Vive l'Anarchie - Semaine 44, 2025

Sommaire

Balan (Ain) : Revendication du sabotage de la plateforme chimique

Publié le 2025-11-03 00:00:00

reçu par mail / lundi 3 novembre 2025

Dans la nuit du 5 octobre, nous avons eu recours au sabotage pour essayer de mettre à l’arrêt la production toxique de la plateforme chimique de Balan dans l’Ain, en frappant son alimentation électrique en amont.

Puisant de l’inspiration dans les actions visant à couper l’énergie aux industries un peu partout en France et ailleurs, nous avons mis le feu aux câbles haute tension qui partent du poste de La Boisse en direction de la plateforme. A l’intérieur du poste électrique, les câbles sortent du sol (isolés dans des gaînes) pour grimper sur les pylônes. C’est là que c’est possible d’y mettre le feu sans risque majeur, provoquant un court-circuit et coupant le courant.

C’est le soixantième anniversaire (1965-2025) de la plateforme chimique de Balan, qui produit des poudres et des granulés de plastique à usage industriel. Pourtant il n’y a rien à fêter.

60 ans que cette bombe industrielle à retardement classée Seveso fait planer sa menace sur la région.
60 ans que les granulés se répandent dans les cours d’eau, les champs et les bois aux alentours.
60 ans que les fumées, les microplastiques, les PFAS rendent les riverains, les animaux, les arbres, les plantes malades (cancers).
60 ans que la chimie rend les ouvriers complices de la destruction de la terre et de la dégradation de leur propre santé.
60 ans que les grands groupes chimiques comme Arkema, Solvay et Basf mènent leur guerre chimique contre la terre, les océans et l’air.
60 ans que les lumières de cette usine cachent les étoiles.

Le modèle industriel poursuit sa course vers l’effondrement. Génocide, écocide, liberticide accompagnent partout le progrès industriel.

Nos combats peuvent paraître désespérées, nos tentatives de mettre des bâtons dans les rouages dérisoires, nos résistances futiles. Pourtant…
quand nous descendons dans la rue pour bloquer un énième projet, nos cœurs se réchauffent en devinant les sourires derrière les cagoules
quand nous nous faufilons dans la nuit en approchant la cible de notre prochain sabotage, les étoiles nous encouragent à persévérer
quand nous apprenons que d’autres s’aventurent sur les chemins du sabotage, nous sentons l’espoir parcourir nos veines

Nous nous inscrivons dans une stratégie de résistance diffuse et multiforme
1. visant à empêcher les nouveaux aménagements industriels (autoroutes, LGV, nucléaire, bassines, mines,…).
2. ciblant la production industrielle existante par tous les moyens possibles
3. sabotant les infrastructures énergétiques et logistiques dont dépend le système.

Un tel mouvement n’est possible qu’en tissant des réseaux de solidarité, en partageant nos connaissances et nos échecs, en analysant de façon critique nos manières de lutter, en se protégeant les uns et les autres de la répression, en apprenant des expériences d’ailleurs.

N’attendons plus.
Rejoignons le combat.
Rejoignons les maquis pour défendre la terre.
Osons rêver d’un monde libéré d’états, d’usines, de pylônes.
Osons vivre et résister.

PS
« La plateforme chimique de Balan, d’une superficie de 40 hectares, accueille de 2 exploitants, Kem One et SK Fonctional Polymer (tous les deux ex-Arkema). Les usines produisant des granulés et des poudres de plastiques industriels emploient quelques centaines de travailleurs et tournent jour et nuit.
Kem One produit du PVC sous forme de poudre. Elle crache annuellement 275 000 tonnes de poudre toxique à destination de l’industrie.
SK Functional Polymer fabrique chaque année 60 000 tonnes de granulés plastiques destinés à l’industrie. »

Balan (Ain) : sabotage contre la plateforme chimique de granulés de plastique

Publié le 2025-11-03 18:07:52

[Reçu par mail, 3 novembre 2025]

Revendication du sabotage de la plateforme chimique
de Balan dans l’Ain

Dans la nuit du 5 octobre, nous avons eu recours au sabotage pour essayer de mettre à l’arrêt la production toxique de la plateforme chimique de Balan dans l’Ain, en frappant son alimentation électrique en amont.

Puisant de l’inspiration dans les actions visant à couper l’énergie aux industries un peu partout en France et ailleurs, nous avons mis le feu aux câbles haute tension qui partent du poste de La Boisse en direction de la plateforme. A l’intérieur du poste électrique, les câbles sortent du sol (isolés dans des gaînes) pour grimper sur les pylônes. C’est là que c’est possible d’y mettre le feu sans risque majeur, provoquant un court-circuit et coupant le courant.

C’est le soixantième anniversaire (1965-2025) de la plateforme chimique de Balan, qui produit des poudres et des granulés de plastique à usage industriel. Pourtant il n’y a rien à fêter.

60 ans que cette bombe industrielle à retardement classée Seveso fait planer sa menace sur la région.
60 ans que les granulés se répandent dans les cours d’eau, les champs etles bois aux alentours.
60 ans que les fumées, les microplastiques, les PFAS rendent les
riverains, les animaux, les arbres, les plantes malades (cancers).
60 ans que la chimie rend les ouvriers complices de la destruction de la terre et de la dégradation de leur propre santé.
60 ans que les grands groupes chimiques comme Arkema, Solvay et Basf mènent leur guerre chimique contre la terre, les océans et l’air.
60 ans que les lumières de cette usine cachent les étoiles.

Le modèle industriel poursuit sa course vers l’effondrement. Génocide, écocide, liberticide accompagnent partout le progrès industriel.

Nos combats peuvent paraître désespérées, nos tentatives de mettre des bâtons dans les rouages dérisoires, nos résistances futiles. Pourtant… quand nous descendons dans la rue pour bloquer un énième projet, nos cœurs se réchauffent en devinant les sourires derrière les cagoules quand nous nous faufilons dans la nuit en approchant la cible de notre prochain sabotage, les étoiles nous encouragent à persévérer quand nous apprenons que d’autres s’aventurent sur les chemins du sabotage, nous sentons l’espoir parcourir nos veines

Nous nous inscrivons dans une stratégie de résistance diffuse et
multiforme
1. visant à empêcher les nouveaux aménagements industriels (autoroutes, LGV, nucléaire, bassines, mines,…).
2. ciblant la production industrielle existante par tous les moyens possibles
3. sabotant les infrastructures énergétiques et logistiques dont dépend le système.
Un tel mouvement n’est possible qu’en tissant des réseaux de solidarité, en partageant nos connaissances et nos échecs, en analysant de façon critique nos manières de lutter, en se protégeant les uns et les autres de la répression, en apprenant des expériences d’ailleurs.

N’attendons plus.
Rejoignons le combat.
Rejoignons les maquis pour défendre la terre.
Osons rêver d’un monde libéré d’états, d’usines, de pylônes.
Osons vivre et résister.

PS

« La plateforme chimique de Balan, d’une superficie de 40 hectares,
accueille de 2 exploitants, Kem One et SK Fonctional Polymer (tous les deux ex-Arkema). Les usines produisant des granulés et des poudres de plastiques industriels emploient quelques centaines de travailleurs et tournent jour et nuit. Kem One produit du PVC sous forme de poudre. Elle crache annuellement 275 000 tonnes de poudre toxique à destination de l’industrie. SK Functional Polymer fabrique chaque année 60 000 tonnes de granulés plastiques destinés à l’industrie. »

Taking responsibility for the arson of the Ministry of Rural Development and Food 11/10/25 in Athens. (Greece)

Publié le 2025-11-04 15:41:58

About the arson of the Ministry of Rural Development and Food 

EU agricultural subsidies as a tool of capitalist restructuring.
Like every ministry, the Ministry of Rural Development is a mechanism of class domination. Class domination for Greek capitalism in the sector of primary production practically means:

-Privatization of the largest and most fertile part of the agricultural land – and securing through it enormous profits – by a tiny minority of modern landowners closely linked to domestic and international agribusiness monopolies. It is indicative that today 90% of all agricultural land belongs to just 15% of wealthy rich large farmers.

• Eradication of the poor peasantry (from 900,000 in 2005 to 500,000 in 2025) and continuous pressure on their already meager income, through the sharp increase in production costs, the increase in insurance contributions and taxation, the humiliating selling prices of products to wholesalers, the drastic reduction in expenses for compensation for floods, fires, diseases, the suffocation from predatory lending by banks.

• The creation of a multiple, undervalued, multinational workforce of land workers, which, in certain sectors of agricultural production, now constitutes the main subject of extracting surplus value and profit from the owners of agricultural land.

• A specific production structure, subject to the EU’s Common Agricultural Policy (CAP), which serves the needs of the large agribusiness monopolies of the EU and domestic business groups and which results in the significant contraction of agricultural production and the transformation of the country from an exporter of agricultural products to an importer, the high precision of the products and their low quality, the desertification of the countryside and the causing of serious ecological imbalances. As for the last point, revealing the content of the CAP is the so-called “green contract”, which finances the implementation of supposedly ecological policies, sectoral politicians with a history of environmentally destructive actions, such as the Dutch monopoly that undertook the restoration following the disasters in Thessaly Region from the Daniel floods with the well-known devastating results.

In reality, almost a century after the fraudulent agrarian reforms of the interwar period with which the then landlordist government attempted to rein in the rebellious poor farmers of the time (in vain, however, as their massive participation in the guerrilla war of the 1940s demonstrated a few years later), Greek capitalism is attempting to solve the permanently unresolved “agrarian issue” the only way it historically can. That is, by destroying the poor peasantry and the natural environment in which they live.

The main lever for implementing the capitalist strategy for the eradication of the poor peasantry has been, over time, through the CAP and the Recovery Fund, the system of European Agricultural Subsidies.

Contrary to what bourgeois propaganda claims, the relentless reality experienced by the rural world confirms that these subsidies are a tool for transferring wealth from the bottom up, that they are the epitome of the structural restructurings that capital wants to impose on agricultural production.

Thus, EU subsidies scandalously strengthen large agribusiness capital and the large farmers associated with it, since 85% of the subsidies go there, while the remaining 15% is distributed according to arbitrary criteria to the great mass of poor peasantry, essentially in order to sell their raw materials cheaply to capital, which of course will then distribute them through wholesalers at high prices in the markets.

And of course, all this enormous transfer of wealth is not done through some magical community resources, precisely because these famous community resources are nothing other than the sweat and blood of the working people, which has been embezzled by the Greek state through tax evasion, to be given as a contractual obligation to the EU in accordance with the ” European baggage”.
Essentially, subsidies finance the dispossession and further impoverishment of the poor farmers, even with their own money.
It is within this framework that the so-called scandal of OPEKEPE, the Hellenic Organization for Payments and Control of Community Aids, Guidance and Guarantees, must be understood. That is, not as a deviation from an otherwise sound and socially beneficial subsidy system, but as an inevitable symptom of this system.

Just as corruption as a whole in capitalism is not an exogenous feature but a structural characteristic, inherent, so to speak, to the function based on the legal robbery of the producers of social wealth.

In this sense, OPEKEPE, as a basic state tool for the distribution of EU subsidies, cannot but have corruption as its constituent element.
The intra-urban competition for the sharing of the spoils of subsidies created – beyond the formal legal framework – a field of financial transactions with the political administrators of the Ministry of Rural Development and OPEKEPE, while these administrators, having perceived public property as their own property over time, did not hesitate to shamelessly steal it, collecting huge amounts of subsidies for themselves and their wider political and social circle through fabricated or non-existent elements.

The notorious “Frapes”, “Butchers”, K. Semertzidou (the farmer with the Ferrari), were not simple state officials or some sophisticated swindlers. They were the chosen ones of the government and agribusiness capital, the chosen ones of Mitsotakis and Voridis, the chosen ones of the big merchants who supply the supermarkets, the dairies, the meat industry. They were the right people in the right position.

“Frapes” had been appointed by the fascist Minister for Rural Development M. Voridis to the Board of Directors of the “Hellenic Society for Local Development”, while together with “Hasapis” they had also been appointed to the Board of Directors of the “Panhellenic Association of Greek Livestock”. And of course they had close relations with Deputy Minister Avgenakis and were personally acquainted with the Prime Minister. As for K. Semertzidou, she was a politician of New Democracy and coordinator of the crucial sector concerning the management of “community resources”.

There is therefore no doubt that the vast network of theft of public wealth through OPEKEPE was set up with a central order from the government through the Minister for Rural Development. Beyond the satisfaction of business interests and the enrichment of others, the goal was also to establish – through the income that this theft ensured and the purchase of consciences that it could bring – a strong social coalition of power within the rural world.

This is how the bourgeoisie and its political staff have always structured their necessary social alliances: through the gradual sharing of a small part of the loot they steal from the people. From the era of agrarian reforms in the interwar period to the Marshall Plan and the modern “European Support Frameworks”.
And of course, on this basis the so-called “national core” was built, that repulsive social base of the bourgeoisie, which included “honest Mrs. Pantelides”, respectable citizens, from housewives to priests, cops, judges, army bosses , junta members.

While the revelations about the OPEKEPE scandal are running, demonstrating the organic relationship of the government and the state with its main protagonists, with the mass-labor movement, with the world of land toil, of the struggle for existence, it is imperative to highlight the real, class essence of the scandal. Because no European Prosecutor’s Office and certainly no judicial authority or Investigative Committee in Parliament aims to shed light on the case, much less render some kind of justice, on the contrary, as the Tempi case demonstrated, it aims to conceal and disorient.

Especially with regard to the European judicial authorities, which are presented by various quarters as the epitome of credibility and independence, let us not forget that their mobilization began when the corruption of subsidies reached such a degree that it threatened the smooth flow of predatory subsidies, as well as that their only concern is the return to the otherwise benign framework of plundering the poor peasantry and nature.

With the working people experiencing a historic climax of the attack against them and bourgeois power shielding itself by generalizing state terrorism, while giving land and water to the imperialist allies of the USA, EU, Israel, the widespread demand for People’s Justice, as it emerged from the smoke of the conflicts of the magnificent Tempi movement, must put its signature on the critical developments that are opening up before us. To constitute a meeting point and rallying point for the proletarian – popular masses, the vanguard of a modern revolutionary proposal with the horizon of the liberation of labor and land from the shackles of the state, capital, and imperialism.

Dedicated to Kyriakos Xymitiris in the context of the call for October as a month of revolutionary memory and action.

Solidarity with comrades Marianna Manoura and Dimitra Zarafeta and overall with the cause of Ampelokipi.

Collaboration of Anarchists and Communists to defend the memory of the anarchist Kyriakos Xymitiris and the Palestinian resistance.

———

via: Athens.indymedia Translated by Act for freedom now!

(Greece) Responsibility claim about the incendiary attack on MG dealership in Vyronas area in Athens 9/10/25

Publié le 2025-11-04 16:11:36

Responsibility claim about the incendiary attack on MG dealership
in Vyronas 9/10/25

All who are lost in the fires of the struggle never die

Every October is black, every thought we have is black, every action we take is black. Since October 31, 2024, our hearts have been frozen upon hearing the news of the death of our anarchist comrade and guerilla Kyriakos Xymitiris. In an apartment on Arkadias Street, in Ambelokipi area, the comrade was killed while working on an explosive device and his anarchist comrade Marianna M. was seriously injured.

What happened next is pretty well known when it comes to the state’s witch hunts against anarchists. After comrade Marianna
was taken to Evanggelismos Hospital, all kinds of tactics and torture were used by the cops and the investigating authorities.
Subsequently, anarchist comrade Dimitra Z. and comrade Dimitris are arrested on insufficient evidence. A few days later, anarchist comrade Nikos Romanos and A.K. are also arrested. In fact, the only incriminating evidence against the latter two is a fingerprint on a bag, which is a classic tactic used by the EL.AS.(Greek police)  to fabricate charges, since a fingerprint on a mobile object is not reliable evidence.

Anarchist comrade and armed fighter Kyriakos was present in all
aspects of the anarchist struggle. He participated on the streets,
assemblies, and protests, showing solidarity with persecuted and imprisoned fighters, with people who had been targeted by repression. His activity included the use of all means: from social actions to more confrontational ones, without him distinguishing or hierarchizing the means he used.

He was a fighter with boundless humility, political awareness, and
responsibility, an inexhaustible willingness to help and assist in his
own way: from the struggles for the liberation of Exarchia
from repression and gentrification, the anti-fascist front, the
clashes in the streets, the workers’ struggles alongside the unions
to the struggles in solidarity with immigrants, squatters,
and prisoners. His name, his memory, and his presence are
always with us in every moment of rebellion, action, and attack.

Responding to the call of our comrades Marianna M. and
Dimitra Z. for an October filled with actions, an October
of remembrance and honor for our anarchist comrade Kyriakos Xymitiris, we took to the the street of fire, with Kyriakos in our minds, hearts, and eyes, sending an incendiary signal for direct action. We chose to attack in the early hours of Thursday 9/10 the MG dealership in the Vyronas area.

A few words about both the company and the dealership:

This is a British company that has previously
supplied law enforcement vehicles to other countries, with notable
examples being Britain and Australia. Furthermore, with this move,
we wanted to strike a small blow against British capital, with
reference to the British state and its long-standing colonial and
imperialist character in countries of the so-called “Third World” and
Latin America. We also consider the English state to be a subsidiary of the American state in the international geopolitical arena and jointly responsible for the establishment and reinforcement of the nationalist policy of the state of Israel, which resulted in the occupation of territories where Palestinian populations had lived since 1948 and the genocide of the Palestinians today in 2025.

The crocodile tears of the Western political elite, led by
the clown Trump, and the rhetoric about ending the war
are a smokescreen for Netanyahu’s monstrous crimes,
and this makes the West’s position even more insidious.
At the same time, the deliberate distortion of reality and the
illusory promises of a truce are a dangerous underestimation
of our intellectual capacity. The protagonist in this same play is, of
course, Netanyahu’s collaborator, Mitsotakis, who, after
turning a blind eye to the genocide of an entire people, supports
nowdays the aformentioned propaganda about peace and reconciliation. The betrayals on the Palestinian issue are as vulgar as the state’s attitude towards the state and capitalist murder at Tembi and the disrespect for the dead peoples’ relatives.

We are not surprised; his political ancestors are the same people
who collaborated with the British army at the end of the civil war
to isolate, execute, and torture resistance fighters who dreamed of a different world and established the narrative of peace and reconciliation post-war, whitewashing the murders of bourgeois democracy, which paved the way for the junta of the colonels.

Finally, the local representatives of this company, the Filosidis
brothers, manage another dealership that also supplies
vehicles to the police, i.e. today’s torturers, namely
Peugeot. We conclude that their role is not accidental and we hold them accountable as part of the existing bourgeois class that collaborates with murderers.

We do not live under the illusion that these actions alone are
sufficient. They are a small contribution to the mosaic of the widespread anarchist struggle. A fiery signal of solidarity with our comrades who are being persecuted for the Ampelokipi case, as well as with all the prisoners of the social and class war. It is a link in a chain of incendiary events on the streets. The return of the violence from those below, the anarchists, the fighters, debunks the narrative of the omnipotence of the state today, even with the means and
services it mobilizes. It is a proposal for breaking the fear
alongside all the other imperatives of insurrectionalist anarchy:
clashes in protests, attacks, conspiracies, sabotage, aggressive
solidarity, and direct action. It is a reminder that the dead of the
social war are with us and we will remember them forever
through our actions.

It is our duty to honor our fallen comrades and to
preserve the revolutionary memory that shapes the historical
continuity of the struggle, inspires us, strengthens us, and, like a
well-sharpened knife, carves our strategy.

The action is wholeheartedly dedicated to the anarchist comrade and armed guerilla Kyriakos Xymitiris.

KYRIAKOS XYMITIRIS ONE OF US, COMRADE FOREVER ON THE STREETS OF FIRE

SOLIDARITY TO ALL COMRADES PERSECUTED FOR THE AMBELOKIPI CASE

SOLIDARITY TO ALL INSURGENT POPULACES AROUND THE WORLD, FROM INDONESIA AND NEPAL TO ITALY AND FRANCE

Insurrectional cell “Kyriakos Xymitiris”


via: Athens.indymedia Translated by Act for freedom now!

Le travail est un crime, par Herman J. Schuurman suivi de : Le Groupe « De Moker » : la jeunesse rebelle dans le mouvement libertaire hollandais des Années folles par Els van Daele

Publié le 2025-11-05 00:00:00

Les jeunes Moker avaient l’ardeur et la gaîeté de la jeunesse pour eux (et ce n’est pas qu’une question d’âge), ils étaient l’expression d’un présent et d’un futur inconciliables avec le monde des vieux, pas seulement le monde des patrons et des exploités, mais aussi le monde de la militance, de la discipline syndicale, des meetings bureaucratiques, de la propagande à deux balles, des mobilisations « à rythme lent », de la modération politicienne, des compromis avec le pouvoir, de la morale religieuse. Ils suivaient leur chemin dans l’unique direction véritablement révolutionnaire, celle de la destruction du capitalisme et non pas de son renversement ; celle de la négation du travail, le pire crime commis au détriment de l’humanité, dont la Grande guerre n’a été qu’un des produits.


120 pages / 6 euros (4 euros pour les distros) / Novembre 2025


Entre la vie et la mort. Pensées et pyrexies au crépuscule du monde humain

Publié le 2025-11-05 00:00:00

Ce que l’on voudrait faire ressortir ici ce n’est pas tant une critique structurée du système technique, dans lequel nous sommes désormais emprisonnées et emprisonnés de manière quasi totale, mais bien plus une recherche nécessaire de ce qui fait de nous des êtres humains et pourquoi. Et cela pour une raison simple : les caractéristiques fondamentales qui nous rendent humains sont totalement incompatibles avec celles qui constituent les bases du système. Aller à la recherche du développement de nos possibilités, de caractéristiques en voie d’extinction au profit d’un nouveau concept d’existence présenté comme augmenté, cela signifie par conséquent considérer sérieusement les voies de la révolte.

Pour télécharger la brochure: Entre la vie et la mort_ A5_page_par_page

La destruction de l’Etat

Publié le 2025-11-05 00:00:00

Un texte provocateur qui repose la question de la démolition de l’autorité et de la reprise de l’attaque. Ceux et celles qui veulent, encore et malgré tout, bouleverser ce monde, devraient se libérer des scrupules oecuméniques que l’on trouve aussi chez les subversifs, sans se faire trop d’illusions ni accepter ou fomenter des opportunismes commodes. Dans une lutte qui implique chaque aspect de la société et de l’existence, redécouvrons notre hostilité irréductible et déclarée à tout ce qui est la cause de notre malheur.


Pour télécharger la brochure: La destruction de l’Etat_ A5_page_par_page

Le prolétariat limitant – L’enfant, la coquille et la mer, Franco Lombardi

Publié le 2025-11-05 00:00:00

À ce stade nous devons être conscients qu’il n’existe pas d’entités abstraites en dehors de nous avec lesquelles régler ses comptes, qu’il n’existe pas un Prolétariat extraterrestre et absolu au nom duquel se battre et que c’est donc en premier lieu avec notre conscience que nous devons nous confronter quand nous choisissons les modes, les temporalités et les instruments avec lesquels se dresser contre le pouvoir. Il est trop confortable de masquer notre incapacité ou, pire, notre absence de volonté derrière le paravent de l’immaturité du Prolétariat ; trop facile de confier les tâches qui nous reviendraient personnellement à l’incontournable triomphe de l’évolution historique ; trop hypocrite de se cacher derrière l’excuse que l’a révolution n’est pas au coin de la rue, mais qu’elle est toujours à venir.
[…]
Le révolutionnaire ne peut donc pas s’identifier dans la figure du « géniteur », de celui qui se bat pour « donner un futur à ses enfants », mais dans celle de l’ « enfant », de celui qui n’a pas encore renoncé à préférer le rêve à la réalité, ce qu’il veut à ce qu’on lui présente comme possible. Et cet enfant doit savoir regarder autour de lui et comprendre qui et qu’est-ce qui tente de le contraindre à devenir adulte, à se soumettre aux règles asphyxiantes de ce qui est raisonnable, modeste et sensé. Et si lui vient le caprice de vider la mer, il doit commencer à le faire.


Pour télécharger la brochure: Le prolétariat limitant – L’enfant, la coquille et la mer, Franco Lombardi_ A5_page_par_page

Hambourg (Allemagne) : Attaque incendiaire contre la voiture du président du groupe parlementaire de l’AfD

Publié le 2025-11-05 00:00:00

de.indymedia.org / lundi 3 novembre 2025

Attaque incendiaire contre la voiture du président du groupe parlementaire de l’AfD au Bundestag Bernd Baumann

Des salutations enflammées aux antifas poursuivi.es par la justice, en taule ou en cavale !

Dans la nuit du 3 novembre 2025, nous avons détruit, avec un engin incendiaire, la BMW de Bernd Baumann, président du groupe des députés de l’AfD au Bundestag*, qui était garée au 111 Trenknerweg, dans le quartier Othmarschen de Hambourg.

Dans quelques semaines, deux grands procès contre des antifas commenceront, à Dresde et à Düsseldorf. Treize compas sont accusé.es de plusieurs attaques contre des nazis et leurs structures, en Allemagne et en Hongrie. Les lourdes condamnations dans le premier procès appelé « Antifa Ost »** et dans celui contre Hanna***, en septembre, indiquent une forte volonté de condamnation, de la part de la répression. Jusqu’à présent, la justice rencontrait souvent des difficultés à prononcer des condamnations pour appartenance à une organisation criminelle ou terroriste, contre la gauche militante qui n’est pas organisée en groupes de guérilla. Maintenant, les dominants essayent d’établir de nouveaux critères. En Hongrie, aux Pays-Bas et aux États-Unis, l’« Antifa » a été inscrit sur la liste des opposants « terroristes ».

À une époque où la pratique quotidienne meurtrière et raciste des nazis, des gens ordinaires et des flics ne cessent de s’intensifier, où la fermeture face aux réfugié.es, garantie militairement, de l’Europe, de l’Allemagne ou des États-Unis augmente et où le président états-unien radote en disant qu’il aime l’odeur des déportations au matin et utilise l’armée contre les protestations antiracistes et la résistance, dans cette époque il est urgent de s’organiser de manière militante contre le fascisme. Donc, de faire exactement ce qu’on reproche aujourd’hui aux antifas poursuivi.es par la justice.

Formez une, deux, trois, plusieurs bandes du marteau !

Alerta antifascista, que ce soit avec un marteau ou un cocktail Molotov !

Nous ne voulons pas voir de sexistes, de racistes et de fascistes en ville !

All you damn’ MAGAfreaks, you will follow Kirk to hell! [Vous tous, foutus obsédés du MAGA, vous allez suivre Kirk en enfer !]

Clara, Emmi, Luca, Nele, Moritz, Paula, Henry, Johann, Julian, Melissa, Nanuk, Paul et Tobias : beaucoup de force à vous, le combat continue !

Liberté pour Maja, pas d’extradition en Hongrie pour Zaid !

 

Notes d’Attaque :
* le Bundestag est l’équivalent de l’Assemblée nationale française. Le parti d’extrême droite Alternative für Deutschland y est présent avec 151 députés et il est donc le plus important groupe d’opposition à la « grande coalition » de gouvernement, composée par la droite (CDU-CSU) et le centre-gauche (SPD).
** Une affaire répressive par laquelle la justice du Land de Saxe (dans l’est du pays) a jugé, en mai 2023, quatre camarades antifascistes pour une série d’agressions contre des néonazis, entre 2018 et 2020. Les peines sont allées de deux ans et demi à cinq ans et trois mois de prison (pour blessures graves et appartenance à une organisation criminelle). Lina, la camarade condamnée le plus lourdement, car considérée comme la cheffe du groupe que flics et journalistes appellent « Hammerband » (bande du marteau), se trouve actuellement en prison.
Un deuxième procès contre sept antifascistes accusé.es des mêmes faits commencera à Dresde le 25 novembre (voir ici pour ce qui concerne l’un des inculpé.es).
*** Camarade antifasciste de Nuremberg, Hanna a été condamnée à cinq ans de prison pour blessures graves et appartenance à une organisation criminelle (le parquet l’avait aussi accusée de tentative de meurtre), pour les attaques contre des néonazis lors de leur célébration du « Jour de l’Honneur », à Budapest, en février 2023 (dans le cadre donc des multiples procès, qui ont lieu en Hongrie et en Allemagne, pour l’affaire des « antifas de Budapest »).
En plus du procès actuellement en cours à Budapest contre Maja, six autres antifas seront bientôt jugé.es à Düsseldorf, avec les chefs d’inculpation très lourds de « tentative de meurtre » et « appartenance à une organisation criminelle ».

L’image de la voiture de Baumann est issue des médias grand public.

Héraklion (Grèce) : Perquisition du squat Evaggelismos et d’autres logements

Publié le 2025-11-05 00:00:00

Squat!net / lundi 3 novembre 2025

Depuis aujourd’hui (vendredi 31 octobre 2025) 5:40 du matin, une opération de police à grande échelle contre les structures anarchistes a lieu dans la ville crétoise d’Héraklion. Le squat d’Evangelismos et des logements privés ont été pris d’assaut par les forces spéciales et plusieurs personnes ont été arrêtées.

L’attaque de l’État fait suite à une action menée par des anarchistes contre le ministre grec du parti au pouvoir, Nea Dimokratia, récemment révoqué, Makis Voridis. Celui-ci a été découvert et confronté il y a quelques jours dans un restaurant à Héraklion, après quoi il a dû prendre la fuite. Par la suite, le parti au pouvoir avait annoncé des représailles.

Le passé de Makis Voridis en tant que nazi de rue ayant des contacts étroits avec la junte grecque et son chef putschiste Georgios Papadopoulos sont aussi connus que son antisémitisme, sa politique favorable à Israël et extrêmement xénophobe ces dernières années en tant que ministre de la migration et de l’asile.

La popularité de cette intervention anarchiste contre Voridis est également due aux circonstances dans lesquelles il a démissionné de son poste de ministre cet été. Le ministère public européen avait récemment ouvert une enquête sur la fraude, dans laquelle le ministère du développement rural et de l’alimentation, dont il a été le chef en tant que ministre de 2019 à 2021, joue un rôle essentiel. Le scandale d’Opekepe révèle une fois de plus à l’opinion publique grecque comment les politiciens s’enrichissent personnellement au-delà de toute mesure. Ils avaient obtenu d’immenses subventions par le biais de réseaux privés. Elles ont été demandées pour des terres agricoles, notamment en Crète, qui n’existent pas, situées sur le site d’un aéroport ou dans l’eau.

La vengeance de la clique de la Nea Dimokratia contre le mouvement anarchiste est donc ravivée après l’intervention contre Voridis. En outre, nous commémorons aujourd’hui l’anniversaire de la mort du guérillero anarchiste Kyriakos Xymitiris. La perquisition vise également à intervenir dans la commémoration et à démontrer sa détermination à combattre toute forme de résistance.

À l’heure actuelle, on ne sait pas encore si la police utilisera simultanément l’assaut contre le squat Evaggelismos pour l’expulser. À l’heure actuelle, la maison est occupée par la police et de nombreuses personnes sont en détention. Des soutiens se sont déjà rassemblés dans la rue et le rassemblement pour Kyriakos Xymitiris, prévu ce soir, devrait bien avoir lieu.

[Traduction de l’allemand de l’article « Razzien in Heraklion », publie le 31 octobre 2025 sur de.indymedia.org.]

Brunswick (Allemagne) : Une entreprise de transformation de viande bloquée

Publié le 2025-11-05 00:00:00

de.indymedia.org / jeudi 16 octobre 2025

En signe de protestation contre l’exploitation des êtres humains, des animaux et de la nature par l’industrie de la viande animale, le 22 septembre et le 8 octobre 2025, le portail principal de l’entreprise de transformation de viande Marth GmbH & Co. KG a été bloqué avec plusieurs antivols en U et câbles en acier, juste avant le début des activités.

Cette entreprise de Brunswick est active au niveau international dans le commerce et la transformation de boyaux d’animaux. Selon la présentation que Marth GmbH & Co. KG fait elle-même, les boyaux transformés chaque année dans cette entreprise pourraient faire quatre fois le tour du monde.

Sur les cadenas fixés sur la porte d’accès, il y avait, entre autres, les revendications suivantes :
« Préserver les moyens de subsistance ! Mettre fin au gaspillage des ressources par l’industrie de la viande animale ! »
« Une agriculture respectueuse du climat, plutôt qu’une industrie de la viande ! »
« Bloquer l’industrie de la viande animale ! Pour les êtres humains, les animaux et la nature ! »
« Mettre fin à l’exploitation ! »

Dans le monde entier, l’industrie de la viande animale est responsable, entre autre, d’une énorme consommation de terres et d’eau, de la déforestation et de la destruction de la biodiversité, en particulier avec les cultures fourragères (déforestation des forêts tropicales, extinction d’espèces, monocultures), de la pollution des sols et des eaux par une utilisation excessive de fertilisants et d’une partie importante des émissions de gaz à effet de serre. Ainsi, l’industrie de la viande animale détruit, en plus des vies d’innombrables êtres vivants sensibles et intelligents, aussi les fondements de l’existence de nous tou.tes.

Sans dessous dessus nº2 – Apériodique pour chahuter l’extractivisme – est sorti !

Publié le 2025-11-05 00:00:00

[reçu par mail]

Édito :

[…] Comme nous l’avons dit dans le numéro précédent, ce projet est né de l’envie de mieux comprendre le renouveau minier en Europe pour nourrir des perspectives de luttes. Il est le fruit de rencontres, de longues discussions et de pas mal de recherches sur un sujet qui ne nous était pas familier à tou·tes. Cette publication, nous l’avons pensée comme un outil donnant des billes d’analyse et des informations pratiques à propos de projets industriels qui peuvent toujours être entravés, voire empêchés. […]

Si notre premier numéro était centré sur le projet de mine de lithium dans l’Allier porté par Imerys, ce deuxième opus replace ce projet dans son contexte : celui d’une tentative de « retour à la mine » en France et d’une nouvelle vague d’attributions de permis miniers par l’État, tout comme celui, encore plus général, du monde autoritaire et marchand. Nous y élargissons la critique de l’extractivisme et de ses incarnations locales à celle plus approfondie de l’État et de ses mécanismes d’oppression et de délégation, de la société techno-industrielle et de sa restructuration « verte » (c’est-à-dire électrique) et numérique, du capitalisme avec son règne des marchandises et ses fondements coloniaux, ainsi que de la guerre qui sert de moteur à toute cette machinerie. Parce qu’une mine, ce n’est pas seulement des fosses qui défigurent une montagne et des pollutions des sols, de l’air et des cours d’eau. C’est l’incarnation d’un rapport au monde qui ne voit celui-ci qu’en termes de valeur à extraire, de profit ou de puissance à engranger. C’est le premier élément d’une vaste chaîne composée d’usines, de drones, de câbles électriques ou de fibre optique, de datacenters, de casernes et de commissariats, d’objets connectés en tout genre, de centrales et de sous-marins nucléaires, de supermarchés, de lignes de front, d’entrepôts, de satellites… C’est la base matérielle d’un système qui voudrait faire de nous des outils de son fonctionnement, sans intentions ni volonté propres.

Nous avons aussi eu envie de regarder hors de l’Europe, car l’extractivisme est indissociable de la colonisation de territoires menée par les différents empires et États à travers l’histoire. Mais nous ne voulons pas en proposer une analyse détachée de notre contexte, c’est pourquoi nous mettons en avant les possibilités d’agir qui s’ouvrent en faisant les liens entre les questions coloniales et les guerres qui ne cessent de secouer le globe. Tandis que les territoires colonisés, comme la Kanaky et la République Démocratique du Congo, sont toujours plus minés pour extraire des ressources, ici, le renouveau minier est argumenté ad nauseam par la prétendue « souveraineté » en métaux critiques promue par les États européens et les industriels. Métaux critiques qui iront nourrir, entre autres, l’industrie de l’armement et celle du numérique, contribuant donc à semer la mort et à faire de nous des moyens au service de la marchandise. En parallèle, la numérisation, qui repose sur l’électrification, sonne une relance du nucléaire français, lui-même indispensable à la puissance militaire de l’État. C’est d’une logique implacable ! Ces sujets sont inextricablement liés et les différentes luttes qui s’en emparent peuvent se faire écho. Les luttes antinucléaires et celles contre la numérisation de la vie, celles contres des projets de mines et celles contre la guerre… Sans faire l’impasse sur les nécessaires discussions sur les moyens et les fins de telles luttes, qu’elles s’ancrent dans un territoire, mènent à des occupations ou prennent d’autres formes et chemins. Nous pensons que faire ces liens permet de mieux appréhender ce contre quoi on se bat, étend nos réseaux, donne de la force par la compréhension des finalités de certains projets et pousse à une remise en question de l’ensemble des fondements de ce monde, permettant d’éviter les pièges des critiques partielles et du réformisme et invitant à un bouleversement total et radical de l’existant. Vaste programme, mais voilà notre modeste contribution. Bonne lecture !

Sommaire :

• Sans dessous dessus,
deuxième numéro de l’apériodique

• Contre l’extractivisme !
Un anti-mode d’emploi

• Le métal du diable, la révolte et Kanaky.
Enjeux industriels, guerre et révoltes anti-coloniales

• Eramet, fleuron du colonialisme français.
Quelques informations sur une entreprise d’État

• Guerre des métaux dans la région
 des Grands Lacs.
Un rapide aperçu des conflits en RDC

• Ça s’en va et ça revient…
Brève histoire des « relances » minières.
État des lieux des permis miniers en juin 2025

• La relance minière dans l’hexagone – affiche

• Nouvelles de luttes.
Allier, Ariège, Dordogne, Bure

• Contre les mines, contre la guerre.
Texte venu d’Ariège

• Danse macabre, un slow entre guerres et mines.
Synthèse et extraits d’une brochure

• Le nerf du commerce.
Minerais de l’Ukraine, guerre et croissance

• La culture mangeuse de monde.
Entretien avec des habitant·es 
de la forêt squattée d’Hambach

• 
Smart trucs.
Considérations sur l’aliénation à l’ère du tout-électrique

• Ça existe déjà, non ?
Bande-dessinée

• Et… coupez !
Communiqué d’attaque [extraits]

Infos contact et diffusion :

Si la revue te parle et si tu souhaites recevoir des exemplaires pour toi ou pour la diffuser, écris-nous à sansdessousdessus@distruzione.org.

Tu peux aussi trouver la revue dans les lieux suivants (liste qui va évoluer avec le temps, hésites pas à nous demander par mail s’il y en a près de chez toi) :

Strasbourg :
le Kiosque, 6 rue des remparts, Strasbourg

Nancy :
Quartier Libre, 11, Grande Rue, Nancy

Marseille :
Librairie transit, 51 Bd de la Libération, Marseille

Paris :
Bibliothèque anarchiste Libertad – 19 rue Burnouf 75019 Paris
Permanences tous les mardis de 17 à 20h

Montreuil :
Bibliothèque anarcha-tpg la Bark, 5 rue François Debergue, Montreuil (93)
Permanences les mercredi de 16h à 19h

Grenoble :
La Bobine occupée, 42 boulevard Clemenceau, Grenoble

Toulouse :
– Le placard brûle situé à l’impasse (squat d’activités)  –  1 impasse Lapujade 31500 Toulouse
– Le Kiosk (librairie « anarchisante »), à la Chapelle, 36 rue Danielle Casanova
– La Librairie terra nova , 18 rue Gambetta – 31000 Toulouse
– Le Chat noir – 33 rue Antoine Puget, 31200 Toulouse

Saint-Étienne :
La bibli l’Hérissé.e, à la Gueule Noire, 16 rue du Mont, Saint-Étienne
Permanance le deuxième samedi du mois de 13h à 15h et le 22 du mois de 17h à 19h
Librairie Lune et l’autre, 19 Rue Pierre Bérard, Saint-Étienne

Ambert :
L’élégante, Petite Rue de Goye, Ambert

Lyon :
La Gryffe, 5 rue Sébastien Gryphe, Lyon 7e

Récit de l'expulsion de feu le squat de l'ancienne Chiffo et des suites

Publié le 2025-11-05 11:59:18

Le squat de l’ancienne Chiffo’ était un lieu de vie et d’activités ouvert en novembre 2024 à la suite de l’expulsion du squat du 15 RP de l’Orne et après une semaine de luttes (occupations, manif’ sauvages, etc.). De nombreuxses exiléEs y vivaient, mais c’était aussi un lieu de passage et d’hébergement temporaire, ainsi qu’un espace d’auto-organisation. Projections, causeries, chantiers et ateliers divers rythmaient, entre autres, la vie du squat. Le squat a été expulsé jeudi 16 octobre 2025 pour satisfaire les comptes du promoteur PIXEL et du cabinet d’architectes DHD Billard Durand avec un impressionnant dispositif policier, du jamais vu dans le coin.

Jeudi (16) maton, 8h30  : Stephane Bredin, le prefet du Calvados (anciennement directeur de l’Administration Pénitentiaire, la fine fleur de Science Po et de l’ENA quoi) envoie 120 keufs, assistés d’agents de sécurités privée de la boite LC Sécurité et d’un arrêté autorisant le vol d’un drone dans le quartier de la Demi-Lune de 8h à 18h. L’expulsion « sans incidents » [1] fout quand même 60 personnes à la rue sous couvert de créer des logements et les bleus embarquent 14 personnes au poste. Tous les habitanxtes sont prixes en photos, même si certainxes tentent de se soustraire à ce fichage policier.

Cinq personnes sont interpellées vers 10h30 et emmenées au poste, dont 3 retenues dans le LRA [2]. À 16h30, deux personnes sortent, dont une avec une OQTF [3], puis la dernière personne sort vers 17h avec une OQTF elle aussi.

À midi, 9 personnes se font interpeller violemment par la BAC, pour vérification d’identité alors qu’iels aidaient des habitanxtes à sortir leurs affaires. En même temps, des gens filent des tracts aux passantxes et commerçants. Parmi les 9 personnes, 2 sortent presque immédiatement après avoir été amenées au poste. Quatre personnes restent en vérif’ pendant 4heures et sortent à 16h et les trois personnes restantes sont gardées à vue pendant 24h — GAV motivée pour refus de signalétique [4] lors d’une vérification d’identité. Plusieurs personnes font le pied de grue devant le commissariat Lanfranc toute la journée pour manifester leur solidarité, non sans coups de pression. Une équipe de la BAC force le passage dans une petite ruelle en voiture, et plus tard, des bleus bien uniformés demandent aux quelques personnes encore présentes de partir, menaçant de les embarquer sous couvert de Vigipirate.

Le soir même, un rassemblement a lieu à 18h devant le bâtiment fraîchement expulsé. Le mortier n’a pas pris, donc il semble nécessaire de déployer des gens d’armes pour assurer sa bonne sèche. Le rassemblement permet de trouver des hébergements solidaires et des places à l’hôtel pour une quinzaine de personnes, mais peine à dégager des perspectives de lutte.

Le lendemain, vendredi 17, rebelote, avec un rassemblement appelé à 17h30. Cette fois, on se dirige ensuite vers le Village Mobile — géré par l’association mafieuse 2 Choses Lune qui capitalise sur la précarité et la misère en offrant l’exclusivité des contrats à ses petitxes potes (Dom’ici) [5] — où certainxes habitantxes du squat expulsé seront hebergéxes pour une nuit. Sur place, un vigile zélé empêche les jeux entre les enfants vivant sur le site et celleux parmi nous. On savait qu’il y avait potentiellement des places pour tout le monde, mais les échanges contradictoires avec les travailleureuxes sociaux et la directrice nous font vite comprendre que si un hébergement est envisagé, ça sera, encore une fois, en cellule. L’arrivée rapide de 3 fourgons de police pour nous dégager confirmera nos intuitions. On se barre, talonné par les keufs et fatiguéxes par les journées précédentes vers un lieu soutien qui héberge la plupart des gens pour la nuit.

Le samedi, on profitera du forum des luttes pour causer des perspectives et des hébergements solidaires sont à nouveau proposés.

Mardi 21, les entrées et sorties de personnes participant à une assemblée générale de lutte contre toutes les expulsions se font également sous surveillance de drone, officiellement autorisé à voler pour surveiller le match de foot Caen-Rouen à proximité.

Jeudi 23, une semaine tout pile après l’expulsion de l’ancienne Chiffo’, l’officialisation d’un squat pour héberger une partie des personnes mises à la rue se solde en expulsion immédiate. La quinzaine de personnes installées se retrouvent à nouveau à la rue grâce à l’État et sa police, les ouvriers collabo d’Eiffage et les voisins vigilanxtes. Les habitants et les personnes solidaires sont touxste contrôlées à la sortie, sept personnes sont interpellées pour vérification d’identité et six d’entre elles sont placées en garde à vue pour violation de domicile en réunion et dégradation volontaire de biens privés. Elles sont relâchées sans suites 24h plus tard, les charges servant, à n’en pas douter, à alimenter le fichage policier qui s’intensifie autour des squats, des luttes anti-nucléaire, etc. En effet, les charges ont permis au procureur de requérir la prise coercitive de signalétique et d’ADN pour les 6 personnes en refus. Toujours du monde pour se relayer devant le comico malgré la tempête et nik le fichage.

Depuis des années, la répression contre les squat s’accentue. Début juillet, deux squats ont été expulsés à Ouistreham, et celui de la Demi-Lune a partiellement cramé : l’occasion était trop belle pour un squat déjà expulsable, la dépossession a donc été faite par le feu et par les bleus. Suite à ces expulsions, une manifestation sauvage a éclaté mi-juillet, bousculant les portes de la mairie au passage et 6 personnes ont été interpellées. Cinq d’entre elles ont été gardées à vue pendant 48h et deux écoperont de 70 heures de Travaux d’Intérêts Généraux, interdiction de manifester pendant 6 mois sur Caen, et l’une d’entre elles devra payer 1100€, sans compter les frais de justice et d’avocats pour les deux. De plus en plus d’expulsions se font à coup 38 DALO, une procédure expéditive de la loi dite anti-squat, Kasbarian-Bergé, En août, ce sont les personnes installées en tentes le long de la Presqu’île qui ont été menacées d’expulsion par Aristide Olivier. Pour manifester de la solidarité avec les occupantxes du campement et les sans-abris en général, un campement a été installé directement sur le parvis de la mairie le 28 août, avec une cinquantaine de tentes et de personnes. Ici et ailleurs, l’État réprime les pauvres, l’auto-organisation, la solidarité et tous celleux qui se rebellent contre son ordre social. À Pantin, en juillet, une cinquantaine de personnes, exilées, ont été expulsés du squat Al-zol, occupé depuis trois ans. En février, dans le 18e, un squat a été expulsé un mois après l’ouverture, dont une semaine de séquestration des habitantEs. Fin septembre, c’est au tour du squat Orange, le plus gros squat de Calais, et le même jour que l’expulsion du squat de l’ancienne Chiffo, le squat du Ghetto à Bagnolet-Montreuil s’est aussi fait vider… Le jeudi 23 octobre au matin c’est le squat de La Trotteuse à Pantin. C’est une liste bien longue et malheureusement non-exhaustive, parce qu’il y a plein de squats dont on a pas idée de l’existence et qu’on découvre parfois au détour d’une rencontre fortuite, parce qu’il y a des personnes qui ouvrent des bat’ et qui ne communiquent pas dessus, qui bricolent dans leur coin et se font expulsées en silence.

Bien conscientEs que la liberté s’arrache entre les barreaux de leur prisons modernes, on reste deter ! Mort aux expulseureuses, nik l’État, sa police, son fichage de merde, la propriété et les frontières !

Pour imprimer :

Récit format brochure A5 recto-verso


Notes :

[1D’après le compte X (anciennement Twitter) de la pref’

[2Local de Rétention Administrative dans l’enceinte du comico, supposé désengorger les Centres de Rétention Administrative

[3OQTF : Ordre de Quitter le Territoire Français. Sans surprise, la précarité est punie et le fait de vivre en squat motive l’ordre.

[4Signalétique : empreintes, photos, taille et pointure…

Le Placard Brûle programme Novembre/Decembre

Publié le 2025-11-05 18:26:49

Le Placard Brûle est enfin de retour !



Une bibliothèque en cours de rafraichissement et bientôt, des perms pour chiller et bouquiner.
Deux nouvelles personnes ont rejoint le collectif pour cette année. Un format de programme différent, où on ne se limite pas au mois à venir, ni aux lundis. Un infokiosk rempli à nouveau, de brochures récentes comme de textes qui datent un peu plus. Et toujours, des sujets de discussions qui nous parlent, qui nous portent, qui nous aident à mieux comprendre ce monde de merde et nos manières de fonctionner, pour toujours renforcer nos liens et nos capacités d’analyse, mais aussi aiguiser nos rages.
Si tu ne peux pas venir à une des discussions, mais que tu as envie de contribuer, tu peux nous envoyer un mail. Si tu as envie de proposer un sujet de discussion, une brochure ou un livre, permets toi aussi de nous le suggérer par mail.
Le tout se passe toujours à l’Impasse, squat d’activités contre ce monde situé 1 impasse lapujade à toulouse, et qui fête ses 2 ans ce mois-ci !


Lundi 10 novembre à 15h
A propos de thunes et de classe sociale

On a envie de discuter de classe, de thunes, d’héritage, de capital culturel, de moula, de cash, de propriété, de normes de langage. En partie parce que ces sujets sont trop absents des discussions - partant souvent de la fausse évidence que nos vécus et nos rapports à l’argent sont similaires - et parce qu’on ne met pas forcément la même chose derrière les mots "bourges", "pauvres", etc.
On a envie de lancer plusieurs discussions sur le sujet. La première sera plutôt un moment d’échange de ressources. Si tu as des textes, des supports d’ateliers, des bd, des docus sonores, tu peux les ramener pour ce moment, afin qu’on se partage tout ça. Grâce à ces ressources on pourra discuter des suites qu’on a envie de donner. C’est ok de venir si tu n’as pas de ressources sous la main, mais envie de discuter de ces sujets. Si tu ne peux pas venir, mais que le sujet t’interesse ou que tu as des textes ou liens à transmettre, tu peux nous envoyer un mail.
On fera des pauses et on partagera du gouter.

Jeudi 20 novembre à 17h
La place du numérique et des écrans dans nos vies

Comment quelque chose qui prenait si peu de place il y a quelques décennies parait aujourd’hui essentiel ? Quels effets sur les comportements, les manières de s’organiser, les relations ? Quels effets sur la diffusion des luttes et des imaginaires de révolte à travers le monde ? Quels intérêts pour les industriels qui les produisent et pour les gens au pouvoir ? Quelles marges de résistance individuelle et collective face à un monde de plus en plus façonné par le spectacle et la technologie, et le système pseudo "dématérialisé" qui le maintient ?
On pourra se baser sur plusieurs textes et brochures : "au delà des écrans, les étoiles", "the real shit", échanges de textes dans la revue return fire, différents textes de critique sur la sécurité liée à la pratique numérique.
N’hésite pas à apporter des bouts de textes ou autres qui te branchent sur cette thématique.

Lundi 24 Novembre à 18h
Comme un goût de rance dans les carottes biodynamiques…

Qu’est-ce qui relie une école alternative, la marque weleda, la biodynamie, une banque, l’eurythmie (un style de danse) et le label Démeter : l’anthroposophie.
L’anthroposophie c’est une doctrine initiée par Rudolf Steiner au début du 19ème siècle en Allemagne. Beaucoup de gens s’inscrivent de près ou de loin dans ce mouvement, parfois à leur insu. L’anthroposophie a des intérêts multiples, les plus connus sont l’agriculture biodynamique (souvent confondue avec biologique) et les écoles Steiner connues pour proposer une éducation « bienveillante et plus proche de la nature ». Ce courant se cache derrière une pseudo critique de la modernité, qui séduit beaucoup certaines personnes qui se posent des questions sur ce monde de merde. Si on prend le temps de creuser la pensée de Steiner et de ses adeptes on trouve : des procédés et des rites ésotériques souvent problématiques, des mythes fondateurs qui glorifient le moyen-age germanique, et surtout, un racisme profond et fondateur.
L’idée de cette discussion c’est de lire ensemble des bouts de la brochure « Anthroposophie et Ecofascime » et d’autres supports autour de l’anthroposophie et de la biodynamie pour comprendre ensemble de quoi il s’agit et d’identifier au mieux ses ramifications dans la société qui nous entoure.

Lundi 8 décembre à 16h
Auto-formation sur l’Indonésie

L’idée c’est de se retrouver pendant 2-3 heures pour faire ensemble des recherches sur l’histoire (notamment coloniale) de l’Indonésie, pour comprendre un peu mieux le contexte actuel. On pourra aussi voir quels liens il y a avec l’histoire de la Papouasie Nouvelle-Guinée qui est juste à côté, pour avoir quelques billes pour capter un peu mieux le docu projetté le 10/12 ! Si c’est possible d’amener par exemple ordi, brochure, podcast pour avoir du matos pour faire les recherches ensemble c’est super, sinon pas de soucis on aura de quoi faire :)

Mercredi 10 décembre à 21h (Après la cantine de l’Impasse !)
Projection de « The Coconut Revolution » (Documentaire VOSTFR – 50’ – 2001)

Ce docu parle de l’insurrection dans les années 90 de personnes autochtones de l’île de Bougainville (au nord-est de l’Australie, dans les iles Salomon), face à l’État de Papouasie Nouvelle-Guinée, dans la continuité d’une histoire coloniale allemande puis britannique. Sans vouloir l’idéaliser, on trouvait intéressant de se partager un peu de cette histoire de guérilla, qui s’est affrontée de diverses manières à cet État, qui a fait fuir son armée et fermer la 4ème plus grande mine de cuivre au monde. Une lutte qui aura aussi développé des pratiques d’autonomie et de survie particulièrement inventives pour contrer le blocus imposé. On pourra parler après la projection des limites de ce documentaire et des questions que soulève cette histoire, et se partager quelques informations sur l’évolution politique de la situation après ce docu.


Lundi 22 décembre à 16h
Elections, pièges à cons ? Abstention = révolution ? Vraiment ??

Discuter des élections hors période électorale, hors moment intense où il faut absolument se positionner, hors des discours assourdissants des politicien.nes et des orgas, avec l’envie de discuter sans jugement et sans essayer de convaincre, sans viser qu’on sorte de là tou.te.s d’accord sur le fait de voter ou pas.
Parce que les élections prennent toute la place et nous donnent l’illusion d’avoir un impact sur ce qui se décide à nos dépends. Parce que, pour certain.es, aider à ce que la "gauche" soit au pouvoir pourrait nous donner une marge de manoeuvre plus importante pour intensifier les luttes et les moments de révoltes. Parce qu’il est hors de question qu’on se retape une séquence comme en 2024, où rien n’était audible, et où beaucoup d’énergie a été mise sur la propagande du vote, en renvoyant la responsabilité de la montée du fascisme à ce seul acte : voter ou s’abstenir.
On s’aidera de 2 textes, en apparence contradictoires, un étant plutôt "pro-vote" l’autre plutôt contre. Et on essaiera de questionner nos rapports au vote, ce que ça vient raconter de nos manières de lutter. On critiquera ces textes aussi, et, pourquoi pas, on pourra élargir sur la question de la démocratie, de la légitimité, et autres mises en abîme, si envie.

*****

Le Placard Brûle sous sa forme actuelle existe depuis 2021, mais a été créé en 2009. C’est une bibli/brochurothèque en lutte contre toutes les dominations. C’est aussi, et surtout, un espace de discussion où l’idée est de tâtonner et d’affûter ensemble nos réflexions contre cette société de merde pour mieux aiguiser nos couteaux. De base, les moments que nous proposons sont en mixité, mais, selon les sujets abordés ou les besoins des personnes présentes, une ou des mixités choisies peuvent être mises en place. Jusqu’à juin 2022, les discussions étaient en mixité choisie sans mec cis hétéros et nous avons écrit un texte pour expliquer ce changement (le texte est trouvable sur internet si tu cherches : « A propos de la mixité au Placard Brûle »).

Souvent, nous nous reposons sur des textes, des docus sonores ou visuels pour aborder des thématiques. Cela ne veut pas dire que nous sommes entièrement d’accord avec leur contenu. Nous estimons qu’ils apportent des éléments intéressants et que leur critique peut être pertinente. Mais, nous pouvons nous tromper, alors n’hésitez pas à vous faire votre propre avis, on se fera un plaisir d’en discuter.

Si tu veux être ajouté.e sur la liste mail (on envoie le programme tous les mois) ou si tu as des questions, des trucs à nous dire, ou si tu veux proposer une discussion, tu peux nous écrire sur placardbrule(at)riseup.net

Par rapport à l’accessibilité en fauteuil roulant : les évènements du PB ont lieu au rez de chaussée. Mais, pour accéder à la porte d’entrée il faut monter un trottoir rabaissé et les portes ne sont pas larges : 97 cm pour l’entrée principale et la salle d’accueil, 66cm pour la salle de discussion, 76cm pour les WC avec une marche de 4cm. N’hésite pas à nous écrire si t’as besoin de plus d’infos.

Présentation sur la relance minière & lecture de textes sur l'extractivisme

Publié le 2025-11-06 00:00:00

La mal nommée « transition 
énergétique » n’est qu’une ruée vers le tout électrique 
et le tout connecté. C’est elle qui sert en premier lieu de justification pour ouvrir de nouvelles mines en France (métropolitaine) et pour poursuivre l’exploitation de métaux dans des territoires colonisés. Mais tous les secteurs industriels exigent des quantités croissantes de métaux, et notamment ceux de l’armement et des technologies de surveillance.
 Il nous paraît urgent 
de comprendre ces enjeux pour lutter contre.

Petite présentation sur la relance minière, les futurs projets de mines et les luttes actuelles qui s’y opposent. Puis proposition de lectures de textes issus de brochures et de revues aux perspectives anarchistes, parlant de différents sujets autour de l’extractivisme, notamment le lien avec les guerres et l’industrie de l’armement ou avec le colonialisme.

Ouverture de la bibli à 17h
Début de la discut’ à 17h30

Bibli de l’Hérissé‧e
La Gueule Noire
16 rue du mont - Sainté

A boire et à grignoter (végan)

Gratos / Infokiosque
Accès par un escalier

On sera dans la bibli ou dans la salle de boxe, selon le nombre, pour pas gêner la préparation de la soirée du Loby Trans de la Loire.

Déambulation chantante et en musique contre le militarisme et les guerres — mardi 11 novembre

Publié le 2025-11-07 18:19:21

À l’occasion de l’anniversaire de la Grande Boucherie de 1914-1918, déambulation chantante et en musique contre le militarisme et les guerres passées et présentes.



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Rendez-vous mardi 11 novembre à 15 heures, place Sathonay (69001), pour une découverte de quelques lieux emblématiques du militarisme à la lyonnaise en fanfare avec les chorales révolutionnaires.

Refusons l’engrenage guerrier, la propagande militariste, l’’avidité des marchands de canons et leurs conséquences, ici et ailleurs.
Car, comme le disait Anatole France « On croit mourir pour la patrie, on meurt pour les industriels ».

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Venez nombreuses et nombreux !

Ne laissons pas faire, ne nous laissons pas faire.

Coordination Régionale Anti Armements et Militarisme Lyon
contact : craam@riseup.net
Blogue

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2025-11-07 18:27:49

Publié le 2025-11-07T19:27:49+01:00

Au petit matin, fleurissent 40 banderoles revendicatives ornant le périphérique nantais.

Plusieurs groupes locaux se sont coordonnées pour cette action.

Malgré les intidimidations, les interpellations et la présence des forces de l’ordre, notre colère ne passera pas sous silence. Nous ne tairons pas nos revendications !

On est là !

Et on le sera toujours tant que les inégalités persistent, tant que nos voix ne sont pas écoutées et entendues !

RDV Le 10 nov rond point d’armor 7h et le 15 nov 13h départ manif.

Hamburg (Germany) : Incendiary attack on car of president of the parliamentary group of the AfD

Publié le 2025-11-08 08:41:34

via: attaque. translated by Act for freedom now!

de.indymedia.org / Monday 3 November 2025

Incendiary attack against car of president of the parliamentary group of the AfD in the Bundestag Bernd Baumann

Flaming greetings to the antifas prosecuted by the justice system, in jail or on the run !During the night of November 3 2025, we destroyed, with an incendiary device, the BMW of Bernd Baumann, president of the group of deputes of the AfD in the Bundestag*, that was parked at 111 Trenknerweg, in the Othmarschen area of Hamburg.

Two big trials against some antifas are due to take place in a few weeks’ time, in Dresden and Düsseldorf. Thirteen compas are accused of a number of attacks against nazis and their structures, in Germany and in Hungary. The heavy sentences in the first trial called « Antifa Ost »** and in that against Hanna***, in September, indicate a strong will to condemn on the part of the repression. Up until now, the law has often had difficulty in pronouncing sentences for belonging to a criminal or terrorist organisation, against the militant left not organised in guerilla groups.

Now, the dominant are trying to establish new criteria. In Hungary, in the Netherlands and in the United States, the « Antifa » has been added to the list of « terrorist » opponents. At a time when the daily homicidal and racist practice of the nazis, ordinary people and cops continues to intensify, where the closure in front of refugees militarily guarantees Europe, Germany and the United States is increasing and the American president rambles that he likes the smell of deportations in the morning and is using the army against antiracist protests and resistance, it is urgent to organise oneself militantly against fascism. Thus, to do exactly what the antifas persecuted by the law are being accused of.

– Form one, two, three, many hammer gangs !

Antifascist alert, whether it be by hammer or Molotov cocktail !

We don’t want to see sexists, racists or fascists in town !

All you damn’ MAGAfreaks, you will follow Kirk to hell!

Clara, Emmi, Luca, Nele, Moritz, Paula, Henry, Johann, Julian, Melissa, Nanuk, Paul and Tobias : much strength to you, the fight continues !

Freedom for Maja, no extradition to Hungary for Zaid !

Quelques tuyaux pour la sécurité opérationnelle lors d’une activité de type Camover

Publié le 2025-11-08 12:19:00
Nov 082025
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Nous sommes simplement quelques personnes vétéranes des Camovers passés qui ont décidé de prendre un instant de pause dans la planification de nos sorties de ce mois-ci pour partager quelques conseils avec d’autres équipes. Nous préférons gagner parce qu’on accumule plus de points que vous sur un mois complet d’efforts, pas parce que plusieurs d’entre vous se seraient fait pogner.

Tout d’abord, considérons l’état actuel de la technologie des caméras grand public qui a pas mal progressé au cours de la dernière décennie depuis l’avènement de la tradition Camover. Ces informations sont facilement trouvables en parcourant les listes de produits sur Amazon. Il est donc facile de supposer que les caméras de sécurité que nous rencontrons sur les maisons et les entreprises, y compris les caméras de sonnette, ont certaines capacités :

  • Enregistrement vidéo haute définition, y compris la vision nocturne avec un angle de vue assez large;
  • Microphones pour enregistrer l’audio;
  • Analyse vidéo incluant la détection des individus s’approchant de la caméra ou la manipulant;
  • Alertes d’activité suspecte qui peuvent être envoyées en temps réel à une application sur le téléphone du propriétaire ou à un centre de surveillance;
  • Alimentation par batterie et transmission de données via WiFi, ce qui signifie qu’une caméra peut continuer à capturer de l’audio/vidéo après avoir été détachée d’un mur.

Ces capacités rendent encore plus important de se masquer, d’agir rapidement et silencieusement, et d’utiliser des scouts. Développons chacun de ces points.

Se masquer : Cela va sans dire. Des lunettes de soleil pour quiconque s’approche d’une caméra, tout comme un bon winter bloc pour tout le monde, car les nuits se font de plus en plus froides.

Furtivité : Si vous jouez avec un ami, évitez de vous parler n’importe où une caméra pourrait capter l’audio. Développez des signaux manuels si nécessaire. Près des maisons, le niveau de bruit est également essentiel pour ne pas alerter les résidents. Pour un dormeur léger sur son canapé à quelques mètres à l’intérieur, le bruit que vous faites devant sa porte peut ressembler à une tentative d’effraction. Ils pourraient appeler la police sans que vous le sachiez, et les temps de réponse pour les cambriolages sont rapides. Retirer l’appareil avec un pied-de-biche peut être plus silencieux que de le casser avec un marteau. Élaborez un plan à l’avance afin de pouvoir agir et vous enfuir rapidement, en étant hors de vue avant toute réponse à une alerte automatisée.

Scouts/guets (ou peu importe comment t’appelle ça) : Avoir un.e ou plusieurs camarades en rôle de scouts n’est pas facultatif. Si les flics sont appelés, les scouts doivent être capables de les repérer et d’alerter celleux qui sont en action avant que les flics n’arrivent sur le lieu de l’action. Le nombre et le placement de celleux-ci doivent être décidés en fonction de la géographie et du niveau d’activité de la zone d’action. Un long pâté de maisons d’une rue résidentielle à sens unique peut ne nécessiter qu’une seule personne, mais rappelons-nous que les flics peuvent rouler à contresens dans une rue à sens unique (surtout la nuit). Sur des blocs plus courts d’une rue commerciale, bien éclairée et plus fréquentée, vous pouvez vouloir deux, trois ou plusieurs personnes qui font cette tâche. Considérez toujours la ou les directions les plus probables d’arrivée des policiers, y compris la route la plus directe depuis le poste du territoire sur lequel vous vous situez. Les intersections sont souvent de bons endroits pour se placer, car elles permettent une visibilité dans plusieurs directions. Les guets surveillent également les véhicules civils, les taxis, les cyclistes et les piétons afin que vous puissiez agir sans témoins. Pensez à décider de trois signaux: un pour un civil qui approche, un autre pour la police qui patrouille simplement, et un troisième pour la police qui semble répondre à un appel ou se dirige vers le lieu de l’action. Les signaux peuvent être donnés en criant quelque chose d’anodin, comme un nom au hasard, ou en utilisant des talkies-walkies. La façon dont vous réagirez à chaque signal de votre scout variera, la décision de prendre une pause et chiller ou encore de partir en courant dépendra beaucoup des circonstances; parlez des différents scénarios à l’avance avec votre équipe. Gardez à l’esprit que les policiers peuvent travailler en civil et dans des voitures banalisées lorsqu’ils sont en état d’alerte renforcée dans une zone donnée.

D’autres éléments qui augmenteront le plaisir :

  • Bien que nous aimions les vidéos de caméras smashées autant que n’importe quel.le autre anarchiste, pensez à ne pas filmer vos actions tant que vous ne serez pas rendues super à l’aise avec les différentes tactiques et la dynamique de votre équipe. Filmer ajoute une autre chose à penser et crée des preuves qui pourraient être nuisibles en cas d’arrestation.
  • Pensez à comment réduire le risque que les propriétaires de maisons et de commerces installent de nouvelles caméras après que vous ayez détruit les leurs. Ils pourraient être plus enclins à le faire s’ils considèrent tout ça comme une attaque ciblée envers eux ou leur propriété, alors envisagez des moyens de communiquer que cela fait plutôt partie d’une campagne générale contre la surveillance dans le quartier, comme laisser des dépliants ou des affiches dans la zone.
  • Apprenez à repérer les fausses caméras de surveillance. Elles peuvent avoir un faux fil qui ne mène à aucune source d’alimentation, ou pas de fil et pas d’espace pour les piles. Laissez-les tranquilles ou démolissez-les parce qu’elles contribuent toujours à un climat de surveillance généralisée, mais méfiez-vous du propriétaire d’entreprise choqué qui les remplacera peut-être par des vraies.

Au final, vos efforts seront égaux à votre maillon le plus faible, alors assurez-vous que toute votre équipe est prête à agir avec prudence, discrétion et finesse. Avec le bon équilibre entre vitesse, habileté et confidentialité, votre équipe pourra vaincre les systèmes de surveillance les plus sophistiqués et ainsi continuer à déranger cette culture de la surveillance et ses effets pervers partout où vous irez.

Carapatage 94 : La maternité en prison (05.11.2025)

Publié le 2025-11-09 00:00:00

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Une émission sur la maternité en prison, avec des incursions dans d’autres espaces d’enfermement : quelles sont les mères ou futures mères qu’on incarcère, comment se déroulent la grossesse et l’accouchement en prison, dans quelles conditions vivent les prisonnières avec un enfant en bas-âge et que signifie naître et passer les premiers mois ou les premières années de sa vie en prison ? Qu’est-ce qu’implique être mère quand on est enfermée loin de son ou ses enfants, est-on considérée comme un parent à part entière ? Quelle place pour la libre disposition des prisonnières de leur corps et le respect de leurs choix ?

(Cette émission évoque des violences obstétricales et gynécologiques)

Sommaire :

Playlist :

Ressources :

Leipzig (Allemagne) : Des camions de Rothkegel incendiés

Publié le 2025-11-09 00:00:00

knack.news / samedi 8 novembre 2025

La nuit dernière, on s’est retrouvé.es dans le quartier de Knauthain, dans l’ouest de Leipzig. Au cours de notre excursion nocturne, nous avons aperçu deux camions de l’entreprise [de matériaux de construction ; NdAtt.] Rothkegel. Par hasard, nous avions justement dans nos sacs des engins incendiaires, que nous avons placés près des camions.

Vous pourriez vous demander : « Pourquoi tout cela ? »
Nous pouvons volontiers tout vous raconter. Claus-Uwe Rothkegel est un ancien conseiller municipal de la CDU* et, le 2 octobre 2025, il a mis à disposition son entrepôt, situé au 11 de la Salzstraße, pour la « Sin City Fight Night ». En résumé, on peut dire que, lors de cet événement, ont défilé des néonazis organisés, des bikers et d’autres personnages infectes. La Fight Night a été organisée par la « Sin City Boxgym », qui est connue depuis longtemps pour son fort ancrage dans le milieu nazi de Leipzig. C’est une chose avérée que le directeur actuel de cette entreprise de matériaux de construction, Richard Rothkeg, a des liens avec des néonazis et qu’il est monté sur le ring lors de cet événement. Plus d’informations sur cet événement ici.

Les collusions entre la CDU et les fascistes ont une longue tradition. Actuellement, on voit comme la CDU joue de plus en plus la politique raciste de l’AfD [Alternative für Deutschland, le principal parti d’extrême droite allemand ; NdAtt.] ; à la campagne, sa coopération avec l’AfD est courante et aussi au niveau fédéral/des Länder il ne faudra plus longtemps avant que les dernières inhibitions tombent. Même si nous ne nous attendons pas à ce que ce jeu d’équipe ait lieu bientôt, il faut constater que, depuis des années, la CDU se trouve sur une ligne de plus en plus autoritaire. Merz a fêté sa victoire avec l’annonce de la fin de la gauche. Avec Dobrindt, siège au ministère de l’Intérieur quelqu’un qui ne cesse de fantasmer sur la « révolution conservatrice ». Weimer, le ministre à la Culture, assimile le mouvement antifa aux nazis et mène depuis des années une lutte contre le « wokisme ».
Les appels à la rémigration résonnent, quand l’AfD défile dans les rues. Mais en ce moment c’est la CDU qui, une fois de plus, attaque massivement le droit d’asile et parle d’expulsions massives vers la Syrie. Ils s’en fichent des gens qui doivent fuir. Ce sujet est ainsi utilisé dans la lutte pour le pouvoir, afin de ne pas laisser tous les racistes à l’AfD. Nous ne devons pas oublier, en nous focalisant sur l’AfD, qu’un État autoritaire ne naît pas de nulle part, il faut un glissement constant en cette direction. Et, ici, tous les partis peuvent être tenus pour responsables, ce que les durcissements législatifs des dernières années montrent clairement. Mais de toute façon, le parlementarisme, on s’en fout.

Il y a cinq ans, avec le procès Antifa Ost, a commencé la plus grande offensive contre les structures antifascistes depuis fort longtemps. Une démarche sur laquelle tous les partis, des Verts jusqu’à l’AfD, sont complètement d’accord. Et la répression marche : il y a plus de personnes en taule que depuis longtemps et la peur s’est répandue dans une grande partie du milieu. Précisément quand il serait si nécessaire d’agir contre la montée du fascisme et de l’État autoritaire, la gauche autonome est massivement sur la défensive.
Le présent semble sombre, mais l’avenir ne le sera pas forcement.
Sortons de la défensive, regardons là où les fascistes et les conservateurs se réunissent, attaquons leurs liens économiques. Nous rejoignons les gens de Hambourg [voir ici ; NdAtt.] : que ce soit avec un marteau ou avec du feu, antifascisme signifie attaque !

Il y a cinq ans, Lina a été placée en détention provisoire et a dû y rester jusqu’à la fin du procès ; maintenant, elle et les autres accusés sont de nouveau en taule, pour purger leur peine. Nous leur dédions ce feu !
Liberté pour Maja, Nanuk, Luca, Nele, Paula, Paul, Johann, Hanna, Tobi, Emmi et tou.tes les antifas !
Liberté pour tou.tes les prisonnier.es !
Une accolade à celles/ceux qui ont dû partir en cavale !

* Note d’Attaque :
La Christlich Demokratische Union (Union chrétienne démocrate) est, en association avec sa déclinaison bavaroise, la CSU (Christlich-Soziale Union, Union chrétienne-sociale), le principal parti de droite allemand. Le leader de la CDU, Friedrich Merz, est actuellement chancelier fédéral. Alexander Dobrindt, membre de la CSU, est ministre fédéral de l’Intérieur.

Francfort-sur-le-Main (Allemagne) : Solidarité avec Maja, en taule en Hongrie

Publié le 2025-11-09 00:00:00

de.indymedia.org / vendredi 7 novembre 2025

Solidarité avec Maja, en taule en Hongrie – Liberté pour tou.tes les antifas

En solidarité avec Maja, livré.e par les autorités allemandes au régime inhumain et fasciste de Hongrie, dans la nuit du 6 novembre nous avons attaqué la maison et la voiture de Jürgen Illing, consul honoraire hongrois à Francfort. Il habite au 20 du Geiselsteinweg et nous avons enjolivé sa façade, mis à plat son SUV BMW noir et vidé un extincteur à l’intérieur. Ces jours-ci, Illing devra prendre les transports en commun avec nous, la populace.

Illing est consul honoraire de Hongrie à Francfort et, avec sa femme, Nicola Beer, ancienne secrétaire générale du FDP [Freie Demokratische Partei, Parti démocrate libre, un petit parti allemand ; NdAtt.] et vice-présidente de la Banque européenne d’investissement, il représente ce mélange malsain et hypocrite de capital et de fascisme qui nous est devenu insupportable.

Maja à été livré.e à la Hongrie de Saxe, de manière inconstitutionnelle, par l’unité spéciale « Soko Linx » [service de la police judiciaire du Land de Saxe chargé de la répression de ce qu’ils appellent le « milieu extrémiste de gauche » ; NdAtt.], fondée par la droite. Actuellement, elle/il est jugé.e à Budapest, dans des conditions indignes. Un procès dont l’issue est décidée à l’avance et qui doit servir d’exemple, pour les forces de gauche, de ce qui est le régime d’Orbán. Là-bas, Maja est massivement attaqué.e, en tant que personne non binaire, mais dans sa lutte hallucinée contre la gauche et les antifascistes, l’exécutif allemand ne se préoccupe même pas de passer outre les jugements en cours de la Cour constitutionnelle fédérale.

En tant qu’un ancien directeur de la Chambre de commerce et d’industrie germano-hongroise, ainsi que consul honoraire de Hongrie en fonction, représentant donc du gouvernement de ce pays, Jürgen Illing, que nous avons attaqué, est une cible légitime pour attirer l’attention sur le procès de Maja. Jürgen Illing et sa femme Nicola Beer font ouvertement partie d’une élite de droite qui se considère comme bourgeoise. Illing est un ami proche de l’ancien conseiller d’Orbán et ministre des « Ressources humaines » Zoltán Balog, qui les a mariés, lui et sa femme, en 2018, en Hongrie. En outre, Balog est le parrain du fils d’Illing. Balog, qui était aussi chef de l’Église réformée protestante de Hongrie, a démissionné de cette fonction en 2024, à cause d’un scandale qui consistait à avoir soutenu la présidente hongroise Novák dans la décision de gracier un homme condamné pour complicité dans des abus sexuels sur mineur.

On peut dire beaucoup de choses sur Nicola Beer, la femme d’Illing. Entre autres que, en tant que représentante du grand capital au sein du FDP, elle a nié à plusieurs reprises le changement climatique et qu’elle tente de remettre publiquement en question les connaissances scientifiques sur la catastrophe climatique.

Beer et Illing ne sont évidemment pas disposés à prendre position contre un régime homophobe et fasciste, mais ils savent parfaitement tirer profit de la souffrance d’autrui, ainsi que des divisions sociales et de classe. Ils changent d’avis comme des girouettes dans le vent, parfois en faveur de l’UE, parfois en faveur d’Orban, selon qui leur pose la question.

Leur clientélisme et leur esprit de clan, au croisement entre les milieux économiques et politiques, sont presque un exemple parfait du « principe du mérite » bourgeois-de droite. En 2013, Beer a rapidement nommé ses camarades de parti, juste avant que le gouvernement du Land [de Hesse, dans lequel elle était ministre de la Culture ; NdAtt.] ne tombe. Même si auparavant il avait été impliqué, en tant que directeur de chemin de fer, dans une affaire d’espionnage et de diffamation de collègues indésirables, Illing a été pistonné dans un poste publique par un camarade de parti du FDP. Cela lui a ouvert des portes et lui a permis de passer sans encombre à la politique, dans le clan « libéral-conservateur » de Hesse, et d’incarner à la perfection ce mélange d’élite capitaliste et d’acteurs politiques de droite qui déjà une fois a fait tomber notre société dans l’abîme. Et ils sont maintenant sur la bonne voie pour le faire à nouveau. Dans ce domaine, sa femme Nicola Beer n’a rien à lui envier. Dans la vieille tradition de son parti, le FDP social-chauvin et opportuniste, elle a simplement fait le contraire : passer de la politique au secteur bancaire.

Nous ne savons pas si c’est ça la raison de leurs plaques d’immatriculation luxembourgeoises ou si c’est plutôt pour se protéger des impôts allemands. Cependant, là-bas, conformément à sa ligne idéologique, elle continue à financer, avec la Banque européenne d’investissement, des industries à forte intensité de carbone, plutôt que de s’engager en faveur d’une réduction des émissions.

Nous nous solidarisons avec les autres inculpé.es de la prétendue affaire des antifas de Budapest, ainsi qu’avec les inculpé.es du procès Antifa Ost.

Venez tou.tes, fin novembre, à Giessen ; là nous empêcherons ensemble la fondation de la nouvelle organisation de la jeunesse de l’AFD ! Combattons ensemble le fascisme ! À tous les niveaux. Par tous les moyens. Partout.

Des informations sur Jürgen Illing et Nicola Beer :
https://www.fr.de/wirtschaft/juergen-illings-seltsame-karriere-11700183….
https://www.archiv.budapester.hu/2018/10/24/ungarn-fuhle-ich-mich-weiter…
https://de.wikipedia.org/wiki/Nicola_Beer
https://en.wikipedia.org/wiki/European_Investment_Bank
https://www.spiegel.de/panorama/ungarn-massenproteste-in-budapest-kirche…
https://taz.de/FDP-Generalsekretaerin-Nicola-Beer/!5568038/
https://www.archiv.budapester.hu/2018/10/24/ungarn-fuhle-ich-mich-weiter…

Paris : Appel au rassemblement contre l’extradition de Zaid

Publié le 2025-11-09 00:00:00

Paris-Luttes.info / jeudi 6 novembre 2025

APPEL A UN RASSEMBLEMENT LE 12 NOVEMBRE A 14H30 EN FACE DU PALAIS DE JUSTICE DE CITE CONTRE L’EXTRADITION DE ZAID

Communiqué pour la libération de Zaid

Mercredi 1er octobre, notre ami et camarade Zaid a été entendu par la police dans le cadre de l’affaire Budapest. Visé par un mandat d’arrêt européen émis par la Hongrie, il a été libéré sous contrôle judiciaire en attendant la décision sur sa possible extradition en Hongrie.

Zaid qui possède la nationalité syrienne, vivait en Allemagne, où il a été incarcéré puis placé sous contrôle judiciaire, avant d’arriver en France. C’est à cause de la précédente collaboration dans cette affaire entre les autorités allemandes et hongroises et du risque d’extradition que Zaid a choisi de venir en France.
Les autorités allemandes n’avaient pas hésité en 2024 à extrader illégalement notre camarade Maja, aujourd’hui toujours emprisonné.e en Hongrie, à l’isolement et dans des conditions indignes.

Comme pour Gino avant lui et pour toustes les autres camarades poursuivi.es dans cette affaire, nous nous opposons à l’extradition de Zaid en Hongrie, qui lui empêcherait d’avoir accès à un procès juste.
Nous demandons le refus de son extradition et nous invitons tout le monde à multiplier les actions de solidarité avant les prochaines échéances judiciaires.
La prochaine audience aura lieu le 12 novembre.

Comité Solidarité Budapest

[Grèce] Manifestation en la mémoire de Kyriakos, et vengeance contre les keufs le lendemain

Publié le 2025-11-09 08:11:47

Initialement publié sur Act for freedom! le 04/11/2025.

Vendredi 31 octobre 2025, centre d’Athènes. Vidéo de la marche en mémoire de l’anarchiste Kyriakos Xymitirs, qui est décédé le 31 octobre 2024 dans une explosion dans un appartement de la rue d’Arcadie, quartier d’Ampelokipipi. La police anti-émeute a attaquée la marche pour la disperser lorsque celle-ci a pénétré dans la rue Benaki, puis a intensifié sa violence quand, une heure après la dispersion de la manifestation, les flics ont encerclé Exarcheia, sont rentrés dans les rues piétonnes Messologgiou et Koletti, en frappant et arrêtant des personnes qui se trouvaient dans les cafés et bars du coin, lançant des grenades et inondant le quartier de gaz lacrymogènes…

Samedi 1er novembre 2025, Exarcheia. Vidéo des affrontements qui ont eu lieu un jour après la dispersion violente de la marche en mémoire de Kyriakos Xymitiris à Benaki et des violences de la part des flics anti-émeute à Exarcheia. Plus précisément [d’après baktirio], peu après minuit, une brigade de la police anti-émeute a été la cible de cocktails Molotov à Exarcheia, plus précisément à l’intersection des rues Themistokleous et Koletti, exprimant ainsi le refus de la soumission et le maintien du débat social par l’action. Au début de l’après-midi, une autre brigade de la police anti-émeute avait aussi été attaquée au cocktail Molotov à la colline de Strefi, incendiant l’un de leurs véhicules [d’après les réseaux sociaux].

[Allemagne] Les coeurs révolutionnaires brûlent éternellement – initiative en la mémoire de Kyriakos

Publié le 2025-11-09 10:09:00

Initialement publié sur Athens Indymedia le 05/11/2025.

Les coeurs révolutionnaires brûlent éternellement !

Le soir du 30 octobre, nous nous sommes retrouvé-es pour commémorer l’anarchiste Kyriakos Xymitiris, qui est décédé le 31 octobre 2024.

Nous avons échangé nos pensés, en cercle, et continué les conversations avec du punch et du pain d’épice. Ce qui peut sembler idyllique était entrecoupé de discussions sur des sujets qui sont tout le contraire. La répression toujours plus large, les défis à venir, et un regard vers l’avenir. La plupart semble épuisant – c’est la solidarité qui permet le soutien crucial dans cesmoments. Nous sommes aussi allé-es accrocher une banderole où il était écrit « Les coeurs révolutionnaires brûlent pour toujours. Kyriakos X. », et avons déposé fleurs et bougies en sa mémoire.

Kyriakos est décédé dans l’explosion d’un engin explosif. Sa compagnonne Marianna a été gravement blessée et est emprisonnée depuis.
C’est un coup du destin qui est un coup de poignard dans le coeur, et pourtant il nous faut y puiser notre force – une force tirée du courage de nos compagnon-nes. Nous voulons aussi envoyer toute notre force à toi, Marianna, ainsi qu’à toustes celleux emprisonné-es qui, comme notre compagnon tombé, ont donné et continuent de donner leur vie pour la liberté

Kyriakos, pour toujours.

Le lendemain, nous avons reçu des nouvelles dela manifestation du 31 octobre à Athènes, qui a été violemment réprimée par les flics. Ce n’est en rien nouveau, mais cela ne le rend ni moins tragique, ni ne provoque moins de colère en nous.

Salutations et solidarité d’Hambourg à Athènes !

Assemblée Anarchiste Ouverte, Hambourg, Octobre 2025 

[Chypre] Attaque à la bombe de peinture contre l’hôtel Nyx

Publié le 2025-11-09 10:09:01

Initialement publié sur Act for freedom le 21/10/2025. [vidéo de l’action ici]

Au petit matin du lundi 13 octobre 2025, vers 3 heures, nous nous sommes rendu-es à l’hôtel Nyx, sur la côte de Limassol, où nous avons lancé des bouteilles de peinture rouge, noire, blanche et verte en signe de solidarité avec le peuple palestinien en lutte.

Cet hôtel appartient à des israélien-nes et accueille régulièrement des israélien-nes qui viennent à Chypre pour des vacances, des événements sportifs ou des activités entrepreneuriales néocoloniales, dans le cadre d’un plan général visant à étendre la politique et l’économie sionistes.

Depuis deux ans maintenant, Israël commet les pires crimes de guerre, avec la complicité de l’ensemble du système interétatique mondial, qui soit ne prend pas position, soit blanchit ses crimes en normalisant et en régularisant ses relations avec le régime génocidaire, soit le soutient sans vergogne sur les plans moral, politique et militaire. Parmi eux figurent des États fascistes comme la Turquie, qui jouent le rôle des sévères et des offensés afin d’exploiter le génocide au profit de leur influence dans le monde musulman, ou des États comme l’Iran qui exploitent le conflit pour leurs propres intérêts expansionnistes.

Gaza a été rasée et nous dénombrons 65 000 morts (officieusement des centaines de milliers), dont des dizaines de milliers d’enfants. La déclaration d’un cessez-le-feu ne signifie pas la fin des souffrances pour la population de Gaza, qui retourne dans une ville détruite, toxique, sans infrastructures, avec des cadavres encore éparpillés parmi les décombres. Le cessez-le-feu lui-même est une parodie alors qu’Israël continue de bombarder, de détenir des milliers de prisonnier-es maltraité-es, hommes, femmes et enfants, de garder le doigt sur la gâchette contre un peuple, d’exiger le désarmement et l’abolition de l’autodéfense tout en montrant les crocs.

Nous voyons des israélien-nes riches acheter d’immenses étendues de terre sur l’île pour créer « un petit Tel-Aviv » ou « un deuxième Israël », tout en provoquant une crise du logement et une gentrification (développement capitaliste qui exclut les travailleureuses et les étudiant-es locaux-les et immigré-es des centres-villes). Le maire de Limassol est également impliqué dans la gentrification, sous couvert de progressisme, avec ses propres entreprises. Nous les voyons se déplacer dans nos villes avec une attitude colonialiste, un sentiment de supériorité de classe et un mépris pour les habitant-es locaux-les. La politique néocoloniale s’exprime également de manière flagrante dans l’intervention et la coopération avec les institutions étatiques, les services secrets et l’influence directe sur le complexe militaro-policier.

Comme toujours dans ce genre de cas, il y a des collaborateurs et des informateurs volontaires, issus de la classe politique et économique locale au pouvoir, qui se précipitent pour profiter du butin des seigneurs de guerre et tendent leur main sanglante de collaboration, tandis que les fascistes se chargent d’intégrer la population dans le système néocolonialiste. Le prétexte à tout cela, en particulier la rhétorique fasciste ? « La protection de Chypre contre la Turquie et les musulma-nes. ». La dernière fois que les fascistes ont vendu un tel conte de fées, c’était avec l’État grec, et nous connaissons toustes l’issue tragique des massacres intercommunautaires, de l’invasion, et des réfugié-es des deux communautés. Les collaborateurs locaux ont cédé tellement de terrain que l’État néocolonial sioniste n’hésite pas à ordonner publiquement aux autorités locales de réprimer et d’opprimer toute expression qui évoque le génocide. De l’attaque violente de la police contre le rassemblement de solidarité avec la Palestine et la Global Sumud Flottila, à l’ordre d’effacer tout graffiti dénonçant le génocide (à la demande du ministre israélien des Affaires de la diaspora), tout montre clairement l’évolution de Chypre vers une nouvelle colonie. La nouvelle colonie ajoute et développe encore l’oppression et l’exploitation dont la société chypriote souffrait déjà de la part de son propre État.

Par cette action, nous voulons rappeler à la communauté chypriote qu’elle doit se ranger du bon côté de l’histoire et soutenir le peuple opprimé de Palestine, s’opposant ainsi à toute forme de normalisation des relations avec les auteurs du génocide. L’avenir de l’humanité se joue en Palestine. Chaque État tire les leçons des guerres précédentes. Si le génocide, la famine comme moyen de guerre et l’infanticide sont légitimés et prévalent, cela créera un précédent que chaque État saura utiliser sans frais contre d’autres peuples ou même contre son propre peuple. Le fait que la résistance palestinienne, avec le mouvement international, ait réussi, malgré tant d’effusions de sang, à forcer les tyrans à mettre fin à la guerre, à la reconnaître et à engager le dialogue avec elle, nous donne à tous l’espoir que, quelle que soit la soif de sang, la cruauté et la sophistication de l’ennemi systémique, la résistance populaire déterminera les faits, ouvrira la perspective de la libération et écrira l’histoire de l’humanité du côté des opprimé-es.

Nous saluons tous les actes de solidarité qui ont lieu sur l’île, qu’il s’agisse de journalisme d’investigation, de manifestations ou d’actions directes, et nous continuerons à soutenir la lutte pour la libération du peuple palestinien et la justice pour tous les peuples du Moyen-Orient. La Global Sumud Flottila a été une action maritime politique réconfortante qui a fait office de rempart contre la dissimulation transnationale et la consolidation de la domination sioniste. Les actions anti-tourisme en Grèce et les grèves militantes de la classe ouvrière italienne ont ébranlé la pseudo-paix de classe qui a blanchi le génocide en Europe.

Nous soutenons la lutte armée des Palestinien-nes car c’est la seule option qui leur reste et, dans l’ensemble, il s’agit d’une guerre nécessaire pour leur défense et leur survie, contrairement à celle menée par l’État israélien, qui est une guerre d’extermination et de domination.

Nous sommes anarchistes et nous voulons la fin des guerres expansionnistes et exploiteuses. Aucun État, aucun capitaliste, aucune idéologie patriarcale n’offrira de solutions sans reproduire le même problème. C’est le peuple qui sauve le peuple, et il y parviendra grâce à une unité internationaliste et organisée qui lutte contre toutes les formes d’exploitation et d’oppression.

Nous ne nous battons pas pour la Palestine, mais c’est la Palestine se bat pour nous. La solidarité internationaliste et les risques qu’elle comporte sont le minimum que nous puissions offrir.

Cette action est dédiée à notre compagnon K. Xymitiris, qui a donné sa vie pour la lutte. Rendez-vous dans les rues du feu.

Liberté pour la Palestine.

Attaquez la machine sioniste !

[Allemagne] Des voitures de police banalisées incendiées – Les cœurs révolutionnaires brûlent éternellement

Publié le 2025-11-09 10:09:11

Initialement publié sur Athens Indymedia le 26/10/2025.

« Et si certain-es ne sont jamais revenu-es, iels vivent parmi nous à chaque souffle de liberté. Et si certain-es sont tombé-es au combat, iels sont à nos côtés dans chacune de nos actions. Et si certain-es sont parti-es trop tôt, iels marchent devant nous en nous ouvrant la voie. » [extrait de l’appel de Marianna et Dimitra pour un mois d’octobre de mémoire et d’action]

Dans la nuit du 24 octobre 2025, nous avons incendié une voiture de police banalisée appartenant à la police berlinoise devant le commissariat de police Section 24 à Berlin. Les véhicules de police banalisés sont garés sur le terre-plein central du Kaiserdamm.

Seize personnes ont déjà été abattues par la police en Allemagne cette année. Et tandis que les familles et les amis tentent encore de comprendre cette réalité brutale, l’État et la presse rejettent la faute sur les victimes. Après l’exécution de Lorenz à Oldenburg dans la nuit du 20 avril 2025, abattu d’une balle dans la nuque, le torse, la hanche et la cuisse, des mensonges sur une prétendue attaque au couteau ont été diffusés. Tout comme cela a été fait dans les cas de Hussam Fadl, Lamin Touray, Mouhamed Lamine Dramé et d’innombrables autres. Si, grâce à la pression publique, des poursuites sont engagées, les auteurs en uniforme quittent le tribunal avec des non-lieux et des relaxes.

Pendant ce temps, les personnes noires et migrantes continuent d’être victimes quotidiennement de violences policières racistes, subissant des contrôles aléatoires, des prises douloureuses mettant leur vie en danger et des abus dégradants qui aboutissent trop souvent à la mort. Cela touche également les personnes sans domicile fixe, les personnes atteintes de maladies mentales et les personnes LGBTIQ*. Les pratiques policières racistes, criminelles et mortelles sont omniprésentes. La croyance inébranlable en Allemagne dans « l’humain derrière l’uniforme » semble faire l’unanimité dans de nombreux esprits, non pas malgré le passé nazi, mais plutôt à cause de lui. Cela transparaît clairement dans l’affirmation bien établie selon laquelle les policiers et les soldats d’extrême droite sont des « cas isolés », même si personne n’est en mesure de compter la multitude de groupes de discussion d’extrême droite, de réseaux soutenant le NSU et de groupes armés, du « Nordkreuz » au « Nordbund ». Elle est également évidente dans la large acceptation sociale de la violence policière massive, tant qu’elle touche celleux qui sont marginalisé-es parce que étranger-es, différentdifférent-ess ou malades.

Alors que les proches et les initiatives antiracistes doivent se battre pour obtenir un minimum de visibilité après les meurtres commis par la police, la violence raciste de l’État a été ouvertement et fièrement affichée au cours des deux dernières années lorsqu’il s’agissait de réprimer les manifestations de solidarité avec la Palestine. La persécution des organisations de migrant-es dans le cadre des pratiques policières allemandes n’est pas une nouveauté. Dans la criminalisation des Kurdes et des Turcs en vertu de l’article 129b, qui dure depuis des décennies, l’État allemand illustre sa poursuite d’intérêts géopolitiques. De bonnes relations avec la Turquie constituent, entre autres, une base importante pour les accords frontaliers et les exportations d’armes. Alors que les manifestations s’intensifiaient en réponse à la multiplication des meurtres en Palestine, la politique de l’État allemand coïncidait avec un appareil policier historiquement ancré dans la continuité de l’exploitation et de la violence coloniales, de l’histoire nazie et du militarisme.

Avec le soutien des politiques, la police a dispersé les manifestations où et quand elle le voulait, frappant les personnes qui scandaient des slogans en arabe, portaient des keffiehs ou réclamaient la liberté pour la Palestine. Le schéma n’a pas beaucoup changé depuis le début du colonialisme : les personnes qui ne sont pas reconnues par la police et la presse comme blanches et allemandes sont assimilées en un seul groupe, assignées à une région et dotées de caractéristiques « culturelles » stéréotypées. Un mouvement diversifié regroupant des dizaines de milliers de personnes a ainsi pu être publiquement soupçonné d’être une organisation de façade du Hamas, animée par l’antisémitisme. Le droit à la liberté de réunion n’existe actuellement plus pour le mouvement palestinien.

Dans les écoles berlinoises également, l’autorité interprétative de l’État doit être appliquée sous le prétexte de la prévention présumée de l’antisémitisme. Depuis le 7 octobre, l’administration du Sénat autorise les écoles à interdire le port de symboles palestiniens. Selon les organismes de lutte contre la discrimination, ce décret a conduit à une intimidation massive des élèves.

Mais alors que chaque slogan « De la rivière à la mer » est réinterprété comme un fantasme antisémite d’extermination, les attaques réelles contre des Juifves ou des synagogues n’intéressent les politiciens que dans la mesure où elles peuvent être utilisées pour discréditer les manifestations. Le fait que plusieurs milliers des plus de 6 700 affaires engagées par le parquet de Berlin contre le mouvement de solidarité aient été classées sans suite par les tribunaux pour manque de soupçons ou de pertinence ne dérange probablement pas les responsables. La police berlinoise a toujours préféré punir les manifestations elles-mêmes. Springer et compagnie s’occupent du reste avec leurs « reportages ».

Et avant que quelqu’un ait l’impression que cet État policier est suffisamment bien établi, terminons par un aperçu de la nouvelle loi policière berlinoise : l’ASOG. Le gouvernement régional noir-rouge est en train d’élaborer une nouvelle loi sur la police qui prévoit davantage de vidéosurveillance, des chevaux de Troie d’État et, surtout, un changement significatif dans les pouvoirs d’intervention de la police. À Berlin, des « lieux propices à la criminalité » (KbOs) ont été créés il y a des années, tels que le parc Görlitzer, la ligne de métro U8 et la rue Rigaer.

Avec la nouvelle loi ASOG, la vidéosurveillance va être ajoutée à ces lieux, er sera traitée à l’aide de l’IA. Cela sera également possible pour les événements publics. Le logiciel d’analyse « Gotham » de Palantir permettra à l’avenir aux autorités berlinoises d’exploiter les masses de données numériques. L’« IA de reconnaissance comportementale » de l’Institut Fraunhofer va désormais être utilisée à Berlin, après avoir été déployée à Hambourg et Mannheim. Il est prévu de former l’IA à l’aide d’images provenant de caméras de surveillance dans les KbOs, d’enregistrements d’objets menacés et de séquences filmées par la police à partir d’hélicoptères et de drones. Si la loi est adoptée, les policiers seront à l’avenir autorisés à installer secrètement des chevaux de Troie d’État dans les domiciles. Ce projet traite également de la volonté des policiers d’accéder aux messageries cryptées en leur permettant de les intercepter avant que les services de messagerie ne les cryptent.

Feu et flammes pour les flics !

Liberté pour Nanuk, Maja et toustes les antifascistes !

Liberté pour les accusé-es de l’affaire dAmpelokipi !

À la mémoire de notre compagnon Kyriakos Xymitiris – POUR TOUJOURS L’UN DES NOTRES

[Palestine] Kyriakos Xymitiris présent !

Publié le 2025-11-09 10:09:56

Initialement publié sur Act for freedom! le 30/10/2025, traduit de Athens Indymedia le 20/10/2025.

Un an après la perte de notre ami et compagnon, le combattant anarchiste armé Kyriakos Xymitiris, nous voulons garder vivante sa mémoire révolutionnaire et exprimer notre solidarité avec les compagnonnes anarchistes emprisonnés Marianna Manoura, Dimitra Zarafeta et les autres personnes persécutées dans la même affaire.

L’action révolutionnaire de Kyriakos a toujours été du côté des personnes opprimées et condamnées par les États et le Capital, ainsi que de celles qui résistent à la logique du système patriarcal, du racisme et du colonialisme.

Il reste toujours dans nos pensées. Ainsi, nous avons peint au pochoir son visage ainsi que les noms de Marianna et Dimitra sur le mur de l’apartheid. Un mur qui sape et menace la vie des Palestinien-nes, tout en révélant les signes de la résistance, les signes du feu et en portant des slogans pour un monde libre au milieu des visages de tant de personnes qui ont donné leur vie pour la justice. C’est là que se trouve le sourire de Kyriakos, qui nous regarde d’en haut.

Ainsi, à un moment donné, tous les murs s’écrouleront ! Tous les peuples seront libres !

Solidarité internationaliste avec les personnes persécutées dans l’affaire Ampelokipi !

Kyriakos Xymitiris présent !

Tout le monde à la marche panhellénique du souvenir et de la lutte : le 31 octobre 2025, à 18h30, aux Propylées à Athènes.

Des anarchistes

[Grèce] Intervention devant les ambassades israélienne et américaine en solidarité avec la Palestine et Kyriakos Ximitiris

Publié le 2025-11-09 10:09:56

Initialement publié sur Act for freedom! le 30/10/2025, qui l’a traduit de athens indymedia.

L’« Assemblée de solidarité pour les combattant-es emprisonné-es, en fuite et persécuté-es » a organisé aujourd’hui, samedi 25 octobre, une intervention avec des banderoles et des tracts devant les ambassades d’Israël et des États-Unis [à Athènes]. Les compagnon-nes qui se sont rendu-es à l’ambassade d’Israël ont été arrêté-es et sont désormais libres.

Un an après l’explosion survenue rue Arcadie le 31 octobre 2024, qui a eu pour tragique conséquence la perte de notre compagnon armé et bien-aimé Kyriakos Xymitiris, ainsi que la mise en détention provisoire de nos compagnons et compagnonnes, nous honorons sa mémoire et nous luttons pour la libération de celles et ceux qui sont enfermé-e-s dans les cellules de la démocratie.

Notre objectif est de faire d’octobre un mois de mémoire et d’action révolutionnaires en prenant position aux côtés de notre compagnon qui a donné sa vie pour la lutte et le renversement du système capitaliste et de l’injustice qu’il reproduit. L’appel de nos compagnonnes Marianna Manoura et Dimitra Zarafeta à garder vivant son souvenir et à défendre ses choix doit être le point de départ pour créer de nouveaux champs de lutte et renforcer ceux qui existent déjà.

Dans un contexte où la guerre de classe et la guerre sociale font rage sur tous les fronts, où ceux qui nous exploitent nous assassinent quotidiennement sur nos lieux de travail, dans les transports publics, les commissariats et les frontières, alors qu’un génocide permanent est perpétré contre le peuple palestinien en lutte, nous devons prendre position et choisir le côté de l’Histoire sur lequel nous voulons nous ranger.

KYRIAKOS XYMITIRIS L’UN DES NÔTRES – COMPAGNON POUR TOUJOURS SUR LES CHEMINS DU FEU

LIBÉRATION IMMÉDIATE DE NOS COMPAGNONNES MARIANNA MANOURA, DIMITRA ZARAFETA, DE NOS COMPAGNONS DIMITRIS ET NIKOS ROMANOS ET DE A.K.

Traduction des banderoles :
– Kyriakos Xymitiris présent. Free Palestine.
– Free Palestine. Kyriakos Xymitiris présent. Manifestation le 31/10 à 18h30 aux Propylées.

Parloir sauvage au CRA de Vincennes : « Quelqu’un a crié, y a une manif. Alors on s’est mis aux fenêtres, on vous a vu, on a crié. »

Publié le 2025-11-09 21:52:04
Samedi 1er novembre, une trentaine de personnes ont décidé d’aller faire un parloir sauvage au CRA de Vincennes pour aller montrer leur solidarité avec les retenus. Une fois arrivé au bas du batiment 1, elles ont tapé sur les grilles, crié des slogans. Immédiatement les retenus ont répondu en criant des « Liberté! Liberté! ».

La semaine dernière encore, les retenus de certains batiments ont organisé des grêves de la faim, notamment contre les conditions de froid et d’insalubrité à l’intérieur et l’absence d’eau chaude.

« Quelqu’un a crié, y a une manif. Alors on s’est mis aux fenêtres, on vous a vu, on a crié. ça fait du bien. Ici on est isolé. On n’a meme pas internet pour parler avec la famille », raconte un retenu.

 

A cette occasion, un numéro de téléphone a été donné au mégaphone pour que les retenus puissent appeler directement.

 

Sur le chemin du retour, la petite troupe, accompagnée par les flics, a continué de gueuler des slogans en longeant les batiments 2A et 2B. Là aussi les retenus ont répondu.

 

Les parloirs sauvages sont vieux comme les taules. Tant que des barreaux existeront, ces manifestations permettront de communiquer avec les personnes enfermées, montrer notre solidarité, briser l’isolement.