doit nécessairement venir d’en bas. Parce que l’État se sent obligé, à l’exception de quelques corrections cosmétiques, d’appliquer un « continuum » dystopique en faveur du système économique.

S’accrocher à cette économie capitaliste écologiquement dévastatrice équivaut à une accélération ignorante vers l’effondrement. L’autoritarisme croissant dans le monde est un autre pas vers cet effondrement. Aux États-Unis et en Europe notamment, le fascisme est à nouveau une option et représente également une exploitation plus poussée, voire intensifiée, de l’humain et de la nature. C’est pourquoi : la lutte pour le climat va de pair avec l’antifascisme et vice versa !

Thouarcé (Maine-et-Loire) : Les murs d’entrée du château de Fesles redécorés

Publié le 2024-09-24 19:50:08

Indymedia Nantes / lundi 23 septembre 2024

La semaine dernière, les murs d’entrée du château de Fesles ont été redécoré à plusieurs endroits avec le tag suivant « SQUAT PARTOUT ».

Ce château, situé à Thouarcé dans le Maine-et-Loire, fait partie du groupe Grands Chais de France dont l’actionnaire majoritaire est Joseph Helfrich.

C’est justement la famille Helfrich qui fait expulser le squat de La Pigeonne à Strasbourg.

SQUAT PARTOUT !

Abus au sein du collectif 269 Libération Animale - Pour une lutte antispéciste qui n'exploite pas ses activistes

Publié le 2024-09-25 15:30:23

Nous, militant.e.s antispécistes, Nous voulons témoigner des comportements abusifs au sein du collectif 269 LA qui ont des conséquences fortes sur la santé mentale des activistes, sur leur capacité à être autonomes, et qui mènent à toujours plus de fichages à travers l’Europe de toujours plus d’activistes antispécistes à qui on vole le libre arbitre. Nous voulons que la banalisation de la maltraitance des activistes cesse, et que le milieu militant antispéciste apprenne à prendre soin, il en est aussi de la survie du mouvement.



Aujourd’hui, nous décidons d’ouvrir la parole sur l’autoritarisme subi par les activistes du collectif 269 Libération Animale. Ce collectif français a été dirigé par un couple de 2016 à 2023, puis par une des deux leader.euse.s : définissant leur collectif comme « antispéciste, anarchiste et anticolonialiste » pratiquant des occupations d’abattoirs et des évasions de personnes non-humaines.

La décision de parler publiquement a été longue et découle de la prise de conscience que les impacts néfastes de cette organisation perdurent, et que nous en subissons toujours les répercussions psychologiques.

Autoritarisme et manipulation

Les personnes voulant rejoindre ce collectif sont en grande majorité des militant.e.s de la « protection animale », iels viennent d’associations de sensibilisation au spécisme. Iels sont habitué.e.s aux actions légales et se sentent souvent impuissant.e.s dans ces modes d’actions face à l’immensité du spécisme et l’horreur que vivent les personnes non humaines. Souvent, ces militant.e.s ne connaissent ni la culture anti-répression ni anti-autoritaire. Beaucoup ne connaissent ni la violence policière ni quoi que ce soit autour des actions de désobéissance : nous n’avons donc pas de possibilité de comparer avec ce qui se fait dans les autres collectifs d’action directe. Ce sont des militant.e.s qui cherchent donc à être plus efficaces, à s’impliquer davantage dans la lutte antispéciste et à rejoindre un collectif radical.

C’est principalement sur les réseaux sociaux que la séduction opère pour attirer ces militant.e.s avec une esthétique qui a toujours été judicieusement travaillée. Textes et discours lyriques, vidéos avec musique palpitante, illustrations avec dress code 100% en noir, sweat à capuche, cagoule, une apparence donc très « radicale, black bloc, action directe » qui n’est pas sans rappeler l’imaginaire « ALF » beaucoup fantasmé par le milieu. Alors que les blocages ne nécessitent pas d’être habillé.e en noir ni cagoulé.e étant donné que le principe est de rentrer dans un abattoir et de s’y attacher en attendant de se faire déloger par la police un.e par un.e. Tout ça a pour but de faire de la pub qui recrute : fascination, admiration, idéalisation sont les effets recherchés. La manipulation commence déjà avant même d’avoir rejoint le collectif avec cette séduction sous forme de promesse de révolte. (De plus, il y a peu de choix : en effet, peu de collectifs antispécistes pratiquant des actions directes s’affichent sur les réseaux sociaux.)

Donc quand on réussit à rejoindre le collectif pour la prochaine action, on se sent impressionné.e et reconnaissant.e. Il n’y a pas d’AG ni de réunion ni de rencontre ni d’organisation préalable. On arrive direct sur le canal de discussion où la future action est exposée : elle est déjà décidée et organisée. L’ambiance sécuritaire (car ce n’est qu’une ambiance vu les gros défauts de sécurité) impressionne et donne une sensation de risques, de grande importance et de solennité. On sent tout de suite qu’on doit se faire tout.e petit.e, à l’écoute et obéissant.e car on a le privilège qu’on nous fasse confiance pour intégrer ce groupe aussi « fermé » , « sélect » .

Des consignes sont données puis nous devons dire « ok » pour certifier que nous allons les suivre précisément. Il n’y a aucune place pour répondre autre chose que « ok », nous n’avons pas la parole. Il est sous-entendu que cette organisation autoritaire est essentielle pour le bon déroulement de l’action et le fonctionnement du collectif de manière plus générale. Donc on se convainc que notre obéissance est indispensable pour la sécurité. Il n’y a pas que en amont d’une action que la parole ne nous est pas donnée puisqu’il n’y a jamais eu d’assemblée générale ni même de réunion ou de discussion collective en 7 ans. Donc pas de possibilité de choisir son propre rôle. Il arrive que des militant.e.s du collectif tentent de remettre en question des choses, d’apporter des critiques ou de vouloir que certaines choses changent (organisation, stratégie…) mais celleux-ci sont ignoré.e.s ou décrédibilis.é.s, et si ça ne suffit pas de nouvelles conversations sont créées sans elleux pour que le groupe ne sache pas ce qu’iels avaient à dire. Des messages les discréditant peuvent être publiés pour être sûr que personne n’ait envie d’être de leur côté. On comprend vite qu’il va falloir être dociles sinon on peut se faire exclure des prochaines actions.
On a peur de perturber cette organisation « si bien huilée » avec nos propositions, et puis ce n’est jamais le bon moment. Quelconque initiative est empêchée.
Seules les idées qui vont dans le sens de celles des chef.fe.s, qui ne font que renforcer leur autorité, sont valides. Finalement elles ne viennent pas vraiment de nous. Les discours de la cheffe à l’esthétique insurrectionnelle et fédératrice avec de belles tournures, métaphores et un fort appel aux émotions jouent un grand rôle et agissent comme un leurre qui nous éblouit et nous fait adhérer malgré l’autoritarisme. Ça créé toute une ambiance et un état d’esprit : on croit faire partie d’un collectif révolutionnaire, il y a un grand travail qui est fait avec les mots pour créer l’illusion.

A certain.e.s d’entre nous est octroyée une place un peu plus haute dans la hiérarchie : on a un peu plus d’infos, un semblant de responsabilités nous sont données, l’impression d’avoir un peu de pouvoir, et donc de marche de manœuvre. Cette place proche des chef.fe.s se fait toujours par la manipulation émotionnelle. En réalité en tant que membres du « noyau », nous répondons juste à ce qu’attendent de nous les chef.fe.s qui nous donnent la sensation d’être utiles et plus que de simples « soldats ». Mais surtout d’être des ami.e.s, « des camarades complices » avec la mise en place d’une fausse intimité. Le lien créé est déséquilibré, la cheffe sélectionne les aspects qu’elle partage et donne en même temps l’illusion d’affection et de proximité (surnoms, compliments, montrer une certaine vulnérabilité...). Cette relation est entièrement contrôlée. Ainsi à cette place on devient dédié.e.s et exclusif.ve.s. On acquiesce aux demandes, quitte à prendre des risques judiciaires non conscientisés parce que c’est un honneur qu’on ait tout particulièrement besoin de nous. On est individualisé.e pour une fois !
On accède aussi au privilège d’être invité.e.s au sanctuaire pour rencontrer les personnes non-humaines (mettre des visages sur les personnes sauvées est très important en tant qu’activiste antispéciste, ça permet de nous donner de la force positive pour s’engager encore plus). Avec cette manipulation affective, nous sommes aussi plus enclins à donner plus de temps et de force de travail au sanctuaire. Lors de ce temps passé ensemble on nous fait se sentir spéciales.aux.

La hiérarchie et le culte de la personnalité nous mettent dans une position d’admirateur.ice, donne la sensation de reconnaissance pour celleux qui sont sélectionné.e.s pour être « plus proches ». Toute cette image est mise en scène déjà sur les réseaux sociaux ou dans les médias avec des photos des leader.euse.s en personnages principaux du collectif : mégaphone face à la foule attentive (le contenu des réseaux sociaux est publié par la cheffe). Ce qui créé tout un fantasme autour de ces personnalités qui deviennent des célébrités dans le milieu.

Et ce n’est pas juste la recherche d’influence que l’on dénonce mais comment elle est utilisée pour maintenir un respect inconditionnel de la part des membres du collectif et une emprise sur celleux du « noyau ».
Pendant l’action, c’est toujours les mêmes personnes qui donnent aussi des ordres « tu t’assoies là » , « vous vous attachez maintenant », « on a besoin d’hommes pour telle chose » . Le « noyau » a aussi pour utilité de maintenir le reste des militant.e.s obéissant.e.s (la hiérarchie quoi).

Les prises de parole médiatiques sont toujours faites par les chef.fe.s et sans concerter le collectif. On a donc aucun mot à dire sur ce qui sera dit, montré dans les médias ni sur le choix du média en question ni même sur la présence de ce média lors d’une action. C’est une occasion pour maintenir ce culte de la personnalité : ce sont elleux qui sont interviewé.e.s, le collectif c’est elleux.
Lors d‘interview, ces deux chef.fe.s se sont par ailleurs approprié.e.s diverses actions directes dont 269 LA n’étaient pas l’auteur.

Les militant.e.s de 269 Libération Animale n’ont donc pas la parole au sein de leur propre organisation, ni dans les médias. Les chef.fe.s leur interdisent aussi de témoigner sur les réseaux sociaux.
Tout est mis en oeuvre de manière pernicieuse pour que l’on ose pas poser de questions, proposer des idées, prendre des initiatives. On ne veut pas non plus laisser penser qu’on saurait des choses que les chef.fe.s ne savent pas, on ne veut pas perturber cette hiérarchie. Qui suis-je pour donner un avis contradictoire ? Alors que ces gens ont l’expérience et le savoir que je n’ai pas.
Personne n’a envie de se faire rembarrer par les chef.fe.s devant tout le monde. Le levier de la culpabilité est aussi mobilisé : les animaux meurent pendant qu’on dévie de leurs consignes.
On pense avoir beaucoup à perdre en cas d’exclusion car les militant.e.s deviennent notre entourage et parfois les seules personnes qui peuvent nous comprendre car iels ont vu ce qu’on a vu.

Une fois le pouvoir d’initiative confisqué, le manque d’autonomie des activistes dépendant.e.s, même pour des petites décisions ou questions, est utilisé pour justifier la nécessité de l’autorité.

En plus d’être dangereux pour la santé mentale des militant.e.s, l’autoritarisme est dangereux pour la lutte. On peut croire que nous n’avons pas la capacité d’agir sans chef.fe.s, que nous sommes bon.ne.s qu’à suivre des consignes puisque celleux qui décident et planifient nous semblent inaccessibles, et ne transmettent aucune infos ou savoirs permettant d’acquérir de l’expérience et des compétences pour être autonomes.

La dépendance est aussi maintenue avec l’idée sans cesse rabâchée que « les autres n’ont rien compris, il n’y a que nous qui sommes radicales.aux et utiles ». Cette idée créé une méfiance pouvant aller jusqu’à une haine envers les autres militant.e.s antispécistes et renforce un sentiment d’être seul.e.s contre le monde.

Il n’est pas rare que les chef.f.e.s dénigrent, insultent, moquent les autres militant.e.s antispécistes qui seraient selon elleux stupides, ridicules, contre-productif.ve.s et égoïstes alors que nous, nous sommes vraiment dévoué.e.s.

Les autres moyens d’actions, collectifs et personnalités antispécistes sont également jugé.e.s : égocentriques, inutiles ou copieur.euse.s. Ainsi on reste fidèle à ce collectif, cela joue aussi sur la sensation factice et toxique de cohésion, de complicité : nous sommes les seul.e.s vrai.e.s antispécistes radicales.aux et de gauche.
Les collectifs avec une organisation moins hiérarchique et qui prennent en compte le soin collectif sont décrits par les chef.fe.s comme mous, qui abandonnent les animaux au profit de leur sécurité.

Toujours dans cette intention de fidéliser les militant.e.s : nous faire croire que le grand soir se prépare, que bientôt nous passerons à l’étape supérieure afin de nous tenir en haleine, maintenir un niveau de stress et d’attention ainsi qu’une sensation d’être exactement où il faut. Ainsi les chef.fe.s conservent notre exclusivité dans le collectif, dans l’attente du prochain ordre donné.

On peut d’ailleurs remarquer cela dans la com’ pour des événements annoncés sur les réseaux. Ces « actions » ont pour seul but de rameuter des militant.e.s avec des titres accrocheurs « les abattoirs vont trembler » pour de simples rassemblements pacifistes devant des abattoirs. Il faut que ça ait l’air radical, l’air révolutionnaire, l’air Grand ! Donc des teasings ambiance insurrectionnelle, il faut faire croire au Grand soir, non pas pour faire peur aux grands groupes spécistes, mais pour séduire des personnes qui veulent être utiles.

Un collectif anarchiste ? On se demande comment ça peut être crédible tant l’organisation est hiérarchique et autoritaire. Ce qui est incroyable c’est que tout ça n’est quasi jamais questionné par les activistes qui sont d’une grande docilité. Et cela montre bien que la manipulation est bien installée, l’emprise même pour certain.e.s. Pour en sortir complètement, pour comprendre que cette organisation est toxique et violente, on a besoin de prises de conscience en dehors du groupe et de découvrir que dans les autres collectifs féministes, autonomes… Rien de tout ça ne serait accepté.

Parole confisquée

TW abattoirs, sang, meurtre, agression sexuelle

Nous n’avons pas le droit de partager ce qu’on a vu ni vécu lors de ces actions. Ni l’horreur des abattoirs, ni les violences policières. Ça serait perçu comme un moyen de se victimiser et de détourner l’attention des victimes du spécisme. Les seuls partages doivent être ceux des chef.fe.s sur les réseaux sociaux du collectif. Les textes, les discours viennent toujours de la même personne. Si on fait vraiment ça pour les animaux, alors on doit se faire invisibles.

Même les retours d’expérience entre les activistes sur les conversations sont proscrites, pas de débrief. On nous dit que ce n’est pas nous les victimes et que c’est indécent de parler de ce qu’on vient de vivre, du fait que ça nous atteint. Mais comment un collectif peut fonctionner sans retours ? Sans communication en son sein ? Comment des militant.e.s peuvent perdurer dans le temps sans pouvoir se livrer sur les expériences souvent traumatiques ? Passer une nuit à entendre des personnes non-humaines pleurer et hurler de détresse et de terreur, à voir des veaux tenter de faire demi-tour et se faire pousser dans l’abattoir, les entendre pleurer, les voir se faire tuer à la chaîne. Voir leurs corps dépecés, voir quelqu’un.e de vivant pendant des heures puis la voir se faire tirer dans la tête et entendre la scie la découper. Passer des heures à coté de leur peau encore fraîche, sentir leur sang et leurs excréments s’imbiber dans nos pantalons. Croiser des centaines de poules empilées dans des caisses et les laisser puis rentrer chez soi. Avoir l’odeur de l’angoisse, de la merde, de la mort qui reste dans le nez même une fois rentré.e chez soi seul.e sans pouvoir le raconter à personne, devoir aller à l’école ou au travail avec tout ça.

Comment peut-on laisser des militant.e.s traumatisé.e.s rentrer chez elleux en leur disant de la boucler sur tout ça ? Comment créer un collectif qui va dans des lieux aussi violents sans penser le soin de ces militant.e.s ? Et refuser que ce soin soit à peine évoqué.

Cet environnement favorise le maintien des violences et met gravement en danger ces militant.e.s. Comment témoigner d’un comportement oppressif ? Comment dire quand il s’est passé des choses non appropriées lors d’une action ?

C’est le parfait terreau pour que des agressions sexistes, sexuelles, racistes, lgbtqi+phobes aient lieu sans que personne ne soit au courant et sans que la victime puisse être soutenue. Les faits d’agressions sont étouffés par les chef.fe.s lorsque les victimes leur en parle. Personne n’est au courant. Et ce sont les victimes qui partent du collectif avant les agresseurs.

N’importe qui peut rejoindre ce collectif, il n’y a pas de charte. Rien n’indiquant que les comportements oppressifs, discriminatoires ne sont pas les bienvenus. En tant que minorités, on peut vite se retrouver dans des situations nous mettant en danger. En plus de devoir gérer les risques d’une action militante, nous avons le poids de devoir passer des heures assis.es jambes écartées collé.e.s à des personnes pas safe qui n’ont pas à se justifier.

Et par dessus tout ça, la cheffe n’hésite pas à s’approprier les luttes anti-coloniales et féministes pour se donner une image de gauche radicale intersectionnelle et une crédibilité, et donc une visibilité dans les milieux antifascistes. C’est une violence de plus, rendant insoutenables les visites (prises de parole, soirées de soutien) de cette cheffe dans les espaces libertaires agissant comme une piqûre de rappel que nous n’avons toujours pas la parole, que le pouvoir et l’influence est toujours au même endroit. Et pendant ce temps nous on se traîne encore les traumas de cette période d’assujettissement.

Face à la répression

Aucune défense commune, concertée et politique n’est mise en place.

On est endormi.e.s par les raisons citées plus haut et aussi car la cheffe use de sa posture d’autorité : juriste. Après chaque blocage d’abattoir, la police procède à la vérification d’identité de chaque activiste. On se retrouve devant la police sans connaître nos droits, ni les procédures.
Aucune préparation à la vérification d’identité ni à la garde à vue !
Perdu.e.s, certain.e.s parlent aux flics.
On se retrouve seul.e également devant le juge au tribunal à devoir répondre de nos actes pour une action collective !
Pas de partage de ressources anti-répression ou de bonne pratique, pas de réunion ni d’atelier ou de discussion autour de l’autodéfense juridique ou policière. La seule chose qu’on nous dit c’est que le refus de donner son identité, ses empreintes et son ADN peut entraîner des poursuites et nous faire rester plus longtemps au commissariat. Avec si peu d’infos et non sans influence : dans la queue au commissariat, chacun.e suit le mouvement et donne l’un.e après l’autre identité, empreintes, ADN. Parce que le covoiturage t’attend, que les camarades sont fatigué.e.s et doivent reprendre la route puis le taf le lendemain. Rien n’est fait pour qu’un refus soit envisageable et soutenu par le collectif, bien au contraire. Ce fichage systématique des militant.e.s de 269 Libération Animale se répand depuis 2017 à travers la France, la Belgique, la Suisse, l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne et les Pays-Bas (puisque le « collectif » se déplace à travers l’Europe). Qui plus est, avec un très grand turn-over dans le collectif ! Le travail des flics se voit grandement facilité et la pertinence de ces actions de désobéissance civile qui finissent d’office au comico ne doit jamais être questionnée. Sinon on risque l’exclusion implicite comme le ghosting ou la décrédibilisation auprès des autres. Ne pas s’opposer à ce fichage de masse n’est pas étonnant quand on est dans une optique de maltraitance et de non considération des militant.e.s.

Sans stratégie sur le long terme et sans défense commune organisée, on peut craindre l’impact d’un tel fichage sur le mouvement antispéciste.

Sans avocat.e dans le collectif, chacun.e gère ses problèmes judiciaires dans son coin isolé.e, reçoit ses convocations au tribunal à la maison. Celleux qui peuvent choisissent un.e avocat.e, mais souvent dépourvu.e.s on se retrouve avec des avocat.e.s qui nous mettent plus dans la sauce plus qu’iels nous aident. Les défenses sont inégales entre les militant.e.s, et c’est accentué entre celleux qui peuvent se payer une bonne défense et les précaires qui se voient parfois avoir de plus fortes condamnations.
Beaucoup de militant.e.s qui rejoignent le collectif sont des personnes sans aucun bagage à l’anti-répression. Iels ne connaissent ni leurs droits, ni les risques encourus. On nous met en tête de ne pas trop poser de questions tout court et aussi sur cette question de la répression avec le credo : qu’est-ce que des amendes ou un risque de prison à côté de ce que subissent les personnes non humaines ?
’’S’épandre" sur des questions de répression serait prendre la place de victimes, serait preuve de faiblesse alors que nos situations sont si privilégiées (par rapport aux animaux toujours). Alors on se met vite dans un état d’esprit que « foncer tête baissée sans se protéger » c’est égal à « être vraiment un.e allié.e déterminé.e pour les animaux ».
Et que de toute façon les chef.fe.s ont plein de condamnations en suspens donc nous on peut bien en avoir quelques unes. Car pendant les premières années en tant que « dirigeant.e.s » iels se sont « sacrifié.e.s » en prenant la responsabilité juridique pour elleux deux seul.e.s à chaque occupation.

La manipulation est aussi présente ici, on peut recevoir un appel ou un message privé de la cheffe qui nous demande en urgence un « service » . À ce moment-là, on nous valorise et nous individualise (je demande qu’à toi, tu as l’expérience et tu es de confiance). Ce service ça peut être de déclarer à notre nom une manifestation factice qui engendra d’être considéré.e organisateurice des actions de désobéissance par les enquêtes de police. On ne sait pas que c’est un stratagème et reconnaissant qu’on nous confie une tâche perso, l’emprise opère et on accepte directement sans penser aux risques éventuels (qui n’ont jamais été évoqués d’ailleurs). Nous sommes plusieurs à s’être retrouvé.e.s avec des condamnations en tant qu’organisateurice comprenant le piège longtemps après. Sans manipulation, on se serait rendu compte de ce qu’on faisait, de ce que ça impliquait, on aurait réfléchit et pas donné la réponse dans la seconde. On aurait la sensation d’avoir le choix, on aurait eu l’espace de poser des questions.

Avec ces stratégies, les chef.fe.s jouent le jeu de la répression : nous isolant dans nos procès et nos condamnations.

Nous sommes donc à l’opposé d’un collectif anarchiste et anticolonial, puisqu’ici pas de collectif, pas de solidarité. Mais tout ça est fait de manière très insidieuse en nous persuadant par le discours que nous formerions un collectif dont la force résiderait dans nos complicités.

Et les thunes ?

Il n’y a donc pas d’organisation collective face à la répression et aucun.e activiste n’a accès à la thune du collectif.
Pourtant il y en a eu des dizaines de milliers d’euros sur des cagnottes, des soirées de soutien qu’on nous encourage à organiser chacun.e dans notre coin… Mais les comptes sont gardés secret par les chef.fe.s.
Aucune aide financière ne sera donnée, la précarité de certain.e.s activistes est ignorée, pourtant la cheffe dénonce souvent sur les réseaux la précarité dans laquelle iels seraient, omettant au passage de préciser ses privilèges (classe sociale, aide familiale, niveau d’études…).
Plusieurs d’entre nous se sont retrouvé.e.s dans des situations compliquées : amendes accumulées débitées sur notre compte en banque, ou directement auprès de l’employeur.euse, huissier.e au domicile puis à celui des p.m.arents… Et bien sûr tout cela dans l’isolement puisque ce n’était pas géré collectivement. La place n’est jamais faite pour parler de tout ça. Il est perçu comme indécent de demander de l’aide au collectif : c’est se faire victime à la place des animaux. Le sujet de la thune est rendu tabou, libre aux chef.fe.s de la monopoliser.
La rétention d’infos systématique est un moyen de retenir le pouvoir.

Le refus de se remettre en question : mise en danger des personnes non humaines du sanctuaire

L’idée omniprésente que les autres sont nul.le.s se poursuit dans la gestion du sanctuaire. Les sanctuaires sont des lieux de vies pour les personnes sauvées des abattoirs et des élevages. Ces personnes ont une santé très fragile due aux sélections génétiques et aux mauvaises conditions dans les élevages. Iels ont besoin de soins méticuleux durant toute leur vie en sanctuaire. Pour savoir quelle nourriture et quelles pratiques de soin sont les plus adaptées, il est indispensable de s’appuyer sur les recherches que des militant.e.s antispécistes et des vétérinaires réalisent. Par exemple, le refuge de l’ABVA donne ses précieux protocoles sur le groupe Facebook « chicken nurse », l’ « Open Sanctuary Project » met des guides à disposition sur son site ou encore des sanctuaires comme Groin Groin propose des conseils sur l’alimentation des cochons. Il est essentiel de pouvoir échanger les expériences autour de la santé entre sanctuaires car trop peu de ressources fiables sont disponibles et les vétérinaires ruraux.ales sont incompétent.e.s.

Or chez 269 LA, les questionnements autour des pratiques de soin étaient vivement rejetés sous prétexte qu’« on s’est toujours débrouillé.e.s seul.e.s ». Rien de surprenant, c’est le même mot d’ordre que pour le reste. Mais ici des conséquences dramatiques directes sur la vie des personnes non-humaines dépendantes. Des personnes cochons et truies nourries quotidiennement au mélange biscottes, pâtes, farine d’engraissement (de magasin d’élevage). Induisant des difficultés locomotrices et de grandes souffrances. Des poules qui ne voient jamais de vétérinaire NAC (le suivi véto est indispensable chez les poules notamment dû à leurs problèmes génitaux systématiques).

Il est possible d’avoir des difficultés à gérer un sanctuaire car c’est loin d’être facile, il est possible de se tromper car nombreuses sont les fausses infos en ligne, et que bon nombre de vétérinaires ne sont pas formé.e.s. En revanche, le refus de se questionner, et d’être à l’écoute de personnes et de lieux compétent.e.s est une mise en danger délibérée de la vie et du confort des personnes accueillies.
Nous disposons que trop peu de ressources sérieuses et vérifiées de soin antispécistes pour les personnes sorties d’élevage pour refuser de les prendre en compte au profit d’un jeu d’égo.

Le soin est politique ! Et cela prend tout son sens dans la lutte antispéciste qui se fait avec et pour des personnes non-humaines blessées et usées physiquement et mentalement par le système.

Ce qui se passe dans les luttes c’est politique !

L’autoritarisme et la maltraitance d’individus au sein des collectifs et associations usent les luttes et les activistes.
Publier ce texte c’est la prise de conscience que le silence nourrissait ce poison qui affaiblit la lutte antispéciste en France (et ailleurs).
C’est prendre conscience que parler n’allait pas nuire aux personnes non humaines, mais au contraire prendre soin de cette lutte.
C’est ne pas la laisser se faire malmener et affaiblir.
C’est ouvrir la voix à une lutte antispéciste qui prend soin de ses activistes. Un.e activiste épuisé.e, fiché.e, isolé.e n’aide personne.
Il y a la peur de nuire à ce petit milieu qui a déjà du mal à se crédibiliser. On ne veut pas participer à le fragiliser, à le dénigrer.
Pourtant c’est cette toxicité qui use des activistes qui se voient abandonner le milieu pour survivre. Une lutte qui brise et une stratégie qui fiche ses activistes n’est pas viable. Une lutte sans soin est vouée à l’échec.
Ce n’est pas simple d’ouvrir cette parole.
Au début on se dit que s’éloigner et ne plus remuer ces expériences est la meilleure chose à faire. On ne veut pas prendre le risque de se faire attaquer ou silencier une dernière fois par les personnes qu’on dénonce ou par celles qui en sont éprises. Comment peut-on remettre en question le statut autoritaire, dénoncer sa violence et sa manipulation quand cette personne est si adorée et bénéficie d’influence ?

Ce qui se passe dans les collectifs n’est pas privé et nous devons en parler.

Pour des luttes fortes et durables

Ouvrons la parole,

Autonomisons nous,

Prenons soin,

De nombreuses ressources pour prendre soin de nous en lutte sur

payetonburnoutmilitant.fr

Vous pouvez envoyer vos témoignages (anonymes ou non) à lutteantispelibertaire@protonmail.com



[Italie] Pas touche aux publications anarchistes !

Publié le 2024-09-27 12:10:04

Initialement publié par La Nemesi le  20/09/2024

Rassemblement de solidarité à l’occasion de l’audience préliminaire pour l’opération Sibilla (Pérouse, 10 octobre 2024)

 

Le 10 octobre est fixée l’audience préliminaire pour la procédure Sibilla, qui a conduit en novembre 2021 à une opération visant principalement le journal anarchiste « Vetriolo », opération destinée à mettre en garde contre les publications anarchistes révolutionnaires. une mise en accusation sera demandée pour 12 anarchistes sur 19 chefs d’accusation, presque tous aggravés par le but du terrorisme.

Pour attaquer les anarchistes et les voies révolutionnaires, l’État se déchaîne sur des capacités d’incitation et d’orientation dans un domaine comme celui du mouvement anarchiste qui a toujours été le promoteur d’une autonomie de pensée et d’action  radicale. Une affirmation qui va de pair avec le fait d’avoir soutenu dans le procès Scripta Manent des condamnations pour « massacre politique » dans le pays où les massacres, ceux réels, ont toujours été perpétrés par l’appareil d’État.

En même temps que ce procès, l’opération Sibilla a été décisive pour le transfert dans le régime carcéral 41 bis d’Alfredo Cospito, un des 12 accusés de cette affaire. Avec la mobilisation intense de 2022-23 contre 41 bis et l’emprisonnement à vie sans possibilité de libération conditionnelle, nous avons pu éviter des peines allant jusqu’à l’emprisonnement à vie résultant de Scripta Manent, en raison de l’accusation de « massacre politique ». Aujourd’hui comme hier, Comme un procès potentiel de Sibilla approche, nous nous solidarisons avec Alfredo, défendons les publications anarchistes et soutenons l’urgence de la lutte révolutionnaire.

 

Alors que les États se préparent à la guerre et que les profits de l’armement augmentent de façon disproportionnée, les organes répressifs s’empressent encore une fois de juger les anarchistes, un « ennemi intérieur » qu’il faut éradiquer en raison de leur lutte de longue date contre l’État et le capital. La répression contre les publications anarchistes fait partie des politiques de guerre et le 41 bis est une prison de guerre.

Rassemblement de solidarité : jeudi 10 octobre, à 9 h 30, devant la cour de Pérouse, via XIV Settembre 86 (ancien bâtiment Enel).

Réunion pour discuter de l’audience et de la lutte contre le 41 bis : mercredi 9 octobre, à 20 h, au Circolo Anarchico « La Faglia », via Monte Bianco 23, Foligno.

Verfeil (31): rassemblement contre l’A69, samedi 28 septembre 2024

Publié le 2024-09-27 16:45:07

Verfeil (31): rassemblement contre l’A69, samedi 28 septembre 2024



RASSEMBLEMENT SAMEDI 14h

On prévient tardivement mais on espère vivement que ce RDV puisse rassembler largement pour soutenir tout particulièrement les écureuil·les qui tiennent bon après tout ce temps, mais aussi pour les autres qui de longue date ou depuis quelques jours s’investissent contre ce projet merdique.

À relayer autour de vous.

Plus d’infos sur la lutte contre l’A69, sur Telegram:
https://t.me/InfoZAD_A69
https://t.me/Stop_A69

[France] Liberté pour Georges, liberté pour toustes ! Pour un cortège anticarcéral à Lannemezan

Publié le 2024-09-29 09:00:03

Initialement publié sur Indymédia Nantes le 27/09/2024.

Liberté pour Georges, liberté pour toustes ! Pour un cortège anticarcéral à Lannemezan

« …Je ne comprends pas car ce genre de manifestation, ce n’est pas la première fois qu’elle est organisée et cela s’est toujours bien passé. En tout cas, nous, le personnel pénitentiaire ne sommes en rien responsables de ce que M. Abdallah ne soit pas libéré. C’est la première fois que je vois ça » Responsable FO maton du CP de Lannemezan le 12/04/2024, chouinant à la suite de tags qui ne faisaient que souhaiter leur mort et de quelques petits lancers de cailloux. https://www.ladepeche.fr/2024/04/12/tags-menacants-en-marge-de-la-manifestation-de-samedi-11886489.php

Ce 7 octobre qui vient, Georges Abdallah sera devant le tribunal d’application des peines suite à la demande de son avocat pour une demande de libération conditionnelle à son expulsion. Une manifestation aura ainsi lieu le 26 octobre à Lannemezan pour prolonger le mouvement de solidarité et se rendre jusque devant la prison. Comme des compas l’ont écrit pour la manifestation du 6 avril dernier, « nous dénonçons les détentions prolongées, les conditions inhumaines de détention et les injustices systémiques qui caractérisent le système carcéral. » Peu importe le rendu de son audience, » la libération de Georges Abdhallah est liée à la libération de chaque individu incarcéré injustement, qu’il soit emprisonné pour ses convictions politiques, son statut socio-économique ou toute autre raison ». Nous continuerons à lutter contre toutes les taules jusqu’à ce qu’elles soient entièrement vidées et détruites. https://paris-luttes.info/pour-une-presence-anarchiste-et-18090

La prison de Lannemezan constitue un cas explicite de la violence coloniale constitutive de la taule et de la violence carcérale. C’est en soutien au colonialisme israélien que la France garde enfermé Georges Abdallah, militant pro-palestinien libérable depuis 1999 et gardé en détention par la seule volonté politique de l’État et de tous ses gouvernement successifs. La prison dévoile pleinement sa vraie nature : c’est bien un outil colonial de punition et de répression. Georges a beau avoir « purgé sa peine » et des décisions de justice de son côté, son militantisme et son appartenance à la lutte palestinienne lui valent d’être maintenu en prison depuis de longues décennies. C’est son refus de se soumettre et d’abandonner la lutte qui lui valent ces attaques de l’État carcéral, qui est une attaque sur le mouvement pro-palestinien dans son ensemble !

C’est pour le maintien de son propre colonialisme que la France a déporté de force une quasi-centaines de prisonniers Kanak, depuis la prison du Camp-Est à Nouméa jusqu’à les avoir éparpillés dans différentes prisons de la métropole. L’État veut ainsi endiguer l’insurrection qui dure depuis mai en Kanaky, et dont les feux ne s’arrêtent toujours pas, s’étant propagée jusqu’à la taule lors de deux émeutes à l’intérieur en mai dernier qui ont ravagé par le feu une centaine de cellules. La déportation constitue alors une véritable punition collective : émeutiers comme non-émeutiers se retrouvent ainsi catapultés du jour au lendemain à 17 000 kilomètres de leurs terres, dans une métropole coloniale où ils n’ont parfois aucune famille ni attache. Quatre prisonniers Kanak ont ainsi été déportés à la prison de Lannemezan, là où une solidarité anticoloniale a pu se déployer, avec par exemple l’appui de Georges Abdallah ou de ses groupes de soutien pour venir en aide aux déportés. C’est aussi en solidarité avec eux, avec tous les déportés et enfermés de Kanaky que nous appelons à rejoindre la manifestation du 26. Contre toutes les taules et contre tous les colonialismes !

Si nous souhaitons reprendre cette proposition de venir à la manifestation avec une présence anticarcérale, c’est pour afficher clairement notre solidarité avec les prisonnier·es du monde entier. Si les surveillants pénitentiaires de Lannemezan affirment ne pas être responsables de l’incarcération de Georges Abdhallah , ils ont pourtant manifesté leur solidarité avec les grèves des surveillants suite à la mort de deux de leurs collègues lors d’une évasion en mai dernier.

Durant ce mouvement, ce sont toustes les prisonnier·es qui ont subi la suppression des promenades, des parloirs, des cantines,… ajoutant une nouvelle couche de punition collective pour des faits dont ils n’étaient pourtant pas responsables. Cette grève des surveillant-es a permis aux syndicats pénitentiaires de tirer profit de la situation pour pousser leurs revendications, exigeant davantage d’armes et la généralisation des visioconférences pour réduire les extractions judiciaires, justifiant ces demandes par des préoccupations sécuritaires. Si les matons ne sont pas « responsables » de qui entre ou sort en prison, ils sont un rouage majeur de la machine carcérale, et donc « responsables » de toutes ses tortures et atrocités.

Les manifestations nationales pour Georges Abdallah brassent toujours un large spectre qui converge depuis toute la France : organisations pro-palestiniennes, syndicats, partis politiques, groupuscules anti-impérialistes en tous genres, organisations anticarcérales, individus autonomes… Pourtant, peu se saisissent pleinement de l’occasion. Ces manifestations constituent un moment privilégié pour une présence importante sur le parvis même d’une prison, traversant une ville peu dotée en keufs ou caméras. On pense qu’il serait dommage de ne pas pleinement en profiter : quitte à finir devant une taule, autant s’adresser à tous ceux qui y sont enfermés, et leur envoyer toute notre force et solidarité de tous les moyens à notre disposition !

Jusqu’à ce qu’on puisse démolir brique par brique la taule de Lannemezan, et toutes les autres, en libérant tous leurs prisonniers : retrouvons nous pour former un cortège anticarcéral à la manifestation du 26 Octobre a Lannemezan !

Liberté pour Georges Abdallah ! Liberté pour toustes ! Force aux insurgé·es et révolté·es en Palestine, en Kanaky et en Martinique. Toutes les colonies tomberont !

et comme on ne le dira jamais assez… Crèvent les matons et crève la taule !

– Bloc Anti Carcéral

Affiches « Je ne m’engage pas dans l’armée »

Publié le 2024-09-29 09:05:06

Clic gauche sur la vignette pour accéder au fichier PDF (format A3) de bonne qualité !

Affiches sans le nom du collectif (si d’autres collectifs antimilitaristes veulent les récupérer et mettre leur nom / contact dessus) :

Affiches sans nom

Affiches antimilitaristes en accès libre

Publié le 2024-09-29 09:05:07

Si par un malheureux hasard votre oeil est agressée par de méchantes pubs de l’armée, vous pouvez dorénavant vous organiser pour imprimer ces affiches et les coller par chez vous ! Ça vient de la Coordination Régionale Anti Armement et Militarisme autour de Lyon.



Source : https://craam.noblogs.org/affiche-je-ne-mengage-pas-dans-larmee/