(traduit de l’allemand de Sozialer Zorn, 17 octobre 2022)
Des inconnus ont vandalisé le bureau du parti des Verts à Schwabing-West [Munich] aux premières heures de lundi matin. Vers 3h30 du matin, un riverain informe la police que deux vitres ont été brisées dans le bureau du rez-de-chaussée de la Winzererstrasse. Les patrouilles de police qui sont arrivées ont déterminé que les dégâts avaient été causés par des jets de pierres.
La police a signalé qu’il n’y avait pas de tags, de tracts ou de message de revendication sur les lieux. De plus, aucune personne suspecte n’a été trouvée dans les environs. L’enquête sur ces jets de pierres a été confiée à la section criminelle n°4, pour atteinte à la Sûreté de l’État.
Nouvelles perquisitions contre des anarchistes de Munich
(traduit de l’allemand de de.indymedia, 28 octobre 2022)
Jeudi 27 octobre 2022, sans surprise, les flics de Munich ont à nouveau fait une descente dans deux appartements. Une fois de plus, les perquisitions étaient dirigés contre des anarchistes. L’un d’entre eux est accusé d’être membre de l’association de malfaiteurs que les flics sont en train de construire autour de la procédure §129 ouverte contre les compagnons munichois. Une fois de plus, ils ont saisi tous les papiers anarchistes ou ceux qui paraissaient tels à leurs yeux. Pour l’instant, il n’y a rien d’autre à dire sur le cadre de ces perquisitions que ce qui avait écrit dans le texte publié la veille (traduit ci-dessous, NdT), et dans lequel elles avaient été annoncées. Nous vous tiendrons au courant de l’évolution de la situation.
Comme toujours, le principe reste le même : pas de spéculation. ACAB
Derniers développements et contexte autour de la procédure §129 à Munich ou La persécution des anarchistes et des mégots de cigarette au royaume chrétien de Bavière
(traduit de l’allemand de de.indymedia, 26 octobre 2022)
Le texte suivant a pour but de donner quelques informations de fond sur l’enquête basée sur l’article 129 du code pénal [association de malfaiteurs] en cours à Munich, et de fournir les derniers développements ainsi qu’une évaluation générale de l’ensemble de l’affaire. Cette affaire a été rendue publique le 26 avril 2022, lorsque des perquisitions coordonnées ont eu lieu dans quatre appartements, la bibliothèque anarchiste Frevel et une imprimerie.
Avant d’expliquer chronologiquement le déroulement connu des investigations qui ont eu lieu, expliquons ici à nouveau les faits reprochés : la procédure ouverte sur la base de l’article 129 pour association de malfaiteurs, concerne l’accusation d’avoir commis 15 infractions qui sont soit l’incitation à commettre des crimes ou délits, soit leur apologie, soit des menaces, soit les deux, en référence à l’accusation d’avoir publié, rédigé, imprimé et diffusé le journal anarchiste Zündlumpen, paru de mai 2019 à septembre 2021. En bref, les personnes accusées seraient la rédaction de Zündlumpen, qui serait elle-même une association de malfaiteurs.
Comment tout a-t-il commencé ?
Zündlumpen a eu l’immense honneur de se voir attribuer sa première plainte par le vice-roi chrétien de Bavière, à savoir le Dr. Joachim Hermann en personne. Explication : depuis la nuit des temps, Joachim, un homme strict de la CSU [le parti très à droite qui dirige la région de Bavière depuis l’après-guerre], est le commandant en chef de son exécutif encore plus strict, car Joachim est Ministre de l’Intérieur de la Bavière. Joachim veille sur la police bavaroise, qui n’est pas réputée pour sa clémence, sur les frontières bavaroises et sur l’Office bavarois de protection de la Constitution [soit les services de renseignement, NdT]. Avec Joachim, il est clair que lorsqu’il s’agit des frontières, il veut les rendre étanches, lorsqu’il s’agit des réfugiés, il n’en veut pas, lorsqu’il s’agit des policiers, il veut en recruter des dizaines de milliers, lorsqu’il s’agit de « sécurité », Joachim veut investir des milliards d’euros, lorsque Joachim parle d’un Noir, il le qualifie de « merveilleux nègre », et lorsqu’il s’agit de l’extrémisme de gauche, Joachim y voit chaque année un « danger croissant » lors de la présentation du Rapport officiel sur la protection de la Constitution. C’est donc Joachim lui-même, Sa Majesté de l’Armada verte, qui s’est soudainement senti menacé par le journal Zündlumpen. Lorsque Zündlumpen, en référence à certaines déclarations faites par Joachim sur le dangereux Zündlumpen, a dit en gros qu’il était historiquement et théoriquement du côté des régicides, etc. , Joachim Hermann, qui résiderait au ministère de l’Intérieur, a personnellement déposé une plainte pour « menace« .
Chacun sait que les autorités répressives de Bavière sont nerveuses et très vieille école, même Jakob, le plus jeune fils du Dr Joachim, alias le rappeur Jaggy Jackpot : « Beaucoup de Jobs, beaucoup de Cops, c’est la Bavière, Diggah./ Ça veut dire que j’accroche la beuh à mes couilles, Diggah« . Zündlumpen s’est donc rendu coupable d’un crime de lèse-majesté, cette fois-ci sous forme de menace – le début d’une enquête à grande échelle dont les motivations politiques ne pourraient pas être plus claires et symboliques avec ce prélude.
Premières enquêtes
Après cette première plainte, le journal Zündlumpen a continué à les collecter avec assiduité : à partir de mars 2020 tout ne tournait plus qu’autour du coronavirus, et comme Zündlumpen recommandait de le cracher sur les policiers en cas d’infection, un séisme s’est produit sur les réseaux sociaux des flics. A Erfurt, Lüneburg et Cologne, des plaintes ont été déposées pour « incitation au crime » et les parquets respectifs les ont transmises à Munich. A peu près au même moment, des affiches dont les modèles avaient été publiés dans Zündlumpen sont apparues à Munich, et le fait qu’elles aient été collées n’a pas non plus échappé à la police. Quelques citoyen.nes alertes se sont aussi retrouvés de temps à autre avec un numéro de Zündlumpen dans la main ou dans leur boîte aux lettres, ce qui les a tellement provoqués qu’ils ont immédiatement appelé le 110 [l’équivalent français du 17]. Au fil du temps, les plaintes concernant Zündlumpen se sont donc accumulées sur le bureau des policiers en charge de l’extrémisme de gauche (au sein du Staatsschutz, soit l’organisme de Protection de l’Etat, un équivalent de la DCRI, NdT).
Les premières étapes de l’enquête ont été les suivantes : tenter d’identifier les créateurs de l’adresse internet du blog de Zündlumpen sur noblogs. Sans succès. Ensuite, l’office régional de la police criminelle (LKA, Landeskriminalamt) a tenté d’analyser l’image imprimée des exemplaires de Zündlumpen récupérés : ils ont apparemment été imprimés à l’aide d’une imprimante à jet d’encre. Ensuite, l’ADN a été recherché à l’intérieur des exemplaires de Zündlumpen retrouvés, ce qui n’a pas donné de résultats.
Une autre étape a consisté à porter plainte contre Zündlumpen une nouvelle fois pour « incitation au crime« , car celui-ci expliquait dans une édition suivante (pendant le couvre-feu de l’époque) comment éteindre les lampadaires. Le service munichois de protection de l’État a ensuite mis cette explication en lien avec plusieurs câbles coupés sur des boîtiers Internet et téléphoniques à Munich. Les câbles électriques ayant été coupés et laissés à l’air libre, une enquête a été ouverte pour « sabotage menaçant l’Etat ». La police a enquêté un peu sur ces lignes téléphoniques et Internet coupées le 31 décembre 2021, et n’a obtenu aucun résultat. Apparemment, les flics n’ont pas pu relever de traces sur les boîtiers téléphoniques, car pour garder les lignes ouvertes, il fallait toujours qu’un.e employé.e des télécoms vienne d’abord réparer le boîtier. Les stratégies d’enquête utilisées par les policiers, comme que la consultation des services de police fédéraux pour savoir si des faits similaires s’étaient déjà produits ailleurs, l’affichage d’appels à témoins ou l’analyse des possibles itinéraires des auteurs, n’ont fourni aucun indice. La protection de l’Etat était également en contact étroit avec Telecom-Security à ce sujet, et a suggéré d’introduire un système d’alarme en cas de perturbations, qui informerait immédiatement la police, ce que Telecom-Security a refusé, car selon eux cela aurait généré trop de perturbations.
A ce moment-là, plusieurs rapports et enquêtes avaient déjà été effectuées contre Zündlumpen, mais sans aboutir à aucun résultat. La clôture policière de l’enquête a été envisagée… mais ensuite la protection de la constitution (Verfassungsschutz, VS) est intervenue…
Tada !
… et puis l’enquête s’est « soudainement » portée sur trois prévenus que la police a sortis de son chapeau après un intermède avec l’Office de protection de la Constitution. Il n’est pas surprenant que cette transmission d’informations se soit manifestement déroulée de manière très « désordonnée » et « peu transparente » (le fait que le VS bavarois travaille de manière relativement « peu transparente » n’est plus un secret, au moins depuis le NSU – Nationalsozialistische Untergrund, groupe clandestin néo-nazi actif de 1999 à 2011, NdT). Trois personnes sont d’ailleurs le nombre minimum pour pouvoir constituer juridiquement une organisation criminelle. Alors que l’Office de protection de la Constitution (VS) a fourni quelques analyses de l’idéologie (anarchisme insurrectionnel), du radicalisme et de la proximité de la violence ainsi que du langage (le mot « flic », Bullen, est utilisé tant et tant de fois) de Zündlumpen, le service de Protection de l’Etat (Staatsschutz) a enquêté sur trois personnes pour « formation d’une organisation criminelle« . L‘Office de protection de la Constitution (VS)a fourni des informations générales sur les trois suspects et a avancé l’hypothèse qu’ils étaient tous des anarchistes et qu’ils devraient tous avoir des liens avec la bibliothèque anarchiste Frevel (qui est de toute façon un lieu dangereux et criminel). En outre, il est évident que le SV a construit un environnement fixe concernant la bibliothèque Frevel, qui a également fait l’objet de mesures de surveillance. Dans ce contexte, le VS mentionne également un certain nombre de crimes non résolus et d’incendies criminels commis à Munich.
Mais que reprochent les policiers aux accusés respectifs et comment sont-ils tombés dans le collimateur des policiers ?
Il est reproché à la « personne 1 » de l’enquête d’avoir loué un local dans lequel Zündlumpen aurait été fabriqué (une soi-disant hypothèse d’enquête, c’est-à-dire : une simple supposition sans indices). En outre, la personne 1 serait connue de la police, anarchiste et connaissant d’autres anarchistes. La police aurait appris l’existence de cette imprimerie grâce à un appel téléphonique suite auquel des policiers en patrouille seraient passés sur les lieux suite à une plainte pour bruit… et d’autres policiers auraient découvert, à la suite d’un contrôle d’identité effectué quelques jours plus tard, que du matériel anarchiste y étaient imprimé. De plus, un autre policier aurait vu une fois par hasard la personne 1 dans le contexte d’une autre perquisition dans la maison en question, l’aurait reconnue et se serait ensuite renseigné auprès du propriétaire sur la location.
Il est reproché à la « personne 2 » d’avoir fait des études d’informatique, ce qui indiquerait qu’elle aurait les capacités professionnelles pour gérer un blog Noblogs, qui a posé des obstacles insurmontables aux informaticiens du LKA en matière de désanonymisation. De plus, la personne 2 aurait collé à deux reprises des affiches dont le contenu aurait été similaire à celui publié dans Zündlumpen (par exemple sur l’IAA, le Salon de l’Automobile). En outre, la personne 2 écrit parfois des grossièretés et des invectives contre les policiers dans la rubrique « objet » de ses virements bancaires personnels, ce que fait également le journal Zündlumpen. En outre, il serait anarchiste et connu des services de police.
Il est reproché à la « personne 3 » de parler français. Cela suggère qu’elle aurait fait des traductions du français pour Zündlumpen. En outre, la personne 3 aurait été filmée par une caméra de surveillance à l’intérieur d’une église en train de laisser un seul exemplaire de Zündlumpen dans cette église. Elle aurait également commandé sur son compte du matériel qui pourrait être utilisé, entre autres, pour imprimer des choses.
Cette construction a finalement permis à la police, au parquet et aux juges de lancer des observations et d’autres mesures de surveillance, ainsi que de mettre en route les perquisitions d’avril 2022 qui avaient été fixées deux mois à l’avance. L’Office pour la protection de la Constitution a également reçu le pouvoir général de prendre des mesures de surveillance globale pour la période en question et au-delà. Lors des perquisitions suivantes, l’ensemble des pièces ont toujours été fouillées, car il a été affirmé que les anarchistes vivaient partout, qu’ils étaient prêts à recourir à la violence et qu’ils se partageaient les biens. Le fait que certaines personnes ne figuraient pas sur la liste des colocataires (tout en semblant habiter dans les appartements), n’a pas empêché leurs ordinateurs portables, clés USB, lettres personnelles, etc. d’être saisis ni que soient prélevés des échantillons de leur écriture. Un mandat de perquisition avait également été délivré à la prétendue compagne d’une personne concernée, mais il n’a pas été exécuté.
Un mégot de cigarette – voilà !
Après avoir fait main basse sur des dizaines de cartons d’objets et de toutes sortes de journaux, de brochures, bref, de tout le papier qui semblait anarchiste, et après avoir pris tout ce qui n’était pas une chaise ou une poubelle dans l’imprimerie, c’est-à-dire des dizaines de milliers de feuilles de papier blanc, toutes les machines, des milliers de journaux et de livres, les flics se sont mis à analyser en particulier tous les objets de l’imprimerie à la recherche de traces d’ADN, comme si celle-ci avait été un laboratoire secret de bombes. Ils ont prélevé des dizaines et des dizaines d’échantillons sur des imprimantes et des machines… et ont finalement trouvé une trace d’un ADN connu !
Cette trace ADN pourrait être attribuée à la « Personne 4 », alors qu’en même temps, il pourrait être exclu que toute autre trace ADN provienne de la Personne 4. La personne 4 aurait donc fumé une cigarette dans l’imprimerie… et voilà, la personne 4 fait désormais aussi partie de l’organisation criminelle. Car la personne 4 serait également anarchiste et connue des services de police. L’accusation ridicule d’avoir fumé une cigarette dans une imprimerie a suffi à un juge pour accorder un mandat de perquisition, qui n’a pas encore été appliqué… et dans lequel il est à nouveau stipulé que tous les imprimés anarchistes, les écrits personnels, les imprimantes, etc. doivent être saisis. Intéressant : les flics veulent à chaque fois saisir les routeurs WLAN afin d’évaluer les adresses MAC qui y sont enregistrées.
L’absurdité de tout cela
La police a manifestement une énorme volonté politique de démanteler les espaces fréquentés et utilisés par les anarchistes, comme l’ont montré les pressions et les intimidations exercées sur le propriétaire de la bibliothèque anarchiste Frevel, qui a par la suite résilié le bail de la bibliothèque. L’interaction entre le ministère de l’Intérieur, la protection de la Constitution, la protection de l’État et le LKA fait qu’il suffit d’être anarchiste, d’être considéré comme appartenant à un cercle de personnes et de connaître soi-disant des gens pour être accusé d’appartenir à une organisation criminelle. L’État bavarois n’hésite pas à donner l’image d’une dictature lorsque ses sbires confisquent toute publication anarchiste et tout matériel d’impression, ni à intimider les propriétaires à la manière de la mafia et à menacer de perquisitionner les domiciles en cas de non-remise des contrats de location. Il s’agit manifestement pour l’État d’étouffer la présence d’idées, d’espaces, de relations et de pratiques anarchistes.
Le niveau juridique de cette tentative est significatif : la police ne peut établir de lien réel entre aucune des quatre personnes désormais accusées et Zündlumpen, et encore moins avec la rédaction d’articles. Principale accusation : les accusés sont des anarchistes et se connaissent certainement. La ligne d’enquête suivie par l’Etat consiste à construire des indices quelconques à partir de traces d’ADN ! Il essaie de trouver des traces d’ADN d’anarchistes sur des imprimantes ou des numéros isolés de Zündlumpen ou simplement quelque part dans une imprimerie et de présenter cela comme si on faisait partie de la rédaction de Zündlumpen. Cette construction absurde suffit au parquet et aux juges pour faire passer toute mesure répressive et toute perquisition et saisie. Cette tactique d’enquête est pertinente pour l’ensemble de la République fédérale : si les flics, les juges et les procureurs qui travaillent ici parviennent à faire en sorte que la simple accusation selon laquelle une trace d’ADN trouvée sur un journal, un appareil d’impression ou un objet quelconque dans une imprimerie correspondant à une personne donnée, signifie que l’on a soi-disant imprimé, distribué ou même rédigé les articles du journal en question, alors la possession de n’importe quel journal anarchiste constitue un crime potentiel. Fahrenheit 451 vous salue !
Vouloir démontrer la participation à la publication d’un journal par des traces d’ADN (comme sur les mégots dans une imprimerie) est une initiative répressive qui nous concerne tous ! L’État bavarois ne veut pas seulement réprimer l’existence de locaux et de publications anarchistes, mais aussi le simple fait de posséder, de lire et d’imprimer des journaux anarchistes.
Ces dernières avancées répressives à Munich concernent tous les subversifs, les rebelles, les anarchistes, les anti-autoritaires et les cœurs sauvages. Car si lire des journaux anarchistes est un crime, alors aucun d’entre nous n’est innocent !
Liberté pour les rotatives et tous les prisonniers du monde entier !
Solidarité et salutations à toutes les autres personnes concernées par les procédures sous article 129 !
Quelques rats de bibliothèque anarchistes et des lecteurs de Bavaria
Sabotage d’un pylône à Changé : « Encore 15 jours de perturbations » sur le réseau mobile estime TDF
France Bleu Mayenne, 28 octobre 2022
Le réseau mobile est encore très perturbé ce vendredi soir en Mayenne et principalement dans l’agglomération de Laval. Difficile d’appeler quelqu’un ou de recevoir des sms depuis le sabotage d’un pylône de télécommunication à Changé dans la nuit de mardi à mercredi. Un pylône de 90 mètres de haut qui alimentait les principaux opérateurs (Orange, SFR, Bouyghes et Free).
Ce vendredi matin des techniciens de TDF sont retournés sur le site à Changé pour tenter d’améliorer la situation. « À date, nous avons déjà rétabli la FM en utilisant un site alternatif de TDF. Pour la téléphonie, nous avons déployé sur ce site un premier pylône mobile, avec un mât télescopique et les antennes sont en cours d’installation, de manière à pouvoir remonter progressivement le service de téléphonie sur la zone. Mais ce ne sera pas suffisant. Donc la semaine prochaine, un second pylône va être installé pour permettre de compléter cette couverture.Il faudra compter deux semaines avant d’avoir retrouvé un service qui correspond au niveau de couverture qu’attendent nos clients » termine le spécialiste.
Pylône TDF effondré en Mayenne suite à un acte de vandalisme : « Ça nécessite une technicité qui montre le niveau et la volonté des saboteurs »
France3 Pays de Loire, 27 octobre 2022
Un pylône de 90 mètres, destiné à la diffusion de la radio et à la téléphonie mobile, s’est effondré sur le site TDF de Laval-Changé suite à un acte de vandalisme. Le réseau de téléphonie mobile est impacté pour 150 000 abonnés.
Si les sites TDF sont devenus la cible régulière d’actes de malveillance, en étant notamment incendiés, celui de Laval-Changé a été sectionné.
« Ça nécessite une technicité qui montre le niveau et la volonté des saboteurs pour s’attaquer à des infrastructures protégées. Ce qui est inédit dans cet acte, c’est le fait que c’est la première fois qu’une infrastructure, un pylône tombe » [NdSN : ceci est évidemment faux, voir ici par exemple], explique Jean-Louis Mounier, directeur général de la BU TowerCo, les infrastructures de TDF.
« Nous avons d’ores et déjà porté plainte. Les autorités policières et le procureur de la République se sont rendus dès hier (mercredi 26 octobre) sur le site, poursuit Jean-Louis Mounier. Pour nous, c’est un acte extrêmement grave ».
150 000 personnes ont été en partie privées de radio, mais la diffusion des deux radios touchées, Fun Radio et RTL 2, se fait désormais via un autre pylône.
En revanche, les abonnés sont impactés sur leur réseau de téléphonie mobile. « Il y a toujours deux phases quand on est en situation de crise comme ça, il y a une première phase qui consiste à remettre le service en mode dégradé le plus rapidement possible, explique Jean-Louis Mounier, pour la téléphonie mobile c’est plus compliqué, nous sommes en train de rapatrier sur le site un mât télescopique qui n’a pas les mêmes caractéristiques que le pylône actuel, mais qui permettra d’assurer le minimum de services ». TDF a porté plainte comme à chacun de ces actes de malveillance.
Des sabotages qui se multiplient
Car ces actes de vandalisme sur des pylônes TDF se multiplient ces dernières années, de l’ordre de quelques dizaines par an.
Le 1er décembre 2021, un incendie criminel avait fortement endommagé le relais du Massif de l’Etoile, près de Marseille, le deuxième plus important de France. 3,5 millions de personnes avaient été privées de radio et télévision dans le sud-est.
Le 11 janvier 2021, un incendie s’est déclaré sur le site de l’émetteur de télédiffusion situé sur la commune des Cars en Haute-Vienne. Conséquences, les usagers ont été privés de TNT et plusieurs stations de radio.
« Quand on a 10 000 sites surtout le territoire, on ne peut pas mettre un gardien derrière chaque site. Ce type de sabotage ne touche pas que nous en tant qu’entreprise mais touche aussi nos concitoyens et puis nos clients que sont les chaînes de télévision, les radios ou les opérateurs de téléphonie », ajoute Jean-Louis Mounier, Directeur Général de la BU TowerCo de TDF.
Car les pylônes TDF hébergent les antennes TV et radio mais surtout les antennes-relais de téléphonie mobile dont la 5G. Et à chaque fois, au delà de l’impact sur la sécurité pour la population, le réseau mobile, dont les services d’urgence, étant touché, le coût de réparation est très important, « entre une poignée de centaines de milliers d’euros et quelques millions suivant les sites ».
Pour ce qui est du pylône du site de Changé, il faudra l’expertiser « pour voir s’il est réutilisable, mais toutes les infrastructures qui étaient dessus, les antennes ne sont plus utilisables ».
Deux armoires électriques incendiées à Amiens
Courrier Picard, 29 octobre 2022
Samedi 29 octobre, deux armoires électriques situées derrière la place du Colvert ont été totalement détruites par un incendie tôt ce matin plongeant ce secteur dans le noir. À 8 heures, le feu était maîtrisé et les pompiers avaient quitté les lieux. La police nationale était sur place pour sécuriser le sinistre avec des agents d’Enedis qui gère le réseau de distribution d’électricité. Vers 9 heures, deux policiers étaient toujours là en présence de la police municipale. Il semblerait qu’il s’agisse d’un acte volontaire.
Le 20 octobre dernier, lors d’une audience au tribunal de Sassari, l’anarchiste Alfredo Cospito a tenté de lire une déclaration dans laquelle il annonçait qu’il avait entamé une grève de la faim contre le régime de détention 41 bis auquel il est soumis et contre la détention à perpétuité (condamnation qui pourrait lui être infligée en appel du procès Scripta Manent NdT). Une bataille qu’Alfredo n’a pas l’intention d’interrompre, jusqu’à sa propre mort. Le compagnon, qui est en 41 bis depuis le 5 mai en vertu d’un décret signé par la ministre de la Justice de l’époque, Marta Cartabia, est actuellement détenu dans la prison de Bancali en Sardaigne.
Alfredo Cospito est un anarchiste qui a toujours été en première ligne des luttes, sans jamais vouloir faire de compromis ou se résigner. C’est un compagnon qui se bat depuis la fin des années 1980, période durant laquelle il a été emprisonné en tant qu’objecteur de conscience (pour avoir refusé d’effectuer le service militaire obligatoire) et qui, après son arrestation en 2012, au cours du procès qui a suivi, a revendiqué d’avoir blessé le cadre d’Ansaldo Nucleare Roberto Adinolfi, réalisée par l’Olga Nucleo /Fédération anarchiste informelle - Front révolutionnaire international et qui s’est produite le 7 mai de la même année à Gênes.
Alfredo a toujours été actif dans la défense des compagnons touchés par la répression, dans tous les coins du monde. Sa lutte concerne objectivement tous les prisonniers, parmi lesquels nous nous souvenons particulièrement des trois militants des Brigades rouges pour la construction du Parti communiste combattant enfermés depuis plus de 17 ans en 41 bis (Nadia Lioce, Roberto Morandi. Marco Mezzasalma). En 2009, la camarade Diana Blefari, de la même organisation, s’est suicidée après avoir été détenue dans ce dur régime carcéral.
Alfredo a été en prison sans interruption pendant dix ans, passés dans des sections de haute sécurité jusqu’à son transfert en 41 bis. En 2016, il a été impliqué dans l’opération Scripta Manent, accusé d’association subversive à des fins terroristes et de multiples attentats à l’explosif. L’arrêt de la cour suprême en juillet de cette année a reformulé la condamnation d’Alfredo et d’Anna Beniamino en "massacre politique", la seule peine encourue étant la prison à vie. L’État italien,qui a toujours protégé les massacreurs fascistes, veut maintenant condamner deux anarchistes pour massacre pour une attaque qui n’a fait ni victime ni blessé.
Alfredo contribue depuis des années au débat anarchiste international par des articles, des projets éditoriaux et des propositions. Pour cette raison, il a été soumis à plusieurs reprises à la censure et interdit de communication avec le monde extérieur et a été condamné pour la publication de la feuille anarchiste révolutionnaire "KNO3" et de la dernière édition de "Croce Nera Anarchica" et qui fait actuellement l’objet d’une enquête pour la publication du journal anarchiste "Vetriolo". Après ces mesures, Alfredo a été placé sous le régime du 41 bis en mai, puis transféré de la prison de Terni à celle de Bancali à Sassari. De cette façon, il était empêché de tout contact avec le monde extérieur.
Le 41 bis sert à isoler complètement le prisonnier du monde extérieur. La mesure est imposée pour quatre ans, mais en fait la seule issue est de se repentir et de collaborer avec les forces répressives. En d’autres termes, le 41 bis est une torture, car il vise à faire endurer des souffrances pour obtenir des aveux ou des déclarations.
Ce régime carcéral implique une heure de visite par mois avec paroi vitrée, sous surveillance électronique et avec enregistrement audio et vidéo. Dans le seul cas où les membres de la famille ne peuvent pas se rendre au parloir, est concédé un appel téléphonique mensuel de 10 minutes, le membre de la famille du détenu doit alors se rendre dans une caserne de carabiniers ou à l’intérieur d’une prison pour le passer l’appel. De plus, il n’y a qu’une heure de promenade et une heure sociabilité au sein de la section, qui se déroule par groupes de deux à quatre détenus maximum : la répartition en groupes est décidée directement par des bureaucrates à Rome et ce pour plusieurs mois.
Le 41 bis est un régime carcéral d’annihilation, car il est conçu pour causer des dommages physiques et mentaux par le biais de la privation sensorielle ; c’est une condamnation à mort politique et sociale, visant à couper tout contact avec le monde extérieur. Le traitement réservé à Alfredo nous rappelle les paroles attribuées à Benito Mussolini à propos de Gramsci : il faut empêcher ce cerveau de fonctionner pendant vingt ans.
Ce qui s’est passé le 20 octobre lors de l’audience du tribunal de surveillance de Sassari illustre bien le trou noir dans lequel on se retrouve une fois entré en 41 bis. Lors de cette audience, l’entrée dans la salle d’audience a été refusée aux personnes solidaires, quant à Alfredo, il a assisté à l’audience par vidéoconférence depuis la prison comme l’exige le règlement 41 bis, et lorsqu’il a essayé de lire sa déclaration, sa voix a été coupée en appuyant sur le bouton du micro. La déclaration est verrouillée par les juges ; si les avocats la diffusent, ils risquent eux-même une lourde condamnation pénale.
L’histoire du compagnon Alfredo Cospito se mêle à un climat répressif de plus en plus sombre dans le pays. En dehors du mouvement anarchiste, nous assistons également à une répression de plus en plus accablante contre les travailleurs, les étudiants et les mouvements sociaux. Citons le cas le plus frappant : cet été, le parquet de Piacenza a ouvert une enquête contre des syndicalistes, les accusant d’"extorsion" parce qu’ils réclamaient des augmentations de salaire au patron par une lutte "radicale"(piquets de grève et barrages routiers).
Nous voulons que l’on comprenne également à l’étranger que la pente répressive que l’État italien est en train d’emprunter est l’affaire de chacun, car un précédent de cette ampleur au cœur de l’Europe pourrait être le signe avant-coureur d’autres élans répressifs sous d’autres latitudes. Tout cela se passe alors que la crise sociale et la crise militaire internationales s’aggravent de jour en jour. Nous savons que ce sont les contextes propices aux virages autoritaires des gouvernements. Nous avons quelques semaines pour sauver la vie d’Alfredo Cospito, pour empêcher son assassinat, mais surtout pour donner un signal de contre-attaque à ce qui se passe. Nous tenons l’État responsable de la vie et de la santé de notre compagnon. Mobilisons-nous dans le monde entier, faisons pression sur l’État italien pour qu’Alfredo soit libéré du 41 bis.
Compagnons
25 octobre 2022
Petite chronologie non exhaustive des actions de solidarité avec Alfredo Cospito en grève de la faim contre l’isolement 41bis :
30 octobre - Trento : Le siège de la RAI recouvert de peinture
29 octobre - Sassari : Cortege contre la prison et le monde qui en a besoin à Sassari
28 octobre - Bruxelles : visite au consulat italien ce matin avec banderoles et fumigènes Milan : nombreux tags
27 octobre : Le compagnon Ivan Allocco entame également une grève de la faim en solidarité avec Alfredo.
27 octobre : occupation du préau du siège de la chaîne de télévision RAI à Gênes
26 Octobre - Turin : Le siège de la RAI recouvert de peinture
25 octobre : Le compagnon anarchiste Juan Sorroche a également entamé une grève de la faim en solidarité avec Alfredo Cospito.
25 octobre - Rome : occupation du siège italien d’Amnesty International
23 octobre - Rome : Blocage de la circulation et des trams, slogans, collage et tags
22 - 23 - 28 octobre - Turin : plusieurs banderoles de solidarité à différents endroits de la ville
20 octobre - Trento : petite manifestation de solidarité.
7 octobre Gênes : conférence interrompue à l’ambassade de France
Octobre - Hambourg, Allemagne : Solidarité avec les prisonniers, attaques contre ceux qui s’engraissent sur
les prisons et contre le consulat italien
30 septembre - Rome : Rassemblement solidaire devant la direction antimafia et antiterrorisme responsables
de l’application du 41bis
A venir :
- Plusieurs rassemblements devant des prisons en régime 41bis à Pise, Parme, Terni, Cuneo
Firenze, 3 novembre: iniziativa solidale con Alfredo, Anna e Juan
Riceviamo e diffondiamo:
GIOVEDI’ 3 NOVEMBRE AL CPA FI-SUD ALLE ORE 21.00 INIZIATIVA E DIBATTITO CON SAURO POLI AVVOCATO DEL FORO DI FIRENZE E FIRMATARIO DELL’APPELLO PER ALFREDO COSPITO
Invitiamo tutti i compagni e le compagne alla massima partecipazione perché crediamo che alla repressione e alla differenziazione si debba rispondere con la solidarietà il più diffusa possibile.
Nel 2016, nell’ambito dell’inchiesta “Scripta Manent” vengono arrestati tra gli altri Anna Beniamino e Alfredo Cospito. In seguito a varie forzature giuridiche verranno condannati per strage politica, reato che prevede l’ergastolo. Da maggio Alfredo è stato trasferito a Sassari in regime di 41 bis, vera e propria forma di annientamento e tortura di Sato. Dal 20 ottobre è entrato in sciopero della fame. Dal 25 ottobre, nel carcere di Terni, Juan Sorroche ha iniziato a sua volta lo sciopero della fame. Questa iniziativa ha la finalità di rompere il silenzio intorno a questa vicenda e alla lotta messa in atto dai compagni prigionieri oltre a voler stimolare la discussione su carcere, differenziazione, ergastolo ostativo e 41 bis.
Montreuil (93): déambulation d’Halloween pour un logement digne, lundi 31 octobre 2022
octobre 30th, 2022
💥 Venez fêter le debut de la trêve hivernale et la soirée d’Halloween, lundi 31 octobre à partir de 18h sur la place du marché à Montreuil (métro Croix de Chavaux) 👻
🎆 18h-19h30 Rassemblement festif, ramène ton plus beau déguisement, des bonbons, tes instruments de musique et tout ce qui rendra ce moment chaleureux !
🎃 19h30 Départ en déambulation festive vers un logement digne pour tous et toutes !
🧛♂ Pour le 31 c’est au tour de la mairie, des spéculateurs et des huissiers d’avoir peur !
La nuit de mardi à mercredi 26 octobre vers 4h30 du matin à Smithers (Colombie-Britannique), plusieurs véhicules garés sur le parking extérieur de l’hôtel Sunshine Inn, sont partis en fumée. Ce n’étaient pas n’importe lesquels, puisque quatre d’entre eux appartenaient à la Gendarmerie royale du Canada (GRC)et deux autres à BC Hydro, l’entreprise énergétique qui exploite les centrales hydroélectriques et au gaz de Colombie-Britannique.
Comme personne n’a manqué de le faire remarquer sur place, la petite ville de Smithers est située en bordure de la zone de construction du gazoduc CoastalGasLink, un pipeline de 670 kilomètres de long traversant le territoire des Wet’suwet’en, contre lequel une lutte est en cours depuis plusieurs années pour empêcher la dévastation et l’exploitation de l’environnement.
Le correspondant anglophone de la chaîne publique Radio Canada (26/10) n’a ainsi pas raté le lien entre cette attaque incendiaire anonyme et le gazoduc en cours de construction, en précisant que « l’un des véhicules de la gendarmerie qui a brûlé portait l’inscription C-IRG », c’est-à-dire celle du Community-Industry Response Group, l’unité spéciale des gendarmes créée en 2017 pour effectuer la surveillance de l’opposition aux projets industriels, avant d’ajouter que « Les agents du C-IRG effectuent des patrouilles régulières sur les routes forestières éloignées qui mènent à un camp de construction du pipeline Coastal GasLink à environ 100 kilomètres de Smithers. »
Quant au Vancouver Sun (26/10), il n’a de son côté pas beaucoup tourné autour du pot, en légendant la photo de l’incendie criminel d’un « Plusieurs véhicules appartenant à la GRC de Colombie-Britannique, à BC Hydro et à Coastal GasLink ont été incendiés à l’extérieur du Sunshine Inn à Smithers », tandis que la société mère du gazoduc, TC Energy, émettait aussitôt un communiqué officiel annonçant « renforcer les mesures de sécurité sur nos chantiers dans la région ».
On l’aura compris, le bel hôtel de la petite ville de Smithers où s’est produit le barbecue nocturne avait pour hôtes les équipes de gendarmes chargées de la sécurité du pipe-line et du harcèlement de ses opposants. Un documentariste qui suit la lutte dans la région et a eu plusieurs fois affaire à eux, a même livré le petit complément suivant : « Depuis des mois, des membres de la GRC de l’extérieur de la ville se rendent dans la région par avion pour cibler et harceler les défenseurs des terres des Wet’suwet’en. Ils séjournent dans cet hôtel et utilisaient ces véhicules pour leurs patrouilles. »
Et quand on sait en plus que les mercenaires de la sécurité privée embauchés par Coastal GasLink pour protéger les chantiers contestés de son pipeline sont eux aussi souvent d’anciens membres de la gendarmerie, et qu’ils résident également dans cet hôtel lors de leurs séjours sur place… on se dit que certaines bonnes adresses comme le Sunshine Inn de Smithers valent effectivement le coup d’être un peu plus connues…
[Synthèse de la presse canadienne, 26-27 octobre 2022]
A Atlanta (Georgie), le conseil municipal a voté le 8 septembre 2021 l’attribution de 34 hectares de la forêt de South Riverà un projet de centre de formation à la militarisation de la police de 90 millions de dollars, connu des habitants sous le nom de « Cop City ». Ces installations comprennent une ville reconstituée dans laquelle les flics pourront s’entraîner, ainsi qu’une base d’atterrissage pour hélicoptères, de nouveaux champs de tir, etc. Son développement est dirigé par la Fondation de la police d’Atlanta et les deux tiers du financement proviennent de donateurs « philanthropiques » et d’entreprises, renvoyant le reste de la facture au public.
Depuis avril 2021, une lutte est en cours pour s’opposer à ce projet de « Cop City », avec des attaques et sabotages réguliers et une occupation de la zone boisée à l’est, qui a repris son ancien nom de forêt de Weelaunee. Et comme le studio de tournage hollywoodien situé en bordure de la forêt, Shadowbox Studios (ex-Blackhall Studios), a lui aussi prévu de s’agrandir en détruisant 80 autres hectares du même côté que le projet de « Cop City », il est dès le début devenu une autre cible. Cet été, le 31 juillet dernier, lorsque des ouvriers sont intervenus accompagnés de flics pour tenter de défricher le terrain nécessaire à son agrandissement, ils ont par exemple été copieusement arrosés de pierres, une pelleteuse a été défoncée et un pick-up de l’entreprise incendié, après d’autres attaques identiques (voir la chronologie succincte ci-dessous).
Le 17 octobre 2022, des inconnus se sont cette fois introduits à l’intérieur de l’immense complexe cinématographique de Shadowbox Studios, où ils ont réussi à incendier partiellement une de ses structures (un bâtiment destiné à la conciergerie/vestiaire). Une attaque dont on trouvera ci-dessous une traduction du communiqué de revendication, avec quelques autres.
Les studios Shadowbox/Blackhall mis à feu
« La nuit dernière, un feu a été allumé dans un placard de conciergerie au sein d’un bâtiment situé dans la partie ouest du complexe des studios cinématographiques Shadowbox (ex-BlackHall). Le feu a pris sur les poutres de soutien et est devenu un brasier.
Pour nous, Shadowbox est une occupation hostile de la zone anarchique de [la forêt de] Weelaunee. Que ceci soit un avertissement pour eux, un petit avant-goût de ce qui les attend s’ils tentent de s’étendre au sud de la rivière.
Nous n’aimons pas les films. Nous n’aimons pas les écrans. Nous sommes dans le monde réel : invisibles pour la civilisation hypno-dystopique qui nous entoure, quelque part entre l’ombre et l’arbre ;
Nous nous déplaçons la nuit.
Nous observons l’ennemi.
Nous planifions nos frappes. »
« Récemment, des camions de travail et des grues de Georgia Power [une entreprise de BTP] ont été attaqués à coups de pierres et de feu à la lisière de la forêt, autrement appelée l’ancienne ferme-prison.
Nous nous rappelons que vous avez laissé les flics utiliser votre matériel pour abattre des arbres dans une partie particulière de la forêt au début du mois d’août en guise de répression de la dernière « semaine d’action », et nous n’avons pas oublié… de saisir l’occasion, quelle que soit leur localisation, les employés de Georgia Power et tous les outils qu’ils utilisent seront des candidats au harcèlement.
Que les pins & autres chênes & arbres fruitiers que vous avez abattus retombent un jour sur vous & détruisent vos maisons & véhicules personnels ! »
Incendie d’une pelleteuse dans le parc Michelle Obama
« Il y a quelques semaines, nous avons mis le feu à une pelleteuse dans le parc Michelle Obama, la mettant effectivement et complètement hors service. Nous voulions nous venger des capitalistes avides qui ont transformé ce qui était autrefois une belle forêt en un terrain vague il y a environ 18 mois – ce projet de terrain vague étant l’espoir de la police et des salles obscures des studios BlackHall pour le reste de Weelaunee.
La police essaie de passer sous silence les incendies criminels dans la région dans l’espoir qu’ils ne se reproduisent pas. ….
Désolé de le dire, dès qu’un engin de chantier s’approche de la forêt, attendez-vous à des incendies🔥🔥🔥 motherfuckers.
La meilleure « poésie » dans ce mouvement est un engin de chantier en feu. Fermez vos gueules et laissez les flammes parler.
Quant à ceux qui veulent secrètement être « connus », dites à votre ego de se taire et allez faire ce qu’il faut : défendre la forêt et protéger vos amis. »
Printemps-été 2021 : La ville d’Atlanta, en partenariat avec Blackhall Studios, approuve l’échange de terrains publics du comté de Dekalb au Intrenchment Creek Park contre une parcelle de terrain appartenant actuellement au studio de cinéma.
Avril-mai 2021 : Des activistes et des écologistes locaux découvrent un plan de la Fondation de la police d’Atlanta visant à transformer le terrain connu sous le nom de Old Atlanta Prison Farm, à l’angle de Key Road et de Fayetteville Road, en un vaste complexe d’entraînement de la police.
15 mai 2021 : Plus de 200 personnes se réunissent au parc Intrenchment Creek pour une séance d’information sur les propositions de développement.
17 mai 2021 : Sept engins de chantier laissés sans surveillance sur la parcelle de terrain appartenant à Blackhall – principalement des tracteurs et des excavateurs – sont vandalisées.
Juin 2021 : Des avis sont apposés dans la forêt pour informer les passants que les arbres de la zone ont été ’cloués’, ce qui a pour conséquence que leur coupe pourrait endommager les tronçonneuses et éventuellement blesser ceux qui les utilisent.
Le 10 juin 2021 : Trois autres pelleteuses sont brûlées sur la parcelle de terrain appartenant à Blackhall Studios.
Du 23 au 26 juin 2021 : Première semaine d’action attirant des centaines de personnes dans le mouvement.
Été 2021 : La coalition Stop Cop City et d’autres groupes de gôche rejoignent le mouvement. Ces organisations et réseaux militants organisent leurs propres manifestations, réunions et créent des pages sur les réseaux sociaux.
Du 10 au 14 novembre 2021 : Un large éventail d’événements culturels, de soirées d’information, de feux de joie et de réunions ont lieu pendant une deuxième semaine d’action. Celle-ci coïncide avec l’établissement d’un campement dans la forêt, qui a tenu six semaines.
12 novembre 2021 : Une manifestation a lieu au siège de Reeves Young. Les renseignements recueillis par les militants indiquent que la société Reeves Young Construction a été engagée pour détruire la forêt et construire le projet Cop City. Une trentaine de personnes convergent vers le siège de l’entreprise à Sugar Hill, en Géorgie, brandissant des banderoles et exigeant que l’entreprise rompe son contrat avec la Fondation de la police d’Atlanta.
27 novembre 2021 : Un groupe de Muscogee (indiens Creek) retourne sur ses terres traditionnelles à l’emplacement actuel du parc Intrenchment Creek dans la forêt de South River, qui, en creek, s’appelle Weelaunee. La délégation Muscogee appelle tout le monde à défendre la terre contre les développements de Cop City et de Blackhall.
20 décembre 2021 : Des banderoles sont accrochées dans l’arrière-cour de la résidence privée de Dean Reeves, président de Reeves Young.
De janvier à mai 2022 : De nombreux engins de chantier de Long Engineering et Reeves Young sont détruits, ainsi que des distributeurs de billets de banques qui financent la Fondation de la police d’Atlanta (Bank of America & Wells Fargo).
Nous avons réalisé cette publication en solidarité avec la résistance actuelle des Wet’suwet’en à l’expansion industrielle. Cette lutte pour l’autodétermination des autochtones et la défense de leurs terres est devenue un moment historique de rupture à travers la nation coloniale du Canada et au-delà. Nous avons ressenti le besoin de compiler ce zine afin de prendre du recul et de témoigner de l’ampleur et de la férocité de ces dernières années – avec un accent particulier sur l’année qui vient de s’écouler depuis le début du « Coyote Camp » et la bataille spécifique contre la tentative de forage sous la Wedzin Kwa. Il ne s’agit pas de produire une collection périmée pour les étagères de l’histoire, mais d’inspirer et d’apprendre de ces événements au fur et à mesure qu’ils se déroulent. Au moment où nous imprimons, CGL vient de commencer le forage sous la rivière que beaucoup ont combattu si durement pour empêcher. C’est un triste jour et cette partie de leur destruction aura des effets dévastateurs. Mais cela ne signifie pas que ce combat a été vain, le projet n’est pas terminé et les possibilités d’intervention abondent.
Vous trouverez à l’intérieur un aperçu de la résistance Wet’suwet’en depuis l’émergence du camp Unistot’en jusqu’aux plus récents efforts sur le yintah Gidumt’en, ainsi que les actions Lihkts’amisyu et les blocages ferroviaires Gitxsan qui y sont étroitement liés. Nous avons inclus une carte centrale décrivant l’étendue des actions de solidarité menées d’un océan à l’autre de l’automne 2021 à l’été 2022, ainsi que des communiqués trouvés en ligne qui offrent des réflexions et des analyses des personnes à l’origine de certaines de ces actions. Le sujet de l’anti-répression et du renversement des tentatives de l’État de nous isoler et de nous criminaliser est également exploré. « Un piège bien huilé » présente l’histoire de la common law britannique, en la retraçant comme fondement de l’État canadien, de son système judiciaire et de ses projets coloniaux, en soulignant leur incompatibilité avec nos rêves. Enfin, nous abordons une autre lutte antipipeline qui se prépare sur le territoire des Gitxsan (voisins et anciens alliés des Wet’suwet’en) ; une analyse des projets connexes est présentée dans l’article « Face to Face with the Enemy : An Introduction to WCCGT line, PRGT line and Ksi Lisims LNG Terminal ».
Cette publication est destinée à être imprimée sur du papier de format 11×17. Si elle est imprimée sur du papier de format normal, elle risque de devenir difficile à lire.
Operazione Scripta Manent: nuovo appello il 5 dicembre
Riceviamo e diffondiamo:
Lo scorso luglio la Cassazione ha riqualificato in strage cosiddetta politica uno dei reati per cui sono stati condannati Anna e Alfredo all’interno del processo Scripta Manent. L’ergastolo è la pena base che il codice penale prevede per la strage politica. Dopo aver riqualificato il reato, la Cassazione ha rinviato in corte d’appello per rideterminare le condanne. L’udienza che deciderà l’entità di tali condanne è stata fissata a Torino per il prossimo 5 dicembre.
Solidarietà ad Alfredo, in sciopero della fame contro il 41 bis e l’ergastolo ostativo Forza ai compagni prigionieri che si stanno unendo alla sua lotta
Au printemps 2022, trois mois avant les résultats de la déclaration d’utilité publique (DUP), l’Agence Nationale pour la gestion des Déchets RadioActifs. A inauguré à Houdelaincourt, près de Bure (Meuse) une station atmosphérique dite, « d’excellence ». La plus moderne de France.
En perpétuelle recherche d’idée pour faire accepter sont projet de poubelle radioactive qu’est Cigéo, et toujours dans sa dynamique d’achat des consciences, pour se donner une belle image et du soutien sur le territoire , l’Andra offre à la communauté scientifique nationale et européenne une station atmosphérique a la pointe des dernières technologies.
Cette station financée par l’Andra, engrange d’ores et déjà des données manipulables, données nécessaires pour alimenter son dossier de demande d’autorisation de création (DAC). Une nouvelle fois, l’Andra force le passage et prend de l’avance.
Ainsi, l’IRSN, l’OPE, AGE et autres agences d’experts en acronyme, pourront faire mumuse avec leur capteurs et thermomètres dernier cri pour observer les conditions climatique et atmosphérique se dégrader, et au passage participer avant l’heure à faciliter la réalisation du projet Cigéo. L’indépendance et la critique de ces structures d’observation et de « contrôle » peuvent être remise en doute. Le cynisme de l’Andra est à la hauteur des ses investissements (cf : « si le projet voit le jour »).
En direct de la station.
Par une nuit d’automne anormalement chaude et étoilé, quelques compas étaient réunies à Houdelaincourt pour saboter le réaménagement de la station. Un sabotage réalisé sur les alimentations en électricité de la station atmosphérique et en grande partie par le feu. on vous enverra pas la facture, c’est kdo.
Même si les dégâts sont limités, nous espérons avoir causé du chaos dans les résultats de mesure pour la demande d’autorisation de création. en coupant l’alimentation électrique.
Ps : le fait que l’alimentation de secoure de la station ait été installée juste à côté de la ligne électrique principale a été une gourmandise supplémentaire pour démontrer avec facilité la fragilité du réseau électrique nucléaire. Ceci dit, une fois de plus, ça ne donne pas une bonne image des systèmes de sécurité de l’ANDRA, si l’on considère la nature de ce projet en fin de compte.
Une pensée particulière au compas incarcéré.es et en grève de la faim.
A bas le nucléaire et crève la taule.
Vandalisme à Château-Renault : la maire Brigitte Dupuis
dénonce « un acte ignoble » France Bleu, 26 octobre 2022
Mauvaise surprise à Château-Renault ce 26 octobre au matin. La mairie et les locaux de la police municipale ont été vandalisés dans la nuit. La maire, Brigitte Dupuy, constate, amère, l’étendue des dégâts : « nous avons des vitres brisées, des dégâts dans le poste de police où un ordinateur est détérioré. » Le ou les coupables se sont aussi introduits à l’intérieur de l’hôtel de ville. « À la mairie, un bureau et les espaces verts ont été vandalisés » détaille l’élue, confirmant une information de nos confrères de la Nouvelle République.
« C’est un acte ignoble, on s’attaque encore une fois aux valeurs de la République », s’énerve Brigitte Dupuis. « Je trouve celascandaleux », reprend la maire de Château-Renault. Pour le moment, la mairie ignore combien coûtera la remise en état, mais Brigitte Dupuis craint que le montant soit « très important, au vu de l’étendue des dégâts ». La police municipale va temporairement déménager. Pour le moment, les services de la mairie sont fermés, à l’exception de l’état-civil et des services techniques.
Une enquête est ouverte pour tenter de retrouver le ou les auteurs. Ces dégradations relancent le débat sur la vidéosurveillance dans la commune. La maire souhaite armer la police municipale et installer 18 caméras à Château-Renault. Poser ces caméras coûterait au total 120 000 euros.
Vandalisme à Château-Renault : les raisons d’une vengeance
La Nouvelle République, 31 octobre 2022
R., habitant de Château-Renault, a été interpellé par les gendarmes mercredi 26 octobre 2022 vers 13 h, une poignée d’heures après que des employés ont constaté les dégâts causés sur l’hôtel de ville et le bureau de police municipale de la commune de près de 5.000 habitants. Identifié notamment grâce aux enregistrements d’une caméra posée à l’entrée de la mairie, le mis en cause a été appréhendé, placé en garde à vue puis transporté vers l’hôpital pour examen.
Sur les images tirées de la vidéosurveillance, une silhouette, aperçue à plusieurs reprises devant le bâtiment public, mardi soir. D’après nos informations, elles permettent de découvrir R. divaguant, d’abord occupé à arracher des plantations puis à uriner sur la porte principale, avant de laisser s’abattre sa colère sur les locaux municipaux. Des vitres ont été brisées et un des bureaux de l’hôtel de ville aspergé de poudre d’extincteur.
À l’issue de la consultation médicale au CHU Trousseau, l’état du suspect principal a été jugé incompatible avec le régime de la garde à vue. Il a été placé en soins psychiatriques sans consentement dans la foulée, une admission qui entre-ouvre la question de sa responsabilité pénale. Si R. n’a pu être entendu sur le fond, il ressort que le jeune homme aurait pensé son geste en représailles. « Suite à une simple admonestation du policier », laisse entendre une source proche du dossier.
Selon les premiers éléments de l’enquête, toujours en cours et confiée à la gendarmerie, le vingtenaire aurait agi seul. C’est lui, d’après plusieurs témoignages, qui aurait fait irruption sur le palier du domicile du fonctionnaire, quelques jours plus tôt. Véhément et menaçant, le mis en cause avait fini par être maîtrisé.
« Des faits graves, qu’on ne peut pas laisser passer », s’émeut Brigitte Dupuis, maire de Château-Renault, contactée par La Nouvelle République . Alors que le chef de service de la police municipale et ses proches restent marqués par l’épisode, l’élue a porté plainte et redit que « les policiers sont là pour faire en sorte que la sécurité règne ». « Au même titre que les pompiers , ils deviennent des cibles ! Je n’ai pas peur, nous allons faire revenir le calme et l’ordre dans la commune », fixe-t-elle.
Car, localement, le contexte est lourd, notamment depuis une succession de faits divers . Un quatrième policier municipal est espéré rapidement en renfort dans cette ancienne place forte de la tannerie et tous, prévient-on à l’hôtel de ville, devraient être armés « d’ici au début de l’année prochaine ».
Poissy. L’incendie d’une chambre télécom aspergée
d’essence engendre une énorme coupure internet
78Actu, 31 octobre 2022
Depuis dimanche 30 octobre, le réseau internet est coupé dans le secteur de Poissy (Yvelines) suite à l’incendie d’une chambre télécom. La coupure devrait durer une semaine.
C’est un désagrément dont les professionnels et les particuliers du secteur de Poissy (Yvelines) se seraient bien passés. À 6 heures 47, dimanche 30 octobre, les pompiers sont appelés pour un feu de poubelle dans un quartier résidentiel de Poissy, rue des Capucines.
Sur place, ils constatent que l’incendie provient d’une trappe Orange située dans le sol. Selon le centre d’incendie et de secours, aucun dégât majeur n’est relevé, le sinistre ne nécessitant pas « d’intervention dimensionnante ». Du moins en apparence… Sur les réseaux sociaux, de nombreux habitants du secteur de Poissy, Carrière-sous-Poissy, Chambourcy et Aigremont se plaignent d’une coupure internet et téléphonie fixe.
Contactée par téléphone dimanche après-midi, la mairie de Poissy assure que la panne touche tous les opérateurs. « Nous n’avons aucune visibilité sur le rétablissement d’internet dans le secteur de Poissy mais on attend un retour à la normale rapide », indique la municipalité.
La chambre télécom aspergée d’essence
Pourtant, lundi 31 octobre, les techniciens dépêchés sur place par Orange dressent un constat tout autre. Ils remarquent avec étonnement qu’une quantité importante d’hydrocarbure est présente dans la chambre télécom incendiée. L’entreprise discrédite alors la thèse de l’incident technique.
Du trou noirci se dégage une forte odeur d’essence et de brûlé. « Tous les câbles pour la fibre, l’ADSL et le téléphone sont morts, souffle l’un des techniciens Orange mobilisé sur les lieux du sinistre. On doit d’abord dépolluer la chambre télécom avant d’agir pour rétablir internet. » Également joint par téléphone, Orange indique « avoir déposé plainte pour un incendie volontaire ». Une enquête de police a été ouverte.
Le fonctionnement de l’hôpital de Poissy impacté
Outre les administrés, de nombreuses entreprises subissent la coupure internet. Dans les commerces, comme au centre commercial Carrefour à Chambourcy, impossible pour les clients de régler par carte bleue, le paiement bancaire nécessitant une connexion internet.
Plus grave encore, la panne affecte aussi l’hôpital de Poissy, 10 jours après la fermeture partielle des urgences pédiatriques faute de médecins. « On ne peut pas enregistrer les patients qui entrent à l’hôpital dans notre logiciel », souligne une infirmière en pause clope. Une de ses collègues renchérit : « On ne reçoit plus les données des patients transférés d’un service à l’autre. On en revient à utiliser le papier comme à l’ancienne. »
Le service communication de l’hôpital se veut néanmoins rassurant : « nous assurons la continuité des soins et avons réussi à rétablir un réseau internet d’urgence pour utiliser certains logiciels. » Cependant, la difficulté majeure reste la prise de rendez-vous, l’établissement n’ayant plus accès à la plateforme Doctolib.
Une fois la chambre télécom nettoyée, Orange vise en priorité la réparation de la fibre pour le réseau internet de l’hôpital [et certainement de la police, NdSN]. Pour ce dernier, un retour à la normale est attendu d’ici jeudi. Pour le reste, aucune date n’est avancée. Mais selon certains techniciens d’Orange, la panne pourrait durer « au moins une semaine ».
Saint-Michel : la voiture de l’adjointe incendiée
La Charente Libre, 1er novembre 2022 (extrait)
Héléna Dubois, l’adjointe de Fabienne Godichaud, chargée des affaires sociales et de la communication a vu les flammes dimanche matin. Son Citroën C3 tout neuf, stationné devant la porte de son garage était en feu. Sa voisine venait de prévenir les secours. Les pompiers ont fait vite. Ils n’ont pu empêcher la destruction de la voiture, le moteur fondu dans le bitume du parking, les flammes de lécher la façade.
Il n’y a guère de doute. L’incendie est volontaire. Les policiers ont embarqué l’épave pour la faire analyser. « C’est très grave. Je suis d’une colère », lâche Héléna Dubois. Et pas seulement parce que ses filles sont traumatisées, que l’histoire risque de lui coûter, de lui pourrir la vie au quotidien. La réprobation est unanime. Inadmissible que des élus soient ainsi pris pour cible.
JUAN SORROCHE FERNANDEZ DAL CARCERE DI TERNI, SEZIONE AS2 IN SCIOPERO DELLA FAME DAL 25/10/2022 PER UN PERIODO INDEFINITO IN SOLIDARIETÀ
1° -CHIEDO: IL DECLASSAMENTO DELL’ANARCHICO ALFREDO COSPITO DAL 41BIS.
– Lo scorso 5 maggio Alfredo Cospito è stato sottoposto al regime di 41bis e in seguito trasferito nel carcere di Bancali (Sassari). È stato fatto per impedirgli fisicamente di comunicare e contribuire al dibattito tra anarchici, dopo che per 10 anni è stato in carcere in AS2 più volte sottoposto alla censura della corrispondenza, a indagini e processi inerenti i suoi scritti. Lo Stato vuole zittirlo e annichilirlo con il regime 41bis, un carcere nel carcere, carcere di annientamento, è una tecnica di tortura studiata scientificamente e basta, sulla deprivazione per indurli a rinnegare le proprie convinzioni. Il 41bis non è stato solo pensato per gli accusati di associazione mafiosa, questo regime di reclusione è stato ed è ancora utilizzato ai fini della repressione dei rivoluzionari e sovversivi. Da 17 anni ci sono alcuni rivoluzionari comunisti sottoposti a questo regime.
2° -PER UNA SOLIDARIETÀ ATTIVA:
– siccome non mi percepisco isolato voglio dare continuità di solidarietà e di lotta internazionalista perché i nostri esempi non sono casi a sé di vendetta-statale contro noi specificamente come prigionierx sociali.
Non concordo con il ritorno del concetto del prigioniero politico, che credevo ampiamente superato nelle esperienze delle lotte passate, credo che generi separazione, isolamento e rimarca una separazione tra prigionierx politicx e prigionierx comuni, questa separazione nasconde dietro di sé un sentimento di superiorità e di disprezzo del resto delle persone prigioniere. Ribadisco il “vecchio” concetto che siamo prigionierx sociali, tuttx.
Ma è un dato di fatto che in tante parti del mondo i prigionierx sociali che lottano, i sovversivi, i rivoluzionari sono soggetti a particolari condizioni di prigionia perché lottano all’interno delle carceri. In Cile, Grecia, Spagna, Turchia, nello Stato sionista di Israele, ecc. Il fatto di rimanere impenitenti anche all’interno delle mura, continuando le nostre lotte, seppur limitate, e mantenendo le nostre posizioni di rottura con lo Stato all’interno delle carceri, ci mette nel mirino dei meccanismi repressivi dello Stato, contro il quale abbiamo lottato e continuiamo a lottare. Com’è successo con Alfredo Cospito trasferito al 41bis, un compagno anarchico generoso e impenitente che tanto ha dato al dibattito e allo sviluppo rivoluzionario negli anni dell’anarchismo.
Perciò mi voglio includere come prigionierx nella lotta e dare nello stesso momento la mia solidarietà rivoluzionaria e internazionalista indirizzandola a quelli che caparbiamente, nonostante le condizioni sfavorevoli di lotta, continuano a lottare. Come ad esempio i prigionieri che qui in Italia sono processati per devastazione e saccheggio per avere lottato nelle rivolte del marzo 2020 nelle carceri. O come i prigionieri che si sono ribellati qui nel carcere di Terni. Come quei prigionierx sovversivx, rivoluzionarx che dopo tanti anni di carcere, e che non sono pochi, pur soddisfacendo le condizioni per il rilascio continuano ad essere prigionierx preventivamente, attraverso una serie di leggi speciali, interpretazioni legalistiche e decisioni politiche, in tutto il mondo.
Come ad esempio:
in Germania Tomas Mayer, negli Stati Uniti Mumia Abu-Jamal, in Francia Claudio Lavazza, in Spagna Gabriel Pombo Da Silva, in Cile Marcelo Villarroel, in Grecia Dimitris Koufontinas, Pola Rupa, Giannis Michailidis, in Israele lo Stato sionista con i prigionierx palestinesi in conflitto permanente che hanno avviato da poco misure di protesta e scioperi della fame, come tanti altri prigionierx sociali che lottano, rivoluzionarx, sovversivx, non citati, per tuttx libertà!
Solidarietà con Boris, in Francia forza e coraggio, con Ivan, Toby.
SOLIDARIETÀ CON I PRIGIONIERI CHE SI SONO RIBELLATI NELLA PRIGIONE DI TERNI!
SOLIDARIETÀ AI PIÙ FRAGILI, ALLE NONNE E AI NONNI NELLE RSA IGNORATI, ISOLATI DAI LORO CARI CON VETRI DIVISORI COME NEL 41BIS E SEMPRE PIÙ RINCHIUSI IN GABBIE FISICHE-SANITARIE-TECNOLOGICHE-REPRESSIVE TRATTATI COME SCARTI DA BUTTARE!
SOLIDARIETÀ INTERNAZIONALE CON I PRIGIONIERX DELLA LOTTA SOCIALE NEL MONDO INTERO!
SOLIDARIETÀ E LIBERTÀ PER TUTTX I PRIGIONIERX SOVVERSIVI, RIVOLUZIONARI, ANARCHICI, LIBERTARI E PRIGIONIERX SOCIALI CHE LOTTANO, LIBERTÀ PER TUTTX!
DECLASSIFICAZIONE PER ALFREDO Cospito DAL 41BIS
CONTRO IL 41BIS CHE ANNICHILISCE I PRIGIONIERX RINCHIUSI
PER LA DISTRUZIONE DI TUTTE LE STRUTTURE CARCERARIE DEGLI STATI E DEL CAPITALISMO!
PER LA PROPAGAZIONE DELLE PRATICHE DI SOLIDARIETÀ RIVOLUZIONARIE!
PER L’ANARCHIA!
JUAN SORROCHE FERNANDEZ FROM TERNI PRISON, SECTION AS2 ON HUNGER STRIKE FROM 25/10/2022 FOR AN INDEFINITE PERIOD IN SOLIDARITY
1ST – I DEMAND: THE DOWNGRADING FROM 41BIS OF THE ANARCHIST ALFREDO COSPITO.
– Last May 5, Alfredo Cospito was placed under the 41bis regime and later transferred to Bancali Prison (Sassari). It was done to physically prevent him from communicating and contributing to the debate among anarchists, after he was imprisoned for 10 years in AS2, several times subjected to correspondence censorship, investigations and trials concerning his writings. The state wants to shut him up and annihilate him with the 41bis regime, a prison within a prison, prison of annihilation, it is a scientifically studied torture technique period. It’s about deprivation to induce inmates to deny their beliefs. The 41bis was not only designed for those accused of mafia association, this imprisonment regime was and still is used for the purpose of repression of revolutionaries and subversives. For 17 years there have been some communist revolutionaries subjected to this regime.
2° – FOR AN ACTIVE SOLIDARITY:
– since I do not perceive myself as isolated I want to give continuity of solidarity and internationalist struggle because our examples are not stand-alone cases of state revenge against us specifically as social prisoners.
I do not agree with the return of the concept of the political prisoners, which I believed largely outdated in the experiences of past struggles, I think it generates separation, isolation and emphasizes a separation between political and common prisoners, this separation hides behind it a feeling of superiority and contempt of the rest of the imprisoned people. I reiterate the “old” notion that we are social prisoners, all of us.
But it is a fact that in so many parts of the world struggling social prisoners, subversives, revolutionaries are subject to special conditions of imprisonment because they struggle inside prisons. In Chile, Greece, Spain, Turkey, in the Zionist state of Israel, etc., they are subject to special conditions. The fact that we remain unrepentant even inside the walls, continuing our struggles, albeit limited, and maintaining our positions of breaking with the state inside the prisons, puts us in the target of the repressive mechanisms of the state, against which we have fought and continue to fight. As was the case with Alfredo Cospito transferred to 41bis, a generous and unapologetic anarchist comrade who gave so much to revolutionary debate and development during the years of anarchism.
So I want to include myself as a prisoner in the struggle and give at the same time my revolutionary and internationalist solidarity by directing it to those who stubbornly, despite the unfavorable conditions of struggle, continue to fight. Such as the prisoners here in Italy who are being tried for devastation and looting for fighting in the March 2020 prison uprisings. Or like the prisoners who rebelled here in Terni prison. Like those prisonersx subversivx, revolutionarx who after so many years in prison, and who are not a few, despite meeting the conditions for release continue to be prisonersx preemptively, through a series of special laws, legal interpretations and political decisions, all over the world.
Such as, for example:
in Germany Tomas Mayer, in the U.S. Mumia Abu-Jamal, in France Claudio Lavazza, in Spain Gabriel Pombo Da Silva, in Chile Marcelo Villarroel, in Greece Dimitris Koufontinas, Pola Rupa, Giannis Michailidis, in Israel the Zionist State with Palestinian prisonerx in permanent conflict who have recently started protest measures and hunger strikes, like so many other struggling social prisoners, revolutionaries, subversives, unmentioned, freedom for all!
Solidarity with Boris, in France strength and courage, with Ivan, Toby.
SOLIDARITY WITH THE PRISONERS WHO REBELLED IN TERNI PRISON!
SOLIDARITY WITH THE MOST FRAGILE, THE GRANDMOTHERS AND GRANDFATHERS IN THE RSA [medical facilities for elderly people, TN] IGNORED, ISOLATED FROM THEIR LOVED ONES WITH DIVIDING GLASS AS IN 41BIS AND INCREASINGLY LOCKED UP IN PHYSICAL-SANITARY-TECHNOLOGICAL-REPRESSIVE CAGES TREATED LIKE SCRAPS TO BE THROWN AWAY!
INTERNATIONAL SOLIDARITY WITH THE PRISONERS OF THE SOCIAL STRUGGLE THROUGHOUT THE WORLD!
SOLIDARITY AND FREEDOM FOR ALL THE SUBVERSIVE, REVOLUTIONARIES, ANARCHIST, LIBERTARIAN AND SOCIAL PRISONERS WHO STRUGGLE, FREEDOM FOR ALL!
DECLASSIFICATION FROM 41BIS FOR ALFREDO Cospito.
AGAINST 41BIS THAT ANNIHILATES LOCKED-UP PRISONERS
FOR THE DESTRUCTION OF ALL PRISON STRUCTURES OF STATES AND CAPITALISM!
FOR THE PROPAGATION OF REVOLUTIONARY SOLIDARITY PRACTICES!
FOR ANARCHY!
DESDE LA CÁRCEL DE TERNI, MÓDULO AS2, HUELGA DE HAMBRE A PARTIR DESDE EL 25/10/2022, PARA UN PLAZO DE TIEMPO INDEFINIDO, EN SOLIDARIDAD
1° – PIDO: LA DESCLASIFICACIÓN DEL ANARQUISTA ALFREDO COSPITO DESDE EL RÉGIMEN 41 BIS. El pasado 5 de mayo Alfredo Cospito ha sido sometido al régimen 41 bis y en seguida trasladado a la cárcel de Bancali (Sassari). Esto fue hecho para impedirle físicamente comunicar y aportar al debate entre anarquistas, después de 10 años encarcelado en un módulo AS2, siendo más de una vez sometido a intervención del correo, después de investigaciones y juicios a raíz de sus textos. El Estado le quiere acallar y aniquilar a través del régimen 41 bis, una cárcel dentro de la cárcel, una cárcel de aniquilamiento; es una técnica de tortura científicamente estudiada, basada en la privación sensorial, para empujar al preso a renegar sus propias creencias. El régimen 41 bis no sólo ha sido diseñado para los acusados por asociaciones mafiosas, este régimen de detención también se utiliza para propósitos represivos en contra de revolucionarios y subversivos. Desde hace 17 años hay unos revolucionarios comunistas quienes están sometidos a este régimen.
2° – PARA UNA SOLIDARIDAD ACTIVA. Ya que no me percibo a mi mismo cómo aislado, quiero darle continuidad a la solidaridad y a la lucha internacionalista, por qué nuestros ejemplos no son casos particulares de venganza estatal, en contra de nosotros específicamente cómo presxs sociales.No estoy de acuerdo con que se vuelva al concepto de preso político, lo que creía superado con mucho por las experiencias de las luchas pasadas; creo que esto genere separación, aislamiento, y que enfatice una separación entre presx políticx y presx social, la que esconde en sí un sentimiento de superioridad y menosprecio para las restantes personas presas. Reafirmo el “viejo” concepto por el que somos presxs sociales, todxs.Pero es un hecho el que en muchos lugares del mundo los presxs sociales que luchan, lxs subversivxs, lxs revolucionarixs, son objeto de especiales condiciones de encierro, por el hecho de luchar desde dentro de las cárceles. En Chile, Grecia, España, Turquía, en el Estado sionista de Israel, etc etc. El hecho de seguir sin arrepentirse hasta a dentro de los muros, y siguiendo con nuestras luchas, aún de forma restringida, y firmes con nuestras posturas de ruptura con el Estado desde dentro de la cárcel, nos coloca en el punto de mira de los mecanismos represivos del Estado en contra del que hemos luchado, y seguimos luchando. Así pasó con Alfredo Cospito y su traslado al 41 bis, un compañero anarquista generoso e incorregible, que tanto aportó al debate y al desarrollo revolucionario del anarquismo en el curso de los años.Por eso quiero incluirme como presx en la lucha y al mismo tiempo aportar mi solidaridad revolucionaria e internacionalista, enviandosela a quienes obstinadamente, a pesar de las condiciones desfavorables de la lucha, siguen luchando. Como por ejemplo a los presos que aquí en Italia están siendo llevados a juicio por “devastación y saqueo”, por luchar en las revueltas del marzo 2020 en las cárceles. O como a los presos que se han rebelado aquí en la cárcel de Terni. O como a esos presxs subversivxs, revolucionarixs, y no son pocxs, que después de muchos años de prisión, a pesar de cumplir con las condiciones para salir, siguen siendo presxs, preventivamente, a través de unas cuantas leyes especiales, interpretaciones legalistas y decisiones políticas en todo el mundo. Y por ejemplo: en Alemania Tomas Mayer, en los Estados Unidos Mumia Abu-Jamal, en Francia Claudio Lavazza, en España Gabriel Pombo da Silva, en Chile Marcelo Villarroel, en Grecia Dimitris Kofountinas, Pola Roupa, Giannis Michealidis, en Israel el Estado sionista con lxs presxs palestinxs en conflicto permanente, que desde hace poco han lanzado unas medidas para protestar y huelgas de hambre, y muchxs más presxs sociales que luchan, revolucionarixs, subversivxs, que no he mencionado… libertad para todxs! Solidaridad a Boris en Francia, ¡fuerza y animo! a Ivan, a Toby.
¡SOLIDARIDAD ALOS PRESOS QUE SE HAN REBELADO EN LA CÁRCEL DE TERNI! ¡SOLIDARIDAD A LOS MÁS FRÁGILES: LAS ABUELAS Y LOS ABUELOS EN LAS RSA, IGNORADOS Y AISLADOS DE SUS QUERIDOS CON CRISTALES DIVISORES COMO EN 41 BIS, Y CADA VEZ MÁS ENCERRADOS EN JAULAS FÍSICAS – SANITARIAS – TECNOLÓGICAS – REPRESIVAS, TRATADOS COMO DESECHOS PARA LA BASURA! ¡SOLIDARIDAD INTERNACIONAL CON LXS PRESXS DE LA LUCHA SOCIAL EN TODO EL MUNDO! ¡SOLIDARIDAD Y LIBERTAD PARA TODXS LXS PRESXS SUBVERSIVXS, REVOLUCIONARIXS, ANARQUISTAS, LIBERTARIXS Y PRESXS SOCIALES QUE LUCHAN, LIBERTAD PARA TODXS! DESCLASIFICACIÒN DEL 41 BIS PARA ALFREDO COSPITO EN CONTRA DEL 41 BIS QUE ANIQUILA A LXS PRESXS ENCARCELADXS ¡POR LA DISTRUCCIÒN DE TODAS LAS ESTRUCTURAS CARCELARIAS, DE LOS ESTADOS Y DEL CAPITALISMO! ¡POR LA DIFUSIÓN DE LAS PRACTICAS DE SOLIDARIDAD REVOLUCIONARIAS! ¡POR LA ANARQUÌA!
JUAN SORROCHE FERNANDEZ DEPUIS LA PRISON DE TERNI, SECTION AS2 (Haute sécurité) EN GRÈVE DE LA FAIM DEPUIS LE 25/10/22 À TEMPS INDÉFINI EN SOLIDARITÉ
!° JE DEMANDE : LE DÉCLASSEMENT DE L’ANARCHISTE ALFREDO COSPITO de la détention en 41bis (équivalent du QHS, Quartier de Haute sécurité)
Depuis le 5 Mai dernier, Alfredo Cospito a été déplacé en détention en quartier 41bis et pour cela déplacé dans la prison de Bancali (Sassari en Sardaigne). Cette mesure intervient pour l’empêcher de communiquer et de contribuer au débat entre les anarchistes, après que sa correspondance ait déjà été plusieurs fois soumise à la censure, et que lui même ait subi des enquêtes et des procès concernant ses écrits lors de sa détention pendant les dix dernières années en quartier AS2.
L’État veut le réduire au silence et l’anéantir avec le quartier 41bis, une prison dans la prison, une prison d’anéantissement, une technique de torture scientifiquement étudiée, basée sur la privation pour inciter à renier ses propres convictions. Le 41bis n’a pas seulement été conçu pour les personnes accusées d’association avec la mafia, ce régime d’emprisonnement a été et est encore aujourd’hui utilisé pour la répression des révolutionnaires et des subversifs. Depuis 17 ans, certains révolutionnaires communistes sont soumis à ce régime.
2° – POUR UNE SOLIDARITÉ ACTIVE :
– ne me percevant pas comme isolé, je veux m’inscrire dans la continuité de la solidarité et de la lutte internationale parce que nos exemples ne sont pas des cas isolés, la vengeance de l’état contre nous en tant que prisonnier-ères sociaux est ciblée.
Je suis en désaccord avec le retour du concept de prisonnier-ères politique, que je considérais comme largement dépassé dans l’histoire des expériences des luttes passées, je crois qu’il génère la séparation, l’isolement et crée un fossé entre les prisonniers politiques et les prisonniers de droit commun, séparation qui dissimule un sentiment de supériorité et de mépris pour le reste des prisonniers.
Je réitère le “vieux” concept selon lequel nous sommes des prisonnier-ères sociaux, toustes autant que nous sommes.
Mais c’est un fait que dans de nombreuses régions du monde, les prisonnier-ères sociaux qui se battent, les subversives, les révolutionnaires sont soumis à des conditions de détention particulières parce qu’ielles combattent à l’intérieur des prisons.
Au Chili, en Grèce, en Espagne, en Turquie, dans l’État sioniste d’Israël, etc. Le fait de rester impénitent même à l’intérieur des murs, en continuant nos luttes, bien que limitées, et en maintenant nos positions de rupture avec l’état à l’intérieur des prisons nous met dans le viseur des mécanismes répressifs de l’état que nous avons combattu et que nous continuons à combattre.
Comme cela s’est produit avec Alfredo Cospito, un généreux et impénitent camarade anarchiste qui a tant donné au débat et au développement révolutionnaire de l’anarchisme au cours des dernières années, qui a été transféré au quartier 41bis.
Par conséquent, je veux m’inclure en tant que prisonnier-ère dans la lutte et en même temps faire preuve de ma solidarité révolutionnaire et internationale en l’adressant à ceux qui s’obstinent, malgré les conditions de lutte défavorables, et continuent à se battre. Comme les prisonnier-ères ici en Italie qui sont jugés pour “dévastation et pillage” (délit de devastazione e saccheggio dans le code pénal italien) pour avoir lutté lors des révoltes dans les prisons en mars 2020. Ou comme les prisonnier-ères qui se sont rebellées ici, dans la prison de Terni. Comme ces nombreuses prisonnier-ères subversives et révolutionnaires qui, après de nombreuses années de prisons, malgré le fait qu’ielles remplissent les conditions de libération, sont encore gardées prisonnier-ères de façon préventive, grâce à une série de lois spéciales, d’interprétations légalistes et de décisions politiques, partout dans le monde.
Comme, par exemple :
en Allemagne Tomas Mayer, aux États-Unis Mumia Abu-Jamal, en France Claudio Lavazza, en Espagne Gabriel Pombo Da Silva, au Chili Marcelo Villarroel, en Grèce Dimitris Koufontinas, Pola Rupa, Giannis Michailidis, en Israël l’état sioniste des prisonniers palestiniens en conflit permanent, qui ont récemment entamé des grèves de la faim et d’autres pratiques de protestation, comme tant d’autres prisonnier-ères sociaux en lutte, révolutionnaire, subversives, non mentionnées, pour la liberté de toustes !
Solidarité avec Boris, en France, force et courage, avec Ivan, Toby.
SOLIDARITÉ AVEC LES PRISONNIER-ÈRES QUI SE SONT RÉVOLTÉES DANS LA PRISON DE TERNI !
SOLIDARITÉ AVEC LES PLUS FRAGILES, LES GRANDS-MÈRES ET LES GRANDS-PÈRES IGNORÉS DANS LES EHPAD, ISOLÉES DE LEURS
LES PROCHES PAR DES CLOISONS EN VERRE, COMME EN 41BIS ET TOUJOURS PLUS ENFERMÉES DANS DES CAGES SANITAIRES-TECHNOLOGICO-RÉPRESSIVES TRAITÉES COMME DES DÉCHETS À JETER !
SOLIDARITÉ INTERNATIONALE AVEC LES PRISONNIER-ÈRES DE LA LUTTE SOCIALE DANS LE MONDE ENTIER !
SOLIDARITÉ ET LIBERTÉ POUR TOUS LES PRISONNIER-ÈRES SUBVERSIVES, RÉVOLUTIONNAIRES, ANARCHISTES,
LIBERTAIRES ET LES PRISONNIER-ÈRES SOCIAUX QUI LUTTENT, LIBERTÉ POUR TOUSTES !
DÉCLASSIFICATION DE ALFREDO COSPITO DU 41BIS
CONTRE LE 41BIS QUI ANÉANTIT LES PRISONNIER-ÈRES ENFERMÉES
POUR LA DESTRUCTION DE TOUTES LES STRUCTURES PÉNITENTIAIRES DES ÉTATS ET DU CAPITALISME !
POUR LA PROPAGATION DES PRATIQUES DE SOLIDARITÉ RÉVOLUTIONNAIRE !
POUR L’ANARCHIE !
Corteo spontaneo per Alfredo Cospito a Spoleto il primo novembre
A margine dei previsti presidi che si sono tenuti fuori dalle carceri di Terni e Spoleto, una parte dei compagni intervenuti si è mossa in corteo per le vie di Spoleto.
Visto l’ingente dispiegamento di forze presenti nell’acropoli del centro storico cittadino, a tutela della felice prosecuzione della festività per i turisti, il corteo si è mosso per le vie della parte bassa della città vecchia scandendo slogan contro il 41 bis, la repressione, la guerra, a sostegno dell’azione rivoluzionaria, a supporto di Alfredo Cospito in sciopero della fame, degli anarchici Juan Sorroche e Ivan Alocco che si sono uniti nella sua battaglia e dei prigionieri comunisti in 41 bis, distribuendo diversi volantini. Il corteo ha dapprima sorpreso le forze dell’ordine, che hanno impiegato una mezz’ora a schierare la celere che, dopo circa un’altra mezz’ora ha imposto lo scioglimento.
Le compagne e i compagni sono rimasti compatti e fermi sulle loro posizioni, nonostante qualche tentativo di intimidazione e tanto paternalismo. Siamo rimasti ancora un po’ insieme a tutela reciproca e alla fine gli sbirri se ne sono andati alla spicciolata.
Fuori Alfredo dal 41 bis!
Con Juan e Ivan in sciopero della fame!
Chiudere il 41 bis!
Liberi tutti, libere tutte!
Riportiamo l’intervento letto oggi durante l’incontro “tra le mura” tenutosi al Pac di Milano nell’ambito della mostra “Ri-scatti Per me si va tra la perduta gente” dove sono esposte fotografie di detenuti e secondini delle carceri milanesi. All’incontro erano presenti: Giorgio Leggeri, direttore del carcere di Bollate; Giacinto Siciliano, direttore del carcere di San Vittore; Francesco Maisto Garante dei detenuti del Comune di Milano.
“Interrompiamo questo incontro in cui si parla della collaborazione tra università e carcere per discutere di quali progetti possono contribuire a migliorare questo luogo di reclusione e annichilimento.
Noi siamo qui per parlare del prigioniero anarchico Alfredo Cospito che attualmente si trova in 41bis, il cosiddetto carcere duro. Un regime di tortura per mano dello Stato che prevede la permanenza in cella 23 ore al giorno, nessuna possibilità d’incontro e parola con gli altri detenuti, nessuna corrispondenza con l’esterno, la possibilità di avere libri solo con un permesso speciale e la riduzione ad un colloquio al mese per un’ora. Alfredo è in carcere da 10 anni durante i quali non ha smesso di scrivere articoli e libri per contribuire al dibattito rivoluzionario. Proprio per questo da maggio 2022, su decisione dell’ex ministra della giustizia Cartabia, è stato sottoposto a questo regime di isolamento estremo e tortura fisica e psicologica. Per toglierli, oltre alla libertà, anche la parola.
Dal 20 ottobre, ormai 14 giorni, sta portando avanti uno sciopero della fame fino alla morte o al suo declassamento dal 41bis; contro questo regime, l’ergastolo ostativo e contro le galere. La sua non è una lotta solo personale ma solidale a tutti gli altri detenuti. A loro volta anche Juan, dal carcere di Terni, e Ivan dalla Francia, si sono uniti al suo sciopero della fame. Da tutta Italia e dall’estero arrivano messaggi di solidarietà che ovviamente non gli possono venire recapitati. Il tutto avvolto in un muro di silenzio che oggi siamo qui a rompere.
Una scelta estrema, ma forse l’unica possibile forza da poter mettere sul piatto quando ti viene tolto tutto. Scelta che necessita un forte eco fuori da quelle mura.
Contrariamente da come viene dipinto in questa mostra, il carcere non è rieducazione, concetto alquanto ipocrita e parziale. Il carcere è tortura, isolamento, contenimento e per questo serve allo Stato. Così come i Cpr, le comunità, le Rems, come la gabbia immateriale degli psicofarmaci facilmente distribuiti tra chi vi è rinchiuso. Il carcere non è solo per chi sta dentro, ma anche per chi sta fuori, è un monito per tutti quelli che desiderano liberarsi dallo sfruttamento o vogliono alzare la testa. In momenti di crisi come questa il carcere si prepara ad aprire le sue porte a sempre piú persone. Negli ultimi anni stiamo assistendo a un inasprimento della repressione e non solo contro chi esplicitamente lotta contro lo Stato. Un esempio è il tentativo di un’operazione repressiva, quest’estate, contro gli scioperi degli operai in cui c’è stato il tentativo di far passare lo sciopero come “estorsione”. Noi non staremo a guardare mentre lo Stato ci mostra il suo vero volto, il suo pugno duro mentre uccide Alfredo o mentre annienta i detenuti e le detenute e non serve andare troppo indietro nel tempo per averne degli esempi. Non vogliamo vivere in una società che si regge sul fatto che ci sia sempre qualcuno con la pistola puntata alla testa. Lotteremo insieme fuori e dentro affinché di queste mura rimangano solo macerie.”
No al 41 bis!
Solidali con Alfredo e i prigionieri in sciopero della fame!
Vernice rossa e scritte sulla facciata della sede Rai a Trento
Ignoti in azione nella notte. Protesta degli anarchici anche a Genova e in altre città
TgrTrento
Mentre a Genova una decina di anarchici ha manifestato giovedì sera davanti alla sede regionale della Rai in corso Europa, a Trento ignoti hanno gettato vasetti contenenti vernice rossa sulla facciata della sede Rai di via Perini e tracciato una scritta "con Alfredo in sciopero della fame".
La scritta fa riferimento all'anarchico Alfredo Cospito detenuto nel carcere di Sassari, e condannato per l'attentato al manager di Ansaldo nucleare Roberto Adinolfi (7 maggio 2012, 10 anni e 8 mesi) e per il processo nato dall'indagine 'Scripta manent' (20 anni) per associazione sovversiva con finalità di terrorismo per vari attentati avvenuti tra il 2003 e il 2016. Cospito, che dal maggio di quest'anno è sottoposto regime 41bis (carcere duro) è entrato da giorni in sciopero della fame. Per questo gli anarchici stanno manifestando in tutto il Paese. Un volantino diffuso a Genova fa riferimento anche a Juan Antonio Sorroche, anarchico spagnolo di 45 anni, accusato dell'attentato al tribunale di sorveglianza di Trento del gennaio 2014.
Genova, dai media di regime: imbrattamento e scritte sul tribunale in solidarietà ad Alfredo
Riceviamo e diffondiamo:
Da i media di regime locali, apprendiamo che il tribunale di Genova è stato imbrattato in solidarietà con Alfredo.
Al fianco di Alfredo, Juan e Ivan prigionieri anarchici in sciopero della fame.
FORZA!
Patrice Bessac, maire de Montreuil, a passé une mauvaise soirée d’Halloween !
C’est pendant l’effrayante nuit d’Halloween, entouré.es de clowns tueurs et de fantômes prêts à en découdre, nous mêmes déguisé.es à en faire trembler la bourgeoisie, qu’on est allé.es au 131 rue Ernest Savart, 93100 Montreuil-sous-Bois, chez notre maire adoré, Patrice Bessac (le maire de Montreuil), pour pimenter sa soirée, puisque, ouf, la trêve hivernale commence, on est tranquilles pour 6 mois, on voulait fêter ça avec lui. Mais, chemin faisant, on s’est rappelé.es que, zut alors, Patrice Bessac est un gros expulseur : l’EIF, propriété de la mairie, expulsé en août 2022, le collectif Pasteur, mis à la rue en juin 2022, l’Hermitage, expulsé prématurément en 2021, le foyer Bara, expulsé avec l’aide de la mairie en 2018, et tellement d’autres. C’est pas joli joli tout ça.
Ci-dessous, des preuves de nos méfaits : l’avis d’expulsion que nous lui avons remis, et un montage photographique représentant l’étendue des dégâts (on a abusé, en vrai, le feu, ce sera pour la prochaine fois). Nous prions à nos lecteurices de nous excuser de l’absence d’authentique photographie, quand on est passées le lendemain midi, le con, il avait déjà tout repeint (sauf les tâches de peinture qui étaient trop hautes). On se contentera d’un montage, mais promis, juré, craché, ça c’est vraiment passé.
Pas mal la baraque.
Pas de trêve pour les expulseurs.
Squat partout.
PS : Pour trouver son adresse, on a utilisé le CERFA n°11565*04, qui permet de faire des demandes d’extrait de matrice cadastrale, on a demandé où habitait Bessac, on l’a envoyé au centre des impôts de la Seine-Saint-Denis, et on a eu une réponse dès le lendemain (merci !). On se dit que ça peut-être hyper utile pour plein d’actions de donner ce petit tips, hésitez pas, il reste plein d’élus partout en Île-de-France.
Forcalquier : tuyaux sectionnés pour Halloween,
panne sèche aux stations-service
La Provence, 1er novembre 2022
Deux stations-service de Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence) ont été vandalisées dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre. Selon nos informations, les tuyaux de carburants des stations-service des distributeurs Intermarché et Casino ont été sectionnés. De plus, les tuyaux de station de gonflage et de lavage ont également été coupés. Pas de pollution, ni de vol de carburant, ni d’objet volé, ces dégradations n’ont pas été revendiquées. L’enquête a été confiée à la brigade de la gendarmerie de Forcalquier.
Des violences urbaines agitent la nuit d’Halloween à Belfort
Est Républicain, 1er novembre 2022 (extrait)
La nuit d’Halloween a été très agitée à Belfort et ses alentours. Les pompiers ont été mobilisés entre 20 h 30 et 0 h pour éteindre plusieurs incendies.
La première intervention a commencé ce lundi vers 20 h 30 au niveau de la rue André Parant à Belfort. Environ 30 minutes plus tard, d’autres soldats du feu ont été mobilisés. Cette fois, les tirs de mortier ont atteint leur cible puisqu’un bus Optymo [la société de transports urbains de Belfort] a été ravagé par les flammes . Les pompiers ont tenté d’intervenir pour éteindre l’incendie mais l’opération a été rendue difficile par « la tension sur les lieux ». La police est venue en renfort pour escorter les pompiers dans leur tâche.
Il était environ 13h20 ce mardi 25 octobre lorsqu’un détenu de 25 ans a profité d’une promenade pour se hisser sur le toit du centre de détention de Toul en escaladant une gouttière. Pendant près de quatre heures ses revendications n’ont pas varié, s’il obtenait un meilleur matelas pour éviter des nuits blanches et un dos cassé, il redescendrait sans faire d’histoire.
Passant une bonne partie de son temps à se mouvoir avec une agilité impressionnante sur l’immense toiture pourtant très pentue, il ne s’arrêtait que pour déplacer, casser et lancer des tuiles à près de 30 mètres de hauteur. Menaçant même au passage les pompiers si ceux-ci intervenaient avant qu’il n’obtienne satisfaction. Sur les quatre pentes du toit de ce bâtiment, les nombreux trous béants prouvaient son intense activité.
Vers 17h30, après négociation, l’homme est redescendu de lui-même du toit. Incarcéré depuis quatre ans et demi et déjà auteur d’une tentative d’évasion de la prison de Montmédy (Meuse) selon ses propres dires, le mutin a été condamné ce vendredi à une peine de prison [18 mois ferme supplémentaires] par le tribunal correctionnel de Nancy. Une entreprise de couverture toiture interviendra dès ce mercredi pour remettre en état le toit du centre de détention.
Traduit de l’allemand de de.indymedia, 1er novembre 2022
Au petit matin du 31 octobre, nous avons fait cramer une fourgonnette de la boite GA-Tec. Cette entreprise d’ingénierie des bâtiments et des systèmes appartient à 100% au groupe Sodexo et gère elle-même des taules (en Angleterre et au Chili), et est un des grands profiteurs de l’industrie carcérale. La fourgonnette a brûlé dans le quartier Lichtenberg, où quelques voitures ont été incendiées ces derniers temps.
Nous n’avons pas agi uniquement pour occasionner un dommage à cette entreprise ; de par une motivation intérieure nous ne pouvions pas faire autrement que de réaliser une telle attaque contre nos oppresseurs. La nouvelle que le compagnon Alfredo Cospito est torturé dans ce qu’on appelle le régime “41bis” de la justice de l’État italien, provoque chez nous tout autre chose que de l’indifférence. Alfredo ne doit pas seulement être complètement réduit au silence, son existence est sur le point d’être annihilée. Nous nous unissons à son initiative combative.
Complétant sa grève de la faim, nous brisons l’isolement total. Nous appelons aussi toutes les autres personnes à passer immédiatement à l’action et à raccourcir de manière décisive le temps de réaction de la lutte anarchiste internationale. Afin d’arracher Alfredo Cospito à ce régime d’anéantissement et de développer maintenant une force révolutionnaire dans l’offensive coordonnée. Ne pas vivre en taule ou dans un régime d’isolement signifie une grande responsabilité. Dans le combat en lien avec une grève de la faim, nous ne pouvons pas attendre que le prisonnier doive en plus passer à la grève de la soif.
Les campagnes radicales déclenchées par une grève de la faim peuvent ouvrir une perspective anticapitaliste substantielle. Les métropoles vont se transformer en jungle, où l’infrastructure de la classe dominante serait irrémédiablement perdue si les êtres qui y vivent se décidaient à attaquer les profiteurs des taules, les entreprises d’armement, les fournisseurs de matériel de police, les grands groupes de construction – leurs vitrines, leurs véhicules et leurs lignes de données ne manquent pas dans des centres toujours plus densifiés jusqu’aux lieux de vie de notre classe, quand ils n’essaient pas de se protéger dans leurs propres réserves. Tout comme notre fourgonnette GA-Tec/Sodexo a été engloutie dans une cité HLM de précaires, il doit se passer la même chose au quotidien pour la logistique du Pouvoir. Par le développement sur le même plan des contradictions de classe qui s’aiguisent et des campagnes offensives du milieu anarchiste.
Solidarité également avec Juan Sorroche et Ivan, qui ont immédiatement rejoint le combat d’Alfredo et se trouvent aussi en grève de la faim.
Liberté à eux, ainsi que pour Giannis Michailidis, Claudio Lavazza et Toby Shone.
Victoire pour la lutte des Mapuche!
Mort à l’État et longue vie à l’anarchie!
ROMPERE L’ISOLAMENTO. Nuova pagina per Alfredo e per gli altri, contro il carcere, il 41 bis, la repressione
Non capita spesso, a chi gestisce un sito anarchico, di far fatica a tener dietro agli aggiornamenti di una lotta. Ci sta succedendo – e ne siamo felici! – con la mobilitazione in corso per Alfredo, contro il 41 bis e l’ergastolo ostativo. Per questo ci siamo presto resi conto che la pagina «Per Alfredo e per gli altri» era inadeguata. Grazie alla sollecitazione di altri compagni e con il loro aiuto, abbiamo quindi creato «rompere l’isolamento»: https://ilrovescio.info/rompere-lisolamento/ raggiungibile anche dal banner «Per Alfredo e per gli altri» (che riprende il titolo della vecchia rubrica) collocato sotto la testata del Rovescio.
Per il momento, e salvo nuove evoluzioni, l’email a cui indirizzare notizie e contributi rimane info@ilrovescio.info
La pagina «rompere l’isolamento» cesserà la propria attività con la fine della mobilitazione.
Avanti così, compagni e compagne! Libertà per Alfredo, Anna, Juan, Davide, Ivan, Deyvan, Stefano… Libertà per tutti e tutte!
Cette nuit, des anarchistes ont rendu visite à Andrew Hearst, un flic de la police de Portland, chez lui à Vancouver, dans l’État de Washington. La voiture personnelle d’Andrew Hearst a été sabotee dans la plus grande discrétion. Si vous pensiez que nous aurions oublié Quanice Hayes et Merle Hatch, les victimes d’Andrew Hearst, vous vous trompez.
Quanice Hayes n’avait que 17 ans, un enfant, quand il a été assassiné par Andrew Hearst. Il était désarmé et était en train d’obtempérer aux ordres contradictoires que les flics lui donnaient. Andrew Hearst a tiré trois coups, d’une distance rapprochée, comme dans une exécution.
Merle Hatch avait une crise d’une maladie mentale et il était devant l’hôpital où il avait été interné. Andrew Hearst et d’autres flics ont déchargé 19 coups de feu sur Merle Hatch. Il n’était pas armé et avait à la main une poignée de téléphone cassée.
Pour tout autre flic assassin qui dort en paix : si vous pensez qu’avec le temps nous oublierons les personnes que vous avez tuées, ou que nous oublierons notre rage, vous découvrirez de la manière la plus dure que nous nous souviendrons toujours. Vous cacher dans vos maisons blanches des quartiers pavillonnaires ne vous fera pas être en sécurité. Vous ne serez jamais en sécurité. À bientôt.
Si quelqu’un.e d’autre voudrait rendre visite à Andrew Hearst, il vit avec sa femme Amy dans une maison dans un quartier pavillonnaire de Vancouver, dans l’État de Washington. L’adresse est : 17909 SE 17th Way, Vancouver WA 98683. Ils possèdent deux véhicules, une Honda Odyssey et une Toyota Tacoma.
Repose en guerre, Quanice Hayes. Repose en guerre, Merle Hatch. Vous n’avez pas été oubliés.
Attacco incendiario contro un ripetitore di telefonia mobile in solidarietà con l’anarchico Alfredo Cospito in sciopero della fame (Trambileno, 5 novembre 2022)
Apprendiamo dai mass-media, in particolare dai media locali del Trentino, che nella notte del 5 novembre è stato incendiato un ripetitore di telefonia mobile situato nel comune di Trambileno, in provincia di Trento. Sulla struttura è stata lasciata la scritta “A fianco di Alfredo in sciopero della fame. No 41 bis”, in riferimento allo sciopero della fame ad oltranza intrapreso, a partire dal 20 ottobre, dall’anarchico Alfredo Cospito contro il regime detentivo di 41 bis in cui è stato trasferito il 5 maggio scorso e contro l’ergastolo ostativo. Successivamente anche altri due compagni imprigionati, Juan Sorroche e Ivan Alocco – rispettivamente a partire dal 25 nel carcere di Terni e dal 27 nel carcere di Villepinte, in Francia –, hanno a loro volta iniziato lo sciopero della fame in solidarietà con il compagno.
Attualmente, oltre alla scritta rinvenuta dalle forze repressive sulla struttura, non risulta essere stata diffusa alcuna rivendicazione o comunicazione riguardo l’attacco.
Nei momenti di lotta più appassionata, i canti anarchici crescono nel bosco come funghi e in questi giorni gira una canzone anonima sulla vita e la vicenda recente di Alfredo Cospito. La musica è un prestito di tante canzoni anarchiche, forse la musica più utilizzata in assoluto per i canti anarchici. Comparve per la prima volta nella canzone “Le ultime ore e la decapitazione di Sante Caserio”, poi di nuovo ne “La condanna a morte di Sacco e Vanzetti (il 23 agosto 1927)”, infine negli anni settanta nella “Ballata di Franco Serantini” di Pino Masi. Lo spirito non vuole essere drammatico, ma allegro, richiamando nella prima strofa “quella splendida mattinata di maggio” con cui Alfredo rivendicò la gambizzazione di Adinolfi nel processo di Genova.
Qui una versione “live” a Foligno:
Sarebbe un bel gesto se gli artisti decidessero di farla propria, realizzandone loro versioni!
Di seguito il testo:
Lunedì 7 maggio Genova era in fiore Nei quartieri dei ricchi Cantano le pistole
C’era Adinolfi accasciato là Il nucleare non passerà C’era Adinolfi chiamando mamma Il nucleare non passerà
Maggio del ’22 Dieci anni di prigione I boia dello Stato Non scordano l’azione
Ai tribunali lui non va giù Chiede Sparagna che non parli più Ai tribunali lui non va giù Chiede Sparagna che non parli più
Si agita il ministero Cospito fa paura Lo mandano in Sardegna Moderna sepoltura
E’ la vendetta della D.N.A.A. Che questa storia finisca qua E’ la vendetta della D.N.A.A. Che questa storia finisca qua
Cartabia è andata male La lotta non si ferma Per ogni prigioniero A fuoco una caserma
E la risposta ve la diamo noi Chi si fa male stavolta siete voi E la risposta ve la diamo noi Chi si fa male stavolta siete voi
Lunedì 7 maggio Genova era in fiore Nei quartieri dei ricchi Cantano le pistole
C’era Adinolfi accasciato là Il nucleare non passerà Con Adinolfi non finisce qua Il nucleare non passerà Con Adinolfi non finisce qua E l’anarchia trionferà
Bologna, 3 novembre: corteo e striscioni per Alfredo
Riceviamo e diffondiamo:
Bologna, 3 novembre – presidio sotto le 2 torri e corteo nelle vie del
centro.
Sotto lo striscione affisso dal comune di Bologna per Patrik Zaki sono
stati lasciati 2 striscioni in solidarietà ad Alfredo e a tuttx lx
prigionierx, a sfregio di una democrazia ipocrita che guarda oltremare
gridando alla tortura, quando essa stessa legittima la tortura nelle patrie
galere.
Con Alfredo, Juan e Ivan in sciopero della fame!
Chiudere il 41 bis!
Fuori tuttx dalle galere.