Vive l'Anarchie - Semaine 43, 2018

Sommaire

Manifestation contre le patriarcat (FR/DE/TU/EN/ES)

Publié le 2018-10-22 08:29:05

Samedi 27 octobre, nous manifesterons ensemble contre l’oppression patriarcale au quotidien. À Genève des femmes ont été battues et ont dû être soignées à l’hôpital, à Berne plusieurs femmes ont subi des attouchements de la part de supporters de football d’extrême droite près de l’Aar. En Thurgovie, une mère qui promenait son enfant en poussette a été frappée sans raison au visage – d’autres femmes évoquent des attaques similaires. La violence patriarcale comme la violence dans les familles, le racisme contre des femmes non blanches ou la discrimination contre des personnes queer2 font rarement la une des médias. Le samedi 27 octobre 2018, nous voulons envoyer un signal clair contre le patriarcat.



Le renforcement de l’antiféminisme

Avec le glissement politique à droite, les positions antiféministes ont gagné en importance. Le modèle familial conservateur est de nouveau cité en exemple : la femme reste à la maison et fait des enfants, les hommes eux assument un rôle de soutien de famille. Les partis de droite rejettent le langage épicène qui serait une manifestation du politiquement correct de féministes hystériques. Ils utilisent sciemment des expressions sexistes. Les personnes trans sont cataloguées comme des malades, faisant partie de la « folie du genre ».

Quelles que soient leurs formes d’expression, ces modes d’oppression se caractérisent tous par leur antiféminisme. Le tenants de ces mouvements ont créé le concept de soi-disant « état de nature », qui envisage uniquement l’existance des hommes cis et des femmes cis. Selon ce concept, les hommes sont imaginés comme les protecteurs des femmes, qui seraient le sexe faible. Par ailleurs, des partis et organisations antiféministes se perçoivent comme les protecteurs de « leurs femmes », quant il s’agit par exemple de dénigrer les migrant.e.s et de critiquer exclusivement le patriarcat et la misogynie des cultures étrangères. Des mouvements de la soi-disant masculinité veulent se débarrasser d’un « ramollissement féministe » et pensent les femmes comme des objets sexuels que l’on peut violer. Selon eux, les femmes oppressent les hommes afin de s’accaparer la place dominante. L’antiféminisme définit donc les femmes, mais aussi les personnes LGTIQ2, comme sujet légitime de la violence physique et psychique.

Le féminisme bourgeois n’est que la moitié de la réponse

Certains progrès de ces dernières décennies sont liés aux mouvements féministes bourgeois. Les femmes ont, par exemple, maintenant le droit gagner leur propre salaire, de suivre une formation ou de voter. Mais leurs efforts émancipatoires se limitent avant tout à leur carrière professionnelle. Les rapports de pouvoir structurels ne sont la plupart du temps pas remis en question ou alors seulement en passant. La conduite du ménage et l’éducation des enfants sont par exemple restés des tâches féminines. Les combats des femmes migrantes ou du mouvement queer ne sont pour ainsi dire pas pris en compte.

Le féminisme bourgeois est devenu une sorte de marque de fabrique. Ainsi des vêtements sont vendus avec des slogans féministes alors que les conditions de production de ces biens par d’autres femmes pour des salaires de misère sont occultés. Le féminisme des partis et des organisations se réduit à une déclaration d’adhésion et au soutien du « combat féministe » des politicien.ne.s. Il en est de même des Prides, à l’origine une forme de protestation et de lutte de personnes trans et de queer hauts en couleur, qui sont, aujourd’hui, récupérées pour être utilisées comme plates-formes de consommation et vecteur de publicité.

Un féminisme queer pour toutes et tous !

Nous voulons une société, dans laquelle toutes les créatures sont libres et où les catégorisations basées sur le sexe biologique ou social ne jouent plus aucun rôle. Nous voulons aussi renverser le capitalisme, le racisme et l’état qui oppriment et imposent des relations de pouvoir. Des combats féministes queer doivent se développer et s’organiser. Des espaces autonomes sont à créer, des espaces de discussions et de travail où les problèmes quotidiens peuvent être abordés collectivement sont à imaginer. C’est pour ce féminisme queer que nous descendons dans la rue !

Une manifestation autonome et solidaire

Nous voulons mener une manifestation sans hommes Cis. Nous voulons créer un espace où les idées, les opinions et les émotions qui sont régulièrement niées par le patriarcat, deviennent visibles. La non implication des hommes Cis est une mesure temporaire, afin de surmonter en partie les relations de pouvoir.
À l’intention des hommes Cis intéressés : des informations pour une participation solidaire suivront.

Nous nous solidarisons avec tous les mouvements féministes queer dans le monde : avec le mouvement Pro-choice en Argentine, au Chili et en Irlande, avec les mouvements autonomes des femmes zapatistes et du Rojava, avec les luttes des femmes en Inde, avec les combats LGBITQ en Turquie, aux USA et en Russie.

Notes :

Cette manifestation se déroulera sans autorisation car nous ne voulons pas demander à l’état une autorisation de descendre à la rue, comme il représente en partie le système d’oppression.

Contact pour des questions ou des propositions : smash-patriachy@immerda.ch

1) un homme cis/une femme cis est une personne dont le genre ressenti correspond au sexe assigné à sa naissance

2) Queer : concept collectif pour tous les humains qui vivent en dehors des normes sexuelles hétéro

3) Lesbian, Gay, Trans, Inter , Queer

Deutsch

27.10.18 - 21 Uhr - Münsterplatz - Bern

Am Samstag, den 27. Oktober wollen wir gemeinsam gegen die tagtäglich herrschende patriarchale Unterdrückung demonstrieren. In Genf wurden Frauen* krankenhausreif geschlagen, in Bern begrabschten rechtsradikale Fussballfans mehrere Frauen* an der Aare. In Thurgau wurde einer Mutter, die mit ihrem Kinderwagen unterwegs war wortlos ins Gesicht geschlagen – weitere Frauen* berichteten von ähnlichen Angriffen. Alltägliche patriarchale Gewalt wie zum Beispiel häusliche Gewalt, Rassismus gegen nichtweisse Frauen* oder Diskriminierung von queeren [1] Personen erlangen dagegen selten mediale Aufmerksamkeit. Lasst uns am Samstag, den 27.10. gemeinsam ein Zeichen gegen das Patriarchat setzten !

Das Erstarken des Antifeminismus

Mit dem Aufkommen des politischen Rechtsrutsches haben auch antifeministische Positionen an Bedeutung gewonnen. Es werden wieder konservative Familienmodelle gefordert, in der die Frau zu Hause bleiben und Kinder kriegen soll. Diskriminierungsfreie Sprache wird von rechten Parteien als "Political Correctness" der hysterischen Feminist*innen abgelehnt, stattdessen bedienen sie sich bewusst sexistischer Ausdrucksweisen. Transpersonen werden als krankhaft und Teil des "Gender-Wahnsinn" dargestellt.
Trotz der unterschiedlichen Ausprägungen, vereinen sich all diese Unterdrückungsformen im Antifeminismus. Dabei wird ein sogenannter Naturzustand kreiert, in dem nur Männer und Frauen existieren. Männer sollen die Rolle des Ernährers und Beschützers erfüllen, Frauen die des "schwachen" Geschlechts. Zudem sehen sich einige antifeministische Parteien oder Organisationen als Beschützerin der "eigenen Frauen*", wenn es beispielsweise darum geht gegen Migrant*innen zu hetzen, indem sie ausschliesslich "ausländische Kulturen" als patriarchal und frauenfeindlich darstellen. Des Weiteren wollen sich sogenannte Männlichkeitsbewegungen von der "feministischen Verweichlichung" befreien und sehen Frauen* vor allem als Sexobjekte an, die man(n) vergewaltigen darf. Frauen* würden Männer* unterdrücken und die Herrschaftsrolle übernehmen wollen. Der Antifeminismus definiert somit Frauen*, aber auch LGBTIQ* [1] Menschen, als legitimes Ziel von physischer und psychischer Gewalt.

Bürgerlicher Feminismus ist nur die halbe Antwort

Bürgerliche feministische Bewegungen haben in den letzten Jahrzehnten viele Veränderungen mit sich gebracht. Frauen* durften ihren eigenen Lohn verdienen, eine Ausbildung machen oder Abstimmen gehen. Doch die emanzipatorischen Bemühungen beschränkten sich vor allem auf die Karriereleiter. Strukturelle Machtverhältnisse blieben meistens unangetastet oder griffen diese nur nebenbei auf. Die Haushaltsführung und die Kindererziehung blieb beispielsweise weiterhin Frauen*arbeit. Zudem wurden die Kämpfe der migrantischen Frauen* oder der queeren Bewegung von den bürgerlichen Feminist*innen kaum einbezogen.
Der bürgerliche Feminismus ist heutzutage zur einer Art Marke geworden, indem zum Beispiel Kleidungsstücke mit feministischen Parolen verkauft werden, während der Umstand, dass andere Frauen* die Konsumgegenstände für einen Billiglohn herstellen müssen, von den Konsument*innen ausgeblendet wird. Desweiteren bieten Parteien und Organisationen Feminismus an, in dem eine Mitgliedserklärung unterschrieben und der "feministische Kampf" von Politiker*innen übernommen wird. Auch die Prides, die ursprünglich eine Protest- und Kampfform von Transmenschen und queeren Menschen of color war, wurde grösstenteils vereinnahmt und wird als Konsum- und Werbeplattform genutzt.

Queerfeminismus für alle !

Wir wollen eine Welt, in der alle Lebewesen frei sind und Kategorien aufgrund des biologischen oder sozialen Geschlechts keine Rolle spielen. Da auch der Kapitalismus, Rassismus und Staat unterdrücken und Machtverhältnisse darstellen, wollen wir diese ebenfalls überwinden. Queerfeministische Kämpfe sollen gelebt und organisiert werden. Es sollen autonome Räume entstehen, in denen diskutiert, gearbeitet oder alltägliche Probleme kollektiv angegangen werden können. Für diesen Queerfeminismus wollen wir auf die Strasse.

Selbstorganisierte und solidarische Demonstration

Wir wollen die Demonstration ohne Cis-Männer [2] durchführen. Es soll ein Raum entstehen, wo Ideen, Meinungen und Emotionen, die immer wieder vom Patriarchat negiert werden, sichtbar gemacht werden. Das Nichteinbeziehen von Cis-Männern soll als temporäres Werkzeug betrachtet werden, um die herrschenden Machtverhältnisse ein Stück weit zu überwinden. Für interessierte Cis-Männer : Informationen zur solidarischen Mitbeteiligung werden folgen.
Wir solidarisieren uns mit allen queerfeministischen Kämpfen weltweit : mit den Pro-Choice Bewegungen in Argentinien, Chile & Irland, den autonomen Bewegungen der Zapatistas-Frauen* & Rojava, mit den Frauen*kämpfen in Indien, mit den LGBITQ* Kämpfen in der Türkei, den USA und Russland.

Diese Demo wird unbewilligt durchgeführt, da wir beim Staat, welcher ein Teil der Unterdrückung darstellt, nicht um Erlaubnis, uns die Strassen zu nehmen, bitten wollen.

Kontakt bei Fragen, Anregungen etc. : smash-patriarchy@immerda.ch

Türkisch

Patriyarkaya Karşı Yürüyüş !

27 Ekim Cumartesi günü, hayatın her alanında hüküm süren ataerkil baskıya karşı sokağa çıkıyoruz. Cenevre’de bir grup kadın* hastanelik edilene kadar dövüldü, Bern’de Aare kenarında aşırı sağcı holiganlar tarafından taciz edildi, Turgau’da bebek arabasındaki bebeğiyle yolda olan bir anne fiziksel şiddete maruz kaldı. Hemen her yerden kadınlar* benzeri saldırılara maruz kaldıklarını beyan ediyorlar. Öte yandan aile içi şiddet, “beyaz olmayan” kadınlara* dönük ırkçı saldırılar, queer bireylere karşı ayrımcılık gibi gündelik ataerkil şiddet olayları medyanın ilgisini nadiren çekiyor. 27 Ekim Cumartesi, patriyarkaya karşı hep beraber tavrımızı gösterelim !

Anti-Feminizm yükseliyor

Politik olarak sağcılığın yükselişiyle anti-feminist pozisyonlarda da artış görülüyor.
Gerici/muhafazakar aile modeli öne çıkarılıp övülürken, kadına* evinde oturması ve çocuk bakması çağrısı yapılıyor. Ayrımcılık karşıtı dil sağcı partiler tarafından “histerik feministlerin politik doğruculuğu” aşağılaması ile reddediliyor, bu dile karşı bilinçli olarak cinsiyetçi ifadeler kullanılıyor. Trans bireyler patolojik ve “toplumsal cinsiyet çılgınlığı” olarak resmediliyor.

Farklı biçimlerine rağmen tüm bu gerici baskı biçimleri anti-feminizmde birleşiyor. İçinde sadece ‘kadınların’ ve ‘erkeklerin’ olduğu sözde bir doğal durum yaratılıyor : Erkekler* koruma, kadınlar* da zayıf cinsiyet rollerini taşımalı ! Anti-Feminizm kadınları* ve LGBTİQ+ bireyleri fiziksel ve psikolojik şiddetin meşru hedefleri haline getiriyor.

Burjuva Feminizm yeterli bir cevap değil

Burjuva feminist hareketler geçtiğimiz on yıllar içerisinde kadınların* çalışma hayatına katılması, eğitim ve oy kullanma hakkı gibi pek çok değişimi beraberinde getirdi. Fakat özgürleştirici çabalar daha çok kariyer odaklıydı. Yapısal güç ilişkilerine çoğunlukla dokunulmamış ya da tali bırakılmıştı. Örneğin ev işleri ve çocuk yetiştirme kadınların* işi olarak tanımlanmaya devam etti. Ayrıca göçmen kadın* hareketleri ve queer hareketler, burjuva feministler tarafından harekete dahil edilmedi.

Burjuva feminizm bugün bir çeşit marka haline gelmiş durumda ; feminist sloganlı giysiler satılıyor, bu giysiler satılırken, bunları üreten kadınların* ucuz emek sömürüsüne maruz kaldıkları da tüketicilerden gizleniyor. Başlangıcında bir protesto ve mücadele biçimi olan onur yürüyüşleri de tüketim ve reklam platformu olarak sahipleniliyor.

Herkes için Queer-Feminizm

Bizler biyolojik ya da sosyal cinsiyetlerin herhangi bir rol oynamadığı ve bütün canlıların içinde özgürce yaşadığı bir dünya istiyoruz. Baskı ve güç ilişkilerini temsil eden kapitalizm, ırkçılık ve devletin olmadığı bir dünya. Queer-feminist mücadele büyütülmeli. Bunun için de birlikte üretebileceğimiz, tartışabileceğimiz, sorunlarımıza çözüm arayabileceğimiz özerk alanlar yaratabilmeliyiz. Böyle bir feminizm için sokağa çıkıyoruz.

Öz Gücümüzle ve Dayanışmacı bir Yürüyüş
Eylemimizi cis-erkekler olmadan gerçekleştirmek istiyoruz. Patriyarka tarafından sürekli reddedilen fikirlerin, düşüncelerin, duyguların görünür hale geldiği bir alan yaratmak istiyoruz.
İlgili Cis -erkekler için : Yürüyüşümüzle farklı formlarda dayanışmak için bilgilendirme yapılacaktır.

Dünyadaki tüm Queer-feminist mücadelelerle dayanışıyoruz : Arjantin’de, Şili’de ve İrlanda’daki kürtaj hareketleriyle, Rojava ve Zapatista kadınlarının* otonom hareketleriyle, Hindistan’daki kadın* hareketiyle, Türkiye, ABD ve Rusya’daki LGBTİQ+ hareketiyle !

27.10.18 Cumartesi
Saat 21.00
Münsterplatz Bern

Açıklamalar
(1) Lezbiyen, Gay, Biseksüel, İnterseks, Queer.
(2) Cis : Doğumda tanımlanan cinsiyetle kendini tanımladığı cinsiyetin aynı olduğu bireyler.

English

On Saturday, 27 October, we want to protest the daily patriarchal oppression. In Geneva, several women ended up in hospital after being beaten, in Berne right-wing football fans sexually harassed several women. In Thurgau, a mother who was out and about with her kid in a pram was wordlessly beaten in the face - other women have reported similar attacks. At the same time, other forms of everyday patriarchal violence such as domestic violence, racism against non-white women or discrimination against queer people [1] rarely attract media attention. Let’s take a stand against patriarchy together - on Saturday, 27 October !

The strengthening of anti-feminism

With the political climate moving towards the rights, anti-feminist positions have also gained momentum. Once again, we see people calling for more conservative family models, in which women are to stay at home and have children. Demands for non-discriminatory language are rejected by right-wing parties by being labelled as "political correctness" of hysterical feminists, and sexist expressions are deliberately used. Trans people are portrayed as pathological and part of a so-called "gender madness".

Although they all manifest in different ways, these forms of oppressions are all part of a general anti-feminism. A so-called natural state is created in which only men and women exist. Men are to fulfil the role of breadwinner and protector, whereas women are portrayed as the "weaker" sex. In addition, some anti-feminist parties or organizations see themselves as protectors of their "own women". They do this to incite hate against migrants by portraying only "foreign culture" as patriarchal and hostile to women. Furthermore, within the men’s rights movement, men want to liberate themselves from their supposed weakness within feminism. They see women mainly as sex objects that can be raped. According to them, women want to oppress men and rule over them. Anti-feminism thus identifies women - but also LGBTIQ* [2] people - as the legitimate target of physical and psychological violence.

Bourgeois feminism is only half the answer

Bourgeois feminist movements have brought along many changes in recent decades. Women can now earn their own wages, receive an education and have the right to vote. But these emancipation efforts were mainly focused on work and women’s careers. Structural power dynamics have remained mostly untouched by these efforts or were at best addressed incidentally. Household management and child care for example, have continued to be the work of women. Moreover, the struggles of migrant women or the queer movement were only marginally included by bourgeois feminists.
Today, bourgeois feminism has become a "brand", selling clothes with feminist slogans for example, while ignoring the fact that other women have to produce these consumer goods for a very low wage. Furthermore, parties and organizations "do feminism" by simply signing declarations and the "feminist struggle" is taken on by politicians. The Pride marches, which were originally a form of protest and struggle of trans people and queer people of color, have also largely been appropriated and are now used as a consumer and advertising platform.

Queer feminism for all !

We want a world in which all living beings are free and categories based on biological or social gender have become irrelevant. As capitalism, racism and the state also represent power and therefore oppress people, we also want to overcome them. We want to live and organize queer feminist struggles. We want autonomous spaces in which we can discuss, work or tackle everyday problems collectively. We want to take to the streets for this queer feminist fight.
Self-organized and solidary demonstration
We want to demonstrate without cis men [3]and create a space where ideas, opinions and emotions repeatedly negated by patriarchy can be made visible. The non-inclusion of cis men is to be regarded as a temporary tool for overcoming the prevailing power dynamics to a certain extent. For interested cis men : Information on solidarity-based participation will follow.
We show solidarity with all queer feminist struggles worldwide : with the pro-choice movements in Argentina, Chile & Ireland, with the autonomous movements of the Zapatistas women, with Rojava, struggles women face in India, with the LGBITQ* struggles in Turkey, the USA and Russia.
Comments

[1] Queer : a) an umbrella term for LGBTQ folks b) an umbrella term for people living outside the gender binary (i.e. genderqueer, trans, non-binary)
[2] Lesbian,Gay,Bi,Trans,Inter,Queer
[3] Cis : People who identify with the sex they were assigned at birth

P.S.
This protest does not have an official permission by the city. We don’t want to ask the state, which is part of the oppression, for approval to take to the streets.

For questions, feedback etc. contact smash-patriarchy@immerda.ch

Espagnol

El sábado 27 de octubre, queremos manifestar unidamente contra lo opresión patriarcal que rige diariamente. En Ginebra, mujeres* fueron golpeades al nivel que llevarles al hospital era necesario ; en Berna en el Aare, varias mujeres* fueron manoseades por fanatiques del Fútbol de extrema derecha. En Thurgau, una madre que caminaba con el carrito de bebé sin intercambiar palabra alguna fue golpeade en la cara ; más mujeres* reportaron ataques similares. La cotidiana violencia patriarcal como por ejemplo, la violencia doméstica, el racismo contra mujeres* “no blanques” o la discriminación contra personas queer [1] reciben por el contrario escasamente la atención de los medios de comunicación. ¡Pongamos juntes, el sábado 27 de octubre, una señal contra el Patriarcado !

El fortalecimiento del anti-feminismo

Con el elevamiento de la derecha política, también han ganado importancia las posiciones anti-feministas. Nuevamente se demandan modelos conservadores de familia, en los cuales la mujer* debe quedarse en casa y tener hijes. El lenguaje libre de discriminación es rechazado por los partidos derechistas y tachado como "Political Correctness" de feministas histériques, en su lugar utilizan conscientemente expresiones sexistas. Personas trans son plasmadas como enfermizas y como parte del "Gender-Wahnsinn" (locura de género).
A pesar de las diferentes manifestaciones, todas estas formas de opresión están unidas en el anti-feminismo.

Esto crea un llamado "estado natural" en el que sólo existen hombres y mujeres. Los hombres deben cumplir el papel de alimentar y proteger a la familia, las mujeres el del sexo "débil". Asímismo, algunos partidos u organizaciones anti-feministas se ven así mismos como protectores de "sus propias mujeres", por ejemplo, cuando se trata de acosar a migrantes mientras presentan exclusivamente a “culturas extranjeras” como patriarcales y misóginas. Además, los llamados “Männlichkeitsbewegungen” (movimientos de masculinidad) quieren “liberarse” de la “afeminación feminista” y ven a mujeres* sobre todo como objetos sexuales, que se pueden violar. Les mujeres* podrían oprimir a les hombres* y querer asumir el papel dominante. El anti-feminismo define por lo tanto mujeres*, pero también personas LGBTIQ* [2], como objetivo legítimo de violencia física y psicológica.

Feminismo civil es sólo la mitad de la respuesta

Movimientos feministas burgueses han traído consigo muchos cambios en las últimas décadas. Mujeres* pueden ganar su propio salario, realizar una formación educativa, votar. Pero los esfuerzos emancipatorios se limitan principalmente a la carrera profesional. El equilibrio de poder de las estructuras permanece en su mayoría intacto. Por ejemplo, la administración doméstica y la crianza de les hijes permanece siendo trabajo de mujeres*.
Además, las luchas de les mujeres* migrantes o las de los movimientos queer escasamente fueron incluidas por les feministas burguesxs.
Feminismo burgués se ha convertido actualmente en una especie de marca, en el que por ejemplo, prendas de ropas con lemas feministas son vendidas, mientras que el hecho que otres mujeres* quienes producen estos artículos (consumismo) de consumo por un salario precario es ocultado por les consumidorxs. También, partidos y organizaciones ofrecen feminismo en la manera que se firma una declaración de membresía y se acepta la “lucha feminista” de les polítiques. Igualmente, les prides (movimientos de orgullo), que originalmente eran una forma de protesta y lucha de personas trans, queer y people of color (personas racializadas) fue en gran medida acaparade y es utilizade como plataforma de consumo y publicidad.

Feminismo queer para todes !

Queremos un mundo en donde todes les seres vives sean libres y las categorías debido al género biológico o social no desempeñen un papel importante. Dado a que también el capitalismo, racismo y el estado oprimen y representan equilibrio de poder, también a estos queremos superarlos. Las luchas queer-feministas deben ser vividas y organizadas. Deben ser creados espacios autónomos en donde discutir, trabajar o problemas cotidianos puedan ser abordados colectivamente. Por este feminismo queer queremos ir a la calle.

Manifestación autoorganizada y solidaria

Queremos realizar la manifestación sin cishombres [3]. La intención es crear un espacio donde las ideas, opiniones y emociones que una y otra vez son negadas por el patriarcado, puedan hacerse visibles. El no incluir a los cishombres debe considerarse como una herramienta temporal para poder superar un poco más el equilibrio de poder que actualmente rige. Para los cishombres que están interesados : información para una participación solidaria llegará a esta página. Expresamos nuestra solidaridad con todas las luchas feministas queer a nivel mundial : con los movimientos en Argentina, Chile e Irlanda a favor del aborto, los movimientos autónomos de las mujeres* Zapatistas y Rojava, con las luchas de mujeres* en India, con las luchas LGBITQ* en Turquía, EEUU y Rusia.
Observaciones :

[1] Queer : término colectivo para todas las personas que viven fuera de las normas heterosexuales binarias.
[2] Lesbian, Gay, Bi, Trans, Inter, Queer
[3] Cis : Personas quienes se identifican con el género que les fué asignado al nacer.

PS :
Esta manifestación se llevará a cabo sin autorización, ya que no queremos pedirle al Estado, que representa parte de la opresión, permiso para salir a las calles.
Contacto para preguntas, sugerencias, etc. : smash-patriarchy@immerda.ch



[1Lesbian,Gay,Bi,Trans,Inter,Queer

[2Cis : Menschen, die sich mit dem bei der Geburt zugewiesenem Geschlecht identifizieren.

Village-Neuf (Haut-Rhin) : Visite à l’Eglise Saint-Nicolas

Publié le 2018-10-22 11:40:02

DNA / Lundi 22 octobre 2018

C’est une scène « horrible » que décrit Anne Schneilin, la présidente du conseil de fabrique de l’église Saint-Nicolas de Village-Neuf. Samedi, en début d’après-midi, un membre du conseil s’est aperçu qu’une porte de l’église, située à côté de la cour de l’école primaire Vauban, était ouverte. Intrigué, il est entré et a constaté plusieurs actes de vandalisme. Aussitôt prévenus, Anne Schneilin et le curé de la paroisse, Mathieu Hammel, ont découvert, médusés, que le contenu des cinq extincteurs du bâtiment avait été vidé, sur les bancs en bois sculptés, au niveau de l’autel de Sainte-Marie ou au sol. Ces extincteurs ont ensuite été cachés dans une armoire, derrière le maître-autel. Dans l’allée centrale, le tronc de collecte pour la rénovation de l’église a en partie été arraché. Et des allumettes, mises à disposition des paroissiens pour allumer les cierges, ont été répandues au sol et sur l’autel. « C’était à pleurer » , commente Anne Schneilin.

« L’impact sur notre paroisse et notre communauté de l’Eau Vive est profond. Les paroissiens et les citoyens de Village-Neuf sont choqués » , témoigne de son côté André Kastler, conseiller municipal, également membre du conseil de fabrique. Prévenue à son tour, la compagnie de gendarmerie de Saint-Louis a procédé à des relevés d’empreintes digitales et d’ADN. La messe hebdomadaire du samedi soir a été annulée. L’église Saint-Nicolas restera probablement fermée au public au moins jusqu’au samedi 27 octobre.

Villejuif (Val-de-Marne) : Le fleuron de la technologie du contrôle rencontre la disqueuse ! [MAJ2 15/11]

Publié le 2018-10-22 11:41:02

Le Parisien / lundi 22 octobre 2018

Il n’aura pas fallu plus d’un mois pour comprendre que la caméra installée face au stade Gabriel-Thibault, à Villejuif, n’est pas au goût de tous. « Le mât de plus de huit mètres de haut sur lequel reposait une caméra à reconnaissance faciale a été attaqué à la disqueuse vendredi », indique une source proche du dossier. Installés rue Séverine, juste en face de l’avenue de Gournay, ces « yeux électroniques », capables d’identifier des personnes à plusieurs dizaines de mètres, surveillaient un point de deal.

*****

Mise à jour du 23 octobre : du coup la caméra n’était pas encore installée sur le mat, comme nous le dit un autre article du Parisien du même jour, qui par ailleurs appuie bien sur le trafic de drogue dans le secteur.

[…] Vendredi soir, aux alentours de 19 heures, le mât géant (8 mètres ! ) tout juste installé en face du stade Gabriel-Thibault — au croisement de la rue Séverine et de l’avenue de Gournay — pour accueillir un dôme de caméras à haute définition capables de zoomer avec une grande netteté sur des visages situés à plus de 200 m, a été scié à la disqueuse. […]
[…] « Ce sont 18 caméras de vidéoprotection qui ont déjà été installées et il y en aura 26 d’ici à la fin de l’année, annonce Ronan Wiart, directeur sécurité et prévention à Villejuif. A terme, on espère s’en servir pour faire de la vidéoverbalisation. »
Toutes ces caméras sont reliées au poste de police municipale, où elles sont analysées en direct par des opérateurs du centre de supervision urbaine. Les images sont ensuite conservées durant 30 jours.
Des caméras ont déjà été installées dans le centre-ville, sur les grands axes routiers (RD7, avenue Paul-Vaillant-Couturier, avenue de Verdun…) et à proximité des principaux équipements (mairie, établissements scolaires, stations de métro, marchés…). Le coût d’installation du dispositif, qui s’élève à environ un million d’euros, est partagé entre la région (100 000 €), le fonds interministériel de prévention de la délinquance (30 000 €), et la Ville.

*****

Mise à jour du 15 novembre : Deuxième round, on prend les paris !

Le Parisien / jeudi 15 novembre 2018

Deuxième round dans le combat qui oppose la ville aux dealers du stade Gabriel-Thibault. Le mât de vidéo surveillance scié à la disqueuse il y a moins d’un mois, vient tout juste d’être réinstallé devant le plus gros point de trafic de cannabis du Val-de-Marne.
Renforcée par du béton à sa base et surmonté d’un dôme de caméras à haute définition, l’installation — plus haute que la précédente (12 m contre 8 m pour le dernier mât) — permet aux policiers de zoomer sur des visages situés à plus de 200 m.
Une manière de lutter contre le trafic de drogue, même si les riverains de la rue Séverine et de l’avenue de Gournay ne se font guère d’illusion sur l’avenir de cet équipement flambant neuf. « Il n’est pas prévu qu’il reste debout longtemps », soufflent, un sourire en coin, plusieurs jeunes du quartier. […]

L’affluence était parfois telle que de longues files d’attente se formaient, identiques à celles que l’on observe sur les quais du métro aux heures de pointe. Et c’est justement ce lieu, les dealers, et leur clientèle, que les caméras vont surveiller, puisque ses « yeux électroniques » fournissent des images au centre de supervision urbain de la police municipale, justement inauguré ce vendredi par Franck Le Bohellec, le maire (LR) de la Ville.
Par ailleurs, une trentaine de caméras sont en cours d’installation à Villejuif. Les enregistrements sont ensuite conservés trente jours. Des caméras ont déjà été implantées dans le centre-ville, sur les grands axes routiers (D 7, avenue Paul-Vaillant-Couturier, avenue de Verdun…) et à proximité des principaux équipements (mairie, établissements scolaires, stations de métro, marchés…).

Scorzé (Italie) : Libérer des animaux, détruire les cages

Publié le 2018-10-22 11:42:05

Anarhija.info / vendredi 19 octobre 2018

Dans la nuit du 12 septembre, dans le hameau Rio San Martino de la commune de Scorzé (près de Venise), un incendie a détruit un hangar contenant bureau et entrepôt d’un élevage de visons. Les dégâts sont de l’ordre de 300.000 euros, selon le propriétaire, Michele Caccaro. Aucun animal n’est blessé.
C’est la cinquième attaque que cette entreprise subit en quatre ans. Les représentants de la filière de la pelleterie, fiers de leur savoir-faire Made in Italy, ne se gênent pas pour parler de « terrorisme ».


Un fourgon de cette même entreprise avait déjà été incendié dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 2017. Les caméras de surveillance avaient filmé deux personnes cagoulées essayer sans succès de briser les vitres du local où sont les cages, avant de déverser du liquide inflammable par une vitre cassée du véhicule. Des milliers de visons y avaient été libérés en février 2016, quand le système d’alarme avait été saboté, des dizaines de métres de grillage abattus et les cages ouvertes. Un tag signé Animal Liberation Front avait également été laissé sur place. Déjà fin août et fin octobre 2014, des centaines de mustélidés, des 700 qui s’y trouvaient emprisonnés, avaient pu sortir (mais une grande partie avait de nouveau été capturée).

Jusqu’à la destruction de la dernière cage !

La seule administration possible

Publié le 2018-10-22 12:28:04

La seule administration possible
La question des villes

Vetriolo n°1 / automne 2017

Il paraît qu’on débat beaucoup, ces temps-ci, sur la question des villes, des espaces urbains, des possibilités de révolte (et même de vie) en leur sein, de la possibilité de leur réforme. Beaucoup de discussions qui se focalisent souvent sur des thématiques qui touchent aux luttes menées par de nombreux opposants, alternatifs, souvent réformistes, parfois même par les ennemis de tout ordre et de toute autorité ; parmi ces thématiques il y a celle de la gentrification, un mot qui n’est désormais plus inconnu et sur lequel nous voudrions réfléchir un peu.
À propos de la question des villes, nous avons une idée bien arrêtée : les villes doivent être détruites. Nous pensons que le développement de la civilisation et la formation des sociétés autoritaires naissent justement à travers la vie en commun dans des zones urbaines. Avec la concentration d’êtres humains dans des agglomérations citadines, on perfectionne et on rend systématique l’oppression de l’espèce humaine sur la nature et des humains sur les autres espèces animales. Ces tendances, à vrai dire antérieures à la naissance des villes, font un pas en avant qualitatif avec l’essor des civilisation urbaines : cela renforce l’exploitation d’une partie des humains sur l’autre partie.

La ville, en tant que concentration d’êtres humains, a en effet deux conséquences immédiates et inévitables : la première est la division du travail, la naissance donc de l’oppression de classe, la deuxième est la nécessité d’administrer une société urbaine complexe : la naissance et la formation, donc, de l’État. Par conséquent, l’exploitation (du moins celle de l’homme sur l’homme) et l’État seraient impossibles sans les villes. À l’inverse, dans les villes toute forme de vie en commun libérée par la domination de l’État et du Capital est impossible. Cela est d’autant plus évident si on observe le développement capitaliste des lieux urbains. La ville est le berceau du capitalisme : même avant le capitalisme industriel, c’est là que sont nés les marchands, l’usure et les banques. La langue italienne en conserve la mémoire : la « borghesia » [bourgeoisie] est, littéralement, la population du « borgo » [bourg]. L’analyse du langage nous suggère donc elle aussi qu’un bourg, une ville, sans bourgeoisie serait inconcevable.

Mais cette conviction ne se base pas seulement sur un jeu de mots. Dans un premier temps, le développement industriel maintenait à l’intérieur des villes, qui devenaient entre-temps des métropoles, la production manufacturière. Les productions agricoles avaient déjà été reléguées en dehors, mais les usines étaient dans la ville, ou, vice-versa, les villes poussaient autour des usines. Comme dans un classique à la Dickens. Cela a eu une influence sur les idéologies et les théories de libération que les opprimés se sont donnés vers la moitié du XIX° siècle. Surtout dans le cas du marxisme que de l’anarchisme, pour être exact.

Aujourd’hui nous vivons dans une phase complètement différente. Le capitalisme a expulsé aussi la production industrielle des villes. En Italie, on a des villes comme Cassino (30.000 habitants) qui a plus d’ouvriers que Rome (3 millions d’habitants). Même si on voulait jouer les défenseurs de l’industrie (ce que nous ne sommes pas du tout), les villes, surtout les métropoles, paraissent de plus en plus comme des organismes parasites, comme des tumeurs qui bouffent et consomment ce qui est produit ailleurs. L’énergie électrique, l’acier sur lequel roulent les transports en commun, les voitures, pour ne pas parler de la nourriture, sont tous produits en dehors d’elles.
Cela rend objectivement impossible une révolution urbaine : une fabuleuse ville insurgée mourrait de faim et de froid après quelques semaines, incapable (et c’est impossible) de gérer sa complexité d’une façon différente de celle de l’État. Ainsi se meurt l’utopie socialiste de l’expropriation des villes de la part de la classe ouvrière ou d’un quelconque sous-prolétariat urbain. Ainsi nous sommes surpris par la tentative, menée aussi par de nombreux compagnonnes et compagnons sincèrement révolutionnaires, de remplacer cette utopie socialiste par une utopie libertaire de vie citadine. Ce qui est théorisé, construit, appliqué par l’autorité ne peut en aucun cas être pris comme exemple, être utilisé de manière différente de ce pour lequel il a été conçu.
Il ne peut y avoir pour des anarchistes de possibilité de gestion « alternative », pas même intermédiaire. Le développement capitaliste nous met face à l’impossibilité objective de la réforme et à l’impossibilité d’une projectualité autogestionnaire des villes.

La seule administration possible est celle menée par l’État, qui concentre de plus en plus dans les grands complexes urbains le cerveau informatif, les bureaux, les casernes, les symboles, les institutions, le cœur logistique et administratif. Les villes, et donc aussi les métropoles, sont de par leur « nature » la théorie appliquée du pouvoir constitué. Elles sont la phénoménologie même du capitalisme. Il suffit de penser qu’en France, par exemple, la Gendarmerie participe à l’élaboration des plans d’urbanisme, indiquant comment les villes doivent être construites, à l’aune des exigences de contrôle.

À cet aspect pour ainsi dire « de masse » et économique, il faut en rajouter un autre, individuel. L’envahissement technologique et la vie toujours plus robotique et virtuelle à laquelle sont contraints les habitants des villes (dont la plupart ne soulève aucune opposition qui ne soit pas réformiste) est en train de produire des individus toujours plus aliénés et semblables à ces machines dont on s’entoure de plus en plus. Une aliénation actuelle qualitativement différente de celle de la première période du capitalisme. Auparavant on était aliéné parce qu’exploité ; le fait d’être exploité pouvait cependant fournir au moins la conscience de vouloir rompre son état d’exploitation, de vouloir se libérer de son aliénation.

Aujourd’hui les exploités « classiques », ceux qui « produisent les choses » ne vivent pas dans les métropoles occidentales. Les habitants des grands complexes urbains sont aliénés par l’inutilité, l’ennui et la misère de leur vie citadine.

Voilà pour ce qui est du développement capitaliste des villes. Des nombreux opposants et alternatifs (parfois même anarchistes) ont commencé à mener des luttes contre la modification des aménagements et des formes de l’espace urbain, des luttes contre la gentrification. Une thématique qui nous laisse d’emblée assez sceptiques et qui, à notre avis, ne fait rien d’autre qu’être un sujet intellectuel au sein du milieu alternatif, puisqu’il semble qu’on n’y propose pas la destruction des villes, mais qu’on se limite à l’étude et à la résistance à ses transformations.

Le fait de dire que cette thématique ne nous intéresse pas peut paraître superficiel, une volonté défaitiste de ne rien faire. L’étude des modifications des villes – tel un cancer, tel un organisme vivant – est sûrement très importante pour ceux qui pensent qu’il faut les combattre. Parmi ces choses à étudier il y a indubitablement aussi l’analyse de la gentrification, puisque les villes ne se développent et ne changent pas au hasard.

C’est justement pour cela que la gentrification est un instrument de cette transformation, un instrument du pouvoir étatique qui ne peut pas être réformé, tout au plus il se réforme par lui-même. Avec la volonté de ne s’opposer qu’aux modifications des villes il y a le risque de vouloir conserver et maintenir des portions de celles-ci comme elles sont, avec certaines de leurs caractéristiques sociales et économiques. Un autre risque à éviter est celui de parler seulement de gentrification, oubliant la lutte pour la destruction des villes, ce qui entraînerait le mouvement anarchiste sur des positions citoyennistes (quelque chose qui malheureusement est déjà en partie en train d’arriver), de défense face aux attaques de la domination qui expulse, détruit, reconstruit, contrôle… et nous ne passons jamais à la contre-attaque.

D’autre part, si on regarde les épisodes plus récents de révolte urbaine plus ou moins généralisée, on ne peut certainement pas être surpris si, en plus des symboles de la domination (banques, agences d’intérim, etc.) et de ses sbires (police, gendarmerie), ce qui est régulièrement attaqué et détruit ce sont les transports en commun, les abribus, les parterres, les sucettes publicitaires, les voitures, les feux tricolores et tout ce qui est le cadre quotidien de nos vies exploitées et aliénées. N’en déplaise à ceux qui, parmi les alternatifs, se lamentent de quelques boutiques ou voitures en flamme.

Nous choisissons le chemin, certainement pas le plus simple, de la destruction totale de toute forme et structure de la domination existante, dans une perspective et une pratique révolutionnaire et anti-autoritaire. Nous ne ferons pas de plans immobiliers alternatifs, pour le démantèlement programmé de ce bâtiment-ci plutôt que de celui-là, telle une entreprise de démolition, mais anarchiste. On créerait ainsi un autre spectacle, opposé à celui de nombreux alternatifs qui luttent contre la gentrification. Nous ne croyons pas en la dé-construction, nous croyons en la destruction.

Barcelone: émeutes dans les rues de Gracia contre l’expulsion du squat Ca La Trava

Publié le 2018-10-23 07:33:03

Barcelone: émeutes dans les rues de Gracia contre l’expulsion du squat Ca La Trava

Tôt jeudi 18 octobre à Barcelone, les Mossos d’Esquadra ont procédé à l’expulsion du squat « Ca La Trava », situé dans le quartier de Gracia. Lors de l’expulsion, deux personnes ont été arrêtées mais ont été relâchées sans suite dans l’après-midi. La réponse à cette expulsion ne s’est pas fait attendre. Des dizaines de personnes cagoulées ont pris la rue…

Le soir-même, une manif est partie de la plaza Virreina vers 19h30. Aux cris de « Ca La Trava son disturbios » [« Ca La Trava sont des émeutes »], « Mande quien mande seremos ingobernables » et « Un desalojo, otra ocupación » [« Une expulsion, un autre squat! »], le cortège a déambulé sauvagement dans diverses rues du quartier, en érigeant des barricades de containers et de mobilier urbain avant d’y mettre le feu. Puis il s’est arrêté devant la Banc Expropiat, où des poubelles et du mobilier ont été incendiés et balancés vers l’entrée. Au croisement des rues « Puigmartí » et « Mare de Déu dels Desemparats », une agence immobilière et une institution financière ont perdu leurs vitres. Un autre organe de presse parle de deux agences immobilières attaquées. Lors de la dispersion et des courses-poursuites avec les Mossos d’Esquadra, une personne a été arrêtée et deux autres identifiées.

Le lendemain matin, un groupe d’une vingtaine de personnes cagoulées a interrompu le trafic routier près de 20 minutes en montant des barricades sur l’un des axes principaux de la ville.

[Reformulé de la presse espagnole par Sans Attendre Demain, 20 octobre 2018.]

Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) : Sabotage de distributeurs de banque

Publié le 2018-10-24 08:07:03

Ouest-France / Lundi 22 octobre 2018

Un distributeur automatique de billets (Dab) a été vandalisé, la semaine dernière, dans le quartier de Cesson à Saint-Brieuc. Un énervé s’est visiblement acharné sur l’appareil en s’attaquant à l’écran. Le clavier a également été peinturluré. Mais le distributeur a tenu le coup puisqu’il est toujours en état de fonctionner. Dans le centre-ville de Saint-Brieuc, le distributeur de La Poste, place de la Résistance, est par contre hors-service depuis quelques jours.

*****

maville / mardi 23 octobre 2018

Après les actes de vandalisme sur un distributeur de billets de la Caisse d’Epargne dans le quartier de Cesson à Saint-Brieuc, c’est un autre distributeur qui est tombé en panne, ce week-end, dans le centre-ville.
Le distributeur automatique de billets (Dab) de La Poste, place de la Résistance à Saint-Brieuc, est l’un des plus utilisés de la ville en raison de sa localisation au cœur du marché les mercredis et samedis matin. Et du fait de la fermeture d’autres DAB (CIC, Crédit Mutuel) dans l’hypercentre ces dernières années.
Depuis ce week-end, il affiche un écran noir. Il aurait lui aussi été dégradé, explique la direction de La Poste. Si la nature de la panne n’a pas encore pu être déterminée avec certitude, il pourrait s’agir d’une tentative d’escroquerie. « La procédure pour le remettre en route est un peu plus longue , explique La Poste. […]

Le DAB de la Caisse d’Épargne à Cesson

[in english]

Saint-Venant (Pas-de-Calais) : Le village redécoré

Publié le 2018-10-24 08:12:04

L’Écho de la Lys / lundi 22 octobre 2018

Dans la nuit du vendredi 19 au samedi 20 octobre, des dégradations ont eu lieu sur divers mobiliers urbains et bâtiments administratifs. […] Des faits de dégradations, de tags et de peintures ont eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi sur du mobilier urbain et des bâtiments communaux. C’est au petit matin que les dégâts ont été repérés. Le ou les auteurs sont partis du collège Georges-Brassens, rue de Guarbecque, pour terminer leur cheminement sur la place De Gaulle en passant par la rue de Paris. […]

Fleury-les-Aubrais (Loiret) : Quatre rames de tram en moins

Publié le 2018-10-24 08:13:04

La République du Centre / Mardi 23 octobre 2018

Vitres brisées ou étoilées : hier soir, quatre rames de la ligne A du tram ont été caillassées, à Fleury-les-Aubrais. Ces incidents se sont produits sur le tronçon qui va des stations Lamballe à Gare des Aubrais, selon l’opérateur, TAO [filiale de Kéolis, qui appartient à son tour par deux tiers à la SNCF; NdAtt.]. Ils ont eu lieu aux alentours de 23 h 45, alors que le Tour Vibration battait son plein en centre-ville d’Orléans, où étaient rassemblées plus de 25.000 personnes. La police nationale, elle, a été avisée des faits vers 1 h 15. Elle indique que les auteurs des faits n’ont pas été identifiés.

Rennes : Vengeance contre la présidence de la fac une semaine après l’envoi des CRS

Publié le 2018-10-24 08:13:06

[Mardi 9 octobre dernier, jour de mobilisation nationale appelé par les syndicats, le président de l’université de Rennes 2, Olivier David, brise la grève et le blocage (votés lors de la précédente AG) en faisant appel aux forces de l’ordre. L’armada de casqués du pouvoir interviendra à 9h30 pour débloquer les bâtiments et rétablir l’ordre universitaire. NdAtt.]

Ouest-France / Lundi 22 octobre 2018

Jeudi 18 octobre dernier, une assemblée générale s’est tenue dans le bâtiment L de l’université de Rennes 2. À l’issue de celle-ci, un groupe composé de 30 personnes cagoulées s’est dirigé vers le bâtiment de la présidence, à l’entrée du campus.  « Des vitres ont été brisées à coups d’extincteur et la façade du bâtiment a été aspergée de peinture et de goudron » , explique la présidence de Rennes 2 dans un communiqué.
Des faits qui se déroulent quelques jours seulement après l’intervention des forces de l’ordre à la faculté, le mardi 9 octobre dernier, où une centaine de personnes avaient tenté de bloquer en vain les accès à Rennes 2.
Par ailleurs, lors d’un vote organisé par la présidence de l’université, le 11 octobre dernier, 87 % du personnel et 65 % des étudiants s’étaient prononcés contre le blocage.
Ce nouvel épisode violent passe très mal auprès de la direction.  « L’équipe de direction condamne sans réserve la violence contre les biens et les personnes sur nos campus. Alors que l’assemblée générale dénonce la casse du service public et prétend vouloir défendre les étudiants et les salariés précaires, il est incompréhensible que notre université soit la cible de telles actions violentes. »
Ce sont les vitres de la Chambre Claire, lieu d’échanges et d’expositions artistiques, qui ont été brisées. L’Université de Rennes 2 ne souhaite pas en rester là et a décidé de porter plainte.
« L’Université doit rester un lieu ouvert, où le débat et les idées circulent librement et dans le respect des un et autres », rappelle la Présidence.

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extrait du Télégramme / mardi 23 octobre 2018

[…] Suite aux dégâts observés dans le bâtiment de la Présidence de Rennes 2, le 18 octobre dernier, la direction de l’Université a pris la décision de porter plainte. Ce jour-là, selon cette dernière, un groupe d’une trentaine de personnes encagoulées ayant participé un peu plus tôt à une assemblée générale rassemblant des étudiants s’était en effet dirigé vers la Présidence. « Des vitres ont été brisées à coups d’extincteur et la façade du bâtiment a été aspergée de peinture et de goudron », raconte la Présidence dans un communiqué. […]

Calme et sérénité de retour à la fac de Rennes 2…

Olivier David, président de Rennes 2

Arbois (Jura) : Une vague de tags bien inspirés

Publié le 2018-10-26 09:20:05

La Voix du Jura / jeudi 25 octobre 2018

Le centre-ville d’Arbois a été la cible de 6 tags dont 3 dans la rue des fossés dans le secteur du château Pécauld. Les faits auraient été commis pour la plupart le week-end dernier. La police municipale a constaté les faits et a adressé un rapport circonstancié à la gendarmerie. Ces inscriptions ont été posées sur des murs appartenant pour la plupart à des particuliers.
La com com Coeur du Jura est également concernée puisque le restaurant intercommunal de la rue des Fossés a subi le passage du taggeur avec des inscriptions humoristiques : « La retraite à 13 ans » et « Le RSA a 5 000 €. » Rue des fossés, une nouvelle inscription « Nietzsche » a été également ajoutée sur un muret déjà tagué Kipling par le passé.

Selon la police municipale, le personnel du restaurant intercommunal a découvert ces inscriptions lundi matin après la reprise du service. « Vendredi nous étions présents lors des sorties scolaires et aucune inscription ne figurait sur les murs » souligne la police municipale.
Dans la rue de Bourgogne, l’inscription « Métro boulot caveau » s’étire le long d’un mur d’une maison particulière. Dans la rue Pasteur et la rue des Tourillons, d’autres tags plus ou moins humoristiques sont signalés dont : « Bière gratos pour les travailleurs ».
Les travaux de nettoyage menés par la mairie ne concernant que les bâtiments communaux, les riverains devront faire enlever les tags par leurs propres moyens en faisant marcher leur assurance ce qui signifie qu’ils devront au préalable porter plainte en gendarmerie d’Arbois.

Pas de répit pour ceux qui enferment et torturent !

Publié le 2018-10-26 09:20:07

Lille : Le véhicule des matons pris pour cible

Source : La rue ou rien

Actu Pénitentiaire / mardi 23 octobre 2018

Ce vendredi 19 octobre 2018, vers 17h00 un véhicule pénitentiaire a été pris pour cibles.
Le véhicule effectué le trajet retour du tribunal de grande instance de Lille vers le centre pénitentiaire de Sequedin. Au niveau du pont du CHR de Lille, deux tirs de paintball sont venu percuter le véhicule pénitentiaire.
Il sera remarqué par les forces de l’ordre lors du dépôt de plainte que les tireurs avaient une réelle précision de tir. Leur volonté de nuire aux personnels était clairement perceptible.

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Prison de Strasbourg : Deux matons à l’hosto

Le Parisien / vendredi 26 octobre 2018

Selon les syndicats pénitentiaires, il y a eu quatre prises d’otages à la prison de Strasbourg en dix ans. Si la tentative de jeudi a échoué, « cela aurait pu être bien plus grave », assure auprès de France Bleu Alsace Christophe Schmitt, secrétaire interrégional de FO. Plus tôt dans la journée, vers 13h15, un détenu a en effet immobilisé une surveillante, en tentant même de l’étrangler avant qu’un collègue ne s’interpose et ne soit lui aussi blessé.
Selon la radio, la surveillante était venue chercher un détenu pour l’accompagner au parloir tandis que trois autres personnes se trouvaient dans cette cellule. Mais l’homme qui devait être amené pour une visite a tenté de passer en force, muni d’une arme blanche artisanale. Un coup visiblement préparé.
En entendant l’altercation et sa collègue en difficulté, un autre surveillant a alors activé l’alarme puis s’est rendu dans la cellule. Lui-même y a alors reçu des coups de lame au niveau du torse, du front et des bras. Il aura fallu l’arrivée d’une équipe d’intervention pour maîtriser l’individu, connu pour d’autres faits de violences.
Toujours selon la radio, l’homme a été placé en quartier disciplinaire et devrait être rapidement jugé en comparution immédiate. L’Union interrégionale des syndicats pénitentiaires FO dénonce « un fait grave qui aurait pu coûter la vie à une surveillante », également blessée à la poitrine et au bras. Les deux gardiens ont été hospitalisés et les médecins ont dû leur faire plusieurs points de suture.

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Prison de Bapaume (Pas-de-Calais) : Elle se venge sur ses bourreaux

La Voix du Nord / mercredi 24 octobre 2018

Une nouvelle agression a eu lieu ce mercredi matin au centre de détention de Bapaume contre trois surveillants pénitentiaires, dans le quartier des femmes.
Une détenue aurait « violemment agressé » une surveillante, alors que celle-ci lui remettait une notification, dénonce Régis Wallet, représentant du syndicat pénitentiaire des surveillants (SPS). La surveillante serait tombée au sol et ses deux collègues masculins auraient été mordu pour l’un et possiblement blessé au poignet pour l’autre en maîtrisant la prisonnière.
Tous trois ont été conduits à l’hôpital d’Arras pour passer des examens. « Le protocole a été bien suivi (par la direction), la détenue a été placée automatiquement en quartier disciplinaire », apprécie le délégué syndical, qui demande toutefois le transfert de cette dernière dans un autre établissement. Cette détenue aurait déjà été envoyée à l’isolement, suite à des menaces proférées contre le personnel. Et a été jugée récemment pour des faits de violence. Le parquet d’Arras confirme cette agression.
Début août, trois détenus avaient déjà mis le feu à des couvertures pour exiger un transfert. […]

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Orne : Ça chauffe dans les taules

Tendance Ouest / lundi 22 octobre 2018

Il s’est barricadé vendredi 19 octobre 2018 avec frigo, table, armoire métallique : un détenu du centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe, près d’Alençon (Orne) était armé de morceaux de bois, taillés en pointe. L’équipe d’intervention des surveillants a finalement réussi à le maîtriser sans, qu’heureusement, personne ne soit blessé. Le détenu a été placé en quartier disciplinaire.

Un autre incident a eu lieu vendredi 19 octobre 2018, mais au centre de détention d’Argentan-Coulandon (Orne), une bagarre a éclaté au moment de la distribution du repas du soir. La veille, trois surveillants y avaient été agressés par un détenu.

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Prison d’Argentan : Six contre un, mais il tient bon

Actu Pénitentiaire / lundi 22 octobre 2018

Une agression s’est déroulée au centre de détention d’Argentan. Un détenu refusait de regagner sa cellule suite à sa promenade dans la cour de la prison. Six surveillants devront aller le chercher de force, mais le détenu ne se laissera pas faire et deviendra violent. Trois surveillants seront blessés et recevront 10 jours d’ITT avec une morsure au ventre pour l’un d’entre eux. Le détenu était porteur d’une lame de rasoir et d’un pic de confection artisanale.

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Prison de Fleury-Mérogis : Les prisonniers ne se laissent pas faire

Actu Pénitentiaire / vendredi 26 octobre 2018

La remontée des promenades a été agitée ce mardi à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis.
Un surveillant va demander à deux détenus bruyants de vouloir se calmer, l’un des détenus ne va pas apprécier et va asséner un coup de tête au fonctionnaire. Le deuxième détenu va lui, bousculer un autre agent. Plusieurs collègues des surveillants vont venir leur porter assistance et les individus seront maîtrisés et placés au quartier disciplinaire de l’établissement. […]

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Prison de Draguignan : Trois d’un coup !

Actu Pénitentiaire / dimanche 21 octobre 2018

Trois surveillants de la maison d’arrêt de Draguignan ont terminé leur service à l’hôpital hier soir.
Alors qu’il réintègre les promenades, le chef de bâtiment va demander à un détenu d’éteindre sa cigarette car il est interdit de fumer dans les lieux à usage collectif. C’est à ce moment que le détenu assène un violent coup de poing au visage du fonctionnaire. D’autre surveillants venus en renforts vont, non sans mal, maîtriser l’individu et le placer au quartier disciplinaire. Deux autres agents seront blessés pendant l’intervention, les trois seront évacués par les sapeurs-pompiers vers l’hôpital. […]

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Prison de Nantes-Carquefou : Le maton pris de court

Actu Pénitentiaire / samedi 20 octobre 2018

Un surveillant de la maison d’arrêt de Nantes s’est fait agresser par un détenu de la prison. Alors que le surveillant demande à un détenu de ne pas stagner à un endroit de la détention et de regagner son étage, ce dernier va d’abord s’exécuter puis va faire demi-tour et va, sans raisons apparentes, s’en prendre au fonctionnaire en lui assénant de multiples coups au visage. Celui-ci surpris par la violence de l’attaque ne va pas pouvoir déclencher son alarme. Fort heureusement, un de ses collègues en poste non loin de l’altercation, va lui, déclencher son alarme. Les renforts vont rapidement intervenir et maîtriser le détenu. Le surveillant s’en sort avec des hématomes au visage ainsi que des griffures, il a été surtout trés choqué psychologiquement.

 

Montanaso Lombardo (Italie) : Les serres du centre de recherche CREA détruites

Publié le 2018-10-28 08:53:03

Cracher dans la soupe / vendredi 26 octobre 2018

Dans la nuit du 2 octobre, une demi-lune complice qui discrètement guidait nos pas mais sans trop nous exposer, nous sommes entrés dans les propriétés du centre de recherche CREA de Montanaso Lombardo (LO). Nous avons dévasté les quatre grandes serres de l’institut, détruisant presque toutes les plantes expérimentales qu’ils contiennent.

Il n’est pas étonnant que les médias aient gardé le silence sur ce fait, malgré les graves dommages causés à leurs recherches : en effet, les centres de recherche du CREA sont sous le contrôle direct du gouvernement, qui a tout intérêt à dissimuler les actions qui mettent les bâtons dans les roues de ses projets.

Le CREA traite le séquençage et le génie génétique des plantes et de la modernisation hyper-technologique de l’agriculture et de l’élevage. Ses dernières recherches, financées par le gouvernement, portent sur le développement des de ce que l’on appelle les OGM 2.0.

Nous ne regarderons pas passivement l’énième projet qui manipule le vivant en en détruisant la spontanéité, au nom du profit. Avant de partir, nous avons laissé de gros tags à l’intérieur des serres : « NO BIOTECH », « NI ANCIEN NI NOUVEAU OGM », « HAMBACH RESISTE ». Solidarité avec ceux qui luttent pour la défense de la terre contre la civilisation industrielle. Un salut complice aux compagnons et  compagnonnes touchés par les opérations Scripta Manent et Panico.

Des anarchistes contre la misère de l’existant

 

[Publié sur roundrobin.info]

 

Suisse : Soutien aux 18 inculpé.e.s de Bâle

Publié le 2018-10-28 08:54:05

Contra Info / mercredi 24 octobre 2018

Le 24 juin 2016 a eu lieu à Bâle une manifestation contre le racisme, la répression et la gentrification. Durant cette manifestation, des institutions et entreprises, participant aux conditions en vigueurs, ont été la cibles d’attaques. Ce sont, entre autres, le bureau du plus gros parti de la droite populiste suisse (UDC), le palais de justice, une entreprise privée de sécurité (Kroo Security) ainsi que la police qui ont été visés.


Le soir même, 14 personnes ont été arrêtées, accusées d’avoir pris part à la manifestation. Sept d’entre-elles ont passé plusieurs mois en détention préventive. Quelques semaines plus tard, une autre personne a encore été arrêtée et, en cours de procédure, 4 personnes de plus ont été convoquées et accusées. Il ressort de l’acte d’accusation que le procureur suit la piste reprochant à l’ensemble des 18 personnes accusées d’avoir commis ensemble des délits suivants, « en se répartissant les tâches » :

Multiples dégradations de biens qualifiées (attroupement sur la voie publique et lourdes dégradations, agressions, violation de la paix publique, coups et blessures (avec objet dangereux), de multiples tentatives de coups et blessures (avec objet dangereux) et de multiples tentatives de blessures graves, de multiples troubles sur la voie publique, violences et menaces envers les autorités et les agents, violation du code de la route et infraction à la loi cantonale sur les infractions.

Le procès débute le 24 octobre au tribunal correctionnel de Bâle. Il est prévu qu’il dure cinq jours, le verdict étant attendu pour le 30 octobre. Le procès sera orchestré par trois juges qui, en théorie, peuvent imposer des peines allant jusqu’à cinq ans de prison.

L’indignation quant à la violence envers des biens matérielles ou envers les policier·ère·s présent·e·s est hypocrite. La violence ne commence pas au moment où des pierres sont jetées lors d’une manifestation. Les attaques du 24 juin 2016 ne sont en aucun cas comparables à la violence subie par les milliers de personnes en fuite, enfermées dans des camps et centres de renvois, confrontées à des situations sans perspectives à l’intérieur de la « forteresse Europe ». Lorsque le Ministère Public fait courir l’image de manifestant·e·s violent·e·s, c’est une manière de plus de cacher, dans la tête des gens, la réalité de la violence quotidienne.

Nous saluons le fait que des personnes prennent la rue afin de se rebeller contre les oppressions présentes, de manière autonome et sans demander de permission. Nous considérons le militantisme comme un moyen d’intervenir directement face aux dysfonctionnements, permettant de sortir d’une protestation purement symbolique.
La répression que rencontre ces 18 personnes ne doit pas être considérée comme un cas à part. Elle est la garantie nécessaire du fonctionnement sans friction d’une société basée sur d’énormes inégalités. Les personnes sont discriminées, condamnées ou encore enfermées sur la base de leur statut social, de leur apparence, d’une pratique de résistance ou encore de leur situation légale. Ces mécanismes répressifs servent à protéger les avantages des personnes privilégiées et à maintenir les autres à distance. La répression n’est pas un événement individuel, mais bien un élément quotidien de notre société.

Dans un moment où les médias et la justice cherchent à nous diviser, nous devons, plus que jamais, nous tenir ensemble et exprimer notre solidarité de manières diverses et variées. Pour nous, il n’est pas important de savoir si les accusé·e·s sont coupables ou non. Tant que nous restons unis malgré nos différentes positions. Montrons nous solidaires avec les accusé·e·s du 24 juin 2016. Montrons que notre solidarité est plus forte que les lois de l’État et que la répression.

Plus d’info sur la manif en question ici.

 

Zad, vérité, véracité, véridicité…

Publié le 2018-10-28 20:24:05

Cet été jme dis  » allez sacrebleu cette fois j’y vais ! » et je suis arrivé a la ZAD.

je dis bonjour et explore. Mes périgrinations bocagières m’amenent rapidement a constater que la chape de plomp, la tension et l’atmosphere pesante ne sont ici pas uniquement dues a la catastrophe climatique en cours.

mes tentatives de socialisation se heurtent a diverses resisitances, certaines parfaitement saines et légitimes , d’autres bien plus retorses et insidieuses. Ici certaines questions dérangent. On se croirait a Levallois a la veille d’un appel d’offre.

« Toi le touriste tu va finir dans un coffre du CMDO »

 balance tout, il le faut bien a un moment, que les gens aillent la bas en sachant ou ils mettent les pieds

4 factions, au minimum, se partagent la zad, dans une ambiance de franche inimitié.  

Une retient particulierement l’attention: le CMDO, pour Comité de Maintien Des Occupations.

Cette équipe de petits malins a su jouer un coup brillant en se positionant comme parasite de la lutte menée par les paysans et les nombreux libertaires venus défendre la Zone contre la troupe de l’opération César. 

Une bande de petits bourgeois parisiens , au patrimoine conséquent et relations nombreuses, venus jouer au blackblocs parce que virés de prépa, qui ont su manoeuvrer pour , le temps venu, à l’abandon du projet, l’état leur concede le foncier, en échange de la Normalisation de la zone, et de l’éviction par la ruse comme par la force de tous les punkz, schlagz, trainardz, zonardz, géniez, marginoz, artistz, piratz, féees, démonz, prophètes, réfugiéz,migrantz, aventurierz,barricadierz,pouetz, falsafiz, ingouvernablz, et anarchistes qui hantent encore le bocage.

Cette petite cabballe de paltoqu-ets-ettes se fait aussi des gonades en platines en gérant le narcotrafic sur la zone. Les violences inévitables inhérentes a cette activité ont déja produites au moins 5 victimes civiles, retrouvées larguées devant l’hopital de nantes polytraumatisées, la derniere il y a quelques semaines.

Les memes qui persecutent les racisés-ees, réfugiés-ees, militant-es…

 » il faut partir maintenant, la lutte es finie on a gagné alors partez, nous on veut bosser/ on ne veut plus que des gens de l’exterieur viennent/ on est chez nous(sic)/ la zad tu l’aime ou tu la quitte/ les ag on s’en fout, c’est pas la que se prennent les decisions importantes/ l’anarchisme ca marche pas, on a les preuves a la zad/ toi on va te coffrer/ on s’en fout de ton avis c’est pas un touriste qui va nous dire ce qu’ont peut faire/ si tu te barre pas ce soir ils vont te coffrer ils m’ont dit »

Ce sont les Porcs d’ANIMAL FARM, ils tiennent la propagande, ils ont les juristes et les machines, détournent le travail des sympathisants qui passent pour leur projets, l’argent des donations, le materiel, et bientot la Terre.

La ZAD? Une opération de promotion immobiliere, la spoliation d’une lutte mondiale au profit d’une petite trentaine d’enfoiré-e-s, mapulat-eurs-rices, ment-eurs-euses, violent-s-es, immatures, colériques, ignorants-es, avares, véna-ux-les, toxiques et de surcroit fort mal élevés.

Des bourgeois en somme, mais en loire atlantique.

En un mot comme en cent, voila l’actualité des faits sur la zone, incontestable sauf a débiter des faits alternatifs.

Reste les paysans, qui suivent en majorité le mouvement , préssés que le business reprenne, dans un marigot de lutte d’influence entre la Confédération paysanne, COPAIN44 et la fnsea qui rode en embuscade tout autour.

MAIS

Parfois a l’est, un buisson tressaille. Probablement un triton barricadier, espece endemique parthenogenesique. Certains disent qu’au coeur de la nuit, on peut en tendant l’oreille y discerner choeur le de vieux spectre aragonais et catalans.  

Negras tormentas agitan los aires.

Ne vous y trompez pas, la zad est le plus bel endroit du monde, et les autres gens sont super cools, mais un sursaut anarchiste est requis si nous ne voulons que cette bataille ne se solde en retirada honteuse a la lisiere d’une victoire éclatante.

que creve le cmdo

Déferlons