Vive l'Anarchie - Semaine 43, 2022

Sommaire

[Brochure] Bruit et saccage : Textes et communiqués d’actions contre les constructions de prisons

Publié le 2022-10-25 08:35:05

* Infos sur le Plan Prison ; textes parus contre les constructions de nouvelles prisons (Noisy-le-Grand, Loos, Muret, Tremblay, Entraigues & Toul) ; entreprises collabo du système carcéral ; et quelques communiqués d’actions anti-carcérales des derniers mois ici ou là. *



Sous prétexte de lutter contre la surpopulation carcérale, mais surtout dans l’objectif d’enfermer plus, l’État prévoit la construction de nouvelles prisons sur tout le territoire français, d’ici 2027. Ce nouveau « Plan Prison », aussi appelé « plan 15 000 places » qui a débuté en 2016, consiste à construire plus d’une trentaine de nouvelles taules en plus des 187 existantes (et à en agrandir certaines) : centres de détention, centres pénitentiaires, quartiers de semi-liberté, tout en expérimentant de nouvelles formes de contrôles et de réinsertion, comme les Structures d’Accompagnement vers la Sortie (SAS – par exemple à Noisy-le-Grand) et les prisons expérimentales de type InSERRE basées sur le travail et la formation (exemple de Toul).

Cette brochure contient des informations générales sur le Plan Prison (emplacements et dates de chantiers, entreprises et individus collabo…) ; des informations détaillées pour quelques villes (Noisy-le-Grand, Loos, Muret, Tremblay-en-France, Entraigues-sur-la-Sorgue, Toul), ainsi que des communiqués d’actions anti-carcérales qui réchauffent le cœur et nourrissent l’imaginaire.

Parce qu’on veut lutter contre la construction des prisons, et pour la destruction de tous les lieux d’enfermement, que ce soit les centres de rétention administrative pour migrant.es, les hôpitaux psychiatriques, les centres éducatifs fermés et établissements pénitentiaires pour mineurs, les commissariats, les zoos ou encore les delphinarium. Tous ces lieux sont l’incarnation de ce que cette société représente en terme de domination, d’exploitation et de répression : une société basée sur des rapports sociaux et économiques où l’on doit suivre les règles d’un jeu que l’on a pas décidées, et où toute tentative de se débrouiller autrement ou de renverser la table du jeu peut se transformer en passage dans un lieu d’enfermement.

Une prison qui ne se fait pas, ce sont autant de cellules qu’on n’aura pas à détruire.

Version page par page - Version brochure

Cantine de Solidarité avec les prisonniers anti-guerre en Russie

Publié le 2022-10-25 08:35:08

Cantine de solidarité pour deux collectifs russes qui soutiennent au total une quinzaine de prisonniers accusés d’avoir planifié ou effectué des attaques contre le pouvoir de Kremlin, pour la plupart explicitement contre la guerre en Ukraine. Tout l’argent collecté sera utilisé pour payer les avocats et les colis des prisonniers. RDV vendredi 28 octobre à 19h au local Camarade.



Depuis le début de la guerre en Ukraine, protestations et actes de sabotage se succèdent en Russie dans un contexte de très forte répression. Avec l’annonce de la mobilisation "partielle", ces actes se multiplient et il nous semble encore plus important de faire un signe aux personnes qui essaient de lutter là-bas contre la guerre, par tous les moyens.

Les deux collectifs soutenus

L’ABC-Moscou soutient six anarchistes de Tyunmen, accusés de fabrication et de transport d’explosifs, et deux anti-fascistes de Krasnoyarsk, accusés d’avoir planifié un incendie d’un bureau de recrutement militaire.

Solidarity Zone soutient actuellement cinq prisonniers anti-guerre : deux arrêtés aux manifs anti-guerre avec des cocktails Molotov dans le sac ; un pour une attaque au Molotov contre un bureau du FSB (les services secrets) ; un pour l’incendie de l’entrée de la Garde nationale ; et le dernier pour avoir mis deux balles dans le commissaire militaire Alexander Yeliseyev, responsable du recrutement à l’échelle régionale.

Tout l’argent collecté ce soir sera utilisé pour payer les avocats et les colis des prisonniers. On vous propose donc de partager un repas à prix fixe (minimum) de 5€ pour constituer une "enveloppe" à leur envoyer.

On prendra aussi le temps de faire une courte présentation de ce qui se passe là-bas, et on pourra partager des infos et débattre des prochains pas à suivre pour un effort internationaliste contre la boucherie orchestrée.

Contre toutes les guerres, faisons vivre une solidarité sans frontières !

Le Placard brule - Discussion du 1/11 - la fable du chardon et du bouquet

Publié le 2022-10-25 08:35:10

Le Placard Brûle c’est une bibliothèque brochurotek queer antiraciste féministe et anti-autoritaire à Toulouse. Y a souvent des thés et des p’tits gateaux, des canaps’ pour chiller, plein de trucs à feuilleter ou à lire.
Les permanences ont lieu tous les mardis de 16h à 20h, souvent agrémentées de discussions, et on déborde même en dehors des mardis.



Discussion le 1 novembre 2022 à 16 h - (en mixité)
autour du texte "la fable du chardon et du bouquet" issu de la brochure "les pieds dans le plats"
Cette brochure critique différentes dynamiques des milieux queer féministes.

Ce texte là aborde l’épineuse question de comment la prise en compte des oppressions systémiques et l’utilisation des outils qui en découle (non mixité, lecture des privilèges, envie d’"inclusivité", etc) peut mener à du reformisme. Il parle de comment cela peut empecher ou rendre tabous certaines (auto)critiques, et refermer un espace de radicalités tant dans les idées que les pratiques.
Ce texte nous donne envie de reflechir à la manière dont on navigue entre la nécessaire prise en compte des rapports d’oppressions systémique et des aspirations radicales anti-autoritaires qui sont si importantes pour nous.
À comment est ce que l’on arrive à garder ouvert des espaces de critique du travail, des technologies,de l’état et ses institutions, de la consommation de masses sans culpabiliser ou tomber dans une position morale ?
Comment on trouve des moyens de se renforcer ensemble pour attaquer l’origine de ces oppressions ?
Cette brochure n’est pas diffusée sur internet, mais il y aura des exemplaires papier sur place.

Comment avoir un contact & des infos ?
placardbrule@riseup.net

Compte rendu manif 18 octobre DCPB : Le S.O pousse, la police désescalade.

Publié le 2022-10-25 08:35:13

Un compte rendu pour ouvrir des discussions sur les stratégies de rue.




Ce compte-rendu n’a pas vocation à refléter l’entièreté ou la chronologie de la manif, mais cherche à revenir sur les tactiques de rue dans le but de continuer à développer ensemble notre défense face à la police. Comme tous les comptes rendus, il a été écrit d’un certain point de vue : celui de la défense collective comme pratique. Et se défendre ensemble, pour nous, ça commence dans la rue.

CONTEXTE :

Ce mardi 18 octobre, on a rejoint la manif appelée par les syndicats « pour la hausse des salaires » en ces temps d’inflation. Bien sûr, on a pris la rue pour beaucoup plus de raisons que ça. On sait que ce qui nous attend cette année c’est aussi la réforme du RSA, du chômage, des retraites, bref qu’il ne s’agit pas que des travailleur.euses salarié.es mais bien de tous.tes. Macron va continuer la dynamique de casse des acquis sociaux qu’il a commencée et certainement continuer d’ignorer avec mépris les mobilisations contestataires. Pendant ce temps les prix augmentent, on a de plus en plus de mal à payer nos factures, notre nourriture, notre loyer, à subvenir à nos besoins et avoir des loisirs, bref à vivre, tout simplement.
C’est aussi pourquoi, même si ça nous fait peur, on aime descendre dans la rue : on se sent moins seul.es dans ces conditions, on prend part à la manif avec toustes et on peut exprimer notre rage et la partager avec d’autres, casser l’isolement et la passivité qui caractérise nos vies quotidiennes, s’en prendre aux responsables de ce monde de merde et avoir quelques moments hors du temps.
On aimerait que la mobilisation déborde le cadre prévu par les syndicats : celui d’une petite marche parisienne au trajet planplan. Celui la petite grève bien sage, chapeautée de A à Z et qui ne laisse aucune place à l’inventivité. Et hop, ensuite chacun.e rentre chez soi, ferme la porte de son appartement quand il a la chance d’en avoir un, et continue sa petite routine de vie. On aimerait que ces manifs et ces appels à la grève se transforment en mouvement social créatif et combatif qui déborde sur le quotidien et marque une rupture avec l’ordre des choses : le quotidien de l’exploitation et de l’oppression. Grèves, manifs sauvages, auto-réductions, squat, assemblées locales, structures autonomes et auto-organisées... Ne demandons rien, prenons tout ! Rien à perdre, tout à prendre !

ANALYSE DE MANIF

Ce jour-là, le trajet c’était Place d’Italie-Invalides et on a plutôt kiffé la manif. On voulait partager quelques pistes de réflexion là-dessus, histoire de lancer des discussions sur les stratégies de rue :

« Le SO, dans l’caniveau ! »

Globalement, on a trouvé que les gens étaient motivés et, pour une deuxième manif de mobilisation sociale au rythme plutôt lent, c’était assez encourageant. Un cortège de tête s’est lentement constitué, mais était fourni. On pense que s’il a eu du mal à se constituer c’est pour trois raisons, mais qui sont toutes dues aux stratégies des syndicats :

1) Temporelle. Les syndicats ne s’éternisent plus sur la place de départ à beugler les slogans qu’on connaît par coeur avant de se mettre en marche. C’était déjà le cas de la manif du 29 septembre. Ils partent maintenant bien à l’heure, sans nous laisser le temps de nous retrouver, de changer de look si la météo nous en dit, ou de faire une petite session d’étirement largement bienvenue avant le marathon. Pour celleux qui veulent rejoindre l’avant de la manif dans une tenue adéquate, il faut donc arriver à la manif en avance.

2) Géographique. Fini l’avachissement syndical sur la place de départ ; les syndicats s’engagent directement sur le boulevard du début du trajet de la manif, s’étalant parfois sur des centaines et des centaines de mètres. Donc quand on veut retrouver nos camarades en tête, on doit remonter touuuuuuut le long de la manif au pas de course. Ce qui, en plus de nous fatiguer, nous retarde dans la constitution du cortège de tête. Arriver par la station de métro d’après peut être une solution.

3) La meilleure pour la fin : le SO qui pousse. Cette fois, on pouvait y voir des encartés CGT, FO, FSU. Quand on y pense, ça pourrait être chouette tous ces gros bras, repoussant la police, protégés de leurs casques tous neufs et leurs gants coqués reluisants, qui s’attrappent par les coudes et tiennent les rangs serrés. Quelle belle cohésion ! Quelle belle preuve de solidarité ! Ils pourraient presque nous être sympathiques s’ils étaient solidaires de tous.tes, ne nous empêchaient pas de nous tenir où nous le souhaitons dans la rue, ne nous malmenaient/frappaient/dénonçaient pas, ne proféraient pas de commentaire âgistes, sexistes ou autres à tout bout de champ. Ça pourrait être cool le SO, s’il ne servait pas la pacification de la manifestation à tout prix. S’ils ne nous forçaient pas à avancer alors que la police nous attaque et que nous sommes en train d’organiser la riposte. S’ils ne faisaient pas le tri entre les bon.nes manifestant.es calmes et les mauvais.ses manifestant.es rebelles. S’il n’agissait pas avec cette impeccable posture d’autorité paternaliste. Le problème, c’est que le SO, il ne repousse pas la police, c’est les autres manifestant.es qu’il écrase et traite comme des merdes qu’il écarte sur les trottoirs, scindant le cortège de tête en deux mini cortèges de trottoirs isolés. La solidarité dans la rue c’est joli, mais pas quand c’est macho, corporatiste et au détriment des autres. On aime la manif mobile, libre et hétérogène. Se tenir c’est chouette, mais pas quand on te tappe quand tu essaies de te joindre à la foule et que tu te retrouves face à un mur de mecs cis machos, qui te foutent la misère alors que t’arrives même pas à te désemberlificoter de leur corde de SO de merde. La principe du SO, en fait, finalement, il craint pas mal, il restera toujours le même, et leur orga ne sera jamais mise au profit de toustes. Quand le SO impose son rythme, celui de la pacification, il est difficile de savoir quoi faire mais nous devons nous poser la question. Peut-être que si c’est intenable, on peut le laisser passer et reformer le cortège derrière lui, nous raccordant avec le reste de la manif.

On nous rétorquera peut-être qu’on est jamais content.es. Quand ils font des trous dans la manif pour que la police nous sépare du reste du cortège, on gueule, quand ils nous forcent à avancer, on gueule. Peut être qu’on veut pas de SO-corpo-macho du tout mais plutôt que chacun.e prenne en charge la défense collective du cortège comme iel le veut, que le cortège soit rejoignable et bienveillant pour tous.tes. A méditer lol.

« Manif en cage, manif sauvage ! »

Notons qu’au bout d’une dizaine de minutes, une tentative de partir en manifestation sauvage a tenté d’égayer la journée, rapidement stoppée par les flics casqués qui remontaient le cortège avec difficulté, en haletant. On peut dire que ça fait plaisir, quand on se remémore toutes les fois où on a vu des rues perpendiculaires désertes de keufs, mais que le cortège n’en avait rien à faire, continuant sur le trajet sur lequel le pouvoir a bien voulu qu’on marche.

« Ça charge, on se grappe ! »

- On ne peut pas non plus parler de cette manif sans mentionner la stratégie des flics : celle de la désescalade. La désescalade c’est quand les flics font tout pour que rien ne parte en cacahuète. Ils y ont un interêt, celui du maintien de l’ordre. Si les gens restent calmes, la manif suit son cours, et aucune action n’a lieu, ni aucune percée de ligne pour partir manifester autre part, ou laisser place à notre créativité urbaine. Prenons l’espace qu’ils nous laissent et même plus ! Profitons de cette distance pour nous assurer qu’ils ne pourront pas nous atteindre, par exemple en rendant leur chemin impraticable. Profitons de cette distance pour nous en prendre aux responsables de cette société de merde qui regorgent à Paris.

La désescalade, on peut dire que ça nous fait de l’air. La police est restée en majorité à distance mais visible pour dissuader et surtout, elle n’a pas tiré de gaz. A-t-on jamais vu une manif avec des affrontements et des actions sans une gouttelette de gaz lacrymogène ? Mais que fait la police ? Rappelons que le masque de plongée décathlon qui englobe les arcades et le masque de respiration FFP2 ou FFP3 trouvable dans tout magasin de bricolage qui se respecte restent nos accessoires de défense favoris pour ne pas subir la PLS utime du gaz lacrymo, qui, s’il fut noté absent lors de la dernière manif, fera peut-être un retour fracasssant jeudi.

La manif a pu compter 11 interpelé.es, ce qui est assez peu pour le niveau de déter, même si on aimerait pouvoir construire un cortège suffisamment solidaire pour tenter d’aller repêcher les camarades arrêtés. Pour travailler cela, rejoignons les ateliers de déplacement collectif organisés ponctuellement par tel ou tel collectif.

Pendant les charges, on s’est à plusieurs reprises retrouvé.es compressés les un.es contre les autres, sans plus aucun espace propre. Rappelons que se tenir les un.es les autres par les épaules pour former des grappes humaines reste la technique la plus efficace pour garder un espace vital dans les mouvements de foule et permet aussi de ne pas tomber, de ralentir l’effet panique et de se sentir rassuré.es car faisant corps ensemble. D’ailleurs, quand les flics font des percées dans le cortège, il est toujours intéressant qu’un pan de la manif se rabatte sur eux en les contournant. Encerclés, leur confiance en eux paraît dégingoler et cette configuration offre plein de possibilités de défense.

« La BRAV arrive, on va les chercher ! »

- Parlons communication au sein du cortège de tête :

On a eu le sentiment qu’on entendait crier « BRAV à droite ! » « La BRAV arrive ! » à tout bout de champ. La BRAV, c’est la brigade de répression de l’action violente, c’est les flics avec les casques blancs, à pied et en uniformes légers et donc mobiles. Ils vont au contact et font souvent les arrestations, une fois libérés derrière une ligne d’anti-émeute eux lourdement équipés, qui les ravalera une fois l’intervention menée. Si gueuler les positions des keufs nous semble important pour informer de leur présence, on a vu que leur simple nom faisant reculer le cortège de 20m. Il faut le dire. La BRAV nous fait peur, mais elle n’est pas sans faille, ni imbattable. Pendant les GJ elle s’est faite bolosser maintes et maintes fois, et il y eut des manifs où quand on criait BRAV, des pans de manifs se ruaient sur eux pour venir les chercher. Bref, informons nous des positions des keufs mais donnons nous confiance face aux BRAV, tenons-nous, et tentons, à minima, de reprendre l’ascendant psychologique.

« Parapluies ! abrACABabra »

La Défense Collective Paris Banlieues

*****************************************************************************************************

Revue de presse du lol, la sociologie selon les médias.

On avait envie de faire un ptit TOP 3 des meilleures phrases de merde de la presse, à moitié pour en rire et à moitié pour rappeler qu’on refuse les étiquettes médiatiques et policières. Soyons solidaires en manif, quels que soient nos modes d’action.

- PALME D’OR :

BFM TV LOVE : à propos des gens grossièrement regroupés sous cette étiquette policière des « casseurs » : « Tout cela est préparé en amont [...] Deux ou trois jours avant, ils peuvent louer un appartement sur le trajet de la manifestation, c’est là qu’ils cachent [...] leurs vêtements noirs. » C’est vrai qu’à chaque manif, on ne sait plus où dépenser nos fortunes, alors on se rabat sur des AirBNB dans le centre parisien pour quelques jours. La dolce vita. 8)
Regarder à 2min30 https://www.bfmtv.com/replay-emissions/22h-max/le-mouvement-sera-t-il-reconduit-demain-18-10_VN-202210180784.html

PALME D’ARGENT :

BFM / Best Friend Media : Quand MichelSocio de comptoir nous dévoile « Quelques clés de BlackBlocks » : « Ils peuvent confier leur matériel à des femmes. Pourquoi des femmes ? Eh bien parce que[...] ». Parce que les femmes sont des êtres incapables d’avoir la volonté propre de tout casser. Naturellement.
La même vidéo https://www.bfmtv.com/replay-emissions/22h-max/le-mouvement-sera-t-il-reconduit-demain-18-10_VN-202210180784.html

PALME DE BRONZE :

Journal du dimanche des boloss "Une source policière a confirmé à l’agence que près de 200 casseurs, tous vêtus de noir, avaient « constitué un bloc avec la volonté d’en découdre ». Cette même source a affirmé que près de 60 d’entre eux faisaient partie de « l’ultra-gauche ». Mais oui, on se rappelle tous.tes ce moment où les flics ont mis la manif sur pause, nous ont demandé de nous séparer en deux, à droite les casseurs option ultra gauche et à gauche les casseurs simples ?
https://www.lejdd.fr/Societe/greve-du-18-octobre-des-casseurs-impliques-dans-des-incidents-lors-de-la-manifestation-a-paris-4141615

**********************************************************************************************

Rejoignez-nous ! La DCPB (Défense Collective Paris Banlieues) tient sa réunion ouverte à tous.tes, les 1er et 3e dimanche du mois, à 18H au local de la Fabrik assiciation, au rdc de la grande barre d’immeuble du 23 rue du docteur potain, en face du DOC. Sortir au métro Télégraphe sur la 11 !

Pour nous contacter : defensecollective-pb@riseup.net
Pour les ressources : https://defensecollectiveparisbanlieues.noblogs.org/
FB : defense collective paris banlieues
Twitter et insta : @defensecopb

L’anarchiste Alfredo Cospito a entrepris une grève de la faim (Italie, 20 octobre 2022)

Publié le 2022-10-25 08:40:05

Aujourd’hui, 20 octobre 2022, au tribunal de surveillance de Sassari, lors d’une audience concernant la confiscation de la correspondance, le camarade anarchiste Alfredo Cospito a déclaré le début d’une grève de la faim contre le régime carcéral 41 bis auquel il a été transféré le 5 mai.



Publié sur La Nemesi : https://lanemesi.noblogs.org/post/2022/10/20/lanarchiste-alfredo-cospito-a-entrepris-une-greve-de-la-faim-italie-20-octobre-2022/

L’anarchiste Alfredo Cospito a entrepris une grève de la faim (Italie, 20 octobre 2022)

Aujourd’hui, 20 octobre 2022, au tribunal de surveillance de Sassari, lors d’une audience concernant la confiscation de la correspondance, le camarade anarchiste Alfredo Cospito a déclaré le début d’une grève de la faim contre le régime carcéral 41 bis auquel il a été transféré le 5 mai. Le camarade, qui a fait une déclaration, n’était pas présent dans la salle d’audience mais connecté par vidéoconférence depuis la prison de Bancali.
Des mises à jour suivront.

Mort à l’État, vive l’anarchie.

Ci-dessous, vous trouverez des textes d’Alfredo Cospito en français :

Un texte d’Alfredo Cospito sur l’opération Sibilla, depuis la prison de Terni, 17/11/21

Intervention d’Alfredo Cospito pour la rencontre Terra d’amore e di libertà, 26/08/21

Une contribution à la « Proposition pour un nouveau manifeste anarchiste », Alfredo Cospito 4/05/21

Intervention d’Alfredo Cospito au débat sur la lutte contre le nucléaire, lors de la rencontre « Vous lui donnez vingt ans, nous lui donnons la parole » (20/03/21)

Contribution à l’occasion des 3ème journées anti-carcérale à Bure du 2 au 8 mars 2020, lettre d’A. Cospito 2/03/20

Une contribution pour l’assemblée de Bologne du 9 juin 2019

« Quelle internationale ? » entretien avec Alfredo Cospito depuis la prison de Ferrara (2018/2019, pdf)

L’autisme des insurgés, A. Cospito juin 2018

Déclarations pour l’opération Scripta Manent (2017, pdf)

Qui est là est là et qui n’est pas là n’est pas là, A. Cospito, février 2017

Contribution individuelle au débat ouvert par les frères et soeurs de la Conspiration de la Cellule de Feu – Guérrilla urbaine / FAI (1/07/16)

Aux origines de la victimisation,A. Cospito été 2015

À lire aussi, articles en solidarité à Alfredo et contre sa réclusion en régime d’isolement 41-bis :

Alfredo Cospito fuori dal 41 bis : solidarité depuis Bure (en français, italien, anglais et allemand, 21/09/22)

« Nous ne resterons pas au chaud pendant la tempête » par les rédacteurs de Bezmotivny (11/07/22)

« L’anarchisme mis au ban » et « Solidaires avec Alfredo, contre la taule et le 41bis », deux tracts distribués à Sassari (25/06/22)

Plus de textes en italien, anglais et espagnol cités dans l’article du Rovescio : https://ilrovescio.info/2022/10/20/per-alfredo-e-per-gli-altri-raccolta-di-contributi-contro-il-carcere-il-41-bis-la-repressione-in-continuo-aggiornamento/

Briquet solidaire

Publié le 2022-10-25 08:45:05

Solidarité toulousaine vers la révolte en iran

Depuis plus d’un mois, une révolte secoue le territoire de la république iranienne. Ça donne la patate d’apprendre que des expressions du patriarcat sont remises en question, et que ça passe par attaquer les flics, faire des barricades, piller les commicos, détruire des caméras, etc. À Saqqez comme à Toulouse, la police défend un monde de contrôle et d’exploitation. Bien sûr, les situations ne sont pas les mêmes, mais les laïcards qui critiquent le régime des ayatollahs sans rien dire sur les dizaines de féminicides cette année en france ou les meurtres commis par les flics ne sont que des hypocrites.

Aux émeutières iraniennes : votre courage est inspirant et donne envie de sortir dans la rue et tout péter. C’est pourquoi la nuit du 16 octobre une caméra a été cramée en face du comico de la Vache, à Toulouse.

Bassidjis ou police nationale,
que crèvent les milices patriarcales !

PS : hésitez pas à traduire ce communiqué et le diffuser


Persan (traduction bancale)

آتش همبستگی

همبستگی تولوز با شورش ایران

بیش از یک ماه است که یک شورش قلمرو جمهوری ایران را لرزاند. این به ما انرژی می دهد تا یاد بگیریم که عبارات مردسالاری مورد سؤال قرار می گیرد ، و این امر با حمله به پلیس ، ایجاد سد ، غارت ایستگاه های پلیس ، از بین بردن دوربین ها و غیره انجام می شود. در سقز مانند تولوز ، پلیس از دنیای کنترل و استثمار دفاع می کند. البته ، موقعیت ها یکسان نیستند ، اما سخنرانانی که از رژیم آیت الله ها انتقاد می کنند ، آنها در مورد ده ها قتل زنان امسال در فرانسه یا قتل های مرتکب شده توسط پلیس ها چیزی نمی گویند. آنها فقط منافق هستند.

به ایرانی شورشی : شجاعت شما الهام بخش است و باعث می شود شما بخواهید در خیابان بیرون بروید و همه چیز را گله کنید. به همین دلیل است که شب 16 اکتبر یک دوربین در مقابل کامیزاریات "La Vache" ، در تولوز سوزانده شد.

نیروی مقاومت بسیج یا پلیس ملی ،
مرگ به شبه نظامیان مردسالاری !

Marseille : et une belle nuit internet fut coupé [MaJ]

Publié le 2022-10-25 08:50:04

[Mise à jour (voir articles plus bas) : selon des sites spécialisés du secteur, ce sabotage coordonné aurait frappé non seulement plusieurs câbles internationaux à Marseille (l’axe Amsterdam-Paris-Lyon-Marseille, l’axe en provenance de Barcelone et celui à destination de Milan), mais également un autre à Aix-en-Provence, touchant le convoyage d’internet via les câbles sous-marins qui partent du port de Marseille pour desservir l’Asie.
Si la presse nationale a pour l’heure sorti peu d’informations pour ne pas sonner l’alarme et éviter de donner de mauvaises idées, plusieurs acteurs d’internet impactés ont tout de même dû publier des « tickets d’incidents » suite à ces sabotages.
Cogent (gestionnaire nord-américain d’immenses réseaux de fibre optique véhiculant 17 % du trafic internet mondial) a par exemple précisé qu’une des attaques s’est produite « sur un site privé de la compagnie des eaux de Marseille, qui est également un pôle majeur pour les câbles à fibres pour différents opérateurs », et le gestionnaire français de data centers OVH a notamment déclaré que « la coupure a impacté la liaison entre Marseille et Singapour » en « saturant tout le trafic internet en provenance des Etats-Unis et d’Europe » vers cet Etat…]


Marseille : Free et SFR victimes d’un «acte de vandalisme»,
des milliers de clients privés d’Internet
Le Parisien & Free (pour les photos !), 19 octobre 2022

Des milliers de Français se retrouvent sans connexion Internet. Les opérateurs télécoms Free et SFR ont été victimes mercredi [19 octobre] d’un « acte de vandalisme » sur leur infrastructure fibre dans la région de Marseille, ayant entraîné « de fortes perturbations » sur le réseau Internet.

« Un acte de vandalisme sur notre infrastructure fibre entraîne depuis cette nuit de fortes perturbations de service (dégradation de service et de bande passante fixe/mobile) sur la région de Marseille. Les actes de vandalisme ont eu lieu en divers points éloignés simultanément. », a indiqué l’opérateur Free sur son compte Twitter.

« Nos équipes sont mobilisées depuis 3 heures du matin », a-t-il ajouté, indiquant que des « suites judiciaires seront données », sans en dire plus. L’opérateur SFR a confirmé être également touché par la coupure d’un « réseau longue distance » dans la région sud-est.

« Les équipes sont sur place, les opérations ont commencé » pour rétablir le trafic, a précisé l’entreprise. En fin de journée, le site Zone ADSL avait recensé plus de 4 600 pannes sur l’internet fixe en France ces dernières 24 heures, perturbant majoritairement les clients de l’opérateur Free et SFR. Contactés, les opérateurs Orange et Bouygues Telecom ont indiqué ne pas être victimes de perturbations.

Des actes de malveillance d’une ampleur sans précédent sur le réseau national de fibre optique en France avaient entraîné en avril des ralentissements et des coupures d’accès à Internet dans plusieurs grandes villes, notamment de l’est du pays.

Une enquête avait été ouverte par le parquet de Paris pour « détérioration de bien de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation », « entrave à un système de traitement automatisé de données » et « association de malfaiteurs ». Au cœur du réseau mondial de câbles sous-marins, Marseille est l’un des principaux hubs Internet qui hébergent beaucoup de grands centres de données français.


Nouveau sabotage des infrastructures Internet en France
, 20 octobre 2022 (extrait)

Nouveau sabotage sur les liens backbones français. Dans la nuit de lundi 17 au mardi 18 octobre, vers trois heures du matin, un segment de la fibre backbone qui véhicule l’Internet occidental depuis le nord de l’Europe jusqu’à Marseille a été sectionné au niveau d’Aix-en-Provence. Selon les premiers éléments d’enquête, il a suffi aux malfaiteurs de soulever le couvercle en fonte d’une chambre télécom creusée sous la chaussée et de tronçonner le fourreau dans lequel passent les câbles remplis de fibres.

Il aura fallu attendre le jeudi matin suivant pour que l’information soit révélée par Zscaler, un éditeur américain de plateformes de sécurisation d’accès au cloud. Son communiqué, suggère alors que la coupure impacte le convoyage d’Internet via les câbles sous-marins qui partent du port de Marseille pour desservir l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie :

« Une importante coupure de câbles dans le sud de la France a eu un impact sur les principaux câbles sous-marins assurant la connectivité avec l’Asie, et potentiellement d’autres régions du monde. Cette coupure est susceptible d’occasionner des pertes de paquets et une latence inhabituelle pour les sites web et les applications qui traversent les liens touchés », écrit l’éditeur américain.

Zscaler évoque par ailleurs un sabotage en trois endroits autour de Marseille. Sur le segment backbone en provenance de Lyon (l’axe Amsterdam-Paris-Lyon-Marseille sert à relier les câbles sous-marins en Atlantique aux câbles sous-marins qui partent de Méditerranée et longent les côtés des océans Indien et Pacifique). Sur celui en provenance de Madrid (qui sert de relai à d’autres câbles traversant l’Atlantique). Et sur celui à destination de Milan (qui dessert l’Europe du Sud-Est).

Il apparaît néanmoins plus probable que le trafic vers Madrid et Milan ait été affecté par une seule coupure, sur les fibres en provenance de Lyon.

Interrogé par LeMagIT, Interxion, propriétaire des datacenters marseillais qui font la jonction entre les segments de backbones terrestres et sous-marins, précise que cet acte de sabotage est particulièrement préoccupant, ne serait-ce que parce qu’il témoigne de la fragilité des infrastructures en France. « Des milliers de personnes en France, des sous-traitants d’opérateurs, des personnels d’opérateurs ont accès aux plans des tracés des fibres backbone. Sur ces tracés, vous avez tous les 500 mètres une ouverture, très rarement verrouillée, pour accéder aux fourreaux. »

Qui a saboté le backbone ?

Les sabotages de fibres backbone – véritables colonnes vertébrales d’Internet – ne sont pas une première. En avril dernier, déjà, trois fibres backbones convergeant vers Paris avaient été littéralement tronçonnées au sud, à l’est et au nord de la capitale, à vingt minutes d’intervalle. Les prestataires télécoms alors interrogés rejetaient en bloc la thèse d’un accident et parlaient d’opérations coordonnées.

En revanche, les autorités ne semblent toujours pas avoir trouvé les coupables de ces sabotages. Une puissance ennemie contre les infrastructures occidentales ? Des activistes en guerre contre le numérique (en 2021, 341 actes de vandalisme ont été recensés contre des pylônes 5G) ? Ou peut-être des sous-traitants en représailles à de trop nombreuses factures non honorées ?

Ce sabotage, comme celui d’avril, a surtout impacté les réseaux des opérateurs nationaux SFR, Free et Bouygues. Mais pas celui d’Orange. Dans les deux cas, les fourreaux sectionnés avaient été déployés entre 1999 et 2002 par des sous-traitants de Louis Dreyfus Communication (LDCom), lequel a cédé toutes ses activités à SFR en 2007. Les fourreaux dont SFR a hérité et qu’il continue de maintenir sont aussi loués à Bouygues, Free, Verizon ou encore Colt. Orange a déployé son propre réseau de fourreaux terrestres.

Marseille : Action coordonnée anti-caméras

Publié le 2022-10-25 09:35:03

[reçu par mail, 21 octobre 2022]

Dans la nuit du lundi 17 au mardi 18 octobre 2022, 8 caméras ont été détruites par le feu lors d’une action coordonnée dans le centre de Marseille. Notre ville est la 2ème plus surveillée de France, elle sert de terrain d’expérimentation aux technologies sécuritaires : projet de BigData de la tranquillité publique, caméras à tous les coins de rue (1 558 au total), reconnaissance faciale, vidéo-verbalisation. Des projets au coût gigantesque (7 millions d’euros par an pour l’entretien du réseau de caméra et 25 000€ pour l’installation d’une caméra) et dont les dépenses viennent alimenter une vision politique raciste et bourgeoise basée sur la peur et la volonté de tout contrôler. La vidéo-surveillance normalise nos comportements et dissuade le passage à l’action subversive.

Nous refusons d’être observé dans nos milieux de vie, dans nos interactions quotidiennes, dans notre intimité.
Nous ne voulons pas voir nos quartiers s’aseptiser et Marseille devenir une station balnéaire pour touristes.
Nous ne les laisserons pas aller plus loin dans leur fantasme de gestion et de contrôle de nos vies.

Dérèglement climatique, effondrement de la biodiversité, inflation, crise énergétique, remise en cause du droit de grève, montée du fascisme…Alors que nous devrions rentrer dès maintenant en résistance face au ravage écologique et social en cours, nous restons pétrifiés devant ces dispositifs répressifs.

Démantelons, sabotons, incendions les infrastructures de la surveillance.

Alors que la grève des raffineries maintient la pression sur l’État et les capitalistes, un mouvement plus large de contestation est en train de naître. Lycéen·nes, dockers, marins, féministes, cheminots, enseignant·es… tous·tes appellent à la grève générale ce mardi 18 octobre.

Dans un contexte de forte mobilisation, des actions offensives, répétées et décentralisées peuvent renforcer le rapport de force. Partout dans nos villes et nos quartiers, commençons par débarrasser nos rues des caméras, puis continuons l’offensive. Organisons-nous en groupes d’actions, renforçons nos réseaux de lutte, rentrons en résistance !

Arson Attack Against Fossil Fuel Infrastructure in Rheinland Region, Germany

Publié le 2022-10-25 09:35:06

Coal infrastructure fire – reducing RWE to rubble

During the night of 18 to 19 October, we, several small groups from Lützerath, set fire to three pumps in the vicinity of the village and the Garzweiler 2 open-cast mine.

The pumps are part of the infrastructure of the open-cast mine for which the village of Lützerath is to be destroyed. In the last two years, Lützerath has become a central place of resistance in Germany against the destruction and exploitation of nature and our livelihoods. The attempted eviction of the village is imminent. But Lützerath is not the only village threatened by open-cast mining.

On Monday, 17 October, RWE began clearing trees and demolishing houses in Immerath. Immerath is located within sight, a few minutes away from Lützerath. All inhabitants of the village have been evicted by RWE and large parts have already been destroyed.

With our action we are responding to RWE’s unscrupulous machinations. We are setting a sign of protest and disobedience against the capitalist relations of domination. We will not be lulled by the false promises of politicians and parties.

According to the motto ‘action not words’, we must take environmental and climate protection into our own hands. Therefore, it is necessary to sabotage fossil fuel infrastructure and render it harmless.

We call on people to do the same and to take active action against the state and capital. Intervene in the status quo, disrupt the smooth operation. Remain disobedient, be sand in the gears!

We are aware that this form of action can lead to harsh repression. But we accept this risk, because we have not given up hope yet and we will defend life. We are directly attacking the profiteers of climate change! He who sows the wind will reap the storm.

And so that you don’t have to start from scratch, here are instructions on how to light the pumps 😉

Background on the pumps: There are several thousand pumping stations around the opencast mines in the Rhenish lignite mining area. These pump out the groundwater so that the water does not collect in the pits. Since the opencast mines are several hundred meters deep, the pumps also reach just as deep. This creates a so-called swamp funnel. This is an area where the groundwater is permanently lowered, causing great chaos in the water cycle. This area extends beyond the Rhineland into the Netherlands. As a result, forests, such as the Hambach Forest, dry out in the long term. The pumps thus lead to an ecocide that extends far beyond the dredged areas and ecosystems.

Even more dirty info is explained in this article (German language): https://www.bund-nrw.de/themen/braunkohle/hintergruende-und-publikationen/braunkohle-und-umwelt/braunkohle-und-wasser/

Scouting: Before you start the action, you should take a closer look at the surroundings. In some places around the open-cast mines, the RWE plant security patrols, which is in direct contact with the cops. Plan your arrival and departure carefully, look for possible hiding places. At least one person should keep a lookout during the action.

Material: Crowbar, bolt cutter, spanner, wood, straw, accelerant, storm lighter.

On site: The pumps are often secured with construction fences. If these are locked with a chain, a bolt cutter is suitable for breaking the chain links. Alternatively, the clamps with which the fences are screwed can be opened. This can often be done with a 17 or 19 mm spanner.

On the lower side of the pump control box there are some cables and ventilation slots. Setting a fire underneath the box without breaking down the doors may be an option. However, it is worth breaking open the switch boxes. A crowbar is good for this. In our experience, opening is not particularly loud, but not completely silent either. The closing mechanism of the doors not only closes at the level of the keyhole, but also at the top and bottom of the door. The box contains all the electronics for the pump. So if you want to make sure that the pump is completely rendered harmless, we recommend that you take the time to break open the doors.

To ignite the pump control box, it is a good idea to use fast-burning material. We have used straw, fire accelerant and wooden pallets. This creates a fire that lasts for about 15 minutes. We placed the straw directly underneath and also on the fittings of the broken box itself. We leaned the pallets against the sides of the box. We used two to three pallets for this. Finally, a whole load of fire accelerant (e.g. petrol, lamp/motor oil or barbecue lighter). There is no need to skimp on this, unless of course you have more stations ahead of you 😉

It’s handy to use a storm lighter.

Security: Be aware that you will leave footprints around the pumps. So choose carefully which shoes you wear and dispose of them later if necessary. Tracks can also quickly appear on the construction fences if you get your clothes caught on sharp edges. Don’t leave any tools behind, of course, but be sure to remove any marks beforehand. While fingerprints are easy to avoid, DNA traces can only be avoided by a very professional approach. Make sure that everything you leave at the pump is burnt. ONLY talk about the action with people who were directly involved. Look out for each other, stay together, even if there are confrontations with, for example, the plant security. Talk through all eventualities beforehand. How do you react in a worst-case scenario? Destroy all plans and evidence before the action so that you are prepared for a (house) search.

A report on a similar action in the Hambi area can be found here (German language): https://hambacherforst.org/blog/2019/01/04/make-hambi-a-threat-again-verheizt-rwes-infrastruktur-statt-braunkohle/

For more information on action implementation and safety culture (German language): https://luetzerathlebt.info/soli-aktionen/

source: https://de.indymedia.org/node/234016

translated by Nae Midion

Visuels anti-surveillance à afficher partout dans nos rues !

Publié le 2022-10-27 06:25:04

Voici deux visuels anti-surveillance à afficher, coller, diffuser partout dans nos rues !



Le premier est une mise en page du communiqué sortis récemment et revendiquant le sabotage de 8 caméras dans le centre-ville. Le deuxième est un collage représentant un Centre de Supervision Urbain en feu (CSU : local où la police regarde en directe les caméras de la ville).

Vous trouverez tout en pièce-jointe, en couleur et en noir et blanc.

communiqué en couleur

communiqué en noir et blanc

CSU en couleur


PS :

Pour retrouver le communiqué en entier : https://mars-infos.org/action-coordonnee-anti-cameras-6581

Lützerath (Allemagne) : sabotage incendiaire de pompes d’une mine de charbon

Publié le 2022-10-27 06:40:11

Feu aux infrastructures charbonnières – réduire RWE en cendres
Traduit de l’allemand de de.indymedia, 22 octobre 2022

Dans la nuit du 18 au 19 octobre, nous, plusieurs petits groupes de Lützerath, avons mis le feu à trois pompes de la mine à ciel ouvert de Garzweiler 2, dans les environs du village.

Les pompes font partie de l’infrastructure de l’exploitation à ciel ouvert pour laquelle le village de Lützerath doit être détruit. Au cours des deux dernières années, Lützerath est devenu un lieu central de la résistance en Allemagne contre la destruction et l’exploitation de la nature et de nos moyens de subsistance. La tentative d’expulsion du village est imminente. Mais Lützerath n’est pas le seul village menacé par l’exploitation à ciel ouvert.

Lundi 17 octobre, RWE [l’exploitant de cette gigantesque mine de lignite] a commencé à arracher les arbres et à démolir les maisons d’Immerath. Immerath se trouve à portée de vue, à quelques minutes de Lützerath. Tous les habitant.e.s du village ont été expulsés par RWE et de grandes parties ont déjà été détruites.

Par notre action, nous répondons aux agissements sans scrupules de RWE. Nous posons un signe de protestation et de désobéissance contre les rapports de domination capitalistes. Nous ne nous laissons pas endormir par les fausses promesses des politicien.ne.s et des partis.

La mine de lignite à ciel ouvert de Garzweiler 2

Selon la devise « des actes plutôt que des mots », nous devons prendre en main la protection de l’environnement et du climat. C’est pourquoi il est nécessaire de saboter les infrastructures fossiles et de les rendre inoffensives.

Nous appelons à faire de même et à agir activement contre l’État et le capital. Intervenez dans le statu quo, perturbez le bon déroulement des opérations. Restez désobéissants, soyez des grains de sable dans les rouages !

Nous sommes conscients que cette forme d’action peut mener à une répression sévère. Mais nous acceptons ce risque, car nous n’avons pas perdu espoir et nous défendrons la vie.

Attaquons directement les profiteur.e.s du changement climatique !
Qui sème le vent récolte la tempête.

Et pour que vous n’ayez pas à partir de zéro, voici des instructions sur comment incendier les pompes 😉

Contexte des pompes :

Plusieurs milliers de stations de pompage se trouvent autour des mines à ciel ouvert dans le bassin de lignite rhénan. Celles-ci pompent les eaux souterraines afin que l’eau ne s’accumule pas dans les mines. Comme les mines à ciel ouvert sont profondes de plusieurs centaines de mètres, les pompes vont aussi très loin. Il en résulte ce que l’on appelle un entonnoir de marais. Il s’agit d’une zone dans laquelle la nappe phréatique est durablement abaissée, ce qui provoque un grand chaos dans le cycle de l’eau. Cette zone s’étend au-delà de la Rhénanie, jusqu’aux Pays-Bas. En conséquence, les forêts, comme par exemple la forêt de Hambach, s’assèchent à long terme. Les pompes entraînent donc un écocide qui s’étend bien au-delà des surfaces et des écosystèmes dragués. D’autres infos sordides sont expliquées dans cet article :
https://www.bund-nrw.de/themen/braunkohle/hintergruende-und-publikationen/braunkohle-und-umwelt/braunkohle-und-wasser/

Repérage :

Avant de commencer l’action, il est conseillé d’observer l’environnement de plus près. A certains endroits autour des mines à ciel ouvert patrouillent les agents de sécurité de RWE, qui sont en contact direct avec les flics. Planifiez votre arrivée et votre départ avec précision, cherchez d’éventuelles cachettes. Au moins une personne devrait également faire le guet pendant l’action.

Le matériel :

Pied de biche, pince monseigneur, clé à molette, bois, paille, accélérateur de feu, briquet tempête.

Sur place :

Les pompes sont souvent protégées par des clôtures de chantier. Si elles sont fermées par une chaîne, une monseigneur convient pour casser les maillons de la chaîne. Il est également possible d’ouvrir les colliers de serrage avec lesquels les clôtures sont vissées. Cela se fait souvent avec une clé de 17 ou de 19.

Sur le côté inférieur du boîtier électrique de la pompe se trouvent quelques câbles et des fentes de ventilation. Mettre le feu sous le boîtier sans forcer les portes peut être une option. Cela vaut toutefois la peine de forcer les boîtiers électriques. Un pied de biche convient bien pour cela. D’après notre expérience, l’ouverture n’est pas particulièrement bruyante, mais pas non plus totalement silencieuse. Le mécanisme de fermeture des portes ne se ferme pas seulement au niveau du trou de la serrure, mais aussi en haut et en bas de la porte. Dans le boîtier se trouve toute l’électronique de la pompe. Donc, si tu veux t’assurer que la pompe soit complètement neutralisée, nous te recommandons de prendre le temps de forcer les portes.

Pour enflammer le boîtier électrique de la pompe, il est préférable d’utiliser un matériau rapidement inflammable. Nous avons utilisé de la paille, un accélérateur de feu et des palettes en bois. Cela permet de provoquer un incendie qui dure environ 15 minutes. Nous avons placé la paille directement en dessous, ainsi que sur les armatures du boîtier cassé. Nous avons appuyé les palettes sur les côtés de la boîte. Nous avons utilisé deux ou trois palettes à cet effet. Pour finir, toute une charge d’accélérateur d’incendie (par exemple de l’essence, de l’huile de lampe/de moteur ou un allume-feu pour barbecue). Il n’y a pas besoin d’économiser, sauf si vous avez d’autres stations devant vous 😉

Il est pratique d’utiliser un briquet tempête.

Sécurité :

Soyez conscient que vous laissez des traces de pas aux alentours des pompes. Choisissez donc bien les chaussures que vous allez mettre et débarrassez-vous-en plus tard si nécessaire. Les clôtures de chantier peuvent également laisser des traces si vous accrochez vos vêtements à des arêtes vives. Bien entendu, ne laissez pas d’outils derrière vous, mais effacez tout de même les traces au préalable, par mesure de sécurité. Alors que les empreintes digitales sont facilement évitables, les traces d’ADN ne peuvent être évitées que par une approche très rigoureuse. Assurez-vous que tout ce que vous laissez sur la pompe soit brûlé. Parlez de l’action UNIQUEMENT avec des personnes directement impliquées dans l’action. Faites attention les uns aux autres, restez ensemble, même s’il y a une confrontation avec la sécurité de l’usine par exemple. Discutez au préalable de toutes les éventualités. Comment réagissez-vous dans le pire des cas ? Détruisez tous les plans et les preuves avant l’action, afin d’être prêt pour une perquisition (à domicile).

Vous trouverez le rapport d’expérience d’une action similaire dans les environs de Hambis sur https://hambacherforst.org/blog/2019/01/04/make-hambi-a-threat-again-verheizt-rwes-infrastruktur-statt-braunkohle/

Vous trouverez de plus amples informations sur la réalisation d’actions et la culture de la sécurité sur le site https://luetzerathlebt.info/soli-aktionen/

Sentenza operazione Bialystok

Publié le 2022-10-27 11:25:02

Sentenza operazione Bialystok

06-tecnica-dell_acquaforte

Riceviamo e diffondiamo:

Il giorno 29 Settembre è stata emessa la sentenza di primo grado per quanto concerne il processo seguito alla cosiddetta operazione Bialystok che ha visto 6 anarchicx sotto accusa per diverse tipologie di reati, dall’associazione con finalità di terrorismo (art. 270bis cp) all’attentato terroristico (art. 280 cp), dal danneggiamento all’incendio, passando per l’istigazione a delinquere fino a reati di più lieve entità, come presidi non autorizzati e imbrattamenti, il tutto aggravato dalla finalità di terrorismo.

Dopo quasi 9 ore di camera di consiglio la sentenza è stata emessa attorno poco dopo le ore 19.

Tuttx lx imputatx sono statx assoltx dall’accusa di associazione con finalità di terrorismo, dalla finalità di terrorismo per quanto riguarda i reati specifici, così come dai reati di istigazione (art 302 e 414 cp).

L’imputato accusato di incendio di alcune macchine del car sharing Enjoy di proprietà della multinazionale Eni è stato condannato ad un anno di reclusione. L’accusa di incendio è stata derubricata a danneggiamento seguito da incendio, ed è stata esclusa anche per quest’azione la finalità del terrorismo. La pena per lui è sospesa ma è stato condannato a risarcire le parti civili (Eni Fuel Spa e Eni Spa).


L’imputato accusato di attentato con finalità di terrorismo per l’attacco esplosivo alla caserma dei Carabinieri di San Giovanni è stato assolto dall’accusa per non aver commesso il fatto. E’ stato invece condannato a 45 giorni per la partecipazione ad un presidio non autorizzato sotto il carcere di Sollicciano a Firenze la notte del 31 Dicembre 2018 in solidarietà con i prigionieri dell’Op. Panico, all’epoca in carcere.


Gli/le altrx imputatx sono statx condannati a pene che vanno dai 7 agli 8 mesi per reati minori.

Accogliamo felicemente questa notizia in quanto vede di molto ridimensionata tutta l’impalcatura accusatoria e costituisce un buon segnale per quanto riguarda il secondo grado di giudizio.


Approfittiamo di questa occasione per mandare un forte saluto solidale e di vicinanza ad Alfredo, rinchiuso da Maggio nell’infame regime del 41bis e dal 20 Ottobre in sciopero della fame, e ad Anna rinchiusa nel carcere di Rebibbia e condannata a 16 anni che ora rischia l’ergastolo ostativo per la recente rivalutazione del reato di strage (art 422 cp) in strage politica (art 285 cp) nel merito del processo Scripta Manent; a Juan Sorroche condannato a 28 anni per l’attacco alla sede del partito razzista, misogino e xenofobo Lega Nord di Treviso, a Davide Delogu, a Davyd, a Stefano, ad Ivan recentemente arrestato in Francia, e a tuttx i prigionierx anarchicix e ribellx nel mondo.

Per la liberazione totale!

Che crolli ogni potere, che viva l’anarchia!


25/10/22

Torino e Cuneo, 3 e 5 novembre: iniziative per Alfredo, Juan e tutti i prigionieri

Publié le 2022-10-27 11:25:03

Torino e Cuneo, 3 e 5 novembre: iniziative per Alfredo, Juan e tutti i prigionieri

3-e-5-novembre

Riceviamo e diffondiamo

Changé (Mayenne) : le pylône de TDF s’effondre suite à un sabotage

Publié le 2022-10-28 06:45:05

Un pylône s’effondre à Changé après un acte de malveillance,
le réseau mobile perturbé

France Bleu Mayenne/France3/Ouest France, 26 octobre 2022

Le site TDF de Laval-Changé a été la cible d’un « grave acte de vandalisme » dans la nuit du 25 au 26 octobre. Un pylône de 90 mètres destiné à la diffusion de la radio et à la téléphonie mobile est tombé. Si, au total, « près de 150 000 habitants de Laval et de sa région (ont été) en partie privés de radio » ce mercredi, les services de téléphonie mobile sont toujours très fortement impactés. Les dégradations subies affectent les réseaux 3G/4G/5G des opérateurs Free, Bouygues, SFR et Orange. 

D’après le groupe TDF qui a contacté France Bleu Mayenne, il s’agit « d’un acte de malveillance, de vandalisme » et ce sabotage aurait eu lieu entre 2 heures et 3 heures ce mardi 26 octobre. Sur place, plusieurs haubans ont été sectionnés autour du pylône. Le local technique situé au pied de l’antenne a été aussi largement endommagé. Le groupe TDF indique qu’il portera plainte dans les prochaines heures.

Ce mercredi midi, la Police Judiciaire et la Police Technique et Scientifique se sont rendues sur place. Plusieurs officiers ont fait le tour des installations avant de quadriller la zone. Le parquet de Laval n’a pas encore communiqué sur cette affaire.

Quand le sabotage de la bonne antenne-relais peut en impacter 40 autres…

Cela a des conséquences sur deux stations de radio (Fun Radio et RTL2) qui n’émettent plus. « Cela impacte 150 000 personnes autour de Changé ». Mais a aussi des incidences sur le réseau de téléphonie mobile ; les quatre opérateurs (Orange, SFR, Bouygues et Free) sont concernés. « Ce pylône est un nœud névralgique et il est possible que d’autres antennes relais ne fonctionnent pas très bien », précise l’opérateur. Ces 40 relais impactés représentent  » près de 40 000 abonnés d’une trentaine de communes du centre et sud du département », précise la préfecture de la Mayenne. Le téléphone fixe et internet ne sont pas concernés par la coupure de service.

Le retour à la normale devrait intervenir dans le courant de la semaine prochaine « voire plus tôt ». Il devrait être, en tout cas, plus rapide pour la radio car TDF est diffuseur. Pour la téléphonie mobile, cela s’annonce plus complexe car il s’agit d’un nœud de télécommunications.

Le pylône haubané de TDF de 90 mètres de haut, avant son sabotage…

Italie : Les riches saignent, eux aussi

Publié le 2022-10-28 06:50:03

Fuori dalla riserva / lundi 8 août 2022

Les riches saignent, eux aussi.
Communiqué de revendication du colis piégé contre Alessandro Profumo.

Les horreurs de la guerre émeuvent les âmes sensibles. Pour notre part,
ils nous rappellent que c’est l’injustice qui domine ce monde. Les corps
déchiquetés sont toujours ceux des pauvres, jamais un riche qui meurt ou qui perd une main.

Nous ne pensons pas pouvoir concurrencer la violence de l’État, votre
capacité de destruction et de meurtre est inégalable. Vous l’avez montré
ces dernières années en Syrie, en Irak, aujourd’hui en Ukraine, nous
l’avons vu dans les tortures et le massacre dans les prisons italiennes,
en mars 2020. Nous n’avons ni oublié ni pardonné.

Nous ne pouvons pas concurrencer votre violence et probablement nous n’avons même pas les tripes pour le faire. Par contre, nous croyons à la nécessité de la violence révolutionnaire, à l’action qui ouvre des brèches de liberté. Nous croyons à la contagion des idées qui marchent par les actions.

Encore une fois, la Fédération Anarchiste Informelle devient un instrument pour la communication révolutionnaire et la propagation de l’action anarchiste. Un instrument auquel tous les compagnons et les compagnonnes peuvent adhérer, en ajoutant leur signature à la sigle FAI-FRI, en se mettant en communication sans les dangers qui viennent du fait de se connaître directement. Un instrument par lequel nous pouvons nous exprimer et même dialoguer ou nous engueuler, tout en sachant que l’on parle à des compagnons et des compagnonnes qui ont mis en jeu leur vie et donc leur liberté. Quand il y a trop de mots et trop peu de faits qui s’en suivent, ce n’est qu’à nous d’inverser cette tendance.

Nous avons porté un petit rappel de violence chez quelqu’un qui fait son business avec la violence d’État.

Nous avons envoyé un colis piégé, arrivé le 27 juin à Rome, chez Alessandro Profumo, PDG de Leonardo SpA, l’entreprise d’État qui produit des armes de guerre et des dispositifs technologiques d’avant-garde. Habitué à grimper en haut des conseils d’administration et à y collectionner des places, grand faux-cul des universités, Profumo est un de ceux qu’on verra difficilement perdre son sang à cause des guerres, par lesquelles il s’enrichit. Leonardo a fait son business en vendant des armes à la fois à la Russie et à l’Ukraine ; aujourd’hui ses actions s’envolent en bourse et le gouvernement italien lui promet une avalanche de milliards, grâce au réarmement imposé par l’OTAN. A leur capital correspondent toujours et seulement nos souffrances et nos sacrifices.

Tu le sens, le parfum [« profumo » en italien ; NdT] de la rage ? Nous venons te rendre un peu de ta terreur, charogne !

Leonardo est à l’avant-garde en Europe dans la recherche et le développement technologique, il a par exemple reçu à plusieurs reprises des primes pour les résultats obtenus dans le secteur de l’ingénierie aéro-spatiale. Ce hasard ne nous surprend pas, étant donné que la guerre et le renouveau technique sont liés depuis toujours. C’est par la technologie qu’ils nous gâchent la vie, qu’ils nous épient, qu’ils nous amènent à la misère. C’est par les développements des techno-sciences qu’ils visent à redessiner le tissu social, pour rendre possible la guerre.

Frappons les responsables.

Nous appelons à une campagne internationale d’actions contre les oligarques qui s’enrichissent avec la guerre, les patrons de l’énergie et du secteur public techno-scientifique et industriel.

Chacun par les moyens et les méthodes qu’il préfère, en expliquant ses motivations ou en laissant parler les faits.

Nous dédions cette actions à Alfredo Cospito : sortez notre compagnon du 41 bis où vous devrez commencer à laver le sang des bourreaux. Aucune résignation, aucune trêve, aucune paix. Pour la fraternité internationale et l’action révolutionnaire.

 

Brigade Augusto Masetti* – Fédération Anarchiste Informelle – Front
Révolutionnaire International

 

* Note du traducteur : le 30 octobre 1911, peu avant le départ de son contingent, le jeune anarchiste Augusto Masetti, appelé sous les drapeaux lors de la guerre coloniale en Libye, tire sur un colonel.

Monts du Lyonnais : Les miradors de chasse tombent encore !

Publié le 2022-10-28 06:50:03

Le Progrès / vendredi 10 juin 2022

Les miradors de chasse ont pour objectif de surélever le chasseur, pour que celui-ci puisse effectuer des « tirs fichants » , à savoir des tirs qui rentrent en terre, après avoir touché ou non une cible. Ces tirs doivent permettre d’éviter toute balle voyageuse dans la nature, susceptible de blesser une tierce personne.
Or, depuis plusieurs années, ces miradors sont de plus en plus victimes de vandalisme, attribué en grande partie aux militants anti-chasse.

Depuis 2015, ce serait presque 280 miradors, qui auraient été dégradés ou sabotés.
Ces actes de vandalisme avaient diminué en 2021, grâce aux interventions des services de l’ordre.
Ils se sont multipliés depuis quelques semaines, principalement dans les monts du Lyonnais (neuf miradors détruits).

Au-delà de l’aspect sécurité, les miradors ont un coût (120 €) et demandent du temps d’installation. […]

Italie : Pour Juan

Publié le 2022-10-28 06:50:06

Il Rovescio / lundi 6 juin 2022

Solidarité avec Juan
Contre l’État et ses bourreaux

Le 11 juin prochain, au tribunal de Trévise il y aura une autre audience du procès contre Juan Sorroche, un compagnon anarchiste accusé d’avoir placé deux engins explosifs près du local de la Lega à Villorba (près de Trévise), en août 2018, et qui est donc jugé par l’État italien pour « attentat avec finalité de terrorisme » et « massacre indiscriminé ».

Celui qui parle de massacre indiscriminé est ce même État qui, en cette période-là, par le travail de certains parmi ses meilleurs serviteurs, comme le Partito Democratico et la Lega [le premier, le « Parti démocratique », se situe au centre-gauche de l’échiquier politique, la deuxième est un parti d’extrême-droite, populiste et xénophobe ; NdAtt.], commençait à financer des mercenaires et des garde-côtes libyens pour qu’ils enferment dans des camps au milieu du désert des centaines de milliers d’hommes et de femmes qui fuient des guerres et des famines ; ce même État qui provoquait la mort par noyade de milliers d’entre eux dans la mer Méditerranée, en empêchant les secours de les aider, et qui en repoussait plusieurs centaines le long de l’ainsi-dite route des Balkans. A l’intérieur des frontières de la mère-patrie, ce même État inaugurait la dernière version des camps de concentration pour personnes sans documents, les CPR [Centri di permanenza per i rimpatri, « centres de permanence pour les expulsions », ils sont la version italienne des Centres de Rétention Administrative ; NdAtt.], des lieux de torture et de mort, comme celui de Gradisca d’Isonzo.

Les massacres indiscriminés sont ceux provoqués par les bombes qui, pendant des décennies, ont été placées par l’État et ses apparats, contre des prolétaires en révolte, dans des places, dans des trains, dans des gares, ainsi que par les tirs lors des grèves et des manifestations. Les milliers de morts au nom du profit, dans les usines, dans les chantiers, dans les hôpitaux et les EHPAD. Les tirs, les tortures et les passages à tabac dans les prisons. Les ponts qui s’écroulent ou les barrages qui ne marchent pas…

Par un renversement conceptuel total, la police et le tribunaux de l’État essayent de taxer de « massacre indiscriminé » des actions visant les responsables des massacres indiscriminés qui ont lieu, dans des lieux lointains et aussi chez nous. Des responsables qui, comme toujours, sont les patrons, les hommes d’État et leurs serviteurs, avec ou sans uniforme.

Du coup ce n’est même pas important de connaître le nom du responsable de l’attaque contre la Lega de Trévise.
Notre solidarité et notre complicité vont à toute personne qui fait de l’action directe une pratique d’attaque contre l’oppression et l’exploitation.

Anarchistes

Atlanta (USA) : Une dépanneuse incendiée et une mini-excavatrice butée hors de la forêt du Sud d’Atlanta

Publié le 2022-10-28 06:50:06

Scenes from the Atlanta Forest / dimanche 31 juillet 2022

Tôt, vendredi 29 juillet, une dépanneuse a été envoyée pour enlever plusieurs véhicules appartenants à des habitant.es et à des défenseur.euses de la forêt, dans le Parc populaire de Weelaunee. Plusieurs groupes autonomes ont pris l’initiative, indépendamment les uns des autres, de bloquer la dépanneuse ; le premier groupe a tailladé ses pneus, brisé des vitres, l’a tagué et plus en général l’a endommagée.

Une mini-excavatrice a été elle aussi butée hors du parking près du bois et les flics gardés à distance. Plus tard, un autre groupe est passé et a mis le feu à cette chose malveillante (la dépanneuse). La dépanneuse n’est plus et nous espérons que cela serve d’avertissement pour les autres dépanneuses et machines diverses qui songeraient à pénétrer dans la forêt pour en expulser les habitant.es ou pour détruire le bois : votre destin sera le même, inévitablement.

Défendons la forêt !

Non à la Cop city ! Non au studio d’enregistrements de Blackhall. Jamais !

Pozzuoli (Italie) : Des perquisitions chez des anarchistes

Publié le 2022-10-28 06:50:07

Fuori dalla riserva / samedi 4 juin 2022

Le 26 mai, la DIGOS de Naples a mené des perquisitions dans 8 maisons de Pozzuoli [près de Naples ; NdAtt.]. Ils ont notifié à 12 personnes des accusations en vertu des articles 270 bis [la sempiternelle « association subversive avec finalité de terrorisme » ; NdAtt.], 110 [« participation à un crime ou un délit » ; NdAtt.] et 280 [« attentat avec finalité de terrorisme » ; NdAtt.] du code pénal.

Les procureurs Antonio Ardituro et Gianfranco Scarfò ont lancé une enquête sur l’existence, dans le secteur de Naples, d’une organisation proche de la mouvance anarcho-insurrectionaliste. Leur enquête met l’accent sur la lutte contre le système carcéral, en lien avec l’étranger et avec un pétard, assemblé avec un déodorant spray, qui a explosé le 4 mars 2021 contre le Consulat honoraire de Grèce à Naples. L’accusation fait rentrer cette action dans la campagne anarchiste lancée début 2021 en solidarité avec Dimitris Koufondinas, en grève de la faim dans une prison grècque.

Allons toujours de l’avant !
Salutations de Pzzul’

Atlanta (USA) : Des défenseur.euse.s de la forêt attaquent un engin de chantier

Publié le 2022-10-28 06:55:02

Scenes from the Atlanta Forest / jeudi 2 juin 2022

Des défenseur.euse.s de la forêt attaquent un engin de chantier avec des feux d’artifice et des pierres

Les travaux se sont arrêtés aujourd’hui, jeudi 2 juin, quand un groupe de 10 défenseur.euse.s de la forêt a attaqué un bulldozer, dans la forêt juste à l’ouest de la prison pour mineur.e.s. Les défenseur.euse.s de la forêt ont lancé des pierres et des feux d’artifice et crié « foutez le camp des bois » en attaquant l’engin de chantier. Quatre ou cinq ouvriers, probablement salariés de Long Engineering, se sont cachés derrière le bulldozer, tandis qu’un agent de l’Atlanta Police Department restait là nonchalamment, ses mains sur ses hanches. Les défenseu.euse.s de la forêt se sont retiré.e.s dans les bois en hurlant. Personne n’a été interpellé.e.

Nous faisons appel à tou.te.s celles/ceux qui veulent défendre la forêt et arrêter le centre d’entraînement des flic, afin qu’ils/elles soutiennent la lutte en semant le chaos le long du périmètre de la foret : prévoyez une opération escargot sur la Constitution Road, ou un rassemblement devant la prison pour mineur.e.s.

Ouvriers et flics, nous le répétons : restez hors de la forêt, merde !

Columbus (USA) : Un bureau d’ATLAS défoncé

Publié le 2022-10-28 06:55:03

Scenes from the Atlanta Forest / samedi 4 juin 2022

Le 2 juin, nous avons défoncé un bureau d’ATLAS à Columbus (Ohio), au 685 Grandview Avenue. Long engineering, une filiale d’ATLAS, continue à être impliquée dans le projet de centre d’entraînement des flics Cop City, à Atlanta, et a récemment tenté de se montrer et de détruire la forêt.

ATLAS/Long Engineering, rompez tout lien avec Brasfield and Gorrie et le projet Cop City, ou vous ferez face à plus de vandalisme et de perturbations de votre travail.

Minneapolis (USA) : Le camion d’une entreprise collabo incendié

Publié le 2022-10-28 06:55:03

Abolition Media / samedi 4 juin 2022

Vous déblayez, nous frappons ! – Le camion d’une entreprise incendié, car celle-ci a participé à l’expulsion d’un campent, à Minneapolis

Dans la nuit du 1er juin, nous avons incinéré un camion appartenant à Alfonzo Williams, directeur financier de l’Agape Movement [une sorte de secte religieuse ; NdAtt.] et propriétaire de Big Top Contracting.

Big Top Contracting est une petite entreprise, issue directement de la maison d’Alfonzo et, auparavant, de son camion de travail. Alfonzo a été photographié, plus tôt dans la journée, en train de prendre la décision misérable de rejoindre ses copains du MNDOT [Minnesota Department of Transportation, le département des transports du Minnesota; NdAtt.], de la police de la route de l’État et du Minneapolis Police Department, pour expulser violemment les habitant.e.s d’un campement, tout en étant habillé d’une chemise, retournée à l’envers, de l’Agape Movement.

Une déclaration a été faite selon laquelle Alfonzo n’était pas là en tant que membre d’Agape, mais en tant qu’entrepreneur. Nous avons décidé que nous allions mettre fin à toute la carrière de cet homme.

On a trouvé le camion de Big Top Contracting garé près de chez lui, encore attaché à une remorque remplie d’objets volés le matin, et on y a mis le feu.

Mettez-vous bien ça dans le crâne, à la ville de Minneapolis :
vous déblayez, nous frappons.
vous déblayez, nous frappons.
vous déblayez, nous frappons.
vous déblayez, nous frappons.
vous déblayez, nous frappons.

L'Ecologie ou la Révolution

Publié le 2022-10-28 12:15:26

Le week-end du 28 et 29 octobre, une invitation appelle à se retrouver pour empêcher l’installation d’une nouvelle méga-bassine. L’objectif est très clair mais il faut l’avouer, il semble difficilement atteignable. S’attaquer directement à des projets dévastateurs, à ceux qui les mettent en place et les protègent relève du bon sens, mais comment s’y prendre pour réussir ? Il faut paradoxalement se décaler légèrement de l’attraction que cette cible opère sur nous. Il faut moins penser à la destination qu’au chemin qui y mène. Ce qu’il faut alors, c’est accepter de livrer bataille, s’apprêter à marcher longtemps, courir et surtout, tenir dans les nuages de gaz. Ce qu’il faut, c’est mettre en échec le dispositif policier. Du niveau de puissance que nous allons déployer pendant cette journée dépend sa réussite. Parce que quand bien même nous n’arrivons pas à atteindre le chantier, ce qui se joue dans ces moments là dépasse la simple lutte contre les méga-bassines. Des complicités qui naissent sur le champ à celles qui s’organisent en amont, il y a là l’expérience d’une force à même de relever des défis bien plus grands. Mais pour cela, il faut se débarrasser d’un obstacle majeur présent dans cette lutte, plus précisément de son cadre de pensée.
Nommons-le : l’écologie.



Le désastre ne fait plus de doute pour personne. En abondance, les images et les discours qui l’accompagnent ont des airs de fin du monde. Tout porte à croire que l’exploitation et la mise au travail acharnée du monde nous plonge droit vers la catastrophe, et il apparaît impossible pour la civilisation de changer de cap. On pourrait s’en inquiéter. On pourrait aussi s’en réjouir. Quelle aubaine, il n’y a rien à faire, aucune bataille à mener, seulement attendre patiemment que l’économie continue son travail d’autodestruction, mettant fin toute seule à son propre règne millénaire. La vérité c’est que personne ne semble y croire. On continue tous de se projeter, les responsables désignés du désastre les premiers. L’avenir est sûrement très morose - il y a toujours de bonnes raisons de se foutre en l’air ou de devenir complètement cynique - mais tout le monde semble encore parier dessus. Ce n’est plus qu’une question de temps pour que tout le monde devienne écologiste. Et on l’aura compris, ce ne sont pas les petits gestes du quotidien qui changeront la donne, un bouleversement d’ampleur est nécessaire. Mais lequel ? Pour quel futur ?

Il faut avant toute chose que l’effondrement du monde soit retraduit en celui du modèle dominant. L’écologie confond les deux. En voulant éviter le premier, elle sauve le second en lui donnant une énième chance de survivre. Si c’est une évidence qu’il faut se battre aux côtés de tout ce qui résiste à la dévastation, il faut cesser définitivement de parler d’écologie. C’est une condition pour se poser la question révolutionnaire.

L’écologie, c’est la formulation d’un problème dans les termes du pouvoir

Rien n’est moins palpable que les causes structurelles du dérèglement climatique. On pourrait s’en prendre à telle ou telle infrastructure, mettre fin à l’utilisation de telle ou telle énergie, rien ne nous garantit que les catastrophes cessent. La civilisation contre laquelle on se bat a déployé en quelques siècles une organisation d’une telle complexité qu’il paraît inenvisageable de s’immiscer dans son fonctionnement. Arrêtons d’imaginer quelle serait la meilleure organisation pour une nouvelle société. Un autre monde de merde est toujours possible.

L’écologie n’est pas un champ de bataille mais une grande agora dans laquelle le pouvoir invite tous ceux qui veulent participer à sa prochaine métamorphose. Ou comment l’agriculture par drone et la permaculture participent ensemble malgré elles à la construction du monde de demain. Abstraction faite des bouleversements qui ne manqueront pas de se produire, on peut être assuré que le modèle dominant est, comme à son habitude, en pleine restructuration. On peut voir aujourd’hui toutes les luttes écolos comme autant de tentatives de ramener le pouvoir à la raison. Il ne faut pas sous-estimer la capacité de la civilisation à intégrer et récupérer n’importe quel correctif qui lui permettrait de durer encore un peu.

Tant qu’on parle dans la langue du pouvoir, sa logique pourra toujours triompher et le futur ne sera qu’une simple reconduction du présent, cette réalité infernale dans laquelle nous vivons aujourd’hui. Un futur où la dévastation est plus ou moins maîtrisée grâce à une clique d’ingénieurs prête à tout, mais où la logique de domination et d’aliénation ne fait que s’approfondir. Ce futur dystopique nous fait vomir.

Pour contrer un futur entièrement soumis à la technologie, l’ écologie a pourtant trouvé une parade. Il suffirait de retrouver un rapport authentique à la vie, au vivant. Contre la modernité industrielle et l’agriculture intensive et destructrice, une paysannerie à une échelle plus humaine et respectueuse de l’environnement. Parce que la terre, elle, ne ment pas. Ou comment cette vieille figure de la civilisation qu’est le paysan devient salvatrice. C’est une vision du futur dont il faut aussi se débarrasser, celle du retour à un ordre passé.

Le vivant n’est pas sacré et n’a rien de supérieur à tout le reste. Il y a des combats qui se mènent à des endroits où le milieu naturel se résume à une dalle de béton. Pour autant, ils ne sont pas moins importants. Il faut se battre pour tout ce qui importe, ce qui est irréductible. Il y a des choses qui résistent et qu’il ne faut surtout pas chercher à faire rentrer dans une catégorie objective créée de toutes pièces par des biologistes. C’est en en faisant un objet qu’on a rendu possible la domination et la destruction de la Nature.

La civilisation ne date pas de l’avènement des sociétés industrielles, elle est beaucoup plus vieille. La facilité qu’il y a à critiquer la modernité dissimule mal le fantasme d’une vie passée. Il faut être capable de refuser les deux. Un futur qui se libère du passé et du présent ne doit plus chercher à imaginer ce qui n’est pas là, mais à refuser ce qui est là. Autrement dit, s’abstenir de tout réenchantement d’un avant-civilisationnel, comme de la modélisation de l’Après. Pour cela, il faut cesser de proposer des alternatives parfaitement récupérables ou de considérer les existences qui se soustraient au modèle dominant comme des alternatives. Le futur doit rester ce qui nous est inconnu. Il contient en lui l’impossible même. C’est à cette seule condition qu’on peut voir un futur où le modèle dominant se renverse, prend fin.

Ces dernières années, l’écologie politise de plus en plus en fédérant l’ensemble des habitants de la planète sous une bannière commune. C’est qu’elle pense mettre tout le monde d’accord : il faut bien sauver notre maison à tous. Mais difficile de ne pas voir comment ce projet universel ressemble fortement aux rêves les plus fous des fanatiques de la modernité. L’image de la Terre comme une totalité visible et une n’a été rendu possible que parce qu’un jour, des illuminés ont trouvé la bonne idée de marcher sur la Lune.

Si l’on doit bien retenir une leçon des Gilets Jaunes, c’est que le combat ne se joue pas entre le camp du Bien d’un côté et le camp du Mal de l’autre. Derrière la barricade, il y a différentes positions - des réacs, des réformistes, des révolutionnaires, qui ne sont pas conciliables. C’est une erreur de croire que les divisions, au détriment d’une unité, affaiblissent les luttes. Au contraire, c’est une banalité historique que de constater que les élans révolutionnaires sont bien souvent enterrés par la trahison de ceux qui un jour ou l’autre embrassent les institutions qu’ils combattaient initialement ensemble. C’est toujours la même histoire qui se répète. Ceux qui veulent améliorer le modèle dominant finissent toujours par prendre le dessus sur ceux qui veulent le renverser. C’est pourquoi il est nécessaire qu’une distinction prenne forme entre ces deux camps.

Seul un espace-temps insurrectionnel est à même d’anéantir le plus grand nombre de dispositifs et de les mettre hors d’état de nuire. Mais cela ne nous condamne pas à l’attente. Toutes les luttes sont des prises pour se battre, et sont autant d’occasions pour que naisse et se forme un camp révolutionnaire. C’est dans les conflits qu’il prend de la puissance et permet aux situations de prendre une autre direction que celle que connaît jusqu’à maintenant l’Histoire, la civilisation comme hégémonie.

Trouvons-nous à Sainte Soline ou ailleurs pour que grandissent des positions révolutionnaires.

astronaute@riseup.net

[it] [en] [de] [es] [greek] [fr] For Alfredo Cospito. Call for an international mobilization.

Publié le 2022-10-28 17:30:03

[it] [en] [de] [es] [greek] [fr] For Alfredo Cospito. Call for an international mobilization.

th

Riceviamo e diffondiamo:

Non permetteremo l’assassinio di Alfredo Cospito in
sciopero della fame dal 20 ottobre

ita: Non permettiamo l’assassinio di Alfredo Cospito
eng:  We do not allow the murder of Alfredo Cospito
de: Wir werden den mord an Alfredo Cospito nicht zulassen
es: No permitamos el asesinato de Alfredo Cospito
greek: ΔΕΝ ΕΠΙΤΡΕΠΟΥΜΕ ΤΗ ΔΟΛΟΦΟΝΙΑ ΤΟΥ ALFREDO COSPITO

français: nous ne permettons pas le meurtre d’Alfredo Cospito

 

Appello per una mobilitazione internazionale

Lo scorso 20 ottobre l’anarchico Alfredo Cospito, nel corso di un’udienza presso il tribunale di sorveglianza di Sassari, ha tentato di leggere un’articolata dichiarazione nella quale annuncia di essere entrato in sciopero della fame contro il regime detentivo di 41 bis a cui è sottoposto e contro
l’ergastolo ostativo. Una battaglia che Alfredo non intende interrompere, fino al proprio decesso. Il compagno, che si trova in 41 bis dallo scorso 5 maggio con un decreto firmato dall’allora ministra della giustizia Marta Cartabia, è attualmente detenuto nel carcere di Bancali, in Sardegna.

Alfredo Cospito è un anarchico da sempre in prima linea nelle lotte, mai disposto a compromessi o ad arrendersi. È un compagno che ha lottato dalla fine degli anni Ottanta, periodo nel quale venne incarcerato come obiettore totale (per il rifiuto di svolgere il servizio militare obbligatorio) e che, dopo l’arresto avvenuto nel 2012, nel corso del processo che ne è seguito, ha rivendicato il ferimento del dirigente di Ansaldo Nucleare Roberto Adinolfi, realizzato dal Nucleo Olga / Federazione Anarchica Informale – Fronte Rivoluzionario Internazionale e avvenuto il 7 maggio dello stesso anno a Genova.
Alfredo è sempre stato attivo nella difesa dei compagni colpiti dalla repressione, in ogni angolo del mondo.
La sua lotta oggettivamente riguarda tutti i detenuti, fra i quali ricordiamo particolarmente i tre militanti delle Brigate Rosse per la costruzione del Partito Comunista Combattente rinchiusi da oltre 17 anni in 41 bis (Nadia Lioce, Roberto Morandi. Marco Mezzasalma). Nel 2009 la compagna
Diana Blefari, della stessa organizzazione, si tolse la vita, dopo la permanenza in questo duro regime carcerario.
Alfredo si trova in carcere ininterrottamente da dieci anni, trascorsi nelle sezioni di Alta Sicurezza fino al trasferimento in 41 bis. Nel 2016 è stato coinvolto nell’operazione Scripta Manent, accusato di associazione sovversiva con finalità di terrorismo e di molteplici attacchi esplosivi. A seguito
della sentenza di Cassazione del luglio di quest’anno, è stata riformulata la condanna per lo stesso Alfredo e per Anna Beniamino in “strage politica”, la cui unica pena prevista è l’ergastolo. Lo Stato italiano che ha sempre protetto gli stragisti fascisti ora vuole condannare per strage due anarchici per un attacco che non ha provocato né vittime né feriti.
Alfredo da anni contribuisce con articoli, progetti editoriali e proposte al dibattito anarchico internazionale. Per questo motivo è stato più volte sottoposto a censura e divieto di comunicazione con l’esterno, venendo condannato per la pubblicazione del foglio anarchico rivoluzionario
“KNO3” e dell’ultima edizione di “Croce Nera Anarchica” e attualmente indagato per la pubblicazione del giornale anarchico “Vetriolo”. Dopo questi provvedimenti, nel mese di maggio ad Alfredo è stato applicato il 41 bis e successivamente trasferito dal carcere di Terni a quello di Bancali, a Sassari. In questo modo gli viene impedito ogni contatto con l’esterno.
Il 41 bis serve per isolare completamente il detenuto dall’esterno. La misura viene disposta per quattro anni, ma di fatto l’unico modo per uscirne è quello di pentirsi e collaborare con le forze repressive. In altre parole, il 41 bis è tortura, in quanto ideato per indurre sofferenza allo scopo di estorcere confessioni o dichiarazioni.
Questo regime carcerario comporta un’ora di visita al mese con il vetro divisorio, sotto sorveglianza elettronica e con la registrazione audio e video. Solo se i familiari non hanno la possibilità di recarsi al colloquio, in alternativa alla visita in carcere è prevista la possibilità di una telefonata mensile di
10 minuti, ma per effettuarla il familiare del detenuto deve recarsi presso una caserma dei carabinieri o all’interno di un carcere. Inoltre è prevista una sola ora d’aria e una sola ora di socialità interna alla sezione, che avvengono in gruppi composti da un minimo di due a un massimo di quattro detenuti: la divisione in gruppi viene decisa direttamente dagli uffici dei burocrati a Roma
e dura alcuni mesi.
Il 41 bis è un regime carcerario di annientamento, in quanto studiato per provocare danni fisici e mentali tramite la tecnica della deprivazione sensoriale; si tratta di una condanna alla morte politica e sociale, volta a recidere ogni forma di contatto con l’esterno. Il trattamento riservato ad Alfredo ci ricorda le parole attribuite a Benito Mussolini su Gramsci: bisogna impedire a questo cervello di funzionare per vent’anni.
Esemplificativo del buco nero nel quale si finisce una volta entrati in 41 bis è proprio quanto accaduto il 20 ottobre durante l’udienza presso il tribunale di sorveglianza di Sassari. In questa udienza è stato impedito ai solidali di entrare in aula, il compagno si trovava collegato in videoconferenza dal carcere come previsto dalle regole del 41 bis e quando ha tentato di leggere la propria dichiarazione gli è stata tolta la voce schiacciando un bottone. La dichiarazione è secretata dai giudici, se gli avvocati la diffondessero rischierebbero una pesante condanna penale.
La vicenda del compagno Alfredo Cospito si intreccia con un clima repressivo sempre più cupo nel Paese. Fuori dal movimento anarchico, assistiamo a una repressione sempre più opprimente anche contro gli operai, gli studenti, i movimenti sociali. Citiamo il caso più eclatante: questa estate la procura di Piacenza ha aperto un’inchiesta contro dei sindacalisti accusandoli di “estorsione” perché chiedevano, con una lotta “radicale” (picchetti e blocchi stradali), degli aumenti salariali al padrone.
Vogliamo che si comprenda anche all’estero che la china repressiva che sta prendendo lo Stato italiano riguarda tutti in prima persona, dato che un precedente di queste dimensioni nel cuore dell’Europa potrebbe essere foriero di ulteriori balzi repressivi anche ad altre latitudini. Tutto ciò sta
accadendo mentre la crisi sociale e la crisi militare internazionale peggiorano di giorno in giorno.
Sappiamo che questi sono i contesti ideali per mettere in atto svolte autoritarie da parte dei governi.

Abbiamo poche settimane per salvare la vita di Alfredo Cospito, per evitare il suo assassinio, ma soprattutto per dare un segnale di contrattacco a quanto sta succedendo.

Riteniamo lo Stato responsabile della vita e della salute del compagno.

Mobilitiamoci in tutto il mondo, facciamo pressione sullo Stato italiano affinché Alfredo possa uscire dal 41 bis.

compagni e compagne
25 ottobre 2022

On sort de nos tombes contre le mal logement

Publié le 2022-10-29 06:25:04

Venez fêter le debut de la trêve hivernale et la soirée d’halloween, lundi 31 octobre à partir de 18h sur la place du marché à Montreuil (métro croix de Chavaux)



Le 31 octobre c’est le début de la trêve hivernale, un semblant de répit pour les personnes en sursis d’expulsion. Alors les semaines d’avant, la mairie, assistée par la police, en profite pour accélérer le rythme des expulsions et dégager tous les indésirables qui ne correspondent à son modèle de ville marchande. Jeudi 20 octobre, c’est le squat « le ghetto », place de la République, qui a été expulsé mettant à la rue sans aucunes solutions de relogement, plus d’une cinquantaine de personnes.

Pour ne pas rester isolé et fêter le début de la trêve hivernale, on propose de se retrouver pour un moment convivial et festif le lundi 31 octobre à 18h place du marché (métro croix de Chavaux) . On partira ensuite en manifestation à 19h30 pour montrer notre soutien à toutes les personnes expulsées et qui n’ont pas pu bénéficier de la trêve.

Le 31 c’est aussi le soir d’Halloween donc on vous attend avec vos plus beaux déguisements, il y aura un stand de maquillage sur place ! Venez aussi avec vos instruments de musique, des bonbons et tout ce qui pourrait rendre ce moment chaleureux !

Pour le 31, c’est au tour de la mairie, des spéculateurs et des huissiers d’avoir peur !

contact mail : assemblee-mal-logee@riseup.net

Pour être informé.es des luttes sur montreuil, rejoignez le canal telegram « Info Luttes Montreuil »

Lien de l’événement : https://facebook.com/events/s/deambulation-vers-un-logement-/1512878305877944/

Italy: Anarchist prisoner Juan Sorroche has gone on hunger strike in solidarity with Alfredo Cospito

Publié le 2022-10-29 06:30:02

Oct. 25, 2022: We learn from Terni Prison that anarchist comrade Juan Sorroche has also gone on hunger strike since midnight today in solidarity with Alfredo Cospito.
Updates will follow.

via:sardegnaanarchica.

Indymedia Lille

Publié le 2022-10-30 09:45:18

En solidarité avec la grève de la faim d’Alfredo Cospito, contre le régime carcéral 41 bis, après Juan, Ivan rejoint également la grève de la faim !

"Depuis quelques jours, en Italie, le compagnon anarchiste Alfredo Cospito est en grève de la faim contre le fait qu’il a été soumis au 41 bis, la "prison spéciale".

Encore une fois, Alfredo se bat aussi pour nous tous et toutes. Pour que nous ne nous résignions pas à la répression grandissante comme une fatalité.

Même si ma situation est loin d’être comparable à la sienne, je suis à ses côtés.

Étant enfermé, ma marge de manœuvre est limitée. Le jeudi 27 octobre, j’entame alors une grève de la faim en solidarité avec son combat.

Je suis conscient du fait que mon geste n’est que symbolique et je ne sais pas combien de temps je pourrai tenir. Mais j’espère que ce petit geste l’aidera dans sa détermination.

Et que notre détermination à tous se transforme en action.
Avec la tête haute !
Vive l’anarchie !"

Plus d’infos en italien :
https://ilrovescio.info/2022/10/20/per-alfredo-e-per-gli-altri-raccolta-di-contributi-contro-il-carcere-il-41-bis-la-repressione-in-continuo-aggiornamento/

La déclaration d’Ivan en italien :
https://ilrovescio.info/wp-content/uploads/2022/10/allocco.pdf


Indymedia Lille

Publié le 2022-10-30 09:45:20

La Nemesi / dimanche 23 octobre 2022

https://lanemesi.noblogs.org/post/2022/10/23/francisco-solar-la-urgencia-requiere-contundencia-saquemos-a-alfredo-cospito-del-aislamiento/

La grève de la faim comme instrument de lutte est le dernier recours à disposition d’un.e prisonnier.e pour combattre l’asphyxie de la vie en prison. C’est une mesure extrême où l’on place son corps en tant que dernière tranchée du combat. L’urgence détermine la décision de mener une lutte avec des telles caractéristiques. Une urgence qui, sans aucun doute, caractérise la situation du compagnon Alfredo Cospito, que le Pouvoir veut faire taire par un isolement absurde.

Ils perçoivent ses actions comme des coups importants qui, s’ils étaient reproduits et multipliés, pourraient mettre en difficulté l’ordre imposé.

Ils ont vu dans ses écrits et ses propositions des contributions importantes aux idées et aux pratiques subversives, qui constituent un danger pour chaque expression d’autorité.

Et ils ne s’y trompent pas.

Pour ces raisons, ils ont décidé d’appliquer à Alfredo le 41 bis. Face à cette attaque, il ne nous reste plus que répondre avec force, avec détermination, en sachant que celle-ci est une lutte pour Alfredo et pour nous tou.tes, qui nous positionnons contre le Pouvoir. Comprenons l’importance de mener cette bataille, percevons-la comme une opportunité pour renforcer les liens et les complicités, dans un internationalisme d’action.

Ceci n’est pas le moment de la réflexion, ni du débat. C’est le moment de la guerre, de l’irruption violente, de donner vie et de renforcer cette solidarité révolutionnaire qui constitue une partie de notre arsenal pratique, que nous savons utiliser.

Nourrissons-nous de nos expériences passées pour en tirer le meilleur et brisons cette normalité citoyenniste par des coups énergiques, qui démontrent la dangerosité de la solidarité anarchiste.

Laissons de côté les discours victimisants et attaquons le Pouvoir où qu’il se trouve, parce que c’est la seule manière que nous avons pour sortir Alfredo de l’isolement et d’en finir avec le 41 bis. Et plus ces attaques seront énergiques, plus leur impact sera important et du coup leur capacité d’incidence et de percée augmenteront, ce qui certainement renforcera les expressions de solidarité anarchiste.

Sortons Alfredo Cospito de l’isolement !
Finissons-en avec le 41 bis !
Vive l’Anarchie !

Francisco Solar
Prison La Gonzalina – Rancagua [Chili]
Octobre 2022


Francisco Solar: La urgencia requiere contundencia. Saquemos a Alfredo Cospito del aislamiento

Publié le 2022-10-30 09:45:20

Francisco Solar: La urgencia requiere contundencia. Saquemos a Alfredo Cospito del aislamiento

LA URGENCIA REQUIERE CONTUNDENCIA:
SAQUEMOS A ALFREDO CÓSPITO DEL AISLAMIENTO

La huelga de hambre como herramienta de lucha es el último recurso que tiene el/la presx para combatir la asfixiante vida en prisión. Es una medida extrema en donde se pone el cuerpo como última trinchera de combate. La urgencia determina la decisión de llevar adelante una lucha de estas características. Urgencia que, sin lugar a dudas, presenta hoy la situación del compañero Alfredo Cóspito a quien el Poder intenta acallar bajo un aislamiento demencial.

Percibieron sus acciones como duros golpes que, de ser replicados y multiplicados, pondrían en aprietos al orden impuesto.

Vieron en sus escritos y propuestas importantes aportes a las ideas y prácticas sediciosas que constituyen un peligro para cualquier expresión de autoridad.

Y no se equivocan.

Por esos motivos han decidido aplicar el 41 bis a Alfredo. Ante esta arremetida no nos queda más que responder con fuerza, con decisión, teniendo claro que esta es una lucha por Alfredo y por todxs lxs que nos posicionamos contra el Poder. Entendiendo la importancia que significa dar esta batalla, percibiéndola como una oportunidad para estrechar lazos y complicidades en un internacionalismo de acción.

No es momento para la reflexión ni para el debate. Es momento para la guerra, para la irrupción violenta, para dar vida y potenciar esa solidaridad revolucionaria que constituye parte de nuestro arsenal práctico que sabemos utilizar.

Nutrámonos de nuestras experiencias pasadas para sacar lo mejor de lo nuestro y agrietemos esta normalidad ciudadana con contudentes golpes que demuestren la peligrosidad de la solidaridad anárquica.

Dejemos de lado los discursos victimistas y ataquemos al Poder allí donde se encuentre, ya que esa es la única manera que tenemos para sacar a Alfredo del aislamiento y terminar con el 41 bis. Y mientras mas contundentes sean estos ataques su impacto será mayor y, por lo tanto, su capacidad de incidencia e irrupción aumentará, lo que ciertamente fortalecerá las expresiones de solidaridad anárquica.

¡Saquemos a Alfredo Cóspito del aislamiento!
¡Terminemos con el 41 bis!
¡Viva la Anarquía!

Francisco Solar
Cárcel La Gonzalina – Rancagua
Octubre 2022

PDF: La urgencia requiere contundencia. Saquemos a Alfredo Cospito del aislamiento.

[Recibido por correo electrónico]

Statement from Berlin Anarchists in Solidarity with Anarchist Hunger Striker Alfredo Cospito in Italy

Publié le 2022-10-30 09:50:04

Solidarity with Alfredo Cospito on hunger strike against 41 bis

Since May 5, the anarchist comrade Alfredo Cospito has been suffering the legalized torture of the 41 bis, an Italian prison regime. Since October 20, Alfredo has been on hunger strike to protest against this infamous regime.

We strongly affirm our solidarity with Alfredo and all prisoners in 41bis who are forgotten, walled alive in a condition of total isolation, dehumanization and torture!

Since May 5, the anarchist comrade Alfredo Cospito has been suffering the legalized torture of the 41 bis, an Italian prison regime. Since October 20, Alfredo has been on hunger strike to protest against this infamous regime.

He is isolated in the high-security prison of Bancali (Sardinia), without being able to have any kind of human contact or communication except with his own torturers; Alfredo has decided to use the only tool he has left to get his protest outside the walls of his cell: the hunger strike.

For many years it has been clear that he, and with him the entire radical movement, are the target of a repressive apparatus that is becoming increasingly insidious and heavy-handed in Italy. The multiple police operations, trials, arbitrary detentions and charges are aimed to criminalize all forms of dissent.

All those practices aim to label as terrorists those who, through the sharing of ideas and experiences, express a radical critique towards the current conditions and the increasing of racist and fascists politics.

To recall some of the measures provided by the 41bis regime: surveillance by camera h24, solitary isolation for 23 hours a day, censorship and restriction of mail, trial through videoconference, interviews possible only with a direct family member and only for one hour a month.

In addition, since October 25, the anarchist comrade Juan Sorroche, detained in Terni prison, started a hunger strike in solidarity with Alfredo.

From inside to outside prisons we fight together for the elimination of 41 bis. Against jails and the state that produces them. A hug and solidarity to Juan.

Break the silence destroy the prison walls!

FREE THEM ALL!!!

Anarchists -Berlin-

From: de.indymedia.org

Carrara, Italy: The two dragons of my anarchism. Writings of Juan Sorroche

Publié le 2022-10-30 09:50:07

Translated by Anarchists of the anarchist project Act for freedom now!

——————————————————————————–

The two dragons of my anarchism. Writings of Juan Sorroche

I DUE DRAGONI
DEL MIO ANARCHISMO  
[THE TWO DRAGONS OF MY ANARCHISM]

PDF: ITALIANO

 

 

 

 

 

 

Writings of Juan Sorroche

———————————

INDICE

Introduction 5
Counterpoints 7
Ecce a male homo!
When will the anti-authoritarian emancipation from the male role be? 12
The cult of hatred!!! 18
Everything changes, everything is in constant motion… 23
My” “individual-existentialism-mystic-anarchism” 27
First statement at the trial for the action at the Lega di Treviso premises 33
Second statement at the trial for the action at the Lega di Treviso premises 37
Appendice 41

——————-

The two dragons of my anarchism

Introduction

Hola comrades,
I am happy to take part in the anarchist book fair in Carrara, 2022, and to intervene through my friends and comrades with this pamphlet, and in the presentation of issue 14 of ‘i giorni e le notti’, an anarchist magazine of which I feel an intrinsic part.
Books, fanzines, anarchist journals…I believe that editorial collaboration, non-commercial book fairs, or collaboration in creating a book or reading it and analysing it together, is for me a process of praxis and realisation, which goes far beyond a purely mechanistic question. The relations, the relationships, the contrasts of the different individualities create a diversified whole of organic and living development in its symbiosis of unrepeatable and unique human relations and relationships.

And when these living relationships, as direct relationships between people, are lacking, as the comrades mentioned in no. 14 ‘the reasons are also and above all subjective. The absence in recent years of an editorial meeting – in its human and non-technological [I would say non-alienated] sense of the term: being in the same place and discussing at ease and at length – has had an effect on the momentum, quality and punctuality of our theoretical reflections.
[…] Especially if the necessary ethical-practical orientations are derived from the answers.

This discourse, in my humble opinion, is fundamental to a non-alienated vision of life-struggle, and over the years we have lost it in our anarchist circles; it is fundamental not only in the creation of books, fanzines, anarchist journals, but also for the more comprehensive, tactical-strategic praxis and planning of the struggle in anarchism that has anarchy-utopia as its compass and that is not separated from life itself.

For an anarchist prisoner, making pamphlets and writing is one of the ways to convey and feel part of the anarchist galaxy, as well as one of the ways to feel alive and with the will to continue the struggle.

This pamphlet collects writings that I have done over the years. They are writings that without the support and affection of some comrades, and of one comrade in particular, would not have been possible. The affection and solidarity they transmit to me is priceless.

A small point that I address in these writings is my (constructive) criticism of insurrectional anarchist projectuality, a diversity that exists among the editors of the journal ‘i giorni e le notti’, but I believe it has been more an asset than a hindrance for me and I also believe so for the comrades; I am convinced that it has made us grow in quality.

I am more inclined towards a vision of an individual anarchism, done in my own way, and I think that the diversity of anarchism’s infinite projects is the lifeblood to keep anarchy-utopia alive.

Moreover, I have embraced anarchist insurrectional projectuality for years, and I am proud of this because it is part of my growth.
Without these living and deep roots of anarchist struggle here in Italy, both in the past and in the present, my awareness, my consciousness as well as my overall vision of the praxis of anarchism would not be such.

With this brochure I would like to send a fraternal greeting of solidarity to Alfredo who is in 41bis; we have shared life in prison, an invaluable comrade, and to Anna who like Alfredo risks life imprisonment. I want to greet Monica Caballero and Francisco Solar, the comrade Marcelo Villarroel and the prisoner comrades in Chile, the comrade Giannis Michailidis, anarchist, after 70 days’ hunger strike, and the prisoner comrades in Greece, the comrades Claudio Lavazza and Ivan Alocco prisoners in France, the comrade Boris, may he gain strength soon, the comrade Toby Shone prisoner in the UK, and all the revolutionary comrades and prisoners in the world, and those who outside and inside continue to struggle.

Salud y anarquia
Juan Sorroche
– AS2 – c.c.Terni, 2022

Explosive Attack Against the Home of Child Rapist ND Member Ilias Michos in Greece

Publié le 2022-10-30 09:50:07

content warning: discussion of sexual violence

Responsibility claim for the arson/explosive attack against the home of child rapist Ilias Michos

As Direct Action Cells we claim responsibility for the incendiary attack on the home owned by the child rapist, pimp and member of the New Democracy Party Elias Michos and his ex-wife Elisavet Lekka. In the early morning of 23/10, we placed a low-powered incendiary/explosive device at the entrance of their apartment building in the Attica area.

POLICE – JUSTICE – GOVERNMENT – MEDIA

An organized ring promoting and covering up pimps, rapists, child rapists, murderers and torturers – The cutting edge of the domestic mafia of capital

“This is the practice and everybody likes it’ – Dimosthenis Pakos (police “unionist”)

For those who still insist on not understanding the systemic support and cover-up of police and fascist attacks, for those who still insist that justice is neutral and independent of the domestic bourgeois elite and the whole mechanism of consolidation and monopolization of violence, for those who were not satisfied with the acquittal of not only the pimp and child rapist of ND (New Democracy Party), Nikos Georgiadis, the “special-friendly treatment” of the mafioso Menios Fourthiotis, but also the full release on parole of the New DemocRAT Petros Lefkowitz for the serial rapes of his daughter since she was 11 years old, we would like to cite just a few of the recent cases where the full complicity of civil justice with the scum who destroyed lives was demonstrated. All this is already known, we are simply quoting it in a condensed form to make it absolutely visible that STATE AND CAPITAL ABUSE, RAPE AND KILL, that their very nature is exploitation, barbarism, devaluation of lives and the imposition of terror, and that every aspect of political and social life is class and value-determined. It is a SYSTEM FOR PRODUCING TERROR, VIOLENCE AND DEATH, with the corresponding mechanisms of communication management and laundering.

Justice is neither impartial nor blind
IT IS CLASS-BASED

The list is endless, the expressions of systemic violence and the incidents of cover-ups are countless. Many of them may never see the light of day. But by quoting at least the above, we want to demonstrate that the state-capitalist system is absolutely intertwined and dependent on its legal and repressive mechanisms. It is a power complex that gives the feeling of impunity and absolute freedom to every cop, every fascist and every ’eminent, peaceful and decent citizen’ to carry out their outrages openly, and this is precisely what it wants to perpetuate. The sooner we understand that these bastards are flesh and blood from the exploitative-class system which is robbing us of life and dignity, the sooner we will understand that only an organized revolutionary-radical movement can stand as a barrier to these outrages, only the defiance of the insurrectionary people can strike terror into the bastards of the bourgeois-democratic regime and bring us closer to overcoming class society, patriarchy and omnipresent brutality.

Time to organize and take action

As we have said dozens of times in recent years, our enemies are not an abstract complex of relationships and meanings. They are real people, they move in the real world, they have real homes, vehicles and bodies. The only thing that prevents us from a visit that will shatter their sense of omnipotence is whether we take a little time to research them, and a little determination and will to recapture the dignity and raw power of a truly dangerous movement with real potential to overthrow the capitalist regime and its cultural superstructure.

Serial rape, debauchery, torture, economic exploitation of a 12-year-old girl, targeting by the media mouthpieces that set up a caravan outside the girl’s house, disorienting public opinion by trying to put the focus on the girl’s mother as the main culprit for the horror that the child was living: They demonstrate the historical thread of the domestic bourgeoisie and its right-wing opportunists, from the times when the Khitans raped, tortured and executed the poor and resisters, and when the black marketers speculated on the poverty and misery of war, with the arrogance and hubris of a sense of eternal impunity and omnipotence. They demonstrate the values and the deeper essence of these anthropomorphic reptiles who, behind the facade of the doctrine of “Law and Order” and “Fatherland-Religion-Family”, hide their dark appetites and how they really see the world around them, namely as a playground for brutal domination, exploitation, bloodshed and destruction.

The “illustrious” Ilias Michos, of Panagiotis, owner of the shop “ΟΙΚΟ-ΕΠΙΛΟΓΕΣ ΜΙΧΟΣ” in Kolonos, is deep in the swamp of the domestic right, with hundreds of thousands of euros in direct commissions for supplies of products from his shop to various ministries under the ND governments for decades. He was, moreover, until recently a leading member of the local organization of ND in Kolonos. He organized election rallies at his home, and regularly took photos with cops, priests and political figures of the right-wing scene, from Samaras to Plevris, and from Patoulis to Papanikos. Religious, nationalist, family man and boss, he covered up well the rottenness and disgrace that he hid inside himself, while he had set up the corresponding organized circuit with corresponding members of the “proud and illustrious” national body, thus ensuring their apparent immunity to rape and serially molest the body and soul of a 12-year-old child, and who knows how many others.

But his wife, Elizabeth Lekka, is also an “illustrious, very nice lady” (as the televangelist Balaskas described her), faithful to the values of “Patriarchy-Religion-Family”. She is a member of the municipal party “Athens Tall” of the mayor Kostas Bakoyannis, appointed as a district councilor in the 4th municipal community of Athens, but also a member of the Board of Directors of the Municipal Infant School. She tried to bribe the mother of the 12-year-old girl so as not to publicly and irreparably expose her enviable family. While expediting the divorce proceedings with Michos (with whom, she claims, she had long been separated and was merely cohabiting), just days before the scandal broke, and while she already knew what was about to happen.

Let’s put an end to victimization

We expect no solution from civil justice, no name from the 213 on the list, no conviction of a cop, politician, racist or judge. These are all their own children, they are an organized circle, a mafia clique that seeks our complete elimination, and that fully whitewashes and supports the garbage they have unleashed. It’s time we put them in our crosshairs too, to answer their attacks, to prove that they are vulnerable little men with only one purpose in life, to exceed their shamelessness and their chauvinistic personalities by oppressing and destroying the lives of people who are objectively more vulnerable and weaker than they are.

We have exhausted the examples of state arbitrariness. How much more do we need? Do we not understand that the scum who bloody marches and rallies, who humiliate and torture people in police stations, who hide behind fascist and church hate speech, have such a dark psyche that they are capable of anything? Don’t we understand that when a person bases their existence on the brute imposition and degradation of others, it is a natural consequence to practice all kinds and levels of violence, making it structural and systematic? The excuses have run dry. It is now obvious that we are ruled by a shameless mafia, which does not hesitate to trample on any “civic decency” in order to get rich off the scandals that break out repeatedly (wiretapping of political opponents, drug trafficking cartels, trafficking and child rape rings, private contracts, tax fraud and so much more). We have no choice but to stand on our feet and face this mafia head on, asserting that THIS IS NOT THE END OF HISTORY, WE ARE STILL HERE, not as victims, not as desperate screams and fireworks, not as the defeated and with our backs against the wall, but as an active historical force fighting with all means to overthrow it.

Redundancy, inarticulate shouting and victimization are the hallmark of the humiliated parrots of the state-repression apparatus. Worn-out TV personalities like Stavros Balaskas and Vassilis Doumas, under the wings of the petrified demagogues, showing us every day, on every possible occasion, how a person who wants to live their life and their time with his head held high should avoid becoming one of them.

Regarding the child rapists of the girl in Sepolia, but also all the would-be child rapists who of course “did not know their age”, who are “honest family men and respectable citizens”, “illustrious”, as Balaskas called the scum of the earth Michos: Sooner or later your names will be known one by one. Every John Sofianides, Anastasios Lazaridis, Nikolaos Kontaris and Efthimios Clothakis will lose sleep. Because there are people out here who have no hope and no expectations of the favors that bourgeois justice will bestow on them. Our only hope and only expectation is the militant and radical struggle that will bring terror into their homes, that will make fear change sides, so that revolutionary perspective and rebellious dignity can flourish.

WE ARE AT WAR

The longer it takes us to take an active position, the longer this war will continue to be waged unilaterally, without an opponent. The rape of children, the rape of women, torture, femicide, fascist and paramilitary murders, all these are products of a social system that alienates us, alienates us from solidarity and empathy for our fellow people, making us faceless machines of production and consumption of products, insensitive and lifeless components of the capitalist mega-machine, who do not understand or care what happens to those around them, or what cloud of misery and destruction shadows the world from all sides. By recovering our humanity and our tenderness, we will understand more deeply the mechanisms that systematize violence and make it the monopoly of the ruling class, but also the mechanisms that make us cannibals, that make us want to find the weakest and impose ourselves on them.

The social war is raging, and the contribution of a movement that wants to call itself subversive and revolutionary must be substantial and multifaceted. We must build structures and human relations that demonstrate our value chasm with the capitalist world. To demonstrate that it is possible not to relate to people on the basis of competition, suspicion, let alone imposition and oppression. Against the world of organized decay and horror, there is another world, of solidarity, empathy and mutual aid, which must guard its ideals, organize itself to fight for them, and keep its eyes fixed on the horizon of the definitive eradication of capitalism and its social construction from history.

To strengthen the combative forces of today

10, 100, 1000 DIRECT ACTION CELLS

Solidarity with the 11 Turkish communist fighters who are imprisoned in the Greek hellholes, and have been on hunger strike since 7/10, demanding a fair trial and an end to the regime of exception against them.

Solidarity with anarchist comrade Alfredo Cospito, who started a hunger strike on 20/10 in Italian prisons to end the 41 bis revenge regime imposed on him since 5/5/2022. Solidarity also to the anarchist comrade Juan Sorroche who also started a hunger strike on 25/10, standing actively by Alfredo Cospito’s side.

We send our wholehearted solidarity to the four imprisoned comrades for the case of the arson attack on the Piraeus Transport Police on 14/11/2021.

Always at the side of our captive comrades and comrades-in-arms in every corner of the planet –

PRAXIS OF INTERNATIONAL SOLIDARITY

Direct Action Cells

source: https://athens.indymedia.org/post/1621367/

translated by Nae Midion

ITALY: FIRST OF NOVEMBER TERNI – SPOLETO: GATHERINGS IN SOLIDARITY WITH ALFREDO, JUAN AND THE PRISONERS IN REVOLT

Publié le 2022-10-30 09:50:08

Act for freedom now! received by email and translated to English
———————————————————————-
FIRST OF NOVEMBER TERNI – SPOLETO: GATHERINGS IN SOLIDARITY WITH ALFREDO, JUAN AND THE PRISONERS IN REVOLT

ALFREDO OUT OF 41 BIS
END 41 BIS
EVERYBODY FREE

The anarchist comrade Alfredo Cospito has been on hunger strike since 20th October in the prison of Sassari against the regime of 41 bis that he has been subjected to since last May, after ten years in Maximum Security. The unprecedented decision to keep an anarchist in 41 bis is just the tip of the iceberg of the authoritarian backlash in act in Italy, a backlash inaugurated with the prison massacre in March 2020, followed by investigations against trade union struggles, with logistics workers accused of ‘extortion’ against the boss because they demanded wage increases, in a particularly fierce preventive counterrevolution against the anarchist movement as indicated by the seizures of books and newspapers, the endless special surveillance, the sentencing of Juan Sorroche to 28 years’ prison and the Court of Cassation of the scripta manent trial.
TUESDAY 1ST NOVEMBER
10am – Prison of Terni
2pm – Prison of Spoleto
SOLIDARITY GATHERINGS
• We will bring news of Alfredo’s struggle against the 41 bis sections!
• In solidarity with Juan, maximum-security prisoner in the prison of Terni!
• In solidarity with the medium-security prisoners in the prison of Terni protagonists in the revolt of last October 16!
• In solidarity with Roberto Morandi, revolutionary communist in 41 bis in the prison of Spoleto!

Contre l’informatisation de l’accès aux Calanques - Récit et digressions d’une matinée à l’entrée du portail numérique des Calanques

Publié le 2022-10-30 09:50:11

Il y a deux mois nous étions à Luminy pour exprimer notre désaccord concernant la mise en place de quotas dans les Calanques de Sugiton et des Pierres tombées. Le matraquage médiatique récent laisse présager une reconduite du dispositif. L’été prochain, il ne s’agira donc plus d’une expérimentation mais d’une banalisation du laissez-passer dans les espaces naturels. Nous sommes bel et bien en route vers la banlieue totale !

Le texte ci-dessous est le récit de cette matinée.



La récupération par la Technostructure

Par la voix de ses plus hautes autorités scientifiques, économiques et politiques, c’est maintenant la société du Développement qui parle de protection de la nature, d’écologie et d’énergies nouvelles. Mais peut-il y avoir protection de la nature par la société qui la détruit ? Poser la question, c’est y répondre. En récupérant ainsi les slogans de l’écologie, elle se protège contre les réactions de la nature et des hommes. En effet, pour continuer d’exploiter la terre, elle sera de plus en plus obligée de la conserver, et notre société devra fournir des placebos aux besoins naturels humains qui s’exaspèrent. Notre société sait « prendre les devants », alimenter la masse en paroles et en spectacles, et caser les individus les plus exigeants dans les labos, bureaux ou parcs où ils satisferont leurs manies ailleurs interdites.

Bernard Charbonneau, Le Feu Vert, Éditions l’Échappée, page 133

Il est 9h50 quand les premiers opposants à l’informatisation de l’accès aux Calanques de Sugiton et des Pierres tombées arrivent à la porte d’entrée principale de Sugiton : Luminy.
Vaste campus à l’américaine s’étendant sur 94 hectares, dont 10 de bâtis, il a accueilli 16700 Lumyniens sur l’année scolaire 2020-2021. Une petite ville d’étudiants, de chercheurs et d’employés à quelques minutes de la Calanque la plus contrôlée du massif. Ce campus de béton, héritage de l’époque Deferre, a été érigé sur des terres autrefois cultivées. On y semait le blé et l’avoine. On y récoltait des olives, des cerises, des figues, des amandes… On y pratiquait l’élevage de moutons. Une époque révolue. Ainsi va le sens de l’histoire moderne : ce qui était n’est plus. Les destructions ont un caractère tristement irréversible.
Très récemment, en 2018, une poignée de Marseillais, quelques étudiants et « amoureux de la nature » l’ont amèrement constaté en s’opposant à l’agrandissement de l’école de commerce Kedge. 298 pins d’Alep ont été coupés pour laisser place aux nouveaux locaux d’une école se ventant d’être « originale, durable et inclusive ». C’était évidemment le signe d’un renforcement de la logique de destruction du monde. On rase une pinède pour accroitre le potentiel nuisible d’une société où tout est à vendre, même la nature. Longue vie aux écoles de commerces et au type de société qu’elles font advenir ! Le président du Parc National des Calanques, Didier Réault avait pourtant tout entrepris pour sauver la pinède : « On souhaite que Kedge respecte ses engagements environnementaux, c’est-à-dire des toitures végétalisées, la replantation d’espèces typiques du parc et une meilleur gestion de l’accessibilité ». Autrement dit, continuez les amis ! Tant pis pour ces pins que le sort a placé dans « l’aire optimale d’adhésion ». Bien « qu’en solidarité écologique avec le cœur », cette aire n’est en fait soumise à aucune réglementation environnementale particulière. Ne s’agirait-il pas en réalité d’une « aire optimale d’adhésion » aux projets des bétonneurs de la région ? La vitesse à laquelle cette pinède a été détruite permet d’aborder le sujet de la sur-fréquentation de la calanque de Sugiton avec un tout autre regard. Un regard maintenant éclairé par des ordres de grandeur bien enracinés.

Oui : Les calanques c’est joli

Ici la reproduction d’un tract trouvé après la manifestation du 17 Février contre le projet d’agrandissement de l’école de commerce Kedge sur le campus de Luminy, aux dépends de la pinède.

C’est dans cet environnement dégradé mélangeant asphalte, constructions élevées et pins que nous nous retrouvons avec une poignée de réfractaires. Peu de personnes ont répondu à notre appel. Force est de constater qu’il est difficile de mobiliser en plein été. D’autant plus lorsque volontairement nous faisons le choix d’être absents des réseaux « sociaux ». Enfin, le sujet est délicat et il n’est pas aisé de passer derrière le message écolo de la mesure pour en comprendre les enjeux. Nous manquons tous de temps, assommés que nous sommes sous une pluie d’informations. On peut donc, facilement, se faire manipuler par le bien-fondé de ce dispositif. Et puis, quelle lutte choisir parmi toutes celles qui nous accablent ? C’est la question légitime que se pose un des opposants rencontré ce jour. Sous l’ombre apaisée du Platane, nous avons décidé de nous intéresser aux problématiques locales. Or, il se trouve qu’il y a des liens entre celles-ci et les dérives globales de notre temps. Cette petite lutte localisée, potentiellement insignifiante aux yeux de certains s’intègre en fait dans une dynamique à l’œuvre plus générale. Jacques Ellul disait : « Penser globalement, agir localement » en ajoutant : « Si l’on veut agir vraiment il faut le faire à partir de la base, à l’échelle humaine, localement, et par une série de petites actions réduites en dimension, mais effectuées en tenant compte de tout le donné humain, ce qui ne peut s’effectuer qu’à une échelle réduite. » Nous, nous sommes de Marseille et de ses environs, c’est donc ici que notre opposition à la société industrielle prend sa source, s’enracine et se manifeste. A ce propos, une aimable personne rencontrée ce jour nous dit : « les Calanques c’est mon terrain de jeu, mon espace d’évasion » ; « je ne sais jamais où je vais aller quand je rentre dans le massif. ». Très juste ! Et c’est bien là le point de départ de ce qui nous révolte : la planification permanente de nos activités, la perte de spontanéité de nos promenades. Nous, chimpanzés du futur nous aimons l’imprévu. Par conséquent, nous refusons d’être réduits à de simple flux de visiteurs gérés par le biais de prothèses électroniques.

Il est 10h10 quand un SUV du Parc National des Calanques vient se garer à côté du petit groupe d’opposants que nous constituons. Deux gardes en sortent et s’approchent de nous. L’un d’entre eux, probablement le supérieur hiérarchique dit à un des opposants nous aidant à plier des tracts : « Vous êtes le Platane ? ». « Pas du tout » lui rétorque-t-il, « je suis juste là pour aider ». L’officiel du Parc s’adresse ensuite au groupe, le regard fuyant : « On a reçu un mail hier soir, qui citait Le Platane et qui posait pas mal de questions. Voilà, on est là pour y répondre… », « Dans un esprit d’échange constructif ». Il continue en précisant qu’ils n’avaient pas de contact pour échanger. Ce qui ne manque pas de nous surprendre car nous mettons notre adresse courriel à la fin de nos textes et tracts pour justement être contacté. D’autant plus que l’enquête leur avait été transmise, ainsi qu’une lettre manuscrite afin d’échanger sur cette expérimentation.
Après quelques secondes, l’un de nous pose une question sur les raisons de ce dispositif. Il n’en fallait pas plus pour lancer le garde. Un monologue interminable sur les raisons qui ont poussé le PNC à agir de la sorte. Dans la bouillabaisse d’informations livrées, il précise fièrement « Le dispositif que nous avons mis en place s’intègre dans le programme européen LIFE (L’instrument Financier pour l’Environnement) ».
D’après le site du gouvernement « ce dispositif est un instrument financier de la commission européenne, dédié au soutien de projets innovants, privés ou publics, dans les domaines de l’environnement et du climat ». Il doit permettre à notre « continent de devenir neutre pour le climat à l’horizon 2050, à mettre la biodiversité de l’Europe sur la voie du rétablissement à l’horizon 2030 et à réaliser la relance écologique de l’Union après la pandémie de COVID-19 ». Rien que ça ! Pour ce faire, l’Europe investit beaucoup d’argent : 562 millions d’euros. Impressionnant si l’on pense que l’argent peut tout régler.
Ce programme mute sur le plan local en LIFE Habitats Calanques. La plaquette de présentation de ce dispositif est limpide : « Adoptez le Calanques life, c’est agir sur les paysages uniques et la flore discrète du littoral. ». Nous connaissons bien ce programme qui représente à lui seul les contradictions de notre société. En effet, ce dernier consiste à arracher les plantes exotiques envahissantes menaçant la biodiversité tels que l’agave d’Amérique, les figuiers de Barbarie, les griffes de sorcière ou encore les luzernes arborescentes. Les énormes sacs contenant ces intrus sont ensuite acheminés par hélicoptère vers des zones plus accessibles pour qu’ils finissent leurs vies vers un « centre de revalorisation des déchets » : Biotechna. Pour faire de cet endroit un enclos exempt de tout apport extérieur, les gestionnaires ne voient donc pas le problème quant à l’utilisation d’une machine extrêmement coûteuse en énergie. Tout ceci dans le cadre d’un programme visant à rendre le vieux continent « neutre pour le climat ». La recherche effrénée d’une pureté originelle de la nature à l’aide d’engins énergivores créant d’autres problèmes sur l’environnement n’est pas désirable. Les mécanismes de compensation, à l’instar de ce programme, restent des chimères.

Le garde continue à nous assommer avec son discours digne d’un professionnel de la politique. « Nous n’avions pas le choix », « On était coincés ». C’est l’argument principal qu’il n’aura de cesse de nous répéter. Ce discours fataliste d’une personne acculée à ces obligations vise, inconsciemment ou pas, à nous empêcher de développer notre argumentaire. Si nous n’avons plus le choix, alors pourquoi s’y opposer ? Pourtant, nous pensions que nous étions toujours libres de choisir. Visiblement ceci ne s’applique pas au PNC. Or, en matière de politique publique, les décideurs ont toujours le choix de faire ou de ne pas faire, de faire d’une certaine manière ou d’une autre... Bref, les décisions qui sont prises, le sont volontairement et s’inscrivent dans une logique de gestion du monde que nous déplorons. Nous décidons donc de prendre le contrepied de ces faits qui s’imposent à nous.

Il continue ensuite avec l’inévitable « C’était de toute manière la meilleure solution ». « Allez-y vous, proposez des solutions ! Nous on agit ». Précisons que l’enquête n’avait pas vocation à proposer des solutions, encore moins quand celles-ci s’avèrent limitées au cadre restreint que nous impose l’organisation technoscientifique actuelle du monde. Les solutions proposées par les gestionnaires et leurs conseils scientifiques ne questionnent jamais la justice, la morale ou encore le sensible. Elles écartent sciemment ces axes de réflexions, essentiels à nos yeux. La solution ultime pour régler le problème de l’érosion aurait pu être l’interdiction totale d’accéder au lieu. Une mise sous cloche comme le souhaitent certains intégristes de la nature. On aurait pu également proposer de recréer cette Calanques dans un musée, à la manière de la grotte Cosquer ou encore proposer des visites dans le Metavers. Pour autant, voulons-nous de ce monde où les humains seraient privés de nature ? Est-ce moral de le faire ? Est-ce souhaitable ? Évidemment non et c’est bien là tout l’enjeu de ce permis. Finalement, les solutions ressemblent plus à des objets de manipulation de l’opinion publique, où celui qui propose est systématiquement considéré comme le grand gagnant du simulacre de débat public : « Eux, au moins, ils proposent des solutions ». Il en résulte inévitablement un appauvrissement de la réflexion sur tous les sujets concernés. Les solutions doivent être simples pour être comprises de tous, efficaces et validées par des autorités scientifiques. Nous n’en sommes pas et n’avons donc pas voix au chapitre. Ce que nous pourrions proposer sera donc systématiquement jugé d’utopiste. Un mouvement écologiste, digne de ce nom, ne devrait peut-être pas s’abaisser aux pratiques des solutionnistes compulsifs. Notre crédibilité peut en dépendre. D’ailleurs, nous ne refusons pas les solutions des gestionnaires car nous en aurions de meilleures, sorties de nos nombreuses discussions sous le Platane, mais car nous ne voulons pas du monde qu’ils nous imposent : un monde-machine, bardé de capteurs, géré par ordinateurs où les humains seraient dépossédés de leurs liens avec la nature. En d’autres termes, Le Platane n’est pas une start-up marseillaise innovante sur les questions environnementales, pratiquant le « mode post-it » avec ses « facilitateurs » en éco-solutions. Que proposons-nous ? D’en finir avec la société techno-industrielle et ses gestionnaires de catastrophes en tout genre. Après cela, voyons comment se comporteront les algues de posidonies et les pins de Sugiton. Nous jugerons des solutions à prendre uniquement dans ce cadre. Soyons exigeants.

« On avait jusqu’à 4000 visiteurs par jour » nous dira le garde hâbleur pour appuyer encore un peu plus son propos. En mai dernier, Cécilia Claeys, sociologue de la nature, parlait sur France Culture d’environ 1000 visiteurs par jour. Par la suite, la presse faisait état de 2500 visiteurs. Désormais nous sommes à 4000 ! Qui dit plus ? Quelle crédibilité donner aux systèmes de comptage ? Aucune. Ce flou permet la course aux chiffres inquiétants et si vous n’êtes pas convaincus par la mesure, le PNC, comme le garde, n’hésiteront probablement pas à gonfler encore un peu plus les statistiques.

Puis, le garde s’aventure sur le terrain de la publicité faite au site et de ses conséquences sur le sur-tourisme. « Nous déplorons comme vous les réseaux sociaux », « nous subissons la publicité faite sur internet ». L’officiel du parc place donc son employeur en dehors de ces réseaux de communications. Ils subissent comme nous ! Ils sont de notre côté. Il faut donc prioriser notre combat sur les Gafam. Certes mais à cela, nous lui rétorquons que le Parc utilise les mêmes canaux de diffusion des désirs, sur son site internet, par le biais de son application, par sa page Facebook, TripAdvisor ou par la récente campagne de promotion de la mesure : « Réserver, c’est préserver se soumettre ». Une vidéo a même été réalisée. On y voit des visiteurs, le sourire aux lèvres descendre dans une Calanque que l’on présente sous quelques angles alléchants aux futurs visiteurs. De mauvaise foi, il dément pourtant toute publicité du Parc. Quand l’un d’entre nous s’aventure à lui poser une question, il s’agace : « Laissez-moi parler ! ». Visiblement, nous le dérangeons et son inconsistance sur ce sujet saute aux yeux. De toute évidence ce monsieur ne connait pas non plus le site internet du PNC où la rubrique « à découvrir » est une invitation à visiter le massif. On y voit de très belles photos de toutes les Calanques agrémentées d’explications sur les chemins d’accès et de quelques conseils infantilisants pour préparer correctement ses visites. L’équivalent d’une carte pour choisir sa pizza avec son supplément de « rencontres et d’émotions ». Une personne ajoute que les reportages à la télévision sont également des incitations à la visite. Il semble ne pas comprendre que parler de quelque chose sur ce média, c’est déjà en faire la publicité. Il niera jusqu’au bout le marketing effectué par le PNC, tout en précisant que « la ville de Marseille, elle, elle fait de la pub, mais pas le Parc ». C’est bien de balancer ses collègues ! De notre côté, son catéchisme ne prendra pas.

Le garde, deux ordiphones à la main, joue le rôle d’une personne importante. Il ne nous regardera jamais dans les yeux et prendra systématiquement le dessus sur les échanges que nous aurions pu avoir. Nous le laissons parler et notons scrupuleusement ses incohérences. Il s’éclipsera quelques instants, laissant enfin un peu de place au deuxième agent jusqu’ici muet.
Ce deuxième agent est bien plus agréable que son collègue mais semble mal à l’aise d’être ici. Une des personnes ayant répondu à notre appel lance le débat sur les alternatives possibles. « Il aurait été plus acceptable de faire plus de pédagogie ». Il nous répond : « On embauche une soixantaine de personnes pour faire de la prévention, si vous ne les avez pas vu vous m’inquiétez car ça veut dire qu’on est pas assez visible ». En effet, nous les connaissons ces « éco-conseillers ». Vous savez, ceux qui vous demandent si vous avez pris suffisamment d’eau ou que vous avez bien mis vos meilleures sandales… euh non, pardon vos meilleures chaussures de montagne. C’est d’ailleurs un peu cette scène qui se joue derrière nous où deux jeunes gens infantilisent un randonneur d’âge mûr et d’allure avertie :

  • « Vous avez pris de l’eau ? »
  • « Euh, oui »
  • « Combien de litres ? »
  • « Deux litres » répond-il inquiet
  • « Et vous allez où ? »
  • « Vers la grande Candelle »

Ce court extrait ne prouve, en lui-même et à lui seul, pas grand-chose. Mais il laisse imaginer à la fois une formation des éco-gardes qui laisse à désirer et un manque évident de pertinence dans le discours qu’on leur demande de tenir. Nous n’avons pas entendu : « Ne prenez pas votre pique-nique à tel endroit, car vous risquez de dégrader telle plante… » ; « Attention si vous le faites, vous vous exposez à une contravention... » ; Ou une quelconque explication sur la faune et la flore des Calanques particulièrement menacée par le sur-tourisme. Seulement des conseils élémentaires comme nous pourrions en donner à nos enfants. Qu’aurait fait un Edward Abbey s’il avait été ranger dans les Calanques ?

Le garde en chef revenu, il déclare que le PNC avait fait de la pédagogie sa priorité toute l’année et notamment dans les écoles. En revanche, face « à la horde de touristes en été », il semblait convaincu du fait que la pédagogie ne pouvait pas suffire et que le système de réservation protégeait d’une certaine façon le personnel du parc national qui ne pourraient ainsi pas « se faire tabasser ». Dans la peur de l’autre, cet animal violent, le monde sans contact se justifie. Une bonne conversation, même un peu vive, a pourtant du bon. Chacun le sait. Le pire étant de ne plus échanger, de ne plus se confronter à des avis opposés. En faisant cette hypothèse du visiteur-cogneur, tout est justifiable, même la pire des injustices.

Par la suite, l’officiel du Parc continue avec l’argument, maintes fois répété par les médias, consistant à dire que les visiteurs de la Calanque sont ravis. Cet argument simpliste fait du consommateur ou de l’utilisateur le responsable des choix de société. Nous lui assénons une comparaison éloquente dont il ne se remettra pas. « Ce raisonnement reviendrait à valider l’utilisation de pesticides par les seuls agriculteurs en utilisant. C’est absurde ! ». Le Platane les a interrogés pour l’occasion. Ils sont à l’unanimité ravis de ces produits chimiques. Ils gagnent du temps. Les rendements sont meilleurs. Et puis, il faut bien le dire, c’est bien pratique. Or, nous, nous remettons en question ce choix de société. « La seule question qui ait du sens ici est donc : Est-ce souhaitable que les Calanques ne soient plus un espace de liberté ? ». Dans les cordes il nous répond vaincu : « je sais ça, pour la liberté, je sais ».

A 10h30, un véhicule de la gendarmerie maritime arrive. Trois gendarmes en sortent et s’approchent de nous. Le garde volubile s’empresse de dire « Je ne les ai pas prévenu hein ». Les gendarmes saluent les gardes en demandant ce qu’il se passe. Le garde explique que nous sommes des opposants au permis de visite. D’un ton paternaliste voire méprisant il nous dit : « Mais pourquoi vous êtes opposés à ça ? C’est pour protéger la Calanque qu’on fait ça, et puis c’est quoi vos arguments ? ». Il est difficile de demander de résumer onze pages d’argumentaires à la volée. Encore une fois il faut du temps et le gendarme ne nous en laisse pas. On lui propose un de nos tracts pour qu’il en lise un résumé. Il bute une première fois sur le mot : autoritaire « Ah ça c’est le grand classique. Bon ! ». Puis il continue à lire à voix haute « Si nous ne refusons pas ces dérives, alors la start-up nation et l’industrie continueront à innover sur le juteux marché… ». Il stoppe net sa lecture : « Mais pas du tout, il ne s’agit pas d’un marché », « Alors là non, il s’agit uniquement de protection de l’environnement ». Pourtant, peu de temps avant l’arrivée des gendarmes nous demandions le coût total de la mesure aux deux gardes. Le deuxième garde, le discret nous disait gêné « On a signé un gros chèque ». Le Canard enchainé dans l’article du professeur Canardeau « Vivent les Calanques 2.0 » avait parlé de 60’000 euros. La somme de 80’000 euros a même été évoquée sur BFMTV. Il s’agit évidemment d’un marché dans lequel les gestionnaires du Parc rencontrent des sociétés de sécurité, des développeurs de plateforme numérique, des publicitaires pour s’occuper du produit que représentent les espaces naturels. Il y a bien un marché et des échanges d’argents en témoignent.

Quelques minutes après l’arrivée des gendarmes, une voiture de la police nationale se joint à notre petite causerie. Rougissant, le garde précise à nouveau qu’il ne les a pas appelés. Suivie quelques instants après par une voiture banalisée, probablement la BAC. Ils échangent quelques signes puis s’en vont. Pendant quelques secondes l’événement a donc mobilisé plus de force de l’ordre que d’opposants. C’est ironique quand on sait que plus tard, le gendarme nous dira pour justifier les moyens technologiques mis en place qu’ils ne peuvent pas mobiliser autant de représentants de l’ordre qu’il n’y a de visiteurs. Notre événement semble ainsi avoir suscité quelques craintes du côté du Parc. En contradiction avec les propos du garde, le gendarme nous dira plus tard « Mes collègues nous ont prévenus qu’il devait y avoir une manifestation. On est là pour voir si tout se passe bien… Pour votre sécurité ».

Nous restons avec les gardes et les gendarmes. Il n’y a évidemment jamais eu de discussions à proprement parler et nous ne sommes pas sûrs que notre propos a été compris, bien que le gendarme loquasse ponctue ses phrases par « Mais moi je vois ce que vous voulez dire ».
Plus tard, il sortira l’argument fatal, le coup de grâce : « mais vous vivez dans le monde des bisounours. Les gens sont méchants ». On retrouve nos visiteurs-cogneurs ! Et puis « les gens font n’importe quoi, bon vous ça va, vous ne dites pas trop de conneries, mais vous voyez ce que je veux dire ? ». Non pas vraiment. En effet, lorsqu’on dit « les gens font n’importe quoi » on justifie toute sorte de mesure sans aucun fondement sérieux. Les gens c’est tout le monde, vous et nous. Personne ne peut s’extraire de cette essentialisation sous prétexte de vertu. Vous êtes des gens et les gens font n’importe. Fin de la discussion. Réduit à un vulgaire gens irrespectueux, la solution de la contrainte de l’autre devient une évidence. Ainsi, en braquant le projecteur sur les visiteurs voyous de Sugiton on plonge tout le reste dans le noir, le sujet et les faits. Dans ce cadre il est illusoire de prétendre trouver une « solution ». Ensuite, que veut dire « faire n’importe quoi » dans l’esprit de ce gendarme et de nos contradicteurs ? Parlent-ils des incivilités commises ? De la quantité de crème solaire utilisée ? Du volume trop élevé de la musique ? Certaines de ces problématiques, bien réelles, ne peuvent pas être totalement réglées avec un permis de visite. En effet, comme nous le disions dans notre enquête, rien ne permet de dire que le smart visiteur sera plus respectueux du lieu. Statistiquement, on pourrait dire qu’il y a moins de risque d’être confronté à des incivilités. Cependant, les statistiques sont, bien souvent, des appauvrissements de la vie réelle. Elles servent principalement à justifier des décisions mais ne peuvent jamais décrire les nuances de la réalité. Celle-ci, nous la connaissons. Dans le monde réel certains humains sont équipés d’une multitude de gadgets : ordiphones et enceintes connectées notamment. Quand les smartiens sortent de leur technotope, ils ne voient aucun problème à mettre de la musique dans un milieu naturel. Le fameux « Je fais ce que je veux, je suis libre ». Le permis ne permettra donc pas de sortir le smartien de son contexte aliénant. Bien au contraire, il l’y enferme un peu plus. Le seul problème que peut éventuellement régler ce permis c’est celui de l’érosion. S’il y a moins de monde dans la calanque alors effectivement les visiteurs n’iront pas s’entasser à proximité des racines dénudées des pins ou dans les hauteurs de la Calanque. Il y aura aussi moins de monde sur les chemins patinés. Le problème de l’érosion nous ne le nions pas. En revanche, il doit urgemment être remis en perspective avec toutes les nuisances présentes dans le Parc. Ce n’est pas le choix qui a été fait. Le porte-parole du Parc préfère déclarer à la presse « Si on ne faisait rien, on risquait de perdre totalement ce paysage ». Seuls les carriers et les bétonneurs ont le pouvoir de faire disparaitre des paysages. Pas les visiteurs des Calanques. Le PNC a oublié la pinède de Kedge. Pas nous.

Le gendarme continue à vanter les mérites du dispositif qu’il considère écologique : « Mais c’est bien, c’est pour préserver l’environnement. On ne peut pas être contre ça ! ». Nous lui rétorquons qu’il est contradictoire de prétendre préserver l’environnement en utilisant des systèmes technologiques reconnus comme destructeurs de l’environnement. Fier, il lève au ciel notre tract et dit « Ça aussi ce n’est pas écologique !... Non, mais vous voyez ce que je veux dire ? Rien n’est écologique ». En effet, les papeteries consomment de l’énergie, les cartouches d’encres polluent, les imprimantes ne fonctionneraient pas sans composants électroniques… Ceci nous le savons fort bien. En revanche, demander systématiquement aux réfractaires de la course absurde au progrès d’être irréprochables en utilisant ni ordinateur, ni internet, ni téléphone, ni imprimante n’est pas sérieux. Ne pas utiliser certains de ces gadgets reviendrait à faire de cette lutte une simple conversation entre amis. Il faut parfois, utiliser un peu d’encre pour faire passer des messages. Bien que cela nous coûte, nous le faisons. De plus, le gendarme ne semble pas mesurer l’ampleur du désastre écologique et social qui se joue avec le numérique. L’un de nous se charge de lui en présenter quelques aspects. Le drame qui se joue se matérialise très concrètement par des mines gigantesques et leurs lots de nuisances, des datacenters, des usines à microprocesseurs asséchant les nappes phréatiques, des satellites ou encore des suicides comme chez Foxconn … Au regard, sensible, de tout ceci, continuer cette progression jusqu’au-boutiste de la numérisation de nos vies est pure folie.

Par la suite nous insistons sur le caractère inéquitable de la mesure, argument déjà évoqué dans notre enquête. L’officiel du Parc nous affirme qu’il est tout à fait possible de venir réserver dans leurs locaux et précise que des gens l’ont fait : « Oh pas des centaines ». Comment ont-ils fait, car la démarche n’est absolument pas indiquée sur le site ? « C’est faux ! » prétend-il. Il fait mine de manipuler son ordiphone pour nous le prouver puis se ravise sagement. En effet, la démarche est peut être indiquée dans un recoin du site, mais il faut faire des fouilles minutieuses pour y parvenir. Il est tellement compliqué d’avoir cette information que l’on peut considérer qu’elle n’est pas disponible. D’ailleurs, nous ne l’avons ni trouvée sur la page dédiée à la réservation sur le site, ni sur l’arrêté préfectoral. Sur le site du parc il est seulement dit : « La réservation pour Sugiton s’effectue en ligne à partir du site internet du Parc national des Calanques. Elle est gratuite et rapide. ». Elle est avant tout injuste car elle s’adresse aux individus à l’aise avec ces objets numériques. Nous revendiquons le fait que l’État, comme le PNC, n’a pas à exiger de nous que nous soyons munis d’un ordinateur ou d’un smartphone, et encore moins quand il s’agit de nos déplacements dans des espaces naturels. Il dira ensuite : « Vous vous focalisez sur le QR code, mais il n’y a pas besoin de QR code pour y aller ». L’un de nous lui répond : « Ah bon ? Donc on n’a pas besoin de permis ? », puis il précise « Si, si mais vous n’êtes pas obligés de montrer votre téléphone… ». L’alternative proposée par le PNC revient donc à imprimer notre code QR sur un petit bout de papier pour pouvoir accéder à la Calanque. De toute évidence, le garde n’a pas compris notre propos. Malheureusement, nous n’avons pas eu l’opportunité d’aborder l’aspect inéquitable du dispositif pour les classes populaires. Nous y reviendrons plus tard.

En parallèle de cela un groupe questionne un garde sur la généralisation de cette mesure à d’autres espaces naturels. En Vau, Port Pin notamment. Il dit « Jamais ! Le Parc n’a pas vocation à généraliser cette mesure. Les sites sont très fréquentés mais on ne remarque pas de pression sur la biodiversité ». C’est noté ! On a également parlé des îles du Frioul et de la publicité faite pour les navettes qui les desservent toute l’année. Leur réponse fut de dire que de toute façon, en termes de biodiversité, tout était mort et stérile aux abords du Frioul et que du coup le mal était fait. Puis ils changeront de stratégies en précisant que le sujet avait été abordé avec le maire et que ce dernier se serait engagé à réduire la publicité du site. Qu’en est-il vraiment ?

A 11h30, nous sommes enfin libérés des gendarmes et des gardes. Leur simple présence a-t-elle pu en un sens démotiver, décourager ou effrayer d’éventuels sympathisants qui ne se sont finalement pas joints à nous à cause d’eux ?

Un groupe de sympathisants avait déjà commencé à distribuer des tracts, en interrogeant les visiteurs. Ce qui était assez frappant selon eux, c’était la proportion de touristes non marseillais. On était très loin, dans cet échantillon, de ce que nous disaient les agents du Parc : « Il y a 70% de marseillais ». De plus, un nombre non négligeable de passants n’était pas au courant de la réservation obligatoire. Ce qui inévitablement a des conséquences sur la répartition de ces personnes dans le massif. On sait que certains ont fait le choix de se diriger vers Morgiou. Ils nous l’ont dit. Pourtant, le garde nous avait assuré qu’il n’y avait pas de hausse de la fréquentation dans la Calanque de Morgiou cet été. Nous ne le croyons pas. En effet, nous ne pensons pas que les visiteurs refoulés de Sugiton choisiront de retourner chez eux. Ils trouveront des alternatives, notamment à l’aide de leurs applications mobiles type Mes Calanques ou d’un site internet comme Viso Rando ou encore en flash-codant les nombreux code QR disponibles dans le massif. C’est d’ailleurs la première réaction de certains visiteurs apprenant la mauvaise nouvelle : Se ruer sur leur smartphone et flash-coder. Perdus sur le parking de Luminy ils s’accrochent à leurs boussoles numériques. Ainsi, les visiteurs n’ayant pas la possibilité d’aller à Sugiton passent par un chemin plus étroit pour se rendre à Morgiou. N’est-ce pas là un effet contre-productif de la mesure ?

Par la suite, nous abordons deux jeunes passantes qui avaient réservé leur place. A la vue de notre tract, l’une d’entre elle de dire : « Ah, je l’ai déjà lu je crois. C’est la prière c’est ça ? ». Elles partirent trop vites pour que nous puissions échanger. Nous aurions pu leur répondre : « Non, c’est juste une invitation à la réflexion. La prière, c’est de se pencher en avant sur son télécombiné-intelligent, ou brandir son télécombiné-intelligent devant un saint-curé-gardien de la calanque en prêchant : Réserver c’est protéger. »
Dans le lot des visiteurs rencontrés, un nombre non négligeable de ces personnes n’étaient pas du tout ravis de la mesure. Les refoulés de Sugiton n’ont, a priori, jamais été interrogés par les médias et le Parc.

A 13h30, nous quittons les lieux après avoir soigneusement déposé nos derniers tracts sur les pare-brise des voitures garées à Luminy.

Cette matinée fut pour nous l’occasion de manifester notre opposition aux gestionnaires du Parc. Le message a été reçu par le Parc, mais pas compris. On peut lire sur la page dédiée à la réservation qu’une « reconduction du dispositif pour la saison estivale 2023 est d’ores et déjà envisagée ». Le principe est donc validé de fait et laisse entrevoir une généralisation de la smart nature à d’autres massifs gérés. D’ailleurs, Troov, la start-up qui a développé la plateforme fait déjà de la publicité sur les réseaux sociaux, et précise que son « système pourrait se généraliser rapidement aux autres espaces naturels menacés par la sur-fréquentation ». De plus, l’entreprise profite de cette communication pour faire un appel du pied au parc de la Vanoise, du Mercantour, de Port-Cros et à celui des forêts. Une utilisation accrue de ce dispositif par les techno-gestionnaires de sites naturels est donc bien à craindre dans les temps qui viennent. D’autant plus si, comme l’un des gendarmes rencontrés ce jour, certains croient que cela est juste et positif parce que « c’est bien, c’est écologique ! On ne peut pas être contre l’écologie ! ». Nous n’aurons de cesse de leur rappeler que cette mesure est avant tout technologiste. Or, les technologies ne sauront jamais rimer avec l’écologie, l’incompatibilité de ces deux notions est tellement viscérale qu’elle est indiscutable. Ne leur en déplaise.
Pour terminer, laissons la parole à Bernard Charbonneau :

L’intégriste de la nature est parfaitement intégrable dans le système industriel au titre de gestionnaire des réserves naturelles ou des parcs nationaux (le Luna Park régional n’étant guerre qu’un bâtard d’espace vert et de foire-exposition) qui servent d’alibi aux réserves industrielles, immobilières, foncières ou touristiques, dans la proportion d’une alouette pour un cheval. Dans ces quelques espaces reliques administrativement surgelés, le naturaliste peut satisfaire sa passion d’une nature intacte comme l’ethnologue celle des sociétés tribales dans d’autres réserves-musées. Mais entre la nature provisoirement réservée – en attendant la prochaine station de ski ou camp militaire mieux vu des naturalistes parce qu’interdit au public – et la culture du béton dans l’asphalte, ce dont le Français sera privé c’est de la campagne où l’agriculteur habite et préserve la terre pour tous. N’étant ni bête ni ange, ni ours ni écologiste chargé de l’étudier et logé à ce titre dans le parc national, je ne peux que refuser une société qui m’interdit d’habiter ma patrie : la terre.

Bernard Charbonneau, Le Feu Vert, Éditions l’Échappée, page 99

— -

En écrivant ce compte rendu nous avons relu quelques textes antérieurs à la création du Parc National des Calanques. Nous constatons que ce qui nous révolte, certains l’avaient déjà anticipé. C’est par exemple le cas de Michel Tanner, grimpeur marseillais, qui écrivait ceci :

Un parc national, OUI si c’est :
Pour arrêter définitivement l’avancée du béton ! […]. Pour qu’En-Vau ne brûle jamais ! […]. Pour en finir avec les égouts ! […]. Pour que l’armée rende Carpiagne ! […]. Pour une pêche raisonnée !
NON si c’est tout interdire aux petits parce qu’on est impuissants vis-à-vis des gros (pollueurs, profiteurs, institutionnels et privés) ! Les ennemis des Calanques sont le bêton, le feu, l’égout, la marchandisation des loisirs, ce ne sont pas les pratiques individuelles, associatives, ou festives. Il n’y a pas de commune mesure entre les ravages d’un incendie et la cueillette d’une branche de romarin, entre la pollution de toute une côte et la capture d’une girelle ou d’un sar ! Les organisateurs de plongées lucratives ou de promenades en mer payantes ne doivent pas avoir plus de droits que les pêcheurs amateurs, les plaisanciers discrets, les chasseurs sous-marins, les kayakistes […].
NON si c’est accorder plus de prix à l’existence des salades sauvages qu’aux besoins d’espace, d’aventure et de libertés des jeunes ! L’escalade ne doit pas être limitée. La randonnée ne doit pas être cantonnée. Le bivouac ne doit pas être interdit (contrairement au feu et au camping). La chasse sous-marine ne doit pas être rejetée à la périphérie. Ces activités de plein air ont trempé le caractère de générations entières, il faut que cela continue !
NON si c’est transformer une nature somptueuse en pauvre jardin public, avec allées, pelouses interdites et heures d’ouverture ! […] Pas de panneaux à l’intérieur du massif, que ce soit pour informer, pour interdire ou pour expliquer […]. Pas de pollution visuelle, pas d’aménagement, pas de frénésie de sécurité !
NON si c’est donner un chèque en blanc à un directeur de parc qui pourrait n’être qu’un technocrate. La légitimité est du côté des usagers éclairés, organisés en association. La charte actuelle est inadmissible dans la mesure où elle laisse trop de points à la discrétion du futur directeur, notamment pour tout ce qui touche à la restriction des usages. Les règlements doivent être négociés avant le décret, en détail, avec les associations d’usagers.

Les calanques doivent rester un espace de liberté pour ceux qui les ont toujours respectées et défendues.

Jacky Plauchud Vaucher et Barney Vaucher, Calanques un siècle d’amour et de vigilance, éditions parole, page 196-197.

************

Si vous aussi vous refusez que les gestionnaires de la catastrophe dressent des barrières numériques dans les Calanques de Sugiton et des pierres tombées, alors écrivez leurs pour manifester votre désaccord.

Plusieurs médias peuvent être utilisés :

  • Le téléphone : 04.20.10.50.00,
  • L’adresse postale : Parc National des Calanques - Bâtiment A – 3ième étage – 141 Avenue du Prado – 13008 Marseille,
  • Le courrier électronique : contact@calanques-parcnational.fr, gaelle.berthaud@calanques-parcnational.fr, zacharie.bruyas@calanques-parcnational.fr, nicolas.chardin@calanques-parcnational.fr

La lettre qui suit est une proposition d’exemple. Libre à vous d’utiliser vos mots, bien entendu !

A l’attention du directeur du Parc national des Calanques,
A l’attention des gestionnaires d’une nature diminuée,

Vous nous avez imposé un permis de visite de nos calanques durant 45 jours de l’été 2022. Vous l’avez déguisé en solution de l’érosion accélérée du site pour justifier une restriction manifeste de notre liberté de circulation dans cet espace naturel.

Considérant cette mesure comme étant inefficace pour le massif, injuste pour les laissés-pour-compte ou réfractaires du progrès numérique,
Considérant que vos liens avec des groupes industriels et la start-up nation ne laissent rien présager de bon ni de vertueux,
Considérant que la Nature n’est pas un marché à conquérir comme un autre,
Considérant qu’elle ne peut pas être le prolongement de la ville et de ses artefacts,

Nous refusons cette dérive autoritaire d’un permis de visite des Calanques.
Nous refusons d’être considérés comme des colis que l’on scanne à tout bout de champs.
Nous refusons d’être privés de nos espaces de liberté par ceux-là même qui gère la catastrophe.

Cessez vos expérimentations.

Nature et liberté !