Vive l'Anarchie - Semaine 40, 2024

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Cévennes: le Markassos, squat éphémère au Marquaires

Publié le 2024-10-03 16:50:54

Cévennes: le Markassos, squat éphémère au Marquaires

En juillet 2024, pendant 10 jours a lieu une occupation dans les Cévennes au Marquaires, le Markassos. On est un « groupe » très mixte de personnes traversées par des idées anti-autoritaires, anti-racistes, anti-patriarcales… En plus de la nécessité d’avoir un toit, il y avait la motivation de créer un lieu pour se rencontrer, s’organiser, s’entraider, se mettre bien. Un lieu d’activité loin des logiques marchandes, des institutions, qui essaierait au maximum d’échapper au contrôle de l’État. Le Markassos est situé dans le Parc national des Cévennes, où l’essentiel de l’activité économique est touristique et où tous les logements sont accaparés par la spéculation, les résidences secondaires, les gîtes, donc vides la plupart de l’année. On squatte contre la propriété privée qui s’accapare jusqu’au moindre brin d’herbe, jusqu’au moindre caillou. Ce n’est pas seulement la question de qui possède mais aussi l’idée que tout soit possédé contre laquelle on lutte. Il y a concrètement des dizaines de ruines, de maisons et de terrains abandonnés, « protégés » par la loi contre les personnes qui voudraient y vivre sans les posséder. La mairie est propriétaire de cette ancienne maison forestière, très isolée au bout d’une piste, dans une plantation à l’abandon, sur une commune d’une soixantaine d’habitant.e.s en Lozère. Dans cette région, tout le monde se connaît, tout le monde sait tout sur tout le monde et ça rend très visible toute anormalité, tout déplacement ou toute nouvelle personne. A tel point qu’on se demande si c’est la factrice ou les promeneurs du coin qui ont révélé l’occupation. Dans ce contexte, parmi les gens auxquels on est amené à faire face, il n’y a pas que les keufs mais aussi les fafs, les voisins vigilants, les gardes du parc, de l’ONF…

Petit historique :

Concrètement, on a amené sur place de quoi barricader, faire des meubles, pirater l’élec, constituer une cuisine de A à Z, les chiottes sèches, faire un dortoir… On a passé quelques jours en sous-marin le temps de se préparer à un premier passage des keufs, en appréhendant l’espace alentours, en bloquant les ouvertures.
Le samedi, on sort du mode sous-marin, on commence à pouvoir profiter, trouver du temps pour nous, se baigner… On fait avec notre fatigue, nos galères physiques, mentales, de sommeil dans un espace partagé, bref, on est pas des warriors. Le soir même, on fait la première soirée publique, un concert de rap, une jam et du punk 🙂 . À ce moment-là, on se repose la question de coexistence avec les autres êtres vivants sur place, dans un endroit avec si peu d’humain.e.s. Dans la maison, y a des chouettes, des chauves-souris, des loirs et encore bien plus de monde autour.
Le dimanche soir, on capte avec la radio grésillante d’une vieille bagnole les résultats des élections. Dans une période où le calendrier électoral prend toute la place, où la pression à aller mettre un petit bout de papier dans une boîte est partout, on n’a pas voté. On a pas non plus choisi d’aller en ville pour foutre le zbeul contre les élections, mais plutôt de maintenir cette occupation et de faire exister notre propre temporalité, une manière de plus de refuser l’illusion démocratique.

Le lundi matin (beurk), c’est le jour d’un passage de l’ONF et de la première visite des flics. La maison était fermée, on les attendait à la fenêtre. Ils demandent des identités, on leur donne des « noms » à grailler au cas où ils décident de lancer une procédure qui nous ferait gagner du temps. Les jours suivants, on continue à faire gaffe.
Le jeudi, 4 voitures de flics arrivent, dont certains en civil, pour déposer un « arrêté préfectoral portant mise en demeure de quitter » la maison sous 24 heures. C’est une application de la loi anti-squat Kasbarian qui rend légal depuis 2023 le fait d’expulser sans procédure judiciaire. Pris.e.s de court, on fait face à nos limites liées à l’isolement et à la fatigue. Après plein d’hésitations, on décide de partir et de se protéger en essayant de leur compliquer un peu la tâche (barricader complètement la maison et préparer une sortie par le toit, quelques petits pièges et insultes écrites partout, tenter une requête en justice pour obtenir un micro délai, sans succès). On se replie ensemble, on stocke les affaires et on essaie de prendre soin de comment on se sent les unes les autres. On repasse à la maison quelques jours après l’expulsion du vendredi, ils ont passé la semaine suivante à la murer.

Au moment de l’expulsion, on est resté.e.s isolé.e.s pour plusieurs raisons :
– On a pas bien anticipé le besoin de soutien.
– On a eu très peu de temps pour réagir à l’arrivée imminente des flics.
– Le choix de n’utiliser ni ordi ni portable dans un contexte où s’organiser largement sans ces moyens là est devenu rare.
– Le choix de ne pas composer avec des soutiens qui auraient des motivations réformistes, charitables ou autoritaires.
On voit bien que, localement, les réseaux et les liens anti-autoritaires qui ont permis des réflexes de solidarité contre les expulsions s’estompent depuis une quinzaine d’années. L’envie de ce texte a émergé dans le constat que les dynamiques de squat en Cévennes sont devenues presque invisibles. On voudrait que cette situation participe à reconstruire un réseau et une culture de solidarité, qui ne passent pas par des moyens institutionnels et pas forcément numériques. Ce ne sont pas les gens ou les expériences qui manquent pour faire chier la bonne marche de ce monde et tenter des trucs de ouf. Nous, on a kiffé faire ça…

Pensées solidaires à celleux qui tentent de s’organiser loin de toute autorité.
Crève l’État et la propriété !
Vivent les squats !

Quelques ex-occupant.e.s


Des squats en France https://radar.squat.net/fr/groups/country/FR/squated/squat
Des groupes (centres sociaux, collectifs, squats) en France https://radar.squat.net/fr/groups/country/FR
Des événements en France https://radar.squat.net/fr/events/country/FR


Multiple police vehicles in a parking lot caught fire – McKEESPORT, Pa. ( Pittsburgh,usa)

Publié le 2024-10-03 16:53:44

Several SUVs in the parking lot were burnt out in the lot that’s located along Lysle Boulevard and is used for police cars and other city vehicles.

Four police vehicles in total were burnt out.

Dispatchers tell KDKA that the incident started just before 3:15 a.m. when police officers and firefighters were called to the scene.

Investigators from the ATF and the Allegheny County Fire Marshal’s Office were also on scene pictures and collecting evidence.

“I think it’s safe to say that it was arson,” Mayor Michael Cherepka said.

From Mainstream Media

via:unravel

Les causeries libertaires : la Manifestation

Publié le 2024-10-03 16:59:53

Les causeries libertaires du mois d’octobre porteront sur le thème de la manifestation.
Avec en arrière plan les mouvements et les luttes de ces dernières années, il s’agira d’interroger, ce que signifie encore manifester. A la fois convivial et revendicatif, ce « moment de politique dans la rue » reflète peut-être plus que jamais son ambiguïté : entre imaginaire révolutionnaire, défi de l’ordre autoritaire et péremptoire et réalité des combats sociaux dont la portée « émancipatrice » semble aussi confuse que limitée.

Une manifestation en solidarité avec Gaza fracasse des dizaines de vitrines et lance des cocktails molotov vers la police

Publié le 2024-10-03 17:01:15
Oct 012024
 

De Clash Mtl

Une manif pour la Palestine a pris d’assaut l’Université Concordia dimanche soir. Plusieurs vitrines de commerces de luxe sur la rue Sainte-Catherine ont également été fracassées. La police a été tenue à distance par des jets de cocktails molotov.

Permanences d'imprimerie tous les mardis !

Publié le 2024-10-03 17:01:54

On vous en avait parlé au début de l’été : une imprimerie à prix libre se monte sur Toulouse. On va commencer des permanences ouvertes toutes les semaines à partir du mois d’octobre.



On vous en avait parlé au début de l’été : une imprimerie à prix libre se monte sur Toulouse. On va commencer des permanences ouvertes toutes les semaines à partir du mois d’octobre.

L’idée c’est d’ouvrir tous les mardis à partir de 16 heures, et de donner accès aux différentes machines qu’on a chopées : une Konica A3/A4, un massicot, une agrafeuse-plieuse… Ces permanences sont plutôt pour imprimer et façonner en petite quantité, pour pas trop monopoliser les outils. Avec une seule imprimante et 36 pages par minute, ça bouchonne rapidement.

Du coup pour imprimer tout un infokiosk, 50 brochures ou un numéro de ton journal, on fonctionnera plutôt sur rendez-vous pour pouvoir prendre le temps. Pareil, si t’as envie d’utiliser une relieuse pour faire un dos carré-collé, la RISO… hésites pas à passer à la permanence pour en discuter, ou envoie un mail à zines@disroot.org.

On a du papier d’avance, mais si t’as une ramette qui traîne, c’est cool de la ramener.

Comme tout projet débrouille qui se respecte, on est à la recherche de plein de trucs, si jamais t’as des plans papier, encre, affutage de lame de massicot, tambours RISO, machines… on sera tous les mardis d’octobre au 44, rue Michel-Ange, à partir de 16h et jusqu’à 19h. Pour la suite, on verra si on arrive à tenir ce rythme toutes les semaines !

RDV TOUS LES MARDIS DU MOIS D’OCTOBRE ET DE NOVEMBRE AU 44, RUE MICHEL-ANGE, À TOULOUSE

[Suisse] No Géothermie Pétrothermale Profonde - ni au jura ni ailleurs

Publié le 2024-10-03 17:03:06

Dans le Jura [Suisse], des personnes s’organisent depuis plus de 10 ans déjà contre un projet de géothermie profonde. Longtemps, ce projet a été combattu par voie légale – mais rien n’y fait, il n’y a aucune possibilité d’obtenir l’arrêt du projet par ce biais. Comme on pouvait s’y attendre, ce n’est pas seulement l’entreprise qui porte les travaux qui souhaite le bon déroulement du projet, mais aussi la Confédération, qui le soutient à grande échelle. La voie légale montre ses limites et toutes les personnes investies sortent déçues de ce combat.



Cet article est initialement paru chez nos voisin•es de Renversée.co

En quoi consiste le projet ?
Voici un bref aperçu.
Les forages prévus à Glovelier n’ont, en effet, pas grand-chose à voir avec la géothermie que l’on connaît. Dans les cas de géothermie petite ou moyenne, les forages sont effectués à une profondeur allant de 100m à 2-3km. La chaleur obtenue est utilisée principalement pour le chauffage. Pour ce qui concerne la production d’électricité, la chaleur n’est généralement pas suffisante. La géothermie profonde, en revanche, doit être effectuée à une profondeur de 4 ou 5km et la chaleur est supposée servir à la production d’électricité (du moins en théorie). Si de l’eau est trouvée à cette profondeur (notamment en raison de roches poreuses), la chaleur de cette dernière pourra être transformée en énergie « hydrothermale » - ce qui n’est pas le cas à Glovelier.
Ici, on utilise un procédé appelé la Géothermie Pétrothermale Profonde (GPP). La GPP fonctionne en injectant – à haute pression – de grandes quantités d’eau mélangée à divers produits chimiques dans le puits, supposés rendre la roche encore plus poreuse.
Bien que l’entreprise responsable préfère désigner la GPP par des mots tels que « stimulation », le procédé est comparable au « fracking » opéré dans la production de gaz et de pétrole. De plus, la GPP consomme d’énormes quantités d’eau et d’autres ressources. Tout cela, alors qu’un forage comme celui de Glovelier ne fournit de l’énergie que pour une durée de 20 à 25 ans (si tant est qu’il en fournisse), notamment en raison du refroidissement de la roche.

Projets antérieurs
Avant le forage dans le Jura, il existait des projets similaires à Bâle, St-Gall (et en Corée). Cependant, chacun de ces projets a dû être interrompu prématurément en raison de forts séismes. Après ces essais peu concluants, le canton du Jura a été choisi comme lieu de la prochaine expérience, soi-disant pour sa faible densité d’habitants. Dès le début du projet, des personnes vivant au sein du canton s’y sont opposées.

Qui porte le projet ?

Sur le plan juridique, les négociations sont allées jusqu’au tribunal fédéral. Depuis la décision du tribunal en 2020, le projet est officiellement porté par la Confédération. La mise en œuvre est planifiée par Geo Energie Suisse, qui fait la promotion de ce procédé sur son site Internet. Elle évoque les « grandes possibilités de croissance » qu’offre un tel projet. Certes, Geo Energie Suisse (GES) est à l’origine du projet, mais la planification détaillée et la mise en œuvre concrète sont confiées à des entreprises tierces. Apparaissent alors beaucoup d’entreprises similaires, mais sous d’autres nomes, ce qui vise probablement à dissimuler les responsabilités des participants.

De nombreuses raisons contre la GPP
Si l’on regarde les faits, on se rend rapidement compte qu’avec le projet de Glovelier, GES s’aventure sur un terrain très dangereux et que le Jura deviendra un objet de spéculation technocratique. L’énorme consommation d’eau, la pollution des régions environnantes, le « fracking » sont déjà des raisons suffisantes pour s’opposer à un tel projet. S’ajoute à cela le fait que la GPP ne constitue pas une source d’énergie particulièrement riche, que sa durée de vie n’est que d’environ 20 ans et que – malgré diverses tentatives ratées – l’on poursuit ce projet de manière spéculative. Maintenant que le projet est officiellement porté par la Confédération, on peut supposer qu’il s’agit d’une nouvelle tentative de maintenir les profits de l’état suisse en investissant dans des technologies expérimentales (comme les GPP). En effet, le projet de GES vise avant tout à créer un nouveau type de production d’énergie dans lequel de grandes quantités d’argent et de ressources peuvent être investies. En bref : il s’agit d’une technologie qui se vend particulièrement bien parce qu’elle est présentée comme « durable ». Finalement, l’endroit choisi pour mettre en place ce projet – le Jura – est un endroit où l’on pourra minimiser les conséquences d’un tel projet : il ne s’agira que de dommages collatéraux, puisque ce territoire est composé d’exploitations agricoles, n’abritant pas d’entreprises et d’industries considérées comme ayant de la « valeur ».
Ici aussi, le même constat qu’ailleurs : il s’agit de tirer profit de la crise. Les décisions des personnes vivant à Glovelier et dans les environs sont tout simplement ignorées.

Ceci est un appel pour choisir d’autres formes de lutte. Pas de spéculation avec nous, ni ici ni ailleurs.

Que la peur change de camp

Publié le 2024-10-03 17:04:26

Le texte ci-dessous a été distribué au départ de la manif du 01/10 à Caen (grève sur les salaires, les retraites et le contexte électoral), avec aussi infokiosque et table à café. Environ 1500/2000 personnes à la manif, beaucoup de jeunes. Dans la matinée, des élèves du lycée Malherbe ont tenté de bloquer leur bahut, mais les flics ont levé le blocage dès 6H30.



Que la peur change de camp !

En juin dernier, des millions de français et françaises se sont déplacés aux urnes pensant faire barrage à l’extrême-droite. Depuis, Macron a nommé un ministre de la droite conservatrice. Lui et sa clique sont bien décidés à continuer les attaques antisociales et autoritaires, assumant même un virage encore plus à droite et tissant toujours plus de ponts avec l’extrême-droite.
Ce n’est pas une surprise. Voilà 150 ans que les anarchistes ont rappelé le rôle du système électoral : préserver le pouvoir pour mieux continuer les mêmes politiques. Ce n’est pas par les urnes que l’on met un point d’arrêt à l’exploitation capitaliste, la domination étatique, aux ravages industrielles et aux oppressions racistes. Il faudra lutter dans la rue, les quartiers, les villages, les boîtes et les écoles. Seul un rapport de force suffisant, par les moyens que l’on jugera nécessaires, peut infléchir la pente glissante dans laquelle nous sommes engagé-es.
La gauche n’a jamais été une solution, pas même pour faire barrage à l’extrême-droite. Penser l’inverse, ce serait oublier, entre autres :
-  Que le Front populaire de 1936 a continué la politique coloniale, a refusé d’aider les anarchistes et républicains espagnols en révolution contre le coup d’état fasciste de Franco et consorts, et n’a cédé des concessions sociales que sous la pression d’une grève générale ;
-  Que c’est un président de gauche, Mitterrand, qui a fait monter le Front national en espérant ainsi mettre des bâtons dans les roues de ses adversaires de droite ;
-  Que c’est toujours un président de gauche qui a été chercher le banquier Macron pour le nommer ministre (dans un gouvernement de gauche, donc), avec pour résultat de le propulser à l’Elysée quelques années après ;
-  Que la gauche, en bon gestionnaire, a toujours mené des politiques parfaitement compatibles avec le système qui nous mène droit dans le mur.
Il semble évident que les dirigeants et dirigeantes ont bien conscience que maintenir leur système capitaliste et industriel va passer par de gros tours de vis répressifs. Les temps sont déjà durs, la suite qu’ils et elles nous réservent est encore pire. Une partie de la bourgeoisie a d’ailleurs d’ores et déjà acté son ralliement à l’extrême-droite. Les vieilles recettes sont déjà en cours :
-  Agiter les sirènes nationalistes et guerrières pour mettre tout le monde en rang, riches comme pauvres, derrière une fiction et éviter ainsi de parler des problèmes d’inégalités, de souffrances au travail, de ravages industriels, de répression et de violences policières, etc. ;
-  Pointer des bouc-émissaires par des logiques racistes, taper sur les sans-papiers, les allocataires des minimas sociaux, les personnes de couleur, pour détourner l’attention et laisser tranquille les gens de pouvoir.
Nous avons tout intérêt dès aujourd’hui à nous auto-organiser entre potes, collègues, camarades, voisin-es, et ce sans chef-fes ni représentant-es ; à nous coordonner à travers des assemblées populaires où les décisions sont prises directement par les individu-es en lutte à égalité. Il n’y aura pas de sauveur suprême et nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes.
Il est temps de laisser libre cours à la révolte qui nous anime. De toute façon, la meilleure défense, c’est l’attaque : monter des caisses de grève, riposter dans la rue face aux nervis d’extrême-droite, descendre à plusieurs dans les administrations qui nous fliquent, se rassembler à la moindre expulsion de squats d’exilé-es ou de locataires, multiplier les sabotages (comme cela a été le cas sur les lignes TGV à la veille de cette fête de l’aliénation que sont les Jeux Olympiques), et pourquoi pas prendre exemple sur les révolté-es kanaks ou renouer avec la détermination des gilets jaunes, et plus encore. Il est temps que la peur change de camp.

Nous n’avons de toute façon plus le choix : ce sera soit la révolution sociale, soit de la survie constamment à la merci du pouvoir dans un monde toujours plus invivable…

Des anarchistes
localapache chez riseup.net
(permanences tous les vendredis soirs 18-19h au 35 bvd Poincaré CAEN)

Abribus et panneaux de pub volent en éclat à Hérouville

Publié le 2024-10-03 17:05:19

Un article du journal Liberté Le Bonhomme libre (actu.fr, filiale de Ouest-France) nous informe que ce weekend, à Hérouville-Saint-Clair, huit abribus, un panneau de pub et du mobilier urbain ont été cassés dans la nuit. Une enquête de police a été ouverte.



Abribus, panneaux d’affichage, mobilier urbain... Dégradations en série dans la nuit près de Caen

actu.fr le 1er octobre 2024.

Dans la nuit de samedi 28 à dimanche 29 septembre 2024, de multiples dégradations ont été commises sur du mobilier urbain, à Hérouville Saint-Clair (Calvados).

L’enquête de police, ouverte dès le lendemain, devra tenter d’identifier et de retrouver le (ou les) auteur(s) de ces dégradations.

Multiples dégradations

Dans la nuit de samedi 28 à dimanche 29 septembre 2024, de multiples dégradations ont été signalées, à Hérouville Saint-Clair, dans la banlieue de Caen (Calvados).
Au moins huit abribus, un panneau d’affichage publicitaire ainsi que du mobilier urbain ont été la cible de détériorations, dans le quartier Montmorency. Les vitres latérales de plusieurs abribus ont été brisées, essentiellement le long du boulevard de la Paix à Hérouville.

L'armée recrute jusque dans les boulangeries !

Publié le 2024-10-03 17:06:31

Petite surprise à l’achat d’un sandwich dans une boulangerie du côté de St-Lô. L’emballage fait la pub pour l’armée et plus particulièrement le centre de recrutement local de l’armée de terre.



Comme toujours en manque de chair à canon, l’armée s’affiche et recrute tant et plus.

Inversement proportionnel à l’atrait que peut avoir la vie militaire dans l’univers collectif d’une jeunesse peu encline à se laisser recruter, l’armée de terre est celle qui redouble le plus de campagnes publicitaires en tout genre.

Elle a chargé l’agence DENTSU creative [1] pour sa nouvelle campagne qui va durer les 4 prochaines années. Autour de la question « Armée de Terre, peux-tu le faire ? », elle décline une myriade de slogan affublé du sengager.fr (oui tu peux le faire, lol !).

C’est que l’enjeu est de taille, il s’agit pour l’armée de terre, toujours en déficit chronique de personnel malgré la cure d’amaigrissement qu’elle subit depuis 20 ans, de pourvoir à 16 000 postes vacants [2] et de recruter 5 000 réservistes [3].

Bon mais quand même, habitué.es aux inombrables sucettes publicitaires, vidéos et autres présences des centres de recrutement dans tous les espaces de recrutement (forum de l’emplooi, forum étudiant, etc), cela reste une surprise de se retrouver avec un sandwich affublé d’un tel emballage. Tout d’un coup, ce sandwich presque choisi avec soin (s’acheter un sandwich dans une boulange est déjà une activité pas simple en soi), a une espèce de gout de caca d’oie de kaki qui n’a rien à voir avec le fruit...

Une solution pour passer le goût nauséabond qui n’a rien à voir avec le gout des ingrédients ingurgités, imprimer quelques exemplaires du détournement de cette campagne mortifère pour les encoller, notamment celle-ci, une reprise de l’emballage boulanger :



Notes :

[1agence pub de nouvelle génération aux dents longues qui a dans son escarcelle de clients Midas, Jardiland, Mentos pour en citer quelques-uns

[2Au regard des durées d’engagement, ce sont en fait, 16 000 personnes par an qui sont dans le viseur de l’armée de terre

[3selon reservistedefense.fr, un réserviste peut-être issu de la société civile et n’avoir aucune expérience militaire. Affecté au sein des forces ou en état-major, il participe pleinement aux missions qui peuvent être confiées aux armées, aux directions ou aux services. Bref, ce sont des postes comme les autres attribués à des personnes aux revenus complémentaires (retraite, chômage, emploi), sauf qu’ils ne sont pas inscrits au rangs des effectifs engagés

La violence au féminin – Lettre des anciennes de la MALA

Publié le 2024-10-03 17:08:26

Initialement publié sur ZGA MEDIA le 29/09/2024.

Lettre écrite par des anciennes de la Mala, qui nous a été transmise avec cette description :
« La rentrée approche : non pas celle des établissements scolaires, mais bien la rentrée insurrectionnelle.
Le 1er octobre a été désigné comme la première journée d’action lycéenne de cette rentrée. Il est important de rendre visible le rôle que des lycéennes ont pu jouer au sein du mouvement. Cette place n’a pas vocation à être silencieuse et sage, mais bien bruyante et subversive, et cette place, c’est la tienne. 🥷🏋️‍♀️ »

« 𝐋’𝐚𝐟𝐟𝐢𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐢 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞 𝐧’𝐢𝐦𝐩𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐜𝐢𝐩𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐮 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐦𝐚𝐬𝐜𝐮𝐥𝐢𝐧, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐦𝐢𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐪𝐮𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐞𝐩𝐭 𝐝𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫. 𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐝é𝐣𝐨𝐮𝐞𝐫 𝐜𝐞 𝐩𝐨𝐭𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞𝐥 𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐭𝐚𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞 𝐪𝐮’𝐨𝐧 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐧𝐧𝐚î𝐭 𝐚𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐝’𝐡𝐮𝐢 𝐥’𝐢𝐧𝐭é𝐠𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐮 𝐭𝐢𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥’é𝐠𝐚𝐥𝐢𝐭é »
𝐂𝐚𝐫𝐥𝐚 𝐋𝐨𝐧𝐳𝐢


On a tendance à essentialiser les mouvements émeutiers comme un phénomène intrinsèquement masculin. Des émeutes de banlieues aux blocus parisiens, on s’imagine des hommes agressifs, qui extérioriseraient une violence viriliste et en profiteraient pour tout casser. Pour autant, des féministes mexicaines d’aujourd’hui aux sufragettes du 19e siècle, les femmes ont toujours eu recours à la violence et à la radicalité.

Réduire l’image de la MALA à des événements pensés et façonnés par et pour les hommes c’est tomber dans la vision biaisée de la politique, celle du féminisme « gentil », qui se limite à demander patiemment, qui individualise les femmes à coups de « self-love », de « girl power » et qui va juste glorifier les femmes PDG et celles au pouvoir, au détriment même de la politique qu’elles mènent. C’est tomber dans une vision réductrice et caricaturale de l’ordre social et du patriarcat, parce qu’imaginer des filles sages et calmes incapables de pouvoir établir un rapport de force avec la police, c’est les réduire à une image stéréotypée.

Car oui, nous sommes lycéennes et nous nous retrouvons dans les actions de la Mala.
Oui, nous sommes lycéennes et nous avons utilisé des mortiers, oui nous sommes des lycéennes et nous avons monté des barricades, oui vous êtes des lycéennes, et rien ne vous en empêche.
Durant ces années, nous avons tristement remarqué que nous étions presque les seules lycéennes à user de la violence lors des actions organisées.
Mais nous avons également tristement remarqué pourquoi.

Parce que en tant que femme, il faut en faire deux fois plus pour être légitime. Parce qu’en tant que lycéennes, ce n’est pas vers nous que les hommes se tournent pour donner une barrière, un mortier, un fumigène.
Parce que lors d’actions violentes, lorsque certains lycéens remarquaient le fait que l’on était des femmes, il s’en suivait des remarques misogynes.
Comme chacune des places qu’on prend dans cette société, il faut en faire plus, il faut constamment devoir prouver qu’on sait le faire, être validées.

Parce que dans le milieu « violent », dans le devant du cortège, il n’y a pas de place pour nous, alors on l’a prise de force.
Parce que, au sein même des militants dits « déconstruits », qui critiquaient Mala pour son masculinisme, il ne leur est jamais venu à l’esprit que derrière se cachaient des lycéennes, et pourtant…

On a réussi à s’imposer dans la MALA, on a pris des décisions, on a toujours choisi l’affrontement plutôt que le compromis. Parce qu’on écoute du rap énervé, qu’on se cagoule, qu’on a pillé des supermarchés en autoreduc, qu’on décore les rues de Paname ; puisqu’on a compris que ce système ne s’adaptera jamais à nous, on a fait le choix de le détruire : on est donc forcément des hommes.

Notre féminisme n’est pas du développement personnel, il est subversif.

Photo de lycéennes en black bloc derrière une banderole "NOTRE COLERE", avec un fumigène à la main et de nombreux lycéens en black bloc derrière

[France] Redécoration solidaire de NGE à Arras

Publié le 2024-10-03 17:09:07

Initialement posté sur le compte Instagram Taskforce contre l’A69 le 29/09/2024.

Action du GIEC (Gang d’Interruption des Escroqueries de Chantiers) en soutien à la lutte contre l’A69.

Extrait de leur Communiqué du 27/09 :

« La nuit dernière nous nous sommes introduit.es sur le site d’NGE près d’Arras (62). Muni.es de nos bombes de peinture, nous avons repeint la façade de cette entreprise dévastatrice et tagué de noir notre révolte.

Nous appelons à l’arrêt immédiat de tous les travaux sur le tracé de l’A69. Nous demandons un moratoire sur la construction de l’autoroute et la relaxe pour tous les militant.es ayant subi la répression.

Nous dénonçons le nom des entreprises et groupes coupables : NGE, ATOSCA, SMDA, ASCENDI, ARDIAN, CHAPSOL, GROUPE ICARE, CAZAL, le groupe PIERRE FABRE… et nous encourageons chacun et chacune à initier des actions locales. Rencontrez-vous dans les luttes, formez des groupes, repérez les lieux cibles de ces entreprises, assurez-vous de votre sécurité y compris numérique et partez à l’abordage !

Ensemble, nous pouvons démanteler les maillons d’une chaîne économique et politique écocidaire et déshumanisée. N’oublions pas qu’il y a partout des arbres à occuper, des tractopelles à saboter, des façades à taguer, …

Alors, n’attendons plus et désamorçons la machine capitaliste. »

tags "STOP A69"

tag "Soutien aux écureuils" tags "NGE = ÉCOCIDE" tags "Stop A69", "Justice "

Carapatage #75 : Des films, des procès, des révoltes (02.10.24)

Publié le 2024-10-03 17:11:28

Lien du téléchargement

Lien vers le podcast

Dans cette émission on vous propose deux chroniques de films qu’on a vu récemment, une chronique d’un procès en cours très médiatisé et des brèves diverses et variées.

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Playlist

Ressources

Mornas (Vaucluse) : Le cimetière des miradors de chasse

Publié le 2024-10-03 17:12:59

France Bleu / dimanche 29 septembre 2024

A Mornas (Vaucluse), les chasseurs se demandent qui détruit leurs miradors. Ces tours d’1,50 à 2 m sont montées dans la nature pour sécuriser la chasse : la balle ne part plus horizontalement mais vers le sol avec un angle de 30 degrés.

Depuis plusieurs années, les miradors des soixante chasseurs de Mornas sont volontairement dégradés. Les miradors sont sciés, arrachés de leur socle avec des câbles attachés aux voitures. Il y avait 21 miradors il y a quelques années. Il n’en reste plus que 9 !

Les chasseurs parlent de « sabotage » et s’inquiètent pour l’avenir de leur zone de chasse : les 1.100 hectares de la colline d’Uchaux sont aussi très fréquentés par les randonneurs et les vététistes. Les chasseurs de Mornas n’ont pas porté plainte mais ils s’interrogent sur le partage de la nature.

Prés du cabanon de chasse dans la pinède, les débris des miradors s’entassent. Christian Jodar, le trésorier de l’amicale des chasseurs de Mornas appelle cet endroit : « le cimetière des miradors ». Il s’indigne :  » C’est du sabotage, des actions prévues et organisées ». Sylvain Ribe, le président des chasseurs de Mornas, a fait le décompte : « on en a posé 21, il en reste 9. Le reste a été détruit. Les quatre pieds sont pourtant scellés dans des plots en béton mais ils viennent avec des voitures et des câbles; ils tirent pour renverser ou casser des miradors. Et la dernière nouveauté, c’est qu’on nous scie partiellement le plancher des miradors. On ne peut pas le voir à l’œil nu mais quand on monte dessus, on peut se casser la figure avec une arme ». Le président se souvient d’un chasseur de Mornas blessé à la tête dans une chute après l’effondrement du plancher scié d’un mirador.

Le président des chasseurs estime que les opposants à la chasse se trompent car les miradors sont installés pour sécuriser la chasse : Je pense que c’est du vandalisme pur des anti-chasse. C’est dommage : ces miradors améliorent la sécurité des chasseurs et des non-chasseurs car ce sont des tirs fichants. On tire des miradors avec un axe à 30 degrés vers le sol pour que la balle se fiche dans le sol au lieu de partir à des kilomètres à l’horizontale. C’est de la sécurité pure et simple. Ces dégâts sur les miradors sont bien dommageables pour tout le monde, les chasseurs et les non -chasseurs ».

[…] Les chasseurs de Mornas expliquent qu’ils ne sont pas seuls concernés, partout en France des miradors de chasse sont détruits volontairement.

[in English]

De Brive à Nîmes : « Nique le RN », toujours

Publié le 2024-10-03 17:14:17

Brive-la-Gaillarde (Corrèze) : Des tags sur la permanence des fascistes

extrait de La Montagne / samedi 28 septembre 2024

Les militants corréziens du Rassemblement national ont eu la mauvaise surprise, ce samedi matin 28 septembre, de découvrir que leur permanence du 4, avenue Émile-Zola, à Brive, avait été taguée dans la nuit.
« Niquez vos races », « Nique le RN », « FDP »… Le ou les auteurs de ces dégradations ont copieusement recouvert les vitrines du local du parti d’extrême-droite d’inscriptions injurieuses. Les slogans des affiches ont également été rayés et les visages de Jordan Bardella et de Marine Le Pen recouverts de peinture. […]

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Nîmes : Une interpellation pour des dégradations légères chez les fafs

Objectif Gard / dimanche 29 septembre 2024

Un homme, âgé d’une vingtaine d’années, a été interpellé hier samedi après des dégradations légères sur la porte des locaux du Rassemblement National. Le siège du parti politique se situe rue Bigot à Nîmes, près du quartier de la Placette. Cet suspect aurait voulu alerter sur sa situation sur le territoire.

Il y a quelques jours déjà, d’autres dégradations avaient été relevées sur cette même porte. Pour l’instant le lien n’est fait entre les deux évènements, mais l’enquête se poursuit avec la garde à vue du suspect au commissariat de Nîmes.

Grenoble: grand concours de lâcher de cafards, le 14 octobre 2024 à l’agence Actis

Publié le 2024-10-03 17:15:55

Grenoble: grand concours de lâcher de cafards, le 14 octobre 2024 à l’agence Actis

Le collectif des locataires (en colère!) d’Abbaye-Jouhaux invite l’ensemble des victimes de l’infestation de cafards qui frappe l’agglomération grenobloise à :

1) Mettre un ou plusieurs cafards dans un bocal: les plus moches, les plus gros, les plus rapides !

2) Attendre le lundi 14 octobre en se fabriquant des pancartes avec le slogan de son choix

3) Participer dès 10h au grand concours de lâcher de cafards, qui aura lieu à l’agence Actis – Paul Cocat, quartier Teisseire. Il s’agira de la première manche du concours !

Colombelles (Calvados) : Contribution aux journées d’action transnationales contre le militarisme et le nationalisme

Publié le 2024-10-04 05:28:28

reçu par mail / jeudi 3 octobre 2024

Dans le cadre des journées d’action transnationales contre le militarisme et le nationalisme proposées à l’issue du salon du livre anarchiste des Balkans 2024 (https://paris-luttes.info/communique-final-du-salon-du-livre-18589?lang=fr), nous avons choisi d’attaquer un point de l’alimentation électrique du pôle technologique « Effiscience » à Colombelles (France). Nous avons incendié un poste électrique sur le site pour essayer de mettre à l’arrêt plusieurs entreprises :

Safran Data Systems qui fait de la recherche et de l’innovation de télémesure depuis des satellites à usage militaire et vend ses technologies à diverses armées.

Probent Technology, qui fait de la mécanique de précision pour construire des pièces indispensables, notamment pour un sous-marin atomique construit récemment par Naval Group. Son implication dans l’industrie nucléaire, centrale dans la mise au pas guerrière du monde, est importante puisqu’elle a aussi conçu les salles de commande de l’EPR de Flamanville.

On pourrait aussi parler de NXP semiconductors, Telit Wireless Solution, Sotraban, Eff’Innov, France Travail, qui parmi d’autres, participent de près ou de loin aux réseaux de la guerre (recherche-innovation, sous-traitance, enrôlement…).

Les autres entreprises de ce campus participent à la numérisation invasive de tous les domaines de la vie quotidienne. Elles développent des technologies qui nous isolent et fabriquent de l’incapacité à agir. Des technologies qui ont besoin de matières premières issues des vastes pillages colonialistes organisés pour être produites. C’est par la guerre que l’extraction des matériaux nécessaires à la production technologique est rendue possible. Une production qui vient elle-même renforcer l’appareil militaire et répressif des puissances colonialistes.

Nous savons que notre action n’est qu’un grain de sable dans la lutte contre le complexe militaro-industriel qui approfondit jour après jour les capacités technologiques des guerres d’aujourd’hui et de demain. Pour autant, elle nous permet de sortir d’une position de spectateur·ice·s devant les massacres des guerres passées, présentes et à venir.

Les guerres ne sont jamais si loin de chez nous. Elles nécessitent des industries, des flux de transport et d’énergies qui se trouvent partout. Ces productions et infrastructures sont amenées à se multiplier et à s’intensifier dans le contexte actuel de militarisation des sociétés. Une restructuration massive de l’économie capitaliste organisée par la bourgeoisie est en cours, et nous entraîne vers une surenchère guerrière permanente.

D’autres actions de ce type ont lieu régulièrement. Mettre en lumière les rouages de la guerre, les attaquer et faire résonner nos actions avec d’autres nous semble primordial. Nous nous reconnaissons dans le constat émis au salon du livre anarchiste des Balkans et envoyons des salutations chaleureuses à celles et ceux qui luttent contre la résurgence du nationalisme et du militarisme. Continuons de renforcer nos réseaux de résistance et de solidarité.

Guerre à la guerre et aux frontières !

 

[in italiano][in English][auf Deutsch]

[Russie] Lourdes peines de prison, 12 personnes condamnées pour sabotage

Publié le 2024-10-05 15:09:14

Mercredi à Tchita en Sibérie, douze personnes ont été condamnées à de lourdes peines de prison par un tribunal militaire pour des actes de sabotage sur des chemins de fer. Les douze hommes ont écopé de peines allant de 8 ans et demi à 20 ans de prison, une 13e personne accusée de complicité a été condamnée à 4 ans de prison. Tous faisaient partie d’un groupe organisé visant à « saper la stabilité économique et les capacités défensives de Russie » et forcer les autorités russes à mettre fin à la guerre en Ukraine.

Entre décembre 2022 et janvier 2023, les 12 personnes ont participé à des actes de sabotage à Moscou et dans la région de Krasnoïarsk (Sibérie Orientale) en visant une locomotive et des infrastructures électriques liées au transport par train. Avant leur arrestation, ils avaient comme projet, le sabotage par incendie d’un avion de chasse sur une base militaire de la région de Primorié dans l’Extrême-Orient.



Indymedia Lille

Publié le 2024-10-06 12:31:47

La nuit du 3 au 4 Octobre 2024, nous avons saboté les voies ferrées au départ de Toulouse en direction sud -sud-ouest . Un tag a été laissé a proximité « Sabotons leurs chemins de guerre ».

Les chemins des guerres néolibérales traversent tous les pays grâce aux chemins de fer.

La guerre impériale se construit ici en Europe. L’infrastructure des transports est une base essentielle de son déploiement.
La TSI (Transatlantic Security Initiative) dans le cadre de son programme européen de mobilité militaire a produit un rapport en avril 2020. L’objectif est d’augmenter la capacité de fret et de connection digitale intra et extra européenne. Ce rapport se traduit par de nouveaux accords entre les sociétés ferroviaires et les entreprises militaires.
C’est ce qu’il se passe en Italie en ce moment entre Leonardo (entreprise d’armement) et le RFI (réseau ferroviaire italien).
En France, la SNCF s’est targué d’être la première industrie invitée au défilé du 14 juillet dernier, pour honorer sa participation à l’effort du réarmement de la nation et son soutien logistique. Ce n’est pas la seule, bien d’autres profitent des dévastations en cours, du marché des armes à celui de la reconstruction. La zone sud ouest de Toulouse héberge entre autre la SNCF, Thalès, Airbus, Safran, et d’autres profiteurs de guerre. Symboliquement au moins pour une journée leurs travailleurs ont eu du mal à se rendre au travail ce matin, désolées pour les flaneurs qui voulaient juste se promener.

Nous répondons à l’appel du Salon du livre anarchiste des Balkans 2024 :
« Invitation à agir contre le militarisme et le nationalisme (1-10 octobre 2024)
Au cours de cette période, nous invitons chacun·e, dans sa propre localité et à sa manière, à organiser des actions contre les conditions de la guerre : nationalisme, militarisme, patriarcat, politique d’exclusion, etc. Nous appelons à des actions contre l’industrie de l’armement et le transport d’armes, contre tous les appareils militaires nationaux, les coalitions militaires multinationales, et la militarisation croissante de nos sociétés. »

Solidarité avec tous·te·s les déserteur·se·s, les résistant·e·s à la guerre, et les objecteur·se·s de conscience
Solidarité avec le peuple palestinien.


FREE FARE Brooklyn L train smashed

Publié le 2024-10-06 12:35:50

Monday night at the Bedford Ave L train station in Brooklyn, we smashed 8 OMNY readers, 1 OMNY machine, and 2 MTA machines. We made the fare FREE because they had to open the emergency door to let people in. This is in direct response to the L train mass shooting committed by NYPD, when they shot Derrel Mickells and two bystanders over $2.90, in a Black neighborhood under militarized police occupation. New Yorkers say enough is enough and fuck your fare.

We live in a world in which the pig enforcers of racial capitalism can casually shoot us over a few dollars. All our lives especially Black lives are worth less than $2.90 to them. Whether it's paying the pigs to menace Black and Brown communities and restrict movement, for funding genocide near and far, or creating technology to convenience the rich and confine the poor, capitalism is designed to kill.

This is a call to action. Anyone can do this. Gather info, plan well, be covered, be their nightmare. Let's all smash! Puncture the walls of the techno-prison and see real light, breathe real air, and destroy the fare!

Received Anonymously