Un ressenti partagé ou non sur l’ambiance de la manifestation de mardi 9 octobre, de la part de certaines personnes présentes.
Pendant que des personnes se suicident sur leur lieu de travail, les représentant.es syndicaux.les se gavent de merguez.
Pendant que l’on ferme des écoles, que l’on supprime des postes dans les hôpitaux, des postes d’éducateurs et éducatrices, l’état recrute en masse dans les prisons, dans la police et l’armée.
Pendant que des humains meurent aux portes de l’Europe, en méditerranée ou dans les Alpes et qu’on laisse parader des fascistes aux frontières, l’Etat et sa police arrêtent et matraquent des migrant-e-s, détruisent les squats qui accueillent ces réfugié-e-s, et poursuivent ou arrêtent les militant-e-s qui leur viennent en aide.
Pendant que les gens voient leurs retraites baisser, les mutuelles qui remboursent moins, les aides au logement pour les étudiant-e-s diminuer, ils voient les impôts augmenter, les frais d’inscription aux études toujours plus chers et les assurances et mutuelles augmenter encore et toujours.
Toutes ces raisons et d’autres encore poussent une jeunesse à essayer de se révolter et des travailleurs et travailleuses à avoir la rage. Mais cette rage et cette révolte sont contrôlées. Contrairement à ce qu’on pourrait croire ce ne sont pas seulement les gouvernements ni leurs bras armés qui les contrôlent mais également les organisations syndicales. En agissant en bon soldat des partis politiques, de la police et de l’État, ces organisations sont les tampons de sécurité pour nos oppresseurs face aux opprimé-e-s.
Sommes-nous encore tous et toutes de trop gros privilégié-e-s, pour ne pas oser se révolter ?
Les mots révolution, révolte, rage criés dans les micros des syndicats et dans les sonos de groupes politiques ont perdu tout leur sens et ne font qu’alimenter un folklore de manif merguez ricard. Les personnes qui ont la rage n’ont plus envie de perdre une journée de salaire pour assister à ça et obtenir si peu. Et comment oser parler de révolution quand personne ne lève le petit doigt alors que la police interpelle et contrôle au faciès des gens à l’intérieur même du cortège ?
Devons-nous encore avoir confiance en ces dirigeant.es politiques et syndicaux quand on les entend s’alarmer sur des vitres de banques et d’assurances cassées alors qu’ils n’osent même pas déposer des parcours de manifestation autres que ceux imposés par la préfecture ? Quand ils n’osent pas virer les flics de l’intérieur des cortèges ? Quand ils n’osent pas déposer de grève générale reconductible ? Quand ils préfèrent envoyer leurs services d’ordre sous les ordres de la police tabasser des étudiant-e-s ou encore quand ils négocient avec les renseignements de la préfecture et qu’ils débattent encore avec un État qui a toujours imposé ce qu’il voulait quand le débat n’allait pas dans son sens (49.3) ?
Voulons-nous encore dans 30 ans bouffer les merguez des syndicats en rêvant au fameux grand jour où la masse sera dans la rue ? Si nous continuons de lutter ainsi, il est vrai que nous allons surement tout perdre, il y aura moins de privilégié-e-s et les gens se réveilleront en masse, peut-être, mais trop tard car ce jour-là nous n’aurons surement plus le droit de manifester et les merguez de la cegette auront un gout amer.
Spie est une entreprise qui construit des prisons et plus largement un rouage essentiel de la machine qui nous contrôle, nous surveille, nous enferme et nous expulse. J’ai donc crâmé un de leurs camions ce mardi 16 octobre entre 3 et 4 heures du matin, rue du capitaine andré david à Nantes. 2 bouteilles en plastiques remplie d’un mélange de 2/3 essence et d’un tiers d’huile de moteur, le tout avec des blocs d’allume-feux cellophanés contre la bouteille et placé çà derrière les pneus. Ensuite y a plus qu’à allumer et ciao, hasta la malekoum…
Liberté pour toutes et tous, avec ou sans papiers!
Samedi 13 octobre était organisée une manifestation contre le projet (TESO) Toulouse Euro Sud Ouest. Rendez-vous donné à 15h place Schumann, au milieu de la rue Bayard. Dix mètres en avant, puis dix mètres en arrière. La manif n’aura jamais quitté la rue Bayard. Récit et bilan subjectif de cette après-midi.
Ni Tour d’Occitanie, ni tour du quartier.
Une compagnie de Gendarmes Mobiles, la Nationale dans les rues alentours, la BAC et les voltigeurs qui zonent autour de la gare...le message était clair : on ne manifeste pas dans ces rues. Malgré l’intimidant dispositif policiers, une grosse centaine (200 ? 300 ?) de personnes -plus ou moins masqué.e.s, plus ou moins coloré.e.s- se retrouvent à l’heure dite.
Le Lidl récemment refait à neuf a sorti quelques gros bras supplémentaires pour garder l’entrée. La détestable nouvelle poissonnerie à la mode pour cadres friqués et pressés a fermé son rideau, les patrons et employés zieutent la manifestation en souriant.
Quelques prises de paroles ont lieu, puis des consignes sont données pour éviter les ennuis. Après un long moment d’hésitation, ça s’élance pour remonter la rue Bayard vers la gare. Là on se dit que les GM vont peut être s’écarter, que cette masse bleue est là uniquement pour intimider et intervenir si l’on venait à s’exprimer sur des vitrines ou les machines du chantier. Pure naïveté. Ils ne bougent pas. Alors on chante (merci à la chorale !) et on gueule des slogans derrière nos jolies banderoles. Puis on tente le demi-tour, pour voir si la flicaille côté place Belfort a eu consigne de nous laisser passer. Évidemment on n’a même pas envie d’essayer de redescendre la rue pour aller vers le centre-ville. Bon, place Belfort ça ne passe pas non plus...et puis si l’on s’avance trop, peut être qu’une nasse nous attend. C’est le retour place Schumann. C’est toujours joyeux, malgré la frustration de rester là.
Les flics n’ont pas bougé d’un centimètre, et nous si peu. Ça change de la manif de l’an dernier, où les hendeks étaient aussi en nombre, mais complètement passifs.
Sur la place, chacun.e vaquent à ses occupations. On chante, on se change, on achète des bières au Lidl, on colle quelques affiches, on gamberge en pensant à la sortie. Pendant ce temps des flics sont au coin de la place et film obstinément le cortège. Lentement, par petit groupe on se disperse. Là, à chaque barrage il faut montrer le contenu de son sac. Des affiches sont confisqué.e.s, certaines personnes ont leur identité relevée. Finalement sortir n’était pas trop périlleux.
Déjà vu.
Il faut se l’avouer, en dehors des cortèges syndicaux remplanplants, il devient presque impossible de manifester à Toulouse. Le même jour que la manifestation contre TESO, la très gentille marche pour le climat (#ilestencoretemps) prévue au métro Capitole se fait refouler à la Prairie des filtres « pour des raisons de sécurité ». Moudenc vient y fanfaronner. Puis une farandole s’élance sur le pont Neuf avant d’être stoppée. Les CRS empêche d’aller plus loin.
Toujours le même 13 octobre, une manifestation (déclarée) de soutien au Peuple Kurde était prévue à Jeanne d’Arc. Elle est annulée par la préfecture, pour cause de manifestation contre TESO. Pas assez de flics pour surveiller le cortège ? Le lendemain la manifestation a lieu, les flics qui l’encadraient se comptaient sur les doigts d’une main...
Récemment, fin septembre, la préfecture cantonnait la manifestation pour le droit à l’IVG à Saint Cyprien. Pourtant la manifestation était là aussi déclarée, le mot d’ordre était consensuelle. Lorsque le cortège tente de franchir le barrage sur le pont Saint Pierre, c’est gazeuse familiale pour tout le monde.
Et maintenant ?
C’était à craindre, ça se sentait venir de plus en plus depuis 2015 et l’instauration de l’état d’urgence. Pouvoir manifester est devenu un privilège. La norme c’est interdiction/nasse/répression. Toulouse avec ses centaines de caméras, sa métropolisation à marche forcée et l’expérience des flics suite aux manifestations de l’automne 2014 est évidemment un modèle à ce niveau. Bien évidemment il y a eu quelques réussites depuis, y compris au printemps dernier. Mais aussi pas mal de copaines passé.e.s en GAV ou en procès, voire qui ne viennent plus en manif.
Il est désormais nécessaires de (re ?)trouver des moyens de ne pas être piégé.e.s systématiquement dans des nasses plus ou moins resserrées, plus ou moins agressives. La solution la plus simple serait de ne plus aller en manif. Ou peut être de ne plus aller dans le centre-ville ? Mais est-ce que nous voulons vraiment nous y résoudre ? En attendant il reste d’autres manières d’agir dans l’espace publique afin de, ça et là, porter quelques coups à la machine.
NdAttaque, le 19 octobre. Il vaut mieux lire avant tout la revendication de ceux qui se sont mis en jeu pour mener cette belle action, ici.
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Le Parisien / mardi 16 octobre 2018
Nouvel incendie de véhicules dans le XVIIe arrondissement. Après celui qui avait touché 22 scooters et trois véhicules rue Fourneyron, la semaine dernière, cette fois-ci ce sont quatre voitures de la Poste et deux scooters qui ont été brûlés, ce mardi, au 30, rue des Renaudes.
Jérôme Dubus, conseiller de Paris du XVIIe (LREM), s’en inquiète. « Une nouvelle vague comme celle que nous avons connue il y a quelques années ans elle frappe tout l’arrondissement et non plus les Batignolles seulement », alerte-t-il ce mardi matin. « Le maire (Geoffroy Boulard NDLR) doit demander d’urgence des renforts au préfet de police ».
Nous pensons que l’action directe est aussi un moyen pour sortir des impasses du marécage milieutiste, de ses lieux communs acceptés de façon acritique, de ses slogans offensifs qui restent trop souvent lettre morte. Seuls, associés pour une nuit ou pour la vie – selon la sensibilité de chacun.e – laissons derrière nous les dogmes et choisissons le chaos de la vie. Pour les défenseurs de ce monde nous sommes des malfaiteurs. Nous sommes simplement ses ennemis et nous en sommes fières.
La nuit du jeudi 11 au 12 octobre, rue d’Hautpoul (Paris 19) on a crâmé un utilitaire de Vinci (constructeur de taule) et une voiture de la SNCF (qui fait la chasse aux pauvres et aux sans-papiers).
Une pensée pour Krème, pour le compagnon incarcéré pour l’incendie de la gendarmerie de Limoges, pour les anarchistes qui passent en procès en Italie (Scripta Manent et Panico).
Le pouvoir promet aujourd’hui d’incarcérer toujours davantage, en témoignent les contructions de lieux d’enfermement prévues partout sur le territoire. Parallèlement des équipes de matons s’autonomisent de plus en plus pour mener leurs propres assassinats couverts par l’ombre des prisons, comme à Seysses il y a quelques mois, en tuant Jawad au mitard. Bien sûr les réponses existent et ils les craignent, en témoigne la répression de tous les derniers mouvements collectifs de prisonniers.
A la CAJ nous voulons bien évidemment en finir avec tous les lieux d’enfermement et donc avec le système capitaliste qui en a besoin. Il nous semble des plus importants aujourd’hui que la solidarité en acte existe des deux côtés des murs, car le silence quotidien à propos de tout celà laisse le champ libre aux matons. A Seysses les prisonniers appelaient notamment à la dissolution de ce groupe de matons qui déguise des suicides au mitard, appelé par tout le monde « l’escadron de la mort ».
Dans cette optique nous relayons aujourd’hui ce texte qui parle d’un cas d’acharnement particulier. Tout ce qui est décrit ici n’a certe rien d’exceptionnel dans les prisons. Mais ce texte nous rappelle simplement la barbarie que les forces de répression se permettent, du comico à la geôle en passant par le tribunal. A nous de leur faire comprendre qu’il y a du monde derrière.
La CAJ
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Parce que cela fait maintenant plus d’un an que Skhander est en détention provisoire subissant pressions policières, acharnement de l’administration pénitentiaire et traitements infamants.
Parce que l’isolement et le silence sur cette affaire laissent toute latitude à la police et à la justice de faire leur sale travail répressif habituel, en l’occurrence sans même s’embarrasser du vernis légal.
Parce que police et justice frappent d’autant plus fort qu’ils sont potentiellement mis en cause.
Parce que l’isolement et l’enfermement sont leurs armes pour briser.
Parce que l’information diffusée est toujours celle des flics, matons et magistrats.
Cette histoire, comme celles qui remplissent les prisons de par le monde, se doit d’être entendue et racontée, que circule une autre version que la version policière.
Le 28 avril 2017, près de Perpignan, suite à un refus d’obtempérer lors d’un contrôle routier classique, la police prend en chasse un véhicule. Une « course poursuite » s’initie.
Dans une impasse dans laquelle poursuivants et poursuivi se sont engagés, un policier tombe de sa moto. La voiture, conduite par Skandher, est immobilisée dans la même impasse.
Skandher sort de la voiture. Le policier à terre sort son arme et le met immédiatement en joue.
Skandher s’enfuit ; le policier tire. Il est atteint par trois balles : une dans la fesse, une dans la jambe qui ne pourra pas être extraite car trop proche de l’artère et une lui perfore l’intestin (ce qui le contraint depuis à vivre avec une poche intestinale).
Il parvient tout de même à s’enfuir mais il est retrouvé quelques heures plus tard dans le coma.
Il est immédiatement placé en détention provisoire pour une prétendue « tentative d’assassinat avec arme », l’arme étant la voiture.
Il est envoyé à l’hôpital carcéral de Toulouse (UHSA). Il y passera environ un mois à l’UHSA où il commence à subir des mauvais traitements et pressions policières. Il est notamment interrogé dès son réveil, encore sous morphine.
Il est par la suite transféré à la prison de Perpignan où il ne reçoit ni traitement ni soin approprié à son « état ». Il doit changer seul sa poche intestinale, avec des risques de complications engageant à chaque fois son pronostic vital. A cela s’ajoutent les diverses humiliations propres à la vie carcérale mais décuplées par sa situation médicale.
Au cours de son incarcération il est envoyé à plusieurs reprises au mitard où les mauvais traitements se sont encore évidemment intensifiés. Lors d’un de ces passages, il sera par exemple privé de poche de rechange pendant 5 jours, poche qu’il est censé changer quotidiennement. Depuis le début de son enfermement, Skandher a perdu plus de 17 kilos, et a souffert de nombreuses infections et intoxications alimentaires. Son état de santé s’aggrave de jour en jour.
Étant donnée la bienveillance de l’administration pénitentiaire à son égard, Skhander refuse de se faire achever dans un hôpital carcéral et demande à être soigné dans l’hôpital de son choix.
Rompons l’isolement, en publiant sa version, en lui écrivant massivement, en organisant son soutien.
A vos marques prêts, partez !!! Petite liste non exhaustive des entreprises qui collaborent à la gentrification et au réaménagement de la Plaine...
Sur la Plaine les travaux ont commencé. Et qui dit travaux dit "ouvriers". Ce qui ne rime malheureusement plus avec "solidarité". Oui, il va bien falloir s’y faire, nous vivons dans un monde où l’expression "conscience de classe" ressemble plus au nom d’une série netflix qu’à une pratique collective et où le "droit de retrait" est entré dans la mythologie ouvrière.
Pour lutter contre la depression et le fatalisme qui nous menace tous, il ne nous reste plus qu’à nous attaquer nous-même au portefeuille des patrons ! ça tombe bien car dans le lot des entreprises ayant gagné les attributions de marché du réaménagement de la Plaine, des patrons il y en a. Et pas n’importe lesquels puisque on y retrouve pas moins que les multinationales VINCI et sa sous-filiale CEGELEC, GAGNERAUD CONSTRUCTION, KOMPAN SAS, etc...
Pour l’heure, c’est l’une des grosse multinationales en ingénierie, génie civil et BTP français qui se charge de l’ouverture du bal des travaux sur la Plaine. Il s’agit de la géante pieuvre NGE, et de son réseau de filiales tentaculaire (AGILS/GUINTOLI).
Mais, qui dit multinationale dit aussi multitudes de sièges et batiments logistiques, nombreux sous-traitants dans plusieurs villes et sur tous les territoires... De quoi mener une campagne vraiment nationale, à la hauteur de leurs puissance et de nos espérances....
Aménageurs et entreprises préparez-vous on arrive... La plaine sera votre Vietnam !!!!
NGE GENIE CIVIL/GUINTOLI SAS, 710 Route de la Calade CS 90110, 13615, Venelles Cedex F
Adresse internet : http://www.nge.fr EHTP SAS, 710 Route de la Calade CS 90110, 13615, Venelles Cedex F
Adresse internet : http://www.ehtp.fr REHACANA, ZI des Iscles BP 6, 13834, Châteaurenard Cedex F
Adresse internet : http://www.rehacana.fr
Abattage et élagage des arbres
GROUPE CHAILAN 18 promenade du Cavaou 13380 Pan de Cuques Cette entreprise d’élagage s’est déjà illustrée il y a quelques mois dans l’abattage des arbres de la pinède de Luminy. Par ailleurs, la co-gérante de l’entreprise est sur la liste d’opposition les Républicains de la ville de Plan de Cuques.
Revêtement des sols / Mobilier urbain
SOLS AZUR (Mandataire du groupement), ZAC du Carreau de la Mine, 13590, Meyreuil
Adresse internet : http://www.sols.fr SOLS MEDITERRANEE, 4 Rue Gustave Berthaud, 30540, Milhaud,
Adresse internet : http://www.sols.fr LES JARDINS DE PROVENCE, 16 Rue des Martyrs, 07250, Le Pouzin,Adresse internet : http://www.jdprovence.com URBA TP, Route des Vernèdes, 83480, Puget sur Argens
Adresse internet : http://www.utpavage.com GIL TP, 9 Traverse Galilée, 13800, Istres
Adresse internet : http://www.travaux-publics.net
CEGELEC Infras Sud-Est, 12 Boulevard Frédéric Sauvage, 13014, Marseille
Adresse internet : http://www.manageo.fr Vinci, quand tu nous tiens...Nous on ZADore !
Deck bois compris fondations / Gradins en pierre / Serrurerie en acier corten
GAGNERAUD Construction, 4 Avenue de Bruxelles, 13127, Vitrolles
Adresse internet : http://www.gagneraud.fr
Cette multinationale a à son actif quelques actions sympathiques tel que la construction de batiments allant du HLM au Casino dans plusieurs villes de France (Havre, Evreux, Bagnolet, Mureaux...), la construction des tramway de Marseille et du Havre et l’extention du T3 à Paris, la construction d’une gendarmerie à Pontoise, de quelques stations d’épurations ou de ERDF un peu partourt en FRance.
Aire de jeux
KOMPAN SAS, 363 Rue Marc Seguin, 77198, Dammarie les Ly
Adresse internet : http://www.kompan.com
Leader mondial des aires de jeux et des salles de sport, cette multinationale américaine possède des infrastructures partout dans le monde.
Plantation / Arrosage
PAYSAGES MEDITERRANEENS S.A.S., 490 Chemin de la Thuillière campagne Gibetti, 13400, Aubagne
Adresse internet : http://fr.kompass.com
Sa demande de libération conditionnelle, après avoir traîné plus de neuf mois, lui a été refusée au motif de son silence sur les faits. Peut-être ne désire-t-il pas exprimer de remords à la famille poulaga des vitrines… Contrairement à un autre des condamné.e.s, qui après s’être dissocié des actes et des idées pendant le procès, tente aujourd’hui de vendre sa petite histoire sur les étals des supermarchés révolutionnaires.
Non contents de lui faire payer sa peine en entier, la justice et l’administration pénitentiaire rendent son quotidien en prison encore plus insupportable, multipliant les brimades. Les fouilles à nu sont devenues systématiques à la sortie des parloirs, sans qu’aucune explication ne soit donnée. Après avoir été bloqué quelques semaines à la fin de l’été, le courrier arrive toujours de manière irrégulière. Le courrier avocat est lu par la matonnerie. Régulièrement des parloirs sont annulés par la mauvaise volonté de ses geoliers. Cette situation n’est pas exceptionnelle, c’est le rôle de la prison de tenter de briser les individus, de les rééduquer pour qu’ils soient dociles et intégrables dans la société. Qu’ils expriment des excuses, expient leur faute.
La solidarité exprimée dans les actes et les paroles, des tracts aux incendies, aident à ne pas céder à la résignation, donnent de la force à l’intérieur comme à l’extérieur.
Jusqu’à détruire la dernière des cages ! liberté pour tou-te-s !
Depuis ce morceau de terre appelé Italie, dans une région appelée la Romagne.
C’était une nuit de pleine lune, ou peut-être une nuit noire comme un corbeau, ou peut-être que c’était toutes ces nuits qui …
Choisi de vivre la ville non plus comme un garrot de ciment et de trajets obligatoires, mais dans la tentative de décider, de choisir la route, de dépasser les obstacles; de jouer à cache-cache avec tous les agents de contrôle, humains ou machines (qui se ressemblent alors et se confondent de plus en plus) et d’attaquer ce présent qui nous donne tant de rage et autant d’objectifs.
Lorsque nous prenons la capacité et le temps pour agir, nous nous donnons le moyen de saper l’oppression que nous subissons chaque jour; lorsque nous décidons d’attaquer la megamachine de cette chaîne d’oppression, nous nous sentons également un peu mieux, même un peu plus libres, un peu plus nous-même, avec notre autodétermination.
Nous nous en sommes pris (coupé, démonté, obscurci) aux systèmes de vidéosurveillance, car ils sont l’incarnation (sans viande), [ndt : jeux de mots incarnare senza carne, carne=viande en italien] de la société du spectacle et de ses objectifs omniprésents.
Nous nous en sommes pris aux caméras (en mettant hors service cinq ici et trois là et puis deux autres encore) parce que nous n’oublions jamais que beaucoup de nos compagnon.nes et affines sont en prison ou sous enquête à cause de ces maudites prises de vues.
Nous avons choisi d’agir pour renforcer ces mots et parce qu’il nous semble que la communication par l’action est un moyen formidable de débattre!
Contre toute hiérarchie, même celle qui mettent le feu plus haut que la pierre, la pierre plus haute que les ciseaux, les ciseaux plus haut que les embruns … Contre toute autorité, même lorsque le moment d’action nous oblige à déléguer des tâches ou que nous ne nous sentons moins préparé.e.s que d’autres plus « espert.e.s » que nous, ou cristallise des rôles d’autorité. Pour la multiformité d’attaque joyeuse et destructrice.
Une forte accolade à tout.es les prisonnier.es anarchistes partout dans le monde!
[repris de https://anarhija.info/library/italia-contro-l-occhio-del-potere-it]
Le 11 octobre dans la nuit, la brigade de gendarmerie de la charmante bourgade de Châtel-sur-Moselle, dans les Vosges, a reçu une autre visite que celle de voisins venus porte plainte ou de malheureux venus effectuer leur pointage.
« En effet, un ou plusieurs individus s’en sont pris à des fenêtres du bâtiment, mais aussi à la porte d’entrée de la brigade », nous dit le journaliste du coin, ajoutant pour nous prouver qu’il n’est pas moins sot que le premier pandore venu : « plusieurs petites vitres de cette porte d’entrée présentaient en effet de multiples impacts dus à des coups portés avec un objet lourd du style masse », avec une photo bonus [ci-contre].
Le fin limier qui n’en garde pas moins l’esprit aussi ouvert qu’il le peut, conclut avec cette lumineuse déduction qui fait honneur à sa profession de journaflic : « Tentative de cambriolage ? Dégradations gratuites ? Actes de vengeance ? Pour l’heure, les interrogations sont encore multiples sur les raisons de cet acte ». Comme on l’a déjà dit une fois ici… pour une fois toutes les hypothèses nous vont !
Vendredi 12 octobre à La Courneuve, quatre voitures portant toutes le logo de l’office départemental d’HLM (Seine-Saint-Denis Habitat) ont été cramées vers 9h du matin devant les bureaux de cet organisme.
Commentaire dépité dans un journal local de l’entourage du maire de La Courneuve, lui oui, lâchement planqué derrière un bureau pour prononcer expulsions et condamnations : il s’agit d’ « individus qui ont un mécontentement ou un grief, et qui au lieu d’organiser une action citoyenne, choisissent la loi du plus fort et des méthodes lâches qui pénalisent tout le quartier ». Il semble en tout cas que la seconde méthode, à l’inverse des vains bouts de papier polis, ne laissent pas le pouvoir indifférent…
Ce mardi en pleine nuit, vers 2h30, une quinzaine de pompiers bisontins ont été appelés d’urgence rue Trémolières, quartier Chaprais, pour éteindre sept voitures embrasées. Aucun blessé n’est heureusement à déplorer. La police a établi le caractère volontaire de cet incendie, qui ciblait au départ un véhicule, mais dont les flammes se sont ensuite propagées aux six autres véhicules.
Dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, ce sont déjà huit véhicules qui avaient été incendiés dans différentes rues de la ville. Une enquête de police avait été ouverte pour tenter d’identifier le ou les auteurs de ces actes de malveillance.
« Nous n’avons pas d’éléments tangibles qui permettent de lier ces faits, mais on va bien sûr étudier cette possibilité » fait le savoir le commissaire de la police Charly Kmyta.
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Fourgon ENEDIS incendié
Indymedia Nantes / mercredi 17 octobre 208
Au sujet de l’incendie de sept véhicules rue Trémolières dans la nuit du 15 au 16 octobre à Besançon.
Dans son édition papier du mercredi 17 octobre, l’Est Républicain précise: « la police a établi le caractère volontaire de cet incendie, qui ciblait au départ un véhicule, mais dont les flammes se sont ensuite propagées aux six autres véhicules ». En effet, selon le témoignage d’une personne habitant le quartier, les flammes ont d’abord embrasé un fourgon d’Enedis, pour ensuite se propager aux autres voitures garées dans la rue.
Le matériel entreposé dans ce fourgon, en plus d’être parti en fumée, aurait participé à la propagation des flammes.
Quant au fait qu' »aucun blessé n’est heureusement à déplorer », il faut être un sbire de l’ordre et de ses flics pour ne pas mentionner que les véhicules étaient garés à plusieurs mètres des habitations, écartant tout risque de danger pour les habitations de la rue.
Dans la nuit du 12 octobre dernier, Enedis avait perdu deux véhicules dans les flammes (un fourgon du même type et un utilitaire).
La nuit dernière [10 au 11 octobre 2018] à Berlin, nous avons allumé plusieurs engins incendiaires devant l’entrée du Gaußstraße 11 dans le quartier de Charlottenburg. Ce feu de solidarité est dirigé contre l’entreprise RWE-Innogy domiciliée à cette adresse et est l’expression des liens que nous ressentons avec les occupant.e.s de la forêt de Hambach. Malgré l’arrêt provisoire du défrichage, l’heure n’est pas à la fête. Les machinations destructrices de RWE et d’autres entreprises d’énergies se poursuivent à d’autres endroits sans être perturbées. RWE fournit le carburant qui fait fonctionner le capitalisme mondial, dont l’existence repose sur l’exploitation, le contrôle et la dévastation de l’humain et de la nature.
En plus de l’entreprise et de ses laquais, qui sont aussi bien sous contrat avec l’État que les boîtes privées, la politique mensongère et ses laquais en robe de juge font de la même manière partie de cette misère. Toutes et toutes agissent au service du capital, comme nous l’enseignent les événements des dernières semaines. C’est pourquoi nous ne devrions pas nous laisser fourvoyer dans les promesses et les décisions de justice, car c’est cette même justice qui, sous prétexte de protection contre les incendies, donne le coup de sifflet pour nous expulser et enferme nos ami.e.s en prison.
Nous, membres du GAF-ARB, revendiquons l’enlèvement et la séquestration d’une banderole du « Village de la Sécurité » qui s’est déroulé samedi 13 octobre place Royale à Nantes.
Cet événement ultra sécurisé par des dizaines d’hommes sur-armés n’a pas empêché l’introduction d’armes telles qu’une paire de ciseaux, des pistolets à eau et un sachet de farine pour commettre le rapt. Décidément, plus personne n’est à l’abri…
Considérant le nombre de banderoles que les forces de l’ordre ont volé aux forces progressistes ces deux dernières années, nous ne rendrons celle de la Sécurité que lorsque les nôtres nous auront été restituées. Le musée de Waldeck Rousseau doit se vider et rendre sa liberté aux banderoles stylées en détresse dans ce lieu infâme.
Nous nous engageons à traiter convenablement notre otage jusqu’à l’ultimatum, au-delà duquel, si nos banderoles ne nous sont pas rendues, nous ne pourrons plus rien garantir. Par souci de laisser à la fourmilière désorganisée du commissariat Waldeck Rousseau le temps de réfléchir et de s’organiser, nous fixons cet ultimatum au samedi 20 octobre, à 13h12. Si, à ce moment précis, aucune banderole stylée n’a été déposée sur la place Waldeck Rousseau, nous ne garantirons plus la sécurité de notre banderole-otage.
Comme vous pouvez le voir sur la photo, nous sommes lourdement armées et déterminées. Ne nous prenez pas à la légère.
Bien à vous,
Le Gang Anarcho-Féministe, section Armée pour la Restitution des Banderoles.
En juillet nous avions interpellé collectivement France Terre d’Asile (FTDA) avec un courrier resté sans réponse à ce jour. Ce matin, nous nous sommes rendu-e-s sur place pour renouveler notre demande d’explication et mettre l’accent sur les signes de dysfonctionnement. Nous étions une cinquantaine de militant-e-s (exilé-e-s ou non) devant FTDA à demander à FTDA de faire son travail ; mot d’ordre qui peut sembler assez peu ambitieux, mais qui, au regard des dysfonctionnements actuels représente une revendication nécessaire.
Juste deux exemples :
-Une personne exilée a rendez-vous. Sur son dossier transmis par FTDA, on peut lire : « remplir le dossier OFPRA en français, si vous ne pouvez pas, demandez à un ami qui parle français.. » Le gardien lui oppose un refus d’entrer expliquant que c’est à lui de trouver une personne qui traduira son récit, et que sans ça pas besoin de venir. C’est un exemple malheureusement trop fréquent, que l’on rencontre souvent dans nos permanences.
-Pas plus d’accompagnement dans l’écriture des récits de vie. Nous voyons tous les jours des personnes arriver avec une liste d’associations qui leur a été remise à FTDA , ce que FTDA refuse de reconnaître.
Suite à l’annonce de notre future venue, M. Pierre Henry, directeur national de France Terre d’Asile, nous a écrit : « Je prends connaissance de votre initiative avec circonspection. C’est sans doutes au nom d’une idée de coopération fraternelle que vous prenez cette initiative et que vous jugez de notre action sur un tel ton ? Si par contre vous êtes intéressé à comprendre notre organisation et ses contraintes en toute sérénité, nous pourrions vous rencontrer. »
Et bien oui Monsieur, au risque de vous déplaire, nous jugeons l’action de FTDA et condamnons la manière dont vous vous positionnez comme un relais des politiques migratoires mortifères.
Ce matin avons eu la chance de rencontrer la directrice de la PADA de FTDA, ainsi que la directrice régionale de l’OFFI. Alors qu’elles souhaitaient accueillir une délégation pour discuter dans le bureau, nous avons choisi d’avoir cette discussion en extérieur avec l’ensemble des personnes présentes.
Les réponses qu’elles nous ont apportées n’ont fait que confirmer ce que nous nous attendions à entendre. L’entretien ne fut pas trop long, en voici quelques morceaux choisis :
Directrice de FTDA : « L e budget qui passe dans les traductions est indécent » ; « Il faut rationaliser et optimiser la prise en charge… » ; « Il faut travailler avec des associations car elles travaillent aussi bien et moins chers que les sociétés, avec des bénévoles… »
Plutôt que de revendiquer des conditions de travail correctes et plus de moyens, FTDA affiche haut et fort son choix, pour régler ses problèmes de fonctionnement, de faire appel au bénévolat pour les traductions, les accompagnements juridiques…
La directrice régionale de l’OFFI :
« C’est un problème de flux. » Les personnes exilées qui arrivent en France sont donc des flux, des marchandises que l’administration gère. Nous apprenons que les « flux » ont été multiplié par 4 sur Nantes… Ce n’est pas les chiffres nationaux, et l’OFFI devrait être en mesure d’adapter les financements aux réalités locales.
En voulant s’appuyer sur les énergies militantes, FTDA semble oublier que nous ne portons pas le même projet politique. Nous voulons des papiers pour tou-te-s tandis qu’eux ne souhaitent aider que les personnes en situation de migration de droits (objet social de FTDA). Nous ne serons pas le relais de leurs politiques. Nous n’avons pas trouvé d’entente car il est clair que nous n’avons pas les mêmes valeurs et objectifs, et nous ne construirons donc pas de partenariat ensemble, et refuserons d’être sous-traitant. Nous continuerons de veiller à ce que FTDA à minima fasse ce pour quoi il est payer.
Et nous ne parlons pas de l’accueil : porte close sans aucune explication alors que l’affichage annonce une ouverture hebdomadaire de 9h à 12h30. La directrice contactée par téléphone nous explique que c’est pour la sécurité. On a craint un instant que c’était notre présence qui faisait que la porte restait fermée mais des personnes qui souhaitaient entrer nous ont expliqué que cette pratique est habituelle et toujours sans explication. Tire la chevillette et la porte s’ouvrira!!
Huit voitures ont été détruites par les flammes, dans la nuit du 14 au 15 octobre, sur un parking de l’écoquartier fluvial de L’Ile-Saint-Denis.
La vigilance est de mise dans l’écoquartier de l’Ile-Saint-Denis, suite à l’incendie de plusieurs voitures. Dans la nuit de dimanche à lundi, les habitants de l’écoquartier fluvial de l’Ile-Saint-Denis, situé dans le futur village olympique, le long du quai Châtelier, ont été réveillés par les flammes aux alentours de trois heures du matin.
Huit voitures, stationnées dans le parking visiteur provisoire, ont été détruites dans un incendie, dont on ignore encore l’origine. Selon les premiers rapports d’enquête, un premier véhicule a été incendié, avant que le feu ne se propage à sept autres véhicules. […]
Selon le début de l’enquête confiée au commissariat local, deux personnes suspectes auraient été aperçues avant le déclenchement du sinistre. Les techniciens du laboratoire central ont effectué des prélèvements afin de trouver trace d’hydrocarbure.
Suite à cette courte nuit, Mohamed Gnabaly le maire (SE) de L’Ile-Saint-Denis a transmis une circulaire aux habitants de l’écoquartier, affirmant qu’« une équipe prévention et tranquillité publique de cinq personnes » a été mise en place « pour protéger et améliorer le cadre de vie des habitants ». Mais les résidents restent sceptiques. […]
Un bâtiment de la mairie de Bourgoin-Jallieu, en Isère, a été victime d’un incendie volontaire dans la nuit du jeudi 18 au vendredi 19 octobre 2018. Une enquête a été ouverte par la police. Les faits se sont produits la nuit dernière. Les pompiers ont été appelés vers 2h45 pour un incendie dans une annexe de l’hôtel de ville de Bourgoin-Jallieu. Dans ce bâtiment de 2 étages, le feu a été localisé au premier étage et a touché le service juridique de la ville. Personne n’était présent au moment de l’incendie.
Les policiers qui se sont rendus sur place ont très rapidement orienté leur enquête vers une cause criminelle. Une vitre du bâtiment était brisée et un pavé a été retrouvé à l’intérieur.
L’incendie a été maîtrisé par les pompiers vers 4h30. Selon un premier bilan, la charpente n’est pas endommagée, seul un dôme en PVC a fondu. On ignore pour l’instant le montant des dégâts.
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Mise-à-jour du 14 novembre : Une personne condamnée…
France Bleu / mardi 13 novembre 2018
18 mois de prison dont 10 avec sursis mise à l’épreuve, obligation d’indemniser la mairie de Bourgoin-Jallieu (le montant des réparation n’a pas encore pu être chiffré), de travailler, de soins et interdiction de venir sur la commune. C’est la peine prononcée hier soir par le tribunal correctionnel de la ville à l’encontre d’un Portugais de 36 ans, qui vit en France depuis sa majorité. Il était poursuivi pour avoir incendié une annexe de l’hôtel de ville, dans la nuit du 18 au 19 octobre. L’homme, pour qui une expertise psychiatrique a été demandée, avait été placé en détention provisoire en attendant ce procès.
A la barre, comme il l’a fait lors de l’enquête, il nie les faits. Quant au mobile, aucun élément. Le motif politique est exclu. Pour l’expert psychiatre, le prévenu – un tatoueur en mission temporaire dans la ville – ne présente aucune pathologie. Il conclut aussi à l’absence de tendance à la pyromanie, même si un témoin affirme que le trentenaire lui a confié qu’il aurait voulu être pompier et que cet incendie l’amuse. Mais ce témoin précise que l’homme est ivre.
C’est d’ailleurs à cause de cet état que le prévenu affirme avoir eu du mal à retrouver le chemin de son hôtel, qu’il se perd dans le secteur de la mairie. Et sentant de la fumée, il rentre dans l’annexe où une vitre a été brisée avec un gros bloc de pierre. Il dit vouloir vérifier que personne n’est en danger.
Mais pour le ministère public, comme pour l’avocat de la ville, Me Laurent Maguet, si sur les images de vidéo-surveillance, on ne le voit ni mettre le feu, ni casser la vitre, on ne voit _ »que lui, errer dans les parages pendant plus d’une heure. » _Un faisceau d’indices suffisant pour la procureure. Céline Cuny requiert notamment 5 ans de prison dont 4 ferme et un maintien en détention.
Pour l’avocate du prévenu, au contraire, les images montrent à un moment la présence d’une autre personne mais regrette-t-elle « aucune investigation n’a été faite pour l’identifier ». Et son client s’il était coupable « n’aurait pas prévenu les pompiers à 2 reprises et attendu qu’ils arrivent ». Pour Me Aurélia Mennessier, « il n’y a aucune certitude, mais un dossier truffé d’erreur et de mensonges ». Elle demande la relaxe.
Le tribunal ne la suit pas mais prononce une peine bien moins lourde que celle réclamée par le ministère public. Le tribunal ne retient pas le maintien en détention, l’homme est donc reparti libre du tribunal.
La nuit du 16 septembre* sur le coup de 3 heures j’ai incendié 4 voitures de la Poste garées rue des Renaudes dans le 17ème. Quelques allume-feux poussés à travers la grille du radiateur ont suffi…
N’en déplaise à ceux qui ont déjà voulu tout expliquer mais ce qui m’a poussé ce soir là c’est moins le fait que des employés zélés de la Poste ont balancer des sans-papiers aux flics, mais plutôt le taf quotidien de la Poste, un rouage important et souvent ignoré de cette société, de l’économie et de la gestion étatique.
J’ai lu après-coup qu’au même moment un autre enragé sillonnait les rues de Nantes lui aussi poussé par des envies incendiaires. Ça fait plaisir de savoir qu’ailleurs d’autres personnes s’attaquent à ce monde, ça motive et ça donne de la force.
Solidarité avec Krème qui subit les brimades des matons de la taule de Meaux. Solidarité avec la personne enfermée à Limoges pour l’incendie de la gendarmerie. Solidarité avec les anarchistes qui gardent la tête haute face à la répression en Italie.
FEU ET FLAMMES CONTRE CE MONDE D’AUTORITÉ !
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* NdAttaque, samedi 20/10 : comme on nous a fait remarquer (merci!), il semblerait plus logique que ça se soit passé le 16 octobre e non pas le 16 septembre. Peut-être une erreur.
Expulsion de l’église occupée à Claviére ce mercredi 10 octobre, l’Etat et l’Eglise continuent de travailler ensemble à leur politique xénophobe et anti-solidaire.
Ils ont expulsé Chez Jesus. 14 camionnettes, plusieurs voitures de police et carabinieri, l’éternel troupeau bien fourni de digossini tout fiers. Ils sont arrivés à 7h40 le mercredi matin [10.10.2018]. Ils ont défoncé la porte avec un bélier et un marteau, et ils sont entrés.
Le prêtre qui nous a dénoncé, Don Angelo Bettoni, ne s’est pas montré. Le maire si, en revanche. Il était avec la police en train d’inspecter les locaux pendant qu’ils jetaient dehors les vêtements, les tables, les couvertures, les matelas restants. Pendant qu’une pelleteuse arrivait pour tout débarasser, ils mettaient des grilles aux fenêtres. Mais la position du maire était connue, depuis le début il appelait à l’expulsion, parce que Chez Jesus « menaçait les activités economiques du pays et faisait augmenter le flux de migrants (en le rendant plus visible) étant donné qu’il donnait de la nourriture et un endroit pour dormir. »
Ils ont tout de suite séparé, comme de juste d’après leur catégories, celleux qu’ils considéraient « migrants » et celleux qu’ils considéraient « anarchistes », « No Border », ou comme ils veulent. Les premiers ont été emmenés, pour un « contrôle d’identité », probablement à la procure de Bardonnèche. Il paraît que deux d’entre elleux ont été relâchéEs parce qu’ils étaient « en demande d’asile ». Le troisième, en revanche, a reçu un avis d’expulsion. Les autres ont tous été bloqués pendant des heures par les cordons policiers et ont été inculpés.
Ils nous ont expulséEs parce que, comme cela avait était approuvé à l’unanimité par le Conseil de la Ville Metropolitaine de Turin le 5 octobre, il faut « rendre à la vraie politique » (cit. Monica Canalis, conseillère PD, direction marketing Intesa SanPaolo). Ce qui signifie, comme explicité par le nouveau décret sécurité-immigration de Salvini, le contrôle et la gestion totale de celleux qui arrivent en Italie sans les « bons » papiers. Cela signifie rendre « illégales » des milliers de personnes grâce à l’élimination de la Protection Humanitaire. Cela annonce plus de rafles, de centres de rétentions et de déportations. Ils veulent de nouveaux esclaves, disposés à travailler pour un rien, sous la menace constante des papiers ou du centre de rétention. Et que s’ils réussissent à se rebeller ils seront bloqués ou bien leur demande d’asile sera revoquée, étant donné qu’à présent la participation seule à une manifestation suffit à être categorisé « sujet dangeureux ».
Chez Jesus s’est toujours opposé à toutes les formes de sélection et de contrôle. Dans ce refuge, personne ne demandait ses papiers à personne, personne ne gérait, personne ne contrôlait. C’était un lieu pour s’organiser ensemble contre les frontières, pour celleux qui veulent les traverser et celleux qui veulent les détruire, de façon libre et autogerée, afin que chacunE puisse choisir où et comment vivre, sans qu’une frontière ne brise la vie et les choix. A l’extérieur du business de l’accueil et de l’expulsion, loins du business des passeurs.
L’évêque de Susa, A. B. Confalionieri, a exprimé sa sarisfaction par rapport à l’opération d’expulsion menée par les forces de police. C’est un prêtre qui nous a dénoncés. C’est avec l’Eglise que la Préfecture a préparé l’expulsion, en sauvant sa face avec l’ouverture du lieu à Oulx. Et comme le rapelle ce même Evêque, « l’église valsusine a collaboré avec d’autres structures pour ouvrir le nouveau centre d’accueil à Oulx, plus adapté aux exigences des étrangers ». C’est à dire : un lieu ouvert de huit heures du soir à huit heures du matin à 15 kilomètres de cette frontière que celleux qui veulent aller en France essaient de traverser et où les personnes sont refoulées.
L’Eglise possède 20% du patrimoine immobilier présent en Italie, pour une valeur de plusieurs milliers de milliards d’euros. Un empire de briques, en pratique. Une multinationale immobilière, pleines de structures et d’argent. Qui d’un côté fait sa propagande à coup de réthorique « de l’accueil », de l’autre qui expulse un local ayant donné refuge à des milliers de personnes pendant ces 7 mois sous la bénédiction de l’église, et qui s’implique sans la gestion et dans le contrôle des migrants.
C’est aussi pour ça qu’ils ont expulsé Chez Jesus. Question d’argent, en plus de politique. Et ils sont tous contents. L’Etat français et ses gardes, qui réussissent à mieux garder le contrôle du flux de personnes dirigé vers la France. L’Etat italien, qui n’aime ni les lieux ni les espaces autogerés, fait respecter sa loi et « rend à la proprieté régulière » les locaux appartenant à l’église. L’Eglise, propriétaire des locaux; ses coopératives qui se feront de l’argent sur la gestion du lieu ouvert à Oulx. Les activités commerciales de Clavière, qui espèrent voir ainsi disparaître les migrants de passage dirigés en France qui détruisent le tourisme. Le ferrailleur de Gravere, qui s’est fait des sous en mettant les grilles aux fenêtres. L’entreprise qui a expulsé physiquement le lieu et tout jeté à la décharge. ChacunEs a ses responsabilités. Nous ne l’oublierons pas.
Nous invitons toutes et tous à des actions diffuses. Contre les frontières et leur dispositif. Nous rappelons par ailleurs que l’Eglise a tout de même un rôle de premier plan dans notre expulsion.
À la fin de la soirée électorale, des douzaines de drapeaux noirs ont défilé dans les rues au sud du parc Lafontaine. Ils sont restés là, éparpillés sur la chaussée, après notre court passage, après que l’anti-émeute nous ait dispersé.es, brisant notre unité à coups de gazs lacrymogènes. Un peu partout, ils témoignaient d’une promenade qui nous a laissé avec un sentiment d’amertume.
La manif a commencé vers 22h. La lumière rose d’un fumigène a marqué le début de ce qui allait être une démonstration de force brève, mais furieuse. Des feux d’artifice se sont mis à exploser, s’éteignant parmis les arbres du parc. Les flics nous surveillaient déjà depuis des heures, se cachant parfois derrière leurs voitures banalisées, mais surtout en nous observant de loin, comme s’ils essayaient de détecter la transgression, l’infraction ou le crime qui servirait de prétexte à l’utilisation des armes chimiques qu’ils étaient déjà entrain de préparer.
Alors que nous descendions vers le sud, une femme qui quittait l’Hôpital Notre-Dame a trébuché et est tombée. Presque immédiatement, une douzaine de camarades se sont arrêté.es pour lui offrir un coup de main. Illes ne savaient pas comment l’aider, sachant très bien qu’une ligne de flics était en train de les charger de derrière. Une fraction de seconde de présence malaisante, puis rien. Les capsules de lacrymo brûlantes remplissaient la rue Plessis et le stationnement de l’hôpital. Certain.es d’entre nous ont couru direction sud-est, coupant à travers ce stationnement, comme pour éviter la colère de Dieu. C’était trop tard. Nos roches avaient déjà atteint leur cible. Leurs précieuses voiture de patrouille étaient cabossées et leur virilisme agressif irrémédiablement déclenché. D’autres ont continué sur Plessis, ont fracassé la vitrine d’une caisse Desjadins, et une poignée de camarades se sont retrouvé.es devant la soirée électorale du PQ à l’Usine C, où illes ont livré quelques doigts d’honneur aux bourgeois assemblés, avant de devoir filer à travers les ruelles, les parcs et les allées, suivi.es par des charges policières de plus en plus affirmées.
Les marques de destruction et les drapeaux que nous avons dû laisser derrière nous après seulement quelques minutes font office de signature : votre monde sera détruit. Nos cabossures, nos tissus noirs déployés dans votre ville calme comme la mort portent un monde diamètralement opposé au vôtre– un monde qui attend impatiamment le moment de son déclenchement révolutionnaire, un monde qu’aucun flic d’anti-émeute, qu’aucune arme chimique ne pourra contenir. Un monde qui sera insulté par l’idée même d’avoir à élire des dirigeants.
Un monde dans lequel les élu.es seront remplacé.es par des tâches temporaires, révocables et ouvertes à tou.te.s. Un monde dans lequel nous répugnerons à abandonner notre pouvoir décisionnel aux mains de riches ‘socialistes’, de bourgeois-vedettes des classes dominantes qui adorent voir leurs visages sur des affiches à chaque coin de rue. Un monde dans lequel nous voudrons plutôt préserver notre puissance d’agir collectivement contre ceux et celles qui, sous le couvert du progrès et du développement — toujours le progrès et le développement — sont ô-combien prêt.es à agir «au nom du peuple» pour nous priver de ce qui est nôtre. Ces riches élites, ceux qui se retrouvent sur toutes les affiches, passeront les quatre prochaines années à s’abreuver à même le sein du Capital assoifé de sang, alors que nous nous ferons tranquillement gazer par les flics.
Dès maintenant et pour les 4 prochaines annnées, le gouvernement caquiste va continuer à accentuer les tensions raciales, à travers des politiques s’attaquant aux migrant.e.s et aux personnes racisées. En l’absence de mécanismes de redevabilité pour les élu.es, nous allons devoir mettre en application des tactiques qui ont d’ores et déjà fait leurs preuves dans nos communautés et en inventer des nouvelles — en prenant acte de la surveillance de plus en plus présente, mais pas toute puissante. Les violents mécanismes bureaucratiques par lesquels l’État renforce son caractère et ses politiques supprématistes devront être bloqués, contrecarrés, ou tout simplement détruits.
La Belgique est un de ces pays d’Europe qui a encore un Roi. C’est un fait curieux vu d’ici, et on peut donc se demander à quoi cela bien servir, un Roi, à part dépenser des millions et causer quelques scandales réguliers pour distraire la population ? Et bien un monarque, ça signe par exemple des décrets, des décrets royaux même. Comme par exemple celui qui vient d’étendre les compétences de la liste de l’OCAM (Organe de coordination pour l’analyse de la menace), un des organismes du terrorisme d’Etat belge.
L’OCAM, qui a succédé en 2006 au Groupe interforces antiterroriste (GIA), est un organisme placé sous l’autorité conjointe des Ministres de la Justice et de l’Intérieur, chargé de centraliser les informations venues d’autres services de renseignement pour « analyser la menace en matière de terrorisme et d’extrémisme ». C’est par exemple lui qui gère la base de donnée « Foreign Terrorist Fighters », créée en 2013 pour identifier principalement les combattants belges partis en Syrie. Une base qui contient officiellement 568 noms sur sa liste, dont celui de 120 djihadistes de retour. Mais comme on est jamais trop prudent quand on est un Etat qui accueille volontiers le siège de l’OTAN et celui du Parlement européen, l’OCAM a également créé un nouveau fichier en 2017, celui des « prédicateurs de la haine », qui contenait jusqu’à présent 40 noms, dont celui de Fouad Belkacem, du groupe Sharia4Belgium.*
Et puisqu’on en était là, pourquoi s’arrêter en si bon chemin, hein, s’est par exemple dit après un été 2018 trop chaud le ministre de l’Intérieur, Jan Jambon (N-VA) : « L’OCAD (l’acronyme de l’OCAM en flamand) doit parler de la menace terroriste en général, et pas seulement de la terreur musulmane. Nous devons prendre en compte toutes les formes de violence. Même si l’extrémisme musulman reste l’objet principal. La base de données a prouvé sa fiabilité pour un seul danger. Nous utilisons maintenant cette expertise pour d’autres formes. » Et c’est comme cela qu’on en revient à notre fameux décret royal, qui a récemment étendu cette liste à d’autres « prédicateurs de haine ».
Aujourd’hui 20 octobre, une flopée de journaux flamands (Het Nieuwsblad, Gazet van Antwerpen, Het Belang van Limburg et De Standaard) rapportent ainsi qu’à ces 40 islamistes qui prônent la sharia, viennent d’être ajoutés les noms de 23 personnes : 16 personnes « d’extrême gauche » et 7 adeptes d’extrême droite. Du côté des nazis, ils avaient pourtant le choix, mais allez savoir pourquoi, ils n’en ont trouvé que 7, dont le fameux Tomas Boutens, l’ancien para et dirigeant du groupe « Bloed, Bodem, Eer en Trouw » (Sang, Terre, Honneur et Foi). De l’autre côté, c’est déjà plus l’abondance et, détaille la presse, viennent donc d’être inclus sur la liste très officielle des personnes à surveiller à côté des islamistes de Syrie et des néo-nazis, les « anarchistes violents du groupe francophone La Cavale, qui sont poursuivis par le parquet pour leur opposition en particulier à la construction d’une maxi-prison à Haren ». Pour rappel, le 10 juin 2015 un peu avant 6h du matin, différentes équipes de l’anti-terrorisme avaient perquisitionné 4 domiciles où habitent des compagnon.nes ainsi que le local de lutte contre la maxi-prison « le Passage », ces perquisitions étant effectuées dans le cadre d’une opération nommée « Cavale », suite à une enquête ouverte en 2013 pour « incitation à commettre des actes terroristes » et « participation à une organisation terroriste »*.
Mettre dans un même gros sac ceux qui font concurrence au pouvoir en place en se battant pour un autre Etat, d’autres prisons d’autres flics et d’autres lois, avec les partisans irréductibles de la liberté qui ont en haine toute forme d’autorité, voilà donc le dernier tour de passe-passe de l’Etat belge. Et ce n’est que le début de ce qui nous attend tous, ici aussi. A chacun de se montrer à la hauteur des enjeux…
FINMARS 1982, UNSQUAT S’OUVRE rue de l’Est dans le 20e arrondissement de Paris. Par cette action, les nouveaux squatteurs proches des Fossoyeurs du vieux monde entendent rompre et critiquer le discours politique autour des occupations de locaux vides. En effet, ils décident d’ouvrir un bâtiment neuf, encore partiellement habité. Pour eux, le squat doit être une expropriation. Ils se barricadent et décrètent la rue interdite aux flics. Les accès à la rue sont bloqués et les flics chassés. Ils seront expulsés en octobre de la même année après une forte résistance. Résumé tiré de Basse Intensité
Extrait de la revue Les fossoyeurs datant de mai 83 :
« du moment que nous ouvrons un territoire – ne serait-ce que quelques portions d’immeubles et sur l’espace de quelques squats localisés au nord du 20e – à la rencontre, à la dépense, à la liesse publique, nous sommes amenés à déborder et vient alors, tôt ou tard, l’instant où on ne peut plus y durer. À l’est, nous n’avons pas été expulsés au terme d’une procédure juridique, mais sur décision politique du parquet pour « trouble à l’ordre public » – environ cinquante plaintes avaient été centralisées, au point que le ministre de l’intérieur avait été personnellement saisi de cette « affaire » et cet instant concentre toute la question sociale du territoire. Certes, territorialement les prolétaires finissent inévitablement par perdre, face au potentiel militaire et judiciaire de l’ennemi. Jamais ils ne possèdent le terrain durablement. S’ils pouvaient occuper une place et y durer, c’est qu’ils n’y feraient aucun bruit, aucun scandale. Mais ceux qui platement nous donnent perdus d’avance dans l’affrontement avec les forces de l’ordre sont des têtes de mort. L’affrontement lui-même fait partie de la fête ! »
Depuis quelques jours, la brigade de gendarmerie de Senlis (Oise, 170 militaires) teste une nouvelle application : elle permet à chaque pandore de pouvoir mater en direct et 24h/24 les caméras de vidéosurveillance sur leur smartphone personnel. C’est le village de Verberie (4000 habitants, 19 caméras) qui sert de test, un test qui a vocation à être étendu à toute la zone gendarmerie de l’Oise et à passer par la suite sur leur smartphone pro (le système NEO). Dans les zones rurales, si les caméras se multiplient jusque dans les petits bleds, il n’y avait souvent pas d’opérateur humain derrière, et encore moins en direct (sauf parfois quand ils ont une police municipale). Cette appli à destination des gendarmes est donc destinée à combler ce vide.
A noter que le mélange entre leur téléphone perso et pro est assez marquant et significatif, tout comme le fait que la vidéosurveillance dépende toujours plus soit de l’installation/présence de la fibre optique (pour les caméras à la campagne) soit d’antennes relais (pour les relier aux smartphones gendarmesques).
Deux vidéos sur cette nouvelle arme technologique des gendarmes:
Dans la soirée de vendredi 19 octobre, une émeute a éclaté à la prison pour sans-papiers [1] d’Aluche, un quartier du sud-ouest de Madrid. Des migrants ont cherché à s’évader et se sont retrouvés face aux matons-flics du centre. Une dizaine d’entre eux ont été blessés.
Selon les médias, « des migrants auraient utilisé des bancs comme des béliers à la faveur d’une distribution de médicaments, s’en prenant aux 12 policiers en poste à ce moment-là. Parmi les blessés, deux policiers ont été grièvement touchés » et ont du être hospitalisés. Au total, dix flics et un migrant auraient été blessés lors de cette tentative d’évasion collective.
En août, une révolte avait secoué cette même prison. Cette fois-ci, treize mineurs sans-papiers avaient réussi à s’échapper.
[Reformulé de la presse, 20.10.2018]
NdSAD : [1] Appelées dans le langage du pouvoir « Centres d’Internement pour Etrangers ». C’est l’équivalent en France des Centres de Rétenton Administrative (CRA).
Dans la nuit du 19 au 20 octobre à Offemont (Territoire-de-Belfort), les bureaux de l’office HLM de Territoire Habitat ont été incendiés. Les dégâts sont tels que l’agence a dû fermer temporairement.
Sur les coups de 4h30, l’alarme anti-intrusion a alerté l’agent d’astreinte de l’office HLM. Une fois sur les lieux, ce dernier constate qu’un « volet avait été forcé et que des flammes s’échappaient de deux fenêtres. Il semble qu’un engin incendiaire ait été projeté à l’intérieur, embrasant l’ensemble des bureaux. L’agence a ensuite été placée sous la surveillance de deux agents de sécurité ». Etant donné que l’ensemble des locaux a été entièrement ravagé par les flammes, les dix employés travaillant sur le site seront répartis sur les autres agences du Territoire-de-Belfort.
Le président du conseil départemental et de Territoire habitat s’est dit stupéfait de l’acharnement la détermination de l’auteur des faits : « Il lui a fallu escalader la barrière métallique qui entoure l’agence, forcer le volet et s’attaquer au double vitrage, avant de lancer l’engin incendiaire ! ».
« Cette agence gérait 3 500 appartements de l’Arsot, mais aussi de toute la partie nord du Territoire, ce qui représente environ un tiers du parc de Territoire habitat », d’après le président de Territoire Habitat.
Plus tôt, vers 20h30, deux voitures avaent été incendiées rue des Commandos-d’Afrique dans le même quartier de l’Arsot.
Pendant la semaine internationale de solidarité avec les prisonnier.e.s anarchistes, plus d’une dizaine de distributeurs automatiques de billets ont été sabotés dans divers quartiers de Madrid. L’utilisation des outils pour ce type de sabotage est simple etfacile : un marteau et une bombe de peinture.
Nous voyons la solidarité comme la continuité de la lutte qui a conduit à l’enfermement de nos compagnon.ne.s dans les geôles de l’Etat. La solidarité anarchiste, c’est bien plus qu’un simple mot écrit ou un travail d’assistance avec les prisonnier.e.s. Cette solidarité se concrétise dans l’attaque des structures du capitalisme et de l’Etat et cherche à approfondir le conflit en ayant recours à l’action directe.
A bas les murs des prisons. Vive l’anarchie.
Pour les compagnon.ne.s accusé.e.s de l’opération Scripta Manent !
Pour les compagnon.ne.s persécuté.e.s à la suite du sommet du G20 à Hambourg !
Pour les anarchistes indonésien.ne.s poursuivi.e.s après le 1er mai !
Pour Lisa et tou.te.s les anarchistes incarcéré.e.s !
[Traduit de l’espagnol de Contrainfo, 19 septiembre 2018]
Ce mardi 16 octobre, 13 personnes passaient en procès pour des affaires liées à la lutte anti-CIGEO.
Une spécialité du tribunal de Bar-le-Duc est de rassembler toutes les affaires militantes le même jour, afin d’assurer un déploiement policier proportionné : une centaine de flics.
La journée a commencé à 9h, sur les sièges du tribunal de Bar-le-duc
Malheureusement, une des avocates des militant.e.s, s’étant cassée le pied, ne pouvait pas être présente et avait demandé des renvois pour ses dossiers.
La juge principale (Catherine Buchster-Martin) et le procureur (Olivier Glady) s’en énervent vite et font donc pression sur l’un.e des copaines prévenu.e.s :
"proc : Pourquoi avoir choisi un avocat de Lille alors que vous habitez ici ?"
"juge : Avez-vous choisi maître R par opportunisme pour obtenir un renvoi ?"
ponctué de "vous êtes bien sûr que vous avez choisi cette avocate ?"
puis la juge, daignant enfin regarder ses notes, constate que l’avocate en question avait demandé le dossier pénal de la copaine le 25 juin.
Une avocate de la partie civile (des flics) demande le renvoi de l’un des procès parce qu’elle a eu un accouchement prématuré, le procureur refuse car "elle aurait pu anticiper". Les avocates présentes dénoncent ce sexisme latent.
7 renvois au 5 février 2019 finissent par être prononcés, les demandes d’allègement de contrôle judiciaire, comprenant des interdictions de territoire et des pointages lourds, sont rejetés pour 2 des 3 copaines qui en avaient fait la demande. On applique donc des restrictions fortes de liberté, pendant plus de 4 mois, pour des personnes "présumées innocentes".
Les réactions du public face aux élucubrations du procureur et à l’absurdité des procès énervent la présidente du tribunal, au point qu’elle commence à faire évacuer des personnes de la salle au tout début du premier procès. Ainsi, 3 copaines se font trainer jusqu’à l’extérieur du tribunal.
Premier procès
Ce procès s’annonce long, les faits datent d’avril (refus de signalétique, violences, menaces de mort et outrages) et le procureur se met à plaindre les compagnies de gendarmes mobiles :
"harcèlement typique que subit au quotidien la gendarmerie mobile à Bure" ;
"c’est une sorte de jeu d’aller emmerder les gendarmes" ;
"La mairie de Bure doit consacrer presque l’entièreté de son budget pour pallier aux dégradations des opposantes" ;
"on peut comprendre que les gendarmes mobiles en ont assez d’être caillassés, d’être insultés, ..." ;
"A travers leur mission de surveillance les gendarmes subissent trop souvent du harcèlement"
Le harcèlement, dans sa bouche, c’est les gendarmes qui le vivent. Par contre pas de harcèlement policier : à cause du mensonge et du refus de s’identifier des opposant.es, "c’est par l’interpellation systématique que leurs identités se sont révélées".
En passant, il évoque au juge que les attestations d’hébergement sont "des bouts de papiers, des torchons" et que "c’est du bidon" en déclarant qu’une habitante (qui allait être jugée peu après, et qui donc était dans la salle) est une menteuse. Et puis de toute façon, comme dit Glady, "la maison de la résistance de Bure, que je connais pour m’y être invité plusieurs fois cette année accompagné des forces de l’ordre, est une vaste auberge de jeunesse" et se permet de faire des remarques sur l’intérieur de la maison.
Malgré les différentes incohérences du dossier, le procureur demandera 3 mois fermes avec mandat de dépôt, une révocation de sursis (2 mois) et une interdiction de Meuse pendant 2 ans.
Le jugement pour les parties civiles est reporté mais 7 "victimes" policiers demandent chacun 600 euros d’amende pour s’être fait insulter.
Après une courte pause du tribunal, dossier suivant
Les faits remontent cette fois-ci à janvier 2017 : blocage d’engins de chantier dans le bois Lejuc. Le renvoi demandé précédemment pour manque de pièces au dossier envoyé à l’avocat et car une personne n’avait pas été prévenue qu’elle passait en procès, a été refusé. Ce renvoi avait été négocié la veille entre l’avocat et le procureur, celui-ci bien entendu est revenu dessus, l’avocat n’a donc pas pu préparer le dossier.
Pour excuser ce procès qui se fait en bafouant clairement le droit à la défense, le procureur assurera que la personne est "radicalement introuvable".
Elle est accusée de s’être tenue sur le chemin devant l’engin pendant ... moins d’une minute !
Le procureur évoquera "la ténacité éprouvée pour bloquer l’engin, agripper l’engin est une technique, toute une grappe s’y est accrochée, l’engin de chantier était littéralement recouvert" (par 3 personnes ^^).
Et c’est ce qu’on reproche à la seconde prévenue, l’obstruction des travaux par la "technique de grimpe".
Elle avait eu la tête projetée contre le rétroviseur, ce qui lui occasionna une blessure au nez. Un vigile déclarera : "elle avait une croûte sur le nez avant, elle l’a frottée avec de la neige pour l’arracher et se faire saigner". Sa plainte pour coups et blessures a été classée sans suite.
L’avocat rappelle que l’ANDRA avait, auparavant, fait des travaux illégaux dans le bois lejuc. Les travaux bloqués n’étaient donc pas d’utilité publique mais de réparation d’ordonnance pénale, et au vu du contexte (6 mois après l’ordonnance de remettre en état la forêt, avec des machines pas adaptées aux travaux à faire) ils étaient faits purement par provocation par l’ANDRA, pour montrer qu’ils voulaient faire les travaux mais qu’on les en empêchait.
Réquisition : 3 mois de sursis simple pour chacun.e pour "obstruction à des travaux publics par violence ou voie de fait".
La partie civile (l’ANDRA) demande 2721 euros pour des travaux qui ont été interrompus mais tout de même facturés et 700 euros pour leurs frais d’avocat.
Au cours de cette affaire, une autre rangée de 4 copaines a été "évacuée" du tribunal.
14h, un dossier qui date du 22 février, date de l’expulsion du bois Lejuc
La prévenue de 60 ans est acusée d’avoir violenté les gendarmes qui la portaient lors de son expulsion de la maison de la résistance. Elle leur aurait donné des coups de pied au niveau de la tête et de l’avant-bras.
Le procureur joue la victime :
"le discours de la défense est teinté de situationisme et de conspirationisme"
"on pourrait croire que je suis un manipulateur de projet politique"
"il paraît que je ne serais qu’une moitié, voir moins d’une moitié de magistrat"
"un judas, un vassal du nucléaire, cela a même été taggué dans le tribunal"
"dans tous les torts de l’histoire, je serais parmi les plus grands scélérats"
Pour conclure avec un "c’est un petit peu agaçant"
La défense évoque la complexité de voir toutes les prévenu.e.s en Garde à Vue car les gendarmes font en sorte de les éparpiller à travers le département. Le procureur répond : " on n’allait pas lancer une invitation à l’ensemble de l’équipe des avocats des opposants pour le 22 février, puisque cette perquisition était inopinée".
Une copaine ne tient plus et un rire lui échappe, la juge ordonne son "évacuation", ce à quoi les Gendarmes mobiles procèdent en filmant. Le procureur continue sa plaidoirie alors que nous protestons contre la présense d’une caméra dans la salle d’audience, ce qui est strictement interdit.
Un huis-clos non-officiel, non-assumé
La juge ordonne l’évacuation immédiate de la salle, puis une suspension de l’audience. Les GM nous encerclent tout en filmant. Nous sommes poussé.e.s, pressé.e.s vers la salle d’à côté.
Devant l’escalier, nous sommes poussé.e.s plus violemment. Deux autres copaines finiront le trajet vers la sortie (comprenant 2 volées d’escaliers) en étant portées jusqu’à la porte.
Peu de temps après, l’audience reprend. La juge déclare qu’elle reste publique et que les portes sont ouvertes. Malgré cela, les GM ne laisseront entrer que les prévenu.e.s restant.e.s et les avocates. Un huis-clos non-officiel, non-assumé.
Réquisition : 3 mois de sursis simple pour le dossier qui était en cours au moment de l’évacuation de la salle.
La partie civile (le commandant Dubois, qui n’en est pas à sa première affaire) demande 300 euros.
L’affaire suivante, qui a donc été jugée dans ce huis-clos non officiel, concerne une copaine arretée début septembre alors qu’elle marchait dans les rues de Mandres en Barrois. Les flics la contrôlaient pour la 9e fois en 3 semaines, il se serait énervé et les aurait traité de nazis. Les flics l’ont interpellé. En l’entendant crier, pas mal de monde a débarqué, les GMs ont pris peur et ont gazé. La copaine interpellé crache suite au gazage, il sera donc chargé d’outrage et de rebellion en réunion (puis d’un refus de signalétique : photos et empreintes).
Le réquisitoire du procureur s’appuie principalement sur le casier judiciaire de la copaine (2 condamnations), pour démontrer sa culpabilité. Le crachat poserait des problèmes sanitaires et aurait une portée symbolique.
La partie civile fait savoir, par recommandé, qu’elle demande 69 euros pour une paire de lunettes et 450 euros pour le crachat.
Réquisition : payer les parties civiles + 6 mois de prison avec mandat de dépot dont 3 avec sursis et mise à l’epreuve : obligation de travailler et interdiction de Meuse pendant 2 ans.
La juge exprimera qu’elle regrette les propos de l’avocate par rapport à la police, celle-ci ayant dénoncé le harcèlement et l’acharnement policier au sens large.
Dernier procès
La dernière personne est jugée pour un outrage qui aurait eu lieu lors d’un contrôle routier à 10m de la maison de résistance, en août dernier. Cette personne a fait le choix de se présenter sans avocat.
Le proc attaque le droit à garder le silence en dressant un profil psychologique type anti-tout "et peut-être même anti-anti". Pour appuyer ses propos il se réfere une fois de plus à l’audience du 19 mars où des copaines avaient fait le choix de ne pas se prêter au jeu de la justice.
Réquisition : 3 mois de sursis avec mise à l’epreuve : obligation de travailler et interdiction de Meuse pendant 2 ans
Tous les rendus des procès seront donnés le 13 novembre.