Vive l'Anarchie - Semaine 44, 2023

Sommaire

Golfs : les arroseurs arrosés ! RageH2O

Publié le 2023-10-30 07:25:06

Dans le contexte de sécheresse qui sévit cet automne dans le Rhone et ailleurs, nous, le collectif RageH2O, avons mis à l’arret le dispositif d’arrosage du golf de la Tour-de-Salvagny, dans la nuit du 25 au 26 octobre 2023. Cette action a permis de stopper le gaspillage et la contamination de l’eau pour le loisir des plus riches.



Répondant à l’appel du Peuple de l’eau, nous avons désarmé ce 26 octobre le système d’arrosage du Lyon Salvagny Golf Club pour arreter la pollution de l’eau et son accaparement. Nous avons cimenté les asperjeurs et décoré les greens.

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Une partie du département du Rhône est passé en stade de crise sécheresse le 9 octobre dernier et la Tour-de-Salvagny est en alerte renforcée. Alors que les particuliers et les agriculteur-ices se retrouvent de plus en plus restreints pour arroser leurs cultures, le golf de la Tour-de-Salvagny continue à arroser ses terrains en toute tranquillité. Il y a un mois, 40 000 personnes étaient encore privées d’eau potable en France [1]. Notre subsistance doit-elle passer après le loisir d’une minorité d’hommes blanc privilégiée [2] ?

Un golf de 27 trous comme celui-ci consomme en moyenne 75m³ d’eau d’après la Fédération française de golf [3]. Dans le monde, la consommation des golfs représente plus que ce que bois toute l’humanité [4]. Ce n’est pas son système numérique d’arrosage « intelligent » et connecté, qui permettra de metre fin à ce pillage. En plus de s’accaparer l’eau et la terre, les golfs nous contaminent : ils utilisent en moyenne 7 fois plus de pesticide que l’agriculture [5].

Nous revendiquons l’arrêt complet de l’arrosage des golfs et de leur usage de pesticides !
Nous appelons chacune et chacun à multiplier ces actions contre l’accaparement de l’eau !

L’eau est un bien commun et se raréfie, stoppons l’accaparement !


RageH2O
#100jourspourlessécher



Notes

[270% des licencié-es sont des cadres ou des professions liberales, 21% gagnet plus de 60 000 euros par an et 73% sont des hommes, d’après l’INSEE

[49,5 milliards de littres d’eau sont utilisé chaque jour pour arroser les pelouses de golf, soit l’équivalent de ce que boit l’ensemble de l’humanité, selon le think tank américain World Ressources Institute

[5Chaque année, 18kg de pesticides par hectar sont pulvérisés sur les greens, soit 7 fois plus qu’en agriculture, selon Worldwatch Institute

S'occuper de son sperme

Publié le 2023-10-30 07:30:04

Et si la contraception n’était plus uniquement prise en charge par les mêmes personnes ?
Et si la responsabilisation dans le partage des risques et des plaisirs liés aux sexualités était l’affaire de toutes et tous ?

C’est depuis ces questionnements que ce livre vous emmène à la découverte de la contraception thermique. Une technique simple et réversible où un anneau bien placé suffit à maintenir les testicules au chaud en vue de bloquer la production des spermatozoïdes et ainsi de maîtriser sa fertilité.
La lecture de ce guide regroupant protocole, témoignages et manuel de couture devrait apporter bien des réponses à vos questions sur le sujet et, pourquoi pas, vous aider à vous y mettre !

Jeudi 2 novembre à 18h : Apéro-infoKiosk

Publié le 2023-10-30 07:35:03

Ce jeudi, normalement, il pleut l’après-midi et des éclaircies viennent en soirée. En tout cas, à la bibli, y’a Apéro-infoKiosK ! Tu peux venir piocher allègrement sur les tables des tracts et brochures du moment, apporter (ou pas) tes boissons favorites et autres biscuits-maison, palabrer, prendre un fauteuil pour te poser, découvrir le fonds de livres,… Bref, à jeudi !

Athens, Greece: Murderous attack by Police – 28/10 – a companiera seriously injured in hospital

Publié le 2023-10-30 11:15:03

Athens: Murderous attack by Police – 28/10 – a companiera seriously injured in hospital

Calls : 29/10 Athens 20:30 at Syntagma square | 30/10 Athens [Propylaia] 19:00 | Patras city 18:30

OPKE cops (Group of Crime Prevention and Suppression)  seriously injured a companeira (16 years old) in the head, on the evening of Saturday 28/10 in N.Heraklion. The companiera is hospitalized with serious injuries.

The murderous attack by the cops took place during an anti-fascist patrol carried out by comrades in the neighbourhoods of N.Heraklion, during an anti-fascist concert held in the square of N. Heraklion, regarding the calls against the fascist celebration of the 10-year anniversary of November 1st (execution of two members of golden dawn neo-Nazis).

via: https://athens.indymedia.org/feature/10554/


CALL AGAINST PAN-EUROPE FASCISM – FIGHT AGAINST STATE, BOSSES AND FASCISTS – ATHENS- GREECE

ON NOVEMBER 1st 2023, WE CRUSH FASCISM! EVERYONE TO N. HERACLEIO!

Ten years after the armed attack against neo-Nazis in N. Heraklion, area in Athens the fascists are preparing a pan-European celebration in memory of the 2 dead neo-Nazis

From the militant anti-fascist march and the destruction of the fascist monument.

A video follows.

plaka.mp4

via: https://athens.indymedia.org/post/1627277/

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Neither fascism nor democracy – Down with States, long live anarchy!
Not in the streets or anywhere, we crush the fascists in every neighbourhood!

Act for freedom now!

Turin (Italie) : Déclarations d’Anna et d’Alfredo à l’audience du 19 juin de la Cour d’appel

Publié le 2023-10-31 14:20:06

La Nemesi / lundi 26 juin 2023

Déclarations d’Anna Beniamino et d’Alfredo Cospito à l’audience du 19 juin de la Cour d’assise d’appel de Turin, pour le calcul des peines du procès Scripta Manent

Déclaration d’Anna

Après des années de procès, des dizaines d’audiences, je ne cesse de continuer à réaffirmer ce que j’ai déclaré jusqu’ici, de soutenir quelques vérités simples et tautologiques, contre cette pratique de la mensonge qui est exercée systématiquement dans les salles de tribunal.

Les anarchistes sont anti-autoritaires. Les anarchistes ne commettent pas de massacres aveugles et encore moins ils ne les défendent.

Les massacres qui ont été perpétrés en ce pays ont été le fruit empoisonné du mélange des pouvoirs politique et économique, ce qu’il y a de plus lointain de la pensée et des pratiques anti-autoritaires.

Nous nous trouvons ici dans un procès politique, où ce qui compte n’est pas la réalité des faits, mais la force des suggestions : plus l’accusation est énorme et axiomatique, plus la défense est rendue vaine.

On continue à délirer de massacres, mais le vrai massacre est celui de la réalité des faits. Vous avez inventé des « chefs » anarchistes, des « associations » qui fonctionnent par à-coups ou structurées comme des boites chinoises, où l’on ne comprend même plus lesquels sont les conteneurs et lesquels les contenus, des expertises graphiques « probabilistes » pour attribuer des faits, la dernière trouvaille a été la collusion entre anarchistes et mafieux.

Les techniques d’argumentation utilisées pour attribuer des infractions et pour créer des profiles biographiques ad hoc rendent ce scénario digne d’Orwell, quelque chose de délicieusement vintage.

Les inquisiteurs mentent tout en sachant de mentir et en utilisant comme bouclier le fait que les anarchistes sont réfractaires à utiliser le marché de la justice. En exploitant le fait que l’éthique anarchiste n’est pas en vente au plus offrant.

La machine infernale de la DNA (Direzione Nazionale Antimafia – Direction nationale anti-mafia), devenue DNAA (Direzione Nazionale Antimafia e Antiterrorismo – Direction nationale anti-mafia et anti-terrorisme), a besoin de collectionner des scalps, pour produire du consensus et pour renforcer l’échafaudage de la répression préventive : il faut des ennemis internes, peu importe s’ils sont construits de toutes pièces avec des mensonges historiques, politiques, factuelles et processuelles, sans eux la machine reste sans carburant et les régimes spéciaux ne sont plus pourvus en viande et en esprits.

Aujourd’hui, sur le plat ne sont restés que nos têtes, mais il ne faut pas oublier que, pendant des années, des dizaines de compagnonnes et de compagnons ont été poursuivis et incarcérés dans cette procédure et dans d’autres, parallèles, qui s’auto-alimentent. Comme cela a été le cas pour les procédures qui ont mené au 41-bis pour Alfredo Cospito : les montages des opérations Bialystok et Sibilla s’effondrent, il n’y pas de chefs ni d’instigateurs… mais le 41-bis reste.

Je vois une tragique ironie dans tout cela : les différents inquisiteurs se mêlent les pinceaux, car ils ne connaissent même pas la substance de l’accusation, ils remplissent leurs papiers de mensonges évidentes et de contradictions, il leur suffit d’atteindre leur but. Rien de bizarre : c’est l’éthique malade de cette époque, où l’on sanctifie le profit assassin et l’on criminalise la pauvreté.

Rome, 19 juin 2023
Anna Beniamino

 

Déclaration d’Alfredo

Ma déclaration est strictement liée à ce procès, car elle porte sur le traitement punitif que vous m’avez infligé. Un traitement punitif inconstitutionnel et qui contredit vos lois elles-mêmes. Un traitement punitif, le 41-bis, qui bouleverse même le sens de mon incarcération, en m’imposant une censure insensée, qui limite mon droit à la défense.

Il est évident pour tout le monde que mon affaire a été utilisée comme une sorte de matraque par une coterie politique, « le gouvernement », contre une autre coterie politique, l’ainsi-dite « opposition ». Mon transfert d’une section à une autre de la prison, à la dernière minute, en prévision de l’arrivée des parlementaires du PD [le 12 janvier 2023, quatre députés et sénateurs du Partito Democratico (de centre-gauche) ont rendu visite à Alfredo, en grève de la faim, dans la prison de Bancali ; NdAtt.], en est un exemple flagrant. Qui démontre que l’Administration pénitentiaire et le 41-bis ont été instrumentalisés pour des finalité politiques.

Ces faits sont étroitement liés à ce procès, parce qu’ils sont le produit d’anciennes dynamiques politiques, qui ont porté à notre mise en accusation et à notre condamnation à une peine démesurée, pour massacre politique. Me faire taire maintenant, dans le seul moment où je peux me défendre, signifierait cautionner cette dérive dangereuse et totalitaire. Avant de parler de Fossano et du prétendu « massacre » (même s’il y a peu de choses à dire, il suffirait de regarder les images des dégâts de la terrible explosion), je devrai mentionner, pendant quelques minutes, trois décès, deux dont je suis en quelque sorte responsable, le troisième, celui de Cosimo, qui a eu lieu au centre hospitalier de la prison d’Opera, section 41-bis.

Ce sont tous des décès liés à mon affaire, car liés à l’impunité du régime de détention où, depuis un an, je me trouve à lutter et à survivre pour ne pas succomber. Je ne peux pas me taire, je le dois aux condamnés à mort qui sont enfermés dans ce centre hospitalier, je le dois à ceux qui ont été laissés mourir, à qui, en ce moment, dans la prison de Sassari, est en train de se laisser mourir pour faire entendre sa voix. Je le dois à Domenico Porcelli, en grève de la faim depuis quatre mois. À ses cotés il y a ses enfants et Maria Pintus, son avocate. Ceux qui le soutiennent sont les quelques révolutionnaires anarchistes, communistes et indépendantistes sardes qui, au prix de la prison et de la répression, luttent contre le 41-bis. Pour l’État, Domenico est un mafieux, donc un morceau de viande, indéfendable, pour lui la Constitution ne vaut pas. Pour lui, il n’y a pas d’écœurant défilé de politiciens, aucune attention de la part des médias. J’en suis sûr, Domenico ne fera la Une des journaux même pas en mourant. Comme, d’ailleurs, a déjà été le cas pour deux pauvres gars, morts l’un après l’autre, en grève de la faim, dans la prison d’Augusta. Et dont je me sens responsable, parce que, influencés par le battage médiatique qui a accompagné ma grève, ils ont essayé, en glissant rapidement vers la mort. Leurs décès n’ont pas fait sensation, ils ont été entourés par un silence complice et obscène. L’un d’entre eux était citoyen russe et demandait simplement d’être rapatrié. Imaginez ce qui se serait passé si c’était un citoyen italien qui était mort de faim dans une prison russe… les associations humanitaires et les médias auraient déchaîné l’enfer. Au contraire, sa mort est passée inaperçue, l’indifférence a été totale, en révélant la façade hypocrite, raciste, impérialiste de l’Occident. La façade hypocrite de l’État éthique lui-même, qui, pour garder cachées ses anciennes complicités [avec la mafia ; NdAtt.], maintient debout la foire des horreur du 41-bis. Un secret de Polichinelle qui tient bon depuis 30 ans, que personne n’a le courage d’affronter, celui qui y touche se brûle… et qui finira, selon la volonté de ceux qui l’ont crée, seulement quand le dernier témoin de cet accord entre l’État et la mafia sera mort et enterré à l’intérieur de ces murs.

Parfois le doute me vient que le système lui-même veuille être raconté, sinon pourquoi me transférer à Opera, dans celle que Nordio a eu le courage de définir une structure hospitalière d’excellence ? Un foutoir chaotique et mortel, où des vieux et des mourants sont parqués dans la solitude, dans l’attente de la mort. Dans cette sous-espèce d’asile, il pleut dans les couloirs, l’été on crève de chaleur, car la climatisation ne marche pas, l’hiver on meurt de froid. Par les fenêtres qui s’ouvrent seulement par le haut, des cafards, des fourmis, des moustiques font fureur et tourmentent des personnes alitées, paralysées, des vieux, des mourants, des aveugles.

Entre juin et octobre 2022, dans une clinique qui peut « héberger » 12 personnes, six n’ont pas tenu le coup, n’ont pas survécu. Si on a de la chance, quelques heures ou quelques jours avant la mort, on est transféré à l’hôpital, où le traitement est plus humain, mais on meurt toujours parmi des inconnus, sans l’amour de ses proches. Ceux qui se chargent de tout sont les jeunes qui sont chargé.es de nettoyer et qui se débrouillent entre couches et médicaments, et les infirmier.es qui essayent de faire de leur mieux, mais sont peu nombreux.ses. La docteure responsable décharge la responsabilité sur les infirmiers, étant souvent en arrêt maladie, ce qui est assez gênant. Naturellement, puisqu’on parle de détenus en situation de santé précaires, où il suffit d’être négligé un peu plus pour glisser vers la mort, les remontrances des malades ne sont pas nombreuses. Quelque détenu intrépide a protesté et les tribunaux lui ont donné raison, mais vu qu’on parle du 41-bis, d’un monde à part et d’hommes oubliés, rien n’a changé.

Personne ne devrait mourir isolé dans une cellule, sous l’œil froid d’une caméra qui le filme, dans la pièce, 24 heures sur 24. Comme cela est arrivé en juin 2022 à Cosimo Di Lauro. Ce détenu est mort d’inanition, il n’était pas en grève de la faim, simplement il avait arrêté de boire et de manger, selon les témoignages que j’ai écouté, et non seulement parmi les détenus, « il n’avait pas toute sa tête ». Un matin, le surveillant le trouve mort, surveillé dans la chambre-cellule par une camera, son agonie a été filmée, sans que personne n’intervienne. Di Lauro n’est jamais arrivé à l’hôpital, contrairement à moi, transporté à l’hôpital au moindre début de malaise, même si pas en danger immédiat de mort. Cosimo, un simple « mafieux », qui plus est incapable de raisonner et de faire valoir ses droits, a été laissé mourir. Une enquête a été ouverte, des témoignages ont été écoutés, aussi celui d’un courageux détenu, mais tout a été étouffé, du moins jusqu’à aujourd’hui…

J’ai vu tellement de choses, en cette année de 41-bis. Ce ne sont pas seulement les cas de décès qui sont étouffés, mais il peut arriver que le 41-bis soit utilisé pour d’autres raisons. Et que cet usage « inapproprié » soit étouffé. Ce qui a été étouffé aussi a été l’évidente utilisation de l’Administration pénitentiaire de la part du gouvernement, pour s’attaquer à la prétendue « opposition ». Je suis en train de parler du défilé des parlementaires du PD à la prison de Sassari et de l’utilisation intéressée, de la part du gouvernement, des notes informatives de l’AP à mon sujet, pour s’en prendre au PD. Pour se comprendre, le stupide spectacle de Fratelli d’Italia à l’Assemblée nationale. Il faut remarquer mon transfert, à peine quelques jours avant l’arrivée des parlementaires (chose dont, j’en suis sûr, le gouvernement, était à connaissance), d’une section « tranquille », où je passais mes journées dans la solitude, à une section où, dans l’optique maladive de l’AP, il y avait les « gros bonnets » de la prison de Sassari, les prétendus boss mafieux. Qui, soit dit en passant, ont fait tout le possible pour me convaincre à arrêter ma grève et qui, ensuite, ont été cloués au pilori par les médias, par ma faute. Personne m’enlèvera de la tête que l’AP ait été « inspirée » par le gouvernement. Juste après la visite des députés, la section a été éparpillée et j’ai été transféré à Opera.

Combien de pièges naïfs on m’a tendu, qui par la suite, sans exception, se sont tournés contre le système lui-même. La saisie de notes sur le dossier pénal, décrites comme des messages à destination de l’extérieur, l’accusation ridicule d’une alliance entre la mafia et les anarchistes, l’accusation surréaliste d’avoir fait semblant de faire la grève de la faim.

En cette année, j’ai acquis la conviction que le 41-bis n’a pas réellement l’objectif de briser le phénomène des organisations criminelles. Mais plutôt de faire taire une génération de mafieux que, il y a 30 ans, l’État a utilisé et ensuite trahi. Cela en les enfermant ici, jusqu’à la mort qui leur fermera la bouche pour toujours, de peur que, s’ils sortent, les secrets obscurs de la République puissent être dévoilés. C’est, comme je le disais, le secret de Polchinelle qui se trouve derrière le caractère intouchable de ce régime pénitentiaire.

Le 41-bis sera aboli quand le dernier témoin gênant de cette époque-là sera mort. Cela, naturellement, si ce régime ne sera pas élargi au reste de l’ainsi-dit « système-justice », car la barbarie a la tendance à s’étendre et elle peut déraper. Entre la mafia et l’État italien il y a des nombreuses similitudes : la volonté d’hégémonie, le monopole de la violence, la hiérarchie, l’autoritarisme. Mais quand je me suis trouvé ici, je me suis rendu compte que, en plus de ces caractéristiques communes indiscutables, il y aussi une sorte de « pêché originel » qui a besoin d’un système liberticide comme le 41-bis pour garder ensemble les morceaux, sinon le système s’effriterait. C’est justement ça l’intouchabilité du 41-bis : il est devenu le centre névralgique de tout le système démocratique totalitaire, le vrai visage de la république italienne.

Pour le reste, quoi dire… rien n’a changé, les photos de mes parents, saisies il y a un an, ici à Sassari, et qui m’avaient été restituées à Opera, avec le tampon de la censure, ont été à nouveau retenues lors de mon retour à Sassari. Pas de musique : ma demande d’acheter un lecteur de CD a été rejetée par la direction de la prison. Apparemment, les livres et les CD continuent à être considérés par l’AP comme quelque chose de subversif et au fond ils n’ont pas complètement tort.

Depuis que je suis au 41-bis je n’ai pas touché un fil d’herbe, un arbre, une fleur, seulement du béton, des barreaux et la télé. Au cours des derniers mois, avec beaucoup d’efforts j’ai pu acheter un seul livre, et seulement parce que les médias parlaient de moi. Les parloirs, une seule fois par mois, avec la vois métallique de l’interphone. Mes sœurs et mon frère, qui sont les seuls qui ont le droit de venir me faire visite, se font mettre des pansements sur les tatouages et les boucles d’oreilles, avant les parloirs, parce que, par le biais des dessins tatoués, ils pourraient me communiquer des messages codés.

Cependant, ces remontrances deviennent ridicules, après ce que j’ai vu au centre hospitalier d’Opera. J’ai vu de me propres yeux que l’État qui se prétend éthique applique la loi du talion contre des vieux et des malades, des personnes sans défense et aliénées.

Ma requête naïve de livres, de musique, de périodiques anarchistes, scientifiques, d’histoire et d’un terrain où courir et de quelques arbres devient dérisoire, presque écœurante. Je m’en rend compte.

Abolir le 41-bis.

Merci, compagnons et compagnonnes.
Toujours pour l’anarchie.

Alfredo Cospito
[en visioconférence de la prison de Bancali, Sassari, 19 juin 2023]

Athènes (Grèce) : Agression meurtrière de la part de la police – une compagnonne grièvement blessée

Publié le 2023-10-31 14:25:04

extrait d’Act for Freedom Now! / lundi 30 octobre 2023

Agression meurtrier de la part de la police, le 28 octobre : une compagnonne grièvement blessée et hospitalisée

Les flics de l’OPKE (Groupe de prévention et répression du crime) ont grièvement blessé à la tête une compagnonne (de 16 ans), le soir de samedi 28 octobre, à Héraklion [dans la banlieue nord d’Athènes ; NdAtt.]. La compagnonne est à l’hôpital, grièvement blessée.

L’agression meurtrière des flics a eu lieu pendant une ronde antifasciste menée par des compas dans le quartier de Néo Héraklion, à l’occasion d’un concert antifasciste qui avait lieu dans le cadre des appels à s’opposer à la commémoration, de la part des fascistes, du dixième anniversaire du 1er novembre (l’exécution de deux néonazis membres d’Aube Dorée*).

 

* Note d’Attaque : le 1er novembre 2013, deux personnes sont arrivées à moto devant le local du parti d’extrême droite Aube Dorée, à Néo Héraklion, et ont tiré sur les néonazis qui se trouvaient devant la porte. Deux sont morts et un troisième a été grièvement blessé. Deux semaines plus tard, l’attaque a été revendiquée par le groupe « Forces révolutionnaires du peuple militant », comme forme de représailles pour le meurtre de Pavlos Fyssas, poignardé le 18 septembre précédent par un membre d’Aube Dorée.

[Briançon] Une traque meurtrière raciste de la police cette nuit, rassemblement ce soir

Publié le 2023-10-31 14:30:06

Munich (Allemagne) : feu à la grue ferroviaire !

Publié le 2023-10-31 14:35:07

Samedi 28 octobre vers 2h40, les pompiers ont été appelés pour un incendie du côté des voies de chemin-de-fer situées à Unterföhring, dans la banlieue nord-est de Munich. Si des sabotages se produisent régulièrement en Allemagne comme ailleurs contre des infrastructures de flux en tout genre, cette fois les soldats du feu bavarois ont eu droit à une belle surprise. C’est en effet pas moins qu’une énorme grue ferroviaire de plusieurs tonnes qui était en flammes, utilisée pour les travaux en cours sur les voies entre Johanneskirchen et l’aéroport international de Munich.

Les pompiers ont mis près d’une heure à éteindre l’incendie, et 2 000 litres d’huile ont dû être pompés du réservoir car la conduite hydraulique de l’engin était endommagée. Si les très lourds dégâts contre le colosse ne sont pas chiffrés, on a appris deux jours plus tard que la cause était selon la police non seulement volontaire, mais qu’elle s’orientait en sus vers la piste « d’un incendie criminel à motivation politique ». A cet effet, les enquêteurs tentent de faire le lien avec la série d’incendies similaires qui se sont produits en Haute-Bavière ces derniers mois.

En juillet, des inconnus avaient incendié des câbles à fibre optique sur le Föhringer Ring à Munich, conduisant un pont enjambant le fleuve Isar à rester fermé au trafic de poids lourds pendant des jours. Début octobre, des inconnus ont également déclenché plusieurs incendies sur le site de la future centrale géothermique de Polling ainsi que sur la ligne ferroviaire voisine Tüßling – Mühldorf, avec des dégâts estimés à 2,5 millions d’euros. Et il y a une semaine à peine, des inconnus ont également  incendié trois sections du nouveau pipeline en construction de la centrale géothermique de Grünwald, au sud de Munich.

[Synthèse des journaux régionaux bavarois (BR24 & Merkur), 28-30 octobre 2023]

Munich (Allemagne) : sabotage du chantier d’énergie géothermique

Publié le 2023-10-31 14:40:07

Lundi 23 octobre au soir, un nouveau chantier d’infrastructure énergétique a été pris pour cible dans la région de Munich. N’en déplaise aux tenants du capitalisme vert, après le triple sabotage incendiaire survenu la nuit du 2 octobre contre une centrale géothermique en construction à Polling (une cinquantaine de kilomètres à l’est de Munich), ce sont donc cette fois les gros conduits du doublement d’une autre ligne de géothermie qui ont été attaqués au sud de la capitale bavaroise.

La première alerte s’est produite vers 20h30 à Egling, une commune de la banlieue-sud de Munich, lorsqu’une pelleteuse a été engloutie par les flammes, en détruisant d’autres équipements du chantier. Puis, vers 23h30, les fins limiers de la police du coin ont découvert un peu plus loin, à Grünwald, des dégâts d’une toute autre ampleur. Depuis quelques temps, Erdwärme Grünwald construit en effet une nouvelle ligne de pipelines longue de 4,7 kilomètres, qui emprunte des routes forestières et des sentiers à travers la forêt de Perlacher, jusqu’à l’énorme complexe de studios de cinéma de la Bavaria Film. Si l’histoire retient que le célèbre long-métrage La grande évasion y a par exemple été tourné (dégradant fortement la forêt et poussant la production à acheter… 2 000 graines d’arbres pour la repeupler !), cette nuit là a plutôt été synonyme de grand désespoir pour Andreas Lederle, directeur général de l’entreprise de géothermie.

Trois incendies ont ainsi été boutés dans les tranchées du nouveau pipeline en construction, chacun à environ 400 mètres l’un de l’autre, causant des dégâts estimés à 500 000 euros sur les trois sections endommagées. « L’attaque fait reculer le chantier de plusieurs mois », s’est étranglé dès le lendemain le dirigeant dans la presse locale, notamment parce que des vannes d’arrêt ont été détruites, et que le délai de livraison de cet équipement spécifique est particulièrement long. Un patron qui a d’ailleurs les idées larges, puisqu’en l’absence de revendication, il ne soupçonne pas « les opposants à la géothermie » d’être à l’origine de cette attaque, mais pointe volontiers du doigt « les perturbateurs par principe du système de notre société ». Une petite musique partagée par celui dont la seule félicité consiste à servir la domination, à savoir le maire de Grünwald, selon lequel « ces criminels ne s’intéressent qu’à la destruction pour le plaisir de la destruction. »

Quant à la police,  c’est à la Sûreté de l’État de la section criminelle de Munich que l’enquête a été confiée.

[Synthèse des journaux régionaux allemands (Süddeutsche Zeitung & Merkur), 24 octobre 2023]

Parution : Entre océans, forêts et volcans (bis)

Publié le 2023-10-31 14:45:05
Cliquer sur l’image pour ouvrir le PDF

[Note : fin mars 2022, nous avions déjà publié l’annonce de la sortie de ce petit recueil accompagnée de son introduction, reçue par mail. A présent que le PDF vient d’être mis en ligne, nous la remettons donc à jour avec le lien cliquable ci-contre.]


Entre océans, forêts et volcans. La lutte radicale mapuche
Printemps 2022 // 56 p. reliées Prix libre // éditions La Souterraine

Sommaire * En guise d’introduction * Entre océans, forêts et volcans. (Un aperçu de la lutte radicale mapuche) * C’est dans le feu du weichan que nous te commémorons, weichafé Toño ! (Coordinadora Arauco-Malleco (CAM)) * Communiqué commun après la mort de Pablo Marchant (Weichan Auku  Mapu (WAM) & Resistencia Mapuche Lafkenche (RML)) * Sur la participation à la convention constituante (Comunidades mapuche en resistencia de Malleco) * Sabotage contre l’industrie gravière (Groupe autonome révolutionnaire du Maule) * L’État chilien déclare l’état de siège (Octobre 2021) * Communiqué de Liberacion Nacional Mapuche (Novembre 2021) * Communiqué de Weichan Auku Mapu (Novembre 2021) * Attaque incendiaire contre un camion forestier à Penco (Décembre 2021) * Communiqué de la Resistencia Mapuche Lafkenche (Décembre 2021) * Communiqué de la Coordinadora Arauco-Malleco (Décembre 2021) * Chronologie d’actions et de sabotages (2021-2022)

En guise d’introduction

Dans les territoires habités par les communautés mapuche, dont les terres furent accaparées par des investisseurs capitalistes, défigurées par les exploitants forestiers, ravagées par les entreprises énergétiques, polluées par les industriels et colonisées par des suppôts de l’État chilien ; les dernières décennies ont été marquées par une lutte incessante. S’il existe une riche hétérogénéité et diversité parmi les organisations de lutte mapuche et les communautés mapuche en résistance, la lutte dans le Wallmapu se déroule principalement autour de deux axes. D’un côté l’occupation de terres investies par des entreprises capitalistes ou par l’État, afin de les arracher à leur contrôle et de les restituer aux communautés mapuche ; et de l’autre, une pratique constante et diffuse de sabotage, d’action directe et de lutte armée, visant tout ce qui matérialise la domination étatique et capitaliste sur les territoires du Wallmapu qui s’étendent des côtes du Pacifique (au Chili) à celles de l’Atlantique (en Argentine).

Si cette publication n’a ni la prétention, ni l’ambition d’expliquer en détail la cosmovision mapuche, leurs coutumes ancestrales, leur spiritualité, les rapports au sein de leurs communautés, elle vise plus modestement à donner un aperçu de l’ampleur de la lutte qui s’y déroule, principalement à travers les communiqués et des déclarations faites par les organisations de lutte ou les communautés mapuche en résistance. Une chronologie qui ne prétend pas non plus à l’exhaustivité accompagne cet recueil de textes – que nous publions non pas parce que nous y adhérons sans critique, mais parce qu’ils permettent de se faire une idée du panorama et des différentes expressions de la lutte radicale mapuche.

Soulignons donc d’emblée deux grandes lacunes dans cette publication. En premier lieu l’absence d’un approfondissement plus analytique de ce qui là-bas est rassemblé dans le concept de « reconstruction nationale mapuche », à savoir, la reconstruction de leurs communautés, la récupération de leurs savoirs et coutumes ancestraux, la tentative de recentrer leurs rapports sur les valeurs, l’éthique et la spiritualité propres à leur cosmovision. Et en deuxième lieu, le fait que ces textes, comme la chronologie des actions et sabotages, ne permettent peut-être pas de saisir les nombreuses expressions de la conflictualité qui agite le Wallmapu. Ainsi, les actions de blocage, manifestations, affrontements avec la police, les combats lors des expulsions, mais aussi les pratiques plus durables visant par exemple l’autonomie alimentaire par une approche non-productiviste et non-capitaliste de l’agriculture, ou l’abandon du consumérisme de masse en faveur de petites productions artisanales, ou encore les activités culturelles approfondissant la cosmovision mapuche et les rapports sociaux qui en découlent,… constituent une vaste et importante trame de cette lutte virulente, et ne sont possiblement pas assez mis en relief dans ce recueil qui ne couvre qu’un an de lutte (de 2021 à 2022) et qui se focalise surtout sur la lutte d’un seul côté des Andes, celui sous domination de l’État chilien.

A l’heure où ces lignes sont écrites, le Wallmapu se trouve toujours sous état d’urgence. En plus d’importantes forces policières, des troupes militaires sont également déployées afin de mater, ou au moins de freiner, la lutte radicale mapuche en pleine expansion ces dernières années, notamment depuis la vaste révolte sociale qui a secoué le Chili à partir d’octobre 2019. Elle va maintenant devoir faire face à un nouveau président, de gauche cette fois-ci, investi en mars 2022, et dont la mission ne pourra qu’être de désamorcer ces processus insurrectionnels avec une politique de pacification et d’intégration. Ce nouveau président est épaulé par une convention constitutionnelle, instaurée après la révolte de 2019 – 2020 pour réécrire la constitution, laquelle semble indispensable pour essayer de reconstruire un consensus social autour de l’État chilien, secoué par cette formidable révolte dans ses centres urbains et par la lutte acharnée dans les territoires mapuche.

La lutte radicale mapuche nous inspire pour sa continuité, pour son rejet catégorique de toute tutelle étatique, pour son combat acharné contre l’exploitation et la spoliation capitaliste, pour son choix de l’action directe contre l’extractivisme et la dévastation de la terre et du vivant. A l’heure où dans le monde entier, les conséquences de l’avancée folle de la machine industrielle et technologique se ressentent chaque jour un peu plus, où les changements climatiques provoqués par l’industrialisation pourraient bien inaugurer des scénarios inouïs, risquant de reconfigurer drastiquement les assises de la domination, cette lutte dans un coin « perdu » du monde où des habitants et habitantes porteurs de façons de vivre antagonistes avec le capitalisme et l’étatisme se battent pour conserver ou retrouver chaque mètre accaparé et exploité par des entreprises et l’État, pourrait avoir une signification qui dépasse le territoire du Wallmapu. C’est un conflit où la critique anti-industrielle et le refus du développement capitaliste réussit à faire vivre un monde différent, un monde de communautés autonomes qui tentent de vivre dans et avec la nature, et non sur son dos. Certes, ces communautés ne sont pas exemptes de structures hiérarchiques, ni de créer des oppressions en leur sein, et leurs organisations de lutte sont traversées elles aussi par des hiérarchies, des divisions basées sur le genre, des tendances à l’hégémonie ou une méfiance envers d’autres expressions plus libertaires de lutte radicale contre l’État et l’industrialisme. Mais elles n’ont en tout cas pas le culte de la domination étatique, de l’exploitation de la faune et de la flore, d’une folle course en avant vers un monde toujours plus artificiel et vers une vie toujours plus assistée.

En ces temps de militarisation du Wallmapu sous état d’urgence et marqué par l’acharnement irréductible de la part de celles et ceux qui y affrontent les forces de la domination étatique et capitaliste, le tissage de liens de solidarité entre ici et là-bas, entre le combat auquel les weichafé, les combattants et combattantes mapuche, répondent présent et les modestes batailles ici que les anarchistes et d’autres rebelles cherchent à mener contre le cauchemar industriel et le monstre étatique, ne peut être vain. Une solidarité qui ne cherche pas à effacer les différences, qui n’exige de personne de mettre entre parenthèse sa particularité, son exigence, son éthique, mais qui cherche une complicité dans l’action, dans l’attaque directe et sans médiation contre ce qui dévaste la terre et étouffe la liberté.

Premier jour du printemps 2022

LA FRONTIERE TUE, L'ETAT COMPLICE

Publié le 2023-10-31 14:50:08

Dans la nuit du 27 au 28 octobre 2023, la police a traqué un groupe de quatre personnes parti de Clavière vers 4h du matin.
Après une course poursuite, deux d’entre eux ont été arrêtés, tandis que les deux autres se sont retrouvés seuls et perdus dans la montagne sans téléphone, et donc sans gps, traqués par la police. Après s’être cachés et avoir marché pendant deux jours, ils ont fini par retrouver – vers 1h du matin le 29 octobre 2023 - un chemin longeant une falaise. Yusef a chuté de plusieurs dizaines de mètres sous les yeux de son ami. Son corps a été retrouvé près du pont d’Asfeld, à l’entrée de la vieille ville de Briançon. Son ami est resté toute la nuit en haut de la falaise, jusqu’à l’intervention des secours vers 11h du matin le même jour.



C’est la deuxième personne tuée par la police ce mois-ci , celle ci faisant de la rétention d’informations, nous ne connaissons toujours pas l’identité de la victime retrouvée dans la rivière de la Cerveyrette, vers Cervières le 14 octobre 2023. Une personne en exil est également décédée en août d’une hypothermie, c’est une situation qui n’était jamais arrivée au préalable en cette saison.

Depuis mai juin, Darmanin multiplie des annonces sur le renforcement du dispositif policier à la frontière franco-italienne, à Vintimille, et ici à Montgenèvre. L’objectif annoncé serait de doubler les effectifs policiers, douaniers, gendarmes et militaires de sentinelles. Le maire de Briançon, Arnaud Murgiat se fait le relais de cette volonté politique de rendre « étanche » et infranchissable la frontière avec l’Italie.
Nous avons effectivement constaté une augmentation de la présence policière en ville comme en montagne.
Durant 2 semaines en septembre, une vague de répression a eu lieu à Briançon même. Les arrestations et les OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) se sont enchaînées, sans respect des droits lors des vérifications d’identités et garde-à-vue : impossibilité de voir un médecin, refus d’accès à un avocat ou à un traducteur...
Au delà du nombre, la répression est de plus en plus violente dans la montagne, les policiers commettent des actions illégales en toute impunité : guet-apens, courses poursuites, menaces, propos racistes, vols... Tout ça avec des moyens technologiques onéreux (drones, véhicules 4x4, jumelles thermiques, etc). Le coût annuel du déploiement des forces mobiles à la frontière franco-italienne avoisinerait les 188 millions d’euros.

La répression pousse les personnes à se mettre dans des situations de plus en plus dangereuses pour tenter d’échapper à la police. Elles empruntent des chemins plus hauts, plus escarpés et bientôt enneigés, dépassant souvent les 2500 mètres d’altitude. Les personnes se perdent, jusqu’à passer plusieurs nuits en montagne. Les chutes sont donc plus fréquentes, le nombre de personnes arrivant blessées et en hypothermie à Briançon augmente. L’hiver arrivant, notre inquiétude est grandissante.

Nous dénonçons ces pratiques policières meurtrières émanant d’une politique raciste et dite sécuritaire.

En solidarité aux familles et ami.es des victimes et à toutes les personnes subissant les violences des frontières.

[France - Italie] LA FRONTIERE TUE, L'ETAT COMPLICE

Publié le 2023-11-01 09:20:10

Dans la nuit du 27 au 28 octobre 2023, la police a traqué un groupe de quatre personnes parti de Clavière vers 4h du matin.
Après une course poursuite, deux d’entre eux ont été arrêtés, tandis que les deux autres se sont retrouvés seuls et perdus dans la montagne sans téléphone, et donc sans gps, traqués par la police.



Après s’être cachés et avoir marché pendant deux jours, ils ont fini par retrouver – vers 1h du matin le 29 octobre 2023 - un chemin longeant une falaise. Yusef a chuté de plusieurs dizaines de mètres sous les yeux de son ami. Son corps a été retrouvé près du pont d’Asfeld, à l’entrée de la vieille ville de Briançon. Son ami est resté toute la nuit en haut de la falaise, jusqu’à l’intervention des secours vers 11h du matin le même jour.

C’est la deuxième personne tuée par la police ce mois-ci , celle ci faisant de la rétention d’informations, nous ne connaissons toujours pas l’identité de la victime retrouvée dans la rivière de la Cerveyrette, vers Cervières le 14 octobre 2023. Une personne en exil est également décédée en août d’une hypothermie, c’est une situation qui n’était jamais arrivée au préalable en cette saison.

Depuis mai juin, Darmanin multiplie des annonces sur le renforcement du dispositif policier à la frontière franco-italienne, à Vintimille, et ici à Montgenèvre. L’objectif annoncé serait de doubler les effectifs policiers, douaniers, gendarmes et militaires de sentinelles. Le maire de Briançon, Arnaud Murgiat se fait le relais de cette volonté politique de rendre « étanche » et infranchissable la frontière avec l’Italie.
Nous avons effectivement constaté une augmentation de la présence policière en ville comme en montagne.
Durant 2 semaines en septembre, une vague de répression a eu lieu à Briançon même. Les arrestations et les OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) se sont enchaînées, sans respect des droits lors des vérifications d’identités et garde-à-vue : impossibilité de voir un médecin, refus d’accès à un avocat ou à un traducteur...
Au delà du nombre, la répression est de plus en plus violente dans la montagne, les policiers commettent des actions illégales en toute impunité : guet-apens, courses poursuites, menaces, propos racistes, vols... Tout ça avec des moyens technologiques onéreux (drones, véhicules 4x4, jumelles thermiques, etc). Le coût annuel du déploiement des forces mobiles à la frontière franco-italienne avoisinerait les 188 millions d’euros.

La répression pousse les personnes à se mettre dans des situations de plus en plus dangereuses pour tenter d’échapper à la police. Elles empruntent des chemins plus hauts, plus escarpés et bientôt enneigés, dépassant souvent les 2500 mètres d’altitude. Les personnes se perdent, jusqu’à passer plusieurs nuits en montagne. Les chutes sont donc plus fréquentes, le nombre de personnes arrivant blessées et en hypothermie à Briançon augmente. L’hiver arrivant, notre inquiétude est grandissante.

Nous dénonçons ces pratiques policières meurtrières émanant d’une politique raciste et dite sécuritaire.

En solidarité aux familles et ami.es des victimes et à toutes les personnes subissant les violences des frontières.



Euforie expulsée : on prépare la suite vendredi 3

Publié le 2023-11-01 09:25:03

On commençait sérieusement à y croire... Mais non : à moins de 48h de la trêve hivernale, le squat d’activité Euforie s’est fait expulser par les [insérez ici l’insulte de votre choix] de l’État.



Donc oui on a le seum, mais on a bien l’intention de faire déborder notre rage de partout ! On se donne rendez-vous vendredi 3 novembre à 18h30 au Motor pour préparer la suite, et on espère y être nombreux.ses.

Prenons soin de nous et que crèvent les huissier.es, les flics et les proprios !

San Francisco (USA) : La Section locale 1312 du Syndicat des casseur.euses de vitres, des voleur.euses et des vandales recrute dans tous les Walgreens

Publié le 2023-11-01 09:30:05

Indybay / samedi 29 octobre 2023

Action directe contre le magasin Walgreens du quartier d’affaires, revendiquée par la Section locale 1312 du Syndicat des casseur.euses de vitres, des voleur.euses et des vandales. Les images montrent l’avancement du déménagement de Walgreens hors du centre financier. Venez vous joindre aux festivités, nous recrutons !

La Section locale 1312 du Syndicat des casseur.euses de vitres, des voleur.euses et des vandales est solidaire de la campagne* contre Walgreens, qui a lieu dans toute la ville, et revendique l’activation de l’énergie potentielle stockée dans les vitres de ce Walgreens.

Nous recrutons en ce moment pour tous les postes, chez tous les Walgreens de la ville !

VENGEANCE POUR BANKO BROWN !

Note d’Attaque : voir aussi ces autres attaques (épisodes 2 et 3)

Chili : Agitation anarchiste, à quatre ans de la révolte

Publié le 2023-11-01 09:35:05

Puente Alto : Agitation à quatre ans de la révolte

Informativo Anarquista / samedi 21 octobre 2023

À quatre ans de la Révolte qui a submergé le pays avec un désir de changement, nous avons été témoins de la façon dont le pouvoir a su se restructurer et percer à nouveau, en introduisant une fois de plus la fausse dichotomie facho/progressiste, comme si celles-ci étaient les seules alternatives politiques, niant notre propre capacité à nous organiser.

Depuis la province, nous nous sommes toujours aperçu.es que l’ainsi-dit « pacte pour la paix » et l’élaboration d’une nouvelle constitution ne faisaient que garantir la continuité du modèle néolibéral imposé en 1973 par l’impérialisme yankee [avec le coup d’État ; NdAtt.] et que ni Boric [l’actuel président, d’extrême gauche ; NdAtt.], ni le Frente amplio [« front large », une coalition de partis de gauche, centre-gauche et extrême gauche (mais sans le Parti communiste), qui a porté Boric au pouvoir et qui le soutient ; NdAtt.], ni le Parti communiste voulaient changer réellement l’ordre des riches, parce qu’ils/elles en ont toujours profité.

Après tous cela, il est pour nous plus que clair que, comme dans les années 90 [avec le passage de la dictature militaire à la démocratie ; NdAtt.], la joie n’est pas arrivée, ni arrivera de la main d’aucun gouvernement, et que le seul chemin possible pour récupérer nos vies ne viendra que de l’action directe et autonome, comme nous le montrent les weichafe [« guerriers », dans la langue des Mapuches, dont le Wallmapu est le territoire ; NdAtt.] dans le Wallmapu, qui, avec férocité, ont réussi à faire reculer l’État-capital de leurs territoires. Nous considérons qu’il est d’une importance capitale d’avancer rapidement dans l’accumulation et la coordination des forces révolutionnaires qui, depuis des nombreux réduits et dans toutes les directions, puissent s’apprêter une fois pour toutes à renverser depuis ses racines ce système de misère, de mort et de destruction écocide.

Par ces actions coordonnées de propagande armée, nous voulons faire comprendre que la lutte territoriale-autonome est encore bien présente en cette ville, que l’affinité et la complicité anarchistes ne capitulent pas face à la répression et que nous ne ferons aucun pas en arrière, dans la guerre contre l’État-capital, en défense de la terre et contre ceux qui l’ont usurpée. Cette action a pour but de sortir de la léthargie dans laquelle le pouvoir nos contraint, par le biais de la presse et de ses système de coercition, de secouer ceux/celles qui sont tombé.es dans le désespoir face au fascisme qui, apparemment, monte et de leur dire que nous sommes ici, que nous combattons en cette ville, que nous conspirons pour la résistance, ici et maintenant, que nous nous coordonnons, que nous apprenons à nous connaître, que nous avons comme horizon commun la chute de l’État et du capitalisme, qui nous oppriment et nous condamnent à la destruction.

Nous embrassons les centaines de personnes mutilées, qui ont survécu aux griffes du pouvoir, ceux/celles qui sont kidnappé dans les geôles pour avoir fait face à ce système misérable, celles/ceux qui ont souffert dans les mains des bâtards de toujours, ceux/celles qui, en cette date, s’apprêtent avec courage à attaquer le pouvoir et ses différents tentacules, celles/ceux qui, malgré tout, insistent avec la résistance depuis les territoires ; des salutations fraternelles et complices à chacun.e de vous.

Avec, dans chaque geste et chaque souvenir, nos voisin.es tombé.es : Emilia Baucis, Cristian Valdebenito, Julio Valencia, Dely, Francisco Martínez, J.P. Jiménez, Patricio González, Arnold Camú, Abraham Muskatbli et tou.tes celles/ceux qui ont combattu la tyrannie du pouvoir.

Vers l’organisation territoriale et autonome.
Pour une rivière Maipo libre de l’extractivisme.
Pour la vie qu’on nous a volé.
Dans le Wallmapu et dans la ville, guerre à l’État et au capital.

Coordinación anárquica Cristian Valdebenito*
[Coordination anarchiste Cristian Valdebenito]

Pour voir la vidéo cliquer ici.

 

* Note d’Attaque : assassiné le 6 mars 2020, sur la Plaza Dignidad, pendant les affrontements avec la police, par un lacrymo qui l’a touché à la tête.

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Ñuñoa : Sortie incendiaire à l’Universidad de Chile (campus Juan Gómez Millas), à quatre ans de la révolte

Informativo Anarquista / mardi 24 octobre 2023

Mardi 17 octobre, à la veille des nombreux appels à se bouger, à quatre ans de la révolte qu’on a vécu dans tout le pays entre octobre 2019 et mars 2020, on a distribué des tracts, accroché des banderoles, on a monté des barricades et eu des affrontements à coup de cocktails Molotov, sur l’Avenida Grecia, au niveau de l’Avenida Macul [dans la commune de Ñuñoa, dans le nord-est de la zone métropolitaine de Santiago ; NdAtt.], une artère qui historiquement a été le théâtre d’heurts lors des luttes des étudiant.es.

Voici quelques photos :

(photos du Frente Fotográfico)

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Ñuñoa : Sortie incendiaire à l’Universidad Metropolitana de Ciencias de la Educación

Informativo Anarquista / mardi 24 octobre 2023

Des personnes au visage masqué, armées de cocktails Moltov, ont mené des affrontements, contre la présence des Carabineros (COP [l’anti-émeute ; NdAtt.]), et ont accroché des banderoles avec les slogans : « Nous mettons notre cœur dans chaque action pour la libération. Liberté pour les prisonnier.es » et « À quatre ans de la révolte, nous continuons à combattre contre le système capitaliste ». Cette action s’ajoute aux nombreuses agitations dans les quartiers populaires, dans des lieux centraux de la ville et à la sortie incendiaire devant le campus Juan Gómez Millas [cf. ci-dessus ; NdAtt.], à quelques rues de l’Université métropolitaine de sciences pédagogiques.

Voici quelques photos :

(photos de BamBam et du Frente Fotográfico)

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Mise à jour du 4 novembre

Agitation et émeutes à quatre ans de la révolte d’octobre

Informativo Anarquista / jeudi 2 novembre 2023

Pendant une bonne partie de la journée du mercredi 18 octobre, il y a eu des échauffourées, quatre ans après la révolte qui a mis l’État, et avec lui le gouvernement de Sebastián Piñera, au bord de l’effondrement. Avec sur le fond une peur contre-révolutionnaire, des membres du gouvernement ont déclaré : « Il y a une coordination avec le ministère de l’Intérieur, mais la chose importante est qu’ici il y a un État qui est très coordonné et attentif à toute éventualité et qui a la capacité d’agir de manière adéquate », ce qui s’est traduit par le déploiement de trois mille carabiniers rien qu’à Santiago.

Dans la matinées, ce sont les étudiant.es qui ont lancé les mobilisations, sur l’Alamenda, jusqu’à la Plaza Dignidad, en attisant le climat d’agitation et en affrontant le défi et la menace d’une arme sortie par un flic. Dans l’après-midi, des nouveaux groupes se sont rassemblés tout autour de la Plaza Dignidad, ont dressé des barricades et ont affronté les unités anti-émeute des Carabineros. Dans ce cadre, une voiture particulière a renversé un jeun de 14 ans, qui a subi des lésions et a été amené à l’hôpital central. Selon la presse, c’était à cause d’un conducteur « effrayé par la manifestation », parce que la route était bloque par des barricades ; cela n’est rien d’autre qu’une justification de l’agression. Une fois la nuit tombée, il y a eu des affrontements armés dans certains quartiers populaires de Santiago et dans certaines communes comme Puente Alto, La Pincoya, Lo Hermida, Villa Francia et La Victoria, mais en diminution par rapport aux années précédentes.

Sur des nombreux tags, banderoles et tracts on pouvait lire : « D’ici sortirons les meilleur.es terroristes de la classe ouvrière », « Le réformisme est un échec. Le peuple ne se nourrit pas de promesses et d’illusions », « Puisque toute la classe politique est au service des riches, la seule solution est celle d’octobre », « Insurrection, boycott, auto-organisation », « Contre la voie institutionnelle, la seule solution est celle d’octobre », « Pas une minute de silence, une vie de lutte. À quatre ans de la révolte, nous n’oublions pas ceux/celles qui sont tombé.es », « Avec la mort et la torture, on continue à construire la démocratie », « Organisons-nous dans chaque endroit et chaque territoire. Sans dirigeants ni partis ! » et « Nous avons acquis la certitude que l’insurrection est le chemin ».

Voici quelques photos :

(photos de Red de Lucha y Propaganda, Giovanny Zamorano, Rival, Coyote, Frente Fotográfico et Oscura Camara)

Suisse/France : Attaque à la peinture du consulat français de Zurich et d’une gendarmerie en Alsace

Publié le 2023-11-04 12:25:05

Manif-Est / mercredi 1er novembre 2023

Depuis des semaines, l’État turc attaque le projet révolutionnaire du Rojava. L’armée bombarde des infrastructures civiles, pour épuiser la population.
Dans le Kurdistan du sud aussi, ont lieu des attaques contre les bases de la guérilla kurde.
À cette nouvelle escalade de cette guerre qui dure depuis longtemps, fait face une forte résistance. La guérilla kurde, les YPG/YPJ et les gens du Rojava opposent leur résistance au fascisme turc.
L’État turc n’est pas la seule partie en guerre. L’Occident soutient Erdogan, son partenaire au sein de l’OTAN, et la Suisse aussi entretient d’excellentes relations politiques et économiques avec la Turquie.
La France aussi collabore avec le régime d’Erdogan et elle pousse dans le sens de la criminalisation du mouvement de libération kurde et de ces internationalistes qui se sont engagé.es dans la révolution.

Fin octobre, neuf [en réalité ils/elle sont sept, dont un seul est parti au Rojava ; NdT] camarades internationalistes sont passé.es devant un tribunal, en France, dans un procès antiterroriste. On leur reproche d’avoir formé une association terroriste. L’une des accusations est qu’ils/elles ont combattu pour la révolution avec les camarades du YPG, au Rojava.

Cinq des neuf camarades ont été emprisonné.es pendant des mois, en isolement, dans une vaine tentative de briser leur résistance. Par le trashage d’une caserne de gendarmerie en Alsace, ainsi que du consulat français, nous envoyons nos salutations aux camarades en France et au Kurdistan. Vos combats sont nos combats.

La guerre commence ici ! Vive la solidarité internationale !

Biji berxwedana Rojava!

 

[auf Deutsch][in english][in italiano]

Carapatage#58 – Hopsyweb et le fichage des personnes psychiatrisées (01/11/2023)

Publié le 2023-11-04 12:30:03

Hopsyweb et le fichage

des personnes psychiatrisées

télécharger l’émission

Podcast

Hopsyweb est un fichier étatique de gestion des hospitalisations sous contrainte qui recense notamment l’identité des personnes psychiatrisées. Depuis 2018, il a fait l’objet de plusieurs modifications visant à conserver ces données pendant 3 ans (au lieu d’un an auparavant) et de les croiser avec le fichier des personnes soupçonnées de radicalisation terroriste. Dans cette émission, nous revenons sur ces changements et discutons de ce que nous comprenons comme la création d’un casier psychiatrique.

Sommaire

Playlist

Ressources


Berlin (Allemagne) : Vitres brisées à la banque Santander

Publié le 2023-11-04 12:35:03

de.indymedia.org / mardi 1er novembre 2023

Pour anticiper la fête de la consommation du Black Friday, nous avons décidé de monter un petit groupe d’action, dans le but d’élever notre voix, à l’aide de marteaux. En cette période, la liste de nos préoccupations est interminable. Guerre, capitalisme, inflation et oppression sont étroitement liés les uns aux autres.

Nous avons choisi une filiale de la banque Santander, en plein Friedrichshain, afin d’appeler tout le monde à combattre la résignation face à la misère. Nous ne participerons pas à la fête de la consommation, mais nous continuerons à lutter contre cette vie que le capitalisme et la domination nous offrent. L’année dernière, des personnes, pas beaucoup mais quelques-unes quand-même, sont descendues dans la rue pour lutter contre Amazon, pendant la crise d’inflation. Les travailleur.euses exigent de « Make Amazon pay » [faire payer Amazon] et à Friedrichshain ils/elles se sont rassemblé.es devant le chantier de la nouvelle Tour Amazon, pour protester contre l’accélération de la gentrification en ce quartier, à cause d’Amazon.

Lorsque nous parlons de la banque Santander, il faut ajouter quelques mots en plus. Elle est un acteur global sur le marché de la guerre et de l’exploitation. On sait qu’elle soutient financièrement Thales SA et ThyssenKrupp, ainsi que BAE Systems et d’autres entreprises semblables et que, pendant l’année 2021, elle a injecté 4,843 millions de dollars dans des armes nucléaires. Santander donne de l’argent ou bien du soutien à Airbus, à Boeing, à General Electric, à Honeywell, à Leonardo, à Raytheon Technologies Corp, à Rolls Royce et à Safran. Ces opérations financières ont comme conséquence des milliers de mort.es et de mutilé.es dans les actuelles guerres inter-étatiques, très chaudes, ainsi que dans la guerre sociale et dans la guerre contre les migrant.es, aux frontières de l’Union européenne et des États-Unis. Les entreprises que nous venons de citer sont précisément celles dont les avions, les drones et les canons bombardent des gens à Gaza, dans le Kurdistan et en Syrie. De même, leur intervention dans le Soudan ne remonte qu’à quelques semaines.

La guerre sert le double intérêt de l’accumulation impérialiste et de l’exploitation en patrie. Les banques, comme Santander, profitent à tous les niveaux de ces arrangements, par leurs investissements internationaux néocoloniaux, leur participation à l’industrie des armements et leur contrôle économique des centres.

Alors qu’on nous dit que la dégradation des conditions sociales et l’augmentation massive des coûts de la vie sont inévitables, nous sommes en même temps encouragé.es à ouvrir nos porte-monnaies à des occasions comme le Black Friday, pour faire notre part dans le soutien à une économie en crise.

Par le passé, Santander a souvent été la cible d’actions solidaires, pour soutenir les prisonnier.es au Chili ou en Espagne, puisque c’est chose connue que cette banque gère toutes les transactions financières dans les prisons espagnoles.

La filiale que nous avons attaqué dans la nuit du 30 octobre se trouve sur la Frankfurter Allee. L’action d’expropriation qui a eu lieu au même moment dans le Eastside Mall, aux pieds de la nouvelle Tour Amazon, n’est pas liée à la notre, mais naturellement nous saluons cette action comme une manière auto-organisée de combattre l’inflation.

Italie – Op. Scripta Scelera : Gino retourne aux domiciliaires, Veronica à l’interdiction de sortir de la commune de résidence

Publié le 2023-11-04 12:40:04

La Nemesi / mardi 31 octobre 2023

Op. Scripta Scelera : Gino Vatteroni retourne aux arrestations domiciliaires avec toutes les restrictions, Veronica à l’interdiction de sortir de la commune de résidence, avec l’interdiction de sortir de chez elle la nuit et l’obligation de pointer chez les flics

Mise à jour importante : le 30 octobre le tribunal a ordonné que le compagnon Gino Vatteroni soit transféré aux arrestations domiciliaires avec toutes les restrictions. Cependant, aujourd’hui (31 octobre), Gino est encore emprisonné dans la taule San Michele d’Alessandria, dans l’attente qu’un bracelet électronique soit disponible ou que le tribunal de Gênes se prononce sur le sujet.
Nous rappelons qu’en tout cas le 1er novembre à 15h [était] prévu un rassemblement devant la prison, en solidarité avec les révolutionnaires prisonniers enfermés dans la section AS2, à Alessandria et ailleurs.


Le 30 octobre, au tribunal de Gênes, ont eu lieu les audiences d’appel par rapport au durcissement des mesures de contrôle judiciaire à l’encontre d’un compagnon et d’une compagnonne anarchistes sous enquête dans l’opération Scripta Scelera, du 8 août . Le tribunal a ordonné le transfert de Gino Vatteroni aux arrestations domiciliaires, avec toutes les contraintes (interdiction de toute communication et de recevoir des visites, en plus du bracelet électronique), tandis que Veronica passe des arrestations domiciliaires avec toutes les contraintes à l’interdiction de sortir de la commune de résidence, en plus de l’interdiction de sortir de chez elle de 19 heures à 7h et à l’obligation de pointer chez les flics trois fois par semaines.

Les durcissements des mesures de contrôle judiciaire avaient été notifiées le 4 octobre. Gino avait été amené dans un premier temps à la prison de Massa et ensuite transféré, le 9 octobre, à la section Haute sécurité 2 de la prison San Michele d’Alessandria, où sont emprisonnés (certains depuis plus de quarante ans) des militants de différentes formations des Brigades rouges et des militants communistes révolutionnaires.

Par conséquent, la situation redevient grosso modo celle qui avait été imposée le 8 août, avec quelques petites différences (le rajout des pointages trois fois par semaines pour une compagnonne, l’interdiction de sortir de chez lui de 21 heures à 6h pour un autre compagnon), dans une sorte de jeu de l’oie fait de provocations, de durcissements et de retour au point de départ, qui empêche de facto une amélioration des conditions des compagnons, malgré l’annulation des mesures de contrôle judiciaire par rapport à l’accusation d’association subversive avec finalité de terrorisme ou de subversion de l’ordre démocratique (mais ces mêmes mesures ont été confirmées, en restant donc inchangées, pour la provocation aux crimes et délits avec la circonstance aggravante de la finalité de terrorisme).

L’attaque contre des publications anarchistes et révolutionnaires, les régimes de détention spéciale, comme le 41-bis, la plus large offensive répressive de caractère préventif déployée ces dernières années, sont une expression des politiques de guerre mises en œuvre par l’État italien. Compte tenu de cela, nous pensons, aujourd’hui comme hier, qu’il est nécessaire de persévérer avec ténacité dans nos convictions révolutionnaires et internationalistes, ainsi que de se solidariser avec tous les anarchistes et les révolutionnaires prisonniers dans les prisons de l’État, aux arrestations domiciliaires ou soumis à d’autres mesures de contrôle.

Nous invitons à participer au rassemblement en solidarité avec les révolutionnaires prisonniers, organisé suite au transfert de Gino de Massa à Alessandria, qui aura lieu mercredi 1er novembre, à 15 heures, devant la prison San Michele d’Alessandria.

 

Ci-dessous les coordonnées du compte pour la caisse de solidarité avec les compagnons sous enquête :

IBAN : IT12R3608105138290233690253
Titulaire : Ilaria Ferrario

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Mise à jour du 5 novembre

Opération Scripta Scelera : des nouvelles du maintient de Gino Vatteroni dans la prison d’Alessandria

La Nemesi / samedi 4 novembre 2023

Comme on l’avait dit le 31 octobre, avec la mise à jour à propos de l’audience d’appel de la veille, le tribunal d’appel de Gênes a ordonné le transfert du compagnon anarchiste Gino Vatteroni aux arrestations domiciliaires, avec toutes les contraintes, situation où il se trouvait jusqu’au 4 octobre, quand il y a eu le durcissement de deux mesures, pour lui et pour Veronica. Alors qu’à cette dernière la notification du passage des arrestations domiciliaires avec toutes les restrictions à l’interdiction de sortir de la commune de résidence, avec l’interdiction de sortir de chez elle la nuit et l’obligation de pointer chez les flics trois fois par semaine, est arrivée le jour même de l’audience, Gino est resté en prison à Alessandria. On avait déjà informé du maintient du compagnon, par une mise à jour ultérieure, diffusée en vue du rassemblement qui s’est tenu le 1er novembre, mais il nous semble nécessaire de confirmer que Gino se trouve encore dans la prison San Michele (l’adresse : Gino Vatteroni, C. R. « San Michele », strada Casale 50/A, 15122 – Alessandria, Italie).

Le fait que le tribunal de Gênes ait ordonné un transfert sans escorte, par ses propres moyens, laissait supposer un transfert sous peu. Malgré cela, jusqu’à quand il n’y aura pas de bracelet électronique disponible (ou jusqu’à quand le tribunal ne décidera de le laisser sortir de prison indépendamment de la disponibilité d’un bracelet), le compagnon ne pourra pas rentrer chez lui. Au vu de cette situation, le maintient de Gino dans la prison d’Alessandria pourrait se prolonger encore de quelques heures de même que de quelques semaines.

Solidarité avec Gino Vatteroni, avec les compagnons et les compagnonnes sous enquête, avec les anarchistes et les révolutionnaires prisonniers.

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Mise à jour du 9 novembre

Opération Scripta Scelera : Gino Vatteroni a été transféré aux arrestations domiciliaires, avec toutes les restrictions

La Nemesi / mercredi 8 novembre 2023

Le 30 octobre, le juge des libertés de Gênes a ordonné le transfert aux arrestations domiciliaires (avec l’interdiction de communiquer, de recevoir des visites et avec le bracelet électronique) du compagnon anarchiste Gino Vatteroni, amené en prison le 4 octobre dernier à cause d’un durcissement des mesures de contrôle judiciaire à son encontre et à l’encontre de Veronica. Pour celle-ci, le passage des arrestations domiciliaires avec toutes les restrictions à l’interdiction de sortir de la commune de résidence, avec l’interdiction de sortir de chez elle la nuit et l’obligation de pointer chez les flics trois fois par semaine, a eu lieu le lendemain de l’audience, alors que Gino est resté dans la prison San Michele d’Alessandria jusqu’au 7 novembre. En ce moment, il se trouve aux arrestations domiciliaires.

Solidarité avec les compagnons et les compagnonnes sous enquête pour l’opération Scripta Scelera contre le bimensuel anarchiste internationaliste Bezmotivny !

Toulon : Des tags sur la permanence du RN

Publié le 2023-11-04 12:45:08

Var-Matin / samedi 14 octobre 2023

Décidément, le déménagement du Rassemblement national à Toulon n’en finit pas de faire parler. Déjà l’inauguration, le 5 octobre, par Marine Le Pen en personne, avait donné lieu à un incident. La figure de proue du mouvement ayant été visée par un pot de yaourt rempli d’eau de javel.

En début de semaine, des habitants de l’immeuble de la haute ville, dans lequel le parti a installé ses bureaux, avaient exprimé leurs inquiétudes par rapport à ce nouveau « voisin ». Ils craignaient notamment que le bâtiment ne soit pris pour cible par des opposants politiques.

Ce vendredi, en début de soirée, des individus ont été aperçus en train de dégrader la façade et le rideau de fer du local. Des messages insultants à l’encontre de Marine Le Pen mais aussi un logo anarchiste ont été dessinés. Ce samedi matin, des militants s’employaient déjà à effacer les traces. […]

Saint Jory (Haute-Garonne) : visite à la gendarmerie pour Halloween

Publié le 2023-11-04 12:50:03

Un véhicule de gendarmerie volontairement incendié
près de Toulouse
100% Radio, 1er novembre 2023 (extrait)

Un véhicule de gendarmerie a été volontairement incendié au nord de Toulouse, à Saint Jory. Selon les premiers éléments de l’enquête, le (ou les) auteur(s) se seraient introduits dans l’enceinte de la brigade durant la nuit d’Halloween et les dégâts étaient en cours d’évaluation ce mercredi. Une enquête a été ouverte par le parquet de Toulouse notamment des chefs de destruction volontaire par incendie et intrusion sur un terrain militaire, elle a été confiée à la Section de recherches de la gendarmerie de Toulouse (SR) et à la brigade de recherches (BR) de Toulouse-Saint-Michel.

Les faits se seraient produits entre 3h30 et 4h du matin, heure où aucun personnel n’était à l’intérieur de la brigade. Ce sont les gendarmes habitant dans les logements de fonction qui ont donné l’alerte et percuté les extincteurs. « Sans quoi la brigade aurait pu entièrement brûler » nous explique-t-on. Le bâtiment a d’ailleurs été endommagé par le brasier. Les techniciens en investigations criminelles (TIC) étaient sur place mercredi et le véhicule Peugeot 5008 calciné a été enlevé. L’exploitation des images de vidéo-surveillance pourrait permettre d’en savoir plus sur ce qu’il s’est passé.

Saint-Bonnet-les-Oules (Loire) : attaque incendiaire du poste de la THT

Publié le 2023-11-04 12:55:03

Incendie près des lignes à haute tension dans le Forez :
c’est un acte criminel
Le Progrès, 2 novembre 2023

Dans la nuit du mardi 31 octobre à mercredi 1ᵉʳ novembre, vers 4 h 50, une trentaine de pompiers étaient intervenus dans un bâtiment industriel de 400 m² en feu, au poste RTE de Volvon, route de Saint-Galmier. D’après les informations transmises par le Sdis 42, le bâtiment en feu contenait des armoires électriques et des batteries.

L’opération avait été rendue délicate car la structure est située dans l’enceinte d’un poste de relayage RTE où se dressent des lignes à très haute tension, de 225 000 et 63 000 volts, qui alimentent toute la plaine du Forez.

Une fois l’intervention terminée et les lieux sécurisés, sans conséquences pour la distribution d’énergie, les gendarmes ont pu effectuer les premières constatations. Et celles-ci ouvrent la piste criminelle aux enquêteurs. Des traces de produit accélérant ont été retrouvées sur les lieux, confirmant pour les militaires la piste de l’incendie volontaire. L’enquête débute donc et a été confiée à la brigade de recherches de Montbrison.

UK : Imprisoned Anarchist Toby Shone moved to HMP Garth.

Publié le 2023-11-04 13:00:02

 Imprisoned Anarchist Toby Shone moved to HMP Garth

Toby continues to be held as a TACT (Terrorist) prisoner despite being proclaimed Not Guilty of any terrorist offence by a High Court Judge in a court of law in October 2021.

Toby is in great spirits as ever and requests letters and emails. Emails are getting through very quickly on emailaprisoner.com (please get him a reply sheet). You can also write to him at:

Toby Shone A7645EP
HMP Garth
Ulnes Walton
Leyland
Preston
PR26 8NE
UK

If anyone in the north of the country would like to visit Toby, please contact his soli group at forestcase@riseup.net

Books must be ordered and sent direct from Waterstones, Blackwells, Wordery, WH Smiths, Foyles and Mr B’s Emporium Bookshop.

Athens, Greece : Response from the anti-fascist motorbike demo/patrol Sunday 29/10/23

Publié le 2023-11-04 13:05:03

Athens: Response from the anti-fascist motorbike demo/patrol Sunday 29/10

On Sunday 29/10 with a meeting point at the square of Ag. Andreas in Lambrini area of Glatsi over 20 motorbikes did an anti-fascist bike-demo/patrol moving throughout the areas of Galatsi, Lambrini and Patisia.

As of many years now, we will not allow fascists to find free reign in our neighbourhoods. Any attempt will be crushed.

On Wednesday 1/11 at 18:00 we support the anti-fascist callout in the square of N. Heraklion.

Not a speck of ground for the fascists. Grassroots organization and militant anti-fascism.

Anarchist Collective “Reaction’’

Résister aux guerres

Publié le 2023-11-05 10:00:06

« Nous sommes en guerre ».

Au début du COVID, Macron croyait peut-être utiliser une métaphore, mais une guerre qui ne disait pas son nom avait déjà été déclarée contre le mouvement des gilets jaunes, faisant des centaines de victimes, incarcérées, blessées ou mutilées.
Les arsenaux juridiques, technologiques, policiers et militaires se développent de plus en plus, multipliant les moyens qu’a l’État pour mater les populations à l’intérieur comme à l’extérieur des frontières.

Les 27 milliards d’euros d’exportations d’armes françaises en 2022 (fusils, systèmes électroniques, missiles, canons, avions, blindés) nous rappellent que les guerres se fabriquent près de chez nous dans l’indifférence générale et avec le soutien des politiques.
Elles sont autant d’aubaines pour les industriels de l’armement français et régionaux qui voient le cours de leurs actions exploser. Et, grâce à Verney-Carron/Lebel (flashball, lance-grenades, fusils d’assaut ), le savoir-faire stéphanois s’exporte aussi, pour le malheur des populations partout dans le monde.

Toute préparation à la guerre a besoin d’un soubassement idéologique pour faire adhérer le plus de gens possible : patrie, nation, armée, obéissance... Le SNU (« une jeunesse parée à tous les périls », disait Macron), les classes-défense, le bla-bla patriotique et les stratégies de recrutement de l’armée, ne seraient-ils pas les prémisses d’une stratégie d’embrigadement légitimant les guerres du futur ?

En rappelant les refus et résistances passées et présentes au militarisme et aux guerres, donnons-nous les moyens de nous opposer au bourrage de crâne, à l’embrigadement, aux pillages et aux massacres !

À bas les guerres !
À bas le militarisme et l’embrigadement !

Attaque à la peinture du consulat français de Zurich et d'une gendarmerie en Alsace

Publié le 2023-11-05 10:05:05

Article traduit de barrikade.info (29/10/23) pour solidaritytodecember8.wordpress.com (blog de soutien international aux inculpé.es du 8/12).

Depuis des semaines, l’État turc attaque le projet révolutionnaire du Rojava. L’armée bombarde des infrastructures civiles, pour épuiser la population.
Dans le Kurdistan du sud aussi, ont lieu des attaques contre les bases de la guérilla kurde.
À cette nouvelle escalade de cette guerre qui dure depuis longtemps, fait face une forte résistance. La guérilla kurde, les YPG/YPJ et les gens du Rojava opposent leur résistance au fascisme turc.
L’État turc n’est pas la seule partie en guerre. L’Occident soutient Erdogan, son partenaire au sein de l’OTAN, et la Suisse aussi entretient d’excellentes relations politiques et économiques avec la Turquie.
La France aussi collabore avec le régime d’Erdogan et elle pousse dans le sens de la criminalisation du mouvement de libération kurde et de ces internationalistes qui se sont engagé.es dans la révolution.
Fin octobre, neuf [en réalité ils/elle sont sept, dont un seul est parti au Rojava ; NdT] camarades internationalistes sont passé.es devant un tribunal, en France, dans un procès antiterroriste. On leur reproche d’avoir formé une association terroriste. L’une des accusations est qu’ils/elles ont combattu pour la révolution avec les camarades du YPG, au Rojava.

Cinq des neuf camarades ont été emprisonné.es pendant des mois, en isolement, dans une vaine tentative de briser leur résistance. Par le trashage d’une caserne de gendarmerie en Alsace, ainsi que du consulat français, nous envoyons nos salutations aux camarades en France et au Kurdistan. Vos combats sont nos combats.

La guerre commence ici ! Vive la solidarité internationale !

Biji berxwedana Rojava !