Vive l'Anarchie - Semaine 40, 2019

Sommaire

[courrier parloir hélicoptère] partage d’experiences et d’outils sur le soutien aux personnes incarcérées

Publié le 2019-10-08 02:01:08

Nous sommes un petit groupe de personnes qui avons et avons eu des proches incarcéré-es et on a rencontré des difficultés à communiquer avec elleux. Ca nous a amené à nous poser des questions sur les outils à mettre en place pour lutter contre l’isolement des personnes incarcérées. Ca nous a posé problème que ces outils ne soient pas là a l’avance (le temps passe pour les personnes en taule pendant que nous on galère à les soutenir), et donc on a voulu participer à développer/visibiliser ces outils.

Nous avons voulu nous renseigner sur les outils existants et les partager, afin de se renforcer mutuellement, et de contribuer toujours plus à la destruction de toutes les prisons. Pour ce faire, on a créé la plateforme www.courrierparloirhelicoptere.noblogs.org/ pour référencer et partager les outils et retours d’expériences de différents collectifs de soutien aux prisonniers.

Petite liste d’outils qui nous semblaient intéressants de mettre en place :

– La rédaction de guides rapides adressés aux proches concernant le fonctionnement des prisons locales (par exemple à donner lors de procès aux proches de personnes condamnées à des peines de prison, aux autres proches présentes lors de parloirs) – exemple de Toulouse https://iaata.info/Brochure-a-destination-des-proches-de-personnes-emprisonnees-a-la-maison-d-3417.html

– Parler des émissions de radios existantes par lesquelles on peut s’adresser aux prisonnièr-es (Parloirs libres sur radio Kaléidoscope à Grenoble, Yoyo sur Canal Sud à Toulouse, etc)

– Mettre en place une adresse postale et une boîte aux lettres qui serait fournie aux détenu-es pour qu’iels puissent répondre aux courriers. Cela éviterait à la personne incarcérée de révéler à l’AP des informations sur son entourage et permettrait de correspondre avec des personnes sans adresse (en transmettant le courrier par mail)

– Permettre une aide matérielle aux détenu-es : vêtements, livres, cd, mandats (caisse anticarcérale)

– Faciliter les parloirs en indiquant des solutions d’hébergements pour les proches venant de loin

– Diffuser les adresses des prisonnièr-es qui souhaitent qu’on leur écrive – exemple de Toulouse, mouvement des gilets jaunes https://iaata.info/Ecrire-aux-detenus-Gilets-Jaunes-3444.html

– Participer et relayer les luttes contre les différentes taules qu’elles viennent de l’intérieur ou de l’extérieur – Exemple du livre Feu au centre de rétention – janvier-juin 2008 – Des sans-papiers témoignent, éd. Libertalia.

– Brûler les prisons

Dans cet objectif, nous proposons aux différents collectifs qui contribuent à leur manière à lutter contre l’isolement carcéral, de partager leurs méthodes et expériences au travers d’un site auquel vous pouvez envoyer vos contributions par mail courrierparloirhelicoptere@riseup.net .

 

Berlin (Allemagne) : Salutations solidaires à tou.te.s les camarades d’Athènes – Attaque contre le consulat de Grèce à Berlin

Publié le 2019-10-08 02:01:11

de.indymedia.org / samedi 5 octobre 2019

Le 3 octobre nous avons attaqué, de façon symbolique, le consulat de Grèce à Berlin, avec des marteaux, des aérosols et des bombes de peinture, à cause de l’intensification, depuis la fin du mois d’août, de l’attaque étatique en Grèce.

La ligne dure du gouvernement de droite du parti Nea Dimokratia de Kyriakos Mitsotakis, qui a annoncé pendant la campagne électorale qu’il allait « nettoyer » Exarcheia, s’avère être une vague répressive à plusieurs niveaux.

Quelques semaines après sa prise de fonction, a été abolie la loi sur l’asile dans les universités, qui, depuis 1982, interdisait l’intervention policière dans les universités et garantissait le libre échange des idées. Le Ministère pour les réfugiés a été aboli et remplacé par le Ministère de la sécurité intérieure, tandis que les fonctions d’exécution des décisions judiciaires ont été transférées du Ministère de la justice au nouveau super-Ministère de la sécurité intérieure (Ministère de la protection civile).

L’un des premiers actes du ministre a été le recrutement de 1500 nouveaux flics et la mise en service des unités de flics à moto, appelées Delta.

Fin août, a débuté l’attaque annoncée contre les squats politiques d’Exarcheia et les maisons squattées, autonomes et auto-organisées, des réfugié.e.s, à Athènes. Le 26 août, quatre maisons ont été simultanément expulsées et condamnées, trois personnes arrêtées et 173 autres envoyées dans des centres d’hébergement pour réfugié.e.s ou des camps de déportation. Le 19 septembre, deux maisons de la rue Acharnon ont été expulsées : les deux étaient des centres d’hébergement autogérés par les réfugié.e.s, avec une capacité totale de 368 personnes ; le 23 septembre, la Cinquième école d’Exarchia, un projet d’hébergement occupé depuis 2016 par des réfugié.e.s et comptant environ 80 habitant.e.s, a été expulsé.

La politique répressive agressive de la police se reflète dans la présence quotidienne d’unités de police dans et autour Exarcheia, avec des attaques brutales contre des centres et des événements autonomes.

Dans l’enfer de Moria, sur l’île de Mitilini, dans le centre où en ce moment il y a 13.000 réfugié.e.s, une personne est morte le 30 septembre, suite à un important incendie. La réaction du gouvernement à la révolte qui a suivi a été l’envoi d’unités de police anti-émeute depuis Athènes et la décision de transformer le camp de réfugiés en un camp fermé, ce qui signifie que l’on n’a pas l’autorisation de quitter le camp pendant la journée.

Il ne s’agit là que de quelques exemples visibles d’une politique de droite, xénophobe et néolibérale, qu’on peut voir en Grèce, ainsi que dans le reste d’Europe, et qui est le résultat d’une évolution de longue durée, dans le sens de droitisation de la société. L’expulsion des faibles de la société, la répression contre toutes les structures venant d’en bas, la persécution systématique de tous les formes de résistance et la déclaration de la volonté de « nettoyer » Athènes, sont des concepts qu’on peut aussi transplanter à Berlin, en Allemagne, et dans beaucoup d’autres endroits.
Les projets de maisons squattées qui sont menacées, comme Liebig34 et Rigaer94, la Wagenplatz squatté DieselA 2.0, ainsi que la résiliation des contrats de location des centres de jeunesse Potse et Drugstore montrent comme la politique de la ville de Berlin traite les projets autogérés.

A Athènes et à Berlin, nous assistons à une politique qui veut éliminer les refugié.e.s, les anarchistes et les structures autonomes des centres-villes, ce qui est l’emblème de la construction de la sécurité, un aplanissement de la route pour la machine néolibérale.

Nous nous opposons à cette évolution et nous nous déclarons prêt.e.s à défendre nos espaces libérés.

Salutations solidaires à tou.te.s les camarades d’Athènes

Amiens (Picardie) : Les matons ont des noms et des adresses – 26 septembre 2019

Publié le 2019-10-08 05:00:09

Jeudi 26 septembre 2019, un maton de la maison d’arrêt d’Amiens (Picardie) a eu une petite frayeur en sortant de son taff: il a été agressé par plusieurs personnes cagoulées alors qu’il rentrait à son domicile.

Cinq personnes cagoulées lui sont tombées dessus devant chez lui. Une fois au sol, il a été roué de coups de poing et de coups de pieds.
Le gardien, âgé de 27 ans, a été hospitalisé pendant quelques heures au CHU d’Amiens. Il est ressorti dans la soirée avant de se voir octroyé 6 jours d’incapacité totale de travail. 

Les enquêteurs de police ont déjà une petite idée sur les raisons de ce tabassage, à savoir son taff de bourreau.

[Repris de la presse locale, 26.09.2019]

Athènes (Grèce) : Revendication de la bombe posée au 109, rue Piraeus

Publié le 2019-10-08 05:00:15

Anarchists Worldwide / dimanche 6 octobre 2019

Le 2 octobre, vers 2 heures du matin, nous avons placé un engin explosif dans un bâtiment situé au 109, rue Piraeus, à Athènes, qu’on a ensuite déclenché à l’aide d’un téléphone. La raison pour laquelle nous avons activé l’engin par téléphone était simplement pour avoir le contrôle de l’explosion de la bombe, afin qu’aucun.e passant.e ne soit touché.e.

LES RAISONS POLITIQUES DE NOTRE ACTION

1) Le bâtiment situé au 109, rue Piraeus était un club mafieux, où se déroulait un énorme trafic de femmes des Balkans vers la Grèce et vice-versa, un très grand commerce impliquant des fascistes politiquement actifs.

2) Le centre d’Athènes, en particulier la zone touristique du prétendu centre historique, est la zone la mieux préservée d’Athènes, et c’est là que la police antiterroriste est présente 24 heures sur 24; avec cette action, donc, nous envoyons un message à l’État grec : nous avons la capacité de nous déplacer et d’atteindre des cibles non seulement dans Exarcheia, mais aussi dans d’autres parties d’Athènes.

3) De plus, le bruit de la bombe a été entendu dans des nombreux quartiers proches du centre historique et cela est, en soi, un autre message clair à toute l’industrie touristique d’Airbnb, qui n’est pas différente des pratiques mafieuses, en conduisant le monde vers le désespoir : touristes d’Airbnb, ATHÈNES N’EST PAS UN LIEU SÛR POUR VOUS, RETOURNEZ LA D’OÙ VOUS VENEZ.

Celle-ci est donc la voix de toutes les personnes opprimées, pour lesquelles il est clair que la révolution sociale ne passera que par la lutte révolutionnaire armée.

3 octobre
Combattant.e.s anarchistes révolutionnaires armé.e.s (GANA)

Grenoble : Beau comme une mairie qui brûle – 30 septembre 2019

Publié le 2019-10-09 04:01:06

Dans la nuit du dimanche 29 au lundi 30 septembre, vers 3h du matin, la mairie de Grenoble a été incendiée. Les flammes ont entièrement détruit la salle du conseil municipal, avant de se propager vers le bureau du maire et des élus, ainsi que vers une salle de réunion.
Une soixantaine de pompiers ont du être mobilisés jusqu’à 7 heures du matin, heure à laquelle le feu a été éteint.
Ce lundi 7 octobre 2019, soit près d’une semaine après les faits, on apprend par la voix du procureur de Grenoble, Eric Vaillant, que l’origine de l’incendie est clairement volontaire: le rapport du laboratoire de la police scientifique de Lyon atteste de la présence d’essence (« supercarburant ») sur les lieux.

L’Etat et ses laquais s’orientent dorénavant sur un « incendie volontaire avec épandage de supercarburant au niveau de l’accès central à la salle du conseil municipal« , après avoir longtemps parlé « d’accident ». Selon le procureur, la présence de carburant n’est pas le seul élément accréditant l’hypothèse de l’acte volontaire. L’état des fils électriques se trouvant dans cette zone indique en effet qu’ils « ont subi les effets de l’incendie, mais n’en sont pas la cause » (tiens tiens, cette fois c’est pas un « court-circuit » pour le proc’?).

« À noter également qu’un foyer secondaire est repéré sur la droite de la pièce en entrant, près d’une porte latérale au niveau de la régie. Aucune trace de supercarburant n’est détecté dans les prélèvements réalisés à ce niveau. Il peut s’agir d’un foyer induit (brandon sur objet à charge calorifique importante par exemple), ou d’un deuxième foyer avec épandage, mais les traces de produit accélérant étant en trop faible quantité pour être détectées » (Le Dauphiné, 07.10.2019).

Dans un premier temps, les autorités parlaient « d’origine du sinistre indéterminée » et n’avaient repéré « aucune trace d’intrusion volontaire ».

« Deux hypothèses sont évoquées : celle d’un incendiaire qui serait « parvenu à entrer dans la salle et à déverser du supercarburant à l’intérieur » ou bien un déversement « à l’intérieur du sas central » du bâtiment, le feu se propageant alors dans la salle du conseil par un écoulement de carburant sous la porte » (Le Monde, 08.10.2019).

« Le feu est parti de la salle du conseil municipal, qui est complètement détruite. Les fumées se sont ensuite propagées le long des couloirs du premier étage, vers le bureau du maire, l’espace « élus », ainsi qu’une salle de réunion. La salle du conseil municipal devra « entièrement être reconstruite dans les mois qui viennent » a expliqué à France Bleu Isère, Thierry Chastagner, l’adjoint en charge de la sécurité civile à la mairie de Grenoble. « Les murs sont recouverts, au premier étage, d’une épaisse couche de suie » a-t-il détaillé.

Quelques heures après cet incendie, la candidate LREM à la mairie de Grenoble s’exprimait au micros des journaflics en espérant « qu’il [cet incendie] ne vienne pas allonger encore la liste tragique des incendies volontaires dans notre ville », faisant référence aux nombreux incendies volontaires qui ont été déclenché dans l’agglomération de Grenoble ces deux dernières années, dont celui des locaux de France Bleu Isère en janvier dernier. »

[Repris de la presse locale, 01.10.2019]

Thoune, Suisse : Incendie d’une antenne de téléphonie – 6 octobre 2019

Publié le 2019-10-09 07:00:14

L’agence de presse suisse ATS nous apprend que le mât d’une antenne de téléphonie a été incendié à l’aube du dimanche 6 octobre à Thoune, dans le canton de Berne.

« D’après les premiers éléments de l’enquête de la police bernoise, la piste criminelle est privilégiée. […] La police a été alertée peu après 05h20 que l’antenne avait pris feu, a-t-elle indiqué dimanche après-midi dans un communiqué. Une route proche de l’incident a dû être momentanément fermée et le trafic dévié […] »

On n’a aucune information sur le ou les opérateur.s touché.s. et les dégâts causés par ce nouveau barbeuk d’antenne de téléphone en Suisse. En juin dernier, une antenne de l’opérateur Salt avait été incendiée à l’aube à Denens, dans le canton de Vaud.

 

Toulouse by night

Publié le 2019-10-09 21:31:07

Toulouse by night

Depuis plusieurs mois, les chantiers de construction d’une zone d’affaires autour de la gare Matabiau à Toulouse continuent dans leur vaste entreprise de destruction de maisons et vieux quartiers. Le projet TESO (Toulouse Euro Sud Ouest) veut reconfigurer la ville en une métropole technologique, policière et touristique.

Projet gargantuesque qui curieusement implique ces mêmes entreprises qui batissent toujours plus de prisons. Eurovia, succursale de Vinci, a vu pour cela une de ses machines brûler cette nuit du 4 octobre, sur le chantier de gentrification de la place Arago, extension du réaménagement de toute la zone visant a y installer ces cadres dynamiques et flexibles loin de ces rages jaunes, noires et vertes qui convergent.

Contre TESO et les industries de destruction massive et pour la liberté des Gilets jaunes, prenons celle de rappeler à ces machines qu’elles ne sont pas les bienvenues dans nos quartiers.

[Publié le 8 octobre 2019 sur Indymedia-Nantes.]

Lugny (Saône-et-Loire) : Aujourd’hui on va à l’école à pied – mieux, on n’y va pas !

Publié le 2019-10-09 21:31:09

extraits de France3 / lundi 7 octobre 2019

Dimanche 6 octobre, vers 2H du matin, deux cars scolaires ont été incendiés sur un parking de Lugny, en Saône-et-Loire. C’est le 4ème incendie volontaire en deux mois dans les alentours.

[…] Mais Guy Galéa [le maire; NdAtt.] est en colère car c’est le quatrième incendie survenu dans les alentours en deux mois environ.
Il détaille : « D’abord, il y en a eu un à Clessé. Ensuite, il y a une quinzaine de jours, le feu a pris dans un tas de bois sur la commune de Lugny. Des forestiers avaient coupé 700m3 de peupliers. Heureusement, seul un tiers a brûlé car ils avaient séparé la coupe en trois. Hier, en même temps que les cars à Lugny, un bâtiment agricole a brûlé à Montbellet. »
En effet, à Montbellet, vers 2H30, un hangar d’environ 600m2 appartenant à un viticulteur est parti en fumée. La trentaine de sapreurs-pompiers de Mâcon, Tournus et Montbellet sont envoyés sur place. C’est en rentrant d’intervention qu’ils aperçoivent les cars en flamme à Lugny.[…]

Parution: Sante Caserio (ce fut mon cœur qui prit le poignard)

Publié le 2019-10-10 00:30:05

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nouvelle  parution Sante Caserio édition l’assoiffé septembre 2019

« Au moment où les derniers cavaliers de lk’escorte passaient   en face de moi, j’ai ouvert mon veston. le poignard était , la poignée en haut, dans l’unique poche , du côté droit, à l(‘intérieur  sur la.  poitrine Je l’ai saisi de la main gauche et d’un seul mouvement, bousculant les deux jeunes gensplacés devant moi, reprenant le manche de la main droite et faisant de la gauche glisser le fourreau qui est tombé à terre sur la chaussé, je me suis  dirigé vivement mais sans bondir, tout droit au président, en suivant une ligne un peu  oblique, en sens contraire du mouvement de la voiture.

J’ai appuyéla main gauche sur ler ebord de la voiture, et j’ai d’un seul coup porté légérement de haut en bas, la paume de la main en arrière, les doigts en  dessous, plongé mon poignard jusquà la garde dans la plaie dans la poitrine du président.J’ai laissé le poignard dans la plaie et il restait au manche  un morceau de papier du journal

En portant le cou, j’ai crié, fort ou non, je ne puis le dire:  » vive la révolution ». »

quatrième de couverture

note du laboratoire: ce livre sera possible de le consulter et .. mercredi 9 octobre au laboratoire anarchiste . il est posible de le le demander à l’Assoiffé  (lassoiffe[at]riseup.net)

Frontignan (Hérault) : Un trou dans la toute nouvelle vitrine du RN

Publié le 2019-10-10 17:33:06

Midi-Libre / lundi 7 octobre 2019

La porte vitrée de la permanence électorale aux couleurs de la liste de Gérard Prato, candidat RN à Frontignan, a été cassée.


Samedi 5 octobre en fin de journée, la porte vitrée de la permanence électorale de Gérard Prato pour les prochaines élections municipales à Frontignan, a été vandalisée. Le candidat, qui porte les couleurs du Rassemblement national, a porté plainte dans la foulée. Dans cet acte, Gérard Prato y voit une tentative d’intimidation. « Ces vandales politisés doivent savoir que leur action lamentable n’entame en rien la motivation de notre équipe », a notamment commenté le conseiller municipal d’opposition.
La permanence électorale de Gérard Prato avait été inaugurée une semaine auparavant.

Réécrire l’histoire de la zad

Publié le 2019-10-10 17:33:24

Si avec tous ces efforts ça ne finit pas par rapporter des sous et des sous afin devenir enfin de bons proprios qui paieront leurs impos et puceront victorieusement leurs animaux, bien droit dans leurs bottes de faux-culs…

Pour vous faire une idée, c’est là: https://blogs.mediapart.fr/champs-des-possibles/blog/091019/considerations-sur-la-victoire-et-ses-consequences-depuis-la-zad

Plus ça va, plus cette tentative de sublimation de la collaboration et de la traitrise se précise et se décomplexe. Les principaux ennemis de ces héros victorieux, sortes de chevaliers blancs bien propres sur elles et eux, seraient donc l’Etat (pourtant on jurerait le contraire), les « agriculteurs intensifs » du coin et les empêcheur.euse.s de pucer en rond qui se sont fait tèj ou bien sont parti.e.s dégouté.e.s…

C’est le monde néo-lobéral et le capitalisme tout entier qui se frotte les mains en lisant ce pavé d’auto-satisfaction: une zad pieds et poings liés par la signature d’accords bilatéraux qui exprime sa félicité! Enfin pacifiée, facile à définir, et surtout garante d’un développement local durable, durable, durable… si durable qu’on ne sait pas ou il va s’arrêter: dans un mur ou dans le meilleur des mondes…? Dans tous les cas, face à ce repeignage des réalités en une si belle et verte utopie (vision des pseudo plus forts, si prompts – et prolixes – à crier victoire) on n’est pas si loin de 1984.

« Le principal travail du dominant est d’alièner le dominé de façon à ce que celui-ci fasse sien le shéma de domination » parrait il. Et bien voila, sur la zad d’aujourd’hui, c’est fait !

 

Bures-sur-Yvette (Essonne) : Incendie au centre éducatif fermé – 5 octobre 2019

Publié le 2019-10-10 17:33:39

En 2012, Bures-sur-Yvette a fait partie des quatre nouveaux sites en France à accueillir un centre éducatif fermé (CEF). Géré par la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), ce centre y enferme une dizaine de jeunes épiés par des éducateurs 24h/24.

Samedi 5 octobre 2019, un pavilllon de ce lieu d’enfermement et de « rééducation » a brûlé.
Situé sur un terrain du ministère de la Justice de 12 hectares, un pavillon en meulière du centre éducatif fermé de Bures-sur-Yvette a été livré aux flammes.

« Il s’agit bien d’un pavillon appartenant au ministère de la Justice, confirme le maire de Bures-sur-Yvette, Jean-François Vigier (UDI). […] Ce centre a la particularité de rééduquer les jeunes par le biais du sport. »

« Le maire a pris un arrêté de péril imminent pour interdire l’accès au site. « Les autres mesures seront prises par le ministère », conclut l’élu. »

« Confiée au commissariat de Palaiseau, l’enquête a permis de mettre au jour plusieurs indices dont du papier toilette incendié. »

[Repris du Parisien, 08.10.2019]

Munich, Allemagne : Quelques coups de peinture bien placés (Septembre-Octobre 2019)

Publié le 2019-10-10 17:33:39

Visite à VDH Security – Début Octobre 2019

La semaine dernière, nous avons rendu visite au siège de la boîte de sécurité ‘VDH Security’ située dans le quartier de Milbersthofen à Munich, au n°12 de la Knorrstraße. Nous avons laissé la question « Feeling Security ? » sur la façade et avons rendu temporairement inutilisables deux fourgons de la société qui y étaient garés en leur mettant une nouvelle couche de peinture hideuse et en recouvrant de peinture fenêtres, rétros, plaques d’immatriculation et phares.

VDH Security tire profit notamment des camps où les personnes réfugiées sont enfermées dans des conditions inhumaines.

[Traduit de l’allemand d’indymedia, 07.10.2019]


Voiture Vonovia attaquée à la peinture – 4 septembre 2019

Dans la nuit du vendredi 4 septembre une voiture ‘Vonovia’ garée à Munich a été attaquée avec de la peinture. Elle n’est pas que nettement plus laide, mais elle est aussi inapte à la circulation avant un nettoyage complet.

[Traduit de l’allemand d’indymedia, 07.10.2019]


Attaque d’un véhicule ‘siemens’ en solidarité avec les trois du banc public – 13 septembre 2019

Cette nuit (du 12 au 13 septembre), nous avons attaqué avec de la peinture un véhicule du profiteur de prisons ‘Siemens’ en solidarité avec les trois du banc public.
Par notre action, nous envoyons des salutations à tou.te.s les compagnon.ne.s incarcéré.e.s.

Pour la destruction de toutes les prisons.

[Traduit de l’allemand de indymedia, 13.09.2019]

Louvemont-Côte-du-Poivre (Meuse) : « Guerre aux bourgeois, pas aux étrangers ! »

Publié le 2019-10-10 20:31:58

Durant le week-end des 5 et 6 octobre, des tags ont été peints en bleu sur le mur d’enceinte de la chapelle du village détruit de Louvemont-Côte-du-Poivre, sur le champ de bataille de Verdun. « Guerre aux bourgeois, pas aux étrangers », « Contre la guerre d’État », « Ni religion, ni martyre », « Pour la guerre sociale ».

Louvemont-Côte-du-Poivre fait partie des neuf villages français détruits durant la Première Guerre mondiale non reconstruits car classés en zone rouge du département de la Meuse.

[Repris de l’est républicain, 08.10.2019]

Sospel (Alpes-Maritimes) : De la couleur pour la permanence de la députée anti-immigés

Publié le 2019-10-10 20:32:18

Nice Matin / mercredi 9 octobre 2019

Ce mercredi, à 9 heures du matin, la collaboratrice de la députée Alexandra Valetta-Ardisson s’apprête à ouvrir la permanence de Sospel lorsqu’elle découvre un désagréable et surprenant… tableau. Entre mardi à mercredi, des ballons de peinture bleue ont été projetés sur la porte et le mur.

À souligner que cet acte de vandalisme ne contient aucune inscription ni même de revendication. « C’est arrivé durant la nuit. Car mardi soir, ma collaboratrice avait fermé le local sans souci », analyse Alexandra Valetta-Ardisson. Et d’ajouter que depuis l’ouverture de son unique local sospellois – en décembre 2017 – la députée La République en marche (LREM) n’a jamais relevé le moindre acte de malveillance. […]
Présidente du groupe d’études sur les conditions d’accueil des migrants à l’Assemblée nationale, la députée a – en effet – développé une expertise sur l’ensemble des sujets liés à l’immigration. En début de semaine, lors du débat parlementaire sur la politique migratoire, Alexandra Valetta-Ardisson a interpellé le gouvernement sur la nécessité de se montrer plus ferme au sujet de l’immigration irrégulière. Pour l’élue des Alpes-Maritimes, la première difficulté est de calculer le nombre de personnes en situation irrégulière, faute « d’outil européen adapté » pour tracer ces migrants.
Cet acte de vandalisme à Sospel survient deux jours après son intervention sur l’immigration. Hasard du calendrier…ou pas ? Ce mercredi, la collaboratrice d’Alexandra Valetta-Ardisson a déposé plainte. Une enquête de gendarmerie a été ouverte. […]

A propos des belles attaques à grenoble

Publié le 2019-10-10 20:32:26

Le 22 janvier, cette attaque était revendiquée par « Des courts circuits ». La signature éphémère ironique était sans doute liée au fait que le nouveau procureur de Grenoble s’était étalé dans les médias en affirmant que « la piste accidentelle [était] privilégiée à 95 %« , probablement à cause d’un court-circuit. Suite à la parution du communiqué, le proc avait même qualifié ce dernier de possible « revendication opportuniste« , du haut de la certitude scientiste de ses grrrands experts judiciaires. Une antienne reprise après l’attaque incendiaire des locaux de France Bleu et celui d’un local technique de l’émetteur TDF à Grenoble les 28 et 29 janvier, pourtant revendiqué par #JeSuisFranceBleuIsere. Les petites sorties régulières du parquet à ce propos avaient également provoqué un commentaire malveillant à son encontre : « Grenoble, Le proc’ fait la leçon« .

Hier 8 octobre, au lendemain de l’annonce que l’incendie de la salle du conseil municipal de Grenoble du 30 septembre était bien volontaire, ce même procureur (Eric vaillant) a aussi confirmé que celui de l’église Saint-Jacques d’il y a neuf mois était à son tour non-accidentel. Cette requalification des faits, dans les deux cas, serait lié à la capacité de leur labo de détecter à présent des traces de « supercarburant« . C’est en tout cas l’explication officielle de leur revirement.

En passant, si quelqu’un se demandait encore quelle peut bien être la différence entre les journaflics de France bleu Isère et les journaflics de France 3 Auvergne-Rhône Alpes, la réponse pourrait être : la pudeur. Les premiers ont en effet sorti un article titré « Incendie à la mairie de Grenoble : des blogs de la mouvance anarchiste et libertaire se réjouissent« , quand les seconds titrent « Grenoble : des blogs anarchistes se félicitent de l’incendie « criminel » de la mairie« . Bon, « se réjouissent » ou « se félicitent« , ce n’est pas tout à fait la même chose, mais disons que oui. Par contre, si les larbins de France Bleu ont caché la source de leurs copies d’écran de sites anarchistes d’un élégant trait noir -certainement un effet secondaire de la destruction de leurs locaux-, les seconds n’ont pas eu autant de pudeur, et ont assumé leur tâche de porte-parole du pouvoir jusqu’au bout.

A défaut de pouvoir mettre la main sur les auteurs de toutes ces belles attaques destructrices, revendiquées ou pas (comme la mairie), c’est un grand classique de la répression que de pointer du doigt les agitateurs subversifs qui se réjouissent ouvertement qu’elles aient eu lieu ou en défendent les raisons. A chacun.e donc de multiplier à sa façon et avec ses propres idées et perspectives des prises de position dans l’espace public, en mots comme en actes. D’une part pour ne pas laisser isolés ceux qui ont déjà ouvert leur bouche et sont à présent sous le feu du pouvoir, d’autre part pour que ces actes ne restent pas l’affaire de quelques-uns (leurs auteurs ou leurs défenseurs) mais deviennent un problème social, notamment en approfondissant l’offensive et les angles d’attaque sur l’ensemble du territoire.

 

Bel Air Camp : un fab lab qui brûle, c'est un peu de start-up nation en moins

Publié le 2019-10-10 20:32:26

Un incubateur de start-ups villeurbannais a pris feu le 8 octobre 2019 au matin et l’agglomération de Lyon s’est réveillée sous un joli panache de fumée. En dehors des éventuels (faibles) impacts en matière de santé et d’environnement, ce n’est vraiment pas très grave.



Les pompiers s’activaient ce mardi 8 octobre vers 7h à Villeurbanne. Parti d’une poubelle, le feu se serait propagé à Bel Air Camp, un ancien entrepôt d’Alstom où s’égayaient, selon le Progrès « une cinquantaine de start-up et TPE-PME, pour quelque 350 salariés, qui planchent sur « l’industrie de demain » (robotique, réalité augmenté, e-commerce, design...). »

Évidemment, on a immédiatement pensé à l’incendie de Lubrizol à Rouen, et à son traitement lamentable par les pouvoirs publics. Mais qu’on se rassure, dans le Grand Lyon non plus, on a rien à craindre. Dans un communiqué, la Préfecture du Rhône s’est voulue rassurante : « Ce site n’est pas classé SEVESO [1] ni ICPE [2] et ne comporte pas de matières dangereuses. L’usine SAFRAN, située à proximité du lieu du sinistre, n’est ni touchée ni menacée ». Lyon Mag précisait que des analyses de l’air étaient en cours dans la matinée.

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Si respirer les fumées d’un incendie n’est jamais une très bonne idée, inutile en effet d’être alarmiste et les risques n’ont ici rien à voir avec ceux encourus par la population de Rouen. Il faut dire que l’avantage d’un fab lab — ou d’un incubateur de start-ups, ou d’une pépinière d’entreprises... les trois expressions signifient plus ou moins la même chose dans la novlangue contemporaine — c’est que quand ça brûle, les seules choses qui partent en fumée sont des bureaux partagés, des dosettes de café, des macbooks, des imprimantes 3D et les projets de merde qui vont avec. Non seulement, ça pollue modérément, mais en plus c’est plutôt plaisant à voir cramer.

Donc, même si c’est regrettable pour les riverains et les quelques personnes sympas qui avaient dû s’égarer à prendre un bureau là-bas, on a plutôt souri en apprenant que l’un des plus gros fab labs d’Europe (selon Bruno Bonnell, député de la sixième circonscription du Rhône et lui-même industriel des nouvelles technologies) était en train de flamber. Parce que les start-upers ne se contentent pas de brasser du vent, ils et elles incarnent ce capitalisme joyeux où chacun devient entrepreneur de sa petite vie et essaie de faire fructifier ses idées, soit en réinventant la roue, soit en créant des applis et des services qui bénéficient de fonds publics et de subventions d’anciens services publics pour... palier la disparition des services publics.

Ouvert en 2016, Bel Air Camp s’est auto-baptisé « le repaire de l’industrie de demain ». Le lieu propose « des bureaux, des ateliers privatifs, un parc machines, des salles de réunion… permettant à des start-ups, PME et grands groupes de faire grandir leur projet au sein d’une communauté aux profils variés. » Ça fait rêver, non ? Comme n’importe quel lieu du genre, Bel Air Camp accueille aussi plein de trucs aux noms plus ou moins compréhensibles mais qui ont pour but de donner des atours cool à ce capitalisme à la sauce numérique : des meetups, des chaînes slacks [3], des salles de sport, des séances d’initiation à l’impression 3D et à la découpe laser ou des déjeuners mensuels pour créer des synergies business avec les autres entreprises du lieu...

Parmi les start-ups (les responsables de Bel Air Camp parlent de « pépites ») accueillies là-bas on trouve un peu de tout : des boîtes qui livrent de la bouffe bio, une autre composée de mamans « qui créent des produits beaux et astucieux pour conserver les souvenirs d’enfance » (sic !), des développeurs et des communicants en tous genre, des spécialistes de la réalité augmentée, des informaticiens, des fabricants de drones sous-marins et de robots, une architecte, etc. Au milieu, on tombe même sur cette association « qui impulse et coordonne les concours régionaux et nationaux, étapes de sélection pour constituer l’Équipe de France des Métiers qui a pour vocation de défendre les couleurs de la France à la compétition internationale WorldSkills ».

En général, tout ça se présente comme très vertueux. MCE-5 se présente comme transformant « des inventions issues de la Recherche en technologies innovantes et les [transférant] à l’industrie en vue de réduire l’empreinte environnementale de la propulsion automobile » (si on décode un peu ça veut dire faire profiter l’industrie automobile de recherches financées sur fonds publics). À côté de l’industrie auto, celle du vélo est bien représentée, avec deux fabricants de triporteurs, un spécialiste des batteries et un constructeur de vélos en bambou (défaut du modèle : inflammable). Plus rigolo, dans les boîtes qui ont cramé, on trouve ironiquement le « leader de l’exposome qui développe une solution apps + IoT permettant de tester si l’environnement immédiat (air, eau, aliments, bruit,...) présente un risque pour la santé » et un « concepteur et intégrateur de services d’alerte innovants pour prévenir les risques et renforcer la sécurité ». Bref, Bel Air Camp c’est un peu la cour des miracles et une caricature de ce genre de lieux.

Comme le résumait le journal grenoblois Le Postillon dans un excellent article, « dans nos sociétés modernes-innovantes-à-la-pointe-du-progrès, il n’y a plus d’argent pour les hôpitaux, pour les trains régionaux, pour l’hébergement d’urgence, pour que les aides à domicile aient des conditions de travail décentes, etc. Par contre, il y en a toujours pour les start-up. » Bel Air Camp a d’ailleurs largement bénéficié du soutien des pouvoirs publics à son lancement et en profite encore régulièrement aujourd’hui. C’est aussi le cas d’un paquet des entreprises accueillies.

Ce 8 octobre, le tout Lyon s’activait déjà pour trouver une solution de relogement aux 350 statupers naufragés. Une réunion où David Kimelfeld, le président de la Métropole de Lyon, devait être présent, se tenait à 14h30. On découvre au passage que les besoins de relogement peuvent déclencher une réaction politique rapide. Il nous vient donc une idée : et si le personnel politique et administratif s’attachait à trouver des logements aux exilés avec autant de zèle qu’ils ne le font avec les représentants de la start-up nation ?

Des start-upers démissionaires



Notes

[1Contrairement à l’usine Lubrizol qui est, elle, classée site Seveso.

[3Honnêtement, on a piqué ça à l’arrache sur leur site et on a aucune foutue idée de ce que ça veut dire.

Amiens (Picardie) : L’émeute laisse quelques banques en miettes – 5 octobre 2019

Publié le 2019-10-10 20:32:35

Pour ce samedi 5 octobre 2019, les « gilets jaunes » du nord-ouest appelaient à venir converger sur Amiens qui, pour le symbole, est la ville d’où est originaire le chef de l’Etat.
Cette manifestation, à laquelle plus de 500 personnes ont pris part, a été plutôt offensive, grâce notamment à plus d’une trentaine de manifestant.e.s en mode « black bloc ». 

La plupart des affrontements avec les forces de l’ordre ont eu lieu sur le grand axe Saint-Pierre Léon-Dupontreué, faisant deux CRS blessés, d’après les dires de la préfecture.

Mais le désordre ne s’est pas limité à des affrontements sporadiques avec les CRS. Il y a eu plusieurs coups portés aux infrastructures du capitalisme. Des dizaines de personnes cagoulées ont détruit plusieurs abribus et horodateurs. Cinq agences bancaires ont eu leurs vitrines et portes fracassées. Un fleuriste a eu sa vitrine fendue. Des conteneurs ont été incendiés. Un restaurant MacDonalds a été caillassé et la vitrine du drive (passage pour les commandes) détruite.

[Reformulé de la presse locale, 5 et 6 octobre 2019]

 

Liberté pour les révoltés !

Publié le 2019-10-11 12:25:04

Alors que les procès issus du mouvement s’enchainent, un appel à continuer la lutte.



Presque un an qu’à travers la France, une franche aspiration à ne plus vivre des vies de merde s’est vêtue de jaune pour résister à Macron et à la politique mortifère qu’il représente. Esquivant les pièges des politiciens, de la représentation, de la récupération ou du pacifisme acharné, nous avons débattu, nous sommes rencontrés… en bloquant l’économie, en prenant les ronds-points, en faisant des actions directes ou en assaillant chaque samedi les lieux de pouvoir des centres-villes.
Si le pouvoir a vacillé un temps, il a vite repris la main par une répression acharnée.

Les conflits politiques et sociaux ont toujours ce mérite : dévoiler la tendance agressive, écrasante des institutions. Briser l’illusion de leur impartialité. De fait, la police, les tribunaux, la prison sont des armes de guerre. Assumer le monopole de la violence légitime, c’est toujours assurer la domination d’un camp sur un autre : l’économie et l’État contre ceux qui les remettent en cause. En temps de crise de légitimité du pouvoir, la police et la justice sont les derniers remparts qui l’empêchent de tomber. Menacé par un mouvement révolutionnaire, l’État durcit sa doctrine contre-insurrectionnelle. Aux blessures et traumatismes des manifs vient s’ajouter l’engrenage de la machine judiciaire, et les peines s’abattent à la chaîne. Au dernier décompte connu ce 25 septembre 2019, les juges avaient distribué plus de 3000 condamnations dont 35 % de prison ferme. Les mois à venir s’accompagnent d’une nouvelle vague de jugements et de nombreuses instructions sont toujours en cours.

Que cela soit clair : ce qui est jugé aussi durement est le potentiel de subversion et de diffusion des actes. Sinon, on n’aurait jamais vu la justice attribuer une amende de 420 euros à des féministes parisiennes pour la pose d’une affiche ni ces fameuses amendes de 135 euros pour manifester dans des zones non déclarées. On n’aurait jamais vu le PSIG [1] emmener au poste pour vérification d’identité les bloqueurs de l’usine d’armement de la police de Muret ou les manifestants qui se sont rassemblés devant la prison de Seysse (Toulouse). Pour briser les luttes et décourager la moindre initiative, la justice est une arme puissante, et les sanctions sont délirantes ! Finalement qu’est-ce qu’un jet de pierre, un radar incendié ou une vitrine brisée au regard de la violence d’un système qui maintient par la force les inégalités, nous paye des miettes pour des boulots de merde, fait des centaines de morts dans la méditerranée ou détruit méthodiquement notre environnement ?
Les appareils de l’État traduisent nos révoltes en justice : les « groupements en vue de », « violences » ou « dégradations » ne sont que des manières de dépolitiser notre refus de ce monde, d’abstraire des gestes alors qu’ils ne sont que l’expression collective de nos colères partagées.

Le pouvoir ne tient plus que par sa police et sa justice et il leur assure son soutien. Les brutalités policières sont niées, tandis que leurs auteurs sont récompensés. C’est ainsi que le 16 juin 2019, près de 9000 flics, dont des ordures notoires, sont décorés et remerciés pour leur service contre les Gilets jaunes tandis qu’aucune des plaintes à l’IGPN n’a abouti.
Face à la catastrophe humaine, politique, sociale et environnementale entretenue par les responsables de ce système, il est nécessaire de se révolter. Et pourtant, les bouleversements politiques ne proviendront jamais uniquement de la légitimité de notre camp, mais du rapport de force que nous réussirons à instaurer. C’est pourquoi lutter contre la répression juridique ne doit jamais être un temps à part, uniquement dédié à cette fin et déconnecté des luttes. Si nous devons exiger la libération de tous les inculpés, ce sera par un mouvement, des actions, une pression exercée sur le pouvoir.

Lorsque les mouvements se pacifient, les violences, elles, ne cessent pas dans l’autre camp. Au contraire, c’est, pour le pouvoir, le temps de la vengeance et de l’affermissement de la position du vainqueur. Quand les Gilets jaunes à la fin du printemps 2019 ne parviennent plus à opposer une réelle offensive face à la police sur le terrain, alors que les manifestations se rétractent, les flics en profitent pour assumer des pics de violence : le gazage des manifestants d’Extinction Rébellion sur le pont de l’Alma le 19 juin, ou l’opération de police à la fête de la musique à Nantes qui mènera à la noyade de Steve Maia Canico.
De même, nous ne rentrerons pas dans la profondeur du processus indépendantiste basque ni ne jugerons d’un mouvement dont la complexité et les enjeux nous dépassent. Mais il nous semble que l’impératif de non-violence revendiqué par la plate-forme d’organisation du G7 — avec notamment la constitution de son propre service d’ordre pour empêcher tout débordement lors de la manifestation du 25 août 2019 à Hendaye — ne permet en aucun cas un relâchement de la pression exercée sur les réfractaires. La gauche indépendantiste obéit au chantage de l’État et se porte garante de l’intouchabilité des banques, en espérant un rapprochement de ses prisonniers qui semble une chose peu aisée une fois les armes déposées. Le processus de pacification est unilatéral, un camp cesse d’attaquer, l’autre refuse la négociation et parachève sa victoire. Lors du G7, le peu d’offensive du contre-sommet n’aboutit pas à un traitement amical de la contestation ; au contraire, le camp est attaqué et gazé, les voitures et les personnes fouillées, les contrôles incessants et de nombreux manifestants seront traduits en justice.
D’autres réponses que le repli sont possibles. Dès le début du mouvement des Gilets jaunes, les opposants ont su s’équiper contre les gaz, diffuser la tactique du black bloc, organiser des équipes médicales, afin de permettre de tenir le rapport de force. La diffusion d’images et d’un contre-discours, l’organisation d’actes tournés contre la répression, ou encore la campagne contre le LBD, aura ainsi un temps poussé la police à être moins agressive, laissant une plus grande marge de manœuvre aux émeutiers.

De la même manière que nous avons parfois su résister à la police, il nous faut construire des outils pour continuer la lutte face aux engrenages judiciaires et carcéraux. Soutenir les inculpés, investir les tribunaux, en cibler les responsables sont autant de possibilités à inventer.

La justice est une arme de guerre. Nous la combattrons par la lutte.



Notes

[1Pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie

Mexico (Mexique) : Lettre de Mario López Hernández (Tripa)

Publié le 2019-10-12 08:32:03

Indymedia Nantes (un peu remanié) / mercredi 9 octobre 2019

J’ai décidé d’écrire ce court texte pour exposer les choses suivantes :

Le lundi 2 septembre 2019, j’ ai été capturé par la Police Judiciaire dans les rues de la Ville de Mexico. La police m’a transféré au Reclusorio Varonil Norte, suite à un ordre de re-arrestation pour le délit d’attaques contre l’ordre public et de dégradation de propriété aggravé, en lien avec la procédure ouverte contre moi lors de l’accident avec explosif en 2012.

Je veux dire clairement que mon souhait de NE PAS politiser cette situation est dû au fait que je NE voulais et je NE veux pas que soient réalisent des actions directes violentes ou radicales en mon nom ou pour mon affaire et en solidarité avec moi.

Je porte cette procédure juridique, ainsi que l’ancienne, à l’écart du mouvement anarchiste ou féministe radical, avec lesquels je veux éviter d’être mis en lien, puisque je ne participe pas à ces mouvements.

Je ne participe pas et n’ai jamais participé à aucun groupe radical anarchiste ni a ITS et ses variantes -je ne partage pas leurs idées et je demande publiquement et respectueusement à ce groupe de retirer sa reconnaissance à mon encontre.

Si à un moment donné j’ai évoqué le terme de « nature sauvage » ça a été selon le concept d’une manière saine de vivre, mais pas selon le concept de lutte politique ou radicale.

Je veux remercier de tout cœur tous les chers amis et diverses personnes qui ont été disponibles pendant cette situation récente et qui ont apporté leur soutien dans la mesure du possible. De même un remerciement aux avocats qui m’ont assisté.

Les hypocrites et ceux qui avant te considéraient et aujourd’hui te poignardent dans le dos tombent d’eux-mêmes, c’est la loi de la vie.

Mario López Hernández

[Texte publié le 28 septembre sur https://solidaridadmariolopez.noblogs.org/]

Hauts-de-France : Des pièges à sangliers détruits

Publié le 2019-10-12 10:33:07

Unoffensive Animal / samedi 5 octobre 2019

Dans la nuit de lundi 23 septembre 2019 à mardi 24, dans les Hauts-de-France, des pièges à sangliers ont été démontée à l’aide de pinces coupantes, par deux activistes.
Notre devoir est de les protéger.
Liberté pour tout.te.s

[in english]

Equateur : Révolte générale contre la misère – 4 au 9 octobre 2019

Publié le 2019-10-12 15:31:16

En Equateur, la révolte populaire contre l’austérité secoue le pouvoir

Les réformes économiques annoncées la semaine dernière ont entraîné des manifestations d’une ampleur telle que le gouvernement a dû quitter Quito.

Etat d’urgence décrété depuis jeudi (3 octobre 2019), transfert du gouvernement lundi soir (7 octobre 2019) de Quito, la capitale, à Guayaquil, la deuxième ville du pays, manifestations tendues : la situation a pris un tour chaotique en Equateur, où la rue a déjà fait tomber trois présidents dans les années 1990-2000. Et même si la situation de ce petit pays de 15 millions d’habitants est aujourd’hui bien différente, nul ne sait comment cela peut évoluer.

Le président Lenín Moreno, élu en 2017 avec le parti Alianza País (AP, centre gauche), a dénoncé lundi soir lors d’une allocution télévisée «l’activation d’un plan de déstabilisation» qui serait, selon lui, fomenté par le «satrape Nicolas Maduro» avec l’ancien président équatorien Rafael Correa (2007-2017) dont il fut le vice-président et le dauphin, mais qui est devenu en moins de deux ans son frère ennemi. Moreno est apparu à la télévision accompagné du ministre équatorien de la Défense.

Tout a commencé la semaine dernière avec l’annonce par le gouvernement de plusieurs mesures d’ajustement économique permettant d’obtenir un crédit du Fonds monétaire international (FMI) et consistant notamment à supprimer les subventions sur les carburants et à réduire les congés payés des fonctionnaires (qui passent de 30 à 15 jours).

Blocages

La hausse de 123 % du prix de l’essence (qui était jusque-là une des moins chères du continent après le Venezuela) a mis le feu aux poudres. Le secteur des transports s’est mis en grève, bloquant quasiment ce pays de 283 000 km2 où la circulation routière est reine. Invoquant les violences sporadiques qui ont éclaté en marge de certaines manifestations, le gouvernement a décrété jeudi dernier «l’état d’exception», le jour même où les nouvelles mesures entraient en vigueur. Malgré la levée officielle de la grève des transports samedi, la situation est restée explosive tout le week-end. Selon les autorités, le bilan était lundi soir d’un mort, 73 blessés et 477 arrestations tandis que 19 des 24 provinces équatoriennes étaient encore bloquées. Le ministère de l’Energie a aussi dénoncé la suspension des opérations dans trois exploitations pétrolières en Amazonie à la suite de l’occupation des installations.

Après le secteur des transports, le mouvement indien a pris le relais des mobilisations : il proteste non seulement contre l’augmentation du prix des carburants, mais brandit également des revendications plus anciennes : la gestion de l’exploitation minière et pétrolière du pays, le développement de l’éducation bilingue ou encore la gestion des ressources en eau. La Confédération des nationalités indigènes d’Equateur (Conaie) a, dès dimanche, déclaré elle aussi «l’état d’exception dans tous les territoires indigènes», menaçant de capturer les militaires et les policiers qui s’y trouveraient. L’organisation indigène a aussi appelé ses troupes à marcher sur Quito pour se joindre à la grande manifestation et à la grève générale convoquée par la plupart des syndicats ce mercredi.

Le président de la Conaie, Jaime Vargas, a ainsi décrété «une mobilisation nationale indéfinie». Des milliers d’Indiens sont arrivés dans la capitale lundi en fin d’après-midi alors que l’armée faisait évacuer le palais présidentiel de Carondelet. Le gouvernement a alors annoncé son transfert à Guayaquil, capitale économique du pays située à 420 km plus au sud sur la côte Pacifique et bien loin des mobilisations indiennes.

Caisses vides

Le gouvernement de Moreno doit enfin faire face aux mécontentements des partisans de Rafael Correa qui entendent prendre leur revanche face à celui qu’ils considèrent comme un «traître». Peu après son élection, Moreno avait commencé à prendre ses distances avec l’ex-président en déclarant qu’après des années de grands travaux et de modernisation, les caisses étaient quasiment vides. Il n’a pas non plus défendu Jorge Glas, son vice-président et chouchou de Rafael Correa, condamné fin 2017 à six ans de prison pour corruption.

L’état d’exception a été confirmé par la Cour constitutionnelle lundi pour une durée de trente jours. Ce qui permet de mobiliser l’armée et la police pour assurer l’ordre public, d’établir des zones de sécurité, de suspendre ou de limiter certains droits, ou encore d’imposer une censure aux médias. Après des années de manne pétrolière et depuis la chute des cours de l’or noir en 2014, l’Equateur, dont le pétrole représente 40 % des recettes publiques, est confronté à un véritable ralentissement économique, avec une croissance proche de zéro et une dette publique qui ne cesse d’augmenter.

[Repris de Libération, le 08.10.2019]


Sur le climat insurrectionnel à travers le pays – 7, 8 et 9 octobre 2019

Des dizaines de milliers de manifestants ont déferlé dans les rues de Quito, ce mercredi 9 octobre, jour de grève nationale, pour protester contre les mesures économiques annoncées la semaine dernière.

Après avoir commencé à marcher ensemble, très vite les indigènes se sont séparés de la manifestation des syndicats, afin d’éviter toute récupération et tout contrôle. Au début de la marche, des participants n’hésitaient pas à remettre à la police des personnes qu’eux-mêmes qualifiaient d’infiltrés. La situation a tourné plus tard aux affrontements avec les forces de l’ordre. Des personnes cagoulées ont commencé à arracher les pavés et les plaques d’égout du centre-ville et à attaquer la police. Des centaines e manifestant.e.s sont parvenu.es à entrer dans l’Assemblée nationale.

A Riobamba, la préfecture a été occupéeet des affrontements avec les flics ont éclaté dans la ville portuaire de Guayaquil, au sud du pays.

La veille, le 8 octobre, le président a fui la capitale en avion et s’est retranché à Guayaquil. Il y a eu des auto-réductions massives (comme celle de l’usine de Lactalis à Lasso). Trois champs pétrolier ont été envahis et sont désormais à l’arrêt. Les écoles sont fermées et les marchés de Quito annulés.

Au cours de la nuit, un commissariat de police a été incendié dans la capitale.

Le 7 octobre, c’est le 5ème jour de révolte contre le régime de Moreno, malgré l’envoi de l’armée. Un tank de l’armée a été attaqué et brûlé à Tambillo. Il y a eu des affrontements au passage de la marche indigène vers Quito. Il y a eu des manifestations et des barrages à Pastaza, Guaranda, Imbabura et de nombreuses autres localités.

[Repris de la presse et du fil twitter de ‘Ter-Ter et Liberté’]


Interruption des communications des porte-paroles du pouvoir – 4 octobre 2019

Le vendredi 4 octobre, un groupe d’indigènes s’est emparé, dans la province de Tungurahua, du mont Pilisurco où se trouvent les équipements relais et de transmission des stations de radio et des canaux de télévision couvrant les provinces de la Sierra Centro (Tungurahua, Cotopaxi et Chimborazo). Un communiqué de l’entreprise électrique Ambato informe qu’un générateur électrique a enregistré une diminution de charge dans le secteur de Pilishurco. “Cela limite le fonctionement normal du service électrique ce qui provoque la défaillance de communication des antennes relais de divers médias télévisuels et radio de la province”.

[Traduction de l’espagnol de El Comercio reçue par mail]

 

Uckange (Moselle) : Réponse incendiaire à l’occupation militaire – 8 octobre 2019

Publié le 2019-10-12 15:31:29

Dans la soirée de mardi 8 octobre, les rues d’Uckange se sont illuminées de plusieurs feux de révolte: dans le secteur de l’avenue des Tilleuls et de la rue de Budange, aux alentours de 21 h, une quinzaine de jeunes, visages masqués, ont mis le feu à plusieurs containers à ordures et à trois camionnettes. Une baraque de chantier a été incendiée à proximité du lotissement du clos des Tilleuls, en cours de construction.

Les (journa)flics supposent qu’il s’agit de « possibles représailles » à une opération contrôles de la gendarmerie l’après-midi même dans le quartier.

« Un véhicule de patrouille de gendarmerie a également essuyé des jets de pierres. Pour éviter un guet-apens, les sapeurs-pompiers ont dû intervenir sous la protection des gendarmes mobiles. Le calme est revenu rapidement dans le quartier après l’intervention des gendarmes, restés mobilisés une partie de la nuit.
Ces violences ont touché la Régie de services d’Uckange. La camionnette de l’association, qui emploi notamment des habitants du quartier pour le ramassage des encombrants ou le ménage des communs des immeubles, a été incendiée ».

[Repris du Républicain Lorrain, 09.10.2019]

Carte des lieux de pouvoir à Toulouse

Publié le 2019-10-12 18:30:14

Il y a quelques mois, Le Monde Diplomatique ressortait une carte des lieux de pouvoir à Paris. Parce que nous pensons que le pouvoir n’existe pas qu’à la Capitale ou au Capitole, et pour vous aider à organiser vos sorties, vos manifestations, vos occupations, avec ou sans gilet, avec ou sans K-way, nous avons tenté de créer une version toulousaine de ces lieux où se tricotent la fin du monde et les fins de mois difficiles.
Ce n’est qu’un début qui ne demande qu’à s’alimenter de vos conseils avisés.



Munich, Allemagne : Les nuits sont faites pour cramer les voitures des riches

Publié le 2019-10-12 18:30:37

La BMW à 150 000 euros part en fumée – 8 octobre 2019

Dans la nuit de mardi 8 octobre 2019, en plein coeur de Munich, dans le quartier d’Isarvorstadt, une voiture de sport de la marque BMW est partie en fumée après que des incendiaires anonymes l’ont apparemment livré aux flammes.

Les pompiers ont eu toutes les peines du monde à venir à bout des flammes qui ont embrasé ce véhicule de luxe doté d’un moteur central à trois cylindres et d’un moteur électrique.

Selon la police, l’incendie a non seulement causé des dégâts supérieurs à 150.000 euros, mais il s’agissait également d’un véhicule hybride avec des batteries qui ont continué à réagir après l’extinction de l’incendie et qui ont attisé les flammes. Il a également fallu faire appel aux pompiers de BMW afin qu’ils sécurisent le véhicule dans un container spécial.

Le véhicule a visiblement lui-même averti flics et pompiers. Le soit-disant « assistant de mobilité BMW » transmet manifestement les observations visibles aux autorités répressives. Reste à espérer qu’il ne lui est pas non plus venu l’idée de faire des photos de celles/ceux qui l’ont achevé !

[Traduit de l’allemand de Zündlumpen, 8. Oktober 2019]


La Porsche Cabriolet livrée au flammes – 28 septembre 2019

Dans la nuit de samedi 28 septembre 2019, une voiture Porsche Cabriolet a été incendiée dans la Pommernstraße, à Milbertshofen, quartier situé au nord de Munich.

[Repris de Zündlumpen, 4. Oktober 2019]

 

Ploërmel (Morbihan) : 22 miradors de chasse abattus dans la forêt de Lanouée

Publié le 2019-10-13 05:31:11

Bite Back / mercredi 9 octobre 2019

Dans la nuit du 5 au 6 octobre, on a détruit 22 miradors de chasse. Ça s’est passé dans la forêt de Lanouée, en Bretagne, France. Jusqu’à que tous les animaux soient libres.


[in english]

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Ce qu’en disent les journaflics de Ouest-France / mardi 8 octobre 2019

Sur la ligne 6, en pleine forêt de Lanouée, les treize miradors sont tous à terre, détruits et vont finir au feu.Depuis le week-end du 5 octobre 2019, les miradors n’existent plus. Ces cabanes, qui ont l’avantage de dissimuler le chasseur au gibier, ont été entièrement détruites par une ou plusieurs personnes.
Le  commando  nocturne est, selon nos informations, intervenu après 20 h, samedi 5 octobre 2019, et a d’abord procédé au sciage des pieds avant de les faire tomber. Puis de les détruire.
Un peu plus loin, près du relais de chasse, une dizaine de miradors ont été renversés.  C’est la première fois que les miradors sont vandalisés comme ça , explique un témoin. Ce sont des habitués de la forêt qui ont donné l’alerte, tôt, dimanche matin. Une plainte a été déposée au nom de la Caisse des Dépôts, propriétaire de la forêt depuis maintenant quelques mois.
Cet acte de vandalisme n’arrive pas par hasard. Il est commis quelques heures après un face-à-face tendu entre les chasseurs à courre et des militants anti-vénerie qui appartiendraient au groupe Forest Keepers Bretagne.
Dans la journée du samedi 4 octobre, en effet, la chasse a été perturbée par des bénévoles de ce mouvement qui se mobilisent, plusieurs fois par semaine, contre la chasse à courre.  C’est malheureux de voir ça. Détruire le matériel en bois, en pleine forêt. On peut être contre les chasseurs, contre la chasse à courre mais on ne vient pas dans une forêt privée détruire les biens des autres  , témoigne un chasseur croisé sur un chemin menant à la forêt de Lanouée.
Pour Hervé Schwerer, porte-parole de la Société de vénerie qui pratique la chasse à courre à Lanouée,  ce qui s’est passé ce week-end est regrettable et condamnable. La dégradation de tout bien d’autrui est à proscrire. Mais aujourd’hui, je suis incapable de vous dire qui a fait ça ».