Vive l'Anarchie - Semaine 43, 2024

Sommaire

[France] Mouvement collectif à l’intérieur et à l’extérieur du CRA du Mesnil

Publié le 2024-10-21 10:37:13

Trouvé sur le compte twitter d’A bas les CRA, le 18/10/2024.

Un retenu de 27 ans est mort cette nuit au CRA 3 du Mesnil-Amelot.
Cette personne avait des problèmes de santé et devait être emmené à l’hôpital depuis une semaine. Il s’est réveillé cette nuit parce qu’il se sentait mal. Il crachait du sang. Il a prévenu son co-retenu qu’il ne parvenait plus à respirer. Les retenus ont appelé les flics pour qu’on lui porte secours : ils pressaient le bouton d’urgence, ils tapaient sur les grilles et criaient. Malgré ça, les flics ont mis au moins 30 minutes avant de réagir. Les retenus ont commencé un massage cardiaque à tour de rôle, les flics ne voulaient pas le faire.Lorsque les pompiers sont arrivés, il était trop tard, la personne était déjà décédée. Par ailleurs, deux tentatives de suicide ont eu lieu au Mesnil ces derniers jours. Les retenus sont toujours sans nouvelles de l’un d’entre eux.

Une grève de la faim est en cours dans les deux CRA du Mesnil-Amelot en réaction à ces évènements. [à 11h38]

Les CRA tuent.
Solidarité avec les retenus en lutte et en grève de la faim aujourd’hui.
Force à toutes les personnes enfermées.

Ce soir [à 19h38] des retenus de Mesnil-Amelot refusent de rentrer à l’intérieur des bâtiments, suite au décès d’un homme de 27 ans la nuit dernière dans le CRA. Force à eux !

Les retenus du CRA de Mesnil Amelot refusent toujours de rentrer dans les cellules [à 21h11], des renforts ont été appelés, une cinquantaine de flics casqués avec gazeuses et chiens. Des feux d’artifice tirés depuis l’extérieur ont été vus et entendus par les retenus. La solidarité semble présente. Les flics sont intervenus [à 22h01] et ont matraqué les retenus pour les faire rentrer à l’intérieur. Force aux retenus !

On peut aussi écouter la dernière émission de l’Envolée (du 20 octobre) pour en apprendre plus et entendre le témoignage de détenus depuis l’intérieur :

Un prisonnier décédé au CRA du Mesnil-Amelot : grève de la faim et blocage de promenade – Angelo Garand tué par le GIGN il y a 7 ans

Un témoignage de co-retenus est aussi disponible sur A Bas les Cras (publié le 27/10) :

A., un retenu de 27 ans, est mort dans la nuit du jeudi 17 au vendredi 18 octobre, au CRA 3 du Mesnil-Amelot. Cette personne avait des problèmes de santé et devait être emmenée à l’hôpital depuis une semaine, ce que les flics ont refusé de faire « faute d’escorte ».
Il s’est réveillé dans la nuit parce qu’il se sentait mal. Il crachait du sang. Il a prévenu son co-retenu qu’il ne parvenait plus à respirer. Les retenus ont appelé les flics pour qu’on lui porte secours : ils ont pressé le bouton d’urgence, tapé sur les grilles et crié. Malgré ça, les flics ont mis au moins 30 minutes avant de réagir.
Les retenus ont commencé un massage cardiaque à tour de rôle. Les flics, eux, ne voulaient pas ou ne savaient pas le faire. Lorsque les pompiers sont arrivés, il était trop tard. La personne était décédée. Un retenu raconte : « les flics sont venus ramasser le mec comme si c’était un pigeon mort, pour eux c’est normal. »

Le vendredi au matin, des retenus du CRA 3 sont parvenus à informer une sénatrice EELV en visite au CRA du décès de leur co-retenu, mais la plupart des journalistes qui accompagnaient l’élue n’ont même pas jugé utile de mentionner la mort de A. dans leurs papiers. Dans un des rares articles de presse qui l’évoque, les flics se sont en revanche immédiatement dédouanés de la responsabilité du décès, à travers la voix de leur syndicat de fachos Alliance. Quant à la sénatrice EELV, elle s’est même permis de souligner « le dévouement de l’équipe médicale« .

Ce décès intervient alors que plusieurs personnes ont évité la mort de peu pendant la même semaine au CRA 3. Dans les jours qui précédaient, deux retenus avaient tenté de mettre fin à leurs jours. L’un d’entre eux avait été sauvé in extremis par ses co-retenus. Le second a été placé en isolement dès son retour de l’hôpital. Dans la presse, le directeur du CRA 3 Fabrice Ancelot a qualifié ces tentatives de suicide de « simulacres », ne cachant pas, par ailleurs, qu’il maintenait à l’isolement depuis plusieurs jours un retenu ayant ingéré des lames. 

Avoir du sang sur les mains ne semble pas effrayer ce professionnel de l’enfermement et de la torture, faut dire que lui et ses collègues ont d
û en voir d’autres. Parce que oui, priver des gens de leur liberté, les couper de leurs proches, les exposer aux violences physiques et verbales des keufs du bas de l’échelle, les rendre témoins des expulsions et parfois des morts de leurs camarades, c’est de la torture.
Un autre prisonnier, diabétique, n’ayant pas reçu son insuline le soir (l’infirmerie avait fermé plus tôt que prévu et les flics ont refusé de rappeler le médecin) a fait un malaise dans la nuit et a finalement été emmené aux urgences. 
Le droit de vie ou de mort sur les enfermés n’est pas le privilège des flics, le médical s’en régale aussi. Pendant qu’ils se congratulent à l’extérieur de faire de la « médecine de la précarité » avec un semblant de vernis humaniste, à l’intérieur du CRA les médecins savent bien que personne ne viendra leur reprocher les mauvais traitements qu’ils infligent et l’absence de considération qu’ils ont pour les vies des prisonnièr·es.
La même semaine
et après qu’un retenu ait exprimé ses souffrances, le médecin du CRA de Vincennes disait aux journalistes : « J’ai un dicton : ce sont tous des menteurs jusqu’à preuve du contraire. »
En réaction à ces évènements, une grève de la faim a débuté le vendredi 18 octobre. Le soir, les retenus du CRA 3 ont refusé de rentrer dans les bâtiments dans lesquels ils sont enfermés la nuit, sans accès aux secours. Leur revendication était claire : l‘enfermement dans les blocs pour la nuit, sans accès à la cour ou circulation entre les bâtiments est en partie responsable de la mort de A. et pourrait en causer d’autres. Les prisonniers veulent pouvoir accéder à la cour et ne pas être maintenus à distance des flics qui ne se déplaceront que si l’agitation les dérange trop. 
Les retenus sont restés dans la cour plusieurs heures, jusqu’à ce que des renforts de keufs en tenue anti-émeute se pointent, avec leurs matraques, leurs gazeuses et leurs chiens.
Les keufs du syndicat Alliance, encore eux, en ont profité pour poster sur les réseaux une vidéo du mouvement de révolte des retenus pour dire « ouin ouin on manque de moyens« , bien sûr sans parler du décès de A.
Malgré cela, les retenus du CRA 3 ont continué de s’opposer à la fermeture des cours extérieures les soirs suivants, parfois encouragés et soutenus par des feu d’artifices venant de l’extérieur. 
Suite à quoi un retenu a été arrêté un matin : il était accusé d’avoir brisé une vitre ce soir-là et aurait été identifié sur les images de vidéosurveillance. Il a finalement été expulsé le 20 octobre.
L’enquête qui aurait été ouverte concernant la mort de A., a été confiée à… un OPJ du CRA.
En 2023 au moins 5 personnes sont mortes en centre de rétention. 
Le 26 mai, au CRA de Vincennes, M. avait été retrouvé mort dans sa cellule, après avoir été tabassé par les flics et laissé sans soins plusieurs jours durant. Le 2 juillet, un retenu du CRA de Marseille est mort suite à un incendie. Le 21 août, S., retenu au CRA de Vincennes, est mort à l’hôpital suite à une tentative de suicide. Le 8 octobre, un retenu de Lyon est lui aussi décédé à l’hôpital suite à une tentative de suicide. En novembre, un autre retenu de Lyon s’est donné la mort. 
Sans le témoignage de leurs co-retenus sur les circonstances de leur mort, nous n’en saurions rien. Combien d’autres sont morts dans le silence ?
Force aux prisonnièr·es en lutte sans qui seule la version des flics traverserait les murs.
Que crève la machine à enfermer et à tuer.

À tou
s ceux qui la pilotent et la font fonctionner,vous avez du sang sur les mains.
On ne vous oubliera pas.

Italie : Giulio emprisonné

Publié le 2024-10-21 10:38:06

Il Rovescio / mardi 15 octobre 2024

Le soir du vendredi 11 octobre, en Valsusa, quatorze agents de la DIGOS [la police politique italienne ; NDAtt.] ont arrêté notre ami et compagnon Giulio, à cause de deux condamnations définitives qui ont atteint un totale de quatre ans et trois mois de prison, ce à quoi il ne s’attendait pas.

Suite à une ordonnance de correction de la sentence de la Cour de cassation pour la manifestation du Brenner, sa condamnation pour résistance à personne dépositaire de l’autorité publique, avec des circonstances aggravantes, a été retirée du renvoi en Appel, ce qui a fait qu’elle est devenue définitive. Ajoutée à la condamnation pour la manifestation contre Salvini [leader du parti d’extrême droite Lega Nord ; NdAtt.], à Rovereto en 2018, la peine a dépassé la durée qui impose une incarcération immédiate.

Étant donné que l’ordonnance de correction concerne aussi d’autres compagnons et compagnonnes, nous invitons les personnes condamnées pour la manifestation du Brenner à contacter leurs avocats pour avoir plus de détails.

Liberté pour Giulio !
Liberté pour tous et toutes !

 

Pour lui écrire :

Giulio Berdusco
C.C. « Lorusso e Cotugno »
Via Maria Adelaide Aglietta, 35
10151 – Torino (Italie)

Italie : Nasci est sorti de prison

Publié le 2024-10-21 10:39:29

Il Rovescio / mercredi 16 octobre 2024

Après un an de taule, à cause de différentes condamnations, nous annonçons avec joie que notre ami et compagnon Nasci est sorti de prison !

Toulouse : Spie Batignolles, qui travaille pour l’A69 et le métro, perd sept camions

Publié le 2024-10-21 18:32:10

La Dépêche du Midi / lundi 21 octobre 2024

Au moins sept camions brûlés. Un incendie s’est déclaré dans la nuit du dimanche 20 au lundi 21 octobre au sein de l’entreprise Spie Batignolles à Toulouse, chemin de Gabardie dans le quartier de Gramont.

Les riverains ont entendu des bruits d’explosion en provenance des locaux de la société de travaux publics. Les sapeurs-pompiers ont été engagés aux alentours de 4 heures du matin pour un feu concernant 7 camions bennes sur le parking de la société Spie Batignolles et ont réussi à maîtriser les flammes. Au plus fort de l’intervention, 3 engins de lutte contre les incendies et 17 sapeurs-pompiers ont été déployés.

Sur place lundi matin, l’odeur de brûlé est tenace. Sept épaves noircies sont garées côte à côte. Les façades avant de ces véhicules sont totalement carbonisées. Un membre de la direction est atterré : « aucun doute c’est un incendie criminel, on ne souhaite pas en dire plus pour le moment ». L’entreprise Malet-Spie Batignolles est un prestataire habituel des sociétés d’autoroute, il intervient notamment sur le chantier de l’A69, dénoncé par des activistes écologistes.

Au vu des carcasses encore sur le parking, le ou les incendie(s) aurai (en) t été allumé(s) au niveau des cabines. L’arrière des véhicules ayant été moins impacté par les flammes. Les pyromanes auraient vraisemblablement utilisé un liquide d’allumage. Le feu s’est-il ensuite propagé aux autres véhicules ? Possible. Selon nos informations, le site de Spie Batignolles était sous vidéosurveillance et deux individus cagoulés auraient été aperçus sur les enregistrements, pénétrant sur le site de l’entreprise de TP vers 3h20 du matin. Avant de repartir quelques minutes plus tard, alors que l’incendie commençait à se propager.

Des tags anti-A69 étaient visibles ce lundi matin à proximité du site, datent-ils de la nuit des faits ? Impossible de l’affirmer. Une enquête a été ouverte par le parquet de Toulouse notamment pour destruction volontaire par incendie. Le préjudice s’élève à plus de 2 millions d’euros.

Ce n’est pas la première fois qu’une entreprise en lien avec le chantier de l’A69 est visée en Haute-Garonne. Début janvier, Camille S., professeur de philosophie, a été condamné à Toulouse à huit mois de prison avec sursis pour son implication dans l’incendie volontaire de deux véhicules de la société NGE – concessionnaire de l’autoroute A69 – à Muret le 10 février 2023.
A l’audience, Camille S. avait admis son engagement dans des actions militantes, notamment contre Lafarge et Enedis à Limoges, mais avait nié toute implication dans l’incendie de Muret. Fichée S, son ADN avait été retrouvé sur un grillage près des lieux des faits. Le parquet avait requis un an de prison dont 6 mois avec sursis contre l’enseignante, résidant dans une « maison associative » à Verfeil-sur-Seye (Tarn- et-Garonne). Dans le département du Tarn, sur le chantier de l’A69, les dégradations volontaires se sont multipliées ces derniers mois (voir notre encadré), le phénomène est-il en train de contaminer la région toulousaine ?

Selon un décompte établi par La Dépêche du Midi, au moins 13 véhicules auraient été incendiés – 11 sur le chantier – en marge du projet de l’autoroute A69 principalement dans le département du Tarn. Selon le concessionnaire NGE – Atosca, 311 faits de dégradations (jets de pierres, tags, incendies) avaient été recensés à date, début septembre. 158 faits ont donné lieu à des dépôts de plaintes. Le sabotage le plus marquant, dernièrement, est l’incendie d’un coffrage destiné à couler la pile d’un pont à Saïx (Tarn) fin août.

Selon actuToulouse, même date :

[…] Les explosions perçues par les riverains n’étaient autre que les pneus des poids lourds soumis à des températures trop extrêmes pour qu’ils y résistent.

Spécialisée dans les travaux de construction, l’entreprise Spie Batignolles intervient notamment sur les deux gros chantiers du moment en région toulousaine : celui de la ligne C du métro de Toulouse ; mais également sur celui de l’autoroute A69, qui doit relier Toulouse à Castres. Un chantier qui fait l’objet de vives contestations depuis de longs mois, de la part de militants écologiques.
[…] L’enquête ouverte par les services de police s’oriente vers la piste criminelle. Ce qui revêt les contours d’un acte de vandalisme est corroboré par une vidéo montrant des intrus pénétrer sur le site par l’arrière, en franchissant un grillage situé côté de la rivière Hers. Les images des caméras de vidéo-surveillance sont en cours d’analyse par les enquêteurs du Groupe d’appui judiciaire (GAJ).
« Elles ont révélé la présence dans l’enceinte de l’entreprise de deux individus vêtus de noir et cagoulés », témoigne une source policière d’Actu Toulouse. Les enquêteurs ont également noté « des départs de feu multiples ».
Selon notre journaliste sur place, l’entreprise Spie Batignolles a fait l’objet par le passé de tags d’opposants à l’A69. En février 2024, un « Non A69 Assassins » avait été tracé sur un panneau à l’entrée de la société. Effacé dans la foulée.
D’autres tags maculent ce matin d’énormes blocs de béton alignés devant chez Spie Batignolles – « Assassins Non A69 On a dit non » – sans que l’on sache s’ils sont récents ou non. Un employé croisé aux abords du site affirme qu’ils sont anciens.




[στα ελληνικά]

Samedi anticarcéral

Publié le 2024-10-21 20:05:33

Deux présentations anticarcérales durant l’après-midi du samedi 16 novembre à Limoges.



Deux présentations durant l’après-midi. Le tout à l’EAGR, 64, avenue de la Révolution, Limoges.

14 heures : L’anticarcéralisme face au pire

Toute personne ayant émis des critiques radicales de la prison s’est déjà retrouvée face à ces questions : « Et pour les violeurs d’enfants ? Les tueurs en série ? Les violeurs multirécidivistes ? ».
Dans cette présentation, nous allons expliquer comment le système actuel permet l’existence de ces « monstres », pourquoi la prison n’est pas la solution et les propositions pour y remédier. En utilisant une combinaison d’analyses anticarcérales, féministes, antiracistes, antipsy ou encore contre la domination adulte.

16h15 : Ni à Muret, ni ailleurs !

L’État français veut construire 18 000 nouvelles places de prison dans les années à venir. Ce nouveau plan prison dont nous allons présenter les enjeux s’inscrit dans une logique toujours plus répressive contre laquelle des personnes essayent de s’opposer. À Muret, à côté de Toulouse (mais aussi ailleurs en France), où une nouvelle prison de 615 places est prévue, des initiatives cherchent à empêcher ce projet.
Ce sont ces bouts de lutte que nous allons raconter.

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[Montreuil] Tags solidaires des révoltes en Martinique !

Publié le 2024-10-21T12:24:35+02:00

Quelques photos de tags apparus la semaine dernière à Montreuil.

de Fort de france à Nouméa : Nik la france ! Martinique : nik les forces d’occupation ! Contre la vie chère, vive la révolte en Martinique ! Comme en Martinique, Pille le franprix ! De Kanaky à la Martinique, crève la colonisation ! Solidarité avec les émeutiers en Martinique ! Contre la vie chère, contre la colonisation, Vive la révolte en Martinique Vive la révolte en Martinique Une vie n’a pas de prix. Liberté pour toustes. Solidarité avec la Martinique Face à la vie chère, pillages, sabotages De Nouméa à Fort de France nique la France crève les états (A) En Martinique comme ailleurs nique le colonialisme, mort aux Etats De Nanterre à Saint Pierre solidarité avec les révoltés Nik le colonialisme vive les émeutes (A) Martinique la vie est trop chère De Nanterre à la Martinique Vive le pillage Martinique : nik les forces d’occupation !

[France] La Prison de Val-de-Reuil allumée au mortier

Publié le 2024-10-22 11:24:46

Trouvé sur le site d’un syndicat de matons, le 14/10/2024.

Dans la nuit de samedi à dimanche, vers 4h00 du matin notre établissement a subi une attaque extérieure !

En effet, un groupe d’individus armés de feux d’artifices à surgi au niveau du mur d’enceinte de 1ère Division et a fait feu à l’aide de mortier dans l’enceinte de l’établissement ! Ils ont également envoyé des colis qui ont étaient interceptés par le service du matin.

[France] Evasion au Centre de Semi-Liberté de Maxéville !

Publié le 2024-10-22 11:25:54

Trouvé sur un site d’un syndicat de matons, le 10/10/2024.

Ce mercredi 09 octobre 2024, à l’issue de la médiation animale, un détenu du Centre de Semi- Liberté de MAXEVILLE a pris la poudre d’escampette en se dissimulant derrière un véhicule qui sortait de l’établissement.

Towards Another Uprising

Publié le 2024-10-22 11:52:26

At the end of 2010 an individual act of despair in the town of Sidi Bouzid ignited a daring, enraged, and joyful upheaval that travelled through North Africa into the Middle East and beyond. People defied the oppressive systems they had been immersed in for generations and came together in the streets to topple the political elites at their helm. The authorities, at first stunned by this courageous spirit that they couldn’t understand, then unleashed a cynical and brutal response.

This defeat is still being inflicted on the people in the region, and is also felt all over the world by those who stood in solidarity with the uprisings but were mostly unable to overcome their powerlessness as the uprisings were massacred.

The horrors in the region during the last decade are many. To name some that stick most in my mind: Sisi has turned back the clock in Egypt to military dictatorship with the material support of the US. The regimes in the other North-African countries are paving over any sign of freedom while being coaxed by European countries to shut down the immigration routes over the Mediterranean. Without the murderous military campaigns of Hezbollah and the IRGC in Syria, Assad wouldn’t have survived the uprising. The Iranian regime itself brutally oppressed three different uprisings in the country in the last decade. Most people in Lebanon are in a daily struggle for survival because of the greed of its political leaders while mobs at the orders of Hezbollah beat down street protests. Early on in the uprisings, Hamas, who has shot political opponents in broad daylight on the streets of Gaza, culled attempts at an uprising by rounding up protest organizers and threatening them with murder. Leaders in the region understood once again that they can use any means against the populations under their control without real push-back from outside. Indifference, cynicism and opportunism trump moral appeals, and strategic alliances are always in play. The world churns on. For those of us who have not looked away, how can we not see a connection between Assad bombing Syrian cities into obliteration and Netanyahu razing Gaza?

The authors of “Towards the Last Intifada” (Tinderbox #6) don’t acknowledge these experiences of the last decade. Instead, they propose to join the opposing side of an American geopolitical alliance (keeping true to American centralism in their own way). According to them, the Axis of Resistance shows the path forward for anarchists to struggle against empire. This article seems to confound resistance with ‘the Resistance’. That is to say, they collapse any form of resistance from people in Palestine, and more broadly in the region, into a particular representation, adopting an umbrella term used by states, militaries, para-state/para-military organizations to describe their own activities. The authors of the article warn anarchists against being too sensitive to hierarchy – as if that is the only aspect of ‘the Resistance’ anarchists might find difficult to accept.

It is now a year after the bloody incursion of Hamas into Israel. Apart from discourse, the accomplishments of the Resistance so far are: Hezbollah has launched ineffectual rockets that have only inflicted significant damage on a Druze village, Iranian leaders are busying themselves with making appeals to the West to reign in Israel, militias in Iraq attacked a couple of US military bases in the country early on and then fell silent, while only the Houthis seem to have taken Nasrallah’s “Unity of Fronts” seriously. They succeeded in disrupting global shipping routes and have carried out some unexpected aerial attacks on Israel. In the meantime, Israel has wiped out the leadership of Hezbollah, drops bombs on Lebanon on a daily basis, has regularly bombed sites in Syria without retaliation, and commits executions in Tehran. The Axis of Resistance and the Unity of Fronts are mere slogans that obscure the strategic dealings among political, authoritarian organisations and states with their own (often differing) interests. It’s delusional to see it as something else. And Israel is calling the bluff of ‘the Resistance’ with an exponential military escalation.

Israel’s massacres in Gaza, with the material support of the Western countries, are relentless. The apartheid regime in the West Bank and Israel has been built up for decades, leaving almost no oxygen to breathe for those living under its control. Faced with this bleak reality and an overwhelming powerlessness to put a stop to it, anarchists may be looking for an effective resistance (or rather, as it appears, an image of one). But if we want to fight against oppression, we can’t be content with any opposition. Choosing to join one authoritarian, militaristic system against another will not put an end to the horrors of this world – neither in this conflict nor in any other. It is neither inherently defeatist or a sign of privileged indifference to refuse to take sides between warring groups and states. That conclusion can only be reached if we would reduce reality to simplistic representations. Instead, by being open to complexity and specificity, anarchist action can be a liberating endeavor. It is here that we can find affinities, build relationships on a different basis, and muster the strength and courage – or perhaps, humility and passion – to attack. Anarchists find their effectiveness when they can undermine and destroy oppressive systems. We will not find it in a military prowess which, at the end of the day, produces more oppression and misery. And so those that have a spirit of their own and a memory of past rebellions will fight for another uprising.

From the northern coast of the Mediterranean, with a heavy heart and a soul on fire
Early October, 2024

EV charging stations impacted by vandalism closed for months in San Diego, CA

Publié le 2024-10-23 06:32:22

A San Diego man is calling attention to consistently out of service electric vehicle charging stations, saying it affects the ability of many local EV drivers to have a reliable way to recharge.

"People want to know they can charge without having to wait and they can charge quickly, just like you would fill up a gas car," Eugene Vivino said.

In addition to the wires being cut on every station, most likely for copper, San Diego police confirm the EVgo station on Adams Avenue in Normal Heights had circuit breakers stolen back in May.

Vivino's EVgo app shows the location has been closed ever since. Three other stations in the San Diego area are also out of service. His closest reliable option is now 20 minutes away.

"I tried reaching out to the company a lot of times. The only thing I ever heard back was yes, there's breaker theft. No, we don't have an answer on when it's going to be fixed," Vivino said.

The director of communications at EVgo sent a statement acknowledging vandalism is a growing issue in the San Diego area.

The company says it is "looking at ways to improve the resiliency of its network" and "in conversations with government officials regarding longer-term solutions."

Vivino says he hopes speaking out will bring more transparency and improvements since EVgo is one of the leading options for drivers like himself.

"You can go to slower ones, but it takes forever. EVgo, one of the reasons they're great, is because they have these state-of-the-art, fast chargers and that's why it's so upsetting when they stop working," Vivino said.

EVgo also says it is working to repair impacted stations and bring the chargers back online as soon as it's safe to do so, but did not share an exact timeline. In the meantime, they encourage drivers to keep checking their app.

Found on Mainstream News

Santiago (Chili) : Agitation incendiaire devant trois lycées

Publié le 2024-10-23 19:08:20

Sortie incendiaire du lycée Manuel Barros Borgoño, en souvenir d’Alonso Verdejo, « Risue »

Informativo Anarquista / jeudi 17 octobre 2024

Mercredi 2 octobre, des lycéens à visage couvert, issus du lycée Manuel Barros Borgoño, situé dans le quartier Franklin, ont érigé des barricades et affronté la police, à coups de cocktails Moltov, contre la présence des Carabineros (COP [l’anti-émeute ; NdAtt.]), en souvenir et en guise de vengeance pour Claudia López [assassinée par les tirs des Carabineros, le 11 septembre 1998 ; NDAtt.] et Alonso Verdejo, connu aussi comme « Risue ».

Voici quelques images :

Photos de Revela la Calle

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Sortie incendiaire de l’Instituto Nacional, en souvenir de Denisse Cortés

Informativo Anarquista / jeudi 17 octobre 2024

Hier (le 11 octobre), des personnes à visage couvert ont érigé des barricades et ont affronté la police, à proximité du lycée Instituto Nacional, en souvenir de la mort de Denisse Cortés, une compagnonne et brigadiste/observatrice des droits de l’homme, qui a participé activement à la protection et à la sauvegarde de son peuple, dans le cadre de la lutte sociale.

D’autre part, on a accroché une banderole pour dénoncer la mauvaise gestion et le détournement de fonds publics, en ce qui concerne la gestion et le paiement des heures supplémentaires, de la part de certains fonctionnaires de l’établissement, qui veillent à leurs propres intérêts plutôt qu’à ceux de la communauté éducative.

Il n’y a pas eu d’interpellations.

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Sortie incendiaire du Liceo de Apliación, pour un Septembre noir

Informativo Anarquista / vendredi 4 octobre 2024

Jeudi 26 septembre, des lycéens à visage couvert ont accroché une banderole, ont érigé des barricades et affronté la police, à coups de cocktails Moltov, contre la présence des COP et en souvenir de tou.tes les personnes qui sont tombées lors des luttes liées à l’11 septembre [anniversaire du coup d’État de 1973 ; NdAtt.].

Voici quelques images :

Photos d’Infierno y Agite

Chili : Communiqué, depuis la clandestinité, des compas en cavale suite à l’affaire « du 21 mai »

Publié le 2024-10-23 19:10:09

reçu par mail / mardi 22 octobre 2024

Comme l’a déjà fait savoir, par le biais de communiqués sur les réseaux de contre-information [par exemple ici ou ici ; NdAtt.], le groupe de soutien à Felipe Ríos, depuis un mois notre compagnon subit un harcèlement continu de la part de l’Administration pénitentiaire chilienne. Concrètement, il est transféré d’une section à l’autre, au sein de la prison du Biobío, placé à l’isolement, privé de contacts avec ses proches, sous la menace constante d’une punition, parce qu’il ne baisse pas la tête à chaque ordre arbitraire des matons.

Pipe est emprisonné depuis plus de quatre ans, après avoir passé près de deux ans en clandestinité. Par ses communiqués, nous avons pu savoir que, en prison, ils n’ont pas réussi à plier ses convictions contre l’État et le capital et qu’il est resté critique face aux dynamiques carcérales qui opposent des prisonnier.es à d’autres, en renforçant différents codes autoritaires qui se reproduisent dans les maudites prisons. Ces convictions inébranlables du compagnon impliquent un défi énorme, car il ne s’agit pas du chemin choisi par la majorité de la population carcérale. Il se trouve donc dans une grande solitude, à la quelle il a cependant fait face avec dignité, tout le temps.

Dans chacune de nos tranchées clandestines, nous avons reçu ses écrits, spécialement son communiqué « Sept ans après l’affaire du 21 mai », comme un cri de guerre qui nous a donné du courage dans des moments difficiles du chemin caillouteux que nous sommes obligés de parcourir, depuis six longues années déjà. Même si nos chemins se sont séparés, nous arrivons à ce point parce que nous avons su être conséquents et appeler au silence. Dès le début, il était clair pour tout le monde que, face à la pantomime de procès, plein d’irrégularités, qui nous a condamnés, une collaboration, quelle qu’elle soit, avec la police et le parquet n’a jamais été une option. Nous savons que Felipe, tout comme nous, est resté à tout moment cohérent avec cette décision, même s’il en paye le prix le plus dur, en purgeant une peine de 12 ans.

Les faits pour lesquels on nous a condamné.es sont la conséquence d’une action incendiaire insurrectionnelle, lors d’une manifestation, à Valparaiso, en 2016, à l’occasion du compte-rendu public de la présidente de l’époque, Michelle Bachelet, qui était à son deuxième mandat, tous deux marqués par le sang des peñis [frères mapuche ; NdAtt.] Matías Catrileo, José Quintriqueo, Johnny Cariqueo et Jaime Mendoza.

Une partie importante des suites de cet incendie impressionnant, dans le centre de Valparaiso, n’a pas été souhaitée par personne parmi nous qui écrivons et nous portons ce poids dans le sac à dos de notre cavale. Jamais nous n’avons été indifférents. Mais, pendant notre chemin, nous avons eu le temps d’y réfléchir sérieusement, de le comparer aux nombreuses pertes de cette lutte contre l’État chilien, assassin et tortionnaire, et nous comprenons que la violence révolutionnaire ne suit pas toujours le cours attendu par ceux/celles qui allument la mèche. Si cette affaire « du 21 mai » nous enseigne quelque chose, c’est que le débordement insurrectionnel ne peut pas être complètement maîtrisé dans son dénouement. Comprendre cela, c’est mûrir dans la lutte. Condamner cet incendie du haut d’une posture moraliste nuit plus à la lutte qu’à nos convictions, qui restent intactes, en faveur de la poursuite de l’attaque incessante contre l’État et le capital.

[mot incompréhensible, NdAtt.], les diffamations, les tentatives de nous insulter ne sont pas nouvelles, elles se répandent dans les différents milieux révolutionnaires, de toutes sortes, à travers le pays. Nous nous opposons radicalement à ces pratiques et nous appelons à les couper à la racine, partout où elles apparaissent.

Comme il est évident, nous qui avons écrit ce communiqué ne cherchons pas à apparaître, la clandestinité n’est pas compatible avec le fait de faire des déclarations publiques. Sortir aujourd’hui pour écrire ce communiqué est un risque que nous assumons, parce que Felipe est un compagnon précieux, un compagnon à nous et un compagnon des luttes que chacun d’entre nous revendique. Nous élargissons ces mots solidaires avec lui, avec sa façon conséquente d’affronter la prison politique et en réponse à la solidarité qu’il nous a montré, aux autres compas emprisonné.es pendant ces années.

À lui et à son réseau de soutien va notre sincère accolade révolutionnaire.

Une salutation complice à tou.tes les compas qui ont dû opter pour ce chemin de clandestinité et de cavale, en particulier à Constanza et Rodrigo, où que vous soyez.

Liberté pour tou.tes les anarchistes, les subversif.ves et les Mapuches emprisonné.es dans les taule de l’État chilien !
À bas les murs des prisons !
Que vive la lutte sans trêve, par tous les moyens possibles, contre l’État assassin et le capital !

Jamais victimes, jamais repentis.

Nicolas Bayer
Hugo Barraza
Miguel Varela

Soyons nombreux·se·s au procès des inculpé·e·s de la Saint-Sylvestre

Publié le 2024-10-23 19:10:54

L’audience se tiendra mardi 29 octobre matin à partir de 9h, puis mercredi 30 octobre dès 13h30, au TGI de Paris, 12e chambre correctionnelle 1.



11 construction vehicles along I-84 burned, vandalized – Farmington, CT

Publié le 2024-10-25 05:45:18

About $1 million in damages were reported when nearly a dozen commercial vehicles were burned and vandalized at a construction site off of Interstate 84 in Farmington over the weekend.

Troopers said they were contacted Monday just after 10:45 a.m. by Hammonasset Construction, who reported that several vehicles parked at the site in the area of Exit 39A had been damaged sometime over the weekend.

Troopers responded to the site and found several commercial vehicles "heavily damaged by fire" and several others vandalized within a secluded construction yard off the highway, state police said. According to state police, 11 vehicles were damaged. Hammonasset Construction estimated that the damages totaled about $1 million.

Submitted Anonymously

[Italie] Le 18 octobre une grève générale contre la loi liberticide DDL 1660

Publié le 2024-10-25 18:41:37

Le vendredi 18 octobre, le syndicat SI Cobas a organisé une grève générale de 24 h dans l’ensemble du pays.



La grève a principalement touché les secteurs du transport et de la logistiques. Des sections de bases d’autres secteurs se sont joint à l’appel sans l’appui de leurs centrales qui ont boycotté l’appel de SI Cobas. Dans la journée, les grévistes ont bloqué les ports de Naples et de Salerno et des seat-in ont été organisés devant des usines d’armement fournissant l’armée israélienne. Le samedi 19 octobre, 5.000 personnes ont manifesté à Rome. Le cortège comptait principalement des ouvrier.es en grève et le Réseau Libres de lutter – Entraver le DDL 1660 qui regroupe des organisations et collectifs politiques rassemblés dans un front commun contre la loi liberticide DDL1660 (voir nos articles ici et ici ). Il s’agissait de la 4e grève politique depuis le début de l’année. Les précédentes ayant appelé en solidarité avec la Palestine et contre les guerres impérialistes.



Marseille : De la peinture rouge pour la permanence de la députée fasciste

Publié le 2024-10-27 02:03:31

France Bleu / mardi 22 octobre 2024

La députée RN des Bouches-du-Rhône ne décolère pas. Sur son compte X, Gisèle Lelouis assure que sa permanence (13e arrondissement) a été vandalisée dans la nuit du 21 au 22 octobre. De la peinture rouge recouvre largement la grille qui ferme l’entrée et on peut également lire « antifa » sur un mur attenant. […] Gisèle Lelouis a porté plainte.

Selon le Figaro, « [é]lue en 2022 puis réélue en 2024 face à un candidat écologiste dans la troisième circonscription des Bouches-du-Rhône, Gisèle Lelouis est membre de la commission des lois à l’Assemblée nationale. Depuis 2014, elle est également conseillère municipale d’opposition. »

Manif et mobilisation nationale contre la réouverture du CRA de Turin, Italie 1, 2 et 3 novembre

Publié le 2024-10-27 02:06:21

Il nous semble de plus en plus urgent, prioritaire et impérieux de nous réunir et de nous organiser pour analyser la réalité mortifère dans laquelle nous vivons, pour trouver les complicités des uns et des autres et pour tisser les réseaux d’alliances possibles afin de trouver les points d’attaque au système raciste qui rythme la vie quotidienne dans le capitalisme d’aujourd’hui.

Le courage perturbateur des détenu.es du CPR de Turin en février 2023 ne peut rester silencieux, oublié et refaçonné par la machine raciste.

À cet égard, nous invitons les compagnon.nes, les complices et les solidaires à se rendre à Turin les premiers jours de novembre pour trois journées de discussion et de mobilisation nationale.



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PROGRAMME
VENDREDI 1ER NOVEMBRE
16H MANIF DANS LE QUARTIER SAN PAOLO CONTRE LA REOUVERTURE DU CPR DI CORSO BRUNELLESCHI


SAMEDI 2 NOVEMBRE
10H ASSEMBLEE GENERALE AU CENTRE SOCIAL CSOA GABRIO, Via Francesco Millio 42 Torino


DIMANCHE 3 NOVEMBRE
10H ASSEMBLEE GENERALE (seulement le matin)
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Si le printemps et l’été 2024 ont été marqués par la chaleur des manifestations, des grèves, des émeutes et des évasions - notamment à l’intérieur des prisons dans toutes les régions de l’Italie - on ne peut pas dire que l’autre camp n’affûte pas, au même rythme, sa lame, la pointant sans pitié sur les pauvres, les migrant.es et les rebel.les ainsi que sur toustes celles.ux qui apportent leur solidarité et tentent de s’opposer et de résister. Les instruments législatifs à la disposition des ministères publics sont en effet remplis de projets de loi et de décrets-lois criminogènes qui visent à élargir l’éventail des délits, à intensifier les peines et à abaisser le seuil de punissabilité.

Le projet de loi 1660, en cours d’approbation, reflète très bien la réalité dans laquelle on veut nous forcer à vivre. En effet, de manière très détaillée et ponctuelle, il touche tous les domaines où les protestations et les luttes les plus incisives ont été menées à travers le pays ces dernières années, des lieux de détention (prisons et CPR - Centre de Rétention Administratif (CRA) en Italie) aux mobilisations contre le désastre climatique.

D’un autre côté, il n’est pas nécessaire que l’un des derniers meurtres - dans l’ordre chronologique, et parmi les plus notoires qui se produisent dans la campagne italienne depuis des décennies - de Satnam Singh nous rappelle que la ligne de couleur et l’oppression de classe marquent de manière indélébile le destin au sein de la dynamique de l’exploitation du travail. Ou l’assassinat d’Oussama Darkaoui dans le CPR de Palazzo San Gervasio pour rappeler, une fois de plus, comment les prisons administratives remplissent quotidiennement l’une de leurs missions. Il s’agit de terroriser les sans-papiers rendu.es clandestin.es par les lois - pour qu’ils n’osent pas se battre, s’autodéterminer, exister en dehors du cadre de la peur et de la domination.

Texte complet en italien : https://gabrio.noblogs.org/post/2024/09/22/per-una-chiamata-di-discussione-e-mobilitazione-nazionale-contro-i-mille-volti-del-razzismo-di-stato/

[Portugal] Des émeutes éclatent après la mort d’un homme abattu par la police

Publié le 2024-10-27 08:54:23

Dans la nuit du mardi 22 au mercredi 23 octobre, pour la deuxième nuit consécutive à Amadora, ville considérée comme un berceau du Hip-hop au Portugal et qui comporte une large part de population non-blanche victime de discriminations, des émeutes ont secoué plusieurs quartiers. Lors d’une opération policière, un homme noir originaire du Cap Vert, ancienne colonie portugaise, a été tué de trois balles. Les policiers le suspectaient à tort d’avoir volé le véhicule qu’il conduisait.



Suite à la mort de cet homme dans des circonstances dénoncées par des mouvements antiracistes, des cocktails Molotov ont été lancés, incendiant notamment un bus, des barricades ont été érigées. La police antiémeute a été déployée pour tenter de reprendre le contrôle des rues en tirant des balles en caoutchouc.

Les forces de l’ordre ont procédé à l’arrestation de trois personnes et fait état d’une soixantaine d’incidents. Deux policiers ont été blessés par des jets de pierres, deux véhicules des forces de l’ordre ont été endommagés, deux bus et neuf autres véhicules ont été brûlés.



Berlin (Allemagne) : Encore une arrestation dans l’affaire Antifa-Ost. Solidarité avec Nanuk

Publié le 2024-10-27 08:59:57

Soli Antifa Ost / mercredi 23 octobre 2024

Le lundi 21 octobre 2024, notre ami et camarade Nanuk a été arrêté à Berlin, par des enquêteurs de la police judiciaire [LKA] de Saxe.

Ils s’en sont suivies des perquisitions dans deux appartements, dans les quartiers berlinois de Kreuzberg et de Mitte, et Nanuk a été présenté à un juge des libertés, à Karlsruhe, qui a mis en exécution le mandat d’arrêt.

La pression qui est mise et la volonté de persécution des autorités répressives dans l’affaire Antifa Ost, tout comme dans l’affaire des antifas de Budapest, sont motivées politiquement et dirigées par la plus haute autorité judiciaire du pays.

Comme dans le cas de Nanuk, dans les deux affaires, plusieurs inculpé.es sont et seront recherché.es à travers toute l’Europe.

Nanuk, lui, est accusé d’avoir soutenu la prétendue association de nature criminelle au centre de l’affaire Antifa Ost, d’avoir agressé des nazis et d’avoir été impliqué dans l’attaque de l’antenne locale de la Cour fédérale, à Leipzig, dans la nuit du Nouvel an 2019.

En ce qui concerne l’attaque contre la Cour fédérale à Leipzig, l’enquête a d’abord été ouverte en vertu de l’article 129a (formation et/ou appartenance à une association de nature terroriste). En juin de cette année, cette procédure a été abandonnée et les infractions d’incendie criminel, de dégradations matérielles et d’atteinte grave à l’ordre public ont été transférées au parquet de Leipzig.

Cependant, le parqueté fédéral continue d’enquêter sur lui et sur d’autres personnes et tisse une toile d’indices fantaisistes, une technique qui leur a déjà assuré le succès dans le cas des quatre accusé.es de Dresde [l’affaire Antifa Ost ; NdAtt.].

Ils considèrent que le monopole de la violence par l’État est en danger et essayent, à travers la théorie selon laquelle les extrêmes se rejoindraient, d’assimiler nos camarades aux nazis qui ont été attaqués. L’autogestion de la justice ne serait donc pas nécessaire, puisque l’État agit et les nazis qui ont été tabassés ont été traînés devant les tribunaux, d’abord en tant que témoins, ensuite en tant qu’inculpés.

Les autorités chargées de l’enquête, au centre desquelles on trouve le tristement célèbre SOKO LinX [service chargé de la répression de ce qu’ils appellent le « milieu extrémiste de gauche » ; NdAtt.] de la police judiciaire de Saxe, ne reculent devant aucun moyen pour imposer leurs mesures et garantir ainsi l’existence de leur service. La recherche de résultats, qui est derrière la fondation, pour des raisons politiques, du SOKO, a conduit à une répression massive contre des camarades, dans toute l’Allemagne, et la vague répressive n’en finit pas.

Les enquêtes concernant des structure organisationnelles, les mesures opérationnelles, les avis de recherche publiques et bien d’autres moyens encore font partie du répertoire qui est utilisé contre les antifascistes et les anti-autoritaires ; des gens peuvent se soustraire aux autorités seulement, et pas toujours, en se cachant.

Malgré cette incessante chasse aux sorcières, de nombreux.ses camarades sont encore en liberté et elles/ils jouissent de notre entière solidarité.

Nous envoyons de la force à tou.tes ceux/celles qui ont pu se soustraire aux autorités, à tou.tes celles/ceux qui sont derrière les barreaux et à ceux/celle que l’État essaye de réprimer parce qu’elles/ils continuent à se battre pour nos idées.

Nous sommes solidaires avec tou.tes ceux/celles qui sont en cavale et/ou victimes de la répression !

Liberté pour Nanuk, liberté pour tou.tes les prisonnier.es !

Vers un autre soulèvement

Publié le 2024-10-27 19:20:40

Ces lignes répondent à un article paru dans Tinderbox, un journal hors-ligne d’anarchie combative.



Fin 2010 un acte individuel de désespoir dans la ville de Sidi Bouzid a déclenché un bouleversement audacieux, enragé et joyeux qui a voyagé à travers l’Afrique du Nord jusqu’au Moyen-Orient et au-delà. Les populations ont défié les systèmes oppressifs dans lesquels elles étaient immergées depuis des générations et se sont rassemblées dans les rues pour renverser les élites politiques à leur tête. Les autorités, d’abord stupéfaites par cet esprit courageux qu’elles ne pouvaient pas comprendre, ont alors délivré une réponse cynique et brutale.

Cette défaite est toujours en train d’être infligée aux populations de la région, et elle est aussi ressentie dans le monde entier par celles et ceux qui se sont tenus en solidarité avec les soulèvements mais qui ont été pour la plupart incapables de surmonter leur impuissance tandis que les soulèvements étaient massacrés.

Les horreurs dans la région durant la dernière décennie sont nombreuses. Pour en nommer quelques unes qui me restent le plus en tête : Sissi a ramené l’Égypte au temps d’une dictature militaire avec le soutien matériel des États-Unis. Les régimes dans les autres pays nord-africains sont en train de paver tout signe de liberté pendant que les pays européens les persuadent de fermer les routes migratoires sur la Méditerranée. Sans les campagne militaires meurtrières du Hezbollah et du CGRI en Syrie, Assad n’aurait pas survécu au soulèvement. Le régime iranien lui-même a brutalement réprimé trois différents soulèvements dans le pays au cours de la dernière décennie. La plupart des gens au Liban sont dans une lutte quotidienne pour la survie à cause de la cupidité de ses dirigeants politiques pendant que des foules aux ordres du Hezbollah répriment des manifestations de rue. Au début des soulèvements, le Hamas, qui a abattu des opposants politiques en plein jour dans les rues de Gaza, a éliminé les tentatives d’un soulèvement en rassemblant les organisateurs des manifestations et les menaçant de meurtre. Les dirigeants dans la région ont compris une fois de plus qu’ils peuvent utilisé tous les moyens contre les populations sous leur contrôle sans réel empêchement de l’extérieur. Indifférence, cynisme et opportunisme l’emportent sur les appels moraux, et les alliances stratégiques sont toujours en jeu. Le monde continue de tourner. Pour celles et ceux d’entre nous qui n’ont pas regardé ailleurs, comment ne pouvons-nous pas voir un lien entre Assad bombardant des villes syriennes jusqu’à la saturation et Netanyahou en train de raser Gaza ?

Les auteurs et autrices de « Vers la dernière intifada » (Tinderbox n°6) ne reconnaissent pas ces expériences de la dernière décennie. Au lieu de cela, ils et elles proposent de rejoindre le camp opposé d’une alliance géopolitique américaine (en maintenant le centralisme américain à leur propre façon). Selon elles et eux, l’Axe de la Résistance montre la voie à suivre aux anarchistes pour lutter contre l’empire. Cet article semble confondre résistance avec « la Résistance ». C’est-à-dire, qu’ils et elles font tomber toute forme de résistance de gens en Palestine, et plus largement dans la région, dans une représentation particulière, adoptant un terme parapluie utilisé par les États, les militaires, les organisations para-étatiques/para-militaires pour décrire leurs propres activités. Les auteurs et autrices de l’article mettent en garde les anarchistes contre une trop grande sensibilité à la hiérarchie – comme si c’est le seul aspect de « la Résistance » que les anarchistes pourraient trouver difficile à accepter.

Cela fait maintenant un an après l’incursion sanglante du Hamas en Israël. À part les discours, les accomplissements de la Résistance jusqu’ici sont : le Hezbollah a lancé des roquettes inefficaces qui ont seulement infligé des dommages significatifs à un village druze, les dirigeants iraniens s’occupent en faisant des appels vers l’Occident pour régner en Israël, des milices en Irak ont attaqué quelques bases militaires US dans le pays au début et puis sont tombées dans le silence, tandis que seuls les Houthis semblent avoir pris « l’Unité des Fronts » de Nasrallah au sérieux. Ils ont réussi à perturber des routes maritimes mondiales et porté des attaques aériennes inattendues sur Israël. Entre-temps, Israël a anéanti la direction du Hezbollah, lance des bombes sur le Liban quotidiennement, bombarde régulièrement des sites en Syrie sans représailles, et commet des exécutions à Téhéran. L’Axe de la Résistance et l’Unité des Fronts sont de simples slogans qui masquent les affaires stratégiques entre les organisations politiques, autoritaires et les États avec leurs propres intérêts (souvent différents). C’est illusoire de le voir comme quelque chose d’autre. Et Israël qualifie de bluff « la Résistance » avec une escalade militaire exponentielle.

Les massacres d’Israël à Gaza, avec le soutien matériel des pays occidentaux, sont incessants. Le régime d’apartheid en Cisjordanie et Israël a été bâti pendant des décennies, laissant presque aucun oxygène à respirer pour celles et ceux vivant sous son contrôle. Face à cette triste réalité et une accablante impuissance d’y mettre fin, les anarchistes sont peut-être à la recherche d’une résistance efficace (ou plutôt, semble-t-il, d’une image de celle-ci). Mais si nous voulons combattre l’oppression, nous ne pouvons pas nous contenter avec une quelconque opposition. Choisir de rejoindre un système autoritaire, militariste contre un autre ne mettra pas fin aux horreurs de ce monde – ni dans ce conflit ni dans aucun autre. Ce n’est ni intrinsèquement défaitiste ni un signe d’indifférence privilégiée de refuser de prendre parti entre groupes et États belliqueux. Nous arrivons à cette conclusion seulement si nous réduisons la réalité à des représentations simplistes. Au lieu de cela, en s’ouvrant à la complexité et la spécificité, l’agir anarchiste peut être un effort libérateur. C’est là que nous pouvons trouver des affinités, construire des relations sur une base différente, et rassembler la force et le courage – ou peut-être, l’humilité et la passion – pour l’attaque. Les anarchistes trouvent leur efficience lorsque ils et elles peuvent ébranler et détruire des systèmes oppressifs. Nous ne la trouverons pas dans une prouesse militaire qui, en fin de compte, produit plus d’oppression et de misère. Et donc celles et ceux qui ont un esprit qui leur est propre et la mémoire des révoltes passées combattront pour un autre soulèvement.

Depuis la côte nord de la Méditerranée, avec un cœur lourd et une âme en feu
Début octobre 2024