Vive l'Anarchie - Semaine 40, 2023

Sommaire

Ouverture du procès du 8/12 : appel à rassemblement

Publié le 2023-10-02 08:50:09

Appels à rassemblement à 12h devant le Tribunal de Grande Instance de Paris, Porte de Clichy
Ce mardi 3 octobre 2023, s’ouvrira le procès de l’affaire dite du 8 décembre. Ce sera le premier procès « antiterroriste » visant des militant.e.s de gauche depuis le fiasco de l’affaire Tarnac.



Bristol (UK) : Des feux d’artifice devant la prison, pour l’anarchiste emprisonné Toby Shone

Publié le 2023-10-07 07:10:09

Act for Freedom Now! / mercredi 27 septembre 2023

Des anarchistes se sont ressemblé.es devant la prison de Bristol, vendredi 21 septembre à 20h. À la tombée de la nuit, des feux d’artifice ont été tirés au-dessus de la prison, pour protester contre la réincarcération de l’anarchiste Toby Shone et pour lui faire savoir qu’il n’est pas seul, jamais.

Toby a été arrêté par une unité de police armée [en Grande Bretagne, la très grande majorité des policiers ne porte pas d’armes à feu ; NdAtt.], pendant qu’il allait en voiture à Gloucester, mardi 19 septembre à 9 heures. Apparemment, l’arrestation a été ordonnée par Ashley Fussell, de l’antenne du Pays de Galles et de l’Angleterre du Sud-Est de la National Security Division. L’unité de police armée est basée à Bamfurlong, dans le Gloucestershire et avait été impliquée dans la première arrestation de Toby, en novembre 2020.

Toby a été arrêté et renvoyé en prison pour une violation présumée des conditions de sa semi-liberté. Il est accusé de posséder un téléphone non autorisé et d’avoir participé à un dîner « anti-État » et à une soirée d’écriture de lettres à des prisonnier.es anarchistes, organisée par la Bristol Anti-Repression Campaign, au centre social BASE, en août. Ces violations présumées ont apparemment justifié une arrestation par une unité armée de l’antiterrorisme. Les flics veulent qu’il purge le restant de sa sentence en prison, ce qui signifie qu’il ne sera pas libéré avant le 11 novembre 2024.

Toby venait juste de sortir du centre d’hébergement de Gloucester, où il avait été obligé de vivre depuis sa sortie de prison, à la fin de décembre de l’année dernière. Le service de probation ne pouvait plus justifier le maintient de Toby là-bas, avec un couvre-feu extrême, puisque le centre avait besoin de la chambre et ne comprenait pas pourquoi il était toujours là. Il a habité dans son nouvel appartement, dans la forêt de Dean, pendant seulement neuf jours.

Vous pouvez lui envoyer des livres et des lettres à l’adresse :
Toby Shone
prisoner’s number: A7645EP
HMP Bristol
19 Cambridge Road
Bishopston
Bristol BS7 8PS (Royaume-Uni)

Des dons pour le soutien financier peuvent être faits à The Bottled Wasp, on pourra trouver des infos à l’adresse internet https://brightonabc.org.uk/bottledwasp.html

Feu aux prison !

Des anarchistes

Portland (USA) : Contre l’exploitation des forêts

Publié le 2023-10-07 07:15:02

La forêt n’appartient à personne !

Rose City Counter-Info / mercredi 27 septembre 2023

Dans la nuit, un groupe d’anarchistes a attaqué le musée du World Forestry Center* et le bâtiment des conférences, à côté, en détruisant des portes, des fenêtres et la façade vitrée du musée, avant de disparaître dans l’obscurité.

Du 26 au 28 septembre, le centre doit accueillir la conférence « À qui appartiendra la forêt ? ». Cette conférence réunit « des propriétaires fonciers, des gestionnaires de capitaux, des investisseurs, des dirigeants de l’industrie forestière » et d’autres vampires, dans le but de planifier et d’adapter leur pillage des forêts, pour la croissance capitaliste.

Une vraie défense des forêts nécessite la destruction complète du capitalisme. En sachant qu’il ne peut y avoir de dialogue avec ce qui doit être détruit, nous passons à l’attaque.

Nous espérons que les dégâts soient un obstacle au bon déroulement de la conférence. Même si l’ambiance des vitres brisées et des fenêtres manquantes ne nous gêne pas, nous supposons que ce sera le cas pour les dirigeants de l’industrie !

Amour pour les personnes qui luttent contre la Cop City, le Mountain Valley Pipeline et leur monde !

 

*****

Le World Forestry Center attaqué en prévision d’une conférence

Rose City Counter-Info / mercredi 27 septembre 2023

Aux premières heure de lundi, des anarchistes ont attaqué deux bâtiments du World Forestry Center, à Portland, dans l’Oregon, en cassant des dizaines de fenêtres et plusieurs portes, avant de s’enfuir dans la nuit. Cette attaque a été menée juste avant le début prévu de la conférence annuelle du World Forestry Center. Mardi soir, des PDG d’entreprises forestières, des capitalistes verts, des grands investisseurs, des propriétaires fonciers et d’autres assassins de la forêt commenceront une conférence de trois jours appelée « À qui appartiendra la forêt ».

Nous espérons que cette action rappellera aux anarchistes que nous pouvons attaquer sans qu’il y ait un appel à l’action, que nous ne sommes pas limité.es à des formes d’attaque symbolique et qu’il est facile et amusant de frapper.

Rassemblons-nous et détruisons !

 

*Note d’Attaque : « Centre forestier mondial », un institut qui se donne des finalités éducatives. Sur son site internet est écrit que sa mission serait d’« éduquer et d’informer les gens à propos des forêts du monde et des arbres, ainsi qu’à propos de leur importance pour toute forme de vie, dans le but de favoriser un avenir équitable et soutenable ».

Philadelphie (USA) : Clarkville attaqué pendant les émeutes pour Eddie Irizarry

Publié le 2023-10-07 07:20:05

Philly Anti-Capitalist / vendredi 29 septembre 2023

Mardi 26 septembre, pendant les pillages généralisés*, un petit groupe a attaqué le restaurant Clarkville. C’est encore une entreprise qui gentrifie le secteur ouest de Philadelphia et qui exploite ses employé.es. Après avoir entendu parles des pillages, nous avons décidé que c’était une façon facile de participer au chaos.

Nous avons lu une jolie brochure : Toward Insurrection, dans laquelle on parle d’anarchistes qui interagissent avec les émeutes. Une façon de le faire est de prendre pour cible nos ennemis juste en dehors des endroits où il y a des émeutes, afin que la police soit dépassée. Espérons que des actions comme celle-ci fassent progresser le désordre général. Nous invitons d’autres personnes qui partagent nos idées à mener des actions similaires, la prochaine fois.

Mort aux petits commerces.
Amour pour les pilleur.euses.

Quelques anarchistes

 

*Note d’Attaque : le soir de mardi 26 septembre, des gros groupes de personnes ont pillé des nombreux magasins, notamment de luxe, dans le centre de Philadelphia. Cela est arrivé peu après la dissolution d’un rassemblement pacifique contre la décision d’un juge d’acquitter le flic qui a tué un homme, Eddie Irizarry, lors d’un contrôle routier, le 14 août dernier.
Malgré le grand nombre d’arrestations, il y a eu d’autres pillages la nuit suivante, de mercredi à jeudi.

Santiago (Chili) : Encore des actions pour un septembre noir, 50 ans après le coup d’État

Publié le 2023-10-07 07:25:06

Manifestation et sortie incendiaire du Liceo de Aplicación, pour un septembre noir

Informativo Anarquista / mercredi 27 septembre 2023

Lundi 11 septembre, les compas du Liceo de Aplicación ont effectué une manifestation et eu des affrontements contre les flics, avec des cocktails Molotov, à 50 ans du coup d’État, pour se souvenir des anciens lycéens Mauricio Maigret, Claudio Paredes, Carlos Salcedo, Rafael et Eduardo Vergara Toledo et aussi de la compagnonne Claudia López [anarchiste chilienne, assassinée par les tirs des Carabineros, le 11 septembre 1998, lors des affrontements qui marquent toujours cette journée anniversaire du coup d’État de 1973 ; NdAtt.], qui « vit dans le feu dansant et rebelle ».

Voici quelques photos :

« Vengeance pour les élèves du Liceo de Aplicación tombés – Mauricio Maigre, Rafael et Eduardo Vergara, Claudio Paredes, Carlos Salcedo »

« Tu vis dans le feu dansant et rebelle – Claudia López présente »

*****

Sortie du Liceo de Aplicación et attaque incendiaire contre deux bus

Informativo Anarquista / mercredi 27 septembre 2023

Mardi 12 septembre, un important groupe de personnes à visage couvert, dont certaines habillées de combinaisons blanches, a affronté à coup de cocktails Molotov les Carabineros (COP [l’anti-émeute ; NdAtt.]), pour s’opposer à leur présence, et a complètement brûlé deux bus de la RED [les transports en commun de Santiago ; NdAtt.], l’un sur l’Alameda [Avenida Libertador General Bernardo O’Higgins, l’artère principale de la capitale chilienne ; NdAtt.], l’autre sur l’avenida Cumming, aux alentours du Liceo de Aplicación.

Un colonel des Carabineros a déclaré « Il s’agit d’une action planifiée par ces personnes. Je ne sais pas si ce sont des lycéens, je crois que si, parce qu’à l’heure que je vous ai indiqué, nous avons remarqué la sortie, très rapide, d’environs 50 lycéens. Ils se sont divisés en deux groupes et très rapidement ont fait descendre les deux conducteurs des bus, les ont menacés, ils ont fait descendre les quelques passagers et ont immédiatement répandu du liquide inflammable et commencé à incendier les bus, qui ont complètement brûlé ».

Cette action s’ajoute aux différentes manifestations qui ont été réalisées ce dernier mois, en souvenir de Claudia López et à 50 ans du coup d’État, en drapant de noir le mois de septembre et en montrant clairement que la lutte contre toute autorité ne s’arrête pas.

Voici quelques photos :

Athènes (Grèce) : Attaque incendiaire en solidarité avec la lutte dans les prisons

Publié le 2023-10-07 12:50:02

Abolition Media / jeudi 5 octobre 2023

Nous revendiquons l’incendie d’un véhicule appartenant à la mairie de Kaisarianí (une ville de la banlieue est d’Athènes), le 26 septembre à minuit, dans une démonstration offensive de solidarité avec la lutte que des prisonnier.es mènent depuis un mois, à travers toute la Grèce, contre la nouvelle loi annoncée par le ministre de la Justice Florídis et contre les actes arbitraires du parquet de Lamia.

Le gouvernement, pris de panique car incapable de gérer les crises qui ont surgi immédiatement après sa réélection [le 25 juin 2023 ; NdAtt.], essaye de satisfaire son public conservateur en s’en prenant, une fois de plus, aux prisonnier.es, sachant que la société dans son ensemble est constamment indifférente à leur sort.

Aucune évacuation de squat, aucun durcissement des lois sur l’alcool, aucune démission de ministre, aucun petit-déjeuner de Kasselákis* ne cachera ni justifiera les personnes assassinées par l’État cette été. Nous serons là pour vous le rappeler !

Satisfaction immédiate des requêtes des prisonnier.es !
Libération immédiate de Dimitris Koufondinas et de Nikos Maziotis !
Solidarité avec les squats !

 

* Note d’Abolition Media : référence à la dernière obsession des médias grecs, Stéfanos Kasselákis, le nouveau dirigeant de SYRIZA, et ce qu’il mange au petit-déjeuner.

Indymedia Lille

Publié le 2023-10-07 12:55:02

Le squat Evangelismos à Héraklion (Crète) était une ancienne clinique laissée à l’abandon depuis 1985 quand il a été occupé en 2002. Vingt et un ans d’occupation ont fait de Evangelismos un lieu emblématique du mouvement anarchiste en grèce. Jusqu’à la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2023 où il a été évacué sur fond de campagne des élections municipales et de manigances entre universitaires. C’est donc pour des raisons de stratégie que le compagnon anarchiste Y.S. a choisi de faire sa déclaration en sa qualité de doctorant.

Déclaration de Y.S. témoin de la chute d’un camarade depuis le toit et arrêté lui aussi lors de l’évacuation du squat Evangelismos à Héraklion

Je fais partie des onze personnes qui ont été arrêtées lors de l’opération de police dans le squat Evangelismos au petit matin du samedi 30/09. La chute de A., jeune étudiant de troisième cycle, s’est produite sous mes yeux. A ce moment-là, un policier armé de l’EKAM (unité de police spéciale) me pressait le dos avec son genou, m’empêchant de respirer, alors que j’étais déjà menotté. Les flics des forces spéciales avaient déjà frappé le jeune et ils le traînaient par les cheveux avant de le menotter. Les gens des balcons voisins avaient commencé à protester et à ce moment-là A. s’est retrouvé au bord du toit plat de l’immeuble puis en quelques secondes dans le vide.
Au même moment, bien que j’étais menotté et face contre terre, un flic m’a donné un coup de pied à la tête en me criant à l’oreille "ferme-la parce que toi aussi tu finiras à la morgue". Cet événement terrifiant, la chute d’un homme d’une hauteur de douze mètres alors qu’il portait des menottes, c’est par pur hasard, qu’il n’a pas entraîné sa mort.
En ce moment, A. est hospitalisé à l’hôpital PAGNI car il a les jambes cassées et présente des fractures et des fissures à la colonne vertébrale. Par pur hasard, il est vivant et non paralysé. Pourtant son calvaire a continué, car il a eu le malheur de tomber entre les mains d’un médecin de l’hôpital qui a tenté d’étouffer l’affaire et l’a renvoyé au commissariat. Là, pendant environ dix heures, il est resté immobilisé dans un fauteuil roulant, la directrice adjointe du service prétendant qu’elle était couverte par le bon de sortie de l’hôpital et que sa seule obligation était de ne lui donner que du paracétamol.
Ce n’est qu’après de fortes protestations, treize heures plus tard, que les ambulanciers l’ont transporté à l’hôpital PAGNI où il a été admis. Après des examens complémentaires, l’étendue complète des blessures a été connue.
Je voudrais également souligner quelque chose d’effrayant. Le président de l’Université de Crète, M. Kontakis (à l’origine de l’évacuation du squat), a rendu visite hier à A., qui a de multiples blessures, pour l’informer qu’il sera son médecin responsable et qu’il ne fait aucune discrimination entre ses patients.
On dit que le docteur Mengele avait un beau sourire. Ce n’est pas possible que la personne qui est responsable du fait que le patient a failli mourir, soit en même temps son médecin, contre sa volonté, en position de pouvoir, d’autant plus que l’affaire sera très probablement portée devant les tribunaux. Il est impératif que l’ordre des médecins et les associations étudiantes ainsi que d’autres instances universitaires prennent position.
Par souci de vérité, il y avait aussi une publication sur le site cretalive à propos de l’événement qui a été rapidement supprimé lorsqu’ils ont réalisé la bêtise qu’ils avaient faite. Je dois ajouter que pour le premier incident à l’hôpital concernant la sortie précipité, il y a eu une première intervention de la Fédération des Syndicats de Médecins Hospitaliers de Grèce qui cherchaient à savoir ce qui s’était passé. Peut-être que ces organisations devraient également s’occuper du comportement de M. Kontakis.
Je tiens à informer que moi-même et les dix autres personnes arrêtées avons été libérés sur ordre oral du procureur. Avec moi, un autre doctorant a été arrêté, mais il n’est pas en mesure de s’occuper de l’affaire pour le moment. Je pense qu’il y a une raison. Les chefs d’accusation complets nous seront annoncés dans la semaine après nos interrogatoires.
En terminant ce texte, je voudrais ajouter qu’hier, lors de l’opération de la police contre le local du club sportif autogéré de Tiganiti, j’ai été arrêté alors que je marchais dans la rue par les policiers d’Héraklion qui m’ont dit qu’« ils savent qui je suis ». À ma grande surprise, au commissariat, j’ai rencontré deux autres doctorantes, aussi arrêtées. On peut se poser bien de questions.
L’université, c’est nous et non l’UPIU (Unité de Protection des Institutions Universitaires) [la police des universités], ni les protégés du gouvernement qui ont des postes universitaires. La responsabilité de ce qui s’est passé, mais aussi de ce qui se passera incombe entièrement au président M. Kontakis et au Conseil de l’Université qui a approuvé à l’unanimité l’opération policière contre le squat le 20/07/23.
L’Association des chercheurs et chercheuses et des employé.es de la recherche d’Héraklion (ACCERH), en coordination avec d’autres associations étudiantes et organismes, doit prendre une position claire sur ces événements, car le fascisme vient d’abord pour les autres et ensuite pour nous.

Y. S.
Membre de l’ACCERH
Doctorant au Département d’ingénierie électrique et informatique à Université grecque de Méditerranée
Membre du laboratoire d’Informatique Biomédicale de l’Ιnstitut de Τechnologie et de Ρecherche


Anarchist Book fair Saturday 7th of October In London 2023 (London,UK)

Publié le 2023-10-07 13:00:03

Anarchist Bookfair In London 2023
Sat 7 October, 11-5pm

The Anarchist Bookfair in London 2023 with take place across six venues in East London.

The Bookfair stalls will all be located at Rich Mix and the ‘Zine stalls will be at Freedom.

The workshops and talks will take place across the four other venues, please take time to check out the schedule and plan accordingly. If you have mobility needs and require extra assistance travelleing between venues get in contact and let us know.

RICH MIX
35-47 Bethnal Green Road E1 6LA
www.richmix.org.uk

FREEDOM BOOKSHOP
84B Whitechapel High St E1 7QX
www.freedompress.org.uk

WHITECHAPEL GALLERY
77-82 Whitechapel High Street E1 7QX
www.whitechapelgallery.org

LARC [London Action Resource Centre]
62 Fieldgate St E1 7ES

THE COMMON PRESS
118 Bethnal Grn Rd
E2 6DG
www.commonpress.co.uk

TOYNBEE HALL
28 Commercial St
E1 6LS
www.toynbeehall.org.uk

Atlanta (USA) : Encore une machine de Brent Scarobrough détruite

Publié le 2023-10-07 13:05:03

Scenes from the Atlanta Forest / jeudi 5 octobre 2023

Dans la nuit du 1er octobre, le site de Brent Scarborough qui se trouve en face de la prison a été visité une troisième fois* et une excavatrice a été incendiée.

Ils ont toujours des vigiles de nuit, mais nous ne les avons pas croisés.
Nous savons que les gens ont peur. Nous avons peur aussi, mais nous surmontons notre peur en passant à l’action. Entendre une machine qui explose, pendant que tu t’éloignes, est quelque chose de vraiment très libérateur.

L’action de masse qui viendra nous a imposé une date limite. Nous avons jusqu’au 13 novembre pour empêcher que la « nouvelle phase du mouvement » soit définie par l’action directe non-violente. Nous rendons hommage à nos mort.es en poursuivant leur lutte jusqu’au bout. Commencez à venir à Atlanta ou passez à l’action là où vous êtes.

 

 

*Note d’Attaque : celle-ci est la troisième attaque incendiaire (après celles d’avril et juillet ) sur le même site de cette entreprise, qui est chargée de raser en partie la forêt de Weelaunee pour y construire le centre d’entraînement de la police, rebaptisé Cop City par ses opposant.es.
Une manifestation de masse, clairement voulue comme « non-violente » par ses organisateur.trices, est prévue pour le 13 novembre.

Le Centre de documentation sur la contre-surveillance devient No Trace Project

Publié le 2023-10-07 13:10:05

reçu par mail / jeudi 5 octobre 2023

Pas de trace, pas de procès. Un ensemble d’outils pour aider les anarchistes et autres rebelles à comprendre les capacités de leurs ennemis, saper les efforts de surveillance, et au final agir sans se faire attraper.


Le Counter-Surveillance Resource Center devient le No Trace Project, maintenant accessible sur https://notrace.how ou http://i4pd4zpyhrojnyx5l3d2siauy4almteocqow4bp2lqxyocrfy6prycad.onion.

[Nancy] Collage anti-carcéral et en solidarité avec les inculpé.es du 8/12

Publié le 2023-10-07 13:15:05

Dans la nuit du 28 septembre, à Nancy, des affiches ont été collées contre le projet de nouvelle prison à Toul ; contre la prison en général ; et en solidarité avec les inculpé.es de l’affaire du 8 décembre 2020 qui passent en procès à Paris du 3 au 27 octobre.

Suivi du procès du 8/12

Publié le 2023-10-07 13:20:05

Le procès dit du « 8/12 » s’ouvrait ce mardi 3 octobre au tribunal judiciaire de Paris. Nous essaierons de publier tous les jours un résumé des audiences dans cet article (tous les après midi à partir de 13h30 du mardi au vendredi, pendant 4 semaines). Pour des CR plus complet, un lien dans l’article vers le blog des soutiens.





Notes

[1C’est l’article 706-24 du Code de Procédure Pénale qui est visé, il permet d’anonymiser des agents dans certaines procédures et de les désigner par un matricule tout du long.

[2Le 550 du CPP

[5le proc a répété ce mot une dizaine de fois, il y tient à ce mot

[7Il appelle ça « les oubliettes »

[8Par exemple Le soleil se lève toujours par le collectif de la Conspiration des cellules de feu. Là encore, fanzine trouvé dans un dossier avec plusieurs dizaines de brochures venant d’infokiosques.net.

Assemblée ouverte de « Kalimero » jeudi 12 octobre

Publié le 2023-10-07 13:25:05

Kaliméro est une caisse et une assemblée solidaire des prisonni-eres de la guerre sociale. En octobre, elle aura lieu le jeudi 12 à 19h, elle se tiendra à la bibliothèque anarchiste Libertad, 19 rue Burnouf, à Paris.



La prison est un des rouages de ce système basé sur l’exploitation et la domination que nous voulons raser au sol, c’est pourquoi nous envoyons des mandats à celles et ceux accusé·e·s d’actes de révolte dont on est solidaires.Automatic word wrap
Une caisse de solidarité a besoin de continuité. Nous n’avons ni sponsor, ni mécène, aussi avons-nous convenu d’un rendez-vous par mois pour collecter des sous pour alimenter la caisse. Ces rencontres sont également l’occasion d’échanger sur nos pratiques face à la répression, d’assurer le suivi des différentes histoires et de discuter des situations qui se présentent. Elle est également un moment de discussion autour des possibles moyens d’esquive, de résistance et d’auto-organisation offensive contre la machine judiciaire et carcérale.

Dans un souci de régularité, ces rencards ont été fixés le 2e jeudi de chaque mois à 19h. La prochaine réunion de Kaliméro aura lieu le 12 octobre à la bibliothèque anarchiste Libertad au 19 rue Burnouf, à Paris.

Pour envoyer de l’argent, pour demander des informations, ou pour être tenu·e·s au courant des prochains rendez-vous de la caisse et être inscrit·e·s sur la mailing-list de Kaliméro, écrivez à kalimeroparis(at)riseup.net

Du taudis au Airbnb : on n’en peut plus, on n’en veut plus !

Publié le 2023-10-07 13:30:04

Organisation d’une manifestation du 5 novembre offensive « Du taudis au Airbnb : mal-logement ou délogement, on n’en peut plus, on n’en veut plus ! »
Par la Coordination des actions anti-gentrification (la CAAG)
Lundi 9 octobre 18h30 Manifesten 59 rue Thiers (et chaque quinzaine)



Les loyers flambent, les logements deviennent rares, accaparés par la tendance du marché de l’immobilier, Airbnb et son flot de merde ultralibérale. Des dizaines de milliers d’annonces rien qu’au centre de Marseille, 2ème ville en France …tant et si bien que la mairie a renoncé à y mettre le nez.

Des propriétaires cassent nos baux pour se jeter dans les nouvelles niches fiscales accordées aux plateformes par le gouvernement (jusqu’à 71% d’abattement). Les agences immobilières se frottent les mains : la rareté augmente les prix du m2. Des immeubles en péril réouvrent pour acheteurs pétés de thunes ou touristes d’un soir.

En parallèle, les commerces branchés se banalisent, les valises à roulette se répandent.

Mais point de ruissellement : l’inflation s’accentue et le mal logement persiste pour nous, à la merci des appétits financiers et baladés par des élus flottants. Marseille subit de plein fouet cette brutale transformation qui porte un nom : gentrification.

Acculé.e.s ? certainement. Impuissant.e.s ? Wallou !

Au travers de la coordination des luttes anti-gentrification, depuis une année, des collectifs et des habitant.e.s s’organisent et ripostent ! Charivari de conciergeries, certification « gentrificateur de merde » pour les commerces qui spéculent sur notre dos, invasion visuelle sur les murs du quartier, soutien aux occupations, jeux de piste et carnaval revendicatifs … Toute nouvelle bonne idée à sa place, tant qu’elle enraye le processus d’accaparation du logement.

Cette rentrée, face à l’ampleur du désastre, on passe à la vitesse supérieure. La coalition du printemps marseillais, a été élue sous la promesse d’un changement au printemps 2020, à la tête d’une ville endeuillée par les effondrements de la rue d’Aubagne le 5 novembre 2018 et par des années de politique d’insalubrité. Mais les délogements s’accélèrent : après le péril par l’argent !

La coordination invite toutes celles et ceux qui se sentent concernés à la rejoindre, à partir de lundi 9 octobre 18h30 à Manifesten (59 rue Thiers), et chaque quinzaine, pour organiser la grande manifestation du 5 novembre prochain. Et lancer un mouvement d’ampleur, avec pour objectifs : retrouver des logements décents et accessibles, mettre à mort Airbnb à Marseille.



PS :

gentrification, airbnb, logement, Marseille

Leipzig (Allemagne) : Encore un squat et des barricades en feu

Publié le 2023-10-07 13:35:06

Squat!net / mercredi 4 octobre 2023

Après l’évacuation d’une maison occupée la semaine dernière à l’est de Leipzig, une résistance s’est manifestée mardi soir [27 sept. 2023] dans le centre-ville. En début de soirée, de nombreux habitants de Leipzig affichaient déjà leur colère et leur déception face à l’expulsion du centre social, à la gentrification et à la grave pénurie de logements dans la ville.

Quelques heures plus tard dans la soirée, Leipzig annonçait l’occupation d’une maison de la Ludwigstrasse.

Des barricades en feu ont également été dressées à divers endroits du quartier, ce qui a tenu la police à l’écart pendant plusieurs heures et empêché une évacuation rapide.

Tard dans la nuit, la police est intervenue avec plusieurs centaines d’unités et d’hélicoptères et a dégagé les barricades avec l’aide des pompiers.

Cependant, l’occupation de la Ludwigstrasse 96 est toujours en suspens !

[Source: International Révolution, via le groupe Telegram « Le Père Peinard, info libertaire », le 27 sept. 2023.]

Italie – Des nouvelles de l’opération Scripta Scelera : Gino incarcéré, Veronica aux arrestations domiciliaires

Publié le 2023-10-07 13:40:06

La Nemesi / mercredi 4 octobre 2023

Le 4 octobre a été notifié le durcissement des mesures préventives à l’encontre de deux compagnons anarchistes sous enquête dans le cadre de l’opération Scripta Scelera du 8 août, contre le bimensuel anarchiste internationaliste Bezmotivny. Suite à des rapports de la DIGOS sur des prétendues violations des mesures précédemment imposées, le juge d’instruction a ordonné le transfert en prison de Gino Vatteroni (qui était aux arrestations domiciliaires avec toutes les restrictions) et le durcissement de la mesure de contrôle judiciaire pour Veronica (à l’origine elle avait reçu l’interdiction de sortir de la commune de résidence, avec interdiction de sortir de chez elle de 19 heures à 7h, maintenant elle a été placée aux arrestations domiciliaires avec toutes les restrictions).

Rappelons que cette procédure vise dix compagnons et compagnonnes anarchistes, inculpés pour association subversive avec la finalité de terrorisme et de subversion de l’ordre démocratique (art. 270 bis du code pénal) et pour provocation aux crimes et aux délits (art. 414), avec la circonstance aggravante de la finalité de terrorisme (art. 270 bis, § 1).
Suite à l’audience du tribunal des libertés de Gênes, qui a eu lieu le 28 août, le contrôle judiciaires pour les compagnons et compagnonnes a été confirmé seulement en ce qui concerne l’art. 414 avec la circonstance aggravante de la finalité de terrorisme (et aussi pour un délit mineur, l’accusation d’offense à l’honneur ou au prestige du président de la République, art. 278, dont sont inculpés quatre compagnons).

Plus d’infos à suivre.

 

L’adresse pour écrire au compagnon en prison est :
Gino Vatteroni
Casa di Reclusione di Massa
Via Pietro Pellegrini, 17
54100 – Massa (Italie)

Solidarité avec les compagnons aux arrestations domiciliaires et sous enquête pour l’opération Scripta Scelera ! Persévérons dans l’agitation et dans la propagande anarchiste révolutionnaire ! Ni Dieu ni État, ni serviteurs, ni patrons !

Voici les coordonnées du compte pour la caisse en solidarité avec les compagnons sous enquête :
IBAN : IT12R3608105138290233690253
Titulaire : Ilaria Ferrario

Puente Alto (Chili) : Attaque incendiaire contre une entreprise de viande

Publié le 2023-10-07 13:45:05

Informativo Anarquista / lundi 2 octobre 2023

Attaque incendiaire contre l’entreprise de viande Faenadora y Frigorífico Cordillera, filiale du holding Dinacar. Puente Alto, Chili.

La nuit du samedi 30 septembre, nous avons attaqué avec succès l’entreprise Faenadora y Frigorífico Cordillera [un abattoir et usine de réfrigération de viande ; NdAtt.], en mettant le feu à une partie de son infrastructure et de sa logistique, en misant sur le fait de provoquer le plus grand dommage possible, avec la précaution et la certitude qu’il n’y avait pas d’animaux vivants dans les lieux.

Par cette attaque, nous avons essayé de saboter la production et les transports de Faenadora y Frigorífico Cordillera, qui approvisionne des boucheries « productrices », les deux filières appartenant à la holding Dinacar, qui se consacre aussi à l’élevage de porcs (Criadero Porky/Viña Vieja) et de vaches (chaîne de fermes Viento Sur), en complétant ainsi, du début à la fin, la chaîne de l’industrie de la mort.

Celle-ci n’est pas seulement une action antispéciste, mais égalent une attaque directe contre les relations de pouvoir qui existent dans des projets comme celui-ci, où l’on voit la précarisation des territoire qui les accueillent, en provoquant de la pollution par des mauvaises odeurs, ce qui dégrade la qualité de vie du milieu environnant ; l’extractivisme, présent par l’utilisation directe des eaux du fleuve Maipo*, où sont ensuite déversées les eaux usées ; et les logiques capitalistes qui réifient la vie et la réduisent à une marchandise, en exploitant tout ce qui peut produire des profits.

Nous ne sommes pas des héros ni des illuminé.es, nous sommes des opposant.es à toute forme de domination, en embrassant l’offensive comme une pratique concrète, qui matérialise nos désirs anarchistes de vivre sans cages ni dominations, pour personne. L’antispécisme exige l’offensive, de laisser derrière soi l’ éternel victimisme et son inaction !

Continuons, à partir de l’action directe, à renforcer et à étendre le conflit pour la terre, dans les zones urbaines comme en milieu rural.

Nous saluons les territoires qui résistent au progrès et au capital et ceux/celles qui concrétisent la libération animale par le feu et/ou la fondation d’espaces de solidarité antispéciste connus sous le nom de sanctuaires.

Feu aux traditions et à la culture spéciste !

Par cette action, nous envoyons un accolade aux compas Mónica et Francisco, aux prisonnier.es de l’affaire Susaron et de l’affaire Gendarmería.

Liberté pour les prisonnier.es anarchistes, subversif.ves et mapuches !
Fin des condamnations de la justice militaire !
En souvenir d’Emilia Bau** et de tou.tes les compas mort.es dans la lutte pour la libération animale et de la terre.
Liberté pour le Maipo.

Pour l’anarchie, pour la terre, pour nos vies !

 

Célula Insurreccional por el Maipo – Nueva Subversión
[Cellule insurrectionnelle pour le Maipo – Nouvelle Subversion]

 

Note : l’attaque incendiaire contre l’abattoir à Puente Alto a été passé sous silence par le parquet, la police, les pompiers et la presse. Sur les lieux sont intervenus plusieurs camions de pompiers de différentes compagnies, mais l’incendie a été efficace. Brisons la barrière de l’information du pouvoir !

 

Notes d’Attaque :
* le principal cours d’eau de la région métropolitaine de Santiago ; il donne son nom à une province dans son secteur méridional.
** Emilia Baucis, assassinée le 16 février 2021 par des hommes de main d’un consortium de propriétaires fonciers, à Panguipulli, dans le territoire mapuche (sud du Chili), où elle participait à la défense de l’accès à un lac.

Procès des inculpé-es du 8.12 - Semaine 1

Publié le 2023-10-08 19:15:05

Suivi de la première semaine du procès a Paris. Il a lieu du 3 au 27 octobre 2023 pendant 4 semaines du mardi au vendredi.



Switch Off the system of destruction – Eteignez le système de la dévastation

Publié le 2023-10-08 19:35:09

Indymedia Lille / samedi 7 octobre 2023

Eteignez le système de la dévastation

[appel depuis les pays germanophones]
switchoff.noblogs.org

Une vingtaine de personnes prennent d’assaut un chantier de construction du gazoduc Coastal Gas Link dans l’ouest du Canada. Armées de haches et de fusées éclairantes, elles menacent les employés, volent les poids-lourds, s’en servent pour détruire le bâtiment du chantier et finissent par démolir les véhicules mêmes. Les dégâts se chiffrent en millions. C’était il y a près d’un an. On ne sait toujours pas qui a saboté la construction du gazoduc dans la province de la Colombie-Britannique. Le gaz fracturé devait bientôt être acheminé par ce gazoduc, qui traverse des terres autochtones, jusqu’à la côte ouest, d’où il serait expédié vers l’Asie.

Un appel…

Que vous occupiez des universités, des écoles, des arbres ou des rues. Que vous passiez vos nuits à vous inquiéter ou à saboter. Que vous fassiez la grève ou que vous écriviez sur le sujet.

La certitude que le système actuel entraînera l’effondrement de l’écosystème fortement endommagé a déjà poussé d’innombrables personnes à entrer en résistance. Des dizaines de milliers de personnes descendent dans la rue contre le « business as usual » de la machinerie capitaliste, les gens s’opposent en masse aux grands projets destructeurs, les infrastructures du système sont bloquées et des combattantes courageuses mettent le feu aux machines qui sont utilisées pour les priver de la base même de la vie. Ce dont nous avons besoin dans la lutte contre la dévastation de la nature et la misère sociale qui en découle, c’est la quête commune d’une véritable rupture révolutionnaire et de la liberté pour toutes et tous. La poursuite d’une initiative qui rejette tous les compromis et les corrections cosmétiques de l’État et qui entraîne une transformation de nos relations sociales. Parce que la dévastation de la planète par le système économique néolibéral est inextricablement liée aux schémas de pensée patriarcaux, au racisme et au colonialisme. L’initiative doit nécessairement venir d’en bas. Des luttes des exclus. Des luttes de ceux qui mettent en œuvre une solidarité auto-organisée contre les promesses de salut de l’État. Des luttes de celles qui voient qu’il ne peut y avoir de compromis dans la lutte contre la destruction systémique de la biosphère.

Nous sommes convaincues que les luttes auto-organisées sont la seule réponse réaliste pour faire face au changement climatique et à la crise écologique. Non pas parce que notre position idéologique nous y incite, mais simplement parce qu’il n’existe aucune preuve, aucune expérience, aucun exemple de la manière dont les États et les entreprises ont pris des mesures efficaces pour lutter contre.

Quelques centaines d’années de capitalisme d’État et l’humanité est au bord du gouffre. Les mouvements radicaux contre le développement dévastateur de l’environnement, en revanche, ont souvent prouvé qu’ils avaient le pouvoir, la créativité et la persévérance nécessaires pour arrêter, au moins partiellement, la gigantesque machine de dévastation. Et même si elles n’aboutissent pas, ces initiatives constituent des expériences sur lesquelles nous pouvons nous appuyer. Ces expériences de lutte, dans la forêt de Hambach, dans la forêt de Dannenrod, à Bure, contre les transports Castor dans le Wendland, sur la ZAD – ont prouvé l’efficacité des mouvements sans leader, offensifs et solidaires. Ces luttes ont également prouvé que nous pouvons construire des liens horizontaux avec d’autres personnes qui ont des expériences et des méthodes de lutte différentes, et que nous pouvons rejeter les tentatives de l’État de nous diviser sur la question de la violence.

Si nous laissons notre regard se porter sur des territoires plus lointains, nous voyons, du nord du Canada à la Patagonie, de la Colombie à l’Indonésie, comment des groupes, des communautés, des villages et des organisations autochtones luttent depuis des centaines d’années contre la domination coloniale des États et contre la dévastation de la nature. Ces luttes sont souvent invisibilisées dans leur efficacité et leur radicalité. Nous voulons rompre avec cela et s’en inspirer.

Les luttes locales contre le changement climatique soulignent également par leurs actions l’urgence nécessaire d’agir, même si elles s’arrêtent souvent aux demandes et aux appels lancés aux politiques en place pour mettre en œuvre ces actions.

Le problème est que la catastrophe climatique est la conséquence logique de cette même politique. Et cette politique continue d’adhérer à la logique du profit financier pour quelques-uns, à l’exploitation impitoyable des personnes et de la nature à cette fin, et à la compétition comme moteur d’un progrès technique continu.

Nous pensons que nous pouvons réellement obtenir des succès effectifs si nous parvenons à rapprocher nos luttes, si nous approfondissons les liens de solidarité et les points de référence, si nous luttons pour des espaces de projets écologiques, des espaces de contre-attaque, de sabotage, des espaces d’apprentissage de l’histoire des luttes. Beaucoup sont conscientes qu’il s’agit de mettre fin à l’ensemble du mode de production capitaliste. Il ne s’agit pas de se serrer la ceinture, mais de développer une perspective de révolution éco-sociale.

Région de La Araucanía, Chili – Au petit matin du vendredi 8 juillet 2022, sur la route de Traiguén à Lumaco, le chauffeur d’un camion forestier de l’entreprise Forestal Mininco est arrêté par cinq personnes armées et contraint de descendre. Le conducteur d’un grumier de l’entreprise Forestal Mininco est arrêté par cinq personnes armées et contraint de descendre. Le groupe met ensuite le feu au camion et disparaît. La CAM (Coordinadora Arauco Malleco), une organisation mapuche qui défend son habitat sur le territoire chilien, a ensuite revendiqué l’action. Lors d’une attaque similaire à Forestal Minico en 2021, Pablo Marchant Gutiérrez, 29 ans, a été abattu par des carabiniers. Un an après ce meurtre, des dizaines d’attaques ont lieu contre les infrastructures forestières, leurs opérateurs et les forces de sécurité.

Le même jeu en vert – Technocratie et géo-ingénierie

L’idée que nous allons résoudre le problème du changement climatique et de la dévastation écologique par la technologie est au mieux naïve, mais il s’agit bien plus probablement d’une stratégie délibérée visant à tirer encore plus de profit des problèmes générés par l’exploitation de la terre.

La soif d’énergie de l’économie mondiale, qui n’a cessé de croître depuis l’industrialisation, n’est souvent pas considérée comme un problème ; au contraire, des recherches sont menées sur de nouvelles sources d’énergie, prétendument vertes.

Par exemple, les récentes percées dans le domaine de la recherche sur la fusion nucléaire ont été saluées par les politiciens comme une nouvelle salvatrice. Aucune attention n’a été accordée à l’avertissement des chercheurs concernés selon lequel l’utilisation de cette technologie arriverait des décennies trop tard pour résoudre le problème de l’énergie dans le monde.

À l’heure actuelle, les nouvelles sources d’énergie verte ne couvrent même pas les besoins énergétiques supplémentaires de l’économie mondiale, sans parler d’une transition complète. Au lieu de cela, les sources d’énergie « renouvelables » existantes – soleil, vent, eau – sont intégrées dans la production et augmentent l’offre. La raison en est ce que l’on appelle l’effet de rebond. Cet effet se produit dans le capitalisme depuis plus de 150 ans : la machine à vapeur brûlait le charbon plus efficacement qu’auparavant, mais c’est avec elle que l’industrialisation a vraiment décollé. C’est ainsi que, malgré une technologie plus économique, la consommation d’énergie a augmenté de manière significative.

Un capitalisme vert, c’est-à-dire neutre sur le plan climatique et durable, est tout simplement impossible. En effet, parmi ses principes fondamentaux figurent la croissance constante et la consommation de masse au lieu de la durabilité, et le profit de quelques-uns au lieu du bien-être et de la pérennité de l’humanité tout entière.

La recherche de mesures efficaces pour atténuer le changement climatique se limite également à des solutions technologiques au lieu de s’attaquer à la racine du problème.

Actuellement, il s’agit principalement de technologies que l’on peut regrouper sous le terme de géo-ingénierie. Cette fois, l’intervention intentionnelle de l’homme dans le système climatique doit permettre de réduire le réchauffement de la planète. Dans le cadre de la « gestion du rayonnement solaire », par exemple, de minuscules particules sont libérées dans la stratosphère et réfléchissent une partie de la lumière du soleil dans l’espace.

Les avertissements scientifiques concernant les interactions imprévues d’une intervention aussi massive dans le système climatique sont balayés d’un revers de main sous prétexte que c’est le seul moyen de préserver notre économie et notre prospérité actuelles.

Une autre proposition au potentiel destructeur émane du Ministère vert de l’économie. L’injection de CO² filtré de l’air dans des couches rocheuses profondes a récemment été considérée comme une technologie à haut risque. Le « stockage final » du CO² a été interdit en raison de ses effets incommensurables sur l’environnement. Récemment, le ministre de l’économie Habeck, autrefois farouche opposant à cette technologie, est devenu convaincu que le problème du climat ne peut être résolu sans cette technologie.

Cette même approche, avec l’écocide, le réchauffement climatique et d’autres horreurs, nous a déjà donné un amas de déchets nucléaires hautement radioactifs sans solution pour le problème du stockage permanent.

Pour nous, cette approche représente une technique de domination pour imposer de nouvelles technologies sans se soucier des conséquences pour l’humain, la nature et la société. Avec une foi inébranlable dans le progrès technique, on fait référence à des technologies futures qui seront créées par les mêmes acteurs que ceux qui ont causé les problèmes précédents. Les technocrates au pouvoir font ainsi étalage de leur capacité d’action orientée vers les solutions.

Le système économique, qui est responsable de la destruction de notre capacité à vivre, n’est pas remis en question. Tout comme les positions de pouvoir occupées par ces acteurs.

Nous ne pouvons plus nous permettre d’avoir des riches

Qui sont ceux qui ont toujours su profiter des crises et des guerres de ces dernières années pour asseoir leur suprématie ? Qui est responsable de la majorité des émissions de gaz nocifs pour le climat ? Ce ne sont pas ceux qui sont déjà exclus, les réfugiés et les pauvres. Ce sont les compagnies énergétiques, les banques et les entreprises de défense. Ce sont les riches, dont le mode de vie ne peut exister qu’aux dépens des autres. Et à l’échelle mondiale, c’est le mode de vie de la consommation de masse et les déchets produits par les sociétés du Nord.

La lutte contre la destruction du climat est donc inévitablement une lutte de « classe ». En Allemagne, le 1 % le plus riche de la population émet beaucoup plus de CO² que les 50 % les plus pauvres de la société. L’appel des gouvernants à la hausse des prix des carburants et de l’énergie, « nous devons tous nous serrer la ceinture », est une farce. La majorité des émissions est causée par l’industrie automobile, gazière et charbonnière subventionnée, par l’agriculture industrielle et par le style de vie jet-set des patrons et des cadres. Aucun changement dans le comportement des consommateurs en faveur des SUV électriques et des saucisses végétaliennes n’y changera rien.

La consommation n’est pas simplement un choix individuel, mais un élément indispensable de la création de valeur capitaliste – c’est l’étape à laquelle la valeur redevient de l’argent. Il y a donc un puissant intérêt à maintenir, voire à renforcer les modèles de consommation actuels. La consommation « verte » fonctionne également de cette manière. C’est la raison pour laquelle, malgré la double contrainte de la protection du climat et de la réduction du trafic, elle ne sera pas ébranlée.

Le simple fait de taxer davantage les émissions de CO² ne résout pas non plus le problème. Cela lierait les émissions de CO² à la richesse – mais ce sont précisément ceux qui causent beaucoup qui ont l’argent nécessaire pour payer ces taxes.

La compensation par l’achat de certificats de CO², en revanche, ne fait qu’aggraver le problème. Le commerce des certificats de CO² ouvre un énorme marché pour l’accaparement des terres en mettant à la disposition des marchés financiers (occidentaux) des portions de terre de plus en plus grandes.

Etant donné qu’aucune politique de réforme ne peut viser, et encore moins imposer, un budget CO² équitablement réparti, il incombe à la partie de la population « consciente du climat » d’imposer le bien commun écologique en s’opposant à la propriété destructrice. Ceux qui font aujourd’hui remarquer que cela équivaut en fin de compte à une expropriation ont vu juste et ont saisi l’ampleur systématique du problème climatique.

Le colonialisme, pierre angulaire éternelle du capitalisme

Les pays du Nord sont responsables de plus de deux tiers des émissions historiques de gaz à effet de serre, mais les pays du Sud sont deux à trois fois plus vulnérables aux conséquences du changement climatique. Ces chiffres indiquent à eux seuls que la crise climatique n’est pas causée de la même manière par tous les peuples.

La richesse du Nord, qui est à l’origine de cette inégalité, repose sur l’exploitation coloniale des matières premières et du travail humain par le biais de l’esclavage. Depuis les mines d’argent de Potosi jusqu’aux plantations de soja et d’huile de palme dans les forêts tropicales, en passant par l’exploitation des gisements de pétrole en Amérique du Sud, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord par les entreprises énergétiques occidentales.

Ainsi se poursuit l’histoire du colonialisme, qui va de pair avec le déplacement des populations, le transfert des profits vers l’Occident et une dépendance politique et économique constante des pays du Sud, jusqu’aux matières premières dont on a besoin ici pour la mise en œuvre de la transition énergétique « verte ». Le cuivre et le lithium provenant des mêmes mines coloniales d’Amérique Latine pour les batteries de l’e-mobilité, l’uranium d’Afrique de l’Ouest pour les centrales nucléaires « vertes », le cobalt et d’autres minéraux de terres rares du Congo pour les téléphones portables et d’autres produits électroniques avancés, et enfin l’hydrogène « vert » provenant des déserts de Namibie, riches en vent et en soleil.

La rupture systémique urgente avec un gaspillage colonial des ressources changera radicalement nos vies. Une vie quotidienne conforme aux exigences d’une perspective climatique réaliste (qui n’est bien sûr jamais exempte de contradictions) exige une réorientation inconfortable mais nécessaire pour nous aussi.

Actuellement, d’immenses mouvements migratoires vers le Nord, encore vivable, sont en cours et s’intensifieront à l’avenir. D’une part, cela est dû à la pauvreté causée par le réseau économique mondial, d’autre part, cela est dû aux guerres menées pour affirmer une influence politique et s’assurer des ressources. Enfin, les conséquences du changement climatique sont déjà perceptibles dans la destruction (néo-)coloniale de la nature dans le Sud.

Les responsables de cette situation dans le Nord mondial pratiquent l’isolement militaire. Des clôtures sont construites et les frontières du Sud sont systématiquement surveillées à l’aide de drones, de satellites et d’avions. Des milliers de morts en Méditerranée et dans les déserts d’Afrique du Nord et du Mexique sont acceptés. Des refoulements ont lieu et une nouvelle avancée de la frontière extérieure de l’UE est prévue. Ceux qui ont réussi à franchir ces obstacles sont harcelés par les institutions et discrédités par les médias. Dans l’image que les pays du Nord se font d’eux-mêmes, les seuls criminels sont des autocrates comme Poutine et Erdogan, qui utilisent la gestion des migrations comme une arme politique.

Mai 2016 – Lors d’une action de protestation de plusieurs jours contre l’industrie du lignite en Lusace, la mine à ciel ouvert et le réseau ferroviaire sont bloqués à plusieurs endroits. Des milliers de personnes envahissent le site de la centrale et s’assoient sur les rails, les bandes transporteuses et les voies d’accès à la centrale. Contrairement à la volonté des organisateurs d’Ende Gelände de limiter les actions à des blocages de sites et à des actions de fermeture, plusieurs centaines de personnes envahissent le site de la centrale « Schwarze Pumpe ». Sur les voies d’accès à la centrale, la plate-forme est enlevée, ce qui rend les voies impraticables. Dans la centrale, les portes sont fracturées, les boîtes de distribution sont sabotées et les interrupteurs d’arrêt d’urgence sont actionnés. En raison de l’interaction des différentes actions menées ce week-end, plusieurs tours de la centrale ont dû être complètement arrêtées. Il s’agit d’un arrêt beaucoup plus important que l’arrêt de deux jours prévu au départ par l’opérateur Vattenfall.

Compromis et radicalisation

Non seulement sur les questions de migration, les dirigeants politiques se radicalisent, mais ils évitent de plus en plus de s’engager sur les voies réellement nécessaires. Ils s’en tiennent aux énergies fossiles et au dinosaure de l’énergie nucléaire. Plus on affirme radicalement que ces technologies sont propres et infinies, plus la société, et avec elle un mouvement de résistance, doit réagir radicalement et sans équivoque à la politique énergétique des entreprises. Il n’est même pas particulièrement radical de prendre au sérieux l’avenir scientifiquement attesté d’un effondrement écologique de grandes parties de la terre dans le cours actuel de la politique. Au contraire ! Il devient radicalement dangereux de ne pas se préparer aux conséquences écologiques des nouvelles technologies prétendument durables.

Le ministre du climat, M. Habeck, nous vend cela comme un compromis. Les Verts inventent des histoires sur la façon dont le remplacement des importations en provenance de Russie conduira à une révolution dans le domaine des énergies renouvelables. En réalité, ailleurs sur le marché mondial de l’énergie, ils achètent à d’autres autocrates et utilisent du gaz fracturé en provenance des États-Unis comme substitut. Le « compromis » est utilisé comme justification pour être compétitif en tant que nation exportatrice avec de l’énergie achetée à un prix relativement bas. Le compromis dissimule le fait que la décarbonisation promise consiste déjà à sécuriser les matières premières nécessaires au nouveau jeu. Ainsi, le compromis n’est pas un compromis, mais une double stratégie, une tentative de continuer radicalement, bien que sous une nouvelle forme. Dans le débat public, cependant, on dit que les activistes du mouvement pour la justice climatique n’ont pas compris la nature de la démocratie avec leurs demandes intransigeantes.

Au vu de ces revirements politico-stratégiques dans la stigmatisation de la radicalisation et du compromis, ce qui suit s’applique à nous : que nous soyons militants ou désobéissants (civilement), nous pouvons difficilement bloquer et saboter le changement climatique aussi radicalement que le capitalisme l’a rendu nécessaire.

Il n’y a pas seulement des seuils de basculement écologiques à partir desquels le système climatique se réorganise de manière irréversible, il y a aussi des seuils de basculement sociaux. Des seuils où la misère causée par les dirigeants devient si évidente qu’une grande partie de la population ressent le besoin de se battre. Ou bien où l’appauvrissement et l’extension de la répression ont tellement progressé qu’une révolution semble presque impossible. C’est autour de ces seuils de basculement que nous devons développer notre résistance. L’initiative doit nécessairement venir de la base. L’État s’est engagé dans un « business as usual » dystopique pour le système économique, à l’exception de corrections cosmétiques. S’accrocher à ce mode de fonctionnement capitaliste écologiquement dévastateur équivaut à une accélération ignorante vers l’effondrement.

Si les ministres de l’Intérieur des pays affirment aujourd’hui que la protestation climatique radicalise et remet en question l’ensemble de notre système politico-économique, la réponse qui a du sens en termes de politique climatique doit être : « Oui, nécessairement toute autre réponse serait un compromis insensé et impardonnable pour la planète. »

Qu’il s’agisse de Minus et Cortex [on a corrigé ce passage de la traduciron ; NdAtt.] avec leur système de tunnels dans les « souterrains » ou du moine dans la boue du Lützerath, qu’il s’agisse d’arrêteuses de SUV ou des colleurs de climat, qu’il s’agisse des saboteurs nocturnes ou des intervenantes qui tentent de démystifier les faux récits les plus grossiers des lobbies du charbon et du nucléaire, tous les efforts devraient pouvoir être menés de manière indépendante et respectueuse, côte à côte. Et, dans le meilleur des cas, collaborer étroitement à la réalisation d’un objectif commun : endiguer la destruction progressive de la nature et vaincre le système dévastateur de l’oppression, du racisme et du patriarcat.

Celles d’entre nous qui se souviennent encore de la coexistence progressive et bien coordonnée des différentes formes d’action lors des manifestations contre les transports de déchets nucléaires vers le Wendland savent peut-être de quoi il s’agit ici : un blocage plus important des voies par un sit-in et un sabotage ferroviaire défendu de manière offensive contre les forces de police, à proximité immédiate l’un de l’autre, ont posé un plus grand défi aux chemins de fer et à la police dans leur simultanéité que les deux actions prises individuellement.

Un mouvement dynamique et large en faveur de la justice climatique ferait bien de ne pas se laisser imposer des notions identitaires et donc conflictuelles de « violence » ou de « non-violence ». Ce n’est certainement pas une tâche facile, comme nous l’avons constaté dans différents mouvements hétérogènes. Mais cela en vaut la peine.

La question de savoir s’il vaut la peine de faire appel aux dirigeants politiques nous semble beaucoup plus décisive. Ici, nous avons (sans qu’il soit nécessaire de délimiter) une position claire avec l’analyse ci-dessus : Non, cela n’en vaut pas la peine – et cela suscite de faux espoirs qui peuvent rendre un mouvement dépendant et le paralyser.

Il en va de même au niveau mondial. Un internationalisme sérieux doit relier nos luttes ici, ainsi que les luttes contre la destruction de la nature dans le monde entier, par exemple la production de GNL au Canada. Nous ne pouvons lutter contre un système mondial de dévastation que si nous sommes en relation les uns avec les autres au niveau international et si nous nous rencontrons tête à tête. Une perspective anticoloniale pour nos efforts en faveur de la justice climatique est nécessaire pour cette seule raison.

Là aussi, nous ne devrions pas nous contenter de lancer des appels à la communauté mondiale. La mise en œuvre cohérente des décisions de la Conférence de Paris sur le climat montre clairement ce qu’il est possible d’accomplir lorsque les responsables politiques du monde entier décident ensemble d’atteindre l’objectif d’atténuer le changement climatique. Une « solution technique » au changement climatique ne peut être trouvée qu’avec des mines toxiques, des armées déployées et des terres indigènes expropriées, du moins à la périphérie. Et contre les personnes qui fuient cette misère, la métropole exerce une violence brutale.

Thoothukudi, dans le sud de l’Inde – La société indo-britannique Vedanta Resources y exploite la deuxième plus grande fonderie de cuivre de l’Inde. Les taux de cancer, ainsi que l’incidence des infections respiratoires dans la ville, ont augmenté de manière spectaculaire depuis l’ouverture de la fonderie. Depuis 100 jours, la population locale manifeste par centaines de milliers contre l’expansion de la fonderie. En ce 100e jour, le 22 mai 2018, la police arrête l’immense cortège de la manifestation, lorsque les manifestants refusent d’être stoppés, elle tire spécifiquement dans la foule. 13 personnes meurent sous les balles, plus de 100 sont blessées. Après cette journée noire, au cours de laquelle la police et les politiciens se sont finalement révélés comme des laquais de l’industrie du cuivre, la société d’exploitation a néanmoins dû céder à la pression de la population et la fonderie de cuivre a été complètement fermée.

Même si le ciel nous tombe sur la tête…

Il devrait être clair pour nous que nous ne pouvons pas empêcher complètement l’effondrement en cours d’un écosystème massivement endommagé, ni la perte de biodiversité, ni l’épuisement des ressources. Nous ne pourrons pas empêcher la catastrophe climatique parce que nous sommes déjà en plein dedans.

Il s’agit d’une question de perte d’habitat pour des milliards de vies humaines et non humaines. La vie « humaine » est déjà un privilège et ne sera possible que pour ceux qui en ont les moyens.

Limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré est déjà hors de portée, alors que les émissions mondiales de gaz à effet de serre devraient être réduites à zéro d’ici quelques années. Les dirigeants ne cessent de montrer qu’ils ne sont pas disposés à le faire et nous ne sommes pas (encore) en mesure de réaliser un tel changement.

Admettre cela – sans pathos apocalyptique – ne nous paralyse pas. Au contraire, cela devrait nous ouvrir, à nous et à nos contextes, la question de savoir à quoi nos vies et nos luttes révolutionnaires pourraient ressembler à l’avenir.

Pour qu’un autre monde devienne possible : Coopérons les uns avec les autres dans la solidarité pour pouvoir vivre une vie digne. Réalisons nos idées ici et maintenant et déjà dans nos luttes et nos actions. Nous ne nous laisserons pas bercer par les tentatives d’apaisement des gouvernants.

Nous pensons que nous ne pouvons devenir une menace sérieuse que si nous cherchons à communiquer les uns avec les autres. Nous proposons de nous relier les uns aux autres sous le slogan « éteindre le système de dévastation » [Switch Off the system of destruction] et de placer ainsi nos luttes dans un contexte commun.

Nos actions doivent montrer clairement qu’il ne peut y avoir d’alternative verte capitaliste, ni de paix avec les conditions existantes. Nous choisissons nous-mêmes les moyens et personne n’est placé au-dessus d’un autre dans une hiérarchie. Nous serions ravis que beaucoup reprennent cette idée.

Il ne s’agit pas d’une tentative d’absorption, mais d’un appel à poursuivre l’offensive et à renforcer les luttes existantes. Lançons une vague d’action à long terme vers la révolte. Prenez soin de vous et soyez courageuses.

Pour une lutte solidaire dans des conditions catastrophiques – dans le monde entier !

L’avenir n’est pas encore écrit !

 

Anarchistes, autonomes et révolutionnaires sociaux des pays germanophones

Mai 2023

Rassemblement de soutien aux inculpés du 8/12

Publié le 2023-10-08 19:40:05

A 18h le mercredi 18 au Palais de Justice de Toulouse.
Les 7 personnes arrêtées partout en France le 8 décembre 2020 passent en procès ce mois d’octobre 2023 à Paris sous le chef d’inculpation d’Association de Malfaiteurs Terroriste (AMT) « d’ultragauche ».



Les faits reprochés par le parquet antiterroriste (PNAT) vont du refus de remettre des codes de chiffrement de matériel informatique lors des interrogatoires, à la détention d’armes de catégorie C ou B dont 4 d’entres elles sont non déclarées, du transport et la détention d’éléments ou de substances entrant dans la composition d’explosifs, de la fabrication d’explosifs et de vol en réunion.

Ces faits seraient donc tous liés à une entreprise terroriste alors qu’aucun projet d’attaque n’a été établi à l’issue de 2 ans d’instruction, mais où le profil, l’appartenance politique supposée et le mode vie des protagonistes suffiraient à corroborer l’idée d’un projet terroriste d’après les notes blanches de la DGSI. La qualification criminelle n’a pas été retenue à la fin de l’instruction.

Grâce à l’outil antiterroriste l’Etat a champ libre pour exercer la répression sous ses formes les plus complexes et terrifiantes contre les mis.es en examen tout en se gargarisant d’agir pour le bien commun : surveillance, pressions, enfermement, humiliation, isolement, contrôle… entraînant des conséquences non négligeables pour toutes celles et ceux qui les vivent.

Depuis Darmanin et la DGSI prétendent avoir déjoué des attentats « d’ultragauche » en décembre 2020, période où le mouvement contre la loi « sécurité globale » prenait de l’ampleur. L’outil antiterroriste a pour ambition de faire taire toute contestation sociale, toute remise en
question de l’Etat, et les idées et pratiques révolutionnaires se retrouvent donc en première ligne de ce front depuis des décennies.

Si les attaques djihadistes indifférenciées de ces dernières années partout dans le monde ont profondément choqué, nous avons vu les Etats utiliser l’antiterrorisme pour renforcer le discours sécuritaire ambiant et légitimer l’autoritarisme, en France comme ailleurs. Et nous voyons ce discours se renforcer en ces temps troubles en désignant de nombreux ennemis (ultradroite, ultragauche, islam, écologistes radicaux, émeutier.es…) dans un grand fourre-tout qui nie leurs portées politiques.

Cette logique antiterroriste s’applique de la même façon en Russie ou en Biélorussie contre les militant.es anarchistes, féministes ou anti-guerre, mais aussi contre celles et ceux qui luttent pour l’émancipation et contre l’autoritarisme en Espagne, au Chili, en Birmanie, aux Philippines,en Italie, en Turquie, aux USA…

FACE A L’OUTIL ANTITERRORISTE NE NOUS LAISSONS PAS ATOMISER. NOUS INVITONS TOUTES LES PERSONNES QUI LE SOUHAITENT A FAIRE RETENTIR NOTRE DETERMINATION ET NOTRE RAGE CONTRE CE MONDE DE MERDE ET NOTRE SOLIDARITE AVEC LES PERSONNES QUI PASSENT EN PROCES A PARIS DU 3 AU 27 OCTOBRE 2023