Vive l'Anarchie - Semaine 45, 2024

Sommaire

[Etats-Unis] Libération de centaines de visons de la dernière ferme de Pennsylvanie

Publié le 2024-11-04 08:40:59

Initialement publié sur le North American Animal Liberation Press Office, le 19/10/2024.

La ferme à visons de Stahl est de nouveau visée après la libération de milliers de visons en captivité en septembre 2023

Bien qu’un communiqué anonyme n’ait pas encore été reçu par le NAALPO, les activistes semblent avoir libéré des centaines de visons captifs de la ferme Stahl Fur en Pennsylvanie tôt ce matin, selon les médias locaux. Joseph Buddenberg du NAALPO a déclaré que la libération était conforme aux actions du Front de Libération Animale (ALF), et qu’il croit que les suspectes arrêtées dans cette affaire n’étaient que des innocentes arrêtées par une police désespérée gênée par leur incapacité à trouver les responsables de la libération précédente en 2023.

Selon les autorités locales, Celeste Legere, 25 ans, et Cara Mitrano, 27 ans, toutes deux du Massachusetts, ont été arrêtées et accusées de vandalisme agricole, de méfaits criminels, de dommages aux biens, de vol par prise illégale, de cruauté envers les animaux, de cambriolage et d’intrusion criminelle. Elles ont été arrêtées dans le canton de Ralpho, à environ 15 miles de là.

[un autre article republié sur Anarchist News le 28 octobre reprend un communiqué du FBI liant les deux arrêtées à des mouvements anarchistes, détaillant que 683 visons été liberés au total, que de nouvelles charges ont été ajoutées dont éco-terrorisme, et détaillant comment elles ont fuit la ferme puis leur arrestation]

MàJ : De nouveaux articles publiés sur NAALPO ( et ) ont rendu disponibles les adresses des deux prisonnières, qui ont pu discuter avec des soutiens lors d’une audience et dont la caution est fixée à 150 000 dollars. Leur courrier est surveillé dûe à leur procès à venir, il faut donc porter une attention particulière à tout ce qui peut leur être écrit (les cartes, zines, stickers, articles sont aussi interdits). 

On estime que jusqu’à 8000 visons ont échappé à la ferme de Stahl au petit matin du 17 septembre 2023; aucune arrestation n’a été signalée dans cet incident. D’après le communiqué reçu suite à ce raid :

[cher assassin de vision de stahl, secrétaire de la commission fourrure :

j’ai vu votre prison à visons récemment et n’ai pas été impressionné.e. vous avez des dizaines de hangars, mais tant d’entre eux tombent en morceaux. heureusement, votre exploitation semble avoir diminué au fil des ans. quand allez-vous apprendre que la maltraitance animale n’en vaut pas la peine ? les gens comme moi continueront à vous rendre visite au 4130 pennsylvania 890 sunbury, pa 17801, que j’ai trouvé sur finalnail.com. un récent communiqué sur animalliberationpressoffice.org m’a inspiré de visiter, de documenter ce qui se passait et de libérer le plus grand nombre possible de visons. les gens ont besoin de voir les conditions sales et exiguës dans lesquelles ces animaux territoriaux et biologiquement sauvages sont gardés jusqu’à quatre dans une seule cage. et la joie qui est possible quand ils expérimentent la liberté. lorsque les verrous de la cage ont été ouverts, le vison a sauté pour faire ses premiers pas dans l’herbe et la boue. j’espère que la plupart d’entre eux se sont échappés vers la liberté et qu’aucun autre animal ne sera plus jamais emprisonné et abattu ici. quoi qu’il se soit passé après mon départ j’espère que ça a coûté cher. l’industrie de la fourrure est en souffrance. super ! Les profits sont déjà à des niveaux record et nous pouvons faire en sorte qu’il coûte plus cher que jamais de continuer à élever des animaux pour voler leur fourrure.]

Le vison est un animal biologiquement sauvage qui parcourt jusqu’à 5 miles par jour, mais qui est gardé dans des cages de 10 pouces dans les fermes d’élevage; son traitement est extrêmement cruel et violent. Les visons naissent en février ou mars et sont tués par gazage, battement ou électrocution anale en novembre, avant d’être écorchés, parfois encore vivants, pour leur fourrure. Les animaux libérés ce week-end ont une chance de survie; ils risquent 100% de mourir s’ils restent à la ferme.

Le nombre de fermes d’élevage de fourrures en Amérique est passé de plus de 300 dans les années 1990 à moins de 50 aujourd’hui, alors que l’industrie de la fourrure continue son déclin constant vers l’oubli. Une liste de toutes les fermes d’élevage de fourrure connues en Amérique du Nord est disponible ici : https://finalnail.com/

Solidarité avec les deux personnes arrêtées à la suite du raid dans la ferme à visons !

Initialement publié sur unoffensive animal, le 21/10/2024.

Jusqu’à ce qu’elles soient disculpées, nous pouvons soutenir ces deux détenu.e.s en leur fournissant des fonds pour leur compte de cantine de prison et en faisant un don d’argent pour leur défense juridique. Voici comment :

Le NAALPO a créé un compte pour collecter des fonds pour la défense juridique de ces détenues présumées innocentes. Les fonds peuvent être envoyés par Venmo à @animallibpressoffice avec une mention « pour le soutien de la prison PA », et nous nous assurerons que les fonds iront à leur défense juridique. Il y aura probablement un compte de type GoFundMe bientôt aussi. Restez à l’affût.

Pour envoyer de l’argent au compte du commissaire des détenus à la prison, allez à https://www.accesscorrections.com/v2/home. Cliquez sur « Send Money », puis sélectionnez State : Pennsylvania, Agency : Northumberland County Jail et leurs noms, Celeste Legere et Cara Mitrano. Ensuite, vous devrez vous inscrire à un compte et fournir une carte de crédit et des informations personnelles pour mettre de l’argent dans leur compte pour des choses comme la nourriture vegan et les articles de toilette.

Leur équipe juridique est en cours de constitution et le NAALPO fournira des mises à jour dès qu’elles seront disponibles. Aidons ces personnes qui ont été sans aucun doute détenues de façon illégale et frauduleuse.

La ferme à vison Rykola abandonnée après un raid de l’ALF

Initialement publié sur NAALPO, le 03/10/2024.

Il y a onze ans aujourd’hui.

Pendant 54 ans, George Rykola a assassiné des milliers de visons chaque année sans conséquences. Sa ferme n’avait pas de clôture ni de sécurité, mais malheureusement elle n’avait jamais été visitée par le Front de Libération Animale.

C’était la cinquième ferme à fourrure où j’ai libéré des animaux cet été-là. J’ai visité d’innombrables fermes de vison, mais celle-ci est gravée à jamais dans ma mémoire :

Il y avait le vison sauvage qui a essayé de mordre à travers mes mains gantées, n’ayant connu que les mains abusives de George Rykola.

Et il y avait un vison qui grognait si fort quand je déverrouillais la cage dans laquelle elle était destinée à mourir. Le son déchirera votre âme.

Près de 1 000 animaux ont pu s’échapper pour se refaire une vie dans la nature environnante, en moins de vingt minutes.

Je n’oublierai jamais la vue de centaines de visons qui s’enfuient dans les bois, et qui vivent leurs premiers moments de liberté et de joie, sentant la terre sous leurs pieds alors qu’ils entament leur nouvelle vie.

Dans les médias, des responsables de l’industrie de la fourrure ont minimisé le nombre d’animaux libérés et espéré dissuader d’autres personnes avec leurs mensonges sur « le vison domestique ». Les mêmes mensonges persisteront jusqu’à ce que nous détruisions cette industrie.

Des centaines d’animaux n’ont jamais été recapturés et ont vécu le reste de leur vie dans la dignité.

À l’époque, il y avait au moins 18 fermes d’élevage de fourrures en Pennsylvanie. Aujourd’hui, une seule ferme d’élevage de fourrure subsiste dans l’état. Les libérateur.e.s ont visité cette ferme l’an dernier et ont libéré 7 000 prisonniers. L’ALF tient toujours ses promesses. Cette industrie va mourir. La Pennsylvanie sera bientôt libre de prisons pour animaux sauvages.

Fêter Halloween comme il se doit…

Publié le 2024-11-04 08:53:57

Tradition enflammée sur l’île de la Réunion

Feux de voitures, barricades de palettes enflammées, poubelles incendiées, jets de projectiles… La nuit d’Halloween a été, comme attendu, assez agitée sur le front des dégradations et autres violences urbaines. Dans un bilan diffusé ce vendredi 1er novembre, la préfecture fait état de 38 interpellations, pour près de 80 faits constatés : feux de poubelles, de végétation, de détritus, et de véhicules, ainsi que plusieurs jets de projectiles vers les forces de secours et de sécurité. Au Port, à Saint-Denis, à Saint-Pierre et Saint-André, les policiers ont été pris à partie et des véhicules de service endommagés. Malgré les mesures de prévention prises par la préfecture, certains ont bravé ces interdictions et il y a eu pas mal d’attroupements. Il y a eu des barricades en feu, des jets de projectiles sur les collègues de la BAC notamment à Saint-André.

Outre les mesures restrictives prises pour interdire l’acquisition de carburant au détail et d’artifices, le transport d’armes ou la consommation d’alcool sur la voie publique, près de 600 gendarmes et policiers, renforcés de drones de surveillance, ont été mobilisés au cours de la nuit. L’an dernier, les services de l’Etat avaient comptabilisé une cinquantaine de feux de poubelles, de déchets et véhicules, vingt jets de projectiles, la dégradation d’une caméra de surveillance et de huit véhicules des forces de l’ordre. 19 personnes avaient été interpellées.

Nuit agitée autour de Lyon

Une nuit de violences et d’affrontements dans deux communes de la métropole de Lyon, dans la nuit d’Halloween, entre jeudi 31 octobre et vendredi 1er novembre. Des violences urbaines ont éclaté à Givors et Rilleux-la-Pape, selon des images publiées sur les réseaux sociaux.

Sur une vidéo publiée sur Snapchat et Twitter, on peut voir des personnes au visage dissimulé par une capuche qui circulaient à pied dans une rue de Rilleux à proximité d’au moins trois voitures et des poubelles en feu. Les faits se sont produits dans les quartiers de La Roue et de la Velette. La préfecture du Rhône annonce l’interpellation de trois personnes lors de ces incidents. Selon un communiqué de la municipalité, il est évoqué quatre interpellations de mineurs âgés de 13 à 17 ans « qui n’avaient comme seule motivation de s’amuser ». Certains sont même repartis pour une deuxième tournée le lendemain, dans la nuit du 1er novembre, incendiant deux bus TCL et de nombreuses voitures, affrontant police et CRS au mortier et projectiles. Un policier a par ailleurs été blessé à la tête par un projectile et envoyé à l’hôpital dans un état d’urgence relative. Heureusement, personne n’a été interpellé en cette seconde soirée.

À Givors, les premières violences ont démarré vers 20h30 jeudi soir avec des tirs de feux d’artifices dans la rue dans le quartier des Vernes. Des poubelles et au moins une voiture ont également incendiées. La police est intervenue et a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule. Des affrontements ont éclaté entre forces de l’ordre et jeunes, selon des images publiées sur les réseaux sociaux. La préfecture confirme deux interpellations sur la commune de Givors, soit cinq au total dans la métropole lyonnaise.

Un fourgon blindé de la société Temis [entreprise de transports d’objets de luxe] a été attaqué par des malfaiteurs armés ce jeudi matin à Saint-Priest, dans la métropole de Lyon (Rhône). Cinq ou six agresseurs ont pris la fuite les mains vides, selon plusieurs sources proches de l’affaire. L’attaque a eu lieu peu après 7 heures sur l’avenue Urbain-le-Verrier, située dans une zone industrielle. Le fourgon blindé venait de quitter l’entreprise lorsqu’il a été bloqué par deux fourgonnettes d’où sont sorties cinq ou six agresseurs munis de masques à gaz et d’armes à feu. Ils ont braqué les convoyeurs avec des armes longues, dont une Kalachnikov selon l’une des sources. Plusieurs coups de feu auraient été tirés, ajoute une seconde source. Les malfaiteurs ont sorti « l’une des employées de l’escorte, qui a servi d’otage. Elle a été menacée avec une arme braquée sur la tête ». Les convoyeurs ont obtempéré mais « ils ne pouvaient pas ouvrir le coffre », en raison « des mesures de sécurité ». Les agresseurs ont finalement décidé de prendre la fuite à bord d’un ou deux autres véhicules, après avoir incendié les deux fourgonnettes qu’ils ont utilisées pour cette attaque. Le feu s’est propagé au fourgon blindé Temis ainsi qu’au véhicule d’une société de sécurité.

Des bonbons ou des mortiers ?

La soirée d’Halloween a été agitée à Montélimar (Drôme). À partir de 19 heures, jeudi 31 octobre, le quartier de Nocaze a été le théâtre de violences urbaines. Des poubelles ont été incendiées. Intervenant sur le secteur, les policiers ont été visés par des tirs de mortiers d’artifice et par différents projectiles jetés par plusieurs dizaines d’individus. Il n’y a pas eu d’interpellation. Le calme est revenu vers 23 heures.

Vers 22 h, dans la nuit de jeudi 31 octobre à vendredi 1er novembre, les pompiers et la police sont intervenus dans le quartier de Ménimur, à Vannes (Morbihan). Plusieurs bouteilles incendiaires ont été lancées dans le quartier. « J’ai entendu trois explosions », témoigne un habitant. Ce vendredi matin, devant les quelques traces de ces incidents, les habitants déploraient la reprise d’une certaine agitation ces derniers jours dans le quartier.

La nuit du 31 octobre au 1er novembre a été émaillée d’incidents qui ont mobilisé les forces de l’ordre et les sapeurs-pompiers en plusieurs points du département du Loire. Des groupes de jeunes mineurs ont incendié des poubelles, divers objets et deux véhicules. Des actes qui ont conduit à l’interpellation de trois individus. Ces faits se sont produits à Saint-Étienne, Lorette, Saint-Chamond, La Grand-Croix, Andrézieux-Bouthéon, Firminy, La Ricamarie et le Chambon-Feugerolles. Du mobilier urbain a été dégradé dans ces villes et des tirs de mortier ont eu lieu. À Rive-de-Gier, les dégradations se sont limitées, selon le maire, Vincent Bony, à « un feu de poubelle vite éteint et des tirs de mortiers d’artifice par une dizaine d’ados ».

Les pompiers sont intervenus, ce jeudi 31 octobre 2024, vers 21 h 30, dans le quartier de Bellevue, à Brest (Finistère) : une voiture brûlait avenue de Provence. Alors qu’ils éteignaient les flammes, les pompiers ont été pris à parti par quelques jeunes. Et les habitants du quartier ont entendu, et vu, des tirs de mortier. Plusieurs séries de tirs qui se sont succédé jusqu’à 23 h environ : « Les tirs de mortiers, on a l’habitude, » commente un retraité.

Dans le Haut-Rhin, les violences urbaines de la nuit d’Halloween sont restées limitées, en comparaison de 2022 qui avait connu un pic en matière de voitures et de mobilier urbains dégradés. Cette année, on déplore deux véhicules incendiés (un à Colmar et un à Wittenheim), un deux-roues détruit par les flammes rue de la Tuilerie à Bourtzwiller, une petite quinzaine de poubelles et de bennes incendiées, des jets de mortiers en direction des forces de l’ordre (quatre à Mulhouse et une à Colmar). Un policier a été blessé et un jeune interpellé à Mulhouse.

Vers 23 h 15, rue Ravel dans le quartier de la Petite-Hollande à Montbéliard (Doubs), les CRS assuraient des missions de surveillance quand ils ont été agressés par un groupe de jeunes habitants dont les visages étaient cachés par des masques chirurgicaux et des capuches. Ceux-ci n’avaient pas pour objectif de demander des bonbons en employant la formule consacrée : « Trick or treat ». Les policiers ont essuyé plusieurs tirs de mortier d’artifice dont l’un a atterri sur le siège d’un fourgon, dégradant le véhicule. Les fonctionnaires ont été fait usage de grenades de défense. Identifiant un auteur, ils se sont engagés dans une course-poursuite pour le rattraper. Après plusieurs dizaines de mètres, le suspect a chuté et sa tête a heurté le sol au moment de son interpellation. Il était toujours porteur de son masque et détenait un mortier usagé. Se plaignant de violences policières, le lycéen sans casier judiciaire, âgé de 17 ans et demi, a été placé en garde à vue. Il assure qu’il n’a rien à se reprocher. Sa version ? Un autre habitant lui aurait dit de se couvrir d’un masque (il se trouve qu’il en avait un dans la poche). Quant au mortier, c’est le fruit du hasard : « On me l’a lancé », dit-il. La rétention du suspect a été prolongée. Il sera déféré ce samedi au parquet de Montbéliard où lui seront notifiées, devant le juge des enfants, des poursuites pour violences sur personne dépositaire de l’autorité publique avec arme, participation délictueuse à un attroupement, dégradation de bien. Les pompiers sont intervenus pour cinq feux de poubelles à Valentigney et huit autres à Héricourt.

Les feux malicieux atteignent la Suisse…

La police du bout du lac, dans le canton de Genève, a recensé plusieurs incidents lors des célébrations d’Halloween. Un policier a été légèrement blessé. Les autres cantons romands n’ont pas signalé de débordements.

Au bout du lac, la soirée d’Halloween a été agitée. Des feux d’artifice ont été lancés dès 19h jeudi, et jusqu’à 1h du matin, vendredi. « Nous avons eu affaire à de nombreux regroupements de jeunes masqués qui tiraient des mortiers. Ceux-ci se dispersaient rapidement à l’arrivée des forces de l’ordre », a relaté Alexandre Brahier, porte-parole de la police genevoise. Plusieurs contrôles ont été menés. « Pris en flagrant délit d’un tir, un mineur a été arrêté, vers 20h30 derrière le centre commercial de Thônex (GE). Un policier a été légèrement blessé lors de cette interpellation. » Ces débordements n’ont cependant pas atteint le niveau de ceux survenus en 2018, portés par des appels à la violence sur les réseaux sociaux, ou encore ceux enregistrés en 2021.

Ailleurs en Suisse romande, la fête d’Halloween a visiblement été moins mouvementée. Dans le canton de Vaud, la police a signalé des tirs de pétards et de feux d’artifice sur la place de la gare de Morges, jeudi soir. Mais hormis ces perturbations, « les événement constatés durant la nuit du 31 octobre au 1er novembre ne sortent pas d’une nuit ordinaire et ne peuvent pas être rapportés spécifiquement à Halloween ». Côté fribourgeois, là aussi, pas d’incident particuliers. Il y a eu « quelques incivilités », comme des jets d’œufs sur des voitures, « mais rien de grave ».

Passage par la nuit des feux de joie en Ecosse…

​Les attaques violentes contre la police sont devenues presque un événement « anniversaire » à Édimbourg autour de la nuit des feux de joie (Bonfire Night), a déclaré un officier supérieur, car le trouble était décrit comme « méprisable ». Les troubles surviennent presque un an après que des troubles similaires liés aux feux d’artifice dans la ville ont conduit à 26 personnes inculpées pour un total de 51 infractions autour de Bonfire Night.

Des groupes de jeunes ont visé des véhicules de police avec des feux d’artifice et autres projectiles, entre autres comportements antisociaux de ce jeudi soir. Des rues ont dû être fermées et des poubelles de la ville ont été incendiées, des feux d’artifice et des cocktails molotovs ont été lancés sur des policiers dans les quartiers de Niddrie, Sighthill et Southhouse. Deux policiers ont été blessés, dont une lorsque la fenêtre du véhicule dans lequel elle se treouvait a été brisée par une brique, et 16 autobus ont été endommagés. Un garçon de 14 ans a été arrêté et inculpé pour des infractions présumées liées aux feux d’artifice. Les personnes accusées avaient entre 12 et 34 ans, la majorité étant dans leur milieu à leur fin d’adolescence.

« Je pense que [Niddrie] est devenu un point focal, en vérité. On dirait que c’est pour cela que c’est presque devenu un genre d’anniversaire, où il s’agit d’attaquer la police à Niddrie. C’est ce que ces personnes cherchent à faire. C’est comme ça qu’ils s’amusent, c’est en attaquant la police. »

Dans d’autres régions d’Écosse, jeudi soir, des jeunes auraient également été à l’origine de plusieurs incidents dans la région de Kirkton, à Dundee, où des feux d’artifice ont été allumés et d’autres projectiles lancés.

Jusqu’aux feux solidaires pour la Palestine à Berlin

Des manifestant.e.s pro-palestinien.ne.s ont manifesté à Berlin sous le slogan « Pas de Halloween cette année. L’horreur est réelle.« . Les manifestant.e.s ont monté de nombreuses barricades, allumé des feux (notamment de poubelles) sur la route, et tiré bon nombre de feux d’artifice à travers la ville. La manifestation sauvage a été réprimée et poursuivie par les flics, qui en retour se sont fait tirer des feux d’artifice avant que les manifestant.e.s se dispersent rapidement à leur arrivée. Des tags contre le génocide en Palestine ont aussi été laissés sur le trajet, tandis des trotinettes électriques et des barrières de chantier ont aussi été incendiées. D’après des sources policières, plusieurs manifestations pro-palestiniennes auraient eu lieu dans la journée puis la soirée.

D’autres débordements s’y sont aussi mêlés pour cette soirée d’Halloween berlinoise, menant à 130 interpellation, 23 procédures pénales engagées, au moins 8 incidents signalés avec des pyrotechniques, et 2 policiers blessés. Au programme : des barricades incendiées,  des attaques contre des policiers et des pompiers, des voitures visées par des pétards et des mortiers, des poubelles incendiées, et des tirs de feux d’artifice dans toute la ville. Des groupes de personnes majoritairement mineures ont aussi attaqué la police et les pompiers avec des feux d’artifice. Des incidents ont été signalées dans les quartiers de Wedding, de Schöneberg, de Kreuzberg, dans le nord de Neukölln, au Graefekiez, à Gropiusstadt, sur la place Chamissoplatz, dans le quartier de Märkischem et dans un quartier de Lichterfelde.

Russie : Résistance radicale (du 15 au 27 octobre 2024)

Publié le 2024-11-04 08:54:36

a2day / dimanche 27 octobre 2024

Région de Moscou

Le 16 octobre, une voiture appartenant à Nikita Klenkov, [un colonel] qui était revenu de la guerre en Ukraine une semaine plus tôt, a été la cible de tirs à bout portant, dans le village de Melenki. Le militaire est mort.

Klenkov a servi dans l’unité militaire n°43292 – c’est le Centre d’entraînement des forces spéciales. Les données de géolocalisation qui ont été divulguées ont révélé aussi que Klenkov avait commandé des livraisons de nourriture depuis le quartier général du GRU [le service de renseignement militaire de la Fédération de Russie ; NdAtt.].

Le/la justicier.e a attendu le colonel à l’entrée du village de Melenki. Dès qu’elle/il a vu la voiture de l’officier, il/elle a ouvert le feu avec un pistolet de calibre 9 mm, en arrivant à tirer au moins huit coups de feu, puis s’est enfui.e.

 

Région de Briansk

Le 22 octobre, la direction générale du renseignement ukrainien (GUR) a signalé le meurtre de Dmitry Golenkov, pilote du 52e régiment de bombardiers lourds de l’armée de l’air russe. Selon les services de renseignement ukrainiens, il était responsable des frappes de missiles sur un centre commercial de Krementchouk, et sur un immeuble d’habitation, à Dnipro, qui ont tué 68 civils, en janvier 2023.

Les services de renseignement ont déclaré que le corps de l’officier avait été retrouvé le 20 octobre, dans le village de Suponevo, région de Briansk. « avec plusieurs blessures à la tête, probablement causées par un marteau ».

Des médias pro-gouvernementaux ont également confirmé la mort de Golenkov.

 

Perm

Tard dans la soirée du 23 octobre, deux femmes ont jeté des cocktails Molotov sur l’immeuble du bureau du parti Russie Unie, à Perm. Un incendie s’est déclaré. Malheureusement, les incendiaires ont été arrêtés : il s’est avéré qu’il s’agit de Natalia et Ekaterina Degtyannikov, mère et fille, habitantes de le ville, nées respectivement en 1970 et 2004. Elles sont venues au bureau de Russie Unie, sur la rue Plekhanova, avec sept cocktails Molotov et un un brûleur à gaz. La fille a commencé à casser les vitres, la mère a allumé les bouteilles et les a jetées. Elles ont réussi à le faire à deux reprises, après quoi la manche de la veste de la femme la plus âgée a pris feu. Les deux femmes se sont ensuite enfuies de l’immeuble, sans tenir compte des cris des témoins, en direction des voies de tramway. Les partisanes ont été arrêtées le lendemain.

 

Tchétchénie

Le 24 octobre, un camion de la Rosgvardia [la Garde nationale russe ; NdAtt.] a été la cible de tirs, dans le village de Petropavlovskaya, dans le district de Grozny. Un militaire a été tué et un autre blessé.

Plusieurs personnes ont repéré un camion Ural transportant des membres de la garde nationale, sur la route, dans le village de Petropavlovskaya, dans le district de Grozny, et ont ouvert le feu dans sa direction avant de s’enfuir.

 

Saint-Pétersbourg

À Saint-Pétersbourg, des attaques incendiaires ont été menées contre des armoires de relais, sur plusieurs lignes ferroviaires.

Dans la nuit du 23 octobre, deux boîtes de relais, sur la ligne Krasnoye Selo – Gorelovo, ont été complètement détruites. Et le lendemain, une boîte de relais sur la ligne Strelna – Ligovo a été incendiée. Selon le service de presse du chemin de fer, 18 trains de banlieue de la ligne de la Baltique ont été retardés. Aucune arrestation n’a été signalée.

Une cantine pour cantiner #22

Publié le 2024-11-04 19:00:51

Ce mois ci, la cantine est en soutien aux proches de Doriano, pour les aider dans leur combat suite à son décès à la Talaudière le 1er septembre dernier.



Ce mois ci, la cantine est en soutien aux proches de Doriano, pour les aider dans leur combat suite à son décès à la Talaudière le 1er septembre dernier.

Turin (Italie) – Op. City : issue de l’audience préliminaire et nouvelles mesures de contrôle judiciaire

Publié le 2024-11-04 19:20:59

La Nemesi / mardi 29 octobre 2024

Turin (Italie) – Opération City : issue de l’audience préliminaire du 30 septembre et nouvelles mesures de contrôle judiciaire, suite à un recours du parquet de Turin

Le 30 septembre, au tribunal de Turin, a eu lieu la deuxième audience préliminaire suite à l’opération City [qui concerne la manifestation du 4 mars 2023, à Turin, en solidarité avec Alfredo Cospito en grève de la faim contre le régime 41-bis et la peine d’emprisonnement à perpétuité avec période de sûreté illimitée ; note de La Nemesi], à l’occasion de laquelle a été décidé de juger 18 compagnons et compagnonnes pour tous les chefs d’inculpation et la première audience a été fixée au 27 mai.

Entre-temps, le 24 mars, aura lieu l’audience en jugement immédiat pour une compagnon dont la procédure a été disjointe lors de l’audience préliminaire.

Le 18 octobre est tombée la nouvelle que le tribunal d’appel, sur requête du procureur Scarfati, a ordonné, suite à l’audience du 30 septembre, 14 nouvelles mesures de contrôle judiciaire (une arrestation domiciliaire, huit interdictions de sortir de la commune de résidence, avec pointage quotidien chez les flics, trois obligations de pointer chaque jour chez les flics et deux obligations de pointer quatre fois par semaine), pour des faits qui ont eu lieu pendant le rassemblement avant la manifestation, le 4 mars.

On répond à la répression avec la lutte !
Solidarité avec les inculpés et les inculpées !
Liberté pour tous et toutes !

Athènes (Grèce) : Ceux/celles qui tombent dans le feu de la bataille ne meurent jamais

Publié le 2024-11-04 20:08:49

extrait d’Act for freedom now! / dimanche 3 novembre 2024

Le 31 octobre, l’anarchiste Kyriakos Xymitiris a été tué par une explosion, dans un appartement du quartier d’Ambelókipi, à Athènes.

Nous sommes les seul.es qui peuvent parler pour notre compagnon. Nous tou.tes, qui avons été avec lui dans les assemblées, les actions, les manifestations, les conflits.

Pendant des années, Kyriakos a été continuellement présent dans les projets de solidarité avec les prisonnier.es, dans le mouvement internationaliste contre la guerre, dans les actions pour la défense du quartier d’Exárcheia, dans les luttes au sein des universités, dans la défense des espaces libérés et squattés et dans chaque lutte sociale et de classe. Il s’est donné dans ces luttes, en cherchant toujours à découvrir ensemble leurs possibilités les plus insurrectionnelles. Il n’a pas seulement défendu en théorie la lutte multiforme pour la libération sociale, il en a été l’incarnation la plus authentique.

Le compagnon Kyriakos a choisi de lutter jusqu’au bout, en combattant par tous les moyens le monde du pouvoir, l’État, le capital, le racisme, le patriarcat. Il a choisi de lutter aux côtés des opprimé.es et des rebelles, pour un monde meilleur, pour un monde de solidarité, d’égalité, de liberté.

Sa perte laisse un grand vide dans sa famille et parmi ses amis, parmi les compas qui lui étaient proches, mais aussi dans la lutte elle-même, qu’il a marquée tant par son attitude que par ses mots.

Le combattant anarchiste Kyriakos Xymitiris était l’un d’entre nous. Nous défendrons sa mémoire et la garderons pour toujours dans nos cœurs et dans chaque instant de notre lutte.

« Je sais que vous les comptez pour rien parce que la cour est armée ; mais […] l’on les doit compter pour beaucoup, toutes les fois qu’ils se comptent eux-mêmes pour tout. Ils en sont là : ils commencent eux-mêmes à compter vos armées pour rien, et le malheur est que leur force consiste dans leur imagination ; et l’on peut dire avec vérité qu’à la différence de toutes les autres sortes de puissance, ils peuvent, quand ils sont arrivés à un certain point, tout ce qu’ils croient pouvoir. »*

Compagnon, nous nous retrouverons sur les routes du feu, où tu vivras pour toujours…

Marianna**, forte jusqu’à la liberté !
Honneur pour toujours au compagnon anarchiste Kyriakos Xymitiris.
Solidarité avec les personnes qui sont poursuivies dans le cadre de cette affaire.

anarchistes / communistes
Assemblée en solidarité avec les combattant.es prisonnier.es, en fuite ou persécuté.es

 

Notes d’Attaque :
* citation des Mémoires du Cardinal de Retz (éd. J. Delon, Paris, Honoré Champion, 2015, tome VIII, p. 487). Il s’adresse ici au prince de Condé, au début de la Fronde, en parlant du peuple. Cette citation apparaissait sur une affiche anarchiste très répandue, dans la Grèce des années 70 et 80.
** Une compagnonne, Marianna, a été gravement blessée par l’explosion. Elle est actuellement à l’hôpital, sous mandat d’arrestation. Toujours en lien avec cette explosion, un autre compagnon, qui n’était pas présent dans l’appartement, a été arrêté, une quatrième compagnonne est recherchée par la police.

Against the Silicon Forest (USA)

Publié le 2024-11-07 08:50:47

LETTER

Silicon Forest (n): A high-tech industrial corridor in the Portland Metro area, primarily Beaverton and Hillsboro, known for its concentration of tech companies fabricating and applying semiconductors such as Intel, Tektronix, IBM, Hewlett-Packard, and more.

Introduction

The speed of technological advancement feels like a train that’s off the rails. What seemed like a distant dystopia even just a few years ago has passed into the regular order of the present day, whether with a bang or subtly, without most of us even noticing. A degree of skepticism and nervousness towards this dystopia in progress is permitted and even affirmed in the mainstream, as long as no one starts to question the trajectory of technological advancement which those who dreamed up this virtual reality want us to see as the unstoppable path of progress. They want us to see their digital world as being all around us, and, at the same time, nowhere at all.

The reality that we are being dissuaded from seeing through the constant notifications, entertainment, and information overload is that the Earth is being decimated to make way for this “Silicon Forest”; it is very real, material, and it’s happening right now. We are standing on the precipice of a critical juncture for both the survival of all that remains wild and free, and the development of world domination. Over the past years, those in power, the old-money and start-up capitalists, their politician lackeys and the militaries at their disposal, have been laying the groundwork for a “renewable energy” industrial revolution. In reality, any possibility of halting climate change is far behind us, and those who promise solutions are only interested in the power and money that convincing us that they’re our only hope can give them. For civilization to survive, they tell us, the Silicon Forest must be built, and it must be immense.

For those of us living in cities, this transformation can seem removed and abstract. We see the Teslas crowding the streets, the luxury condos and smoothie bars popping up where living neighborhoods used to be, but, as far as we can see, electricity comes from the plug and water comes from the tap. Some new factories might go up in the suburbs, more concrete in an already asphalted environment. The “front lines” of environmental struggles are the remote areas slated for mining, pipelines, and polluting factories, rural peripheries where extractivism is the primary mode of production in order to fuel the consumption of the urban core. However, technological, manufacturing, and energy expansion are intimately connected in this green industrial revolution — they need technology to harness the energy, energy to manufacture that technology, industry to manufacture the materials to build the infrastructure to harness, store and transport the energy, energy to power the industry, and on and on. Oh, and, of course, war to defend it, which depends on all of the above.

Since the global supply chains for these technologies, namely batteries and microchips, are primarily based in “non-allied countries”, mainly China, the US government is pouring literally trillions of dollars into building out domestic supply chains in the name of national security. This means different things for different places, involving a matrix of interconnected developments taking place all over the country. The Silicon Forest is our local axis in the fight against techno-dystopia. It is one of the primary points of intersection between two Earth-destroying enterprises: industrial resource extraction and industrial manufacturing. Identifying which pieces of this process are taking place in our region, fighting where we stand, and connecting our struggles through solidarity is the best way to ensure that our forests are made of trees, not silicon.

CHIPS

In August of 2022, Biden announced the “CHIPS and Science Act” earmarking $280 billion for investment into domestic semiconductor research and production, launching a wave of new developments across not only semiconductor production, but all of the industries that prop it up. Later on, we will talk about two of these: electrical energy production and material resource extraction. The act designated 31 areas across the country as “tech hubs,” specific areas with a high concentration of technological research. These include several areas of investment that are close to home in the Pacific Northwest; increased funding for the “lithium valley” not far from Oregon, for mass timber technology across the Pacific Northwest, as well as semiconductor fabs, biotechnology, energy production technology, and textile/material technology. Right now, Oregon is one of just a few hubs of semiconductor (microchip) manufacturing in the US, concentrated in the city of Hillsboro, right outside of Portland. Oregon is competing with other states to entice companies to set up shop here by offering financial incentives and massive amounts of land, water, and electricity. Significantly, the Biden administration gave $8.5 billion in funding and $11 billion in loan guarantees to Intel for semiconductor research and development. The government is keenly aware of the importance of this critical industry in the scramble for global economic and political dominance. In 1990, the U.S. produced 40% of the world’s semiconductors, but that figure has since fallen to around 12%, and less than 1% of advanced microchips, which are responsible for advanced computing, smartphones, smartgrids, data center servers, autonomous vehicles, and cutting-edge commercial, industrial and military electronics.

Microchips (Integrated circuits, semiconductors) are comprised of transistors that conduct or block the passage of electrical current. Microchips are the building blocks of any computing device, including electric cars, cell phones, “smart” technology, nuclear reactors, aerospace systems, a whole host of advanced military technology such as the new IVAS system (a fully integrated augmented reality headset for soldiers with built in facial recognition), and an increasingly exhaustive list of devices necessary for the smooth functioning of industrial capitalism. Standard microchips are one millimeter thick and can contain up to 30 different layers of components and wires as well as billions of microscopic transistors. Smaller than a fingernail, they are one of the most complex and precise products ever manufactured, and as such they are the pillar of our techno-dystopic present. Oregon is home to roughly 15% of the U.S.’s semiconductor workforce, with the most per capita workers in the industry of any state. Semiconductors are Oregon’s largest export, and besides Intel, there are 40 other microchip companies based in Hillsboro alone.

Intel

The same month that Intel received their CHIPS funding, they announced that they were planning on spending $36 Billion in Oregon to “modernize and expand their research and development hub in Hillsboro.” In September 2023, Intel celebrated the groundbreaking construction of MSB2 – a new support building adjacent to the existing D1X fab (chip fabrication factory), Intel’s largest Technology Development site. MSB2 provides an additional 35,000 square feet of clean room space, six truck docks that enabled a faster-than-ever tool install ramp for D1X, and an elevator with a 65,000-pound capacity to handle the heaviest components of the cutting-edge High Numerical Aperture Extreme Ultraviolet (EUV) lithography system. The machine, called a TWINSCAN EXE:5000, which was delivered in December of 2023 and installed April 2024, was the first of its kind to be installed and will allow for a 2.9x increase in transistor density, allowing for increased computing power in a smaller chip. This is part of what Intel is calling the “Angstrom Era” as a result of them measuring their chips using angstroms instead of nanometers. We have moved beyond the age of nanotechnology, and into something even smaller, more pervasive, and more powerful. The AI-powered surveillance and warfare of the future will be powered by chips the size of crumbs at the bottom of the bag. Intel openly strives for the continued progress of Moore’s Law (the idea that the number of transistors in a chip will double every two years). To hell with their idea of progress!

Impacts of Chip Expansion

Beyond producing the main components for the technology responsible for alienating us from each other and our environment, as well as facilitating increasingly advanced ways of waging war and destroying the earth, fabs such as the one proposed by Intel also have immediate destructive impacts. First is the issue of water consumption, which is necessary to cool and sanitize the extremely energy-intensive clean-room machines. An average microchip manufacturing facility can use 10 million gallons of ultrapure water per day (or 15 milllion gallons of standard municipal water), the equivalent daily water consumption of 33,000 U.S. households. In addition to water consumption, chip manufacturing also produces wastewater that contains toxic pollutants, including heavy metals.

Microchip expansion also drives mining, which is necessary to source the main chemical elements used to manufacture them. Silicon, for example, is pit-mined from quartzite quarries in China, Rusia, Brazil, Norway, and the U.S. with massive Earth-moving machines that gut and scar the land. This quartzite is then refined in furnaces that require immense amounts of electricity and coal to maintain 2,000°C temperatures. The silicon is then refined multiple times to produce the ultrapure product necessary for microchips, and is often transported to mulitiple different facilities across the globe in order to do so. Related to microchip mining is the mining necessary to power the batteries that microchips rarely function without. These batteries also store the solar and wind energy that powers PGE and other grid lines (Currently, battery capacity is not large enough to store enough energy to maintain consistent power supplies. This is partially why lithium batteries are undergoing so much research and development). Two main extractivist industries that batteries rely on are lithium and cobalt mining, which are wreaking havoc on both the land and communities. Cobalt is primarily extracted by Chinese-owned companies in the Democratic Republic of Congo through enslaved and exploited labor, and has fueled wars that have claimed millions of lives, while lithium is being extracted from Indigenous Mapuche, Aymara, and Quechua lands in South America as well as Paiute, Shoshone and Bannock lands at Thacker Pass and the “lithium valley” in so-called Nevada.

There is also the inherent destruction necessary for land development itself. To consider a new factory, microchip companies want more than 500 acres of flat industrial land that sits within 90 minutes of an international airport, and within half a mile of a major highway. Since finding land for the sprawling fabs is a major obstacle, the Oregon state government has changed the laws to allow the Silicon Forest to be built on the farmland outside Hillsboro, which was previously designated for agriculture and protected from urban sprawl. A state law passed last year allows the governor to designate 8 sites where city boundaries could be expanded to make space for microchip facilities, which Tina Kotek is currently moving to enact for the first time, proposing expanding the city boundaries to make space for a major new research center. Contrary to its green aesthetic, the “Silicon Forest” requires the clearcutting and removal of forests in the Portland-metro area for its massive infrastructural empire. Aided by the State, technoindustrial companies such as Intel act as a colonizing force upon already-stolen land.

This colonial project extends beyond the borders of Oregon and of Turtle Island. Intel’s tech empire is international, and one of its largest hubs outside of the so-called U.S. is in apartheid Israel/occupied Palestine, which dates back over 50 years and represents the first Intel facility built outside of the U.S.. It is one of the largest companies in Israel’s market, generating over $8.7 billion in exports as of 2022, representing 5.5% of high-tech exports from Israel and 1.75% of the country’s GDP. The race for tech expansion goes hand in hand with the project of colonization, in fact they mutually rely on one another for the shared project of domination over land and over human and non-human beings. War is one of the most profitable endeavors a State can engage in, and the age of AI-powered drone weaponry and computerized combat is already here. Tech companies are incentivized to support the war industry because of the multi-billion-dollar contracts they provide, and the State is incentivized to support the tech industry in order to ensure access to the most cutting-edge killing technology.

Harborton Reliability Project

Two months after Intel’s $36 billion announcement, Portland General Electric (PGE) submitted a Type III land use application for its “Harborton Reliability Project”. The project would upgrade an existing transmission line connecting to the Harborton substation as well as add a new power line approximately 1/4 mile long, requiring the removal of nearly 5 acres of trees in Portland’s Forest Park. It is an initiative to add to the electrical transmission infrastructure traveling through Forest Park with the stated goal of adding capacity for the synthesis of hydropower coming from dams throughout the Columbia River Basin, wind turbine power from Eastern Oregon, and solar power from the Willamette Valley and Southern/South-Central Oregon. These power lines are designed to bring power to the Silicon Forest, most notably given the timing of this expansion, to Intel, whose largest operating hub lies just a short distance west of Forest Park.

PGE’s purported reasoning for their expansion is to reduce service interruptions, help meet increased demands due to heat waves, help reduce wildfire risk, and resolve a critical bottleneck in the energy grid. However, given the timeline overlap between this project proposal and Intel’s, it seems very likely that the “increased demand” that PGE is referring to the massive demand necessary to power a multi-billion dollar expansion at Intel. PGE’s own rhetoric about their expansion project obscures their true interests through claims that they are “helping us” weather an increasingly unstable future due to climate change, hoping that they can make us forget that it is techno-industrial projects such as these that are responsible for climate change in the first place.

PGE acts as a conveyor belt between extraction in the rural peripheries and the techno-industrial hub in the Silicon Forest, whose limitless progress demands limitless energy. Like an ourorboran snake eating its own tail, the same energy that microchip production sucks up at an inconceivable rate also ironically requires microchips to function. Solar panels, wind turbines, compressor stations, and nuclear facilities all require microchips to draw electricity from the earth. This year, the Bureau of Land Management announced that they intend to add Oregon and Washington to what is called the Western Solar Plan, which would make one million acres of federal land available for solar energy in Oregon alone. A second source for PGE’s power is the wind energy it purchases from turbines in eastern Oregon. Both solar and wind energy are inconsistently reliable, which means they are often equipped with batteries to store energy when it is available. These batteries are made of rare earth materials such as lithium, cobalt, and nickle. This is not to mention that both solar and wind farms require massive amounts of land, acting as a new arm of the industrial agriculture business that profits from colonizing the land by removing its indigenous peoples, draining and leveling critical wetlands, and destroying biodiversity and hundreds of years worth of topsoil.

Hydroelectric power from the Bonneville Power Association and its dam in the Columbia River Basin is one of the main sources of energy for the Oregon power grid. Up to 200 MW of power gets delivered from BPA along the Columbia River corridor, with much of this power coming from the Bonneville Dam. There are more than 60 dams in the Columbia River Watershed which were built solely for the purpose of hydroelectric power production. Dam construction is a colonial process which has permanently altered the Pacific Northwest landscape, flooded native ancestral burial grounds and destroyed sacred sites. It has also blocked critical migration paths for salmon spawning, which is an integral part of the PNW ecosystem and the lifeways of its original inhabitants. Currently there are two main BPA lines going through Forest Park next to the PGE lines, the low powered Rivergate-Keeler (230 volt ) and St. Johns-Keeler (115 volts), both lines ending up at a big interchange right outside of the Intel campus.

Not only are these “renewable” sources being peddled as great solutions to power the Silicon Forest and our lives, they are propping up Intel themselves. In another twisted circle, Intel’s processing power is sold to energy producers via their Active Grid Management Architecture in computer gateway controllers which regulate power flow across wind, solar, and hydroelectric power production. This grid management technology is a major driver of microchip manufacturing.

Seeing through PGE’s and Intel’s rhetorical deception is the first step toward recognizing the war being waged against us by the techno-industrial megamachine. These companies tout the line of green capitalism to obscure the fact that mining for rare Earth metals and clear-cutting forests for electrical infrastructure is no different than drilling for fossil fuels——it is merely pillaging the Earth by other means. Under techno-industrial capitalism, there is no such thing as “clean” energy or “green” technology; all of it comes at the cost of untold blood, suffering and devastation.

Forest Park is home to over 550 species of birds, mammals, and invertebrates, and serves as an essential connection between the Willamette Valley and the Oregon Coastal Range biomes. It is an integral air filter and water purifier for the Portland-metro area, and one of the the largest contiguous urban forests in the U.S. The forest serves as a critical refuge for human and non-human beings alike from the harshest aspects of the concrete and industrial pollution enclosing it. PGE attempts to diminish the environmental impact of the Harborton Reliability Project on Forest Park, assuring us that they are -only- destroying 5 out of the 5,200 acres, as if that is any consolation for the irreversible damage that requires. PGE reassures consumers that they are “committed to improving habitat, tree canopy, and wildlife corridors” during and after the project. Whatever flashy plans that PGE has for post-development ecological improvements, the fact of the matter is that the trees cannot grow back, the habitats cannot be saved, and the soil diversity cannot be restored within a powerline corridor that is, by definition, tree-less. There is no environmentally-sustainable or ethical way to clearcut a forest, and there is no way to implement the power structures needed to support technological progression without clearcuts. Whatever their public relations argue, PGE, and power/tech companies everywhere are in the business of destroying these habitats, not protecting them, and anything they say that suggests otherwise is simply lip-service in the name of green capitalism.

What To Do

The current project of infrastructural expansion in the PNW is but one circuit in the mega machine. The expansion in Forest Park is intertwined with the bigger picture of tech domination in which companies and the State hope to achieve new capacities of surveillance and control. For the empire of the United States, becoming self-sufficient in technological manufacturing is crucial to achieving these goals. It’s not just the endangerment of the Red Legged Frog or the horror of seeing the forest be further destroyed that inspires us to oppose this expansion. Fixating on single issues rather than addressing the big picture splits our focus and reduces the potential for impact. Technological progress and its expansions endanger all forms of life on Earth.

The state government wants to convince these companies that Oregon is the ideal place for them to set up shop; we can change that balance and be a factor that they can’t get past. Tech giants attempt to obscure their actions and intentions by building their factories and research centers before we even know it’s happening, let alone have any time to prevent it. Infrastructure analysts have stated their fears around just how vulnerable current tech infrastructure is. They talk about preparing for ‘the worst’ while also admitting that they can’t plan for it all. ASML‘s 2023 annual report stated, “These facilities may be subject to disruption for reasons including work stoppages, fire, aenergy shortages, pandemic outbreaks, sabotage, or other disasters, natural or otherwise. We cannot be sure that alternative production capacity would be available if a major disruption were to occur. We are not able to fully insure our risk exposure and not all disasters are insurable.”

Hardware, software, facilities and service components need consistent maintenance as they inevitability get worn down by the elements, become obsolete due to industry advancements, and require more capacity as the demand for more technology ever accelerates. These requirements offer countless vulnerable junctures in the system. It’s not possible for everything to be monitored or safeguarded everywhere all at once. When industry is brought to a stand still, its hold on our lives begins to unravel. How can we bring these moments into reality? Our intention is to contribute to a struggle against the technological progress and its devastating consequences here in the PNW and beyond. Instead of waiting for someone else to organize the same old protest or for some official organization to announce a campaign, each of us can begin to experiment with creative approaches to fighting back. It’s commonly said that it is easier to imagine the end of the world than to imagine the end of capitalism. They want us to believe inside of our souls that we can’t do anything about the force of technological progress, that to fight back would be futile, and that all we can do is submit. By identifying the critical choke points of the techno-industrial beast, like the Harborton Reliability Project, and proposing an autonomous and decentralized struggle against them, we can start to attack this monster. When will you begin?

Harborton Reliability Project Work Schedule:

Public Meetings:

PGE will hold a series of meetings to share more information about the project. All meetings will open at 6:15 p.m. with a brief presentation at 6:30 p.m. followed by opportunities to engage with subject matter experts about the project, planning and impacts. At the time of publishing, two of these meetings have already happened. We are unsure of how they went, but hope it wasn’t smooth!

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Programme de novembre/décembre 2024

Publié le 2024-11-07 08:51:53

Cliquer pour télécharger et imprimer le programme en pdf

Discussion jeudi 21 novembre 2024 à 19h :
Une critique queer et nihiliste de la civilisation, autour de Bædan, « contre le cauchemar du genre »

Voilà quelques mois que le numéro 2 de la revue nihiliste Bædan a été traduit en français, dix ans après sa sortie, et il résonne avec des désirs d’insurrection contre le genre. Sa publication est aussi l’occasion de porter enfin une voix contre les tendances assimilationnistes des milieux queer francophones qui nous bassinent de leurs politiques identitaires.

Sous des airs parfois abstraits, Bædan – comme d’autres anarchistes – pointe les limites d’une critique de l’État ou du capitalisme en amenant la question du genre au cœur de la réflexion sur les fondements de la domestication. Pour les auteurices « la domestication c’est le genre » (page 46), processus dans lequel tout.e humain.e est pris.e de force à chaque instant, à travers le travail, le contrôle des corps, l’organisation des rapports sociaux ou encore la soumission à l’ordre et l’internalisation des contraintes qui lui sont imposées.

Mais face à ce système qui paraît s’étendre à l’infini et jusqu’au plus profond de nous-même, comment penser un monde libéré de la contrainte du genre ?

Pour Bædan, pas de destinée révolutionnaire, ni de passé « sauvage » auquel se référer, la révolte contre le genre – donc contre le monde – nous plonge tout droit dans l’inconnu. D’ici il n’y aurait rien à récupérer, le genre s’immisce partout et tout est à détruire, afin que s’ouvrent des possibles, car la révolte est aussi une manière d’être vivant.e.
Si on pourra lire certains passages propices à la discussion, le livre est aussi un prétexte pour ouvrir le débat sur l’alliance des critiques queer et anarchistes dans la lutte contre ce monde. Quelles perspectives Bædan et d’autres écrits et mouvances « queer »1– telles que BashBack – pourraient émerger ?

Des exemplaires de la revue sont dispos à la bibliothèque, on met aussi ici quelques quelques extraits :
« Une queerness sauvage doit émerger à travers la lutte du corps contre sa capture. »
« Une queerness sauvage doit apparaître comme une folie furieuse (wildness), comme un effort pour incarner le chaos du monde, tout en refusant l’ordre qui est toujours imposé à ce chaos. »
« Une queerness sauvage doit étendre cet effet à toute la vie. » (pp. 134 à 137)

1. On a choisi d’utiliser le mot queer comme il l’était aux États-Unis au moment de l’écriture de la revue, faute d’une traduction satisfaisante. On est bien conscient.e qu’aujourd’hui il a une connotation libérale en français qui induit parfois un sens exactement contraire avec la manière dont il est utilisé ici, comme une tendance à la destruction du genre, plutôt qu’à la normalisation de sa multiplicité.


Samedi 30 novembre à 15h :
Retour sur les luttes en Allemagne contre la destruction de la planète

En Allemagne ces dernières années, la résistance et la lutte contre la destruction de la planète a pris de l’ampleur. Les conséquences ravageuses sur la nature et la vie sur terre de l’avancée de la société industrielle, ainsi que les alternatives capitalistes vertes, sont sous le feu de la critique : des manifestations lycéennes pour le climat aux blocages des autoroutes et des grands axes, des occupations de forêts menacées par différents projets industriels aux actions directes et sabotages attaquant les rouages comme les entreprises qui détruisent les forêts, celles qui exploitent les mines, les infrastructures de transport ou énergétiques.

Dans le cadre de cette mobilisation protéiforme et à vocation internationaliste, les compagnons anarchistes tentent avec leur contribution pratique et des propositions spécifiques à exhorter à poursuivre l’offensive et à renforcer cette lutte, en l’orientant dans un sens libertaire et antiétatique.

Une lutte inspirante face à laquelle on est certes pas indifférents, mais qui pourrait au contraire nous inspirer ici et maintenant.

Pour alimenter cette discussion, plusieurs textes sont disponibles en papier à la bibliothèque, parmi lesquels :

Au plus profond de la nuit, la lune est la plus claire
– Switch-off. Interventions radicales contre la destruction de la planète. Documentation, analyses et discussion
– Antisistema. (sélection d’articles du journal anarchiste en langue allemande traduits en français)
– En temps d’écocide. Quelques interrogations contemporaines pour l’action anarchiste


Samedi 14 décembre à 15h :
Critiquer les religions aujourd’hui

Causerie sur l’actualité, l’étendue et la prise en compte de la dimension religieuse dans la lutte anarchiste contre toute autorité, à partir de la brochure « Ni Dieu, ni maître, ni ordre moral » (Caen, août 2024). Venez faire un tour à la bibliothèque Libertad, des exemplaires papier y sont disponibles !

« Le religieux reste partout ; il réapparaît sans cesse (parfois violemment) et est intimement lié au politique. Il se voit dans les temples et les églises, dans les attentats et les mouvements contre l’avortement, mais se cache aussi dans la foi scientiste ou l’idolâtrie économique, le fanatisme pour la « mère patrie » ou le culte des symboles républicains. Sans parler de la nouvelle tendance pseudo-libertaire à taire les critiques de la religion ou le nouveau fondamentalisme guerrier des « valeurs occidentales » »
(extrait du début de la brochure)


Samedi 21 décembre à 15h :
Histoire de guerre et d’insurrection, Juin 1914, la Settimana Rossa

7 juin 1914, Ancône, centre-est de l’Italie. A l’occasion d’une fête institutionnelle, une simple contre-manifestation doit avoir lieu pour protester contre le militarisme, la guerre et soutenir entre autres Augusto Masetti, enfermé dans un asile psychiatrique après avoir tiré sur un colonel dans une caserne, refusant de rejoindre les troupes italiennes pour aller participer à la guerre en Lybie. La manifestation est interdite. A la place de celle-ci, un meeting est organisé au siège des républicains. Après une heure et demi, la journée semble toucher à sa fin, quand deux cent manifestants décident de rejoindre le centre ville pour un concert. Le chef de la police décide de les empêcher de sortir, et ses troupes enserrent les personnes présentes. La pression monte. Des projectiles fusent sur les pandores depuis les fenêtres du local. Certains manifestants s’apprêtent à jeter un baril, un policier s’en aperçoit et tire quatre coups de pistolets en l’air. Les carabiniers, pensant que les tirs provenaient des manifestants, pointent leur armes sur eux et appuient sur la gâchette : trois morts et quatre blessés. Ce fut l’étincelle qui déclencha la Settimana Rossa, la dernière occasion pour une révolution en Italie selon certains, et pour d’autres la plus grande tentative insurrectionnelle jamais advenue dans la péninsule. En l’espace de quelques jours le mouvement s’était propagé dans tout le pays : à Milan, à Turin, Florence, Bologne, Parme, Rome, Naples, Palerme, Venise, Imola, Fabriano, Foligno… Pendant une semaine, les insurgés prennent les armureries d’assaut, brisent les vitrines des magasins, dévastent des gares, bloquent les moyens de transport, dressent des barricades, s’affrontent aux forces de l’ordre, coupent les fils télégraphiques et téléphoniques, attaquent les briseurs de grèves, tentent d’occuper des mairies, brûlent des églises. Rapidement, les partis progressistes et les syndicats s’efforcent d’éteindre le mouvement : la révolution, d’accord, mais plus tard. La répression fera le reste.

C’est à partir d’un récit de cet incroyable événement que nous proposons de parler entre autres d’opposition à la guerre et d’insurrection, de l’agitation anarchiste et du rôle des minorité agissantes, en ayant à l’esprit ce que l’intrépide Malatesta, qui joua un rôle primordial au cours de ces années-là à Ancône, tira comme bilan peu de temps après : « Nous avons vu que les événements imprévus donnent ce qu’ils peuvent donner, mais que pour réussir il faut se préparer méthodiquement selon des plans préordonnés. Et nous avons vu également que les occasions peuvent surgir quand on s’y attend le moins, raison pour laquelle il faut toujours être prêts ».

Seurre (Côte-d’Or) : Des clous pour les pneus des chasseurs

Publié le 2024-11-07 08:52:28

Le Bien Public / mercredi 30 octobre 2024

Au retour d’une matinée de chasse, plusieurs membres de l’ACCA Le Rallye seurrois ont eu le déplaisir de trouver des clous plantés dans leurs pneus. Pour le président de l’association, il s’agit d’un acte délibéré, visant spécifiquement les chasseurs.

Nous sommes dimanche 27 octobre. Johan Tillet, secrétaire de l’ACCA (association communale de chasse agréée) Le Rallye seurrois, une association de chasse locale, effectue un court trajet jusqu’à son domicile en voiture après une matinée de chasse. Mais il découvre un pneu crevé à cause d’une dizaine de clous.
Comment ont-ils pu arriver là ? Et surtout autant ? Il assure ne pas s’être rendu compte tout de suite que ses pneus étaient criblés de clous, seulement en rentrant chez lui. « À midi, un autre chasseur m’a appelé pour me dire qu’il avait aussi des clous plantés dans ses quatre pneus, puis d’autres m’ont aussi contacté peu de temps après. »
Johan Tillet décide de faire le chemin qu’il a emprunté pour en trouver l’origine, et c’est sur un chemin communal menant à la route de Lanthes que d’autres clous ont été retrouvés ainsi que sur un parking situé non loin de l’Étang-Rouge. « Il y avait plusieurs centaines de clous mis en travers du chemin et sur le parking. Cela représente une bande d’environ 30 à 40 cm de large et 5 à 6 mètres de long », explique-t-il.
[…] « Je pense que nous étions visés », reprend Johan, « puisque ce passage emmène vers une cabane de chasse. » Il a fait passer un message pour encourager les personnes qui ont subi ce vandalisme à déposer une plainte en gendarmerie. Au moins sept véhicules des membres de l’association ont été touchés.

 

[in English]

[Grèce] Action solidaire après la mort d’un prisonnier

Publié le 2024-11-07 08:53:52

Initialement publié sur Act for fredom now! le 03/11/2024, traduit depuis Athens Indymedia.

Revendication en solidarité avec la mort d’un jeune migrant de 21 ans au centre de détention pour jeunes.

Encore une fois, nous observons la déshumanisation absolue des prisonnier.e.s après la mort d’un jeune migrant de 21 ans à la suite de cause « pathologiques » au centre de détention pour jeunes de Volos. Le soulèvement légitime qui a eu lieu au sein de la prison la nuit du 26 octobre est l’acte minimale des prisonnier.e.s pour briser le cordon de terreur imposé par les gardes-humains.

En tant qu’acte et réflexe de solidarité, nous avons détruit les distributeurs automatiques d’Alpha Bank la même nuit, et avons aussi incendié des poubelles dans le centre de Volos.

des personnes solidaires

[Note : une recherche dans la presse grecque précise que la mutinerie en prison a eu lieu 24 heures après la mort du jeune prisonnier, notamment par le biais d’incendies de matelas dans les cellules, jusqu’à intervention des flics et des pompiers]

Assemblée ouverte de « Kalimero » jeudi 7 novembre

Publié le 2024-11-07 08:54:26

Kaliméro est une caisse et une assemblée solidaire des prisonnier-es de la guerre sociale. En novembre, elle aura lieu le jeudi 7 à 19h et se tiendra au 19 rue burnouf 75019 paris.



La prison est un des rouages de ce système basé sur l’exploitation et la domination que nous voulons raser au sol, c’est pourquoi nous envoyons des mandats à celles et ceux accusé·e·s d’actes de révolte dont on est solidaires.

Une caisse de solidarité a besoin de continuité. Nous n’avons ni sponsor, ni mécène, aussi avons-nous convenu d’un rendez-vous par mois pour collecter des sous pour alimenter la caisse. Ces rencontres sont également l’occasion d’échanger sur nos pratiques face à la répression, d’assurer le suivi des différentes histoires et de discuter des situations qui se présentent. Elle est également un moment de discussion autour des possibles moyens d’esquive, de résistance et d’auto-organisation offensive contre la machine judiciaire et carcérale.

Dans un souci de régularité, ces rencards ont été fixés le 2e jeudi de chaque mois à 19h mais exceptionnellement la prochaine réunion Kaliméro aura lieu le jeudi 7 novembre à 19h, au 19 rue burnouf 75019 paris.

Pour envoyer de l’argent, pour demander des informations, ou pour être tenu·e·s au courant des prochains rendez-vous de la caisse et être inscrit·e·s sur la mailing-list de Kaliméro, écrivez à kalimeroparis(at)riseup.net

Talensac (Ille-et-Vilaine) : Cinq miradors de chasse abattus

Publié le 2024-11-07 08:55:27

Unoffensive animal / lundi 4 novembre 2024

30 octobre, Talensac France.
La contre-attaque s’organise dans la forêt de Talensac. A la faveur de la nuit, des petit.e.s lapin.e.s enragé.e.s armé.e.s de scies ont attaqué les installations de mort que sont les miradors de chasse. Cinq d’entre eux sont tombés sous les assauts déterminés des lapin.e.s. Quelle joie de voir ces symboles d’oppression être démantelés, joie partagée par les autres animaux de la forêt.
La reproduction de ces actes sera t-elle aussi rapide que celle des lapin.e.s ?

Tags anti-nucléaires à Toulouse

Publié le 2024-11-08 07:45:56

Pour modeste contribution à l’appel à actions anti-nucléaires du 7 novembre, quelques tags ont été faits à Toulouse...



Pour modeste contribution à l’appel à actions anti-nucléaires du 7 novembre, quelques tags ont été faits à Toulouse...

Non au nucléaire civil & militaire

Société nucléaire = société policière
non à la relance du nucléaire

Le nucléaire créé des emplois...
dans les cimetières et les commissariats

Solidarité avec les inculpés de l’association de malfaiteurs POMA

Tchernobyl, Fukushima, quel sera la prochaine ?

Remi [Fraisse], ni oubli, ni pardon

Vital Michalon, Sébastien Briat, NI OUBLI NI PARDON, à bas l’Etat nucléaire !

Assago (Milan), Italy: Incendiary attack on 23 Enjoy cars and an Eni Plenitude van (Assago, 31 October 2024)

Publié le 2024-11-08 09:05:38

Assago (Milan), Incendiary attack on 23 Enjoy cars and an Eni Plenitude van.

During the night between Wednesday 30th and Thursday 31st October in Assago, province of Milan, 23 electric cars of the above car-sharing company and a van belonging to Eniplenitude, of the Eni group, were set on fire.

While the massacre in Gaza continues a year on, Eni continues to enrich itself doing big business with Israel as is shown by the acquisitions of off-shore natural gas deposits along the coasts of Gaza carried out by the Italian multinational immediately after October 7th 2023.

Alongside the Palestinian people
Free Palestine

[Received by e-mail and published in https://lanemesi.noblogs.org/post/2024/11/06/attacco-incendiario-contro-23-automobili-enjoy-e-un-furgone-di-eni-plenitude-assago-31-ottobre-2024/ | Photographs are from the mass media.]

Translated to English by Act for freedom now!

Those lost in the fire of the struggle never die by anarchists – communists EN/FR/DE/ IT (Athens,Greece)

Publié le 2024-11-08 09:06:30

Those lost in the fire of the struggle never die

On the 31st of October, anarchist Kyriakos Ksimitiris was killed by an explosion in an apartment in Ampelokipoi area in Athens, Greece.
The only ones who can talk about our comrade are all of us who stood beside him in assemblies, actions, demos, and clashes.

For many years, Kyriakos had been incessantly present in groups of
solidarity to prisoners; in the antiwar-internationalist movement; in
actions to defend the neighbourhood of Exarchia; in struggles in the
universities; in the defence of squats and in every social and class
struggle. He was dedicated to it, always willing to explore together its most rebellious aspects. He wasn’t simply defending the struggle by all means for social liberation from a theoretical perspective, he truly incarnated it.

Comrade Kyriakos chose to fight until the end, by all means, against the world of power, state, capital, racism, patriarchy. He chose to fight on the side of the oppressed and the revolted, for a better world; for a world of solidarity, equality, freedom.
His loss creates a huge void for his family and friends, his comrades
who stood beside him; a void also for the struggle, to which he left his mark by his attitude and words.

Anarchist Kyriakos Ksimitiris was one of us. We will defend and
keep his memory forever in our hearts and in every moment of our
struggle.

“I know you despise them because the Court is so well armed, but let me tell you that they are so confident of their power that they feel their importance. They are come to that pass that they do not value your forces, and though the evil is that at present their strength consists only in their imagination, yet a time may come when they may be able to do whatever they now think it in their power to do.”

Comrade, we will meet again in the streets of fire where you will live forever…

Strength to our injured comrade Marianna until liberation
Honour to the anarchist comrade Kyriakos Ksimitiris
Solidarity with all those persecuted for the same case

anarchists – communists

Solidarity Assembly for imprisoned, fugitives and persecuted fighters

————

(FR)

Ceux qu’on perd dans le feu de la lutte ne meurent jamais

Le 31 octobre 2024, l’anarchiste Kyriakos Ksimitiris est tué suite à uneexplosion dans un appartement dans la région d’Ampelokipi, à Athènes,Grèce.Les seul.e.s qui peuvent parler de notre compagnon, c’est nous ;tout.e.s ceux et celles qui ont partagé avec lui des assemblés, desactions, des manifs, des affrontements.Kyriakos a été incessamment présent, pendant des années, dans desgroupes de solidarité aux prisonniers ; dans le mouvement anti-guerre –internationaliste ; à des actions pour la défense de la régiond’Exarchia ; aux luttes dans les universités ; à la défense des squatset dans toutes les luttes sociales et de classe.

Il a été dédié à cesluttes, toujours motivé d’explorer en commun leur aspects les plussubversifs. Il ne défendait pas simplement au niveau théorique la luttepar tous les moyens pour la libération sociale, il en était sa véritableincarnation. Notre compagnon Kyriakos a choisi de se battre jusqu’au but, luttant partous les moyens contre le monde du pouvoir, l’État, le capital, leracisme, le patriarcat. Il a choisi de lutter aux côtés des oppressés etdes révoltés pour un meilleur monde, pour un monde de solidarité,d’égalité, de liberté.Sa perte laisse un vide énorme pour sa famille et ses ami.e.s, pour sescompagnon.ne.s qui l’ont croisé, mais aussi pour la lutte elle-même,qu’il a marqué tant avec son attitude qu’avec ses mots.L’anarchiste Kyriakos Ksimitiris était un parmi nous. Nous allonsdéfendre et sauvegarder sa mémoire dans nos cœurs et dans tous lesmoments de notre lutte.

« Je sais que vous les comptez pour rien, parce que la cour est armée ;mais je vous supplie de me permettre de vous dire qu’on les doit compterpour beaucoup, toutes les fois qu’ils se comptent eux-mêmes pour tout.Ils en sont là : ils commencent eux-mêmes à compter vos armées pour rien; et le malheur est que leurs forces consistent dans leur imagination :car on peut dire avec vérité qu’à la différence de toutes les autressortes de puissance, ils peuvent, quand ils sont arrivés à un certainpoint, tout ce qu’ils croient pouvoir. »

Compagnon, à bientôt dans les rues du feu où tu vivras éternellement…

Force à notre compagnonne blessée Marianna jusqu’à sa libérationHonneur au compagnon anarchiste Kyriakos KsimitirisSolidarité avec les inculpé.e.s pour cette affaire

anarchistes – communistes

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DE :

Diejenigen, die im Feuer des Kampfes verloren gehen, sterben nie.

Am 31. Oktober wurde der Anarchist Kyriakos Ksimitiris bei einer Explosion in einer Wohnung im Viertel Ampelokipoi in Athen, Griechenland, getötet. Die einzigen, die über unseren Kameraden sprechen können, sind wir alle, die bei Versammlungen, Aktionen, Demos und Zusammenstößen an seiner Seite standen. Viele Jahre lang war Kyriakos unablässig in Solidaritätsgruppen mit Gefangenen anwesend; in der antikriegsinternationalistischen Bewegung; bei der Untätigkeit zur Verteidigung des Viertels Exarchia; in Kämpfen an den Universitäten; bei der Verteidigung besetzter Häuser und in jedem sozialen und Klassenkampf. Er war ihm ergeben und immer bereit, gemeinsam seine rebellischsten Aspekte zu erkunden. Er verteidigte den Kampf für soziale Befreiung nicht nur aus theoretischer Perspektive mit allen Mitteln, er verkörperte ihn wirklich. Genosse Kyriakos entschied sich, bis zum Ende mit allen Mitteln gegen die Welt der Macht, des Staates, des Kapitals, des Rassismus und des Patriarchats zu kämpfen. Er entschied sich, auf der Seite der Unterdrückten und Aufständischen für eine bessere Welt zu kämpfen; für eine Welt der Solidarität, Gleichheit und Freiheit. Sein Verlust hinterlässt eine große Lücke für seine Familie und Freunde, seine Kameraden, die an seiner Seite standen; eine Lücke auch für den Kampf, den er durch seine Haltung und Worte geprägt hat. Der Anarchist Kyriakos Ksimitiris war einer von uns. Wir werden sein Andenken für immer in unseren Herzen und in jedem Moment unseres Kampfes verteidigen und bewahren.

„Ich weiß, dass Sie sie verachten, weil das Gericht so gut bewaffnet ist, aber lassen Sie mich Ihnen sagen, dass sie sich ihrer Macht so sicher sind, dass sie ihre Bedeutung spüren. Sie sind an einem Punkt angelangt, an dem sie Ihre Kräfte nicht mehr wertschätzen, und obwohl das Böse darin besteht, dass ihre Stärke derzeit nur in ihrer Vorstellungskraft besteht, kann doch eine Zeit kommen, in der sie in der Lage sein werden, alles zu tun, was sie jetzt für möglich halten.“

Genosse, wir werden uns in den brennenden Straßen wiedersehen, wo du für immer leben wirst …

Kraft für unsere verletzte Genossin Marianna bis zur Befreiung. Ehre dem anarchistischen Genossen Kyriakos Ksimitiris. Solidarität mit allen, die aus demselben Grund verfolgt werden.

Anarchisten – Kommunisten


IT:

Coloro che cadono nel fuoco della battaglia non muoiono mai

Il 31 ottobre 2024, l’anarchico Kyriakos Xymitiris è stato ucciso da un’esplosione in un appartamento di Ampelokipoi.

Siamo gli unici che possono parlare per il nostro compagno. Tutti coloro che si sono uniti a lui in occasione di assemblee, azioni, manifestazioni e proteste.

Kyriakos è sempre stato presente nelle azioni di solidarietà per i prigionieri, nel movimento internazionale contro la guerra, nelle azioni per la difesa del quartiere di Exarcheia, nelle lotte all’università, nella difesa degli spazi liberi e delle occupazioni e nelle lotte sociali e di classe. Era impegnato in queste ultime, sempre pronto a esplorare insieme i loro sviluppi più insurrezionali. Non si è limitato a difendere teoricamente la multiforme lotta di liberazione sociale, ma ne ha anche incarnato la manifestazione più concreta.

La sua perdita lascia un vuoto enorme nella sua famiglia e nella sua cerchia di amici, tra i compagni che gli erano vicini, ma anche nella lotta che ha portato avanti con tutto se stesso e con le sue parole.

Il combattente anarchico Kyriakos Xymitiris era uno di noi. Conserveremo e difenderemo la sua memoria nei nostri cuori per sempre, così come in ogni momento della nostra lotta.

«So che non ve li aspettate perché la corte è sorvegliata, ma vi prego di permettermi di dirvi che dovete assolutamente aspettarveli ogni volta che si immaginano di essere tutto. A che punto sono: anche loro cominciano a non considerare le vostre truppe, perché il brutto è che la loro forza sta nella loro immaginazione e si può dire con assoluta certezza che, a differenza di tutte le altre forme di potere, sono capaci di tutto ciò di cui pensano di essere capaci quando arrivano a un certo punto».

Compagno, ci rivedremo sui sentieri del fuoco, dove vivrai per sempre…

Marianna, forza fino alla libertà

Onore per sempre al compagno anarchico Kyriakos Xymitiris

Solidarietà con tutte le persone perseguitate per questo caso

anarchici e anarchiche – comunisti e comuniste

[Pubblicato in greco in https://athens.indymedia.org/post/1632529/ | Traduzione in italiano ricevuta per mail e pubblicata in https://lanemesi.noblogs.org/post/2024/11/04/coloro-che-cadono-nel-fuoco-della-battaglia-non-muoiono-mai/]

From Berlin to Athens – we stand together in grief, with anger and in revolutionary solidarity.EN/DE/EL/ TURKISH / ES/ IT.

Publié le 2024-11-08 09:07:44


On 3.11 we came together with friends and comrades of Kyriakos Xymitiris, Marianna M., Dimitra Z. and the fourth accused person held imprisoned since the 1st of November, in the aftermath of an explosion that happened on Thursday the 31st of October in Ambelokipi, Athens and the repression that followed.

Each of them is one of us and they are loved and respected for who they are. In all the moments that we have shared with them, they inspired our daily struggles, made us stronger in the face of repression, made us laugh and gave us the power to believe in our strength and ideas. This is why we come together, grieve and cry collectively, and also show our solidarity and complicity in the streets of Berlin.

The state forces and the media attempt to take control of the narrative, which we combat by spreading and defending our ideas of a just struggle against all kinds of oppression. Our rage and sadness is based on the actual facts and on the words of our comrades and not on the speculations of cops and media.

The coming times won’t be easy for anybody and this is why we stand side by side with the accused and injured. We send hugs and kisses to all those affected, our comrades, friends and their families. This also extends especially to the comrades in Greece, in the assemblies, in front of the hospital and on the streets, empowering each other in these hard moments and carrying collective responsibility for the political legacy that we live here and now.

They were and will be part of our struggles, in our hearts, and we won’t be silent until the last prisoner is freed from the cages.

Revolutionary hearts burn forever!
The struggle continues – Der Kampf geht weiter! (Rudi Dutschke for Holger Meins on 18.11.1974)

FOREVER GLORY TO THE DEAD KYRIAKOS XYMITIRIS.
HANDS OFF THE ANARCHIST COMRADE MARIANNA.
FREEDOM TO THE ANARCHIST COMRADE DIMITRA.
FREEDOM TO THE ARRESTED COMRADE.
FREEDOM FOR ALL PRISONERS, PERSECUTED AND COMRADES ON THE RUN.

Berlin Assembly In Memory and Solidarity With Kyriakos Xymitiris, Marianna M., Dimitra And The Fourth Accused Comrade

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DE: Von Berlin bis Athen – wir stehen zusammen in Trauer, in Wut und in revolutionärer Solidarität

Nach einer Explosion, die sich am Donnerstag, den 31. Oktober in Ambelokipi in Athen ereignete sowie der darauf folgenden Repression, versammelten wir uns am 3. November mit Freund*innen und Gefährt*innen von Kryiakos Xymitris, Marianna M., Dimitra Z. und der vierten beschuldigten und seit dem 1. November inhaftierten Person.

Sie sind ein Teil von uns und sie werden geliebt und respektiert für das was sie sind. In allen Momenten welche wir teilten, inspirierten sie uns in unseren täglichen Kämpfen, standen mit uns gegen Repression, brachten uns zum Lachen und gaben uns die Kraft an unsere Stärke und an unsere Ideen zu glauben. Deswegen kommen wir zusammen, trauern und weinen gemeinsam und zeigen unsere Solidarität und Kompliz*innenschaft auch in den Straßen Berlins.

Die Staatsmacht und die Medien versuchen Kontrolle über das Narrativ zu erlangen. Diese Kontrolle bekämpfen wir durch das Verbreiten und Verteidigen unserer Ideen von einem gerechten Kampf gegen alle Formen der Unterdrückung. Wir bauen unsere Wut und unsere Trauer auf den Tatsachen sowie den Worten unserer Gefährt*innen auf, nicht auf den Spekulationen der Cops und Medien.

Die kommende Zeit wird für niemanden einfach sein, und genau deswegen stehen wir Seite an Seite mit den Beschuldigten und der Verletzten. Wir senden Küsse und warme Umarmungen an alle Betroffenen, ihre Familien, unsere Gefährt*innen und Freund*innen. Besonders auch an unsere Gefährt*innen in Griechenland, in den Versammlungen, vor dem Krankenhaus und auf den Straßen, die sich in diesen schweren Zeiten gegenseitig bestärken und die kollektive Verantwortung für das politische Vermächtnis tragen, das wir im Hier und Jetzt leben.

Sie waren und werden für immer Teil unserer Kämpfe und unserer Herzen sein. Wir werden nicht schweigen, bis auch die letzten Gefangenen aus den Mauern der Knäste befreit sind.

Revolutionäre Herzen brennen für immer!
Der Kampf geht weiter!

Ewiger Ruhm dem gefallenen anarchistischen Gefährten Kyriakos!
Lasst die Hände von der anarchistischen Gefährtin Marianna!
Freiheit für die anarchistische Gefährtin Dimitra.
Freiheit für den verhafteten Gefährten.
Freiheit für alle Gefangenen, Verfolgten und untergetauchten Gefährt*innen.

Berlin Assembly In Memory and Solidarity With Kyriakos Xymitiris, Marianna M., Dimitra And The Fourth Accused Comrade

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EL:
Απο το Βερολίνο ως την Αθήνα – στεκόμαστε μαζί στον θρήνο, με οργή και επαναστατική αλληλεγγύη. (Βίντεο)

Στις 3.11 συναντηθήκαμε με φίλους/ες και συντρόφους/ισσες του Κυριάκου Ξυμητήρη, της Μαριάννας Μ., της Δήμητρας Z., και του τέταρτου κατηγορούμενου ατόμου που τέθηκε υπό κράτηση απο την 1 Νοεμβρη, μετά από την έκρηξη της Πέμπτης 31.10 στους Αμπελόκηπους της Αθήνας και της επακόλουθης καταστολής.

Είναι κομμάτι μας, τους αγαπάμε και τους σεβόμαστε για αυτό που είναι. Σε όλες τις στιγμές που μοιραστήκαμε, μας ενέπνευσαν στους καθημερινούς αγώνες, μας ενδυνάμωσαν ενάντια στην καταστολή, μας έκαναν να γελάσουμε και μας βοήθησαν να πιστέψουμε στις δυνάμεις μας και τις ιδέες μας. Γι’αυτό συναντιόμαστε, θρηνούμε και κλαίμε συλλογικά και δείχνουμε την αλληλεγγύη και τη συμμετοχή μας και στους δρόμους του Βερολίνου.

Το κράτος και τα ΜΜΕ προσπαθούν να πάρουν τον έλεγχο της αφήγησης, πράγμα που αντιπαλεύουμε μέσω της διάδοσης και υπεράσπισης των ιδεών μας, για έναν δίκαιο αγώνα ενάντια σε κάθε μορφή καταστολής. Η οργή και η θλίψη μας βασίζεται στα πραγματικά γεγονότα και στα λόγια των συντρόφων μας και όχι στις ικασίες των μπάτσων και των μίντια.

Ο επόμενος καιρός δεν θα είναι εύκολος για κανέναν και καμία και γι’αυτό στεκόμαστε μαζί με τον/ην κατηγορούμενο/η και την τραυματισμένη σύντροφισσα. Στέλνουμε αγκαλιές και φιλιά σε όλους/ες όσους επηρεάστηκαν και συνεχίζουν να επηρεάζονται από το συμβάν, τους/τις συντρόφους/ισσες, τους/τις φίλους/ες και τις οικογένειες τους. Eιδικά στα συντρόφια στην Ελλάδα, που βρίσκονται σε συνελεύσεις, συγκεντρώσεις και στον δρόμο, που μας κρατάνε δυνατούς/ες αυτές τις δύσκολες στιγμές και που κουβαλάνε τη συλλογική ευθύνη προς την πολιτική παρακαταθήκη που αφήνουμε και ζούμε εδώ και τώρα.

Ήταν, είναι και θα είναι για πάντα κομμάτι του αγώνα και της καρδιάς μας και δεν θα σιωπήσουμε μέχρι την απελευθέρωση όλων των έγκλειστων.

Οι καρδιές των επαναστατών, θα φλέγονται για παντα – Revolutionary hearts will burn forever!
Ο αγώνας συνεχίζεται- Der Kampf geht weiter! (Από Ρούντι Ντούτσκε για τον Χόλγκερ Μάινς στις 18.11.1974)

ΤΙΜΗ ΓΙΑ ΠΑΝΤΑ ΣΤΟN ΝΕΚΡΟ ΑΝΑΡΧΙΚΟ ΣΥΝΤΡΟΦΟ ΚΥΡΙΑΚΟ
ΚΑΤΩ ΤΑ ΧΕΡΙΑ ΑΠΟ ΤΗΝ ΑΝΑΡΧΙΚΗ ΣΥΝΤΡΟΦΙΣΣΑ ΜΑΡΙΑΝΝΑ
ΛΕΥΤΕΡΙΑ ΣΤΗΝ ΑΝΑΡΧΙΚΗ ΣΥΝΤΡΟΦΙΣΣΑ ΔΗΜΗΤΡΑ.
ΛΕΥΤΕΡΙΑ ΣΤΟΝ ΣΥΛΛΗΦΘΕΝΤΑ ΣΥΝΤΡΟΦΟ
Λευτεριά σε ολους/ες τους/τις φυλακισμένους/ες, κατηγορούμενους/ες και φυγόδικους/ες

Berlin Assembly In Memory and Solidarity With Kyriakos Xymitiris, Marianna M., Dimitra And The Fourth Accused Comrade

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turkish : Berlin’den Atina’ya – kederle, öfkeyle ve devrimci dayanışmayla bir aradayız.

3.11’de Kyriakos Xymitiris, Marianna M., Dimitra Z. ve 1 Kasım’dan bu yana tutuklu bulunan dördüncü sanığın arkadaşları ve yoldaşlarıyla, 31 Ekim Perşembe günü Atina Ambelokipi’de meydana gelen patlama ve ardından gelen baskılar sonrasında bir araya geldik.

Onlar bizden biri ve oldukları gibi seviliyor ve saygı görüyorlar. Onlarla paylaştığımız tüm anılarda, günlük mücadelelerimize ilham verdiler, baskıya karşı bizi daha güçlü kıldılar, bizi güldürdüler ve bize; gücümüze ve fikirlerimize inanma gücü verdiler. İşte bu nedenle Berlin sokaklarında da bir araya geliyor, birlikte yas tutuyor, birlikte ağlıyor ve dayanışma ve suç ortaklığımızı gösteriyoruz.

Devlet güçleri ve medya, her türlü baskıya karşı adil mücadele fikirlerimizi yayarak ve savunarak mücadele ettiğimiz anlatının kontrolünü ele geçirmeye çalışıyor. Öfkemizi ve üzüntümüzü polislerin ve medyanın spekülasyonlarına değil, gerçeklere ve yoldaşlarımızın sözlerine dayandırıyoruz.

Önümüzdeki dönem hiç kimse için kolay olmayacak ve bu nedenle sanıkların ve yaralıların yanındayız. Etkilenen tüm insanlara, yoldaşlarımıza, dostlarımıza ve ailelerine kucak dolusu sevgiler ve öpücükler gönderiyoruz. Ayrıca ve özellikle Yunanistan’da, toplantılarda, hastane önünde ve sokaklarda, bu zor anlarda birbirlerine güç veren ve burada ve şimdi yaşadığımız siyasi miras için kolektif sorumluluk taşıyan yoldaşlarımıza.

Onlar mücadelelerimizin ve kalplerimizin bir parçasıydı ve öyle kalacaklar ve son mahkum da kafeslerden kurtulana kadar sessiz kalmayacağız.

Devrimci yürekler sonsuza dek yanacak!
Mücadele devam ediyor – Der Kampf geht weiter! (Rudi Dutschke, Holger Meins için 18.11.1974)

ÖLÜ KYRIAKOS XYMITIRIS’E SONSUZA DEK ZAFER.
ANARŞİST YOLDAŞ MARİNA’DAN ELLERİNİ ÇEK.
ANARŞİST YOLDAŞ DIMITRA’YA ÖZGÜRLÜK.
TUTUKLANAN YOLDAŞ’A ÖZGÜRLÜK.
TÜM MAHKUMLARA, ZULÜM GÖRENLERE VE KAÇAK YOLDAŞLARA ÖZGÜRLÜK.

Berlin Assembly In Memory and Solidarity With Kyriakos Xymitiris, Marianna M., Dimitra And The Fourth Accused Comrade

via: https://kontrapolis.info/14266/

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ES: (Alemania) De Berlín a Atenas. Estamos juntxs en el dolor, la rabia y la solidaridad revolucionaria.
6 de noviembre de 2024

Extraído de Indymedia-Alemania. Traducido para INFORMATIVO ANARQUISTA

De Berlín a Atenas –
Estamos juntxs en el dolor, la rabia y la solidaridad revolucionaria.

El 3.11 nos reunimos con amigxs y compañerxs de Kyriakos Xymitiris, Marianna Manoura, Dimitra Z. y el cuarto acusado encarcelado desde el 1 de noviembre, tras la explosión que tuvo lugar el jueves 31 de octubre en Ambelokipi, Atenas, y la represión que siguió.

Cada unx de ellxs es unx de nosotrxs y se les quiere y respeta por lo que son. En todos los momentos que hemos compartido con ellos, inspiraron nuestras luchas cotidianas, nos hicieron más fuertes frente a la represión, nos hicieron reír y nos dieron el poder de creer en nuestra fuerza y nuestras ideas. Por eso nos reunimos, nos lamentamos y lloramos colectivamente, y también mostramos nuestra solidaridad y complicidad en las calles de Berlín.

Las fuerzas del Estado y los medios de comunicación intentan hacerse con el control de la narrativa, que nosotrxs combatimos difundiendo y defendiendo nuestras ideas de lucha justa contra todo tipo de opresión. Nuestra rabia y tristeza se basa en los hechos reales y en las palabras de nuestrxs compañerxs y no en las especulaciones de policías y medios de comunicación.

Los tiempos que vienen no serán fáciles para nadie y por eso estamos al lado de lxs acusadxs y heridxs.
Enviamos besos y abrazos a todxs lxs afectadxs, a nuestrxs compañerxs, amigxs y a sus familias. Esto también se extiende especialmente a lxs compañerxs en Grecia, en las asambleas, frente al hospital y en las calles, empoderándose mutuamente en estos duros momentos y cargando con la responsabilidad colectiva del legado político que vivimos aquí y ahora.

Fueron y serán parte de nuestras luchas, en nuestros corazones, y no callaremos hasta que el/la últimx presx sea liberadx de las jaulas.

¡Los corazones revolucionarios arden para siempre!
¡La lucha continúa – Der Kampf geht weiter! (Rudi Dutschke para Holger Meins el 18.11.1974)

POR SIEMPRE GLORIA AL COMPAÑERO ANARQUISTA MUERTO KYRIAKOS XYMITIRIS.
MANOS FUERA DE LA COMPAÑERA ANARQUISTA MARIANNA.
LIBERTAD AL COMPAÑERO ANARQUISTA DIMITRA.
LIBERTAD A LA COMPAÑERA DETENIDA.
LIBERTAD A TODXS LXS PRESXS, PERSEGUIDXS Y COMPAÑEROÑXS FUGADXS.

Asamblea de Berlin En Memoria y Solidaridad con Kyriakos Xymitiris, Marianna Manoura, Dimitra y la Cuarta Compañera Acusada

via: informativoanarquista


IT : Da Berlino ad Atene – uniti nel dolore, nella rabbia e nella solidarietà rivoluzionaria

Dopo l’esplosione avvenuta giovedì 31 ottobre ad Ampelokipoi, ad Atene, e la repressione che ne è seguita, il 3 novembre ci siamo riuniti con gli amici e i compagni di Kyriakos Xymitiris, Marianna M., Dimitra Z. e della quarta persona accusata e incarcerata dal 1° novembre.

Loro sono parte di noi e sono amati e rispettati per quello che sono. In tutti i momenti che abbiamo condiviso ci hanno ispirato nelle nostre lotte quotidiane, sono stati al nostro fianco contro la repressione, ci hanno fatto ridere e ci hanno dato la carica per credere nella nostra forza e nelle nostre idee. È per questo che ci siamo riuniti, abbiamo pianto insieme e mostrato la nostra solidarietà e complicità nelle strade di Berlino.

Il potere statale e i media stanno cercando di ottenere il controllo della narrazione. Noi combattiamo questo controllo diffondendo e difendendo le nostre idee di una lotta giusta contro ogni forma di oppressione. Costruiamo la nostra rabbia e il nostro dolore sui fatti e sulle parole dei nostri compagni, non sulle speculazioni dei poliziotti e dei media.

Il periodo che ci attende non sarà facile per nessuno ed è proprio per questo che siamo al fianco degli accusati e dei feriti. Mandiamo baci e calorosi abbracci a tutte le persone colpite, alle loro famiglie, ai nostri compagni e amici. In particolare ai nostri compagni in Grecia, nelle manifestazioni, davanti all’ospedale e nelle strade, che si rafforzano a vicenda in questi tempi difficili e che si assumono la responsabilità collettiva dell’eredità politica che viviamo qui e ora.

Erano e saranno per sempre parte delle nostre lotte e dei nostri cuori. Non rimarremo in silenzio fino a quando anche gli ultimi prigionieri non saranno liberati dalle mura delle prigioni.

I cuori rivoluzionari bruciano per sempre!
La lotta continua!

Gloria eterna al compagno anarchico caduto Kyriakos!
Giù le mani dalla compagna anarchica Marianna!
Libertà per la compagna anarchica Dimitra.
Libertà per i compagni arrestati.
Libertà per tutti i prigionieri, i perseguitati e i compagni in fuga.

Assemblea di Berlino in memoria e solidarietà con Kyriakos Xymitiris, Marianna M., Dimitra e il quarto compagno accusato

[Pubblicato in inglese, tedesco, greco e turco in https://de.indymedia.org/node/469678 | Tradotto in italiano e pubblicato in https://lanemesi.noblogs.org/post/2024/11/06/da-berlino-a-atene-uniti-nel-dolore-nella-rabbia-e-nella-solidarieta-rivoluzionaria/]

Solidarity gatherings with injured anarchist comrade Marianna M. at Evangelismos hospital in Athens -Greece

Publié le 2024-11-08 09:09:41

As an immediate reflexive move, on the afternoon of Saturday 2/11, as on Monday 4/11, numerous gatherings were held in solidarity with our wounded anarchist comrade Marianna M. and those arrested, but also in memory of our anarchist comrade Kyriakos X., outside Evangelismos Hospital in Athens.

The gatherings were attended by dozens of comrades who passionately shouted slogans of solidarity, and painted slogans.

We know the comrades through their continuous and consistent participation and action in social struggles. We stand alongside them unconditionally, as well as their family, friendly and social environment. We will not tolerate any anti-terrorist operations on people close to them, such as those that this agency has become accustomed to for many years. Against the fear that the cops are trying to spread and the mud of the media, we all stand by them.

HANDS OFF ANARCHIST COMRADE MARIANNA M.

SOLIDARITY TO ANARCHIST COMRADE DIMITRA Z.

SOLIDARITY TO THOSE PROSECUTED FOR THE CASE

HONOUR FOREVER TO THE ANARCHIST KYRIAKOS XYMITIRIS

NO ONE IN THE HANDS OF THE STATE

  Solidarity Assembly for the imprisoned, fugitive and persecuted comrades

Translated by Act for freedom now!

Windows of BwConsulting – strategic consultancy firm of the German army – smashed (Berlin, Germany, November 6th, 2024)

Publié le 2024-11-08 09:18:15

Windows of BwConsulting – strategic consultancy firm of the German army – smashed

Germany is getting “fit for war” again: for the first time in over 30 years, 2% of the GDP will be invested in armaments, thus achieving NATO objectives. Campino says he would join the army¹. The Taz newspaper is encouraging rearmament². «Robert Habeck³ wants to  strengthen the defence industry», reports the Handelsblatt. Germany 2024, Trump is nothing in comparison.

At the same time, federal in-house consultancy company “BwConsulting” is advertising its participation in the  CSD on its website [Christopher Street Day – German equivalent of Gay Pride] in  Cologne. And on instagram it announced that it is now regularly organising internal “Diversity Lunches”. Their gadgets at work fairs are usually characterized by the colours of the rainbow. Only radiant faces appear on the website. We are unable to verify and honestly cannot establish if those smiles are briefly dropped during the optimization of supplies of weapons systems (one of the consultancy company’s tasks).

One drawback is that the many management consultants who have been hired have been taking more and more money away from the federal army over time.  For example, the Von der Leyen family have inserted the large consultancy firm McKinsey in various army directors’ boards.  Which, if you believe the press, is aimed at increasing the private profits of the consultants rather than at creating more effective massacres. But the enjoyment is also short-lived, because in the end it would suffice to increase defence spending.

Meanwhile the situation is also burning on all other fronts, just look at the newspapers: large-scale tax evasion through share trading by Vonovia is only worth a page note. The racist declarations of the “left-wing” politicians of the CDU  have become commonplace and are no longer a scandal. The Berlin leader of the FDP Peter Langer joins the right wing chorus: the proposal to welcome the Gaza refugees put forward by the left is «unrealistic».

«It [should] not be a desire of politics to bring us even more refugees». When will we find time to deal with this asshole? By the way, German weapons are also killing in Gaza; Germany is the second exporter of weapons to Israel after the United States.

Where to start? During the night we destroyed the window of “BwConsulting” on Schöneberger Ufer and left written a slogan at the entrance. The subsidiary, wholly controlled by the federal government, is situated opposite Bendlerblock of Tiergarten [second headquarters of the German ministry of defence].

We want to use this action to report the map of the Berlin companies that profit from the expansion of Fortress Europe and the “Arms manual” of IMI [Informationsstelle Militarisierung – Militarisation information centre].

In solidarity with our comrades in struggle on the run, supporting their undiscoverability and, not least, providing emotional support to our wounded and our dead. And to our comrades in the prisons.

Freedom for Nanuk!!!

Militants never die – they are alive in our struggles!

For Kyriakos.

Much strength to you, Marianna!

¤   ¤   ¤

Translator’s note:

¹ Campino is the frontman of the famous punkrock group “Die Toten Hosen”, founded in the 1980s during the period of maximum development of punk counterculture in Germany. Campino was a conscientious objector at the time; today with the war in Ukraine he says that he would not make the same choice.

² TAZ (Die Tageszeitung) is the newspaper of the green left, markedly postmodernist.

³ Politician, leader of the Green party, minister for economic affairs and climate protection, deputy chancellor of Germany.

[Published in German in https://de.indymedia.org/node/469637 | Translated to Italian and published in https://lanemesi.noblogs.org/post/2024/11/06/spaccate-le-vetrate-della-bwconsulting-ditta-di-consulenza-strategica-dellesercito-tedesco-berlino-germania-6-novembre-2024/]

Translated to English by Act for freedom now!

Solidarity to those who resist (Athens,Greece)

Publié le 2024-11-09 08:15:08

On October 31, 2024, the anarchist comrade Kyriakos X. falls dead after a bomb exploded in his hands in an apartment in Ampelokipi. The explosion seriously injured the anarchist comrade Marianna M., who is now under guard at Evangelismos hospital, having escaped the danger.

From the first moment, the state and the media began their well-known operations of mud, scaremongering and putting out various scenarios. As a result of this, the multi-injured M. is being prosecuted with charges of founding and joining a terrorist organization under Article 187a (and other felony and misdemeanor charges). M., the anarchist comrade Dimitra Z., as well as another comrade who has already been remanded, are in custody.

The wretchedness and vindictiveness of the state apparatus was visible from the first moments, with the cops harassing the parents of our dead comrade K. X., telling them it wasn’t him. Also, the cops proceeded to take fingerprints while M.M. was in a critical condition in the ICU.

For our part, we know our comrades very well. We have been with them in many struggles, in assemblies, actions and on the streets. Our solidarity and support for them is unconditional.

As for K. X., his memory will accompany us in our struggles, those now and those which we have ahead of us. The struggles that he dedicated himself and finally gave his life to.

Kyriako forever in our hearts.

Power to Marianna M.

Freedom to Dimitra Z. and the other comrade on remand

source

Translated by Act for freedom now!

[Baudignecourt] Action militante & artistique à la mémoire de Sébastien Briat

Publié le 2024-11-09 08:17:19

7 novembre 2004, Avricourt (Moselle) : Sébastien Briat, 22 ans, meurt accidentellement en tentant de bloquer un train de déchets nucléaires. 7 novembre 2024, Val d’Ornain (Meuse) : la résistance contre les transports radioactifs se poursuit ! En mémoire de Sébastien, nous avons érigé ces derniers jours un mur de 25m2 sur l’ancienne voie ferrée que l’État veut réhabiliter pour les besoins de Cigéo, le projet d’enfouissement de déchets radioactifs à Bure.



Article publié à l’origine sur lille.indymedia.org

Stop le nucléaire – Stop Cigéo !

Il y a vingt ans, le militant Sébastien Briat, alors âgé de 22 ans, mourait à la suite d’un tragique accident de train tandis qu’il tentait, avec d’autres, de bloquer un convoi de déchets nucléaires parti de la Hague en direction du centre de stockage allemand de Gorleben.

Lui et son groupe comptaient employer la technique dite du « lock-on » et s’attacher aux rails afin d’empêcher le train de circuler. Des circonstances malheureuses ont empêché la bonne communication avec un autre groupe d’activistes placé en amont (le « groupe de sécurité ») et le conducteur du train n’a pas été averti que des personnes se trouvaient sur les voies. Par ailleurs, il a été prouvé que le train roulait bien plus vite qu’il n’aurait dû, afin de rattraper le retard occasionné par de précédents blocages. Les opérateurs du transport avaient visiblement choisi d’ignorer ou de ne pas respecter plusieurs normes de sécurité. Ainsi, en plus de sa vitesse excessive, le train n’était plus accompagné du dispositif policier habituel qui aurait permis de donner l’alerte.

À l’arrivée du convoi, le groupe d’action n’était pas enchaîné mais se trouvait à proximité immédiate de la voie. Sébastien a été happé par le train et a succombé à ses blessures sur les lieux de l’accident.

Pour une commémoration digne de Bichon

Il existe des points de vue très différents sur cet événement tragique. L’accident a eu des conséquences nombreuses, notamment pour les personnes concernées par cette action et les proches de celui que tous ses ami.es appelaient « Bichon ». Nous aussi, qui avons préparé et mené l’action de ces derniers jours, portons des regards très différents sur ce qui s’est passé le 7 novembre 2004 à Avricourt. Cependant, nous nous retrouvons sur un point : cet événement dramatique fait partie de notre une histoire commune. Car la mort de Sébastien ne laisse pas seulement une blessure profonde à sa famille, à ses ami.es et à toutes celles et ceux qui le connaissaient personnellement : elle marque aussi le traumatisme collectif de toute une génération de militants antinucléaires français et allemands.

L’accident a entraîné de vastes discussions au sein du mouvement et a eu une forte influence sur son évolution. Nous sommes convaincus qu’il était, qu’il est et qu’il sera toujours juste de s’opposer aux transports nucléaires mortels. Mais pouvons-nous prendre la responsabilité de nous livrer sans protection à un adversaire pour qui nous savons que les vies humaines ne valent rien ? – nous parlons tout de même d’une industrie qui accepte chaque jour la destruction potentielle de tous les fondements de la vie sur notre planète. Même après tant d’années, nous n’avons pas de réponse unanime à cette question.

Même si la plupart d’entre nous a choisi d’autres façons de lutter que la seule désobéissance civile, nous reconnaissons le courage et la détermination qu’il faut pour s’opposer ainsi à une injustice. De même, il est historiquement indéniable que les blocages de transports (du moins en Allemagne) ont contribué de manière non négligeable aux succès du mouvement dans cette phase. Ici aussi, en France, d’autres blocages que celui de 2004 ont eu lieu (entraînant parfois d’autres accidents graves) mais cette pratique de contestation n’a cependant jamais atteint la popularité qui fut la sienne outre Rhin.

Histoire d’une désobéissance sans frontières

Les liens entre les mouvements antinucléaires français et allemands remontent à leurs débuts. Les luttes dans le « Dreyeckland » (Fessenheim, Marckolsheim, Wyhl) ou la mobilisation commune à Malville en 1977 – au cours de laquelle le militant Vital Michalon a été tué par une grenade de la police – marquent les points forts de cette première phase.

À partir de la fin des années 1990, la résistance en Allemagne s’est focalisée sur les « transports Castor ». Il s’agissait principalement du transfert des déchets hautement radioactifs des centrales électriques allemandes et des usines de plutonium de la Hague (France) et de Sellafield (Royaume-Uni) vers le site de Gorleben, dans le nord de l’Allemagne. Il était donc logique, alors, de renouer le lien et de mener à nouveau la lutte ensemble, au-delà des frontières. C’est à cette série de blocages, des deux côtés de la frontière, que Sébastien avait décidé d’apporter sa contribution. Ce lien transnational ne s’est pas arrêté le 7 novembre 2004, bien au contraire. Les protestations contre le rapatriement des déchets nucléaires allemands ont été de plus en plus fréquentes ici aussi. On se souvient par exemple du sabotage de trains à grande vitesse français et allemands en novembre 2008, connu du grand public sous le nom d’« affaire Tarnac ». En 2011, le camp de Valogne permettait, pour la première fois côté français, une mobilisation de masse contre ces transports.

Ironie de l’histoire, après des années d’interruption, c’est justement dans quelques semaines que le dernier de ces convois nucléaires partira de la Hague en direction de l’Allemagne et du centre de stockage intermédiaire de Phillipsburg (celui de Gorleben ayant été abandonné définitivement il y a trois ans !). Nous ne nous attendons pas à une forte résistance cette fois-ci. Nous savons que la porte de ce chapitre mouvementé de l’histoire antinucléaire franco-allemande se referme doucement.

Alors que le mouvement allemand n’a pas réussi (jusqu’à présent) à se réinventer après l’abandon de la production d’électricité nucléaire, le mouvement français, de taille relativement modeste, doit pour sa part faire face à d’énormes défis : l’extension de l’usine de plutonium de La Hague avec un nouveau bassin de stockage, la « relance du nucléaire » qui va de paire avec l’extension massive des installations atomiques, ainsi que le début imminent de la construction du projet de stockage Cigéo à Bure.

Pas de train pour Bure !

Le lien entre la résistance à Gorleben et à Bure s’est également développé au fil des décennies et Sébastien trouve aussi une place de choix dans cette histoire collective. Les parallèles qui s’imposent entre les projets de construction (ainsi que la résistance à ces projets) ont conduit dès le début à un échange intensif entre ces deux luttes locales. Un soutien mutuel actif s’est développé ainsi que des liens personnels profonds et des projets communs. 2004 a été une année marquante dans l’histoire de la résistance antinucléaire dans le sud de la Meuse. Deux activistes de la résistance de Gorleben ont acheté la Maison de Résistance à Bure. Ils ont ainsi créé la première permanence locale pour les militants de la région. Puis en novembre… le terrible accident. Trois ans plus tard, en 2007, l’entourage politique de Sébastien a acheté l’ancienne gare de Luméville. Un projet de résistance qui s’oppose explicitement à la remise en état de cette ligne ferroviaire cruciale pour le projet Cigéo.

20 ans plus tard, nous nous sommes donc réunis pour créer un lieu de mémoire permanent dans le département de la Meuse – le département d’origine de Sébastien et le théâtre actuel de la résistance antinucléaire. Pour cela, nous avons construit à Baudignecourt, sous le pont enjambant l’ancien chemin de fer désaffecté, sur les rails, un mur massif de 25m2 composé d’environ 6 tonnes de parpaings, de ciment et d’acier. Nous avons ensuite peint une fresque sur ce mur.

Par ce geste, nous voulons montrer que Sébastien n’est pas oublié. Il s’agit pour nous de considérer cet accident comme une partie de l’histoire de notre mouvement, dont nous pouvons et devons tirer des enseignements pour les luttes futures. Et de garder également à l’esprit que les luttes sur les rails prendront une place de plus en plus centrale dans notre résistance dans les années à venir.

Le tronçon de ligne Ligny-Gondrecourt que nous avons bloqué (plus ou moins symboliquement) est actuellement désaffecté et appartient à la SNCF. Sa remise en état est prévue à partir de l’automne 2027. Même si la liaison est vendue à la population locale comme un projet de renforcement des transports en commun, il s’agit d’une simple voie de desserte pour la construction de Cigéo et le transport ultérieur des déchets toxiques. Plusieurs collectifs et organisations citoyennes appellent à s’opposer à ce projet de construction.

Le tronçon suivant, entre Gondrecourt et Saudron est voué à devenir une voie privée appartenant à l’Andra et menant directement à l’intérieur de l’enceinte de Cigéo. C’est en vue de la création de cette « installation terminale embranchée (ITE) » (telle qu’elle est nommée dans la novlangue de l’industrie nucléaire), sous la direction de l’Andra, que des procédures d’expropriation sont actuellement en cours à l’encontre d’environ trois cents propriétaires fonciers le long de la vieille voie. L’ancienne gare de Luméville en fait partie. Ses habitant.es et usager.es actuel.les appellent à l’occupation et à la défense de « LA GARE » !

Sébastien, on n’oublie pas !
Il n’y aura jamais de Cigéo ni de déchets à Bure !

Des affiches anti-nucléaires sur POMA Grenoble

Publié le 2024-11-09 08:33:25

Début novembre, nous avons collé une trentaine d’affiches contre l’industrie nucléaire, à l’entrée du téléphérique POMA* de Grenoble.

* L’entreprise iséroise POMA est en charge de la construction de la descenderie des déchets nucléaires à Bure, dans la Meuse.

Une compilation de musique montréalaise pour célébrer les 25 ans de Riseup

Publié le 2024-11-09 08:34:50
Nov 082024
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Riseup célèbre ses 25 ans cette année. Pour l’occasion, le collectif appelle à contribuer à la célébration d’un quart de siècle de communications autonomes. Nous, utilisateurices de Riseup du soi-disant Québec, y répondons.

La compilation #montreal4riseup sera lancée le 30 novembre @ music.riseup.net.

Pourquoi le 30 novembre ?!
En 1999, des militant·e·s débarquent à Seattle pour s’organiser contre le sommet du World Trade Organization (WTO). Illes utilisent Hotmail pour communiquer. C’est là que les fondateur·ice·s de Riseup mettent en place un serveur mail. On utilise depuis, à Montréal comme ailleurs, Riseup.

Le 30 novembre marque la 1ère journée des émeutes contre le WTO. Le lancement de #montreal4riseup tombe 25 ans, jour pour jour, après le célèbre Battle of Seattle.

Il existe ici une scène anarchiste vibrante. Les anarchistes étant généralement en contact, beaucoup de militant·e·s ont rapidement utilisé les services de Riseup. Il est donc normal qu’émerge, à Montréal, une compilation qui célèbre un projet supportant autant d’initiatives autonomes d’ici depuis tant d’années.

Pourquoi soutenir Riseup ?
Avec le temps, l’explosion de Signal et l’arrivée de grandes entreprises soi-disant sécures (et plus faciles d’accès) dont Proton (qui a transmis plusieurs informations de militant·e·s à l’État), nous délaissons les services de communications de confiance (Riseup est en un, mais il existe aussi Disroot, Systemli ou Autistici/Inventati). Nous voulons remettre la lumière sur ces alternatives. Afin de se protéger de la surveillance informatique, il vaut mieux limiter l’utilisation du numérique. Or, il faut rappeler que certains services ont fait leurs preuves.

25 ans de communications autonomes /// 25 years of autonomous communications /// 25 años de comunicaciones autónomas /// عامًا من الاتصالات المستقلة

Réflexions à propos de soirée électorale

Publié le 2024-11-09 10:36:49
Contre un État qui ne résoudra jamais la crise climatique, et sa violence que la force ne saurait aujourd’hui renverser, que reste-il aux écologistes ? L’anarchisme, historique et présent, plein d’idées pour un autre futur.

Carapatage #77 : Mouvement à la Martinique (06.11.24)

Publié le 2024-11-09 13:31:51

Lien du téléchargement

Lien vers le podcast

On fait un retour sur le mouvement contre la vie chère en cours à la Martinique : les émeutes, la répression et la solidarité. Mais aussi un récit d’un procès pour des feux d’artifice au CRA de Vincennes le 31 décembre dernier et des brèves de révoltes dans et autour des lieux d’enfermement ici et ailleurs qui ont encore été très nombreuses ce mois-ci.

SOMMAIRE

Playlist

Ressources

Réunion publique contre le projet Normandy Memory

Publié le 2024-11-09 13:36:37

Le collectif Non au D-Day Land Caen rassemble des personnes qui ont envie de s’organiser de manière
autonome sur des bases antimilitarisme, critique du tourisme, et pour une écologie anti-industrielle et
non-réformiste, par tous les moyens jugés nécessaires.



Réunion publique lundi 18 novembre à 18H30 au Local A.P.A.C.H.E.,
35 Bd Poincaré (arrêt de tram Poincaré), 14000 Caen.

Réu sur les menaces d'expulsion du local Apache

Publié le 2024-11-09 13:53:48

Le local Apache, lieu anarchiste hébergeant la bibliothèque La pensée sauvage, infokiosque, mutuelles de base et caisse antirep, est menacé d’expulsion par son proprio Caen la mer Habitat. Une réu autour de ça et des envies d’y résister a lieu vendredi 15 à 18h.

Rassemblement à Place des Fêtes en soutien aux retenu.e.s des centres de rétention

Publié le 2024-11-10 06:21:36

RDV à Place des Fêtes (Paris 19e) le 17 novembre à partir de 15h pour un rassemblement en solidarité avec les retenu.e.s enfermé.e.s en centre de rétention !



Le 18 octobre dernier, un retenu est mort au CRA du Mesnil-Amelot. Il n’avait pas reçu les soins médicaux dont il avait besoin en rétention et, la nuit de son décès, les keufs l’ont laissé sans secours, malgré les appels et les cris de ses co-retenus.

Sa mort a provoqué un mouvement de révolte, réprimé par les flics. Pendant plusieurs jours, des retenus ont refusé de manger et de retourner chaque soir dans les bâtiments dans lesquels ils sont enfermés la nuit.

Soutenons les luttes des révolté.e.s, organisons la solidarité !

Rejoins-nous dimanche 17 novembre à partir de 15h à Place des Fêtes, pour un rassemblement en soutien aux retenu.e.s des CRA et à leurs révoltes.
On sera sur place avec une sono pour diffuser des témoignages de retenu.e.s., un infokiosque et de la nourriture à partager.

A bas la machine raciste à enfermer et à expulser !
Que brûlent les CRA, les frontières et la PAF avec !

Quelques entreprises responsables de la colonisation française aux Antilles et en Kanaky à trouver en métropole

Publié le 2024-11-10 08:19:47

Initialement publié sur trognon.info, le 03/11/2024. [agrémenté d’un complément à la fin]

Mise à jour – Version brochure trouvée sur Manif’Est : Brochure | Page_par_page

Republication, légèrement remise dans le contexte des révoltes contre la vie chère aux Antilles, d’une cartographie contre l’oppression coloniale française en Kanaky. Celle-ci évoquait notamment les entreprises de la FEDOM (Fédération des Entreprises d’Outre-Mer), qui concerne l’ensemble des territoires d’’’Outre-Mer ».

Publication originale :https://trognon.info/Cartographie-de-quelques-piliers-de-l-oppression-capitaliste-et-coloniale-en-221
Image principale tirée d’un article sur des tags à Montreuil en soutien aux révoltes en Kanaky et en Martinique : https://lille.indymedia.org/spip.php?article36768&lang=fr

La Fédération des Entreprises d’Outre-Mer est comme un «lobby», ou l’équivalent du MEDEF (syndicat patronal) mais avec peut être plus d’influence sur l’économie des territoires d’«Outre-Mer» que le MEDEF en métropole. Les directives économiques qu’elle organise sont en partie responsables des causes que la situation insurrectionnelle actuelle aux Antilles, comme en Kanaky précemment, parvient à résoudre. Ces directives s’étendent à l’ensemble des territoires d’«Outre-Mer» et ont sans aucun doute des conséquences significatives en métropole. Créée en 1986 à l’initiative de plusieurs chefs d’entreprise de départements d’«Outre-Mer», elle est composée aujourd’hui de milliers d’entreprises et multinationales qui en sont adhérentes. Son premier président, Lucien Vochel, a été préfet de Paris et pionnier de la politique de «résorption» des «îlots sensibles» (en gros les immeubles de cités accueillant les personnes qui vivaient dans des bidonvilles dans l’après-guerre) en région parisienne, avant de devenir à sa retraite conseiller des présidences d’Euromarché et de la Compagnie générale des eaux en 1984, de Carrefour en 1990, de la Compagnie générale du batiment en 1993, de Vivendi en 1995, du groupe Bolloré en 1997 et de Vinci en 1999. C’est à cette même période qu’il est président de la FEDOM, de 1986 jusqu’en 2001, après quoi il devient président d’honneur alors que George Jollès, ancien vice président du CNPF (Conseil National du Patronat Français) puis du MEDEF (Mouvement des Entreprises de France)[1], prend sa suite. En 2005, le président de la FEDOM George Jollès passe la main à Guy Dupont, ancien directeur général du groupe Bourbon (compagnie maritime française créée en 1948 pour le commerce de canne à sucre pour ensuite se spécialiser dans les champs pétroliers, gaziers et éoliens). En 2011, c’est le tour de Jean-Pierre Philibert, auparavant directeur des relations avec les pouvoirs publics pour le MEDEF. Et en 2021, il s’agit d’Hervé Mariton, qui a été ingénieur du Corps des Mines de l’école Polytechnique (corps d’excellence pour tout ce qui concerne l’extractivisme et indispensable aux politiques énergétiques et dont les diplômé.e.s finissent dans toutes les industries et organisations importantes en France) et ministre des Outre-Mer pendant 4 mois en 2008. Aujourd’hui, la FEDOM est composée de deux pôles, un dédié à l’immobilier et au logement social pour les travaux de BTP et un à l’industrie.

Le pouvoir d’influence de la FEDOM va aboutir à la Loi Girardin en 2003, légalisant la défiscalisation pour les grandes fortunes qui investissent dans les DOMTOM (Départements d’Outre-Mer) puis les DROMCOM (Départements et Régions d’Outre-Mer et Collectivités d’Outre-Mer). Cette loi a permis des investissements massifs pour le développement économique de la Kanaky et des Antilles, dédiés à l’urbanisation qui ont permis le tourisme et l’installation à long terme de populations plus solvables, d’expatrié.e.s (ceux et celles qui composent pour certain.e.s les milices armées actuellement). S’il est évident que la FEDOM, en tant qu’interlocuteur privilégié du gouvernement comme des député.e.s, a agi en faveur de la création de cette loi, elle a également intervenue au Sénat en 2022 pour promouvoir un amendement, qui est passé en 49-3, pour la prolongation de la Loi Girardin jusqu’en 2029 [2]. Ce processus de remplacement d’une population pauvre par une autre plus aisée suite à des transformations économiques (augmentation de loyers, démolition-reconstruction, rénovation…) est courant dans le développement capitaliste. Cette guerre insidieuse par l’urbanisation est permise par la loi Girardin qui crée juridiquement une situation économique propice à ces dépossessions. Mais les insurgé.e.s nous montrent que ce processus n’est pas irrémédiable.

Parmi ses milliers d’adhérent.e.s, on peut se faire une idée de ce qui constitue les filières stratégiques du développement économique en Kanaky, et peut être avoir quelques billes (parmi d’autres) au sujet d’où concentrer ses énergies pour détruire le système qui va avec. Il y a des organisations autour du logement (Fédération Française du Bâtiment, Fédération Promoteurs Immobiliers, Fonds Social de l’Habitat,…), de l’énergie (Electricité De France, SUEZ, Total Énergies…), des banques (Société Générale, BRED), du transport maritime et aéroportuaire (CMACGM, MARFRET, Colas, Air France et toutes les entreprises dans le genre dans les DROM COM…). On y retrouve également des compagnies liées au tourisme (l’entreprise de location de voitures SIXT, Fédération Française de Parachutisme et des groupes de management spécialisés dans les DROMCOM, le groupe de services dans la sécurité, la formation et l’intérim DOM et le groupe de logistique SAFO). Il semble que seul VINCI Construction apparait en ce qui concerne le BTP et Orange en ce qui concerne le numérique et les télécommunications, ce qui me laisse penser que ces deux entreprises bénéficient d’un monopole dans ces territoires. Vous trouverez sans doute dans vos propres territoires des noms et des adresses qui sont associés à ces entreprises. On y retrouve également des organisations plus spécifiques, comme un syndicat patronal (CINOV), des entreprises de défiscalisation (I2F, Financière Magenta, Industrial Invest, Inter Invest, Infi,…) et une entreprise de crowdfunding (Mazars). La majeure partie de ces dernières sont basées à Paris.

FEDOM :
- siège social : 11 rue de Cronstadt à Paris (75015)

Financière Magenta : son président Thierry Rivier (également investi dans le BTP et à l’Institut national polytechnique de Grenoble) , selon son Linkedin, semble habiter sur Paris et sa périphérie.

INGEPAR :
- siège social : 88 avenue de France à Paris (75013)

I2f :
- siège social : 154, boulevard Haussmann 75008 Paris, France, FR

Industrial Invest :
- siège social : 21 rue du Hanipet à Saint-Barthélémy D’Anjou (49124)

Inter Invest :
- siège social : 2 rue Fortuny à Paris dans le 17e arrondissement (75017)

Infi :
- siège social : 7 rue du bois de boulogne à Paris (75116)

Groupe DOM :
- siège social : Immeuble le Diamant Rond-point Auguste Colonna 42160 Andrézieux-Bouthéon

SAFO :
- Antenne Paris : Antenne Paris71 rue de Provence 75009 PARISTél. +33(0)1 44 63 41 84
- Note : le groupe possède aussi Sogedial Exploitation au 419 RUE DES CHANTIERS 76600 LE HAVRE

Mazars :
- siège social : 61 rue Henri Regnault à Courbevoie (92400)


Note complémentaire : au milieu de toutes ces institutions et entreprises de la domination coloniale dans les Antilles et en Kanaky, on peut aussi ajouter le Groupe Bernard Hayot. Fondé par un descendant d’une riche famille békée, dont la fortune s’est construite sur l’esclavagisme en Martinique, le groupe est désormais l’un des principaux distributeurs non seulement en Martinique et de façon plus étendue dans les Antilles, mais aussi dans la plupart des colonies françaises dont la Kanaky et au-delà jusqu’en Afrique, profitant de nombreux monopoles de produits et d’industries. Largement mis en cause comme grand responsable de la vie chère aux Antilles, le groupe fonctionne notamment sur l’exploitation de franchises françaises dans ces territoires tels que Carrefour, Decathlon, Danone, Mr.Bricolage, Renault, Yves Rocher, etc (dont les adresses en métropole sont évidemment bien nombreuses !). Le groupe compte aussi quelques filiales et entreprises présentes en métropole, notamment situées en région parisiennes ou dans des ports pour les filiales impliquées dans le transport maritime, par exemple :

Siège du Groupe Bernard Hayot en métropole :
- 92 Avenue Kléber, 75016 Paris.

Afretair
- Zone de Paris Nord 2, 186 allee des Erables, 93420 Villepinte
- 18 rue des Oliviers 94320 Thiais

Agence Maritime Martin :
- TMDC, Zone portuaire, 44550 Montoir de Bretagne

Bamappro :
- 62 rue Marceau 76600 Le Havre

Gexpa :
- 411 rue des Chantiers 76600 Le Havre

Infobam :
- 186 Allée des Érables Villepinte (93420)

Logibam :
- Port 4939, bâtiment C, Parc logistique du Pont de Normandie Bâtiment C, 76430 Oudalle

Logistique et Transit Martin :
- Port 4939, bâtiment C, Parc logistique du Pont de Normandie Bâtiment C, 76430 Oudalle
- ZI DISTRIPORT, Porte de l’Europe, Bat A3, 13230 Port St Louis du Rhône

Logmat :
- TMDC, Zone portuaire, 44550 Montoir de Bretagne
- ZI DISTRIPORT, Porte de l’Europe, Bat A3, 13230 Port St Louis du Rhône

Spiridom / Spirimmo :
- 36 RUE RASPAIL 94460 Valenton

A noter que nombre d’entreprises semblent être domicilées ou basées dans les même locaux, regroupées dans les sièges des plus grosses filiales notamment. Nul doute que l’on pourrait trouver d’autres adresses bien intéressantes en fouillant, par exemple dans les sociétés des autres grandes familles békées. On ne s’y tromperait de toute façon pas en cherchant du côté de la grande distribution et de l’agro-alimentaire, filliale détenue à 90% par des békés. Le groupe Monplaisir dispose par exemple de nombreuses filiales et d’un PDG ancien président de l’UMP en Martinique et élu de droite.

Le groupe Antilles Glaces et autres entreprises de la famille Huygues-Despointes est bien connu pour son ancien PDG ayant vanté les bienfaits de l’esclavage, ce qui n’est pas si étonnant quand on descend d’une famille esclavagiste. Le groupe a notamment fait l’acquisition de quelques entreprises en métropole.
Les Glaces de Lyon
- adresse principale : 8 impasse du Renivet 38150 SALAISE-SUR-SANNE
- une autre adresse, probablement un atelier, existerait à Rouen

Le Groupe Saint Aubain
- siège sociale : Z.A. du Champ Bossu 71600 Paray-le-Monial

Le groupe CreO, possédé par la famille Fabre, dispose d’entreprises de logistique et d’intérim en métropole, et détient aussi les franchises aux Antilles, Guyane et La Réunion de Leader Price et Naturalia. Le groupe serait aussi en train d’ouvrir une nouvelle agence d’intérim à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle.
Fabre Development Finance / Nausicaa
- 114 RUE DU CHERCHE-MIDI 75006 PARIS
- Calypso à Rouen, Randstad Search à Paris…

[repris de la cartographie originale sur la Kanaky, et complété d’adresses supplémentaires autour d’Eramet]

La Kanaky abrite un quart des réserves mondiales de nickel exploitées dans des mines à ciel ouvert pour alimenter trois usines de transformation pyrométallurgiques qui produisent notamment pour des batteries destinées essentiellement à Tesla depuis 2021. Ces usines produisent 90% des exportations de l’archipel et 25% des emplois et étaient déjà presque en faillite ou en stand-by avant le soulèvement, notamment à cause de la concurrence de l’exploitation de nickel en Indonésie. L’une d’elle, à l’arrêt depuis février 2024 suite au retrait de son actionnaire de référence le géant suisse Glencore, est dirigée par des indépendantistes kanaks et se concentre sur le maintien de l’intégrité des fours qui peut s’endommager s’il reste sans activité. La seconde fondée en 1880 et entretenue par la Société Le Nickel ; en cessation de paiement avant l’insurrection et maintenue artificiellement en vie grâce un prêt de l’État de 60 millions d’euros en février dernier; propriété à 56% du groupe français Eramet. Eramet souhaite se débarrasser de ces activités depuis qu’elle exploite la plus grosse mine de nickel au monde de Weda Bay, sur l’île d’Halmahera (Indonésie) au beau milieu de forêts primaires, et qu’elle vient d’obtenir de gigantesques concessions d’extraction de lithium au Chili et en Argentine. La troisième usine appartient au consortium Prony Resources (qui extrait pour les batteries de Tesla), également en cessation de paiement, qui survit grâce à un prêt de l’État français de 140 millions d’euros accordé en mars. Ces sites miniers sont bloqués par ces conjonctures économiques et les émeutes en cours. Ces enjeux sont notamment un enjeu de pacification pour les bourgeoisies indépendantistes qui en bénéficient et négocient avec l’État français leur co-gestion.

L’État français tente de maintenir à flot ces exploitations en négociant avec le gouvernement calédonien (composé des partis loyalistes comme indépendantistes, et dirigés par ces derniers) un «Pacte nickel» à 200 millions d’euros avec des contreparties. Récemment, lors d’une visite du ministre de l’économie Bruno Le Maire, ces trois usines auraient besoin d’un financement d’un milliard et demi de financements auquel l’État français pourrait participer si leur rentabilité s’éprouve. Il faudrait qu’elles accentuent leur extractivisme (par l’exploitation de «ressources minières inutilisées»); que les permis d’exploitation reviennent à la Société Le Nickel (détenue par Eramet); que ces usines soient davantage alimentées par des énergies «décarbonnées» et qu’elles s’orientent davantage vers l’Union Européenne comme client plutôt que vers la Chine, le Japon et la Corée du Sud. Cela reviendrait sur les accords de Nouméa de 1998 qui prévoyait de céder la rente minière (des mines et une usine) à la bourgeoisie indépendantiste kanak. Pour le ministre de l’économie Bruno Le Maire, en visite en «Nouvelle-Calédonie» fin novembre 2023, l’enjeu de l’industrie du nickel «c’est l’avenir de la Nouvelle-Calédonie, de son système social, de son développement économique, de sa place dans la région indopacifique (…) un enjeu absolument stratégique».

cartographie d’Eramet : https://www.google.com/maps/d/viewer?mid=1Gw8WQqOpGEhgm6LtOrqAOx7cyPhaWxj_&ll=46.98176791424497%2C2.5201575820396593&z=5

Eramet
- siège social : 10 Boulevard de Grenelle, 75015 Paris
- Eramet Ideas (usine R&D) : 1 rue Albert Einstein 78190 Trappes

Brown Europe
- Zone artisanale 46130 Laval-de-Cère
- 6 rue Jean Allary 19100 Brive-la-Gaillarde

Comilog Dunkerque (producteur de manganèse, notamment installé au Gabon contre l’avis et l’intérêt de la population locale)
- usine : RTE DUVIGNEAU ZIP DES HUTTES BP 64 59820 GRAVELINES

Ecotitanium / UKAD
- usine : RD 62 – La Croix de Biolet 63780 Saint-Georges-de-Mons

Forges de Monplaisir
- Z.I. Mi-Plaine, 37, rue du Progrès, 69800 Saint-Priest

Des filiales potentiellement revendues par Eramet depuis, les informations n’étant pas toujours particulièrement claires, notamment lorsque plusieurs niveaux de filiales, les actionnaires et les différents groupes sont impliquées…

Aubert & Duval (la famille Duval restant a priori un actionnaire majoritaire d’Eramet, à travers les compagnies Sorame et CEIR)
- 3 Rue du Colonel Riez  42700 Firminy
- Zone Industrielle, Rue des Balmes, 38540 Heyrieux
- Avenue Jean Jaurès – BP 02, 58160 Imphy
- BP 45, 63500 Issoire Cedex
- Route de l’Industrie, 63780 Les Ancizes-Comps
- 75 boulevard de la Libération 09100 Pamiers
- Interforge : ZA de la Maze, 63500 Issoire

Erasteel (dont la filiale Erasteel Recyclage, ex-Valdi)
- siège : 100 avenue de Suffren Bt A 5ème étage 75015 Paris
- usine d’Erasteel Recyclage : 1 place Martenot 03600 Commentry
- usine : 23 rue Georges Clémenceau 39300 Champagnole
- Erasteel Service : 2, impasse Georges Charpak, Domaine d’activités SAÔNEOR, 71530 Fragnes

Parmi les actionnaires majoritaires d’Eramet, on compte :

SORAME
- 8 RUE MONTESQUIEU 75001 PARIS

CEIR
- 60 AVENUE CHARLES DE GAULLE 92200 NEUILLY-SUR-SEINE

FSI-Equation (filiale de Bpifrance)
- 139 RUE DE BERCY 75012 PARIS
- Bpifrance : 27 AVENUE DU GENERAL LECLERC 94700 MAISONS-ALFORT

Caisse des dépôts et consignations (l’Etat français, aussi actionnaire de SLN)
- siège : 56, Rue de Lille 75007 PARIS
- direction des politiques sociales : 2, avenue Pierre Mendès France 75013 Paris
- autres antennes : 24, rue Louis-Gain 49100 Angers
- 6 place des Citernes 33000 Bordeaux

Une adresse de Prony Resources trouvée sur internet, qui semble spécifique à ses activités en Kanaky :
- Prony Resources New Caledonia : 29 Rue de Courcelles, 75008 Paris, France

Les infrastructures aéroportuaires sont décisives dans les confrontations des révolté.e.s kanaks aux armées et polices françaises, notamment par le blocage de la grande route menant à l’aéroport de Tontouta. Dans tout le territoire, des milliers de vols commerciaux et touristiques ont été impactés. Quand il n’était plus possible de bloquer les voies par les barricades, les insurgé.e.s déclenchent des feux de pneus sur les voies d’atterrissage, détériorant celles-ci et sabotant la remise en ordre de ces transports.
J’ai essayé de répertorier les agences et aéroports qui organisent des vols en Nouvelle-Calédonie depuis la France. Ce sont surtout Air France et Air Calin qui les organisent, par le biais, depuis la France métropolitaine, de l’aéroport Charles de Gaulle à Tremblay-en-France (93290), l’aéroport Nice Côte d’Azur (06200), l’aéroport de Bordeaux à Mérignac (33700), l’aéroport de Brest à Guipavas (29490), l’aéroport de Lyon-Bron (69500), l’aéroport de Marseille Provence à Marignane (13700), l’aéroport de Nantes Atlantique à Bouguenais (44346) et l’aéroport de Toulouse-Blagnac à Blagnac (31700).