Claim of responsibility for arson attacks in memory of anarchist Kyriakos Xymitiris
“If I don’t burn if you don’t burn if we don’t burn how will darkness become light?” Nazim Hikmet
365 days ago, our comrade Kyriakos Xymitiris gave light to the darkness, even if it was the light of his final explosion, at the end of a burning path.
Kyriakos was a resourceful and active anarchist fighter who participated in the entire spectrum of the struggle. From marches, interventions, microphone demos to clashes with the forces of repression. He was present on all the fronts and areas of the struggle. He participated in solidarity assemblies for imprisoned fighters, in anti-fascist coordinations, in actions in favour of occupations, in solidarity with immigrants, against war and imperialism, in solidarity with the struggles of the Palestinians, in struggles against gentrification and patriarchy. And of course in direct revolutionary action and the armed choice.
A multifaceted fighter who used every means with imagination where the conditions corresponded to each action. With humility, patience and a smile, Kyriakos was there to support any field he chose with the appropriate means. Until his final proud assault on the sky.
Direct action is the means to keep the revolutionary memory warm and alive. The insurgent culture and tradition is not just a slogan, nor the solution to every problem of the struggle. But it is the spark that brings to the here and now the flame and the baton of those who fell on the battlefield. It is the way to honour, remember and continue the work of those who gave their lives for the revolutionary perspective. In this way, there is a continuation of the tradition, we destroy fear, we take the initiative of movements and we highlight that no enemy is invulnerable, no goal is inaccessible.
In an era of talk, Kyriakos Xymitiris chose to act.
In a time of inaction, Kyriakos chose to step forward.
In an era of “leave it for tomorrow”, Kyriakos chose to seize the Now.
Honouring our comrade, honouring his memory and his choices, we chose to attack the following targets with fire over recent days:
• the political office of the Deputy Minister of Foreign Affairs and New Democracy MP Ch. Theocharis in Agios Dimitrios.
• the representative office of the American automobile manufacturer Ford in Polygono Area.
Solidarity with all the comrades prosecuted for the Ampelokipi case.
Responding to the call for an October of diverse actions of solidarity and strength in the struggles in which Kyriakos Xymitiris participated and which continue to be fought, we proceeded with the following:
-We expressed in red color paint the least of our anger at the bourgeois “justice” that maintains, protects and exalts the oppressors of this world
-The slogan “THE STATES AND THE CAPITALISTS ARE TERRORISTS AND ROBBERS” describes, always topically, this condition we are experiencing. States and their spokespeople have always called terrorists those who resist and threaten their narrative and omnipotence. As a term, it is attributed either to those who practically return some of the violence that is practiced daily, or to those who express their solidarity. To those who speak about Palestine or transport humanitarian aid, as well as to all the Palestinian people who fight for their self-determination and freedom.
-A nearby ATM, as a minion of the system, did not leave us unmoved.
– KYRIAKOS ALWAYS IN OUR STRUGGLES
-VICTORY IN THE WEAPONS OF THE PALESTINIAN RESISTANCE
-SOLIDARITY AND STRENGTH TO THE PERSECUTED COMRADES OF THE AMPELOKIPI CASE
– EVANGGELISMOS SQUAT STAY FOREVER
Comment: Vasilis G was sentenced to 10 years’ prison as a founder and member of a terrorist organization because he did not turn his friend in to the authorities. His choice redefines and elevates the concepts of solidarity and dignity for us.
Dans la nuit du 5 au 6 novembre, on a brisé les vitres d’une agence d’Allianz avenue jean rieux à Toulouse.
Allianz est l’assureur d’Elbit Systems, entreprise d’armement israëlienne qui fabrique des drones de reconnaissance et d’attaque et développe des technologies de surveillances. En plus de l’usage qui en est fait sur le territoire palestinien, Elbit commerce avec d’autres pays, notamment des grandes puissances impérialistes et coloniales comme le Royaume-uni et les Etats-unis.
Ces exports s’inscrivent dans une politique de réarmement partout en Europe, servant de relance économique et dont la suite logique est l’utilisation de ces engins et leur développement.
Cette politique de réarmement est florissante à Toulouse, où l’OTAN renforce ses liens avec Airbus comme lors de la visite de ses dirigeants en juillet et octobre dernier, afin de promouvoir une collaboration étroite entre civil et militaire en encourageant la recherche et la production.
Les technologies de surveillance développées par Elbit systems participent à une culture de surveillance plus large, avec des investissements mis de toute part dans la surveillance algorithmique, la reconnaissance faciale et l’intelligence artificielle de manière générale.
A travers ce petit geste contre une entreprise allemande, on rappelle que si leur guerre est internationale, notre solidarité l’est davantage dans un contexte où la répression s’abat à travers différentes affaires en Allemagne et sur Palestine Action en Angleterre suite à leur campagne d’action contre Elbit.
Un jeune homme âgé d’une vingtaine d’années, qui venait d’être placé en garde à vue, est parvenu à s’échapper du commissariat du Mirail à Toulouse. C’était ce samedi 25 octobre 2025, dans la nuit. Il était alors menotté à un banc dans les locaux du commissariat, très peu de temps après son interpellation. Une période de battement, où les policiers s’affairent aux actes de procédure de mise, avant de placer les gardés à vue en geôle. C’est à ce moment-là que le jeune homme a profité de l’inattention des agents pour se défaire de sa menotte… et se faire la malle. Par où est-il passé ? Une porte, une fenêtre ? Ce que l’on sait, c’est qu’il s’est évaporé dans le quartier de Bellefontaine qui jouxte le commissariat. Il était toujours en liberté ce lundi 27 octobre 2025.
Sept détenus de l’établissement pour mineurs de Quiévrechain ont refusé de regagner leur cellule ce dimanche en fin de matinée et ont dégradé les locaux. Les équipes d’intervention spécialisées (Eris) de Lille ont été appelées d’urgence.
La tension ne semble pas retomber à l’EPM de Quiévrechain. Après plusieurs mois émaillés par des incidents, un nouveau coup de chaud s’est produit ce dimanche en fin de matinée. Alors qu’ils étaient réunis en groupe dans le réfectoire de la prison, sept détenus n’ont pas voulu rentrer dans leurs cellules respectives à l’issue de ce temps collectif.
« Ils ont commencé à saccager toute l’unité de l’établissement, c’était très tendu », indique un surveillant pénitentiaire. Les agents se sont mis à l’abri. Immédiatement, une cellule de crise a été activée en lien avec la préfecture du Nord. Décision a été prise de faire appel aux Eris, les équipes régionales d’intervention et de sécurité, qui sont spécialisées dans ce type d’échauffourées en milieu carcéral. Elles sont arrivées sur place vers 13 heures.
Dans le même temps, un dispositif policier a été déployé autour de l’EPM, les pompiers étaient également présents en cas de victimes. Aucun détenu ni personnel de la prison n’a été blessé. Les sept détenus à l’origine de la rébellion ont été emmenés dans les locaux du commissariat de Valenciennes où ils ont été placés en garde à vue dans l’après-midi.
Pour rappel, deux prises d’otages avaient déjà eu lieu à l’EPM le 15 mai dernier, dont une au cours de laquelle un jeune homme avait menacé le personnel armé d’un manche à balai aiguisé. Le 22 mai, un jeune prisonnier a refusé de rentrer dans sa cellule, et a frappé une matonne de plusieurs coups de poing et de pied.
Deux engins ont été incendiés dans la nuit du vendredi 7 au samedi 8 novembre sur la commune de Saint-Jory (Haute-Garonne). Les dégradations ont eu lieu sur le chantier de la LGV qui poursuit au nord de Toulouse.
Une nouvelle attaque sur le chantier de la LGV au nord de Toulouse. À Saint-Jory (Haute-Garonne), des engins ont été dégradés la semaine dernière, dans la nuit de vendredi à samedi. Une foreuse et un chariot élévateur ont été incendiés, confirme le parquet de Toulouse. Montant du préjudice : 700.000 euros. Une enquête est en cours. Il pourrait s’agir des opposants au projet de Ligne à grande vitesse. Le parquet de Toulouse rappelle que les attaques se multiplient aux abords du chantier et estime que le préjudice global dépasse désormais le million d’euros.
La Dépêche du Midi / mardi 11 novembre 2025
Des silhouettes qui avancent sans un mot puis la lueur des flammes dans le noir du chantier. À Saint-Jory, au nord de Toulouse, un commando encagoulé s’est glissé dans la nuit de vendredi à samedi sur le tracé de la future ligne à grande vitesse. En quelques minutes, les intrus ont pris pour cible un engin de chantier. Selon nos informations, il s’agirait d’une foreuse utilisée pour les opérations préparatoires. Au petit matin, il ne restait qu’une carcasse calcinée de cette machine estimée à plusieurs centaines de milliers d’euros.
Dans un contexte où le chantier fait l’objet d’oppositions récurrentes, l’attaque semble avoir été méthodiquement préparée. Selon les informations recueillies, les mêmes individus seraient revenus dans la nuit de dimanche à lundi pour détruire plusieurs caméras de surveillance installées sur la zone. Les images enregistrées avant les dégradations pourraient néanmoins fournir des éléments utiles aux enquêteurs.
Le parquet de Toulouse confirme l’ouverture d’une enquête pour destruction volontaire par incendie et dégradations. La section de recherches de Toulouse et la brigade de recherches ont été conjointement saisies. Les investigations portent notamment sur l’identification du commando, son mode opératoire, et un éventuel lien avec des actions déjà recensées sur le même secteur. « Les auteurs des faits sont très probablement des opposants à la LGV », glisse une source policière.
Depuis plusieurs mois, la future LGV Toulouse-Bordeaux est au centre d’une contestation vive, marquée par des intrusions sur le terrain, des occupations illégales, et des actes de sabotage visant des installations ou du matériel. À Saint-Jory, le site a déjà connu plusieurs épisodes de tensions, des démantèlements répétés de campements et une surveillance renforcée autour des équipements sensibles. Les travaux, inscrits dans un calendrier national et pilotés par SNCF Réseau, doivent s’intensifier dans les prochains mois. Ce week-end d’ailleurs la circulation sur la ligne Toulouse – Montauban a été coupée. SNCF Réseau a profité du long week-end de pont du 11-Novembre pour mettre les bouchées doubles sur le chantier des aménagements ferroviaires au nord de Toulouse (AFNT), un des maillons de la future Ligne à grande vitesse.
Vingt membres du 18th street gang, un gang désignés comme « terroriste » par les USA, ont réussi à s’échapper de la prison de Fraijanes II au Guatemala, a déclaré le chef des matons à la presse.
A en croire les autorités locales, ils se seraient en fait évadés il y a 2 mois, avant que l’affaire ne soit rendue publique. D’après le ministre de l’Intérieur Francisco Jimenez, 3000 personnes seraient incarcérés sous pretexte qu’elles seraient membres d’un gang.
Un prisonnier de 42 ans, en détention provisoire à la prison de Mt Eden à Auckland, est en fuite depuis quatre jours après s’être échappé lors d’un transfert vers un hopital.
Edith Pattinson, la patronne des matons de Mt Eden, a déclaré que l’homme avait pu s’éclipser juste avant 9h vendredi. La police s’est immédiatement mise à sa recherche, pour l’instant en vain. Bonne route à lui !
En l’espace de quelques jours, deux prisonniers incarcérés à la prison de Wandsworth (à Londres) ont été libérés par erreur, le 29 octobre et le 03 novembre.
Pour le premier d’entre eux, les flics ont mis six (6 !) jours à se rendre compte de leur gaffe. Malheureusement, ils ont fini par le retrouver le 07 novembre
Le second a été condamné le 03 novembre, et libéré par erreur le même jour. Le tribunal aurait envoyé la paperasse à la mauvaise personne, lui laissant alors le temps de se faire la malle. Dès qu’ils s’en sont rendus compte, les flics se sont mis à la sa recherche, pour l’instant en vain. Bonne route à lui !
Le 24 octobre, une autre personne, incarcérée cette foi à Chelmsford dans l’Essex, avait aussi été libérée par inadvertance.
Trois véhicules de police ont été incendiés dans la nuit de dimanche à lundi, vers 3H50, devant le commissariat de la police locale d’Ixelles, rue du Collège. Les départs de feu ont eu lieu sur les pneus avant gauche (côté trottoir). Les incendies ont vie été circonscrits à l’extincteur par les policiers du commissariat, mais les dégâts sont à chaque fois sérieux. Selon les médias du groupe Sud Info, une personne qualifiée de « coupable » a été rapidement intercepté dans une rue voisine et appartiendrait à la « mouvance anarchiste ». Pas d’indication d’une éventuelle appartenance politique dans d’autres médias, mais cette précision selon laquelle la personne aurait été arrêtée en possession d’essence et d’un briquet.
Sur le chantier de la LGV, des opposants incendient un engin
La Dépêche, 12 novembre 2025
Des silhouettes qui avancent sans un mot puis la lueur des flammes dans le noir du chantier. À Saint-Jory, au nord de Toulouse, un commando encagoulé s’est glissé dans la nuit de vendredi à samedi sur le tracé de la future ligne à grande vitesse. En quelques minutes, les intrus ont pris pour cible un engin de chantier. Selon nos informations, il s’agirait d’une foreuse utilisée pour les opérations préparatoires. Au petit matin, il ne restait qu’une carcasse calcinée de cette machine estimée à plusieurs centaines de milliers d’euros.
Dans un contexte où le chantier fait l’objet d’oppositions récurrentes, l’attaque semble avoir été méthodiquement préparée. Selon les informations recueillies, les mêmes individus seraient revenus dans la nuit de dimanche à lundi pour détruire plusieurs caméras de surveillance installées sur la zone. Les images enregistrées avant les dégradations pourraient néanmoins fournir des éléments utiles aux enquêteurs.
Le parquet de Toulouse confirme l’ouverture d’une enquête pour destruction volontaire par incendie et dégradations. La section de recherches de Toulouse et la brigade de recherches ont été conjointement saisies. Les investigations portent notamment sur l’identification du commando, son mode opératoire, et un éventuel lien avec des actions déjà recensées sur le même secteur. «Les auteurs des faits sont très probablement des opposants à la LGV», glisse une source policière.Depuis plusieurs mois, la future LGV Toulouse-Bordeaux est au centre d’une contestation vive, marquée par des intrusions sur le terrain, des occupations illégales, et des actes de sabotage visant des installations ou du matériel. À Saint-Jory, le site a déjà connu plusieurs épisodes de tensions, des démantèlements répétés de campements et une surveillance renforcée autour des équipements sensibles.
De nouvelles dégradations sur le chantier de la LGV au nord de Toulouse
D’ici, 11 novembre 2025
Une nouvelle attaque sur le chantier de la LGV au nord de Toulouse. À Saint-Jory (Haute-Garonne), des engins ont été dégradés la semaine dernière, dans la nuit de vendredi à samedi. Une foreuse et un chariot élévateur ont été incendiés, confirme le parquet de Toulouse. Montant du préjudice : 700.000 euros. Une enquête est en cours. Il pourrait s’agir des opposants au projet de Ligne à grande vitesse. Le parquet de Toulouse rappelle que les attaques se multiplient aux abords du chantier et estime que le préjudice global dépasse désormais le million d’euros.
Nous revendiquons les messages apparus sur certaines vitrines la nuit dernière pour rendre visible les financeurs des Nuits du Bien Commun à Rennes.
Communiqué reçu « des Rennais·es contre les Nuits du Bien Commun »
Ce pseudo gala de charité n’est désormais que trop connu. Il est l’œuvre directe du milliardaire d’extrême droite Pierre-Édouard Stérin, porteur d’un projet politique baptisé Périclès.
La galaxie du « Bien Commun » est la manifestation culturelle de ce projet politique. Pire encore, les Nuits du Bien Commun ont permis au projet Périclès d’émerger.
Stérin agit en missionnaire. Idéologue catholique, il met des millions sur la table pour financer la victoire politique de l’extrême-droite. Il considère l’avortement comme un infanticide et est favorable à la « remigration ».
Nous ne pouvons pas laisser faire cette croisade identitaire et fasciste.
Non, les Nuits du Bien Commun ne sont pas qu’une simple soirée de charité.
Non, les Nuits du Bien Commun ne sont pas apolitiques.
Cet argent qui circule a une odeur, nauséabonde.
Mécènes et donateurs des Nuits du Bien Commun, ceci est un avertissement. Vous avez toujours la possibilité de décliner votre participation financière à tout ce cirque. Il y a quelques années, le doute pouvait encore subsister. Mais aujourd’hui, vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.
Lors de la demi-lune, les pneus de trois véhicules soupçonnés d’appartenir à l’ICE (dont deux camionnettes) ont été crevés, dans un hôtel où séjournent les flics de l’ICE. Plusieurs autres véhicules et le parking ont été tagués pour dire à l’hôtel et à ses clients qu’ils ne peuvent pas passer des marchés avec l’ICE. Fuck le Hilton qui héberge des ravisseurs fascistes.
Ensemble, nous pouvons faire vivre un enfer à l’ICE et à ses collabos. Trouvez leurs points faibles et imaginez des possibilités ! N’importe quel Hilton, Marriot, Hampton (et autres) peut être une cible – même si les flics de l’ICE ne dorment pas à cet endroit, aucune entreprise ne devrait collaborer avec l’ICE.
Testez vos outils à l’avance !
Personne n’est illégal.e sur une terre volée.
[…] Un mât de mesure de 103 mètres en treillis, flambant neuf, destiné à étudier, durant 18 mois, la faisabilité d’un futur parc éolien s’est retrouvé à terre, la semaine dernière, sur la commune de Paulinet. Si les épisodes venteux et orageux de ces derniers jours, peuvent faire penser à un phénomène météorologique, pour l’entreprise qui pilote le projet, le doute n’existe pas. Selon elle, le mât aurait été « vandalisé« . Contactée, Marie-José Escanez, maire de Paulinet, a confirmé qu’une enquête de gendarmerie était en cours « n’ayant pas plus d’informations à communiquer« .
Dans le village, l’implantation possible d’un projet de trois ou quatre éoliennes suscite de la colère. Une association locale, Préservation de la vallée de l’Oulas, a été créée. Elle multiplie les réunions publiques, informations, pétitions (déjà 350 signatures, dont 120 concernent des habitants de Paulinet) et joue même un rôle de médiateur. « Les riverains ont très mal pris la mise en place de ce mât, car ils n’étaient strictement au courant de rien« , explique Christian Enjalbert, président de Préservation de la Vallée de l’Oulas, qui précise que « l’action de l’association pour préserver le territoire et informer les habitants face aux projets d’artificialisation s’inscrit dans une démarche non violente ». Alors que le conseil municipal de la commune s’est récemment positionné contre le projet, l’association espère que la Communauté de Communes en fera de même.
Selon La Dépêche du Midi, même date : « […] L’installation, destinée à évaluer le potentiel d’un futur parc éolien industriel, s’est effondrée dans la nuit de mercredi à jeudi de la semaine dernière aux alentours de 22h30. […] « Le mât a été vandalisé de manière évidemment illégale », dénonce JP Énergie Environnement […] »
L’Anarchist Black Cross Indonésie / Palang Hitam fait circuler un avertissement disant que sur gogetfunding.com il y a une fausse campagne de collecte de fonds pour les prisonniers anarchistes indonésiens, sous le nom de Palang Hitam. L’ABC/PH veut clarifier que, à l’heure actuelle, tous les nouveaux e-mails/blogs/comptes soi-disant liés à Palang Hitam sont faux, sauf les anciens. Voici les anciennes/véritables coordonnées de Palang Hitam :
E-mail : palanghitam@riseup.net
Instagram : @palang__hitam
Blog : palanghitamanarkis.noblogs.org
Les prisonnier.es anarchistes sont toujours en isolement, il est donc très difficile d’entrer en contact avec elles/eux, surtout avec Eat, car il est accusé de diriger le groupe Chaos Star.
ABC/PH demande à vous tou.tes de supprimer tout don fait à cette fausse collecte de fonds « Palang Hitam ».
Après que la police a arrêté tou.tes ces compas anarchistes et publié sa propagande sur des groupes recevant des fonds de l’étranger, il y a des opportunistes qui y ont vu un moyen d’escroquer de l’argent et de perturber la solidarité.
Exemple de faux compte (escroc) : le compte Instagram @palanghitam_id
Exemple de fausse collecte (escroc) : gogetfunding.com/urgent-needs-of-indonesia-anarchists
Le compte pour effecteur des dons en solidarité à l’ABC/PH sera donné à ceux/celles qui en feront la demande à Dark Nights ou aux groupes de longue date de l’Anarchist Black Cross, qui connaissement déjà les coordonnées du compte de l’ABC/PH.
Merci à vous. Vive l’anarchie ! Vive la solidarité !
Dans un article rédigé en consultation avec les camarades au Soudan, le groupe Black Rose / Rosa Negra (U.S.A) fournit un compte rendu écrit de la manière dont l’organisation aujourd’hui connue sous le nom d’Anarchist Group in Sudan (AGS) a vu le jour. Cette publication en est la traduction directe.
La Révolution soudanaise compte parmi les grands soulèvements révolutionnaires du XXIᵉ siècle. Comme trop de nos grandes révolutions, elle a — du moins pour l’instant — été étouffée dans le sang et la dictature. Mais, à l’instar de toutes les grandes révolutions, elle a aussi été un creuset où se sont forgées de nouvelles idées, pratiques et tendances politiques pour le moins significatives.
Bien que l’anarchisme ne soit pas chose nouvelle en Afrique, comme dans de nombreuses autres régions du monde, il peine encore à dépasser le stade de tradition intellectuelle ou de mode de vie pour devenir un mouvement porteur de recommandations stratégiques et concrètes. En s’impliquant pleinement dans les mouvements sociaux qui ont porté la Révolution soudanaise, tout en développant leur propre organisation politique formelle, les anarchistes au Soudan ont réussi à élaborer une pratique révolutionnaire ancrée dans la lutte des classes de leur pays. Malgré des conditions radicalement différentes de celles que nous connaissons ici, leurs expériences nous offrent des leçons précieuses, tant sur le processus de lutte révolutionnaire que sur la survie en temps de guerre civile et d’intense répression.
Avant le déclenchement des manifestations massives de décembre 2018, le Soudan connaissait déjà une opposition grandissante à la dictature d’Omar el-Bechir et aux conditions économiques accablantes auxquelles la population était confrontée sous son régime. Cette atmosphère, marquée par des éclats successifs de protestations étudiantes et ouvrières incita de jeunes militants étudiants à chercher des systèmes de pensée capables de les aider à surmonter les nombreux obstacles auxquels ils/elles étaient confronté·e·s. C’est durant cette période que certains des membres fondateurs du Groupe Anarchiste au Soudan (AGS) ont découvert l’anarchisme, et que ce groupe a été fondé en avril 2017, d’abord en un petit cercle de cinq camarades.
L’AGS était au départ une petite organisation étudiante. Ses membres ont commencé par se concentrer sur l’implantation dans les universités soudanaises, en agissant dans la clandestinité et en ciblant les petits campus à la périphérie, là où la présence de l’État était moins marquée. Dans le contexte de l’opposition soudanaise, la clandestinité est une pratique tout à fait courante. L’AGS a évité stratégiquement la confrontation directe avec le pouvoir, préférant s’immerger dans les espaces de lutte populaire, notamment les syndicats étudiants. Le groupe a élargi son influence en entrant en contact avec de jeunes activistes en quête d’alternatives aux idéologies politiques perçues comme infructueuses et dépassées.
À mesure que l’organisation grandissait, elle a attiré des professionnel·le·s comme des avocats et des ingénieurs qui, par le biais de l’Association des professionnel·le·s soudanais, formaient une couche sociale clé dans la dynamique révolutionnaire. L’AGS a alors intensifié ses efforts de recrutement, s’est implantée dans de nombreuses universités et a gagné en influence au sein de la coalition des syndicats étudiants. Pendant cette période, le groupe a d’abord utilisé le nom de « Fédération anarchiste du Soudan », sous lequel plusieurs de ses communiqués sont toujours disponibles en ligne, avant d’adopter le terme de « groupe » plutôt que de « fédération », afin de mieux refléter son organisation unifiée et sa cohérence interne.
La fondation et la croissance initiale de l’AGS coïncidèrent parfaitement avec l’explosion de la Révolution soudanaise en décembre 2018. La Révolution a été menée par des mouvements sociaux de base : syndicats ouvriers et étudiants, organisations de femmes et comités de résistance de quartier.
Des manifestant·e·s célèbrent l’effondrement du gouvernement du président Omar el-Beshir en 2019.
Les comités de résistance méritent une attention toute particulière. Comparables aux comités de coordination locaux de la Révolution syrienne de 2011, les comités de résistance soudanais sont essentiellement de petits groupes de quartiers auto-organisés, créés pour participer aux manifestations et au processus révolutionnaire. En se regroupant sous forme de centaines de comités locaux, ils ont ont été au cœur du mouvement qui renversa el-Beshir. Nous les considérons comme un exemple emblématique de pouvoir populaire en action : un réseau de voisin·e·s qui affrontent le pouvoir étatique tout en prenant progressivement le contrôle de leur propre quartier en y créant les structures organisationnelles d’autogestion susceptibles de pouvoir remplacer l’État.
Tout en restant clandestine, l’AGS a milité activement au sein des comités de résistance et des organisations étudiantes durant les premiers mois de la Révolution. Les militant·e·s ont pu défendre des positions anarchistes et influencer l’orientation des groupes sans se revendiquer publiquement comme anarchistes. En participant à cette vague massive d’auto-organisation couplée à des confrontations de rue, l’anarchisme est passé d’une idée à une pratique stratégique vécue. Pour l’AGS, l’anarchisme représentait un moyen concret de s’engager dans la lutte sociale tout en combattant toutes les forces autoritaires qui oppressent les populations soudanaises — qu’elles soient tribales, culturelles, militaires ou religieuses — une lutte globale pour la liberté et les droits individuels.
“ "Les stratégies proposées par les anarchistes au Soudan sont sans précédent face à la crise sociale complexe du pays. Le principe même de rejeter les autorités les plus locales et informelles, comme la domination tribale ou le racisme ethnique, constitue le cœur du démantèlement des structures de pouvoir dans la société soudanise. Cela a des effets psychologiques sur les individus et des conséquences sociales qui peuvent les amener à affronter directement les autorités en place. Parce que, notre lutte ne se limite pas à combattre les autorités extérieures. Nous partons du principe que la liberté est indivisible : chaque personne mérite d’être libre, non seulement face aux institutions oppressives, mais aussi dans ses relations quotidiennes, où se jouent souvent des rapports de domination interiorisés. L’autorité, en réalité, est un comportement social fondé sur le désir de monopoliser la violence et d’empêcher les autres de vivre pleinement leur liberté."”
— Membre de l’AGS, en dialogue avec des membres du BRRN, septembre 2025
Au sein des comités de résistance, l’AGS a coordonné des actions anarchistes afin de les orienter vers des perspectives plus anti-autoritaire. Les comités de résistance étaient, dans une large mesure, le reflet des dynamiques propres à la société soudanaise — des éléments fondamentaux de solidarité et d’entraide, indispensables pour survivre dans un pays où l’État ne fournit aucune aide à sa population. Bien que cette base ait pu leur donner une certaine force, elle signifiait aussi qu’un travail était nécessaire pour leur fournir le pouvoir organisationnel et la vision nécessaires afin de défier l’État. L’AGS a, par exemple, œuvré pour élargir la nature de nombreux comités, les faisant passer de structures restreintes et hiérarchisées (président·e, vice-président·e, etc.) à des espaces ouverts à toutes et tous les habitant·e·s du quartier.
Les manifestants s’affrontent avec les forces de sécurité après le coup d’État militaire initié par le général Abdel Fattah al-Burhan en 2021.
Parallèlement au travail d’organisation pratique, l’AGS initia l’organisation de « cercles de réflexion » pour discuter des idées anarchistes et travailla à rendre les textes anarchistes disponibles en arabe. Les modestes cotisations des membres servirent à imprimer des brochures anarchistes et à organiser des événements universitaires.
Alors que les mouvements sociaux soudanais réussirent à renverser el-Beshir dès le mois d’avril, l’armée prit le contrôle du gouvernement et la lutte s’intensifia. Le 3 juin 2019, les forces gouvernementales menèrent un massacre lors d’une manifestation de sit-in à Khartoum, faisant plus de 100 morts et plus de 70 victimes de viol. Ce fut le plus grand d’une série de massacres durant lesquels de nombreux·ses manifestant·e·s et camarades furent assassinés·e·s par les forces de l’État. En réponse au massacre du 3 juin, les travailleur·euse·s déclenchèrent une grève générale qui paralysa le pays et força la direction militaire à négocier. C’est dans ce contexte, celui d’un pays au bord du gouffre et où les comités de résistance prenaient le contrôle de territoires, que l’AGS se révéla publiquement lors d’une marche massive à Khartoum le 30 juin.
Évidemment, l’AGS essuya un important contrecoup après s’être revendiquée publiquement comme organisation anarchiste. Mais parce qu’elle s’était ancrée dans les syndicats étudiants et les comités de résistance, et qu’elle était connue de ses camarades et voisin·e·s comme un groupe engagé portant des idées cohérentes, elle réussit à recruter de nombreux·ses nouveaux·elles membres. Beaucoup de jeunes, désillusionné·e·s par les faux choix présentés par les soi-disant dirigeants — y compris les communistes « de libération nationale » qui avaient soutenu la dictature — furent attiré·e·s par la position principielle des anarchistes en faveur de la liberté.
Néanmoins, l’anarchisme au Soudan n’a pas pu se développer librement bien longtemps. Le soulèvement populaire obtint une victoire historique en juillet 2019, forçant la chute de la dictature militaire et instaurant un gouvernement de transition civilo-militaire. Mais cette solution était intrinsèquement instable, et l’armée ainsi que les Forces de soutien rapide (RSF) menèrent une contre-révolution en octobre 2021, rétablissant une dictature absolument brutale. [1] Mais, là encore, cette solution se révéla aussi instable que fragile, et les RSF et les Forces armées soudanaises (SAF) ne tardèrent pas à s’affronter dans une lutte de pouvoir, déclenchant ainsi une guerre civile en avril 2023. Les tragédies qui dévastèrent le pays depuis lors furent trop profondes et nombreuses pour être détaillées dans ce récit.
Des membres lourdement armés des Forces de Soutien Rapide (RSF).
La guerre civile, dont les racines plongent aussi bien dans l’héritage du colonialisme britannique que dans les histoires locales de domination, est également une guerre pour la survie des Noir·e·s face à une tentative de génocide. Les pouvoirs en place au Soudan, en particulier les RSF, sont des suprémacistes arabes qui cherchent à dominer et à éradiquer les groupes ethniques soudanais à la peau plus foncée. Nos camarades rapportent que l’esclavage est perpétué contre les Noir·e·s au Soudan, et voient donc la lutte actuelle comme une lutte pour la libération face à un autoritarisme fondé sur le racisme.
Cette période de lutte acharnée contre le retour du pouvoir militaire a fait de nombreuses victimes, dont des camarades anarchistes comme Omar Habbash, médecin à El-Fasher, Sara, militante de premier plan à Khartoum, et tant d’autres. Les camarades, où qu’elles/ils soient, sont constamment menacé·e·s de prison — une détention qui, en règle générale, conduit à la mort dans le mois qui suit. Face à ces pertes, l’AGS reste déterminée à poursuivre la lutte avec dévouement et courage. Avec l’extension du conflit armé, les camarades anarchistes ont adopté deux approches principales : combattre aux côtés des milices de résistance indépendantes pour défendre la population contre les exactions des RSF et des Forces armées soudanaises, ou éviter la confrontation armée en semant des idées et en mobilisant les actions à la base afin de développer le mouvement. L’AGS soutient actuellement ces deux approches stratégiques.
Alors que le pays est déchiré par une guerre par procuration menée par des puissances extérieures comme les Émirats arabes unis et l’Égypte, déterminées à exploiter ses ressources naturelles, et que sept factions militaires différentes déchaînent la terreur sur les populations soudanaises, l’AGS a malgré tout survécu. Ses membres, dispersé·e·s comme réfugié·e·s internes ou parfois à l’étranger, parviennent à rester en contact et à coordonner leurs actions. Lorsqu’ils/elles le peuvent, ils/elles gèrent des cuisines communautaires, aident les réfugié·e·s à atteindre des zones sûres, fournissent des soins médicaux, soutiennent les résistances et continuent de diffuser de la propagande anarchiste.
Black Rose / Rosa Negra a coordonné des actions de solidarité avec l’AGS, en collaboration avec des organisations camarades au sein de la Coordination internationale pour l’anarchisme organisé (ICOA), notamment Die Plattform en Allemagne et l’Union communiste libertaire en France. Une campagne publique de levée de fonds a permis de récolter plus de 20 000 dollars pour aider l’AGS à acquérir une presse industrielle, destinée à la fois à diffuser de la propagande anarchiste et à assurer une autonomie économique sur le terrain. Bien que la presse d’impression ne soit pas encore pleinement opérationnelle en raison de lignes de front mouvantes et des vagues de répression continues, elle symbolise la détermination de l’AGS à poursuivre la lutte révolutionnaire anarchiste, considérée comme une nécessité pratique, même au cœur de l’une des pires catastrophes humanitaires de la planète.
Image de la presse d’impression achetée par l’AGS grâce aux fonds récoltés par la campagne de solidarité de Black Rose / Rosa Negra.
Les anarchistes au Soudan pensent que la solidarité internationale est cruciale pour mettre fin au conflit, en mettant particulièrement l’accent sur les puissances qui alimentent la guerre civile :
“
Combattre l’intervention étrangère dans la guerre au Soudan nécessite un soulèvement mondial des réseaux en lutte pour exposer les entités qui profitent du sang versé — non seulement au Soudan, mais dans toute la région. Idéalement, ce sont leurs propres populations qui devraient se dresser contre leurs gouvernements pour mettre fin à ce bain de sang, largement motivé par l’accumulation de richesse. Chacun·e peut contribuer à dénoncer ce crime de financement de la guerre dans son propre pays et sensibiliser les gens : la guerre au Soudan peut cesser si le soutien extérieur prend fin — et alors, la paix suivra.”
— Membre de l’AGS lors d’un dialogue avec les membres du BRRN, septembre 2025.
L’objectif politique immédiat de l’AGS est la fin de la guerre et des massacres perpétrés par les RSF et l’armée. À plus long terme, le groupe continue de lutter pour surmonter les divisions tribales et ethniques exacerbées par le colonialisme raciste, afin de remporter la révolution sociale et de construire une société libertaire, féministe et autogérée au Soudan et en Afrique.
Pour nous, révolutionnaires issu·e·s de pays impérialistes, la réalité de nos camarades soudanais·e·s semblent bien éloignée. Pourtant, nous avons beaucoup à apprendre de leur expérience : leur insertion au cœur d’un mouvement populaire, la transformation de l’anarchisme en une pratique vécue et significative pour toute la classe ouvrière, leur action collective en tant que force politique influençant la lutte et leur détermination à poursuivre le combat anarchiste dans les conditions les plus difficiles... Tout cela devrait non seulement renforcer notre respect, mais aussi nous inspirer profondément.
Soutenir nos camarades au Soudan est essentiel pour tou·te·s celles et ceux qui souhaitent voir l’anarchisme redevenir un véritable moteur de libération mondiale.
—> pour les soutenir des liens sont disponibles dans l’article suivant :
[1] Les Forces de Soutien Rapide (RSF) furent créées en tant que groupe paramilitaire principalement composé de membres des tribus Janjaweed. Auparavant, elles agissaient en tant que force auxiliaire de l’État soudanais et étaient utilisées par la junte militaire qui prit le pouvoir en 2019 pour réprimer violemment les manifestations populaires. Depuis 2023, elles sont en conflit armé avec les Forces armées soudanaises (SAF).
La dernière chasse en traque-affût en forêt domaniale de Cerisy a rassemblé 31 tireurs à la carabine et 6 archers. […] Cette chasse plus éthique, efficace et sécuritaire, ne fait pas encore l’unanimité en forêt de Cerisy. Cette année, 70 % des 168 miradors installés ont été vandalisés, regrette l’agent de l’ONF. […]
Mercredi 26 novembre à 18h30 à l’Impasse, c’est l’assemblée anticarcérale, précédé d’un atelier d’écriture à des prisonnier.e.s ! Et on vous attend nombreux.es !
De 17h30 à 18h30, un atelier d’écriture de lettres sera proposé. Ce sera l’occasion de réfléchir à comment l’organiser pour qu’il soit régulier les jours d’assemblée.
L’assemblée anticarcérale, c’est quoi ? C’est un espace pour parler, s’informer, et s’organiser contre toutes formes d’enfermement et la taule en particulier.
Cette assemblée a d’abord eu pour objectif de lutter contre la construction de la nouvelle prison de Muret, ce qui ferait de Seysses-Muret un des plus grands centres pénitentiaires d’Europe. Depuis, nous avons élargi les objectifs de cet espace à la lutte contre la taule en général.
Plusieurs évènements ont déjà été organisés par l’assemblée - cantine, manif, ateliers d’écriture, discussions publiques, etc. - et on souhaite continuer en force cette année.
Nous nous sentons concernées de près ou de loin par la prison en tant que proches de personnes incarcérées, d’anciens taulard.es et personnes qui luttons contre la taule et son univers d’enfermement et d’humiliation.
L’idée est de se réunir pour porter des initiatives autonomes, sur des bases anticarcérales et anarchistes. Nous ne sommes ni un collectif ni un groupe politique en tant que tel mais bel est bien une assemblée ouverte où les compagnon.nes/toute personne peuvent venir porter des réflexions et des propositions d’organisation contre la taule, que ce soit par des discussions ou des propositions d’action.
On veut se donner de la force contre la taule qui pèse sur plein d’aspects de notre vie, ne pas se laisser abattre par la vengeance de l’état et tout faire pour enrayer cette machine répressive.
Parce que la prison constitue une torture qui isole et bousille le corps et l’esprit, quelles que soient les conditions, on ne veut pas que davantage de personnes soient enfermées, ni que quiconque soit enfermé tout simplement. On ne veut pas d’une société qui a besoin d’enfermer, d’humilier et de punir. On ne pense pas non plus que la justice pénale puisse résoudre ou réparer quoi que ce soit, ni que le droit ou la loi puissent changer quelque chose puisqu’ils produisent les moyens d’enfermement.
La logique punitive tue et blesse dans les chairs, les plus pauvres, les marginaux, celles et ceux qui sortent du rang, et elle ne rend service qu’à l’État et à ses intérêts capitalistes.
Aujourd’hui, on vous appelle à venir nous rencontrer, et peut être nous rejoindre pour lutter ensemble contre la taule.
RDV le mercredi 26 novembre à 18H30 au 1 impasse Lapujade, avec du goûter pour les plus téméraires ;)
Feu à la taule et l’état,
Ni barreau, ni frontière,
Liberté pour tous.tes
Pour toute question, demande de renseignement ou proposition, l’assemblée est joignable à l’adresse mail suivante :
aganticarcerale31@riseup.net
* * * * * Contre le nationalisme. Discussion sur l’Etat et les nations
Hier, les chantres de la mondialisation heureuse annonçaient l’obsolescence des Etats-nations. Aujourd’hui, alors que les gains du néolibéralisme s’épuisent dans une longue stagnation et qu’un nouveau partage du monde se prépare, la prétendue coopération économique cède la place à une concurrence violente tandis que la pression s’accentue sur les classes exploitées. Les groupes d’intérêts capitalistes superficiellement «dénationalisés», se rangent de nouveu derrière les Etats qui les défendent sur le marché mondial.
Face à la tourmente, des pans de toutes les classes se tournent vers l’ Etat pour assurer leur protection au nom de l’intérêt national. Les nationalismes refleurissent comme jamais : l’Etat et la nation montrent qu’ils n’ont rien perdu de leur poids dans le système capitaliste.
Lecture collective et discussion pour comprendre les enjeux de ce retour au premier plan du nationalisme (ou des nationalismes) dans la période actuelle.
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[Rennes] - local communiste révolutionnnaire à Rennes, Loukanikos
- vendredi 21 novembre 2025, à partir de 18h00
- Contre le nationalisme. Discussion sur l'Etat et les nations
Salut, c’est avec un rayon de soleil au visage que nous avons vu, en ces temps difficiles, votre chaude intervention du 9 septembre contre le parc technologique d’Adlershof à Berlin. Nous avons lu votre communiqué [reproduit ci-dessous].
Ce n’est pas surprenant de voir comment les gens visés par cette intervention ont réagi et ont tenté de fabriquer une ambiance hostile et de présenter cette action comme inhumaine.
Nous avons été surpris lors de discussions avec différentes personnes qui ont été touchées par la coupure de courant et qui l’ont pris relativement bien. Contrairement à la déclaration officielle, la gestion était plutôt pragmatique – presque détendue – tout à fait en contradiction avec la façon dont ça a été débattu publiquement dans les médias.
Nous pouvons imaginer la pression que vous subissez et espérons qu’il y aura beaucoup de personnes solidaires autour de vous. Nous espérons que vous aurez beaucoup de nerfs, de force et de courage pour faire face à cette pression.
Nous souhaitons avec ces lignes que beaucoup plus de groupes échangent, donnent des critiques et des retours et entrent dans la discussion.
Ne précipitez rien et continuez comme ça.
[Publication anonyme sur Indymedia du 30 octobre 2025]
[Berlin] Attaque contre le complexe militaro-industriel – Blackout dans le plus grand parc technologique d’Europe
9 septembre, au petit matin : des milliers de villes s’éveillent, des millions de personnes sont tirées de leur sommeil par le bip strident de leur réveil, annonçant le début d’une nouvelle journée de monotonie et d’apathie – 15 minutes pour boire un café avant de filer au turbin. Une heure dans les transports en commun, quelques regards croisés, personne ne parle, chacun·e rivé·e sur son écran. Des tonnes de voitures sillonnent les rues, le vacarme des sirènes effraie les rares oiseaux qui tournoient au-dessus de la ville. Les quartiers deviennent chaque jour un peu plus mornes. La solitude s’installe parmi la foule, entre les immeubles de béton, les clôtures et les caméras. Encerclé·e·s par une présence policière qui menace de plus en plus de nous étouffer. Des écrans publicitaires qui nous incitent à la consommation ou nous invitent à rejoindre l’armée allemande [Bundeswehr]. Oui, nous y voilà à nouveau : « Le monde se relèvera grâce à l’esprit allemand » [célèbre phrase d’un poème de Geibel en 1861, qui résonne comme un appel au monde à « devenir plus allemand » NdT]. Le « tournant historique » exige une défense inébranlable de la patrie et d’être prêt·e·s à la guerre, que le « corps du peuple » se serre les coudes et fasse des sacrifices. La militarisation progresse et, derrière la promesse néolibérale de prospérité, le visage fasciste se montre de plus en plus ouvertement. La résignation et le pessimisme gagnent du terrain, et l’on respire une certaine tristesse.
Les informations ne cessent de relayer des nouvelles catastrophiques. Guerres et génocides ne cessent jamais. Au contraire : à Gaza, au Congo, au Soudan, en Ukraine, les massacres continuent et les dirigeants se frottent les mains. Les affaires marchent bien. De nouveaux accords sont constamment conclus afin d’exploiter les ressources d’autres pays en privant les populations de leurs moyens de subsistance. Les néofascistes sont solidement installé·e·s au pouvoir dans un nombre croissant de pays et le capital est constamment à leur service. La vague réactionnaire d’antiféminisme et d’hostilité envers les personnes queer est alimentée par les Tech Bros, et l’IA poursuit son ascension fulgurante, rendant le monde toujours plus artificiel. Leur promesse dystopique de progrès : une technocratie fascistoïde avec des aspirations extra-planétaires en réponse à l’effondrement de la planète. Tout semble indiquer que ce monde est perdu depuis longtemps, qu’il n’y a aucune possibilité d’agir, que nos actions ne servent à rien, comme si les temps de révolte appartenaient à un passé lointain.
Mais aujourd’hui, tout ne fonctionne pas aussi bien que d’habitude. Dans le plus grand parc technologique d’Europe, à l’est de Berlin, habituellement en pleine effervescence, cette normalité semble s’être dissipée en quelques minutes aux premières heures du matin. L’obscurité a fait place à une lueur d’espoir, car l’apathie et la frustration ne sont pas les seules réactions à cette réalité oppressante.
Non, aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres. Des centaines de PDG de différentes entreprises et instituts de recherche dans les domaines de l’informatique, de la robotique, des bio- & nanotechnologies, de l’aérospatiale, de l’IA, de la sécurité et de l’industrie de l’armement ont appris avec amertume que leur parc technologique d’Adlershof avait cessé de fonctionner. Au moins pour un court laps de temps, mais cela suffit pour perturber massivement leurs super-machines et leurs processus opérationnels sensibles. Deux pylônes électriques de 110 kV situés rue Königsheide, à Johannisthal, ont été incendiés, provoquant une coupure de courant dans le parc technologique. Nous demandons aux riverain·e·s dont les foyers ont été touchés de faire preuve d’indulgence, car cela n’était en aucun cas notre intention. Néanmoins, nous considérons ces dommages collatéraux comme acceptables, contrairement à la destruction effective de la nature et à l’asservissement souvent mortel des êtres humains, dont sont responsables jour après jour bon nombre des entreprises implantées ici. Leur engagement dans la poursuite du progrès technologique et l’expansion permanente de l’exploitation industrielle face aux catastrophes actuelles ont des conséquences bien plus graves. Pour tous·te·s et de manière durable. La volonté inébranlable de l’imposer, par la force militaire si nécessaire, montre ce qui est réellement en jeu – le profit et le pouvoir. Ce fait ne peut être dissimulé par d’amusants spectacles de drones dans le ciel nocturne, ou par des robots gonflés à l’IA jouant au football, comme ceux qui sont présentés au public féru de technologie à Adlershof. Leurs slogans publicitaires mélodieux sur l’innovation, la durabilité et le progrès ne sont rien d’autre qu’une manœuvre trompeuse sur le champ de bataille du discours public, visant à détourner l’attention du fait qu’ils construisent en réalité des instruments de mort et de destruction. Tous les modèles économiques imaginables dans les domaines de l’industrie de haute technologie mentionnés ci-dessus, qui sont implantés dans le parc technologique d’Adlershof, contribuent d’une manière ou d’une autre à stabiliser le système et sont, notamment, le produit d’intérêts militaires. Leurs agissements garantissent la pérennité de la machine capitaliste de mort. Ils sont tous la véritable cible de notre action.
Il serait toutefois impossible de passer en revue chacune des plus de mille entreprises et de détailler toutes leurs exactions. La liste serait interminable. Nous nous limiterons donc ici à quelques exemples illustrant l’imbrication inacceptable entre la recherche, la science et la technologie d’une part, et la guerre, la destruction de l’environnement et le contrôle social d’autre part.
ATOS – Un des géants du cyberespace qui développe notamment des produits informatiques et des applications basées sur l’IA pour l’armée et la police. L’entreprise gère le projet HaFIS (Harmonisation des systèmes d’information de commandement) pour l’armée allemande et construit des conteneurs blindés à l’épreuve des balles équipés d’une infrastructure informatique. Pour Israël, pays belliciste, Atos gère un centre de données hautement sécurisé pour ses agences de défense et de sécurité, devenant ainsi coresponsable de la guerre et du génocide.
ASTRIAL – Une entreprise qui, outre ses infrastructures de sécurité pour les villes intelligentes, se distingue surtout par son engagement dans la guerre mondiale menée par les autorités frontalières contre les migrants. Ses systèmes de commandement et de contrôle traitent d’énormes quantités de données provenant des capteurs terrestres, maritimes, sous-marins, souterrains, aériens et spatiaux afin d’optimiser la chasse à l’homme aux frontières extérieures des pays du Nord.
CENTRE ALLEMAND POUR L’AÉRONAUTIQUE ET L’ESPACE (DLR) – L’espace est un domaine très disputé dans le contexte de crise mondiale actuel, et le DLR bénéficie massivement des fonds spéciaux militaires du gouvernement fédéral allemand. La recherche en matière de défense fait partie intégrante du programme du DLR. Par exemple, le DLR soutient les vols d’entraînement de l’armée de l’air et gère à Cologne, en collaboration avec l’armée allemande, un centre d’excellence en médecine aérospatiale.
EDAG – Partenaire de longue date des industries de la sécurité et de l’armement, l’entreprise développe des véhicules militaires à roues et à chenilles, des solutions pour la sécurité maritime et des aéronefs militaires avec ou sans pilote. En bref : tous les engins imaginables conçus pour tuer.
EUROVIA/VINCI – Une des plus grandes entreprises de construction et d’infrastructure au monde, qui participe notamment à la construction très controversée du site de stockage de déchets nucléaires français [à Bure]. Vinci construit également des centres de rétention, des aéroports et des autoroutes. A travers ses innombrables filiales, l’entreprise est active dans le secteur de l’énergie et se lance de plus en plus sur le marché de l’armement. Actemium, filiale de Vinci, a récemment annoncé l’acquisition de Wärtsilä SAM Electronics GmbH, qui travaille pour la marine allemande et les chantiers navals de Hambourg, Wilhelmshaven, Elmenhorst, Bremerhaven et Kiel.
JENOPTIK – Cette entreprise technologique basée à Iéna opère à l’interface entre la sécurité intérieure et la défense militaire grâce à des produits comme des télémètres laser, des caméras thermiques, des LED, des rayons optiques infrarouges et polymères, utilisés par exemple pour la reconnaissance militaire ou la protection des infrastructures. Son logiciel « TraffiData », notamment utilisé dans la zone frontalière avec le Mexique, est particulièrement d’actualité. À la demande de la police des frontières américaine, il a été complété par « TraffiCatch » pour traque plus efficace des personnes indésirables.
ROHDE & SCHWARZ – Cette entreprise spécialisée dans les technologies et l’armement fabrique des équipements pour les installations radio militaires et les systèmes de surveillance, vendus aux grandes entreprises technologiques, aux gouvernements et aux services de renseignement du monde entier. Les produits R&S sont utilisés, par exemple, pour la sécurité aux frontières (notamment en Arabie saoudite), dans les véhicules, avions et navires militaires, ainsi que pour le guidage de missiles, etc. Ils sont aussi utilisés dans les systèmes d’écoute de la police et des services de renseignement.
SIEMENS – Il n’existe pratiquement aucun domaine de l’industrie de l’armement ou de la grande industrie dans lesquels les produits Siemens ne sont pas présents. Systèmes d’armes, sous-marins nucléaires, porte-avions, chars, réacteurs nucléaires, barrages, éoliennes, prisons, aéroports, etc. Nombre de ces mégaprojets sont très controversés, comme par exemple le TrenMaya au Mexique, les projets de barrages d’Erdogan au Kurdistan ou, plus récemment, la construction du câble électrique sous-marin EuroAsia Interconnector, qui relie Israël à Chypre et à la Grèce. L’entreprise soutient également d’autres projets d’infrastructure israéliens dans Jérusalem-Est occupée, et dans les colonies israéliennes en Cisjordanie.
TRUMPF – Une entreprise à la pointe de la guerre internationale des puces électroniques pour la suprématie du monde numérique. Qu’il s’agisse de smartphones avec transfert de données turbo et reconnaissance faciale, de lunettes connectées, d’intelligence artificielle, de voitures autonomes ou de systèmes de missiles, de drones et d’armes, les semi-conducteurs sont omniprésents. Et leur production est assurée par l’entreprise allemande Trumpf, en collaboration avec Zeiss et ASML, qui jouent un rôle clé grâce à leurs systèmes de lithographie EUV. Sans leurs composants, le monde high-tech serait à l’arrêt.
Ce sabotage ne vise pas seulement à désigner et à perturber les ennemi·e·s de la liberté, mais aussi à appeler à une intensification des actions offensives en général, et plus particulièrement de cette forme d’actions qui conduisent à une perturbation effective du système. C’est un appel à laisser définitivement derrière nous la frustration et le désespoir. Un cri pour proclamer que nos idées anarchistes et notre dynamisme prospèrent et que les actions irresponsables des détenteurs du pouvoir auront toujours des conséquences. Cela vaut en particulier pour les complices de l’industrie de l’armement, car nous ne resterons pas les bras croisés pendant que des personnes sont massacrées ou condamnées à mourir de faim dans leurs guerres.
Attaquer les infrastructures critiques, c’est s’attaquer à l’un des principaux vecteurs de la domination de l’humain par l’humain et sur la nature. Le réseau électrique, en tant que tel, représente l’histoire du progrès et constitue la condition préalable au développement inexorable vers une société hautement technologique telle que nous la connaissons aujourd’hui. Cette société, sous le joug de la technologie et du capital, apparaît pour l’instant comme le produit final de la civilisation terrestre et provoque une destruction quasi irréparable de la Terre, à une échelle sans précédent dans l’histoire de la planète. Sans parler des guerres sanglantes pour le pouvoir et les ressources que les dirigeants imposent à leurs serv·iteur·ante·s. L’insatiable soif de croissance les pousse, au sens propre du terme, à vouloir atteindre les étoiles. L’électricité est la principale source d’énergie qui alimente toutes les machines et le « progrès » nécessaires à la reproduction du système actuel. Il est possible de la couper et il est également possible de la remplacer par une vie libre, sans domination ni exploitation !
Saboter l’attaque technologique – couper le jus au complexe militaro-industriel !
Ces derniers temps, on a vu augmenter l’utilisation de logiciels espions contre des politiciens, des entreprises, des avocats et des activistes. Nous avons des raisons de croire que de tels dispositifs sont en train de se répandre aussi lors d’enquêtes menées contre des individus associés à des secteurs précis du mouvement. Probablement, il est de plus en plus facile pour les parquets de faire appel à des start-up, afin se doter de logiciels, pas forcement sophistiqués et coûteux comme les bien connus Pegasus, Predator, Graphite ou Triangulation (qui utilisent des code d’exploitation de type zero-day, avec fonctionnalité zero-click), mais qui font quand même leur travail de merde de collecte d’informations sur l’activité de quelque malheureux, sans son consentement.
Récemment, des compagnons ont subi une intrusion dans leurs dispositifs mobiles. Avant tout, ils se sont, de manière soudaine et inexpliquée, retrouvés face à une absence de connexion internet et téléphonique. En même temps, tous les appels en sortie étaient redirigés vers le service client de l’opérateur téléphonique (ou celui-ci était contacté volontairement, pour avoir des explications). En tout cas, après l’appel avec l’opérateur de l’assistance, qui, ignare ou s’en fichant, signalait des probables problèmes de couverture, ils ont été immédiatement rappelés par le même numéro, mais avec, à l’autre bout, une personne différente, soi-disant un technicien de l’opérateur téléphonique. Celui-ci signalait, au contraire, un défaut de mise à jour de l’appareil téléphonique et dictait, avec gentillesse et précision, toutes les opérations à effectuer pour rétablir les fonctionnalités disparues, en faisant installer une application avec le nom et le logo de l’opérateur téléphonique associé à la ligne.
Nous citons les passages de l’installation, d’où on peut déduire le caractère intrusif de l’application installée :
– avant tout, on nous demande de désactiver, dans Playstore, l’analyse des applications de Play Protect, qui sert à protéger le téléphone face à des applications possiblement dangereuses et à garantir que les applications installées sont sûres et fiables.
– On reçoit un SMS avec le lien d’une page semblable à celle du site internet de l’opérateur téléphonique. Maintenant, on nous dit de cliquer sur un bouton graphiquement semblable à celui de Google Play, pour télécharger la « mise à jour ».
– En réalité, ce ficher est téléchargé en contournant le Playstore et ouvert malgré tous les avertissements de danger du téléphone, qu’on nous dit d’ignorer. Pour compléter l’installation, on nous fait modifier les paramètres du téléphone, pour permettre l’installation d’applications à partir de cette source.
– Dans les paramètres du téléphone, on donne à l’application l’accès au réseau mobile, ce qui lui permet d’utiliser la connexion aux données mobiles pour recevoir ou envoyer de informations.
– On donne l’accord à l’utilisation de l’application comme tâche de fond, de façon qu’elle puisse continuer à fonctionner même quand elle n’est pas active sur l’écran, qu’elle puisse marcher en arrière-plan, ainsi qu’à son activation automatique, de façon qu’elle puisse se lancer au moment du démarrage du téléphone, sans nécessiter une ouverture manuelle.
– On nous fait donner à cette application toutes les permissions : vraisemblablement, l’accès à la caméra, au micro, à la liste des contacts, au téléphone, aux SMS, au calendrier, à la position, à l’archive etc.
– Toujours dans les paramètres du téléphone, on nous fait désactiver le mode « économie d’énergie » pour cette application, de manière que son activité ne soit pas limitée dans le but d’économiser l’énergie.
– On nous fait redémarrer le téléphone et, au redémarrage, la petite icône verte du micro apparaît immédiatement, en haut à gauche, pour devenir ensuite un point vert et, enfin, disparaître.
– Pour finir en beauté, on a reçoit un SMS demandant « Es-tu satisfait de ma gestion ? ».
Vraisemblablement, avec ces opérations, toutes les données contenues dans le téléphone (fichiers, médias, contacts, messages, etc.) ont pu être envoyées à un serveur distant, par le biais de l’application (un logiciel espion) qu’on nous a fait installer par la ruse, en transformant ainsi le téléphone en vrai espion mobile, avec la possibilité d’activer le micro, la caméra, la géolocalisation, de faire des prises d’écran, etc.
Il n’est pas difficile d’imaginer l’origine de ces intrusions, en considérant l’identité des personnes frappées et les possibilités de ceux qui les ont attaquées. Nous vous invitons donc à faire attention à d’épisodes de ce type, même si tous les logiciels malveillants n’ont pas besoin d’être installés manuellement par le propriétaire du téléphone, comme cela a été le cas cette fois.
😶🌫️La carto d’imerys et son monde pour vous donner une première idée de leur présence en Europe. N’hésitez pas à participer, à ajouter des sites à travers le monde, d’autres ramifications, partenaires, fournisseurs, etc https://contreimerys.gogocarto.fr/map
🙈 Imerys est l’une des rares entreprises extractivistes Francaise détenue en grande partie par la multinationale financière Groupe Bruxelles Lambert (GBL) qui est au cœur de l’histoire politique Française et internationale, notamment par son soutien à l’ancien président Nicolas Sarkozy.
🧐 Une classe d’ultra riches qui décide du sort du monde, qui se comporte en cols blancs, vie de rantes, du colonialisme et du travail des plus pauvres quitte à pourrir leurs vies et leurs territoires.
🧨Chaque jour Imerys et ses entreprises développent leurs mines, carrières, usines métallurgiques de batteries, d’armement et de tout ce qui peut rapporter de l’argent.
Ils attendent la fluctuation de la bourse pour ouvrir quand c’est rentable raser des forêts et assécher des rivières ; puis ils licencient et ferment les sites quand ils se sont tout accaparé et que la vie n’est plus.
☔Ils ont beau dire que leurs projets sont « compensés » par quelques « aménagements », ils ne sauront jamais « ménager » la nature qui pour eux n’est là que pour le profit.
Un écosystème détruit restera toujours irremplaçable.
🌩Nous en avons marre d’être pris pour des imbéciles, qu’Imerys agisse sur nos territoires et les gangrène.
💥Unissons nous ! Mobilisons nous ! Rejoignez nous ! Contactez nous !
Rage contre les carrières et les forages !
Dix gilets jaunes condamnés pour avoir incendié neuf pylônes
téléphoniques
France3/D’ici, 3 novembre 2025
Ils s’en étaient pris à des infrastructures de téléphonie mobile. Neuf pylônes avaient été détruits entre janvier 2019 et janvier 2020. Le tribunal correctionnel de Mulhouse (Haut-Rhin) a rendu son jugement, lundi 3 novembre. Sur les quatorze personnes de 22 à 63 ans, accusées et placées sous contrôle judiciaire, dix ont été condamnées et quatre relaxées.
Les douze hommes et deux femmes étaient poursuivis pour « destruction du bien d’autrui par moyen dangereux » et « participation à une association de malfaiteurs« . Ils ont été jugés jeudi 25 septembre au tribunal correctionnel de Mulhouse.
De l’amende à la prison
Dans son jugement rendu le 3 novembre, le tribunal a relaxé l’ensemble des prévenus du chef « d’association de malfaiteurs ». Les peines des dix condamnés vont de l’amende à l’emprisonnement et sont plus clémentes que celles requises par le représentant du parquet, Jean-François Assal, qui avait demandé jusqu’à six ans d’emprisonnement dont cinq avec sursis.
Un homme, impliqué dans quatre incendies, a été condamné à la peine la plus lourde : deux ans d’emprisonnement dont un an avec sursis, la partie ferme étant aménageable sous forme d’une détention à domicile sous surveillance électronique. Un retraité de 68 ans, considéré comme le meneur des actions et la « grande gueule » du groupe, a été condamné à une peine de deux ans dont 18 mois avec sursis. La partie ferme sera aménagée. Le propriétaire de la grange où se réunissait le groupe, est condamné à la même peine.
Les autres peines s’échelonnent de 300 jours-amende à 15 euros à deux ans de prison intégralement assortis d’un sursis.
D’anciens gilets jaunes âgés de 26 à 68 ans
Âgés de 26 à 68 ans, les prévenus avaient reconnu leur participation plus ou moins active aux destructions mais contesté toute « organisation ». Ils s’en étaient pris à des infrastructures de téléphonie mobile afin de « créer une résonance au plus haut niveau de l’Etat », avait raconté à la barre l’un des prévenus. Le mode opératoire était similaire à chaque nouvelle dégradation : des pneus imbibés d’essence déposés au pied du coffret électrique à proximité du pylône, puis enflammés.
Au total, neuf pylônes ont été détruits entre janvier 2019 et janvier 2020 dans les communes d’Altkirch, Roppentzwiller, Eteimbes, Seppois-le-Bas, Valdieu-Lutran, Traubach-le-Haut, Wittelsheim et Kingersheim. Outre de grosses perturbations téléphoniques, ces incendies ont coûté cher aux opérateurs. SFR, Bouygues Telecom et Orange se sont portés partie civile et l’audience est fixée au 3 février.
Sur les représailles et la solidarité envers les expulséEs et les interpeléxes, d’un squat caennais le 23 octobre 2025.
Jeudi 23 octobre, à proximité du Quartier Lorge, dans une zone résidentielle en travaux appartenant pour partie au Ministère de la Défense, deux fourgons de keufs et un équipage de la BAC, aidés par des ouvriers ayant raté leur vocation, ont expulsé un squat pendant son officialisation [1]. Sept personnes ont été interpellées et 6 d’entre elles placées en GAV pour violation de domicile en réunion et dégradation volontaire de biens privées. Elles ont été relâchées 24h après sans aucune poursuite, après une prise de signalisation (empreintes, photos, ...) et d’ADN forcée [2].
En représailles et en solidarité des expulséEs et des interpeléxes, le squat expulsé et toutes les surfaces à portée d’aérosol et jugées pertinentes ont été repeintes les jours suivants, y compris deux engins de chantier.
S’il faut le rappeler, l’agglomération caennaise compte près de 8 500 logements vides et les Airbnb s’y multiplient alors que Caen et 23 autres communes de l’agglo sont en zone tendue. Pas question de se laisser crever dehors pendant que certainxes se gargarisent de l’explosion des expulsions : les morts-vivants, c’est elleux !