Vive l'Anarchie - Semaine 41, 2024

Sommaire

Permanence du Local Apache

Publié le 2024-10-07 01:01:48

Le local Apache (35 boulevard Poincaré 14000 CAEN) est un lieu anarchiste. Local de l’Association Pour l’Abolition du CHomage et de l’Exclusion, association reprise en 2013 réunissant des chômeurs, chômeuses, précaires et rebelles en lutte contre l’exploitation avec pour base l’entraide, l’auto-défense collective, l’action directe et l’auto-organisation.

C’est aussi :

Un espace d’entraide  : où l’on peut se défendre collectivement contre notre patron, pôle emploi, notre bailleur…

Une bibliothèque, « La pensée sauvage »
 : plusieurs centaines de livres sur l’anarchisme, les luttes sociales, la révolution sociale, l’anti-industrialisme, le féminisme, l’antifascisme, etc.

Un infokiosque  : des brochures, des revues et des bouquins révoltés et subversifs en diffusion directe et à prix libre.

La Mutuelle Autonome Caennaise : mutuelle d’entraide de fric, mais également d’autodéfense collective, d’outillage et de production/consommation. Casse Murailles est quant à elle une caisse pour faire face à la répression.

Les Causeries : des discussions avec ou sans présentation préalable autour de textes, de thèmes, d’une actualité sociale ou politique, ou d’expériences présentes ou passées.

Le local Apache est aussi un lieu d’accueil pour des individus, collectifs et groupes antiautoritaires et anticapitalistes, féministes…

Permanences hebdomadaires les vendredis de 18 à 19h.

Contact  : localapache(at)riseup.net

Le fond du Placard Brûle

Publié le 2024-10-07 15:52:19

Voici enfin un texte qui explicite les bases politiques du Placard Brûle, son histoire et son fonctionnement.



Le Placard Brûle, une bibli, brochurothèque en lutte contre toutes les dominations à Toulouse !

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Le fond du Placard Brûle

Qu’est-ce que c’est et comment ça fonctionne ?

Ça fait un moment qu’on voulait faire un point, pour partager quelques-unes de nos réflexions. Déjà pour tenter de préciser comment on voit cet espace, afin d’être plus explicites et compréhensibles. Mais aussi pour essayer de limiter les projections décalées sur ce collectif. (On a reçu une invitation d’un député et on s’est dit d’une part qu’il n’avait pas lu nos programmes et d’autre part qu’il fallait peut-être qu’on soit plus clair..es !...)

Ce texte écrit à plusieurs est un aperçu d’où nous en sommes en 2024. Le Placard Brûle (PB) est amené à évoluer au fil du temps, de nos discussions et de nos parcours toujours en mouvement. 

Un rapide bout d’histoire

Depuis sa création en 2009, il y a eu beaucoup de changements de fond, de forme et de personnes impliquées. Le PB est né au squat du TDB (Trou D’Balle) à Toulouse, un lieu entre TransPédésGouines. Le fond de livres, d’archives et de brochures a été accessible pendant 9 ans dans cet endroit, en parallèle d’événements organisés ponctuellement. À la fin du TDB en 2018, le fond a été entreposé dans la cave de l’Obs, un autre squat d’habitation et d’activités. En 2021, quelques personnes se sont retrouvées avec cette envie de ressortir les cartons et de redonner vie à ce projet. C’est à partir de ce moment-là que le PB a commencé à organiser des discussions régulièrement.
Dans le contexte du procès de l’Obs et de la préparation de sa défense, un conflit politique avec certaines personnes habitant..es et soutiens a provoqué le déménagement du Placard Brûle dans un autre squat : le Blobitch en 2022. D’expulsions en ouvertures, il est ensuite passé par Euforie en 2023 et maintenant l’Impasse. 
Aujourd’hui, plus aucune des personnes présentes aux débuts ne participent au projet. Plusieurs de celles et ceux qui ont contribué à le ressortir des cartons ont quitté le collectif pour diverses raisons personnelles ou politiques. D’autres y ont participé pendant quelques temps, ou l’ont rejoint plus récemment. En fonction des périodes, il y a eu entre 3 et 7 personnes au sein du collectif.

Ce projet nous dépasse en tant qu’individu..es qui y participons actuellement. Il sera surement repris ou traversé par d’autres, et continuera d’évoluer. On y fait un passage, on contribue à un moment, et personne n’y est indispensable.

Un espace ?

Le Placard Brûle est aujourd’hui principalement un espace de discussion publique régulier sur des sujets qui nous touchent, nous foutent la rage ou nous questionnent. C’est aussi une bibliothèque, et un infokiosque qui comprend une sélection de brochures mises en avant. 

On a eu envie de péter la hiérarchie qui valorise en général plus les livres que les brochures et les zines. Ça fait qu’on a mis plus en avant l’infokiosque ces dernières années. Depuis Euforie, les livres n’étaient plus accessibles, à la fois par manque de motivation de la majorité du collectif sur la partie bibliothèque, et aussi par peur de les perdre dans des lieux potentiellement expulsables. On s’est décidé..es récemment à reprendre ce risque plutôt que de les laisser moisir dans des caves et la bibliothèque vient donc de reprendre vie !

Un collectif ?

Le collectif du Placard Brûle n’est pas homogène. On se retrouve à porter ce projet ensemble parce qu’on a clairement des affinités dans nos analyses du monde et dans nos manières de vouloir l’attaquer, mais on a aussi des désaccords. 

On n’est pas non plus une organisation politique qui voudrait se positionner publiquement sur tel sujet d’actualité, ou signer tel appel. On fait le choix de créer un espace régulier de réflexion publique, en assumant nos subjectivités au travers des axes et des sujets qu’on propose, mais aussi des textes qu’on diffuse. Et de fait, on porte politiquement des choses, mais ça se fait dans ce cadre-là.

On peut parfois partager publiquement nos réflexions sur l’organisation du PB et des choix qu’on fait pour cet espace. Notamment, à la réouverture en 2021, les permanences et les discussions étaient en mixité choisie sans mec cis-hetéros. En 2022, on a eu envie de questionner cette évidence. On a donc écrit un texte pour expliquer notre décision de changement sur la mixité dans nos évènements. 

C’est quoi les bases politiques ?

Au Placard Brûle on se sent proches d’analyses et de pratiques anarchistes. Ce que ça veut dire pour nous c’est qu’on essaie de lutter contre toutes les formes de dominations. On veut détruire les États et le capitalisme, mais on lutte aussi contre les normes et contre les oppressions systémiques. On souhaite aussi questionner et attaquer les rapports de pouvoir et de contrôle qui peuvent exister dans les relations interpersonnelles et collectives.

Et ça fait qu’on se sent souvent un peu tiraillé..es entre différentes positions. Par exemple pour nous, c’est essentiel de prendre en compte les oppressions systémiques dans notre analyse du monde, dans qui on est et dans comment on veut lutter. Pour autant, nous considérons qu’on ne peut pas être résumé..es à la liste des oppressions et des privilèges qui nous traversent. On a donc souvent des désaccords avec des personnes ou des collectifs qui ne se basent que sur ça pour analyser des situations et lutter collectivement. 

Et aussi on ne veut pas promouvoir directement des luttes qui maintiennent ou renforcent l’état et ses institutions, même si c’est pour obtenir des droits pour des personnes minorisées. Le réformisme peut permettre des améliorations concrètes et nécessaires des conditions de vie, dans un monde où la survie est déjà une lutte en soi pour de nombreuses personnes. Mais nous pensons que cette perspective limite grandement nos possibilités réelles d’émancipation. L’Etat nous impose un cadre ; en cherchant à aménager les contours de ce cadre, nous reconnaissons et validons malgré nous son autorité indépassable.

Nous ne voulons pas dialoguer ou négocier avec celles et ceux qui nous écrasent. Trop souvent dans nos vies, nous n’avons pas vraiment le choix mais, dans cet espace, nous souhaitons plutôt soutenir et mettre en avant des luttes, des projets et des idées marginalisées qui visent à détruire le système. Nous nous opposons ainsi à la récupération capitaliste des luttes et notamment les luttes queers et écologiques qui font de plus en plus l’objet de pink et de green washing à l’heure actuelle. 

Cependant nous sommes aussi en désaccord avec des révolutionnaires qui critiquent sans nuance l’ensemble des mouvements queer par exemple. Ces personnes utilisent la récupération par le capitalisme pour affirmer que toutes les luttes queer sont réformistes, invisibilisant de fait les luttes queer révolutionnaires et/ou anarchistes. 

Et puis, on est parfois en fort décalage avec des groupes ou personnes anarchistes qui luttent contre l’Etat et le capitalisme mais refusent de prendre en compte ou minimisent certains rapports d’oppression et de domination.

Pour nous tous ces systèmes sont indissociables et ça ne nous fait pas de sens de lutter uniquement contre un. Cependant il n’est pas simple de lutter contre tout, tout le temps, donc on se retrouve à prioriser certaines luttes, aussi en fonction de ce qui est le plus brûlant pour nous ! Pendant longtemps le Placard Brûle posait comme base politique "féministe, anti-raciste et queer" sur ses programmes mensuels. Et même si ça reste des luttes très importantes pour nous, on a eu envie d’assumer notre élargissement, parce que tout est en lien et qu’on essaie de ne pas les hiérarchiser. Les questions de classes, de validisme, d’âgisme sont des exemples parmi d’autres, qui sont moins souvent discutées dans les espaces que l’on fréquente. On a donc décidé de se définir comme un espace en lutte contre toutes les dominations.

Un autre truc qui nous semble primordial c’est d’essayer de lier ce pour quoi on lutte et comment on lutte, parce que la fin n’est pas plus importante que les moyens ! Et du coup, même si ce n’est pas toujours simple, on essaie de mettre en pratique toutes ces belles idées à travers nos manières de fonctionner :)

Pourquoi cet espace et comment ça fonctionne ?

Avec le programme des discussions, on essaie d’être en dehors de l’urgence des luttes pour mieux les nourrir par la suite (même très modestement !). On ne veut pas courir après les actualités mais prendre le temps de discuter des sujets qui nous paraissent importants.

Ce qui nous intéresse c’est de faire avancer nos réflexions individuelles par la mise en commun, de confronter les points de vue et les expériences de chacun..e. D’organiser des moments où l’on se dit qu’on n’avait jamais vu telle question sous cet angle parce que quelqu’un..e qu’on connaît, ou pas, nous a touché..e ou fait réfléchir autrement. Questionner les évidences, apprendre des trucs, se demander pourquoi on fonctionne de telle ou telle manière. Critiquer bien sûr mais aussi faire nos auto-critiques. 

À propos des thématiques

Au Placard Brûle on aborde des sujets très différents. Voici quelques exemples de discussions passées : 

À propos des formes de discussions

On reprend ici un extrait de notre texte "Autour de la mixité du Placard Brûle" (Juin 2022) :

"On a envie de permettre des modes de discussions qui nous parlent : laisser la place à chacun..e de s’exprimer, tâtonner, chercher, questionner, critiquer, sans spécialiste ni orateu·rice, construire ensemble nos avis critiques, et faire en sorte qu’il n’y ait pas de chef..fe ni de meneur·euse de discussion mais plutôt un cadre où chacun..e peut orienter le débat vers une direction qui semble collectivement pertinente.

On essaie de prendre en compte les envies/besoins des différentes personnes qui viennent aux discussions (faire des petits groupes à des moments, mettre en place différentes mixités choisies, ou expérimenter différentes façons de discuter).

On trouve important d’aborder des thématiques à partir de nos vécus et pas seulement à partir de textes théoriques. On aime discuter de sujets qui nous touchent, où on peut raconter nos expériences, nos galères, nos doutes. Et même quand c’est des sujets un peu plus loin de nos vécus, pas besoin d’avoir des connaissances ou un avis ultra tranché pour participer aux discussions, on apprend et on réfléchit ensemble."

Depuis quelques mois, on invite également des personnes qui ne pourraient ou ne voudraient pas venir à une discussion, à nous laisser une contribution par écrit qui peut être lue collectivement pendant le moment si c’est le souhait.

« Nous », les personnes du PB, on organise la plupart des discussions. Il y a un événement par semaine, parfois plus ou moins, en fonction de nos énergies et de nos envies. Selon les sujets, on peut avoir besoin, ou pas, de préparer la discussion, en faisant des recherches ou en réfléchissant à un cadre spécifique. En général on introduit le sujet, le support (s’il y en a un), et on laisse les gens présents s’en saisir. On ne veut pas que notre position d’organisatrice nous donne un quelconque ascendant dans les échanges, on essaie de faire gaffe à ça mais ce n’est pas forcément acquis. 

De la même manière on n’a pas envie de mettre en avant des spécialistes ou des universitaires. On trouve parfois intéressant d’avoir un éclairage d’une personne qui a consacré du temps ou connait bien un sujet (par exemple parce que ça parle de sa vie), mais on n’a pas envie d’organiser de conférence ni un autre mode qui serait unilatéral. 
Dans un autre registre on n’a pas envie de faire la pub pour des individus quelles que soit leurs compétences, artistes y compris. 

Sans surprise, on ne veut pas non plus collaborer d’une quelconque manière même la plus indirecte avec des institutions, des partis ou des syndicats.

À propos du choix des supports

Souvent, nous nous reposons sur des textes, des docus sonores ou visuels pour aborder des thématiques. Cela ne veut pas dire que nous sommes entièrement d’accord avec leur contenu. Nous estimons qu’ils apportent des éléments intéressants et que leur critique peut être pertinente. Mais, nous pouvons nous tromper, alors n’hésitez pas à vous faire votre propre avis, on se fera un plaisir d’en discuter.

Nous avons sorti le fond d’archives, de brochures et de livres issu de la création du PB. Nous essayons de mettre en avant certains textes qui nous parlent plus mais il y a encore du tri à faire et encore pleins de supports que nous n’avons pas lu... Les retours critiques sont bienvenus sur tous les contenus qu’on diffuse !

À propos de la diffusion du programme

On envoie le programme sur des listes mail, on le met sur internet et on tient à faire un programme papier. Parce qu’on trouve ça dommage l’évidence d’uniquement diffuser en virtuel. Même si parfois on n’arrive pas à le diffuser autant qu’on aimerait. Pour internet, on utilise les sites de iaata.info et demosphère mais on ne veut pas être sur les réseaux sociaux. On pense que l’omniprésence des réseaux sociaux et l’évidence de leur utilisation ont des conséquences chiantes sur nos manières de réfléchir et de nous organiser (en plus du contrôle sur ce qui s’y partage). Tout va trop vite et passe par du numérique. Au PB, nous avons envie de nous arrêter un peu, pour se voir en vrai.

À propos de la thune

Quel que soit le lieu de nos évènements, tout est gratuit ou prix libre (donc incluant la gratuité) et on essaie de privilégier la débrouille quand c’est possible plutôt que d’acheter des trucs. C’est important pour nous que la thune puisse être un sujet de discussion puisqu’elle fait partie du problème et qu’elle est omniprésente, mais que ce ne soit pas une condition pour avoir accès aux espaces et aux idées.

Quelques mots pour conclure

On voulait finir ce long texte en remerciant toutes les personnes qui viennent et participent, régulièrement ou ponctuellement, au PB. Parce que c’est grâce à elles et eux que cet espace vit et qu’il est nourrissant !
On vous invite à nous faire des retours sur ce texte ou sur d’autres sujets qu’on porte car c’est aussi comme ça qu’on avance. 
C’est aussi bienvenu de nous transmettre des supports que vous avez trouvé intéressants (brochures, films, podcasts ou autres), et de suggérer des idées de discussion.
Pour tout cela, vous pouvez venir nous parler directement mais c’est aussi possible par mail ou par la boîte du PB laissée actuellement à l’Impasse.
Pour être informé..e des événements qu’on organise, tu peux nous envoyer un mail qu’on t’inscrive sur la liste de diffusion du programme, en général un mail par mois.

À bientôt !

placardbrule@riseup.net
1 impasse Lapujade à Bonnefoy – Toulouse

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Le fond du Placard Brûle

Le Placard Brûle : programme d'octobre

Publié le 2024-10-07 15:53:04

Et ouai, Le Placard Brûle reprend ses activités après une petite pause ! On a profité de l’été pour fixer une version de notre texte de fond qui trainait dans les tiroirs depuis... trop longtemps. Il est joint aux programmes papier, et lisible ici et à la suite de cet article.
Toutes les discussions ont lieu au squat de l’impasse, 1 impasse lapujade à Toulouse.



Lundi 7 Octobre à 18h : Quels liens entre les luttes PD et les luttes queer féministes ?

On part du constat qu’il y a peu de PD cis dans les luttes queer féministes et on a envie de se demander pourquoi. Essayons d’avoir un regard rétrospectif sur les luttes menées ensemble et les fractures (conflits politiques autour des questions de privilèges, épidémie du sida, choix très fréquent de la mixité sans mecs cis...) qui nous ont fortement éloignées. Bien que des espaces et collectifs gays ont continué à être actifs, les orgas se revendiquant d’un identité « Pédé » ont été très peu visibles pendant de nombreuses années. Alors que dans le même temps les mouvements de lutte queer et féministe sont devenus plus nombreux. Mais depuis quelques temps on a l’impression que la situation a évolué, qu’il y a des nouveaux collectifs et orga de lutte pédé qui se bougent (podcast, zine, groupes de parole formel et informel) et que des mixités choisies variables sont mises en place en fonction des évènements.
On a envie de se demander ensemble, quelles sont nos luttes communes ? Quels choix sont faits dans la définition du terme PD, et quelles résultats ça a sur l’ouverture à d’autres réalités que des mecs cis ? Comment on peut faire de la solidarité ? Dans quel sens on aimerait que les choses changent ?

Lundi 21 octobre à 15h : L’antivalidisme dans les luttes anarchistes

À partir du texte « où sont les utopies crip » on propose d’aller questionner la place de l’antivalidisme dans nos usages et nos luttes. Comment certains imaginaires véhiculés dans ces espaces renforcent ou ignorent les réalités des personnes handies et avec quelles conséquences ? A quoi ressemble un anarchisme handi et comment on pense des alternatives au modèle dominant ? L’idée c’est de pouvoir partir de nos expériences pour réfléchir ensemble à des perspectives politiques. À la fois au sein d’espaces où le rapport de force est en notre défaveur, mais aussi pour imaginer des manières de s’en émanciper.
On mettra en place un système de retranscription au vidéoproj, des masques ffp2 seront dispo, les mesures des portes et des marches sont en fin de ce programme. Ce sera chauffé, mais n’hésite pas à ramener de quoi être confortable (y a plusieurs prises, une bouilloire, etc). Écris nous si tu as des questions ou qu’on peut s’assurer que tu puisses venir. On fera des pauses, et on partagera du gouter aussi :)

Lundi 28 octobre à 18h : Écoute et discussion sur le fascisme

On propose d’écouter ensemble des extraits de l’émission « Le fascisme qui vient » du podcast « Sortir du Capitalisme ». Elle propose une définition du fascisme, en faisant une distinction entre le fascisme historique et celui qui prendrait forme aujourd’hui. Ça parle aussi des conditions nécessaires pour son installation. Ça fait une analyse de la situation politique actuelle, et par exemple de la place que prend le racisme anti musulman. La menace fasciste est très présente et on a envie de prendre un moment pour capter un peu mieux de quoi on parle, et comment s’y confronter dans nos vies et nos luttes (notamment en dehors des élections).

Tu peux imprimer et diffuser le programme autour de toi, en le téléchargeant ici :

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Programme octobre 2024 - Placard Brûle

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Le Placard Brûle sous sa forme actuelle existe depuis 2021, mais a été créé en 2009. C’est une bibli/brochurothèque en lutte contre toutes les dominations. C’est aussi, et surtout, un espace de discussion où l’idée est de tâtonner et d’affûter ensemble nos réflexions contre cette société de merde pour mieux aiguiser nos couteaux. De base, les moments que nous proposons sont en mixité, mais, selon les sujets abordés ou les besoins des personnes présentes, une ou des mixités choisies peuvent être mises en place. Jusqu’à juin 2022, les discussions étaient en mixité choisie sans mec cis hétéros et nous avons écrit un texte pour expliquer ce changement (le texte est trouvable sur internet si tu cherches : « A propos de la mixité au Placard Brûle »).

Souvent, nous nous reposons sur des textes, des docus sonores ou visuels pour aborder des thématiques. Cela ne veut pas dire que nous sommes entièrement d’accord avec leur contenu. Nous estimons qu’ils apportent des éléments intéressants et que leur critique peut être pertinente. Mais, nous pouvons nous tromper, alors n’hésitez pas à vous faire votre propre avis, on se fera un plaisir d’en discuter.

Nous avons choisi les lundis pour nos évènements réguliers et chaque début de mois nous en diffusons le programme. C’est souvent en fin de journée, pile à l’heure où les fringales arrivent, amener à manger à partager est une bonne idée. Si tu veux être ajouté.e sur la liste mail (on envoie le programme tous les mois) ou si t’as des questions, des trucs à nous dire, ou si tu veux proposer une discussion, tu peux nous écrire sur placardbrule(at)riseup.net

Par rapport à l’accessibilité en fauteuil roulant : les évènements du PB auront lieu au rez de chaussée. Mais, pour accéder à la porte d’entrée il faut monter un trottoir rabaissé et les portes ne sont pas larges : 97 cm pour l’entrée principale et la salle d’accueil, 66cm pour la salle de discussion, 76cm pour les WC avec une marche de 4cm. N’hésite pas à nous écrire si t’as besoin de plus d’infos.

Nous sommes installé.e.s à « L’impasse », qui se remplit chaque mois d’activités. Beaucoup d’évènements sont publiés sur iaata.info, les permanences se font les jeudis à 17h et les réunions d’organisation les mêmes jours à 18h. Pour en savoir plus, le texte de présentation du lieu est trouvable sur internet « Après l’expulsion d’Euforie c’est l’Impasse »

* « L’impasse » est un squat actuellement sans procédure. Une venue des flics pendant les discussions devient de moins en moins probable mais c’est une éventualité. Si t’as des questions, n’hésite pas à nous écrire.

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Tu peux lire le texte de fond mis en page, l’imprimer et le diffuser autour de toi, en le téléchargeant ici :

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Le fond du Placard Brûle

Olympia (USA) : Attaque contre la police de l’université Evergreen

Publié le 2024-10-10 21:32:31

Puget Sound Anarchists / lundi 7 octobre 2024

C’est arrivé de la forêt – une obscurité est lentement descendue sur l’université d’État Evergreen. Après avoir rampé jusqu’au bord de la lumière, des créatures vêtues de noir ont fondu sur les quatre véhicules de police qui étaient garés. Des marteaux et des couteaux se sont déchaînés et, au passage de l’ombre, les bruits du verre brisé et de l’air sous pression sifflant hors des pneus emplissaient la nuit ; tout aussi rapidement qu’elle est descendue, l’ombre s’est retirée dans les bois.

Il ne s’est pas agit d’un acte de représailles, mais d’un acte de guerre – une guerre contre la police, contre Evergreen et toutes les institutions de la passivité, une guerre contre toutes les dominations, que nous n’avons pas commencées, mais dans lesquelles nous sommes né.es, une guerre que nous relevons volontiers, du côté de la LIBERTÉ TOTALE.

Voici le secret que les « révolutionnaires » autoproclamés, les activistes professionnel.les et les professeur.eures d’« action directe » ne veulent pas que vous sachiez : attaquer est facile et amusant ! Nous ne sommes pas des gens particulièrement spéciaux, ni un groupe d’élite. Nous sommes simplement des individus qui en ont assez – assez de l’action étouffée des dirigeants auto-nommés et des organisations formelles, qui canalisent l’énergie révolutionnaire vers des impasses et des promesses vides. Ils vous diront qu’il est impossible d’agir, nous vous dirons que tout ce qu’il nous a fallu c’était des articles ménagers courants – des marteaux et des couteaux de poche –, un petit peu de planification et quelques promenades sans téléphone avec des ami.es.

La police essaie de donner une image de soi empreinte de toute-puissance, d’intouchabilité, mais, sans cette image, elle est vulnérable. C’est pourquoi cette attaque a été tue par les médias : parce qu’ils ont peur que si les gens voient que c’est possible, qu’ils ne sont pas tout-puissants, les attaques se propagent.

Répondrez-vous à l’appel ? Attaquer est quelque chose d’intimidant et nous aussi avons eu peur, mais nous avons agi malgré notre crainte. Nous nous sommes préparé.es au pire, mais aucune alarme ne s’est déclenchée, personne ne nous a poursuivi.es et nous nous sommes facilement enfui.es vers un lieu sûr. Ce ne sera pas toujours le cas et on ne peut pas compter là-dessus, mais si vous laissez votre peur vous empêcher de faire ce qui doit être fait, vous ne faites que renforcer vos ennemis et affaiblir d’autres possibles rebelles. Souvenez-vous que l’avenir appartient aux audacieux.ses !

Nous vous laissons avec ces outils pour poursuivre l’action, selon vos propres termes, vous pouvez agir par vous-même ou en groupe. Si vous cherchez des cibles, baladez-vous hors de chez vous et vous verrez un million de manières de combattre l’empire.

Cultures de la sécurité

Confidence, Courage, Connection, Trust

Recettes pour des actions directes nocturnes

Développer une capacité d’action : un chemin

Archipel – affinité, organisation informelle et projets insurrectionnels

No Trace Project – Un ensemble d’outils pour aider les anarchistes et autres rebelles à comprendre les capacités de leurs ennemis, saper les efforts de surveillance et au final agir sans se faire attraper.

Unravel – Contre-info depuis l’Amérique du nord

Act For Freedom Now! – Contre-info internationale

 

La vidéo de cette attaque.

Indymedia Lille

Publié le 2024-10-10 21:40:46

Dans la nuit du dimanche 6 au lundi 7 octobre, la boutique Orange située rue des lumières à montreuil s’est faite redécorée. On pouvait y lire :
" ORANGE FINANCE LA GUERRE ET TUE AU PROCHE ORIENT"
" A BAS LA GUERRE "
" FEU AUX FRONTIERES "

Cette action se veut une modeste contribution à l’appel international à action contre la guerre publié suite à la foire du livre anarchiste des balkans.

https://paris-luttes.info/appel-international-a-une-semaine-17526?lang=fr


9/25 Attack on TESC Police

Publié le 2024-10-10 21:46:17

www.kolektiva.media/w/62T5iHuRQUL4eNDceLaThs

https://www.kolektiva.media/w/62T5iHuRQUL4eNDceLaThs

It came from the forest – a darkness slowly descended upon the evergreen state college. Creeping up to the edge of the light, creatures clad in black burst forth upon the four parked police vehicles. Hammers and knives unleashed and with the passing of the shadow the sounds of smashing glass and pressurized air hissing out of tires filled the night, and just as quickly as it descended the shadow receded back into the woods.

This was not an act of retaliation but an act of war – a war against the police, against evergreen and all the institutions of passivity, a war against all domination that we did not start but we were born into and gladly take up anew on the side of TOTAL FREEDOM.

Here's the secret self professed "revolutionaries", professional activists and professors of "direct action" don't want you to know – it's easy and fun to attack! We're not particularly special people nor some elite group. We are simply individuals who have had enough – enough of the stifled action of self appointed leaders and formal organization channeling revolutionary energy toward dead ends and empty promises. They will tell you the impossibility of action, we will tell you that all this took was common household items – hammers and pocket knives – a little bit of planning and a few phoneless walks with friends.

The police try to present an all powerful, untouchable image but without this image they are vulnerable. That's why this attack has been kept off the news, because they are afraid that if people see that it's possible, that they are not all powerful, that the attacks will spread.

Will you heed the call? To attack is daunting and we too were afraid but we acted despite our fear. We prepared for the worst yet no alarms went off, no one chased us and we easily escaped to safety. This will not always be the case and cannot be counted on, but if you let your fear stop you from doing what needs to be done you only empower your enemies and disempower other potential rebels. Remember, to the daring belongs the future!

We leave you with these tools to pursue action on your own terms, by yourself or in a group you can act. If you're looking for targets, walk outside your home and you'll see a million ways to fight the empire.

What Is Security Culture?
https://theanarchistlibrary.org/library/crimethinc-what-is-security-culture

Confidence, Courage, Connection, Trust
https://theanarchistlibrary.org/library/anonymous-confidence-courage-connection-trust

Recipe for Nocturnal Direct Action
https://mtlcounterinfo.org/a-recipe-for-nocturnal-direct-actions/

Building Action Capacity
https://www.notrace.how/resources/download/developing-action-capacity-a-path/developing-action-capacity-a-path.txt

Affinity, Informal Organization and Insurrectional Projects
https://theanarchistlibrary.org/library/anonymous-archipelago

No Trace Project – A collection of tools to help anarchists and other rebels understand the capabilities of their enemies, undermine surveillance efforts, and ultimately act without getting caught.
https://notrace.how

Unravel – North American Counter Info
https://unravel.noblogs.org

Act For Freedom Now! – International Counter Info
https://actforfree.noblogs.org

Received Anonymously

[Sainté] Rencontres antimilitaristes

Publié le 2024-10-10 21:47:37
L’ENS de Lyon est par­te­naire de plu­sieurs uni­ver­si­tés israé­lien­nes com­pli­ces du géno­ci­de : Urgence Palestine Lyon, l’asso­cia­tion NIDAL et plu­sieurs syn­di­cats et col­lec­tifs étudiants de l’ENS lan­cent une action en jus­tice.

Martinique : Les émeutes contre la vie chère continuent

Publié le 2024-10-10 21:53:35

Le Monde / mardi 8 octobre 2024

Quatre gendarmes mobiles ont été légèrement blessés par des tirs dans la nuit de lundi 7 à mardi en Martinique lors de violences urbaines, sur fond de mouvement de protestation sur le pouvoir d’achat, a fait savoir la préfecture, mardi 8 octobre. « Dans le quartier de Sainte-Thérèse (à Fort-de-France, ndlr), des coups de feu directs ont à nouveau pris les forces de sécurité intérieure pour cible, blessant légèrement quatre d’entre eux », a annoncé la préfecture de l’île dans un communiqué.

Selon elle, quatre personnes ont été interpellées, qui tentaient de dévaliser un magasin au Lamentin, une commune voisine de Fort-de-France, et trois autres qui tentaient d’incendier une station-service. Des barricades enflammées ont été érigées dans plusieurs communes de l’île, des équipements publics détériorés et huit véhicules incendiés, selon la même source. Des feux de poubelles ont aussi nécessité l’intervention des pompiers, selon de le service d’incendie et de secours (Sdis).
Ce regain de tension s’inscrit dans la foulée d’une journée d’affrontements lundi entre des militants contre la vie chère qui menaient une action de blocage au Lamentin et les policiers de la CRS 8. Depuis lundi, 15 policiers et gendarmes ont été blessés et 18 personnes interpellées, précise la préfecture.

Le Rassemblement pour la protection des peuples et des ressources afro-caribéens (RPPRAC), à l’origine du mouvement de protestation sur le pouvoir d’achat, et la préfecture livrent des versions différentes des événements.

« Après les sommations » d’usage, affirme la préfecture dans un communiqué diffusé sur sa page Facebook, les forces de l’ordre sont intervenues pour « libérer » le rond-point du Mahault, au Lamentin, occupé par une cinquantaine de personnes, sept poids lourds, deux véhicules « hors d’usage » et du matériel de chantier. Les policiers ont subi de « violentes prises à partie » lors de cette intervention, poursuit le communiqué, essuyant des jets de pierres et de bouteilles. « Face à de tels comportements, les forces de sécurité intérieure ont fait usage de la force, dispersé l’attroupement et procédé à l’interpellation de cinq individus », a rapporté la préfecture.

Rodrigue Petitot, président du RPPRAC, a été blessé dans l’affrontement. « Nous confirmons que notre président Rodrigue Petitot, dit “le R”, a été pourchassé et blessé à la main et à la jambe », a réagi le RPPRAC dans un communiqué, dénonçant la « répression policière » de « Martiniquais pacifiques ». Le collectif a fait état de deux militants placés en garde à vue.

Un mouvement contre la vie chère, thématique récurrente dans les Antilles françaises, a été lancé début septembre par le RPPRAC, qui exige un alignement sur l’Hexagone des prix des produits alimentaires, 40 % plus chers à la Martinique.

En marge de ce mouvement, l’île a été secouée par des violences urbaines qui ont amené la préfecture à instaurer un couvre-feu nocturne dans certains quartiers de Fort-de-France et de la commune limitrophe du Lamentin.

Quatre tables rondes ont été organisées par les autorités depuis le début de la crise, sans issue satisfaisante pour les protestataires. Une cinquième, qui devait se tenir lundi, a été repoussée sine die.

*****

Mise à jour du 10 octobre

franceinfo / jeudi 10 octobre 2024

Les tensions de la journée « Martinique île morte » se sont poursuivies durant la soirée. La commune du Carbet, point de départ des heurts entre manifestants et force de l’ordre a également vu la brigade territoriale de gendarmerie être complètement détruite.

Un véhicule de gendarmerie a été caillassé. Les impacts ont laissé des empreintes témoignant de la violence des projectiles.

Sur la Rocade à Fort-de-France, un barrage enflammé a été installé sur la chaussée en direction du Lamentin. Une situation qui a généré d’importants embouteillages.

Les automobilistes qui se sont aventurés sur cette portion ont été victimes de projectiles en tout genre.

Un peu plus loin, le radar tourelle situé non loin de la sortie vers le centre-ville a été incendié. D’autres équipements de contrôle ont également été en proie aux flammes surant la nuit.

Des dizaines de véhicules non immatriculés ont été encendiés sur le parking du port de Fort-de-France.

Au Lamentin, l’accès au quartier Pelletier a été obstrué. Des conteneurs ont été installés pour gêner toute circulation.

Le giratoire de Rivière-Salée, sur la RN5, point de forte tension en fin de journée a été le théâtre d’affrontement entre manifestant et forces de l’ordre. Des heurts qui se sont déplacés jusqu’aux rues du centre-ville de la commune. Les forces de l’ordre ont tenté de protéger la brigade qui était la cible principale de manifestants.

À Schoelcher, des riverains non loin du quartier Fond Lahaye nous ont fait part de « fortes détonations ».

De nombreux barrages ont été mis en place avec des véhicules hors d’usage incendiés, des végétaux et autres détritus.

Le giratoire des Trois-îlets fait lui aussi l’objet d’un barrage filtrant. Le site a été investi par de nombreuses personnes.

Des supermarchés au Marin et au François ont été incendiés et des scènes de pillages dans ces commerces ont également été rapportées.

Les pompiers et les forces de l’ordre ont eu la plus grande difficulté à se déplacer par rapport aux barrages sur les axes de circulation.

 

Selon Libération, même date, « Douze gendarmes ont été blessés, dont un par balle, alors qu’un bâtiment municipal et trois magasins ont été incendiés mercredi 9 octobre dans une commune du nord de l’île, lors d’affrontements avec des militants contre la vie chère, selon une source préfectorale. Les militaires ont été blessés alors qu’ils effectuaient une opération de levée de barrage au Carbet. Le principal point de tension de la journée de mercredi avait été la commune du Carbet (nord), où «quatre gendarmes ont été légèrement blessés» alors qu’ils effectuaient, avec succès, une opération de levée de barrage, a précisé à l’AFP la préfecture. »

*****

Mise à jour du 13 octobre

Le Parisien / samedi 12 octobre 2024

La Martinique, sous couvre-feu nocturne, a connu une nuit de vendredi à samedi un peu plus calme que les précédentes, selon les autorités qui ont cependant fait état de tirs à arme à feu contre les forces de l’ordre, de barrages et de pillages. Depuis début septembre, le département antillais d’environ 350 000 habitants est en proie à une mobilisation contre la vie chère, qui a dégénéré en émeutes.
Selon un bilan provisoire de la préfecture, la nuit de vendredi à samedi a été marquée par « 18 interpellations » d’émeutiers, « dont 13 en flagrant délit de pillage et 2 pour violences » contre gendarmes ou policiers, et « 11 tirs par arme à feu » contre les forces de l’ordre.
« Des barrages ont été signalés sur l’ensemble du territoire », a-t-on ajouté de même source, indiquant que la plupart des blocages avaient été levés samedi matin (heure de Fort de France, dans l’après-midi à Paris).
[…]

Un premier couvre-feu partiel avait été instauré du 18 au 26 septembre en Martinique pour tenter de contenir les violences urbaines. La situation s’est de nouveau aggravée en début de semaine, poussant le préfet à décréter jeudi une interdiction de déplacement nocturne et de manifestations sur tout le territoire jusqu’à lundi matin.
La nuit de mercredi à jeudi et dans une moindre mesure la suivante ont été tendues, avec des blessés parmi les policiers et gendarmes et de nombreux véhicules brûlés. « L’île est mise à sac », a déploré vendredi sur France Inter la procureure de la République de Fort-de-France Clarisse Taron, évoquant l’ouverture de près de 100 « procédures » judiciaires.
[…]

Russie : Résistance radicale (du 26 septembre au 3 octobre 2024)

Publié le 2024-10-10 21:54:06

a2day.org / jeudi 3 octobre 2024

[…]

Région de Samara

Le 28 septembre, dans la ville de Kinel, oblast de Samara, quelqu’un.e a essayé de faire exploser un train de marchandises, sur un pont au-dessus d’une rivière. L’explosion a eu lieu à 13h30, heure locale, et a été si puissante qu’elle a été entendue dans tout l’arrondissement et que le gouvernement de la région de Samara a dû publier un communiqué de presse officiel à son sujet. Le pont a été gravement endommagé, mais il est encore debout. La circulation des trains de marchandises a été suspendue pour une durée indéterminée. Les trains de voyageurs circulent sans retards, mais ils contournent ce secteur. Des sources de base signalent qu’un train de marchandises traversait le pont au moment de l’explosion, mais il n’a pas déraillé et il a pu continuer. Il n’y a pas d’indications sur ce qui se trouvait dans les wagons.

Le secrétaire de la Commission antiterroriste de la région a déclaré : « Les investigations menées par les forces de l’ordre laissent penser qu’un acte de perturbation illégale a été commis, avec comme objet spécifique l’infrastructure de transport. Une procédure pénale a été ouverte, en vertu de l’article 281 (sabotage) Code pénal de la Fédération de Russie ».

À en juger par le lieu et l’heure, les partisan.es attendaient ce train précis, mais ils/elles n’ont pas calculé la puissance ou la conception de l’engin explosif.

 

Koursk

Le 3 septembre, le mouvement Atesh [un mouvement de guérilla criméen ; NdAtt.] a signalé avoir mené un action près de Koursk, en utilisant une nouvelle méthode de sabotage : un.e militant.e de la guérilla active le circuit du détonateur, puis déclenche l’engin avec une télécommande. L’endroit a été choisi parce qu’il est isolé, du coup il n’y a pas de confirmations venant d’autres sources et l’étendue des dégâts n’est pas claire. Les autorités locales sont déjà occupées à abattre les drones [de l’armée ukrainienne ; NdAtt.]. Elles n’ont pas besoin qu’il y a ait aussi d’informations sur les groupes de guérilla de la région, dans le médias à la botte du pouvoir il n’y a donc aucune référence à ce fait, ni aucune déclaration officielle.

 

Borissoglebsk

Cette action a été menée en août, mais ses résultats ont été rendus publics seulement à la fin du mois de septembre.

À la suite d’une attaque de la part de l’Armée des drones de Chuvashia, un incendie s’est déclaré à l’usine de réparation d’aéronefs de Borissoglebsk. Cette usine est utilisée pour réparer et entretenir les missiles que les terroristes utilisent pour tuer des civils ukrainiens. Il s’est agi d’une opération conjointe des groupes Nukhrat Pӑlhar et « République de Voronej ».

Un code de hachage a été publié sur le canal Telegram Rise of the Drones pour en confirmer la paternité.
Voilà le message déchiffré :
« La 711ème installation de réparation de l’aviation de Voronej était censé être un centre d’entraînement au vol, dans la Libre République de Voronej, mais elle s’est prise dans la gueule un oiseau de l’Armée des drones de Chuvashia. Merci au service de renseignements de la République de Voronej pour son aide ».

Cette installation avait déjà été attaquée par des drones en avril.

gegen Militärdienst und für die Verweigerung von jedem Militarismus

Publié le 2024-10-10 21:55:45

Wenn wir unseren Blick auf die Auseinandersetzungen rund um das Thema Wehrfähigkeit und Militärdienst richten, wird deutlich, wie in Politik und Medien eine unbedingte Aufrüstung der Bundeswehr vorbereitet wird. In der Herstellung und Lieferung von Waffen und Kriegsgerät findet diese schon lange statt, aber auch personell soll nun aufgerüstet werden. Die gezeichneten Narrative vermitteln eine unumgängliche Notwendigkeit und begrenzen den Diskurs auf das „Wie“ und „Wann“ ohne den Krieg an sich in Frage zu stellen. „Frieden“ hingegen beruht in den geführten Debatten immer auf der Idee von Nationalstaaten und bedeutet noch lange kein sicheres und freies Leben für alle Menschen. Dieser kapitalistische Frieden meint vor allem den reibungslosen Ablauf von Ausbeutung und Unterdrückung. Der soziale Krieg besteht weiter fort. Wir wollen einen Frieden, der ein gutes Leben für alle bedeutet, ohne kapitalistische, rassistische und patriachale Logiken.

Krieg ist bereits da, die Bedrohung weiterer militärischer Auseinandersetzungen in Europa ist gestiegen, das steht außer Zweifel. Seit Beginn des Krieges in der Ukraine wird strategisch an einem gesellschaftlichen Freund-oder-Feind-Klima gearbeitet: nur wer bereit ist, für die Verteidigung der territorialen Integrität, für die Demokratie, für Europa, für Deutschland zu kämpfen und im Zweifel zu sterben, kann zu uns gehören.

Warum sollte es im Hinblick auf die vermeintliche Bedrohungslage sinnvoll sein einen Wehrdienst abzulehnen? Warum sich der „neuen Realitäten“ verweigern, die von allen Seiten vehement heraufbeschworen werden? Positionen, die eine grundsätzliche Kritik an Aufrüstung und Militarismus äußern sind schon immer marginal. Umso wichtiger finden wir es, uns darin zu positionieren und verschiedene Fragen zu stellen.

Einer der wesentlichen Aspekte fortschreitender Militarisierung ist ein Schließen der Reihen, ein Einschwören auf die nationale Gemeinschaft. Diese Verschiebung geht einher mit einer stetigen Faschisierung, geschlossenen Grenzen, rassistischer Hetze und Queerfeindlichkeit. Das ist kein Zufall. In einem solchen gesellschaftlichen Klima wird die Entscheidung, sich einem Zwangsdienst zu verweigern als moralisch konstruiert; Betroffene müssen sich dem Vorwurf der Gewissenlosigkeit stellen. Der offenen Drohung mit sozialer Isolation und Repression steht auch ein Versprechen gegenüber:
Das Angebot vor allem an die Ausgeschlossenen, die Prekarisierten, endlich akzeptiert und gleichberechtigt zu sein, gebraucht und somit in die Gemeinschaft (die sich vor allem über die Konstruktion einer Bedrohung von außen definiert) aufgenommen zu werden. Sowie ein Sold, der ökonomische Sicherheit verspricht. Und wer sich davon nicht überzeugen lässt – und diese Möglichkeit wird sehr offen diskutiert – der soll eben gezwungen werden. Auch wenn es in Deutschland bis jetzt keinen Zwangsdienst, ob an der Waffe oder in einem der zahllosen kriegsrelevanten ‚zivilen‘ Bereiche, gibt: Jede*r kann im Krisenfall schnell herangezogen werden. Der politische Schritt in Richtung Verpflichtung scheint fast so klein wie die parlamentarische Hürde, eine „ausgesetzte“ Wehrpflicht wieder zu reaktivieren.

Wir wollen uns mit denjenigen zusammentun, die einen anderen Weg zum Frieden und zur Freiheit wählen, als über die kollektive Identität der wehrhaften Nation. Das Gespräch und die Praxis über eine Dekonstruktion des Militarismus – über alle Grenzen und Fronten hinweg – kann dabei helfen, einer Staats- und Machtideologie eine internationale Solidarität entgegenzusetzen. Uns über Praxen der Verweigerung und Zersetzung des Militarismus auf allen Ebenen auszutauschen, gibt uns Kraft und Inspiration. Wir wollen eine Position stärken, die sich der Logik der Aufrüstung und der Militarisierung des Lebens widersetzt. Wir wollen unterschiedliche Perspektiven kennenlernen, die diese vermeintliche Normalität durchbrechen – sei es durch Verweigerung oder andere Formen des Widerstandes.

Im November 2024 haben wir uns bereits in Hamburg zusammengefunden, um uns darüber auszutauschen, wie Menschen in anderen Kontexten gegen die Wehrpflicht kämpfen, wie ihre Realitäten aussehen und welche gesellschaftlichen Auswirkungen sich zeigen. Wir haben gelernt, dass die Existenz eines Wehrdienstes ein Mechanismus ist, der Generation für Generation auf die militaristische Logik einschwört. Es ist ein Apparat, der auf Jahrhunderte alte Strategien der Unterwerfung und Unterdrückung zurückgreift, wobei Rassismus und Patriarchat als Bindemittel dienen. Dies steht sozialer Befreiung fundamental entgegen. Aus anarchistischer Sicht geht es im Widerstand gegen die Einführung der Wehrpflicht und die Militarisierung also nicht bloß um die Verteidigung erkämpfter und errungener Rechte der Selbstbestimmung. Vielmehr geht es auch um die Frage, wie wir dem nationalistischen Rollback eine internationalistische, kämpferische Perspektive entgegensetzen können. Wir werden keine kriegslegitimierenden und autoritären Positionen akzeptieren und ihnen subversive solidarische Praxen entgegen setzen.

Deswegen freuen wir uns, das Wochenende vom 14.-16. November 2025 wieder zu einem Moment des Austauschs zu machen – Mitstreiter*innen aus verschiedenen Teilen der Welt werden ihre Projekte vorstellen und ihre Erfahrungen und Analysen mit uns teilen.
Auch laden wir dazu ein, wieder schriftliche Beiträge einzureichen, die wir nach dem Event in einer Broschüre veröffentlichen werden!

[it, fr, en, de] Incontro antimilitarista ad Amburgo (Germania), 15-16 novembre

Publié le 2024-10-10 21:55:46

[it, fr, en, de] Incontro antimilitarista ad Amburgo (Germania), 15-16 novembre

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Riceviamo e diffondiamo:

https://keinwehrdienst.noblogs.org/

gegen Militärdienst und für die Verweigerung von jedem Militarismus

Publié le 2024-10-10 21:55:46

Wenn wir unseren Blick auf die Auseinandersetzungen rund um das Thema Wehrfähigkeit und Militärdienst richten, wird deutlich, wie in Politik und Medien eine unbedingte Aufrüstung der Bundeswehr vorbereitet wird. In der Herstellung und Lieferung von Waffen und Kriegsgerät findet diese schon lange statt, aber auch personell soll nun aufgerüstet werden. Die gezeichneten Narrative vermitteln eine unumgängliche Notwendigkeit und begrenzen den Diskurs auf das „Wie“ und „Wann“ ohne den Krieg an sich in Frage zu stellen. „Frieden“ hingegen beruht in den geführten Debatten immer auf der Idee von Nationalstaaten und bedeutet noch lange kein sicheres und freies Leben für alle Menschen. Dieser kapitalistische Frieden meint vor allem den reibungslosen Ablauf von Ausbeutung und Unterdrückung. Der soziale Krieg besteht weiter fort. Wir wollen einen Frieden, der ein gutes Leben für alle bedeutet, ohne kapitalistische, rassistische und patriachale Logiken.

Krieg ist bereits da, die Bedrohung weiterer militärischer Auseinandersetzungen in Europa ist gestiegen, das steht außer Zweifel. Seit Beginn des Krieges in der Ukraine wird strategisch an einem gesellschaftlichen Freund-oder-Feind-Klima gearbeitet: nur wer bereit ist, für die Verteidigung der territorialen Integrität, für die Demokratie, für Europa, für Deutschland zu kämpfen und im Zweifel zu sterben, kann zu uns gehören.

Warum sollte es im Hinblick auf die vermeintliche Bedrohungslage sinnvoll sein einen Wehrdienst abzulehnen? Warum sich der „neuen Realitäten“ verweigern, die von allen Seiten vehement heraufbeschworen werden? Positionen, die eine grundsätzliche Kritik an Aufrüstung und Militarismus äußern sind schon immer marginal. Umso wichtiger finden wir es, uns darin zu positionieren und verschiedene Fragen zu stellen.

Einer der wesentlichen Aspekte fortschreitender Militarisierung ist ein Schließen der Reihen, ein Einschwören auf die nationale Gemeinschaft. Diese Verschiebung geht einher mit einer stetigen Faschisierung, geschlossenen Grenzen, rassistischer Hetze und Queerfeindlichkeit. Das ist kein Zufall. In einem solchen gesellschaftlichen Klima wird die Entscheidung, sich einem Zwangsdienst zu verweigern als moralisch konstruiert; Betroffene müssen sich dem Vorwurf der Gewissenlosigkeit stellen. Der offenen Drohung mit sozialer Isolation und Repression steht auch ein Versprechen gegenüber:
Das Angebot vor allem an die Ausgeschlossenen, die Prekarisierten, endlich akzeptiert und gleichberechtigt zu sein, gebraucht und somit in die Gemeinschaft (die sich vor allem über die Konstruktion einer Bedrohung von außen definiert) aufgenommen zu werden. Sowie ein Sold, der ökonomische Sicherheit verspricht. Und wer sich davon nicht überzeugen lässt – und diese Möglichkeit wird sehr offen diskutiert – der soll eben gezwungen werden. Auch wenn es in Deutschland bis jetzt keinen Zwangsdienst, ob an der Waffe oder in einem der zahllosen kriegsrelevanten ‚zivilen‘ Bereiche, gibt: Jede*r kann im Krisenfall schnell herangezogen werden. Der politische Schritt in Richtung Verpflichtung scheint fast so klein wie die parlamentarische Hürde, eine „ausgesetzte“ Wehrpflicht wieder zu reaktivieren.

Wir wollen uns mit denjenigen zusammentun, die einen anderen Weg zum Frieden und zur Freiheit wählen, als über die kollektive Identität der wehrhaften Nation. Das Gespräch und die Praxis über eine Dekonstruktion des Militarismus – über alle Grenzen und Fronten hinweg – kann dabei helfen, einer Staats- und Machtideologie eine internationale Solidarität entgegenzusetzen. Uns über Praxen der Verweigerung und Zersetzung des Militarismus auf allen Ebenen auszutauschen, gibt uns Kraft und Inspiration. Wir wollen eine Position stärken, die sich der Logik der Aufrüstung und der Militarisierung des Lebens widersetzt. Wir wollen unterschiedliche Perspektiven kennenlernen, die diese vermeintliche Normalität durchbrechen – sei es durch Verweigerung oder andere Formen des Widerstandes.

Im November 2024 haben wir uns bereits in Hamburg zusammengefunden, um uns darüber auszutauschen, wie Menschen in anderen Kontexten gegen die Wehrpflicht kämpfen, wie ihre Realitäten aussehen und welche gesellschaftlichen Auswirkungen sich zeigen. Wir haben gelernt, dass die Existenz eines Wehrdienstes ein Mechanismus ist, der Generation für Generation auf die militaristische Logik einschwört. Es ist ein Apparat, der auf Jahrhunderte alte Strategien der Unterwerfung und Unterdrückung zurückgreift, wobei Rassismus und Patriarchat als Bindemittel dienen. Dies steht sozialer Befreiung fundamental entgegen. Aus anarchistischer Sicht geht es im Widerstand gegen die Einführung der Wehrpflicht und die Militarisierung also nicht bloß um die Verteidigung erkämpfter und errungener Rechte der Selbstbestimmung. Vielmehr geht es auch um die Frage, wie wir dem nationalistischen Rollback eine internationalistische, kämpferische Perspektive entgegensetzen können. Wir werden keine kriegslegitimierenden und autoritären Positionen akzeptieren und ihnen subversive solidarische Praxen entgegen setzen.

Deswegen freuen wir uns, das Wochenende vom 14.-16. November 2025 wieder zu einem Moment des Austauschs zu machen – Mitstreiter*innen aus verschiedenen Teilen der Welt werden ihre Projekte vorstellen und ihre Erfahrungen und Analysen mit uns teilen.
Auch laden wir dazu ein, wieder schriftliche Beiträge einzureichen, die wir nach dem Event in einer Broschüre veröffentlichen werden!

Rennes : « Nique la gentrification »

Publié le 2024-10-10 21:56:25

extrait du Télégramme / lundi 7 octobre 2024

« Ils nous empêchent de nous loger avec leur Airbnb qui ne profite qu’aux bourgeois. Nique la gentrification. Rennes Populaire. » Ce lundi matin, les employés de la conciergerie Cocoonr ont découvert que leur agence avait été taguée pendant le week-end. « Les inscriptions ont probablement été faites dimanche car nous savons qu’il n’y avait rien samedi. » La mairie doit venir effacer les tags dans les prochains jours. […]

Nancy : Action du GIEC et de SMDA

Publié le 2024-10-10 21:57:46

Instagram / mardi 8 octobre 2024

Action du GIEC (Groupe d’Interruption des Exactions Capitalistes) et de SMDA (Société Militant pour la Destruction d’Atosca), ville de Nancy, 07/10/24.

C’est avec rage que nous avons appris aujourd’hui que les dernières écureuilles de la zad du Verger ont été évacuées par les schmitts. Pendant 22 jours les écureuilles ont été assiégées et privées de ravitaillement en eau et en nourriture. Pendant ces 22 jours NGE ne s’est pas privée de faire montre de tout son sadisme et de toute sa haine à l’égard d’occupantes pacifistes. Coups de pelleteuses dans les arbres, mise en danger des écureuilles et des chauves-souris occupant le toit de la maison du Verger, mais aussi intimidations et menaces de riverain.e.s allié.e.s.

Le courage des écureuilles, mais aussi , leur force, leur détermination, sont pour nous source d’inspiration.

En guise de riposte face à la répression des militant.e.s, mais aussi d’avertissement pour NGE Atosca, nous nous sommes munies de nos bombes de peintures pour décorer un véhicule d’NGE afin qu’apparaissent ses vraies valeurs au grand jour. Désormais, partout où ira ce camion, toustes pourront savoir qu’NGE est une entreprise violente, criminelle, écocide et complice de la Police.

Nous exigeons l’arrêt immédiat des travaux de l’A69 et qu’un moratoire ait lieu sur cette autoroute et tout projet autoroutier inutile et antisocial.

Nous encourageons chacun.e à riposter face au désastre écologique en cours en décorant tout signe de l’existence d’NGE et de toute autre entreprise climaticide. Nous encourageons chacun.e a apporter sa contribution pour le démantèlement des filiales mortifères et du monde capitaliste.

Enfin, de par cette action nous nous incluons dans une dynamique de révolte face à l’ordre établi et invitons chacun.e à entrer en résistance. Nous appelons à faire bloc contre la répression policière, contre l’État et contre la destruction de la biodiversité et du climat.

Nous invitons militant.e.s autonomes, collectifs, organisations… à rejoindre cette révolte. Ensemble, allumons la poudre qui fera sauter le capitalisme.

Le GIEC et SMDA de Nancy

[Guadeloupe] Barrages enflammés et pillages dans plusieurs communes

Publié le 2024-10-10 22:02:53

Compilé depuis des articles de presse.

Barrages enflammés, radars brûlés… un vent de contestation souffle en Guadeloupe, le 20/09/2024

Un message a largement circulé, hier soir (jeudi 19 septembre) sur les réseaux sociaux, appelant la population à bloquer différents axes routiers, ce vendredi matin. Le post faisait état des prix des denrées alimentaires, de l’électricité, des carburants et soulignant l’implantation de nouveaux radars sur le territoire. Le mouvement de grève à la centrale EDF PEI de la Pointe Jarry, l’arrêt de moteurs et la mise en place de délestages longs et contraignants sont également évoqués. Une situation qui, selon le post, coûte « à l’économie de la Guadeloupe ».

Un message visiblement entendu dans plusieurs communes. À Sainte-Rose, notamment. Lieu de protestation et de revendication régulier, l’axe principal traversant La Boucan a été bloqué, vers 4h du matin, pendant un peu plus d’une heure occasionnant de nombreux embouteillages. Les gendarmes ont dû intervenir pour rétablir la circulation.

Mais d’autres points de blocage ont été relevés. À Mare-Gaillard, au Gosier, un barrage enflammé a été érigé dans la nuit. Il a été déblayé au petit matin. À Mortenol, à Pointe-à-Pitre, les deux voies ont été obstruées par des déchets en feu.

Également dans la nuit, le radar de Versailles, à Petit-Bourg a été incendié. La veille, celui installé à Caraque, aux Abymes, avait subi le même sort.

Tension à Sainte-Rose : de nouveaux barrages ont été érigés dans plusieurs quartiers, le 23/09/2024

Nouvelle mobilisation à Sainte-Rose, ce lundi 23 septembre. Des barrages ont été érigés dans plusieurs quartiers de la commune, interrompant la circulation. L’accès pour se rendre à Pointe-à-Pitre a été débloqué au petit matin mais de grosses perturbations subsistent.

Depuis 0h30 cette nuit, le quartier de La Boucan, à Sainte-Rose, est le théâtre d’une manifestation sociale qui perturbe fortement la circulation dans les deux sens. Les accès ont, dans un premier temps, été complètement bloqués, rendant la zone impraticable pour les automobilistes et provoquant d’importantes perturbations.

Toutefois peu avant 5h30, la circulation aurait été rétablie dans le sens Sainte-Rose/Pointe-à-Pitre. Plusieurs internautes, sur les réseaux sociaux ont signalé une importante file de véhicules qui attend, garée sur le bas-côté de la route de pouvoir emprunter cette voie, direction la commune du nord Basse-Terre. 
Pour renforcer la sécurité, la zone est quadrillée par un hélicoptère qui surveille l’évolution de la situation depuis les airs.

Des barrages en feu ont été signalés, à Bébel, notamment, non loin du collège et de la station-service. Les manifestants, dont certains sont cagoulés, se seraient affrontés avec les forces de l’ordre. Des jets de projectiles ont été rapportés. 

Barrages en feu, affrontements avec les forces de l’ordre, magasins saccagés… Nuit agitée à Bébel, Sainte-Rose, le 23/09/2024

Dans la nuit de dimanche à lundi (22 au 23 septembre 2024), la section de Bébel à Sainte-Rose a été le théâtre d’actes de vandalisme qui ont profondément marqué la population et les commerçants locaux. Sur une zone d’à peine 300 mètres, des casseurs ont bloqué la route pour saccager trois commerces, semant désolation et colère.

Deux barrages enflammés ont été dressés à l’entrée et à la sortie de la section, empêchant toute intervention rapide des forces de l’ordre et laissant la voie libre aux délinquants.

Les trois commerces, un garage auto, une station-service et un magasin de bricolage ont été saccagés. 

Au magasin Brico Pro, ils ont fini par rentrer et ils ont passé plus de deux heures dans le magasin parce qu’ils avaient mis le feu à la rue, à des véhicules et les gendarmes n’avaient pas la possibilité d’intervenir. 

Même chose à la station-service voisine. Les étagères de la boutique ont été pillées, de la graisse répandue sur le sol, des boissons ont été consommées et les canettes jetées à terre. Même les jeux de grattage ont été emportés. Toutefois, le coffre-fort a résisté aux assauts répétés, laissant Louis avec une maigre consolation : « Ils se sont cassé les dents dessus. Ils ont utilisé une meuleuse, une barre à mine« , raconte-t-il, encore sous le choc.

Nouveaux barrages routiers en Guadeloupe, à Capesterre-Belle-Eau, Sainte-Rose et Le Moule cette fois, le 24/09/2024

Alors qu’un couvre-feu visant les mineurs est en vigueur depuis lundi soir, en Guadeloupe, dans sept quartiers sensibles de l’archipel, de nouveaux barrages routiers ont été érigés durant la nuit dernière. Ils sont à l’origine d’importants embouteillages. Les perturbations ont duré jusqu’à l’heure de pointe de ce mardi matin, alors que les forces de l’ordre et les Routes de Guadeloupe œuvraient au rétablissement de la circulation.
La nuit a été difficile, une fois de plus, en Guadeloupe, sur certains axes routiers. Des barrages ont été érigés, notamment au niveau du rond-point de la Kassaverie à Capesterre-Belle-Eau, à hauteur de La Ramée à Sainte-Rose, ou encore au carrefour La Croix au Moule.
Malgré l’intervention des forces de l’ordre et de la mobilisation des équipes de Routes de Guadeloupe, pour désencombrer et nettoyer les voies, la circulation a été très compliquée pour les usagers empruntant les itinéraires impactés, particulièrement à l’heure de pointe, ce mardi matin (24 septembre 2024).
Pour rappel, dans la nuit de dimanche à lundi, c’est à Bébel et La Boucan, dans la commune de Sainte-Rose, que des tensions étaient à déplorer. Une bande d’individus y avait placé des barrages, qu’elle avait ensuite incendiés. Les délinquants en avaient profité pour tenter de racketter des automobilistes. Trois commerces de Bébel ont aussi été saccagés et cambriolés.
C’est dans ce contexte que le préfet a décidé, lundi soir, d’instaurer un couvre-feu, interdisant aux mineurs de circuler non accompagnés d’un adulte, sur la voie publique, entre 22 heures et 5 heures, dans sept quartiers sensibles : La Boucan et Bébel à Sainte-Rose, Poucet et Mare-Gaillard au Gosier, Lauricisque et Changy à Pointe-à-Pitre et Boisripeaux aux Abymes.

Cet arrêté préfectoral n’a pas suffi à calmer les ardeurs des contestataires, dont on ne connaît pas précisément les motivations, à cette heure.

Barrages en feu et pillages de magasins à Bébel, Sainte-Rose : 9 individus bientôt jugés, le 04/10/2024

Neufs individus, dont cinq mineurs, sont dans les mains de la justice, en attente de leur jugement. Ils sont suspectés d’avoir pris part aux exactions de la nuit du 22 au 23 septembre dernier, à Bébel, Sainte-Rose. Le Parquet de Pointe-à-Pitre fait le point, dans un communiqué.

Les individus interpellés depuis le début des violences sont «essentiellement des mineurs», dont un de 12 ans et deux de 16 et 17 ans, d’après la préfecture.

Dans le cadre de l’enquête sur les barrages enflammés et les pillages de magasins perpétrés dans la nuit du dimanche 22 au lundi 23 septembre 2024, à la section Bébel de la commune de Sainte-Rose, neuf individus attendent d’être jugés, indique la procureure de la République de Pointe-à-Pitre, Caroline Calbo, par voie de communiqué. Leurs gardes à vue sont, à cette heure, achevées.

Cinq d’entre eux sont des mineurs. Ils ont été convoqués devant le juge des enfants ; un a été déféré.
Les quatre autres, des personnes majeures, ont été renvoyés à l’audience de comparution immédiate de lundi prochain, le 7 octobre, à 13h30 ; deux dorment derrière les barreaux, puisque placés en détention provisoire, dans l’attente du jugement.

Il est reproché à tous ces suspects des vols aggravés par trois circonstances (en réunion, dans un entrepôt et avec dégradations), dégradation de biens publics, violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique sans ITT, avec armes (pierres, cocktails molotov, bouteilles en verre et avec de l’acide), ainsi que destruction par moyens dangereux.

Chaline - Septembre 2024

Publié le 2024-10-10 22:28:22

Le quatrième numéro de Chaline, un journal anarchiste mensuel de Limoges créé en mai 2024.



Extrait du numéro 4 :

“Mais les murs ne tombant pas tout seul, il ne tient qu’à nous de participer à la destruction de celui-là. Brisons le silence (qui est le terreau de l’inceste), soyons solidaire des victimes (qui sont parmis nos proches), toujours complices contre l’oppression. ”

Sommaire :

PDF - 1 Mo

Les prisonnier-es sont la boussole de notre lutte

Publié le 2024-10-10 22:35:14

Initialement publié par Indymédia Nantes le 02/10/2024

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Un phénomène global d’insurrection des prisonnier-es s’est intensifié ces derniers mois à travers le monde. Des mutineries des prisonniers kanak aux attaques de postes de police, en passant par la prise d’assaut de la prison de Narsingdi au Bangladesh, qui a permis l’évasion de 800 détenu-es, ou encore les soulèvements dans les prisons italiennes face à la canicule, l’évasion d’un détenu du CRA de Marseille jusqu’aux récentes mutineries dans les prisons en Martinique qui font suite au mouvement « contre la vie chère » (liste non exhaustive), ces événements montrent un front de résistance en constante ébullition.

Si ces événements semblent être des réactions isolées, ils révèlent en réalité une dynamique bien plus profonde, celle d’une contestation systémique des fondements mêmes de l’enfermement.

Ces révoltes de prisonnier-es ne sont pas de simples réactions à des conditions de vie insupportables, elles portent en elles un véritable contenu révolutionnaire. Elles représentent une remise en question fondamentale du système pénal et carcéral, considéré par beaucoup comme un outil de répression raciste, de contrôle social et de marginalisation des populations les plus vulnérables. En se soulevant, les prisonnier-es dénoncent non seulement leur situation immédiate, mais aussi un système plus vaste d’injustice et d’oppression.

Mais ces révoltes ne se limitent pas aux murs des prisons. Elles s’inscrivent dans un mouvement global de résistance contre l’oppression, et trouvent des échos au-delà des barreaux, dans d’autres luttes sociales et politiques.

Les mutineries, évasions, et révoltes contre les conditions de détention sont des actes de réappropriation de la liberté, même temporaire, face à l’arbitraire de l’État et à la violence institutionnelle. Ces mouvements, qu’ils se produisent en Italie, au Bangladesh, en Kanaky ou en France, traduisent une solidarité transnationale entre les prisonnier-es, et résonnent avec d’autres luttes sociales menées à l’extérieur des prisons.

Dès lors que l’insurrection éclate, des structures oppressives telles que les prisons deviennent des cibles privilégiées. Il est donc essentiel que nous, en tant que révolutionnaires, nous engagions dans cette lutte en soutenant activement ces mouvements.

Dès qu’un contexte insurrectionnel se manifeste, plusieurs symboles de la domination partent en fumée. L’un des aspects les plus frappants est cependant le démantèlement systématique des prisons. Les insurgé-es savent bien que d’autres révolté-es y sont enfermé-es, et la libération des détenu-es n’est donc pas un simple hasard. C’est là que nous, révolutionnaires, avons un rôle crucial à jouer en soutenant activement les attaques contre les prisons à travers le monde.

Au cœur de cette question se pose aussi le débat sur le statut des prisonnier-es. Toutefois, la distinction entre prisonnier-es politiques et de droit commun nous semble non seulement artificielle, mais aussi nuisible à une compréhension globale du système répressif.

En réalité, cette distinction masque le fait que tous-tes les prisonnier-es, quelle que soit leur catégorie, subissent la même machine carcérale qui oppresse les individus, et que la révolte, quelle qu’en soit la forme, est une réponse légitime à cette répression globale.

Si certaines théories abolitionnistes tentent d’offrir des réponses aux problèmes du système carcéral, elles restent souvent déconnectées des réalités vécues par les détenu-es et leurs proches.

Nous avons également peu de considération pour les ’professionnel-les’ des théories abolitionnistes, qui s’adressent principalement à des milieux universitaires distants des souffrances vécues par les familles des prisonnier-es et par les détenu-es eux-mêmes.

Même si la théorie a son importance et rend « acceptable » les révoltes des prisonnier-es, y compris aux yeux d’une gauche électoraliste, elle reste un soutien minime et un entre-soi loin des luttes anticarcérales.

Nous soutiendrons toujours les révoltes des prisonnier-es partout dans le monde ! Feu aux taules !

Le RISI (Riposte Insurrectionnelle Si Incarcération)

risi-1967@protonmail.com

Nous mettons ici quelques dates intéressantes à venir de luttes contre tout les types d’enfermement :

30 septembre au 6 octobre : Contre Frontex – Appel à l’action d’une semaine internationale

5 octobre à Nantes : Rassemblement contre le projet de Centre de Rétention et contre Frontex

3 au 7 octobre à Lille : Rentrée anarchiste avec son lot d’ateliers anticarcéraux toute la semaine (collectif anti CRA, écriture de lettres à des prisonnier-es, discussions…)

11 octobre à Marseille : Réunion publique sur la lutte de Ayten Ozturk

11-12-13 octobre à Brest : Rencontres anticarcérales

26 octobre à Lannemezan : manifestation pour la libération de Georges Abdhallah (et de toustes) jusqu’au Centre pénitentiaire, et l’appel à y former un cortège anti carcéral /

RDV réguliers :

Numéro 7 – Octobre 2024

Publié le 2024-10-11 22:47:47

Imprimez-le en masse, distribuez-le où bon vous semble (Penser à imprimer sur des feuilles A3 même si A4 est possible aussi, recto-verso en retournant sur les bords courts)

N’hésitez pas à nous envoyer vos contributions pour les numéros suivants : anarchielocale59@subvertising.org !

Numero complet d’Anarchie Locale n°7 : pdf

Ni GPSO, ni méga-bassines !

Publié le 2024-10-12 06:47:28

Ni GPSO, ni méga-bassines : communiqué à propos de nos actions la nuit dernière à Châtellerault.



La nuit dernière nous avons visibilisé les activités dégoûtantes de Groupama et Artelia à Châtellerault. Ces firmes sont des artisanes du désastre en cours. Les gens du Châtelleraudais ont le droit de savoir qui conspire à deux pas de leur maison. Deux grands projets inutiles et néfastes que nous combattons sont soutenus par ces entreprises : le système bassinaire d’une part, le Grand Projet Ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) d’autre part.

« Groupama assure le désastre
No bassaran »

Groupama tout d’abord : l’assureur des méga-bassines. À rebours des changements nécessaires dans les pratiques agricoles, la compagnie d’assurance permet, en acceptant d’assurer les bassines, la perpétuation et l’approfondissement d’un modèle néfaste. Au moment où notre adaptation aux changements climatiques nécessiteraient une agriculture qui favorise la présence des animaux et insectes, la richesse des sols, la production de nourriture pour les habitant.es du territoire, les méga-bassines font tout le contraire. Elles favorisent une agriculture de rendement explosif, orientée vers l’exportation des céréales, comme le village de l’eau en a fait la démonstration l’été dernier. En dépit du récit fallacieux de ses promoteurs, le système bassinaire est la tentative de sauver le système agro-industriel des grandes monocultures, qui exploite le sol sans vergogne, chasse le vivant du territoire, détruit les paysages qui font notre histoire et spécule sur notre dos.

« Artelia complice
La LGV ne passera pas »

Artelia ensuite : ce discret et puissant groupe d’ingénierie est lourdement impliqué dans le développement du GPSO. La Ligne à Grande Vitesse (LGV) qui doit relier Bordeaux à Toulouse et Dax est la lubie dépassée de quelques élu.es et riches groupes industriels. Le GPSO est un projet digne des années 1970, époque de sa conception. Il ambitionne de relier les grandes villes à Paris, quel qu’en soit le prix pour les habitant.es sur son parcours, quels que soient les territoires qu’il va défigurer en les traversant. Les détails de son coût exorbitant ne sont pas encore connus : d’une première estimation à 14Md€, il se peut, selon le directeur de SNCF Réseau lui-même, que son coût pour lae contribuable se situe finalement autour de 20Md’€, dont un tiers sera supporté par les collectivités territoriales non ou mal desservies. Les gains de temps estimés sont modestes et surtout ne tiennent pas compte des trajets supplémentaires que devront faire les habitant.es dont les gares auront été shuntées par le projet. L’enquête publique réalisée sur le projet était pourtant implacable : « Le service de la grande vitesse étant consubstanciel à la desserte exclusive des grandes agglomérations, le risque de métropolisation est patent. L’irrigation du territoire présenté comme un argument en faveur du projet risque de se transformer en drainage du territoire et en concentration de l’activité sur les métropoles. » [Extrait de l’enquête publique de 2014-2015]. Enfin, à ce racket organisé des territoires ruraux en faveur d’un projet reliant les grandes villes s’ajoute l’impact colossal pour l’environnement : « Ce projet va détruire près de 5000 hectares de terres (agricoles, forêt et zone humides), et fragmenter des territoires impactant la biodiversité (dont 8 sites Natura 2000) » comme l’explique le collectif LGV Non Merci.

Quiconque connaît la vie avant la LGV dans notre région connaît les désastres qu’elle a engendrée. Quiconque connaît le Marais poitevin, ou a pris le temps d’écouter ses grands-parents à son propos, connaît l’importance de cette zone humide. La vallée du Ciron et le Marais poitevin détiennet une richesse exceptionnelle. Les formes de vie qui les habitent et les pratiques agricoles traditionnelles sont étroitement liées à l’eau. Nous ne laisseront pas ces territoires se faire lacérer et assécher ni par des rails ni par les méga-bassines.

Les cibles ne manquent pas : chantiers, bureaux d’études, donneurs d’ordres et porteurs de projets… Un coup de peinture fraîche, deux coup de tournevis et de mousse expansives suffisent à visibiliser les acteurs du désastre en cours. D’autres actes suivront certainement. La richesse des pratiques de luttes paysannes peuvent vous permettre d’entrevoir nos imaginaires.

Nous invitions les habitant.es du Châtelleraudais et plus généralement de tout le Poitou-Charentes à rejoindre l’iniative Freinage d’Urgence les 11, 12 et 13 octobre contre le GPSO en Gironde.

Récit de l'occupation a Jean Jaurès

Publié le 2024-10-12 06:49:56

Voici un récit détaillé d’occupation de batiment de la journée du 1er octobre et ses répercussions sur quelques jours. Si vous n’avez pas envie de tout lire retenez juste une chose : quand on est nombreuse.x, soudée.x, et qu’on ne collabore pas avec la police on a tout à gagner ! Et même quand une action n’à pas l’effet escompté, les liens qui se créent en essayant, la confiance qu’on développe entre nous ne pourra jamais être brisée 🔥



Ce premier octobre, on a profité de la manif pour visibiliser l’occupation d’un bâtiment occupé. L’objectif d’en faire une maison du peuple, ou en tout cas un lieu pour la lutte. L’idée était de profiter de la manif pour permettre au plus grand nombre de venir découvrir et s’approprier cet espace.

Étant donné que les journaux ont donné la version policière de l’histoire, voici notre version, écrite à plusieurs mains, relatant plusieurs points de vue qui se mélangent. Il manque sûrement des morceaux à cette histoire, donc elle sera complétée par la suite si il est besoin !

Récit vu de l’exterieur

14h on passe chercher des tracts à differ dans la manif pour annoncer l’ouverture du squat. On se bouge assez vite, la manif n’est pas en retard. Vers 14h15 les banderoles sont déployées du toit terrasse du squat et les fumi emplissent le ciel, les camardes sont "acclamés" depuis les ramblas, c’est beau !

On s’active pour distribuer les tracts, la manif est déjà sur les boulevards, tout ça se passe dans son dos, la plupart des gens ne voit même pas ce qui se passe donc on donne l’info "un squat s’ouvre, venez vous organisez avec nous !"

Une trentaine de minutes après on est de retour au 7 rue des troubadours, on y trouve déjà 3 keufs qui essaient d’interpeler une personne. On est pas mal à gueuler et leur foutre la pression, et du toit du squat des tuiles sont balancées, alors les keufs relachent la personne. Mais très peu de temps après d’autres baceux se pointent, interpèlent 4 personnes, dont la personne qu’ils venaient de relacher.

On a beau être plus nombreux qu’eux à ce moment là on arrive pas à les en empêcher. Ca commence à sentir pas bon, d’autres keufs arrivent, un commissaire, on comprend qu’ils se mettent en position pour ouvrir le squat. On fait le tour du bâtiment, on essaie de voir comment extraire les camarades par l’avant mais des keufs sont en garde partout, et les grilles nous empecheraient de les sortir rapidement. On comprend que c’est dead, les gens sont deg.

On gueule sur les keufs, des chansons révolutionnaires retentissent. Le bâtiment est ouvert vers 15h15. On reste pour soutenir nos camarades qu’on voit sortir par petites grappes et être mis en camion cellule. On gueule encore plus, des gens dans la rue s’arretent pour demander ce qu’il se passe, et restent pour certains d’entre eux gueuler avec nous. Ca dure le temps que le batiment soit "vidé".

Après ça les keufs perdent patience et nous repoussent sur le croisement, procèdent à des vérif d’identité. La foule s’éparpille. On a le coeur gros mais on sait que nos camarades tiendront le coup, et on est fier que ce moment ait éxisté et que ces banderoles aient pu être déployées en plein coeur de ville !!

Recit des 4 personnnes interpellées

On est 5 au debut (+ une personne qu’on va perdre de vue et qui se fera interpellée plus tard).Les copaine.es du bâtiment nous demandent d’aller derrière pour faire masse et être témoins si les keufs font des dingueries.

Alors on retourne dans la rue derrière. Même pas le temps d’y mettre un pied ou de crier quoi que ce soit, les keufs viennent sur nous et choppent un.e copain.e au hasard, la. tirant, poussant et malmenant de tous les côtés. Ils essayent d’insister pour ouvrir son sac, mais abandonnent parce qu’on leur fout la pression pour qu’ils nous montrent la réquisition qu’ils n’ont pas. Ils relachent la.e copain.e et même pas le temps de souffler que quelques minutes après on se fait nasser sans s’en rendre compte, puis les keufs chargent on et on n’a qu’une seule issue donc on est 4 à être séparés du reste des gens.

Durant la charge, une autre personne parmis nous se fait prendre, plaquer au sol et frapper par pas moins de 3-4 keufs, cette personne reçoit un violent coup à l’entre-jambe qui lui vaudrait plusieurs jours de douleur, et durant plusieurs secondes un genoux se pose sur sa nuque et iel étouffe.
Iel se fait humilier et menacer en plus de la violence que "t’as de la chance que y’avais des caméras sinon on t’aurais tabassé". On est donc seulement trois, séparé.es de tout le monde mais incapable de partir car un de nous toujours au sol.

On les invective, leur crie de la.e relacher, d’arrêter cette violence. La réponse qu’on a est qu’on se fait chopper par des keufs qui foncent sur nous par derrière (qu’on avait pas remarqués) et devant puis nous interpellent violemment.

Pour la même personne qui s’est fait choppé.e et malmenée plus tôt, plaquage au sol, et acharnement, iel se retrouve avec le poignet qui saigne et une grosse bosse sur la main.

On finit embarqué.es et on ne saura les chefs d’inculpation que plus d’1h30 après s’être faits interpellé.es : visage dissimulés sur l’espace publique, groupement en vue de violence, outrage, appel a l’émeute,...

Récit de l’intérieur

On a déployé des banderoles « riposte populaire » , et « tu bosse comme un con ? T’as pas un rond ? Revolution ! », on gueulait des slogans, des fumis sont craqués, une partie de la manif vient à notre rencontre pour soutenir, les slogans se répondent depuis les allées vers le toit de l’occupation ! On invite les gens a rester devant, à nous rejoindre, mais c’est quasiment directement rendu impossible par les flics qui occupent la rue des Sept Troubadours par laquelle il y avait une entrée. Les entrées coté ramblas étaient vérouillées.

Assez vite une quinzaine de baqueux squattent la rue arrière, essayent de nous menacer, pointent leurs LBD vers nous quand on passe la tête par la fenêtre.

Ils ont l’air deter de peter la porte, qui était quand même bien barricadée ! Les entrées sont consolidées, des gens font le guet un peu partout pour voir ce qu’ils font, ils refusent de prendre les preuves qui attestaient de l’ouverture depuis plus de 48H.

Une partie de la manif est restée avec nous pour leur mettre la pression, ils commencent à chopper un pied de biche sur un endroit en travaux à proximité. A l’interieur des gens montent sur le toit, d’autres continuent à mettre en place la stratégie en cas d’arrestation : on déclarera rien , ni sur nous ni sur les autres et on décide de refuser massivement de donner notre identité au cas ou ils nous embarquent. En gros on va pas leur donner de la matière pour nous inculper, et personne va collaborer.

L’ordre leur est donné de s’attaquer à la porte arrière au pied de biche après avoir tenté des entrées par les batiments qui encadrent le notre (on le verra ensuite dans les PV des interpellations ils agissent « en flagrance »). Nous a l’interieur on a du mal de voir tout ce qu’il se passe car se mettre à la fenêtre est difficile vu qu’ils nous visent avec leur LBD.
"Coucou, on arriiiiive !" Peut-on entendre de la part des BACeux qui se trouvent derrière la porte de l’immeuble rue des 7 troubadours.

On se regroupe au premier étage, on sait pas si ils vont reussir à péter la porte mais on décide en tout cas d’être tous ensemble quand si ils rentrent pour éviter qu’une personne isolée se fasse défoncer dans un coin.

Malgré le soutien des gens de la manif, la bac galère puis finit par réussir à défoncer la porte d’entrée au bélier. Ils montent directement à l’étage où se trouvent les occupant-es, alors regroupé-es pour faire bloc et limiter la casse. Les coups de matraques pleuvent contre les personnes en première ligne, des occupant-es sont jetées au sol face contre terre, clefs de bras et insultes à profusion, la BAC se réjouit de "punir la gauchiasse" pour lui faire "passer ses ambitions révolutionnaire".

Les premières fouilles se font intégralement par de gros mascus en manque d’autorité, même envers des personnes MINT (Meufs Intersexe Non-binaire Trans).

Un.e à un.e on se fait menotter, ou mettre des serflexes lorsqu’ils sont arrivés à bout des menottes. Ils vont jusqu’à utiliser nos propres serflexes pour tenter de nous foutre le seum, ça les fait marrer. Puis certain-es se font trainer jusqu’aux bords de la pièce.

Pendant que quelques personnes se font tabasser dans les coins, les autres sont placés en ligne contre les murs. Les BACeux discutent entre eux et se demandant à qui ils vont coller le motif "rébellion" en plus des autres charges, puis se réjouissent de coller ça sur le dos des personnes qu’ils viennent de tabasser.

L’ambiance est tendue mais on sait qu’on est ensemble et on se donne de la force par des paroles réconfortantes et regards entendus. On se glisse les derniers conseils antirep’.

Ils ont tagués des trucs à la bombe de peinture + marqueur (All Comunist Are Bastards).

Des OPJ arrivent. Personne donne son nom, ils ont le seum. Ils signifient les placements en GAV pour dégradation d’un local commercial, violence en réunion contre perspnne depositaire de l’autorité publique et embuscade en bande organisée (d’autres n’auront leur notification que plus tard, une fois arrivé-es au comico). Les premières tentatives de prises de photos illégales ne se font pas attendre.

Par vague, on se fait sortir du bat’ de façon plus ou moins brutale selon le niveau d’énervement du keuf.

Les camions-cellules et voitures de police se succèdent pour venir chercher puis déposer les gardés à vue. On est 32 et on voit bien qu’ils galèrent.

Au comico central, nouvelle fouille avant d’attendre un long moment dans... Leur gymnase (dojo). Évidemment, ils nous laissent pas boire ni pisser. Ils veulent pas qu’on s’approche de leur tatamis, faudrait pas qu’on leur souille, alors venir y frotter la terre des chaussures devient un passe temps revigorant. Petit à petit on reprend de la couleur, on rigole, on se fou de leur gueule et ils ragent dans leur coin. Des serflexes cisaillent les poignets de copaines alors on finit par chanter et gueuler de venir leur desserer. Forcément ça marche moyennement mais ça fait du bien de se tenir soudés dans la galère.

On s’entraide pour surveiller les flics qui essayent de prendre en photo , dès que quelqu’un grille qu’un flic sort son téléphone on prévient en criant "autruche !" et tout le monde se baisse.

Les flics refusent de nous laisser aller au toilettes, une personne pisse par terre dans leur précieux dojo, c’est assez marrant ensuite de les voir marcher dans la flaque !

Puis nous sommes emmener 1 a 1 revoir l’Officier de Police Judiciaire (OPJ) qui nous pose des questions ou pas forcément (personne ne répond) et qui met inscrit les "infractions" et le reste dans son ordinateur. Et prépare notre dossier et note quel X nous sommes, associé à une photo plus ou moins ratée.

Témoignage individuel d’un-e gardé-e à vue :

Dans le bureau , une opj rentre voir mon opj et lui dit qu’elle sait pas faire quand quelqun est sous x, l’autre opj est venere parce même si il sais faire son logiciel tombe en panne et il tente de le debuguer. Il insiste de laisser la porte ouverte des bureaux, du coup je vois dans le bureau en fasse de moi une autre inculpée, on partage un sourire parce qu’on sais tous les deux qu’on va jamais lâcher.

Il m’ont laisser dialoguer avec mon proche au téléphone, a qui j’ai pus donner le nombre d’arrestation et des infos sur comment ça se passe. J’etait obliger de crier parce qu’elle mentendait pas, du coup tous le monde m’a entendu. L’opj avait trop le seum il dit a mon contact proche, "c’est bon le message est bien passé" et raccroche.

Puis nous sommes emmené dans un escalier ou nous nous retrouvons, 1 opj par gardé a vue, ca fait bcp de monde dans un petit escalier. On mange ce qu’il y a dans les sac, ça arrive que on se fasse arracher la nourriture des mains par les keufs. Mais ils sont obligés de laisser tomber c’est trop fatiguant de lutter contre nous, aux moindres reflexions morales qu’ils sortent ils s’en prennent plein la geule. Ils finissent par faire un bloc d’opj en bas de l’escalier a se plaindre qu’ils vont rater le match du psg et nous au milieu de l’escalier a finir les biscuits et se réjouir qu’on passe 4h de notre gav ensemble.

Témoignage collectif :

Certains voient un médecin, pour certains au milieu de la cage d’escalier à côté de tout le monde.

Puis 2 camarades son emmenés dans un commissariat différents l’un a Tournefeuille et l’autre au mirail ( le commissariat central était trop rempli). Le camarade a Tournefeuille est emmené par des keufs, quand ils cherchent a ouvrir le comico (car fermé cette nuit) font sonner l’alarme du commissariat. Puis il est mis nue / fouillé à nu pour la fouille et placé en cellule. Le camarade seul à Tournefeuille est renvoyé au commissariat central après avoir eu son repas car ordre de rassemblement de toutes les force de police a 22h ( c’est ce qu’on a entendu a leurs radio en faisant le trajet).

Avant d’atterrir en cellule on les observe galèrer à parler de nous par des descriptions physiques à défaut d’avoir nos noms :

"Va chercher celle avec un sweat noir à capuche"

"Heu... Laquelle ?"

Témoignage individuel :

J’ai perdu mon pantalon cause des menottes, je pouvais pas le remettre. Du coup le pantalon que j’avais en dessous ne correspondais pas aux photos qu’ils avaient prises lors de l’arrestation. Un détective vient me voir en cellule et me demande si c’est moi sur sa photo a4 toute flou, je dit que non, et il est trop venere. Sur différent papier je suis des numéros x différents. Je n’ai pas été auditionné ni eu de demande signalétique.

Point de vue collectif :

Ils nous confondent, ne savent plus qui a été auditionné ou pas... Un régal. Ils tentent des coups de pressions, nous disent que ceux qui ont donné leur nom sont déjà sortis etc. Parole de keuf.en réalité c’est faux, excepté une personne mineure dont les parents ont balancé l’identité au commissariat tout le monde sortira en même temps (sauf les personnes à qui ils ont collé des délits particuliers (rébellion, outrage ou jet de projectile).

Point de vue individuel :

La nuit à passé , il commence à être aux alentours de 14h, une rumeur tourne qu’on va être renouvelé de 24h, mais dans l’entretien avec mon avocate commise d’office, elle me dit qu’on risque d’etre renouveler mais qu’on on fera pas les 48h, que on fera que quelques heures de plus, je le crie dans les geole et le mot passe et tous monde est rassurer, on continue de tenir !

Témoignage collectif :

Les conditions sont pittoresques : manques de matelas, attendre des heures pour avoir de l’eau ou aller aux chiottes, bref, une gardav classique. Mais quand une copaine a envie d’aller aux chiottes et que les matons s’en foutent, on est plein à tembouriner aux portes. Ça fait chier les policiers/matons alors ils finissent par venir à l’usure. Ça chante, ça gueule, ça fait des siamo tutti antifascisti.

Les personnes mineurs restés sous x ont été considérés comme adulte "environ 20 ans" noté sur leurs fiches en général.

Toutes les personnes sous X ont en toute logique également refusé de donner leur ADN et signalétique. A la fin les flics de la scientifique n’insistaient même plus, après avoir essuyé de nombreux refus ils ouvraient mollement les cellules des gens en disant "comme les autres tu refuse de donner empreinte et signalétique ? Bon, pas besoin de venir avec nous alors". Comme pour le refus de déclarer quoi que ce soit lors des auditions, le fait d’être nombreux à le faire les decourage à insister plus et au bout de quelques personnes qui refusent ils insistent beaucoup moins auprès des personnes suivantes.

La garde à vue de tout le monde sauf 5 personnes durera 24/25h. On sera 3 , 2 ou seul par cellule, et on ne se gene pas pour gueuler à travers les vitres des cellules et communiquer.

Suite à la sortie au bout de 24h de la majorité des personnes sous X , au moins 4 personnes voient leur garde à vue prolongée. A la suite de quoi 3 personnes sortent convoquées plus tard pour une audition , ou pour des poursuites.
Une personne s’est mangé une nuit en prison à Seysse , puis est passée en comparution immediate le vendredi 4 octobre. Du soutien était présent, les chefs d’inculpation " refus d’adn et signalétique, rébellion". Tous les chefs d’inculpation qui étaient collés a tout le monde initialement ( guet-apen, violence sur personne dépositaire de l’ordre public en bande organisée) on disparu ( on voit bien que c’était juste un prétexte/ un coup de pression pour nous faire céder et parler ). Il a été condamné à 70h de travaux d’intérêt général et 1000e à payer ( pour le prejudice moral des flics ).

Certains points ne sont pas éclaircis dans ce texte car il a été difficile de dénouer et comprendre les enjeux , entre les situations différentes des personnes ( sous X pour la majorité mais pas uniquement , et également des enjeux d’âge), et il etait important de ne pas mettre trop d’infos peu claires / erreures.
Donc a l’heure actuelle des debriefs, analyses sont encore en cours !

A bientôt dans les luttes !

Ecoute publique de l'émission Carapatage #76 sur l'insurrection kanak

Publié le 2024-10-12 06:53:50

Diffusion en avant-première de l’émission Carapatage #76 sur l’insurrection Kanak, dimanche 13 octobre à 15h sur la place de la mairie de Montreuil



Ce dimanche 13 octobre à 15h on propose une diffusion dans la rue en avant-première de l’émission de radio Carapatage #76 sur l’insurrection Kanak, place Jean Jaurès à Montreuil (métro 9, arrêt mairie de montreuil). Il y aura également un infokiosque à disposition. Attention, l’événement sera annulé en cas de pluie !

Depuis le 13 mai 2024, une insurrection agite l’archipel kanak dans l’océan pacifique, mettant à mal toute son économie. Ce soulèvement est profondément anti colonial. Le caillou a été colonisé et renommé Nouvelle Calédonie par les français à partir de 1853. Ils en ont fait un bagne, c’est à dire une colonie pénitentiaire ou, comme en Guyane, les bagnards étaient destinés à peupler l’archipel. Pour les colons, cette île représente un atout stratégique par sa localisation dans l’océan pacifique et par ses réserves colossales de Nickel, dont l’extraction représente aujourd’hui encore l’activité centrale de l’île.

Au fil du rapport de force entre colons et colonisés, les autochtones ont été placé en réserves, le statut de l’île et de ses habitants a changé de nombreuses fois.

À partir de la moitié du 20e siècle, l’île gagne en autonomie et un front indépendantiste large se met en place. Le rapport de force culminera dans les années 80 avec une importante révolte qui mène à des blocages, des moyens de pressions armés et des prises d’otages. Ce mouvement contraindra l’État français à signer les accords de Matignon en 88, qui accorde une large indépendance à la Kanaky en attendant 3 référendum répartis sur 30 ans, qui doivent décider de l’indépendance de la Kanaky.

Cette trêve de trente ans n’aura pas tout à fait éteint le rapport de force qui s’articule alors autour de ces trois référendums. Mais ce sont bien le dernier référendum (qui a eu lieu pendant le COVID) et une réforme . En 2024, c’est une réforme sur le corps électoral qui vont mettre le feu aux poudres.

Dans cette émission, on va esquisser ce qui s’est passé depuis.

Carapatage c’est une émission contre les prisons, la répression et le contrôle, à travers l’actualité de l’enfermement mais aussi son histoire, en racontant les luttes à l’intérieur et à l’extérieur, en échangeant ce qu’on a vu, lu et entendu.

On est à l’antenne en Île-de-France tous les 1er et 3e mercredi du mois de 20h30 à 22h sur Radio Libertaire 89.4 FM.

Vous pouvez réécouter toutes nos émissions sur https://carapatage.noblogs.org et nous contacter par mail à carapatage [at] riseup [point] net, sur instagram @carapatage ou encore par courrier à Carapatage, 4 villa Stendhal, 75020 Paris.

Atlanta (USA) : Vingt-trois caméras de surveillance mises hors service

Publié le 2024-10-12 19:10:40

Scenes from the Atlanta Forest / jeudi 10 octobre 2024

Dans la nuit du 2 octobre, trois groupes ont mené une attaque coordonnée contre des caméras de surveillance et de lecture automatisée de plaques d’immatriculation produites par l’entreprise Flock Safety, dans la région métropolitaine d’Atlanta. Cette action a été inspirée par le communiqué From A Matter Of Principle To A Matter Of Tactics [D’une question de principe à une question de tactique], publié sur Scenes le 27 juillet 2024, dans le but de développer le poids tactique des attaques coordonnées, en tant que multiplicateurs de force. La ville a été divisée en quatre quadrants, chaque groupe en sélectionnant un. Au total, vingt-trois caméras ont été mises hors service.

Treize caméras ont été complètement détruites, avec des méthodes différentes. Plusieurs ont été arrachées des poteaux et détruites, après que le poteau ait été abattu ou que la caméra ait été enlevée par quelqu’un.e debout sur les épaules d’une autre personne. Certains poteaux Flock (pas tous) sont composés de deux poteaux vissés ensemble, qui peuvent être dévissés en utilisant des embouts de visseuse n°T27, faciles à trouver dans des bricos, ainsi tout le poteau supérieur, avec la caméra et le panneau solaire [qui l’alimente ; NdAtt.] est facilement retiré en quelques secondes !

Dix caméras ont eu leurs lentilles recouvertes de peinture par quelqu’un.e debout sur les épaules d’une autre personne. Bien que cela fasse évidemment moins de dommages économiques et physiques, c’est rapide et presque silencieux. Faites très attention au temps qu’il leur faut pour nettoyer ce travail. Par le passé, il a fallu jusqu’à un mois à Flock pour remplacer les caméras cassées ou manquantes.

Tant qu’il y aura la volonté politique de nous surveiller partout et en tout lieu où nous nous déplaçons, les caméras continueront de proliférer. Tant qu’ils le feront, il faudra trouver des moyens nouveaux et créatifs pour les aveugler.

Atlanta est de retour au sommet du jeu Flock*. Quelqu’un veut essayer de faire un meilleur score ?

xoxo

 

* Note d’Attaque : depuis plusieurs mois, des communiqués d’actions revendiquent le sabotage de ces caméras (facilement reconnaissables car dotées d’un petit panneau solaire qui en assure l’alimentation électrique), dans différentes villes des États-Unis. Cela a été pris comme une espèce de jeu à qui en détruira le plus :-)

Contre la guerre, contre la paix, pour la révolution sociale – Luigi Galleani

Publié le 2024-10-12 19:13:06

Avant la Première Guerre Mondiale, les organisations ouvrières en Europe avaient beaucoup œuvré pour organiser les ouvriers et les enrégimenter dans leurs structures, tout en se donnant des airs subversifs à grand renfort de propagande. Elles couraient derrière le nombre d’adhérents, plus intéressées à les habituer à suivre les ordres d’en haut, qu’à tenter d’en fortifier les consciences et les volontés. Que des millions d’adhérents se croyant émancipés – eux qui auraient peut-être pu empêcher la guerre s’ils l’avaient osé –, aient fini par aller au front après que leurs chefs aient brutalement retourné leurs vestes, voilà la « démonstration la plus putride des organisations prétendument subversives ». Cela ne découragea pas des anarchistes de promouvoir certaines propositions ambitieuses, comme Luigi Galleani dans son article « Contre la Guerre, contre la Paix, pour la Révolution ». Face à la perspective alors courante à cette période (se préparer à prendre la revanche dès que la guerre se terminera), Galleani opposait la conviction qu’au vu de la situation sociale et économique, l’insurrection allait éclater avant la trêve dans un des pays d’Europe, afin d’empêcher que sur les ruines de la guerre, la paix ne réorganise l’ancien ordre social. La proposition était lancée : l’heure de la révolte approchait, le moment opportun de l’insurrection allait venir, et il fallait s’y préparer. Cette question de la préparation sera bientôt dans les bouches, dans les esprits, et dans les choix de nombreux compagnons et compagnonnes. Car si la plupart étaient d’accord pour reconnaître que les révolutions ne s’organisent pas, ils étaient toutefois aussi d’accord pour considérer que « les insurrections ne se déterminent pas, ne trouvent pas leur chemin, n’amènent pas les conséquences espérées, sans un travail sagace, patient et zélé, de préparation morale et matérielle ».

 

« Contre la guerre hier, là-bas, nous sommes aujourd’hui contre la guerre, ici, où elle scintille porteuse des mêmes intrigues et des mêmes mensonges, avide du même sang, du même butin, des mêmes restaurations.
Contre la paix bâtarde hier, là-bas, nous sommes contre la paix aujourd’hui, ici, partout où elle consacre privilège et servitude, inégalité et iniquité.
Pour la révolution hier, avec toutes les aspirations de l’âme, nous sommes aujourd’hui ici contre la guerre contre la paix, pour la révolution sociale, parce que la révolution seule peut accomplir victorieusement le miracle qui a manqué au Dieu tout-puissant là-haut dans l’empyrée et à ses élus ici-bas : niveler les frontières des classes et des pays, et sur la terre affranchie réconcilier les hommes comme des frères dans l’amour de la vie, bénis par l’amour et la liberté. »

 

136 pages  / 6 euros (4 euros pour les distros) / Octobre 2024